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Cochons : 36
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36 cochons vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chacun subit une chirurgie cardiaque de deux à trois heures pour l'implantation d'un dispositif de fermeture du foramen ovale sans métal, puis est mis à mort une fois l'implant filmé sous tous les angles. Le projet vise à sélectionner la formulation la plus efficace en vue de constituer les dossiers réglementaires pour un passage en clinique, un objectif industriel autant que médical. Le porteur affirme que les performances du dispositif sur cœur battant ne peuvent être reproduites in vitro et que l'approche in vivo sur gros animaux est "inévitable", des cochons de plus de 90 kg étant choisis pour leur cœur proche de celui de l'humain.

Objectifs

Pendant la gestation, l’oxygénation de l’embryon se fait via le sang de la mère. Non fonctionnels les poumons sont contournés grâce à une perforation créée naturellement au niveau du septum interauriculaire, appelé foramen ovale perméable (FOP). Une fois que le bébé est né et s’oxygène naturellement, la pression créée dans l'oreillette gauche combinée à des signaux cellulaires spécifiques permet la fermeture du FOP dans un délai de 2 ans. Cependant, chez 1 individu sur 4, le foramen ovale ne se ferme pas. Le FOP pourrait être asymptomatique, cependant, de fortes corrélations ont été rapportées avec certains accidents vasculaires cérébraux (AVC). En effet, un FOP fournit un portail entre le côté droit et le côté gauche du cœur, ce qui peut permettre à un thrombus de passer sur le côté gauche de la circulation. Des dispositifs de fermeture métallique ont été développés et commercialisés au cours des 20 dernières années et ont prouvé l’efficacité de la fermeture du FOP sur la récidive d'AVC. Néanmoins, des événements indésirables tels que thrombose, embolie particulaire ou encore de la fibrillation auriculaire ont été rapportés dus à l'érosion du métal, dislocation, mal-positionnement de l'appareil. Pour contourner ces événements indésirables, notre projet propose un implant à base de sutures et sans métal aux propriétés biocompatibles. Notre batterie de tests mécaniques in vitro (e.g. test de déploiement, de ponction, de flexibilité, de résistance à la traction) nous ont permis de sélectionner les versions les plus optimales de notre dispositif médical, mais nous limitent à la compréhension de l'interaction de notre implant avec des modèles non physiologiques d’un côté et de l’efficacité de notre système de pose sans contrainte vasculaire de l’autre. Nous souhaitons aujourd'hui tester nos meilleurs candidats chez l'animal pour confirmer nos précédents tests sur cœur battant, plus particulièrement chez le porc (non modifié génétiquement), un modèle animal fortement utilisé en recherche cardiovasculaire, en raison de leur étroite corrélation avec l'anatomie et la physiologie humaines. Pour ce projet, nous proposons d'utiliser le modèle connu de défaut septal artificiel (perforation septale suivie d’une dilatation par ballonnet). En effet, étant donné la faible prévalence de FOP chez ce modèle (1 sur 10 animaux) il s'est avéré judicieux de choisir un modèle artificiel de défaut septal aigu plutôt que de pré-diagnostiquer un grand nombre d'animaux.

Bénéfices attendus

A terme, les résultats de ce projet permettront de tester, valider et confirmer la formulation la plus optimale pour réaliser une fermeture de FOP efficacement. Ces résultats serviront à l'établissement d'un futur projet sur le long terme afin d'étudier la compatibilité systémique de l'implant, la durabilité de l'implantation, l'endothélialisation de l’implant. Ces résultats participeront à la constitution des dossiers auprès des autorités compétentes pour autoriser la phase clinique du dispositif final. Les bénéfices susceptibles d’une telle étude pourront être également (i) d’améliorer la fermeture de FOP avec un dispositif non métallique dont les propriétés physiques et techniques permettent de maintenir un environnement physiologique normal et d’envisager de futures interventions dans l’oreillette gauche, et (ii) d’apporter à la communauté scientifique et médicale une meilleure compréhension des différences cardiaques anatomiques et conductrices entre l’homme et l’espèce porcine.

Procédures

Tous les animaux (36 au total sur 24 mois) seront soumis une seule fois à la procédure chirurgicale décrite qui inclue une prémédication analgésique par voie intramusculaire dont la durée est estimée entre 30minutes et 1heure avant la mise sous anesthésie générale par voie intraveineuse de l'animal dont la durée est estimée entre 2 et 3 heures. Les animaux seront maintenus anesthésiés pendant toute la procédure chirurgicale, la procédure d'implantation, et quelques minutes après implantation pour permettre de visualiser et d'enregistrer l'implant sous tous les angles par fluoroscopie et echocardiographie, puis les animaux seront directement mis à mort.

Impact sur les animaux

Une potentielle ponction au travers du système de conduction présent dans le voisinage du FOP peut être un effet indésirable et pourrait être à l’origine de fibrillation atriale non désirée. Cette étude étant aigue, si une persistance de telle fibrillation est constatée lors de l’intervention, l’animal sera mis à mort.

Devenir

Le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure d’implantation est la mise à mort.

Remplacement

Malgré une batterie de tests mécaniques et l’évaluation de fonctionnalité in vitro sur cœurs explantés, la procédure qui permet d’évaluer les performances du système de pose et les propriétés mécaniques de l’implant en conditions physiologiques et sur cœur battant, ne peuvent être reproduites in vitro, ni sur organe explanté. Tester les diverses itérations de notre dispositif médical nécessite inévitablement l’approche in vivo sur gros animaux.

Réduction

Afin de limiter le nombre d’animaux impliqués dans ce projet, nous avons présélectionné grâce à une batterie de tests mécaniques et grâce à l’évaluation de fonctionnalité in vitro sur cœurs explantés, les itérations du système de pose et d’implants les plus optimales. De plus, afin de réduire le nombre d’animaux, nous avons choisi d’utiliser le modèle de défaut septal artificiel car la prévalence de FOP naturellement chez le porc étant d’environ 1 sur 10, ce projet nous aurait demandé un nombre d’animaux conséquent à pré-diagnostiquer. Les procédures expérimentales de ce projet ont été consciencieusement pensées et élaborées afin d’utiliser le moins d’animaux possible tout en permettant d’obtenir des résultats satisfaisants et répétables : par campagne de test, trois versions du système de pose seront testées en combinaisons avec deux versions d’implant sur six porcs au total (qui seront mis à mort en fin de tests). Trois campagnes de tests seront planifiées par an, soit un total de trente-six porcs sur l'ensemble du projet. L’aspect statistique n’est pas abordé ici car (i) il nécessiterait une cohorte bien plus grande que celle prévue, et (ii) cette étude se limite à identifier le concept et l’implant les plus fiables et fonctionnels des concepts et implants testés. Enfin, les animaux seront sélectionnés sans distinction de sexe mais de poids (>90kg) pour une meilleure corrélation de taille de cœur avec l'homme.

Raffinement

Les procédures expérimentales de ce projet ont été consciencieusement pensées et élaborées pour réduire au maximum la souffrance des animaux, et maximiser leur bien-être pendant leur hébergement et les procédures chirurgicales. En effet, un suivi quotidien des animaux sera réalisé dès leur arrivée : une évaluation de l’état de santé sera faite selon des points limites bien définis (liés à leur comportement, leur nutrition, leur poids et leurs déjections) puis enregistrée dans un registre de suivi. Un suivi vétérinaire sera réalisé une fois par semaine. En préparation des procédures chirurgicales, les animaux seront anesthésiés sous anesthésie générale et une prophylaxie antalgique et analgésique leur sera appliquée avant et pendant tout acte chirurgical. Au cours des procédures chirurgicales, les animaux seront constamment monitorés et leur état de santé sera évalué selon des points limites bien définis (liés à leurs fréquences cardiaques et respiratoires, leurs pressions artérielles, l’oxymétrie, et leur température).

Choix des espèces

Le modèle porcin est un modèle animal bien connu dans la recherche translationnelle en chirurgie cardiovasculaire en raison de leur étroite corrélation avec l'anatomie et la physiologie humaines. Des animaux adultes de plus de 90kg seront sélectionnés. En effet, un pre-diagnostic par CT-scan de porcs réalisé précédemment, nous a permis de réaliser que des animaux de poids supérieur à 90kg (équivalent à 6 mois d'âge pour les porcs) possédaient un cœur aux dimensions proches d'un cœur humain.

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    • Système musculosquelettique
Souris : 400
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400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une injection de monoiodoacétate dans l'articulation leur provoque une arthrose douloureuse et durable, avec boiterie et difficultés d'appui, avant l'essai de nouveaux anti-inflammatoires par la même voie. Le porteur reconnaît que le modèle, non résorbable, interdit toute réutilisation des animaux. Sur le remplacement, il affirme que la culture cellulaire ne rend pas compte de la composante inflammatoire et conclut que le passage par la souris est "inévitable", alors que les retombées pour les patients arthrosiques restent renvoyées au conditionnel et au long terme.

Objectifs

L’arthrose est une pathologie qui touche principalement les personnes âgées et dont la prévalence est en constante augmentation. Pour autant, à l’exception de la mise en place de prothèse, il n’existe aucun traitement de fond efficace. En effet, actuellement, aucune thérapeutique anti-arthrosique capable de réparer ou prévenir la dégradation du cartilage n’est disponible. Les traitements préconisés sont essentiellement symptomatiques et visent à soulager les douleurs et la gêne fonctionnelle. Parmi eux, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) constituent la première ligne de traitement pour la prise en charge de l’arthrose. Cependant, ils ne sont pas dénués d’effets secondaires (toxicités digestives et cardiaques), ce qui limite leur utilisation chronique par voie orale chez les personnes âgées ou souffrant de comorbidités. Lorsque la prise en charge de la douleur n’est plus maitrisée, la prothèse est envisagée. Malheureusement certains patients sont non éligibles à cette technique chirurgicale et l’arsenal thérapeutique pour les « soulager » demeure insuffisant, malgré la visco-supplémentation ou les infiltrations de corticoïdes dont l’efficacité est temporaire (environ 3 mois) et qui de plus conduiraient à long terme à un effet délétère sur le cartilage. C’est sur la base de ce constat que repose notre projet soutenu par la Société Française de Rhumatologie (SFR). Nous proposons en effet d’améliorer l’efficacité des AINS tout en diminuant les effets indésirables de la voie orale en choisissant une administration d’AINS par voie intra-articulaire. Pour autant, les AINS étant rapidement éliminés de l’espace articulaire suite au renouvellement constant du liquide synovial, nous souhaitons augmenter le temps de résidence de l’AINS au niveau articulaire en fonctionnalisant les molécules par une structure de type ammonium quaternaire présentant une forte affinité pour les charges négatives des protéoglycanes du cartilage.

Bénéfices attendus

Les données recueillies à la suite de ce projet nous permettront d’évaluer l’intérêt de nouveaux anti-inflammatoires non stéroidiens pour des administrations i.a. en termes d’optimisation de l’effet antalgique, de diminution de l’inflammation et d’impact sur la dégénérescence articulaire. Si la preuve de concept est validée, cette stratégie pourrait permettre à plus long terme d’améliorer la prise en charge symptomatique des 10 % de patients arthrosiques pour lesquels l’indication de prothèse n’est pas retenue ou contre-indiquée, et pour lesquels la prise en charge de la douleur reste encore sans réelle solution.

Procédures

Tous les animaux subiront dans un premier temps une injection en intra-articulaire de MIA ou de NaCl sous anesthésie (intervention de 1 à 2 minutes). Les traitements seront réalisés par injection en intraarticulaire sous anesthésie (intervention de 1 à 2 minutes) Les examens d'imagerie seront réalisés sous anesthésie. La durée de l'anesthésie dépendra de l'examenet variera entre 10 minutes et 1h30.

Impact sur les animaux

Le modèle MIA est un modèle qui induit une douleur arthrosique qui se met en place progressivement. L’injection de MIA en intra-articulaire entraine une augmentation de la sensibilité nerveuse. Les effets indésirables sont donc de la douleur ainsi que des problèmes de locomotion (boiterie, difficultés d’appuis, …). Une légère perte de poids peut être observée les premiers jours post induction. Concernant, les injections intra-articulaires des traitements, les effets sont comparables à l’administration de sérum physiologique en intra-articulaire et ne génèrent ni douleur, ni effets indésirables.

Devenir

Tous les animaux devront être euthanasiés en fin d'expérimentation pour différentes analyses réalisées sur les pattes. De plus, ce modèle générant une arthrose douloureuse non résorbable, les animaux ne peuvent pas être réutilisés.

Remplacement

La culture cellulaire ne représente pas la complexité du vivant et notamment sa composante inflammatoire. Les études sur cellules nous permettent de réaliser une première sélection des molécules mais doivent être complétées par des études chez l’animal, d’autant plus lorsqu’il s’agit de vectorisation, comme c’est le cas ici. Le passage sur un modèle animal est donc inévitable pour juger de façon optimale notre stratégie thérapeutique.

Réduction

Pour la réalisation des études préliminaires, nous avons constitué des groupes de 10 souris ce qui correspond au nombre de souris minimal nécessaire à la réalisation des analyses de caractérisation souhaitées avec une bonne significativité. Dans le cas où lors de cette phase, l’une des molécules se révèlait nettement moins intéressante que les deux autres, elle serait abandonnée. L'étude relative à l'évaluation des molécules selon un protocole d'administration répétée comprenant deux stades de sacrifices pour des analyses histologiques, nous avons constitué des groupes de 30 souris. Ce nombre correspond au nombre minimal de souris qui nous permettra d’obtenir les données suffisantes attendues et de façon significative pour pouvoir réaliser l’ensemble des analyses et obtenir une réponse définitive sur l’efficacité du traitement sans avoir besoin de recommencer le protocole.

Raffinement

Le modèle animal MIA étant un modèle de douleur, une surveillance accrue sera mise en place notamment par le suivi du score clinique. Une attention particulière sera effectuée quant à la locomotion et un suivi du poids tous les deux jours sera réalisé. En effet, un problème de locomotion pourrait gêner les déplacements et l’accès à la nourriture située en hauteur. Dans ce cas-là des dispositions seront prises telles que la nourriture directement dans la cage.

Choix des espèces

Le modèle d’inflammation MIA que nous avons choisi dans ce projet est très couramment utilisé et caractérisé chez le rongeur (rats ou souris). Nous avons choisi ici le modèle souris. Les souris seront utilisées à 8 semaines, un stade pour lequel leur articulation est suffisamment développée pour l’injection en intra-articulaire.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 3663
Souffrances
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Devenir
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3663 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le projet crée et entretient une lignée transgénique, avec puçage et biopsie de la queue sous anesthésie, puis induit un asthme dit sévère par des sensibilisations et des challenges répétés, une partie des souris subissant une trachéotomie sous curarisation. Les reproducteurs sont tués vers huit à dix mois et les génotypes intermédiaires éliminés. Le porteur affirme n'avoir jamais observé de gêne respiratoire ni d'altération du bien-être malgré l'asthme induit, et juge "indispensable" le modèle transgénique in vivo pour étudier le rôle d'une protéine dans les éosinophiles.

Objectifs

L'asthme est l'une des maladies chroniques les plus courantes dont la prévalence augmente dans le monde. Les cas les plus graves sont résistants aux traitements actuels. Il est urgent d'améliorer la prise en charge de ces patients asthmatiques sévères et de pouvoir proposer de nouveaux traitements prévenant les crises d'asthme mortelles. L'identification de nouvelles cibles pharmacologiques et le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques devraient permettre de relever ce défi dans lequel s'inscrit notre projet. Récemment, nous avons identifié le rôle majeur d’une protéine (Rac1) qui régule la contraction et la prolifération du muscle des voies respiratoires. Nous avons démontré que la suppression spécifique du gène Rac1 dans le muscle bronchique empêche l'hyperréactivité et le remodelage des bronches chez les souris asthmatiques. Grâce à notre modèle expérimental d'asthme sévère, nous avons également identifié la population de cellules inflammatoires présentant une sur-activité de Rac1 : les globules blancs (éosinophiles). Notre objectif est maintenant d’identifier le rôle de Rac dans cette population cellulaire au cours de l’asthme sévère. Ainsi, nous devons générer une lignée murine n’exprimant pas spécifiquement la protéine Rac1 dans les éosinophiles . Ce travail permettra de confirmer l’intérêt thérapeutique d’inhiber Rac1 chez les patients asthmatiques.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de générer une lignée murine unique permettant l’analyse du rôle de Rac1 spécifiquement dans les éosinophiles. Grâce à notre protocole expérimental d’asthme, nous pourrons également déterminer le rôle de Rac1 dans les éosinophiles au cours de l’asthme. La réalisation de cette étude déterminera si la protéine Rac1 est une nouvelle cible thérapeutique pour cette pathologie.

Procédures

Trois semaines après leur naissance, les souriceaux seront sevrés. De ce fait, ils seront anesthésiés afin d’être pucés ou bagués pour identification ; au même moment, un prélèvement d’un bout de queue sera fait afin de les génotyper. Pour l’élevage, les animaux en reproduction seront gardés jusqu’à l’âge de 8-10 mois pour effectuer cette fonction après quoi ils seront mis à mort. Dans le cadre du protocole d’asthme, les animaux seront soumis au protocole de sensibilisation à 4 reprises, avec 7 jours de repos entre chaque sensibilisation. Chaque sensibilisation dure quelques minutes par souris au maximum (hors anesthésie). Par la suite, les animaux seront soumis au protocole de challenge à 6 reprises. La fréquence de 1 challenge par jour pendant 3 jours (répété 1 fois avec 1 semaine de repros entre les « deux groupes » de challenge) est nécessaire pour induire le phénotype recherché.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de la procédure d’élevage, il n’y a pas de nuisance prévue. Néanmoins, il est possible d’observer des cas de cannibalisme des parents sur leurs petits ou agressivité dans le couple. Dans ce cas, les animaux seront exclus de l’aspect reproduction et mis à mort. De plus, des cas de dystocies peuvent être observées chez les femelles qui seront alors mises à mort. Dans le cadre de la procédure visant à induire l’asthme sévère : les souris seront anesthésiées durant les étapes de challenge et de sensibilisations, ce qui limitera le stress ressenti. Lors de l'exploration des fonctions respiratoires, un stress pourra être ressenti par les animaux en raison de la restriction d’espace dans la chambre. Pour prévenir ce stress, les souris seront habituées environ 3 jours avant l’expérimentation, en les laissant quelques minutes dans la chambre. De plus, lors de l’expérimentation, avant d’entamer les nébulisations, les souris seront laissées quelques minutes dans la chambre pour faciliter encore leur acclimatation. L’analyse des résistances pulmonaires, plus invasive, s’effectue sur des souris anesthésiées et curarisées. Une trachéotomie est donc réalisée. Pour limiter la douleur une injection d'analgésique est réalisée 20 minutes avant la trachéotomie. Nous souhaitons ajouter que bien que l’objectif soit d’induire un asthme sévère, le mot sévère indique seulement un phénotype équivalent aux patients résistants aux traitements corticoïdes. De plus, nous pratiquons ce protocole depuis plusieurs années et il n’a jamais été observé de gêne respiratoire en raison de l’induction de l’asthme. En effet, on observe même que des souris laissées 1 mois dans leur cage après le dernier challenge retrouvent un état symptomatique et inflammatoire équivalent à celui des souris n’ayant pas subi le protocole d’asthme. Il n’est donc pas attendu de phénotype délétère dans ce nouveau modèle expérimental ni d’impact sur le bien-être animal. Cette supposition s’appuie sur le fait que les corticoïdes sont les traitements classiques des asthmatiques sévères qui visent notamment les éosinophiles. Les patients, comme les modèles animaux, traités aux corticoïdes n’ont pas d’altération du bien-être.

Devenir

Pour l’élevage : les animaux nécessaires au maintien de la lignée sont gardés en vie. Les génotypes intermédiaires seront mis à mort. Protocole asthme : animaux mis à mort en fin de procédure

Remplacement

L’objectif de ce projet est l’étude du rôle de la protéine Rac1 dans le polynucléaire éosinophile au cours de l’asthme sévère. Pour répondre à notre problématique scientifique, nous avons établi un modèle d’étude in vitro sur des progéniteurs hématopoïétiques qui ont été différenciés en éosinophiles matures. Bien que nos résultats démontrent un rôle majeur de Rac1 dans la physiologie de l’éosinophile, notamment dans sa fonction de dégranulation, il nous manque la composante pathologique de l’asthme pour approfondir notre recherche. C’est pourquoi un modèle in vivo est indispensable à la poursuite de ce projet. De plus, notre objectif étant d’identifier les rôles de Rac1 spécifiquement dans l’éosinophile, un modèle transgénique où l’expression de la protéine est déplétée spécifiquement dans ces cellules inflammatoires est la méthode la plus précise et rigoureuse que nous pouvons mettre en place. Ainsi, pour valider ou non nos hypothèses scientifiques et répondre à nos problématiques de projet, l’étude in vivo sur une lignée transgénique est indispensable.

Réduction

Pour l'élevage, les croisements ont été optimisés pour obtenir le plus rapidement possible nos animaux d’intérêt. Pour notre projet asthme, des groupes de 12 souris seront nécessaires pour réaliser une analyse statistique robuste pour les différentes approches mises en œuvre. Ne connaissant pas l’impact du sexe sur les paramètres observés, mâles et femelles seront étudiés. Si nous n’observons pas d’effet sexe, le nombre de souris sera alors divisé de moitié. Enfin, les manipulations seront réalisées en duplicat afin de prévenir un effet observé dû au groupe d’étude. Cependant, pour réduire au maximum le nombre d’animaux, les analyses seront regroupées au maximum.

Raffinement

Dans le cadre de la procédure élevage, lors de la mise en accouplement, l’alimentation des mères est enrichie. Pour enrichir le nid, du coton est ajouté en plus des frisottis. Afin de ne pas perturber les relations parents-petits, le change est décalé à minimum J+3 après la mise bas ; une étiquette est apposée pour signaler ce report. De plus, pour limiter le stress, le nid parental est conservé pendant le change. Afin de faciliter l’accès à la nourriture aux petits lors des sevrages, des croquettes sont mises directement dans la cage. Les gestes invasifs tel que le bagage et le prélèvement de biopsie sont réalisés sous anesthésie générale. Dans le cadre des procédures expérimentales, les animaux anesthésiés et curarisés seront placés sur un tapis chauffant afin d’éviter une hypothermie. De plus, l’utilisation d'un analgésique adapté permettra d’atténuer la douleur lors de la trachéotomie. Du fait d’une durée longue de l’anesthésie, une injection sous-cutanée d’un bolus réchauffé de solution saline injectable sera réalisée pour éviter toute hypotension de l'animal. Pour l'exploration des fonctions respiratoires, et pour limiter le stress des souris, une acclimatation sera mise en œuvre en laissant les souris seules quelques minutes dans la chambre quelques jours avant et durant l’expérimentation.

Choix des espèces

Dans notre modèle murin d’asthme, nous retrouvons l’endotype éosinophilique de l’asthme allergique décrit chez les patients asthmatiques sévères. En effet, un fort infiltrat éosinophile est observé au niveau pulmonaire, contrairement à d’autres espèces animales. De plus, on observe chez la souris les mêmes composantes physiopathologiques de l’asthme que chez les patients : une inflammation exacerbée, une hyper réactivité bronchique et un remodelage des voies aériennes. Les autres modèles animaux pouvant reproduire un asthme sévère sont essentiellement le cheval, le chat et le cochon-dinde. Or, nous ne disposons pas de modèles transgéniques exprimant la CRE recombinase sur le promoteur de l’éosinophile peroxydase, ni les séquences lox autour du gène Rac1 chez ces animaux. Les animaux seront utilisés à un âge entre 8 et 10 semaines pour effectuer les reproductions, afin que les animaux soient matures sexuellement. Cependant, pour la procédure visant à rendre les animaux asthmatiques, les animaux utilisés seront âgés d’environ 7 semaines afin d’avoir un système immunitaire optimal permettant une bonne mise en place du phénotype pathologique. De plus, certains prélèvements comme la récupération de moelle osseuse doivent être réalisés sur des animaux qui ne sont pas trop âgés afin que les progéniteurs hématopoïétiques soient suffisamment nombreux pour obtenir une culture d’éosinophile, et pas trop jeunes afin d’avoir une maturité du système immunitaire suffisante. Pour toutes ces raisons les prélèvements seront effectués sur des animaux à 13 semaines.

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    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 12
Souffrances
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12 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Modèles de la dystrophie myotonique de type 1, elles reçoivent jusqu'à trente-six injections sous-cutanées sur douze semaines pour tester si une molécule réduit l'expansion d'ADN caractéristique de la maladie. Le porteur indique que les injections répétées peuvent causer des irritations et des ulcérations de la peau, et que les souris sont tuées à la fin pour des analyses incompatibles avec leur maintien en vie. Il présente cette étude comme un travail pilote et précise que les 12 souris proviennent de croisements déjà réalisés pour d'autres projets.

Objectifs

La dystrophie myotonique de type 1 est une maladie qui touche plusieurs organes tels que le muscle et le cerveau. Elle se caractérise principalement par un trouble du tonus musculaire et une détérioration progressive des fonctions neuromusculaires. Cinq formes cliniques ont été décrites dans la population atteint de la dystrophie myotonique de type 1. Parmi ces cinq formes, il y a une forme tardive qui se caractérise par une cataracte et une forme congénitale qui se caractérise par des problèmes musculaires et cognitifs très sévères. Le défaut génétique de cette maladie correspond à une expansion d'un morceau d'ADN dont la taille augmente généralement au cours des générations et dans les tissus. Plus la taille est grande, plus les symptômes sont sévères et l’âge d’apparition précoce. L’objectif principal du projet est d’identifier de nouveaux facteurs impliqués dans la diminution de la taille du morceau d'ADN et donc de ralentir la progression de la maladie. L’objectif du projet est de tester les effets d'une molécule chimique sur la taille du morceau d'ADN chez la souris et ainsi savoir si cette molécule pourrait être utilisée comme outils thérapeutique.

Bénéfices attendus

Chez les patients atteints de la dystrophie myotonique de type 1, la taille du morceau d'ADN dans les tissus augmente avec l’âge du patient et est corrélé avec la progression des symptômes de la maladie. Plus la taille du morceau d'ADN est grand plus les symptômes sont sévères. Il est donc important de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à réduire la taille de ce morceau d'ADN dans l’ensemble des tissus et donc à ralentir les symptômes chez les patients. Il a été montré qu’une molécule chimique peut réduire la taille de ce morceau d'ADN dans des modèles cellulaires. Une étude pilote chez l’animal permettra de savoir si cette molécule, peut également réduire la taille de ce morceau d'ADN dans plusieurs tissus tels que le muscle après 3 mois de traitement. Cette étude permettra également de savoir si l’effet de cette molécule est homogène entre les tissus et de mieux comprendre son mode d’action, in vivo. À ce jour, aucun traitement curatif n’est disponible pour la dystrophie myotonique de type 1. Cette étude pilote est une étape importante pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Procédures

Le temps de la procédure est de 3 min. Les injections sous-cutanées seront réalisées 3 fois par semaine sur une période de 12 semaines. Le nombre maximum d’injections sera de 36 par souris. Les injections seront réalisées sur animal vigile. Les injections de la molécule d’intérêt se fera sur un lot de 6 animaux et les injections de l’adjuvant se fera sur un autre lot contrôle de 6 animaux. Les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire à l’issue de la période de traitement afin de réaliser les différents prélèvements nécessaires aux analyses.

Impact sur les animaux

Les souris hemizygotes, qui vont être utilisées dans ce projet, ne présentent aucun phénotype. Dans le cadre de ce projet, une procédure d’injection sous-cutanée va être utilisée. Les animaux pourront ressentir une douleur ponctuelle réversible liée aux injections. Les injections répétées peuvent causer des irritations et des ulcérations de la peau et des muqueuses. Les injections répétées seront réalisées à des endroits différents afin de diminuer les risques d’apparition de plaie, d’ulcère… Aucun effet indésirable résultant de la molécule ou de l’adjuvant a été répertorié dans la littérature.

Devenir

Afin de pouvoir analyser la distribution de la taille du morceau d'ADN dans différents tissus, les 12 souris seront euthanasiées à l'issue de la procédure. Les différentes analyses de biologie moléculaire réalisée dans le cadre de l’étude pilote ne sont pas compatibles avec le maintien en vie des animaux.

Remplacement

Il a été montré qu’une molécule chimique réduit le morceau d'ADN dans les cellules. Si certains mécanismes cellulaires peuvent être étudiés en culture, seule l'utilisation d'un modèle animal permet d'étudier les mécanismes tissu-spécifiques. C’est pour cela qu’un modèle murin de la dystrophie myotonique de type 1 est utilisé dans l’étude pilote. L’objectif de ce projet est d’étudier les effets de cette molécule sur la taille du morceau d'ADN dans différents tissus tels que le muscle qui est l’un des tissus les plus atteints chez les patients.

Réduction

Afin d'optimiser et de réduire le nombre d'animaux, les 12 souris utilisées dans cette étude pilote proviendront de croisements réalisés pour d’autres projets du laboratoire qui ont été autorisés. Sur la base de nos expériences préliminaires, une analyse statistique a permis d’estimer à 6 le nombre de souris nécessaire par condition (Molécule versus Adjuvant). Le nombre d’animaux est minimisé dans le cadre d’une étude pilote avec un protocole mis en place précédemment par des collaborateurs internationaux.

Raffinement

Les conditions d'hébergement des animaux seront adaptées pour réduire à son minimum le stress et la souffrance animale. Les animaux seront stabulés en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température (20-24 degrés) et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d’éclairage est de 12h par jour (éclairage 6h30-18h30). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (6 par cage maximum) et l’isolement est évité au maximum. Le milieu est enrichi avec des nids de lanière kraft. La procédure expérimentale est conçue pour garantir le bien-être de l’animal et réduire au maximum l’inconfort, le stress et la souffrance de celui-ci. Le bien-être des animaux sera pris en compte tout au long de l’étude, avec un suivi journalier de la boisson, la nourriture et de l’état des animaux. La douleur liée aux injections est une douleur ponctuelle réversible qui fera l’objet d’une surveillance de l’animal. Les animaux seront particulièrement surveillés après l’administration de la molécule et de l’adjuvant pour visualiser tout signe de toxicité imprévue qui nécessiterait l’euthanasie de l’animal. L'état de santé des animaux sera surveillé quotidiennement par du personnel compétent.

Choix des espèces

Un modèle murin de la dystrophie myotonique de type 1 sera utilisé dans le cadre de ce projet. Dans ce modèle de souris, la taille du morceau d'ADN malade augmente au cours des générations et dans les tissus. Notre choix s'est donc orienté vers ce modèle afin de valider le rôle de notre molécule sur la dynamique de ce morceau d'ADN, in vivo. Les souris hémizygotes d’intérêt seront inclues au début de la procédure à l’âge de 3 mois. Les souris seront euthanasiées à l’âge de 6 mois après 3 mois de traitement. Les changements de la taille de ce morceau d'ADN sont facilement détectés dans les tissus de souris âgées de 3 mois par les méthodes de biologie moléculaire utilisées au laboratoire. Il a été montré que les variations de taille de ce morceau d'ADN sont plus importantes chez des souris de 6 mois comparées aux souris de 3 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 792
Souffrances
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Devenir
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 792

792 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont exposées à des polluants perturbateurs endocriniens par l'eau de boisson dès le stade embryonnaire, ou par injection intra-articulaire, puis une arthrose leur est induite au genou par chirurgie ou par injection d'un composé inflammatoire. Le porteur évalue ensuite leur douleur avant de les tuer pour disséquer les articulations. Il affirme que le modèle animal est "indispensable" car aucun système in vitro ne recrée la complexité d'un "organisme entier" pour observer l'effet de ces polluants.

Objectifs

L’arthrose est la maladie articulaire la plus fréquente, touchant plus de 500 millions de personnes dans le monde et se caractérise par une douleur et une raideur articulaire entrainant un handicap. Sa prévalence a doublé entre l’ère préindustrielle et post-industrielle. Cette augmentation est indépendante du vieillissement de la population et de l’accroissement de l’obésité entre ces 2 périodes, suggérant l’implication de nouveaux facteurs de risques environnementaux non connus et notamment celui des polluants. L’Homme est exposé dès la vie in utero à de nombreux polluants. Récemment, un mélange de polluants aux propriétés de perturbateurs endocriniens (PE), reflet de l’exposition humaine, a été retrouvé dans le liquide amniotique de femmes enceintes et est associé à des anomalies de la fonction thyroïdienne et du développement neuro-cérébral fœtal. Il a été démontré que les souris exposées à ces polluants développaient des lésions précoces du cartilage dès 3 mois et que ceux-ci avaient des effets pro-inflammatoires. Cependant, nous ne savons pas si l’exposition à ces polluants aggrave la sévérité de l’arthrose ni si cet effet est lié à un effet local intra articulaire ou plus global. Notre objectif est donc de déterminer si le mélange de polluants et les perfluorés ont un rôle dans la physiopathologie de l’arthrose et dans son expression clinique (douleur), en exposant localement et/ou de manière globale, des souris modèles d’arthrose déjà parfaitement identifiés.

Bénéfices attendus

Notre projet est original car il s’agira de la première étude s’intéressant à l’effet synergique in vivo de plusieurs polluants sur les tissus articulaires avec des résultats préliminaires très encourageants. Ce projet a un double bénéfice attendu : d’une part, celui de découvrir un nouveau facteur de risque d’arthrose et d’autre part de renforcer les données scientifiques sur les effets néfastes des polluants ayant des propriétés de perturbateurs endocriniens sur la santé.

Procédures

Les animaux seront exposés aux polluants soit de manière systémique (tout au long de la vie) via l’eau de boisson, soit de manière locale par injection intra articulaire sous anesthésie (2 injections d’une durée de 2 minutes environ). Deux modèles d’arthrose seront ensuite mis en œuvre sous anesthésie/analgésie, l’un chirurgical (ou post-traumatique) au niveau du genou et l’autre chimique (ou inflammatoire) par injection intra articulaire d’un composé. Ces actes seront effectués une seule fois et seront de moins de 5 minutes par animal. Enfin, nous réaliserons une évaluation de la douleur et de l’activité physique avant l’induction des modèles d’arthrose (1 fois) et après (4 à 5 fois selon les groupes). Ces évaluations seront effectuées sur animal vigile non contraint pour une durée d’environ 30 minutes (15 minutes + 5 minutes + temps de préparation/nettoyage). A l’issue de la période de maintien les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire afin de réaliser les différents prélèvements pour répondre à la question scientifique.

Impact sur les animaux

L’exposition des souris aux polluants aux mêmes doses a déjà été réalisée dans le cadre d’autres projets de recherche et aucun effet indésirable spécifique majeur n’a été observé. Cependant, l’exposition chronique aux polluants (seuls ou combinés) est connue pour induire des effets pro-tumoraux, des anomalies endocriniennes ou encore des cassures dentaires. Il s’agit d’effets observés à des doses différentes (souvent supérieures) de celle utilisée ici mais il est possible qu’une exposition chronique induise des effets de ce type chez les souris exposées. L’anesthésie mise en œuvre pour les actes chirurgicaux représente un risque de complication possible mais faible (hypothermie, hypoventilation, arrêt cardio-respiratoire, etc.). L’intervention chirurgicale de déstabilisation méniscale ou les injections intra articulaires présentent un risque de douleur post-opératoire immédiat lié à l’acte lui-même puis de manière chronique en favorisant la survenue de l’arthrose. L’évaluation de la douleur et de l’activité physique peuvent provoquer un stress et un inconfort de courte durée.

Devenir

L’ensemble des animaux impliqués dans le projet sera euthanasié car l’étude des tissus articulaires nécessite la dissection des genoux après euthanasie pour analyse histologique pour répondre à la question scientifique.

Remplacement

Le modèle animal est indispensable pour étudier les acteurs mis en jeu dans le développement de l’arthrose qui est au cœur de ce projet. L’arthrose est une maladie multi-tissulaire impliquant l’ensemble des tissus articulaire et les tissus neuronaux impliqués dans la douleur communiquant de manière complexe entre eux. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu. D’autant plus que les polluants étudiés ont des propriétés de perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire qu’ils peuvent mimer l’effet des hormones, et donc un organisme entier est nécessaire pour observer leurs effets. Puisque le sexe influence la réponse à ces perturbateurs endocriniens, une analyse en fonction du sexe est nécessaire pour chacune des expériences menées.

Réduction

Le projet impliquera un total de 792 animaux dont 720 animaux nécessaires pour les analyses et 72 fondateurs exposés aux polluants (48 femelles et 24 mâles) Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Nous utiliserons les mêmes contrôles pour les 2 expositions : mix ou composés perfluorés, afin de limiter le nombre de souris utilisées. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mises au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification (pas de possibilité d’utiliser d’enrichissement en plastique). Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Les cages et les biberons utilisés sont spécifiques : Nous utiliserons des biberons en verre afin de limiter les polluants par l’utilisation de plastique. Les cages seront dans un plastique garantie sans bisphenol A de même taille que les cages classiques.

Choix des espèces

Justification de l’espèce : Nous utiliserons le modèle souris car c’est ce modèle qui a été utilisés dans de précédentes études sur le rôle des perturbateurs endocriniens. De plus, les modèles d’arthrose utilisés ainsi que l’évaluation de la douleur ont été développés et démontrés chez la souris. Justification des stades : Pour l’exposition systémique aux polluants, les animaux seront exposés dès le stade embryonnaire et durant toute leur vie par l’eau de boisson aux différents polluants et les fondateurs (mâles 8 semaines et femelles de 6 semaines minimum) seront exposés 15 jours avant accouplement puis durant toute la gestation et allaitement. Pour l’exposition locale, nous réaliserons des injections intra articulaires à l’âge adulte avant et après l’induction de l’arthrose (2 modèles expérimentaux d’arthrose seront étudiés) Justification du sexe : Les femelles adultes sont utilisées pour l’exposition intra-utérine des souriceaux à naitre qui seront ensuite eux-mêmes exposés de manière systémique. L’effet des polluants sur l’arthrose sera étudié chez les femelles et les mâles séparément. En effet, il est possible que les mâles développent une arthrose plus sévère que les femelles, bien que cette donnée soit actuellement controversée. En revanche, l’effet des polluants perturbateurs endocriniens peut, par ses perturbations hormonales, induire des effets différents sur les femelles et les mâles. Il semble donc pertinent dans cette étude d’étudier les deux sexes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 303
Souffrances
▲ -
▲ 243
▲ 60
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Devenir
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 -
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 303

303 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent au moins cinq injections intramusculaires et cinq prélèvements de sang rétro-orbitaux sous anesthésie, et développent un mélanome sur le dos pouvant produire des métastases pulmonaires et des difficultés respiratoires. Le projet part de l'hypothèse, formée pendant la crise du Covid-19, que des auto-anticorps liés au vieillissement favoriseraient la croissance tumorale. Le porteur formule les retombées au conditionnel, ce mécanisme "pourrait ouvrir" une nouvelle piste de traitement, et affirme que les modèles cellulaires ne permettent pas d'étudier le système immunitaire.

Objectifs

L’immunosurveillance est la capacité du système immunitaire à lutter contre les cellules tumorales. Le système immunitaire devient cependant moins efficace au cours du vieillissement, favorisant le développement de tumeur. Pendant la crise du Covid-19, il a été montré que le vieillissement s'accompagnait de la présence d’auto-anticorps qui luttent contre les défenses immunitaires. Ces auto-anticorps compromettaient notamment la réponse contre le SARS-CoV2 et favorisaient les formes graves de la maladie. Nous émettons donc l’hypothèse que ces auto-anticorps favoriseraient aussi le développement tumoral dans le mélanome, cancer caractérisé par sa rapide agressivité. L’objectif de ce projet est de tester l’impact de la production d’auto-anticorps dans le développement de mélanome chez la souris.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra potentiellement de décrire un nouveau mécanisme favorisant le développement tumoral et la résistance au système immunitaire dans le mélanome. Cela pourrait ouvrir une nouvelle perspective de traitement pour les patients atteint de cette maladie. En effet, malgré l’essor récent des thérapies ciblées et de l’immunothérapie, la plupart des patients rechutent avec un mélanome résistant.

Procédures

Les animaux subiront au minimum 5 injections intra-musculaires (qui dureront moins d'une minute sur animaux vigiles), ainsi que 5 prélèvements rétro-orbitaux réalisés sous anesthésie gazeuse, qui dureront quelques minutes. Les petits (à J14 minimum) subiront un prélèvement d'oreille par poinçage, à l'état vigile. Le prélèvement durera moins d'une minute. Tous les animaux seront soumis à de la contention.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont l'apparition de tumeur localisée aléatoirement sur le dos et possiblement métastatiques pouvant entrainer des difficultés respiratoires (métastases pulmonaires). Le prélèvement rétro-orbitaire et le poinçage des oreilles peuvent engendrer une irritation et une douleur de l'oeil ou de l'oreille. La contention va également leur générer du stress.

Devenir

Les animaux n'étant pas réutilisés dans un autre projet, ils seront mis à mort à la fin de chaque procédure ou avant si un point limite est atteint.

Remplacement

Des études préliminaires sur des modèles cellulaires ont été réalisées et ont permis de démontrer l'efficacité de l'immunisation. En parallèle, des analyses complémentaires ont été et seront réalisées sur des prélèvements de patients, permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux utilisés. Cependant, ces modèles ont des limites et ne permettent pas l'étude du système immunitaire. C’est pourquoi le recours aux animaux est nécessaire dans notre projet.

Réduction

Le nombre maximal de souris utilisées dans ce projet (n=92) a été réduit au minimum nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et reproductibles. De plus, un animal permettra d’obtenir des résultats dans plusieurs expériences (pousse tumorale, analyse histologique de la tumeur, analyse marqueurs sanguins).

Raffinement

La bonne connaissance des modèles expérimentaux, le suivi adapté des points limites précoces et clairement définis, et la manipulation des animaux en générant le moins de stress possible par des personnes compétentes en expérimentation animale permettent de limiter au maximum toute douleur ou souffrance des souris. Nous évaluerons l'état de bien-être ou de souffrance des animaux au minimum 2x/semaine, et 3x lorsque la tumeur apparaitra. Une anesthésie gazeuse sera utilisée lors du prélèvement rétro-orbitaire pour diminuer le stress de l’animal, et des gouttes de Collyre seront appliquées avant le prélèvement pour éviter les risques d’irritation de l’oeil. Les animaux sont hébergés en groupe, avec de l’aliment et de la nourriture ad libitum.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale la plus pertinente pour les études du mélanome car c'est un modèle proche de la pathologie humaine reproduisant les caractéristiques histologiques. Nous disposons également d'outils, d'expériences et de compétences solides pour réaliser cette étude dans les meilleures conditions chez la souris. Nous utiliserons des souris âgées de 8 semaines, pour la maturité sexuelle pour la reproduction et âge standard pour l'étude du système immunitaire.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 153850
Souffrances
▲ -
▲ 153600
▲ 250
▲ -
Devenir
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 153850

153 850 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Un agent chimique mutagène est injecté pour induire des mutations au hasard dans le génome, puis les descendants sont suivis pour repérer ceux dont la maladie auto-immune est modifiée, avec puçage et biopsie de la queue. Le porteur indique que l'agent chimique rend stériles 70 % des mâles et que les animaux sont tués dès les premiers signes de la maladie. Il affirme le "besoin" de recourir à la souris, aucun modèle in vitro ou in silico n'existant selon lui pour ces maladies génétiques.

Objectifs

Ce projet concerne les maladies auto-immunes qui ont une cause génétique. Le but est de caractériser les gènes impliqués en utilisant la souris comme modèle. Dans ce projet nous induirons des mutations au hasard dans le génome grâce à l’injection d'un agent chimique. Nous identifierons les mutations qui modifient les caractéristiques physiques de la maladie en suivant les descendants des souris traitées. Les mutations qui modifient de manière significative les caractéristiques de la maladie seront ainsi identifiées. Les protéines codées par les gènes identifiés seront des cibles thérapeutiques potentielles chez l’Homme.

Bénéfices attendus

Identifier de nouveaux gènes impliqués dans la maladie. Cette démarche donnera accès à de nouvelles cibles thérapeutiques pour la maladie ainsi qu’à de nouveaux marqueurs génétiques et/ou biologiques permettant de dépister la maladie à des stades précoces. Nous prévoyons que de nouveaux gènes modifiant les caractéristiques de la maladie seront découverts.

Procédures

Chez certaines souris une injection unique intrapéritonéale sera pratiquée dans les 3 jours qui suivent la naissance (le geste dure 15 secondes) Une puce électronique sera implantée à tous les animaux de 3 semaines d’âge par voie sous cutanée. Des biopsies d’un fragment de queue seront effectuées à 3 semaines d’âge (le geste dure 15 secondes). Le projet comporte l'injection intrapéritonéale de 250 animaux avec un agent chimique 1 fois par semaine pendant 3 semaines (à 4, 5 et 6 semaines d'âge) (chaque geste dure moins de 15 secondes). Chez certaines souris un prélèvement unique de sang sera effectué à 6 semaines sous anesthésie générale (le geste dure 30 secondes).

Impact sur les animaux

Les injections de l’agent chimique peuvent entraîner une infertilité chez 70% des mâles. L'injection intrapéritonéale peut en soi être à l'origine d'une douleur, les prélèvements de sang sous anesthésie peuvent être associés à une douleur à l'œil au réveil, les biopsies de queue peuvent engendrer une douleur.

Devenir

Les animaux seront mis à mort dès l'apparition des premiers signes biologiques de la maladie afin d'éviter toute souffrance.

Remplacement

Ce projet concerne l'étude de maladies auto-immunes qui sont d’origine génétique. Il n’existe pas de modèles in vitro ou in silico pour aborder le sujet. D’où le besoin d'avoir recours aux modèles de souris dont les caractéristiques récapitulent la maladie humaine. Les expériences proposées nécessitent de comparer des individus qui ne diffèrent pas de façon majeure pour leur fond génétique ou l’environnement. C’est le cas de la souche de souris que nous proposons d’étudier.

Réduction

Pour respecter le principe de la Réduction, le nombre proposé de souris a été établi sur la base d’études statistiques permettant d’utiliser le moins d'animaux possible pour aboutir à des résultats fiables. La méthode utilisée permet de cumuler les individus à des temps différents de suivi en diminuant ainsi de manière très importante le nombre de souris analysées à chaque temps individuel. Pour les expériences impliquant des croisements, le nombre d’individus prévus tient compte de notre expérience dans le domaine. Par ailleurs, le protocole prévoit un nombre limité de croisements (3) pour constituer les groupes d'animaux qui feront l'objet de l'analyse génétique.

Raffinement

Toutes les mesures seront prises pour respecter le confort maximum des conditions d’hébergement, faire pratiquer les gestes nécessaires par un personnel formé et ayant de l’expérience des pratiques, réduire le stress et la douleur. Les souris sont hébergées dans des portoirs ventilés. Les cages sont dotées de tunnels d’enrichissement rouges et de cotons de nidification. Pour les prélèvements sanguins et les biopsies une prise en charge de la douleur sera mise en place avec des antalgiques et des anesthésiques. Une observation quotidienne avec une grille de points limites sera effectuée afin qu’en cas de besoin des mesures soient mises en place pour garantir le bien-être de l‘animal.

Choix des espèces

L'espèce animale choisie est une souche de souris qui développe une maladie dont les caractéristiques sont similaires à celles de la maladie humaine correspondante. Les souris sont engagées dans les procédures dès la naissance. La maladie apparait chez les souris adultes après 12 semaines d’âge. Les souris sont suivies une fois par semaine, à partir de 10 semaines d’âge, pour détecter de manière précoce la survenue de la maladie. Les expériences seront toujours interrompues dès les premiers signes biologiques de la maladie avant que celle-ci n’ait donné lieu à des manifestations physiques entraînant une souffrance des animaux.

  • Enseignement supérieur
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 150
Souffrances
▲ -
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▲ 150
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Devenir
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 150

150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Dans le cadre de travaux pratiques de master, elles sont immunisées trois fois par différentes voies, orale, nasale, sous-cutanée, intradermique ou sublinguale, avec prélèvements de sang, de fèces et de lavages vaginaux. Elles sont ensuite tuées pour étudier les réponses immunitaires dans la rate et les ganglions, une inflammation ou une prostration marquée entraînant une mise à mort anticipée. Le porteur affirme que cet apprentissage ne peut se faire sur un autre support qu'un "organisme entier" et que les analyses in vitro ne suffisent pas.

Objectifs

Chaque année, les étudiants devront réaliser un TP durant 2 semaines dont le but est d'évaluer les réponses immunitaires suite à l'immunisation par différentes voies muqueuses chez la souris (souche OF1).

Bénéfices attendus

Le projet permet aux étudiants Master d’observer les effets des différentes voies d’immunisation d’une formulation vaccinale sur un organisme entier. Il permet d’apprendre aux étudiants la manipulation des souris, les prélèvements de sang, sécrétions muqueuses et organes afin d’etudier les réponses immunitaires après diffférents types d’immunisation.

Procédures

Les souris seront immunisées 3 fois par voie orale, nasale, sous-cutanée, intradermique ou sublinguale. Le sang, les fèces et les lavages vaginaux seront prélevés 2 fois pour mesurer les réponses anticorps.

Impact sur les animaux

Des effets indésirables peuvent survenir chez les souris après la vaccination comme une inflammation au site d’administration de la formulation vaccinale pour les voies intradermique et sous-cutanée, une augmentation de la température du corps et une diminution de l’activité des souris ainsi qu’une légère perte de poids des souris. Ces paramètres seront vérifiés 3h, 24h, 48h, 72h après chaque immunisation. Les animaux seront surveillés pour vérifier l’absence d’inflammation du site d’injection (voies intradermique et sous-cutanée) et la température corporelle sera surveillée à chaque temps à l’aide d’un thermomètre rectal. Les souris seront pesées 72h après l’immunisation. L’apparition de troubles du comportement pouvant traduire une douleur ou une détérioration de l’état général seront surveillés. L’immobilité, la prostration, l’apathie, une inflammation excessive au niveau des sites d’injection et/ou de prélèvements, seront considérées comme critères de points limites qui conduiront à la mise à mort immédiate de l’animal.

Devenir

A la fin de l'expérience, tous les animaux seront mis à mort afin de pouvoir étudier les réponses immunitaires post-vaccinales au niveau de la rate et ganglions.

Remplacement

Cette étude permet d'apprendre aux étudiants comment on analyse les réponses immunitaires après vaccination chez la souris et comment on prélève les échantillons pour analyser ces réponses immunitaires. Cette apprentissage ne peut pas se faire avec un support pédagogique autre qu'un modèle souris. Les techniques ne peuvent pas être pratiquées et s'acquérir différemment. De plus, les étapes préliminaires d’analyse in vitro, bien qu’indispensables, ne sont pas suffisantes pour analyser l’effet des différentes voies d'immunisation d’une formulation vaccinale sur les réponses immunitaires. Les analyses in vitro avec des lignées cellulaires, ex vivo avec des cellules humaines ou murines ou des modèles 3D peuvent permettre d'analyser comment l'antigène et/ou l'adjuvant entre(nt) dans les tissus et active(nt) certaines cellules immunitaires mais il faut un organisme entier pour que tous les acteurs cellulaires soient présents et puissent se déplacer dans les sites d'induction afin que des réponses immunitaires post-vaccinales puissent étre générées. Ainsi les effets des voies d'immunisation ne peuvent pas être étudiés autrement que dans un modèle in vivo.

Réduction

Le nombre de souris utilisées dans cette étude est restreint afin de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés au cours de ce TP. Etant donné que lors de chaque promotion annuelle il y a 30 étudiants, l’utilisation de 30 souris permet à chaque étudiant de manipuler, réaliser les prélèvements et de préléver les organes d’un animal. Etant donné que l’on a 6 conditions différentes (5 voies d’administration de la formulation vaccinale et le groupe contrôle négatif), 5 souris seront utilisées par groupe.

Raffinement

Les souris seront observées dans les heures suivant l’administration de la formulation vaccinale (examen à 3h, 24h, 48h et 72h) pour vérifier qu’il n’y ait pas d’installation d’un état de prostration, l’absence de douleur au site d’administration par voie intradermique et sous-cutanée (difficulté à se déplacer, voire boitement, sensibilité importante au toucher des sites d’injection manifesté par un vif retrait de la patte).

Choix des espèces

La souris développe des réponses immunitaires très similaires aux humains. C’est la raison pour laquelle parmi les espèces animales utilisées en expérimentation, la souris est l'animal le mieux adapté pour évaluer les réponses humorale et cellulaire après vaccination. Les souris OF1 sont connues pour développer une forte réponse humorale et présentent donc un intérêt pour notre étude dans le cadre de ce TP. Les souris seront âgées de plus de 7 semaines pour s’assurer que le système immunitaire est mature.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Souris : 816
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 816
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Devenir
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 816

816 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles enchaînent mises à jeun, contentions répétées, gavages et injections, et une inflammation intestinale leur est provoquée par un produit ajouté à l'eau de boisson, avant un prélèvement sanguin terminal. Le porteur décrit des signes de souffrance attendus, poil hérissé, perte de poids, léthargie, dos courbé, ataxie et tremblements. Il affirme que ces phénomènes sont "impossibles à étudier directement chez l'Homme", tout en indiquant avoir déjà utilisé des organoïdes intestinaux pour une partie des questions.

Objectifs

L’intestin est composé d’un épithélium simple, directement en contact avec le bol alimentaire et le microbiote. Il exerce trois fonctions principales, qui sont cruciales pour le maintien de l’homéostasie : i) la digestion et l’absorption des nutriments ii) un rôle endocrine et iii) un rôle de barrière sélective entre la lumière digestive et le milieu intérieur. Bien que l’hyper-perméabilité intestinale et le passage consécutif de produits bactériens dans le sang aient été proposées comme un des facteurs participant à l'inflammation chronique qui accompagne l'obésité et le diabète de type 2, les mécanismes moléculaires à l’origine des défauts d’intégrité épithéliale lors de ces pathologies demeurent mal compris. Dans ce contexte, l’objectif de ce projet est d’évaluer si la perte d'action de l’insuline, une caractéristique du diabète, conduit à une altération de la fonction barrière de l'intestin et une susceptibilité accrue à l'inflammation intestinale.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu de ce projet est la mise en évidence que la perte d'action intestinale de l'insuline contribue à l'hyperperméabilité et au risque accru d'inflammation ou d'infection intestinales au cours du diabète. Notre projet identifiera à la fois les cellules cibles impliquées et les voies de signalisation permettant l'action de l'insuline dans l'épithélium intestinal, ce qui est essentiel pour la conception de stratégies préventives et thérapeutiques.

Procédures

Tous les animaux feront l'objet d'une contention et d'une prélèvement par biopsie (30 secondes) -Un 1er lot d'animaux vigiles feront l'objet d'une mise a jeun (14h), de 2 à 7 contentions (30 secondes chacune), de 0 à 5 administrations orale de produit (1 min chacune), d'un prélèvement de sang (1min) et d'une injection de produit (1min). Ce 1er lot d'animaux recevra également un traitement dans l'eau de boisson (7 jours) induisant une inflammation intestinale. -Un 2ieme lot d'animaux fera l'objet d'une mise a jeun (14h), de 3 à 8 contentions (30 secondes chacune), de 0 à 5 administrations orale de produit (1 min chacune), d'un prélèvement de sang (1min) et de 2 injections de produit (1min). -Un 3ième lot d'animaux fera l'objet de 2 mises à jeun (4h et 14h), de 4 à 9 contentions (30 secondes chacune), de 2 à 7 administrations orale de produit (1min) d'un prélèvement de sang (1min) et d'une injection de produit (1min). -Un 4ième lot d'animaux fera l'objet de 2 mises à jeun (4h et 14h), de 3 à 8 contentions (30 secondes chacune) de 1 à 6 administrations orale de produit (1min), d'un prélèvement de sang (1min) et d'une injection de produit (1min). - Tous les animaux seront placés sous analgésie anesthésie profonde pour un prélèvement sanguin terminal unique (30 secondes par souris).

Impact sur les animaux

L'identification, les prélèvements, l’anesthésie/analgésie, la contention le gavage et les injections sont des sources de stress pour les animaux. Certains actes peuvent induire une sensation de douleur chez l'animal : douleur de courte durée au site d’injection (piqûre de l’aiguille) ou liées à l’inflammation intestinale. Concernant les procédures incluant l’induction d’une inflammation intestinale ou l’infection par des entéropathogènes, l’apparition de signes généraux de souffrances peut survenir : poil ébouriffé (ou hérissé), perte de poids, écoulement des yeux, léthargie, dos courbé, ataxie, tremblement.

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux seront euthanasiés en vu de prélevements de sang et d'organes pour des analyses ultérieures.

Remplacement

Dans ce projet, les modèles animaux seront développés dans le but d'obtenir des modèles de pathologies métaboliques (diabète) et inflammatoires (inflammation intestinale, infections entériques). Les dérégulations métaboliques et la réponse inflammatoire sont des phénomènes complexes faisant intervenir de nombreux dialogues inter-organes. Les animaux seront donc utilisés quand les questions soulevées par le projet ne pourront pas être résolues par des systèmes de culture in vitro. Ils permettent d'obtenir une représentation simplifiée de systèmes biologiques impossibles à étudier directement chez l'Homme. Cependant, nous avons utilisé des systèmes de culture tridimensionnelle à partir d'organoides intestinaux pour démontrer que la perte d'action de l'insuline altère certaines fonctions propres à l'épithélium intestinal.

Réduction

L'étude statistique permettant de calculer au plus juste le nombre d'animaux a été réalisée. L'étude comprend 816 animaux. Les analyses statistiques seront réalisées avec un logiciel approprié. La "significativité" des différences expérimentales sera évaluée par des tests adaptés à la comparaison de deux groupes ou plus. De plus, pour caractériser la réponse de l’intestin à l’insuline, nous avons utilisé une technique qui ne nécessite pas de traitement sur animaux vigiles et qui permet à partir d’une seule souris d’étudier plusieurs parties de l’intestin (duodénum, iléon et colon), et l'effet de plusieurs traitements, réduisant ainsi considérablement le nombre de souris.

Raffinement

La durée et dose des traitements seront réalisées selon les protocoles préétablis et maitrisés par notre équipe. Les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification et de petite maison. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures (analgésiques, anesthésiques) afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive et des soins adaptés. L’application des points limites établis (apparence, mobilité, comportement, changement de poids, suivi post- opératoire) pour chaque procédure de ce projet sera effectué.

Choix des espèces

La souris est un modèle de choix pour les études ayant attrait à la caractérisation de pathologies métaboliques et inflammatoires. Seule cette espèce possède des modèles présentant une délétion spécifique du récepteur de l'insuline dans des tissus d’intérêt, permettant ainsi la caractérisation de l'action de l'insuline au cours de ces pathologies. Les souris utilisées seront âgées de 8 à 10 semaines pour toutes les procédures. Nous avons choisi de travailler sur des souris adultes afin qu’elles aient un tractus intestinal totalement mature.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Souris : 280
Souffrances
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▲ 280
▲ -
Devenir
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 280

280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent contentions, biopsies, mises à jeun, gavages, prélèvements de sang et injections, certaines recevant une pompe osmotique implantée chirurgicalement sous la peau et un diabète induit provoquant polydipsie et glycosurie. Le porteur décrit des signes de souffrance possibles comme un poil hérissé, une perte de poids et une léthargie, avant un prélèvement sanguin terminal. Il indique que les dérégulations métaboliques et inflammatoires sont "impossibles à étudier directement chez l'Homme" et recourt à l'animal quand la culture in vitro ne suffit pas.

Objectifs

L’intestin est composé d’un épithélium simple, directement en contact avec le bol alimentaire et le microbiote. Il exerce trois fonctions principales, qui sont cruciales pour le maintien de l’homéostasie : i) la digestion et l’absorption des nutriments ii) un rôle endocrine et iii) un rôle de barrière sélective entre la lumière digestive et le milieu intérieur. Bien que l’hyper-perméabilité intestinale et le passage consécutif de produits bactériens dans le sang aient été proposés comme un des facteurs participant à l'inflammation chronique qui accompagne l'obésité et le diabète de type 2, les mécanismes moléculaires à l’origine des défauts d’intégrité épithéliale lors de ces pathologies demeurent mal compris. Dans ce contexte, l’objectif de ce projet est d’évaluer si la perte d'action d’un facteur qui médie les effets du glucose, conduit à une altération de la fonction barrière de l'intestin et une susceptibilité accrue à l'inflammation intestinale.

Bénéfices attendus

Le bénéfice potentiel de ce projet serait de mieux comprendre la fonction d'un facteur relayant habituellement les effets du glucose dans l'intestin. Il permettrait de notamament de comprendre si son blocage pourrait suffir à renforcer la barrière formée par l'intestin et ainsi empêcher l'augmentation de la perméabilité intestinale en cas d'hyperglycémie, ce qui est essentiel pour la conception de stratégies préventives et thérapeutiques, dans le contexte clinique des patients diabétiques et/ou obèses.

Procédures

Tous les animaux feront l'objet d'une contention et d'une prélèvement par biopsie (30 secondes). Un 1er lot d’animaux feront l’objet de deux mises à jeun (5h et 14h), de 6 administrations orales de produit (1min chacunes), de 3 prélèvements de sang (1min pour le prélèvement mandibulaire et 30sec par prélèvementcaudal) et de 2 injections de produit (1min chacun). ; 1 minute par prélèvement mandibulaire et 30sec par prélèvement caudal), Un 2ieme lot d’animaux feront l’objet de deux mises à jeun (5h et 14h), de 6 administrations orales de produit (1min chacunes), de 3 prélèvements de sang (1min pour le prélèvement mandibulaire et 30sec par prélèvementcaudal) et de 2 injections de produit (1min chacun). ; 1 minute par prélèvement mandibulaire et 30sec par prélèvement caudal), Ces animaux seront également placés sous anesthésie et analgésie pour la réalisation d’un acte chirurgical (implantation sous cutanée d'une pompe osmotique, 20 minutes). Un 3ieme lot d’animaux feront l’objet de trois mises à jeun (deux de 4h et une de 14h), de 8 administrations orales de produit (1min chacune), d’un prélèvement de sang (1min) et d’une injection de produit (1min). Un 4ieme lot d’animaux feront l’objet de trois mises à jeun (deux de 4h et une de 14h), de 8 administrations orales de produit (1min chacune), d’un prélèvement de sang (1min) et d’une injection de produit (1min). -Tous les animaux seront placés sous analgésie et anesthésie profonde pour un prélèvement sanguin terminal unique (30 secondes par souris).

Impact sur les animaux

Les prélèvements, l’anesthésie, la contention le gavage et les injections sont des sources de stress pour les animaux. Certains actes peuvent induire une sensation de douleur chez l'animal : douleur de courte durée au site d’injection (piqûre de l’aiguille) ou encore les douleurs post-opératoire (implantation de la pompe) ou liées à l’inflammation intestinale. De plus, la chirurgie comporte un risque pour l'animal lié à l'anesthésie (réveil, dépression respiratoire, hypothermie). Les souris rendues diabétiques présenteront une polydipsie associée à une glycosurie. L’implantation des pompes osmotiques en sous cutanée peuvent entraîner localement une inflammation (rougeur, gonflement) ou une infection (écoulements). L’infection par des entéropathogènes, ou l’induction d’un diabète, peut entraîner l’apparition de signes généraux de souffrance : poil ébouriffé (ou hérissé), perte de poids, écoulement des yeux, léthargie, dos courbé, ataxie, tremblement.

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux seront euthanasiés en vu de prélevements de sang et d'organes pour des analyses ultérieures.

Remplacement

Dans ce projet, les modèles animaux seront développés dans le but certaines caractéristiques de pathologies métaboliques (diabète) et inflammatoires (inflammation intestinale, infections entériques). Les dérégulations métaboliques et la réponse inflammatoire sont des phénomènes complexes faisant intervenir de nombreux dialogues inter-organes. Les animaux seront donc utilisés quand les questions soulevées par le projet ne pourront pas être résolues par des systèmes de culture in vitro. Ils permettent d'obtenir une représentation simplifiée de systèmes biologiques impossibles à étudier directement chez l'Homme.

Réduction

L'étude statistique permettant de calculer au plus juste le nombre d'animaux a été réalisée. Les analyses statistiques seront réalisées avec un logiciel approprié. L'étude comprend au total 280 animaux. La "significativité" des différences expérimentales sera évaluée par des tests adaptés à la comparaison de deux groupes ou plus. De plus des expérimentations ont préalablement été effectuées pour caractériser les conséquences intestinales de la perte d’action du glucose à partir d'organoides intestinaux issus de souris dont l’intestin ne répond pas au glucose.

Raffinement

La durée et dose des traitements seront réalisées selon les protocoles préétablis et maitrisés par notre équipe. Les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification et de petite maison. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures (analgésiques, anesthésiques) afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive et des soins adaptés. L’application des points limites établis (apparence, mobilité, comportement, changement de poids, suivi post- opératoire) pour chaque procédure de ce projet sera effectué.

Choix des espèces

La souris est un modèle de choix pour les études ayant attrait à la caractérisation de pathologies métaboliques et inflammatoires. Seule cette espèce possède des modèles présentant une délétion spécifique du récepteur de l'insuline dans des tissus d’intérêt, permettant ainsi la caractérisation de l'action de l'insuline au cours de ces pathologies. Les souris utilisées seront âgées de 8 à 10 semaines pour toutes les procédures. Nous avons choisi de travailler sur des souris adultes afin qu’elles aient un tractus intestinal totalement mature.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 36
Souffrances
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▲ 36
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Devenir
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 36

36 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent chaque semaine pendant huit semaines une injection intrathécale de protéines pathologiques prélevées sur des patients atteints de la maladie de Charcot, pour tenter de reproduire la maladie, et subissent des tests de motricité, de force musculaire et de curiosité. Le porteur indique que les souris pourraient développer une réduction de la mobilité et une perte musculaire progressive, un point limite portant sur la fonction motrice déclenchant alors la mise à mort. Il affirme qu'il est "indispensable" de générer un modèle de la forme sporadique, inexistant à ce jour, aucune alternative cellulaire ne permettant selon lui d'étudier la propagation de la protéine.

Objectifs

La maladie de Charcot, est une maladie neurodégénérative qui touche les neurones du cerveau et de la moelle épinière responsables du mouvement. La maladie débute en moyenne à l’âge de 60 ans et est responsable d’une paralysie progressive, de troubles de la parole et de la déglutition, et de difficultés respiratoires aboutissant au décès en 2 à 5 ans. Il n’existe à ce jour aucun traitement de la maladie, et la recherche sur la maladie de Charcot a été marquée ces 20 dernières années par une multitude d’essais thérapeutiques négatifs. Ces résultats sont en grande partie liés à la faible connaissance des mécanismes à l’origine de la maladie, et à l’absence de modèles animaux fiables. Deux formes de la maladie existent, les formes héréditaires causées par des mutations génétiques représentent moins de 10% des patients, et les formes dites sporadiques qui représentent plus de 90% des patients et pour lesquelles l’origine de la maladie est inconnue. Un acteur semble toutefois jouer un rôle central dans la maladie : une protéine appelée TDP-43, qui s’accumule de manière anormale dans les neurones des patients atteints de la maladie. Parallèlement, cette protéine semble jouer un rôle dans la propagation de la maladie au sein du système nerveux en se propageant de neurone en neurone. Malgré les avancées réalisées dans la compréhension des mécanismes impliqués dans la maladie ces dernières années, l’absence de modèle animal reproduisant la maladie est une limite majeure. Des modèles animaux portant les mutations génétiques responsables de formes familiales existent mais ne représentent que moins de 10% des patients. Il est donc indispensable de générer de nouveaux modèles représentatifs des 90% des patients atteints de la forme sporadique pour avancer dans la compréhension de la maladie et faire émerger de nouvelles pistes thérapeutiques. L’objectif du projet est de répondre à l’absence de modèles animaux fiables dans la recherche sur la maladie de Charcot en générant un modèle animal de la forme sporadique (inexistant à ce jour limitant les progrès de la recherche) pour permettre la compréhension des mécanismes impliqués et appliquer des stratégies thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Si les souris développent une pathologie similaire à la maladie de Charcot chez l’Homme, alors elle pourra être étudiée sur un modèle fiable de la maladie pour identifier les mécanismes impliqués afin de mieux comprendre l'origine et la propagation de la maladie, et enfin permettre d’identifier de nouvelle cible thérapeutique.

Procédures

Pour l’ensemble des procédures, les animaux seront manipulés par des personnes qualifiées et formées. Au total, 36 souris subiront une injection intrathécale par semaine pendant 8 semaines (équivalence de la ponction lombaire chez l’Homme) sous anesthésie générale courte avec anesthésie locale. L’anesthésie générale et l’injection durent en moyenne 10 minutes. La procédure démarre par deux semaines d’acclimatation des animaux à leur nouvel environnement, ainsi que l’habituation aux tests comportementaux qui seront réalisés. Une semaine après chaque injection, et avant l’injection suivante, les animaux subiront des tests comportementaux et cognitifs. Ces tests sont au nombre de 3 et visent respectivement à évaluer la motricité, la force musculaire et la curiosité. La durée de ces tests est d’environ 30 minutes par souris (3 tests différents de 10 min chacuns avec des temps de récupération entre chaque). Un mois après la dernière injection, les animaux seront euthanasiés pour prélèvements post-mortem et études biochimiques et d’imagerie.

Impact sur les animaux

Une procédure modérée telle que l’injection intrathécale entraine peu de douleur car cette procédure est réalisée sous anesthésie générale avec anesthésie locale sur la zone de l’injection, et que les animaux recevront une injection d’analgésique pour couvrir une éventuelle douleur post-injection. Les animaux sont surveillés au réveil, et dans les premières heures suivant l’injection puis quotidiennement. Une évaluation de la douleur sera réalisée et des antalgiques setont administrés si toutefois une douleur est décelée. L’injection de protéines pathologiques ayant pour but de créer un modèle de la maladie, les animaux seront également surveillés quotidiennement. D’après notre expérience, pas ou peu de signes de mal être sont attendus car la maladie de Charcot chez l’Homme n’entraîne pas de troubles cognitifs ni de dépression, mais ces symptômes seront tout de même surveillés. En revanche, si notre modèle permet d’induire des symptômes semblables à la maladie chez l'Homme, il est probable que les souris du groupe expérimental présentent peu à peu une réduction de la mobilité et une perte musculaire progressive (entrainant une perte de poids). Pour ces raisons, nous suivrons l’apparition de symptômes éventuels à travers la surveillance quotidienne des animaux, la pesée bihebdomadaire à partir des premiers symptômes, ainsi que par l’utilisation de tests hebdomadaires d’évaluation de la fonction motrice des animaux. La grille de score des points limite s’attarde notamment sur la fonction motrice des animaux de façon à ce qu’ils soient euthanasiés avant qu’ils ne développent des symptômes trop sévères les empêchant de se déplacer correctement et donc de s’alimenter et de boire correctement. Enfin, les tests comportementaux réalisés pouvant engendrer un stress lié à l’isolement et à la contention des souris, une habituation 15 jours avant le début de la procédure sera réalisée.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue des 2 procédures pour exploration de la propagation de la maladie par des études biochimiques et histologiques.

Remplacement

Nous ne pouvons pas remplacer ce modèle par un modèle cellulaire car à ce jour il n’existe pas de méthodes alternatives pour étudier le rôle de la protéine TDP-43 dans l’induction et la propagation de la maladie de Charcot. En effet la maladie met en jeu l’organisme entier et plus particulièrement le système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Les modèles cellulaires ne permettent d’évaluer le mode d’action qu’au niveau moléculaire et cellulaire sans pour autant apporter des informations extrapolables à l’organe ou à l’organisme entier. Aussi, il n’existe pas de modélisation mathématique ou d’alternatives non animales dans ce domaine.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au maximum tout en permettant l’obtention de résultats exploitables au niveau statistique. Ainsi, 36 animaux au maximum seront nécessaires à ce projet : 3 groupes de 12 animaux (groupe expérimental, contrôle sain, contrôle négatif), dans chaque groupe se distinguent 2 sous-groupes en fonction de la destinée des animaux (6 animaux pour analyses biochimiques et 6 animaux pour analyses histologiques), et chaque sous-groupe est constitué de 50% de souris mâles et 50% de souris femelles. Ainsi 36 animaux sont nécessaires pour avoir minimum 3 réplicas par sous-groupe et par sexe. De plus, un groupe de souris sera utilisé pour mettre au point le protocole de mise à mort et de dissection permettant ainsi d’améliorer le protocole et de diminuer le nombre d’animaux utilisés par lots car moins de perte étant donné que le personnel sera formé. Ce groupe de souris utilisera des animaux de l’animalerie n’ayant pas les caractéristiques qui sont voués à être sacrifiés dans tous les cas.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des cages aux normes suivant l’âge et le poids des animaux (4 souris par cage car ce sont des animaux sociaux), et les animaux évolueront dans un environnement enrichi (cabane, coton, rouleau de sopalin, etc…). Les animaux seront surveillés quotidiennement par le personnel de l’animalerie. La douleur susceptible d’être induite par les injections sera limitée car elles seront réalisées sous anesthésie générale courte et accompagnée d’une anesthésie locale par précaution. Les animaux seront surveillés au réveil, et dans les premières heures suivant l’injection puis quotidiennement. Une évaluation de la douleur sera réalisée grâce à une grille de score. L’injection a pour but de créer un modèle pathologique modéré. En revanche, si notre modèle permet d’induire une pathologie semblable à la SLA, il est probable que les souris du groupe expérimental présentent peu à peu une réduction de la mobilité et une perte musculaire progressive. Pour ces raisons, nous suivrons l’apparition de symptômes éventuels à travers la surveillance quotidienne des animaux, ainsi que par l’utilisation d’une grille de score et de points limites adaptés. La grille de score s’attarde notamment sur la fonction motrice des animaux de façon à ce qu’ils soient euthanasiés avant qu’ils ne développent des symptômes trop sévères les empêchant de se déplacer correctement. Par ailleurs, si moins de 8 injections sont nécessaires à l’induction de la pathologie elles seront réduites au strict minimum. Aussi, les tests comportementaux pouvant engendrer un stress lié à l’isolement, une habituation 15 jours avant le début des tests sera réalisée. Par ailleurs, un groupe de souris sera prévu pour mettre au point le protocole d'injections, de dissection/expérimentation. Ce groupe utiliseras des animaux de l’animalerie n’ayant pas les bons génotypes qui sont voués à être sacrifiés dans tous les cas. Ceci contribue à réduire le nombre d’animaux dans les autres groupes et permet une meilleure utilisation des animaux dans un soucis de réduction et de raffinement.

Choix des espèces

La souris est un excellent modèle pour l’étude des maladies humaines car l’organisation de son ADN et l’expression de ses gènes sont similaires à celles de l’Homme. La souris est donc un outil précieux dans la plupart des domaines de recherche médicale et permet d’étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires sous-jacent à de nombreuses pathologies humaines. De plus, c’est un modèle facile à entretenir, bien décrit et documenté. C’est un modèle utilisé dans le monde entier permettant ainsi de comparer les résultats entre les laboratoires de recherches. Les souris seront âgées d’environ 4 mois, l’âge moyen pour avoir des animaux adultes et mature car la maladie de Charcot est une maladie qui touche des adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Poissons zèbres : 5000
Souffrances
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▲ 5000
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Devenir
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 5000

5000 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués à terme. Chaque poisson subit sous anesthésie une biopsie de la nageoire caudale (fin clip) pour prélever son ADN et le génotyper, puis reste isolé jusqu'à quinze jours. Les individus non retenus sont euthanasiés et ceux conservés comme reproducteurs sont gardés jusqu'à dix-huit mois avant d'être tués à leur tour. Le porteur indique que le travail sur le génome ne peut se faire que sur un "organisme entier" et signale que certaines nouvelles lignées peuvent développer des phénotypes dommageables comme une scoliose ou un retard de croissance.

Objectifs

L’élevage et le maintien de lignées sont nécessaires à de nombreux projets scientifiques qui mènent leurs travaux de recherche sur le poisson zèbre au stade embryonnaire. Pour que les animaux soient des reproducteurs intéressants nous devons les choisir en connaissant leur patrimoine génétique. Pour ce faire nous devons avoir accès à leur ADN. Le prélèvement qui est alors pratiqué est ce que l’on appelle le « fin clip ». Ce geste consiste à faire une biopsie de moins de 3 millimètres de la nageoire caudale des poissons de plus de 3 mois de manière à récupérer l’ADN qui se trouve dans ce tissu. Lors de création de nouvelles lignées ou de nouveaux croisements entre mutants, dont nous ne connaissons pas encore la résultante phénotypique, les poissons peuvent pour certains avoir un phénotype qui serait qualifié de dommageable. L’impact que l’on peut avoir aux vues des maladies ciblées vont être des impacts sur la reproduction : retard de croissance, mort subite ou anomalies au cours du développement, diminution de la fécondité, anomalies physiques (déformations de la colonne de type scoliose). Une évaluation de ces observations sera faite en accord avec la SBEA (Structure chargée du Bien-Être Animal) pour suivre les animaux et éviter toute souffrance. Une évaluation éthique complémentaire sera alors demandée Ne seront prélevés, que les animaux que nous pensons pouvoir élever par la suite sans impact important sur la nage, la capacité à se nourrir et à se reproduire.

Bénéfices attendus

Le prélèvement tissulaire permet d’accéder à de l’ADN en quantité suffisante pour réaliser un génotypage complet ou pour rechercher les séquences génétiques d’intérêt. Ce travail permet de connaître le génome du poisson et de rapprocher ces informations génétiques des signes cliniques, des modifications histologiques et moléculaires étudiés. Ces corrélations vont permettre de mieux appréhender certaines maladies du système nerveux chez l’Homme.

Procédures

Les animaux ont un prélèvement cutané unique au niveau de la nageoire caudale qui dure moins d’une minute par poisson, inférieur à 3 mm réalisé sous anesthésie, cela nécessite une prise en charge de 3 à 5 minutes par poisson avec la surveillance du réveil. Les poissons demeurent ensuite isolés au plus 15 jours dans des bacs cloisonnés au sein du système commun d’hébergement. Exceptionnellement pour les poissons hébergés dans la pièce de quarantaine, si un prélèvement de ce type doit être réalisé, il suivra le même procédé et l‘isolement aura lieu en dehors du système, dans un aquarium plus petit, dont l’eau sera renouvelée tous les 2 jours après le nourrissage pour en préserver les qualités physico-chimiques.

Impact sur les animaux

Les poissons vont être pêchés à l’épuisette provoquant un stress et un frottement sur le corps de l’animal. Une biopsie cutanée de moins de 3 millimètres va être faite au niveau de la nageoire caudale provoquant un léger traumatisme avant cicatrisation et régénération en 2 semaines. Ils seront maintenus isolés jusqu’à l’obtention des résultats de l’analyse génétique. Cet isolement se fait dans le système pour leur garantir un environnement contrôlé et dure au maximum 15 jours. Si le prélèvement doit avoir lieu en quarantaine, ce qui est très rare, l’isolement se fera en dehors du système avec un changement d’eau tous les 48hrs et au maximum pendant une dizaine de jours. Le risque lié à l’anesthésie est présent mais reste limité car l’anesthésie n’est pas une anesthésie très profonde ni très longue. Si des symptômes en relation avec les manipulations génétiques apparaissaient de manière répétée, nous pourrions avoir l’émergence d’un phénotype dommageable tel que des anomalies au cours du développement (mort prématurée, malformation) ou des signes cliniques visibles une fois le poisson développé (malformations sur la colonne vertébrale (scoliose), des retards de croissance, des absences ou modifications de certaines organes ou fonctions…), ces effets indésirables seront évalués au fur et à mesure des lignées et pourront faire l’objet d’une évaluation éthique complémentaire s’ils semblent s’installer sur une lignée de poisson.

Devenir

Nous ne conserverons que les animaux avec le patrimoine génétique d’intérêt, les autres seront euthanasiés. Ces poissons seront regroupés en fonction de leur génotype et maintenus en tant que reproducteurs pour obtenir œufs et larves d'intérêt. Les animaux seront gardés jusqu'à l'âge de 18 mois, puis euthanasiés.

Remplacement

Le travail sur le génome corrélé à l’expression clinique (symptômes physiques), histologique et moléculaire (analyses des tissus), ne peut se faire que sur un organisme entier. Le poisson zèbre a 70% de son génome qui est commun à l’Homme d’où l’intérêt de pouvoir l’utiliser comme modèle pour la recherche scientifique. Les modifications génétiques sont bien maitrisées dans ce modèle animal et cela permet d’explorer de nouvelles pistes de recherche, et mettre en lumière de meilleures possibilités de traitement pour les maladies qui impliquent ces parties du génome notamment ici les maladies neurologiques.

Réduction

Les poissons génotypés sont les poissons qui sont issus de croisement d’intérêt ou qui ont eu des injections pour modifier leur génome au stade de l’œuf. Nous utilisons un minimum de 10 couples pour maintenir une lignée. Nous entretenons environ 200 lignées. Nous réaliserons ce geste au maximum sur un total de 5000 poissons au cours de ce projet qui doit courir sur 5 ans. En effet le nombre d’œufs par ponte peut être important, mais c’est une espèce qui accuse toujours une perte conséquente d’individus au cours du développement larvaire, et suite aux injections destinées à obtenir les modifications génétiques recherchées. Nous ferons le prélèvement sur les animaux de taille adaptée (corps d’une taille de 2 cm minimum) et qui semblent en apparente bonne santé pour ensuite être destinés à la reproduction. Ces croisements doivent générés des œufs et des larves qui seront inclus dans des recherches sur le développement, le phénotype, le comportement ou encore en imagerie.

Raffinement

L’hébergement est fait dans des aquariums de 3.5L (densité de 20 poissons maximum par aquarium) en groupe constitués à partir des connaissances génétiques et contient un sexe ratio si possible à 50-50. L’eau du système est contrôlée et circule de manière automatisée. Des contrôles indépendants de la qualité de l’eau sont réalisés en plus, régulièrement. Les animaux sont nourris plusieurs fois par jour à la fois avec une nourriture sèche et une nourriture vivante, pour que le comportement de prédation puisse s’accomplir. Les cultures, l’eau et les poissons font l’objet d’un contrôle sanitaire tous les 4 mois. Un cycle lumineux est mis en place 14-10 avec un changement progressif (aube et crépuscule). Un enrichissement visuel est prévu sur les paillasses pour limiter l’éblouissement (sticker de graviers). Lors des mises en accouplement des bacs spéciaux, mimant une plage sont utilisés pour favoriser le fraie et la récupération des œufs. De l’enrichissement social est également disponible à l’animalerie, en élevant des poissons sauvages physiquement différents de manière à pouvoir compléter les effectifs pour éviter les animaux isolés et maintenir les animaux au moins par 3 en conservant la possibilité de les reconnaitre facilement. La biopsie de la nageoire a lieu sur des animaux en apparente bonne santé, ayant atteint un développement (environ 3 mois, taille corporelle de 2 cm) qui limite le risque de l’anesthésie. Les gestes sont réalisés dans le calme et par des personnes formées (tutorat et vérification régulière de la pratique). L’utilisation de l’épuisette se fait avec des mouvements tranquilles et respectueux de l’animal pour limiter le stress. Les conditions environnementales sont adaptées à l’espèce et contrôlées par un système automatique. Des points limites ont été définis et seront respectés pour éviter toute souffrance des animaux. Toute anomalie est rapidement signalée, prise en charge et tracée. Si un phénotype dommageable émerge au cours du suivi, il sera évalué, et un avis éthique complémentaire sera demandé.

Choix des espèces

Le zebrafish a une reproduction rapide et efficace qui se déroule à l’extérieur du corps des animaux adultes (ovipares). Les spermatozoïdes du mâle et les ovules de la femelle sont émis de manière concomitante dans le milieu extérieur pour assurer la fécondation qui conduit à la formation des œufs. Ces œufs, puis l’embryon qui s’y développe, sont transparents ce qui permet un accès très facile à ces cellules pour en modifier le génome lors des premiers stades de développement pour obtenir des animaux génétiquement modifiés (mutants, perte ou gain d’ADN). Ce travail va pouvoir être rapproché de ce qui se passe dans le génome humain lors de certaines maladies impliquant la génétique. Ces modifications vont avoir des conséquences moléculaires, cellulaires, histologiques et anatomiques qui vont pouvoir faire progresser les connaissances et aider à l’émergence de nouvelles pistes pour la recherche médicale. Les animaux seront en général prélevés aux alentours de l’âge de 3 mois (exceptionnellement sur des animaux de 2 mois mais ayant atteint une taille suffisante, autrement dit 2cm de long, nageoires non comprises). Cela nous permet d’avoir trié et conservé à un stade précoce, les animaux qui nous semblent en mesure d’assurer la génération d’œufs et de larves pour permettre les recherches scientifiques. Cet âge assure également une gestion plus facile de l’anesthésie par rapport aux stades plus jeunes.