Recherche fondamentale

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    • Système gastrointestinal
Souris : 64
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64 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées légères à modérées. Une colite est induite pendant sept jours, provoquant selles molles ou diarrhées et une perte de poids modérée, avant un gavage unique destiné à mesurer la perméabilité intestinale puis une mise à mort quatre heures plus tard pour prélever les tissus du côlon. Le projet teste l'effet d'une supplémentation en tryptophane et butyrate sur l'inflammation intestinale, dans un contexte d'obésité induite par un régime hyperlipidique. Le porteur affirme que l'usage d'animaux est "indispensable" pour étudier un écosystème aussi complexe que le microbiote et qu'aucun modèle in vitro ne le reproduit.

Objectifs

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), principalement la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, sont des maladies chroniques très invalidantes dont l’origine implique des facteurs environnementaux, en particulier le microbiote intestinal et l’alimentation. Certains produits du microbiote connus pour leur rôle bénéfique dans la santé de la muqueuse intestinale, sont diminués chez les patients atteints de MICI. Plusieurs études ont démontré les propriétés anti-inflammatoires de ces produits du microbiote et confortent l’intérêt de rechercher les effets d’une supplémentation nutritionnelle en produits bactériens bénéfiques pour la muqueuse intestinale dans les MICI. L’autre intérêt d’une supplémentation nutritionnelle dans le traitement des MICI réside dans le fait que ces patients présentent de plus en plus souvent une obésité pouvant représenter un facteur aggravant connu pour générer une modification du microbiote et une inflammation dans différents tissus. L’objectif du projet de recherche est d’évaluer l’efficacité d’une supplémentation nutritionnelle en produits du microbiote sur l’inflammation intestinale et la cicatrisation de la muqueuse intestinale chez la souris ainsi que l’influence d’un contexte « d’obésité » induit par un régime hyper-lipidique.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de confirmer ou d’infirmer l'effet bénéfique d'une supplémentation nutritionnelle en produits du microbiote sur l’inflammation et la réparation de la muqueuse intestinale et d’apporter des éléments sur le mécanisme d’action. Il permettra également d’évaluer l’impact d’un contexte d’obésité sur l’efficacité de cette supplémentation nutritionnelle. Le projet devrait ainsi fournir des bases rationnelles à des essais cliniques de supplémentation nutritionnelle pour la prévention ou le traitement des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.

Procédures

Tous les animaux du projet seront soumis à des manipulations lors de la constitution des groupes et des pesées. Un gavage oral unique avec une solution permettant d'évaluer la perméabilité intestinale se fera sur tous les animaux à l’état vigil. Quatre heures après ce gavage, les animaux auront une anesthésie générale pour un prélèvement sanguin puis seront immédiatement mis à mort.

Impact sur les animaux

Les animaux auront une inflammation modérée du côlon distal qui durera 7 jours. Cette inflammation peut être associée à des selles molles ou des diarrhées et une perte modérée de poids. L’arrêt du traitement inflammatoire au bout des 7 jours entraine l’arrêt progressif de ces symptômes et une récupération de l’état physiologique normal au bout de 4 jours. Le gavage unique des souris avec une solution pour évaluer la perméabilité intestinale est une procédure de classe légère qui devrait se limiter à un stress au moment du gavage, les animaux étant mis à mort 4 heures après.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour rechercher des différences statistiques de l’impact des différents régimes sur l’inflammation intestinale et sur le microbiote intestinal sur des critères histologiques et moléculaires. Il est indispensable de prélever des tissus coliques pour des analyses histologiques et de marqueurs moléculaires à partir d’ARN et de protéines extraits de ces tissus. L’analyse de la composition et de l’activité métabolique du microbiote intestinale nécessite de recueillir le contenu luminal au niveau du cæcum.

Remplacement

L’utilisation d’animaux est indispensable dans les études évaluant l’impact de la nutrition sur un écosystème physiologique aussi complexe que le microbiote intestinal et la muqueuse intestinale, impliquant des interactions très complexes. Il n’existe pas de modèles cellulaires in vitro pouvant reproduire la complexité de ces interactions.

Réduction

Le nombre de souris par groupe est de N=8, ce qui représente un minimum nécessaire pour évaluer statistiquement l'effet des régimes alimentaires sur l’inflammation intestinale et la cicatrisation de la muqueuse intestinale. Ce nombre est basé sur des études similaires issues de notre laboratoire ou de la littérature et tient compte d'une variabilité interindividuelle importante dans la sensibilité à l'inflammation des animaux qui impacte les analyses effectuées.

Raffinement

L’environnement des souris sera enrichi (tunnel, bâton à ronger, frisottis) tout au long de la procédure. Les souris seront hébergées à 4 par cage dès leur arrivée jusqu’à l’induction d’une inflammation intestinale. Les animaux seront suivis par un personnel animalier compétent et observés quotidiennement pour détecter d’éventuels signes de souffrance. L’évaluation de l’état des animaux sera effectuée selon des critères définis (poids, apparence physique (pelage, posture), activité, comportement, fréquence respiratoire). Leur prise alimentaire et leur prise de poids seront mesurées 3 fois par semaine, puis quotidiennement durant la période de 7 jours d'inflammation afin de détecter une éventuelle sous-alimentation ou perte de poids anormale. Si une douleur était constatée chez un animal durant cette période, un analgésique sera administré. Les points limites définis conduiront, s’ils sont observés, à la mise à mort des animaux le cas échéant.

Choix des espèces

La souris est le modèle le plus utilisé dans les études nutritionnelles, en particulier pour les régimes obésogènes, mais également dans les études sur l'inflammation intestinale. Les souris commandées auprès de l’établissement éleveur seront âgées de 5 semaines. Après une phase d’acclimatation de 10 jours et une période de régimes alimentaires de 49 jours, les souris seront âgées de 94 jours, soit 3 mois et 10 jours. La procédure expérimentale s’étendant sur 70 jours, les souris seront agées de 15 semaines à la fin l’expérimentation, soit 3,75 mois, ce qui correspond à un stade de jeune adulte fréquemment observé chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et qui plus est chez ceux présentant un phénotype obèse.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 480
Souffrances
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 480

480 souris vont être utilisées dans un projet d'élevage et de maintien de deux lignées génétiquement modifiées, classé en gravité légère, sans mise à mort prévue dans ce cadre. Chaque animal subit au sevrage l'amputation de l'extrémité de la queue pour le génotypage, et l'une des lignées développe une dégradation de la fonction rénale à partir de dix semaines. Le porteur indique que les souris hétérozygotes non retenues pour la reproduction seront transférées vers d'autres équipes et centres de recherche. Il affirme qu'aucun modèle in vitro n'apporte le même niveau d'information et qu'il est donc "nécessaire" d'utiliser des animaux génétiquement altérés à phénotype dommageable.

Objectifs

La maladie rénale chronique (MRC) conduit à la rétention de toxines urémiques qui s’accumulent dans le sang et les tissus au lieu d'être excrétés par les reins. Certaines de ces toxines agissent grâce à un récepteur nommé AhR (Aryl hydrocarbon receptor) et sont associées à la mortalité cardiovasculaire et globale. Au cours de la MRC, un équilibre instable, entre une activation de la coagulation et une anomalie de l'hémostase primaire (dysfonction plaquettaire), est présent. Notre but est de comprendre le rôle de l'activation d’AhR in vivo dans les processus de thrombose et de saignement et nécessite la gestion et l’utilisation de modèles animaux. Nous utiliserons un modèle génétique de maladie rénale chronique qui développe spontanément la maladie et un autre modèle génétique pour l’étude du récepteur AhR. Ces 2 lignées de souris sont disponibles commercialement et nous avons pour objectifs dans ce projet d’élever ces deux lignées. Ce projet d'élevage et de maintien de souris génétiquement modifiées permettra de mettre en œuvre des modèles in vivo pour l'étude du rôle des toxines urémiques au cours de la maladie rénale chronique. Ces modèles font l'objet d'une autorisation expertisée et validée.

Bénéfices attendus

Les animaux de ce projet apportera de nouvelles données dans la compréhension du rôle des toxines urémiques et d’AhR dans les complications liées à la maladie rénale chronique conduisant potentiellement à de nouvelles pistes thérapeutiques.

Procédures

Au moment du sevrage des souris, un seul prélèvement de tissu sera réalisé (2 mm) au niveau de l'extrémité de la queue pour le génotypage. Cette intervention durera quelques secondes.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont liées à la biopsie pour le génotypage qui nécessite de couper l'extrémité de la queue au moment du sevrage à 4 semaines, ainsi qu'à la détérioration de la fonction rénale à partir de 10 semaines dans le modèle génétique de maladie rénale chronique.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie dans ce projet qui concerne l'élevage et le maintien de lignées pour l'étude du role d'AhR dans la maladie rénale chronique.

Remplacement

Les animaux de ce projet ne peuvent pas être remplacés. Il n'existe pas de modèles in vitro suceptibles d'apporter le même niveau d'information sur le rôle d'AhR dans la progression de la maladie rénale chronique ainsi que dans ses conséquences cardiovasulaires. Il est dons nécessaire d'utiliser des animaux génétiquement altérès à phénotype dommageable afin d'envisager des approches thérapeutiques transposables à l'homme.

Réduction

Dans ce projet, nous génotyperons tous les animaux, à savoir 480 souris. Les animaux hétérozygotes, non utilisés dans des accouplements de ce projet, seront mis à disposition d'autres équipes et seront également mis à disposition et transférés dans d'autres centres de recherche s'intéressant à la maladie rénale chronique et/ou AhR.

Raffinement

les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durables que pourraient ressentir les animaux. Les animaux resteront sous surveillance journalière pendant la durée entière du projet. La douleur ou la détresse de l’animal constitueront des points limites et des mesures seront prises pour les soulager en se basant sur l'évaluation de l'état d'un animal (poids, apparence physique externe, signes cliniques, changement dans les comportements non provoqués, réponses comportementales aux stimuli externes. Au moyen d'une grille d’évaluation de la douleur, nous déterminerons un score et agirons en conséquence (analgésie voire arrêt de l’expérimentation par euthanasie de l’animal). Les animaux seront hébergés par groupes de 6 individus au maximun par cage et un enrichissement sera mis en place par l’ajout de matériaux de nidification. Les accouplements seront réalisés au maximun avec 3 individus par cage ( 2 femelles, 1 mâle).

Choix des espèces

L'espèce animale utilisée sera la souris car c’est le modèle le plus utilisé pour obtenir des modifications génétiques afin d'étudier les rôles précis de certains gènes dans maladie rénale chronique. Ils sont déja disponibles à l'animalerie.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 190
Souffrances
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 190

190 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées modérées à sévères. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales répétées sur quatorze jours, puis subissent des tests comportementaux dont un test de nage forcée avec immersion dans l'eau et un test de suspension par la queue, classés sévères, pour évaluer deux dérivés de l'ibogaïne sur l'anxiété et la dépression. Le porteur décrit l'immersion comme pouvant provoquer une angoisse considérable et une brève hypothermie, effets qu'il présente comme ceux que l'étude cherche à mesurer. Sur le remplacement, il affirme qu'il n'existe pas d'alternative non animale appropriée et conclut à la "nécessité" de recourir à la souris, les retombées pour les patients restant renvoyées au conditionnel.

Objectifs

Notre projet de recherche consiste à d’étudier les effets comportementaux de la catharanthine et du 8-methoxycoronaridine. Nous cherchons à évaluer les propriétés anxiolytiques et antidépressives de la catharanthine, un métabolite de l'ibogaine, ainsi que du 18-méthoxycoronaridine (18-MC), un dérivé de synthèse, lorsqu'ils sont administrés de manière chronique à des souris. Les benzodiazépines, couramment utilisées pour traiter l'anxiété, présentent des inconvénients importants lorsqu'elles sont utilisées sur le long terme, notamment des effets indésirables potentiellement graves, une tolérance pharmacologique, un risque de dépendance psychologique et physique, ainsi que des effets sur la vigilance et les fonctions cognitives. Dans le but de rechercher une alternative thérapeutique offrant un meilleur rapport bénéfice/risque, nous souhaitons examiner les effets à long terme de la catharanthine et du 18-MC sur les troubles anxieux et dépressifs chez les souris. Plusieurs études suggèrent que les transmissions sérotoninergiques jouent un rôle dans la modulation de l'anxiété et de la dépression. Pour approfondir notre compréhension des voies sérotoninergiques, nous avons l'intention d'évaluer comment différents sous-types de récepteurs sérotoninergiques interviennent dans la régulation des troubles anxieux et dépressifs sous l'influence de la catharanthine et du 18-MC. Nous accorderons une attention particulière au bien-être des animaux participant à cette étude. Cela implique de fournir des conditions d'hébergement appropriées, de suivre quotidiennement l'état des animaux, d'employer des méthodes visant à minimiser la douleur, la souffrance et le stress des sujets, ainsi que d'établir des critères pertinents et précoces pour évaluer leur bien-être tout au long de l'expérience. Cette approche s'inscrit dans le respect des normes éthiques et du traitement des animaux dans le cadre de la recherche scientifique.

Bénéfices attendus

Le traitement actuellement disponible pour l'anxiété est associé à des effets indésirables notables, notamment le risque de dépendance, qui peut se développer même avec des doses thérapeutiques. En outre, ces traitements sont susceptibles d'entraîner des perturbations des fonctions cognitives, telles que la mémoire, les capacités psychomotrices et la vigilance, ce qui limite leur utilisation chez les patients qui doivent effectuer des tâches nécessitant une attention particulière, comme l'utilisation d'équipements dangereux ou la conduite. Il est donc essentiel de rechercher des approches thérapeutiques alternatives, notamment celles qui ciblent les sous-types de récepteurs de la sérotonine ou du GABA, afin d'acquérir une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques sous-jacents à l'anxiété et à la dépression. Actuellement, divers antidépresseurs sont disponibles sur le marché. Cependant, malgré leur efficacité établie, ces traitements présentent plusieurs limitations, telles qu'une durée d'action prolongée, un phénomène de résistance observé chez environ 30 % des patients, ainsi que des effets secondaires invalidants. En outre, ces principes actifs ne sont pas toujours en mesure de cibler toutes les composantes de la dépression. Cela stimule la recherche en psychiatrie en vue de développer de nouvelles molécules qui offriraient un spectre d'action plus large, ce qui est essentiel pour améliorer le profil thérapeutique dans le domaine de la santé publique.

Procédures

-Évaluation de l'activité locomotrice: 110 animaux, une injection i.p (30 secondes) , une séance de mesure de l'activité locomotrice (durée du test: 60 min). -Évaluation de l'anxiété: 70 animaux, une injection i.p (30 secondes) + séance de mesure de comportement de type anxieux (durée du test: 6 min) . -Évaluation de la dépression sur deux tests complémentaires: 120 (60+60) animaux: une injection i.p. (30 secondes) pendant 14 jours (en alternant les lieux d'injection) + séance de mesure du comportement type dépressif (durée du test: 6 min).

Impact sur les animaux

Parmi les effets indésirables anticipés chez les animaux, il convient de mentionner les réactions liées aux injections chroniques. Dans le but de minimiser le stress provoqué par l'introduction de l'aiguille, nous opterons pour l'utilisation d'aiguilles les plus fines possibles et d'alterner les lieux d'injection (entre côté droit et gauche). De plus, une période d'isolement d'une heure précédant l'expérimentation sera instaurée. Cette période permettra à l'animal d'explorer librement son environnement, contribuant ainsi progressivement à atténuer le stress associé à la séparation temporaire d'avec ses congénères. Cette étape s'avère essentielle avant la réalisation des tests comportementaux, car le stress induit, perceptible dès les premières secondes et minutes, pourrait interférer avec les effets anxiolytiques recherchés. Dans le cadre de l’évaluation du comportement de type dépressif, les animaux peuvent momentanément éprouver du stress et de l'anxiété en raison de leur position inconfortable. Au contact de l’eau, les animaux peuvent ressentir une angoisse considérable au moment de leur immersion dans l'eau, ainsi qu'une brève hypothermie, bien que nous nous efforcions de minimiser ces effets au maximum. Quant à l’évaluation du comportement de type anxieux, il implique que les animaux soient placés dans un dispositif potentiellement stressant tout en ayant la possibilité de se s’y soustraire en se mettant dans un emplacement considéré comme protecteur. Il est important de noter que ces effets sont précisément ceux que nous cherchons à mettre en évidence et à quantifier afin d'évaluer la capacité de l'administration de la catharanthine et du 18-MC à atténuer ces réactions. Chacun de ces tests a une durée limitée à 6 minutes, après quoi les animaux seront immédiatement retournés dans leur cage habituelle, mettant ainsi fin au stress et à l'angoisse induits par les épreuves. En ce qui concerne les effets indésirables liés aux agents pharmacologiques utilisés, il convient de noter qu'aucun effet indésirable notable n'est a priori anticipé pour la catharanthine et le 18-MC, à l'exception des effets anxiolytiques et antidépresseurs qui sont spécifiquement recherchés dans le cadre de notre étude.

Devenir

Les animaux sont mis à mort pour prélèvement d'organes.

Remplacement

Cette étude nécessite l'utilisation d'un modèle animal intégré, et notre choix s'est porté sur la souris, une espèce largement reconnue pour son utilisation dans l'étude des effets chroniques des anxiolytiques et des antidépresseurs. Dans le cadre de notre projet, il n'existe pas d'alternatives non animales appropriées disponibles. Les données issues des travaux cliniques et des investigations fondamentales actuellement disponibles reposent principalement sur des expérimentations animales. Cette préférence découle en grande partie de la complexité et de la difficulté intrinsèques des études du système nerveux central chez l'homme. Les procédures expérimentales envisagées dans ce projet, qui englobent des tests comportementaux d'évaluation de l'anxiété et de la dépression, requièrent impérativement l'utilisation d'animaux vivants et ne sont pas susceptibles d'être substituées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants. De plus, les mécanismes moléculaires sous-jacents aux processus anxieux et dépressifs ne peuvent être entièrement élucidés par le biais d'études cliniques. Par conséquent, l'emploi d'un modèle animal approprié demeure essentiel pour l'exploration du comportement lié à l'anxiété et à la dépression dans le contexte de cette recherche.

Réduction

Afin de limiter au maximum le nombre d’animaux, en se basant sur les résultats de nos travaux antérieurs et sur ceux des publications dans le domaine, permettant d’évaluer une puissance de résultats suffisante avec le minimum d’animaux, le nombre d’animaux par groupe nécessaires à cette étude est estimé à 10 animaux par groupe. De plus, pour réduire le nombre total d’animaux, une partie des animaux (110 souris) ayant subi le test de l’activité locomotrice seront réutilisés dans le test de labyrinthe (70 souris) dans le test suspension des animaux par la queue (20 souris) et dans le test de labyrinthe en "O" (20 souris) .

Raffinement

Une observation méticuleuse des animaux sera entreprise dans le cadre de cette étude. Les animaux seront logés dans des cages conformes aux réglementations, au sein d'un environnement contrôlé, et ils bénéficieront d'un environnement enrichi pendant leur période d'hébergement. L'enrichissement de l'environnement, qui consiste en l'ajout d'éléments simples tels qu'un cylindre en carton, vise à augmenter la complexité de l'environnement captif, ce qui, en retour, améliore le bien-être des animaux en favorisant leur activité et en réduisant les comportements stéréotypés ou anormaux. Une surveillance attentive des animaux sera menée, notamment en ce qui concerne leur état général, leur prise de nourriture, leur consommation d'eau et leur comportement général, ainsi que leur poids corporel. Les animaux qui subiront une injection quotidienne dans le traitement chronique, à 24h d'intervalle, nous alternerons de côté les injections et nous examinerons attentivement les lieus d'injection pour rechercher une éventuelle inflammation. Avant le début de l'expérimentation, une période d'acclimatation sera mise en place pour permettre aux souris de s'habituer à l'environnement du test. Cette période implique que les animaux soient placés dans la salle d'expérimentation en présence de l'expérimentateur pendant une heure, ce qui facilite leur adaptation aux manipulations à venir. L'évaluation du comportement de type anxieux et dépressif se fera dans une arène éclairée par une ampoule fournissant une intensité lumineuse de 30 lux. Pour les autres évaluations, l'éclairage sera doux et équivalent à celui utilisé dans leur environnement de cage habituel. Après le contact avec l'eau, des mesures seront prises pour prévenir l'hypothermie potentielle des animaux. Ces mesures comprendront le transfert immédiat et délicat des animaux dans une cage de séchage transitoire équipée d'une lampe chauffante au-dessus et d'un coussin chauffant en dessous. La température dans la cage sera maintenue en dessous de 30°C, et un espace plus frais sera aménagé dans la cage pour permettre aux souris de se déplacer vers un endroit plus frais si elles le souhaitent. Une surveillance étroite et continue des souris sera maintenue pendant leur rétablissement dans cette cage.

Choix des espèces

Le choix des souris albinos SWISS (SN-SWISS-M) s'est fait sur la base des données de la littérature. Ce sont des souris polyvalentes utilisées dans tous les domaines de la recherche biomédicale. Les procédures envisagées dans ce projet ont déjà été validées chez la souris albinos SWISS. Par ailleurs, elles sont moins sujettes au stress et donc plus susceptibles d’avoir des comportements et traits physiologiques normaux. Les expérimentations seront réalisées sur des animaux ayant acquis une maturité complète des structures cérébrales. Nous avons opté pour les sujets au stade adulte pesant en moyenne 30 grammes.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Macaques à longue queue : 6
Babouins : 6
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12 primates non-humains, six macaques à longue queue et six babouins, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Importés pour une "expérimentation terminale", ils subissent des séances d'imagerie répétées sous anesthésie générale et une chirurgie du cortex visuel avec pose d'électrodes, précédées de mises à jeun. Le porteur indique un caractère répétitif de l'anesthésie et des irritations aux oreilles et à la gorge liées à la contention et à l'intubation. Il affirme que le primate non-humain est "la seule espèce pertinente" et qu'aucun modèle computationnel ne peut le remplacer, l'étude étant présentée comme un "raffinement".

Objectifs

L’activité du cerveau et en particulier des neurones dépends de l’apport énergétique (nutriments + oxygène) qui est régulé par le flux sanguin. Connaître précisément la relation entre l’activité des neurones et l’apport sanguin, un phénomène connu comme « couplage neurovasculaire », permettrait ainsi de détecter un mauvais fonctionnement du cerveau qui est présent dans un grand nombre de maladies neurologiques. Aujourd’hui, aucune mesure non-invasive est capable de mesurer le couplage neurovasculaire chez l’homme ou chez l’animal de laboratoire. L’objectif de ce projet de recherche est de comparer une méthode sans intervention chirurgicale et donc non-invasive (par imagerie par résonance magnétique) avec une méthode invasive standard pour la quantification de l’activité neuronale et métabolique chez le primate non-humain anesthésié. Deux grands principes seront étudiés dans ce projet : le couplage neuro-vasculaire et le couplage « métabo-vasculaire », par l’enregistrement simultané de l’activité électrique neuronale à l’aide d’électrodes et de l’activité vasculaire à l’aide de l’imagerie fonctionnelle ultrasonore, et par l’enregistrement simultané de grandeurs métaboliques (comme la quantité locale de lactate, de glucose ou d’oxygène) et de l’activité vasculaire. Si la méthode non-invasive est validée, cela aura un impact majeur dans les projets de recherche qui font appel à l’animal pour ce type de mesure (raffinement et réduction) et pour l’homme, vu que les séquence d’imagerie RMN (résonnance magnetique nucléaire) peuvent facilement s’implémenter en clinique.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra une compréhension plus fine du couplage neurovasculaire dans deux modèles de primates non-humains (chez le babouin et le macaque) afin de mieux comprendre le lien entre activité et le métabolisme neuronale et activité vasculaire qui apporte l’énergie nécessaire à cette activité. La comparaison entre les mesures non-invasives obtenues grâce à l’imagerie RMN et invasives en plaçant des électrodes permettra de valider la mesure par imagerie et remplacer une méthode invasive par une méthode non-invasive. Ceci constitue un raffinement et impacte directement le bien-être des animaux utilisés en recherche et des patients qui pourront bénéficier de cette nouvelle technologie. Il serait ainsi possible d’obtenir des données sur le dysfonctionnement du lien entre la vascularisation et l’activité neuronale chez les patients atteints de maladies neurologiques et utiliser cette mesure comme un biomarqueur pour suivre l’efficacité d’un traitement. De plus, grâce au réseau du don de tissus, les tissus biologiques éventuellement récupérés pourront être utilisés à la réalisation d’autres objectifs scientifiques, différents de ceux prévus dans cette étude.

Procédures

Les animaux seront soumis à un maximum de 6 séances d’imagerie de 3h max sous anesthésie générale non-invasive et pratiqué en routine chez l’animal d'une durée maximale de 7 heures comprenant une chirurgie réalisée en condition d'asepsie au niveau du cortex visuel primaire ainsi que des enregistrements de l'activité vasculaire (par ultrasons fonctionnels), électriques (par électrophysiologie) et métaboliques (avec des électrodes adaptées à ces enregistrements).

Impact sur les animaux

La procédure d’imagerie est non-invasive et indolore. Cependant, le caractère répétitif de l’anesthésie et la mise à jeun la veille de chaque séance d’imagerie sont prises en compte et des point limites sont établis à cet égard. Le risque d’hypothermie est contrôlé par le soutien thermique (couverture chauffante et plaides) pendant les examens d’imagerie et la chirurgie. L’irritation locale au niveau des oreilles pour fixation de la tête dans le cadre stéréotaxique et de la gorge suite à l’intubation sont minimisés grâce à l’utilisation de la lidocaïne en gel et la xylocaïne en spray respectivement comme détaillé dans la procédure expérimentale. Le temps d’acclimatation et le respect de temps de pause entre séances d’imagerie devraient résulter en une nuisance minime pour les animaux. La pesée hebdomadaire permettra de dépister toute altération du poids causée par les mises à jeun répétées et compenser avec un supplément de nourriture comme indiqué dans les points d’alerte avant d’arriver aux points limites.

Devenir

A la fin de l’étude les primates non-humains seront euthanasiés pour valider la sensibilité et la robustesse d’une mesure non-invasive du métabolisme neuronal versus une mesure invasive dans une optique de remplacement technologique. A l'issue de cette dernière, un don de tissus sera effectué dans une optique de réduction de nombre d'animaux utilisés à des fins scientifiques afin de valoriser l'animal.

Remplacement

Le remplacement de l’animal n’est pas envisageable pour atteindre les objectifs fixés dans ce projet, les couplages « neuro-vasculaire » et « métabo-vasculaire » nécessitant un fonctionnement normal du système cardio-vasculaire, il n’est pas possible d’utiliser des systèmes computationnels ou autres dispositifs alternatifs à l’utilisation d’animaux. Le modèle primate non-humain très utilisé pour sa proximité anatomo-fonctionnelle avec le cerveau humain est la seule espèce pertinente pour ce type d’étude.

Réduction

Un total de 12 (2x n=6) primates sera prévu dans ce projet pour s’assurer de la robustesse des mesures IRM (nombre habituel pour obtenir des valeurs moyennes fiables à ~10% chez le rongeur dans l’expérience du laboratoire). Le suivi longitudinal chez le même individu par des méthodes d’évaluation fonctionnelle non-invasives (imagerie) permet de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour observer un effet significatif. L’utilisation de macaques (le modèle le plus répandu en laboratoire) et babouins (un modèle avec volume et densité neuronale plus proche de l’homme) vise à rajouter de la robustesse et prédictivité des mesures non-invasives chez l’homme

Raffinement

Afin de minimiser le stress et l’angoisse des animaux importés à des fins d’expérimentation terminale, les babouins et les macaques seront importés au moins un mois avant la date de la première séance d’IRM. Le protocole d’anesthésie pour la réalisation d’examens d’imagerie dans le laboratoire comporte des analgésiques pour minimiser les sensations désagréables lors de l’intubation et l’emplacement dans le cadre d’imagerie. Des point limites ont été définis en lien avec une potentielle réaction à l’anesthésie de certains individus qui est très rarement observé dans notre laboratoire. Les primates non-humains seront hébergés en groupes sociaux dans des cages équipées spécifiques de l’espèce. On limitera la durée de l’hébergement individuel lors des mises à jeun pour les séances d’IRM tout en gardant un contact visuel, sonore et olfactif avec les autres primates. Un enrichissement adapté sera mis en place : structurel (balançoire et visuelle, miroir); alimentaire (fruits, graines dans le fourrage); manipulable (jouets); auditif (musique).

Choix des espèces

Les macaques et les babouins possèdent une architecture cérébrale semblable à celle chez l’humain, avec notamment un cortex plissé présentant de nombreux circonvolutions et sillons cérébraux. De plus, le métabolisme des primates non-humains est plus proche du métabolisme humain que ne l’est le métabolisme du rongeur. De plus, le cortex visuel des primates est particulièrement développé et sa structure est stabilisé, donc l’étude vasculaire, électrophysiologique et métabolique chez le primate anesthésié est une expérimentation appropriée pour la compréhension du fonctionnement du système nerveux central chez l’humain. Les animaux seront à un stade adulte (macaque) ou jeune adulte (babouin) pour uniformiser la taille de la tête et donc la sensibilité lors des mesures par RMN notamment.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 174
Souffrances
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Devenir
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174 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées sévères. 114 reproduisent une sclérose latérale amyotrophique évoluant vers la paralysie et sont tuées aux stades symptomatique ou terminal, et 60 subissent une lésion chirurgicale du nerf sciatique suivie d'électromyographie sous anesthésie. Le porteur indique que le modèle de SLA est à "phénotype dommageable" et que la lésion du nerf provoque douleur et perte de mobilité, tout en pariant que la mutation étudiée n'aggravera pas ces atteintes. Il affirme qu'un modèle in vivo mammifère est "crucial" pour étudier les interactions entre motoneurones et cellules immunitaires.

Objectifs

La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative qui touche 7000 adultes en France, caractérisée par une atteinte des motoneurones et résultant par la paralysie et le décès des patients 2 à 5 ans après le diagnostic. Tandis que la plupart des cas de SLA sont sporadiques, certaines formes sont familiales. Les formes génétiques de SLA sont cruciales pour la recherche car elles permettent de modéliser la maladie. Cependant, la plupart des mutations dans les gènes impliqués dans la SLA induisent plutôt un gain-de-fonction-toxique inconnu - difficile à étudier. Recemment, des mutations dans un nouveau gène ont été impliquées dans la SLA. Les mutations dans ce gène induisent une perte de la protéine, un phénomène plus facilement étudiable. Ce gène est impliquée dans la dégradation des protéines et la réponse immunitaire. Comme il a déjà été montré que les cellules immunitaires étaient impliquées dans la SLA, nous étudions plus spécifiquement le rôle de ce gène dans les cellules immunitaires du cerveau. Nous cherchons à savoir si des cellules immunitaires déficientes en ce gène produisent une réponse altérées à un stress des neurones, et si elles améliore ou au contraire altèrent les problèmes moteurs associés au stress.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait nous permettre de mieux comprendre le rôle de notre gène d'intêret, un gène dont la mutation peut causer la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA), dans les cellules immunitaires du cerveau. Si nous montrons que la perte de ce gène dans ces cellules est toxique, cela contribuerait à expliquer pourquoi des mutations dans ce gène peut causer la SLA. Si nous montrons au contraire que ces cellules immunitaires sans ce gène sont bénéfiques pour les neurones, cela pourrait en faire une cible thérapeutique pour ralentir le cours de la maladie chez tous les patients atteints de SLA.

Procédures

** • 114 souris d'une première lignée transgénique d’intérêt etudiée, subiront uniquement un suivi par pesée et test de la mesure de la force musculaire (2 minutes par souris) une fois par semaine. • La totalité de ces 114 souris seront euthanasiés au stade symptomatique (à 5 mois) ou terminale (à 6 mois) pour prélèvement des organes. Deux méthodes d’euthanasie distinctes seront utilisées, nécessaire pour l’analyse des differents types d'échantillons. • 60 souris d'une deuxième lignée transgénique d’intérêt etudiée, subiront une chirurgie sous anesthésie pour léser le nerf sciatique, à 4 mois (jeune), ou à 12 mois (agées). Elles recevront une analgésie 2 fois par jour pendant les 3 jours suivant la chirurgie et les sutures seront désinfectées (5 min par souris). Tous les jours, on évaluera la paralysie de la patte par mesure de l’écartement entre les doigts de la patte (2 min par souris). En plus, au niveau fonctionnelle, la qualité de la réinnervation musculaire est evalué toutes les 3 semaines entre 6 et 18 semaines après lésion du nerf, par l'électromyographie, sous anesthésie (8 min par souris). Une analgésie sera faîte 30 min avant le début de l'électromyographie afin de prévenir toute gène dû aux piqures d'électrodes à leur réveil. • La totalité de ces 60 souris seront euthanasiés 1 semaine ou 5 mois après lésion du nerf, pour prélèvement des organes d'intéret.

Impact sur les animaux

** Modèle de Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) : Le modèle souris transgénique de SLA est un modèle à phénotype dommageable. Cependant, nous nous attendons à ce que la délétion de notre gene d'intêret dans les cellules immunitaires du cerveau n’aggrave pas ce phénotype, au contraire, elle devrait plutôt améliorer le phénotype. Lésion du nerf sciatique chez la souris: Les souris subissant une lésion du nerf sciatique peuvent éprouver de la douleur dans les premiers jours. Il y aura aussi une diminution (transitoirement) de leur mobilité. Cependant, nous nous attendons à ce que la délétion de notre gene d'intêret dans les cellules immunitaires du cerveau n’aggrave pas ce phénotype, au contraire, elle devrait plutôt augmenter la vitesse de la régénérescence. Mesure de la réinnervation musculaire par l'électromyographie: L'application de l'électromyographie peut éprouver de la douleur au réveil des souris.

Devenir

** Tous les animaux dans les procédures sont utilisées à la fin de la procedures pour des analyses (histologique ou durée de la maladie) - et donc euthanasiées.

Remplacement

Avant de réaliser les expériences in vivo que nous proposons dans ce protocol, nous avons mené des études in vitro, pour tester si notre hypothèse est solide. Nous avons utilisé des cultures primaires de cellules microgliales (isolées de cerveaux de souris nouveau nées), avec une délétion de notre gène d'intêret, pour tester si elles répondent différemment que les cellules microgliales contrôles - à un stimulus inflammatoire. Nos résultats étant prometteurs, nous avons donc décidé de passer à des expériences plus complexes, in vivo. Comme notre question concerne les intéractions entre les motoneurones et les cellules immunitaires, un modèle in vivo est crucial. Des intérations aussi complexes seraient difficiles à modéliser en culture.

Réduction

Nous avons déterminé notre stratégie de croisement afin de produire le moins possible de génotypes non intéressants. Cependant, cette stratégie est nécessaire pour que tous les génotypes étudiés soient générés dans la même portée. Pour l'étude de l'effet sur les souris modèles de Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA), le modele de la maladie humaine avec phenotype dommageable, nous avons besoin de 20 souris par génotype. Il s’agit du nombre minimal de souris nécessaire pour évaluer un modificateur génétique dans les souris SLA - défini par des consignes internationales de la communauté de la recherche contre la SLA. Pour l'analyse des organes à deux differentes stades de la maladie, on a besoin 6 souris par génotype (nombre minimal de souris nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable de ce type de résultats). Le nombre d'animaux utilisés pour cette premiere partie est de 114. Pour l'étude de la lésion du nerf sciatique, nous utilisons une lignée transgénique avec modification de notre gène d'interet, mais sans phenotype dommageable. Nous aurons besoin de 5 souris/génotype pour s’assurer une analyse finale robuste (nombre minimal nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable de ce type de résultats). L'analyse doit être fait à 2 stades différentes: pendant la régénérescence, et après régénérescence complète, pour déterminer les effets sur la vitesse et l'éfficacité. Et à 2 âges differentes, jeune et agé, pour déterminer l'effet du vieillissement sur la capacite regenerative du nerf. Pour la suivie de la régénérescence complète du nerf, 2 méthodes complémentaires sont nécessaires: la première mesure le niveau de la régénérescence du nerf (chaque jour), la deuxième mesure le niveau de la ré-innervation musculaire (à 2 stades pendant régénérescence). Le nombre d'animaux utilisés pour cette deuxième partie est de 60. Le nombre TOTAL d'animaux utilisés : 174.

Raffinement

** Pour la stimulation environnementale (enrichissement), nous utilisons toujours des petites maisons en carton et des fibres en carton permettant de faire des nids dans chaque cage. Les femelles sont hébergées ensembles (au moins 2 par cage) et les mâles sont hébergés entre fratrie autant que possible mais peuvent être séparés en cas de bagarre. Pour les souris modèles de Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA), les souris montrant des signes de paralysie sont surveillées quotidiennement par un expérimentateur. Un mélange de poudre de nourriture et d'eau est proposé dans la cage aux souris ayant des difficultés à se déplacer afin d'éviter une deshydratation et une dénutrition. Un soin particulier est apporté aux yeux des souris partiellement paralysées qui peuvent être salis. Proche du stade terminal, les souris sont surveillées 1 à 2 fois par jour, tous les jours. Pour la lésion du nerf sciatique, nous allons léser un seul nerf sciatique pour éviter que la souris ne soit trop paralysée durant la première semaine après la chirurgie. Les souris subissant une lésion du nerf sciatique peuvent éprouver de la douleur dans les premiers jours mais qui sera bien pris en charge, pré- et post- opératoire par des analgésiques. Durant la première semaine après la chirurgie, nous ajoutons de la nourriture en poudre avec de l’eau directement dans la cage, car le membre opéré est partiellement paralysé. Les femelles sont hébergées entre 2 et 4 par cage, entre femelles ayant subi la chirurgie au même moment. Pour la mesure de la réinnervation musculaire par l'électromyographie, ce test peut éprouver potentiellement de la douleur au réveil des souris, mais qui sera pris en charge, pré-opératoire par des analgésiques. Pour les deux procédures, des points limites sont définis : les souris doivent impérativement être euthanasiées si elles les atteignent.

Choix des espèces

Il existe différents modèles animaux utiles pour étudier la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) : souris, rats, poissons, mouches, vers. Cependant, nos questions concernent les interactions entre motoneurones et cellules immunitaires dans un système nerveux central mammifère (pour l'étude, souris SLA), mais aussi dans un système nerveux périphérique à la jonction entre motoneurone et muscule de membres éloignés (pour l'etude, lésion du nerf sciatique). Par conséquent, poissons/mouches/vers ne sont pas de bon modèle pour répondre à nos questions. Nous avons une grande expérience avec les souris, et les deux modèles (SLA et lésion du nerf sciatique) sont mieux établis chez la souris que chez le rat; c’est pourquoi nous avons décidé d’utiliser les souris comme modèle pour ce projet. Dans un premier temps: l'étude de l'effet sur le phénotype des souris SLA et étude histologique du stade terminale. Les souris SLA atteignent le stade terminal vers 6 mois. Pour l'étude histologique du stade symptomatique avant le stade terminal, les souris sont utilisées at 5 mois (quand la perte de pois atteigne 10 pourcents). Dans un deuxieme temps: l'étude du nerf sciatique dans les souris avec modification du gène d'intêret : la chirurgie est faite au stade adulte/jeune à 4 mois, et au stade adulte/agée à 12 mois - suivi de 1 mois (pour étudier la régénérescence complète/efficacité) ou 1 semaine (pour étudier la vitesse de la régénérescence).

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 640
Souffrances
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▲ 640
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Devenir
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 640

640 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie tuée pour prélèvement d'organes et les animaux d'élevage gardés vivants pour maintenir la lignée. Génétiquement modifiées, elles portent une mutation qui provoque un déficit immunitaire et une inflammation pulmonaire, et subissent deux prélèvements de tissus sur animal vigile pour génotypage. Le porteur indique que les souris atteignant les points limites sont mises à mort. Il affirme que l'étude des coopérations cellulaires dans un "organisme entier" impose un modèle in vivo et retient la souris.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de mieux comprendre les mécanismes d’une mutation génétique impactant les fonctions lymphocytaires ce qui conduit à induire un déficit immunitaire chez les souris. Cette demande concerne le maintien de la lignée de souris transgénique ainsi que son génotypage.

Bénéfices attendus

Les souris porteuse de la mutation étudiée dans ce projet présentent une baisse du taux de lymphocytes (phénotype de déficit immunitaire) et une inflammation pulmonaire, dont nous souhaitons comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires par l’étude des cellules immunitaires des souris, et de leur production d’anticorps. La mutation gain étudiée a été décrite chez des patients atteints d’une maladie inflammatoire appelée SAVI, ainsi les mécanismes qui seront décrits grâce à l’étude des souris mutantes pourront permettre une meilleure compréhension de la maladie et une meilleure prise en charge des patients.

Procédures

Deux prélèvements tissulaires seront réalisés sur chaque animal vigile pour une durée de 2 minutes environ pour chaque geste.

Impact sur les animaux

Les souris portant la mutation génétique étudiée dans ce projet développent un déficit immunitaire.

Devenir

Les animaux ayant atteint les points limites définis seront mis à mort. Les animaux prévus pour expérimentation seront mis à mort pour pouvoir prélever les organes et analyser les cellules immunitaires. Les animaux gardés pour le maintien des lignées et les croisements seront gardés en vie.

Remplacement

La règle du remplacement n'est pas applicable ici : en effet, nous devons avoir recours à un modèle in vivo afin d'étudier les réponses immunes qui mettent en jeu des coopérations cellulaires multiples dans les organes lymphoïdes tels que la moelle osseuse, le thymus et la rate. Pour ces raisons, nous ne pouvons avoir recours à des modèles in vitro. En ce qui concerne les modèles in vivo, la souris est le modèle approprié afin d'étudier les fonctions du système immunitaire, car les connaissances chez la souris sont très développées dans le domaine de l'immunité.

Réduction

Le nombre total d‘animaux comprend les animaux pour accouplements et les animaux issus des accouplements et nécessaires pour l’expérimentation pour le projet scientifique associé. La production des animaux sera planifiée afin de limiter le nombre des animaux générés au strict nécessaire pour les besoins expérimentaux et l’élevage. Les croisements seront arrêtés dès l'obtention des lots expérimentaux afin d'éviter la surproduction.

Raffinement

Pour répondre à l'objectif de raffinement, les souris seront hébergées en groupes sociaux, et dans des cages à couvercle filtrants comportant des enrichissements (nids, tunnels), sur des portoirs ventilés. Le phénotype des animaux sera examiné de façon hebdomadaire à l'aide d'une grille de score définissant des points limites, afin de soustraire les animaux à la souffrance. Chaque animal sera mis à mort dès que le score correspondant au point limite est atteint. La production des animaux sera planifiée et suivie par l'expérimentateur et les zootechniciens de l’établissement utilisateur afin de limiter le nombre des animaux générés au strict nécessaire pour les besoins expérimentaux et l’élevage.

Choix des espèces

En ce qui concerne l’espèce choisie, la souris est le modèle approprié afin d'étudier les fonctions du système immunitaire impliquant la coopération cellulaire dans un organisme entier. Les connaissances chez la souris étant très développées, en particulier dans le domaine de l'immunité, pour lequel de nombreuses techniques d'analyse et de nombreux réactifs (anticorps, notamment) sont disponibles, en font un modèle approprié pour mener à bien nos différentes analyses et études. Adulte, en âge de procréer (entre 2-3 mois d'âge et 8 mois) pour maintenir l’élevage. Les animaux utilisés pour expérimentations compris entre 2-3 mois (âge moyen d’atteinte d’un système immunitaire mature chez les souris contrôles) et 8 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 108
Souffrances
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▲ 108
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Devenir
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 108

108 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent un accident vasculaire cérébral provoqué par photothrombose du cortex, des tests sensori-moteurs de la graine, de la ficelle et du cylindre, puis une chirurgie d'isolement du nerf vague avec pose d'électrodes, avant prélèvement du cerveau. Le porteur indique une plaie au crâne et un affaiblissement musculaire partiel le plus souvent réversible, et présente la lésion comme ciblée et de très petit volume. Il affirme que ce mécanisme physiologique "hautement intégré" ne peut être reproduit in vitro ou in silico.

Objectifs

Les lésions cérébrales résultant d'un accident vasculaire cérébral (AVC) sont la principale cause de handicap neurologique acquis. En dehors de la rééducation physiothérapeutique, il n'existe pas de traitement efficace et standardisé pour amplifier la restitution des circuits neuronaux détruits par la lésion. L'identification de nouvelles stratégies de "neuroréparation" efficaces et cliniquement crédibles constitue un défi majeur. Une solution émergente est la stimulation du nerf vague (SNV). De manière surprenante, l'envoi d'impulsions électriques indolores à travers ce nerf crânien améliore la récupération fonctionnelle des patients sans provoquer d'effets secondaires majeurs. Cependant, le mécanisme par lequel cette méthode améliore la neuroplasticité n'est pas connu. La SNV est donc utilisée de manière empirique, sans standardisation. Pour mieux appréhender son potentiel thérapeutique, il est essentiel de comprendre comment la SNV, appliquée pendant la période critique de la récupération suivant l'AVC, peut améliorer la plasticité cérébrale. Sur la base des concepts récents de plasticité post-AVC, nous suggérons que la SNV normalise l'activité corticale de la région péri-lésionnelle, en périphérie du tissu nécrosé suite à l’AVC. Cette correction permettrait ainsi d'optimiser la plasticité cérébrale afin de reconstruire des réseaux neuronaux fonctionnels, nécessaire au réapprentissage du geste perdu. Nos précédents travaux mettent en évidence un défaut d'activité lié à l'équilibre entre l'excitation et l'inhibition. Ainsi, notre premier objectif sera de caractériser les modulations de l’activité corticale en réponse à un traitement par stimulation du nerf vague aigu chez la souris ischémiée anesthésiée. Ensuite, notre second objectif consistera à tester l'effet de la SNV sur les potentiels évoqués somato-sensoriels (PES) déclenché par une stimulation tactile de la patte avant de la souris. Ces travaux s’inscrivent dans une volonté de caractériser les mécanismes d’action de la SNV afin de raffiner les protocoles actuellement pratiqués en clinique, et dans l’espoir d’en faire la prochaine génération de traitement de réadaptation post-AVC.

Bénéfices attendus

Même si les premiers essais cliniques ont rapporté des résultats encourageants, cette nouvelle thérapie assez surprenante, ne se développera pas sans une compréhension convaincante de son mécanisme d’action de base. Nos hypothèses découlent de plusieurs années de recherche dans le domaine de l’AVC et nos données préliminaires suggèrent que nous sommes sur la bonne voie. Si nos hypothèses sont correctes, le résultat de ce travail viendra guider la pratique clinique. Comprendre dans quelle mesure un traitement de SNV, améliorant la récupération post-AVC chez la plupart des sujets selon la littérature, peut corriger l’activité corticale péri-lésionnelle est essentiel pour comprendre pourquoi ce traitement échoue ou fonctionne chez un patient donné. De plus, l’étude de la coïncidence temporelle entre la SNV et un stimulus tactile sur la correction de l’activité cérébrale permettra notamment de guider sur la temporalité du traitement au cours des séances de réhabilitation, dont le déroulement reste encore très empirique. Nous pensons que notre équipe peut apporter des avancées significatives pour développer cette thérapie.

Procédures

Nous utilisons un modèle de lésion photothrombotique du cortex (à la surface du cerveau), chez la souris pour simuler un AVC. L'induction de l'ischémie photothrombotique chez les souris se fait par injection d'un colorant, le rose bengal (tous les groupes, n = 78), suivie d’une illumination du crâne avec un laser pour créer une lésion ciblée dans le cortex moteur de la patte avant (Groupes 2, 5 et 6) (Durée d’anesthésie : 50 min). Durant toutes les procédures chirurgicales, les souris sont anesthésiées, leur bien-être et leur réaction à l'analgésie sont attentivement surveillés, et une température constante est maintenue pendant toute la procédure. Les souris témoins sham (Groupe 1 et 3) subiront toute la procédure chirurgicale sans illumination par le laser, et donc sans réaction oxydante du rose bengal. Afin d’évaluer un déficit fonctionnel, l’ischémie photothrombotique est précédée si nécessaire (Groupe 3 à 6) d’un apprentissage aux tests sensori-moteurs de la graine, de la ficelle et du cylindre. La performance à ces tests est évaluée à J7 (Groupes 5-6, n = 24) et /ou J14, J21 et J28 (Groupes 3-4, n = 32) pour mesurer le déficit moteur et la récupération fonctionnelle de la patte avant lésée des souris. Ces tests reposent sur la dextérité, la coordination motrice et de la préférence motrice des animaux, altérées après l’AVC. L’activité cérébrale basale et ses modulations en réponse à la stimulation du nerf vague seront évaluées à la surface et en profondeur du cortex, sous anesthésie, selon deux modalités. D’une part, l’activité corticale évoquée par des stimulations vibro-tactile sera évaluée avec et sans SNV à J14 (Groupes 1-2, n = 22). D’autre part, l’activité spontanée du cortex péri-lésionnelle sera mesurée à J7 (Groupes 5-6, n = 24) et /ou J14 et J28 (Groupes 3-4, n = 32). La chirurgie se compose d’une partie active (Isolation du nerf vague, pose de l’électrode de stimulation et insertion de l’électrode d’enregistrement) (Durée : 2h30), suivi d’une partie où l’expérimentateur n’intervient plus, sous anesthésie plus légère (Durée : 1h30). L'efficacité de la SNV est vérifiée en observant une bradycardie transitoire en réponse à chaque stimulation. À la fin de l'expérience, les souris sont profondément anesthésiées et mises à mort. A cela s'ajoute les animaux nécessaires à l'entraînement chirurgicale d’un nouvel opérateur, à la fois pour l’induction de l’ischémie et l’enregistrement électrophysiologique corticale (n = 30)

Impact sur les animaux

Nuisances : - La microchirurgie au niveau du crâne et la suture de la peau le recouvrant entraînera une plaie sur 1,5 cm, qui sera traitée. - La coagulation locale des vaisseaux du cortex moteur primaire droit (par illumination d'une zone de 1mm carré) induira un déficit partiel de la force musculaire du côté opposé à la lésion, le plus souvent réversible au cours des 3 semaines qui suivent. Cette procédure d'ischémie est peu invasive (pas d'ouverture du crâne), et n'est pas connu pour occasionner une douleur autre que celle liée à la suture de la peau du crâne. La lésion étant très focalisée (microlésion uniquement corticale), elle n'occasionnera d'handicap lourd et pas de perte de poids significative. - La pose de l'électrode autour du nerf vague et la suture de la peau à ce niveau (cou) entraînera une plaie sur 1,5 cm. Les muscles et les organes ne seront pas endommagés. Les glandes salivaires seront préservées. Au total, notre expérience de plusieurs années sur des modèle modéré d'AVC montre que les animaux supportent ces procédures sans complication et sans manifester une douleur ou une détresse que nous ne puissions traiter. - La stimulation du nerf vague, à l'intensité choisie, n'entraîne pas d'inconfort, de douleur ou de perturbation métabolique ou physiologique nuisible. Tout au contraire, il s'agit d'une stimulation employée chez l'animal et chez l'homme pour réduire les symptômes de dépression, pour limiter l'épilepsie ou pour inhiber la douleur. Le retour sur les précédant projets autorisés utilisant ces mêmes procédures ont montré que le seuil des points limites n'a jamais été franchi. Nous sommes donc confiant que le présent projet n'occasionnera pas d'effets inattendus.

Devenir

Les animaux devront être mis à mort puisque leur cerveau et leur nerf vague seront prélevés pour des exploitations histologiques (analyses histopathologique et immunohistochimique).

Remplacement

Ce projet permettra d’analyser un mécanisme physiologique hautement intégré qui ne peut pas être reproduit de manière satisfaisante par des expériences in vitro ou in silico. Les paramètres physiologiques concernés n'existent que dans la situation "in vivo''. Les procédures expérimentales décrites dans ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales.

Réduction

Ce projet s’efforce de réduire le nombre d’animaux au strict nécessaire pour que l’étude soit concluante (78 souris adultes + 30 d’entrainement), en collectant le maximum d’observations au cours d’une même expérience. Le nombre d’animaux nécessaire a été évalué selon la sensibilité et la spécificité des procédures utilisées, en fonction de l’expérience acquise lors de nos précédentes études et de la littérature en vigueur.

Raffinement

Nous avons développé un modèle de lésion photothrombotique, sans craniotomie, générant une lésion corticale (surface du cerveau), ciblée et de très petit volume (~4 mm3, soit ~0,6% du volume cérébral), de manière à préserver au maximum le bien-être de l’animal. Cet effort de raffinement est compatible avec la proposition d’une procédure de classe modérée. En effet, le déficit fonctionnel occasionné n’est détectable que par des analyses cinématique du mouvement. A l'œil, il est généralement impossible de distinguer le comportement d'une souris ischémiée d'une souris non ischémiée (sham). Par ailleurs, les souris seront systématiquement anesthésiées lors des procédures invasives. Seul du personnel qualifié se chargera de réaliser les expériences, en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux. Des points limites sont définis au préalable. Tout au long du projet, du personnel qualifié veillera au bien-être des animaux bi-quotidiennement 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuellement en vigueur (Directive 2010/63/UE). Pour limiter le stress des animaux, les cages seront isolées dans une pièce dédiée, à l'abri du bruit extérieur. Les animaux auront accès à l’eau et la nourriture ad libitum et ils seront sous surveillance constante après le déclenchement de l’AVC expérimental. Enfin, le bien-être animal sera au cœur de nos préoccupations. Toute angoisse, douleur ou souffrance animale occasionnées pendant le projet sera prise en charge et réduite autant que possible. De l’acquisition de l’animal jusqu’à sa mort, tout sera mis en œuvre dans l’optique de respecter les principes éthiques et de raffiner nos travaux autant que possible.

Choix des espèces

La souris (mus musculus) est le mammifère non-primate le plus proche (phylogénétiquement) de l’Homme : son degré d’homologie avec l’Homme est donc très élevé, autant sur le plan cellulaire qu’au niveau de la récupération fonctionnelle. De fait, la souris est l’animal le plus couramment utilisé pour modéliser l’ischémie cérébrale. De plus, le niveau de connaissance en physiopathologie est très avancé. L’anatomie du système nerveux central et la physiologie vasculaire assez similaire à celle de l’Homme en font un très bon modèle pour cette pathologie. Réaliser ces expériences chez un animal non-mammifère (autres groupes de vertébrés ou invertébrés) ne permettrait pas d’obtenir des données aussi pertinentes et exploitables par la communauté scientifique et médicale. Les animaux seront âgés de 8-15 semaines en début du protocole, ce qui correspond à la maturité cérébrale adulte. Nous effectuerons notre modèle sur des adultes pour comparer les données obtenues avec la majorité des données déjà disponibles sur les modèles d’AVC. De plus, chez l’Homme, les AVC surviennent très majoritairement chez l’adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Rats : 864
Souffrances
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▲ 432
▲ 432
Devenir
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 864

864 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 432 dans des procédures classées sévères. Séparés de leur mère dès les premiers jours de vie pour reproduire les effets de la prématurité, ils reçoivent des injections répétées, une chirurgie sous anesthésie profonde et des tests de nociception, d'anxiété et de cognition. Le porteur indique que ce modèle induit anxiété et douleur, et que les mères, rendues anxieuses par la séparation, sont tuées après le sevrage. Il affirme qu'aucun modèle in silico ou in vitro ne peut restaurer les réseaux neuronaux impliqués et retient le rat comme modèle de la prématurité humaine.

Objectifs

Les données cliniques suggèrent que la prématurité impacte le développement du système nerveux, modifiant plusieurs paramètres neurologiques à l’âge adulte. La séparation maternelle néonatale (SMN) chez le rongeur est un modèle de stress reflétant la prématurité humaine et induisant des altérations nociceptives, une anxiété accrue, ainsi que des troubles des comportements sociaux. Ces altérations sont associées aux dysfonctionnements du ocytocinergique (OT), qui joue un rôle dans les réponses au stress et à la douleur. La douleur a déjà été étudiée dans le modèle de SMN au niveau sensoriel et émotionnel, mais les potentielles altérations cognitives de la SMN sont encore méconnues chez l’animal, alors que la cognition est une des composantes principales de la douleur chez l’Homme. Elles ont été examinées dans les structures de l’émotion chez l’Homme. Plusieurs études ont démontré une hausse de molécules pro-inflammatoires dans le cerveau de rats SMN sans ces structures. Dans ce contexte, la première étape du projet vise à préciser le comportement des animaux SMN en étudiant leurs potentielles altérations cognitives à l’âge adulte. Par la suite, le but du projet est aussi d’expliquer ces altérations comportementales : différentes hypothèses cellulaires et moléculaires seront confirmées ou infirmées grâce à l’injection de différentes molécules durant la période de séparation ou à l’âge adulte. Ainsi, le mode d’action moléculaire de l’ocytocine dans le cas de séparation précoce pourra être précisé.

Bénéfices attendus

Le modèle de SMN a permis de décrypter nombre des mécanismes d’altération du système nerveux qui sont retrouvés chez les enfants prématurés humains. Dans ce cadre, l’étude permettra de mieux comprendre l’impact d’un stress néonatal non douloureux (i.e. une séparation précoce avec la mère) sur les processus cognitifs à l’âge adulte, ainsi que les mécanismes et structures mises en jeu lors de ce stress. Ce projet vise aussi à caractériser l’action potentiellement bénéfique de l’ocytocine et de molécules du système ocytocinergique sur le phénotype altéré des animaux SMN et donc à envisager l’utilisation de ces molécules en clinique comme moyen thérapeutique. En plus, l’effet de molécules inhibitrices des cellules gliales sera étudié pour comprendre le rôle de la neuroinflammation observée chez les rats séparés. En effet, d’après la littérature, les marqueurs de l'inflammation sont directement associés à des déficits de la fonction cognitive, qui sera aussi étudiée dans notre étude. Comprendre le lien entre les deux pourrait fournir des informations pour prévenir le déclin cognitif après un stress précoce.

Procédures

La moitié des animaux recevra un total de 10 injections (1 injection quotidienne de 10 sec pendant 10 jour). L'autre moitié des animaux recevra un total de 3 injections durant 5 min sous anesthésie générale 2 heures avant chaque test comportemental. Une chirurgie sous anesthésie générale profonde d'une durée de 45 min sera réalisée 1 semaine avant la 1ère injection. Les tests comportementaux pour évaluer la nociception, l'anxiété et la cognition des animaux (5 à 40min/animal) seront réalisés 1 seule fois chacun entre le 30ème et le 60ème jour postnatal, avec un délai de 24h minimum entre chaque test.

Impact sur les animaux

Le modèle de séparation maternelle néonatale chez le rat est un modèle classique de stress psycho-social et a donc des conséquences sur le comportement des animaux. La SMN induit également au niveau comportemental une anxiété accrue chez la mère. Une attention particulière est accordée à la surveillance du site d’injection pour repérer un potentielle infection ou plaie. Cette surveillance est aussi appliquée post-chirurgie, les animaux étant douloureux pendant quelques jours après la chirurgie, et pour repérer une potentielle infection ou inflammation de la plaie, auquel cas des soins seront apportés à l’animal. Un stress mineur sera causé aux animaux lors du maintien de ceux-ci par contention pour les injections ainsi que lors des tests comportementaux.

Devenir

Toutes les mères de cette étude seront mises à mort après sevrage de leurs petits (P21) puisque la SMN leur cause potentiellement une anxiété accrue au niveau comportemental. En fin d’expériences, tous les animaux seront également mis à mort après une anesthésie préalable et des prélèvements seront effectués.

Remplacement

Les comportements d’anxiété, la cognition et la douleur étant des processus intégrés, ce projet nécessite l’étude d’un système intégré et mature. De plus, l’étude vise à caractériser les propriétés et le mode d’action de molécules d’intérêt dans notre modèle, et il est donc impossible de se passer de sujets vivants dotés d’un cortex développé. Il n’existe pas encore de modèles alternatifs in silico ou in vitro capable de restaurer les réseaux neuronaux impliqués dans les comportements observés.

Réduction

Afin de limiter le nombre d’animaux du projet, la solution controle injecté aux animaux sera commune à toutes les molécules utilisées au cours de l’étude. Ce nombre d’animaux a été calculé pour obtenir des résultats fiables et robustes. L’intégralité des animaux de chaque portée sera analysée à chaque fois, permettant également de préciser les différences mâles-femelles si elles sont observées.

Raffinement

A leur arrivée, les femelles gestantes sont laissées 1 semaine dans l'animalerie pour acclimatation. Durant la SMN, les ratons sont placés sous lampes chauffantes afin d’éviter toute hypothermie. Les animaux sont hébergés en cages collectives afin de préserver les interactions sociales avec leurs congénères et ont constamment à disposition de la frisure pour un nid, un bâton à ronger et un tunnel. Les animaux sont suivis quotidiennement afin d’être alertés dès les premiers signes de dégradation du bien être animal en portant une attention particulière à tout changement de l’état général ainsi qu’à l’état comportemental. Dans ce cas, des aliments humides seront mis à disposition dans les cages pour faciliter la prise alimentaire. Les chirurgies se feront sous anesthésie avec une analgésie pré- et post-opératoire, et les animaux seront observés quotidiennement en respectant les points limites fixés avant de la chirurgie et en portant une attention particulière à tout changement de l’état général ainsi qu’à l’état comportemental de animaux.

Choix des espèces

Le rat est un standart en tant que modèle expérimental pour ce type d’expérience impliquant des processus intégrés. Nos précédentes études étant réalisées sur le rat, nous conserverons ce modèle bien caractérisé sur le plan comportemental. Le modèle de SMN a déjà été bien caractérisé chez cette espèce, permettant de confirmer la robustesse des résultats obtenus. De plus, ce modèle chez le rat nous permet de modéliser l’état de développement d’un fœtus lors du 3ème trimestre de gestation, puisqu’à la naissance le système nerveux du rat est au même niveau de maturation que celui du fœtus au début du 3ème trimestre de gestation. Les évènements de maturation ayant lieu lors du 3ème trimestre de gestation chez l’Homme, correspondent à ceux qui ont lieu lors des 2 à 3 premières semaines de vie postnatales chez le rat; ainsi, les animaux sont utilisés à partir du 2ème jour post-natal.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 120
Souffrances
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▲ 120
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Devenir
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 120

120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Immunodéprimées, elles reçoivent des injections de cellules cancéreuses humaines puis de lymphocytes modifiés, avec suivi de la croissance tumorale par imagerie sous anesthésie, pour tester des cellules CAR-T contre des tumeurs. Le porteur indique que les tumeurs peuvent provoquer détresse respiratoire ou paralysie des membres postérieurs, les souris concernées étant alors mises à mort. Il affirme que les études précliniques sur l'animal sont "incontournables" et que la souris est un "modèle de référence" en cancérologie.

Objectifs

L’immunothérapie anticancéreuse est une approche dont le succès en clinique a récemment été validé avec l’approbation de stratégies d’immunothérapie visant à traiter des cancers avancés. Ces immunothérapies sont basées sur le transfert adoptif des cellules immunitaires du patient qui ont été modifiées pour reconnaitre la tumeur. Malgré son efficacité dans le traitement de cancers sanguins comme la leucémie, le succès de cette thérapie dans le traitement des tumeurs solides reste encore très limité. Ce projet vise donc à étudier l’efficacité anticancéreuse des cellules immunitaires humaines activées in vitro et injectées dans des souris porteuses de tumeurs humaines. Les résultats obtenus devraient contribuer à améliorer les immunothérapies dans le traitement du cancer.

Bénéfices attendus

La recherche qui est proposée dans ce projet a pour objet d’améliorer les thérapies anticancéreuses de type immunothérapie en ciblant des cancers agressifs. Nos résultats préliminaires in vitro ont d’ores et déjà démontré que les cellules CAR-T diminuent la prolifération de plusieurs cellules cancéreuses (lymphome, cancer du pancréas et cancer du poumon). Les résultats qui découleront de ce projet permettront d'accroitre nos connaissances sur les immunothérapies en cancer et d’améliorer leur efficacité.

Procédures

Aucun prélèvement sera fait et non plus de procédures chirurgicales. Les souris seront soumises à une anesthésie gazeuse pendant 10 minutes maximum et recevront une injection sous-cutanée (s.c) ou intraveineuse (i.v) de cellules cancéreuses à l’aide d’une seringue. Cette injection se réalise en 10 secondes par souris. A ce moment, chaque souris entre dans une phase d’expérimentation de 5 semaines maximum avant la mise à mort. Un suivi de la croissance tumorale et du poids des animaux seront réalisés tous les 2 jours, des mesures qui se font respectivement en 10 et 5 secondes pour chaque animal. Le traitement par injection i.v de lymphocytes humains sera administré dans les mêmes conditions. Chacune de ces administrations se fera en 15 secondes maximum par animal, prise de l’animal par l’expérimentateur comprise. Lors du suivi de croissance tumorale par imagerie, les souris seront sous anesthésie gazeuse et placées sur un tapis chauffant pour maintenir leur température corporelle et surveillées au réveil.

Impact sur les animaux

L’injection des cellules cancéreuses par voie sous-cutanée et intraveineuse peuvent occasionner des dommages dans la queue si les animaux venaient à bouger avec la conséquente angoisse. Les injections se feront donc sous anesthésie à l’isoflurane. D’autres nuisance pourront apparaitre si la taille de la tumeur est très grande (plus de 300 mm2 pour les tumeurs sous cutanées), il y a apparition de détresse respiratoire (pour les tumeurs pulmonaires) ou une paralysie des membres arrière est observée (pour la tumeur Raji). Si ces signes sont observés souris seront mises à mort par dislocation cervicale après anesthésie générale à l’isoflurane.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure. Lorsque l’effet thérapeutique (disparition ou diminution de la tumeur) est observé, ce qui devrait arriver au plus tard à la quatrième semaine, les animaux qui n’auront pas atteint le point limite seront aussi mis à mort sous anesthésie préalable. En effet, compte tenu du fait que les animaux sont porteurs de tumeurs, et même si des régressions tumorales pourront être observées, une reprise de la croissance tumorale après la période d’arrêt des traitements est toujours possible et nécessite la mise à mort de l’ensemble des souris pour se prémunir de la souffrance qui peut en résulter.

Remplacement

Nous avons réalisé des expériences in vitro (remplacement) au préalable qui nous ont permis de déterminer l’efficacité de la thérapie CAR-T dans notre modèle et son potentiel dans l’immunothérapie en cancer. Pour valider nos résultats, nous devons passer dans un modèle de souris afin d’étudier notre hypothèse dans l’environnement tumoral. En effet, les études précliniques avec des animaux sont incontournables pour la finalité de ce projet puisqu’il est nécessaire d’identifier l’efficacité in vivo mais aussi les effets indésirables potentiels des traitements.

Réduction

Les groupes expérimentaux sont constitués de n=6 individus/condition et l’expérience sera réalisée 2 fois ce qui donnera une force statistique fiable. Le fait que ces animaux soient génétiquement les mêmes, permet de réduire la taille des groupes tout en ayant des résultats fiables. L’utilisation des souris de manière indépendante nous permet d’avoir une réelle puissance statistique. Nous avons choisi de mesurer les tumeurs par bioluminescence, ce qui contribue à réduire le nombre d’animaux tout en conservant une puissance statistique suffisante. Les expériences ne seront réalisées que deux fois, les rates et les tumeurs seront analysées sur les mêmes animaux ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux de l’étude.

Raffinement

Les souris disposeront d’une phase d’habituation à être manipulées par les expérimentateurs pour réduire leur appréhension. Les souris chez lesquelles les tumeurs solides et sanguines sont implantées seront examinées tous les deux jours pour surveiller leur inconfort (taille de la tumeur gênant la mobilité, isolement du groupe, absence de toilettage). Par ailleurs, les injections se feront sous anesthésie gazeuse à l’isoflurane pour limiter le stress. Des analgésiques seront utilisés en cas de douleur (ex : analgésiques locaux type Lidocaïne au point d’injection à la queue ; et/ou antalgiques type AINS). De plus, les animaux seront hébergés à raison de 6-10 souris par cage en présence des éléments nécessaires à la fabrication d’un nid. De la nourriture et de l’eau seront ajoutés à la cage. Également, des points limites spécifiques seront appliqués. Pour le transport des animaux entre les deux établissements utilisateurs (500 mètres environ), nous transporterons à pied les souris dans des cages filtrées et dans l’obscurité pour limiter le stress causé par le transport. A leur arrivée dans l’établissement utilisateur 2/2, les cages des souris seront changées et placées sur portoir ventilé pour protéger les souris immunodéprimées (phénotype dommageable). Les souris ne seront déplacées qu’une seule fois pour limiter le stress du transport. Ces mesures assureront ainsi le raffinement de l’étude.

Choix des espèces

Il est impossible à nos jours de reproduire avec fidélité l’environnement tumoral et sa réponse à l’immunothérapie. Pour prouver les mécanismes immunitaires impliqués dans la maladie et tester l’efficacité de l’approche thérapeutique, nous devons recourir à l’utilisation d’un modèle animal et l’utilisation de la souris nous permet d’avoir accès à des modèles transgéniques et des modèles humanisés. Etant donné que l’objectif à long terme sera d’évaluer l’efficacité des cellules CAR-T en thérapie anticancéreuse, nous devons utiliser une espèce présentant une physiologie proche de l’Homme, telle que la souris, qui est un modèle de référence en cancérologie. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 8 et 12 semaines d’âge) pour la mise en œuvre de modèles expérimentaux stables et reproductibles.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 96
Souffrances
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Devenir
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 15
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96 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 81 tués pour prélèvement du cerveau et 15 proposés pour servir à des formations à l'expérimentation animale. Ils sont isolés et soumis pendant 21 semaines à une alcoolisation volontaire, à quatre prélèvements sanguins sous anesthésie et à des sessions où la prise d'alcool est associée à un événement aversif. Le porteur indique que l'isolement et ce modèle augmentent l'anxiété des rats, et reconnaît que 15 d'entre eux ne développeront pas l'appétence pour l'alcool attendue. Il affirme qu'aucune méthode sans animaux vivants ne permet d'évaluer un comportement d'addiction à l'alcool.

Objectifs

Le métabolisme cérébral est profondément altéré suite à une prise excessive et répétée d'alcool. L'objectif ici est donc de démontrer qu'en corrigeant le métabolisme cérébral en changeant certains apports alimentaires chez le rat, l'on peut modifier des comportements associés à l'addiction à l'alcool.

Bénéfices attendus

Comprendre les altérations métaboliques en lien avec l'addiction à l’alcool et les façons d'intervenir de manière efficace pour les corriger pourraient permettre à terme le développement de stratégies thérapeutiques ciblées et efficaces contre cette maladie psychiatrique.

Procédures

Les animaux suivront une procédure comportementale avec alcoolisation volontaire sur une période de 21 semaines maximum. Au cours de celle-ci, ils auront de manière espacée (deux semaines d'écart minimum), 4 prélèvements sanguins à la queue sous anesthésie générale (durée inférieure à 15 minutes) ; deux fois, espacé de deux semaines, 6 sessions de comportement de 30 minutes/jour avec prise d'alcool associée à un événement aversif modéré (pour reproduire le symptôme pilier de l'addiction qui est de persister dans la recherche et la prise de la drogue en dépit des conséquences négatives) ; ainsi qu'un régime alimentaire modifié et contrôlé pendant un mois. A l’issue de l'étude, les animaux seront mis à mort et leurs cerveaux prélevés pour des analyses biochimiques ultérieures.

Impact sur les animaux

L’effet du modèle de consommation d’alcool que nous allons utiliser et l’isolement des animaux nécessaire pour cette expérimentation ont un impact d’ordre modéré sur l’animal, augmentant son niveau d’anxiété mais n’induisant pas par exemple de symptômes physiques de manque. Des nuisances modérées sont également attendues lors des sessions comportementales associées à un événement aversif. Des nuisances légères sont attendues pour ce qui est des injections sous-cutanées des traitements antalgiques potentiels. Nous n'anticipons pas d'effets indésirables des régimes alimentaires modifiés, sur la base des protocoles et des produits publiés qui vont être utilisés.

Devenir

Les animaux ayant suivi l'ensemble des procédures auxquels ils sont destinés seront tous mis à mort afin de prélever les cerveaux pour analyses biochimiques. Cependant, il est estimé sur la base de protocoles comportementaux similaires que 15 animaux sur le total ne satisferont pas au critère comportemental d'appétence pour l'alcool nécessaire à la poursuite de l'étude. Ceux-ci seront proposés pour être réutilisés dans le cadre de formations à l’expérimentation animale ou autre formation d’enseignement. La décision sera prise en concertation avec le vétérinaire référent et/ou un membre de la Structure chargée du Bien Etre des Animaux.

Remplacement

Il n’existe pas de méthodes alternatives n’impliquant pas d’animaux vivants qui permettront l’évaluation d’un comportement caractéristique de l'addiction à l'alcool.

Réduction

Le nombre d’animaux sera limité au nombre minimum nécessaire par groupe estimé sur la base de procédures similaires réalisées auparavant. Le suivi longitudinal des animaux pendant plusieurs mois permettra également de renforcer l'analyse statistique, et donc de réduire le nombre d'animaux par condition.

Raffinement

Les animaux seront herbergés dans les conditions répondant aux critères relatifs aux soins et à l’hébergement des animaux de l’Annexe II du 1er février 2013 de l’arrêté fixant les conditions d’agrément, limitant ainsi les angoisses qui pourraient être induites par l’environnement. Nous serons cependant obligés de les isoler par rapport à l'étude pour suivre leur consommation individuelle d'alcool, mais avec des cages avec grilles en portoirs ouverts, proches les unes des autres, permettant ainsi le maintien d’un certain nombre d’interactions sociales entre les animaux, ce qui limitera toute nuisance associée à un isolement plus strict. Ils seront hebergés pendant une semaine à leur arrivée pendant laquelle ils seront manipulés quotidiennement, avant le début des expérimentations afin d’atténuer le stress pouvant être lié aux contentions et aux manipulations. Pour les prélèvements de sang, les animaux seront anesthésiés avec un anesthésique gazeux. Le suivi et les pesées au quotidien des animaux permettront de veiller à ce qu’ils ne souffrent pas et de mettre en place des stratégies de soins et des points limites adaptés. En cas de signe d’alerte, l’alimentation sera supplémentée par une nourriture hypercalorique et hydratée fournie par l’animalerie. Un antalgique pourra également être injecté en utilisant des aiguilles courtes et fines.

Choix des espèces

Le rat est l’espèce adéquate car il existe un degré de similitude important avec le cerveau humain, ainsi qu'au niveau du métabolisme. Les registres comportementaux explorés (associés à l'alcool) sont également facilement appréhendables dans cette espèce. Au début de l’étude, les rats seront de jeunes adultes (de 10 à 12 semaines, de 220 à 280 g), ce qui permettra de travailler sur un système cérébral stable, mature, tout au long de l'étude qui prendra plusieurs mois.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 120
Souffrances
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▲ 120
Devenir
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 120

120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées sévères. Elles subissent un accident vasculaire cérébral provoqué par injection de thrombine dans une artère cérébrale, avec pose d'un cathéter et IRM sous anesthésie, avant prélèvement du cerveau pour séquençage. Le porteur indique des douleurs post-chirurgicales et un affaiblissement transitoire d'une patte antérieure correspondant à la zone lésée. Il affirme que les techniques sans animaux ne fourniraient pas le même niveau d'information et revendique une première mondiale de séquençage sur ce modèle.

Objectifs

Nous proposons ici de caractériser les acteurs cellulaires et moléculaires impliqués dans les différents sites d’inflammation survenant dans un modèle d'accident vasculaire cérébral ischémique (AVCi) pertinent et original développé dans notre laboratoire. Pour cela, nous allons nous tourner vers une approche non biaisée basée sur l’utilisation du séquençage de cellules uniques. Le transcriptome obtenu va nous fournir de nouvelles informations sur la diffusion spatiale et temporelle de la réponse inflammatoire survenant à la suite d'un AVCi. Les résultats de cette étude pourraient mener au développement d'outils de diagnostic et de traitements efficaces dans la prise en charge des patients touchés par un AVCi.

Bénéfices attendus

Avec ce projet, nous prévoyons d’être la première équipe de recherche à séquencer les différents sites d’inflammations dans un modèle pertinent d’AVCi. Le séquençage de cellules uniques est une technique innovante permettant de générer un atlas de l’expression des gènes pour chaque cellule d’un échantillon. Ainsi, cette technique nouvelle permet d’étudier les changements transcriptomiques survenant dans une pathologie avec un niveau de résolution inégalé. Ce projet pourrait permettre d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques permettant le développement de nouveaux médicaments pour traiter les AVCs.

Procédures

Un modèle d'ischémie cérébrale par injection de thrombine dans l'artère cérébrale moyenne sera réalisé grâce à une chirurgie. De plus, la pause d'un cathéter veineux et l'IRM de l'inflammation seront réalisés. Toutes ces procédures seront réalisées sous anesthésie générale et avec une couverture analgésique adaptée. Les interventions chirurgicales ainsi que les examen IRM ne dépasseront pas une heure de durée et seront réalisés une seule fois par animal.

Impact sur les animaux

Certains animaux peuvent montrer des signes de douleur dans les premières heures après la chirurgie. Un affaiblissement transitoire de la patte avant gauche (correspondant à la zone cérébrale lésée par l'AVC) qui disparait dans la première semaine après l'AVC. De plus, l'injection intraveineuse de traceur IRM nécessite la pose d'un cathéter sur la veine caudale, pouvant occasionner une douleur considérée comme modérée.

Devenir

A l'issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort afin de réaliser des analyses de microscopie et de séquencage.

Remplacement

Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Nous avons sélectionné le modèle présentant le meilleur compromis entre pertinence scientifique et sensibilité de l’espèce. La souris est avec le rat l’espèce animale la plus étudiée dans le domaine des mécanismes d’action de traitements des AVC. La physiopathologie est donc globalement établie, ce qui nous permettra d’interpréter nos résultats de manière fiable. L’ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons rend cette espèce particulièrement intéressante dans le cadre de notre étude. La technique de séquençage de cellules uniques présente un intérêt dans le séquençage de tissus fraichement prélevés sur des modèles in vivo. En effet, cette technique permet l'étude de l'expression des gènes de chaque cellule d'un tissu, permettant ainsi d'apprécier la diversité des types cellulaires cérébraux, diversité que l'on ne peut pas atteindre avec des techniques de cultures in vitro ou des approches in silico.

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction. Le nombre d’animaux utilise est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, nos travaux précédemment publiés et la littérature. L’utilisation d’outils d’imagerie non invasive (IRM) permettent de réduire significativement le nombre d’animaux utilises.

Raffinement

Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant a ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les weekends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en œuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les souris seront pesées et acclimatées pendant une heure dans la pièce expérimentale. Un suivi strict et rapproché des animaux, une évaluation de la douleur basée sur la grimace scale, une couverture analgésique suffisante en période pre et post opératoire, un accès facilité à la nourriture seront mis en place. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des neurosciences vasculaires. L’anatomie et la physiologie de la vascularisation cérébrale de la souris sont bien connus et sont semblables à celles de l’homme. Les propriétés tissulaires des artères cérébrales sont identiques chez l’homme et la souris. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier la réponse inflammatoire survenant lors des AVC ischémiques. Les souris utilisées dans cette étude seront âgées de 8-12 semaines, correspondant à un stade jeune adulte. Ce stade est classiquement utilisé dans la littérature pour l'étude de l'AVC.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 32
Souffrances
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▲ 32
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Devenir
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 32

32 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent l'implantation chirurgicale d'une tumeur colorectale sur le côlon sous anesthésie, puis des séances d'IRM sous anesthésie et des injections répétées de traitement, avant prélèvement des tumeurs. Le porteur indique une douleur post-chirurgicale et une gêne liée à la croissance tumorale, sans présenter les points limites comme systématiquement atteints. Le projet vise à proposer à l'industrie pharmaceutique un service de suivi tumoral par IRM, le porteur invoquant la nécessité d'observer la tumeur dans "l'organisme entier".

Objectifs

Le projet se déroule dans deux établissements utilisateurs. Il vise à démontrer l'intérêt et la valeur ajoutée de l'utilisation de l'imagerie par résonance magnétique (IRM) pour étudier l'efficacité de nouveaux composés en cancérologie sur des souris porteuses de cancer. L'IRM est une technique d'analyse de tumeurs implantées chez l'animal qui est non invasive, précise et utilisée chez le patient. Il est attendu de l'IRM qu'elle permette à terme d'améliorer et d'optimiser les études en cancérologie sur animaux, en travaillant avec des modèles de cancers implantés directement dans l'organe d'origine du cancer pour mimer au plus proche ce qu'il se passe chez le patient. Ce projet porte sur le suivi par IRM d'un modèle de cancer colorectal implanté directement au niveau du colon chez la souris. Ce modèle de cancer présente un intérêt fort pour évaluer l’efficacité thérapeutique de potentiels traitements anticancéreux, mais ne peut pas être étudié avec des techniques de suivi de volumes tumoraux classiques : mesures à la main quand les tumeurs sont implantées directement sous la peau. En effet, après l'implantation de la tumeur directement au niveau du colon, il est impossible de mesurer et de suivre l’évolution de la tumeur celle-ci se développant au niveau de l’organe et donc d’observer l’effet d’un traitement. Ce projet vise donc à créer une expertise en oncologie centrée sur l’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) pour la recherche biomédicale. Cette collaboration permettra d’offrir à l’industrie pharmaceutique le service requis pour l’évaluation in vivo chez l’animal de l’efficacité des molécules anticancéreuses développées avant leurs tests en phases cliniques chez le patient.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus concernent la santé humaine, à long terme. Ce projet permettra de mettre en place un protocole de suivi tumoral capable d'étudier l’efficacité de potentiels traitements anticancéreux dans des modèles implantés directement dans l'organe, qui sont non mesurables avec les techniques classiques. Ceci permettra de simplifier l’utilisation de ces modèles de cancer qui miment la pathologie chez les patients et donc d’ouvrir potentiellement l’accès à de nouveaux traitements pour ces types de cancer. Il permettra aussi d'obtenir des données scientifiques afin de promouvoir l'utilisation d'une technique non invasive (l'IRM), technique dont la précision permettra à terme de réduire et raffiner nos études utilisant des animaux.

Procédures

Dans le premier établissement utilisateur : implantation par chirurgie et sous anesthésie de tumeurs au niveau de la couche extérieure du colon, 20 minutes maximum. Dans le second établissement utilisateur : anesthésie fixe durant l’IRM maximum 30 minutes - traitement par voie intrapéritonéale 30 secondes 10 injections pour les animaux traités au composé expérimental et 2 pour les contrôles et ceux traités - traitement par voie intraveineuse 30 secondes durant 6 séances

Impact sur les animaux

Potentielle perte de poids, une douleur sur plusieurs heures liée à l'implantation par chirurgie de tumeurs par ouverture de la cavité abdominale au niveau du côlon, contrôlée par de l'analgésie et réalisée sous anesthésie gazeuse. Une gêne dûe à une croissance de tumeurs au niveau du colon, du stress dû aux contentions pour les traitements, une douleur de quelques secondes dûe à l'aiguille suite aux injections à la seringue en intrapéritonéal pour les traitements, une douleur de quelques secondes dûe à l'aiguille suite à l'injection à la seringue à la queue en intraveineuse pour l'agent de contraste et un stress dûe à l'anesthésie gazeuse pour l'IRM.

Devenir

Suite à la procédure, les animaux seront mis à mort deux semaines après début du traitement pour les prélèvements de tumeurs fraîches.

Remplacement

Les interactions entre le système immunitaire et la tumeur sont complexes et impactées par différents organes (la rate, les ganglions etc), ainsi que par différents paramètres de la tumeur (structure cellulaire, rigidité etc). L’étude par IRM du développement d’une tumeur ne peut se faire qu’au niveau de la tumeur dans son micro-environnement et avec ses interactions avec l’organisme entier.

Réduction

Le projet sera fait sur le nombre d’animaux nécessaires afin de conclure de façon fiable statistiquement avec le test approprié (comparaison de moyennes et analyse de courbes d’espérance de vie) à l’efficacité du traitement tout en ayant une bonne prise tumorale. 32 souris seront utilisées et réparties en quatre groupes de 8 souris. Pour cette étude d’efficacité de nouvelles molécules sur un modèle de cancer colorectal complexe de part son implantation directement au niveau de l'organe, un effectif de 8 souris par groupe sera utilisé afin de pouvoir être capable d'observer une efficacité d'inhibition du volume tumoral de 25% du composé si cela vient à se passer. Pour chaque groupe, les volumes de tumeurs prélevées à la fin de la procédure seront analysées afin de confirmer les données obtenues par IRM et limiter les anomalies d’analyses pour des études futures utilisant l’IRM. Le recours à l’imagerie pour le suivi tumoral évite l’ouverture ou la mise à mort de l’animal pour visualisation direct de la tumeur, et donc une diminution du nombre d’animaux expérimentés.

Raffinement

Pendant 7 jours avant la mise en place du protocole les souris seront acclimatées aux expérimentateurs du projet afin de limiter leur stress. Toutes les précautions seront prises pour détecter et minimiser la souffrance, la douleur et le stress des animaux (observation quotidienne, pesée des animaux, traitement antalgique si besoin). Les animaux auront accès à de la nourriture humide en cas d'amaigrissement. Des prélèvements de tumeurs en point final seront réalisés pour pouvoir obtenir le maximum d’informations des animaux utilisés. Concernant l’acte de chirurgie, les animaux seront traités avec un antidouleur avant la chirurgie qui se fera sous anesthésie gazeuse moins invasif et pour un réveil moins difficile. Le personnel est formé à la chirurgie quant à la mise en place du modèle et notre partenaire quant à la réalisation de l’IRM et l’administration des traitements. Afin d’éviter des transports réguliers tous les deux jours minimum des souris, les animaux seront transportés une fois avoir récupérés de la chirurgie pour une période d’acclimatation.

Choix des espèces

La souris immunocompétente est un modèle de choix pour ce type d’étude car il existe un large panel de tumeurs murines représentatives de différentes indications oncologiques, ce qui n’est pas le cas chez les autres espèces de rongeurs de laboratoire. Les souris seront âgées de 6 semaines, car la prise tumorale est meilleure sur les individus jeunes, ce qui permet de diminuer le nombre d’animaux à utiliser.