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Souris : 1440
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1 440 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un régime alimentaire censé reproduire une maladie du foie liée à l'obésité leur inflige, selon le porteur, une forte inflammation, une fibrose, une perte de poids sévère et des difficultés à s'alimenter et se déplacer, en plus d'injections, de prises de sang et d'un gavage. L'objectif est de valider in vivo le rôle d'une protéine dans les complications hépatiques de l'obésité. Le porteur affirme qu'aucune culture cellulaire ne reproduit les interactions entre foie, tissu adipeux et intestin, concluant que l'étude in vivo reste "indispensable".

Objectifs

L’obésité augmente le risque de développer un diabète de type 2, des maladies cardiovasculaires et s‘accompagne également de complications hépatiques. Ces complications sont fréquentes mais sous estimées en raison de leur évolution « silencieuse ». Ces altérations hépatiques vont d’un simple foie gras, avec ou sans inflammation, pouvant progresser jusqu’au cancer du foie. Malgré l'importance clinique de ces pathologies, aucun traitement pharmacologique efficace n’est actuellement disponible. La mise en place d’une inflammation chronique joue un rôle crucial dans le développement de ces maladies. Les cellules immunitaires sont impliquées dans les processus inflammatoires et ces cellules sont retrouvées, entre autres, dans des organes comme le tissu adipeux et l’intestin qui participent au développement des complications hépatiques. En particulier, dans ces maladies du foie, les fonctions de l’intestin sont dégradées et ceci contribue à l’activation des cellules immunitaires hépatiques. Notre objectif est comprendre comment ces cellules contribuent au développement des maladies du foie. Notre équipe de recherche s’intéresse à une protéine clef impliquée dans la régulation des fonctions des cellules immunitaires et dans la progression des maladies chroniques du foie. Par l’utilisation d’animaux génétiquement modifiés n’exprimant pas cette protéine au sein de certaines cellules immunitaires et soumis à un régime alimentaire favorisant l’apparition des complications hépatiques, nous serons en mesure de démontrer son rôle et d'observer les conséquences biologiques lors de sa suppression au cours des complications hépatiques. De manière complémentaire, nous utiliserons des souris pour lesquelles une population de cellule immunitaire d'intérêt a été éliminée à l'aide d'un composé biologique nous permettant d'apprécier son influence sur le développement de la maladie du foie.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider in vivo le rôle de notre protéine d'intérêt dans le contexte de complications hépatiques liées à l’obésité et d’autre part de décrypter les mécanismes physiopathologiques dans la mise en place et la progression des maladies chroniques du foie

Procédures

Les animaux seront soumis à deux prélèvements sanguins maximum. Ces prélèvements ne dureront pas plus d'une minute maximum. Des injections seront également effectuées pour étudier le rôle des cellules immunitaires.. Ces injections ne durent que quelques secondes et leur fréquence ne dépassera pas 7 injections au total sur 7 semaines d'expérimentation maximum. Une seule mise à jeun sera effectuée durant l'expérimentation d'une durée maximale de 4h ainsi qu'une seule administration orale de notre composé à l'aide d'une sonde gastrique.

Impact sur les animaux

Le présent projet comporte des contentions, injections intrapéritonéales et prises de sang à la queue qui sont des gestes induisant un léger inconfort ou une légère douleur chez les animaux. De plus, notre modèle alimentaire mimant la pathologie hépatique humaine conduit à une forte inflammation au niveau du foie ainsi que l'apparition d'une fibrose qui peuvent donc affecter l'état général de l'animal (perte de poids sévère, difficulté pour s'alimenter et se déplacer). Enfin, l'administration par voie orale de notre composé pour évaluer la perméabilité intestinale dans notre modèle peut aussi générer un stress chez l'animal.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure afin d'analyser la réponse immunitaire au sein des organes d'intérêt.

Remplacement

Pour répondre à l’exigence de remplacement, des études seront réalisées in vitro sur des lignées cellulaires immortalisées de nos cellules immunitaires d'intérêt. Ces lignées seront incubées en présence de lipides et de dérivés bactériens car ces composés permettent de mimer les mécanismes initiateurs responsables du développement des complications hépatiques in vivo au cours de l'obésité: afflux de lipides vers le foie provenant du dysfonctionnement du tissu adipeux et afflux de dérivés bactériens provenant du dysfonctionnement de l'intestin. Il est nécessaire de réaliser des études in vivo car les études in vitro ne permettent pas de reproduire les interactions complexes qui existent entre les différents organes et les différents types cellulaires présents dans un organe. En effet, comme retranscrit précédemment, les interactions "foie-tissu adipeux" et "foie-intestin" contribuent à la progression et au développement des complications hépatiques associées à l'obésité. De plus, comme tout organe le foie est composé d'une multitude de cellules (hépatocytes, cellules endothéliales, cholangiocytes, immunitaires...) et il est, à l'heure actuelle, impossible de reproduire toutes les interactions mutuelles entre ces différents types cellulaires in vitro.

Réduction

Ce projet utilise un nombre d'animaux minimum mais nécessaire pour réaliser des études statistiques pertinentes. Nous avons déterminé au travers de nos différents travaux publiés que le nombre adéquat d'animaux à intégrer par groupe doit être compris entre huit et dix. Ce nombre est communément admis et utilisé dans l'ensemble des études publiées dans le domaine du métabolisme. Nous choisirons dans cette demande un nombre fixe de dix animaux par groupe afin d'obtenir une puissance statistique suffisante. Les expériences seront reproduites une seconde fois pour confirmer la significativité statistique quand celle-ci est proche d'être atteinte lors du premier set d'expérience.

Raffinement

La mise en place de points limites précoces, prédictifs, adaptés (perte de poids, état général de la souris) et basés sur une observation détaillée des animaux au cours de l'expérimentation permettra de limiter la sévérité de celles-ci. Les souris seront hébergées selon les mesures réglementaires pour le raffinement : en groupe (6 souris par cage, ou 5 souris par cage si une des souris fait 30g ou plus) dans des cages enrichies (igloos, ouate, baguettes de bois à ronger). La surveillance quotidienne des animaux par les zootechniciens et nos surveillances régulières nous permettront d'identifier précocement tout signe de stress ou de souffrance afin d'appliquer les points limites.

Choix des espèces

La souris est une espèce très utilisée dans les études fondamentales et métaboliques. C’est une espèce facile à utiliser grâce à sa natalité importante. Notre expertise nous permet d’avoir des locaux d’hébergement et des conditions d’expérimentation appropriés à cette espèce. D’autre part, la similitude de son patrimoine génétique avec celui de l’Homme nous permet de pouvoir, dans la mesure du possible, extrapoler les résultats et en tirer des conclusions valables pour l’Homme. Les données in vivo de la littérature sont obtenues sur des souris et cette espèce permet d'obtenir suffisamment de tissu biologique d'intérêt pour réaliser des analyses protéiques, génomiques et histologiques. Aucune autre espèce ne peut donc être utilisée. Les souris seront mises sous le régime alimentaire favorisant l'apparition de la maladie du foie à partir de 20 semaines d’âge ou lorsque le poids des souris atteint 30g.

  • Recherche fondamentale
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Souris : 260
Souffrances
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 260

260 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules cancéreuses leur sont injectées dans la veine de la queue pour former des tumeurs dans les poumons, suivies de traitements, avant une mise à mort à treize ou dix-sept jours pour prélever les poumons. Le porteur indique que chaque poumon porte alors de cent à deux cents foyers tumoraux, qu'il affirme sans conséquence sur la vie des animaux au vu de son expérience. L'objectif est de confirmer in vivo une observation faite in vitro sur le recrutement de globules blancs, qu'il juge non transposable sans passer par l'animal entier.

Objectifs

NLRP3 est une protéine largement décrite pour ses fonctions dans l’inflammation, dans des globules blancs appelés myéloïdes. Nos données préliminaires obtenues d’autres globules blancs appelés lymphocytes, isolés de souris montrent que NLRP3 est présent dans ces cellules. En l’absence de NLRP3 ces globules blancs ont une activité anti-tumorale marquée contre différents types de tumeurs. L’absence de NLRP3 dans ces globules blancs semble impacter le recrutement de ces cellules au site tumoral. Grâce à des cellules isolées des tumeurs de souris déficientes pour NLRP3 nous avons pu observer une différence dans l’expression de certains récepteurs membranaires suspecter d’être impliqué dans le recrutement des globules blancs déficients pour NLRP3. Le récepteur appelé CXCR3 interagit avec 3 molécules ayant des effets différents. Différentes lignées tumorales sont capables de les produire. Nous avons validé in vitro la différence de recrutement. Au regard de ces résultats, nous souhaitons aujourd’hui valider ces observations in vivo. En effet, la complexité de la réponse immunitaire anti-tumorale est telle que les résultats obtenus in vitro ne sont pas suffisants pour affirmer que les mécanismes de recrutement des globules blancs identifiés in vitro sont transposables à un organisme entier et qu’ils pourraient servir de cible thérapeutique. Pour confirmer nos hypothèses in vivo, nous utiliserons des souris contrôles ou déficientes pour NLRP3 comme donneurs de globules blancs. Ces globules blancs seront injectés à des souris ayant de tumeurs au niveau pulmonaire. Ainsi, nous pourrons comparer le recrutement des globules blancs contrôles ou déficients pour NLRP3 dans des tumeurs.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont les suivants : - apporter des connaissances nouvelles concernant NLRP3. - évaluer si NLRP3 pourrait être une cible thérapeutique ou un complément à l’immunothérapie

Procédures

Les injections de cellules seront réalisées en intra veineux sur souris anesthésiées par isoflurane (2 par souris, chaque injection dure quelques secondes). Les traitements par chimiothérapies seront réalisés en intra péritonéal sur souris vigiles (4 par souris, chaque injection dure quelques secondes). La mise à mort sera réalisée sous anesthésie gazeuse à l’isoflurane.

Impact sur les animaux

Les tumeurs seront induites dans les poumons suite à une injection intra veineuse dans la veine caudale. Cet acte peut engendrer du stress chez l’animal car il doit être maintenu dans un système de contention. L’injection induit une douleur de faible intensité au site de l’injection. Les foyers tumoraux au niveau des poumons permettent d’obtenir des résultats plus clairs et de meilleure qualité. Les animaux seront mis à mort à J13 ou J17 post-injection des cellules tumorales. A ce stade, il y a entre 100 et 200 foyers tumoraux sur les poumons (d’environ 1mm de diamètre) et cela n’impacte pas la vie des animaux (nous avons plus de 10 ans d’expérience sur ces modèles).

Devenir

Les 260 souris seront toutes euthanasiées afin de prélever les poumons

Remplacement

Nous avons déjà réalisé un certain nombre d’expériences in vitro pour caractériser les différences entre les CD8 issus de souris C57Bl6 et les CD8 déficients pour NLRP3. Ceci nous a permis d’identifier des marqueurs d’intérêt et des phénomènes à explorer in vivo. Malheureusement, le recrutement au site tumoral et l’implication dans la réponse immunitaire antitumorale ne peuvent pas être appréhendés in vitro à l’heure actuelle car ce sont des mécanismes trop complexes qui font intervenir plusieurs acteurs cellulaires et moléculaires.

Réduction

Dans un souci de réduction et étant donné que nous voulons confirmer des résultats obtenus in vitro, les expériences ne seront réalisées que 2 fois avec 5 souris par groupes et par des personnes parfaitement formées aux gestes permettant d’optimiser la reproductibilité. De plus, chaque expérience sera accompagnée d’une analyse complète de l’infiltrat immunitaire afin de récolter un maximum d’informations sur les mêmes souris sans avoir besoin de recommencer les expériences (1 lobe pour l’analyse de l’infiltrat et 1 lobe pour les marquages). Enfin, un « go-no go » est appliqué à la fin de chaque phase du projet. En d’autre terme si les résultats de la phase n ne confirment pas l’hypothèse, la phase n+1 ne sera pas réalisée.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté et enrichi. Ils seront suivis 3 fois par semaine pendant toute la durée de l’étude (la fréquence de surveillance sera bien entendu augmentée en cas d’observation de signes cliniques anormaux). Des critères d’interruption de l’étude ont été mis en place dans le cas où un animal montrerait des signes de souffrance.

Choix des espèces

Les souris, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques sont les seules espèces animales transgéniques disponibles pour l’expérimentation. Enfin les souris autorisent une variété de techniques d’administration et de prélèvement présentant des analogies avec ce qui est réalisé en recherche clinique sur l’homme. Des animaux de 6 à 8 semaines seront utilisés car leur système immunitaire est mature à cet âge.

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    • Troubles immunitaires
    • Troubles sensoriels
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    • Organes sensoriels
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Souris : 2400
Souffrances
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2 400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger à modéré. Les souriceaux sont soumis à des variations d'oxygène pour reproduire la rétinopathie du prématuré, certains recevant une injection dans l'œil sous anesthésie. Le porteur indique que les mères supportent mal le retour à un air normal et développent une détresse respiratoire, ce qui conduit à les tuer dès la sortie du caisson et à confier les petits à des mères adoptantes. Il justifie l'usage de la souris par l'impossibilité de reproduire la maladie sur des cellules isolées.

Objectifs

La rétinopathie du prématuré (ROP) est un trouble oculaire potentiellement cécitant qui affecte les prématurés. Elle survient lorsque les vaisseaux sanguins de la rétine, la couche de tissu nerveux à l'arrière de l'œil responsable de la vision, se développent anormalement. Chez les prématurés, les vaisseaux sanguins de la rétine ne sont pas complètement formés à la naissance et, par conséquent, ils peuvent être perturbés par des facteurs tels que l'oxygénothérapie et d'autres traitements médicaux. Dans certains cas, des vaisseaux sanguins anormaux peuvent se développer dans la rétine, provoquant des cicatrices et pouvant entraîner un décollement de la rétine et la cécité. La ROP est une maladie grave qui peut entraîner des problèmes de vision à vie ou la cécité si elle n'est pas traitée. Cependant, une détection et un traitement précoces peuvent aider à prévenir la perte de vision dans la plupart des cas. Notre objectif est de révéler et comprendre le mécanisme de l'hypoxie intermittente chronique (CIH) et son influence sur la rétinopathie induite sur des souriceaux par l'oxygène (OIR) (modèle animal normalement utilisé pour la rétinopathie du prématuré), comprenant l'angiogenèse rétinienne, la néovascularisation rétinienne et l'inflammation rétinienne. L'hyperoxie fait référence à un état d'augmentation des niveaux d'oxygène ou à une concentration d'oxygène supérieure à la normale. L'hypoxie se caractérise par des niveaux d'oxygène réduits ou une concentration d'oxygène inférieure à la normale. La concentration normale d’oxygène dans l’air ambiant (normoxie) est de 20.9%. La rétinopathie est toute lésion de la rétine des yeux pouvant entraîner une déficience visuelle. La rétinopathie fait souvent référence à une maladie vasculaire rétinienne ou à des lésions de la rétine causées par un flux sanguin anormal. L'angiogenèse est le processus physiologique de formation de nouveaux vaisseaux sanguins à partir de vaisseaux sanguins préexistants. La néovascularisation fait référence à la formation de nouveaux vaisseaux sanguins, en particulier à une croissance anormale ou excessive des vaisseaux.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de mieux comprendre les mécanismes de l’hypoxie intermittente et son interaction dans un modèle de rétinopathie induite par l’oxygène, ainsi que de connaître les expressions géniques qui entrent en jeu. Cela permettra de mettre en évidence de potentielles cibles thérapeutiques chez l’Homme pour réguler l’inflammation dans l’œil et soigner la rétinopathie du prématuré.

Procédures

Dans ce projet il n’y a pas de chirurgie. Les animaux seront soumis à des variations de concentrations d’oxygène (hyperoxie pendant 5 jours et hypoxie intermittente pendant 4 ou 10 jours). Pour le protocole d’hyperoxie, la concentration en oxygène est maintenue à 75% (la montée se fait en 15-20 minutes). Lors du protocole d’hypoxie, la concentration en oxygène passe de 20,9 % à 7 % en 45 secondes. Elle se maintient à 7 % pendant 30 secondes puis revient à 20,9 % en 15 secondes. Ensuite, la concentration en oxygène se maintient à 20,9 % pendant 45 secondes. C'est un cycle d'hypoxie intermittente, répété 10 heures par jour de 10h00 à 20h00. Certains recevront des injections intravitréennes (qui dure entre 2 et 3 minutes) sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à une stabulation dans un environnement non adapté (hyperoxie ou hypoxie). Le modèle d’hyperoxie peut induire chez les femelles une difficulté de réadaptation en normoxie qui se traduit par une détresse respiratoire. En revanche l’hyperoxie n’a pas d’impact sur les souriceaux. Certains souriceaux subiront une injection intraoculaire. Dans de rare cas, cela peut induire une inflammation.

Devenir

L’ensemble des animaux seront euthanasiés à l’issu de chaque procédure. Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem sur les souriceaux, cela implique donc leur euthanasie. Les mères ne peuvent pas entrer dans une nouvelle procédure après leur passage dans le caisson d’hypoxie/hyperoxie et seront donc également euthanasiées.

Remplacement

Les études in vitro sur les animaux invertébrés ne permettent pas l’étude des signes cliniques de la pathologie de l’oeil en particulier ; la souris est une des espèces les plus appropriées pour ce type d’étude. Ces modèles permettent d’étudier la maladie dans un organisme entier, qui ne peut pas être reproduit en utilisant des cultures de cellules isolées provenant de différents tissus.

Réduction

Pour cette étude nous utiliserons un total de 2400 souris. Nous devons induire plusieurs expériences (5 expériences/groupe expérimental) en raison de la grande variabilité dans le développement de la pathologie entre les souris d'un même lot. Nous avons limité au maximum le nombre d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement interprétables selon nos précédentes expériences (variabilité inter- animal/ inter - expériences). Le nombre de 6 animaux défini par groupe est le minimum requis pour obtenir des résultats interprétables et atteindre l’objectif scientifique défini dans ce projet, selon nos expériences antérieures.

Raffinement

Les animaux sont hébergés par portée dans des cages ventilées. Les cages comportent plusieurs cotons et une petite maisonnette pour pouvoir faire leur nid. Les animaux sont hébergés avec alimentation et abreuvement à volonté. Les animaux auront une période d'acclimatation de 5 jours avant expérimentation. Les animaux seront examinés quotidiennement par les expérimentateurs et/ou le personnel qualifié de l’animalerie et seront hébergés dans les conditions conformes à la règlementation. Une signalétique particulière des animaux en expérimentation est utilisée. Elle permettra une surveillance adaptée des animaux en fonction des points limites définis à chaque procédure afin de s’assurer de leur bien-être. Lors des expériences de d’hyperoxie et d’hypoxie, les animaux sont stabulés dans des cages ayant les mêmes dimensions qu’en stabulation normale, avec les mêmes enrichissements. Suite à l’hyperoxie, le retour en condition de normoxie est mal supporté par les mères et peut induire une détresse respiratoire, afin d’éviter cela nous euthanasions les mères dès le retour en normoxie. Les souriceaux bénéficieront d’une mère adoptante swiss à la sortie du caisson. En effet, les souris Swiss sont connues pour être de bonnes mères adoptantes. Certains souriceaux subiront une injection intravitréenne sous anesthésie générale et anesthésie locale. L’animal est placé sur tapis chauffant durant pour prévenir le risque d’hypothermie.

Choix des espèces

Les souris sont utilisées pour ces expériences car elles constituent un modèle bien établi pour étudier la rétinopathie, l’infiltration et l’accumulation de cellules inflammatoires participant de manière importante à la dégénérescence de la rétine. La souris est un animal petit, facilement manipulable, qui se reproduit bien. En outre, l’étude des mécanismes physiopathologiques conduisant à la dégénérescence rétinienne sur la souris a été validée par de nombreuses publications, et ce modèle offre l’avantage de multiples options pour les analyses. De plus, notre projet nécessite l'utilisation de souris car c'est l'espèce dans laquelle a été développé le modèle de rétinopathie induite par l’oxygène et l’hypoxie intermittente. Pour le modèle de rétinopathie induite par l’oxygène, les animaux seront utilisés dès 8 jours de vie. En effet, chez la souris la vascularisation rétinienne se développe à la naissance jusqu’à 21 jours. Les variations d’oxygénation déclenchent une néovascularisation que pendant la vasculogenèse rétinienne qui a lieu les 3 premières semaines de vie de la souris. L’hyperoxygénation entre 8 et 13 jours de vie entraine une perte des vaisseaux (phase de vaso-oblitération). Au retour en normoxie à 13 jours l’hypoxie relative mène à une angiogenèse compensation et pathologique ce qui correspond à la phase de néovascularisation.

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    • Système cardiaque
Souris : 303
Souffrances
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 303

303 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger à modéré. Chacune subit six interventions, dont des injections, un prélèvement dans l'orbite de l'œil et une blessure hémorragique de trente minutes sous anesthésie, par coupure de la queue ou section d'une veine caudale. Le porteur détaille des effets possibles allant de l'anémie et la perte de poids jusqu'à l'automutilation et une réaction hyperalgésique, et prévoit une mise à mort sans réveil. Ce modèle de souris à déficit induit en facteur X, présenté comme "unique au monde", sert à mesurer la dose corrigeant un trouble hémorragique rare.

Objectifs

Le déficit en facteur X (FX) de la coagulation sanguine est un désordre hémorragique héréditaire rare avec une incidence estimée à 1-2 par million, bien qu’une fréquence plus élevée ait été observée dans des populations où le mariage consanguin est un événement courant. Le FX joue un rôle crucial au sein de la cascade de la coagulation sanguine. Le déficit en FX est associé à une tendance aux saignements et des symptômes sévères de la maladie sont principalement observés chez des patients ayant moins de 10% d’activité coagulante en FX. Au-delà de son rôle crucial au sein de la coagulation sanguine, plusieurs travaux ont montré que la protéine pouvait également moduler la progression d’autres pathologies comme les maladies fibro-prolifératives ou certains cancers. Le FX a également été montré comme jouant un rôle au cours de l’inflammation ou d’infections virales. La marque la plus évidente que le FX est impliqué dans des processus non hémostatiques est la létalité embryonnaire partielle de 50% in utero observée chez des souris avec une anomalie sévère pour le FX. Les souris déficientes survivantes meurent dans les 30 jours après leur naissance. La construction d’un modèle de souris avec un déficit total en FX mais viable à l’âge adulte nous est apparue comme une stratégie puissante et originale pour aborder in vivo les fonctions biologiques diverses de la protéine. Nous avons obtenu une souche de souris unique au monde avec un déficit inductible du FX quand la souris est adulte. L'objectif du projet est de caractériser ce modèle unique en déterminant la dose de FX nécessaire dans la circulation sanguine pour rétablir une hémostase normale dans les souris pour lesquelles on a induit un déficit en FX. Pour cela nous allons utiliser différents modèles de saignements mis au point dans notre laboratoire et publiés pour d’autres modèles hémorragiques. L’ensemble de ces modèles miment soit des saignements de la vie courante, ou des saignement plus accidentels, ou des saignements sévères comme lors d’actes chirurgicaux.

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans un objectif de tester et développer de nouvelles molécules thérapeutiques dans le domaine des maladies hémorragiques mais aussi d’autres pathologies comme les maladies fibro-prolifératives ou certains cancers, l’inflammation ou certaines infections virales dans lesquelles il a été montré que le FX pouvait jouer un rôle. En effet, la compréhension et la caractérisation du modèle de déficit acquis en FX est une option incontournable à cet objectif. Pour cela, il s’agit dans ce projet d’évaluer l’efficacité hémostatique du FX et par conséquent son importance physiologique dans des modèles hémorragiques différents en termes de sévérité et de lits vasculaires visés. Le résultat attendu sera donc la caractérisation in vivo du rôle du FX dans l’hémostase.

Procédures

Les souris seront soumises à 6 interventions chacune : - 3 injections intrapéritonéales espacées d'au moins 2 jours. Chaque injection va durer 5 secondes, au total 15 secondes - 1 prélèvement sanguin rétro-orbital. Ce prélèvement va durer 10 secondes -1 injection rétro-orbitale qui va durer 5 secondes - 1 blessure induisant un saignement qui va durer 30 minutes (coupure extrémité de la queue ou transsection d'une veine ou d'une artère caudale, ou incision de la veine Saphène)

Impact sur les animaux

Les 3 injections répétées espacées de 2 jours en intrapéritonéal d’ARN double brin peuvent entrainer par ordre croissant de sévérité les apparences ou signaux suivants chez les souris manque toilettage, moins mobile, isolé mais attentif, anémie (apparence blanchâtre aux extrémités), perte de poids

Devenir

Tous les animaux sont encore sous anesthésie à la fin de chacune des procédures où ils subissent un test de saignement qui dure 30 minutes. Les animaux en fin des procédures exploratoires seront mis à mort avant leur réveil pour prélever les tissus qui seront analysés par la suite. Les animaux qui ne répondent pas aux critères hémostatiques nécessaires notamment avec une formulation sanguine non rétablie ou qui ont des taux de facteur X qui ne sont pas inférieurs à 1% seront mis à mort sous anesthésie pour prélever les tissus qui seront analysés par la suite.

Remplacement

Le système de la coagulation est complexe, faisant intervenir de nombreux acteurs, autant des molécules procoagulantes que leurs inhibiteurs mais aussi des phospholipides membranaires. Actuellement les tests disponibles in vitro, même s’ils se sont beaucoup améliorés depuis quelques années, ne permettent pas de reproduire l’intégralité de ce processus.

Réduction

Afin de déterminer le nombre d’animaux approprié pour le projet, nous avons réalisé une analyse statistique optimale après un calcul de puissance. Nous avons estimé le nombre d’animaux nécessaire de 303 au maximum.

Raffinement

Nous avons aussi attaché une grande importance au raffinement : les procédures utilisées se feront dans le cadre adapté d'un hébergement agréé, respectant au maximum le bienêtre des animaux avec un enrichissement du milieu. Toutes les interventions sur les animaux sont faîtes en limitant la souffrance par le respect des méthodes anesthésiques. La durée des interventions est réduite au strict nécessaire. La surveillance sera rapprochée et des points limites spécifiques sont prévus. La principale intervention sur les souris aura lieue sous anesthésie générale et sans réveil. Au cours de ce projet, les opportunités de raffinement seront régulièrement réévaluées pour nous assurer de la mise en place rapide de tout nouveau développement technique qui interviendrait pendant la période du projet.

Choix des espèces

Ce projet fait appel à un modèle murin unique qui reproduit une pathologie hémorragique rare, le déficit en FX. C'est un nouveau modèle qui a déjà montré sa pertinence en tant que modèle d'une pathologie humaine car il produit des souris viables qui atteignent l'âge adulte et dont le déficit est induit par une approche déjà validée dans la littérature et qui peut ainsi servir comme un modèle préclinique valide pour des tests de nouvelles thérapies anti-hémorragiques chez les patients avec un déficit en FX qui ne bénéficient pas à l'heure actuelle de produits spécifiques dédiés à leur pathologie. Les souris adultes seront utilisées à partir de 8-10 semaines d’âge lorsqu'elles auront atteint un poids de 18-25 gr. La durée de suivi des procédures (3-4 semaines) est alors compatible avec une fin de procédure à un âge compris entre 12 et 14 semaines. A ce stade, leur poids est tout à fait compatible avec la réalisation des expériences de saignement pour tester l'efficacité de la thérapie notamment dans la procédure de saignement de la veine saphène qui est alors clairement visible.

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    • Multisystémique
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Souris : 496
Souffrances
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Devenir
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496 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un choc septique leur est provoqué par injection de contenu intestinal ou par ligature et perforation du caecum, avec pose d'une sonde thermique et prélèvements sanguins quotidiens. Le porteur décrit une perte de poids, des diarrhées, une prostration et une activité sociale fortement altérée, l'hypothèse testée étant que la fièvre serait bénéfique. Il justifie le recours à l'animal par l'impossibilité de reproduire in vitro la complexité d'un organisme et présente ce contrôle fin de la température comme inédit.

Objectifs

Le choc septique est le dysfonctionnement des organes à la suited'une infection, impliquant une atteinte des vaisseaux sanguins et un changement de la température corporelle. Malgré les recherches et les travaux publiés ces dernières années, le rôle de la température sur ce dysfonctionnement est encore mal connu. Notre hypothèse est que la fièvre est bénéfique chez des souris atteintes d'infections. Dans ce projet, nous souhaitons contrôler la température pour étudier finement la dysfonction des organes lors d'un choc septique chez la souris.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait nous permettre de mieux comprendre le rôle que joue la température dans l'évolution du choc septique, et pourrait aider les cliniciens à mieux prendre en charge la température chez les patients en choc septique.

Procédures

Les souris seront implantées avec des sondes thermiques en sous-cutanée sous anesthésie (2 minutes par souris). Un modèle de septicémie sera induit chez ces souris au niveau du péritoine, soit par injection de contenu caecal dans le péritoine (simple injection péritonéale), soit par ligature et perforation du caecum par chirurgie (3 minutes par souris). Puis les souirs seront placées sous surveillance. Un prélèvement sanguin quotidien sera réalisé durant les 48 premières heures après une courte anesthésie gazeuse, afin de suivre les paramètres sanguins au cours du temps. Les souris subiront une échographie cardiaque (5 minutes par souris) avant la chirurgie et 7 et 28 jours post chirurgie. Les souris subiront une échographie cardiaque avant la chirurgie et 7 et 28 jours post chirurgie. Les souris seront euthanasiées par excès d'anesthésie gazeuse lors de la fin de l'expérience, et les organes seront prélevés.

Impact sur les animaux

Les deux modèles sont associés à un un changement important de la température corporelle des souris, à une perte de poids, à des diarrhées possibles, à une prostration et à une activité sociale fortement alterée.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés « afin de prélever les organes et le sang nécessaires pour l'étude que nous menons

Remplacement

Afin de tester les mécanismes moléculaires, des expériences in vitro seront menées indépendamment. Néanmoins, le remplacement total par la culture cellulaire n'est pas possible à ce jour car les expériences in vitro ne rendent pas compte de l'immense complexité des intéractions moléculaires et physiologiques qui ont lieu dans un organisme comme l'homme ou la souris. Nous utilisons les modèles de péritonite afin de nous rapprocher au plus près des causes du choc septique chez l'homme, qui représentent la 1ere cause de mortalité dans le monde. A cet égard, aucune étude expérimentale chez l'animal n'a permis de contrôler finement la température corporelle dans un modèle de sepsis.

Réduction

Pour minimiser le nombre d'animaux, nous nous sommes basés sur des études préalablement publiées dans la littérature ainsi que sur des tests statistiques. Des résultats antérieurs fournissent des informations importantes concernant la mortalité, les modalités de modèles de sepsis, les temps d'étude etc. Ainsi, nous proposons d'utiliser 496 animaux au total. Cet effectif permettra d'approfondir les mécanismes de la septicémie en réponse à la température, tout en limitant l'étude.

Raffinement

Afin de minimiser le stress animal, les souris seront placées en groupe avec des éléments d’enrichissements comme des bâtons à ronger, des éléments permettant la nidification ainsi qu’un accès illimité à la nourriture et l’eau de boisson. Les animaux seront surveillés quotidiennement. La mise en place de nourriture humidifiée dans la cage sera faite une semaine avant le début du protocole pour éviter le stress. Nous mettrons en place une grille d'évaluation de la souffrance des souris pour suivre l'évolution de la maladie. Le poids, l'apparence, la conscience, l'activité physique, la réponse aux stimuli, les yeux, la respiration seront évalués pour suivre l’évolution de la maladie et intervenir par euthanasie lorsque les points limites seront atteints.

Choix des espèces

Pour notre étude, nous avons choisi la souris car les modèles de choc septique que nous utilisons sont largement décrits dans la littérature scientifique chez la souris. De plus, de nombreux souris génétiquement modifiées permettant l'étude des mécanismes pathologiques sont largement développés. Age adulte (2 à 3 mois). Nous utiliserons des souris adultes car les données de la littérature scientifique montrent que l'incidence de la péritonite est beaucoup plus importante chez l'adulte que chez l'enfant.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 1877
Souffrances
▲ -
▲ 394
▲ 1151
▲ 332
Devenir
 -
 -
 -
 1877

1 877 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance déclarés du léger au sévère. Jusqu'à 1 096 subissent une injection dans le cerveau sous anesthésie, d'autres des injections intra-utérines qui séparent les petits de leur mère, et plus de 300 une craniotomie suivie de la pose d'une fenêtre optique sur le crâne en deux chirurgies. L'objectif est de décrire l'anatomie et la fonction d'une population de neurones peu connue, une recherche fondamentale menée sur un effectif élevé. Le porteur indique vouloir ensuite transposer l'approche au primate non humain et affirme qu'aucun autre modèle ne reproduit le réseau neuronal du mammifère.

Objectifs

Un nombre croissant de résultats expérimentaux et cliniques supportent l’idée que le liquide cérébrospinal (LCS) représente un acteur majeur du système nerveux central (SNC). Malgré la présence d’une barrière contrôlant la diffusion de molécules du LCS, il existe au niveau du tronc cérébral et de la moelle épinière des cellules spécialisées, notamment des neurones au contact du LCS (Nc-LCS), qui permettent l’intégration des signaux circulant dans le LCS. Ces neurones présentent une morphologie et des propriétés fonctionnelles conservées chez tous les vertébrés. Ils expriment de manière sélective un canal appelé PKD2L1 qui confère aux Nc-LCS des propriétés sensorielles : il leur permettrait de détecter des variations de la composition et du flux du LCS, ainsi que de la courbure de la colonne vertébrale. Les Nc-LCS représenteraient ainsi un système sensoriel interne capable d’informer le SNC de son état physio-pathologique. Pour caractériser les propriétés de ces neurones et en comprendre la fonction, il est nécessaire de réaliser une analyse anatomique exhaustive de leur morphologie, de leur distribution et de caractériser leur connectivité le long de la moelle épinière.

Bénéfices attendus

Le projet déposé vise à caractériser au niveau anatomique et fonctionnel une population neuronale peu connue chez les mammifères. L’ensemble des données recueillies par notre étude permettra de caractériser les réseaux neuronaux dans lesquels les Nc-LCS sont insérés, ce qui est une étape cruciale pour mettre en évidence leur fonction chez le mammifère et démontrer si effectivement ils représentent un nouveau système sensoriel permettait au système nerveux central d’être informé de son état physio-pathologique. Les résultats ainsi obtenus ouvriront potentiellement de nouvelles pistes de recherche pour des voies thérapeutiques alternative via le LCS, lors de perturbations de l’état interne (position axiale, locomotion, inflammation, ou potentielle pathologie). Par ailleurs, nous souhaitons générer des modèles de souris génétiquement modifiée par l'utilisation d'infection virale. Cette approche permettra de nous affranchir de la génération de modèles animaux par croisement de plusieurs lignées génétiquement modifiées et par conséquent de limiter le nombre d'animaux devant être produits. D’autre part, nous anticipons également des bénéfices au niveau technologique puisque la validation de l’approche transgénique via le LCS développé dans notre modèle de souris pourra être transposée au modèle de primate non-humain pour lequel très peu d’information sur les propriétés anatomo-fonctionelle des Nc-LCS est disponible. Enfin, de manière plus large, ces mêmes approches d’infection via le LCS pourront être utilisées pour mener des analyses similaires pour d’autres projets et structures cérébrales.

Procédures

Selon les différentes expérimentations, les animaux pourront subir une injection intracérébroventriculaire sous anesthésie générale (environ 20 minutes d’anesthésie) pour un maximum de 1096 souris adultes ; ou une injection sous-cutanée, intrapéritonéale ou intraveineuse pour un maximum de 289 animaux vigiles (procédure unique de 5 minutes) ; jusqu’à 15 souris gestantes pourront subir une injection intra-utérine ou intraveineuse (procédure de 5 minutes sur animal vigile), sur un maximumde 3 à 4 cycles de reproduction avec un délai de 4-5 semaines entre les interventions ; enfin jusqu’à 316 animaux anesthésiés seront soumis à une première intervention d’implatation d’un guide canule nécessitant une craniotomie (anesthésie générale de 30 minutes) suivi, après une période de récupération de 15 jours, d’une seconde intervention pour poser une fenêtre optique sur le crâne (anesthésie générale de 30 minutes) le jour de l’expérimentation, avec seuls 6 animaux réveillés mener une analyse comportementale.

Impact sur les animaux

Les interventions menées sur les animaux (injections sous-cutanées, intrapéritonéales, intraveineuses intracérébroventriculaires ou intra-utérine) sont susceptibles de générer des douleurs et stress post-opératoires qui conduiront à des modifications de l’apparence des animaux (facies, vibrisses, œil, poil et propreté) et de leur comportement (interactions sociales, posture, locomotion, alimentation, toilettage). Par ailleurs la séparation des petits de leur mère pendant la procédure et la chirurgie réalisée sont susceptibles de perturber le retour des petits à la mère et les soins qu’elle leur porterait. Enfin concernant les implantations de canule dans le crâne, il existe un risque de douleur intra- et post-opératoire accompagnées de possible déficit moteur voire paralysie lors de la préparation.

Devenir

L'objectif du projet est de caractériser au niveau anatomique et fonctionnel la connectivité de Nc-LCS et leur fonction chez la souris. Une grande partie de cette étude nécessite une approche histologique et d'enregistrements électrophysiologiques. Ces deux approches nécessitent le prélèvement des tissus neuronaux et par conséquent la mise à mort des animaux. Pour ce qui est des enregistrements réalisés in vivo chez l'animal anesthésié, ces-derniers nécessitent de vérifier en fin d'expérience la bonne localisation des canules d'injection et des lentilles optiques. Le animaux seront mis à mort en fin d'expérimentation pour permettre ces vérifications.

Remplacement

L'étude que nous souhaitons mener vise à caractériser la physiologie et la connectivité d'une population neuronale peu connue chez le mammifère. Elle se base sur le développement de modèle de modèles transgéniques afin d’identifier spécifiquement nos neurones d’intérêt ou leurs partenaires, et ne peut pas être réalisée à l'aide de modèle alternatif dans la mesure où aucun autre modèle ne peut reproduire le réseau neuronal spinal physiologique du mammifère.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été estimé au plus juste pour permettre d’aboutir à des résultats fiables, tout en limitant le nombre d’animaux par la réalisation d’études préliminaires qui permettront de déterminer la procédure la plus efficace permettant le moins de perte. Le nombre d’animaux pourra être revu à la baisse en fonction de l’effet obtenu, si la puissance obtenue est suffisante avec un effectif inférieur. Par ailleurs, l’objectif de l’une des procédures est de valider une technique de génération d’animaux transgéniques, qui permettrait de réduire au maximum le nombre d’individus nécessaires à la production des animaux d’expérimentation par rapport à ceux obtenus par croisement.

Raffinement

Nous veillons à développer des procédures d'expérimentation limitant le stress, l'angoisse, toute souffrance animale et ainsi assurer le bien-être des animaux. Les animaux sont donc manipulés dans des endroits calmes, par des manipulateurs expérimentés, dans des cages contenant de la litière de leur cage d’hébergement. La stimulation de leur curiosité et le maintien des relations sociales sont également pris en compte (animaux maintenus en groupe, enrichissement de l’environnement avec des morceaux de bois, du carton, des tunnels). Chaque fois que possible, afin de réduire au minimum les répercussions individuelles sur le bien-être animal, nous réaliserons des études pilotes qui permettront d’optimiser les gestes chirurgicaux et les approches expérimentales. Pour les protocoles de chirurgie, un traitement analgésique préopératoire sera réalisé pour anticiper toute douleur. Ils recevront un traitement anti-inflammatoire et antalgique post-opératoire et nous veillerons à leur assurer des conditions de réveil et de récupération optimales. Une observation journalière permettra de définir les points limites qui sont basés notamment sur l’apparence, la posture et le comportement. Le raffinement de nos procédures est basé sur des points limites établis à partir d'une grille de score. Enfin le génotypage sur prélèvement pileux a été développé pour éviter toute nuisance d’une biopsie de queue.

Choix des espèces

Nous disposons de modèles de souris transgéniques permettant de cibler les populations neuronales d’intérêt. Grâce à ces lignées, il est possible de générer un ensemble de modèles transgéniques chez la souris qui permettront de visualiser, de manipuler ou d’enregistrer l’activité sélectivement dans ces populations. L’utilisation d’un modèle de souris est la seule permettant de mener à bien le projet proposé. D’une manière générale, les jeunes animaux de moins de 2 semaines sont les plus adaptés pour la survie in vitro des populations neuronales étudiées. Mais pour certaines procédures, du fait des périodes d’incubation nécessaires après les injections et parce que techniquement plus facile, les injections devront être réalisées in utéro pour que les études finales puissent être menées sur des animaux jeune-adultes (environ 4 semaines).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 282
Souffrances
▲ -
▲ 90
▲ 192
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 282

282 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger à modéré. Un accident vasculaire cérébral leur est provoqué par occlusion d'une artère du cerveau sous anesthésie, puis un candidat neuroprotecteur leur est injecté, avant prélèvement du sang et du cerveau. Le porteur emploie des souris âgées de 18 à 20 mois pour se rapprocher de la population humaine touchée et rappelle qu'aucun traitement neuroprotecteur n'a démontré d'efficacité chez l'humain. Il affirme qu'aucun modèle in silico ou in vitro ne peut reproduire un AVC, justifiant le recours à l'animal vivant.

Objectifs

Compte tenu de leur incidence et de leur sévérité, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) restent un enjeu thérapeutique majeur. L’AVC est la 1ère cause de handicap acquis chez l’adulte, la 2ème cause de démence et la deuxième cause de mortalité. L’âge est le principal facteur de risque non modifiable. Dans 85% des cas, l’AVC est d’origine ischémique, c’est-à-dire qu’il est dû à à l’occlusion d’une artère cérébrale. L’occlusion de l’artère entraine une destruction rapide d’une zone du cerveau (infarctus cerebral) à cause du défaut d’apport d’oxygène et de glucose et des déficits neurologiques et moteurs. Le seul traitement utilisé après un AVC ischémique repose actuellement sur la recanalisation de l’artère occluse (chimique par thrombolyse et / ou mécanique par thrombectomie). L'efficacité de cette approche reste, cependant, limitée (moins de 10% des patients peuvent en bénéficier à cause de l’étroitesse de la fenêtre thérapeutique et du risque hémorragique). Même après recanalisation, 50% des patients traités gardent des sequelles. La neuroprotection est une approche complémentaire dont l’objectif est de réduire les dommages cérébraux. A ce jour, aucun traitement visant à protéger le tissu cérébral (neuroprotection) n’a démontré d’efficacité chez l’Homme. Il y a un besoin urgent de trouver des thérapies efficaces Notre projet a pour objectif d’évaluer le potentiel neuroprotecteur d'un traitement dans un contexte d’accident vasculaire cérébral chez la souris et d’étudier son mécanisme d’action. Nous évaluerons l’impact de ce traitement sur la réduction de la lésion cérébrale, de la perte des cellules neurales et des troubles neurologiques et moteurs. Nous utiliserons un modèle expérimental d’ischémie cérébrale in vivo chez la souris (modèle d’occlusion de l’artère cérébrale moyenne avec reperfusion). Ce modèle permet de reproduire la plupart des signes cliniques observés chez les patients après AVC et d’évaluer in vivo les effets d’un traitement sur le volume de l’infarctus cérébral et sur la récupération fonctionnelle.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra d’apporter de nouvelles connaissances précliniques qui pourront être à la base d’une proposition de nouvelles stratégies neuroprotectrices susceptibles de réduire le dommage ischémique cérébral et corriger les déficits neurologiques et moteurs après la survenue d’un accident vasculaire cérébral (AVC).

Procédures

Les souris subiront une chirurgie sous anesthésie générale au niveau du cou qui dure moins de 20 min pour induire une ischémie cérébrale . Une substance susceptible de réduire les effets délétaires de l'ischémie ou son solvant sont injectés aux souris à 1,6 et 24 heures après la chirurgie.

Impact sur les animaux

La chirurgie est pratiquée sous anesthésie générale . La chirurgie en soi n’induit pas de douleur ou de souffrance. Une perte de poids d’environ 10% peut survenir dans les 48h qui suivent la chirurgie.

Devenir

Tous les animaux du projet seront euthanasiés pour récupérer le sang et le cerveau afin de faire des analyses.

Remplacement

Ces études nécessitent des expériences in vivo utilisant des animaux. Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d’autres modèles n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants. Le projet a pour but d’étudier l’effet d’un traitement après ischémie cérébrale, qui met en jeu des mécanismes à l’échelle de l’organisme entier (système nerveux, système vasculaire et la connexion entre les organes). Il nécessite donc l’utilisation d’animaux vivants. Les AVC ont des impacts au niveau de différentes structures du cerveau ainsi que des conséquences physiologiques sur l’ensemble de l’organisme. Le modèle expérimental d’ischémie cérébrale in vivo permet de reproduire une grande partie des signes cliniques observés chez l’homme après AVC et d’évaluer in vivo les effets sur le cerveau et sur la récupération fonctionnelle (score neurologique, coordination motrice). Actuellement, Il n’existe aucun modèle in silico ou in vitro permettant de mimer les impacts d’un AVC ou d’étudier les effets d’un traitement. Les études in silico ou in vitro ne permettant pas d’étudier l’efficacité d’un traitement visant à limiter la taille des lésions cérébrales et les déficits sensori-moteurs. La souris est un animal pour lequel les modèles d’étude in vivo sont largement répandus et maitrisés. Les techniques de mutagenèse ont permis de générer des souris transgéniques sur un même fond génétique. La souris (mus musculus) est avec le rat l’espèce animale la plus étudiée dans le domaine de l’ischémie cérébrale. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons rend cette espèce particulièrement intéressante dans le cadre de notre étude. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. La physiopathologie est bien établie, ce qui nous permettra d’interpréter nos résultats de manière fiable.

Réduction

Le nombre minimal et suffisant d’animaux à utiliser a été déterminé en tenant compte de la sensibilité des techniques utilisées et de la variabilité attendue du modèle sur la base de nos travaux antérieurs et de la littérature. Le nombre d’animaux par série expérimentale a été estimé au plus juste et est réduit au minimum, de façon à mettre en évidence des différences statistiques avec un risque d’erreur moins que 5%, sur la base de notre expérience de ce modèle et de nos études antérieures. Nous avons optimisé les techniques de façons à évaluer le maximum de paramètres sur les mêmes groupes d’animaux (tests de comportement, taille de l’infarctus, et études immunohistochimiques au niveau du cerveau sont évalués sur les mêmes lots d’animaux).

Raffinement

Les conditions de travail pour l’utilisation des souris ont été raffinées afin de limiter leur angoisse, stress et douleur lors des manipulations.Une attention particulière est portée pendant la chirurgie en particulier la température corporelle est mintenue grâce à une couverture chauffante. Les souris sont pesées avant et quotidiennement après ischémie pour évaluer la perte de poids. Tout sera mis en œuvre pour réduire le stress, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées tout le long de l’étude jusqu’à la mise à mort de l’animal. Les critères d’arrêt de la douleur, de la souffrance et de l’angoisse seront pris en compte. Si après la chirurgie, un dépassement des points limites précédemment fixés est constaté, l’animal sera mis à mort dans des conditions éthiques.

Choix des espèces

La souris est un animal pour lequel les modèles d’étude in vivo sont bien établis et maitrisés. La souris (mus musculus) est avec le rat l’espèce animale la plus étudiée dans le domaine de l’ischémie cérébrale. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons rend cette espèce particulièrement intéressante dans le cadre de notre étude. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. La physiopathologie est bien établie, ce qui nous permettra d’interpréter nos résultats de manière fiable. De plus, Le modèle murin permet l’utilisation de lignées de souris transgéniques. Nous utiliserons des souris sauvages et des souris transgéniques, dont les récepteurs de la progestérone ont été sélectivement invalidés dans le système nerveux. Nous disposons de ces souris, nous les avons déjà caractérisées et utilisées dans nos études précédentes. Des souris âgées de 18-20 mois seront utilisées dans cette étude car l’ischémie cérébrale est fréquente chez l’individu âgé et ses conséquences sont plus invalidantes. L’âge est le principal facteur de risque non modifiable de la survenue des AVC ischémiques. Les souris jeunes ont une neuroprotetion endogène plus importante que les souris âgées.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 280
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 280
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 280

280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par un cytomégalovirus, reçoivent jusqu'à six injections et deux irradiations aux rayons X, avant prélèvement des organes. Le porteur indique que les effets de l'irradiation, stress, douleur et baisse d'alimentation, ne pourront pas être atténués par un analgésique, celui-ci modifiant les réponses immunitaires étudiées. Il décrit une grille de score de la douleur menant à l'euthanasie au-delà d'un seuil et présente la souris comme le "modèle de référence en immunologie".

Objectifs

Ce projet a pour but d’étudier les mécanismes contrôlant la génération et le renouvellement de cellules du système immunitaire au cours d’une infection virale : les cellules innées lymphoïdes de type 1 (ILC1). Les ILC1 jouent un rôle important dans le contrôle précoce d’une infection virale et du développement tumoral. Cette efficacité repose sur le développement de fonctions effectrices adéquates, mais également sur le maintien, l’expansion, et le renouvellement du nombre de cellules effectrices disponibles. Notre laboratoire étudie le développement des cellules du système immunitaire à l’état basal, notamment des ILC1, dans le but d’identifier des cibles thérapeutiques permettant de moduler l’activité de ces populations cellulaires. Nous souhaitons maintenant étudier les mécanismes contrôlant la taille de la population d’ILC1 en conditions pathologiques. Pour mener cette étude nous utiliserons le modèle classique et couramment utilisé d’infection par le cytomégalovirus murin (MCMV), bien caractérisé sur le plan physiopathologique.

Bénéfices attendus

Les données obtenues dans le cadre de ce projet vont générer des retombées importantes dans plusieurs domaines. En termes de recherche fondamentale, elles vont permettre d’approfondir nos connaissances sur le développement de ce lignage cellulaire. Elles vont également nous fournir de précieux éléments nécessaires à la compréhension de la réponse immunitaire. En termes de recherche appliquée, ce projet s’inscrit dans le cadre de travaux visant à identifier de nouvelles cibles (cellulaires et/ou moléculaires) dont l’activité pourrait être manipulée à des fins thérapeutiques, tels que le développement de vaccins ou de traitements anticancéreux.

Procédures

Selon la procédure expérimentale, les animaux pourront recevoir une injection intraveineuse, plusieurs injections intra-péritonéales (jusqu'à 6 dans le cas d'un traitement au tamoxifène et d'une infection), être soumises à un prélévment de sang, et à 2 irradiations aux rayons X de 3.5 Gy chacune. Les injections et prélèvements intraveineux sont réalisés sous anesthésie générale. Le temps total de manipulation d’une souris ne dépasse pas 5 minutes. 80 animaux auront 1 injection intraveineuse et 1 prélèvement de sang. Les injections intrapéritonéales sont réalisées sur animaux vigiles. Le temps de manipulation d’une souris ne dépasse pas 1 minute. La totalité des animaux (280) recevront entre 1 et 6 injections. Le temps de manipulation nécessaire à une irradiation au rayon X (comprenant l’irradiation elle-même) ne dépasse quelques dizaines de minutes. Les 2 irradiations sont espacées de 6h. 80 animaux suivront ce traitement.

Impact sur les animaux

Stress lié à la manipulation. Douleurs ponctuelles liées aux injections. Stress, douleur et altération de l’alimentation suite à une irradiation (< 2 semaines). Ces effets ne pourront être atténués par un traitement analgésique. Les analgésiques modifient les réponses immunitaires antivirales et peuvent influer sur l’histoire naturelle de la maladie, donc sur la finalité expérimentale. Il est important de noter ici que bien que certaines procédures incluent l’utilisation de produits référencés comme toxiques (tamoxifène et toxine diphtérique (DT)), ou des infections virales (MCMV), mais leur utilisation et/ou mise en œuvre n’ont pas de conséquences attendues sur le bien-être animal dans les conditions utilisées dans ce projet.

Devenir

Toutes les procédures utilisées dans ce projet aboutissent à des prélèvements d'organes, et par conséquent à la mise à mort de la totalité des animaux

Remplacement

La multiplicité des populations cellulaires impliquées, le rôle de multiples tissus et structures tissulaires, ainsi que la complexité des interactions cellulaires et moléculaires dans le temps et l’espace, ne permettent pas le recours à des modèles in vitro pour l’étude du développement de la réponse immunitaire. Le recours à un modèle animal est donc essentiel à la réalisation de notre projet de recherche.

Réduction

Afin de limiter le nombre d’animaux requis pour ce projet : i) une étude préalable de la littérature a été réalisée pour éviter le recours à des expériences de mise au point, ii) nous utilisons des modèles de souris congéniques réduisant considérablement la variabilité inter-individus. L'utilisation de modèles statistiques applicables à des petits échantillons nous permettra d'évaluer la significativité et la robustesse des résultats sur des groupes d’animaux restreints et un faible nombre de répétitions, iii) nous utiliserons des techniques d’analyses à haut et très haut débits afin de maximiser l’acquisition de données pour chaque expérience.

Raffinement

Les souris seront élevées dans des animaleries conventionnelles et de niveau 3, exemptes d'organismes pathogènes spécifiques (EOPS). Les animaux seront gardés tant que possible en groupes sociaux stables formés d’individus compatibles (jusqu’à 5 animaux/cage), et une période d’acclimatation d’une semaine sera respectée avant leur entrée dans les procédures. Ils disposeront d’un environnement enrichi incluant du matériel pour confectionner des nids et des dômes protecteurs. Les doses infectieuses utilisées seront des doses non-létales n’entraînant pas de signes de souffrance chez des souris de type sauvage (contrôles). Toutefois, certains animaux génétiquement modifiés sont plus sensibles aux infections. Pour les procédures où ces animaux seront utilisés, l’accès à la nourriture et à l’eau sera favorisé en positionnant de la nourriture humidifiée au fond de la cage. Il ne sera pas possible de remédier à leur souffrance dans la mesure où les analgésiques modifient également les réponses immunitaires étudiées, et donc, influent sur l’histoire naturelle de la maladie et sur la finalité expérimentale. Cependant, dans toutes les procédures décrites, une grille d’évaluation de la douleur sera appliquée (ci dessous) pour détecter, quantifier et suivre tout signe de souffrance, stress et anxiété relatifs à l’expérimentation en cours. Tout animal dépassant un niveau modéré sera immédiatement euthanasié. Perte de poids : 0 à 10% = +1, 10 à 20% = +2, >20% = +11. Apparence physique : normale = 0, absence de toilettage, signes de barbering et perte de poils = +1, pelage hirsute, lésions de peau minimes peu évolutives, écoulement oculo-nasal = +2, pelage très ébouriffé, lésions de peau évolutives, dos rond, yeux mi-clos = +3. Modification du comportement non provoqué (à distance) : normal = 0, changement mineurs, boiterie, hyperactivité = +1, mobilité réduite, isolement, léthargie = +2, automutilation, prostration, tremblements = +3. Modification du comportement après stimulation (à la manipulation) : normal = 0, prostration transitoire = +1, tremblements ou convulsions intermittents = +2, tremblements ou convulsions persistants = +3. Masses : aucune = 0, petite, non évolutive, sans gêne associée = +1, grosse, modérément ulcérée = +2, nombreuses, évolutives, largement ulcérée, gêne la marche ou l'alimentation = +3. Score total 10 : euthanasie

Choix des espèces

La souris est le modèle animal de référence en immunologie. Le choix de ce modèle repose sur la proximité de son système immunitaire avec celui de l’homme, les conditions d’élevage peu coûteuses, un temps de génération court, ainsi qu’un nombre important d’individus par portée. La facilité et la rapidité de génération de souches mutantes, la très large disponibilité de souches mutantes préexistantes, le très grand nombre d’outils et de techniques d’analyses dédiées permettent également de limiter le nombre d’animaux nécessaire à un projet. Notre projet utilisera des souris adultes âgées de 6 à 15 semaines ayant un système immunitaire mature. Pour réaliser des chimères hématopoïétiques à l’aide de cellules souches de foie fœtal nous utiliserons des fœtus dans le dernier tiers de gestation, au stade embryonnaire 18.5 (e18.5). A ce stade, le foie contient des cellules souches spécifiques n’étant pas retrouvées chez des souris adultes.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles cardiaques
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système musculosquelettique
Souris : 21
Souffrances
▲ -
▲ 5
▲ -
▲ 16
Devenir
 -
 -
 -
 21

21 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures dont la souffrance est déclarée pour partie légère et pour partie sévère. Une arthropathie leur est provoquée par trois ponctions dans l'articulation du genou, suivies de six semaines de traitement, de prises de sang, d'une IRM des genoux de deux heures et d'un transfert entre deux animaleries. Le porteur ne décrit comme seule nuisance qu'une gêne locomotrice après induction de la maladie et justifie la mise à mort par le prélèvement d'un millilitre de sang total, incompatible avec le maintien en vie. Il teste sur ces souris hémophiles un anti-inflammatoire déjà utilisé contre la polyarthrite rhumatoïde, en vue d'un éventuel essai clinique.

Objectifs

L’hémophilie B est une maladie hémorragique héréditaire rare liée à déficit en facteur IX (FIX) et dont la sévérité est définie par la quantité de FIX restant dans le sang. La forme la plus sévère, où le taux de FIX est in détectable dans le sang, est caractérisée par des saignements spontanés surtout au niveau articulaire. Ces saignements spontanés peuvent se répétés au niveau des articulations et conduire à la présence de sang dans le liquide articulaire, induisant une inflammation et une dégradation de l’articulation qui est handicapante pour le patient. Cette atteinte répétée porte le nom d’arthropathie hémophilique (AH) et est une complication grave de la maladie. L'AH partage certaines caractéristiques avec d’autres maladies articulaires telles que la polyarthrite rhumatoïde (PR) dont une inflammation importante au stade précoce de la maladie. A ce jour, le traitement de l’hémophilie comprend des injections de facteur manquant pour éviter tous saignements donc ceux responsables de l'arthropathie. Cependant, aucun traitement actuellement disponible ne cible spécifiquement l’inflammation articulaire qui apparait au stade précoce de l’AH. Dans le cadre du traitement de la PR, le méthotrexate est largement utilisé en tant que médicament de première intention. Le méthotrexate est un médicament visant à contrôler l’inflammation qui à montrer 34% de rémission et 50% d’amélioration de la PR dans des études conduites chez des patients atteints de PR. Nous avons fait l’hypothèse que le méthotrexate pourrait réduire l’inflammation de l’articulation chez les hémophiles et empêcher l’évolution de cette arthropathie handicapante, comme il fait dans la PR. L’objectif de ce projet est donc d’évaluer l’efficacité du méthotrexate pour traiter l’AH et de bloquer ainsi l’évolution de l’atteinte articulaire chez les souris hémophiles B. l'étude s'effectue dans deux animalerie distincxtes avec : l'induction de la maladie et le traitement qui se font à l'UE1 (animalerie 1) et l'IRM, la prise de sang et la mise à mort qui se font à l'UE2 (animalerie 2).

Bénéfices attendus

La comparaison entre le traitement habituel par facteur de coagulation et le méthotrexate, va permettre d’évaluer l’efficacité potentielle de ce médicament dans le contexte d’arthropathie hémophilique. le méthotrexate est un médicament couramment utilisée dans la polyarthrite rhumatoïde dont les dégâts articulaires sont similaires à ceux causés par l’hémophilie. Si les résultats de l’étude montre une efficacité suffisante du méthtrexate dans l’arthropathie hémophilique, une étude clinique pourra alors être proposée pour évaluer l’efficacité du méthotrexate chez des patients hémophiles.

Procédures

Au sein de l'UE1 Au sein de l'UE1, l’arthropathie hémophilique est induite chez des souris hémophiles B par 3 ponctions articulaire (J1, J15 et J30) avec une surveillance et mesure du diamètre du genou les 15 premiers jours. Par la suite, le premier groupe reçois un traitement anti-hémophilique de référence tous les 4 jours et ce durant 6 semaines. Le deuxième groupe reçois également le traitement anti-hémophilique de référence (même durée et fréquence) mais également un traitement de référence utilisé dans la polyarthrite rhumatoïde une fois par semaine. Une prise de sang est réalisée à J0, J15 et J30 pour surveiller la possible toxicité du traitement de référence utilisé dans la polyarthrite rhumatoïde. Après 6 semaines de traitement, les souris sont transférées à l'EU2 où elles bénéficieront d’une IRM des genoux pour évaluer l’atteinte articulaire. Ensuite, une prise de sang sera réalisée pour la mesure des marqueurs inflammatoires ainsi que les marqueurs d’atteinte cartilagineuse et osseuse. Tous les actes qui peuvent engendrer une douleur ou un stress seront effectués sous anesthésie générale après administration d’un médicament anti-douleur. Les souris seront mises à mort sans réveil et les pattes arrière seront disséquées pour l’étude histologique à la recherche d’une inflammation articulaire. Les animaux pourront être soumis, sous anesthésie générale, à une ponction articulaire (2-3 min) (UE1), une prise de sang (1 min) (UE1), la mesure du genou (30 sec) (UE1), une injection seule ou double (1-2 min)(UE1), une IRM du genou (120 min)(UE2), un prélèvement total de sang et mise à mise à mort (3-5 min)(UE2).

Impact sur les animaux

Au cours du projet la seule nuisance attendue concerne une gêne locomotrice après induction de la maladie articulaire. Nous n’attendons aucun autre effet secondaire ou douleur.

Devenir

La mise à mort est justifiée par la nécessité de prélèvement de 1mL de sang total, non compatible avec le maintien en vie de l'animal

Remplacement

La nécessité d’un modèle animal est justifiée par le besoin d’un modèle vivant, dynamique et doté d’un système vasculaire et locomoteur pour cette étude sur les dégâts articulaire handicapants induits par l’hémophilie et son traitement. La mise au point des techniques in vitro est réalisée au maximum avant l’utilisation des souris ce qui nous permet de conserver le modèle de souris hémophile, modèle éprouvé et fiable pour notre étude.

Réduction

En accord avec l’expérience acquise par le groupe, le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est réduit à son minimum sans compromettre la validité statistique des résultats. De plus, les tests développés au laboratoire nous permettent d’effectuer un maximum de mesure et d’étude sur le même animal. Les mesures radiologiques réalisées sur une souris vivante sont corrélées aux mesures biologiques et histologiques de cette même souris et chaque souris constitue son propre contrôle pour l‘étude de l’articulation du genou droit.

Raffinement

Toutes les mesures seront prises pour préserver le bien-être de l’animal. Quand cela est possible, les souris sont maintenues en groupe par fratrie avec l’utilisation de biberon à longues tiges, de l’eau gélifiée et de la nourriture dans la cage en cas de problèmes locomoteurs. Tous gestes traumatiques ou stressants seront réalisés sous anesthésies et analgésie

Choix des espèces

La souris représente la seule espèce animale, après le chien hémophile, à permettre la mesure de l’activité des médicaments anti-hémophiliques et d’étudier l’arthropathie hémophilique. L’absence des facteurs anti-hémophiliques murins analogues à nos facteurs anti-hémophiliques est un prérequis pour l’induction de l’hémarthrose et pour la mesure de l’activité des molécules prophylactiques testées. Il est important de préciser que la souris hémophile, paradoxalement à la forme humaine de cette altération génétique, n’est pas victime de saignement spontané et tout saignement provoqué sur la souris hémophile est résolutif sans prise en charge particulière. Souris matures (8-9 semaines) de 25-30g. Il est important de travailler avec des jeunes adultes dont la croissance est finie. Les souris très jeunes sont à éviter car les cartilages sont en cours de maturation durant la croissance et les souris très âgées sont également à éviter en raison de la modification possible des taux de certains facteurs de coagulation avec l’âge, comme le fibrinogène, facteur Willebrand et le FVIII qui peuvent modifier la capacité hémostatique globale du modèle et par conséquent la tendance hémorragique.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 120
Souffrances
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▲ 120
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Devenir
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 120

120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules de mélanome humain leur sont greffées sous anesthésie, chaque souris recevant une greffe sur les deux flancs, puis la tumeur est mesurée deux fois par semaine jusqu'à la mise à mort et le prélèvement. Le porteur reconnaît que les souris développeront une pathologie tumorale potentiellement grave, mais qualifie le suivi de non invasif. Il présente le passage à l'animal comme une "étape indispensable" après des travaux in vitro, seul un organisme entier permettant selon lui de conclure sur la fonction des gènes étudiés.

Objectifs

Le mélanome est le cancer de la peau le moins fréquent mais le plus agressif qui ne cesse d’augmenter depuis ces dernières années. Il est dû à une transformation et à une croissance anormale des cellules de la peau. Malgré l’apparition de nouveaux traitements augmentant de façon significative la survie chez certains patients, en particulier les thérapies ciblées et les immunothérapies, ces cancers demeurent un défi majeur pour la recherche du fait de l’apparition de résistances suite à ces traitements. C’est pour cela qu’un retour aux questions fondamentales concernant la compréhension du développement de la maladie est nécessaire en vue d’envisager d’autres angles d’attaque thérapeutiques. Nos études préalables in vitro sur des modèles simplifiés de cellules en culture montrent que la protéine, que nous étudions dans notre laboratoire, a un rôle de suppresseur de tumeur dans les mélanocytes et que son expression empêche ainsi la transformation tumorale. De plus, nous avons identifié l’interacteur principal de cette protéine, qui est nécessaire à sa fonction suppresseur de tumeur. Cependant, ces méthodes alternatives restent incomplètes pour l’étude de phénomènes physiologiques aussi complexes que la formation d’une tumeur. L’objectif de notre projet est donc de valider l’implication de ces protéines au niveau de la transformation tumorale dans le contexte d’un organisme entier, avec toute la complexité inhérente des interactions cellulaires et moléculaires des organismes. De façon plus globale, cette étude permettra d’apporter de nouvelles connaissances sur les processus cellulaires mis en place dans le mélanome. Il n’existe à l’heure actuelle, aucune autre méthode satisfaisante qui pourrait se substituer à l’expérimentation animale.

Bénéfices attendus

La transformation cellulaire est un phénomène complexe. Elle fait appel à des processus cellulaires autonomes et non cellulaires autonomes, c’est-à-dire qui impliquent des interactions avec l’environnement cellulaire proche et distal, ainsi que des interactions complexes avec les cellules immunitaires. Dans ces conditions, seules des expériences réalisées dans un organisme auront une relevance pour conclure sur la fonction in vivo des gènes/protéines étudiées. De façon plus globale, cette étude permettra d’apporter de nouvelles connaissances sur les processus cellulaires mis en place dans le mélanome.

Procédures

Une transplantation de cellules cancéreuses nécessitant une anesthésie (15 minutes/souris) sera réalisée une fois au début de l’expérimentation. Les mesures du volume de la tumeur et les pesées (5 minutes/souris) seront effectuées 2 fois par semaine pour suivre l’évolution de la maladie sans geste invasif. Les souris feront l’objet d’un suivi quotidien pour estimer au mieux leur état physiologique global. Ce suivi prendra maximum 1 minute par souris.

Impact sur les animaux

Les souris transplantées avec des cellules cancéreuses développeront une pathologie tumorale potentiellement grave. L'anesthésie constituera une nuisance sur les animaux. L'ensemble des manipulations, ainsi que les pesées peuvent être source d'angoisse.

Devenir

Tous les animaux à l'issue de la procédure seront euthanasiés. Après la mise à mort des souris, les tumeurs seront prélevées et pesées. Une partie sera analysée pour mieux cerner les acteurs impliqués dans la tumeur grâce à des expériences de biologie moléculaire et de biochimie et une autre partie sera mise en présence d’un fixateur pour faire des coupes dans le tissu tumoral et réaliser des analyses immuno-histochimiques : différents marquages pour étudier la prolifération, la mort cellulaire et la différenciation mélanocytaire.

Remplacement

Notre projet se fera dans la continuité des études que nous avons réalisées in vitro. Le passage au modèle in vivo est une étape indispensable pour reproduire d’un point de vue phénoménologique tout ce qu’implique le développement tumoral. Seules des expériences réalisées dans un organisme auront une relevance pour conclure sur la fonction in vivo des gènes/protéines étudiées. Nous choisirons des modèles chez la souris, simples et exhaustivement décrits dans la littérature.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux génétiquement modifiés issus de nos propres élevages, des animaux des deux sexes seront utilisés. Le sexe sera choisi en fonction du nombre d'animaux nécessaires et disponibles par cohorte. De plus, lorsque cela est possible, la mutualisation de groupes contrôles sera réalisé. Pour minimiser le nombre d’animaux et pour diminuer la variabilité inter-individu, chaque souris subira une transplantation bilatérale (sur chacun des flancs) de cellules tumorales, le nombre d’animaux étant limité au minimum nécessaire pour permettre de fournir des résultats statistiquement significatifs.

Raffinement

Les conditions d’hébergement respectent les besoins physiologiques et le bien-être des animaux. Les animaux seront hébergés dans des salles dont les paramètres d’ambiance sont contrôlés (température : 20-22°C ; renouvellement d’air : 15 volumes/heure ; éclairage artificiel : 12h jour / 12h nuit). De plus, ils seront hébergés en confinement adapté à la stabulation de lignées murines immunodéprimées (cages individuellement ventilées). La nourriture et l’eau de boisson sont fournies ad libitum. Présence d’enrichissement dans les cages (copeaux de bois compactés et coton pour nidification), et maintien des animaux en groupes de 3-5 afin de respecter leur instinct grégaire. De même, les expérimentations seront débutées au plus tôt 7 jours après réception des souris au sein de la zone d’expérimentation pour permettre leur acclimatation. Les greffes de cellules seront réalisées sous anesthésie gazeuse. Le suivi du développement tumoral se fera au cours du temps de manière non invasive à l’aide d’un pied à coulisse. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par du personnel compétent afin de détecter précocement toute altération du bien-être animal. Dès l’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance, nous choisirons l’action appropriée à mener en fonction d’une grille de score du bien-être.

Choix des espèces

La xénogreffe désigne la transplantation d'un greffon d’un individu d’une espèce donnée chez un individu hôte d’une espèce différente. Ainsi, un contexte immunitaire permissif est essentiel pour favoriser la prise de greffe de cellules tumorales humaines et éviter la réaction de l’hôte vis-à-vis du greffon. Dans ce contexte, les lignées de souris immunodéprimées sont les modèles les plus couramment utilisés et très bien documentés dans la littérature dans le cadre d’études réalisées à partir de xénogreffes de cellules tumorales humaines. . Concernant les stades de développement, nous utiliserons les paramètres décrits dans la littérature pour ce type de modèle d’injection de cellules tumorales, c’est à dire des souris « jeunes adultes » âgées de 6 à 12 semaines au moment de la greffe.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 30
Souffrances
▲ 30
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Devenir
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 30

30 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Le thorax de chaque porc est ouvert, et la mise à mort passe par une solution froide riche en potassium qui ralentit puis arrête son cœur, prélevé ensuite et conservé soit au froid à 4 °C, soit sous machine de perfusion à 34 °C, avec ou sans un pré-traitement à la colchicine dont le texte ne décrit pas l'administration. L'usage en médecine humaine reste suspendu à une condition : "si nous démontrons" que la perfusion fait mieux que le froid, "alors cette technique pourra être utilisée". Les porcs sont choisis à trois mois, pour un poids de 35 à 40 kg et, précise le porteur, "pour des raisons de coût".

Objectifs

La transplantation cardiaque reste la méthode de référence du traitement de l’insuffisance cardiaque avancée mais souffre de pénurie de greffons. Les méthodes de conservation des greffons au moment de l’explantation sont primordiales pour éviter le développement de lésions inflammatoires au niveau de la microcirculation. En effet, ces lésions sont en partie responsables de la défaillance primaire du greffon cardiaque transplanté, responsable d’une mortalité non négligeable en clinique humaine. Dans le cadre de notre projet sur un modèle de gros animal, nous avons deux objectifs : 1) comparer deux méthodes et montrer que la conservation du greffon cardiaque sous machine de perfusion oxygénée à 34°C induit moins de phénomènes inflammatoires que le coeur explanté et conservé comme classiquement au froid statique à 4°C ; 2) confirmer que la colchicine, qui possède un effet cardioprotecteur après un évènement coronarien aigu, atténue ces lésions dans les deux modèles de conservation du greffon.

Bénéfices attendus

Pour soigner l'insuffisance cadiaque, les patients nécessitent de greffons préservés le plus longtemps et dans les meilleurs conditions possibles pour éviter des complications pouvant aller jusqu'à la mort. Grâce à ce projet, si nous démontrons d'une part que la préservation du greffon par machine de perfusion ex vivo à 34°C donne de meilleurs résultats que la conservation froide statique sur les paramètres inflammatoires, et d'autre part que la qualité de préservation se maintient au moins 6 heures, dépassant largement les temps limités d'ischémie froide, alors cette technique pourra être utilisée en médecine humaine. De plus, si nous montrons que la colchicine a un effet protecteur sur les lésions avec les deux méthodes de conservation, alors elle sera un outil supplémentaire pour améliorer la qualité des transplantations.

Procédures

L'animal sera anesthésié profondément avant la réalisation d'une sternotomie (ouverture du thorax) pour permettre l'accès au coeur et l'injection d'une solution de cardioplégie destinée à ralentir puis arrêter les battements cardiaques. Dès que le coeur sera arrêté, il sera prélevé et conditionné selon les techniques choisies.

Impact sur les animaux

Le protocole prévoit la mise à mort de l'animal par ralentissement puis arrêt cardiaque par l'injection d'une solution froide et riche en potassium (solution de cardioplégie) nécessitant l'ouverture du thorax. En dehors des contraintes liées à la préparation de l'animal (stress au moment de la prémédication), aucune nuisance supplémentaire n'est prévue puisqu'il s'agit d'une procédure sans réveil, au cours de laquelle la gestion de la douleur et de l'anesthésie seront rigoureusement surveillées.

Devenir

Aucun animal ne sera réveillé, le protocole nécessitant le prélèvement du coeur.

Remplacement

Il n'existe pas à ce jour de modèles alternatifs au modèle animal pour étudier le métabolisme myocardique en condition physiologique. Ce métabolisme ne peut actuellement pas être étudié par simulation numérique, ni à partir d'un modèle mathématique. De même, la perfusion d'organes ex vivo reposent sur l'utilisation d'un organe et non d'un tissu ou d'une culture cellulaire (pas d'alternative in silico ou in vitro) ; il est donc nécessaire dans notre approche d’utiliser un coeur prélevé sur un système vivant et battant. Par ailleurs, seul un modèle sur le gros animal permet d'extrapoler facilement les résultats à l'homme dont le système cardiovasculaire est proche sur le plan physiologique et métabolique.

Réduction

Le nombre d'animaux a été calculé afin de pouvoir réaliser les tests de comparaisons statistiques entre les groupes. Nous utiliserons des modèles d'analyse de la variance pour nos analyses statistiques. Au total 30 animaux seront utilisés pour cette étude afin de mettre en évidence une diminution significative entre les groupes. L'analyse statistique sera réalisée avec un logiciel spécialisé.

Raffinement

Une seule procédure expérimentale sans réveil est prévue dans ce protocole. Au delà des conditions règlementaires et habituelles d'hébergement et de respect du bien-être des animaux, la maîtrise des conditions de préparation et d'anesthésie des animaux évitera toute nuisance supplémentaire. La douleur au cours de la procédure sera contrôlée et prévenue par un morphinique avant l'ouverture du thorax. Par la suite, l'injection d'une solution visant à arrêter le coeur (cardioplégie) entraînera la mise à mort sans souffrance de l'animal.

Choix des espèces

Le porc présente une physiologie circulatoire proche de celle de l'Homme (fréquence et débit cardiaque identiques). La modélisation chirurgicale est facilitée par l'usage du gros animal. Cette convergence permet une adaptation optimale de l'espèce aux expérimentations et limitera au minimum le nombre d'animaux testés (moins d'échec technique). Les animaux sont choisis au terme du post-sevrage à l'âge de 3 mois, pour des raisons techniques d'une part (poids entre 35-40 kg) et pour des raisons de coût d'autre part. En effet, à ce stade de développement les diamètres de vaisseaux correspondent à ceux de l’humain et permettent donc de réaliser l'étude dans de bonnes conditions, et de prélèver des quantités suffisantes d'échantillons ex-vivo.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 220
Souffrances
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▲ 220
Devenir
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 220

220 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une lésion de la moelle épinière leur est infligée par injection d'un détergent, provoquant selon le porteur une paralysie des membres postérieurs et des difficultés à se déplacer pour se nourrir et boire, avant de tester une stimulation magnétique répétée censée réduire l'inflammation. Le devenir est explicite, les souris lésées ne peuvent faire l'objet ni d'un don ni d'une réutilisation et sont toutes tuées pour prélever la moelle. Le porteur renvoie l'intérêt clinique "sur un plus long terme" et affirme qu'aucune alternative ne peut remplacer l'expérience sur l'animal vivant.

Objectifs

Les lésions médullaires traumatiques (LMT) sont responsables d’une perte des fonctions sensitives, autonomes et motrices liées à une forte inflammation, une démyélinisation ainsi qu’une diminution de la repousse axonale. La thérapie par stimulation magnétique répétitive non-invasive (rTSMS) a permis notament de réduire l’inflammation, induire une remyélinisation et une repousse axonale après LMT. De par ces résultats, nous voudrions mesurer les effets de la rTSMS dans le cadre d’une lésion médullaire non traumatique chez la souris ; la myélite transverse. La myélite transverse est une maladie inflammatoire démyélinisante qui peut être modéliser chez la souris par une injection focale de détergent. Le but de cette étude est donc de démontrer si la rTSMS peut être une thérapie efficace chez les souris dans un modèle myélite transverse induite.

Bénéfices attendus

Cette étude nous permettra d’avoir une meilleure connaissance sur les bénéfices d’une méthode non invasive (stimulation magnétique répétitive) dans le cadre de maladie inflammatoire démyélinisation comme la myélite transverse. Cela permettrait, sur un plus long terme, d’envisager de proposer ce traitement dans le cadre de la prise en charge de ce type de maladie chez l’Homme.

Procédures

220 souris (110 males et 110 femelles) seront utilisées sur lesquelles seront réalisées une lésion de la moelle épinière sous anesthésie générale et locale d’une durée totale de 20 min. Le lendemain et jusqu’au 8ème jour ou bien du 7ème au 15ème jour après la lésion, sous anesthésie générale, la moitié des souris (soit 110 souris) sera utilisée pour la procédure de stimulation magnétique pendant 10 minutes (10hz pendant 10 secondes suivies de 20 secondes sans stimulation avec une intensité de 0.4T). Sur ces 220 souris, 160 réaliseront des expériences de locomotion non-contrainte, ces expériences sont non-invasives et non douloureuses et se feront sur animal vigile. Ces expériences nécéssitent de réaliser trois cessions par temps expérimentaux (8, 15, 22 et 29 jours après la réalisation de la lésion). Chacune des cessions durera 15 minutes. L’ensemble des animaux (220 souris) seront fixés, 29 jours maximum après la lésion afin de récupérer la moelle épinière. La chirurgie qui permet de fixer les animaux durera 10 minutes par souris.

Impact sur les animaux

- Hypothermie de l’animal suite à l’anesthésie - Paralysie des membres postérieurs - Difficulté à se déplacer pour se nourrir et s’abreuver après le reveil

Devenir

L’ensemble des animaux (220 souris) sera euthanasié à l’issue des expérimentations (29 jours maximum après injection de LPC) afin de procéder au prélévement de la moelle. Les souris ayant subis des lésions médullaires (220 souris), ne peuvent de ce fait pas, même si cela était possible d’un point de vue expérimentale, faire l’objet d’un don ou bien d’une « réutilisation ».

Remplacement

Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Il n’existe pas, dans notre domaine, d’alternatives satisfaisantes aux méthodes expérimentales proposées dans ce projet (expériences in vivo sur l’animal). Le modèle animal reste nécéssaire pour mesurer l’inflammation et la démyélinisation, ainsi que la récupération fonctionnelle de l’animal suite à une lésion par injection de LPC et après un traitement par stimulation magnétique répétitive.

Réduction

Le nombre d’animaux a été évalué à partir des études précédentes effectuées dans notre Laboratoire, à savoir que les expériences histologiques et de RT-qPCR nécessitent un minimum de 6 animaux et les expériences fonctionnelles nécessitent un minimum de 10 animaux. Des tests statistiques non paramétriques de type Mann Whitney seront utilisés afin de comparer les groupes d’animaux entre eux, nous savons que ces tests permettent de mettre en évidence une différence entre deux groupes d’étude avec une bonne sensibilité dès n=6 par groupe. L'utilisation de 10 animaux pour certaines expériences se justifie par la variation pouvant être observée notamment lors des tests fonctionnels.

Raffinement

Afin de minimiser la souffrance et l’angoisse infligées aux animaux, les procédures se dérouleront sous anesthésie générale avec analgésie, et des points-limites seront établis, entraînant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. Pour limiter le stress des animaux, ils seront manipulés par le (ou les) même(s) expérimentateur(s) et sur le même poste expérimental, facteurs auxquels ils auront été habitués préalablement. Ils seront anesthésiés après induction gazeuse sans contention. Le cas échéant, ils recevront un traitement analgésique et seront suivis jusqu’à leur réveil. Par la suite, chaque animal sera surveillé et le traitement analgésique sera poursuivi au-delà du réveil si besoin. Chaque animal bénéficiera d’une attention et de soins de qualité, par du personnel qualifié, pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d’assurer un bien-être optimal tout au long de l’étude. La douleur sera rigoureusement contrôlée grâce à des points limites évalués en amont, et gérée grâce aux moyens pharmacologiques appropriés (myorelaxant/anesthésie/analgésie). Par ailleurs, les animaux seront hébergés en groupes dans un environnement enrichi (copeaux, matériel de nidification). Enfin, l'eau et la nourriture seront mises à disposition ad libitum.

Choix des espèces

Ce projet s’intéresse aux mécanismes cellulaires et moléculaires présents dans la moelle épinière dans le cadre d’un modèle inflammatoire démyélinisant. Une meilleure compréhension de ces mécanismes permettrait de pouvoir proposer des thérapies plus efficaces aux personnes souffrant de myélite transverse. Il nécessite la mise en place de modèles comparables aux pathologies humaines. Il est donc indispensable pour la bonne réalisation de ce projet de recourir à l’utilisation de modèles animaux. 8 semaines, les lésions médullaires chez l’Homme concerne le jeune adulte, de ce fait afin de mimer au mieux ces lésions, nous utiliserons des souris âgées de 8 semaines.