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Souris : 3780
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3 780 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Modèles d'une myopathie métabolique, elles reçoivent des injections d'un peptide antimicrobien et développent une faiblesse musculaire progressive, avec une biopsie de la queue pour le génotypage. Les tissus sont prélevés après la mise à mort. Le porteur affirme que seuls les modèles in vivo reflètent la complexité de la maladie et annonce des expériences sur cellules pour limiter le recours à l'animal.

Objectifs

Certaines myopathies héréditaires sont causées par un déficit en une enzyme conduisant à une accumulation progressive d'un sucre et à une dégénérescence des muscles (myopathie métabolique). Le seul traitement spécifique à ces maladies est la thérapie substitutive avec l'enzyme manquante qui vise à stopper l'évolution naturelle de la maladie. Cependant, les limites de la thérapie incitent la communauté scientifique à approfondir ses recherches sur la maladie. Nous souhaitons explorer si une molécule antimicrobienne joue un rôle dans la physiopathologie de la maladie. Nos études préliminaires et la littérature montrent que cette molécule est exprimée dans le muscle sans que son rôle soit connu. Notre projet a pour but de comprendre ce rôle dans un modèle préclinique de la maladie.

Bénéfices attendus

mise en évidence du rôle thérapeutique d’une molécule antimicrobienne dans une myopathie métabolique.

Procédures

-Injections intrapéritonéales de cathélicidine (douleur de quelques secondes) -Développement de la maladie caractérisée par une faiblesse musculaire progressive sans paralysie invalidante. -Risque d'aggravtion du phénotype dans la lignée nouvellement générée. -Biopsie de queue pour génotypage.

Impact sur les animaux

-Injections intrapéritonéales d'un peptide antimicrobien (douleur de quelques secondes) -Développement d'une myopathie caractérisée par une faiblesse musculaire progressive. Douleur légère pour la biopsie de queue.

Devenir

-Mise à mort à la fin de la procédure pour collecte des tissus post-mortem.

Remplacement

Pour étudier la physiopathologie de la maladie de Pompe, seuls les modèles in vivo sont capables de refléter la complexité de la maladie et notamment les interactions entre le systéme immunitaire et le muscle. Mise en place d’une veille bibliographique pour éviter toute répétition d’expérimentation bien menée sur les plans scientifiques et méthodologiques. Des expériences in vitro sur des cellules primaires seront réalisées pour remplacer autant que possible les expériences in vivo.

Réduction

L’étude sera arrêtée si les expérimentations initiales invalident l’hypothèse de travail. Des prélèvements auront lieu pour des analyses biologiques et extraire le maximum de données de chaque expérimentation. Un nombre minimal et homogène d’animaux par étude est utilisé afin d’exploiter de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et afin d’avoir un nombre d’animaux suffisant pour réaliser une analyse statistique.

Raffinement

-nombre d’individus par cage : 5 souris par cage pour préserver leurs interactions sociales et limiter les phénomènes de stress engendrés par une surpopulation; Stratégies d’enrichissement pour assouvir leur besoin ludique (blocs de cotons); Surveillance de leur bien-être quotidien par le personnel de l’animalerie; Détermination de points limites précoces pour réduire la sévérité des procédures au maximum tout en préservant l’analyse scientifique. Concernant spécifiquement les souris présentant les symptômes de la myopathie (faiblesse musculaire) : nourriture humide (gel nutritif) en fond de cage.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris (Mus musculus) comme le modèle de choix, en raison de ces similarités génétiques et physiologiques proches de l'homme, ainsi que la facilité avec laquelle son génome peut être manipulé et analysé. Les souris C57BL/6 mutantes seront utilisées à 4, 12 et 24 semaines pour étudier les différents stades de développement de la myopathie.

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    • Système nerveux
Souris : 6908
Souffrances
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 6908

6 908 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, une partie dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil, les autres dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent des gavages, des injections virales par voies intracrânienne, intranasale et intra-orbitaire, un régime obésogène et des tests de tolérance au glucose, pour étudier un récepteur nucléaire du métabolisme énergétique. Le porteur précise qu'aucun animal n'est réutilisé ni adopté. Il justifie ce volume par l'activité de tout un laboratoire sur cinq ans et affirme le caractère de "stricte nécessité" du recours à l'animal vivant.

Objectifs

L'étude du rôle du récepteur nucléaire FXR dans l'homéostasie énergétique implique l'étude ce récepteur nucléaire au sein de différents organes clé, impliqués dans la régulation de la balance énergétique (système nerveux central, foie, tissu adipeux banc et brun, pancréas et intestin). Ce projet concerne 5 chercheurs. Cette étude sera réalisées grâce à des approches in vivo (modèles murins d'invalidation tissu spécifique de FXR ou activation pharmacologique) et des approches in vitro (culture primaire de neurones, d'astrocytes, d’hépatocytes, de cellules non-parenchymales primaires, de pré-adipocytes ou de fibroblastes embryonnaires).

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet cont une meilleure compréhensuin du rôles des recepteurs nuclaires aux acides biliares dans l'homéostasie énergétique mais également dans le contrôle central de cet dernière, avec l'utilisation de modèles intégrés et le souhait d'évaluer la communication interorganes.

Procédures

administration par gavage : 1-3x, moins de 5 minutes injection intracrâniale de virus : 1-2x, moins de 5min, procédure entière moins de 60 min administration intranasale de virus : 4 administrations/narine sur une session, moins de10 min) injection intraveineuse : 1-5x, moins de1 minute injection intrapéritonéale pour anesthésie : 1, moins de1 min injection intrapéritonéale de virus 1-6x, moins de 1 min injection en intra-orbital de virus: 1-2x, moins de 1 minute injection intrapéritonéale des animaux soumis à un régime obésogène (moins de20 semaines): 1-6x, moins de 1 min (glycémie : 1x/mois au maximal ; tolérance au glucose et a l’insuline : moins de 2 minutes ; 8x/session) des prélèvements de sang des animaux soumis à un régime obésogène : au maximum 4 fois, espaces d’au moins 3 semaines.Biopsie de queue: 1x , moins de 5 minutes

Impact sur les animaux

Les nuisances des procédures chirurgicales de classe modérée (procédure 2 et 15 - stéréotaxie) peuvent concerner 1/ la douleur lors du placement de l’animal dans la cadre stéréotaxique ; 2/ l’incision de la peau ; 3/ le conditions de réveil de l’animal. les nuisances énumérées seront minimisées par l’ anesthésie et l’analgésie et le suivi post-opératoire réalisé par du personnel forme au bien-être animal.

Devenir

Nn dehors de la procedure de generation et de genotypage, l'ensemble des animaux sera mis a mort en fonction des objectifs annonces. Aucun animal ne sera réutilisé ni adopté.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’évaluer différents aspects de la physiopathologie de désordres métaboliques en ciblant les réaux acides bilaires, mettant en jeu une communication inter-organes. L'utilisation d'animaux vivants revêt donc un caractère de stricte nécessité avec le développement d’approches neurobiologiques et intégrées. Ces évaluations ne peuvent pas être réalisées en utilisant des alternatives aux modèles animaux. Le laboratoire est néanmoins conscient de l’aspect nécessaire de recourir à des méthodes alternatives quand cela est possible, ce qui est effectivement fait pour un certain nombre d’études cellulaires et moléculaires ne nécessitant pas de modèles animaux

Réduction

Le nombre total d’animaux concernant les procédures de l’ensemble des protocoles de notre laboratoire (16 chercheurs, 8 ITA statutaires, 4 post-docs, 10 étudiants) sur les 5 ans à venir est estimé à 6888. Cette utilisation maximise les données obtenues de chaque animal, ce qui peut limiter ou éviter l'utilisation subséquente d'animaux supplémentaires, et ce, sans pour autant compromettre le bien-être animal. Pour chacun des groupes constitués, le nombre d'animaux a été réduit au maximum tout en permettant l'obtention de résultats satisfaisant (différences statistiquement observables). Pour limiter le nombre d’animaux, lorsque cela sera possible une réutilisation des animaux des animaleries employés pour la formation sera réalisée. Un calcul du nombre d’animaux total nécessaire par groupe a été effectué pour respecter le principe des 3R à l’aide du site https://eda.nc3rs.org.uk/experimental-design-group.

Raffinement

Les animaux seront observés tous les jours, pesés régulièrement, par du personnel spécialement formé. Durant les différents protocoles, tout sera mis en œuvre pour minimiser le stress auquel les animaux sont soumis. Les animaux seront hébergés en groupe, et des éléments d'enrichissement du milieu seront mis à disposition, par exemple coton pour la confection de nids... Les animaux seront suivis précisément pour chaque protocole, pour lesquels des points limites adaptés ont été définis. Toute souffrance, angoisse ou comportement inhabituel sera pris en charge par des approches appropriées. Les procédures expérimentales de chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale par une combinaison de kétamine et de xylazine par voie intrapéritonéale. En cas de douleur, un analgésique sera administré. Les animaux présentant un des points limites spécifiés pour chaque approche expérimentale seront sacrifiés dans une salle dédiée; le tout en lien avec le responsable du bien être animal.

Choix des espèces

Cette espèce est utilisée parce que les souris peuvent être évaluées par méthodes comportementales et être génétiquement modifiées par injections virales ou transgénèse. La lignée présentant une séquence floxée pour le récepteur nucléaire FXR permet son invalidation conditionnelle. La délétion dans une structure cérébrale précise sera obtenue par injection stéréotaxique ou intra-nasale d'AAV2/9-Cre, la délétion hépatique, intestinale sera obtenue par le croissement des souris FXR-flox avec des souris albumine-cre, des souris dont l'expression de la Cre sera dépendante d'un promoteur spécifique des cellules entéro-endocrines, respectivement. Si un phénotype dommageable apparait au cours des expérimentations, les études seront interrompues. Dans la plupart des expérimentations, les souris seront utilisées à l’âge adulte : de 2 mois à 12 mois. Etant donné que l'ensemble des procédures réalisées concerne le métabolisme, il est nécessaire d'utiliser des souris adultes (càd 2 mois minimum et en dehors de la courbe de croissance). Par ailleurs, les protocoles ont été validés (publications) au sein du laboratoire sur des souris adultes (de 2 à 12 mois) et ce, en accord avec les 3R.

  • Recherche appliquée
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Souris : 810
Rats : 298
Souffrances
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Devenir
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 1108

810 souris et 298 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré. Des cellules de gliome sont implantées dans le cerveau par chirurgie, puis les animaux reçoivent des injections thérapeutiques répétées et des ultrasons pour ouvrir la barrière hémato-encéphalique, avec des sessions d'imagerie sous anesthésie, le porteur reconnaissant une toxicité possible sur les organes sains. Les organes sont prélevés après la mise à mort. Le porteur affirme que les modèles in vitro ne reproduisent pas le flux sanguin ni l'infiltration immunitaire et revendique un fort potentiel de transfert clinique.

Objectifs

De nouvelles innovations thérapeutiques à base d’anticorps et de peptides spécifiques pourraient améliorer significativement les conséquences des cancers du cerveau les plus graves : les gliomes. Ces thérapies ciblent spécifiquement des molécules exprimées principalement par les gliomes et diminuent considérablement les effets secondaires tout en augmentant l’efficacité thérapeutique. Malheureusement l’efficacité de ces traitements est freinée une barrière naturelle, appelée « barrière hémato-encéphalique » (BHE), qui limite la diffusion dans le cerveau des médicaments qui pourraient être efficaces contre ces tumeurs. Les gliomes, qui sont des tumeurs cérébrales très agressives, restent essentiellement incurables même si la BHE est partiellement compromise par la présence de cette tumeur. L’objectif du projet est d’évaluer une stratégie thérapeutique qui vise à surmonter la limitation de la diffusion des médicaments dans la tumeur, en combinant des ultrasons focalisés à des médicaments innovants, associés ou non avec des isotopes thérapeutiques. Les isotopes directement injectés dans la circulation sanguine, agissent comme une radiothérapie interne. Ils ont aussi été montrés stimuler le système immunitaire en plus de leur effet thérapeutique sur les cellules tumorales. Les ultrasons focalisés ont prouvé leur capacité à faciliter la diffusion de divers médicaments dans le cerveau grâce à une ouverture transitoire et sécurisée de cette barrière sans causer de lésions cérébrales. Nous exploiterons cette perturbation de la BHE pour adresser les médicaments directement dans la tumeur, tout en y associant une radiothérapie interne. Cette stratégie sera évaluée sur des modèles de rongeurs (souris et rats) présentant soit un statut immunitaire normal soit une immunorésistance, pour évaluer toutes les conditions pouvant se présenter en clinique humaine. . Ce projet sera réparti entre deux établissements pour réaliser d’un côté la thérapie et de l’autre le suivi par imagerie.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à valider de nouvelles stratégies thérapeutiques en utilisant des traitements innovants et des ultrasons focalisés. Ces approches thérapeutiques présentent un fort potentiel de transfert chez les patients. Dans le cadre de ce projet, une évaluation des thérapies par imagerie TEP est également envisagée. Cette méthodologie, associée à l'utilisation de radioligands, pourrait bénéficier aux patients de deux manières : en améliorant la sélection des patients pouvant bénéficier des traitements innovants et en optimisant la dose médicamenteuse afin de réduire les effets toxiques potentiels.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : o La mise en place du modèle tumoral (45 minutes d’intervention chirurgicale, une seule injection par animaux) : des cellules tumorales seront injectées sous anesthésie générale dans une sous-structure du cerveau : le striatum pour la formation de tumeurs o L’injection de molécules permettant l’imagerie chez l’animal sous anesthésie générale pour le ciblage de biomarqueurs d’intérêt et pour le suivi du volume tumoral, réalisée via une injection systémique (temps d’injection 5 minutes, nombre total d’injections par souris/rats : maximum 3). o L’injection des agents thérapeutiques qui aura lieu tous les deux à trois jours pendant deux semaines environ (temps d’injection de la thérapie 5 minutes, nombre total d’injections par souris/rats : maximum 6). o Une anesthésie lors des différentes sessions imageries (temps d’anesthésie durant l’imagerie entre 15 minutes et 70 minutes, en comptant un maximum de 6 sessions d’imagerie. o Un prélèvement sanguin sur animaux sous anesthésie (maximum 5 minutes, 5 maximum au total ). Le diagnostic et la thérapie seront réalisés dans un premier établissement utilisateur alors que le suivi par imagerie sera réalisé dans un autre établissement utilisateur.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus sur les animaux : • L’injection des radioligands en intra veineux peut induire une courte douleur (moins de 5min). • Les souris seront endormies lors des sessions d’imagerie (70 minutes maximum) par voie gazeuse. Lors du réveil les souris peuvent être désorientées et stressées. • Le geste chirurgical lors de la mise en place du modèle tumoral induira une douleur au niveau de la boite crânienne. L’acte chirurgical durera 30 min. Les traitements peuvent avoir une toxicité non spécifique au niveau des organes sains. La durée des traitements ne dépassera pas plus de 3 semaines. Cette toxicité sera limitée par l’utilisation de dose thérapeutique décrite et validée dans la littérature.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure pour des analyses ex vivo de biomarqueurs d’intérêt tumoraux et au niveau du système immunitaire.

Remplacement

Dans une première approche, toutes les stratégies thérapeutiques sont évaluées sur des cultures cellulaires et des tumoroides pour déterminer leur pertinence, ainsi que pour identifier une éventuelle surexpression de biomarqueurs au niveau des tumeurs. Un travail impliquant plusieurs équipes spécialistes des gliomes et de la BHE porte notamment sur l’élaboration de modèles tumoroides couplant gliomes et microenvironnement tumoral pour évaluer in vitro les différentes stratégies thérapeutiques. Les tests in vitro préliminaires sont mis en place afin de définir la stratégie qui sera appliquée in vivo, ce qui permet de réduire le nombre d'animaux utilisés pour l'évaluation sur un modèle murin. Cependant, nos modèles in vitro sont limités quant à l’interaction entre les cellules tumorales et le microenvironnement tel que les différentes populations du système immunitaire.Afin de valider les thérapies et la stratégie associée par imagerie, il est nécessaire d'implanter les tumeurs dans l'organe cible, en l'occurrence le cerveau. L’ouverture de la BHE par l’utilisation d’ultrasons thérapeutiques ne peut être que testée dans un environnement complexe récapitulant le flux sanguin, les jonctions de la barrière cérébrales, l’infiltration immunitaire et les flux lymphatiques cérébraux uniquement observable in vivo. Cette approche permet de mieux simuler le contexte physiologique et de fournir des données plus pertinentes pour le transfert clinique de ces stratégies.

Réduction

L’imagerie TEP permettra de réduire drastiquement le nombre d’animaux étant donné que l’impact des traitements sera suivi de manière longitudinale sans avoir recours à des euthanasies à différents temps d’imagerie. Cette évaluation nécessitera d’avoir recours à un traitement des images et l’utilisation de modèles mathématiques pour extraire un maximum de données directement transférables en clinique. En tenant en compte les différentes données préliminaires et les données bibliographiques, le nombre d’animaux par groupe a été déterminé entre 10 et 12 afin d’être statistiquement significatif. Les données quantitatives issues de l’imagerie seront exprimées en moyenne avec un écart-type associés.

Raffinement

Toutes les interventions invasives à savoir les injections de radioligands, les procédures chirurgicales sont réalisées sous anesthésie générale par voie gazeuse complétée par une anesthésie locale et des soins post-opératoires adaptés afin de minimiser le stress de l’animal et les douleurs liés aux interventions. Un suivi régulier permettra d’éviter toute souffrance animale. Les animaux seront entrainés à la manipulation pour éviter tout stress. Les souris seront hébergées par 4 ou 5 en milieu enrichi. Des points limites sont définis pour éviter toute souffrance animale. Si une souffrance est observée, un antalgique pourra être administré en accord avec le/la vétérinaire référent-e. sera administrée. Les rongeurs seront transportés dans des cages adaptées aux transports comportant de la litière et de la nourriture gélifiée. Le transport sera réalisé dans un véhicule dédié aux transports des animaux avec une climatisation. Le parcours entre les deux sites est de 20 minutes maximum.

Choix des espèces

Ce projet a comme objectif d’évaluer de nouveaux axes thérapeutiques qui peuvent être directement transférables à l’humain. En fonction de la lignée cellulaire tumorale utilisée, la souris ou le rat sont des animaux de choix pour la mise en place de modèle tumoraux. Ayant une taille adaptée pour la manipulation et l’imagerie corps entiers. Les modèles permettant une implantation de la tumeur dans son environnement d’origine sont largement utilisés pour examiner le microenvironnement tumoral essentiel pour valider les stratégies thérapeutiques et les biomarqueurs prédictifs. Les souris et les rats utilisés dans ce projet auront atteint un stade jeune adulte (5 semaines) à adulte (8 semaines). Cette tranche d’âge permet d’être représentative des cancers cérébraux chez les patients majoritairement à l’âge adulte.

  • Enseignement supérieur
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    • Système nerveux
Souris : 176
Souffrances
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Devenir
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176 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à sévère. Une partie subit un état de mal épileptique provoqué par injection, maintenu trente minutes, que le porteur reconnaît douloureux et impossible à réaliser sous anesthésie, avant que le cerveau ne soit prélevé pour des analyses ex vivo. Les souris qui ne se réalimentent pas ou perdent plus de 15 % de leur poids sont exclues et tuées. Le porteur présente la modélisation informatique comme une piste future tout en concluant que seul l'animal permet aujourd'hui d'étudier l'"organisme entier".

Objectifs

Ce projet de recherche découle d'un projet plus vaste que notre équipe mène depuis cinq ans, visant à comprendre comment les rythmes naturels du corps influent sur le fonctionnement normal et anormal du cerveau. Cette question revêt une importance particulière pour la santé humaine, car toutes les fonctions de notre organisme suivent un rythme quotidien, et ces rythmes sont perturbés en cas de maladies telles que l'épilepsie, la deuxième maladie neurologique la plus répandue après la migraine. Environ 30% des patients épileptiques ne répondent pas aux traitements médicamenteux actuels. Les recherches sur l'épilepsie ont traditionnellement ciblé les neurones, mais notre projet se concentre sur les cellules gliales, en particulier les astrocytes, qui jouent un rôle crucial dans le soutien métabolique du cerveau. Les études ont montré des fluctuations importantes dans les concentrations d'ions essentiels (sodium, potassium, chlorure) chez les sujets épileptiques, en particulier une augmentation du potassium. Notre objectif est de comprendre pourquoi cette régulation est perturbée, si elle est liée au dysfonctionnement des astrocytes, et quels mécanismes astrocytaires de la clairance du potassium sont affectés. Nous cherchons à répondre à ces questions pour développer de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Lors des crises épileptiques, on observe une augmentation temporaire du potassium à l'extérieur des cellules du cerveau, aussi bien chez les patients que dans des modèles animaux (rats, souris) et des préparations du cerveau de rongeurs en laboratoire. Cette élévation de potassium est ainsi un marqueur universel de la crise épileptique. Bien que les mécanismes précis de cette perturbation puissent varier entre différentes espèces, son origine commune semble être les astrocytes, des cellules gliales du cerveau. En étudiant comment les astrocytes éliminent le potassium dans les tranches du cerveau de souris, nous cherchons à comprendre comment cette fonction est normalement assurée dans le cerveau humain et comment elle est altérée lors de l'épilepsie. Actuellement, aucun traitement antiépileptique ne cible spécifiquement les astrocytes. Les résultats de notre projet ouvriront des perspectives pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. Notre collaboration avec l'équipe des Neurosciences Théoriques est essentielle. Ces chercheurs modélisent l'activité des réseaux neuronaux dans différentes parties du cerveau, tant dans des états normaux que pathologiques. La régulation du potassium extracellulaire est une variable clé dans leurs modèles. Pour que leurs simulations reflètent la réalité, elles doivent s'appuyer sur des données expérimentales. Les expériences que nous prévoyons dans le cadre du projet fourniront ces données, permettant d'améliorer la précision des modèles. Ces modèles améliorés offriront ensuite la possibilité de prédire le comportement du réseau neuronal dans différentes conditions, y compris en réponse à des médicaments, sans recourir à des expérimentations sur des animaux de laboratoire. Ainsi, notre projet contribuera à développer et exploiter une approche informatique (in silico) pour mieux comprendre et traiter l'épilepsie.

Procédures

Les souris seront soumises à plusieurs injections intrapéritonéales : 1 à 3 injections d'une molécule pro-convulsante ou de sérum physiologique dans le cas des souris témoins, et une injection d'une molécule anti-convulsive.

Impact sur les animaux

Le projet s'appuit sur l'utilisation du modèle animal d'épilepsie généralisée qui reproduit les caractéristiques principales de l'épilepsie du lobe temporal (ELT) chez les humains, y compris les crises épileptiques et les problèmes de mémoire. Malheureusement, pour induire cette épilepsie, nous devons provoquer un état convulsif initial chez les souris non affectées, appelé "status epilepticus". Cet état est douloureux, mais nous ne le laissons durer que 30 minutes, puis nous l'arrêtons en administrant un médicament anti-convulsivant. Il n'est pas possible d'anesthésier les animaux pendant cette induction, car le status epilepticus est défini par des mouvements et des comportements spécifiques qui seraient complètement supprimés par une anesthésie. La classification de la gravité de cet état de mal est cruciale, car elle nous permet de déterminer précisément quand il commence, nous donnant ainsi un contrôle sur sa durée. L'induction de l'épilepsie en déclenchant cet état de mal est la seule méthode disponible pour créer un modèle animal de l'épilepsie du lobe temporal.

Devenir

Après le déclenchement du "status epilepticus" les souris deviennent épileptiques et elles seront utilisées pour les expérimentations ex vivo qui cible à étudier la clairance du potassium dans les tranches de cerveaux épileptiques et sains.

Remplacement

Les dernières décennies ont été marquées par d'importants progrès dans le domaine de la modélisation des fonctions cérébrales. Des projets internationaux tels que The Virtual Brain et le Human Brain Project ont considérablement enrichi nos connaissances sur les mécanismes de la mémoire et du traitement de l'information dans le cerveau humain. Les nouvelles procédures informatiques permettent aux médecins neurologues d'extraire davantage d'informations de l'EEG et de l'imagerie cérébrale. Les modèles mathématiques récents peuvent décrire certains aspects du fonctionnement d'une cellule nerveuse ou d'un réseau neuronal. Cependant, aucun outil informatique ne permet de modéliser l'ensemble du répertoire de l'activité cérébrale, qu'elle soit physiologique ou pathologique, car les mécanismes cellulaires et moléculaires sous-jacents ne sont pas encore connus. La seule voie pour les découvrir passe par l'exploration du modèle animal. Le foyer de la crise épileptique est localisé dans une région du cerveau, mais une fois déclenchée, la crise peut se propager et envahir plusieurs régions, voire l'ensemble du cerveau. Étant donné que le cerveau contrôle toutes les fonctions de l'organisme, son dysfonctionnement peut affecter d'autres organes vitaux tels que le cœur ou l'estomac, qui à leur tour influent sur le fonctionnement du cerveau. Ainsi, l'épilepsie dépasse le cadre d'une pathologie purement neurologique, c'est pourquoi son exploration requiert l'accès à l'organisme entier, une possibilité que aucune autre approche ne nous offre pour l'instant.

Réduction

Un cerveau (une souris) sera utilisé pour la préparation de plusieurs tranches (4-6) qui seront ensuite utilisées simultanément sur deux postes expérimentaux ce qui permettra soit d'obtenir lors de la même session les données de deux types (deux protocoles expérimentaux différents, un par poste), soit de cumuler plus de données d'un type (le même protocole appliqué sur deux postes expérimentaux).

Raffinement

Ce projet présente des approches pertinentes visant à réduire la douleur, la souffrance, le stress et l'inconfort chez les animaux de laboratoire, en particulier les souris. Une procédure d'induction du statut épileptique individualisée a été mise en place. Après la première injection d'une substance épileptogène, ne représentant qu'un tiers de la quantité totale, le comportement de chaque souris est surveillé. La décision d'administrer les injections suivantes est basée sur la réaction individuelle de la souris à la première injection, réduisant ainsi le temps de souffrance et accélérant le rétablissement post-induction. Le suivi quotidien des animaux est également adapté à chaque individu. Les souris qui ne parviennent pas à se nourrir se voient fournir de la nourriture par l'expérimentateur jusqu'à ce qu'elles puissent le faire elles-mêmes. Si une souris n'est pas capable de se nourrir seule dans les deux jours suivant l'induction du statut épileptique, elle est exclue du projet et euthanasiée par inhalation de CO2. Le bien-être des animaux est privilégié en ce qui concerne leurs conditions d'hébergement. Ils sont regroupés par 3 à 5 selon la taille de la cage, avec un accès libre à l'eau et à la nourriture. L'environnement est enrichi de maisonnettes et d'objets divers. Des observations indiquent que les animaux épileptiques présentent des crises moins sévères lorsqu'ils sont hébergés en groupe (DOI: 10.1523/ENEURO.0179-18.2019). Pour minimiser le stress, les animaux sont manipulés et pesés 3-4 fois par semaine avant la procédure d'induction de l'épilepsie et pendant la phase latente. Cependant, une fois devenus épileptiques, toute manipulation non nécessaire est évitée, car elle peut augmenter leur niveau de stress et déclencher des crises épileptiques. Les animaux sont observés quotidiennement, leur état étant évalué à l'aide de la grille d'expression faciale (DOI: 10.1038/nmeth.1455). Une souris présentant des signes de souffrance de niveau 1 ou 2 est pesée. Si son poids a diminué de plus de 15 % par rapport à celui observé pendant la phase latente, elle est exclue du projet et euthanasiée. Si le poids reste constant mais que la souris montre des signes de souffrance de niveau 2 pendant plus de deux jours consécutifs, elle est également exclue du projet et euthanasiée.

Choix des espèces

Le caractère méconnu du fonctionnement cérébral implique que ce projet ne peut pas se passer de l'utilisation d'animaux afin d'en déterminer les mécanismes. Il n’existe pas de méthode alternative à l’expérimentation animale pour réaliser ce travail. Ce projet utilise les souris comme modèle animal, qui, avec le rat, sont l'espèce le plus pertinentes car des nombreuses études montrent que les régions cérébrales impliquées dans l'épilepsie sont conservées entre les rongeurs et l’Homme. Parce que ce modèle reproduit les caractéristiques principales de l’épilepsie, les résultats de notre étude permettront de mieux extrapoler les mécanismes cette pathologie chez l’Homme. Les modèles d'épilepsie chez les souris sont déjà validés par les travaux antérieurs de notre équipe (doi: 10.1126/sciadv.aat5979, doi: 10.1073/pnas.2013972118) Nous utiliserons les animaux adultes, à partir de 5 semaines. Nous allons étudier l'épilepsie de l’adulte, donc il nous faut utiliser les animaux qui ont passé la phase de croissance rapide qui dure, selon la documentation technique de Charles River les cinq premières semaines de vie (www.criver.com/products-services/find-model/fvb-mouse?region=29www.criver.com /products-services/findmodel/fvb-mouse?region=29). Donc nous allons utiliser les souris âgées de plus de 5 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 920
Souffrances
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Devenir
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920 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré. Chaque animal reçoit sous anesthésie une injection intracérébrale de virus par stéréotaxie, avec ouverture de la peau du crâne, avant une perfusion intracardiaque, le porteur reconnaissant des effets modérés liés à la chirurgie et une perte de poids transitoire. Le cerveau est prélevé pour les analyses histologiques. Le porteur affirme qu'aucun système in vitro ne peut recréer les interactions entre astrocytes, neurones et vaisseaux.

Objectifs

Les astrocytes sont les cellules gliales majoritaires du cerveau. Ils possèdent une interface vasculaire qui consiste en des prolongements ou "pieds" qui vont au contact des vaisseaux sanguins cérébraux. A cette interface, appelée l’unité gliovasculaire, les astrocytes régulent les fonctions vasculaires cérébrales. Cependant les modalités de ces régulations astrocytaires sont très mal connues alors même qu'elles sont altérées dans un grand nombre de pathologies cérébrales. L'intérêt d'étudier les interactions entre les astrocytes et le système vasculaire est donc in fine de pouvoir comprendre les mécanismes de ces pathologies et de proposer de nouvelles pistes thérapeutiques. Dans une étude récente, nous avons montré que MLC1, une protéine des astrocytes très enrichie dans les pieds astrocytaires périvasculaires controle le développement postnatal de plusieurs fonctions vasculaires cérébrales. Le but de notre projet est de comprendre les mécanismes moléculaires en jeu en comparant des souris transgéniques MLC1KO a des souris WT issues des mêmes portées (littermates). Nous avons identifié 50 marqueurs à tester au cours du développement de l’unité gliovasculaire à 15 jours postnatal (stade immature) 2 mois (stade intermédiaire) 4 mois (stade mature) et 1 an (stade âgé). Ces investigations seront réalisées sur des coupes histologiques de cerveau . Pour pouvoir étudier les marquages spécifiquement dans les astrocytes, nous avons prévu de les marquer par une protéine fluorescente telle que la GFP (Green fluorescent protein) qui sera induite par une approche virale administrée par stéréotaxie. Ce projet devrait permettre d'apporter un éclairage nouveau sur le rôle de MLC1.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre d'apporter un éclairage nouveau sur le rôle de la protéine MLC1 dans le développement de l’unité gliovasculaire du cerveau. Ce projet apportera des éléments de connaissances essentielles sur les modalités des régulations astrocytaires et apportera un éclairage essentiel sur denombreuses pathologies cérébrales dans lesquelles ces régulations sont altérées pour in fine proposer de nouvelles pistes thérapeutiques.

Procédures

Les interventions sous anesthésie générale (injection stéréotaxique puis perfusion intracardiaque) durent 30 minutes et ne sont réalisées qu’une seule fois par animal.

Impact sur les animaux

Nous n’attendons pas de nuisance liée au génotype des animaux MLC1KO qui est une modification génétique non dommageable. Les animaux subiront une injection intracérébrale de virus de type AAV (adenovirus associé) qui peut entrainer des effets modérés liés à la chirurgie pendant laquelle une ouverture de la peau du crane est pratiquée. L'opération peut aussi être à l'origine d'une perte de poids transitoire.

Devenir

L'euthanasie des animaux sous anesthésie générale est nécessaire pour les analyses histologiques. Ces analyses nécessitent que les vaisseaux sanguins ne contiennent plus de sang car sa présence interfère avec l'expérience d'immunofluorescence

Remplacement

L’expérimentation animale sur un système murin est essentielle, car nous ne pouvons le remplacer par un système in vitro où il est impossible de recréer les multiples interactions cellulaires d’un système complexe tels que les interactions entre les astrocytes, les neurones et les vaisseaux sanguins. Il n’existe pas non plus d’autres modèles à l’heure actuelle permettant de répondre à nos questions biologiques.

Réduction

Cependant, le nombre d'animaux utilisés (800 animaux au total) sera réduit autant que possible et correspond au minimum nécessaire pour obtenir des résultats scientifiques significatifs. Après avoir vérifié la normalité des données et l’absence de différence entre les animaux de même génotype, les effets entreles différents groupes selon le génotype et les stades de développement seront évalués. En cas de non normalité, les tests non paramétriques seront utilisés. Pour réduire la surutilisation des animaux possiblement liée à la chirurgie, les expérimentateurs sont formés et supervisés de façon adéquate. Une attention particulière est portée à la stérilité de tous les instruments et de l'environnement. Pour nos questions, il faut obtenir des observations sur 5 animaux indépendant par condition. Ce chiffre est un minimum qui tient compte de la variabilité possible entre les animaux en général que nous avons observée lors d’une étude précédente sur le modèle MLC1KO.

Raffinement

Les élevages sont effectués en groupe avec enrichissement de l’environnement (présence dans la cage de coton pour faire un nid et objets en carton) et toutes les précautions sont assurées afin de respecter au mieux le bien-être animal en accord et en dialogue avec notre SBEA et notre vétérinaire référente. Nous n’attendons pas d’effet particulier lié au génotype des animaux MLC1KO qui est une modification génétique non dommageable (phénotype étudié dans une étude précédente). Dans nos expériences où une anesthésie profonde est réalisée, la qualité de l'anesthésie sera systématiquement contrôlée par l'absence de reflexe réponse au pincement de la patte. Les souris subiront une injection intracérébrale de virus de type AAV (adenovirus associé) qui peut entrainer des effets modérés liés à la chirurgie (ouverture de la peau du crane). Les animaux opérés feront donc l'objet d'une surveillance accrue pendant la procédure de chirurgie et les jours suivants. Une procédure avec des points limites gradés a été mise en place pour la surveillance des animaux post opération. Elle est basée sur l'apparence physique (manque de toilettage, poil ébouriffé), la mobilité des animaux (prostration), l'absence de lésion ou saignement, la présence d'un nid dans la cage. Ces points limites intermédiaires permettent la mise en place de soins des animaux seront respectés évitant l'euthanasie des animaux. La cicatrisation de la peau sera surveillée par l'expérimentateur. La chirurgie peut aussi être à l'origine d'une perte de poids transitoire qui sera surveillée en pesant les animaux avant et après (pendant les 5 jours post chirurgie).

Choix des espèces

La souris est un mammifère où les règles et les processus qui régissent le développement du système nerveux central et sa plasticité sont similaires à l'homme. Nous avons identifié 50 marqueurs à étudier (variation d'expression de gènes identifiés lors d'une étude transcriptomique issue de la littérature) à tester au cours du développement de l’unité gliovasculaire au jour postnatal 15, à 2 mois, à 4 mois et à 1 an. Ces stades ont été choisis sur la base de nos études préalables qui montrent que les pieds astrocytaires et les vaisseaux ont formés mais immatures à P15 et continuent leur maturation moléculaire entre P15 et 4 mois. Le stade d’un an correspond à un stade âgé pour comprendre les effets de l’absence de MLC1 dans le contexte du vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Rats : 210
Souffrances
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▲ 210
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Devenir
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 160
 50

210 rats vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent des injections d'un anticorps et subissent des prélèvements sanguins répétés, jusqu'à sept le premier jour, pour mesurer la pharmacocinétique de la molécule, le porteur reconnaissant le stress lié à ces prélèvements. 160 rats pourront être réutilisés dans un autre projet après contrôle vétérinaire, tandis que 50 sont tués pour prélever des organes lors de l'étude de biodistribution. Le porteur affirme qu'aucune méthode ne peut remplacer un "système immunitaire complet".

Objectifs

Ces dernières années, la compréhension des différents acteurs d’une réponse inflammatoire que ce soit dans le cas d’auto-immunité, de rejet d’organes, ou de réponse antitumorale a mis en lumière l’équilibre entre l’activation et l’inhibition de cette réponse. Les traitements de plus en plus ciblés visent des gènes spécifiques de l’immunité sur l’une ou l’autre catégorie des populations immunitaires avec pour effet de moduler la réponse immune. Dans le cas du cancer, le blocage de points de contrôle inhibiteurs a eu de très bons résultats en essais cliniques. Ces essais ont été rendus possibles grâce à la preuve de concept sur des modèles précliniques murins. Malgré ces avancées, les rechutes sont encore trop nombreuses et il est essentiel de chercher d’autres molécules et d’autres combinaisons. Les nouvelles stratégies d’immunothérapie cherchent à améliorer l’effet anti-inflammatoire des traitements en limitant les effets secondaires et pour cela les approches sont plus spécifiques de populations cellulaires ou des mécanismes immunitaires spécifiques de l’organe pathologique. Une nouvelle approche consiste à cibler une étape de l’inflammation récemment décrite et nommée la résolution de l’inflammation. En effet, cette étape fait suite à la réponse inflammatoire et permet d’éteindre de manière active la réponse immunitaire tout en permettant la mémoire de celle-ci. Il a été identifié des récepteurs spécifiques de cette étape qui jouent un rôle prépondérant dans le maintien de l’homéostasie mais aussi dans le contrôle de l’inflammation qui pourrait alors devenir chronique. Celle-ci étant responsable des maladies inflammatoires, d’une mauvaise réponse immunitaire contre les pathogènes, voire du développement tumoral. Nous avons développé une thérapie ciblant ces voies et aimerions évaluer sa pharmacocinétique, c’est-à-dire sa demi-vie, et sa pharmacodynamie qui est le reflet de son activité sur nos cellules, étude indispensable pour définir un protocole de traitement ajusté à la demi-vie du traitement.

Bénéfices attendus

A terme, ce projet permettra de définir le profil pharmacocinétique du médicament ainsi que la meilleure voie d’administration. Ceci sera déterminant pour le design du protocole d’injection de la molécule dans un but thérapeutique.

Procédures

L’ensemble des animaux seront soumis à une injection intraveineuse, ou intrapéritonéale, ou sous-cutanée estimée à environ 2 minutes au maximum par injection si pas d'anesthésie, et de 6 minutes si l'anesthésie est requise. Le nombre maximum d'injections sur l'animal sera de 4 injections (2 fois par semaine). Dans le cadre de l’étude de biodistribution, plusieurs organes seront collectés pour analyse (intervention sans réveil). Les prélèvements seront au nombre maximal de 11 sur animaux vigiles et d'une durée de 2-3 minutes par prélèvement.

Impact sur les animaux

Les études de pharmacocinétique nécessitent des prélèvements fréquents de sang, ce qui générera du stress et de l’inconfort, surtout le premier jour d’injection où 7 prélèvements seront nécessaires.

Devenir

A la fin de la procédure, les animaux pourront être réutilisés dans un autre projet après inspection vétérinaire ou de toute autre personne habilitée, exception faite des 50 animaux qui seront mis à mort lors de l’étude de biodistribution après injection et distribution de la molécule pour récupérer des organes d’intérêt pour compléter les analyses. En effet, les animaux du groupe 4 (biodistribution) reçoivent la drogue, sont sortis d'anesthésie puis euthanasiés 24h après injection de la drogue. De fait, ces animaux se trouvent dans la procédure légère puisque réveil après injection puis dasn une procédure sans réveil 24h après. Soit 210 animaux inlcus en procédure légère dont 50 seront sans réveil à l'issue de l'étude de biodistribultion.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode ne peut remplacer un système immunitaire complet et donc rend indispensable l’utilisation d’animaux. Des études préliminaires sur des cellules ex vivo ont permis d’identifier une activité biologique de ce genre nouveau de médicaments et donc ont orienté les paramètres à évaluer lors de l’étude in vivo de la molécule.

Réduction

Les études de pharmacocinétique chez le rongeur sont souvent reproductibles d’un animal à l’autre. Si lors de l’étape 1, nous pouvons apprécier cette homogénéité interindividuelle, nous pourrons réduire le nombre d’animaux au minimum sans affecter la pertinence statistique et scientifique. Nous avons donc défini le nombre d'animaux par groupe de 5 au minimum à 10 animaux selon la reproductibilité pour l’ensemble des groupes. Ce nombre d'animaux nous permet d’analyser nos données en combinant un test statistique fiable et un nombre d’animaux réduit. En outre, les animaux de l’étape 1 pourront être ré-utilisés pour l’étape 4. Ainsi, le nombre d’animaux utilisés pourraient se limiter à 105 animaux au total sur les 4 étapes (N=50 pour l’étape 1 & 4 ; si N=5, il y aurait 35 animaux à l’étape 2 et 20 à l’étape 3).

Raffinement

Une étape d’acclimatation de 4 jours minimum sera systématiquement réalisée à l’arrivée des animaux pour éliminer le stress dû au transport et permettre l’habituation aux nouveaux locaux et personnels animaliers avant tout acte sur l’animal. Nous chercherons à obtenir dans un premier temps des différences significatives et reproductibles sur la pharmacocinétique des traitements entre les groupes de rats, puis une analyse de méthode d’administration, et enfin une étude pharmacologique après injections multiples. La douleur sera évitée dans la mesure du possible sachant qu’ils recevront les injections de produits à l’aide de seringue dans une fréquence limitée et des prélèvements réduits à leur minimum pour étudier les paramètres cités dans cette demande. En outre, les animaux sont maintenus dans un cycle jour/nuit de 12h/12h avec un accès à l’eau et à la nourriture à volonté. Le nombre d’animaux par cage est de 2 à 3 selon leur poids pour limiter le stress du manque d’espace. Des brindilles de papier sont placées dans la cage pour permettre aux rats de s’enfouir et se cacher. Enfin, nous utiliserons sans préférence des mâles ou des femelles. En effet, le sexe des animaux n’influent pas sur une étude de pharmacologie et de distribution d’une molécule de ce type. Cette étude visant à mesurer la pharmacocinétique d’une molécule, la souffrance qui pourrait être engendrée par l’étude exclue l’interprétation et la continuité de l’étude.

Choix des espèces

Nous travaillerons avec le rat qui est un modèle de référence pour la recherche préclinique et notamment les études de pharmacocinétique. Des adultes de 7 à 10 semaines seront utilisés, car c’est à cet âge que l’on évalue communément une pharmacocinétique chez l’animal.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 3380
Souffrances
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▲ 3380
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Devenir
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 3380

3 380 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Modèles génétiques d'autisme, elles reçoivent des injections répétées, certaines une chirurgie stéréotaxique pour implanter une fibre optique ou une canule, puis passent des tests de comportement social, moteur et d'anxiété, le porteur reconnaissant des douleurs post-opératoires et des risques d'hémorragie ou d'infection. Les tissus sont prélevés après la mise à mort. Le porteur affirme que l'autisme ne peut être modélisé qu'au niveau de l'"animal entier" et présente les bénéfices thérapeutiques comme une perspective.

Objectifs

La prise en charge des patients souffrant de troubles autistiques nécessite le développement de nouveaux traitements pharmacologiques visant à soulager leurs déficits comportementaux. Le projet proposé a pour objectif (1) une meilleure compréhension des substrats biologiques de ces pathologies, (2) la mise à disposition de la communauté scientifique de modèles animaux des troubles autistiques présentant une bonne homologie avec les conditions cliniques, et (3) l'évaluation in vivo, dans ces modèles, de nouvelles stratégies thérapeutiques, le tout à des fins strictement scientifiques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra une meilleure compréhension des gènes impliqués dans le développement de l'autisme et proposera de nouvelles solutions thérapeutiques pour soulager la pathologie.

Procédures

Une partie des animaux de nos procédures expérimentales seront soumis à des injections chroniques (14 jours) de composés par voie intrapéritonéale et per-nasale. Nous allons également étudier des animaux qui recevront une administration unique de composés par voie intracerebroventriculaire. Enfin, un groupe d’animaux subira une chirurgie stéréotaxique dans le but d’implanter une fibre optique ou une canule d’injection. Les composés seront ensuite injectés, soit via la canule d’injection, soit par voie intrapéritonéale dans le cadre des souris implantées avec une fibre optique. Nous allons évaluer les compétences sociales des animaux ainsi que leurs compétences motrices et leur niveau d'anxiété. Chaque test sera réalisé une fois, avec une durée maximale de 10 minutes.

Impact sur les animaux

Pour le groupe d’animaux soumis à des administrations répétées d’agents pharmacologiques par voie intrapéritonéale, on ne peut pas exclure une inflammation au niveau du site d’injection. Pour les animaux subissant une administration per-nasale, à l’exception d’un inconfort, ce type d’injection n’est pas connu pour générer d’effets indésirables. L’administration de composés par voie intracérébroventriculaire sera réalisée sous anesthésie gazeuse. On peut donc s’attendre à une douleur modérée au niveau du site d’injection ainsi qu’à un inconfort au réveil de l’anesthésie. Les animaux subissant une chirurgie stéréotaxique présenteront une douleur post-opératoire, les conséquences d’une anesthésie, et un risque de complication post-opératoire (hémorragie, infection).

Devenir

À la fin de chaque expérience, les animaux seront euthanasiés et les tissus seront prélevés en vue d'expériences ex-vivo ultérieures.

Remplacement

La compréhension des mécanismes causaux de l'autisme et le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour le traiter nécessitent la mise à disposition de la communauté scientifique de modèles précliniques de cette pathologie. Une étude précise et détaillée du comportement des animaux modèles permet de valider l'existence de la pathologie autistique et, le cas échéant, l'efficacité d'une approche thérapeutique. L'évaluation des effets bénéfiques d'un traitement ne peut être réalisée dans ces modèles qu'au niveau comportemental : en effet, il n'existe pas de marqueur biologique pour l'autisme, dont le diagnostic clinique repose entièrement sur une évaluation comportementale. Cette pathologie ne peut donc être modélisée qu'au niveau de l'animal entier, exprimant toute la variété de son répertoire comportemental.

Réduction

Nous avons ajusté nos effectifs de manière à les réduire au maximum sur la durée totale du projet, tout en assurant la significativité des résultats.

Raffinement

Nous prendrons en charge l’ensemble des contraintes subies par les animaux au cours des expériences. En ce qui concerne l’hébergement, les souris seront regroupées en sociaux de 2 à 4 individus, avec mise à leur disposition du matériel nécessaire pour construire un nid (ouate et cabane en carton), et manipulation quotidienne par le même expérimentateur. Afin de réduire le nombre d'animaux, nous utiliserons des individus des deux sexes, les testerons dans différentes tâches, et appliquerons les tests statistiques appropriés. Tout au long des expériences, nous surveillerons quotidiennement le bien-être des animaux, en particulier leur poids, leur posture et leur point d'injection. Pour les chirurgies, nous mettrons en place une procédure d’anesthésie adéquate (anesthésique associé à un analgésique), ainsi qu'un suivi post-opératoire renforcé. En effet, nous administrerons un traitement anti-inflammatoire aux animaux pour réduire la douleur et effectuerons un suivi quotidien de la cicatrisation de la plaie, du poids et de la posture des animaux. Des points limites appropriés seront définis pour éviter de causer des souffrances inutiles aux animaux. Nous ne pouvons toutefois pas nous passer du modèle animal, car l’autisme est une pathologie complexe qui ne peut être modélisée qu’au niveau de l’animal entier, exprimant tout son répertoire comportemental.

Choix des espèces

Les souris sont des animaux sociaux chez lesquels des altérations des compétences sociales, symptôme clé de la pathologie autistique, peuvent être aisément étudiées. Par ailleurs, le répertoire comportemental de ces animaux est suffisamment étendu pour compléter cette étude par une évaluation de nombreuses autres réponses comportementales connues pour être affectées par la pathologie autistique. Plusieurs lignées de souris génétiquement modifiées sont disponibles pour modéliser cette pathologie au niveau préclinique. Les déficits comportementaux détectés chez ces souris modèles sont suffisamment importants et robustes pour permettre de révéler des effets bénéfiques potentiels de composés pharmacologiques. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (8-12 semaines), alors que le répertoire comportemental est totalement développé et les éventuels déficits comportementaux fixés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 80
Souffrances
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▲ 80
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Devenir
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 80

Une chirurgie du thorax de trois heures pour implanter des sondes de mesure et un câble de stimulation cardiaque, puis, deux mois plus tard, deux interventions par voie percutanée à trois jours d'intervalle, la seconde s'achevant par la mise à mort : 80 porcs vont être utilisés, tous tués pour l'étude de leur cœur, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Après une période de repos, une insuffisance cardiaque leur est provoquée par une pression artérielle et une stimulation cardiaque élevées, et certains devraient mal la supporter selon le porteur, avec baisse d'activité, perte d'appétit et poids qui stagne ou baisse en fin de protocole. Une thérapie cellulaire censée régénérer le cœur est le premier traitement testé. Le texte ne dit ni comment la pression est élevée, ni combien de temps dure la stimulation, ni par quelle voie la thérapie est administrée, et qualifie d'"indolores" tous les autres actes.

Objectifs

L’insuffisance cardiaque est une maladie grave qui se définit par l’incapacité du coeur à pomper suffisamment de sang pour répondre aux besoins de l’organisme. Elle survient généralement chez des individus majoritairement âgés dont la santé est fragilisée depuis plusieurs années par des troubles cardiaques ou respiratoires ou par de l’hypertension. Elle se présente par un essoufflement et une fatigue disproportionnés par rapport à l’effort produit, d’abord uniquement à l’effort, puis aussi au repos. Dans les cas les plus avancés apparaissent d’autres symptômes plus invalidants tels toux nocturne, oedème (des poumons, des membres inférieurs). Le nombre de cas d’insuffisance cardiaque a augmenté au cours des 30 dernières années, en raison du prolongement de l’espérance de vie des personnes atteintes. L’insuffisance cardiaque est une cause importante de mortalité chez les personnes âgées, et le taux de survie 5 ans après le diagnostic est d’environ 50%, avec au moins 165000 hospitalisations et plus de 70000 décès annuels en France. C’est pourquoi nous étudions l’insuffisance cardiaque (à fonction systolique conservée) avec un modèle de porc à pression artérielle et stimulation cardiaque élevées, car nous avons grand besoin de comprendre sa physiopathologie et de trouver de nouvelles stratégies visant à prévenir ou à réduire la progression du dysfonctionnement du coeur. Notre projet prévoit d’utiliser au maximum 80 porcs sur 5 ans. La fréquence cardiaque, la taille du cœur, l’anatomie coronaire, l’innervation, la circulation collatérale native du porc sont très proches de celle de l’Homme. Le plan général du projet est de pratiquer une chirurgie afin d’implanter des sondes de mesure de l’activité cardiaque et un câble de stimulation de pacemaker, et après une période de repos, d’induire une insuffisance cardiaque afin d’évaluer l’effet d’un traitement thérapeutique grâce aux sondes implantées, mais aussi grâce à des mesures échocardiographiques et aux analyses de sang et de tissus cardiaques prélevés. Le premier traitement prévu est une thérapie cellulaire permettant une régénération du tissu de l’organe. D’autres traitements pourront être testés par la suite.

Bénéfices attendus

Le projet permet d’évaluer de manière très prédictive des stratégies de protection cardiaque, dont les résultats bénéfiques à long terme valent autant pour la santé humaine que pour la santé animale, et jouent sur l’amélioration globale de la qualité de vie, grâce à une amélioration de la fonction cardiaque.

Procédures

Chaque animal sera soumis 1 seule fois à une chirurgie thoracique réalisée sous anesthésie générale d’environ 3 heures, puis environ 2 mois plus tard à un acte chirugical percutané sous anesthésie générale d’environ une demie-heure, puis 3 jours plus tard à un acte chirugical percutané sous anesthésie générale se terminant par la mise à mort. Tous les autres actes sont indolores et consistent en des soins, ou à des échocardiographies ou à des enregistrements de paramètres hémodynamiques effectués sous sédation légère afin que l’animal soit bien calme.

Impact sur les animaux

L’insuffisance cardiaque se caractérisant essentiellement par une fatigue chronique, il est probable qu’un certain nombre d’animaux supportent moins bien ce traitement, ce qui entrainera une baisse d’activité et une perte d’appétit avec une stabilisation, voire une légère baisse de leur poids en toute fin de protocole.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort pour récupérer le coeur afin d'en faire l'étude histologique.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permet actuellement de tester totalement une stratégie de protection cardiaque sans passer finalement par l’expérimentation animale. Les traitements envisagés ont déjà été testés in vitro ou sur des animaux de petite taille (rongeurs) aux caractéristiques cardiaques trop dissemblables de l’Homme. Seuls des essais effectués sur un modèle d’étude cardiaque proche de l’Homme sont scientifiquement acceptables pour envisager une extrapolation vers la pratique clinique humaine.

Réduction

Il est prévu d’utiliser le minimum d’animaux pour chaque stratégie testée, et le nombre par lot est fixé à 8. De plus, à chaque fois que c’est possible, les animaux des lots témoins sont mutualisés pour chaque stratégie.

Raffinement

Des antalgiques, des anesthésiques et des tranquillisants sont utilisées à des doses adaptées (voir détails plus bas). Nous ne pensons pas observer de différences comportementales entre avant et après les actes chirurgicaux. Des signes indicatifs de gêne inhérents au modèle expérimental seront probablement observés en fin de protocole, et cette période sera particulièrement surveillée afin qu’elle soit le plus courte possible pour l’animal. Ils sont suivis quotidiennement et bénéficient de sciure pour satisfaire leurs réflexes de fouissage, et d’objets « manipulables » pour améliorer leur qualité de vie. Ils sont logés à plusieurs avant leur chirurgie.

Choix des espèces

L’animal choisi est le modèle le plus adapté pour ce projet, et validé depuis plusieurs années dans notre laboratoire. Le porc, par sa fréquence cardiaque, la taille de son myocarde, son anatomie coronaire, son innervation et l’absence de circulation collatérale native, est un modèle proche de l’Homme. Il permet de réaliser des études précliniques très prédictives sur le plan cardiovasculaire. A 2 mois ½ (25kg), âge minimal souhaité et poids maximal souhaité.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 128
Souffrances
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▲ 128
Devenir
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 128

128 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit une chirurgie transplantant des organoïdes sous la capsule du rein gauche, que leur croissance rend non fonctionnel, le porteur reconnaissant que ce développement peut provoquer une douleur. Les organes sont prélevés après la mise à mort. Ce projet vise à mettre au point la technique chirurgicale en vue d'un projet ultérieur de plus grande ampleur sur le cancer de l'estomac.

Objectifs

Le tractus gastro-intestinal supérieur comprend l’œsophage et l’estomac reliés par une zone de transition (ZT). Il y a deux types de cancer de l’estomac chez l’homme : distal (partie basse) et proximal (ZT). L'incidence du cancer de l'estomac distal a diminué, tandis que celle des cancers de la ZT a connu une augmentation rapide. Dans le laboratoire nous avons mis en place la culture de ‘’mini-organe’’ ou organoïdes de ces zones de transition gastrique à partir de tissus de souris. Ces organoïdes en culture ont une taille ne dépassant pas 1-2mm. L'objectif du projet est de mettre au point une technique chirurgicale de transplantation de ces organoïdes sous la capsule rénale de souris immunodéficientes afin de permettre à ces structures tridimensionnelles de se développer de façon plus importante (>10 mm) et de se différencier. La capsule rénale a été choisie comme site de transplantation pour sa localisation proche de la surface au niveau dorsal, ce qui rend son accès facile et la récupération de l’animal plus rapide, ainsi que pour son innervation importante et le rôle de son microenvironnement dans la croissance et maturation des organoïdes. En effet, la transplantation d’organoïdes intestinaux dans la capsule rénale montre une maturation complète au bout de 6 semaines dans la littérature. L’objectif est de reproduire cette maturation avec nos organoïdes de zone de transition gastrique. Des études préliminaires de différenciation in vitro ont été effectuées et la différenciation obtenue est partielle. En effet, à la zone de transition gastrique se trouve une glande protectrice qui sécrète du mucus in vivo. Les organoïdes dérivés de ces zones de transition conservent cette glande, cependant le milieu de différenciation ne permet pas la production de mucus d’où la nécessité de différencier les structures in vivo, grâce au microenvironnement présent. L'objectif est de mettre au point les conditions expérimentales qui seront utilisées, après autorisation, dans un futur projet de plus grande ampleur de l’équipe.

Bénéfices attendus

Le tractus gastro-intestinal supérieur comprend l’œsophage et l’estomac reliés par une zone de transition (ZT). L'incidence des cancers de la ZT a connu une augmentation rapide. Dans le laboratoire nous avons mis en place la culture de ‘’mini-organe’’ ou organoïdes de ces zones de transition gastrique à partir de tissus de souris. Ces organoïdes en culture ont une taille ne dépassant pas 1-2mm. L'objectif du projet est de mettre au point une technique chirurgicale de transplantation de ces organoïdes sous la capsule rénale de souris immunodéficientes afin de permettre à ces structures tridimensionnelles de se développer de façon plus importante (>10 mm) et de se différencier. Notre modèle d’organoïdes nous permettra de comprendre les mécanismes de transformation à l’origine des cancers de la ZT et donc dans le futur développer des traitements ciblés. De plus, l’utilisation d’organoïdes permet de réduire de façon notable l’utilisation de modèles animaux.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale visant à transplanter des organoïdes (mini-organes) dans le rein. La procédure chirurgicale dure environ une heure en prenant en compte le temps nécessaire pour que l'analgésique soit effectif, le temps nécessaire pour anesthésier l'animal, la durée de la procédure (30 minutes au maximum) et le temps de réveil. Chaque animal sera soumis à la procédure une seule fois. Les animaux seront également pesés et évalués selon une grille de score (durée de la manipulation entre 5 et 10 minutes par animal) le jour de la chirurgie, 24h et 48h après ainsi que deux fois par semaine pendant 4, 5, 6 ou 8 semaines après la chirurgie, ce qui peut générer un stress.

Impact sur les animaux

La greffe se fera dans la capsule rénale du rein gauche, ce qui, après croissance et différenciation des organoïdes, rendra le rein non fonctionnel. La chirurgie implique une anesthésie qui présente un risque d’hypothermie ainsi qu’une incision entrainant la réalisation de points de suture au niveau dorsal, ce qui peut créer une gêne ou une douleur chez l'animal. Les animaux seront manipulés pour pesées et évaluations du bien-être le jour de la chirurgie, 24h et 48h après, ainsi que deux fois par semaine pendant 4, 5, 6 ou 8 semaines après la chirurgie, manipulation susceptible de générer un stress. La chirurgie dure environ 30 minutes, et l’animal sera anesthésié pendant environ 45 minutes. La pesée et l’évaluation du bien-être dure environ 5 à 10 minutes par animal. La croissance des organoïdes dans le rein peut également induire une douleur chez l’animal.

Devenir

Tous les animaux du projet seront mis à mort afin d'effectuer les prélèvements d'organes nécessaires à nos analyses.

Remplacement

Le tractus gastro-intestinal supérieur comprend l’œsophage et l’estomac reliés par une zone de transition (ZT). A la ZT gastrique se trouve une glande protectrice qui sécrète du mucus in vivo. Les organoïdes dérivés de ces zones de transition conservent cette glande. Des études préliminaires de différenciation in vitro ont été effectuées et la différenciation obtenue est partielle, en effet, la production de mucus n’est pas conservée in vitro, d’où la nécessité de différencier les structures in vivo grâce au microenvironnement présent. Il est également nécessaire à la croissance des organoïdes jusqu'à la taille requise, la taille maximum étant limitée in vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux sera limité au maximum pour ce protocole. Tout d’abord, nous n’utiliserons que 4 souris par condition, nombre minimum nécessaire afin de confirmer la reproductibilité des résultats. Ensuite, les organoïdes utilisés pour la transplantation ne seront pas produits avec de nouvelles souris mais proviendront de stock congelés. Afin de déterminer la quantité d'organoïdes la plus efficace pour la transplantation, et de connaître la durée de croissance pour établir les temps d'analyses les plus intéressants pour notre projet futur, nous allons tester plusieurs combinaisons. Nous testerons 4 quantités d'organoïdes (en se basant sur la littérature) ainsi que 4 temps d'analyse différents pour ces 4 quantités. Pour ces temps d’analyse, nous nous basons sur le fait que la transplantation d’organoïdes intestinaux dans la capsule rénale montre une maturation complète au bout de 6 semaines dans la littérature. Le type d’organoïdes transplanté dans notre protocole étant différent, le temps nécessaire à la différenciation peut varier.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des salles dont les paramètres d’ambiance sont contrôlés (température : 20-22°C ; renouvellement d’air : 15 volumes/ heure ; éclairage artificiel : 12h jour/12h nuit). Les normes les plus strictes en matière de soin et de surveillance des animaux seront appliquées. Toutes les manipulations sont réalisées dans un environnement stérile afin de maintenir le statut sanitaire exigeant (particulièrement pour des animaux immunodéficients) et tout le matériel utilisé est stérile. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par du personnel compétent afin de détecter précocement toute altération du bien-être animal. L’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance nous conduira à choisir l’action appropriée (comme par exemple l’administration d’un analgésique) en fonction d’une grille de score de bien-être adaptée à notre modèle, comprenant des points limites entraînant l'arrêt de la procédure pour les animaux concernés. Les animaux seront hébergés en groupe pour un enrichissement social et afin de respecter l'instinct grégaire de cette espèce. La nourriture et l'eau sont fournies ad libitum. Du matériel de nidification (dôme, coton, copeaux compressés) est mis à disposition des animaux. Les locaux d'hébergement sont séparés des locaux d'expérimentation. Les animaux destinés aux procédures expérimentales feront l’objet d’une phase d’acclimatation dans les locaux dédiés au suivi de l’expérimentation. Cette phase sera de 7jours pour les animaux produits sur site. Les animaux seront pesés et évalués à l’aide d’une fiche de score le jour de la chirurgie, 24h et 48h après ainsi que deux fois par semaine pendant 4, 5, 6 ou 8 semaines après la chirurgie. Si nous observons une déshydratation nous administrerons une solution saline. Nous utiliserons des analgésiques pour réduire la douleur due à la chirurgie. L’analgésie sera effectuée à 24H et 48H après la procédure chirurgicale. L’administration se fera par voie sous cutanée pour une diffusion plus longue. Une analgésie préopératoire sera effectuée en voie sous cutanée 30 minutes minimum avant l'intervention. La transplantation des organoïdes dans la capsule rénale est préférable qu’une transplantation au niveau gastrique car cela permet d’effectuer une chirurgie moins invasive et donc d’avoir une récupération plus rapide des animaux.

Choix des espèces

La réalisation de greffe demande l'utilisation de modèle immunodéficient, et ce modèle est disponible chez la souris. De plus, les organoïdes transplantés proviennent de tissus murins, l'espèce doit donc rester consistante. Des animaux adultes (6-12 semaines) seront analysés à 4, 5, 6 ou 8 semaines après la procédure chirurgicale pour suivre le développement et la différenciation des organoïdes. L’âge a été déterminé pour avoir un poids équivalent entre les animaux et pour s’assurer de la maturité. C’est également l’âge qui sera utilisé dans le projet futur dans lequel s’inscrit cette mise au point de protocole.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Rats : 32
Souffrances
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Devenir
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 32

32 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Après un jeûne de douze heures, une diarrhée est provoquée par gavage d'huile de ricin, puis chaque animal est isolé quatre heures dans une cage à métabolisme pour recueillir ses selles, le porteur reconnaissant un inconfort et un stress liés à l'isolement. Les intestins sont prélevés après la mise à mort. Le projet teste deux souches de probiotiques et le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ou ex vivo ne peut remplacer l'animal, dans la perspective d'un futur essai clinique.

Objectifs

La diarrhée est trouble digestif qui touche près de 4,5 milliards de personnes dans le monde chaque année et qui se manifeste notamment par l’émission de selles généralement liquides ou molles, dans une quantité et à une fréquence plus élevée que la normale. Les épisodes de diarrhées aiguës peuvent être la conséquence d’une infection bactérienne, virale ou parasitaire, ou survenir suite à une intolérance alimentaire ou médicamenteuse, notamment suite à la prise d’antibiotiques. Ces épisodes peuvent s’accompagner de déshydratation, de douleur abdominale, de fièvre ... Des médicaments peuvent faire cesser la diarrhée en ralentissant les mouvements intestinaux mais peuvent entrainer par la suite une constipation. D’autres diminuent la secrétion d’eau dans les intestins. Au besoin, des antibiotiques peuvent venir à bout d’une diarhhée causée par une bactérie ou un parasite. Les probiotiques sont des bactéries ou des levures qui modulent la prolifération bactérienne de l’intestin. Ils sont largement utilisés comme compléments alimentaires et comme médicaments dans le traitement et la prévention des diarrhées. Les objectifs de cette étude sont d’évaluer les effets sur la diarrhée et sur la douleur induite de 2 nouvelles souches de probiotiques chez des rats soumis à l’induction d’une diarrhée. Les effets observés seront comparés à ceux obtenus chez des rats traités avec un placebo ou avec un médicament de référence. A l’issue de l’étude, les rats seront euthanasiés et les intestins seront prélevés pour la réalisation d’analyses biologiques.

Bénéfices attendus

La réalisation de cette étude va permettre d’évaluer les effets de 2 nouvelles souches de probiotiques chez le rat soumis à l’induction d’une diarrhée expérimentale, et de comparer ces effets avec un placebo et un médicament de référence utilisé pour le traitement de la diarrhée aigüe. Les données des différents paramètres observés au cours de la mise en cage spéciale, temps de latence d’émission des premières selles, nombre et consistance des selles émises, ainsi que les données comportementales concernant l’activité, la posture, l’aspect de la fourrure et l’ouverture des yeux, et les analyses biologiques qui seront effectuées sur les intestins et le colon prélevés en fin d’expérimentation, permettront d’appréhender les effets bénéfiques ou non de traitements avec ces 2 nouvelles souches de probiotiques sur leur activité anti-diarrhéique et sur les effets sur la douleur perçue chez le rat. Cela permettra d’envisager la réalisation d’une étude clinique chez l’Homme avec l’une ou l’autre de ces 2 nouvelles souches de probiotiques, et à terme de proposer une nouvelle thérapie pour le traitement de diarrhée aigüe.

Procédures

Les rats seront placés à jeun pendant 12 heures avant la réalisation des essais. Après cette mise à jeun, un traitement par voie orale avec les composés à évaluer sera effectué, geste effectué en quelques secondes par une personne expérimentée. Une heure après le traitement, la diarrhée sera induite par administration par voie orale d’un composé induisant une diarrhée expérimentale (huile de ricin), geste également effectué en quelques secondes par une personne expérimentée. Après induction de la diarrhée, les rats seront placés individuellement dans des cages spéciales (cages à métabolisme) pendant 4 heures afin de recueillir les selles émises par chacun d’entre eux et d’observer leur comportement, permettant ainsi d’évaluer l’effet des composés administrés.

Impact sur les animaux

La mise à jeun des animaux la veille au soir de la réalisation des traitements et de l’induction de la diarrhée, nécessaire pour que l’ensemble des animaux soient dans les mêmes conditions physiologiques, va induire une légère perte de poids des animaux. Cette perte de poids sera en effet peu importante car les animaux étant placés en cycle de lumière inversé, la période de jeûne correspondra à la phase lumineuse du cycle au cours de laquelle les animaux sont peu actifs voire inactifs, avec une prise alimentaire très limitée voire nulle. L’induction de la diarrhée va quant à elle induire un inconfort des animaux, se traduisant par l’émission plus ou moins rapide et importante de selles au cours des 4 heures de mise en cage spéciale, et par des modifications du comportement des animaux se traduisant par une baisse de l’activité, une posture plus prostrée, une fourrure plus hérissée, et des yeux moins ouverts. Le traitement avec les 2 souches de probiotiques devraient limiter cet inconfort. La mise en cage spéciale, nécessaire pour recueillir individuellement les selles de chaque rat et observer individuellement le comportement de chaque rat pendant 4 heures suivant l’induction de la diarrhée, va induire un stress modéré par l’isolement et la perte des interactions sociales entre congénères.

Devenir

A l’issue de l’unique procédure expérimentale, les 32 rats seront euthanasiés afin de permettre le prélèvement des intestins pour la réalisation d’un ensemble d’analyses.

Remplacement

Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles in vitro ou ex vivo permettant d’évaluer les effets anti-diarrhéiques et comportementaux de composés. Cela ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire à la réalisation de ce projet et permettant d’obtenir des résultats prédictifs et représentatifs. Ce nombre a été déterminé à partir des résultats d’études précédemment menées par notre laboratoire sur ce modèle expérimental de diarrhée, dont certains ont été publiés. Une analyse statistique de l’ensemble des données générées sera réalisée à l’issue des expérimentations.

Raffinement

Au cours de la semaine d'acclimatation aux conditions du laboratoire, les animaux seront placés à 2 par cage avec de l'enrichissement pour assurer leur bien-être, et avec accès libre à la nourriture et à l’eau de boisson. Une attention toute particulière sera portée aux animaux après la réalisation des traitements, l’induction de la diarrhée et la mise en cage spéciale, les animaux étant observés en continu pendant les 4 heures de mise en cage spéciale. L’expérimentation étant de très courte durée, sur 5 heures le jour des essais, les seuls points limites identifiés seraient des convulsions, tremblements ou paralysie des animaux suite à l’administration orale des produits à tester. Cela ne serait pas le cas après administration orale du médicament de référence et du composé induisant la diarrhée car nous avons une très bonne expérience de ce modèle et nous n’avons jamais observé de trouble des animaux traités avec ces composés. Ce modèle étant validé et ayant été utilisé de nombreuses fois en plaçant les animaux individuellement en cage spéciale pour une durée de 4 heures sans habituation à ces dispositifs, aucune habituation des animaux aux cages spéciale n’est envisagée. Les rats seront placés dans une salle d’expérimentation attenante à leur pièce d’hébergement, placée en lumière blanche attenuée pour ne pas les perturber et maintenir des conditions proches de celles de leur hébergement.

Choix des espèces

Le Rat est l’espèce animale la plus adaptée et majoritairement utilisée pour la mise en évidence des effets anti-diarrhéiques de candidats médicaments et de compléments alimentaires. Les animaux seront de jeunes rats âgés de 8-9 semaines à l’arrivée au laboratoire et de 9-10 semaines pour la réalisation des expérimentations, correpondant à l’âge de rats que nous utilisons pour la réalisation d’expérimentations sur ce modèle de diarrhée.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 2016
Souffrances
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Devenir
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 2016

2 016 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sous anesthésie, la trachée est disséquée puis suturée pour y injecter une molécule provoquant une fibrose pulmonaire, avant des prélèvements sanguins et des injections de cellules et de molécules thérapeutiques, le porteur reconnaissant des difficultés respiratoires et une perte de poids. Les poumons sont prélevés après la mise à mort. Des cultures de cellules humaines sont utilisées en parallèle, mais le porteur conclut qu'aucune alternative ne modélise l'"organe entier" et qualifie la souris d'animal "incontournable".

Objectifs

La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est une maladie chronique, évolutive et mortelle caractérisée par le remplacement du tissu pulmonaire normal par un tissu cicatriciel (fibrose) ne permettant plus les échanges gazeux au niveau des alvéoles pulmonaires. Les patients atteints souffrent d’une dyspnée (difficulté à respirer) qui peut s’aggraver dramatiquement au décours d’une maladie infectieuse respiratoire (exacerbation). Il n’existe actuellement aucun traitement pour stopper la progression de la maladie. Les mécanismes aboutissant à la FPI ne sont que partiellement connus. La FPI résulte d’un processus de cicatrisation excessive des alvéoles pulmonaires en réponse à des agressions répétées (tabac, infections virales, pollution…), et sa progression est probablement favorisée par un dérèglement des cellules immunitaires présentes dans les poumons (inflammation). Parmi ces cellules immunitaires, nous nous intéressons à une population de cellules X qui participent en temps normal à la lutte contre les infections bactériennes et virales. Cependant, ces cellules X constituent une arme à double tranchant car elles sont également capables d’amplifier l’inflammation et la fibrose. Nos résultats préliminaires chez l’homme et chez la souris montrent qu’il existe un lien entre ces cellules X et la progression ou la sévérité de la fibrose pulmonaire. En outre, des publications récentes ont montré leur rôle délétère dans la fibrose du foie. Les objectifs du projet sont 1) de caractériser le comportement des cellules X dans deux modèles expérimentaux de fibrose pulmonaire, 2) d’étudier l’effet de l’absence des cellules X sur la progression de la fibrose, et 3) d’étudier le potentiel thérapeutique de trois molécules capables de bloquer ou activer les fonctions des cellules X. Ces différentes approches fondamentales et précliniques permettraient de valider les cellules X comme nouvelle piste thérapeutique dans la FPI.

Bénéfices attendus

La FPI est une maladie progressive et fatale impliquant des interactions fonctionnelles multi-directionnelles entre tissu pulmonaire et cellules immunitaires. Dans cette étude, nous investiguerons le rôle d’un type de cellules immunitaires dans des modèles murins de fibrose pulmonaire afin de proposer de nouvelles pistes thérapeutiques. L’étude de ces interactions complexes d’une façon fiable et appropriée dans nos modèles murins de fibrose pulmonaire assurerait une meilleure connaissance de l’immunologie pulmonaire chez les patients FPI. Les résultats des différentes parties du projet seront profitables, notamment via l’amélioration du diagnostic clinique de la FPI et via le développement de nouvelles thérapies efficaces et ciblées.

Procédures

En début de procédure, les souris recevront, sous anesthésie générale, une injection unique d'une molécule induisant la fibrose pulmonaire. Cette molécule sera injectée directement au niveau de la trachée chez les souris endormies, après dissection de la peau et des tissus sous cutanés : la visualisation directe de la trachée permet une meilleure chance de succès de la procédure. Après injection, la lésion sera suturée par un ou deux points de suture (la totalité de la procédure de l’incision de la peau à la suture durera de 5 à 7 minutes) : la souris recevra un antalgique au cours de la procédure, et qui pourra être répétée. Une semaine plus tard, un prélèvement sanguin à partir de la veine faciale (sous-maxillaire) est prévu (durée 25 secondes) sur animaux vigiles. Entre J9 et J20, les souris recevront deux doses d’une molécule thérapeutique dont on veut évaluer l'action sur la fibrose pulmonaire. L’injection se fera via 2 voies non invasives, la voie intranasale (durée 25 secondes) et la voie intrapéritonéale (durée 10 secondes). Pour la voie intranasale, les souris seront sous anesthésie générale afin d’éviter le réflexe de déglutition et ainsi le passage des molécules injectées dans l’oesophage au lieu de la trachée. Avant l’administration de la molécule thérapeutique, les souris recevront à l’état vigile une injection de cellules X par voie intraveineuse (veine caudale, durée 30 secondes). A l'issue de la procédure, les souris seront euthanasiées.

Impact sur les animaux

Un risque d'irritation au niveau de la cicatrice suite aux procédures est possible et constitue un point de surveillance en post-opératoire. L'induction de la fibrose pulmonaire chez les souris peut déclencher des difficultés respiratoires et une possible altération de l'état général avec perte de poids (entre le 7eme jour, et jusqu'au 14eme jour après injection). Une mise à mort est prévue en cas d'atteinte des points limites inférieur à 10% des effectifs selon notre expérience).

Devenir

L'ensemble des animaux seront euthanasiés en fin de procédure en suivant une méthode réglementaire. L'euthanasie de l'animal est nécessaire pour le prélèvement des poumons. Ces prélèvements sont nécessaires pour l’analyse des tissus afin d'étudier et de mieux comprendre les mécanismes immunitaires impliqués dans la fibrose pulmonaire.

Remplacement

Afin de limiter l’utilisation de modèles animaux, des méthodes alternatives sont déjà utilisées dans notre projet, comme des cultures ex-vivo de cellules pulmonaires humaines et une lignée de cellules X humaines. Cependant, ces méthodes alternatives ne nous permettent pas encore de répondre à l’ensemble de nos questions notamment parce que ces modèles n’intègrent pas 1- la complexité de la physiopathologie de la fibrose pulmonaire, 2- le système immunitaire dans sa globalité et 3- ne peuvent pas reproduire le dynamisme du recrutement cellulaire vers d’autres tissus/organes via la circulation sanguine. A ce jour, il n’existe pas de méthodes alternatives pour modéliser la réponse d’un organe entier dans le cas du développement de la fibrose pulmonaire. En outre, la bonne compréhension des mécanismes immunitaires au sein des poumons est strictement dépendante de l’étude du recrutement des cellules immunitaires issues.

Réduction

D’une part, nous utiliserons l'effectif minimal tout en respectant l’hypothèse scientifique. Le nombre d’animaux, calculé par un test statistique, est de 24 en moyenne par groupe. Ce chiffre tient également compte du risque d'atteindre les points limites définis selon notre grille de score amenant à la sortie précoce des animaux du protocole (habituellement entre 0% et 10% des effectifs entre les jours 7 et 14 après traitement). D’autre part, dans le but de réduire le nombre d’animaux élevés, nous prévoyons d’utiliser non seulement les souris transgéniques portant le gène d’intérêt (enrichies en cellules X), mais également les souris issues des mêmes portées mais ne portant pas le gène d’intérêt (ces dernières seront incluses dans des groupes contrôles). De plus, des stratégies d’optimisation de l’utilisation de chaque animal seront appliquées afin de respecter le principe de réduction : collecter le maximum d’organes de toutes les souris expérimentales, partage des tissus/organes au sein de notre unité de recherche, tri et utilisation des cellules d’intérêt ex vivo

Raffinement

Les contraintes induites par les conditions expérimentales seront réduites par plusieurs approches. L’ensemble des actes sera réalisé par du personnel qualifié et expérimenté. Nous veillerons à ce qu'il n'y ait pas d'animaux isolés dans les cages durant les expériences afin de préserver les groupes sociaux. Les animaux seront anesthésiés lors des procédures. Des antalgiques seront donnés en post opératoire. L'enrichissement consistera en la mise en place de coton dans les cages, et d'une nourriture gélifiée facile à ingérer en cours de protocole. En plus de la surveillance visuelle effectuée quotidiennement par les animaliers, les animaux bénéficieront d'une surveillance clinique après le réveil et jusqu’au moment du sacrifice. Cette surveillance clinique sera effectuée au moins 3 fois par semaine par l'expérimentateur afin de détecter précocément et réduire toute douleur, souffrance et angoisse infligée aux animaux . Cette surveillanve clinique évalue l’apparence de l’animal, son comportement, la diminution du poids et la fermeture de la suture. La fréquence de surveillance clinique des animaux pourra être augmentée selon l'état général des animaux et leur poids. Afin de prévenir une douleur légère, détectée par l’un de ces critères (moindre déplacement ou mauvaise posture ou toilettage excessif ou état défensif ou plissement des yeux) un analgésique sera administré aux animaux. Les souris seront mises à mort dès la détection de points limites.

Choix des espèces

L’utilisation du modèle animal murin dans notre projet se justifie par des raisons scientifiques. D’une part, les modèles de fibroses pulmonaires chez la souris sont largement décrits dans la littérature et reproduisent des aspects cliniques clés de la fibrose humaine. D’autre part, l’étude du système immunitaire murin a conduit vers de nombreuses découvertes dans le domaine d’immunothérapie. Les souris offrent aussi la possibilité de travailler sur des organismes génétiquement modifiés et ainsi de cibler le rôle d’un type de cellules immunitaires en particulier dans le poumon. Les cellules X sont très conservées entre espèces et présentent de nombreux points communs chez l’homme et la souris, permettant la mise en place de modèles pré-cliniques bien profitables dans le domaine thérapeutique. A ce jour, il n’existe pas de méthodes alternatives pour modéliser la réponse d’un organe entier dans le cas du développement de la fibrose pulmonaire, ainsi la souris est un animal incontournable pour répondre à des enjeux de santé humaine. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte, entre 8 et 16 semaines. La fibrose pulmonaire est une pathologie du sujet adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 20
Souffrances
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Devenir
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20 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une ovariectomie, l'implantation d'une capsule hormonale et des injections destinées à induire une endométriose, avec des douleurs post-chirurgicales et abdominales attendues. Les tissus sont prélevés après la mise à mort. Ce projet pilote vise seulement à mettre au point le modèle, le porteur affirmant qu'aucune méthode in vitro ou ex vivo n'existe et envisageant, en cas de succès, de tester ensuite une molécule sans refaire "toutes les étapes de toxicité".

Objectifs

L'endométriose est une affection gynécologique peristante qui se caractérise par la présence anormale de glandes endométriales et de tissu conjonctif en dehors de l'utérus. Ces lésions sont accompagnées d'une inflammation chronique. L'endométriose touche principalement les jeunes filles et les femmes en âge de procréer. Selon les données de l'Organisation mondiale de la santé, environ 10 % des femmes en âge de procréer (190 millions) dans le monde sont diagnostiquées avec cette maladie. Récemment, le rôle dans l’endométriose d’une protéine impliquée dans le développement du système nerveux central a été suggéré. Ce projet pilote qui utilisera au maximum 20 animaux a pour objectif de mettre en place un modèle murin d’endométriose afin d'étudier dans un prochain projet le rôle de cette protéine dans ce modèle.

Bénéfices attendus

Selon les données de l'Organisation mondiale de la santé, environ 10 % des femmes en âge de procréer (190 millions) dans le monde sont diagnostiquées avec cette maladie. Il existe actuellement peu de solution thérapeutique pour les patientes souffrant de formes sévères de l’endométriose. En 2022, la France a décrété la lutte contre l’endométriose comme cause nationale. Cette demande d’expérimentation a pour objectif la maitrise d’un modèle murin d’endométriose permettant de tester des nouvelles thérapies. Ainsi, nous devrions à terme être capables de tester un candidat médicament ciblant une protéine impliquée dans l’endométriose. A terme, nous proposerons un projet visant à tester l’effet d’une molécule thérapeutique ayant déjà montré un rôle prometteur dans une pathologie gynécologique : le cancer de l’endomètre. Il est important de noter que beaucoup de mécanismes cellulaires décrits dans l’endométriose rappellent ceux observés dans le cancer (multiplication cellulaire, migration à distance). Par conséquent, si nous montrons un effet de cette molécule dans un modèle murin d’endométriose, nous pourrons rapidement prévoir de faire des tests cliniques chez l’homme sans avoir à réaliser toutes les étapes de toxicités.

Procédures

Au sein de ce projet, les animaux seront soumis à plusieurs interventions. Ils subiront une ovariectomie qui visera à retirer les ovaires pour éviter la production d’hormones sexuelles. Les animaux seront également implantés avec une capsule délivrant des hormones. Enfin, les animaux recevront des injections sous-cutanées et une injection intrapéritonéale lors de l’induction de l’endométriose

Impact sur les animaux

Au sein de ce projet, les animaux seront soumis à différentes nuisances. La première des nuisances aura pour origine les douleurs post-chirurgicales. En effet, chaque animal subira l’ovariectomie. Ensuite, les animaux qui développeront l’endométriose pourraient être soumis à des douleurs abdominales liées à la pathologie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour collecter les tissus, puisqu'il faudra analyser les lésions générées par l'endométriose.

Remplacement

L’endométriose est une maladie multifactorielle qui fait intervenir de nombreux processus cellulaires et de nombreuses interactions tissulaires. En effet, l’endométriose est une maladie qui a pour origine la présence d’un tissu anormalement localisé. Le seul moyen de l’étudier est donc de mimer la pathologie chez l’animal en apportant expérimentalement un fragment d’utérus là où il ne devrait pas être. Il n’existe à ce jour aucun modèle in vitro ou ex vivo.

Réduction

Afin de réaliser ce projet de mise au point de ce modèle murin d’endométriose, nous avons décidé de réaliser 5 expériences avec 4 souris par expérience. La taille de l’échantillon testé ne repose sur aucune considération statistique mais seulement sur la prise en compte de la difficulté expérimentale. C'est une procédure pilote. Dans le cas où nous maitrisons le geste au bout de 3 essais, nous ne réaliserons pas les essais supplémentaires.

Raffinement

Afin de réduire la douleur, nous réaliserons l’intégralité des opérations chirurgicales sous anesthésie avec injection pré et post opératoire d’anti-douleur. Nous réaliserons les interventions de chirurgie dans des conditions d’antisepsie (application d’un produit antiseptique sur la région incisée. Avant de commencer la réalisation des chirurgies, il est important de noter que nous nous entrainerons pour la réalisation de ces gestes chirugicaux sur des cadavres (animaux mise à mort surnuméraires ou avec un mauvais génotype).

Choix des espèces

La souris présente l’avantage d’être très similaire à l’homme que ce soit anatomiquement, physiologiquement et génétiquement, c’est un organisme modèle en biologie. Dans notre cas, le modèle d’endométriose murin permet de se retrouver dans des conditions physiologiques très proches de ceux observés chez les patientes touchées par l’endométriose. L’expérimentation sera effectuée sur des souris femelles vierges d’au moins 8 semaines, possédant un utérus mature et fonctionnel.