Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
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- Oncologie
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- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Modulation des déficits cognitifs et phénotypes moteurs par blocage de l’inhibition dendritique dans un modèle murin du Syndrome de Down
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles suivent huit semaines de tests comportementaux (discrimination visuelle, mémoire spatiale, coordination motrice, mémoire de travail) et reçoivent une injection bihebdomadaire d'un traitement, avant d'être tuées pour prélever cerveau, foie et muscles. Le porteur indique n'attendre aucun phénotype dommageable de la lignée trisomique et recourir à une eau de boisson légèrement acide pour renforcer l'apprentissage sans priver les animaux. Il affirme que l'étude de fonctions cognitives impose de travailler sur un "organisme vivant dans son intégrité".
Objectifs
Le projet consiste à comprendre les mécanismes des déficiences intellectuelles associées à des trisomies. Nous nous intéressons plus spécifiquement dans cette étude à la restauration de déficits cognitifs (apprentissage, mémoire) et de coordination motrice dans un modèle de trisomie. Un traitement potentiel, déjà évalué sur un autre modèle de trisomie, a montré son effet positif sur des fonctions simples. Le présent projet souhaite étendre la caractérisation du traitement sur d’autres fonctions d’apprentissage et de mémoire. Il permettra de qualifier plus précisément les effets de l’administration du traitement.
Bénéfices attendus
Cette étude vise à étudier les effets thérapeutiques visant à réduire des défauts de coordination motrice et d’apprentissage et de mémoire. Cette étude constitue donc la base pour la recherche de voie d’amélioration pour les patients.
Procédures
Les animaux seront évalués lors d’un ensemble de tests comportementaux visant à observer leurs performances cognitives. Ces tests seront réalisés pendant une durée totale de 8 semaines. 4 semaines d’apprentissage de discrimination de motif visuelle, 2 semaines de tests évaluant la mémoire spatiale, 2 ou 3 (suivant le test choisi) jours de mesure de coordination d’activité motrice et 1 jour d’évaluation de la mémoire de travail + jours de repos entre les tests. Les animaux subissent une injection (30 s) bi-hebdomadaire (sur les 8 semaines de tests) d’un traitement visant à améliorer leurs fonctions cognitives sans effet négatif décrit.
Impact sur les animaux
Aucun phénotype dommagable n’a été rapporté lors d’études précédentes de la lignée de souris étudiée. L’injection du traitement par voir intra-péritonéale entraînera une légère douleur. Les souris seront soumises à un stress léger ou modéré lors des tests comportementaux (stimuli lumineux et changement ponctuel du pH de l’eau (acidification de l’eau de boisson en cage d’hébergement, qui rend plus appétente l’eau lors des tests d’apprentissage réalisés en dehors de la cage d’hébergement)) afin de favoriser l’apprentissage et ainsi réduire la durée des tests. Cela permet d’optimiser la durée de la procédure globale. L’apparence des animaux (état du pelage qui doit rester brillant et propre, perte de poids visible par saillie des hanches) sera surveillée au cours des manipulations quotidiennes des animaux pendant les tests comportementaux.
Devenir
Tous les animaux de la lignée transgénique étudiée seront mis à mort car nous allons faire des prélévements (cerveau, foie, muscles …) pour faire des études approfondies des tissus et des processus moléculaires
Remplacement
La compréhension des mécanismes de maladies génétiques associées à des retards mentaux requiert l’étude d’un organisme vivant dans son intégrité. L’utilisation d’animaux est donc nécessaire notamment pour évaluer l’effet d’un traitement sur les processus cognitifs et moteurs. La souris est une espèce suffisamment proche de l’Homme, physiologiquement et génétiquement, chez laquelle nous pouvons modéliser des pathologies humaines.
Réduction
Les effectifs nécessaires ont été calculés par rapport aux études précédentes afin d’obtenir des résultats robustes. Nous analyserons les résultats de chaque test avec des tests statistiques adaptés. Nous prélèverons un maximum d’échantillons (organes, tissus…) sur chaque animal afin de pouvoir créer une banque pouvant être utilisée dans d’autres études.
Raffinement
Les animaux seront maintenus en groupes sociaux stables. Les animaux auront une eau de boisson quotidienne légèrement aversive afin de faciliter l’apprentissage du test par renforcement positif (la récompense dans le test d’apprentissage est constituée par du lait mélangé à du sirop de fraise) sans à avoir subir de privation ou de renforcement négatif. La boisson sucrée présentée dans le test devient d’autant plus appétente que l’eau de boisson quotidienne est acide ; cela renforce donc l’apprentissage des animaux, sans les priver. Des études précédentes ont montré que les souris ne perdent pas de poids malgré l’acidité de l’eau quotidienne.
Choix des espèces
La souris est l'espèce de choix pour générer des modèles de maladies humaines. Son anatomie, sa physiologie et sa génétique sont bien connues. De plus, les méthodes pour la manipulation génétique de ces animaux sont les plus développées. La nécessité d'utiliser des transgéniques est liée à l'absence de tout mutant spontané dans une espèce de mammifères qui correspond à la pathologie humaine étudiée (trisomie). Les souris seront testées une fois adultes (8 semaines). Nous avons choisi cet âge car il correspond à une période hors développement. Les patients porteurs de trisomie montrent des défauts cognitifs à l’âge adulte.
Évaluation du rôle de l’ankyrine 3 (ANK3) dans la régulation du système sérotoninergique et des comportements anxio/dépressifs associés chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
448 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles subissent une à deux chirurgies cérébrales, un isolement de vingt-quatre heures, jusqu'à vingt et une injections, une privation de nourriture et trois tests comportementaux d'anxiété et de dépression, avant d'être tuées pour prélever le cerveau. Le porteur mentionne un "modèle validé" exposant les souris à un médiateur du stress et les rendant résistantes aux antidépresseurs, sans détailler ce qu'elles subissent dans ce modèle. Il affirme qu'étudier des comportements complexes impose de travailler sur un modèle animal.
Objectifs
Avec un taux de 15 à 20 % pour la population générale, la dépression majeure est le trouble psychiatrique le plus fréquent. L’Organisation Mondiale de la Santé prédit que la dépression majeure va devenir la première cause d’handicap d’ici 2030. Cependant, malgré la grande variété de médicaments disponibles pour traiter cette maladie, deux problèmes majeurs restent encore non résolus : un tiers des patients ne répondent à aucun traitement, et il existe un délai de 3-8 semaines avant le début de la réponse thérapeutique. Ces questions mettent l’accent sur la nécessité d’intensifier les recherches afin de développer des traitements plus efficaces et d’accélérer la réponse antidépressive. Un déficit de sérotonine dans le cerveau serait une des causes neurobiologiques de cette maladie psychiatrique. L’objectif principal des traitements actuels est donc de rétablir des taux normaux de sérotonine. Le segment initial de l’axone (AIS) est un élément clé de régulation de l’activité électriques des neurones. Ce projet vise à mieux comprendre le rôle de l'AIS dans la régulation des neurones qui produisent la sérotonine. Ceci pourrait permettre de découvrir un rôle crucial de l’AIS dans la régulation de l’humeur et ainsi identifier une nouvelle cible pour le développement de stratégies thérapeutiques antidépressives innovantes.
Bénéfices attendus
Ces études devraient permettre de mettre en évidence le rôle du segment initial de l’axone (AIS) dans la régulation d'un neurotransmetteur, la sérotonine et des comportements émotionnels associés. La perspective à plus long terme sera de proposer de nouveaux traitements anxiolytiques et/ou antidépresseurs plus efficaces que ceux actuellement disponibles en agissant sur l’AIS. Enfin, nous croyons que les résultats du présent projet aideront à orienter les recherches futures axées sur les causes de la dépression.
Procédures
1 ou 2 chirurgies sous anesthésie générale d'environ 30 minutes. Isolement de 24 heures suite à une chirurgie. 1 à 21 injections (10-20 secondes). Jeûne de 24 heures avant un test comportemental. Les souris seront exposées à 3 tests comportementaux destinés à évaluer le niveau d'anxiété ou de dépression, espacés d'au moins 24h et durant chacun entre 5 et 10 minutes. Certains animaux recevront des injections quotidiennes pendant 1 à 21 jours qui impliquent une contention d'environ 10 à 20 secondes.
Impact sur les animaux
Les chirurgies impliqueront une anesthésie générale d'environ 30 minutes et pourront être suivies d'une douleur modérée au niveau de l'incision pendant les heures qui suivent le réveil. Une partie des animaux subira une deuxième chirurgie pour l'implantation d'une sonde qui implique les mêmes nuisances. Les injections quotidiennes pendant 1 à 21 jours induisent un stress léger d'environ 10 à 20 secondes. Certains animaux seront exposés à des tests comportementaux pouvant induire un stress léger à modéré pendant 5 à 6 minutes. Certains animaux seront exposés à un test qui nécessite une privation de nourriture de 24h, ce qui peut engendrer du stress modéré.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour récupérer le cerveau afin d’analyser les résultats du traitement.
Remplacement
L’objectif du projet est l’étude de comportements complexes, les symptômes de type anxio-dépressifs, sous tendus par des modifications électrophysiologiques et neurobiochimiques du système sérotonine. Pour cela il est indispensable de travailler sur un modèle animal.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé sur la base de nos études antérieures et est réduit au minimum nécessaire pour obtenir une puissance suffisante pour les analyses statistiques. Afin de limiter le nombre d'animaux, les comportements seront étudiés sur les mêmes individus en prenant soin de limiter le nombre total de tests à 3. De même, les analyses complémentaires seront réalisées sur les souris utilisées pour l'évaluation comportementale.
Raffinement
Les animaux sont habitués à l'expérimentateur lors de 3 séances de manipulation. Les animaux sont suivis de manière quotidienne par du personnel formé au soin. Si une altération de l'état est observée (isolement, baisse du comportement exploratoire, attitude prostrée, expression faciale modifiée, défense à la manipulation), une grille de scoring est utilisée pour déterminer la conduite à tenir. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale. En cas de signes de douleur dans les heures/jours qui suivent , les animaux sont traités par un analgésique.
Choix des espèces
Les souris génétiquement modifiées sont aujourd’hui le principal modèle animal pour l’étude du rôle de certaines protéines dans différentes fonctions biologiques. Dans ce projet, l’utilisation d’un modèle original de souris présentant une perturbation de l'AIS spécifiquement dans les neurones permettra de déterminer le rôle de cette structure sur le comportement émotionnel. Il n'existe pas d'outil équivalent dans une autre espèce. Ce rôle sera notamment déterminé dans un modèle validé d'exposition à un médiateur du stress. Ce modèle présente la particularité de conduite à une résistance aux traitements antidépresseurs conventionnels. Il s’agit d’un modèle de résistance aux antidépresseurs chez l’adulte. Les expériences débuteront sur des animaux âgés de 8 semaines.
Utilisation de pigeons bisets domestiques pour la capture d’Aigles de Bonelli à des fins de conservation
- Conservation des espèces
- Protection de l’environnement
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
65 pigeons bisets domestiques vont être utilisés comme appâts vivants, dont une quarantaine tués par l'aigle qu'ils servent à capturer et vingt-cinq ensuite adoptés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Chaque pigeon est attaché, exposé à la vue du prédateur jusqu'à trente-six heures et isolé, puis, pour la majorité, subit l'approche et l'attaque de l'aigle avant la mort, d'une durée de trois à dix minutes. Le porteur décrit ces contraintes sans détour et prévoit d'euthanasier les rares individus seulement blessés. Il affirme que la capture de proies mortes ne fonctionne pas pour cette espèce et que seuls des appâts vivants permettent d'attirer l'aigle de Bonelli, au nom de la conservation de l'espèce.
Objectifs
Dans le cadre de la conservation de l’Aigle de Bonelli, espèce classée en danger critique d’extinction dans les régions qu’elle habite en France en raison de son petit effectif, une des actions prioritaires est la définition des domaines vitaux de chacun des couples d’Aigle de Bonelli nicheurs en France (actuellement 47 couples) par le suivi par GPS, ceci dans l’objectif de mieux préserver chacun des territoires de chaque couple connu de l'espèce. La récente colonisation de nouveaux sites de reproduction non connus pour avoir été historiquement occupés par l’espèce nécessite d’améliorer notre compréhension des déterminants des domaines vitaux (sélection de l’habitat, proximité avec des couples nicheurs voisins, taille des domaines vitaux…) afin d’anticiper au mieux la colonisation de nouveaux sites favorables non encore connus, et donc non encore protégés. L'Aigle de Bonelli est un grand rapace prédateur, se nourrissant uniquement de proies vivantes (lapins, perdrix, pigeons). La seule manière de capturer les aigles adultes établis sur un territoire de reproduction est de les attirer à proximité d'un piège à l'aide d'une proie vivante qu'ils ont l'habitude de chasser. Nous utilisons donc des pigeons bisets domestiques d'élevage, vivants, attachés par un harnais au milieu du piège pour attirer les aigles.
Bénéfices attendus
Les bénéfices du projet portent intégralement sur l'amélioration de la compréhension de l’utilisation des habitats par l'Aigle de Bonelli, espèce classée en danger d'extinction en France par l’Union Internationale de Conservation de la Nature section France (2016). Le but est d’améliorer notre capacité à conserver l’espèce à l’échelle de chacun des sites qu’elle occupe. Pour ce, il faut capturer les aigles pour les marquer et les suivre à l’aide de balises GPS. Les données GPS permettent de déterminer les domaines vitaux et les habitats fréquentés. Nous devons obtenir une connaissance quasi-exhaustive des domaines vitaux de la population française d’Aigle de Bonelli et son utilisation des habitats, afin de protéger au mieux chaque couple de l’espèce nichant en France. Pour connaitre leurs besoins en termes de domaines vitaux (lieux de chasse, de reproduction), la seule méthode possible est la capture d’au moins un adulte par territoire, et l’équipement à l’aide d’un équipement télémétrique (GPS avec transmission des données en GSM). Le but est de maintenir, voire améliorer, la productivité des couples nicheurs, et leur survie; et à terme l'installation de nouveaux couples. Pour ce, nous devons consolider les connaissances scientifiques sur la taille et le fonctionnement démographique et spatiale de la population nationale. Cela nous permettra d'anticiper de potentielles colonisations de nouveaux sites par des mesures de protection préventives, favorisant l'établissement de nouveaux couples.
Procédures
Les nuisances sont les contraintes imposées aux pigeons domestiques (élevés en captivité) utilisés comme appâts vivants pour la capture des aigles. Ces contraintes sont: 1) le transport de l’élevage à l’hébergement, et de l’hébergement au lieu de capture d’aigle (15min à 1h par trajet ; notons que ce sont des oiseaux d’origine domestique, habitués à la présence humaine, et qui ne présentent pas de symptôme de stress pendant ce transport); 2) la contention par attache, dans une place exposée à la vue des prédateurs (max. 36h, avec alimentation et boisson à volonté) ; pendant cette contention, il s'ajoute une contrainte d’isolement: les pigeons sont des espèces grégaires, mais ils seront isolés pendant toute la procédure (transport, habituation par 'appâtage', et capture d'un aigle). Nous n'envisageons pas d'accroître le nombre de pigeons utilisés dans le seul but de réduire cette contrainte d'isolement ; 3) souffrance pendant l’approche puis l'attaque par leur prédateur avant la mort (durée de 3 à 10 min).
Impact sur les animaux
Les aigles n’attaquent pas systématiquement le pigeon dès sa première mise à disposition sur un site de capture. Il faut donc habituer les aigles à venir se nourrir sur le site de capture. Nous estimons qu’au maximum 25 pigeons (38 %) ne seront exposés qu’aux stress de transport et d’attache sur site pendant la phase d’habituation (avec maximum deux expositions par pigeon). Pour les 40 pigeons (62%) qui seront exposés à une attaque par un aigle, dans 98 % des cas, le pigeon sera tué au cours de l'attaque. Dans les 2% de cas restants où le pigeon survivra (0 à 2 pigeons sur les 5 ans du projet), ses blessures seront importantes et nécessiteront une mise à mort immédiate pour abréger les souffrances et la douleur.
Devenir
Le succès de capture étant incertain, sous l’hypothèse de 10 réalisations du scénario ‘réaliste’ (celui nécessitant 7 pigeons par territoire), sur les 65 pigeons à utiliser, nous prévoyons les devenir suivants: 1) 39 (60%) mourront immédiatement de l'attaque par l'aigle; 2) 0 à 2 (2%) seront seulement blessés par l'aigle, et seront euthanasiés immédiatement après l'immobilisation de l'aigle, 3) 25 (38%) ne seront pas attaqués par un aigle, et seront ramenés au lieu d'hébergement entre les sessions d'utilisation, seront mis au repos pour une durée minimale de 4 jours, et seront réutilisés ultérieurement au maximum 1 fois pour une session d’appâtage (évalué comme ‘gravité modérée’). Leur comportement sera surveillé dans la volière. En cas d’apathie ou de d’absence de nourrissage, ils ne seront pas réutilisés et adoptés. En cas de doute, l’avis du vétérinaire sera demandé. En fin de projet, si ces 25 pigeons sont encore vivants, ils seront intégrés dans des élevages de pigeons domestiques maintenus à titre privé (= adoptions).
Remplacement
La capture d’aigles de Bonelli avec des proies mortes, ou de la viande, a été testée mais ne fonctionne pas pour cette espèce qui n'est pas charognarde. Aussi seule l’utilisation d’appâts vivants permet de les attirer dans un piège. Parmi les proies communes pour cette espèce, le pigeon domestique a été sélectionné car disponible dans des élevages. La stratégie nationale de conservation retenue pour l’espèce nécessitant des suivis télémétriques (GPS) sur tous les territoires de l’espèce, y compris les nouveaux territoires, nous n’avons pas de moyen pour nous passer de la capture d’aigles de Bonelli, à l’âge adulte, sur leur territoire de reproduction. Une alternative serait le marquage de poussins, au nid avant qu’ils ne s’envolent, mais ils ne se cantonnent sur des sites de reproduction que 3 à 5 ans plus tard (maturité), ce qui est incompatible avec la durée de vie des balises GPS existantes (2 à 3 ans). De plus, les taux de survie normaux des jeunes et immatures sont assez faibles (0.49% la 1ere année, 0.57% la 2eme année), ce qui reviendrait à marquer 5 fois plus d’oiseaux que nécessaire. Enfin, cela ne répondrait que partiellement au sujet, une partie des nouveaux reproducteurs provenant de la population sauvage d’Espagne (Catalogne), où ils ne seraient pas marqués au nid avant l’envol.
Réduction
Le nombre de pigeons utilisés au cours des 5 ans du projet sera ≤ à 65 (entre 30 et 65), basé sur l'objectif de capturer 1 aigle sur 10 territoires (soit 10 aigles). Pour 1 tentative de capture sur 1 territoire, nous devons utiliser 3 à 7 pigeons, ce nombre dépendant de la rapidité d’habituation de l’aigle à venir s’alimenter sur les pigeons présentés. Pour réduire le nombre de pigeons stressés lors de « l’appâtage », nous réutilisons les pigeons non-prédatés, 1 fois par pigeon, et après ≥ 7 jours de récupération. Une tentative de capture se décompose en 2 phases : HABITUATION puis CAPTURE. 1) La phase d’habituation a pour but d’habituer l’aigle à consommer cette proie à l’endroit choisi, l’habituation étant considérée acquise une fois que l’aigle à prédaté 2 pigeons sur 1 site. Cette phase dure max. 6 jours consécutifs, avec 1 pigeon déposé tous les 2 jours (un même pigeon est déposé un matin et récupéré le lendemain soir si non-prédaté, soit 36h max., et ramené en volière pour récupération). Si l’habituation échoue sur le 1er site, nous recommençons sur un 2ème site. S’il y a à nouveau échec, nous abandonnons la capture et la réessayons l’année suivante. 2) Une fois l’habituation acquise, la phase de CAPTURE démarre. Nous nous donnons 4 jours consécutifs pour réussir la capture, avec 1 pigeon utilisé comme appât. Un pigeon est utilisé sur 14h max. (du matin au soir), puis il est ramené à l’hébergement. Un nouveau pigeon est utilisé le lendemain. Sur la base de l’expérience passée, nous attendons 3 scénarios : 1) scénario ‘idéal’ pour 3 territoires, avec capture dès le 5ème jour (3 pigeons tués), 2) scénario ‘échec total’ pour 1 territoire (3 pigeons stressés, 0 tué), à refaire l’année suivante, 3) scénario ‘réaliste’, avec habituation sur 2 sites, et capture de l’aigle au bout de 3-4 jours, pour 6 territoires + le territoire avec échec total (4 pigeons tués, 3 pigeons stressés). Le produit de ces effectifs par les probabilités de chaque scénario donne 37 pigeons tués et 21 pigeons stressés à deux reprises = 58 pigeons. Sous l’hypothèse de 10 réalisations du scénario ‘réaliste’ (celui nécessitant le plus de pigeons), l’autorisation est demandée pour 65 individus max., correspondant à 40 pigeons tués et 25 pigeons stressés à deux reprises. En cas de prédation par un mammifère terrestre pendant une phase d’habituation (ce qui est très rare), une clôture électrique sera déployée afin de protéger les pigeons à utiliser ultérieurement sur ce même site.
Raffinement
Nous n'utilisons que des pigeons d'origine domestique captive car cela permet qu'ils soient habitués à la présence et la manipulation par l'humain, ainsi qu'à la contention (hébergement en volière, transport, manipulation). Les séances d’habituation et de capture d'aigle n'ont lieu que dans des conditions favorables pour les pigeons (pas de pluie, t° à découvert inférieure à 30°C, pas de fréquentation humaine, p. ex. pas de chasse). De l’eau et de la nourriture sont mises à leur disposition. Il n'y aura donc pas de séance d'habituation et capture en période estivale (mi-juin à fin septembre). L’état du pigeon sur le site de capture pendant les sessions d’habituation sera suivi à distance à l’aide d’un piège photographique communiquant (1 photo transmise par heure par SMS). En cas de pigeon supportant mal l’attache (immobile, hyperactivité, port de tête ou position anormale), nous irons le récupérer le plus tôt possible. Et si le pigeon est encore vivant au bout de 36h (soir du 2ème jour d’attache), nous irons le rechercher, et le remplacerons par un nouveau pigeon, de manière à ce que les pigeons non-prédatés passent au maximum une nuit à l’attache. Lors d’une session de capture, en cas de pigeon uniquement blessé, encore vivant au moment de l’immobilisation de l’aigle (0 à 2 cas attendu sur 5 ans), nous procèderons dès que possible (dans les 3 à 10 minutes, délai déterminé par le comportement de l’aigle) à son euthanasie afin de minimiser son temps de souffrance.
Choix des espèces
Pour qu'une méthode de capture d'un prédateur à l'aide d'appâts soit efficace, il est indispensable d'utiliser des proies naturellement consommées par le prédateur. Nous avons donc choisi le pigeon biset domestique (Columba livia forma domestica), provenant d’élevages, car cette espèce est la plus proche des proies naturelles caractéristiques de l’Aigle de Bonelli (perdrix, pigeons, lapins); et car l'espèce est facilement disponible dans de nombreux élevages. Ces pigeons sont nés et élevés en volière externe et ont l’habitude de la présence humaine à proximité et de la captivité, ce qui réduit leur stress lié aux manipulations et transports. Nous n'utiliserons que des adultes, les jeunes pigeons apparaissant plus stressés par les manipulations et par l'isolement que les adultes.
Etude de la chondroïtine sulfate comme nouvel agent thérapeutique dans le cadre du traitement de l’accident ischémique cérébral chez l’animal vigile
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent trois chirurgies, dont l'induction d'un accident vasculaire cérébral sur animal éveillé, seulement sous analgésie et anesthésie locale, puis des séances de contention, d'imagerie et de tests de récupération fonctionnelle. Le porteur reconnaît le stress lié à la survenue de l'AVC chez la souris éveillée et les déficits fonctionnels qui en résultent, et fixe des points limites déclenchant la mise à mort. Il affirme que les approches in vitro ne reproduisent pas l'AVC et teste une molécule déjà employée chez l'humain, la chondroïtine sulfate.
Objectifs
L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) est la 1ère cause de handicap acquis chez l’adulte, posant un problème majeur tant dans le domaine de la santé publique que sur le plan humain. Chaque année environ 17 millions de personnes dans le monde connaitront un épisode d’AVC pouvant entrainer des séquelles plus ou moins sévères voir la mort de l’individu. Actuellement, la prise en charge des patients repose sur l’injection intraveineuse de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) recombinant (lyse du caillot sanguin) associée ou non à la thrombectomie (intervention mécanique). Toutefois, seule une faible proportion des patients (inférieur à 10%) y sont éligibles. L’AVC est donc un problème de santé publique et nécessite le développement de nouvelles approches thérapeutiques afin d’élargir la prise en charge des patients. L'objectif de ce projet est donc d'étudier la capacité de la Chondroïtine Sulfate (CS) à améliorer la lyse des caillots en synergie avec le tPA et de regarder l’impact sur les lésions cérébrale, les variations hémodynaliques ainsi que la récupération fonctionnelle suite à un AVC ischémique. Dans l'optique d’adopter une démarche translationnelle dans ce projet de recherche nous ferons usage d’un modèle davantage en adéquation avec la clinique notamment le modèle murin d’AVC ischémique chez l’animal vigile qui a été précédemment mis en place dans notre laboratoire. Ce modèle permet d’exclure tout impact de l’anesthésie sur les évènements associés à cette pathologie. En effet, les agents anesthésiants peuvent modifier le fonctionnement cérébral et notamment au niveau de la dynamique du réseau vasculaire ce qui peut interférer avec le décours de l’AVC mais également biaiser les résultats obtenus quant à l’efficacité de certaines molécules.
Bénéfices attendus
Grâce à la démarche translationnelle que nous adopterons lors de ce projet, les résultats de nos travaux permettront de démontrer l'intérêt de la Chondroïtine Sulfate, une molécule déjà utilisée chez l’Homme, notamment dans le traitement de l’arthrose. Ce traitement visera à améliorer la prise en charge des AVC ischémiques en favorisant la lyse des caillots en synergie avec le tPA.
Procédures
Les animaux seront soumis à : - 3 chirurgies : Une chirurgie de pose de prothèse crânienne de 20 minutes sous anesthésie générale avec une couverture analgésique. Une chirurgie permettant une pose de cathéter caudal et l'accès à l'artère cérébrale moyenne par craniotomie sous anesthésie générale et couverture analgésique d'une durée de 30 à 45 minutes. Une chirurgie d'induction de l'ischémie sans anesthésie générale, sous couverture analgésique et sous anesthésie locale d’une durée de 40 minutes. - 2 protocoles comportementaux : Un protocole d'habituation à la contention et à l'IRM vigile par jour pendant 4 jours consécutifs, avec des sessions augmentant progressivement de 15 min jusqu'à 1h15 au total. Un protocole de récupération fonctionnelle à 24 heures post-AVC avec des sessions durant moins de 5 minutes par souris au total pour le premier test de comportement et une session de 1 minute par souris pour le second test de comportement. - 2 protocoles d'imagerie vigile : 5 acquisitions par échographie ultrasonore, où chaque acquisition dure 5 minutes (15min avant AVC, 10 min, 20min 60 min et 24h post-AVC). Une acquisition à l'IRM de 15 minutes, 24 heures après l’AVC.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables susceptibles d'apparaître chez les animaux lors de la procédure incluent le stress lors des premières sessions d'habituation à la contention, les douleurs postopératoires après la pose de la prothèse, la perte de masse corporelle après les anesthésies et l'induction de l'AVC, les douleurs post-opératoires après la chirurgie d'accès à l'ACM, le stress dû à la survenue de l'AVC chez la souris éveillée, et les déficits fonctionnels à la suite de l'AVC.
Devenir
Le caractère sévère des procédures suivies par tous les animaux ce projet rends impossible toute réutilisation ou proposition à une adoption. A la fin de chaque procédure les animaux seront donc mis à mort.
Remplacement
Les expériences in vitro ou ex vivo ne parviennent pas à reproduire parfaitement l'AVC en raison des multiples interactions cellulaires et tissulaires au sein du système nerveux central. Par conséquent, les procédures expérimentales de ce projet ne peuvent être remplacées par d'autres méthodes ne faisant pas appel à l'utilisation d'animaux vivants. Les techniques de substitution ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information pour évaluer une récupération fonctionnelle.
Réduction
Conformément à la règle des 3R, le nombre d'animaux nécessaires au projet a été réduit au maximum, en se basant sur l'expertise acquise dans la réalisation des gestes techniques, ainsi que sur les données d'études antérieures utilisant le modèle d’AVC ischémique chez l’animal vigile. Ces études ont démontré des résultats significatifs tout en réduisant au maximum les effectifs. Nous avons pris soin de déterminer un nombre minimal d’animaux, respectant ainsi le principe de réduction, tout en garantissant la bonne acquisition des gestes techniques et chirurgicaux, ainsi que la reproductibilité des résultats. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité et de la sensibilité des méthodes employées, ainsi que de l'expertise nécessaire à la réalisation précise des gestes techniques. L'utilisation d'outils d'imagerie non invasive tels que l'IRM et l'échographie contribue significativement à réduire le nombre d'animaux nécessaires dans le projet. Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet (nombre d’animaux total de 120) a été évalué via un test d’analyse de puissance (α égal à 0.05 ; β égal à 0.8). Les échantillons sont suffisamment importants pour pouvoir utiliser des tests paramétriques de type ANOVA à deux facteurs puis le test post-hock de Dunette. Nous pourrons également utiliser des tests de Mann-Whitney et de Wilcoxon.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Les cages seront enrichies (coton et papier kraft en quantité pour la fabrication d'un nid, ainsi que des paillettes). Les souris sont surveillées quotidiennement par du personnel qualifié. Une attention particulière est accordée à l'état général, à l'évolution de la masse corporelle, ainsi qu'au comportement de chaque animal. Les animaux seront gardés en acclimatation avant expérimentation pendant une semaine. Puis ils seront habitués à la manipulation chaque jour pendant une semaine avant le début du protocole, afin de limiter le stress lié à l'expérimentateur, et apprendre aux souris à coopérer. Le protocole d'habituation progressif à la contention permet de réduire le stress des souris lors de l'induction de l'AVC et de l'imagerie vigile. Durant l'induction de l'AVC, les souris sont sous analgésie et sous anesthésie locale au niveau de l'ACM. Les yeux de la souris sont couverts afin de ne pas l'éblouir avec la lampe de la loupe binoculaire et des bouchons d'oreilles sont prévus pour l'IRM vigile afin de réduire le bruit ambiant. Après la chirurgie d'induction de l'AVC, une période de récupération de 3 jours est prévue : les souris disposent de croquettes humides dans une coupelle placée au sol pour faciliter la prise de nourriture et l'hydratation. Les expériences seront réalisées en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal. Concernant l'application des points limites, les animaux seront mis à mort dans l'une des situations suivantes : - signes de douleur extérieure indexés sur le grimace-scale souris (NC3Rs) (Score supérieur à 5 plus de 48h) ; - absence de réaction ; - animal inactif dans sa cage ; - complications chirurgicales inattendues (hémorragie impossible à stopper, détresse cadio-respiratoire, échec) ; - perte de poids supérieur à 20%. - décollement de la prothèse crânienne.
Choix des espèces
La souris (mus musculus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des neurosciences, et notamment dans le cadre de développement de stratégies de thérapies pharmacologiques. C’est également l’espèce de référence pour étudier l’inflammation et l’ischémie cérébrale dans la littérature. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier les évènements précoces au cours de l’AVC ischémique. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. De plus, un travail préliminaire de développement du modèle d’AVC ischémique chez l’animal vigile au laboratoire a été mené chez le souris et permet d’avoir une expertise pour l’application de ce protocole chez la souris.
Impact de la dérégulation de métabolites-cibles déficitaires au cours du vieillissement dans la mise en place de la sarcopénie et des désordres métaboliques liés à l’âge et potentiel thérapeutique de leur supplémentation – EU1/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système musculosquelettique
2 060 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des gavages ou injections quotidiens jusqu'à deux mois, sont isolées quarante-huit heures pour la calorimétrie, subissent des prélèvements sanguins et une série de tests moteurs (rotarod, marche, force de préhension, suspension, tapis roulant) et de tolérance au glucose, avant d'être tuées pour prélever leurs tissus. Le porteur reconnaît le stress de l'isolement, des mises à jeun et des gavages répétés pouvant irriter l'œsophage. Il affirme que l'action systémique des métabolites ne peut être étudiée que "in vivo" et justifie des groupes de dix animaux par la variabilité liée au vieillissement.
Objectifs
Avec l'augmentation de l'espérance de vie, améliorer ou préserver la santé et la qualité de vie des personnes âgées afin qu'elles puissent être autonomes le plus longtemps possible représente un enjeu majeur de santé publique. La sarcopénie, qui se caractérise par une perte de la masse et de la force musculaire avec l’âge, joue un rôle critique dans la perte de mobilité du sujet âgé. Si le vieillissement d’un tissu a une origine intrinsèque, il peut également résulter du vieillissement global de l’organisme, notamment via des altérations de la communication entre les organes. Or, il a récemment été montré que le vieillissement du tissu adipeux blanc (TA) pouvait avoir un impact délétaire sur la fonction musculaire, soulevant l’intérêt de comprendre la communication TA-muscle au cours du vieillissement. Parmi les médiateurs de cette communication, on retrouve les métabolites, de petites molécules organiques intermédiaires du métabolisme. Or, nos données préliminaires ont permis de mettre en évidence un défaut de production de certains métabolites par le TA âgé qui corrèle avec une diminution de leur concentration circulante et intra-musculaire chez la souris âgée. Compte tenu de leur importance dans le maintien de l'intégrité musculaire, un défaut d’approvisionnement des métabolites du TA vers le muscle au cours du vieillissement pourrait participer au développement du processus sarcopénique ainsi qu’aux désordres métaboliques qui lui sont associés (intolérance au glucose, résistance à l’insuline). Ainsi, l'objectif de ce projet est 1. de tester si une carence en métabolites-cibles identifiés comme sous-produits par le TA avec l’âge participe à la faiblesse musculaire et aux désordres métaboliques qui lui sont associés. 2. de tester si supplémenter ces métabolites - individuellement ou en combinaison - chez la souris âgée (afin de restaurer leur disponibilité systémique) permet de prévenir/contrecarrer la mise en place de la sarcopénie et des désordres métaboliques liés à l'âge. Ce projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs (EU1 et EU2), certains équipements nécessaires au phénotypage de nos animaux n’étant disponibles que dans l’EU1 ou que dans l’EU2.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre la physiopathologie de la sarcopénie liée à l’âge en évaluant l’impact d’une carence en métabolites-cibles (précédemment identifiés comme étant déficitaires au cours du vieillissement) sur la mise en place des désordres musculaires et métaboliques associés à l’âge. Le potentiel thérapeutique de leur supplémentation chez la souris adulte/âgée devrait nous permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour prévenir/contrecarrer le développement du processus sarcopénique ainsi que les désordres métaboliques qui lui sont associés.
Procédures
Certains animaux recevront un traitement pharmacologique quotidien soit par gavage (moins de 15 secondes par souris), soit par injection intra-péritonéale ou sous-cutanée (moins de 15 secondes par souris) pour une durée maximale de 2 mois (EU1/2). D'autres animaux seront supplémentées avec les métabolites-cibles de façon non invasive pour une durée de 2 à 6 mois en intégrant ces molécules à leur eau de boisson ou à leur nourriture (EU1/2). Ces animaux pourront être soumis à des prises de sang à la veine de la queue (espacées d'au moins 6 semaines, durée approximative d'intervention : 10 minutes par souris) (EU1/2). Leur composition corporelle sera mesurée de façon non invasive grâce à un système de résonance magnétique nucléaire (RMN) (temps de mesure moyen par souris : 90 secondes) et leur dépense énergétique par calorimétrie indirecte (isolement en cage individuelle pendant 48h) (EU2/2). Leur fonction musculaire pourra être évaluée à l'aide de différent tests non invasifs (mesure de l'équilibre avec le système Rotarod (durée: 5 minutes maximum, répétée 2 fois avec 15 minutes de repos entre 2 essais ; analyse de leur démarche lors d'une marche spontanée à l’aide d’un test de distribution pondérale cinétique (KWB) (durée approximative: 5 minutes), mesure de leur force musculaire grâce à un dynamomètre relié à une grille (durée totale approximative: 5 minutes, 3 mesures consécutives séparées par 1 min de repos, expérience répétée une fois après 15 min de repos), test de suspension sur une grille inversée (durée dépendante des capacités de l'animal: de quelques secondes à 30 minutes), course sur tapis roulant (durée dépendante des capacités de l'animal: de quelques minutes à 45 minutes) (EU1/2). Des tests de tolérance au glucose (GTT) et à l'insuline (ITT) pourront également être réalisés (prélèvements de sang durant les GTT/ITT pour la mesure de la glycémie à 8 temps donnés espacés de 15 minutes minimum (8 x 5 secondes) suite à un gavage au glucose (moins de 15 secondes par souris) pour la GTT ou une injection intra-péritonéale d'insuline (moins de 15 secondes par souris) pour l'ITT (EU1/2). L'ensemble de ces tests pourront être répétés jusqu'à 4 fois dans la vie de l'animal, avec une période minimale de 6 semaines entre deux tests.
Impact sur les animaux
Plusieurs nuisances ou effets indésirables sont attendus au cours de ce projet : 1. stress des animaux au moment de leur réception (une période d’acclimatation d’au moins une semaine sera respectée); 2. L’isolement des souris pour la calorimétrie indirecte (48h au total, acclimatation puis mesure) est une source de stress. Les animaux gardent toutefois un contact visuel avec leurs congénères dans les cages voisines et sont rapidement remis dans leur cage d’origine ; 3. stress au moment des manipulations pour les tests de caractérisation de la fonction musculaire et métabolique (habituation des animaux aux expérimentateurs ainsi qu'aux dispositifs expérimentaux); 4. Des gavages répétés quotidiennement peuvent induire une irritation de l'oesophage et des injections intra-péritonéales ou sous-cutanées répétées quotidiennement une douleur au niveau du point d'injection (les sites d'injection seront changés chaque jour) 5. la mise à jeun des animaux représente une source de stress (le temps de jeûne sera limité à 6 heures). 6. les prises de sang à la queue sont source d'inconfort (prélèvement d'un volume restreint de sang (80ul) espacé de 15 jours au minimum)
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de collecter leurs tissus et de procéder à des analyses métaboliques, biochimiques ou d'expression de gènes. Ces études permettront de mieux comprendre les mécanismes tissulaires et cellulaires mis en jeu dans les phénomènes observés.
Remplacement
Ce projet vise à mieux comprendre la physiopathologie de la sarcopénie liée à l'âge et des désordres métaboliques qui lui sont associés, ainsi que leur potentielle amélioration par des stratégies de supplémentation en métabolites-cibles. Ceci nécessite de prendre en compte l'action systémique des métabolites-cibles administrés, ainsi que la contribution relative des différents organes métaboliques au phénotype, ce qui ne peut être réalisé que par une approche intégrée in vivo. Lorsque possible, une partie de l’étude sera réalisée sur des lignées immortalisées de cellules musculaires humaines afin de répondre à des questions plus ciblées ne nécessitant pas une approche intégrée.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaire pour répondre aux différentes problématiques scientifiques exposées dans ce projet a été déterminé en se basant à la fois sur les données bibliographiques actuelles et sur des études préliminaires déjà réalisées par le porteur du projet. Compte tenu de la variabilité des capacités physiques et des paramètres métaboliques généralement observée au sein d’un groupe homogène, des groupes de 10 animaux seront formés afin de pouvoir mettre en évidence des différences statistiques. Ce nombre d’animaux est classiquement utilisé dans la littérature pour réaliser ce type d'études, en particulier dans un contexte de vieillissement, où la variabilité inter-individuelle tend à augmenter avec l'âge. Dans un souci de réduction, le projet a été designé de façon à réaliser plusieurs expériences sur les mêmes groupes d'animaux dès lors qu’elles ne sont pas susceptibles d’interférer les unes avec les autres. De plus, une veille bibliographique sera effectuée afin d'éviter de refaire des expérimentations déjà réalisées par d'autres équipes de recherche sur les mêmes molécules. Les tissus et organes prélevés seront utilisés non seulement pour l’analyse du métabolome (par spectrométrie de masse) mais aussi pour des analyses transcriptomiques, protéomiques et biochimiques. Nous avons en effet mis au point des conditions de préparation des tissus (lyophilisation, pulvérisation) qui nous permettront, à partir de la même poudre, de faire plusieurs analyses en parallèle. Ceci permet d’optimiser et de réduire le nombre d’animaux utilisés dans notre projet.
Raffinement
Les procédures seront réalisées dans le respect du bien-être animal pour limiter la souffrance, la douleur ou l’angoisse des animaux, en respectant les points limites préalablement définis. Lors du transport des animaux, l’enrichissement de leur cage sera multiplié afin de les occuper pendant le trajet (coton salivaire et bouts de bois à ronger en plus du matériel de nidification). Les animaux seront protégés en permanence des intempéries, des rayons du soleil ou des écarts de température. Leur exposition au bruit et aux vibrations sera limitée au maximum et les souris ne seront jamais transférées en présence d’espèces différentes – hors rongeurs – dans le même véhicule. Lors de leur arrivée à la zootechnie, les animaux seront placés en pièce d'acclimatation. Ils seront pris en charge par du personnel de la zootechnie compétent qui vérifie leur état et place de l'enrichissement dans les cages pour amoindrir le stress du transport et permettre aux animaux de faire un nid. Les animaux issus de différents cartons de transport ne seront jamais mélangés lors de la répartition dans les cages d'hébergement. Le caractère grégaire des souris sera maintenu puisque les animaux ne seront jamais seuls en cage (sauf si un isolement est nécessaire pour cause de bagarres). Les cages seront passées en revue deux fois par semaine pour repérer les blessures éventuelles, un comportement anormal (isolement, pas de reflexe de fuite lorsque l'on vient attraper l'animal), maigreur, problème de dentition, et pesés au moins une fois par semaine. Les tests fonctionnels seront réalisés suite à une habituation des animaux aux expérimentateurs ainsi qu'aux dispositifs expérimentaux utilisés, afin de réduire le stress engendré et améliorer la reproductibilité des résultats. De plus, en ce qui concerne la stratégie de supplémentation en métabolites-cibles, une approche physiologique non invasive via leur eau de boisson/nourriture sera privilégiée afin d'améliorer le bien être animal et réduire le stress lié aux expérimentations. Chaque étude est discutée avec l’ensemble de l’équipe de recherche afin de garantir la pertinence de chaque expérience.
Choix des espèces
Nous avons décidé de travailler sur la souris car cette espèce est un modèle bien établi pour l’analyse des fonctions métaboliques et sa cinétique de vieillissement est elle aussi bien documentée. De plus, dans la mesure où nous travaillons sur la problématique du vieillissement, la souris nous permet de réduire le temps d'expérimentation car elle a une espérance de vie plus courte (1 à 3 ans) en comparaison au rat (2 à 3.5 ans) ou au cobaye (4 à 8 ans). Pour cette étude, nous utiliserons des souris de différents âges : 3-6 mois pour les souris « jeunes », 10-14 mois pour les souris adultes d'âge moyen et 18-24 mois pour les souris « âgées » afin de caractériser la contribution d'un déficit en métabolites-cibles dans la mise en place de la sarcopénie et des désordres métaboliques qui lui sont associés au cours du vieillissement.
Identification des neurones du tronc cérébral impliqués dans la régulation de l’activité cardiovasculaire pendant la respiration
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système nerveux
- Système respiratoire
Rats : 1320
2 472 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Les animaux subissent dès l'âge d'une semaine une amputation de phalange sur animal vigile, puis une à deux chirurgies d'une à deux heures et demie, des injections intracérébrales de virus, la pose de cathéters et de sondes et des injections répétées, avant d'être tués pour prélever le cerveau. Le porteur qualifie la phalangectomie de "nuisance" et reconnaît le stress des contentions et des chambres de pléthysmographie, tout en affirmant l'absence d'inflammation liée aux virus. Il indique qu'aucune approche autre que l'expérimentation animale n'est envisageable en l'état, espérant que ces données fonderont de futures études in silico.
Objectifs
La respiration et l'activité du cœur et des vaisseaux sanguins sont contrôlées par des réseaux de neurones situés dans une partie du cerveau nommée tronc cérébral. Ces deux fonctions vitales participent ensemble au renouvellement de l’oxygène (O2) et du dioxyde de carbone (CO2) dans l’organisme. Cependant, nous ne savons toujours pas précisément quels sont les mécanismes nerveux qui permettent à l’activité cardiovasculaire de varier pendant la respiration. L’objectif général du projet est d’identifier les neurones impliqués dans ce processus et d’en expliquer les mécanismes. A l’aide de techniques innovantes basées sur l’utilisation de virus modifiés, nous localiserons d’abord ces neurones avec une grande précision dans le tronc cérébral. Ensuite, il s’agira de stimuler les neurones que nous aurons identifiés afin de mesurer les effets physiologiques provoqués. Dans d’autres expériences basées sur des techniques récentes d’imagerie, l’activité électrique de ces neurones sera enregistrée. Enfin, nous chercherons à savoir comment les paramètres cardiovasculaires et respiratoires contrôlés par ces neurones varient dans le cadre de comportements spécifiques. Les expériences proposées devraient permettre de démontrer que les neurones identifiés participent bien au contrôle cardiovasculaire pendant la respiration, notamment grâce à notre capacité de les activer ou les inactiver. Chez l’homme, ce contrôle nerveux cardiovasculaire que nous étudions est présent chez les individus en bonne santé, tandis qu’il est altéré dans de nombreuses pathologies. Notre projet a donc pour ambition de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans ces processus physiopathologiques dans l’espoir de disposer de nouvelles pistes thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Le projet de recherche proposé vise a améliorer nos connaissances sur le contrôle nerveux de deux fonctions vitales que sont la respiration et le système cardiovasculaire. Les résultats obtenus devraient permettre d'élucider les mécanismes neuronaux à l'origine de la genèse du rythme respiratoire et du couplage cardiorespiratoire. Plus précisément, il s'agit d'itentifier les populations de neurones qui contrôlent l’activité respiratoire et qui régulent l’activité cardiovasculaire et ainsi de mieux comprendre l’origine de la synergie entre les activités respiratoire et cardiovasculaire. Ces mécanismes sont d’une importance cruciale tant d’un point de vue fondamental que clinique. En effet, le fonctionnement normal de ces systèmes garantit l'oxygénation optimale de toutes les cellules de l'organisme, tandis que l’altération de ces mécanismes conduit à des pathologies mortelles telles que l’hypertension artérielle ou encore l’insuffisance cardiaque chronique. Les explorations fonctionnelles réalisées dans ce projet permettront pour la première fois d’établir une relation de cause à effet entre l’activité des neurones identifiés et le fonctionnement en synergie des activités respiratoire et cardiovasculaire. Ces découvertes pourraient donc permettre d'identifier des cibles thérapeutiques potentielles et de lutter plus efficacement contre ces maladies. Nous espérons que les données obtenues dans cette étude permettront également de proposer de nouveaux concepts sur lesquels fonder des études in silico.
Procédures
Une biopsie de la phalange distale sera effectuée sur tous les animaux (rats et souris) âgés d'une semaine. En effet, le jour postnatal 7 (P7) semble être l'âge le plus adéquat pour réaliser cette biopsie. Une seule intervention chirurgicale d'une durée comprise entre 1h30 et 2h30 sera réalisée dans deux procédures chez le rat et/ou la souris. Dans les deux autres procédures, deux interventions chirurgicales d'une durée comprise entre 1h30 et 2h30 seront effectuées chez la souris et/ou le rat. Ces deux interventions seront séparées d'une vingtaine ou d'une quarantaine de jours. Selon les procédures, les animaux seront soumis à différents types d’interventions. Tous les animaux recevront une ou plusieurs micro-injections cérébrales de virus modifiés (une seule fois, durée de l’intervention : 20-30 minutes). Chez certains animaux, une ou deux canules optiques intracérébrales seront fixées à la surface du crâne (une seule fois, durée : 45 minutes environ) et un cathéter sera également inséré dans une artère pour mesurer la pression artérielle (une seule implantation fixe, durée : environ 35 minutes). Dans d’autres cas, une sonde de télémétrie sera implantée en sous-cutané chez les animaux pour mesurer l’activité électrique cardiaque (une seule implantation fixe, durée : environ 40 minutes). Chez d’autres animaux, plusieurs injections de composés pharmacologiques seront réalisées par voie intrapéritonéale (fréquence : 2 injections par jour espacées de 12h, pendant 15 jours ; durée d’une injection sous anesthésie légère: 5 minutes). Enfin, pour mesurer les paramètres respiratoires sur le long terme, certains animaux seront d’abord acclimatés dans un pléthysmographe (1h par jour pendant 10 jours), avant de les placer de nouveau dans cet appareil pour les enregistrements chroniques (1h par jour, pendant 2 semaines environ).
Impact sur les animaux
Les nuisances et les effets indésirables attendus sur les animaux sont inhérents à la mise en œuvre de plusieurs protocoles décrits dans le présent projet. C’est notamment le cas de la phalangectomie sur animal vigile qui représente une nuisance et de l’anesthésie qui en soi génère du stress. Le test de contention utilisé afin de mesurer le niveau de stress des animaux génère également du stress. Le fait de placer les animaux dans une chambre de pléthysmographie de manière répétée ou encore d’effectuer plusieurs fois des injections de composé 21 sous anesthésie induit un stress. Dans tous les protocoles, la douleur, la souffrance et le stress liés aux procédures chirurgicales seront réduits à un niveau minimum grâce à l'emploi d'une anesthésie, d'une antalgie et de soins médicamenteux appropriés. Les responsables de projet ont une grande expérience dans la mise en œuvre des techniques de chirurgie et de la prise en charge ainsi que du suivi post-opératoire des animaux. Une réduction transitoire, plus ou moins marquée de l'activité locomotrice est observée pendant 12 à 24h environ suivant la chirurgie. La cicatrisation complète des plans cutanés suturés est observée dans les 5 à 7 jours qui suivent la chirurgie. Enfin, il n'y aura pas de nuisances ou effets indésirables suite à l'injection intracérébrale des virus utilisés dans ce projet. En effet, il s’agit de virus non-réplicatifs dont le génome a été altéré dans le but de ne produire que certaines protéines essentielles à la fonction virale souhaitée (ciblage et manipulation des neurones d’intérêt). Les données de la littérature et notre propre expérience indiquent que les conditions dans lesquelles ces virus sont injectés (niveau de titre, volumes injectés etc.) n'induisent pas d'inflammation notoire au niveau du site d'injection ou ailleurs dans le cerveau (tissu nerveux sain dans la zone d'injection, cellules aux aspects normaux etc).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de chaque procédure. En effet, dans la plupart des cas le cerveau des animaux devra être prélevé dans le but de localiser les neurones d’intérêt. Dans d’autres cas, le modèle expérimental mis en œuvre nécessitera une euthanasie préalable.
Remplacement
Ce projet a pour but d'élucider les mécanismes de genèse du rythme respiratoire et de couplage entre neurones respiratoires et cardiovasculaires. Pour l’instant, les connaissances incomplètes sur le sujet ne permettent pas d’envisager d’approches autres que l’expérimentation animale pour répondre à ces questions (comme une étude in silico par exemple). En effet, il s'agit de mécanismes physiopathologiques fondamentaux pour lesquels il n'existe que très peu ou pas de résultats antérieurs. Cette absence de connaissances a priori sur ces mécanismes explique donc l'incapacité actuelle à modéliser le fonctionnement des réseaux cardiorespiratoires centraux. Nous espérons que les données obtenues dans cette étude permettront de proposer de nouveaux concepts sur lesquels fonder des études in silico.
Réduction
Le présent projet repose sur l’utilisation de techniques modernes, encore jamais employées pour étudier le contrôle central cardiorespiratoire. L'aspect novateur de l'étude garantit des avancées majeures et indispensables sur la physiopathologie de ces systèmes. En particulier, la technique d’enregistrement des activités cellulaires par imagerie du voltage sur la préparation perfusée in situ nous permettra de répondre à de nombreuses questions grâce à la mise en œuvre de plusieurs protocoles expérimentaux. Cela sert le double objectif d’optimisation des aspects scientifiques et éthiques. De plus, la variabilité interindividuelle sera réduite par l’utilisation de souches murines fixées génétiquement. Enfin, une analyse de puissance statistique sera réalisée systématiquement avant chaque expérimentation afin de déterminer le nombre d’animaux nécessaires pour répondre à la question expérimentale. Une fois les expérimentations réalisées, des tests statistiques appropriés permettront de valider ou non la question initiale posée. Les différentes stratégies expérimentales proposées ici nous permettront de réduire le nombre d’animaux utilisés pour servir les objectifs scientifiques de cette étude en utilisant les outils, approches techniques et modèles murins les plus appropriés à chaque partie de l’étude. En particulier l'usage de souches transgéniques chez la souris et le rat, combiné aux approches opto- ou pharmacogénétiques, permet de cibler beaucoup plus spécifiquement les neurones d'intérêt par rapport aux autres techniques existantes, ce qui contribue à la réduction du nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans une animalerie conventionnelle, dans des pièces où la température est contrôlée et dans des cages avec environnement enrichi. Le nombre limite d’animaux par cage sera respecté et les animaux auront accès à l’eau et la nourriture ad libitum. Les animaux seront anesthésiés pour toutes les procédures expérimentales induisant de la douleur, ici des approches chirurgicales. Cette anesthésie, sous forme gazeuse, suit les protocoles standards, notamment pour ce qui concerne les pourcentages de gaz dans l’air lors des phases d’induction et de maintien. Elle sera accompagnée d’une analgésie et d’un suivi post-opératoire rigoureux en utilisant notamment une fiche individuelle de suivi. Les responsables du projet possèdent une grande expérience dans ce domaine.
Choix des espèces
Dans ce projet, deux espèces d’animaux seront utilisées, souris et rats. L’intérêt général de ces deux modèles repose essentiellement dans leur proximité physiopathologique avec l’Homme (transférabilité des résultats), la reproduction rapide des animaux, et les conditions requises pour leur stabulation qui sont relativement peu contraignantes. Le modèle souris présente l’avantage d’être très permissif à la transgenèse, il existe aujourd’hui une banque importante de souris transgéniques qui nous permettra d'identifier précisément les mécanismes en jeu grâce à la variété de recombinaisons génétiques possibles. Le modèle rat présente l’avantage d’être plus robuste physiologiquement que le modèle souris, notamment en ce qui concerne l’approche in situ (voir procédure 3), permettant d’utiliser moins d’animaux (car moins de perte expérimentale) pour chaque objectif expérimental. Les animaux adultes provenant des établissements éleveurs seront maintenus dans l'établissement utilisateur et les expériences seront effectuées sur la descendance. Une biopsie de phalange distale (phalangectomie) sera d'abord effectuée à l'âge d'une semaine (P7), ce qui permettra de réaliser le génotypage et d’identifier ainsi chaque animal. Pour pouvoir comparer les résultats obtenus dans l'ensemble du projet de recherche, toutes les expérimentations reposeront sur des injections virales effectuées à l'âge de trois semaines (P21). A cet âge, le génotype des animaux sera donc connu. Les expérimentations finales des procédures 1, 2 et 4 seront réalisées chez le rat et/ou la souris à l’âge adulte (2-5 mois), et celles de la procédure 3 sera réalisée chez le rat à un stade juvénile (P30-35). Nous cherchons à déterminer les mécanismes générant le rythme respiratoire et le couplage central cardiorespiratoire dans les conditions les plus physiologiques possibles, chez des organismes pleinement développés et non-sénescents. Ces mécanismes sont pour l’instant mieux connus pour les stades développementaux précoces, notamment grâce aux approches in vitro qui ne fonctionnent qu’à ces âges. La préparation in situ, utilisée en procédure 3, est optimale chez le rat juvénile à condition d'être réalisée à P30-35 maximum. C'est donc cette contrainte temporelle qui justifie d'effectuer les injections virales à P21 (sevrage) pour permettre un temps d’expression suffisant des transgènes.
Exploration du métabolisme du fer en physiologie et dans les maladies neurodégénératives et inflammatoires_1
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système nerveux
408 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées légères ou menées sous anesthésie terminale sans réveil. Le porteur indique que 160 d'entre elles reçoivent une injection intrapéritonéale de fer et 80 un prélèvement sanguin à la queue, l'ensemble étant euthanasié pour des nécropsies et des cultures cellulaires. Il décrit peu d'effets attendus de l'injection de fer, l'euthanasie survenant sept jours après. Sur le remplacement, il affirme recourir à des cultures issues des animaux mais conclut que la complexité du cerveau impose pour l'instant le modèle in vivo, en disant surveiller les avancées des organoïdes.
Objectifs
Les héparanes sulfate (HS) sont des sucres complexes. Des mutations ou des défauts dans cette machinerie de recyclage des HS provoquent généralement une accumulation progressive de fragments de sucres partiellement dégradés dans un compartiment cellulaire spécifique; le lysosome. Cela conduit à une pathologie métabolique grave nommée mucopolysaccharidose de type III. Cette maladie neurodégénérative pédiatrique est caractérisée par l’accumulation de sucres défectueux essentiellement dans le cerveau. Les conséquences cliniques de celle-ci sont la perte des facultés d’élocution, de compréhension et de motricité des jeunes enfants atteints ainsi que des décès prématurés. A l’heure actuelle, établir un diagnostic précoce de la pathologie est complexe et aucun traitement ne permet de ralentir la détérioration mentale. Des essais de thérapie génique sont en cours d'étude (notre équipe et collaborateurs). Un premier essai à base de vecteurs a été réalisé chez 4 patients, le suivi de 5 ans montre des résultats encourageants. La poursuite de l’amélioration de cette approche prometteuse continue et des essais précliniques avec le vecteur sont en cours dans notre équipe. Ainsi, d’autres alternatives thérapeutiques restent à être recherchées pour les patients qui seront exclus de cette approche et pour les patients chez qui la thérapie génique aurait échoué. Parmi elles, l’exploration de l’accumulation du fer observée dans le cerveau de patients et dans notre modèle de souris. Les dépôts de fer s’accumulent progressivement avec l’âge aussi bien chez les patients que dans le modèle de souris. Le fer est extrêmement toxique et est capable de produire du stress oxydant, de l’inflammation, voire une mort cellulaire dépendante du fer ou ferroptose. De ce fait, nous souhaitons explorer la ferroptose dans la maladie, en vue de diagnostic et/ou traitement associant la thérapie génique en cours. Les objectifs de ce projet sont de mettre en évidence de la ferroptose dans cette maladie et identifier les populations cellulaires touchées dans le contexte de la maladie de Sanfilippo.
Bénéfices attendus
Ce travail va nous permettre de mieux comprendre la physiopathologie de la maladie de Sanfilippo . A travers l'étude approfondie des cultures cellulaires issues des animaux, nous allons pouvoir decrypter les mécanismes de la ferropotose associés. La modélisation de la surcharge en fer va aussi nous permettre d'étudier avec précision aussi bien sur l’inflammation que le stress oxydant. l'étape suivante sera la perspective de se projeter vers une solution thérapeutique majeure à cette pathologie pédiatrique grave qui n’est actuellement toujours pas soignée.
Procédures
80 animaux vont subir un prélevement sanguin à la veine caudale. Pour les 80 souris cela se fera en quelques secondes avec une couverture analgésique et un anesthésique approprié. Toutes les 368 souris (males et femelles) suivront une anesthésie et analgésie terminale en vue d'une euthanalise réglementaire necessaire à la bonne réalisation des expériences de nécropsie associées (immunologie et culture). 160 souris vont avoir une injection non douloureuse de fer en solution ou de serum physiologique en intrapéritonéale en une seule fois avec un volume réglementaire. c'est un geste qui sera réalisé avec un minimum de contention par des personnes habitués et qui dure moins de 10 secondes.
Impact sur les animaux
160 souris de ce projet recoivent une injection unique en intrapéritonéale d'une solution tamponnée contenant du fer. L'observation de l'animal en continu dans l'heure qui suit permet de déceller toute anomalie synonyme de douleurs (prostration, changement dans l'aspect de l'animal). Le personnel de la zootechnie qui les observent quotidiennement peut détecter d’éventuelles blessures, un comportement anormal ou un amaigrissement. Il n'est pas attendu d'effets particulier car nous avons une euthanasie de l'animal qui se déroule 7 jours après l'injection de fer.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés à l'issue de chaque procédure expérimentale
Remplacement
Quand cela est possible, le modèle animal est remplacé par des cultures cellulaires mais qui reste issues de l’animal. Nous avons une étape « in vitro » indispensable à la compréhension et au décryptage des interactions cellulaires et des voies de signalisation de la ferroptose dans notre modèle Afin de valider ces interactions cellulaires au sein du cerveau, actuellement seul le modèle in vivo peut modéliser les interactions entre plusieurs cellules du cerveau pour une démarche thérapeutique. Nous sommes également vigilantes sur les avancées des modèles organoïdes afin de mettre en perspective le remplacement de notre modèle animal. Pour l’instant, la complexité physiologique et les réponses systémiques de ce projet ne peuvent pas être reproduites in vitro.
Réduction
Un nombre restreint de souris est utilisé dans chaque groupe (n=10) afin de perfectionner la procédure et de maximiser les chances de réussite et de réduire le nombre de pertes potentiels. Notre étude utilise des méthodes expérimentales validées, publiées et utilisées extensivement par les laboratoires de recherche. Les analyses statistiques seront effectuées à l'aide d'un logiciel de statistique performant. des tests statistiques adaptés seront utilisés. Les résultats avec p
Raffinement
Afin de réduire au maximum les douleurs et l’inconfort des animaux, cette étude sera conduite par un expérimentateur formé à l’expérimentation animale et avec le diplôme de chirurgie. Pour les injections IP, elles seront réalisées par un personnel compétent et habitué. De toute façon, nos procédures nécessitent une manipulation fréquente des animaux qui permettra à l’expérimentateur d’observer et d’évaluer l’état de santé de l’animal ainsi que son évolution dans le temps. En particulier, nous observerons : Les altérations physiques : • Les variations du poids de l’animal (et variations de l’ingestion de nourriture et d’eau), flan creusé/dos vouté, yeux enfoncés/vitreux • Les signes cliniques observables (fréquence respiratoire et cardiaque) •Les changements du comportement •Les réponses comportementales aux stimuli externes Tout écart de la normalité sera répertorié et des solutions seront considérées pour pallier à cette situation. L’ensemble de ces 4 critères sera utilisé pour déterminer l’état de santé de l’animale. Dans le cas où une souris montrerait un état de santé détérioré qui ne pourra être amélioré par les traitements (antidouleur, antibiotiques, administrations de solutions glucosées, etc…), la souris sera euthanasiée. En tous cas, une perte de poids supérieure à 20 % dans l’espace d’une semaine est considérée en soi comme un point limite et engendra l’euthanasie de l’animal. Ces cas sont très rares, dans le cadre de nos expériences mais le nombre d’animaux utilisés prend en considération ces éventuelles pertes pour les tests statistiques. Nous réaliserons les expériences anatomiques, cellulaires et moléculaires sur les mêmes animaux utilisés. La technique de préhension de l’animal sera réalisée sans lui tenir la queue suivant les recommandations du service du bien-être animal.
Choix des espèces
Le métabolisme du fer a été très étudié chez la souris qui s'est révélé être un modèle pertinent. Les hypothèses scientifiques sur lesquelles reposent le projet ont été élaborée sur la base de travaux déjà publiés chez la souris. Cette souche mutée est adaptée pour examiner la pathophysiologie de la maladie de Sanfilippo B et développer des thérapies pour les maladies lysosomales. Notre projet de recherche est basé sur l’utilisation de modèles animaux génétiquement modifiés qui nécessitent d’utiliser des animaux contrôles sauvages. Aucune autre espèce n’est disponible avec autant d’outils précieux (Ac, protéines recombinantes) qui sont indispensables pour disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. Cette espèce présente certains intérêts pratiques décisifs justifiant l’utilisation des souris comme modèles dans ce type de projet : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation et une bonne adaptabilité aux conditions expérimentales. Les stades de développements sont adaptés aux caractéristiques physiopathologiques de la maladie que nous voulons étudier. Les animaux seront utilisés à 2 et 5 mois. Ce sont des ages assez précoce qui vont nous permettre de pourvoir étudier le développement de la pathologie + ou- en présence de fer exogène. A 2 mois ces animaux ont les 1er influx de fer et à 5 mois on peut voir les consequences de cette accumulation les fonctions du cerveau et des differents types cellulaires qui y coexistent.
Rôle des neurones thalamo-corticaux dans la cognition sensorielle physiologique et pathologique chez la souris
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 520 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une biopsie de la queue, une chirurgie stéréotaxique intracérébrale de quarante minutes, une légère décharge électrique et une série de tests comportementaux (activité motrice, exploration, anxiété, attention, mémoire associative), avant d'être tuées pour prélever le cerveau. Le porteur décrit des atteintes limitées, un stress lié à l'anesthésie et aux tests, mais ne précise pas les effets de la décharge électrique. Il affirme que ces explorations sur animal vigile ne peuvent pas être remplacées par des approches in vitro et espère identifier des cibles thérapeutiques contre les troubles neuropsychiatriques.
Objectifs
Percevoir avec précision la réalité extérieure est essentiel à notre survie. En particulier, les modifications de la perception sont une des caractéristiques majeures de la plupart des troubles neuropsychiatriques et neurodéveloppementaux, eux-mêmes source de souffrance et d ́exclusion sociale. Bien qu'elles soient fondamentales, les bases biologiques d'une perception précise ou altérée sont très peu comprises. Dans cette étude, nous allons étudier d'une part chez des souris comment les neurones des régions cérébrales clés de la perception échangent des informations. D'autre part, nous allons nous demander quel est le rôle de ces régions spécifiques dans la cognition sensorielle. Dans les deux cas, nous évaluerons les mécanismes qui conduisent au fonctionnement et au dysfonctionnement, grâce à l'utilisation d'un modèle de souris à haut risque de troubles neuropsychiatriques. Nous espérons que cette recherche fera progresser nos connaissances limitées sur la façon dont les troubles neurodéveloppementaux modifient les circuits neuronaux sensoriels et affectent ainsi la perception. Ces expériences permettront l’identification de cibles thérapeutiques nouvelles et précises.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet permettront de disséquer de manière fonctionnelle l’implication du système thalamo-corticale dans la mémoire sensorielle chez la souris, modèle bien adapté pour mimer la physiologie et certains aspects de la pathologie humaine. L’utilisation de modèles murins transgéniques appropriés apportera des données au niveau cellulaire, anatomique et fonctionnel en identifiant les structures cérébrales fonctionnellement mises en jeu. Mieux comprendre le système thalamo-corticale sensorielle permettra d’appréhender les processus d'apprentissage, de mémorisation et de perception, mais aussi une meilleure compréhension des maladies psychiatriques dans lesquelles elle est altérée. Ces expériences permettront l’identification de cibles thérapeutiques nouvelles et précises.
Procédures
Biopsie de queue: 1 fois de moins d'une seconde. Injection sous-cutanée : 3 fois pour la chirurgie stéréotaxique, durée 5 secondes. Chirurgie pour injection stéréotaxique intracérébrale, 1 fois de 40 minutes. Légère décharge électrique, 1 fois de 1 seconde. Injection intra-péritonéale: 1 injection, durée 5 secondes. Etudes du comportement, 1 fois chacun: moteur (5 minutes), d’exploration (10 minutes), d’anxiété (10 minutes), d’attention (15 minutes) et de mémoire associatif (15 minutes/jour, 3 jours), répartis sur 4 à 7 jours.
Impact sur les animaux
L’anesthésie des animaux lors de la chirurgie peut entraîner un stress. Une douleur peut également être associée à la biopsie de queue et aux injections d’analgésique et à l’acte chirurgical. Le test de memoire peut entraîner de l'inconfort et du stress.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort: 1) pour prélever le cerveau en vue d'études physio-histologiques sur les souris expérimentales; 2) à la fin de la période de reproduction chez les souris utilisées pour les croisements.
Remplacement
Ce projet met en jeu des approches intégrées sur animal entier, des explorations fonctionnelles et comportementales complexes (cognition) sur animal vigile, mimant la pathologie humaine et qui ne peuvent donc pas être substituées par des approches in vitro.
Réduction
Des analyses a priori de puissance statistique permettent de déterminer le nombre d'animaux minimum nécessaire. D'autres tests statistiques a posteriori choisis en fonction des distributions des populations nous permettre de comparer les moyennes et identifier des différences deux à deux entre groupes expérimentaux et génotypes. Les tests statistiques permettent également de trouver des corrélations entre les variables étudiées.
Raffinement
Les animaux seront maintenus en groupes sociaux de plusieurs animaux afin d'éviter tout stress produit par un isolement social, dans un environnement avec matériel pour faire un nid. L’état de sante des animaux et leur accès à l’eau et nourriture sont surveillés quotidiennement. La chirurgie et le post-opératoire se déroule dans des conditions qui protègent la santé de l'animal, en lui protégeant de l’hypothermie grâce à un tapis chauffant et de la déshydratation avec une solution de serum physiologique. Des analgésiques sont utilisés avant et après la chirurgie, et sur les jours suivants. A la fin de la chirurgie, après le réveil complet, l'animal est replacé dans sa cage collective avec de la nourriture et de l'eau ad libitum. Les animaux sont habitués aux mains de l'expérimentateur afin de réduire leur stress par leur manipulation.
Choix des espèces
Le modèle murin est un modèle de choix pour l'exploration du comportement car les régulations cellulaires mises en jeu ont été bien caractérisées dans cette espèce et une littérature abondante existe montrant une similitude avec les observations chez l’Homme. L’organisation anatomique et fonctionnelle du cerveau est relativement proche de celle de l’Homme, ce qui permet des études anatomiques et fonctionnelles. De plus, les modèles génétiquement modifiés utilisés dans ce projet ont été créés chez la souris et nous permettent de réaliser des études phénotypiques comparatives pour caractériser les voies cellulaires ou mimer certains aspects de pathologies humaines. Pour les experiences, nous utiliserons des souris adolescentes et adultes entre 5 semaines et 6 mois car c'est au cours du jeune âge adulte que la plupart des altérations de la perception sensorielle apparaissent dans les troubles neurodéveloppementaux.
Mécanotransduction dans les interactions système nerveux – tumeur
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
48 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. La moitié porte des mutations qui provoquent un cancer du pancréas mortel, et toutes reçoivent des injections intrapéritonéales quotidiennes pendant deux semaines avant d'être tuées, une partie par perfusion intracardiaque de paraformaldéhyde sous anesthésie, pour prélever le pancréas. Le porteur indique utiliser les animaux avant l'apparition des symptômes terminaux, perte de poids, baisse d'activité et douleur, et administrer le composé BAPN à un âge où il ne provoquerait pas de dissections aortiques. Les retombées thérapeutiques évoquées, cibler l'innervation tumorale, restent renvoyées au long terme, l'objectif immédiat étant d'accroître les connaissances fondamentales.
Objectifs
Récemment, il a été montré que système nerveux périphérique régule le développement tumoral. Cette fonction repose sur la capacité des neurones à infiltrer les tumeurs et à y libérer des substances qui influencent la croissance de la tumeur. Les mécanismes impliqués dans l’innervation tumorale sont encore mal connus. Notre équipe s’intéresse à l’adénocarcinome canalaire du pancréas (ADKP) qui est abondamment innervé par le système nerveux sensoriel. Ce projet explorera le rôle des propriétés mécaniques des tissus (ex : rigidité) dans l’innervation tumorale. Nos objectifs scientifiques sont de moduler la rigidité du tissu tumoral afin d’évaluer l’impact sur l’innervation des tumeurs par le système nerveux sensoriel.
Bénéfices attendus
A court terme, les résultats de ce projet augmenteront nos connaissances sur les mécanismes fondamentaux régulant l’innervation tumorale. A plus long terme, les résultats pourraient avoir des applications médicales concrètes dans le traitement du cancer et l'amélioration de la qualité de vie des patients. En effet, la découverte d'un rôle direct du système nerveux dans la régulation de la tumorigenèse a ouvert l'espoir de nouvelles approches thérapeutiques contre le cancer ciblant l'activité neuronale. Les stratégies cliniques actuellement en cours d'évaluation utilisent des inhibiteurs de la signalisation synaptique ou postsynaptique (par exemple, les bêta-bloquants, le botox). Cependant, une inactivation générale de l'activité neuronale chez les patients pourrait avoir des effets secondaires importants et délétères. Perturber l’innervation tumorale pourrait constituer une nouvelle approche thérapeutique plus cibler pour le traitement de l’ADKP.
Procédures
Les procédures de ce projet impliquent des injections intrapéritonéales journalières sur une durée de 2 semaines, à partir de 6 semaines, sur 48 souris (24 souris tumorales et 24 souris contrôles). Une procédure de ce projet implique également une mise à mort de 24 de ces animaux (12 KIC et 12 contrôles) par perfusion intracardiaque de paraformaldéhyde 4% sur animal anesthésié.
Impact sur les animaux
Ce projet utilise des animaux transgéniques modèles de l’ADKP. Les souris développent des tumeurs malignes vers l’âge de 6.5 semaines dont la progression est fatale (survie médiane 9.5 semaines). En phase terminale, les souris présentent une perte de poids et une baisse d’activité et de la douleur liée à la progression du cancer. Dans nos procédures, les individus sont utilisés avant l’apparition de ces symptômes (entre 6 et 8 semaines). Ce projet utilise également du bêta-aminopropionitrile (BAPN) afin de diminuer la rigidité tissulaire/tumorale in vivo. L’utilisation de BAPN sur de jeunes individus (3-4 semaines) est connu pour entrainer des dissections aortiques douloureuses. Cependant, le traitement au BAPN seul n’est pas suffisant pour induire des dissections aortiques chez des individus âgés de 6 semaines ou plus. Notre étude utilise le BAPN sur des individus âgés de 6 à 8 semaines, ne laissant pas présager de nuisance supplémentaires à celles induites par l’injection intrapéritonéale elle-même (mode d’administration).
Devenir
Le prélèvement des tissus pancréatiques est nécessaire au projet. Toutes les souris seront donc mises à mort afin de prélever le pancréas.
Remplacement
A l’heure actuelle, il n’existe pas d’alternative non-animale permettant d’étudier les interactions physiologiques entre deux organes (système nerveux et tumeur pancréatique ici).
Réduction
Afin d’utiliser le moins d’animaux possible, en l’absence de données préliminaires, nous utilisons la méthode de « resource equation » qui estime qu’un n=6 individus/groupe est une taille de cohorte suffisante pour comparer deux conditions expérimentales.
Raffinement
Dans la mesure du possible, les individus sont maintenus dans les en groupes sociaux de même sexe (5 individus maximum). Le bien-être des animaux est amélioré par un enrichissement des cages qui est maintenu en permanence. Des pièces de coton, de bois ou des nids sont ajoutés dans les cages en alternance toutes les 3 semaines. Nous utiliserons un modèle de souris transgéniques KIC développant des tumeurs pancréatiques après 6.5 semaines. Plusieurs mutations génétiques sont nécessaires à l’apparition des tumeurs pancréatiques. Deux lignées de souris portant uniquement certaines de ces mutations, et ne développant donc pas de tumeurs, seront conservées. Le croisement entre les deux lignées ne sera effectué que pour générer les individus KIC nécessaires aux expérimentations. Les souris KIC, qui développent des tumeurs, ne seront donc générées que pour les besoins de l’expérimentation et nous utiliserons les souris entre 6 et 8 semaines, c’est à-dire avant l’apparition des symptômes liés à la phase terminale (perte de poids, réduction d’activité et douleur importante).
Choix des espèces
Ce projet utilise des animaux transgéniques KIC modèles de l’ADKP. Les souris développent des tumeurs malignes vers l’âge de 6.5 semaines dont la progression est fatale (survie médiane 9.5 semaines). Notre projet s'intéresse au stade tumoral. Dans nos procédures, les individus sont utilisés au stade tumoral, mais avant l’apparition de des symptômes de la phase terminale (perte de poids, baisse d’activité et douleur manifeste qui apparaissent après 8 semaines généralement). Le prélèvement des tissus pour analyse sera réalisé sur des individus de 8 semaines.
Explorer le rôle inflammatoire plaquettaire dans la Maladie ThromboEmbolique Veineuse (MTEV) chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
526 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une injection intraveineuse de siRNA déclenche une thrombose que le porteur qualifie lui-même de "douleur sévère", pouvant provoquer perte de poids, léthargie, hypothermie et hémorragies oculaires et sous-cutanées. Les souris qui perdent plus de 20 % de leur poids ou atteignent un score limite sont mises à mort, les autres étant tuées pour prélever sang et tissus. Le porteur affirme qu'il n'existe "aucune méthode alternative" et revendique le modèle murin comme référence, tout en reconnaissant des différences entre immunité murine et humaine.
Objectifs
Ce projet vise à comprendre quels sont les conséquences du rôle inflammatoire plaquettaire et le thrombin dans la maladie thromboembolique veineuse (MTEV).
Bénéfices attendus
Les plaquettes et le thrombin semblent pouvoir jouer un rôle clé dans cette situation : plaquettes sont connues comme impliquées à la fois dans la survenue d’un épisode thrombotique, et aussi comme facteurs intervenant dans la réponse inflammatoire. Les plaquettes régulent directement la réponse immunitaire par l’expression et la sécrétion de molécules inflammatoires. De plus, elles sont capables de fixer des micro-organismes. Enfin, les plaquettes interagissent avec les cellules immunitaires, notamment les neutrophiles et les macrophages. On pense maintenant que les plaquettes pourraient agir comme des cellules sentinelles du système immunitaire. La thrombine est un acteur clé de la coagulation et un activateur plaquettaire, et une meilleure compréhension du rôle de cette molécule est cruciale pour améliorer nos connaissances sur la MTEV
Procédures
Les souris vont subir de 1 à 2 injections intrvaveineuses d'une durée de 4 secondes chacune, sous anesthésie gazeuse.
Impact sur les animaux
La thrombose induite pas ces approches expérimentales ne met pas la vie des souris en danger. La thrombose spontanée, induite par injection intraveineuse des siRNA, est considérées comme "douleur sévère" infligée aux animaux. Suite à l’induction de la thrombose après l’injection des siRNA contre les protéines (antithrombine/protéine C), on peut observer une perte de poids, une léthargie, une absence de réponse aux stimuli et une hypothermie. Des lésions unilatérales impliquant l'œil (exophtalmie) ainsi que des hémorragies intraoculaires et périoculaires peuvent être observées, tout comme des gonflements des régions maxillaires, mandibulaires et submandibulaires ; hémorragies sous-cutanées et intramusculaires. Aucune anomalie visible, aucun effet secondaire connu sont reportés pour les déplétions plaquettaires, des neutrophiles et des macrophages. Concernant les infections bactériennes, les souris peuvent présenter une baisse de la température corporelle et une perte de poids. Les souris peuvent apparaître léthargiques et insensibles aux stimuli. Les souris seront observées quotidiennement notamment pour la recherche des possibles phénotypes ci-dessus inclus dans les calculs des points limites. Les effets indésirables que les animaux peuvent ressentir seront liés aux manipulations lors des prises de sang et injections. Ces 2 gestes seront effectués par du personnel compétent. Le traitement des souris avec des inhibiteurs de la thrombine (dabigatran, ACD-10, hirudine) ne coïncide avec aucune forme d'anomalie.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour récupération de sang et de tissus biologiques
Remplacement
Pour ce type de projet, il n’existe actuellement aucune méthode alternative à l’expérimentation animale. L’exploration du rôle inflammatoire plaquettaire dans la maladie thromboembolique veineuse (MTEV) nécessite une évaluation de l'efficacité et des risques sur un modèle biologique vivant avant translation à l'homme et dans le but de cibler des thérapeutiques modulant la physiologie des plaquettes sanguines.
Réduction
Le nombre d'animaux a été calculé afin de garantir une puissance nécessaire et suffisant. Nous avons évalué in vitro le rôle inflammatoire des plaquettes sanguines en lien avec l’immunothrombose que ce soit dans des contextes infectieux ou non. Cette approche in vitro participe également à réduire le nombre d’animaux dans le cadre de ce projet de recherche. Afin de réduire le protocole, une étude pilote de 10 animaux permettra la mise au point et la maîtrise des gestes opérationnels. Un groupe « mise au point de la procédure » ainsi que 2 groupes « expérimentaux » de souris permettront par la suite de répondre à l’hypothèse de travail.
Raffinement
Le bien-être animal est au cœur de cette étude. Nous veillerons à ce que l'hébergement des animaux leur permette d'avoir un enrichissement (avec paille, bois et coton) suffisant et stimulant pour réaliser leur nid. Les contraintes subites par les animaux sont faibles. Afin de réduire la souffrance occasionnée par l’expérience, les souris seront observées quotidiennement et seront mises à mort lorsqu’une perte de poids de plus de 20% sera constatée ou lorsque qu’un pointage limite de 5 sera atteint dans la grille de suivi du bien-être animal. Ce seuil correspond à un niveau de souffrance ne pouvant être prolongé chez l’animal. Les souris vont subir de 1 à 2 injections intraveineuses d'une durée de 4 secondes chacune, sous anesthésie gazeuse (isoflurane). Une ponction cardiaque lors du prélèvement sanguin sera réalisée sur les animaux sous anesthésie.
Choix des espèces
Le modèle murin est le modèle de référence pour l’évaluation de la physiopathologie des phénomènes thrombotiques. Bien qu’il existe certaines différences entre l’immunologie murine et humaine, d’innombrables découvertes faites chez la souris s’avèrent transposables chez l’humain. Ce modèle est donc adapté à l’étude de dérégulations immunologiques humaines. Nous étudions les séquelles de la thrombose veineuse chez la souris. Pour notre étude, nous utiliserons des souris consanguines de plus de 20 grammes, âgées de 6 à 10 semaines. Les mâles et les femelles seront inclus dans nos expériences, sauf si la formation de thrombus s'avère absente/moins reproductible chez l'un des deux sexes lors de la mise en place du modèle animal, ce qui à ce jour n’est pas démontré dans les études de prévalences homme/femme dans cette pathologie.
Etude du rôle d’une cytokine et de sa voie de signalisation dans le vitiligo
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
400 souris vont être utilisées, toutes tuées entre un et quatre mois après la greffe, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune passant jusqu'à 17 fois sous anesthésie. Rasées et greffées sous la peau du flanc de cellules de mélanome de souris, elles reçoivent sans anesthésie deux injections d'anticorps qui bloquent leurs lymphocytes T régulateurs, puis sont opérées au douzième jour pour retirer la greffe et la peau qui la recouvre, afin de déclencher une dépigmentation de type vitiligo. Le porteur additionne ces actes en "68 minutes" par souris. Il annonce aussi 640 souris numérotées par amputation de phalanges et génotypées, et écrit que le protocole s'appliquera à "un maximum de 640 souris", pour 400 déclarées.
Objectifs
Les cytokines sont des petites protéines ayant un rôle essentiel dans la régulation du système immunitaire, lors des infections ou lors de maladies auto-immunes. L'équipe est reconnue pour avoir étudié le rôle d'une cytokine produite par les cellules de l'épiderme dans différentes maladies inflammatoires de la peau. Le vitiligo est une maladie auto-immune, caractérisée par l’apparition de taches blanches sur la peau. La prévalence de cette maladie est estimée à 1 % de la population mondiale et il n'existe actuellement aucun traitement pour la guérir. En effet, le vitiligo est une maladie complexe faisant intervenir de nombreux facteurs combinés : prédisposition génétique, stress, frottements. Avec une diminution de cette cytokine dans la peau chez le patient humain, il nous parait important d’étudier la fonction des voies de signalisation de cette cytokine dans la pathogenèse du vitiligo. En utilisant des modèles, nous pourrons développer de nouvelles thérapies. Le projet utilisera les souris initialement développées dans notre laboratoire où sont inactivées les gènes de la cytokine et d’un acteur de sa voie de signalisation dans un modèle d’induction du vitiligo décrit récemment dans les publications. Ce modèle est médié par une réaction auto-immune qui induit une dépigmentation de la peau. On greffe sous la peau des cellules d'une lignée cellulaire de mélanocytes générée à partir d’un mélanome de souris, qui vont induire une réponse immune par la production de lymphocytes T tueurs. Ceux-ci étant réprimés par des lymphocytes T régulateurs (Treg) qui seront bloqués par deux injections d’anticorps neutralisants, ces cellules T tueuses pourront provoquer une réaction auto-immune dirigée contre les cellules de la peau pigmentaires entrainant la décoloration : le vitiligo. Au bout de 12 jours, on retire les cellules greffées et la peau au-dessus de cette greffe. Au bout de 1 mois, on arrive à voir les modifications des populations de lymphocytes T. Au bout de 2 mois, on peut voir la dépigmentation se mettre en place. Entre un mois et 4 mois, nous euthanasierons les souris et effectuerons les prélèvements pour analyser le développement de cette maladie et son impact sur le système immunitaire.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de mieux comprendre les phénomènes biologiques mis en place lors du développement du vitiligo, d’expliciter le rôle de la cytokine étudiée et de sa voie de signalisation et de proposer de nouvelles thérapies à cette maladie auto-immune très invalidante.
Procédures
640 souris seront numérotées par phalangesctomie et génotypées. 400 souris seront anesthésiées, puis rasées et injectées en sous-cutanée sur un des flancs, avec des cellules de mélanome (durée : 6min). Au jour 4 et 10 post-greffe, ces souris vont être pesées puis injectées sans anesthésie en intrapéritonéale par des anticorps neutralisants (durée : 1min). 3 fois par semaine (lundi, mercredi et vendredi), les souris vont être anesthésiées par voie gazeuse légère pour pouvoir les peser, mesurer et photographier le développement de la greffe (durée 5x3min). Au jour 12, elles vont subir une opération sous anesthésie générale pour réséquer la greffe (durée = 15min). Puis, 2 fois par semaine, les souris vont être anesthésiées par voie gazeuse légère pour pouvoir les peser, mesurer et photographier le développement du vitiligo autour de la cicatrice et sur la queue (durée 6x 3min). Entre 1 et 4 mois, le suivi sera uniquement visuel, sans anesthésie. Après 3 mois, selon le développement des taches blanches, des photos seront prises sous anesthésie gazeuse (durée = 4x3min). La durée totale de la procédure par souris est de 68 minutes.
Impact sur les animaux
Les animaux développeront une masse cellulaire localisée sur le flanc, au niveau du point d’injection des cellules. Des résultats préliminaires de notre équipe démontrent que ce type de greffe n’engendre pas de métastases au niveau d’autres sites, ni de gène dans les mouvements des animaux. Nous avons déjà fait des injections intrapéritonéales d’anticorps sur d'autres modèles par le passé, et n'avons observé aucun changement de comportement de la part des animaux traités, cependant une rougeur pourrait survenir au point d'injection. La résection de la greffe se fera sous anesthésie générale profonde. Tous les animaux seront surveillés et traités selon les points limites énoncés.
Devenir
A la fin de la procédure, tous les animaux seront euthanasiés pour effectuer les prélèvements qui seront analysés.
Remplacement
Les cibles (cytokines, récepteurs et cellules) étudiées dans ce projet ont été identifiées grâce à des travaux menés in vitro et in silico par notre équipe et par d'autres laboratoires. L'étude de la réponse immunitaires met en jeu plusieurs organes et réseaux complexes impliquant plusieurs types cellulaires. Cette complexité rend nécessaire l'utilisation d'expériences in vivo pour comprendre le type d’interaction et les différentes voies de signalisation impliquées dans ces réponses immunitaires ainsi que le processus de pathogenèse du vitiligo.
Réduction
Ce protocole sera appliqué à un maximum de 640 souris. Elles seront utilisées afin de caractériser le rôle de la cytokine étudiée ainsi que des acteurs de sa voie de signalisation dans la pathogenèse du vitiligo. Nous réaliserons une expérience pilote avec un nombre limité d’animaux sauvages pour mettre en place et valider le protocole expérimental publié récemment et déterminer le meilleur moment pour faire nos analyses. Les groupes comporteront 40 souris pour avoir un effectif minimal de 24 (60% à 80% des souris traitées développent un vitiligo d’après la publication) pour obtenir, au meilleur moment choisi lors de l’étude pilote, des résultats statistiquement interprétables pour les paramètres étudiés (fréquences des Treg et des autres populations de lymphocytes T). Nous allons tout d'abord étudier 2 lignées de souris dans laquelle le gène d'intérêt est absent dans tout l'organisme, puis, si des résultats intéressants sont produits, d'étudier ensuite les lignées de souris dans laquelle les gènes étudiés sont absents dans un type cellulaire donné (les cellules dendritiques).
Raffinement
Les souris seront maintenues en groupe pour préserver les interactions sociales. La prise de photos et le suivi nécessitent une anesthésie gazeuse légère de courte durée. Les souris seront remises dans leur cage avec une courte exposition à la lampe chauffante. En plus de la surveillance journalière, le suivi de la croissance de la greffe (pesée, photos, mesure de la taille) sera réalisé 3 fois par semaine (lundi, mercredi, vendredi). La chirurgie se fera sous anesthésie totale et sous antalgique, par des personnes ayant suivies la formation correspondante. La chirurgie, les médicaments utilisés et leurs doses seront validés par notre vétérinaire. Les observations faites lors des suivis permettront de situer l'état des animaux dans l'arbre décisionnel et d'appliquer ces points limites. L’arbre décisionnel mis en place pour ce projet tient compte de l’apparence physique ("Grimace Scaling"), du comportement (observation de la continuité des activités comportementales normales des animaux), de l’absence de signes d’infection aux lieux de piqures ou de traitements, du développement de la greffe qui ne doivent pas être invalidantes pour nos animaux. Ces critères sont assortis de points limites ou points d’arrêt, définis pour éviter des douleurs entrainant un changement dans les comportements des animaux et des blessures qui impactent nos résultats : prostration, taille maximale de la greffe, signe d’infection au point d’injection, nécrose, saignement.
Choix des espèces
La réponse immunitaire dans le contexte du vitiligo met en jeu différents organes comme la peau, les ganglions lymphatiques, le thymus, rendant nécessaire l'utilisation d'expériences in vivo pour comprendre cette réponse.
Evaluation d’un traitement par anticorps polyclonaux oncolytiques dans des modèles de xenogreffes tumorales chez la souris NMRI nude
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
324 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de tumeur humaine sous la peau, puis des injections intrapéritonéales deux fois par semaine pendant quatre semaines, pour évaluer l'activité antitumorale d'anticorps polyclonaux. Le porteur indique que la tumeur peut provoquer une douleur si elle nécrose ou s'ulcère, et prévoit des points limites et une mise à mort en cas de signes cliniques. Il affirme que les études sur l'animal restent "indispensables" pour valider l'activité des traitements dans un environnement physiologique, malgré des tests in vitro disponibles.
Objectifs
L’immunothérapie antitumorale utilise les acteurs du système immunitaire pour s’attaquer aux cellules cancéreuses. L’objectif de ce projet est d’évaluer l'activité antitumorale d'anticorps polyclonaux dans des modèles murins de cancer.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de confirmer l’activité antitumorale des anticorps polyclonaux et d’offrir une alternative thérapeutique aux patients dans des pathologies où le besoin médical est important.
Procédures
Les animaux seront soumis à une inoculation de tumeur humaine via injection en sous-cutanée sous anesthésie. Le traitement sera effectué par injection en intrapéritonéal (2 fois par semaine pendant 4 semaines) sur animaux vigiles. L'anesthésie pour l'injection en sous-cutanée sera de courte durée :moins de 5 min par souris. Pour les injections en intrapéritonéal, la manipulation des souris n'excédera pas 1 min.
Impact sur les animaux
Les modèles tumoraux sous-cutanés sont considérés comme des procédures modérées. Ils peuvent provoquer de la douleur si la tumeur nécrose ou s’ulcère (points limites). La tumeur ne devant pas provoquer de gêne pour la mobilité de l’animal. Aucun autre effet indésirable n’a été remarqué sur ce type de modèle au laboratoire. L’état clinique et le poids des souris seront suivis 3 fois par semaine. Une contention légère sera faite sur les souris pour l'administration intrapéritonéale par du personnel qualifié afin de ne pas engendrer de stress sur les souris. Cette manipulation ainsi que la piqure ne dureront que quelques secondes et la souris sera rapidement remise avec ses congénères.
Devenir
Après chaque expérimentation, les animaux seront mis à mort et des organes d’intérêts pourront être récupérés pour compléter les analyses.
Remplacement
Si des tests in vitro sont utilisés pour évaluer l'activité des nouvelles thérapies, les études chez l'animal restent indispensables pour valider leur activité dans un environnement physiologique. Ces études permettent aussi de repérer une éventuelle toxicité des traitements et éclairent sur les modes d'action engagés.
Réduction
Le choix de 12 animaux par groupe est le nombre nécessaire et suffisant pour nous permettre de faire des analyses statistiques robustes.
Raffinement
Les souris seront hébergées selon la règlementation en vigueur avec des enrichissements afin de réduire l’angoisse, éliminer le stress dû au transport et permettre l’habituation aux nouveaux locaux et personnels animaliers avant tout acte sur l’animal. Des signes cliniques et points limites ont été définis afin de monitorer objectivement la soufrance des animaux. La douleur sera dans la mesure du possible évitée en euthanasiant les animaux ou par injection d’analgésique selon les signes cliniques observés. En outre, les animaux sont maintenus dans un cycle jour/nuit de 12h/12h avec un accès à l’eau et à la nourriture à volonté. Le nombre d’animaux par cage est de 5 pour limiter le stress de la surpopulation. Des frisottis sont placées dans la cage pour permettre aux souris de s’enfouir et se cacher.
Choix des espèces
Les modèles xénogreffes décrits dans ce projet ont été validés et caractérisés dans des publications. Les animaux utilisés sont des souris immunodéficientes. Ces souris sont très largement utilisées pour la mise en place des modèles xénogreffes. Nous travaillerons avec des souris femelles (le sexe des animaux n'a pas d'impact sur les résultats mais les souris femelles étant plus légères elles permettent d'utiliser moins d'anticorps) jeunes adultes (la prise tumorale est plus homogène dans cette tranche d’âge).