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    • Système nerveux
Furets : 20
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20 furets vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la moitié tuée à l'issue et l'autre moitié confiée pour adoption. Tous reçoivent un implant crânien lors d'une chirurgie de quatre à six heures, puis une cinquantaine de séances d'enregistrement cérébral sous contention, motivées par une privation d'eau. Dix furets sont tués pour analyse histologique du cerveau, les dix autres explantés lors d'une seconde chirurgie puis remis à des organismes d'adoption. Le porteur justifie l'usage du furet par son cortex plissé et une gamme auditive proche de celle de l'humain, et retient les femelles 'en raison de leur petite taille'.

Objectifs

Écouter dans des situations réalistes est un processus actif qui engage nos capacités de perception et de réflexion. Cela donne du sens à la parole, permet à la musique de nous émouvoir et aux sons de notre environnement d'avoir de l'importance. Grâce à notre écoute, nous, les humains et les autres animaux, sommes capables de naviguer à travers des paysages sonores complexes, de distinguer des sources sonores mélangées, de comprendre des messages et d'évaluer leur signification pour nos comportements. Ces compétences sont vraiment remarquables et nous dépassent souvent. Même les systèmes d'ingénierie audio les plus sophistiqués n'arrivent pas encore à égaler ces performances étonnantes. Le projet de recherche a pour objectif d'étudier une nouvelle approche de l'audition qui considère l'écoute comme un processus interactif entre nos facultés sensorielles et notre réflexion. Nous voulons intégrer la cognition (c'est-à-dire notre façon de penser et de prendre des décisions) comme une partie essentielle du traitement de l'information sonore, ce qui peut être étudié au niveau de notre activité cérébrale. En d'autres termes, nous cherchons à comprendre comment notre cerveau s'adapte rapidement lors de l'écoute, tant au niveau des neurones individuels que des groupes de neurones travaillant ensemble. Ce processus d'adaptation rapide est appelé "plasticité rapide". Il se manifeste à différents niveaux de notre système auditif, depuis l'oreille interne (cochlée) jusqu'au cortex auditif et préfrontal de notre cerveau. En résumé, ce projet de recherche explore comment notre cerveau traite les sons de manière active et flexible, en utilisant à la fois nos facultés sensorielles et cognitives. En comprenant mieux ces mécanismes, nous pourrons élargir nos connaissances sur l'écoute et développer de nouvelles avancées dans le domaine de l'audition.

Bénéfices attendus

Le projet s'appuie sur les travaux des chercheurs en charge du protocole réalisés lors de la dernière décennie sur la physiologie et la modélisation informatique de ces phénomènes. Ces efforts ont abouti à la découverte de plasticité rapide dans le cortex auditif, au niveau du neurone unique et de populations de neurones. Ils ont aussi conduit à l'élaboration d'un modèle neuromimétique de traitement auditif qui ont mené à des percées technologiques et à des applications concrètes. Ils ont enfin permis d’utiliser une technologie de neuroimagerie large-champ chez le furet. Ce projet étendra ces recherches et intégrera de nouveaux paradigmes psychophysiques puissants pour sonder l'écoute active chez l'homme. S'appuyant sur ces domaines très complémentaires et plusieurs innovations techniques (reconstruction de stimulus à partir d'enregistrements de neurones à grande échelle chez les animaux réalisant une tâche de comportement, nous espérons promouvoir une vision nouvelle de la perception auditive et de la cognition. Cela contribuera également de manière significative à des avancées significatives dans le domaine du traitement du signal pour les prothèses auditives cliniques, étant donné que de nombreuses limitations actuelles ne sont pas technologiques, mais plutôt conceptuelles.

Procédures

Tous les animaux (n=20) sont équipés d'un implant crânien lors d'une première chirurgie qui se fait sous anesthésie et analgésie (durée 4-6h). Cet implant permet ensuite de réaliser des enregistrements neuraux en électrophysiologie ou en neuroimagerie fonctionnelle par ultrasons (procédures répétées autour d'une cinquantaine de fois en moyenne par animal, entre 3 et 5 fois par semaine, durée moyenne d'enregistrement 3h). Une partie de la cohorte sera euthanasié (sous sédation et anesthésie ; n=10). L'implant crânien est retiré des animaux qui ne sont pas euthanasiés (n=10 - voir 5.8 + 5.9), lors d'une seconde chirurgie sous anesthésie et analgésie (durée 3h).

Impact sur les animaux

La procédure chirurgicale se faisant sous anesthésie, un risque anesthésique est présent. Au long-terme, il existe aussi un risque infectieux. Par ailleurs, les enregistrements neuraux se font chez l'animal en situation de contention. La contention des animaux est nécessaire dans le cadre des enregistrements et pourra être génératrice de stress et d’inconfort pour l’animal. De plus, le comportement sera motivé par une privation hydrique qui pourra entraîner une sensation de soif de courte durée chez l’animal.

Devenir

L'euthanasie est nécessaire pour réaliser une analyse post-mortem des tissus cérébraux. Cette méthode n'est utilisée que pour les animaux dont la localisation des injections ou des enregistrements électrophysiologiques aigus par histologie post-mortem est nécessaire (n=10). Pour l'ensemble des autres animaux (n=10), nous retirons l'implant crânien à la fin de l'expérimentation quand cela est possible, afin de les confier à des organismes chargés de trouver des particuliers qui souhaitent adopter nos animaux.

Remplacement

Afin de pouvoir comprendre le traitement de l'information sensoriel dans les cortex auditifs, visuels et frontaux, il est nécessaire d'avoir recours à des animaux vivants pour pouvoir enregistrer l'activité neurale, que ce soit de neurones uniques en électrophysiologie ou les flux hémodynamiques en imagerie large-champ. Ce type d'enregistrement n'est pas réalisable chez des êtres humains. Par ailleurs, le furet constitue un animal modèle nécessaire à la compréhension de la perception auditive dans un contexte de prise de décision. En effet, il est capable d'apprendre des tâches complexes et de percevoir des sons dans une gamme auditive similaire à celle de l'être humain. Son cerveau à cortex plissé permet aussi d'étudier le rôle fonctionnel des plis corticaux, ce qui n'est pas possible chez le rongeur ou primate à cortex licencéphale.

Réduction

Le type d'expérimentation que nous réalisons permet de réaliser de nombreux enregistrements dans un nombre réduit d'animaux (20 maximum). La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance par exemple et qu’il sera nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des cages enrichies en jouets et tunnels divers et régulièrement mis tous ensemble dans une aire de jeu. Durant les week-ends, les animaux ne doivent pas effectuer de tâche comportementale. Leur état de santé est suivi en permanence, en collaboration avec un vétérinaire. Deux réunions du comité de suivi du bien-être animal sont faîtes chaque année, avec un suivi des recommandations du comité dans la durée (durée d'expérimentation, protocole de chirurgie, méthodes d'enregistrement…). Le comportement est motivé par une privation hydrique, raison pour laquelle nous suivons au plus près le poids des animaux ainsi que les marqueurs de bien-être suivants : + Poids – avant et après le week-end ; plus souvent si nécessaire. + État général de l'animal (activité, état global : fourrure, yeux...) – tous les jours. + Observation de l'état général des animaux – hebdomadaire – grâce à une méthode de scoring durant un examen clinique. L'évaluation de l'état général de chaque animal s'appuie sur la grille d'évaluation suivante : - le furet se cache ou de tente de mordre les expérimentateurs (comportement) - le furet cesse de s'alimenter (perte de poids) - le furet cesse de se nettoyer ou gratte de manière excessive un endroit de son corps (aspect du pelage) - état d'hydratation de l'animal (test du pli cutané) - état de l'implant crânien. Le protocole de chirurgie inclut l’administration d’anti-inflammatoire et d’anti-douleur en pré- et post-opératoire et les opérations sont réalisées sous analgésie et anesthésie. Sur le plan expérimental, un effort constant nous pousse vers le raffinement des différentes étapes de nos procédures. Tout d’abord nous portons un grand soin à l’habituation préalable à la contention chez les animaux implantés. Nous développons la pose de systèmes d'enregistrements chroniques chez les animaux pour obtenir des sessions d'enregistrements plus courtes. Enfin nous explantons un grand nombre d'animaux, quand cela est possible, à la fin de l'expérimentation, afin de les replacer.

Choix des espèces

Les furets apprennent rapidement une tâche ; ils ont par ailleurs une large gamme auditive, similaire à celle de l'homme. Leur cerveau est assez grand pour utiliser des électrodes avec 200 contacts. De plus leur cortex est convolué ; ces plis corticaux ne sont pas présents chez le rongeur à l’inverse de nombreux primates. Le furet permet d’étudier un putatif rôle fonctionnel de ces plis. Les individus femelles sont préférés en raison de leur petite taille. Les animaux ont entre 6 mois et 1 an quand ils arrivent au laboratoire, âge auquel ils sont adultes ; ce stade est choisi car le développement du cerveau est alors terminé.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
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    • Système cardiaque
Souris : 240
Souffrances
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240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Certaines reçoivent cinq injections de streptozotocine pour induire un diabète, puis une injection intraveineuse d'un polymère censé cibler les cellules des vaisseaux, avant la mise à mort pour prélever les organes. Le porteur évalue la douleur par une grille d'expression faciale et prévoit paracétamol et retrait du protocole au-delà d'un certain score. Il présente ces tests sur animaux comme un 'prérequis indispensable' au dépôt d'un brevet et à une levée de fonds avant un éventuel passage chez l'humain.

Objectifs

Le présent projet de recherche a pour objectif d’utiliser un certain type de nanomédicament : les polymères hyperbranchés et de fixer dessus des peptides permettant de cibler spécifiquement les cellules endothéliales qui dysfonctionnent. Cela permettra de délivrer à ces cellules du matériel génétique afin de favoriser leur fonctionnement. Cette délivrance spécifique du matériel génétique aux cellules endothéliales permettrait ainsi de prévenir la dysfonction endothéliale induite par le diabète et donc de limiter le risque d'accident vasculaire cérébral ou d'infarctus du myocarde. Ce projet de recherche est financé par l’Agence Nationale de la Recherche.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont doubles. Les résultats de cette étude permettrait d'ouvrir la voie aux polymère hyperbranchés pour le ciblage des cellules endothéliales avec un champs d'application très large balayant à la fois le domaine vasculaire, le domaine cardiaque mais également le diabète et la neurologie avec le potentiel ciblage de la barrière hématoencéphalique. En effet, ces travaux permettraient de mettre au point un type de nanomédicament qui ciblerait les cellules endothéliales. De plus, les résultats de cette étude permettrait de démontrer qu'il est possible de prévenir la dysfonction endotéhliale induite par le diabète, fournissant ainsi une nouvelle piste pour la thérapeutique des complications du diabète.

Procédures

Les animaux subiront au maximum une injection quotidienne intrapéritonéale de streptozotocine (STZ) pendant 5 jours, un prélèvement d'une goutte de sang au bout de la queue 21 jours après le traitement par STZ et une injection intraveineuse d'un polymère hyperbanché (HBP) réalisée sous anesthésie par isoflurane. Au total et au maximum : 72 souris C57Bl6 recevront une injection d'HBP, 24 souris C57Bl6 recevront le traitemet par STZ, 36 souris C57Bl6 recevront le traitement par STZ puis l'injection HBP, 48 souris C57Bl6 ne recevront aucune injection (groupe contrôle), 36 souris db/db recevront une injection d'HBP, 24 souris db/db ne recevront aucune injection (groupe contrôle).

Impact sur les animaux

Ce protocole comprend l'injection intrapéritonéale de streptozotocine (STZ) chez la souris vigile. La contention et l'injection sera la nuisance ressentie par les souris. Le traitement à la STZ de certaines souris induit un diabète. Les souris traitées par STZ auront donc potentiellement une augmentation de leur diurèse qui imposera un changement et nettoyage des cages de façon plus fréquente. Ce protocole comprend également le dosage de la glycémie à partir d'une goutte de sang prélevée à l'extrémité de la queue. Ce protocole comprend aussi une injection intraveineuse dans la veine caudale après anesthésie à l'isoflurane.

Devenir

Etant donné que des organes seront prélevés chez tous les animaux, chaque animal sera sacrifié.

Remplacement

Avant d'être injectées chez des souris, la toxicité et l'efficacité pharmacologique des polymères hyperbranchés (HBP) seront testées in vitro sur un modèle de cellules endothéliales humaines. Néanmois, même si l'efficacité et la tolérance des HBP sont suffisantes in vitro, cela ne présage en rien leur efficacité après injection intraveineuse et notamment leur capacité à cibler les cellules endothéliales qui dysfonctionnent tout en étant dans la circulation sanguine. De plus, il n’existe à ce jour aucun modèle in vitro de dysfonction endothéliale induite par le diabète. Par ailleurs, ces tests sont un prérequis indispensable pour le dépôt d’un brevet et une levée de fonds suffisants pour passer ensuite en phase clinique chez l’Homme.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au minimum, à savoir 6 animaux par groupe. Les animaux seront utilisés en fonction des résultats obtenus. Chaque partie du protocole détaillé plus haut est bloquante. L’expérience ne peut se poursuivre que si les résultats sont favorables et que l’effet escompté est observé. Dans le cas contraire, le protocole ne sera pas poursuivi.

Raffinement

Les souris seront manipulées par des expérimentateurs expérimentés uniquement, ayant l'habitude de la prise en contention, afin de réduire au maximum le stress de cette manipulation. L'injection intrapéritonéale de STZ sera réalisée avec une seringue 28G et ne dépassera pas 200 µl. Une surveillance accrue sera mise en place par l'expérimentateur afin d'aller voir ces animaux traités à chaque jour ouvré, en plus de la visite quotidienne par les animaliers. Du fait du diabète et d'une diurèse augmentée, les cages seront changées tous les 2-3 jours. L'injection IV sera réalisée avec une seringue à insuline pendant anesthésie à l'isoflurane. Chaque animal fera l'objet d'une fiche d'évaluation selon le score d'expression facial de Sotocinal (Sotocinal SG et al 2011), adapté à la souris et qui permet de mesurer le degré de souffrance de l'animal selon les critères suivants : - Fermeture de l'orbite (absente, modérée, importante) - Aplatissement du nez et/ou des joues (absent, modéré, important) - Changement des yeux (absent, modéré, important) - Changement de position des moustaches (absent, modéré, important) Un score égal ou supérieur à 1 entrainera l’administration de paracétamol dans l’eau de boisson de l'animal et son retrait du protocole expérimental. Si l'animal ne récupère pas un score de 0 dans les 24h, il sera euthanasié.

Choix des espèces

Les rongeurs sont recommandés par les agences de régulation du médicament (FDA, EMEA) comme première approche. L'utilisation de la souris est préférée car l’étude ne comporte, au maximum pour une souris, que des injections intrapéritonéales quotidiennes pendant 5 jours et une injection intraveineuse. La souche C57Bl6 a été choisie car elle est préférée pour les études vasculaires, elle répond bien au traitement à la STZ et elle est la souche des souris db/db. Les souris db/db sont une souche de souris avec une mutation spontannée au niveau du récepteur à la leptine, ce qui en fait un bon modèle de diabète de type 2 et d'obésité. Les souris seront utilisées entre leur 6ème (début du traitement de la STZ) et leur 10ème semaine (fin du traitement par les HBP) car nous avons besoin d'animaux adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 288
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288 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sous anesthésie, elles subissent une chirurgie de 25 minutes avec incision de la peau et exposition répétée du muscle au froid, sur chaque patte antérieure, avant d'être tuées pour prélèvements. Le porteur étudie le rôle de la protéine PARP3 dans la régénération musculaire, à partir de résultats déjà obtenus in vitro. Il présente la validation in vivo chez la souris comme nécessaire et renvoie les molécules thérapeutiques au 'plus long terme'.

Objectifs

Le projet concerne l’étude de PARP3 (i.e Poly(ADP-ribose) polymérase 3), une protéine qui joue un rôle déterminant dans la réparation des cassures dans l’ADN. Des expériences réalisées avec des modèles cellulaires révèlent un rôle important de cette protéine dans la différenciation de cellules souches musculaires en myotubes, un évênement clé de la régénération musculaire qui permet de réparer un muscle endommagé. Les objectifs du projet sont de vérifier ce rôle in vivo chez la souris.

Bénéfices attendus

La régénération musculaire est altérée dans plusieurs pathologies musculaires comme la dystrophie musculaire. De plus chez un sujet sain, la capacité de régénération musculaire diminue au cours du vieillissement. Notre projet qui vise à comprendre comment la protéine PARP3 intervient dans la régénération musculaire, va permettre à plus long terme de concevoir des molécules thérapeutiques agissant sur PARP3 pour activer la régénération musculaire.

Procédures

Les souris anesthésiées sont soumises à une procédure chirurgicale qui implique une incision de la peau du Tibialis antérieur, une exposition répétées du muscle squelettique au froid (3X). La plaie est ensuite suturée avec une colle chirurgicale. Au total, les animaux subissent une chirurgie d’une durée de 25 minutes qui est réalisée sous anesthésie et analgésie.

Impact sur les animaux

La procédure mise en oeuvre conduit à une plaie suturée sur chaque patte antérieure de l’animal qui cicatrise en moins de 24h. Une nécrose du tissu musculaire ne peut pas être écartée mais est un évênement rare.

Devenir

Les souris sont mises à mort après la chirurgie pour prélèvements.

Remplacement

Des expériences préliminaires réalisées in vitro avec des modèles cellulaires ont permis d’identifier une protéine appelée PARP3 dans la régénération musculaire. La validation de ces résultats nécessite des approches in vivo chez la souris. La procédure que nous proposons est classiquement utilisée dans le domaine.

Réduction

Le nombre minimum d’animaux nécessaire à ces approches in vivo a été très précisément réfléchi. Les questions in vivo entreprises dans ce projet reposent sur des données in vitro déjà bien caractérisées. Il ne s’agit donc pas d’une étude exploratoire chez la souris mais de la validation in vivo d’un résultat existant. Le nombre d’animaux indiqué est calculé sur la base d’une validation statistique. Pour réduire le nombre d’animaux, des groupes de 6 souris seront utilisées pour chaque condition expérimentale permettant des études statistiques précises. Nous effectuerons d’abord une première série d’expériences (1 replicat) et analyserons toutes les données avant de réaliser le 2ième replicat. Celui-ci ne sera réalisé que si des résultats pertinents sont observés avec le premier replicat.

Raffinement

La procédure est réalisée sur des animaux anesthésiés. Les animaux peuvent être maintenus en groupe et un enrichissement des cages est mis en place (papier kleenex pour nidification, bâtonnets de bois, rouleau en carton). Des points limites précoces et sur le temps de la procédure ont été définis, une grille de score a été établie avec des actions à mener permettant de soustraire l’animal à la souffrance.

Choix des espèces

La souris est le modèle animal le plus pertinent pour ce projet en raison des similitudes décrites dans la littérature entre les pathologies musculaires de la souris et celles de l’homme. De plus, ce projet repose sur l’utilisation de souris déficientes en PARP3 générées au laboratoire. Des jeunes adultes (6-8 sem) et souris âgées (12/18 mois) sont utilisées pour évaluer l'impact du vieillissement.

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    • Système nerveux
Macaques rhésus : 4
Souffrances
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Quatre macaques rhésus vont être utilisés, tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère pour trois d'entre eux. Ils reçoivent cinq injections d'une neurotoxine (MPTP) qui provoque une akinésie sévère et une perte de la capacité à se mouvoir et à se nourrir, puis une chirurgie stéréotaxique de trois à quatre heures pour injecter des nanoparticules magnétiques dans le cerveau. Le porteur décrit des risques d'hémorragie cérébrale et de douleurs post-opératoires, un test évaluant la rigidité musculaire du bras, avant la mise à mort pour analyse histologique. Il justifie le recours au primate par sa proximité anatomique et comportementale avec l'humain et affirme la 'nécessité' de reproduire chez le singe le schéma déjà suivi pour la stimulation cérébrale profonde.

Objectifs

La maladie de Parkinson (MP) est une maladie neurodégénérative caractérisée par la dégénérescence progressive des neurones dopaminergiques d’une structure spécifique : la substance noire. Cette pathologie est caractérisée par des symptômes moteurs et non moteurs suite à une désorganisation du fonctionnement des circuits neuronaux. Une des structures cérébrales clés impliquées dans la physiopathologie de la MP est le noyau sous-thalamique (NST). Ce noyau a été la cible de la stimulation cérébrale profonde (SCP) chez le singe, puis chez l’Homme afin de contrecarrer les symptômes moteurs de la MP. Bien qu’elle soit efficace, la SCP reste une approche invasive, puisqu’elle est basée sur l’implantation bilatérale d’électrodes dans le NST reliées à un stimulateur implanté en sous-cutané. Ainsi, notre projet a pour but de mimer les effets bénéfiques de la SCP chez des primates non-humain (PNH) rendus parkinsoniens en utilisant une autre stratégie moins invasive, celle des nanoparticules magnétoélectriques (NME) injectées dans la structure cible : le NST. Le projet proposé a pour objectif principal l’amélioration des symptômes moteurs caractérisant la maladie de Parkinson après activation des NME chez un modèle de PNH rendu parkinsonien. Dans cette étude, l’utilisation du PNH, du fait de sa proximité anatomique au niveau cérébral avec l’Homme et de répertoire comportemental, nous permettra de transposer plus facilement les résultats à l’Homme, comme ce fut le cas pour la SCP.

Bénéfices attendus

Ce projet a une visée thérapeutique humaine. Il a pour but de créer une alternative moins invasive à la SCP appliquée chez le patient parkinsonien. Aussi, les NME fonctionnent sans connexion filaire et donc l’implantation d’un stimulateur sous-cutanée ne serait pas nécessaire. Outre, son bénéfice quant à l’amélioration des symptômes de la maladie de Parkinson, cette nouvelle technologie, pourrait, si elle s’avère efficace, être utilisé comme une alternative à la SCP dans de nombreuses autres pathologies.

Procédures

- Le modèle expérimental de la maladie de Parkinson chez le singe est obtenu par 5 injections (1 par jour, durée moins de 30 secondes) d'une neurotoxine - La chirurgie stéréotaxique est d’une durée de 3 à 4 heures (1h pour l’anesthésie l’intubation et l’installation de l'animal, 45 min pour la ventriculographie et l’injection stéréotaxique, puis 1h en fin de chirurgie pour nettoyer la plaie, recoudre, et surveillance du réveil). - L’activation des NME par l’émission d’un champ magnétique dure quelques minutes, elle est réalisée avant et après la chirurgie. - Le test comportemental consiste à évaluer la rigidité musculaire qui quantifiera l’activité des muscles flexeurs et extenseurs du bras de l’animal en réponse à un mouvement répétitif passif de l’avant-bras. Ce test durera au maximum 15 min.

Impact sur les animaux

- L’induction d’un modèle parkinsonien par injection de MPTP provoque une akinésie sévère chez les NPH (symptômes de la maladie de Parkinson). Elle a pour conséquence d’induire une bradykinésie, entrainant une diminution ou une perte de la capacité à se mouvoir et se nourrir eux-mêmes et une perte de poids. Ces effets peuvent durer entre 2 et 3 semaines. - L’administration d’anesthésique chez le singe peut induire une accélération du rythme cardiaque ou encore des problèmes respiratoires. - L’injection des NME par stéréotaxie pourrait induire une hémorragie cérébrale, des douleurs post-opératoires ainsi qu’une infection de la plaie. - L’activation des NME par l’émission d’un champ magnétique n’induit aucun effet délétère à l’animal.

Devenir

Les animaux seront sacrifiés à la fin de la procédure pour réaliser les analyses histologiques

Remplacement

Le choix de cette espèce s'explique par le fait que l'anatomie et le fonctionnement du cerveau, ainsi que la motricité, sont proches de ceux de l'homme. De plus, le PNH possède un répertoire comportemental complexe et proche de celui de l'homme, ce qui est indispensable pour étudier des processus cérébraux complexes tels que les différents comportements moteurs étudiés, classiquement observés chez les patients souffrant de la maladie de Parkinson. De plus, la SCP a été premièrement mise au point chez le singe avant son utilisation chez l’Homme d’où la nécessité de répéter ce schéma.

Réduction

4 animaux seront utilisés afin de réduire au maximum le nombre d’animaux dans cette étude. Ce nombre correspondant au nombre minimal d’animaux qui permet d’obtenir une analyse statistiquement valable des résultats. Aussi, le suivi dans le temps des animaux permet de collecter plusieurs données ce qui réduit le nombre total d'animaux. Nous allons réutiliser un animal venant d’une autre étude pour le groupe contrôle, et réduire à n=3 le groupe expérimental afin de respecter au maximum la règle des 3R.

Raffinement

Les animaux seront hébergés ensemble, dans une structure spécialement agréée pour l’hébergement et l’utilisation des primates en recherche, disposant d’équipements et de protocoles adaptés au raffinement du milieu pour cette espèce (nourriture variée, « jouet », fond sonore, etc). Les deux premiers mois constitueront la phase d’habituation (manipulation par l’expérimentateur et évolution dans l’environnement de travail). Pour s'assurer au mieux du bien- être des animaux, leur état de santé sera évalué quotidiennement par le personnel compétent sur des critères comme la posture de l’animal, son activité, son interaction, sa nutrition, etc. Enfin, pour limiter le stress des animaux, des stratégies d'habituation sont mises en place pour qu'ils participent activement et volontairement aux différentes procédures. L’IRM et la chirurgie stéréotaxique seront réalisées après sédation et sur animal anesthésié. Différents paramètres vitaux sont surveillés tout au long de la chirurgie (fréquence cardiaque, fréquence respiratoire, saturation en oxygène, température par sonde intra-rectale). Toute anomalie ou souffrance évidente est signalée à l'expérimentateur et au responsable de projet qui décident avec le vétérinaire de la conduite à tenir en fonction des points limites généraux comme la perte de poids qui sera évaluée sur une période hebdomadaire et pratiquée sans contention. Selon le scorage de l’animal il recevra une surveillance accrue et les mesures nécessaires sont prises pour améliorer son bien-être. Des points limites spécifiques sont mis en place suite à l’injection de la neurotoxine : MPTP (obtention d’un modèle expérimental de la MP modéré à sévère). L’akinésie sera surveillée et l’animal sera alimenté avec un supplément nutritionnel riche en calories 2 fois/jour, pendant 7j. L'utilisation de matelas souples/changements fréquents de position seront effectués pour prévenir les escarres à titre préventif. Le traitement L-DOPA sera proposé pour soulager l’akinésie. Les dyskinésies seront aussi scorées pour adapter le traitement L-Dopa.

Choix des espèces

Dans le cadre de cette étude, l’utilisation du modèle animal et plus particulièrement le primate non-humain (espèce Macacca Mulatta) reste indispensable. C’est le modèle animal de choix pour étudier les comportements moteurs impactés par la maladie de Parkinson. De plus, le PNH, du fait de sa proximité avec l’Homme à la fois sur le plan anatomique cérébrale et comportemental, permet de facilement transposer les résultats à l’Homme. Les animaux utilisés seront âgés de plus de 4 ans, car on peut considérer que le développement du système nerveux central a atteint sa pleine maturité à cet âge. Ce paramètre est important à respecter puisqu’il nous permettra de comparer plus aisément les résultats obtenus chez ces animaux avec les caractéristiques observés chez l’homme à l’âge adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 447
Souffrances
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447 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Génétiquement modifiées pour perdre une protéine de la chromatine, elles reçoivent cinq injections, un tatouage des phalanges et une biopsie de l'oreille, puis sont suivies jusqu'à un vieillissement musculaire prématuré attendu vers quatorze mois. Le porteur indique une perte progressive de masse et de poids, la mise à mort étant déclenchée au point limite de 25 % de perte de poids, avant le prélèvement des muscles et organes. Il qualifie le modèle murin d'indispensable et renvoie les retombées thérapeutiques au 'plus long terme'.

Objectifs

Au cours du vieillissement, la perte progressive de la masse musculaire squelettique est référencée sous le terme sarcopénie, laquelle est également associée à des troubles cardiovasculaires, métaboliques et cognitifs. L’ensemble se traduit par une incapacité du muscle à fonctionner, entrainant au niveau moléculaire une dérégulation de l’expression génique et de l’organisation de la chromatine. Certaines protéines, une fois incorporées dans l’ADN, peuvent changer à la fois la structure et les propriétés fonctionnelles de la chromatine. Nous nous intéressons à l’une d’entre elle. Cependant, son rôle fonctionnel et physiologique au cours de la vie post-natale reste très peu décrit. Ce projet, à travers la génération d’un nouveau modèle murin, a pour but de mieux comprendre les mécanismes moléculaires de la protéine à la fois au niveau de la cellule et du tissu musculaire, et d’évaluer l’impact d’une dérégulation musculaire au niveau de l’organisme entier. Pour l’ensemble de ce projet un maximum de 447 souris seront nécessaire. L’étude de ce modèle offrira la possibilité d’aborder les aspects encore peu explorés de la biochimie, de la biologie cellulaire et des aspects de la biologie de la chromatine au cours de la vie postnatale saine et pathologique. Il permettra également de déterminer de nouveaux marqueurs de veillissement prématuré, et plus largement d’évaluer l’impact du muscle sur les autres organes pour faire la relation avec des troubles cardiovasculaires, métaboliques et cognitifs fréquemment retrouvés chez l’homme pour à plus long terme envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Ce modèle offrira la possibilité d’aborder les aspects encore peu explorés de la biochimie, de la biologie cellulaire et les aspects de la biologie de la chromatine au cours de la vie postnatale saine et pathologique. Il permettra également de déterminer de nouveaux marqueurs de veillissement prématuré, et plus largement d’évaluer l’impact du muscle sur les autres organes pour faire la relation avec des troubles cardiovasculaires, métaboliques et cognitifs fréquemment retrouvés chez l’homme pour à plus long terme envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Procédures

Les animaux seront identifiés par tatouage des phalanges entre 10 et 12 jours après la naissance. Parallèlement, une petite biopsie d’oreille (=1mm) sera réalisée le même jour pour pouvoir effectuer le génotypage. Le temps du geste par animaux et < 1min. Tous les animaux recevront 5 injections consécutives à l’âge de 10 semaines environ, espacées de 24heures. Les animaux seront vigiles lors des injections qui ne durent que quelques secondes et sont réalisées par des personnels expérimentés.

Impact sur les animaux

La perte de notre protéine d’intérêt ne devrait pas générer d’effet indésirable avant plusieurs mois. D’après la littérature nous nous attendons à un phénotype de vieillissement prématuré du muscle squelettique dont nous estimons que le phénotype commencera à apparaître vers l’age de 14 mois. Les effets attendus sont une perte lente et progressive de la masse musculaire qui entrainera petit à petit une perte de poids et qui pourra très progressivement emmener à un éventuel changement dans la démarche des souris. D’après notre expérience sur d’autres modèles de vieillissement prématurés nous ne nous attendons pas à avoir des signes de stress, de souffrance ou de comportement anormal en dessous d’une perte de poids 25%. Cependant une surveillance sera mise en place et adaptée tout au long du protocole afin de détecter tout signe de souffrance qui entrerait alors dans un point limite. Les injections régulières sur 5 jours et sur 24h peuvent induire une douleur transitoire au point injection.

Devenir

Mise à mort afin de collecter les muscles et les organes pour des analyses biochimiques, histologiques et métabolomiques approfondies

Remplacement

Des cellules ont été isolées et immortalisées à partir des animaux transgéniques afin de réaliser des expériences sur lignées cellulaires quand cela est possible. Cependant, les modèles in-vitro ne permettent pas une étude au-delà de quelques jours ce qui n’est donc pas suffisant pour observer certains phénotypes, mécanismes ou encore l’effet de certains traitements. D’autre part, le modèle murin reste l’unique moyen pour étudier fonctionnellement le muscle dans son entité au cours du vieillissement et pour évaluer l’impact des défauts musculaires dans la communication au niveau de l’organisme entier.

Réduction

Nous utiliserons le nombre d’animaux minimal mais suffisant pour permettre d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. Le maximum de données pouvant être généré à partir d’un même groupe d’animaux sera recherché. Des conseils auprès de collaborateurs expérimentés et une consultation approfondie de la littérature permettent d'optimiser les expériences et réduire la variabilité donc le nombre d'animaux nécessaires à l'étude. Des effectifs de 10 animaux par groupe seront privilégiés. Des tests de comparaisons de moyennes ou de rang seront utilisés pour comparer deux groupes. Le personnel est formé à ces analyses. Les animaux seront traités par petite cohorte ce qui permettra si les résultats statistiques le permettent d’utiliser moins de souris. Dans la mesure du possible, les protocoles ont été réfléchi pour que les points de cinétiques correspondent d’une procédure à une autre ce qui permettra, si les résultats sont satisfaisant, d’utiliser les données pilotes afin de déduire des animaux sur d'autres groupes. Chaque animal sera exploité au maximum pour nos analyses en prélevant plusieurs types de muscles de même que d’autres organes pour de futures études à partir de la même souris. Ainsi l’ensemble des tissus collectés d’une même souris pourra être évalué par différentes techniques complémentaires et les tissus pourront également être réutilisés pour des analyses à postériori.

Raffinement

Une surveillance régulière et progressive des animaux sera réalisée par l’expérimentateur pour détecter les signes cliniques et ou physiques précurseurs d'un éventuel phénotype et collecter les tissus avant l'installation de signes de souffrance par la prise en compte des points limites. Les animaux seront pesés une fois par mois jusqu’à 11 mois, puis la fréquence sera augmentée jusqu’à détection d’un phénotype. Et enfin ils seront pesés 2 à 3 fois par semaine jusqu’à l’atteinte des points limites. En même temps que les pesées, une prise de température rectale sera mesurée et permettra de détecter de manière précoce et concomitante à la pesée toute altération de l’état général de la souris. Par ces deux paramètres les premiers signes d’un phénotype et d’un vieillissement pourront être détectés précocement et une observation et vigilance plus accrue des cagées concernées sera alors mise en place. Au cours de ces surveillances nous porterons également nos observations sur le comportement social et la capacité de la souris à se déplacer correctement. Des points limites suffisamment prédictifs seront mis en place pour éviter toute souffrance des animaux et au-delà desquels la procédure sera arrêtée. Les animaux seront alors mis à mort immédiatement en cas de signes de souffrance et leurs tissus collectés. Les animaux seront toujours à plusieurs par cagée afin de maintenir l’aspect social et chaque cage sera dotée d’un environnement enrichi. Si toutefois des souris devaient se retrouver seule dans la cagée il est prévu d’apporter dans la cagée un enrichissement renforcé et adapté (ex : dôme en carton) pour veiller au bien-être de la souris.

Choix des espèces

Malgré des différences entre la symptomatologie chez les souris et les hommes, le modèle murin est extrêmement utile pour les études mécanistiques, physiopathologiques et la mise au point de traitements thérapeutique. Plus spécifiquement, le muscle, que ce soit en termes de structure, de fonctionnement et de pathologie est extrêmement proche de celui de l’Homme. Le modèle murin se révèle donc être un système idéal et indispensable pour étudier le rôle de gènes sur le plan moléculaire, cellulaire, tissulaire et fonctionnel au sein d’une entité. Pour répondre à notre problématique et évaluer le rôle fonctionnel et physiologique de notre protéine d’intérêt dans le muscle squeletique au cours de la vie adulte, l’invalidation du transgène sera réalisée à la fin de cette croissance post-natale vers 10 semaines environ. L’étude sera ensuite réalisée sur 3 stades d’age : des jeunes adultes agées de 4 à 6 mois, des ages médian de 12 à 14 mois et des stades agées de 28 mois. De tels stades sont nécessaires pour comprendre les dérégulations engendrées et déterminer de nouveaux marqueurs de veillissement et de pathologies associées, pour à plus long terme envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 300
Souffrances
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▲ 300
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Devenir
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 300

300 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules de cancer du sein triple-négatif humain leur sont injectées dans les tissus mammaires sous anesthésie, pour étudier le rôle du gène HLF dans l'infiltration des tumeurs par les cellules immunitaires. Le porteur annonce une douleur légère au réveil et une gêne liée à la croissance tumorale qu'il dit limitée, puis une mise à mort pour analyses post-mortem. Il affirme que seul 'un animal vivant, entier' permet d'étudier ces interactions et juge le recours à la souris 'indispensable', les applications thérapeutiques restant hypothétiques.

Objectifs

Le cancer du sein est devenu en 2020 le type de cancer le plus fréquent à l’échelle mondiale, avec plus de 2 millions de nouveaux cas diagnostiqués chez les femmes. Le cancer triple négatif (TNBC pour Triple-negative breast cancer) est l’une des formes les plus agressives et est associé à des rechutes plus précoces, plus fréquentes et à un mauvais pronostic vital. Il a été montré qu’un niveau élevé d’infiltrats lymphocytaires intra tumoraux après chimiothérapie chez les patients TNBC est corrélé à un excellent pronostic, suggérant que la surveillance immunitaire anti-tumorale joue un rôle crucial dans l’évolution des cancers TNBC. Grâce à des analyses bioinformatiques, nous avons identifié un gène dont l’expression pourrait inhiber l’attraction des cellules immunitaires dans les tumeurs et donc, potentiellement être utilisé comme cible thérapeutique dans le traitement de ce type de cancer. Nous avons supprimé ou diminué son expression et donc ses fonctions dans des lignées tumorales humaines TNBC. Des travaux réalisés in vitro nous ont confortés dans le rôle joué par notre gène d’intérêt dans l’infiltration des tumeurs par les cellules immunitaires et souhaitons maintenant déterminer son influence dans l'organisme. Pour se rapprocher du modèle humain, nous injecterons des cellules tumorales humaines TNBC parentales ou inactivées pour le gène étudié dans les lignées de souris immunodéficientes.

Bénéfices attendus

Ce projet transversal est issu d’observations cliniques indiquant que lorsque le gène HLF est surexprimé dans les cellules tumorales de patientes souffrant de cancer de type TNBC, une inhibition de la réponse immunitaire, en particulier de l’activation d'un sous-type de globules blancs est observée et corrélée à un mauvais pronostic. Des études in vitro en cours nous suggèrent que ce gène est bien impliqué dans la régulation de mécanismes moléculaires et cellulaires associés à l’attraction et la fonction de ces cellules blanches. L’étude dans l'organisme de l’infiltration des tumeurs TNBC exprimant ou non HLF est indispensable afin de confirmer le rôle joué par ce gène dans la réponse immunitaire anti-tumorale au sein du microenvironnement et en particulier dans la régulation des fonctions des cellules impliquées dans la lutte anti-tumorale. Ces connaissances fondamentales sont également essentielles pour passer à la phase suivante de recherche plus translationnelle et de déterminer si le gène HLF pourrait constituer une cible pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour ce type de cancer très agressif de mauvais pronostic. Des inhibiteurs de ce gène identifiés par criblage à haut débit sont actuellement en cours de caractérisation in vitro au laboratoire.

Procédures

Injection de cellules tumorales au niveau des tissus mammaires après anesthésie générale: une fois par animal, durée 10 minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances seront liées aux injections: légère douleur au réveil après injection des cellules tumorales et à la gêne physique induite par la croissance des tumeurs: limitées car la taille des tumeurs sera très limitées. Ces tumeurs n'entraînent pas d'autres nuisances.

Devenir

Les souris seront euthanasiées pour analyses post-mortem sur tissus et organes.

Remplacement

Les modèles cellulaires alternatifs in vitro, in silico ou ex vivo ne permettent pas d’appréhender le comportement tumoral dans toute sa complexité, en particulier les interactions avec le microenvironnement ou encore la réponse aux traitements impliquant souvent différents systèmes au sein de l’organisme (système vasculaire, endocrine…), l’utilisation des modèles appliqués in vivo reste indispensable. Seul un animal vivant, entier, peut permettre d’étudier dans leur globalité le développement des tumeurs et leurs extensions éventuelles. Nous avons de solides résultats préliminaires in vitro qui suggèrent que notre gène d’intérêt joue un rôle important dans le recrutement et l’activation de certaines cellules blanches dans la lutte anti-tumorale dans les cancers du sein de type triple négatif. Il est indispensable pour notre projet de tester nos hypothèses in vivo dans un modèle de souris immunodéficientes greffées par des tumeurs humaines ayant conservé sa population de cellules blanches, ou dans un modèle murin humanisé pouvant être reconstitué avec des cellules humaines, et recevant des greffes de tumeurs humaines.

Réduction

Le nombre de souris par lot expérimental a été déterminé par calcul de puissance. Pour certaines expériences, une étape de sélection de lignées triple-négatif sauavges et déplétées pour le gène d'intérêt à étudier seront réalisées in vitro afin de réduire au maximum le nombre de souris. Les résultats obtenus seront exploités par des études statistiques.

Raffinement

Les animaux seront suivis quotidiennement pour observer leur comportement, et dès l'apparition d'un signe de douleur, les animaux recevront un triatement. Toutes les procédures sont réalisées sous anesthésie générale ou locale pour limiter la douleur et le stress des animaux. Les injections seront réalisées après anesthésie locale. Les animaux seront hébergés en groupe dès leur réveil et recevront nourriture et boisson ad libitum. Des point limites adaptés et des critères d'arrêt précoces de souffrance ont été définis et seront strictement appliqués. L'eau et la nourriture leurs sont proposés à volonté et lorsque les animaux présentent une faiblesse, un complément alimentaire adapté leur est proposé avec facilité d'accès.

Choix des espèces

Nous avons développé des lignées de cancer triple-négatif humaines inactivées ou non pour le gène d'intérêt qui seront injectées chez des souris immunodéficientes. Nous avons choisi l'espèce souris car ces souris immunodéficientes permettent d'étudier les tumeurs humaines sans rejet. Ces souris présentent également l’avantage d’avoir conservé la production des globules blancs sur lesquels nous avons centré notre projet. Le cancer étudié apparaissant chez les adultes, les animaux auront entre 7-15 semaines au début des procédures.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système immunitaire
Souris : 2100
Souffrances
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Devenir
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 2100

2100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une crème inflammatoire est appliquée chaque jour pendant onze jours pour induire un psoriasis, après tonte ou épilation, avec deux prélèvements sanguins, avant la mise à mort pour analyser peau, rate et ganglions. Le porteur précise qu'aucun analgésique ne sera administré car il fausserait la réponse immunitaire étudiée, alors que l'inflammation peut provoquer des plaques cutanées et, dans les cas les plus graves, une atteinte articulaire gênant les déplacements. Il décrit ces expériences comme des prestations réalisées pour des laboratoires privés et publics cherchant à valider des modèles génétiquement modifiés.

Objectifs

Les différents laboratoires privés et publics pour lesquels nous réalisons des prestations cherchent à connaître l’impact d’une inflammation cutanée sur le système immunitaire suite à la modification de gènes cibles. Les maladies inflammatoires de la peau telles que la dermatite atopique et le psoriasis touchent près de 3% de la population mondiale. Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique de la peau qui se manifeste par des plaques rouges présentant des squames. Il s'agit le plus souvent d'une maladie bénigne, mais il existe des formes sévères (environ 20% des cas), associées à une atteinte généralisée et/ou à des douleurs articulaires. Bien que la pathogenèse ne soit pas entièrement comprise, d'intenses recherches sont en cours pour explorer les mécanismes sous-jacents impliqués. L’objectif de ce projet est d’évaluer la réponse immunitaire après l’induction de psoriasis de souris contrôles ou d’animaux génétiquement modifiés. Le modèle de souris traité via une crème inflammatoire est l’un des modèles les plus largement utilisé pour étudier le psoriasis. Ainsi, nous utiliserons ce modèle et nous appliquerons localement de la crème inflammatoire sur la peau des souris au niveau du dos ou des oreilles afin d’induire une dermatite de type psoriasis pour évaluer la réponse immunitaire suite à la modification de gènes cibles.

Bénéfices attendus

Ce projet est mis en œuvre dans le cadre général de la validation de modèles animaux génétiquement modifiés pour des études précliniques in vivo. Il vise donc à évaluer de façon qualitative et quantitative la capacité d’un modèle murin à répondre à une inflammation cutanée.

Procédures

Pour induire une inflammation cutanée de type psoriasis, les souris seront soumises à plusieurs interventions : 1) La préparation de la peau par tonte d’une durée de 30 secondes en vigile ou par épilation d’une durée de 15 minutes par anesthésie générale gazeuse en fonction de la demande du partenaire. La préparation de la peau se fait qu’une seule fois au début de l’expérimentation. 2) L’application quotidienne de crème inflammatoire d’une durée de 3 minutes par anesthésie générale gazeuse, et ce, sur une période de 11 jours maximum. 3) Deux collectes de sang d’une durée de 30 secondes sur souris vigiles par voie submandibulaire à l’aide d’une lancette pour recueil du sérum. 4) Des pesées un jour sur deux d’une durée de 30 secondes, et ce, sur une période de 11 jours maximum. 5) A la fin de l’expérimentation les souris sont mises à mort pour l’analyse de la peau, la rate et les ganglions.

Impact sur les animaux

L’induction de psoriasis par application quotidienne de crème inflammatoire cause une inflammation localisée sur la peau des souris. Cette inflammation se reflète par des érythèmes (léger à très marqué) ainsi que des plaques cutanées, et ce, sur une durée de 11 jours maximum. Dans les cas les plus grave, une atteinte articulaire peut être observée pouvant causer des difficultés à se déplacer pour se nourrir et s’hydrater. Ces signes cliniques ne pourront être soulagés par la prise d’analgésique car nous étudions la réponse immunitaire et toute administration d’analgésique entrainerait un biais de la réponse cellulaire observée. Lors de l’expérimentation les animaux sont suivis quotidiennement et une grille de score et des points limites sont préalablement établis afin de réagir rapidement face aux premiers signes de souffrance chez la souris. L’ajout de Gel Diet / pâtée SAFE Energy et d’hydrogel pourront améliorer les conditions de vie des animaux. Les manipulations des souris pour la tonte, le recueil de sang ou pour l’application quotidienne de la crème inflammatoire peuvent générer du stress chez la souris mais sont indolores. Nous veillerons dans chacun de nos actes au respect du bien-être animal.

Devenir

Tous les animaux de l’étude seront mis à mort le jour de l’experience pour le prélèvement d’organes qui seront analysés pour la caractérisation du système immunitaire ou pour l’histologie.

Remplacement

Dans ce type de projet, aucune méthode substitutive ou alternative ne nous permettrait de nous placer dans des conditions physiologiques similaires. En effet, le modèle inflammatoire testé dans le cadre de cette demande doit être évalué à l’échelle de l’organisme entier, permettant ainsi la mise en place de toutes les boucles de régulation impliquées dans ce type de réponse.

Réduction

Des expériences antérieures ont permis de déterminer la « variabilité de la mesure » afin de pouvoir calculer par un test de puissance le nombre d’animaux nécessaires pour atteindre la significativité statistique selon la nature continue ou discontinue de la variable concernée. Le nombre utilisé pour ces expériences est de 6 animaux par génotype et par lot expérimental afin d’avoir des données statistiques robustes et de limiter le nombre d’expérience.

Raffinement

Les animaux en expérimentation sont hébergés en zone d’expérimentation, en groupe de 5 individus maximum par cage et de même sexe. L’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Dans chaque cage, le milieu est enrichi par l’ajout de deux éléments : - une maison en carton pour leur procurer un abri, - un bâtonnet de papier que les souris pourront grignoter afin de se confectionner un nid. Les lots expérimentaux seront établis avant le début de l’expérimentation et une période d’acclimatation d’une semaine sera respectée. Dans ce projet nous étudions le système immunitaire, toute administration d’analgésique entrainerait un biais de la réponse cellulaire observée. Ainsi, nous ne pouvons pas utiliser d’analgésique.

Choix des espèces

Mammifères dont 99% des gènes sont orthologues à l’homme, animal de petite taille et à reproduction rapide et bonne connaissance anatomique, physiologique et biologique de ce modèle. La physiopathologie de la souris est suffisamment proche de celle de l’homme pour que son étude soit riche d’enseignements permettant d’accroître nos connaissances sur le fonctionnement du système immunitaire des 2 espèces, avec des applications cliniques potentielles pour l’homme. Souris adultes uniquement, à partir de 8 semaines pour une analyse du système immunitaire mature. L’étude d’un système immunitaire en développement ou vieillissant ne fait pas l’objet de ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 810
Souffrances
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▲ 720
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Devenir
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 810

810 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Pour modéliser la dépression, elles subissent un isolement social, des défaites sociales répétées, un traitement à la corticostérone dans l'eau de boisson, des prélèvements sanguins et, pour certaines, une chirurgie intracérébrale avec trépanation du crâne. Le porteur mentionne des tâches comportementales sans les détailler et reconnaît que la chirurgie et l'isolement représentent un stress modéré. Il affirme que l'usage de souris est 'indispensable' et reste 'le seul recours' pour comprendre la dépression, les bénéfices pour les patients étant renvoyés à la découverte future de traitements.

Objectifs

Les patients déprimés présentent des problèmes cognitifs. Bien que des traitements antidépresseurs existent, 30 % des patients ne répondent pas aux traitements. De plus, parmi les patients qui répondent, 50% rechute dans la dépression. Or, les problèmes cognitifs sont souvent les plus résistants aux traitements antidépresseurs et facilitent souvent les rechutes. Ainsi, l’objectif global de ce projet est de déterminer comment les problèmes cognitifs dans la dépression participent à la maladie et à la réponse aux traitements.

Bénéfices attendus

Ces expériences permettront de mieux détecter la dépression, choisir le meilleur traitement pour le patient et suivre l’évolution de la maladie pendant le traitement. Elles permettront aussi de découvrir de nouveaux traitements pour les patients ne répondant pas aux traitements actuels.

Procédures

Dans ce projet, une minorité de souris mâles seront isolées pendant 3 semaines pour les rendre territoriaux mais seront remises avec une autre souris à travers une paroi trouée permettant des interactions sociales limitées pour prévenir les combats. La majorité des souris mâles non isolées seront soumis pendant 6 à 10 semaines à des tâches comportementales. Parmi ces souris, certaines souris seront hébergées par pair à travers une paroi trouée pendant 2 semaines, d’autres seront soumises au stress de défaites sociales pendant 2 semaines et d’autres encore seront en groupes et auront à boire un excipient dans l’eau de boisson dépourvu d’effet sur le systéme de stress pendant 8 semaines. Le reste des souris seront soumises à un traitements par l’hormone du stress (corticostérone) dans l’eau de boisson pendant 8 semaines. Parmi celles-ci, certaines ne seront exposées à aucune autre procédure et d’autres souris seront soumises à différents traitements antidépresseurs et à 3 prélèvements sanguin chacun espacé de 4 semaines. Enfin le reste des souris auront subit avant entrainement et traitements à la corticostérone et aux différents antidépresseurs, des chirurgies sous anesthésie gazeuse en début de procédure sans conséquence sur le bien-être de l’animal pour surveiller ou manipuler ponctuellement l’activité du cerveau au cours des procédures.

Impact sur les animaux

Les tests comportementaux n'impliquent aucune douleur mais les animaux seront en restriction alimentaire légère pour les motiver à travailler pour une récompense ce qui peut induire un sentiment de faim temporaire, ce qui représente une nuisance légère. Pour soigner la dépression, les traitements antidépresseurs sont utilisés à des doses thérapeutiques faibles qui ont peu d’effets secondaires et pour certains d’entre eux ils nécessitent une contention pour leur injection. De plus, les prélèvements sanguins sur animal vigil chez certaines souris du projet sont suffisamment faibles et espacés pour laisser largement aux animaux le temps de récupérer de chacun des prélèvements mais représentent une douleur légère et nécessitent une contention pouvant constituer un stress léger. De plus pour induire la dépression, les épisodes de défaites sociales sont assez courts pour éviter des attaques sévères mais représentent néanmoins un stress léger. Par contre, pour les nuisances modérées, nous utiliserons pour induire un état de type dépressif, un traitement pharmacologique, très peu invasif (corticostérone dans l'eau de boisson) mais produisant un effet clinique avéré sur les symptômes dépressifs. De plus, bien que le cerveau soit dépourvu de fibres sensibles à la douleur, la chirurgie pour les implantations intracérébrales est invasive. En effet la mise à nu des os du crâne pour le repérage des coordonnées et leur trépanation est source de douleur et sera corrigée par des soins analgésiques pendant et après chirurgie. Après récupération, les conséquences de la chirurgie ne suscitent aucune douleur, souffrance ou angoisse intense ou modérée et persistante et un trouble persistant de l'état général de l'animal. Enfin l’isolement social de certaines souris, limité à 3 semaines représente un stress modéré chez la souris qui est une espèce sociale.

Devenir

La majorité des souris seront euthanasiées en fin d'expérience pour collecter et analyser ultérieurement leur cerveau.

Remplacement

L'utilisation de souris est indispensable pour ce projet. Le modèle animal reste le seul recours pour comprendre les mécanismes neuronaux intégrés tels que ceux sous tendant les altérations émotionnelles, cognitives et décisionnelles dans la dépression et dont l'activité ne peut être modélisés à ce jour.

Réduction

Le nombre d’animaux pour chaque expérience a été choisi de manière à concilier la réduction du nombre d’animaux utilisés, tout en conservant un pouvoir statistique suffisant pour une interprétation raisonnable des expériences. Pour les premières études comportementales nous chercherons les relations dans un même groupe entre les différents types de comportements. Le reste des études comportementales utilisera un nombre plus faible d'animaux pour déterminer le rôle de différentes régions du cerveau dans le comportement. Ce nombre a été calculé par des techniques statistiques pour détecter des différences significatives entre groupes d’animaux avec une sensibilité suffisante. Nous utiliserons une approche statistique d'analyse de variance pour mesures répétées (ANOVA) suivie par des tests post-hoc adéquats. Les seuils de significativité seront fixés à *p

Raffinement

Nous avons choisi des conditions expérimentales appropriées pour réduire la douleur, la souffrance, l’angoisse ou les dommages durables que pourraient ressentir les animaux : - La plupart des animaux seront hébergés par groupe. Dans un protocole, des animaux seront isolés pour les besoins de l’expérience pendant une période limitées mais seront hébergés de nouveau avec un congénère à travers des parois trouées pour prévenir les comportements agressifs. - Les animaux seront observés quotidiennement par les membres qualifiés de l’animalerie et les responsables du projet afin de ne pas méconnaître les points limites. - Les tests comportementaux utilisent la récompense alimentaire pour réduire le stress des animaux. - la plupart des traitements utilisent des procédures non invasives dans l’eau de boisson et les animaux seront progressivement habitué à la manipulation avant les injections intrapéritonéales. - Les prélèvements de faible volume de sang seront espacés pour permettre aux animaux de récupérer de leurs effets. - Les mesures de poids des animaux seront couplés aux mesures comportementales afin de limiter le stress des animaux. - Une anesthésie générale par voie respiratoire couplé à une anesthésie locale et une analgésie pendant et aprés chirurgie seront utilisées pour l’implantation dans le cerveau d’appareil peu incommodant.

Choix des espèces

Les souris sont utilisées dans ce projet de par leurs capacités émotionnelles, cognitives et décisionnelles et de par les homologies avec l'Humain d’un point vue anatomique et fonctionnelle du cerveau, des types de cellules cérébrales et des processus moléculaires sous-jacents, ces homologies résultant d'une forte conservation au cours de l'évolution dans la classe des mammifères. Le modèle murin représente ainsi un outil précieux couramment utilisé pour comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires et développer de nouvelles stratégies pharmacologiques de traitement contre les altérations émotionnelles, cognitives et décisionnelles. Nous utiliserons des souris jeunes adultes de 8 à 20 semaines d’âge afin de modéliser au mieux les altérations cognitives dans la dépression chez les patient. En effet la prévalence de la dépression est la plus élevée dans la catégorie des 15-44 ans.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 420
Souffrances
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▲ 420
Devenir
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 420

420 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Issues d'une lignée génétiquement modifiée (KI-L178A), elles subissent un modèle d'inflammation systémique ou centrale, un modèle de sclérose en plaques, puis un examen par IRM sous anesthésie, avant d'être tuées pour prélever leurs tissus cérébraux. Le porteur indique des pertes de poids, des douleurs post-opératoires et des déficits fonctionnels possibles, sans détailler de test comportemental. Il affirme que ces procédures ont un caractère de 'stricte nécessité' et ne peuvent être remplacées par des méthodes sans animaux, l'étude devant selon lui porter sur des modèles in vivo.

Objectifs

Le tPA est une sérine protéase principalement connue pour être synthétisée par les cellules endothéliales, puis libérée dans la circulation sanguine pour intervenir dans la fibrinolyse grâce à sa capacité à activer le plasminogène en plasmine. Ces propriétés font que le tPA est utilisé comme traitement pharmacologique de la phase aigüe des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ischémiques. Le tPA est également considéré comme un neuromodulateur au sein du système nerveux central (SNC). Il est produit par les neurones, les cellules gliales. Il est impliqué dans de nombreux processus physiologiques dont le développement cérébral, la plasticité synaptique, ainsi que dans des processus d’apprentissage et de mémoire. Grâce à ses différents domaines, le tPA interagit avec différents récepteurs tels que les récepteurs N-methyl-D-aspartate (NMDAR). Cette interaction (tPA/NMDAR) est impliquée dans certains processus physiologiques tels que la plasticité synaptique, la corticogenèse et pathologiques (AVC, sclérose en plaques/SEP, inflammation). Afin de mieux comprendre le rôle spécifique de cette interaction et de pouvoir élucider les mécanismes moléculaires et cellulaires sous-jacents à celle-ci, nous avons généré, avec la clinique de la souris une nouvelle souche de souris. La spécificité de cette nouvelle souche est une mutation entrainant le blocage de l’interaction du tPA avec les NMDAR. Ainsi, dans ce projet, nous allons caractériser phénotypiquement ces souris et leurs contrôles en conditions inflammatoires (inflammation centrale, périphérique et modèles auto-immuns).

Bénéfices attendus

D’un point de vue scientifique, cette étude va nous permettre d’acquérir des données fondamentales mais aussi translationnelles ou appliquées menées pour différentes pathologies où cette interaction joue un rôle (SEP et processus inflammatoires). Les procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, l’étude phénotypique de cette interaction doit s’effectuer sur des modèles in vivo. De plus, les méthodes in vitro de ce projet seront réalisées en parallèle afin de réduire le nombre d’animaux et pour mieux caractériser cette interaction entre le tPA et les NMDAR.

Procédures

Un premier lot d’animaux seront soumis à un modèle d’inflammation systémique, (n=160, durée de la procédure :20 secondes) ou centrale, (n=160, durée de la procédure :30 minutes). 24 heures après, chaque animal fera l'objet d’un examen par Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) (n=320, durée de la procédure :30 minutes). Un second lot d’animaux seront soumis à un modèle de sclérose en plaques (EAE-MOG ; n=100, durée de la procédure : 20 secondes).

Impact sur les animaux

L’hébergement des animaux s’effectue au moins 7 jours avant le début des procédures pour leur habituation et la gestion de leur stress. Les nuisances et effets indésirables étant susceptibles d’apparaître chez les animaux seraient : Pour l’ensemble des procédures : une perte de poids, des douleurs post-opératoires, du stress, des déficits fonctionnels. Tous les animaux auront un suivi attentif et régulier par l’expérimentateur et le personnel animalier qualifié (prise journalière du poids des animaux, observation des animaux dans la cage en s’assurant de leur bien-être (Mouse Grimace Scale, prise alimentaire et boisson).

Devenir

L'ensemble des animaux utilisés dans ce projet feront l'objet d'une mise à mort à la fin de chaque procédure afin de générer des tissus permettant des observations histologiques ou par quantification du traceurs injectés de l'intégrité anatomique et vasculaire du SNC.

Remplacement

Les procédures expérimentales pour réaliser ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soin et les méthodes utilisées sont les plus appropriées pour respecter le bien-être de l’animal. Le projet est justifié d’un point de vue scientifique car il permettra des recherches fondamentales, translationnelles et/ou appliquées pour le diagnostic et le traitement de différentes pathologies humaines (SEP, inflammation).

Réduction

Notre projet ne nous permet pas d’utiliser d'autres moyens que l’expérimentation animale. Avant de procéder à une telle étude, nous nous sommes assurés d’utiliser le nombre minimal d’animaux adéquat pour atteindre le résultat souhaité. Ainsi, les procédures expérimentales décrites dans ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d’autres méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants et susceptibles d’apporter le même niveau d’information disponible. Dans chaque phase du projet, le nombre minimum d’animaux a été défini à partir de nos données sur chaque modèle, de nos expériences précédentes et des données disponibles dans la littérature.

Raffinement

Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 7j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en œuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les souris seront pesées et acclimatées pendant une heure dans la pièce expérimentale. Un suivi strict et rapproché des animaux, une évaluation de la douleur, une couverture analgésique suffisante en période pré et post opératoire, un accès facilité à la nourriture seront mis en place. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est l’espèce animale la plus étudiée dans le domaine du neurodéveloppement, les AVC, les modèles de SEP et les techniques employées sont bien connues. L’anatomie du SNC murin et la physiologie de la souris sont également bien connues et sont proches de celles de l’Homme, ce qui fait des modèles utilisés dans ce projet des approches expérimentales fiables. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour cette étude. Les expériences envisagées nécessitent l’utilisation d’animaux transgéniques, les souris KI-L178A déficientes pour le site d’interaction du tPA sur la sous-unité GluN1 du NMDAR. Ce modèle transgénique ne peut être réalisé que chez la souris (Mus musculus). Qui plus est, il n’existe pas de modèle fiable utilisant des vertébrés moins sensibles ou des invertébrés, compte tenu de leur anatomie et de leur physiologie très différentes de l’Homme. Concernant l’ensemble des procédures, seuls des animaux adultes âgés de 6 à 8 semaines correspondant à un stade jeune adulte seront nécessaires. Ce stade est classiquement utilisé dans la littérature pour l'étude de pathologies (AVC, sclérose en plaques/SEP) et notamment en conditions inflammatoires (inflammation centrale, périphérique et modèles auto-immuns).

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 2766
Souffrances
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▲ -
▲ 2766
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Devenir
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 2766

2 766 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des gavages, des injections sous anesthésie, jusqu'à une trentaine de prélèvements sanguins et une irradiation, pour étudier le rôle d'une protéine, TET2, dans le développement de lymphomes B. Le porteur indique qu'un tiers des souris dont ce gène est inactivé développe une maladie proche d'une leucémie, qu'il décrit comme asymptomatique. Il reconnaît mener des approches in vitro en parallèle mais conclut que le recours à l'animal reste "indispensable" pour tenir compte du micro-environnement et du système immunitaire.

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont de déterminer le rôle de la déficience en une protéine impliquée dans les hémopathies malignes chez l'Homme (TET2) dans la production de lymphocytes à l'origine des anticoprs et en particulier dans les lymphomes de type B. Nous avons montré, avec d'autres, que la déficience en Tet2 murine affecte la maturation terminale des lymphocytes B, en altérant leur différenciation . Ce blocage de la différenciation est associé à plusieurs caractéristiques des lymphomes B, en particulier ceux présentant des mutations inactivatrices de TET2. Le but de ce projet est donc de mieux comprendre le rôle de TET2 dans la maturation lymphoïde B, lors de la réponse immunitaire adaptative, ainsi que les mécanismes à l'origine du développemment des lymphomes B chez l'homme.

Bénéfices attendus

Le projet a pour but de mieux comprendre le rôle de TET2 dans la maturation lymphoïde B lors de la réponse immunitaire adaptative ainsi que les mécanismes à l'origine du développement des lymphomes B chez l'Homme. Il pourra y avoir des applications sur la prise en charge des patients porteurs de ces tumeurs, par une meilleure compréhension de la maladie et l'identification éventuelle de cibles thérapeutiques

Procédures

Gavages : nombre= 3, durée = 30 secondes. Injections (une à trois) :durée 5 minutes sous anesthésie générale. Prélèvements de sang :1 à 30 : durée 5 minute sous anesthésie générale. Irradiation (non léthale) à dose moyenne: durée 10 minutes.

Impact sur les animaux

Les interventions sur les animaux (gavages, injections, irradiations et prélèvements de sang) induiront des nuisances temporaires et transitoires de type douleur légère. L’inactivation de Tet2 n’entraîne pas de conséquence notable avant 6-9 mois. Lorsque Tet2 est absent dans les cellules souches, une fraction (1/3) des souris développe alors une maladie de type leucémie myélomonocytaire chronique asymptomatique. Quand Tet2 est inactivé spécifiquement au cours de la différenciation lymphoïde B, la même fraction des souris montre une accumulation de lymphocytes B1a, sans aucun symptôme associé.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à l'issue des procédure pour analyses sur tissus et organes post-mortem.

Remplacement

Nous utilisons en parallèle des approches in vitro, qui permettent de reproduire une partie de la maturation lymphoïde B. il s'agit de stimulation des lymphocytes B naïfs triés à partir de suspension cellulaires de rate, par diverses molécules pour mimer la maturation T-indépendante, CD40L + IL4 pour mimer la maturation T-dépendante des lymphocytes B. nous avons aussi développé une approche plus complexe, qui s'approche un peu plus des conditions in vivo, sur des cellules certains gènes en présence d'une cytokine. ces approches permettent d'obtenir beaucoup de cellules pour certaines analyses biochimiques, donc de réduire les analyses in vivo, qui restent néanmoins indispensables. L'utilisation de modèles animaux dans ce projet est en effet indispensable car il est important de pouvoir prendre en compte l’ensemble des interaction des cellules mutées (et tumorales) avec l’organisme, du micro-environnement au système immunitaire complet. Ces aspects ne peuvent pas être reproduit in vitro.

Réduction

Nous limiterons le nombre d’animaux utilisés et nous privilégierons toute étude in vitro sur modèles cellulaires établis, ou sur cellules primaires de patients, nous permettant de valider nos hypothèses de travail. Le nombre d'aimaux nécessaire et suffisant a été déterminé par calcul de puissance. Les résultats seront analysées par des méthodes statistiques.

Raffinement

Les animaux seront suivis quotidiennement pour examen clinique, et dès l'apparition d'un signe de contrainte ou de douleur, les animaux recevront un traitement ou des mesures palliatives. Toutes les procédures sont réalisées sous anesthésie générale ou locale pour limiter la douleur et le stress des animaux. Les injections seront réalisées après anesthésie locale. Les animaux seront hébergés en groupe dès leur réveil et recevront nourriture et boisson ad libitum. Des point limites adaptés et des critères d'arrêt précoces de souffrance ont été définis et seront strictement appliqués. L'eau et la nourriture leurs sont proposés à volonté et lorsque les animaux présentent une faiblesse, un aliment adapté leur est proposé avec facilité d'accès.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est l’animal vertébré le plus adapté et utilisé dans la recherche translationnelle sur les cancers et les tests de toxicité, aussi bien qu'en recherche fondamentale. Cela se traduit par un accès à une quantité importante de publications scientifiques et de techniques détaillées essentielles à nos études. Des animaux adultes seront utilisés au vu des pathologies concernées.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Équidés : 20
Souffrances
▲ -
▲ 20
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▲ -
Devenir
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 20
 -

20 chevaux vont être utilisés, maintenus en vie à l'issue et gardés dans le troupeau de l'établissement, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque cheval subit deux prises de sang d'au plus cinquante millilitres au cours d'une année, avec pour seule nuisance déclarée le stress de la contention et une douleur brève au point de piqûre. Ces prélèvements servent à constituer une banque d'échantillons de référence pour le contrôle antidopage des chevaux de course et de sport. Le porteur qualifie d'"indispensable" le fait de disposer d'échantillons de chevaux sains non traités, sans alternative non animale.

Objectifs

Depuis plusieurs années, le développement de méthodes de détection de transgènes pour faire face à la menace du dopage génétique chez le cheval est en plein essor. Ces méthodes sont basées sur la détection de transgènes dans le sang par technique de Réaction de Polymérase en Chaine (PCR). La partie détection PCR de plusieurs transgènes a été mise au point à partir de solutions de plasmides recombinants contenant ces transgènes. La partie préparation d’échantillons a été testée sur des échantillons provenant d’un nombre limité de chevaux. L’objectif de ce projet est d’étendre cette étude à un plus grand nombre d’échantillons afin d’en accroitre la diversité et d’évaluer à la fois l’impact d’une possible variabilité inter-individuelle (possibles interférences liées à des fonds génétiques différents) ainsi que celui d’un type de dispositif de prélèvement (possibles effets matrices liés au dispositif de prélèvement) sur les capacités de détection des transgènes appliquée au contrôle antidopage. Il est donc indispensable de disposer de matrices biologiques (sang et plasma) prélevées à partir de différents chevaux connus non traités en nombre suffisant afin de constituer une banque d’échantillons biologiques de référence.

Bénéfices attendus

Il est indispensable de disposer d’échantillons de chevaux sains non traités pour disposer d’échantillons de référence et les caractériser.

Procédures

Deux prélèvements de sang (1 minute) par cheval en tout seront réalisés pour toute la durée du projet d’un an. Une à deux semaines séparera les deux prélèvements. Chacun des deux prélèvements ne dépassera pas 50 mL.

Impact sur les animaux

Les nuisances sont légères : un stress peut être induit par la contention ainsi qu’une douleur légère et brève au point de piqûre. Pour la totalité du projet, deux prélèvements de sang sont prévus. Chacun des deux prélèvements ne dépassera pas 50 mL. Les deux prélèvements sont séparés d’une ou deux semaines. Les prélèvements sont réalisés par du personnel expérimenté.

Devenir

Tous les animaux sont maintenus en vie à l’issue de la procédure et resteront au sein du troupeau expérimental de l'établissement utilisateur.

Remplacement

Pour mener à bien ce projet comme expliqué dans les objectifs du projet, il est indispensable de disposer de prélèvements équins collectés chez des chevaux sains non traités. Il n'existe pas d'alternative non animale.

Réduction

Le nombre d’animaux sélectionnées est le nombre minimum pour pouvoir réaliser une étude de population. Le nombre total d’animaux (chevaux mâles, hongres et femelles) sera environ de 40. En effet, cette étude est relative à un développement de méthode pour lequel nous avons besoin de répéter les essais sur un nombre d’échantillons négatifs suffisants (échantillons de chevaux connus non traités). Dans un contexte réglementaire de laboratoire officiel en charge du Contrôle Antidopage des chevaux, nous avons par précaution choisi n = 20 hongres et mâles objet de cette saisine (et 20 pour femelles autre EU) ce qui est un minimum.

Raffinement

Les chevaux resteront dans leur environnement habituel où ils seront manipulés par leurs soigneurs habituels pour limiter leur stress au strict minimum. De même, seule une contention légère sera adoptée (tenue au licol) toujours par du personnel familier et qualifiés dans l’objectif de minimiser le stress des manipulations. Généralement, la prise de sang est une procédure bien toléré par les équidés. Néanmoins si un cheval montre des signes de détresse (secoue l’encolure au toucher, recule, tente de se cabrer, …) ou d’agressivité envers le manipulateur, celui-ci sera retiré de l’étude.

Choix des espèces

Le projet concerne le développement d’une méthode de détection dans des prélèvements équins. Il est donc indispensable de disposer de prélèvements équins. Des animaux représentatifs des chevaux testés lors du contrôle antidopage (chevaux de courses et chevaux de sport) seront utilisés. Les chevaux de course les plus jeunes ont 2-3 ans, les chevaux de sport les plus âgés ont plus de 15 ans.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 432
Souffrances
▲ -
▲ 144
▲ 288
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Devenir
 -
 -
 -
 432

432 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger à modéré. Elles reçoivent des injections de molécules pro-inflammatoires, subissent sept à huit prélèvements de sang par incision de la veine de la queue, puis une exsanguination par perfusion du cœur sous anesthésie profonde. L'objectif est de caractériser chez la souris une protéine impliquée dans une maladie rénale auto-immune humaine, après des travaux menés in vitro. Le porteur affirme que ces questions ne trouvent de réponse qu'en étudiant un organisme vivant entier, présentant la souris comme un "modèle de choix".

Objectifs

La glomérulonéphrite extramembraneuse est une maladie auto-immune rénale humaine aboutissant dans environ 30% des cas au recours à la greffe rénale. Dans la grande majorité des cas, la maladie est causée par l’apparition dans la circulation sanguine d’anticorps dirigés contre une protéine appelée PLA2R1. Chez l'Humain, cette protéine est présente dans différents organes (poumon, foie, rate, rein). Dans le rein humain, elle est à la surface des cellules responsables de la filtration du sang et de la formation de l'urine. Au cours de la maladie, les anticorps sanguins ciblant PLA2R1 vont se lier à lui et former des complexes s'accumulant au niveau du filtre rénal, entraînant un dysfonctionnement rénal majeur et le passage de protéines dans les urines. Une forme soluble circulante de PLA2R1 a été identifiée dans le sang chez l'Humain et chez la souris, mais son origine n'a pas été caractérisée. PLA2R1 peut être libéré de la membrane des cellules pour créer une forme soluble sanguine. Des conditions inflammatoires favorisent ce clivage. Désormais, il est nécessaire de valider et compléter cette découverte par des approches in vivo, sur la souris. les questions sont les suivantes : existe-t-il une forme soluble de PLA2R1 dans le sérum de souris saines ? Sa quantité augmente-t-elle en conditions inflammatoires ? Peut-on réduire pharmacologiquement la quantité de forme soluble ? Quelles sont les cellules à l’origine du PLA2R1 soluble circulant ? Pour y répondre, les expériences seront menées sur différents modèles de souris. La forme soluble de PLA2R1 et sa régulation pharmacologique seront étudiées dans des souris sauvages adultes mâles et femelles de différents fonds génétiques qui n’expriment pas PLA2R1 dans le rein mais l’expriment dans d’autres organes, et des souris qui expriment PLA2R1 humain au niveau rénal.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de vérifier la validité des résultats obtenus in vitro sur des modèles cellulaires indiquant que la forme soluble de PLA2R1 proviendrait du clivage de PLA2R1 par les protéases ADAM10 et 17. Il permettra d’obtenir des données complémentaires sur sa régulation et ainsi de vérifier sa relevance et son importance physiologique. Il permettra de caractériser in vivo la biologie et la régulation de la forme soluble circulante de PLA2R1. De plus, si la présence d'une forme soluble circulante de PLA2R1 a été observée dans le sérum humain et murin, aucune donnée ne permet d'en connaître l'origine cellulaire. Chez l'Humain, PLA2R1 est exprimé dans le poumon, la rate, le foie et le rein. Chez la souris, il est exprimé dans les mêmes organes, même si son expression cellulaire diffère dans le rein (l'expression est podocytaire chez l'Homme, mais pas chez la souris). Ce projet a pour but de déterminer l'origine tissulaire et cellulaire du PLA2R1 soluble circulant chez la souris. L’ensemble de ces données permettra donc une meilleure connaissance de la biologie de PLA2R1, en particulier sur l’origine et la régulation de sa forme soluble circulante. Pour l’Humain, ces données apporteront des éléments nouveaux pouvant conduire à des nouvelles pistes d’investigation notamment dans le cadre de la pathophysiologie de la GEM, où le rôle de la forme soluble de hPLA2R1, sa liaison aux anticorps anti-PLA2R1 et sa contribution éventuelle à la formation des complexes immuns sont encore totalement inconnus. Dans un contexte plus large, la forme soluble de PLA2R1 ayant été observée dans le sang de patients sains, ce projet permettra de mieux comprendre le rôle physiologique de cette forme de PLA2R1, en particulier dans le contexte de l’inflammation et de la clairance de certaines PLA2s ligands du récepteur.

Procédures

Les animaux subiront une injection ip unique pour 2 des procédures et 7 injections ip quotidiennes pour une des procédures. Les souris subiront ensuite 7 ou 8 prélèvements sanguins par incision de la veine caudal , sous anesthésie gazeuse à l'isoflurane. Chaque injection et prélèvement durera quelques secondes. Elless subiront ensuite une exsanguination par perfusion intracardiaque sous anesthésie profonde au cours de laquelle auront lieu les prélèvements correspondants aux temps 8h.

Impact sur les animaux

Les nuisances animales seront liées aux injections de molécules pro-inflammatoires qui provoqueront une réaction inflammatoire volontaire. En aigu, l’injection de LPS ou d’une cytokine pourra induire une légère modification de température corporelle transitoire, une perte d’activité locomotrice et d’appétit. L’autre nuisance sera le prélèvement répété de sang à la veine caudale.

Devenir

A l'issue des procédures, les animaux seront mis à mort et certains organes seront récupérés pour analyses histologiques.

Remplacement

Dans un premier temps, nous avons effectué une série d’expériences in vitro, sur des modèles cellulaires, qui nous ont permis de démontrer que la forme soluble de hPLA2R1 était obtenue par clivage protéolytique de la forme entière membranaire par les protéases ADAM10 et 17. Nous avons montré également que dans ces modèles le clivage pouvait être augmenté par le LPS ou certaines cytokines inflammatoires. Désormais, nous devons confirmer ces découvertes in vivo, chez la souris, chez qui une forme soluble circulante de mPLA2R1 a été observée, mais pas caractérisée ni sur le plan de sa biologie, ni sur le plan de son origine cellulaire et tissulaire qui reste totalement inconnue. Ces questions ne peuvent trouver de réponse qu’en étudiant la physiologie un organisme vivant entier et la souris est un modèle de choix.

Réduction

Nous utiliserons des mâles et des femelles qui seront randomisés dans les groupes d’étude, soit une perte minimale due au genre. Le nombre minimum d’animaux nécessaires dans chaque groupe a été calculé par un calcul de puissance statistique permettant de déterminer la taille d’effectif la plus juste en tenant compte des conditions expérimentales. Nous avons choisi une puissance de 80% correspondant au seuil généralement recommandé en biologie. Le seuil de significativité a été fixé à p< ou= = 0.05, ceci afin d’utiliser le moins d’animaux possibles tout en répondant à la question scientifique. Le calcul renvoie à des effectifs d’au moins 6 souris par groupe.

Raffinement

Le bien-être animal est une préoccupation majeure lors de la réalisation de nos expérimentations. Dans ce projet, nous veillerons à ce que l'hébergement des animaux leur permettent d'avoir un enrichissement (paille, bois et coton) suffisant et stimulant pour réaliser leur nid. Les animaux seront hébergés à 5 individus par cage dans un local à température contrôlée avec un cycle lumière/obscurité de 12H00. Les souris auront libre accès à l'eau et à la nourriture. Nous serons aussi particulièrement vigilants à l'apparition de tout signe évocateur d'une souffrance animale. Les animaux seront scorés sur différents critères selon les grilles de score établies pour chaque procédure. En fonction du score, des mesures correctives pourront être prises afin d'améliorer le bien être de l'animal, ou une mise à mort sera décidée en cas de souffrance irrémédiable. Les injections intrapéritonéales seront réalisées par un expérimentateur maîtrisant la technique, en prenant soin d’alterner chaque jour le site d’injection (cadran inférieur gauche et droit de l’abdomen). Les souris subiront une anesthésie gazeuse avant les prélèvements sanguins. Le volume de sang prélevé sera minimisé à chaque prélèvement, ce qui permettra d’effectuer les analyses biochimiques nécessaires sans trop nuire à l’animal. Chez la souris, l'incision de la veine caudale avec une lame tranchante est recommandée pour ce type de prélèvements répétés. C’est donc la méthode que nous avons choisie.

Choix des espèces

La souris est un modèle de choix pour caractériser la biologie de PLA2R1 car l'existence d'une forme soluble circulante a été rapportée chez la souris. De plus, nous avons au laboratoire une lignée de souris déficientes pour le gène de mPLA2R1, qui nous permettra à la fois de valider nos outils de détection et de mesure de la forme soluble circulante de mPLA2R1, mais aussi de mieux comprendre sa fonction, par comparaison avec les souris sauvages. Nous avons développé une nouvelle lignée de souris exprimant hPLA2R1 dans les podocytes, afin de palier à l'absence d'expression endogène de mPLA2R1 dans les glomérules rénaux. Cette souris, qui nous permet de développer un modèle murin de GEM, nous permettra également d'avoir une meilleure compréhension de l'origine cellulaire et tissulaire de la forme circulante de PLA2R1 et en particulier la contribution de PLA2R1 podocytaire. Nous utiliserons des souris adultes de 5 mois, car la forme soluble circulante de mPLA2R1 a été observée dans le sérum de souris adultes jeunes. Pour notre projet, nous ne nous intéressons pas aux stades précoces de la vie de l'individu, ni à aux stades très avancés, la GEM se manifestant chez l'Homain à l'âge adulte (autour de 50 ans). Les souris PLA2R1 KO sont viables sans anomalies manifestes. Ces souris sont plus résistantes aux effets toxiques du lipopolysaccharide que les témoins, suggérant un rôle pour ce gène dans la progression du choc endotoxique. Elles sont aussi plus susceptibles de développer différentes tumeurs avec l'âge, à partir de 12 mois. Nous utiliserons des souris plus jeunes afin d'éviter ce problème. Les souris Podo-hPLA2R1 que nous utiliserons ont été obtenues au laboratoire et expriment la forme humaine de PLA2R1 à la surface de certains podocytes. Aucune anomalie particulière n'a été observée chez ses animaux (non publié).