Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Role des récepteurs NMDA dans la stabilisation de la mémoire
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
408 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie cérébrale de trente minutes et des injections intracérébrales, et 288 d'entre elles un test de mémoire où l'on mesure leur temps d'immobilité après un apprentissage. Le projet étudie les mécanismes moléculaires de la mémoire dans une région du cortex, en lien affiché avec le stress post-traumatique. Le porteur affirme qu'aucune alternative ne permet d'étudier la mémorisation et que le système nerveux de la souris est assez proche de celui de l'humain pour extrapoler.
Objectifs
Ce projet a pour but d'étudier les mécanismes moléculaires dans le cortex cingulaire antérieur qui sont responsables du maintien de la mémoire récente et ancienne.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de définir les mécanismes moléculaires qui sont responsables de la formation et du maintien de la mémoire et ouvrira de nouvelles perspectives quant à la compréhension et au traitement des pathologies mnésiques. A terme, il pourrait contribuer au développement de nouveaux outils pharmacologiques dirigés vers le traitement des déficits mnésiques. Ce projet s'inscrit dans un grand projet de recherche visant à développer de nouveaux traitements pour réduire les symptômes de la mémoire traumatique observés dans le cas du stress post-traumatique.
Procédures
408 souris seront soumises à une procédure de chirurgie d'une durée de 30 minutes environ sous anesthésie et 288 de ces 408 souris seront soumises à un test comportemental de mémorisation. Le test comportemental dure 5 minutes pour la séance d'apprentissage et 6 minutes pour le test de rappel de la mémoire au cours duquel nous mesurons le temps d'immobilité des animaux. Les injections intracérébrales seront faites chez les 408 souris et dureront 3 minutes.
Impact sur les animaux
La chirurgie est un acte expérimental de classe modérée. Les douleurs post-opératoires sont minorées par l'administration d'antalgiques. 288 souris seront soumises à un test comportemental de mémorisation, qui peuvent induire un faible stress: un acte de classe modérée. Les injections intracérébrales nécessite d'immobiliser les souris (488) une minute et peut provoquer un faible stress: un acte de classe modérée
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour l'analyse des cerveaux.
Remplacement
L’utilisation de ces animaux se justifie pour plusieurs raisons : 1) Aucune alternative ne permet de se passer de l’utilisation de modèles animaux lorsqu’il s’agit d’étudier les processus de mémorisation. En effet, ce type d’étude repose sur l’analyse du comportement animal et nécessite d’avoir une espèce suffisamment proche de l’espèce humaine pour en extrapoler les résultats. 2) L'organisation du système nerveux central de ces animaux est suffisamment proche de celle de l'homme pour permettre une extrapolation acceptable des résultats obtenus à l'espèce humaine.
Réduction
Concernant la réduction, l’effectif de 408 souris se justifie par l’utilisation d’un nombre suffisant d’animaux dans chaque condition expérimentale afin que les analyses statistiques envisagées puissent être concluantes. Nous avons en effet déterminé ce nombre suite aux expériences précédentes utilisant les mêmes tests comportementaux. Notre expérience des approches comportementales indiquent que des effectifs d’au moins 12 animaux par groupe s’avèrent nécessaires pour atteindre le seuil de significativité . Un nombre inférieur de souris par groupe à la fin de l'étude comportementale pourrait impliquer une réplication de l'expérience.
Raffinement
Tout au long du projet, les animaux seront surveillés par du personnel qualifié, des points limites spécifiques seront établis et des critères d'arrêt seront prévus pour éviter toute souffrance inutile. Les procédures chirurgicales seront réalisées sous couverture anesthésique et antalgique et des méthodes de raffinement (réchauffement, asepsie) adaptées. En cas de problème constaté, les animaux seront traités selon l'arbre décisionel prévu.
Choix des espèces
La souris adulte (8 à 15 semaines): -est un mammifère présentant une proximité phylogénétique avec l’espèce humaine et certains de ses comportements peuvent être rapprochés de ceux de l’espèce humaine. L’essentiel des données de l’équipe concernant la mémoire émotionnelle ont été obtenues chez la souris adulte: pour une comparaison des résultats, l’étude des réseaux impliqués dans la formation de le maintien d'une mémoire implique l’utilisation de cette espèce. -permet d'accéder au niveau cellulaire grâce à des procédures qui permettent d'étudier l'activation des cellules dans le cerveau. Tous les animaux utilisés seront âgés de 8 à 15 semaines, ce qui correspond au stade jeune adulte chez la souris. Etant donné que les études comportementales et pharmacologiques réalisées précédemment dans l'équipe ont été réalisées chez des souris jeunes adultes, dans un souci de cohérence, ce stade de développement a été sélectionné .
Etude de la plasticité de la myéline dans le cadre d’un hébergement individuel chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
288 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie est hébergée seule pendant huit semaines, condition dont le porteur reconnaît qu'elle peut provoquer anxiété, agressivité et baisse des capacités cognitives, avant des tests d'interaction sociale avec un congénère. L'étude cherche à savoir si l'isolement modifie la myéline chez des souris porteuses d'une mutation, en écho à l'isolement social des personnes âgées. Le porteur affirme que ces questions "intégrées" rendent les études sur l'animal "incontournables".
Objectifs
Notre groupe étudie la physiopathologie de maladies du cerveau, avec un intérêt plus particulier pour certaines maladies dans lesquelles sont observées des anomalies de la myéline, une structure qui entoure les axones des neurones et permet d’optimiser la vitesse de conduction de l’influx nerveux. Nos travaux ont montré qu’une mutation dans un gène que nous étudions conduit à des anomalies de la myéline chez des souris génétiquement modifiées. L’objectif du projet proposé ici fait suite à ces observations et vise à déterminer si les anomalies de la myéline chez ces souris peuvent être modifiées en fonction des conditions de vie, en particulier dans le cadre d’un hébergement individuel.
Bénéfices attendus
La myéline joue un rôle essentiel dans le fonctionnement du cerveau. Des modifications de la myéline ont été associés à de multiples conditions physiologiques et pathologiques tout au long de la vie, notamment au vieillissement normal du cerveau, et à des troubles neurodéveloppementaux et psychiatriques (schizophrénie, troubles bipolaires, troubles du spectre autistique), des maladies dégénératives (maladie d'Alzheimer) ou démyélinisantes (sclérose en plaques). L’un des enjeux actuels majeur est d’identifier des éléments qui pourraient améliorer ou défavoriser la condition des patients et/ou personnes âgées. Plusieurs études ont démontré, chez l’homme comme chez la souris, que l’état structurel et fonctionnel de la myéline est influencé par les conditions de vie. Par exemple, des modifications structurelles « favorables » de la myéline ont été observées dans le cadre de l'apprentissage d'une nouvelle langue ou de nouvelles tâches motrices, telles que la pratique du piano et du jonglage. À l'inverse, il a été montré que certaines formes de privation sensori-motrice, comme l'isolement social, entraînent une diminution de la myéline et une réduction de l'interaction sociale. De nombreuses mutations du gène que nous étudions ont été identifiées dans la population générale. Nos études ont montré qu’elles pourraient constituer un facteur de variabilité interindividuelle au niveau de la structure de la myéline. Notre projet va permettre d’évaluer leur impact potentiel chez les patients et les personnes âgées qui souffrent fréquemment d’isolement social (Croix Rouge : 23 pourcents des personnes isolées, sans contact social régulier, sont des personnes âgées de plus de 75 ans).
Procédures
1) Hébergement individuel d’animaux vigiles pendant 8 semaines, puis regroupement 4 par cage pendant 4 semaines pour une partie des animaux. 2) Hébergement en groupes (4 par cage) d’animaux vigiles pendant 8 semaines ou 12 semaines. 3) Test d’interaction sociale d’animaux vigiles avec un congénère de même âge et de même sexe : 3 fois 30 minutes par animal. 4) Chirurgie sans réveil sous anesthésie/analgésie : 1 fois par animal, temps inférieur à 2 minutes
Impact sur les animaux
Les souris hébergées en individuel peuvent présenter des comportements anxieux plus importants, de l’agressivité et une diminution de la cognition. Le test de comportement (interaction sociale) peut également induire des comportements anxieux et de l’agressivité chez les animaux. L’administration des anesthésique et antalgique avant la chirurgie sans réveil peut induire un stress et une légère douleur chez l’animal au point d’injection.
Devenir
L’analyse d’état de la myéline sera réalisée par des techniques qui nécessiteront d’euthanasier les souris par des méthodes réglementaires.
Remplacement
Les questions que nous posons dans ce projet concernent des aspects très intégrés pour lesquels les études sur l’animal sont incontournables. La souris constitue un modèle de choix dans la mesure où : 1) le développement et la structure de la myéline sont très bien conservés entre l’homme et la souris; 2) Des études scientifiques ont montré que les conséquences sur la myéline de l’hébergement individuel chez la souris miment les conséquences observées chez l’homme ; 3) le développement et la structure de la myéline ont été extrêmement bien caractérisés chez la souris, favorisant l’identification de phénotypes robustes.
Réduction
Nous veillerons à réduire au maximum le nombre de souris utilisées : 1) en combinant plusieurs approches expérimentales ; ainsi, les couples de reproduction seront réalisés de façon à ce que tous les souris soient utilisées et réparties dans les différentes procédures ; 2) en optimisant au maximum les données obtenues à partir d’une expérience donnée. Par ailleurs : 1) La transmission de la mutation pour la lignée transgénique que nous étudions étant mendélienne, nous serons en mesure de comparer les souris sauvages et mutantes issues d’une même portée ; 2) Tous les animaux générés, mâles ou femelles, seront informatifs ; 3) Nos très bonnes connaissances des protocoles, ainsi que la littérature scientifique, nous ont permis d’évaluer le nombre d’animaux au plus juste pour chaque expérience, en tenant compte de l’importance de l’effet attendu pour assurer une parfaite robustesse et reproductibilité des résultats qui seront analysées avec des tests statistiques. Nous utiliserons pour ce projet 288 souris.
Raffinement
Comme défini dans l'agrément de notre établissement, les animaux seront stabulés dans des hébergements standards dans lesquels il y a un contrôle de la température et de l’hygrométrie, un cycle de lumière (12/12) et un accès ad libitum à la nourriture et à l’eau. Nos activités impliquent toujours une attention particulière sur le soin et le bien-être de l’animal. Afin de minimiser l’impact de l’hébergement individuel, les souris seront hébergées dans un environnement sécurisant (maisonnettes/nid/bâton à ronger) et des observations du bien-être seront réalisées 1 fois/jour. En cas de comportements anormaux des points limites sont définis : manque de toilettage, prostration, léthargie ou manque d’intérêt pour la nourriture, agitation excessive, stéréotypies et/ou de perte de poids. Si un point limite est détecté, l’état des animaux sera surveillé plusieurs fois par jour. En cas de souffrance, les animaux sont anesthésiés et euthanasiés par des méthodes adaptées. L’acte de chirurgie sera réalisé sous anesthésie/analgésie conformément aux bonnes pratiques vétérinaires en vigueur.
Choix des espèces
Choix des souris : 1) Le développement et la structure de la myéline sont très bien caractérisés chez la souris, ce qui rend les études plus aisées et favorise l’identification de phénotypes robustes. 2) Les conséquences de l’hébergement individuel / réintégration sociale sur la structure de la myéline ont été bien caractérisées chez des souris de type sauvage, constituant une référence pour notre étude et permettant d’optimiser les conditions expérimentales pour réduire au maximum le nombre de souris utilisées. 3) Nous pouvons également comparer des souris sauvages et mutantes issues d’une même portée dans la mesure où la transmission de la mutation que nous étudions est mendélienne. Stade de développement : Nous utiliserons des souris adultes de 8 semaines, âge auquel la mise en place de la myéline est terminée, la rendant sujette à modification au cours de l’hébergement individuel. Nous suivrons en ce sens un protocole publié, montrant pour la première fois l'impact de l'hébergement individuel sur la myéline chez des souris adultes.
Plasticité fonctionnelle de la voie descendante réticulo-spinale après lésion de la moelle épinière et stimulation régénérative
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une lésion de la moelle épinière leur est infligée sous anesthésie, avec deux heures de chirurgie et des injections de traceurs, ce qui provoque une paralysie des membres postérieurs et des difficultés à se nourrir et boire au réveil. La moitié reçoit ensuite une stimulation magnétique, et tous les animaux sont tués vingt à soixante-cinq jours après la lésion pour prélever la moelle. Le porteur affirme qu'aucune alternative ne remplace l'expérimentation in vivo et que le modèle animal reste "nécessaire" pour mesurer la repousse des fibres nerveuses.
Objectifs
Les lésions médullaires traumatiques sont responsables d’une perte des fonctions sensitives, autonomes et motrices liées à une forte inflammation, une démyélinisation ainsi qu’une diminution de la repousse axonale. La thérapie par stimulation magnétique trans-spinale répétitive a permis notament de réduire l’inflammation, induire une remyélinisation et une repousse axonale après lésions médullaires traumatiques. Toutefois, la plasticité et l’identité précises des voies descendantes qui sont influencées par cette stimulation trans-spinale après lésions médullaires ne sont pas connues. C’est pourquoi ici, nous souhaitons mettre en évidence les effets de la lésion médullaire dans un premier temps ainsi que ceux de la thérapie par stimulation magnétique trans-spinale répétitive dans un second temps sur la plasticité des fibres réticulospinales.
Bénéfices attendus
Ce projet s’intéresse à la plasticité des voies descendantes après lésion médullaire traumatique. Ces connaissances sont essentielles afin de mieux prendre en charge ces pathologies et mettre en place des thérapies qui pourront induire une repousse axonale et donc à terme une récupération fonctionnelle chez les patients souffrant de ce type de traumatismes. Cette étude nous permettra également d’avoir une meilleure connaissance sur les bénéfices d’une méthode non invasive (stimulation magnétique répétitive) dans ce contexte lésionnel. Cela permettrait, sur un plus long terme, d’envisager de proposer ce traitement dans le cadre de la prise en charge des lésions médullaires chez l’Homme.
Procédures
120 souris (60 males et 60 femelles) seront utilisées sur lesquelles seront réalisées une lésion de la moelle épinière sous anesthésie générale et locale d’une durée totale de 20 min. Le jour même après la lésion et afin de mettre en évidence les fibres nerveuses ayant survécu, l’injection d’un premier traceur en dessous de la lésion sera également réalisée, la durée de cette intervention sera de 15 minutes. Puis une seconde injection de traceurs, permettant de visualiser les axones des populations neuronales d’intérêt, sera réalisée au niveau du tronc cérébral, cette intervention durera 1 heures et 15 minutes. De ce fait, à J0 l’ensemble des interventions chirurgicales prendra un temps de 2h par souris. Tous les animaux opérés recevront une injection d’antalgique 20 minutes avant la chirurgie et une seconde 6 heures après la chirurgie. De plus, après la chirurgie, à J0, nous procéderons à une injection de sérum physiologique afin de prévenir les animaux d’une déshydratation. Le lendemain et jusqu’au 14 ème jour après la lésion, sous anesthésie générale, la moitié des souris (soit 60 souris) sera utilisée pour la procédure de stimulation magnétique pendant 10 minutes. Le 15ème ou le 60ème jours après la lésion, une troisième injection de traceurs en dessous de la lésion sera réalisée, permettant ainsi de mesurer la repousse des fibres nerveuses, la durée totale de cette intervention prendra 20 minutes. L’ensemble des animaux (120 souris) sera euthanasié 5 jours après la seconde injection de traceurs, soit 20 et 65 jours maximum après la lésion afin de récupérer la moelle épinière. Cette chirurgie durera 10 minutes par souris.
Impact sur les animaux
- Hypothermie de l’animal suite à l’anesthésie - Paralysie des membres postérieurs, de type hémiplégie - Difficulté à se déplacer pour se nourrir et s’abreuver après le reveil
Devenir
L’ensemble des animaux (120 souris) sera euthanasié à l’issue des expérimentations (65 jours maximum après la lésion médullaire) afin de procéder au prélévement de la moelle et du tronc cérébral. Les souris ayant subis des lésions médullaires (120 souris), ne peuvent de ce fait pas, même si cela était possible d’un point de vue expérimentale, faire l’objet d’un don ou bien d’une « réutilisation ».
Remplacement
Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Il n’existe pas, dans notre domaine, d’alternatives satisfaisantes aux méthodes expérimentales proposées dans ce projet (expériences in vivo sur l’animal). Le modèle animal reste nécéssaire pour mesurer la plasticité des fibres descendantes après lésion de la moelle épinière et mise en place de thérapie comme la stimulation magnétique.
Réduction
Le nombre d’animaux a été évalué à partir d’études précédentes, à savoir que les expériences histologiques nécessitent un minimum de 6 à 10 animaux. Il faut prendre en compte dans ces expérimentations le fait que les injections stéréotaxiques au niveau du tronc cérébral peuvent ne pas être effectuées au bon endroit du fait de variations anatomiques inter-individuelles et donc ne pas marquer les fibres d’intérêt. De ce fait, nous prevoyons d’inclure 15 souris par groupe. Des tests statistiques seront utilisés afin de comparer les groupes d’animaux entre eux, nous savons que ces tests permettent de mettre en évidence une différence entre deux groupes d’étude avec une bonne sensibilité dès n=6 par groupe.
Raffinement
Afin de minimiser la souffrance et l’angoisse infligées aux animaux, les procédures se dérouleront sous anesthésie générale avec analgésie, et des points-limites seront établis, entraînant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. Pour limiter le stress des animaux, ils seront manipulés par le (ou les) même(s) expérimentateur(s) et sur le même poste expérimental, facteurs auxquels ils auront été habitués préalablement. Ils seront anesthésiés. Le cas échéant, ils recevront un traitement analgésique et seront suivis jusqu’à leur réveil. Par la suite, chaque animal sera surveillé et le traitement analgésique sera poursuivi au-delà du réveil si besoin. Chaque animal bénéficiera d’une attention et de soins de qualité, par du personnel qualifié, pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d’assurer un bien-être optimal tout au long de l’étude. La douleur sera rigoureusement contrôlée grâce à des points limites évalués en amont, et gérée grâce aux moyens pharmacologiques appropriés. Par ailleurs, les animaux seront hébergés en groupes dans un environnement enrichi (copeaux, matériel de nidification). Afin de leur permettre aisèment d’avoir accès à la nourriture et à l’eau de boisson ; des croquettes mouillées seront mises dans la cage tous les jours. De plus, des biberons avec une tétine longue seront utilisés de manière à ce que les souris n’aient pas à se redresser. Enfin, l'eau et la nourriture seront mises à disposition ad libitum.
Choix des espèces
Ce projet s’intéresse à la plasticité des voies descendantes après lésion médullaire traumatique. Ces connaissances sont essentielles afin de mieux prendre en charge ces pathologies et mettre en place des thérapies qui pourront induire une repousse axonale et donc à terme une récupération fonctionnelle chez les patients souffrant de ce type de traumatismes. Cela nécessite la mise en place de modèles comparables aux pathologies humaines. Il est donc indispensable pour la bonne réalisation de ce projet de recourir à l’utilisation de modèles animaux. Les animaux utilisés seront agées de 8 semaines, les lésions médullaires chez l’Homme concernent le jeune adulte, de ce fait afin de mimer au mieux ces lésions, nous utiliserons des souris âgées de 8 semaines.
Mémoire des cellules productrices d’anticorps dans la muqueuse pulmonaire
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
1 176 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des extraits d'acariens par voie intranasale, jusqu'à seize doses pour une partie d'entre elles, du gavage forcé, un marquage des oreilles, et pour 252 d'entre elles une irradiation du corps entier avec transfert de cellules. Le porteur reconnaît qu'après irradiation certaines souris ne se reconstituent pas, deviennent pâles et sont maintenues en contention le temps de l'exposition. Il affirme que les interactions immunitaires étudiées ne peuvent être imitées in vitro et que les bénéfices médicaux "justifient, d'un point de vue éthique," ces expériences.
Objectifs
L'asthme est la cause la plus fréquente d'inflammation chronique des voies respiratoires et se définit par l'apparition d'épisodes aigus et récurrents de fermeture des voies respiratoires. Ces exacerbations sont généralement liées à l'exposition à des les allergènes en suspension dans l'air tels que le pollen, les squames d'animaux domestiques ou les excréments d'acariens. Au cours de la réponse allergique, nous produisons un anticorps appelé IgE qui induit la production d'histamine, ce qui déclenche la fermeture de voies respiratoires. Le rôle essentiel des IgE dans l'asthme allergique est encore souligné par le fait que l'administration d'omalizumab, un médicament ciblant les IgE, réduit considérablement la fréquence et la durée des exacerbations chez les patients asthmatiques. L'objectif de ce projet est de comprendre comment notre corps et les IgE se souviennent de ces allergènes afin de concevoir de nouvelles thérapies contre l'allergie.
Bénéfices attendus
L'asthme est une inflammation chronique des poumons qui touche un très grand nombre de personnes dans le monde, avec un coût et un fardeau élevés pour les patients et la société, comme le montrent les rapports de l'Organisation Mondiale de la Santé et de la Société Respiratoire Européenne. Il est urgent de mieux comprendre l'hétérogénéité de cette maladie afin d'améliorer le diagnostic et la prise en charge de l'asthme. Parmi les types définis de l'asthme, l'asthme allergique touche plus de la moitié des patients diagnostiqués avec cette maladie. Cependant, la sévérité de la maladie dans l'asthme allergique est très variable, soulignant le besoin d'une meilleure compréhension des mécanismes biologiques menant à son développement. Ce projet vise à étudier la fonction de différentes cellules mémoires spécifiques de l'allergène résidant dans différents organes tels que les organes lymphoïdes, la rate ou les poumons. En particulier, le rôle des cellules mémoire résidant dans les poumons pendant une exposition aux allergènes aeriens n'a pas été abordé jusqu'à présent. Nous voulons savoir si elles contribuent à la pathologie en produisant localement des IgE lors d'une nouvelle exposition à l'allergène. Cet étude pourrait permettre de mieux comprendre la fonction des cellules B à mémoire et de mettre au point de nouveaux traitements tels que la déplétion de certains sous-ensembles de cellules B mémoire.
Procédures
1) Traitement primaire avec extrait d'acariens par voie intranasale: 168 souris (11 doses-1 minute/dose). 2) Traitement primaire et secondaire avec extrait d'acariens par voie intranasale: 1008 souris (16 doses -1 minute/dose). 3) Gavage oral d'un produit chimique pour induire la suppression de gènes dans de l'huile de maïs : 504 souris (3 doses - 20 seconds/dose). 4) Marquage des oreilles: 504 souris (10 seconds). 5) Transfert de cellules par voie intraveineuse et irradiation: 252 souris (Transfert de cellules: 1 minute, Irradiation: 10 minutes total).
Impact sur les animaux
1) Pour l'immunisation avec l'extrait d'acariens, les seuls effets indésirables potentiels sont associés à l'effet à court terme de l'anesthésie à l'isoflurane, qui est transitoire. 2) En ce qui concerne la génération de chimères mixtes de moelle osseuse, il est possible que les souris ne soient pas bien reconstituées après l'irradiation et le transfert des cellules de moelle osseuse. Ceci est évident car ces souris ne peuvent pas régénérer les globules rouges et la base de la queue et les joues deviennent pâles. Les souris sont également maintenues dans des cages de contention pendant l'irradiation afin de garantir une irradiation uniforme de l'ensemble du corps. 3) Le gavage des animaux s'il est mal fait peut provoquer de la souffrance de l’animal. Cependant, nous avons une longue expérience avec cette procédure et nous n'avons jamais eu des problémes à la suite de cette procédure. 4) Complications de l'injection dans la veine caudale et le dispositif de contention pour l'injection qui peut stresser les souris. 5) La petite perforation de l'oreille pour le génotypage peut stresser l'animal, mais il s'agit d'une procédure universelle et très légère.
Devenir
Les animaux seront mis a mort a la fin de chaque experience. Nous prélèverons les organes (poumons, rate et ganglions lymphatiques) pour la cytométrie de flux, une technologie qui permet d'analyser rapidement des cellules lorsqu'elles passent devant plusieurs lasers, et la microscopie de cellules productrices d'anticorps.
Remplacement
La recherche sur les animaux est effectuée lorsqu'aucune autre approche ne permet d'obtenir les avantages scientifiques escomptés. Dans cette étude, nous analyserons le positionnement spatial de cellules B mémoires spécifiques dans la muqueuse pulmonaire apres l'exposition aux allergens respiratoires. Malheureusement, cet objectif ne peut être atteint autrement qu'en utilisant un modèle in vivo. En raison de la nature et de la complexité des interactions cellulaires au cours des réponses immunitaires, les expériences basées sur un organisme modèle sont inévitables pour développer nos connaissances sur les réponses des cellules B pulmonaires et ne peuvent pas être imitées par des modèles in vitro ou in silico. Nous utiliserons des souches de souris génétiquement modifiées, en raison des similitudes entre la physiologie de la souris et celle de l'homme et de la large gamme de réactifs immunologiques disponibles chez cette espèce. Les résultats escomptés permettront non seulement d'accroître les connaissances médicales, mais aussi de fournir des indications médicales pour le développement de vaccins contre les allergens. Par conséquent, les avantages potentiels de ce projet à des fins médicales humaines justifient, d'un point de vue éthique, la réalisation d'expériences sur des animaux.
Réduction
Dans la mesure du possible, nous réduirons le nombre d'animaux au minimum nécessaire. Nous utiliserons des tests statistiques lors de la planification des expériences afin de nous assurer que le nombre minimum d'animaux est utilisé pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Nous allons utiliser les mêmes souris pour les expériences d'imagerie et de cytométrie de flux pour réduire le nombre de souris nécessaires au projet.
Raffinement
L'utilisation d'animaux génétiquement modifiés et préalablement caractérisés est une bonne approche pour affiner les études sur les animaux, car elle évite l'utilisation de médicaments pour bloquer un processus biologique qui pourrait avoir des conséquences inattendues. Les souris seront hébergées dans des cages appropriées à raison de 5 souris/cage maximum. La nourriture et l’eau seront à volonté. Des dômes et du papier absorbant seront misà disposition dans chaque cage pour enrichir le milieu. Nous pourrons fournir également des aliments semi-solides aux animaux au cours de traitment si necessaire. Nous surveillons les souris après chaque intervention pour nous assurer qu'elles retrouvent leur comportement normal après chaque intervention. Après anesthésie transitoire et administration avec extrait d'acariens : 5 minutes. Après gavage oral et injection iv : 10 minutes. Après irradiation : tous les jours pendant 1 semaine. En outre, nous avons défini des points limites pour chaque procédure.
Choix des espèces
La souris est le meilleur modèle d’étude des maladies inflammatoires de les poumons car l’obtention d’animaux génétiquement modifiés est bien contrôlée et les modèles expérimentaux bien calibrés. Or ces modèles sont les seuls permettant de tester la contribution génétique de modifications de certains gènes de susceptibilité au développement de ces pathologies. Afin de limiter les variations dues à des différences d’âge, des souris adultes de 6 à 14 semaines seront utilisées.
Etude de la tumorigenèse hépatique à l’aide de modèles murins: 2/3
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système immunitaire
2 975 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent un génotypage par biopsie de la queue, des injections de virus et d'anticorps, une moyenne de huit échographies hépatiques sous anesthésie et des prélèvements sanguins, pour étudier deux types de tumeurs du foie et leur résistance à l'immunothérapie. Le porteur indique qu'une encéphalopathie peut toucher jusqu'à un quart des animaux et qu'une partie est tuée faute du génotype recherché. Il décrit développer en parallèle des cultures en trois dimensions présentées comme un moyen de limiter le nombre de souris.
Objectifs
«Notre équipe s’intéresse aux cancers du foie de l'adulte et de l'enfant qui reste un problème majeur de santé public. Chez l’adulte, il est la quatrième cause de morts liées au cancer dans le monde et son incidence ne cesse d’augmenter avec l’épidémie de diabète et d’obésité. Il touche plus particulièrement les hommes même si l’évolution des facteurs de risque modifie quelque peu les proportions homme/femme. Récemment, l’immunothérapie a donné des résultats intéressants mais 70% des tumeurs ne répondent pas à ces traitements. L’objectif de ce projet est de comprendre comment une même mutation conduit au développement de deux types de tumeurs hépatiques dans nos modèles murins. Notre projet consiste à caractériser ces deux types de tumeurs émergeant sur foie sain ou malades induits par des régimes riches en gras et en sucre afin de proposer de nouvelles pistes thérapeutiques et de comprendre pourquoi ces tumeurs sont résistantes aux immunothérapies. Notre objectif est aussi de développer des modèles de culture cellulaire tridimensionnelle pour tester de nouveaux médicaments tout en limitant le nombre de souris mais aussi de confirmer nos résultats chez la femelle, du fait du changement de proportions homme/femme touchés par la maladie. Ce projet se déroule dans 3 établissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
En aidant à la compréhension des mécanismes associés au développement et à la réponse aux traitements des cancers du foie, ce projet permettra d'identifier de nouvelles pistes thérapeutiques administrées seules ou à coupler aux traitements ciblant le système immunitaire émergeant ces dernières années et de proposer des biomarqueurs diagnostiques et pronostiques pour ce cancer au pronostic toujours aussi sombre. Enfin, il permettra de disposer de nouveaux modèles in vitro qui pourront être utilisés pour prédire la réponse à ces nouvelles thérapies.
Procédures
1) identification des animaux par tatouage ou puces et biopsie de queue pour génotypage des souris sur animaux vigiles en 1minute (EU0050 et EU0140) 2) Injection intrapéritonéale unique d'anti-oestrogènes sur animaux vigiles en 30s (EU0140), 3) Injection intraveineuse unique de virus sous anesthésie générale en 30s (EU0140), 4) traitement par anticorps tous les 3 jours par injection intrapéritonéale sur animaux vigiles en 30s pendant 2 mois maximum(EU0053), 5) échographie hépatique sous anesthésie générale pendant 10-25min tous les 15 jours (8 échographies en moyenne /souris- EU0053), 6) prélèvement sanguin unique sous anesthésie générale en 30s (EU0053)
Impact sur les animaux
une encéphalopathie peut être observée au maximum chez 25% des animaux selon les expériences trois semaines après modification génique . Au cours des expériences, la mise à mort des animaux ayant atteint les points limites peut conduire à des animaux isolés dans les cages pouvant engendrer du stress. Les injections rétrorbitaires et prélèvements sanguins au cours du traitement ciblant le système immunitaire ou au moment de la mise à mort sont des actes stressants. La numérotation et le génotypage des souris induit stress et douleur légère. Le transport des animaux entre centres pourra induire un stress aux animaux.
Devenir
L'ensemble des animaux de ce projet est mis à mort pour analyse de leurs tissus hépatiques et de leurs tumeurs. Une partie des animaux sont euthanasiés car sans génotype d'intérêt pour le projet.
Remplacement
Le foie est un organe composé de plusieurs types cellulaires. La transformation hépatocytaire requiert des interactions complexes avec le microenvironnement cellulaire et les autres organes pathologiques en cas d’obésité. L’usage exclusif de lignées cellulaires ne permet donc pas d’appréhender cette problématique dans sa globalité. Les lignées immortalisées perdent d'ailleurs beaucoup de leurs caractéristiques phénotypiques et métaboliques in vitro. Notre projet vise à développer des cultures cellulaires en trois dimensions limitant le nombre de souris utilisées pour tester de nouvelles pistes thérapeutiques.
Réduction
Pour réduire le nombre d’animaux transgéniques, une technique innovante d'édition génique nous permet d'éviter la création de lignées et de n'injecter que les animaux d'expérimentation. Nous suivons le développement des tumeurs pour l'ensemble des animaux par échographie ce qui permet un suivi longitudinal du développement tumoral. Les tests statistiques utilisés sont des tests permettant l’analyse d’échantillons de petites tailles. Le nombre d’animaux a été choisi grâce à notre expertise et limité grâce au suivi échographique des animaux. Nous souhaitons aussi réaliser des cultures in vitro de tumeurs en trois dimensions qui nous permettront à terme de tester de nouveaux médicaments.
Raffinement
Nous suivons le développement des tumeurs sous anesthésie générale dans un centre d’échographies expert, ce qui permet un suivi longitudinal du développement tumoral et évite la souffrance due à un développement tumoral important. Nous connaissons les phases où un phénotype dommageable peut apparaitre, et les expériences se déroulent avec une surveillance accrue à ce moment-là. Les injections stressantes, les prélèvements sanguins et les échographies sont réalisées sous anesthésie générale et les animaux mis sur tapis chauffant après anesthésie. Pour réduire le stress au quotidien, le milieu est enrichi par des cotons compactés, des tunnels en carton et des maisonnettes suspendues. Nous avons mis en place une grille de score avec des points limites, d’un arbre décisionnel et de critères d’arrêt de souffrance. Le transfert des animaux entre les établissements utilisateurs les plus distants est fait dans une boite de transfert contenant leurs nids et de l'hydrogel. Le transfert des souris de deux établissements est réalisé dans des boites de transport simples car ces deux animaleries étant localisées dans le même bâtiment au même étage. Les animaux ne restent pas plus de 30 minutes en boites de transport et ne sortent pas à l’extérieur.
Choix des espèces
Pour ce projet l’espèce animale choisie est la souris. Ce choix est lié à la possibilité de réaliser des manipulations génétiques de façon aisée dans cette espèce pour reproduire les mutations observées dans les cancers du foie humains. Un modèle de tumeurs nécessite des souriceaux de 14 jours puisque c'est en injectant à cet âge que les tumeurs se développent . Pour les autres modèles, des souris adultes âgées de deux-trois mois seront utilisées afin que le cancer se développe à partir d'une cellule mature.
Création et maintien de lignées pour comprendre les liens entre vieillissement et métabolisme
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
800 souris vont être utilisées dans la création et le maintien de lignées de vieillissement prématuré, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les animaux porteurs d'une seule copie de la mutation sont transférés vivants vers un autre site avant six mois, ceux qui en portent deux copies sont tués avant l'âge de deux mois. Le porteur indique que la mutation entraîne à terme perte de poids, dos voûté et atteintes cardiaques, et fixe un point limite fondé sur des tests de réflexe de retournement et de préhension. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit ces mécanismes et qu'une étude sur "l'organisme entier" est "nécessaire".
Objectifs
Les objectifs du projet sont d’évaluer chez l'animal comment le vieillissement, et plus spécifiquement l’induction du vieillissement au niveau de la cellule, perturbe les fonctions métaboliques, et en particulier le contrôle du métabolisme glucidique ainsi que les adaptations métaboliques du foie liées au jeûne alimentaire. Au regard d’autres études préalables menées sur le modèle de veillissement prématuré utilisé dans cette étude, les phénotypes dommageables envisagés ici sont de classe modérée. Néanmoins, pour limiter l’impact de ces phénotypes au moment des analyses prévues dans le projet, ainsi que leur survenue trop précoce, seuls les animaux porteurs de la mutation d'intérêt à l’état hétérozygote (une seule copie du gène muté) seront maintenus en élevage et transférées dans des zones d’expérimentation dédiées avant l’âge de 6 mois. Des études précédentes indiquent que ces animaux présentent un poids et une fertilité normale jusqu’à l’âge de 8 mois et une survie moyenne de 15 mois. Les analyses du métabolisme seront réalisées sur des animaux agés de 6 mois.
Bénéfices attendus
Le projet devrait permettre de générer des connaissances permettant d’ouvrir de nouvelles pistes pour la prévention et le traitement des maladies associées au vieillissement. Cette étude aidera à mieux comprendre les changements biologiques qui accompagnent le vieillissement et à éviter les déficiences métaboliques des tissus des personnes âgées tel que le diabète de type 2.
Procédures
Aucune procédure invasive n’est prévue dans le cadre de l’élevage de ces animaux, en dehors des actes à des fins d'élevage, de la biopsie prélevée pour le génotypage, ainsi que des actes nécessaires à la prise en charge d'un vieillissement prématuré.
Impact sur les animaux
Les souris seront élevées jusqu’à l’âge de 6 mois, moment où les phénotypes dommageables envisagés ne sont pas détectables selon les données déjà publiées. Les phénotypes plus tardifs (au-delà de 8 mois) liés à cette altération génétique incluent de nombreux signes de vieillissement prématurés, incluant une perte de poids, des perturbations métaboliques, un dos voûté, des problèmes de pigmentation du pelage, des atteintes cardiaques, etc... Aucune procédure invasive n’est prévue dans le cadre de l’élevage de ces animaux.
Devenir
Les individus seront produits uniquement à des fins d'élevage afin de générer des cohortes qui seront transférées dans le cadre d'une utilisation continue sur un autre site. Les animaux présentant l’altération génétique en deux copies (homozygotes), associé à la survenue très précoce des phénotypes liés à l'âge, seront euthanasiés avant l'âge de 2 mois.
Remplacement
Les analyses que nous allons réaliser nécessitent l'utilisation d'animaux puisqu'à l'heure actuelle, aucun modèle in vitro ne permet de récapituler la complexité des mécanismes physiopathologiques (et notamment ceux liés à la perturbation du métabolisme) associés au vieillissement. Aussi, dans le cadre de ce projet, une étude sur l’organisme entier est nécessaire.
Réduction
Le total d'animaux a été définis d'après des analyses statistiques comme nécessaires et suffisants (ni trop, ni trop peu) pour obtenir des résultats statistiquement significatifs qui nous permettront de conclure. Pour diminuer le nombre d’animaux utilisés dans ce projet, 2 tests métaboliques différents seront réalisés à 48h d’intervalle sur les mêmes animaux en suivant une approche de randomisation des animaux pour ne pas introduire de biais expérimental. Par ailleurs, les animaux utilisés pour les tests en cages métaboliques seront également utilisés pour des analyses tissulaires et moléculaires. Du fait de différences possibles liées au sexe décrites dans la littérature, il est nécessaire de constituer des groupes de mâles et de femelles. Le nombre d'animaux par groupe expérimental est fixé à 10 pour les tests métaboliques choisis et les analyses en cages métaboliques, et à 5 pour les études moléculaires et tissulaires.
Raffinement
Cette lignée présente des caractéristiques phénotypiques spécifiques de vieillissement accéléré dont il faudra tenir compte mais qui ne devraient pas être limitants à l’âge auquel les animaux seront élevés puis transférés vers les zones d’expérimentation (l’espérance de vie moyenne est de 15 mois pour les animaux portant l’altération génétique en une seul copie (hétérozygotes)). De fait, la principale stratégie de raffinement consistera à utiliser des animaux de moins de 6 mois, âge au-delà duquel certains phénotypes de vieillissement pourraient apparaître. Les animaux feront néanmoins l’objet d’un suivi quotidien pour détecter et renseigner dans des fiches de suivi individuelles les premiers signes comportementaux de la douleur ou d’éventuelles anomalies (isolement, absence de mobilité, perte d’appétit, hérissement des poils, dos voûté…). L’état de santé général sera évalué par le test de réflexe du retournement et par la capacité d'agrippement qui constitueront un point limite entrainant la mise à mort de l’animal. Si les animaux sont stressés et ne se nourrissent pas convenablement, de la nourriture gélifiée sera placée dans la cage pour faciliter leur réhydratation et pour diminuer leur stress avant euthanasie. Les souris seront hébergées en portoirs ventilés. Dans chaque cage nous ajouterons de l'enrichissement (batonnets en coton, frisottis, cabane en carton ). Le change est fait de façon hebdomadaire.
Choix des espèces
Les génotypes complexes nécessaires à cette étude ne sont accessibles que chez la souris. Les souris utilisées seront des souris adultes, l'optique étant de favoriser l'émergence des caractéristiques phénotypiques du vieillissement.
Etude de la biodistribution de peptides, peptides modifiés et pseudo peptides par imagerie TEP/TDMX
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
750 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit jusqu'à quatre injections et subit jusqu'à quatre séances d'imagerie TEP sous anesthésie générale sur quatre semaines, avant un prélèvement d'organes post mortem. Le projet cherche à mesurer la biodistribution de quinze peptides candidats, dont huit seulement sont disponibles, pour orienter de futures applications médicales. Le porteur affirme que l'étude in vivo de l'élimination et de l'accumulation dans les organes ne peut se faire que sur des animaux.
Objectifs
Au cours des dernières années, les peptides ont connu une augmentation de leur utilisation en médecine que ce soit pour des applications en tant agents diagnostiques ou comme composés thérapeutiques. Ils bénéficient d’une meilleure bio-distribution et bio-disponibilité que les anticorps tout en possédant une plus forte affinité et sélectivité que les “petites molécules”. Cependant, les peptides naturels sont souvent difficilement utilisables sans modification préalable de leurs structures en raison de leurs temps de demi-vie faibles in vivo. Les modifications chimiques permettent de générer des peptides ou des pseudo peptides (endo thio-peptide, uréido-peptides par exemple) ainsi que des peptides portant des chaines carbonées ou fluorées qui améliorent considérablement leurs demi-vies mais qui modifient aussi leurs bio-distribution in vivo. L’objectif de ce projet est de déterminer par imagerie non invasive la biodistribution et la biodisponibilité de ces peptides après une administration par voie intra-veineuse, intra-péritonéale ou en sous cutanée et également de définir précisément les voies d’élimination et les zones potentielles d’accumulation afin d’anticiper une toxicité potentielle de ces peptides et de sélectionner les meilleurs candidats pour de futures applications en médecine. L’imagerie in vivo nous permettra également d’étudier la capacité de peptides modifiés à traverser les membranes (paroi intestinale, barrière hémato- encéphalique, peau). Les résultats seront comparés à ceux obtenus avec les peptides natifs mais aussi comparés entre eux selon les méthodes d’administration. Retombées attendues : ce projet doit ouvrir la voie à l’utilisation des peptides comme outil thérapeutique pour le traitement de maladies ou comme agents d’imagerie pour le diagnostique. Le 2eme objectif de ce projet est de permettre de sélectionner les meilleurs candidats médicaments ou à orienter les travaux de recherche visant à améliorer les propriétés pharmaco-cinétiques et dynamiques des peptides. 15 molécules sont envisagées (8 sont d’ores et déjà disponibles) pendant la durée du projet. Nous travaillerons sur souris blanches Balb/c mâles ou femelles indifféremment. Cette phase de sélection permettra de choisir les molécules les plus prometteuses qui feront l’objet de demande d’expérimentation spécifique ultérieurement si les résultats préliminaires sont suffisants.
Bénéfices attendus
est doit permettre de sélectionner les meilleurs candidats médicaments ou à orienter les travaux de recherche visant à améliorer les propriétés pharmaco-cinétiques et dynamiques des peptides. 15 molécules sont envisagées (8 sont d’ores et déjà disponibles) pendant la durée du projet. Nous travaillerons sur souris blanches Balb/c males ou femelles indifféremment. Cette phase de sélection permettra de choisir les molécules les plus prometteuses qui feront l’objet de demande d’expérimentation spécifique ultérieurement si les résultats préliminaires sont suffisants.
Procédures
Les animaux recevront au maximum 4 injections de produit selon 3 voies maximum d'une durée de 1 minute chaucune sur une période de 4 semaines sous anesthésie générale isoflurane. Chaque animal aura 4 examens d'imagerie maximum d'une durée de totale de 120 minutes et minimale de 10 minutes sur une période de 4 semaines sous anesthésie générale. Pas de chirurgie ni de prélèvement sur animal vigile ou anesthésié dans ce projet.
Impact sur les animaux
Les doses de radio-activité injectées et les doses de rayons X reçues n'induisent pas d'effets indésirables sur la durée de l'étude .Un léger hématome peut apparaitre au site d'injection intraveineux mais qui se résorbe en 48 h selon notre expérience.
Devenir
tous les animaux seront mis à mort à l'issue de chaque procédure car différents organes d'intérêt seront prélevés post mortem pour des analyses ex vivo ultérieures.
Remplacement
L'objectif de ce travail étant d’évaluer in vivo la biodistribution, l’élimination et/ou l’accumulation dans des organes de différents petpides elle ne peut se faire que sur des animaux.
Réduction
L’imagerie TEP/TDMX est non invasive, les quantités de produits injectées sont de l’ordre de 0,01 mg/Kg ce qui est extrêmement faible et permet ainsi le suivi longitudinal des animaux. Chaque animal devenant son propre témoin il est possible de réduire le nombre d’animaux par groupe. En effet, chaque animal recevra le peptide selon les 3 modalités d'injection après une période wash out de 24 heures minimum. En fin de protocole, les organes seront prélevés pour des études ex vivo complémentaire sans augmenter le nombre d'animaux. Nous utiliserons 10 à 15 souris par groupe pour pouvoir faire des statistiques sur les résultats obtenus. Ce nombre d'animaux par groupe est suffisant pour s'affranchir des effets de variabilité.
Raffinement
Avant le début du protocole, les animaux sont habitués à la présence du personnel pendant une période minimale de 7 jours et maximale de 14 jours. En dehors des périodes d’examen les animaux sont manipulés le moins possible tout en faisant attention à minimiser le stress induit par la manipulation et la présence du personnel du laboratoire. Les animaux sont placés à plusieurs par cage et leur environnement est enrichi (tunnel en PVC, frisure, ouate de cellulose, bâtons de bois) afin de respecter les intercations sociales et une activité motrice. La frisure de papier kraft est un enrichissement qui diminue le stress de l’animal et facilite la thermorégulation de l’animal ; elle permet également de créer des nids simulant ainsi l’activité naturelle. Un gel ophtalmique est appliqué sur la rétine pour éviter le déssechement occulaire et une injection sous cutané de NaCl 0.9% à température corporelle (10 ml/kg) pour éviter la déshydratation lors des anesthésies (examens TEP/TDMX et injection). La température rectale et la fréquence respiratoire sont monitorés en continu à l'aide d'une sonde rectale et d'un capteur de pression posé sur le thorax respectivement pendant les examens d'imagerie afin de déceler tout signe précoce de mal être. Pendant les séances d'imagerie, les animaux sont placés dans une enceinte chauffée afin de maintenir la température corporelle et anesthésiés .
Choix des espèces
Le projet vise à déterminer les voies d’élimination, le stockage dans des organes cibles ainsi que des paramètres pharmacologiques. Etant donné que notre objectif n’est pas de déterminer l’efficacité de chaque produit, sur un modèle spécifique, des souris blanches peuvent être utilisées pour cette étude. Les souris utilisées seront agées de 6 à 8 semaines (adulte) lors de l’injection des radiotraceurs.
Evaluation de l’effet d’un probiotique chez le chien adulte sain
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
16 chiens adultes vont être utilisés, puis réutilisés dans d'autres études, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent quatre prises de sang réparties sur treize semaines et quatre périodes d'isolement individuel d'environ six jours, pour tester une souche bactérienne sur leur digestion et leur microbiote. Le porteur décrit une étude visant l'évaluation d'un additif alimentaire par l'autorité européenne en vue d'une "commercialisation" éventuelle. Il affirme qu'aucun remplacement n'est envisageable puisque le chien est "l'espèce cible" de l'additif.
Objectifs
Les objectifs du projet sont d'évaluer l'efficacité d'une souche bactérienne sur les paramètres zootechniques chez le chien sain (digestibilité) et l'impact sur le microbiote canin : démontrer le rôle en tant que régulateur de l'immunité et éventuellement en tant qu'agent améliorant la digestibilité.
Bénéfices attendus
A l'instar des études en cours sur le microbiote humain (étude du French Gut ) l'évaluation du microbiote chez les carnivores domestiques présente un intérêt croissant. Pouvoir limiter l'inflammation intestinale en agissant sur la composition du microbiote est une piste d'intérêt. Cette étude permettra d'apporter des connaissances supplémentaires quant à l'efficacité de cette souche bactérienne sur les paramètres zootechniques chez le chien. L'évaluation du dossier d'efficacité par l'autorité européenne de sécurtié des aliments permettra à cette souche d'être éventuellement commerciialisée et de contribuer à l'amélioration du bien-être chez le chien.
Procédures
Les animaux vigiles auront 4 prises de sang (intervention de moins de 10 minutes chacune) réparties sur 13 semaines et ils seront isolés 4 fois une semaine avec un intervalle entre ces périodes de 4 semaines, 2 semaines puis à nouveau 4 semaines en boxes collectifs.
Impact sur les animaux
Les prises de sang constituent une nuisance attendue à cause du stress éventuel de la contention mais les animaux sont habitués à cette procédure ce qui permet la réalisation de celles-ci dans les meilleures conditions de rapidité et de bien-être de l'animal. Le prélèvement sanguin est, lui, considéré comme une procédure légère constituée d’acte (piqûre) non algogène ne justifiant pas l’administration d'analgésiques. Cependant, afin de préserver le bien-être des animaux, tout prélèvement sera interrompu si l’animal montre un quelconque signe de détresse. Les animaux sont individualisés, mais non isolés, 4 fois 6 jours dans des boxes de 4 m2. Les contacts visuels, sonores et olfactifs sont pleinement maintenus avec leurs congénères. Toutefois, leur comportement sera suivi de près afin de mettre en évidence rapidement tout signe éventuel de détresse.
Devenir
Tous les animaux pourront être réutilisés et inclus dans une nouvelle étude après acceptation de la demande.
Remplacement
Aucun remplacement n'est envisageable dans la mesure où le chien est l'espèce cible de cet additif alimentaire.
Réduction
La taille des groupes proposée est celle minimale basée sur notre expérience, permettant d’obtenir des résultats reproductibles et d’assurer la robustesse des analyses statistiques. L'étude en cross-over et le fait que chaque animal soit son propre témoin permet d'apporter de la puissance à cette étude.
Raffinement
Cette étude ne limite pas les sorties des animaux et leur sociabilisation. Ils peuvent de plus continuer à vivre en groupe (3 à 4 chiens dans un box de 18 m2 avec présence de niches et de jeux type kong ou ballon) en période d'absence de collecte de selles. Ils ont accès à l’eau à volonté. Lors de la prise des repas, les animaux sont attachés dans leur box et ne peuvent ainsi consommer que la ration qui leur est présentée. Ils sont amenés, en laisse, de leur box jusqu’à la salle de prélèvement se trouvant dans le même bâtiment. Un suivi quotidien du comportement des chiens est réalisé afin de mettre en place, si besoin était, des mesures adéquates (changement de place dans le chenil, apport de nouveaux jeux dans les boxes) pour maintenir un bien-être optimal à ces animaux.
Choix des espèces
Le chien est l'espèce cible de la souche testée. Les animaux sont des chiens adultes de 3 ans en bonne santé, n'ayant pas reçu de traitement antibiotique ou tout autre traitement pouvant modifier le microbiote, depuis au moins 3 mois.
Identification de nouvelles cibles thérapeutiques de la maladie de Sjögren
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
564 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La maladie de Sjögren leur est induite, puis elles subissent des injections intrapéritonéales cinq jours de suite, des anesthésies générales répétées pour mesurer la production de salive sur un suivi allant jusqu'à dix mois, et un génotypage par poinçon d'oreille. Le porteur indique que l'induction peut provoquer une sécheresse oculaire et des signes de kératite, et prévoit un prélèvement d'organes terminal. Il affirme que les modèles in vitro ne capturent pas la complexité des interactions cellulaires et justifie par là le recours aux animaux.
Objectifs
Le syndrome de Sjögren (SS) est une maladie auto-immune complexe et chronique qui se caractérise par une inflammation des glandes salivaires et lacrymales, conduisant à une sécheresse notable de la bouche et des yeux. Bien que cette affection ne soit généralement pas mortelle, elle peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie des patients en raison des symptômes persistants tels que la sensation de sécheresse, les problèmes oculaires, la fatigue et les douleurs articulaires. Les recherches actuelles, à la fois basées sur nos propres données et la littérature existante, soulignent de manière convaincante l'implication du système immunitaire dans la pathogenèse du syndrome de Sjögren. Il semble que des dysfonctionnements du système immunitaire puissent entraîner des attaques contre les glandes salivaires et lacrymales, provoquant des lésions et compromettant ainsi la production de salive et de larmes. Cette perturbation du fonctionnement des glandes exocrines contribue directement aux symptômes caractéristiques du SS. Dans le cadre de nos objectifs de recherche, nous nous efforçons de mieux comprendre le rôle spécifique du système immunitaire dans le déclenchement et le développement du syndrome de Sjögren.
Bénéfices attendus
À court terme, notre objectif principal est d'approfondir notre compréhension des mécanismes immunologiques sous-jacents au syndrome de Sjögren (SS). En analysant de manière approfondie les réponses immunitaires spécifiques liées aux lésions des glandes salivaires et lacrymales, nous cherchons à élucider les détails moléculaires et cellulaires qui déclenchent et perpétuent cette maladie auto-immune. Cette compréhension approfondie à court terme devrait nous permettre d'identifier de manière plus précise les points faibles du système immunitaire impliqués dans le SS. Ces informations sont cruciales pour orienter nos efforts vers le développement de nouvelles cibles thérapeutiques. En ciblant spécifiquement les mécanismes responsables des lésions glandulaires, nous pourrions concevoir des interventions plus précises et efficaces pour moduler la réponse immunitaire et atténuer les symptômes du SS. À moyen et long terme, notre objectif évoluera vers l'amélioration de la prise en charge et du suivi clinique des patients atteints du syndrome de Sjögren. En utilisant les connaissances acquises sur les mécanismes immunologiques, nous chercherons à développer des outils diagnostiques plus précis et des marqueurs biologiques permettant de surveiller l'évolution de la maladie au fil du temps.
Procédures
Les interventions possibles incluent des injections intraperitoneales de molecules pendant 5 jours consécutifs, réalisées sous anesthésie locale, avec une durée de moins de 5 minutes par animal. Le suivi à long terme de la maladie s'étend jusqu'à 10 mois, avec une évaluation à court terme (12 semaines) et moyen terme (24 - 30 semaines) de l'homéostasie immunitaire dans les glandes salivaires, impliquant des souris sous anesthésie générale par voie gazeuse, sans réveil et de la production de salive (une fois/mois – pour 15 minutes) sous anesthésie générale par voie gazeuse et par voie intrapéritonéale. Une partie des souris sera genotypée par poinçon d'oreille vers 3 semaines d'age.
Impact sur les animaux
Les injections induisent une douleur légère de courte durée limitée par l'application d'un anesthésique local. La contention nécessaire pour effectuer l'injection induit un stress de courte durée. L'induction de l'anesthésie nécessite une légère contention de l'animal pour le placer dans une cage d'induction et n'induit pas de douleur hormis un léger stress de courte durée. L'induction de la maladie pourrait aboutir à de la sécheresse oculaire et signes de kératite comme observé chez l'homme. Le suivi attentif des réponses comportementales et physiologiques permettra de s'assurer que les souris récupèrent de manière optimale après chaque procédure, contribuant ainsi à leur confort global. Les souris genotypées par poinçon d'oreille peuvent avoir une douleur légère de courte durée.
Devenir
Euthanasies pour prélèvement d'organes à l'issue de la procédure pour des études de biologie moléculaire
Remplacement
L’utilisation de modèles animaux dans l’étude du Syndrome de Sjögren est nécessaire pour reproduire au mieux ce syndrome. Cette maladie implique une dysfonction des glandes salivaires et lacrymales, qui ne peut être pleinement appréciée qu'en observant les interactions complexes entre différents types de cellules dans leur environnement tissulaire. Des resultats in vitro ont montrés que les cellules epitheliales des glandes salivaires jouent un rôle cles dans la maladie. Cependant, les modèles in vitro ne capturent pas la complexité et la dynamique de ces interactions cellulaires dans un environnement physiologiquement pertinent.
Réduction
Le nombre maximal d'animaux pour ce projet a été déterminé en prenant en considération la distribution théorique présente dans les données bibliographiques et les test statistiques. Ce nombre limité est crucial pour parvenir à des conclusions quant à l'efficacité d'un traitement. L'évaluation de l'effet du traitement sera effectuée à chaque étape à l'aide de tests statistiques. Avant chaque phase, un calcul de l'effectif sera réalisé pour ajuster et réduire le nombre d'animaux nécessaires dans la mesure du possible. De plus, lorsque les procédures le permettront, des évaluations non invasives seront privilégiées tout au long du projet pour améliorer le bien-être des animaux et éviter toute euthanasie inutile. Ainsi, Le calcul du nombre (n) d'animaux prévoit l’utilisation de 7 animaux par groupe.
Raffinement
Les conditions d'hébergement seront appropriés pour réduire la douleur, le stress, l'angoisse ou les dommages durables que pourraient ressentir les animaux : hébergés dans une pièce respectant le cycle nycthéméral et une température maintenue à 22°C, dans des cages adaptées à l'animal et à sa taille enrichies avec des copeaux de bois, des tunnels en carton, des bâtons de bois à ronger et des cotons pour nidifier, et avec un accès à la nourriture et à l'eau libre Les animaux seront observés quotidiennement par les membres qualifiés de l'animalerie et par les personnes en charge de l'étude. Les points limites et les critères d’arrêt précoces de souffrance qui ont été définis seront strictement appliqués.
Choix des espèces
Les souris présentent des caractéristiques physiologiques, anatomiques et métaboliques largement documentées dans la littérature scientifique. Cette connaissance approfondie facilite davantage l'extrapolation des effets sur la glande salivaire à l'homme. De plus, les modèles expérimentaux de cette pathologie, largement utilisés et décrits dans la littérature spécialisée, sont basés sur ces espèces. Les souris ont été choisies pour ce projet en raison de leurs particularités anatomiques et physiologiques, visant à accroître les chances de réussite du projet. Les souris incluses dans l'étude seront âgées de 3 à 6 mois ou de 8 à 10 semaines, conformément aux publications de référence qui soustendent les modèles et qui définissent le moment de l'induction de la maladie chez ces animaux.
Role de la testostérone dans le recrutement de macrophages tumoricides et recherche de cibles thérapeutiques alternatives pour le traitement du corticosurrénalome
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
992 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des implants de testostérone, des injections intrapéritonéales tous les deux jours pendant deux semaines, et pour 576 nouveau-nés l'amputation d'une phalange pour identification et génotypage. Le projet vise à démontrer un rôle antitumoral de la testostérone dans trois modèles de carcinome corticosurrénalien, un cancer rare au pronostic sombre. Le porteur affirme que les cultures in vitro ne reproduisent pas la complexité du développement tumoral et conclut à la "nécessité" de recourir à l'animal.
Objectifs
Avec un dimorphisme sexuel présentant un ratio femmes/homme de 1.5 à 2.5 :1, et une incidence annuelle de seulement 0,5 à 2,0 cas par million d'individus, le carcinome corticosurrénalien est considéré comme un cancer agressif, environ 35 % des patients présentant des métastases lors du diagnostic initial. Le mauvais pronostic du carcinome corticosurrénalien peut être attribué au manque de thérapies efficaces. En effet, un traitement curatif n'existe que pour les patients de carcinome corticosurrénalien à faible agressivité qui subissent une résection chirurgicale complète. Par conséquent, les patients présentant une récidive ou une maladie métastatique, pour lesquels la chirurgie n’est pas une option, n’ont pratiquement aucune chance de survie à long terme.
Bénéfices attendus
La réalisation de ce projet nous permettra de démontrer le rôle tumoricide de la testostérone dans trois modèles murins de carcinome corticosurrénalien avancé, cliniquement pertinents. De même, l’identification des facteurs en aval de la testostérone et l’évolution de leur potentiel antitumoral, soutiendra le rôle de ces facteurs comme molécules thérapeutiques potentielles dans le contexte de carcinome corticosurrénalien. De plus, nous espérons identifier tous les types de cellules qui répondent directement et/ou indirectement à la testostérone et identifier les principales voies de signalisation associées à cette réponse. Dans l’ensemble, ce projet devrait permettre d’ouvrir des pistes thérapeutiques reposant sur la testostérone et ses cibles, afin d’améliorer le pronostic du carcinome corticosurrénalien.
Procédures
Les souris seront soumises aux interventions suivantes : - Traitement avec des implants de testostérone : 128 souris, mâles et femelles confondus, âgés entre 6 et 18 mois selon le moment d’apparition des signes de malignité, seront implantés avec des pellets de placebo ou testostérone pendant 2 mois. Les implants utilisés ont été designés pour libérer une dose jounalière physiologique de testosterone. Le geste sera realisé une seule fois au début de la procédure et durera 5 minutes maximum. - Injections intrapéritoneales : cette technique ne nécessite pas d’anesthésie préalable. 288 souris (mâles et femelles confondus, âgées de 4 semaines), seront injectées tous les deux jours pendant 2 semaines avec des potentielles cibles thérapeutiques (pour étudier son rôle dans le recrutement des macrophages tumoricides). Le geste sera réalisé une fois tous les deux jours et ne durera que quelques secondes. -Identification par phalangectomie : une phalange distale des souris nouveaux-nées sera coupée entre les premiers 7 et 10 jours de vie afin de permettre l’identification et le génotypage des individus. 576 animaux, mâles et femelles confondus, seront soumis à ce geste technique. Le geste sera realisé une seule fois au cours de la vie de l’animal et ne durera que quelques secondes. Les animaux issus de la procédure 3 ne sont pas utilisés dans les autres procédures.
Impact sur les animaux
L’implantation des pellets, peut engendrer une douleur modérée et de courte durée au site d’implantation. De même, bien que de courte durée (quelques secondes), la contention et les injections intrapéritoneales peuvent induire un stress et une douleur de faible intensité. Finalement, la délétion du récepteur aux androgènes chez les souris spécifiquement dans les cellules stéroïdogènes, ne devrait pas induire de phénotype dommageable ou d’effets indésirables chez la souris.
Devenir
Tous les animaux ayant subi la procédure seront mis à mort à la fin de l’expérience pour la réalisation de différentes analyses ciblant le rôle de la testosterone comme nouveau approche thérapeutique dans le traitement de corticosurrénalomes métastatiques.
Remplacement
Afin d’eviter la douleur et l’inconfort à l’animal, nous souhaitons remplacer autant que possible les manipulations in vivo par des expériences de culture in vitro sur des lignées de cellules existantes ou provenant des animaux sacrifiés sans manipulation préalable. Cette technique est un bon modèle alternatif pour tester des facteurs clés ayant un potentiel comme agent antitumoral. Cependant, le développement et la progression du cancer vers des stades avancés sont fortement dépendants de l’environnement cellulaire (vascularisation, facteurs de croissance, système immunitaire périphérique…), et ne peuvent pas être reproduits in vitro. Ainsi, la nécessité d’avoir recours à des animaux se justifie in fine par le fait que le développement tumoral est un processus complexe impliquant de nombreux types cellulaires dont les interactions sont cruciales pour favoriser la progression de la tumeur. Pour ces raisons, des méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants n’apportent pas le même niveau d’information.
Réduction
Dans l’optique de réduire le nombre d’individus par expérience, nous planifions systématiquement plusieurs analyses simultanées, de sorte que les deux glandes surrénales de chaque individu soient utilisées : par exemple l’une pour une extraction d’ARN pour une analyse de quantitative et l’autre pour des analyses d’imagerie cellulaire. De même, le sang des animaux sacrifiés sera systématiquement recueilli afin de réaliser les analyses hormonales. Le nombre d’animaux par groupe correspond au minimun nécessaire pour une démonstration convaincante des principes scientifiques étudiés, sur la base d’arguments statistiques valides. En prenant en compte les variabilités biologiques intrinsèques aux individus, nous constituerons des groupes expérimentaux de 8 souris. Pour les analyses statistiques nous utiliserons des tests non paramétriques.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans un environnement contrôlé et enrichi. Durant la procédure, nous veillerons au bien-être des animaux par l’ajout de plaques de papier à ronger et de maisons en carton ou polycarbonate. De plus, du coton sera ajouté dans les cages pour faciliter le maintien de la température corporelle. Les animaux implantés ou injectées avec les protéines recombinantes ou les anticorps neutralisants pour les cibles d’intérêt, ainsi que les souris des lignées nouvellement développées, seront surveillés quotidiennement par du personnel qualifié, jusqu’à leur euthanasie. Les points limites de nos expériences sont déterminés en fonction de la santé générale des animaux ayant subi des manipulations de leur vivant. Ainsi, les expériences seront arrêtées suite à la survenue de manifestations extérieures de mal-être. Pour tous les signes indicateurs de douleurs (activité réduite, perte de poids, automutilation…) nous suivrons une échelle de points limites stricte. En cas des signes de douleur, des analgésiques seront administrés afin de supprimer ou atténuer la souffrance des animaux.
Choix des espèces
Les rongeurs sont les animaux couramment utilisés comme modèles de pathologies humaines, y compris dans le domaine de l’oncologie. Il existe en effet de nombreux modèles murins tumoraux mimant les cancers humains, incluant les corticosurrénalomes (CCS). La connaissance approfondie du génome et de l’expression des gènes chez la souris, ainsi que l’existence de nombreux animaux transgéniques en font un modèle de choix. Nous avons montré récemment qu’un traitement avec de la testostérone conduisait à une régréssion tumorale dans les permières étapes d’évolution du cancer. Cependant, le rôle antitumoral de la testostérone à des stades tardifs associés à une dissémination métastatique n’a pas encore été étudié. Afin d’évaluer le potentiel tumoricide de la testostérone, nous utiliserons 3 modèles murins tumoraux à 4, 6 ou 16 mois, en fonction de l’apparition des premiers signes de malignité. De même, afin de trouver des cibles alternatives à la testostérone, des souris de 4 semaines, coïncidant avec les premières étapes d’évolution du cancer et au moment où la testostérone s’est avérée éfficace comme traitement, seront traitées avec des protéines recombinantes ou anticorps neutralisant pour les molécules identifiées par des approaches d’analyses transcriptomiques comme candidates potentielles. Si ces approaches valident l’implication des molécules dans la régression de la tumeur, nous évaluerons alors leur potentiel antitumoral sur les modèles de développement aggressif de CCS aux âges indiqués auparavant. Finalement, l’identification des cellules répondant à la testostérone sera réalisée sur des souris âgées entre 4 et 12 semaines, coïncidant avec la mise en place de la puberté et la production d’androgènes.
Maintien de lignées de souris immunodéprimées et/ou humanisées pour des études en cancérologie.
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
8 000 souris vont être utilisées dans l'élevage de lignées immunodéprimées ou humanisées destinées à des études en cancérologie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les animaux jugés non utiles ou exprimant la fragilité liée à leur déficit immunitaire seront tués, les autres gardés vivants pour les projets et la reproduction. Le porteur affirme que ces souris à immunité affaiblie sont "indispensables" aux études en cancérologie et conclut qu'il n'existe "pas d'alternative" de remplacement. Aucune procédure invasive n'est décrite hors génotypage et actes d'élevage, mais l'immunodéficience entretenue expose ces animaux à des maladies et à une mortalité précoce.
Objectifs
Nos lignées de souris à phéntoype dommageable sont principalement utilisées en oncologie, dans des études de concernant le cancer du sang, la maldaie du greffon contre l'hote. Elever ses lignées qui présente un phénotype potentiellement dommageable d'immunodéficience, implique une prise en charge spécifique pour empécher l'expression de ce phénotype dommageable.
Bénéfices attendus
les souris avec une immunité moindre ou acceptant des cellules humaines sont indispensable pour les études en cancérologie.
Procédures
Pas d'intervention.
Impact sur les animaux
L'immunité moindre ou la capacité d'acceptation des cellules humaines peux conduire à l'expression d'une fragilité de l'animal vis à vis des contamination aux microbes de l'environnement pouvant générer maladies ou mortalité précoce. Cependant, l'hébergement et l'utilisation de ces animaux dans un environnement strictement contrôlé empêche l'expression de cette fragilité. Les besoins physiologiques sont assurés (alimentation, bien-être, enrichissement, suivi des conditions d'ambiances et de l'état sanitaire de l'animal).
Devenir
Les animaux non utiles ou exprimant la fragilité seront mis à mort. Les animaux utiles aux projets ou à l'élevage seront gardés en vie.
Remplacement
Les utilisateurs continuent à réaliser des expériences in vitro sur cellules de façon à limiter le nombre d’expériences chez l’animal. Cependant, les cultures cellulaires ne permettent pas de reproduire la complexité des interactions entre les cellules tumorales et le microenvironnement développé in vivo. A ce jour, il n’existe donc pas d’alternative de remplacement
Réduction
La reproduction n’est utilisée que pour produire le nombre d’animaux prévu dans les projets autorisés. Les caractéristiques de reproduction propres à chaque lignée (nombre de petits par portée, nombre de modifications génétiques, …) sont prises en compte pour planifier la fréquence et le type de croisements.
Raffinement
Afin d'éviter toute contamination, les animaux sont hébergés en portoirs ventilés dans un secteur spécifique pour les animaux fragiles, en animalerie exemptes d'organismes opportunistes et pathogènes spécifiques. Des contrôles sanitaires réguliers sont réalisés, l'eau est autoclavée, la nourriture est irradiée, l'air est filtré, les salles sont en surpression, nous réalisons un change de tenue et protections individuelles. Les animaux sont surveillés tous les jours pour vérifier l'absence de points limites. Pour enrichir le nid, un dôme en carton est ajouté en plus des frisottis, du coton, un tunnel et des buchettes. Pour limiter le stress, le nid parental est conservé pendant le change. Afin de faciliter l’accès à la nourriture aux petits lors des sevrages, des croquettes sont mises directement dans la cage.
Choix des espèces
Les lignées en élevage sont définies par les besoins des projets autorisés.
Douleur et proteases liees au stress chez le rat EU3/3
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
1344 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque rat subit jusqu'à six séries de distensions colorectales par ballonnet, des administrations de molécules et des lavages coliques, la distension pouvant provoquer une diarrhée et, comme effet indésirable, une perforation du côlon. Le porteur étudie les mécanismes de la douleur viscérale du syndrome de l'intestin irritable, en concluant que l'expérimentation animale est "incontournable" malgré des travaux préalables sur organoïdes. Le projet se déroule dans trois établissements.
Objectifs
La douleur viscérale chronique atteignant le tractus intestinal est communément retrouvée chez les patients SII (atteints de syndrome de l’intestin irritable). Comprendre les mécanismes de régulation de la nociception (douleur) est indispensable au développement de nouvelles cibles thérapeutiques pour soulager la douleur nociceptive. A ce jour, il a été mis en évidence le rôle de médiateurs présents au niveau du tissu intestinal modulant l’hyperexcitabilité des entéro-neurones et responsables de douleur nociceptive. Comprendre comment ces médiateurs sont modulés au niveau de la barrière intestinale est essentiel pour palier l’hypersensibilité viscérale. Le stress est un facteur important prédisposant à une hypersensibilité viscérale, incluant chez les patients SII. Notre projet vise (1) à évaluer l’effet du stress sur la production et l’activation de médiateurs d'intérêt au niveau de l’intestin et de leur contribution au développement d’une hypersensibilité viscérale ; et (2) à moduler leur activité par l’utilisation de molécules pharmacologiques afin de valider de nouvelles cibles thérapeutiques pour la douleur viscérale. Un modèle rat est choisi dans cette étude car c’est le modèle animal de référence pour étudier le stress psychologique et ses effets, notamment sur la douleur viscérale. Ce projet se déroulera dans trois établissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de tester de nouvelles molécules pharmacologiques afin de valider de nouvelles cibles thérapeutiques contre la douleur viscérale
Procédures
Dans l'EU 1/3 et 3/3: Un minimum de 3-4 séries de distensions colorectales sera réalisé (2-3 séries de distensions «basales» et 1 série post traitement) par animal et espacées de minimum 3 jours pour les basales. Si les séries de distensions colorectales «basales» (sans traitement) présentent une variabilité importante, nous pourrons décider d’augmenter leur nombre. Nous pourrons aussi décider d’évaluer la reproductibilité des séries de distensions colorectales au cours du temps (sans traitement) sur le même animal ainsi que l’effet de la distension sur les paramètres protéolytiques (mesurés dans les lavages coliques et selles). Ainsi, au maximum, nous pourrons faire jusqu’à 6 séries de distensions colorectales par animal (la durée d'une série de distensions est de 1h15 et inclue 30 min d'habituation au ballon, c'est à dire que le ballon n'est pas gonflé). Des administrations de molécules pourront être effectuées (par voie intrapéritonéale, intra colique, orale, sous cutanée) avant la dernière série de distensions colorectales. Administrations intrapéritonéales et intra coliques de molécules (2 par animaux). Lavages colique (maximum 3 par rat). Dans l'EU 2/3: Nous pourrons évaluer la réponse du système nerveux central (cerveau) en réponse à la distension colorectale par imagerie IRMf (30 min-1h par animal)
Impact sur les animaux
Le modèle de stress n'induit pas de douleur spontanée mais une hypersensibilité viscérale lors de la distension colorectale, ainsi qu’une diarrhée dès 15 min post traitement. La motilité et la perméabilité intestinales sont modifiées dès 15 min, mais elles sont toutes deux restaurées entre 1h à 2h post-traitement. La distension colorectale ne cause pas de dommages tissulaires et donc peut être reproduite sur les animaux au cours du temps. Cependant, un effet indésirable suite à la distension peut être une perforation du colon mis en évidence par la présence de sang sur le ballonnet et/ou au niveau anal.
Devenir
Les animaux seront tous mis à mort à la fin de chaque procédure car des prélèvements de tissus et d'organes doivent être réalisés
Remplacement
La douleur chronique intestinale, dont souffrent les patients atteints de syndrome de l'intestin irritable (SII), peut affecter fortement leur condition de vie. Cependant, les causes de cette douleur chronique sont encore mal comprises, notamment si c'est la perception de la douleur en centrale qui est altérée, et/ou bien si c'est la sensibilisation des neurones en périphérique et/ou en central qui est perturbée. Comprendre les mécanismes de régulation de la nociception est ainsi indispensable au développement de nouvelles cibles thérapeutiques pour soulager la douleur nociceptive chronique. In vitro, il est possible d’étudier des échantillons coliques provenant de patients SII (biopsies, selles, organoïdes en culture...), nous avons par exemple montré dans des études préliminaires que le traitement d’organoïdes intestinaux par des hormones de stress modifiait la balance protéolytique. Suite à la preuve de concept in vitro d’un effet des hormones de stress sur les médiateurs d’intérêt au niveau de l’intestin (techniques de culture d’organoïdes intestinaux), l'expérimentation animale est nécessaire pour valider ces résultats, c’est a dire pour évaluer la conséquence de l’altération de ces facteurs sur la douleur viscérale (en condition de stimulation nociceptive c'est à dire par exemple en réponse à la distension colorectale). L’étude des mécanismes de nociception requiert une réaction intégrée de l'organisme entier impossible à reproduire in vitro dans son intégralité. Ainsi, ces limitations rendent incontournables le recours à l'expérimentation animale afin de valider de nouvelles cibles thérapeutiques pour les douleurs viscérales.
Réduction
La technique de mesure de la douleur utilisée ici peut être reproduite sur un même animal au cours du temps et peut être couplée à l’utilisation d’autres méthodes de suivi clinique non-invasives (suivi de poids, consistance des selles …) ce qui permet d’observer et de suivre au cours du temps un seul animal, (par opposition à d’autres méthodes d’évaluation de la douleur viscérale comme par exemple l’implantation d’électrodes au niveau des muscles abdominaux par chirurgie) permettant ainsi de réduire sensiblement le nombre d’animaux. De plus, les résultats de distension obtenus peuvent être utilisés pour comparer plusieurs groupes entre eux (exemple: groupe contrôle versus traité) ainsi que pour comparer le même animal au cours du temps (exemple: série de distensions avant traitement versus série de distensions après traitement). Cependant, il existe de la variabilité de la réponse à la distension au sein du même animal au cours du temps et entre les animaux entre eux. Cette variabilité peut être associée notamment au stress dû à la distension, ainsi, pour réduire cette variabilité au maximum, nous habituons les animaux avant la première série de distensions et nous reproduisons les distensions au sein du même animal plusieurs fois afin de réduire le stress et donc la variabilité intra et inter-individus et en conséquence le nombre d’animaux requis pour une étude. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux et/ou d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale.
Raffinement
Afin de suivre la directive européenne 2010/63/UE, un enrichissement sera rajouté aux animaux. A savoir, des tunnels et des carrés de coton pur ou du papier absorbant permettant aux animaux de faire une nidation. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux et/ou d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale. Par exemple nous avons mis en place une période d’habituation des animaux pendant 1h durant les 3 jours précédant la première série de distensions (habituation au manipulateur et habituation aux tubes de contention) afin de réduire le stress. Durant toute la période d’expérimentation, l’état général des animaux sera observé au minimum une fois par semaine en plus de la surveillance quotidienne réalisée par les zootechniciens. Pour chaque procédure des points limites ont été définis pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal et l'animal sera euthanasié s’il présente un de ces points limites d’arrêt de la procédure. De plus, les personnes responsables du projet et expérimentateurs ont été formées à l’utilisation des animaux à des fins scientifiques ; et en particulier aux techniques spécifiquement utilisées ici (distension colorectale, injections intra coliques). L’apprentissage et la maitrise des gestes techniques sont reportés dans les livrets de compétences des personnes concernées. Transport de moins de 50 km. Nous nous assurerons que les animaux sont protégés en permanence des intempéries, des rayons du soleil, des températures extrêmes (climatisation du véhicule 19-21 degrés), conduite souple, limitation au bruit
Choix des espèces
Le rat est un modèle communément utilisé dans les études de stress psychologique et de mesure de douleur viscérale, il a ete choisi par rapport a une publication de reference du modele cortagine Les rats seront ages d'au moins 7 semaines car nous souhaitons utiliser des animaux adultes et matures et pesant minimum 200g.