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Étude anatomo-fonctionnelle du noyau arqué et de ses connexions dans la perturbation des rythmes circadiens liée à un régime alimentaire hypercalorique chez la souris
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135 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles subissent des chirurgies stéréotaxiques et des injections dans le foie, un régime hypercalorique et un isolement social de deux semaines décrit comme un stress important, ainsi que des prélèvements sanguins répétés. Le porteur veut cartographier les connexions cérébrales impliquées dans les troubles du rythme alimentaire liés à l'obésité. Il affirme que ces interactions ne peuvent pas être étudiées sur organes isolés ou cultures cellulaires.
Objectifs
Des perturbateurs extérieurs comme une alimentation riche en graisses et en sucres favorise la prise de masse et l’obésité. Chez l’homme tout comme chez les souris, une telle alimentation provoque non seulement un surpoids, mais aussi une altération des rythmes circadiens dont le rythme de prise alimentaire, perturbation qui à son tour favorise la prise de poids. Ce projet propose d’étudier le réseau de connexions cérébrales de certaines structures impliquées dans ces altérations ainsi que de leurs connexions avec des organes périphériques impliqués dans la régulation de la prise alimentaire, comme le foie. Grâce à ses connexions privilégiées avec les noyaux suprachiasmatiques (NSC), siège de l’horloge circadienne principale, et les afférences viscéro-sensorielles en provenance des organes en lien avec la prise alimentaire comme le foie, le noyau arqué (ARC) de l’hypothalamus est un candidat de premier ordre dans la recherche d’un centre intégrateur des informations circadiennes dont l’activité serait perturbée par une alimentation hypercalorique. Ce projet aura donc pour objectifs 1) de mettre en évidence les connexions cérébrales de ARC ainsi que ses connexions avec le foie, organe majeur dans la prise alimentaire et 2) étudier les différences d’activité de ces réseaux lorsque l’animal suit un régime hypercalorique.
Bénéfices attendus
L’étude de l’implication de ARC dans la perturbation des rythmes de prise alimentaire liée à une alimentation hypercalorique apportera des connaissances essentielles pour mieux comprendre les désordres alimentaires pouvant être à l’origine de maladie métaboliques telles que le diabète et l’obésité, et potentiellement permettre d’améliorer la prévention et le traitement de ces physiopathologies.
Procédures
Une partie des animaux sera soumise à des procédures chirurgicales (chirurgie stéréotaxique et injections dans le foie et la ganglion jugulaire noueux). Une partie des animaux sera nourrie avec un régime hypercalorique pendant 2 semaines. Cette même procédure nécessitera un isolement des animaux pendant 2 semaines. Enfin, les prélèvements sanguins au niveau de la veine submandibulaire auront lieu deux fois par semaine pendant deux semaines.
Impact sur les animaux
Le régime hypercalorique devrait entraîner un surpoids progressif des souris, ce qui est l’objet même du modèle expérimental. Les différentes chirurgies peuvent induire de la douleur postopératoire modérée, un inconfort et/ou une inflammation locale transitoire au niveau des sutures. L’isolement social de deux semaines peut créer un stress important aux animaux. Les prélèvements sanguins peuvent induire une hémorragie, une douleur transitoire aiguë et/ou une inflammation locale.
Devenir
La mise en évidence des connexions cérébrales de ARC et de ses connexions avec le foie, ainsi que l’étude de l’effet d’un régime HFD sur la rythmicité de la prise alimentaire et sur le recrutement de ces réseaux de connexions impliquent la mise à mort des animaux pour prélever les différents tissus.
Remplacement
La régulation des cycles journaliers de la prise alimentaire et du métabolisme impliquant un grand nombre d’organes différents (cerveau, foie mais aussi pancréas, surrénales, muscles), l’investigation des interactions entre horloges circadiennes et nutrition nécessite donc l’utilisation de modèles animaux. Ainsi est-il impossible de réaliser ces études sur des organes isolés ou des cultures cellulaires in vitro.
Réduction
Au regard des données de la littérature, de notre expérience et de la variabilité phénotypique individuelle, nous avons réalisé une analyse statistique de puissance (power analysis) qui a déterminé que les données sont statistiquement exploitables et publiables avec des cohortes de 25 et 30 souris pour les investigations neuroanatomiques et de 40 souris par sexe pour le comportement. Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire au maximum le nombre d’animaux, tout en obtenant le maximum d’informations scientifiques pour chaque animal. Pour les procédures d’investigation anatomique des réseaux neuronaux, la difficulté est d’avoir une efficacité d’infection virale suffisante et des injections très précises tout en réduisant le nombre d’animaux utilisés. Pour ce faire, ces procédures ne seront réalisées que chez les mâles, aucune différence anatomique et neuroanatomique n’ayant été mise en évidence par la littérature dans les différentes régions ciblées par ce projet. Les animaux utilisés pour pratiquer les injections dans le ganglion noueux jugulaire seront également utilisés pour pratiquer les injections dans le foie. Enfin, la combinaison de procédures comportementales avec des procédures de prélèvements sanguins, de suivi de consommation alimentaire et d’évolution du poids des animaux permettra de ne générer qu’une cohorte de souris par sexe pour répondre à plusieurs questions scientifiques.
Raffinement
Tout au long des expériences, les animaux isolés ou non sont hébergés dans un milieu enrichi (matériel de nidification, bâton de bois et tunnel) et observés quotidiennement par l’expérimentateur ou une personne compétente de façon à optimiser leur confort et limiter une quelconque souffrance. Les souris sont habituées à l’expérimentateur et à l’expérimentation afin de limiter leur angoisse et le stress. Pour chaque procédure, des points limites adaptés ont été définis. Pour le suivi du bien-être animal lors de l’isolement, de même qu’à la suite des prélèvements sanguins, des grilles de score, évaluant essentiellement l’état général de l’animal, son poids et sa réactivité à la manipulation, seront utilisées. Elles permettront d’objectiver des points limites définis selon les directives éthiques indiquées par l’association internationale pour l’étude de la douleur. La vétérinaire désignée pourra être sollicitée pour émettre un diagnostic et mettre en place les mesures correctives adaptées si nécessaire de façon à limiter la souffrance animale. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale et analgésie pendant et après la chirurgie. De plus, en complément de la grille de score du suivi de l’isolement social, après chaque chirurgie, l’état de santé des animaux sera évalué à l‘aide d’une grille de score spécifique à la procédure chirurgicale, ciblant notamment les risques d’inflammation au niveau de la zone opérée et la reprise de poids de l’animal. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, elles pourraient être intégrées dans nos procédures.
Choix des espèces
La souris est devenue un modèle classique en nutrition et en chronobiologie. C’est aussi un modèle incontournable dans l’utilisation des nouveaux outils technologiques permettant entre autres l’enregistrement en temps réel et la manipulation des réseaux neuronaux, qui sont des techniques envisagées pour la suite de ce projet. L’étude de la neuroanatomie et des comportements nécessitant des systèmes neurobiologiques totalement matures, des animaux adultes seront utilisés (début des procédures à 8 semaines, poids supérieur à 20g).
Conséquence d’un traitement aux glucocorticoïdes dans le développement du cancer de la prostate et la résistance à la castration.
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3 040 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des injections, des gavages pouvant causer des fausses routes et, pour une partie, une castration chirurgicale, les traitements aux glucocorticoïdes pouvant entraîner une fonte musculaire et une perte de poids de 20 %. Le porteur étudie le rôle controversé des glucocorticoïdes dans le cancer de la prostate résistant à la castration. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit les échanges entre cellules tumorales et cellules voisines.
Objectifs
Le cancer de la prostate est le cancer le plus diagnostiqué chez l’homme dans le monde et la seconde cause de mortalité par cancer. Il s’agit d’un cancer dépendant des androgènes, une hormone, qui, en se fixant à son récepteur favorisent la prolifération des cellules cancéreuses prostatiques. Ainsi, les cancers de la prostate localement avancés et métastatiques sont traités par des anti-androgènes aussi appelée castration chimique afin de bloquer toute activation de la voie de signalisation des androgènes. Cependant, bien que ce traitement soit efficace durant les premiers mois, la majorité des patients rechutent et progressent vers un cancer résistant à la castration. Les glucocorticoïdes, une autre hormone qui se lient aux récepteurs des glucocorticoïdes, sont utilisés avec succès en combinaison avec les anti-androgènes depuis de nombreuses années, car ceux-ci atténuent les effets secondaires et potentialisent les traitements anti-androgène. Toutefois, l’utilisation des glucocorticoïdes dans le traitement du cancer de la prostate, est devenu un sujet controversé car le récepteur aux glucocorticoïdes pourrait également jouer un rôle dans la progression de la tumeur. Nos données préliminaires obtenues à l’aide des modèles murins de cancer de la prostate vont dans ce sens et montrent que : - Le récepteur des glucocorticoïdes est présent dans les cellules cancéreuses et les cellules avoisinantes - Le récepteur des glucocorticoïdes est important dans l’initiation du cancer de la prostate. Il devient donc urgent de mieux caractériser le rôle des glucocorticoïdes dans le développement du cancer de la prostate et la résistance à la castration.
Bénéfices attendus
Actuellement, le traitement de référence du cancer de la prostate localement avancé et métastatique consiste à bloquer toute activation de la voie de signalisation du récepteur des androgènes par déprivation androgénique. Cependant, après 12 à 18 mois, la plupart des patients rechutent et développent une résistance à cette thérapie. De plus, des glucocorticoïdes sont administrés aux patients ayant un cancer de la prostate afin d’améliorer leur qualité de vie (contrôle de la douleur / diminution des effets secondaires lors de la déprivation androgénique). Toutefois, de plus en plus de données suggèrent que l’administration de glucocorticoïdes pourrait stimuler la croissance tumorale. Ainsi, il s’avère important de mieux comprendre l’impact des glucocorticoïdes dans le développement du cancer de la prostate et la résistance à la déprivation androgénique. Cette étude est importante afin de définir le rôle favorable ou défavorable d’un traitement aux glucocorticoïdes sur le développement du cancer de la prostate.
Procédures
•Dans un premier temps, 1760 souris seront identifiées (3 minutes par souris) et injectées en intrapéritonéale pendant 5 jours (3 minutes par souris) afin d’inactiver le gène d’intérêt. 1, 3, 6, 9, et 12 mois après l’inactivation du gène, les souris seront traitées avec des glucocorticoïdes, soit en intrapéritonéale (3 minutes par souris) ou per os (4 minutes par souris) (ou placebo respectifs) en fonction de la molécule pendant 14 et 30 jours maximum. Leur mise à mort est directement prévue après ces traitements. •Dans un second temps, 1280 souris seront identifiées (3 minutes par souris) et injectées en intrapéritonéale pendant 5 jours (3 minutes par souris). 640 souris seront castrées chirurgicalement et 640 seront uniquement ouvertes sans castration (groupe contrôle (Sham)) (3 mois ou 9 mois après inactivation du gène d’intérêt). Cette intervention dure environ 10 minutes pour chaque souris.7 jours après opération : les souris castrées ou non seront traitées avec glucocorticoïdes, soit en intrapéritonéale (3 minutes par souris) ou per os (4 minutes par souris) (ou placebo respectifs) en fonction de la molécule pendant 14 et 30 jours maximum. Leur mise à mort est directement prévue après ces traitements.
Impact sur les animaux
Les souris de cette étude sont exposées à des nuisances : lors de leurs gavages, des différentes injections ainsi que lors de la chirurgie et le développement d’une tumeur. En effet, les souris sont sujettes à un stress physique lors de la contention, et des lésions et/ou douleurs lors des différentes procédures. Le grossissement de la tumeur peut également générer un inconfort qui sera contrôler par palpation de la prostate et observation de l’apparence générale de la souris. Des effets indésirables peuvent également être observés lors de ces différentes manipulations : - Le gavage peut conduire à des fausses routes. - La chirurgie peut induire une hémorragie en cas de mauvaise ligature des artères et une infection post opératoire. - Les injections peuvent entrainer une infection. - Les traitements aux glucocorticoïdes peuvent entrainer une fonte musculaire allant jusqu'à une perte de poids de 20%, qui par conséquent pourrait altérer le bien-être des animaux.
Devenir
A l’issue de chaque procédure expérimentale définie dans ce projet, l’ensemble des souris seront euthanasiées selon une cinétique définie que nous utilisons habituellement au laboratoire. La prostate sera alors collectée pour y effectuer l’ensemble des analyses nécessaires à la bonne mise en oeuvre du projet de recherche.
Remplacement
Notre projet de recherche vise à comprendre le rôle des glucocorticoïdes le développement du cancer de la prostate et la résistance aux traitements utilisés actuellement. Les communications entre les cellules avoisinant la tumeur comme par exemple les cellules immunitaires et les cellules cancéreuses prostatiques jouent un rôle crucial dans le développement et la progression du cancer de la prostate. A noter que le récepteur aux glucocorticoïdes est exprimé dans les cellules cancéreuses prostatiques mais également dans les cellules avoisinant la tumeur. Ceci implique donc qu’un traitement aux glucocorticoïdes agit sur les deux compartiments cellulaires. A ce jour, aucun modèle ne permet d’étudier une telle complexité in vitro. C’est pourquoi, notre projet nécessite d’utiliser un modèle in vivo afin que l’ensemble de ces facteurs soient pris en compte.
Réduction
Le nombre de souris nécessaires pour nos expériences a été déterminé de façon à obtenir des résultats publiables et significatifs à l’aide de tests statistiques adaptés en fonction des expériences réalisées. En effet, il n’est pas rare d’observer une forte hétérogénéité entre des souris du même groupe. Par ailleurs une étude pilote sera réalisée afin d’éviter d’utiliser un protocole d’injection de glucocorticoïdes non adapté, et ne nous permettant pas d’apporter de conclusion. Notre expertise en expérimentation animale nous a permis de définir au mieux le nombre d’animaux qui sera utilisé pour cette étude. De plus, de manière à réduire le nombre d’animaux utilisés, lorsque cela sera possible, une même prostate sera utilisée pour plusieurs expériences (par exemple, recherche de différents marqueurs biologiques sur une même prostate).
Raffinement
Durant la durée de l'étude, les souris seront gardées par groupes sociaux dans des cages agrémentées avec un enrichissement en animalerie. Pour le bien-être social des animaux, les groupes seront respectés et les animaux seront remis en cage avec leurs partenaires préalables. Aucun animal ne sera laissé isolé dans sa cage. Tous les animaux utilisés pour ces expérimentations seront observés par l'expérimentateur et le personnel de l'animalerie d'hébergement chaque semaine afin de contrôler l’apparence générale de la souris, sa posture et son comportement tout au long de leur vie. Concernant la partie chirurgicale, les souris subiront une anesthésie générale et recevront des médicaments antalgiques afin de prévenir l'apparition de douleurs. Une attention particulière sera accordée au niveau de la zone d'incision avec surveillance des points de suture, palpation abdominale et inspection à la recherche de signe d'infection locale. Afin d’analyser le bien-être animal, les paramètres utilisés seront le poids, la posture de l’animal, l’état de son pelage, son activité et palpation abdominales. Ces indicateurs nous permettront d’anticiper toute souffrance inutile, et d’intervenir au plus vite afin d’améliorer le bien-être de l’animal. Si l’un des animaux atteint le point limite, celui-ci sera immédiatement euthanasié.
Choix des espèces
A ce jour, la souris représente un modèle de choix pour notre étude en raison de : -Temps de gestation court, nous permettant d’avoir de larges cohortes contribuant à l’obtention de résultats significatifs. -L’histologie de la prostate murine et humaine est similaire. -Notre modèle de cancer de la prostate chez la souris présente la même cinétique de développement tumoral que celle observée chez l’homme (lésions pré-cancéreuses dont certaines seulement évoluent en adénocarcinomes). -Le système immunitaire chez la souris est proche du système immunitaire chez l’homme, ce qui est crucial pour la mise en oeuvre de notre projet d’étude. -Les voies de signalisation et gènes exprimés dans la prostate sont similaires chez l’homme et chez la souris. Les animaux utilisés seront adultes. Les traitements pour induire la mutation se feront à 8 – 10 semaines d'âge et les animaux seront mis à mort comme indiqué après 1 mois, 3 mois, 6 mois, 9 mois et 12 mois. Cette cinétique est importante pour étudier le rôle des glucocorticoïdes à tous les stades de la maladie. Concernant la partie castration, uniquement deux temps de cinétique ont été choisis, afin de réduire le nombre d’animaux utilisés (un temps précoce et un temps plus tardif).
Étude de l’importance du GM-CSF sécrété par les NK dans un contexte de réponse anti-tumorale induite chez la souris, par une double thérapie comprenant un inhibiteur de point de contrôle immunitaire et anti-angiogénique.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
1 280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de tumeur colorectale en sous-cutané, qui peut réduire leur mobilité et provoquer des nécroses cutanées, puis huit injections de traitement, avant d'être tuées pour prélever tumeurs, rates et ganglions. Le porteur cherche à valider le rôle antitumoral d'une molécule produite par les cellules NK, en s'appuyant sur un modèle transgénique. Il affirme que la complexité du cancer ne peut s'appréhender que dans un organisme vivant.
Objectifs
Ces dix dernières années, l’immunothérapie s’est développée et permet la mise en place d’une réponse puissante et durable chez un nombre limité de patients. Dans le but d’améliorer l’efficacité de l’immunothérapie, de nombreux essais cliniques visent à l’utiliser en combinaison thérapeutique avec d’autres traitements tel que les anti-angiogéniques. L’angiogenèse permet la formation de nouveaux vaisseaux sanguins à partir de vaisseaux préexistants et permet d’apporter de l’oxygène et des nutriments aux tumeurs en expansion. Cibler l’angiogenèse permet d’une part de normaliser les vaisseaux sanguins et d’améliorer l’infiltration en cellules immunitaires des tumeurs, puis également de limiter la croissance tumorale en privant les cellules tumorales de nutriments et d’oxygène. Dans une étude précédente, nous avons montré que cette combinaison thérapeutique ralentit la croissance tumorale dans des modèles de cancer colorectaux chez la souris. Les mécanismes mis en place nous suggèrent que les cellules tueuses naturelles (NK) jouent un rôle anti-tumorale clé en produisant du GM-CSF. Le GM-CSF est une molécule qui a un rôle anti-tumoral et qui stimule le système immunitaire. Afin de valider nos hypothèses, nous souhaitons utiliser un modèle de souris transgénique dans lequel les NK des souris ne produisent pas de GM-CSF. Le but de ce travail est donc de valider nos observations qui sont les suivantes : les NK produisent du GM-CSF qui a un effet anti-tumoral en induisant la maturation et le recrutement d’autres cellules immunitaires.
Bénéfices attendus
Le cancer est aujourd’hui un problème de santé publique majeur et est la seconde cause de mortalité dans le monde. A titre d’exemple, en 2020, 20 millions de personnes ont été diagnostiquées et 10 millions de personnes sont décédées. Au laboratoire, nous travaillons sur le cancer colorectal où les solutions thérapeutiques sont malheureusement insuffisantes. Nous espérons apporter des pistes d’améliorations pour augmenter l’efficacité de l’immunothérapie. De manière plus globale, les connaissances et résultats obtenus permettrons de mieux comprendre le rôle du GM-CSF produit par les NK dans une réponse anti-tumorale induite par un traitement anti-cancéreux. A l’heure actuelle, aucune étude n’a montré ce rôle dans le cancer.
Procédures
Sous anesthésie générale par isoflurane, les animaux subiront 1 injection sous cutanée de 1 minute, 7 jours plus tard, 8 injection Intrapéritonéale (IP) de 10 secondes, réparties sur une semaine et espacées de deux jours.
Impact sur les animaux
L’injection des tumeurs en sous-cutanée pourrait diminuer la mobilité des souris ainsi que leur capacité à se nourrir. Une perte de poids pourrait être observé. En réalisant des injections sous-cutanées, il est possible d’observer la formation de nécroses cutanées. Aucun effet indésirable n’est attendu pour les traitements.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin des expériences afin de prélever les tumeurs, rates et ganglions.
Remplacement
Le cancer est une maladie complexe impliquant des mécanismes de contrôle et des interactions possibles seulement dans un organisme vivant. En effet, la recherche a permis de comprendre l’importance de l’environnement dans lequel le cancer se développe et les multiples interactions avec le système immunitaire, le stroma tumoral, le système vasculaire et le métabolisme. En conséquence, les expérimentations in vitro ne suffisent pas à appréhender la complexité d’un organisme. Nous réalisons à ces fins des études sur les modèles d’animaux greffés avec des cellules tumorales. Par la suite, le décryptage des mécanismes moléculaires sera réalisé in vitro.
Réduction
Les groupes expérimentaux seront constitués de n=10 individus afin de générer des cohortes avec suffisamment de puissance pour permettre d’évaluer les effets anti-tumoraux des traitements tout en permettant à une seule et même personne de prendre en charge l’expérience. Les expériences seront réalisées par des personnes parfaitement formées afin d’optimiser la reproductibilité. Nous utiliserons toutes les souris disponibles issue des croissements : mâles et femelles. Néanmoins, comme les variations dans les croissances tumorales peuvent être importantes, nous répèterons les expériences 2 fois de manières indépendantes.
Raffinement
Les souris seront élevées dans un milieu enrichi. Chaque animal sera examiné 3 fois par semaine, tout le long de l’expérimentation. Si des signes anormaux sont observés chez les souris, la fréquence de surveillance sera augmentée. Les injections de cellules tumorales seront réalisées sous anesthésie à l’isoflurane. Aucune douleur associée à ce geste n’est donc attendue. Les injections de traitements seront réalisées sur des souris vigiles. De plus, leur habituation aux gestes de contention devrait permettre de réduire le stress dû à ces manipulations. Afin de limiter la perte de poids des souris potentiellement due à des problèmes de mobilités induits par les tumeurs, nous allons ajouter des croquettes dans les cages afin que la nourriture leur soit plus accessible. Nous avons également mis en place une grille d’évaluation des points limites chez les animaux afin de limiter leur souffrance. Si nous constatons un problème tel que la perte de poids excessive, une nécrose tumorale, une déshydratation, les souris seront mises à mort.
Choix des espèces
Disponibilité de modèle génétiquement modifié pertinent dans le projet scientifique : aucune autre espèce animale présente la même modification génétique. Les modèles tumoraux syngéniques existant sont utilisables chez cette espèce. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 8 et 12 semaines d’âge) pour la mise en œuvre de modèles expérimentaux stables et reproductibles avec des animaux possédant un système immunitaire mature.
Implication des cellules lymphoïdes innées dans l’hépatocarcinome.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
2 100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie avec ouverture de la cage thoracique, des injections répétées et un suivi de la tumeur du foie par imagerie, jusqu'à un point limite au-delà duquel elles peuvent maigrir, s'isoler ou devenir agressives. Le porteur situe les retombées cliniques à long terme et au conditionnel. Il affirme que l'utilisation des souris reste "indispensable" faute de modèle in vitro reproduisant le microenvironnement tumoral.
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’étudier des cellules du système immunitaire, les populations lymphoïdes, afin d’identifier celles qui sont impliquées dans le contrôle du développement des cancers du foie. Nous souhaitons également dans ce projet étudier le rôle de deux voies de signalisation cellulaire dans la fonction de ces populations cellulaires. Nous espérons ainsi définir clairement les différentes populations lymphoïdes impliquées dans le développement du cancer du foie et mettre en évidence un rôle déterminant des voies de signalisations dans leurs fonctions au sein de la tumeur. Nous espérons à l’aide de ces premiers résultats, qui seront complétés par des expérimentations in vitro, pouvoir améliorer l’efficacité des cellules lymphoïdes à l’encontre des cellules cancéreuses du foie afin de pouvoir proposer une nouvelle approche thérapeutique pour la prise en charge des patients atteints de cancer du foie.
Bénéfices attendus
Premièrement, ce projet permettra d’améliorer notre compréhension du développement du carcinome hépatocellulaire et du rôle joué par les populations lymphoïdes. Ensuite, ce projet nous permettra également de connaître le rôle de deux voies de signalisation cellulaire majeures dans la fonction des cellules lymphoïdes innées à l’encontre des cellules cancéreuses. Enfin, nous espérons démontrer qu’il est possible d’améliorer la fonctionnalité de ces cellules lymphoïdes innées grâce à la modulation de ces voies de signalisation et ainsi proposer une ou des nouvelles approches thérapeutiques pour la prise en charge des patients atteints de cancer du foie. Les résultats obtenus grâce à ce projet, pourront permettre d’explorer par la suite cette ou ces approches pour une application en clinique en vue d’améliorer la survie et la qualité de vie des patients. Ainsi à long terme, ces expérimentations s’inscrivent dans une recherche visant à améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer du foie.
Procédures
Les souris pourront subir une chirurgie avec ouverture de la cage thoracique sur une hauteur de 2cm environ. Cette procédure chirurgicale aura lieu une seule fois et durera environ 30minutes. Les souris pourront recevoir des injections en intrapéritonéale, cette procédure dure quelques secondes et l’animal est contentionné pendant moins d’une minute. Cette procédure sera répétée au maximum une fois par jour durant toute la durée de l’expérimentation. Les souris pourront recevoir des injections en intraveineuse. Pour cela la souris est contentionnée durant 2-3 minutes et l’injection dure quelques secondes. Cette procédure sera répétée au maximum une fois par semaine durant 7 semaines. Un prélèvement sanguin au niveau sub-mandibulaire pourra être réalisé une seule fois. Cette procédure dure moins d’une minute. Le suivi de la pousse tumorale chez les souris sera réalisé par imagerie. Pour cette procédure, les souris devront être immobilisées durant environ 30min et la procédure sera réalisée au maximum 14 fois durant toute la durée de l’expérimentation.
Impact sur les animaux
Les animaux ne présentent habituellement aucun signe de souffrance avant que la tumeur atteigne la taille que nous avons fixé comme point limite. Il est alors possible que les animaux commencent à montrer des signes de stress physique et comportementale. D’un point de vue comportemental, les souris peuvent acquérir un comportement asocial, voir agressif ce qui n’est pas le comportement habituel de l’espèce. Nous pouvons observer aussi un arrêt de la toilette et possiblement une dépilation volontaire signe d’une détresse. D’un point de vue physique, nous pouvons observer un amaigrissement, notamment au niveau du bassin de l’animal, signe d’une perte d’appétit de l’animal lié à une détresse causée par une taille de tumeur importante. L’injection intra-veineuse par la veine caudale d'un grand volume de solution peut entrainer une douleur transitoire. Les autres injections par voie intrapéritonéale ou intraveineuse n’induisent pas de douleur perceptible chez les animaux traités.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car ils auront développé une tumeur.
Remplacement
Dans la mesure du possible, les études que nous menons sont réalisées dans des modèles in vitro de cultures cellulaires. Cela nous apporte de nombreux éléments qui nous permettent d’affiner nos hypothèses ou d’en émettre de nouvelles. Cependant, à l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode suffisamment robuste pour reproduire in vitro la complexité du microenvironnement tumoral afin d’étudier les interactions entre le système immunitaire et la tumeur. Ainsi, afin de pouvoir apporter des réponses précises à nos problématiques de recherche, l’utilisation des souris reste indispensable. Une veille scientifique continue sera également effectuée, afin d’éviter toute expérimentation déjà rapportée dans la littérature.
Réduction
Le nombre de souris à utiliser a été calculé avec l’objectif de réduire leur nombre autant que possible, tout en permettant d’identifier des effets biologiques suffisamment fiable, évalués par des analyses statistiques valides. Nos calculs ont pris en compte la variabilité interindividuelle ainsi que l’effet attendu. Afin d’améliorer la relevance de ces résultats, nous avons décrit trois modèles permettant d’induire un cancer du foie. Ces modèles ne seront pas réalisés de manière concomitante. Ainsi, bien évidemment, si une hypothèse est invalidée dans le premier modèle étudié, elle ne sera pas testée dans les autres modèles afin de réduire le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les animaux sont manipulés sur plusieurs jours avant le début des expériences afin de limiter leur stress au cours de la procédure. Une fiche de suivi sera tenue, de manière journalière la semaine suivant l’induction de la tumeur puis de manière tri-hebdomadaires jusqu’à la fin de la procédure afin de vérifier l’état général des animaux et de prévenir toute souffrance évitable. Les animaux bénéficient des conditions normales d’hébergement et de soins de notre animalerie. Les souris seront placées dans des conditions optimales (température, hygrométrie, cycle jour nuit, enrichissement des cages, nourriture à volonté). Toutes les souris en expérimentation possèderont du coton dans les cages en tant qu'enrichissement. De plus, dès que les souris commenceront à présenter une perte de poids détectable, de la nourriture en gel ou des crochets humides seront ajoutées dans leur cage. Les manipulations seront réalisées dans le souci constant de réduire au maximum l’inconfort et la souffrance des animaux. Toute manipulation contraignante ou invasive sera réalisée sous anesthésie générale par voie gazeuse et la douleur sera prise en charge par administration d’antalgiques. Lors des chirurgies, le niveau d’anesthésie sera régulièrement contrôlé tout au long de la procédure en évaluant les réflexes et la respiration. Pour prévenir une potentielle baisse en température, les animaux seront placés sur un coussin chauffant. La mise en place d’une grille de suivi strict des points limites permettra d’éviter au maximum le stress et/ou la douleur au cours des procédures. Dans le cas où un point limite sera atteint avant la fin de l’expérimentation, une mise à mort anticipée de l’animal sera réalisée.
Choix des espèces
Pour le moment, il n’existe pas de méthode suffisamment robuste pour reproduire in vitro la complexité du microenvironnement adéquat pour étudier les interactions entre le système immunitaire et la tumeur. Ainsi, afin de pouvoir apporter des réponses à notre problématique de recherche, l’utilisation des souris reste indispensable. De plus, l’existence de lignées de souris transgéniques permet des études mécanistiques approfondies qui nous permettront de mieux décrypter les voies de signalisation impliquées dans la fonction des cellules lymphoïdes et ainsi dans le contrôle de la progression du cancer du foie. Par ailleurs, il est à noter que le système immunitaire de la souris est proche de celui de l’Homme, au niveau des composants moléculaires et cellulaires, ce qui nous permet d’avoir une meilleure compréhension des mécanismes immunitaires impliqués dans le processus tumoral, et d’envisager par la suite un transfert de technologie chez l’homme. Pour ce projet, les procédures seront réalisées sur des animaux adultes de 6 à 12 semaines afin d’être proche de la situation de la pathologie humaine. Les souris présenteront ainsi un système immunitaire pleinement fonctionnel.
Etude de molécules favorisant la remyélinisation dans la Sclérose en plaques, grâce au modèle de Xénope (Xenopus laevis) transgénique
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
12 000 têtards de xénope vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont exposés au métronidazole pendant dix jours puis à des molécules à tester, avec quatre anesthésies et quatre tests comportementaux, pour cribler cinquante molécules candidates contre la sclérose en plaques. Le porteur estime la mortalité prématurée à environ 10 % pour le développement et 10 % pour l'exposition au métronidazole, et certaines doses peuvent être toxiques. Il justifie le recours au têtard par sa transparence et par le grand nombre d'individus que produit l'espèce.
Objectifs
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurologique et inflammatoire, c’est la première cause d’handicap chez le jeune adulte, et touche environ 110 000 personnes en France, avec 4 000 à 6 000 nouveaux cas par an. Dans cette maladie, la perte de la gaine de myéline (structure graisseuse qui entoure et protège une partie du neurone, permettant la conduction de l’information nerveuse) peut se traduire par un ralentissement voire une interruption de la conduction du message nerveux. Les personnes atteintes de ce type de désordres sont progressivement ou d’amblée handicapées, sur le plan physique et cognitif. Au cours des 20-25 dernières années, des progrès remarquables ont été réalisés dans la prise en charge des patients par l’introduction de traitements visant la composante inflammatoire de la maladie. Cependant bien que ces traitements diminuent notoirement les symptômes, ils ne semblent pas avoir une forte influence sur l’amélioration du statut clinique ou pour prévenir la progression du handicap, comme évalués par les scores cliniques classiques. Des faisceaux d’arguments (modèles expérimentaux, examens neuropathologiques de cerveaux de SEP, nouvelles méthodes d’imagerie chez les patients SEP) suggèrent que la remyélinisation (régénération de la myéline) est un élément clé dans la restauration des capacités motrices et cognitives. L’effort international actuel est donc d’essayer de développer des molécules favorisant la remyélinisation, pour améliorer la prise en charge de la maladie et donc la qualité de vie des patients. Le but de notre projet est d’étudier des molécules améliorant la remyélinisation dans un modèle animal de sclérose en plaques (Xenopus laevis), en couplant des analyses histologiques et comportementales adaptées aux têtards. A plus grande échelle, si ces molécules présentent un effet bénéfique sur la remyélinisation, elles pourront présenter un espoir thérapeutique pour les maladies démyélinisantes telles que la sclérose en plaques, ou plus largement les maladies affectant la myéline.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’identifier des molécules pouvant favoriser la remyélinisation. Identifier des molécules remyélinisantes permettrait dans le cas de maladies démyélinisantes comme la sclérose en plaques, d’éviter la neurodégénérescence et à terme la dégradation des capacités fonctionnelles. Les molécules pro-remyélinisantes identifiées pourraient ensuite être utilisées comme piste thérapeutiques.
Procédures
Les têtards sont mis en contact avec du métronidazole (molécule permettant de mettre en place le modèle) durant 10 jours, puis avec des molécules à tester pro-myélinisantes pour une durée de 3 jours maximum. Les têtards sont mis en contact avec les molécules dans leur eau de balnéation. Les têtards vont être anesthésiés 4 fois 5 minutes (3 jours minimum entre chaque anesthésie) pendant toute la durée de la procédure. Ils effectueront 4 tests comportementaux de moins de 5 minutes avec un temps de 3 jours minimum entre chaque test.
Impact sur les animaux
L’anesthésie est maintenue durant toute la procédure pour ne pas engendrer de stress chez l’animal, mais peut entrainer des risques cardio-respiratoires, les battements du cœur sont donc fréquemment contrôlés durant l’anesthésie (facilement visible chez les têtards). La capture à l’épuisette, pour les tests comportementaux, peuvent aussi induire un léger stress chez le têtard, sans entrainer de blessures ou de comportements anormaux. Malgré le soin que nous portons au choix de la dose des molécules, d’après la littérature et les tests in vitro, il arrive que certaines de ces concentrations soient toxiques et peuvent entrainer la mort des têtards. Une mort prématurée des têtards est possible pendant le développement, nous estimons cette perte à 10 pour cent, ainsi que suite à l’exposition au métronidazole, que nous estimons à 10 pour cent également.
Devenir
Afin d’étudier les différents mécanismes impliqués suite à l’exposition aux molécules à tester, il est ensuite nécessaire d’euthanasier les têtards pour faire des études immunologiques plus poussées sur leurs tissus.
Remplacement
Le développement de stratégies thérapeutiques visant les maladies démyélinisantes est confronté à la difficulté de suivre les mécanismes pathologiques au sein de la complexité du système nerveux. C’est la raison pour laquelle les modèles de culture cellulaire ne suffisent pas. A l’opposé, le recours à des animaux vertébrés, qui ont un système nerveux organisé avec des couches de myéline, comparable à ce qui est retrouvé chez l’Homme (et donc intéressant pour étudier les maladies qui atteignent cette structure) peut permettre une première démonstration de l’action d’une molécule in vivo. Cette étape permet de choisir plus objectivement les molécules efficaces et de les tester ensuite chez l’homme. Le choix de l’utilisation du modèle Xenopus laevis repose sur les arguments suivants : - Il s’agit d’un modèle animal, donc un modèle intégré contrairement à des modèles ex vivo et in vitro - La transparence du têtard permet de visualiser tout le système nerveux central sans euthanasie, ce qui permet un suivi in vivo et longitudinal - Le Xénope est une espèce qui génère beaucoup de têtards, facilitant les études toxicologiques et pharmacologiques qui nécessitent un grand nombre d’animaux - Le Xenopus laevis est un animal robuste et facile d’élevage en comparaison à d’autres modèles animaux - Enfin, il existe une grande conservation des protéines de la myéline inter-espèces (amphibiens versus mammifères)
Réduction
Dans le souci de respecter la règle des 3R, ce sont les mêmes têtards qui sont utilisés pour compter le nombre de cellules oligodendrocytaires dans le nerf optique qui seront soumis au test visuel. La transparence des têtards de Xénope permet de suivre in vivo la progression des expériences grâce à l’observation des têtards au macroscope, et ainsi d’éviter des suivis histologiques tout au long du protocole nécessitant l’euthanasie des têtards expérimentaux. Nous souhaitons utiliser environ 240 têtards par molécule, en sachant qu’une molécule est testée en triplicat à 7 concentrations différentes, en comparaison avec un groupe contrôle (8 groupes au total), avec 10 têtards par condition (soit 80 têtards en triplicat donc 240 têtards au total). Ces calculs ont été réalisés à la suite de calculs de puissance pour les expériences proposées. Le nombre de 10 têtards par groupe prend en compte la mortalité spontanée au cours du développement pour certains têtards. Chaque molécule nécessitera 240 (80x3) têtards, et nous avons 50 molécules à tester, soit au total environ 12 000 têtards.
Raffinement
Les têtards sont placés dans un bain de 4L d’eau (moitié eau dure, moitié eau osmosée) à une température de 23 degrés avec une pompe pour oxygéner l’eau. L’eau est renouvelée au minimum une fois par semaine avant le commencement du protocole pour maintenir un volume suffisant et réduire l’accumulation des déchets urémiques, et tous les 3 jours suite à l’exposition au métronidazole. Les têtards sont observés quotidiennement, et ceux qui présentent des anomalies (déformations, retard de développement, troubles de la nage…) sont euthanasiés, les cadavres liés aux problèmes de développement et les surplus de nourriture sont aussi retirés de l’eau quotidiennement. De plus, des souches d’arbres flottants en composite plastique sont placées dans les bacs des têtards, qui leurs permettent de se cacher dessous. Des points limites sont définis et respectés pour éviter toute souffrance animale. Si les doses n’ont pas précédemment été déterminées dans d’autres modèles animaux, elles sont adaptées à partir de l’efficacité des molécules in vitro. Par notre expérience, ces doses sont peu ou pas toxiques chez le têtard de Xénope. Suite à l’anesthésie, les animaux sont placés dans un bac avec une oxygénation de l’eau plus importante et avec leurs congénères, et surveillés dans les minutes suivantes jusqu’au réveil, qui a lieu généralement 5 minutes après la fin de l’anesthésie, avec une reprise de la nage normale. Durant l’exposition au métronidazole, les têtards sont placés dans un incubateur opaque. Cette absence de cycle jour et nuit n’impacte pas les têtards car nous n’avons pas observé de stress ou d’augmentation de la mortalité durant les 10 jours d’exposition.
Choix des espèces
La transparence des têtards facilite le suivi in vivo de l’expérimentation (respect du critère réduction car étude longitudinale), de plus la grande homologie des protéines de la myéline des Xénopes avec celle des mammifères justifie l’utilisation de ce modèle. Les têtards sont utilisés entre stade 50 et 55. A cette période de développement, on peut facilement observer la dynamique de la mort et de la réapparition des oligodendrocytes in vivo et sans recours à l’euthanasie des animaux. De plus, le stade 48 correspond au début de la myélinisation dans le système nerveux central, au stade 50-55 la myélinisation est beaucoup plus avancée, donc plus facile à étudier.
Etude de l’intravasation des mégacaryocytes lors de thrombopénies induite par chimiothérapies
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
386 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une chimiothérapie induisant une thrombopénie, des prélèvements de sang à la queue tous les deux jours et, pour certaines, une chirurgie du crâne permettant d'imager la moelle osseuse, le tout sous anesthésies répétées. Le porteur classe les procédures en modéré surtout à cause du stress lié aux cycles répétés d'anesthésie et de réveil. Il affirme que l'étude de la formation des plaquettes exige un animal adulte vivant et que la souris est la seule solution.
Objectifs
La thrombopénie correspond à une baisse de la numération plaquettaire exposant les patients à des risques hémorragiques. Il s'agit d'un problème clinique courant chez les patients traités par chimiothérapie. Les plaquettes sont produites par les mégacaryocytes (MKs) dans la moelle osseuse. Une étape clé et mal comprise dans leur formation est le passage des MKs au travers de la barrière des vaisseaux (intravasation), ces évènements, très rares, permettent la libération des plaquettes dans la circulation sanguine. Avenant : dosage de la TPO plasmatique dans le sang. La thrombopoïétine (TPO) est une hormone produite en grande partie par le foie qui permet la régulation de la production des plaquettes par les mégacaryocytes dans la moelle osseuse. La concentration en TPO est inversement proportionnelle avec la courbe de la numération plaquettaire avec un décalage dans le cadre d’une thrombopénie. Or, notre modèle de thrombopénie induite par chimiothérapie, nécessite une vision complète des conditions biologiques dont l’évolution de la concentration en TPO endogène au cours des traitements ce qui induit l’utilisation d’animaux vivants. En effet, l’une des perspectives du projet est d’administrer de la Romiplostim, un analogue de la TPO, qui permettrait de limiter/réduire la thrombopénie dans le cadre de la CIT. Cependant, la fenêtre d’administration de cet analogue n’est pas bien définie pour être pleinement efficace. L’objectif de cet avenant et de nous permettre de définir la fenêtre d’administration optimale de la Romiplostim® en fonction de la concentration en TPO endogène. Notre projet concerne la capacité de la moelle et des mégacaryocytes résidents à se remanier et restaurer une numération plaquettaire normale après thrombopénie induite par les agents chimio-thérapeutiques anti-tumoraux (CIT).
Bénéfices attendus
Les retombées de ce projet sont cognitives et cliniques. Sur le plan fondamental, il vise à comprendre le fonctionnement de la PodoPZ dans une étape clé et indispensable de la formation des plaquettes sanguines, l’intravasation des MKs. Sur le plan clinique, nous évaluerons le potentiel thérapeutique de la PodoPZ pour améliorer la prise en charge des CIT, offrant ainsi une méthode alternative de traitement de la thrombopénie par un analogue de la TPO, le Romiplostim.
Procédures
Nous avons précisé « Tous les animaux seront anesthésies quelques minutes au masque pendant les injections des traitements pharmaceutiques (une seule injection au début de l'étude) puis pendant les prélèvements d'un faible volume de sang à la queue tous les 2 jours. La durée moyenne de ces injections est 1 minute. Certains animaux seront soumis en plus à une séance d’imagerie de la moelle d’une durée maximale de 3h, tandis que d’autres seront soumis à un prélèvement sanguin terminal (durée 2 minutes) . Ces gestes seront réalisés sur animal anesthésié.
Impact sur les animaux
En ce qui concerne les traitements de CIT, les souffrances infligées aux animaux sont légères puisqu’il s’agit principalement d’injections et de prélèvements de sang à la queue sur animal anesthésié. Pour l’ensemble des substances injectées aucune souffrance, aucune perte de poids, aucun saignement n’a été observé. En raison de la répétition des cycles d'anesthésie gazeuse et de réveil, nous anticipons un stress supplémentaire des animaux et classons nos procédures en modérées. En ce qui concerne les expériences par microscopie, nous utiliserons des souris génétiquement modifiées qui n’expriment aucun phénotype dommageable. Ces expériences ont toujours lieu sur des souris profondément anesthésiées, elles subiront une petite chirurgie cutanée sur le sommet du crâne pour laquelle nous anticipons une légère inflammation et surveillons les saignements potentiels. Tous les animaux seront mis à mort avant leur réveil.
Devenir
A l’issu des procédures tous les 386 animaux seront mis à mort pour prélèvements et analyses post-mortem.
Remplacement
Les expériences nécessitent un animal adulte vivant, car elles posent la question du fonctionnement du système hématopoïétique in vivo dans sa totalité, en faisant appel à une multitude de cellules qui interagissent dans toute la complexité du vivant et en particulier la circulation sanguine. En particulier, l’intravasation met en œuvre simultanément des interactions entre MKs, les vaisseaux et la circulation sanguine. Ces évènements sont intégrés et demandent à être étudiés sur l’animal. Nous avons effectué les études préliminaires possibles en culture cellulaire avant de passer sur le modèle animal qui s’avère être la seule solution pour étudier ces phénomènes complexes dans leur intégralité.
Réduction
Les souris issues de la première série d’expériences seront utilisées pour les études de cytométrie. Afin d’éviter des répétitions inutiles, le point « homéostasie » avant traitement sera réalisé une seule fois par traitement médicamenteux. A la fin des observations intravitales, les animaux seront euthanasiés et les moelles osseuses récupérées, fixées et stockées pour des observations ultérieures, limitant ainsi le nombre de souris. Le nombre de souris est déterminé de manière à obtenir des résultats statistiques solides dans les différents génotypes. Enfin, le maximum de prélèvements seront réalisés sur une même souris (sang, fémurs, tibia).
Raffinement
Les moyens de raffinement des expérimentations sont les suivants : - Pendant l’hébergement, les animaux sont élevés en groupe dans un environnement calme et non stressant et privilégié avec un minimum de manipulation. Le milieu est enrichi avec de la frisure de papier, des carrés de cellulose et des bâtonnets de coton afin de permettre aux souris de confectionner leur nid et structurer leur environnement. Des croquettes sont déposées sur le fond de la cage pour favoriser le comportement de fouissage. - Les expériences ont toujours lieu sur des souris profondément anesthésiées - Les prélèvements de sang à la queue seront réalisés sous anesthésie gazeuse. Nous appliquerons un tampon hémostatique pour arrêter le saignement avant de replacer l'animal dans sa cage.
Choix des espèces
La souris est largement utilisée pour étudier et modéliser la biologie et la physiologie humaine. De nombreux outils ont été développés pour suivre chez cet animal la production des plaquettes sanguines à partir de leur précurseurs MKs (ex : anticorps, souris génétiquement modifiées GFP-myosine permettant de visualiser en temps réel la PodoPZ). La connaissance de la souris et notre expertise d’imagerie adaptés à cette problématique conduisent à choisir cet animal pour l’étude. Par ailleurs la souris est un mammifère qui, par expérience, supporte bien les traitements de CIT (limités à quelques jours et à une seule injection), et présente une thrombopénie proche de celle des patients humains dans les conditions de chimiothérapies. C'est également un animal indiqué pour le suivi des traitements pharmaceutique, qui dans notre cas est le Romiplostim. L’approche d’imagerie intravitale requière des animaux à un stade de développement jeune (de 4 à 8 semaines) car ils ont l’os du crâne suffisamment fin pour laisser passer la lumière. Pour les autres expériences les souris seront utilisées à un âge habituel de souris adulte entre 8-18 semaines afin de standardiser au mieux les différents traitements. Les souris C57/Bl6 sont commandées par notre service selon nos besoin, il nous est donc aisé d'ajuster les âges de nos différents groupes.
Etude de l’impact des altérations du métabolisme des plasmalogènes et des endocannabinoïdes sur la rétinopathie du prématuré (ROP)
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
3 366 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des souriceaux et leurs mères sont placés en hyperoxie à 75 % d'oxygène pendant cinq jours pour induire une rétinopathie proche de celle du prématuré, les mères étant tuées dès le retour à l'air ambiant qu'elles supportent mal. Le porteur indique viser des cibles thérapeutiques contre une cause de cécité infantile, retombées formulées au conditionnel. Il affirme que cette néovascularisation rétinienne ne peut pas être modélisée in vitro.
Objectifs
La rétinopathie du prématuré (ROP) est la principale cause de cécité chez l’enfant. La ROP est une maladie multiphasique liée à la maturation incomplète des vaisseaux sanguins de la rétine. En effet, la physiopathologie de la ROP se caractérise par deux phases. La phase 1 est associée à l'interruption du développement vasculaire de la rétine, ce qui entraîne des zones rétiniennes non vascularisées et une ischémie consécutive. La seconde phase de la maladie est le déclenchement d’une angiogenèse proliférative et aberrante qui est la conséquence indirecte de l'ischémie rétinienne. Bien que les traitements déjà mis en place contre la ROP semblent être efficaces, il est encore nécessaire d'identifier de nouveaux mécanismes de régulation du développement vasculaire rétinien pour réduire l'incidence de cette maladie. Récemment, notre équipe de recherche a montré qu’un déficit rétinien en certains lipides particuliers, les plasmalogènes, est associé à un phénotype de type ROP. Les plasmalogènes sont des phospholipides membranaires abondants dans les cellules rétiniennes. Ils sont considérés comme des réservoirs d’acides gras polyinsaturés (AGPI). Ces AGPI entrent potentiellement dans « le système endocannabinoïde ». De manière très intéressante, deux études ont démontré que le blocage de deux récepteurs aux cannabinoïdes appelés CB1R et CB2R réduit la sévérité de la ROP chez la souris. Dans ce contexte, nous proposons de caractériser les mécanismes par lesquels les endocannabinoïdes issus des plasmalogènes régulent le développement vasculaire rétinien et sous-tendent le développement de la ROP. Ces données permettront de définir dans un second temps des cibles thérapeutiques potentielles de prévention de la ROP.
Bénéfices attendus
La ROP est une maladie neurovasculaire dévastatrice de la rétine qui peut entraîner des déficits visuels, voire la cécité des nouveau-nés. La néovascularisation anarchique et aberrante est la principale caractéristique de cette maladie. Malgré les progrès réalisés dans la prise en charge clinique des naissances extrêmement prématurées, la ROP reste la principale cause de cécité infantile dans le monde. Notre projet élucidera non seulement les mécanismes par lesquels les plasmalogènes et le système endocannabinoïde participent à la physiopathologie de la ROP, mais aidera également à mieux comprendre les mécanismes fondamentaux liés aux lipides qui déterminent l'angiogenèse et le développement vasculaire de la rétine. Ces résultats de recherche fondamentale contribueront à améliorer les connaissances mais également les théories et hypothèses liées aux complications vasculaires dans de multiples tissus et organes. Aussi, la mise en évidence de nouveaux mécanismes physiologiques participant au déclenchement de la ROP qui seraient des cibles thérapeutiques et donc, permettrait le développement de stratégies thérapeutiques pour cette pathologie.
Procédures
Placement en hyperoxie (75% oxygène) pendant 5 jours, avant retour en normoxie (20% oxygène)
Impact sur les animaux
Le modèle d’OIR pourrait induire un stress physique et une détresse respiratoire chez les femelles (mères) lors du retour en normoxie. Cela pourrait engendrer une malnutrition ainsi qu’un stress thermique chez les souriceaux. Par conséquent, nous utiliserons des mères adoptantes de la souche Swiss, qui sont connues comme étant d’excellentes mères adoptives à la fin de la procédure 1.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés.
Remplacement
La néovascularisation rétinienne caractéristique de la rétinopathie du prématuré est un phénomène complexe qui implique des interactions entre plusieurs types cellulaires et des interactions moléculaires complexes. Un tel système ne peut pas être modélisé in vitro.
Réduction
Dans cette étude, et puisque le genre n’aura pas d’impact sur les données recueillies, nous avons décidé d’utiliser les 2 sexes de souriceaux sans distinction. Par ailleurs, nous avons limité au maximum le nombre d’animaux nécessaire pour avoir une puissance statistique suffisante pour obtenir des résultats statistiquement interprétables. En effet, dans le cadre de ce projet, les échantillons de rétine issus de nos animaux serviront à 5 types d’expériences : analyse protéomique, RNAseq, RNAscope, dosage couplé d’endocannabinoïdes et plasmalogènes, et immunohistochimie). Pour ces expérimentations, nous poolerons les 2 rétines et limiterons le nombre de souris à n=8 (qui est le n minimum pour réaliser ces expériences) à l’exception de la partie immunohistochimie qui est une analyse qualitative et non pas quantitative, où nous n’utiliserons que 6 souris par expérience. Pour les analyses quantitatives, nous savons que la distribution des données générées ne seront pas normales avec des effectifs de 8 par groupe. Pour cette raison, et afin de ne pas augmenter le nombre d’animaux par groupe pour disposer d’une distribution normale, nous utiliserons les tests non-paramétriques de Mann-Whitney pour les comparaisons groupe à groupe et un test de kruskall-Wallis pour les comparaisons multi-groupe.
Raffinement
Le modèle d’OIR pourrait induire un stress physique et une détresse respiratoire chez les femelles (mères) lors du retour en normoxie (air ambiant). Cela pourrait engendrer une malnutrition ainsi qu’un stress thermique chez les souriceaux. Par conséquent, nous utiliserons des mères adoptantes de la souche Swiss, qui sont connues comme étant d’excellentes mères adoptives à la fin de la procédure 1. Par ailleurs, les animaux sont hébergés par 2 pendant l’accouplement et par portée pendant la gestation/lactation dans des cages qui comporteront un enrichissement consistant en plusieurs cotons et un dôme pour que les animaux puissent procéder à la nidification. Tous les animaux de l’étude seront suivis par un personnel compétent selon les modalités qui sont en cours de mise en place par la structure chargée du Bien-Être Animal du laboratoire. Ce suivi se fera à trois niveaux sur les animaux adultes : i) une observation quotidienne des conditions d’hébergement (environnement de la cage : enrichissement, environnement de la pièce : température, hygrométrie, bruit, lumière), ii) un examen clinique hebdomadaire de chaque animal (vérification de la posture, du masque, du pelage, et de l’état corporel en général), et iii) un suivi spécifique déterminé par les procédures expérimentales (voir plus bas). Tout animal adulte présentant une absence d’activité (absence d’interaction sociale, d’exploration, de fabrication de nid) sera tout particulièrement surveillé. Ces observations ne seront pas réalisables sur des souriceaux nouveau-nés. Suite à l’hyperoxie, le retour en condition de normoxie est mal supporté par les mères et peut induire une détresse respiratoire. Afin d’éviter cela, nous euthanasions les mères dès leur retour en normoxie.
Choix des espèces
L’étude des mécanismes physiopathologiques conduisant à la néovascularisation rétinienne sur la souris a été validée par de nombreuses publications. En effet, le modèle de rétinopathie induite par l’oxygène (OIR) est un modèle de ROP bien établi chez la souris. La souris est un petit animal facilement manipulable et qui comporte de nombreuses similitudes physiologiques avec l’homme. Cependant, une des principales différences entre l’homme et la souris est la mise en place des vaisseaux rétinien. En effet, celle-ci se met en place après la naissance chez la souris et avant la naissance chez l’homme. Cette différence majeure est un avantage et nous conforte dans l’utilisation de ce modèle animal puisqu’elle nous permet un accès plus facile à l’étude du développement vasculaire dans le cas de la ROP. Nous utiliserons d’une part des animaux adultes en âge de se reproduire (6 semaines d’âge) et d’autre part des portées de nouveau-nés aux périodes critiques du développement vasculaire rétinien, c’est-à-dire à 7, 12, 15, 17 et 21 jours d’âge.
Etude des mécanismes de maturation du système immunitaire durant l’homéostasie dans des modèles murins
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections rétro-orbitaires sous anesthésie, des injections intrapéritonéales et une irradiation qui provoque une perte de poids et une immunodéficience transitoires, avant d'être tuées pour analyse. Le porteur décrit une recherche fondamentale sur la maturation du système immunitaire, dont les bénéfices contre infections et tumeurs sont formulés au conditionnel et à long terme. Il affirme que ce processus ne peut être étudié qu'à l'échelle de l'"organisme entier".
Objectifs
Le système immunitaire est en première ligne pour nous protéger contre les infections et les cancers. Il doit s’entrainer régulièrement par des signaux qui lui sont fournis par notamment le microbiote qui sont l’ensemble des microorganismes qui habitent notre intestin. Ce signal tonic non inflammatoire va provoquer la maturation du système immunitaire qui va être préparé à lutter contre les infections futures. Il est donc crucial de comprendre les mécanismes qui entraînent/préparent notre immune système durant l’homéostasie avant que la pathologie ne survienne. Le système immunitaire se compose de 2 branches armées : l’innée qui réagit rapidement et avec peu de discernement comparé à l’adaptif qui réagit plus subtilement et plus spécifiquement. Malgré cette distinction, il existe un dialogue constant entre ces 2 branches armées immunitaires. Ce projet vise à révéler ce dialogue/interaction qui mène à la bonne préparation du système immunitaire durant les périodes de stabilité ou homéostasie.
Bénéfices attendus
Les cellules immunitaires constituent une des premières lignes de défense contre les infections et le développement de tumeurs. Ainsi, l’identification de mécanismes permettant la bonne préparation du système immunitaire en condition homéostatique est primordiale. Cette préparation préalable du système immunitaire se traduira par une meilleure capacité à combattre ultérieurement les pathogènes et les tumeurs.
Procédures
Injection en rétro-orbitaires dans des souris sous anesthésie gazeuse (1 fois 2min/souris) - Injections intra-péritonéales (4 fois 20sec/souris) - Irradiation (faible dose) 1 fois (10 min)
Impact sur les animaux
- La manipulation et la contention hebdomadaire pourraient entraîner un stress léger. Mais le geste et maitrisé et ne durera maximum 20 secondes. – Perte transitoire du poids due à l’irradiation. - Immunodéficience transitoire due à l’irradiation. - Dépigmentation des poils possible des souris après irradiation sans conséquence sur le bien-être de l’animal.
Devenir
Les animaux seront mis à mort et analysés.
Remplacement
La maturation du système immunitaire est un processus complexe qui implique l'interaction de divers acteurs, tels que le microbiote, le système immunitaire inné et le système immunitaire adaptatif, et ne peut actuellement être étudiée qu'à l'échelle de l'organisme entier. Par ailleurs, nous avons renforcé nos hypothèses et éliminé un grand nombre de pistes en effectuant une recherche bibliographique exhaustive et en réalisant divers tests in vitro, réduisant ainsi de manière significative notre utilisation d'animaux dans notre projet.
Réduction
Nous avons toute l’expertise immunologique et technique. Ainsi, il n’y a pas de mises au point nécessaires. Utilisation de techniques d’analyses multiparamétriques ce qui réduit considérablement le nombre de matériels biologiques nécessaires. Optimisation maximale des échantillons biologiques. Le nombre de souris proposées dans ce projet a été réduit au minimum nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et reproductibles. Ce nombre a été calculé à partir d’outil statistique. Ce nombre peut encore être réduit si les tests de prises de décisions ne valident pas nos hypothèses avancées.
Raffinement
- Notre étude s’intéresse au comportement du système immunitaire en condition homéostatique (en condition d’équilibre physiologique), ainsi peu d’intervention invasive sera faite - Un suivi quotidien des animaux (zootechnicien +expérimentateur) permettant un repérage rapide des premiers signes de mal être (tel que l’isolement, des mouvements ralentis ou anormaux, présence de selles molles dans la cage). – Des points limites définis et précoces nous permettant d’agir rapidement ont été mis en place. – Hébergement en portoirs ventilés et manipulation des souris dans un envitonement stérile (Hotte à flux laminaire) afin que le phénotype dommageable ne s'exprime pas - Anesthésie des animaux lors de manipulations invasives comme l’injection rétro orbital de cellules et ainsi réduire le stress de l’animal et éviter des mouvements de l’animal pouvant le blesser. - Pour favoriser le bien-être des animaux, leur environnement sera enrichi de maisonnettes en cartons pour se cacher et de bâtonnets en coton pour créer un nid. - Après l'irradiation, une alimentation plus souple, comprenant des croquettes humidifiées et du gel hydratant (Diet Gel), sera mise à disposition dans les cages pendant quelques jours pour faciliter la récupération des animaux. - Une anesthésie locale sera administrée 5 min avant l'injection pour réduire la douleur résultant de l’injection. - Pas d’isolement des souris pour respecter au tant que faire ce peu le comportement social des souris
Choix des espèces
Les souris se justifient car nous disposons de toute l’expertise scientifique et technique. Les souris sont un modèle très utilisé en recherche pour adresser les différentes branches du système immunitaire et ainsi la communauté scientifique dispose de divers modèles génétiques et outils scientifiques nous permettant d’adresser ce projet le plus efficacement possible. Le stade adulte (souris 2 mois) est choisi de façon à avoir un système immunitaire mature.
Régulation de l’évitement comportemental par la dopamine
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
710 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des chocs électriques d'intensité modérée dans un test d'évitement de place, subissent une à deux chirurgies stéréotaxiques du cerveau et un isolement de deux semaines, pour étudier les circuits neuronaux de l'évitement. Le porteur rattache ce travail au syndrome de stress post-traumatique et situe les retombées thérapeutiques pour les patients au conditionnel. Il affirme qu'il est impossible de remplacer l'animal vivant pour l'étude du comportement d'évitement.
Objectifs
Ce projet a pour objectif général d’identifier les circuits neuronaux impliqués dans l’évitement de place chez la souris. Ce projet se focalisera sur les neurones de l’aire tegmentale ventrale qui jouent un rôle clef dans le comportement de défense. Or, aucune étude à ce jour n’a cherché à comprendre comment l’aire tegmentale ventrale contrôle l’évitement de place chez la souris. Ce projet nécessitera ainsi l'utilisation de différentes lignées de souris transgéniques permettant la manipulation et enregistrement de l’activité au sein de ce circuit.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à identifier comment les souris apprennent à éviter un lieu dangereux et à cesser d’éviter un lieu qui ne l’est plus. Ce phénomène, autrement appelé persistance d’évitement est couramment observé dans le syndrôme de stress post traumatique. Cet évitement comportemental et cognitif excessif limite l’efficacité de la thérapie comportementale. Comprendre son corrélat neuronal pourrait donc permettre d’identifier des cibles thérapeutiques pour le traitement de l’évitement persistant chez les patients atteints de stress post-traumatique.
Procédures
Ce projet implique une série d’expériences de validation comportementale durant 1 semaine. Des expériences complementaires impliquent une a deux chirurgies stéréotaxiques d'une heure (espacées de 3 semaines) pour étudier des circuits neuronaux impliqués dans le comportement d’évitement de place durant 1 semaine.
Impact sur les animaux
Le comportement d’évitement de place engendre de l’inconfort pour l’animal puisque des chocs électriques d’intensité modérée sont administrés à l’animal. Les approches de chirurgie stéréotaxique sont des procédures douloureuses. L’isolement des souris pendant 2 semaines engendre de l’inconfort pour l’animal.
Devenir
A l’issue de chaque procédure, les souris seront euthanasiées et ne seront donc pas impliquées dans une autre procédure.
Remplacement
Il est impossible de remplacer l’animal vivant pour l’étude du comportement d’évitement. La souris représente un modèle de choix pour notre projet par la possibilité d’étudier des individus génétiquement modifiés et dont la physiologie générale est suffisamment proche de celle de l’être humain pour que les informations obtenues soient pertinentes sur un plan médical.
Réduction
Nous prévoyons d’utiliser un maximum de 646 souris adultes (mâles et femelles) sur un période de 5 ans. Nous avons optimisé les protocoles afin de réduire au maximum le nombre de souris utilisées en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux. De plus, ce chiffre comprend le nombre d’animaux utilisés pour des études préliminaires (pilotes), afin de 1) déterminer les conditions optimales lors des tâches comportementales de conditionnement et 2) mettre en place de nouvelles techniques, ce qui permettra de diminuer la quantité d’animaux utilisés à long terme. Les animaux mâles et femelles seront utilisés pour toutes les expériences. L'analyse des données se fera en tenant compte du sexe car dans de nombreux cas le niveau basal dans les tâches comportementales est différent. Ceci nous permettra d'utiliser toutes les souris générées.
Raffinement
Enfin, en vue du raffinement des procédures, un soin particulier est apporté aux questions relatives au bien-être animal. Le manque d’interactions sociales pour les expériences ou les souris sont stabulées individuellement est compensé par un enrichissement des cages avec des cylindres de coton permettant de stimuler l’activité naturelle, diminuer le stress et faciliter la thermorégulation. En outre, les cages, transparentes, sont proches les unes des autres afin que chaque animal puisse avoir un contact visuel avec ses congénères. Avant chaque procédure expérimentale, les animaux sont manipulés fréquemment afin de les habituer aux expérimentateurs et réduire ainsi leur stress. Enfin, pour les procédures impliquant une neurochirurgie, un protocole d’anesthésie et d’analgésie péri- opératoire est en place afin de garantir la bonne prise en charge de nos animaux. La santé des animaux sera surveillée tout au long de l'expérience et évaluée grâce à une grille codifiant le niveau de bien être. Cela nous permettra d'intervenir immédiatement et de manière appropriée si un premier signe de souffrance est détecté.
Choix des espèces
L’évitement est un comportement extrêmement important pour la survie et est donc conservé chez les mammifères. Par ailleurs, ce projet requiert l’étude fine de populations de neurones accessibles uniquement via des modèles murins transgéniques. Les souris se reproduisent rapidement (une portée par mois) et leur système nerveux atteint son développement adulte en 12 semaines. Ainsi, la souris adulte représente un modèle de choix pour étudier les mécanismes neuronaux qui contrôlent le comportement d’évitement.
Etude des mécanismes régulant la régénération musculaire
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
16 632 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent une biopsie de l'oreille, des injections quotidiennes pendant cinq jours et une injection de toxine dans le muscle qui provoque une lésion, avant d'être tuées pour prélever les muscles des pattes. Le porteur revendique injecter les deux pattes pour réduire de moitié le nombre d'animaux et affirme vouloir exploiter au maximum chaque animal. Il indique que l'étude de la régénération musculaire ne peut être conduite que sur un "organisme entier", la souris étant présentée comme le modèle idéal.
Objectifs
Le muscle strié squelettique est composé de fibres musculaires qui doivent s’adapter aux changements physiologiques et environnementaux tout au long de la vie. Il a aussi la capacité de régénérer complètement après une lésion, grâce à des cellules souches musculaires appelées cellules satellites. Ces cellules sont responsables de la régénération des fibres musculaires après une lésion, que celle-ci soit d’origine traumatique ou génétique (maladies musculaires). Des pathologies comme les myopathies, le vieillissement ou un exercice physique trop intense conduisent à un stade chronique d’activation de la régénération avec un épuisement des cellules satellites, aboutissant ainsi à une diminution de la capacité régénérative. Notre projet vise à comprendre comment les cellules satellites répondent aux signaux d’activation lors de la régénération. L'identification de ces mécanismes de régulation pourrait permettre l'établissement de stratégies thérapeutiques afin d'améliorer la régénération musculaire dans des contextes pathologiques affectant le muscle.
Bénéfices attendus
Notre projet vise à comprendre comment les cellules satellites répondent aux signaux d’activation lors de la régénération. L'identification de ces mécanismes de régulation pourrait permettre l'établissement de stratégies thérapeutiques afin d'améliorer la régénération musculaire dans des contextes pathologiques affectant le muscle.
Procédures
Tous les animaux subiront une biopsie (durée 5 secondes). Une partie des animaux subira une injection quotidienne pendant 5 jours consécutifs (durée 1 min pour chaque injection) puis après 1 semaine de repos ils subiront 3 injections: une sur animal vigile pour l’anesthésie générale (durée une minute maximum) et deux sur animal anesthésié pour l’injection musculaire (durée 5 minutes).
Impact sur les animaux
La contention induira un stress. La biopsie à l'oreille induira une douleur légère de courte durée. L’injection intra-péritonéale induira une douleur de courte durée. L’injection musculaire de toxine induira une lésion du groupe musculaire injecté.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’expérimentation afin de collecter les muscles squelettiques des pattes postérieures. Ces tissus prélevés serviront soit pour des mises en culture des fibres musculaires ou des cellules souches musculaires afin de réaliser des tests in vitro soit pour des analyses de biologie moléculaire et d’histologie
Remplacement
Des expériences dans les cellules ont déjà été réalisées et pour étudier la physiologie de la régénération musculaire nous devons utiliser l’animal entier. Cette étude ne peut être conduite que sur un organisme entier car il est actuellement impossible de reproduire in vitro la régénération musculaire qui met à contribution différents types cellulaires. La souris est le modèle idéal pour cette analyse car les processus étudiés sont très conservés au cours de l’évolution en particulier chez les mammifères.
Réduction
Nous utiliserons le nombre d’animaux minimal permettant d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. Lors de l’injection de toxine, nous injecterons les deux pattes de chaque souris afin de réduire de moitié le nombre d’animaux utilisés, car plus le nombre de cellules satellites collectées est important, plus le nombre d’animaux est réduit. Notre expérience a montré qu’en injectant les 2 pattes, nous réduisons de moitié le nombre d’animaux utilisés sans affecter le bien-être de l’animal. Nous exploiterons au maximum chaque animal en prélevant plusieurs groupes de muscles. Nous utiliserons les mâles et les femelles afin d’étudier la régénération chez les deux sexes.
Raffinement
Pendant l’injection intra-musculaire, les animaux seront sous anesthésie générale et analgésie avec un coussin chauffant pour éviter l’hypothermie. Un gel oculaire sera appliqué sur les yeux afin d’éviter tout dessèchement de l’œil. Pour une meilleure récupération après l’anesthésie générale, les animaux seront stabulés une nuit en armoire chauffante à 28°C. Afin de faciliter l’accès à la nourriture et l’eau derrière l’intervention, des croquettes et de l’eau gélifiée seront déposées sur le sol de la cage. Toutes les souris de la même cage seront anesthésiées et injectées le même jour afin de maintenir le groupe social. Si des souris doivent être isolées au moment du sevrage, nous regrouperons systématiquement les femelles et nous tenterons de regrouper les mâles de même âge provenant des différentes cages. Grâce à notre précédent projet, nous disposons désormais d’une expérience de 5 ans dans ce type de procédure, nous permettant d’assurer une bonne réalisation des actes et limiter au maximum les dommages.
Choix des espèces
Le modèle murin permet le développement d’animaux génétiquement modifiés conduisant à l’obtention de modèle dans lequel un ou plusieurs gènes peuvent être rendus non fonctionnels. De plus, le tissu musculaire de la souris est très proche de celui de l'homme dans sa structure et son fonctionnement. Le modèle murin permet donc des explorations moléculaires, cellulaires, tissulaires et fonctionnelles. Le projet concerne des animaux adultes car le muscle termine sa croissance aux alentours de 8 à 10 semaines. A cet âge, les cellules satellites ont fini de participer à la croissance musculaire et rentrent en quiescence.
Evaluation de nouveaux radiotraceurs pour l’imagerie pré-clinique et la thérapie vectorisée du cancer de la prostate
- Recherche fondamentale
- Oncologie
408 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Des souris mâles immunodéprimées reçoivent une greffe de tumeur prostatique, une chirurgie sous anesthésie et des séances répétées d'imagerie avec injection de radiotraceurs, pour évaluer de nouveaux agents d'imagerie et de thérapie du cancer de la prostate. Le porteur indique que les souris développeront un cancer et des métastases osseuses et hépatiques, et que les retombées cliniques restent renvoyées au conditionnel et au long terme. Sur le remplacement, il affirme que l'évaluation in vivo des radiotraceurs ne peut se faire que sur des animaux.
Objectifs
Le cancer de la prostate (CaP) est aujourd'hui un problème de santé public majeur aux Etats- Unis et en Europe. Il représente le cancer le plus diagnostiqué chez l'homme de plus de 50 ans, et occupe la troisième place en terme de mortalité par cancer chez l’homme. Les radiothérapies vectorisées utilisées ces dernières années et combinées à l’utilisation de l’imagerie nucléaire diagnostique ont permis de faire évoluer de façon très positive la prise en charge des patients et en particulier dans le cas des cancers de la prostate métastatiques et résistants aux thérapies classiques. La plupart des produits utilisés sont basés sur un motif simple ciblant des récepteurs des cellules tumorales. La modulation de ces produits pour améliorer leurs efficacités reste toutefois délicate en l’absence de synthèse simple et l’exploration de nouvelles structures requière des temps de développement longs. Les méthodes de chimie modernes permettent de contourner une grande partie de ces difficultés en utilisant un motif de base simple et constant (comprenant un atome radioactif pour l’imagerie et/ou la thérapie) qui peut être greffé sur différentes structures qui modifieront la distribution et l’efficacité des molécules. L’évaluation des nouveaux agents d’imagerie pour le cancer de la prostate est réalisée le plus souvent sur des modèles tumoraux par injection de cellules tumorales en sous cutané ou directement dans la prostate. Dans ce projet, nous utiliserons le modèle intra-prostatique car il est plus représentatif du cancer humain (rôle du micro environnement tumoral, localisation) et des métastases (osseuse, pulmonaire et hépatique) peuvent être observées.
Bénéfices attendus
Le projet à pour objectif le développement de nouveaux ligands de récepteurs exprimés par les cellules tumorales des cancers de la prostate et leurs évaluations en tant qu’agents d’imagerie. Idéalement les composés qui seront validés pourront être utilisés à plus long terme pour des thérapies vectorisées. L’utilisation de modèles intra-prostatique est un point important pour une approche translationnelle si un des composés testés devait s’avérer suffisamment efficace pour des tests cliniques. Cette approche couplée à des études non invasives par imagerie permet en outre de réduire considérablement le nombre d’animaux utilisé car chaque animal devient son propre témoin durant l’intégralité du protocole. A plus long terme, les molécules obtenues (et validées) pourront être utilisées pour d’autres modèles de cancer exprimant le même récepteur cible
Procédures
Les animaux subiront une chirurgie sous anesthésie générale d'une durée de 25 minutes, 1 par animal sur la durée du projet. Ils seront soumis à des examens d'imagerie répétés sous anesthésie générale, 10 examens par souris pour la phase de mise ne place du projet d'une durée de 120 secondes, maximum 8 examens d'une durée allant de 10 à 90 minutes espacés de 24 h minimum pour la phase d'imagerie. Ils recevront également une injection du radiotraceur sous anesthésie ( de 1 à 8 injections maximum sur la durée du projet, d'une durée 3 minutes).
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont : - perte de poids et de mobilité progressive à partir de la 10 ème semaine post injection de cellules cancéreuses, - apparition possible de métastases (osseuse, hépatique) à partir de la 10 ème semaine, -e) possible hématome temporaire au niveau du site d'injection du radiotraceur
Devenir
Cette étude portant sur un modèle de cancer murin induit par injection de cellules cancéreuses, les souris developperont un cancer ainsi que des métastases à la fin de l'étude. Il n'est donc pas éthique de les maintenir en vie.
Remplacement
L'objectif de ce travail étant d’évaluer in vivo différents radiotraceurs et en particulier leur captation dans des tumeurs ainsi que les voies d’élimination associées, elle ne peut se faire que sur des animaux.
Réduction
L’imagerie TEP est non invasive, les quantités de produits injectées sont extrêmement faibles et permet ainsi le suivi longitudinal des animaux. Chaque animal devenant son propre témoin il est possible de réduire le nombre d’animaux par groupe. Nous utiliserons 8-14 souris par groupe à l'inclusion pour pouvoir faire des statistiques sur les résultats obtenus. Ce nombre d'animaux par groupe est suffisant pour s'affranchir des effets de variabilité. Une étude pilote préalable a permis de déterminer les effectifs et les temps d'imagerie et de prélèvement.
Raffinement
Les souris immunodéficientes sont placées dans des cages ventilées pour les protéger des pathogènes de l'environnement. Elles sont maintenues à plusieurs par cage (interactions sociales) et leur environnement est enrichi (tunnel en PVC, frisure, ouate de cellulose, bâtons de bois) leur permettant d'exprimer certains comportements naturels. Les séances d'imagerie sont réalisées sous anesthésie générale. Les animaux sont placés dans une enceinte chauffée afin de maintenir leur température corporelle. Leurs paramètres vitaux sont monitorés et un gel hydratant ophtalmique est appliqué sur la rétine pour éviter le dessèchement oculaire. Les animaux sont hydratés par injection sous cutané de serum physiologique. La chirurgie est réalisée sous anesthésie et analgésie. La température corporelle des animaux est maintenue grace à un tapis chauffant thermostaté relié à une sonde rectale. A la fin de la chirurgie les animaux sont réhydratés et reçoivent un traitement analgésique post-opératoire pendant 48h et leur état de santé est suivi pendant plusieurs jours à l'aide d'une grille de score. Afin de limiter la souffrance animale, des points limites ont été mis en place permettant d'interrompre la procédure.
Choix des espèces
La souris immunodéficiente est l'espèce couramment utilisée dans la littérature pour l'étude du cancer. Malgré sa petite taille pour la réalisation de xénogreffe intra prostatique, elle est parfaitement adaptée aux appareils d'imagerie que nous utiliserons dans ce protocole. L’étude portant sur des tumeurs prostatiques, seuls des souris mâles seront utilisées. Des souris mâles adultes agées de 7 semaines seront utilisées. C'est l'âge utilisé dans la littérature pour ce modèle de cancer.
Evaluation de la distribution de nanoparticules métalliques dans un modèle de tumeur cérébrale chez le rat
- Recherche fondamentale
- Oncologie
168 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une injection intracérébrale de cellules tumorales à travers un orifice pratiqué dans le crâne, puis une injection de nanoparticules et deux séances d'imagerie sous anesthésie, avant d'être tué. Le porteur décrit surtout les nuisances liées à la chirurgie et prévoit un isolement d'une nuit pour éviter que les animaux ne rongent leurs sutures. Il indique que des tests cellulaires ont présélectionné trois nanoparticules mais que l'évaluation de leur accumulation tumorale n'est "pas remplaçable" sans animaux.
Objectifs
Bien que l'incidence du glioblastome soit faible (~6/100000) la médiane de survie post-diagnostic est de l'ordre de 15 mois malgré un traitement agressif associant une chirurgie et une chimio/radiothérapie. Parmi les améliorations thérapeutiques possibles, l’apport de nanoparticules radio-sensibilisante est envisagée. L'objectif de ce projet de recherche est d'évaluer la distribution de nouveaux agents nanoparticulaires dans un modèle dans un modèle murin de glioblastome.
Bénéfices attendus
Le bénéfice à court terme est de documenter l’accumulation de différents nanovecteurs radiosensibilisants avant de réaliser une étude d’efficacité thérapeutique en utilisant leurs propriétés radiosensibilisantes mais également l’association avec des chimiothérapies.
Procédures
Tous les animaux seront injectés en intracérébral avec des cellules tumorales. La durée totale de la chirurgie est de 15 minutes et est implique une anesthèsie. L'injection unique intraveineuse de thérapie est réalisée en bolus sur une durée de moins de 5 secondes. Deux séances d'imagerie sont planifiées et impliquent une anesthèsie de 10 minutes à 4heures.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont relatives à la chirurgie incluse dans le protocole. En effet, la chirurgie consistera à injecter les cellules tumorales au travers d'un orifice de diamètre inférieur à 1mm dans le crâne du rat après incision cutanée. Enfin, après chaque chirurgie, les animaux seront isolés pendant une nuit afin d’éviter qu’ils ne se rongent mutuellement les sutures. Au moment des sessions imageries, les animaux seront anesthèsies.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés.
Remplacement
Il existe de nombreux tests d’évaluation de toxicité sur des modèles cellulaires. Ces tests ont été réalisés et nous ont permis de présélectionner les 3 types de nanoparticules que nous allons évaluer. Toutefois, pour cette phase d’évaluation de l’accumulation tumorale des nanovecteurs, le recours à des animaux n’est pas remplaçable.
Réduction
Le nombre d'animaux est réduit au minimum tout en maintenant une puissance statistique suffisante. En effet, une simulation en utilisant G-power, montre que pour mettre en évidence une éventuelle différence d’accumulation de nos nanovecteurs supérieure ou égale à 20%, nous groupes doivent être constitués de 12 individus, avec un risque alpha de 0.05 et beta 0.95.
Raffinement
Outre les conditions d'hébergement assurées par la structure (cycle jour/nuit, température, papier pour constitution de nid...) les animaux recevront en per opératoire une injection sous cutanée de buprénorphine et au site d'incision une injection de lidocaïne. Ils seront maintenus en normothermie pendant toutes les procédures chirurgicales ainsi que lors de l’examen IRM - normothermie assurée par une couverture chauffante asservie à la température rectale. Pendant l’examen IRM un suivi du rythme respiratoire sera réalisé afin d’évaluer la qualité de l’anesthésie. Le suivi régulier des animaux sera réalisé afin de s'assurer que les points limites adaptés à l'étude ne sont pas atteints. Un arbre descisionnel est mis en place pour arrêter toute souffrance à laquelle les animaux pourraient être exposés.
Choix des espèces
Le rat est retenu pour cette étude dans la mesure ou le modèle est bien documenté et établi dans notre laboratoire.