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Evaluation du potentiel immunorégulateur des vésicules extracellulaires : EVReg
- Recherche appliquée
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- Système immunitaire
202 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des injections de vésicules extracellulaires, des mesures de glycémie et des prélèvements sanguins, certaines développant un diabète auto-immun ou une maladie du greffon contre l'hôte, avant le prélèvement de leurs organes lymphoïdes. L'objectif est de mettre au point une mesure de l'activité immunomodulatrice de ces vésicules, en vue de la transposer ensuite vers des tests in vitro. Le porteur affirme que cette réaction immunitaire n'est "pas modélisable in vitro ni in silico" à ce stade.
Objectifs
L’objectif général de notre projet est l'évaluation du potentiel immunomodulateur des vésicules extracellulaires (EV) de sources cellulaires variées, à usage thérapeutique. Il n'existe actuellement aucun test standardisé dans la littérature pour évaluer le potentiel immunorégulateur des EVs. Selon les études en effet, les chercheurs utilisent des métriques très différentes (dosage des protéines totales, quantité d'une protéine, nombre de particules, activité enzymatique ...). Notre projet vise d’une part à proposer une méthode de qualification et de mesure objective de l'activité immunomodulatrice des EV de toutes provenances, et d’autre part l’identification des cibles immunitaires précises in vivo en fonction de la voie d’administration, dans le but de pouvoir dans un 2ème temps transposer l’évaluation thérapeutique des EV de l’in vivo vers des tests in vitro ou ex vivo.
Bénéfices attendus
La publication d'un test robuste de mesure des effets immunomodulateurs des EV permettrait la standardisation des pratiques entre laboratoires et entre EV de différentes sources ; elle permettrait également de valider les méthodes de production et de purification de façon à préserver ou maximiser le potentiel des EV.
Procédures
Les manipulations prévues sur animaux vigiles consistent en des pesées (192 animaux max, hebdomadaires ou bi-hebdomadaires), mesures de glycémie (60 animaux, bi-hebdomadaire), et injections intrapéritonéales (60 animaux, maximum bi-mensuel). Les manipulations sur animaux anesthésiés inclueront des injections (192 animaux max, EV administrées en 2 injections ou en injection unique), et ponctions sanguines (192 animaux max, prélèvements hebdomadaires). Les injections, ponctions sanguines, pesées et mesure de glycémie sont des opérations rapides d'une durée maximale de quelques minutes.
Impact sur les animaux
Les interventions prévues sur les animaux ne doivent pas engendrer d’inconfort, de douleur ou de gêne notable, et sont de courtes durées. L’inconfort des injections i.d. ou des prélèvements au niveau du sinus rétro-orbitaire sera anticipé par une manipulation sous anesthésie générale gazeuse. Pour le suivi du diabète, la mesure de la glycémie sur microgoutte ponctionnée à la queue ne doit pas engendrer de douleur, et cette mesure ne nécessite qu’une contention légère et rapide. Dans le cadre du modèle de transfert de diabète, les symptômes et complications liés à une hyperglycémie (perte de poids, perte d’appétit, état clinique dégradé) sont évités par un diagnostic précoce. Les symptômes seront surveillés pour une prise en charge rapide le cas échéant. Dans le cadre du modèle d’humanisation, la maladie du greffon contre l’hôte engendre également des symptômes cliniques indésirables (perte de poids, apathie, symptômes digestifs…), mais le suivi du poids permet une détection rapide de l’apparition de la maladie, et les points limites décrits sont suffisamment précoces pour éviter une souffrance des animaux.
Devenir
Le devenir terminal des souris est la mise à mort pour prélèvement et analyse des cellules sanguines et des organes lymphoïdes, que le terme de l'expérience soit échu ou que les points limites soient atteints.
Remplacement
L'étude de la réaction immunitaire en fonction de la voie d'administration des EV n'est actuellement pas modélisable in vitro ni in silico. Le manque d'éléments de standardisation empêche le calcul à priori des doses équivalentes entre deux lots d'EV : notre projet vise précisément à améliorer cet état de l'art.
Réduction
Le nombre d'animaux est réduit par l'utilisation des noeuds lymphatiques individuels : chaque individu fournissant plusieurs noeuds lymphatiques, l'appariement des données avec contrôle interne par animal permet de réduire grandement le nombre d'animaux. Par ailleurs, l'utilisation d'une procédure de diabète accéléré permet, grâce à une pénétrance maximale de la maladie, de diminuer nettement le nombre d'animaux à observer dans le cas d'un diabète spontané. Les groupes ont été réduits au minimum pour permettre la validation de nos hypothèses. Des analyses statistiques permettront une exploitation des résultats d'incidence de diabète ou de maladie de greffon contre l'hôte, mais aussi de dosages des marqueurs immunitaires et inflammatoires du sang, et analyses ex vivo de la réactivité des organes lymphoïdes et populations cellulaires.
Raffinement
L'étude chez les souris traitées vs non-traitées comportera un suivi du poids, de la glycémie (selon les groupes), ainsi que systématiquement de ponctions sanguine terminale. Après l'euthanasie, les organes lymphoïdes, selon les groupes les pancréas, seront également prélevés pour études fonctionnelles in vitro, ou études moléculaires, biochimiques ou transcriptionelles. Les animaux ne sont pas manipulés avant une semaine d'acclimatation pour les nouveaux arrivants. Les animaux nés au sein de l'EU sont manipulés et habitués aux manipulations avant le début des procédures. Tous les animaux sont hébergés en cages par groupe de 5 maximum par fratrie et par sexe. Les animaux sont observés quotidiennement par le personnel de l'EU et par les expérimentateurs de façon pluri-hebdomadaire. Les cages sont nettoyées chaque fois que nécessaire (minimum une fois par semaine) en génant les animaux le moins possible, tout en maintenant en permanence de l'enrichissement changé régulièrement, incluant de la cellulose compressée, des jouets en bois (bille, quille), des hamacs, des igloos, des roues, des tubes en plastique rouge ou en carton, sans exclure l'utilisation d'autre enrichissement selon les disponibilités. Ce matériel est autoclavé avant utilisation.
Choix des espèces
L'utilisation d'un modèle de diabète de type 1 auto-immun chez la souris NOD, modèle très bien décrit dans la litérature et utilisé depuis longtemps en laboratoire, permet d'accélérer les procédures mises en place tout en réduisant le nombre d'animaux. Ce modèle de diabète accéléré chez la souris permettra d'évaluer précisément ce que le projet prévoit de quantifier : l'effet immunomodulateur des EV. Par ailleurs, les autres modalités expérimentales disponibles dans cette espèce sont facilement disponibles, ce qui garantit une exhaustivité supérieure aux autres espèces. Les souris utilisées dans ce projet seront majoritairement des souris jeunes adultes au-delà de six semaines. En effet, les souris obtenues du fournisseur à l’âge de 6 semaines peuvent s’acclimater pendant 2 semaines avant d’être utilisées en protocole. Au-delà de 8 semaines, elles ont un poids suffisant et stabilisé autour de 25g, permettant d’avoir des lots homogènes et des résultats reproductibles. Seules les souris issues du modèle d'humanisation seront traitées entre 4 et 6 semaines, afin de maximiser la réussite de la greffe de cellules souches hématopoïétiques.
Impact de l’activation immunitaire maternelle sur les infections congénitales par le cytomégalovirus
- Recherche fondamentale
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- Oncologie
- Système nerveux
996 rats vont être utilisés, tous mis à mort à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Des rates gestantes reçoivent une injection destinée à activer leur système immunitaire et deux prises de sang, puis sont opérées sous anesthésie pour l'injection d'un cytomégalovirus dans le cerveau de leurs embryons, avec des avortements partiels possibles. Tatoués aux pattes dès le premier jour, leurs ratons passent un test de retournement sur le dos et un test d'éloignement du vide sur une plateforme de 8 cm, puis, selon les groupes, l'implantation d'électrodes sous anesthésie, des tests cognitifs et comportementaux non nommés portant sur l'anxiété, la mémoire spatiale et la sociabilité, et 72 heures d'EEG par télémétrie. Ces ratons infectés peuvent présenter dès leurs deux premières semaines des crises d'épilepsie déclenchées par la manipulation, associées à des morts subites, et le porteur attend du projet "des informations importantes" et la "possibilité" de prévenir un jour ces conséquences.
Objectifs
Les infections congénitales à cytomegalovirus (CMV) concernent environ 1% des naissances et représentent une cause majeure de troubles du neurodéveloppement (e.g. microcéphalie, polymicrogyrie, surdité, paralysie cérébrale, épilepsie, déficience intellectuelle...). Une influence neuropathologique à plus long terme a été évoquée, notamment sur la survenue d'autisme ou de schizophrénie. En dépit de leur fréquence et de leurs conséquences médicales et socio-économiques, la physiopathologie des infections congénitales au CMV reste peu étudiée et mal connue. Ainsi, les options préventives et thérapeutiques restent limitées. L’étude de modèles animaux pertinents, notamment chez la souris et le rat, utilisant les CMVs spécifiques de ces espèces, représente une approche de choix pour appréhender les mécanismes sous-jacents complexes et évolutifs, le développement du système immunitaire cérébral et des réseaux neuronaux, et leurs interactions réciproques. L'objectif principal de ce projet est d'explorer chez le rat l'impact de la réaction immunitaire au CMV et les conséquences de l'infection du cerveau en développement par le cytomégalovirus (CMV), à différents niveaux d’analyse : au niveaux moléculaire et cellulaire, au niveau des conséquences proximales pendant la période postnatale précoce et à plus long terme sur la cognition, le comportement et la survenue d'activités épileptiques spontanées.
Bénéfices attendus
Les infections congénitales par le cytomégalovirus sont fréquentes (0.7 à 1% des naissances) et représentent une cause majeure de pathologie neuro-développementale, avec des conséquences médicales sévères et un impact socio-économique important. Cependant, les mécanismes restent mal compris et peu abordés, et l'impact à long terme notamment reste mal connu. De ce point de vue, notre projet doit apporter des informations importantes pour apprécier ces conséquences, tout en ouvrant la possibilité de les prévenir en ciblant des altérations précoces du cerveau en développement.
Procédures
Une injection périphérique est pratiquée chez des femelles gestantes puis un prélèvement sanguin est réalisé 3h et 24h après l’injection. Après au moins 2 jours de récupération, les mêmes femelles sont opérées sous anesthésie générale, afin d’accéder aux embryons et d’injecter le CMV dans les cerveaux embryonnaires. Dépendant du nombre d’embryons, la chirurgie dure de 30 à 45 minutes ; le muscle et la peau sont suturés. Au premier jour postnatal, les ratons d’une même portée sont tatoués au niveau des pattes avant et/ou arrière, et suivis quotidiennement pendant les deux premières semaines de vie postnatale (mesures de masse corporelle, réalisation de tests sensorimoteurs (test du réflexe de retournement lorsque l’animal est placé sur le dos, test du réflexe d’éloignement du vide lorsque la tête de l’animal est dans le vide, l’animal étant posé sur une plateforme élevée d’environ 8 cm), observation de la survenue de crises généralisées d’épilepsie) ; chaque session de tests dure environ 2-3 minutes. Aux stades P18 et P30, une chirurgie sous anesthésie générale est réalisée sur certains animaux pour implanter une électrode permettant d’enregistrer les activités corticales précoces. Ces enregistrements sont réalisés chez l’animal éveillé pendant environ 30 minutes, puis sous anethésie générale légère pendant au maximum 2 heures. Après P60, d’autres animaux sont évalués au cours de test cognitifs et comportementaux non-invasifs, sans restriction d'eau ni de nourriture (anxiété, reconnaissance et mémoire spatiales, sociabilité). Des sessions d’entrainement sont réalisées afin de minimiser le stress. Une fois ces tests terminés, une chirurgie sous anesthésie générale est réalisée sur certains animaux pour implanter un système permettant d’enregistrer les activités corticales sans fil. Ces explorations fonctionnelles (vidéo-EEG télémétrique ; durée 72h) sont réalisées une semaine après la chirurgie chez l’animal vigile en activité dans sa cage.
Impact sur les animaux
Le composé injecté aux femelles gestantes peut déclencher une réaction transitoire (hyperthermie, hypoactivité, et hypophagie) qui se normalise après 24h. Un prélèvement sanguin est réalisé à 3h et 24h post-injection. Après au moins 2 jours de récupération, ces mêmes femelles sont opérées sous anesthésie générale pour accéder aux embryons et réaliser des injections dans les cerveaux embryonnaires. L'anesthésie des femelles gestantes peut engendrer des dépressions respiratoires, une hypothermie, une déshydratation. La chirurgie elle-même peut engendrer en post-opératoire sur des temps courts (1 à 3 jours maximum) de rares et faibles hémorragies vaginales, des avortements partiels, des douleurs abdominales, une diminution de la mobilité / inactivité, une perte de poids, une inflammation des sutures. Les femelles gestantes sont isolées lors de la période post-opératoire jusqu’à la mise bas. Leur bien-être après chirurgie est évalué quotidiennement par des mesures de paramètres cliniques, comportementaux ou biologiques. La majorité des femelles gestantes (>97%) récupèrent très bien après la chirurgie et la gestation se poursuit jusqu’à la mise bas. Chez les ratons nés après l’infection cérébrale au CMV in utero, un ensemble de phénotypes est attendu. Leur suivi quotidien au cours des deux premières semaines de vie postnatale a mis en évidence la survenue : d'hyperextension des membres inférieurs ; de crises d'épilepsie généralisées tonico-cloniques déclenchées par la manipulation, et correlée à la survenue de mort subite (sudden unexpected death in epilepsy, SUDEP) ; d’un défaut de développement de réflexes sensorimoteurs évalués par le test d'éloignement du vide (cliff aversion test) et le test de retournement (rigthing reflex). A plus long terme, nous anticipons des altérations fonctionnelles et comportementales chez les rats infectés par le CMV in utero, e.g. des activités épileptiques spontanées, des troubles du cycle veille/sommeil, des troubles cognitifs (mémoire spatiale) et des troubles de la sociabilité, mais cela doit être exploré et validé.
Devenir
Les femelles sont euthanasiés car elles ne peuvent pas être réutilisées. La descendance est mise à mort pour analyses post mortem.
Remplacement
Les mécanismes neurophysiopathologiques des infections congénitales par le CMV reposent de manière inhérente sur des interactions développementales multiples, entre la dynamique de l'infection virale elle-même, celle des réseaux neuronaux, et celle du système immunitaire cérébral. Il est évident que certains de ces évènements, ainsi que leur complexité, et leurs relations réciproques, ainsi que leurs conséquences à long terme comme envisagé dans le projet, ne peuvent être modélisés in vitro y compris en utilisant des cérébroïdes, et encore moins in silico. Cette constatation est évidente pour les études cognitives et comportementales. Une partie de nos expériences d'enregistrements des activités épileptiques sera réalisée in vitro (tranches aigues de cerveau), afin de réduire l’expérimentation sur l’animal vivant.
Réduction
Nous avons basé le nombre minimal d'animaux nécessaires sur la base de nos résultats antérieurs, et sur des calculs classiques de puissance statistique pour les tests les plus usuels. Nous optimisons la réduction des animaux utilisés de plusieurs manières : - chaque gestation et tous les embryons injectés in utero sont utilisés. - par ailleurs, le principe de réduction sera appliqué, car un animal jeune adulte passera à la fois les tests cognitifs et comportementaux, puis les enregistrements EEG ; les tissus cérébraux étant prélevés à l'issue de ces analyses. Ceci aura de plus l'avantage de permettre d'établir d'éventuelles corrélations entre plusieurs anomalies chez les mêmes animaux ayant passé l'ensemble des tests.
Raffinement
Le bien-être des animaux est évalué par des mesures de paramètres cliniques, comportementaux ou biologiques adaptés, y compris les weekends et jours fériés, consignés dans un registre (avec une fiche de suivi post-opératoire pour les femelles gestantes, qui permet d'établir un score, et une fiche de suivi des cohortes de ratons injectés au CMV). Chaque rate et sa portée est hébergée dans une cage avec nourriture et eau à volonté. L’environnement est enrichi avec des matériaux souples (papier foisonnant, litière en carrés de cellulose vierge) et un tunnel en carton permettant la confection d’un nid. Les femelles gestantes subissent une intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie générale, sur un tapis chauffant. Le rythme respiratoire des animaux est surveillé en permanence, et une injection intra-péritonéale de sérum physiologique est réalisée en fin d’intervention. Après leur réveil, les femelles sont placées sur un tapis chauffant pendant au moins 30 minutes. Un suivi post-chirurgical est réalisé : surveillance de la cicatrisation (nettoyage de la plaie et nouvelles sutures si détérioration), d’absence d'hémorragie vaginale, de la mise bas (euthanasie si retard de la mise bas supérieur à 24h), de la perte de poids (euthanasie si > à 20%), de l'hypothermie (froid au touché), des signes de douleur (prostration, agressivité, absence de réaction aux stimuli). En fonction du score obtenu, une injection d'analgésique ou d’anti-inflammatoire peut être pratiquée. Les ratons sont également suivis avec notamment une surveillance de leur état général et de leur prise de poids, et de l’apparition des phénotypes caractéristiques de notre modèle. Ces mesures seront quotidiennes de P1 à P14. Après P14, seul le poids sera mesuré, d’abord quotidiennement jusqu’à P20, puis 1 fois par semaine jusqu’à P30. Après sevrage (à P30), les animaux seront regroupés par sexe à 2-3 par cage dans un environnement enrichi (rouleaux de papier foisonnant et tunnel en carton). Le poids sera suivi une fois par semaine après P30. Autour de P60, les tests comportementaux seront précédés de plusieurs sessions d’habituation pour minimiser les effets du stress.
Choix des espèces
Les animaux que nous utilisons, en l'occurrence les rats, sont des rongeurs de petite taille et d’élevage facile, avec une gestation d'une durée adaptée aux exigences des travaux de recherche. Ils possèdent un système nerveux central dont le développement présente de nombreuses similitudes avec celui du système nerveux humain, et dont l’organisation, certes simplifiée, est cependant suffisamment complexe pour être représentative. D'une manière générale, ils constituent des modèles de choix pour l’étude des mécanismes pathologiques du développement cérébral. Le rat est particulièrement adapté à des études électrophysiologiques, cognitives et comportementales. Dans le projet présenté ici, le choix de l'espèce est aussi orienté par l'utilisation d'une souche de cytomégalovirus de rat recombinante, car les cytomégalovirus, y compris ceux de rat, sont spécifiques d'espèce. Les rates gestantes seront âgées d'environ 10 semaines à 6 mois. Les infections in utero seront réalisées à E15, donc au début du dernier tiers de gestation, ce stade d'infection tenant compte de l'état de développement cérébral, d'impératifs méthodologiques, et conduisant à reproduire les conséquences neurologiques postnatales rappelant la pathologie humaine modélisée ici. L’étude des activités épileptiformes in vitro seras réalisée entre P14 et P17, période classique où le cerveau immature, correspondant à la période néonatale chez l'homme, présente une plus forte susceptibilité aux activités épileptiques. Les enregistrements des activités corticales précoces seront réalisés à P18 et à P30, qui sont des périodes classiquement utilisées pour ce type d’enregistrements. La recherche d'effets à plus long terme du CMV sera réalisée chez des jeunes rats adultes (P60 et au delà), permettant la réalisation efficace de tests cognitifs et comportementaux, ainsi que des enregistrements EEG télémétriques sur plusieurs jours consécutifs.
Impact de la thérapie par la chaleur et de l’exercice sur la santé musculaire après immobilisation, preuve de concept chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Pour les groupes les plus exposés, trois semaines d'immobilisation du train arrière, six semaines d'entraînement à la course en montée et des récupérations de 30 minutes à 40 °C : 108 souris adultes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement des biceps fémoraux. Toutes reçoivent aussi une injection intrapéritonéale de puromycine pour suivre la synthèse des protéines, et l'immobilisation entraîne une perte de masse musculaire des pattes postérieures. L'équipe veut savoir si la chaleur amplifie les effets de l'exercice sur le muscle, et le porteur envisage des retombées pour les athlètes, les personnes en rééducation, les sédentaires et les malades. Il écrit que l'immobilisation partielle rend le projet difficile à mener chez l'humain, et présente l'utilisation des souris comme une étape "obligatoire mais également extrêmement enrichissante du point de vue scientifique".
Objectifs
L’activité physique, en sollicitant la force musculaire, provoque l’augmentation de la masse musculaire (hypertrophie). Cette modalité d'exercice est recommandée lors de situations de perte de masse musculaire (atrophie), par exemple après une période d'immobilisation (alitement, pose d’un plâtre). Par ailleurs, l'exposition à certaines conditions environnementales spécifiques, tel que la chaleur, peut amplifier la prise de masse musculaire ou limiter sa perte. L’objectif de ce projet est donc d’évaluer les effets de la récupération musculaire en atmosphère chaude après une série d’exercices de course en montée chez des souris saines ou présentant une perte de muscle suite à une immobilisation
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d'évaluer si la chaleur est bénéfique pour amplifier les adaptations musculaires à l’exercice, ce qui permettra d'envisager des perspectives non seulement pour les athlètes, mais aussi chez les personnes en réhabilitation post-blessure ou post-opération chirurgicale. Les populations sédentaires ou souffrant de pathologies métaboliques (e.g. diabète, insuffisance rénale chronique) ou de pertes de masse musculaire (cancers, vieillissement) bénéficieront également de perspectives d'intérêt. D’autre part, l’exercice couplé à la chaleur permettrait d’accélérer davantage la prise de masse musculaire chez les populations atrophiées.
Procédures
Pour la procédure aigüe, les animaux subiront deux à trois interventions : - groupe E : l’exercice physique (une séance de 1 heure) + injection sur animal vigile (5 secondes) - groupe E+C : l’exercice physique (une séance de 1 heure) + la récupération en milieu chaud (30 minutes à 40°) + injection sur animal vigile (5 secondes). Pour la procédure chronique, les animaux subiront une à quatre interventions : -groupe NS (pas d’immobilisation) : une injection (5 secondes) -groupe S (immobilisation) : immobilisation de trois semaines + injection (5 secondes) -groupe NS-E (pas d’immobilisation + exercice) : 6 semaines d’entraînement + injection (5 secondes) -groupe S-E (immobilisation + exercice) : immobilisation de trois semaines + 6 semaines d’entraînement + injection (5 secondes) -groupe NS-E+C (pas d’immobilisation + exercice + chaleur) : 6 semaines d’entraînement + récupération en ambiance chaude (30 minutes à 40°) + injection (5 s) -groupe S-E+C (immobilisation + exercice + chaleur) : immobilisation de trois semaines + 6 semaines d’entraînement + récupération en ambiance chaude (30 minutes à 40°) + injection (5 s)
Impact sur les animaux
Les stress auxquels seront soumis les animaux sont l’exercice physique, l'immobilisation, la chaleur et l’injection intrapéritonéale de puromycine. Les 3 séances de familiarisation permettront d’éduquer les souris au tapis de course. L'immobilisation du train arrière provoquera un déconditionnement des souris, avec une perte de masse musculaire, mais cela ne concerne que les pattes postérieures. Au niveau de la chaleur, le stress sera relativement court (30 minutes à 40°C) et l’hydratation sera ad libitum. Enfin, l’injection intrapéritonéale de puromycine durera 5 secondes. Il s’agit d’une injection dans le bas ventre de puromycine, permettant de suivre le taux de synthèse des protéines. Le bien-être des animaux sera surveillé quotidiennement également.
Devenir
La totalité des animaux sera euthanasiée à l'issue de chaque procédure dans le but de prélever les biceps fémoraux pour l'étude des gènes et protéines jouant un rôle dans la régénération musculaire.
Remplacement
Ce projet nécessite une réalisation dans un environnement très contrôlé pour éviter des biais qui pourraient provenir de facteurs externes. De plus, nous souhaitons évaluer les effets de la chaleur, ce qui ne peut être contrôlé précisément que dans des conditions de laboratoire avec des animaux. L’immobilisation partielle est aussi une contrainte qui rend difficile la réalisation du projet chez l’homme. Dans le cadre de ces expérimentations très spécifiques, il n’existe pas d’alternative à l’utilisation d’animaux étant donné l’absence de modèle cellulaire permettant de mimer les effets corps entier de l’immobilisation sur l’ensemble des tissus d’intérêt ainsi que les effets des méthodes de prévention. De plus, ces expérimentations ne peuvent pas être directement réalisées chez l’homme. L’utilisation d’animaux est donc ici une étape obligatoire mais également extrêmement enrichissante du point de vue scientifique de par les résultats très précieux qu’elle génère.
Réduction
Le calcul a été effectué avec l’aide l’un logiciel de statistiques afin d’utiliser le nombre minimal d’animaux tout en gardant la puissance statistique nécessaire à l’interprétation des résultats.
Raffinement
Pour l’activité physique et les tests réalisés sur tapis roulant, les animaux y sont préalablement habitués progressivement pour réduire le stress induit au changement d’environnement. Afin de réduire au maximum les nuisances sur le bien-être des souris, les animaux seront constamment surveillés au cours de la séance pour prévenir tout accident. Les procédures de suspensions du train arrière sont, elles, validées et optimisées, et des soins quotidiens sont réalisés pour prévenir toute complication. Les animaux seront hébergés par deux pour éviter l’isolement. Chaque procédure possède également des points limites et critères d’arrêts stricts en cas d’évènement potentiellement néfaste pour les animaux en ce qui concerne la douleur, le mal-être, etc. Les suivis quotidiens des animaux permettent d’identifier des signes de souffrance.
Choix des espèces
Le choix des souris a été fait car nous voulons utiliser le même protocole d’entraînement que les études qui montrent des adaptations similaires post-entraînement chez l’homme et chez la souris. De plus, comme chez l’homme, il a été montré que l’immobilisation induit une perte de masse musculaire chez la souris également. La souris Mus musculus a été privilégiée pour plusieurs raisons. Les espèces murines rat et souris sont des espèces se rapprochant de l'humain en ce qui concerne le système musculosquelettique. Les systèmes de dégradation et de synthèse protéique sont similaires chez l'homme et chez la souris bien qu'il existe des différences subtiles de typologie entre les deux espèces. Ainsi, les conclusions tirées de ces études chez la souris pourront être étendues chez l'homme. Les souris utilisées seront toutes des adultes de 8 semaines.
Role des astrocytes dans la maladie d’Alzheimer
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 560 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une injection virale dans l'hippocampe par stéréotaxie sous anesthésie, pouvant provoquer une perte de poids transitoire et une douleur de 24 à 48 heures, puis une perfusion intracardiaque terminale. L'objectif est de caractériser les modifications des astrocytes autour des vaisseaux et des neurones dans la maladie d'Alzheimer, le cerveau étant prélevé exsangue pour l'analyse. Le porteur affirme que l'expérimentation sur la souris est "essentielle" faute de pouvoir recréer in vitro les interactions cellulaires du cerveau.
Objectifs
Le système nerveux central, dont fait partie le cerveau, est composé de plusieurs types cellulaires : les neurones, mais également les cellules gliales dont les astrocytes. Ces derniers sont reconnus comme des acteurs essentiel à la physiologie et impactés dans de nombreuses pathologies. Ils interagissent avec les vaisseaux sanguins et participent à la régulation des fonctions vasculaires, comme l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique, ainsi qu’avec les neurones et régulent le message nerveux. Ces deux interfaces et leurs fonctions sont perturbées dans la maladie d’Alzheimer. Ce projet a pour but de caractériser la nature moléculaire des changements des fonctions astrocytaires périvasculaires et périneuronales dans la maladie d’Alzheimer.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait permettre d'apporter un éclairage nouveau sur le rôle des astrocytes dans les alérations vasculaires et neuronales liées à la maladie d’Alzheimer.
Procédures
Les interventions sous anesthésie générale (30 minutes d'intervention) sont utilisées dans ce projet sur un même lot d’animaux. 1) Injection virale par stéréotaxie : animaux sous anesthésie générale sont opérées. Un virus de type AAV ( adenovirus associé) permettant de colorer les astrocytes est injecté dans l’hippocampe par stéréotaxie. Cette chirurgie n’est réalisée qu’une seule fois. Ces interventions entrainent des effets modérés (possible irritation de la plaie). Une observation particulière des animaux est réalisée dans les jours suivants et l’application des points limite permet de limiter la nuisance et la souffrance des animaux. 2) Perfusion intracardiaque (3 semaines après la première intervention): Réalisée sous anesthésie générale, cette intervention est sans réveil. Elle dure environ 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les souris subiront une injection intracérébrale de virus de type AAV (adénovirus associé) qui peut entrainer des effets modérés par exemple une perte transitoire de poids et une douleur pendant 24/48h. Une observation particulière des animaux dans les jours suivants et l’application des points limites permettent de limiter la nuisance et la souffrance des animaux.
Devenir
L'euthanasie des animaux sous anesthésie générale est nécessaire pour les analyses histologiques. Ces analyses nécessitent que les vaisseaux sanguins ne contiennent plus de sang car sa présence interfère avec l'expérience d'immunofluorescence.
Remplacement
L’expérimentation animale sur un système murin est essentielle, car nous ne pouvons le remplacer par un système in vitro où il est impossible de recréer les multiples interactions cellulaires d’un système complexe tel que le cerveau. Il n’existe pas non plus d’autres modèles à l’heure actuelle permettant de répondre à nos questions biologiques.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés sera réduit autant que possible et correspond au minimum nécessaire pour obtenir des résultats scientifiques significatifs. Pour l’ensemble des questions traitées, il faut obtenir les observations sur au minimum 5 réplicas biologiques pour chaque génotype et à chaque stade. Ce nombre est un minimum pour intégrer dans notre étude la variabilité entre les animaux. C’est un pre-requis dans l’ensemble des publications de travaux scientifiques. Elle est particulièrement cruciale pour l’étude de modèle murin de la maladie d'Alzheimer qui peut légèrement varier d’un individu à un autre. Ce chiffre est un minimum qui tient compte de la variabilité connue intrinsèque au modèle APPPS1. En effet, la formation des plaques amyloides peut varier d’une souris à l’autre pour un même stade. On realisera une analyse statistique en vérifiant la normalité des données et l’absence de différence entre les animaux de même génotype. En cas de non normalité, les tests non paramétriques seront utilisés. Pour réduire la sur-utilisation des animaux possiblement liée à la chirurgie, les expérimentateurs sont formés et supervisés de façon adéquate. Une attention particulière est portée à la stérilité de tous les instruments et de l'environnement.
Raffinement
Les élevages sont effectués en groupe avec enrichissement de l’environnement et toutes les précautions sont assurées afin de respecter au mieux le bien-être animal. Certaines procédures pouvant induire une légère douleur, celle-ci est anticipée par l’administration d’anesthésiques et d’analgésiques. Les animaux subissant des interventions feront l'objet d'une surveillance accrue pendant l'intervention et les jours suivants et d’éventuels soins supplémentaires (application d’analgésique supplémentaire) sont apportés en fonction de ces observations. Pour toutes les procédures, des points limites spécifiques ont été définis basés sur l'apparence physique (manque de toilettage, poil ebouriffé), la mobilité des animaux (prostration), l'absence de lésion ou saignement, la présence d'un nid dans la cage. Dans nos expériences ou une anesthésie profonde est réalisée, la qualité de l'anesthésie sera systématiquement contrôlée par l'absence de reflexe réponse au pincement de la patte.
Choix des espèces
La souris est un mammifère où les règles et les processus qui régissent le développement du système nerveux central et sa plasticité sont similaires à l'homme. Nous avons identifié 50 marqueurs à tester au cours de la progression de la maladie d’Alzheimer à 1 mois, 3 mois (stade sans dépôts amiloides) 6 mois (stade intermédiaire), 9 mois et 1 an (stade présentant des dépots amyloides).
Enregistrement des neurones corticospinaux lombaires chez la souris pendant une tâche motrice
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
126 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une ou deux chirurgies d'environ une heure, sources de stress, de douleur et de perte de poids, puis des tâches locomotrices avec enregistrement de l'activité de neurones par électrodes, un jour sur deux pendant six semaines. L'objectif est de caractériser le rôle des neurones corticospinaux dans la motricité des pattes postérieures, le cerveau étant prélevé à l'issue. Le porteur affirme que ces neurones sont "impossibles à reconstituer" en culture cellulaire et à modéliser numériquement.
Objectifs
Le projet vise à caractériser le rôle des neurones corticospinaux dans la motricité des pattes postérieures de la souris. Ces neurones transmettent des informations depuis le cortex moteur vers la moelle épinière ; nos expériences chez l’animal anesthesié démontrent que ces informations sont à la fois motrices (pour la contraction du muscle) et sensorielles (pour filtrer les informations sensorielles pertinentes pour le mouvement, comme la proprioception qui renseigne sur la position du corps). Nous cherchons maintenant à caractériser le rôle de ces neurones dans une situation physiologique, chez l’animal éveillé libre de ses mouvements. Plus pécisément, nous avons pour objectif de : 1) analyser les conséquences de perturbations de cette voie (activation ou inhibition) sur les comportements moteurs des souris, 2) identifier les neurones corticospinaux en enregistrant leur activité électrique grâce à des électrodes, , et corréler leur activité avec le comportement observé, 3) caractériser les autres cibles de ces neurones, en plus de la moelle épinière, qui peuvent médier certains des comportements observés.
Bénéfices attendus
La voie corticospinale est atteinte dans plusieurs pathologies (sclérose latérale amyotrohique, lésion traumatique de la moelle épinière, etc.) sans que l’on sache précisément son rôle en situation physiologique. Notre projet permettra de caractériser l’activité de ces neurones dans le cadre d’un comportement moteur, et ainsi de poser des hypothèse sur les conséquences de leur atteinte en situation pathologique.
Procédures
Les animaux subiront soit une chirurgie unique durant environ 1,5 heure, soit deux chirurgies à 2 semaine d'écart, chacune durant au plus 1 heure. Au minimum une semaine après la dernière chirurgie, les animaux effectueront des tâches comportementales de locomotion fine. Ces tâches durent une dizaine de secondes et sont répétées pendant un maximum de 30min, un jour sur deux, pendant 6 semaines. Au maximum chaque animal sera donc testé pendant 9 heures.
Impact sur les animaux
Les chirurgies entrainent inévitablement un stress et des douleurs chez la souris. Une perte de poids est souvent constatée les jours suivant la chirurgie mais l’animal récupère son poids initial en 3-4 jours. Les sutures peuvent aussi entrainer une gêne ou des démangeaisons qui poussent l’animal à se gratter et, très rarement, à endommager sa cicatrice. Cette gêne disparait également en quelques jours. Les tests comportementaux envisagés peuvent également être source de stress pour les animaux.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement.
Remplacement
Le projet porte sur les neurones corticospinaux, qui sont parmi les plus longs de l’organisme, allant du cortex à la partie lombaire de la moelle épinière. Ils sont impossibles à reconstituer avec des techniques de remplacement de type culture cellulaire et doivent être intacts pour pouvoir être étudiés. Ils sont impossibles à modéliser numériquement car leurs cibles sont encore méconnues. Nous devons donc recourir à l’animal pour atteindre les objectifs du projet.
Réduction
Les mesures pour réduire le nombre d’animaux ont été étudiées en adéquation avec le projet. Le nombre d’animaux utilisé a été défini au plus juste pour nous permettre d’atteindre nos objectifs scientifiques et être statistiquement valides. Nous utiliserons des individus des 2 sexes afin de réduire le nombre d’individus à produire et produire des résultats spécifiques de genre.
Raffinement
Les souris sont hébergées en cohorte, elles font l’objet d’observations quotidiennes et l'enrichissement des cages est systématique (bâton à ronger, matériaux de nidification). Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale et analgésie pré et post-opératoire et la température de l’animal est maintenue grâce çà un tapis chauffant thermostaté relié à une sonde rectale. Les yeux sont hydratés avec un gel oculaire. L’état de santé des animaux est surveillé quotidiennement après la procédure chirurgicale et estimé selon une grille de score pondérée qui évalue l'apparence générale de l'animal, l'apparence de la plaie, le comportement spontané, le comportement provoqué et le poids. Des points limites ont été établis pour chaque item permettant de soustraire l’animal à la souffrance.
Choix des espèces
L’étude de la communication entre le cortex et les circuits locomoteurs spinaux requiert l’utilisation de mammifère. La souris est un modèle largement utilisé dans l’étude du cortex moteur, et des comportements locomoteurs. De plus, de nombreuses connaissances sont établies sur l’organisation des projections corticospinales chez la souris. Animaux utilisés à partir de 30 jours après la naissance, car c’est l’âge à partir duquel la voie de communication entre le cortex et la moelle a fini son développement
Optimisation des immunothérapies anti-tumorales utilisant le transfert adoptif de cellules T après expansion ex vivo : impact du micro-environnement lymphopénique généré
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
6 472 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré. Elles subissent l'ablation d'une phalange pour génotypage, une lymphopénie induite par radiothérapie ou chimiothérapie, une greffe de tumeur et de six à sept injections, avec une perte de poids possible. L'objectif est d'étudier le devenir de lymphocytes T anti-tumoraux transférés dans un environnement lymphopénique, les organes étant prélevés à l'issue. Le porteur affirme que ces questions "ne peuvent pas être abordées" par des méthodes in vitro ou in silico et invoque la proximité des systèmes immunitaires murin et humain.
Objectifs
L’objectif de ce projet s’inscrit dans l’optique de se rapprocher des approches thérapeutiques utilisées en immunothérapie anti-tumorale (à savoir chimiothérapie ou radiothérapie), et ainsi les protocoles établis dans l’équipe dans le cadre d’une précédente demande de saisines au transfert adoptif de cellules T anti-tumorales. Nous nous intéresserons aux aspects suivants : - Impact des diverses méthodes d’induction de la lymphopénie (radiothérapie vs chimiothérapie vs souris génétiquement lymphopéniques) sur le devenir des cellules T anti-tumorales. - Devenir des cellules T anti-tumorales après transfert adoptif dans des souris lymphopéniques (utilisant une des 3 approches) et en présence d’une tumeur solide ou liquide.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de notre projet sont tout d'abord une meilleure compréhension des mécanismes associés au devenir de lymphocytes T greffés dans divers environnements lymphopéniques (chimiothérapie vs radiothérapie) ainsi que les conséquences pour leur efficacité anti-tumorale. D'autre part, le développement de nouvelles stratégies anti-tumorales, basées sur les propriétés du système immunitaire pour cibler et éliminer les tumeurs, et auxquelles sont associés un conditionnement lymphopénique, a permis d’améliorer les traitements contre le cancer nous espérons que ces travaux permettront d'améliorer ces approches thérrapeutiques. Ainsi, des traitements basés sur l’injection de lymphocytes T sont maintenant approuvés en clinique pour le traitement de certains cancers hématologiques. Toutefois, malgré des résultats spectaculaires, des formes réfractaires à cette approche persistent. Différentes explications peuvent être invoquées incluant un défaut de persistance ou encore une altération de leur fonctionnalité qui pourraient être en partie la conséquence du conditionnement lymphopénique utilisé. Ainsi, il est crucial de déterminer les causes de ces échecs afin d’optimiser l’efficacité de ces nouvelles thérapies pour cet enjeu majeur de santé publique.
Procédures
Les animaux subiront différents types d'interventions, injections ou prélèvements pour lesquelles la douleur est faible à modérée et ne requièrent pas plus que quelques minutes par animal. Par souci du bien être animal et en fonction du type d'injection, l'intervention sera réalisée sous anesthésie ou contention appropriée de l'animal. En moyenne, un animal sera identifié/génotypé par ablation d'une phalange distale et subira par expérimentation: 6-7 injections intra.péritonéale (ip), 1 injection i.o (intra-orbitale) ou i.v (intra-veineuse) et, dans le contexte des études à plus long terme, pourra être prélevé (à l’aide d’un stylet au niveau de la veine mandibulaire) 1 fois toutes les 2 semaines au cours d’une expérience.
Impact sur les animaux
L'induction de l'état lymphopénique par chimiothérapie ou radiothérapie peut induire une perte de poids transitoire. Par ailleurs, la greffe de cellules tumorales peut également s'accompagner d'une perte de poids ou impacter l'étât général des souris. Toutefois, il est important de noter que la plupart des animaux seront co-injectés avec des cellules T ciblant les tumeurs, et ayant des fonctions anti-tumorales. Dès l'apparition de symptômes ou dès que les animaux atteignent un des points limites définis, les souris seront euthanasiées.
Devenir
L'ensemble des animaux sont sacrifiés en fin de protocole afin de prélever les organes d'intérêt et réaliser les différentes analyses décrites.
Remplacement
Le projet décrit dans le cadre de cette demande requiert une analyse intégrée in vivo de l’impact d’un état lymphopénique sur le devenir de cellules T anti-tumorales, en présence ou en absence de tumeurs. Ces questions ne peuvent pas être abordées à l’heure actuelle au moyen de méthodes alternatives in vitro ou in silico, et demandent ainsi de faire appel à des modèles animaux, murins dans le cas présent, en raison des grandes similitudes du système immunitaire murin et humain, ainsi que du panel important de modèles à disposition pour identifier les paramètres essentiel dans ces processus.
Réduction
Pour optimiser le nombre d’animaux maintenus et le nombre total d’animaux utilisés dans l’ensemble de l’étude, mâles et femelles adultes seront utilisés pour les expériences proposées. Par ailleurs, chaque fois que cela sera réalisable, les expériences seront combinées afin de partager les groupes contrôles employés. Les données obtenues dans nos précédents travaux ainsi que les données disponibles dans la littérature nous permettent d’évaluer le degré de variabilité expérimentale et ainsi estimer au plus juste le nombre d'animaux nécessaires pour atteindre une significativité statistique.
Raffinement
Même si les lignées murines utilisées dans ce projet ne présentent pas de phénotype induisant une souffrance ou angoisse à l’état basal, nous nous assurerons par plusieurs mesures de réduction des sources de stress potentiels: notamment, les animaux sont maintenus à plusieurs par cage et manipulés par maximum 2 personnes dédiées. Le milieu proposé est enrichi pour favoriser la construction de nids (cotons, cabanes). Au cours des expérimentations, une observation régulière des souris sera effectuée. Une fiche de suivi « clinique » a été établie pour réaliser l’observation des animaux en expérimentation, évaluer leur état et suivre précisement les points limites. En effet, les points limites sont ainsi clairement établis (perte de poids, état général, niveau de croissance tumorale) et détaillés pour chacune des procédures de ce projet.
Choix des espèces
Comme noté précédemment, le système immunitaire murin présentant de très fortes analogies avec le système immunitaire humain, il constitue un modèle de choix pour des projets intégratifs s’attachant à l’étude des constituants du système immunitaire. De plus, les modèles murins lymphopéniques et tumoraux, de par leurs similitudes avec les conditions pathologiques humaines, représentent des systèmes uniques d’étude de ces phénomènes. Ainsi, pour se rapprocher du traitement de la pathologie humaine, les animaux utilisés dans le contexte de ce projet seront des animaux adultes matures dont l’age sera compris en moyenne entre 8-14 semaines.
Analyse des effets d’OTX2 sur les astrocytes du cortex visuel
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 440 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré. Elles subissent une biopsie de l'oreille, l'implantation par stéréotaxie d'une canule cérébrale et d'une pompe osmotique lors d'une chirurgie d'environ une heure, puis des injections, avec un stress et des douleurs locales possibles au réveil. L'objectif est d'étudier l'effet de la protéine OTX2 sur les astrocytes du cortex visuel au cours du développement, le cerveau étant prélevé à l'issue. Le porteur affirme que ces expériences "ne peuvent être reproduites in vitro" car elles dépendent du développement cérébral.
Objectifs
L'étude du développement neurologique est importante car elle nous aide à comprendre comment le cerveau se développe et fonctionne, ce qui peut conduire à la mise au point d'interventions et de traitements efficaces pour les troubles neurologiques du développement. Le développement postnatal du cerveau est caractérisé par des périodes critiques de remodelage des circuits neuronaux en fonction de l'expérience. La perturbation de ces périodes peut entraîner des troubles du développement neurologique. Dans le cortex visuel de la souris, la maturation des cellules astrocytaires et des neurones inhibiteurs contrôle la fermeture des périodes critiques. La signalisation de la protéine OTX2, qui dépend de l'expérience, impact la maturation des neurones inhibiteurs et contrôle la plasticité corticale. Ce projet étudiera l'effet de la signalisation OTX2 sur l'activité des cellules astrocytaires afin de mieux comprendre le lien entre ces processus, avec attention à l'effet du sexe de l'animal. Nous allons modifier la signalisation d’OTX2 et analyser les effets moléculaires sur les cellules astrocytaires. Les résultats nous informeront au niveau moléculaire sur la manière dont les astrocytes et les interneurones interagissent au cours du développement postnatal pour assurer le bon fonctionnement du cerveau.
Bénéfices attendus
Les conséquences et les coûts à long terme des troubles du développement neurologique non traités chez l’homme peuvent inclure des difficultés scolaires et professionnelles, l'isolement social et l'augmentation des coûts des soins de santé. Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes à l'origine du remodelage des circuits neuronaux en fonction de l'expérience. Il fournira de nouvelles cibles moléculaires pour le traitement des troubles du développement neurologique caractérisés par une maturation et un fonctionnement défectueux des interneurones corticaux. Ce projet cible le cortex visuel pour lequel la plasticité de la période critique est impliquée dans l'amblyopie (une maladie qui entraîne des troubles de la vue) et peut donc avoir un impact positif sur la santé humaine à long terme.
Procédures
Prélèvement d'une biopsie (auriculaire) et marquage par bague (auriculaire) par animal (contention pour marquage et biopsie < 1 minute, prélèvement en lui-même < 1s). L’implantation d’une canule par stéréotaxie intracérébrale et la pose d’une pompe osmotique en sous cutané sera effectuée sur des animaux anesthésiés ; cette procédure chirurgicale dure environ 1 heure et sera effectuée une seule fois. Une injection stéréotaxique intracérébrale sera effectuée sur des animaux anesthésiés ; cette procédure chirurgicale dure environ 1 heure et sera effectuée une seule fois. Une injection intrapéritoneale sera réalisée sur animaux vigiles ; la procédure dure environ 1 minute en moyenne et sera effectuée une fois par jour pendant 3 jours.
Impact sur les animaux
Suite à la chirurgie, il est possible que les animaux soient stressés après réveil, sujets à des fluctuations de poids ainsi que de la douleur locale pendant quelques jours. La pose de canule avec pompe osmotique peut induire des douleurs supplementaires. La pompe doit etre bien placée en sous-cutané pour minimiser un effet negatif potentiel sur la mobilité de la souris. Aucune nuisance supplémentaire n'est attendue par rapport à des techniques de marquage et biopsie (auriculaire). Aucune nuisance supplémentaire n'est attendue par rapport à les injections intrapérioneales de tamoxifène.
Devenir
A l’issue de chacune des procédures, les animaux seront mis à mort et leur cerveau sera collectés afin de permettre des analyses histochimiques et biochimiques.
Remplacement
Nos recherches sur les effets des astrocytes et interneurones sur la plasticité du cerveau nécessitent des modèles de souris pour comprendre comment l'environnement juvénile affecte le cerveau adulte. Ces expériences ne peuvent être reproduites in vitro car elles dépendent du développement du cerveau de l’embryon jusqu’à l'âge adulte.
Réduction
Ce projet implique de nombreuses expériences d’injection cérébrale et d’infusion cérébrale et analysera les effets dus au sexe de l’animal. Nos travaux antérieurs sur des animaux soumis à des injections ou infusions cérébrales pour analyses histotologiques ou biochimiques nous ont permis de démontrer qu'un nombre de 10 souris par sexe par condition expérimentale est nécessaire. Ceci nous permet d'obtenir une puissance statistique satisfaisante même si 1 ou 2 souris sont perdues lors de la chirurgie. Ce projet inclus 48 conditions expérimentales par sexe. Tous les animaux sont issus d’une nouvelle lignée transgénique et nécessitent du génotypage. Beaucoup des animaux avec génotypes dites « wild-type » seront aussi utilisé dans une des procédures afin de réduire le nombre d’animaux total.
Raffinement
Toutes les expériences invasives sont réalisées sous anesthésie générale, combinée à un traitement analgésique. Après la chirurgie, les animaux sont transférés dans une cage chauffée avec un tapis chauffant jusqu’à leur réveil. Ils sont ensuite hébergés dans leurs groupes d’origine afin d’éviter le stress de l’isolement. Pour évaluer les points limites, les souris seront inspectées quotidiennement afin de détecter les signes d'infection et de douleur (changement de posture, de pelage, d'expression faciales), et des mesures de poids seront prises au moins deux fois par semaine. En cas d'infection ou de signes de douleur, les animaux recevront un traitement approprié. En cas de perte de poids, les animaux seront placés dans des cages chauffées et recevront un régime alimentaire enrichi par le rajout de boudin nutritif dans la cage.
Choix des espèces
La génétique de la souris est très bien connue et proche de celle de l'homme, ce qui en fait un modèle privilégié pour l'étude de la plasticité cérébrale. C'est un animal avec lequel nous avons l'habitude de travailler et pour lequel nous avons une bonne expertise pour réduire les conditions de stress, d'inconfort et de douleur. Il nous permet également de créer des modèles pour l'étude des pathologies humaines. Les lignées utilisées pour ce projet n’existent pas chez d’autres espèces et sont déjà hébergées dans notre animalerie. Ce projet implique des injections stéréotaxiques dans le cortex visuel qui seront effectuées sur des souris agées de 18 à 35 jours, lorsque cette région du cerveau est plastique. Les analyses seront faites chez les jeunes souris (agées de 28 à 50 jours) lorsque les phénotypes se manifestent.
Rôle de la génétique de l’hôte dans l’infection et la transmission du virus Zika
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système immunitaire
8 385 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par le virus Zika par injection, certaines par voie intracrânienne sous anesthésie, puis exposées sous anesthésie à des piqûres de moustiques, et peuvent perdre jusqu'à 30 % de leur poids avec apathie et paralysie partielle. L'objectif est d'étudier le rôle de la génétique de l'hôte dans l'infection et la transmission du virus, les souris étant tuées car porteuses d'un pathogène dangereux pour l'humain. Le porteur affirme que ces phénomènes se développent au niveau de l'"organisme entier" et que la souris permet des analyses génétiques "puissantes".
Objectifs
L’objectif global de ce projet est d’étudier le rôle de la composition génétique de l’individu dans sa sensibilité à l’infection par le virus Zika. En particulier, la transmission du virus de la mère au fœtus, l’apparition de troubles neurocomportementaux secondaires à l’infection et la transmission du virus Zika entre l’hôte et le moustique restent à élucider. Plus spécifiquement, ce projet prévu pour les 5 années à venir, a pour objectif de répondre aux questions scientifiques suivantes : 1. Quels sont les mécanismes responsables des différences de lésions cérébrales induites par l’infection par le virus Zika ? 2. Quels sont les mécanismes de transmission du virus Zika de la mère au fœtus ? 3. Quelles sont les conséquences neurocomportementales de l’infection par le virus Zika ? 4. Quelle est la variation de capacité à s’infecter (« infectabilité ») des souris en fonction de la souche de virus Zika ? 5. Quelle est la variation d’infectabilité des moustiques en fonction de la souche de virus Zika ? 6. Quelle est la variation d’infectabilité des souris en fonction de la souche de moustique ? 7. Quelle est l'influence du fond génétique des souris dans chacune des questions précédentes ? 8. Quels sont les variants génétiques de l’hôte responsables des différences de sensibilité chez la souris ?
Bénéfices attendus
A court terme, ce projet permettra de comprendre l’influence de la composition génétique de l’hôte dans la sensibilité à l’infection et dans l’infectivité par le virus Zika. La caractérisation poussée de l’infection par le virus Zika dans des lignées de souris sensibles ou résistantes permettra d’identifier de nouveaux gènes responsables de ces différences de sensibilité et d’infectivité. A plus long terme, ce projet permettra de faire progresser des connaissances fondamentales importantes pour comprendre le développement de la maladie et les mécanismes de transmission des maladies vectorielles. Il s'agit d'enjeux majeurs au regard du potentiel de réémergence du virus Zika au niveau mondial et des conséquences neurologiques dramatiques causées par cette infection.
Procédures
Des biopsies de queue seront effectuées sur certaines souris pour connaitre leur statut génétique, une fois au moment du sevrage pour une durée de quelques secondes. Les souris recevront une injection d’anticorps par voie intrapéritonéale une fois pour une durée de quelques secondes. La majeure partie des souris seront infectées avec le virus Zika par une injection (intrapéritonéale, intraveineuse, sous-cutanée ou intradermique) une fois pour une durée de quelques secondes. Certaines souris seront infectées avec le virus Zika par une injection intra-crâniale sous analgésie et anesthésie générale d’une durée de 15 minutes. Des prises de sang seront réalisées, au maximum 3 prélèvements sur 5 jours consécutifs. Chaque prise de sang durera environ 30 secondes. es tests d’évaluation du comportement non invasifs seront effectués sur certaines souris avec une durée de moins de 40 minutes et au maximum 2 fois par semaine (1 test par séance). Des repas sanguins de moustiques seront effectués sur certaines souris pour évaluer la transmission du virus entre la souris et le moustique et vice versa, sous anesthésie générale d’une durée de 30 minutes, au maximum 5 fois sur 7 jours consécutifs.
Impact sur les animaux
Le projet s'articule autour de 5 procédures de sévérité modérée. Dans la plupart des cas, l'infection aura un impact très modéré sur l'état de santé des souris, avec une perte de poids inférieure à 5% et transitoire (quelques jours). Dans d'autres cas, les souris pourront développer une perte de poids plus importante pouvant atteindre 30%, une apathie et des troubles neurologiques tels qu’une paralysie partielle. Des souris feront l’objet de tests d’évaluation du comportement non invasifs qui pourront générer un stress limité et transitoire (quelques heures). Des souris seront anesthésiées et soumises aux repas sanguins de moustiques durant la période de virémie qui est quasiment asymptomatique. Elles seront mises à mort avant l'apparition des symptômes induits par l'infection.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure. Ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car ils seront infectés par un pathogène dangereux pour l’Homme et/ou feront l’objet de prélèvements de tissus post-mortem.
Remplacement
Les phénomènes biologiques que nous devons étudier se développent au niveau de l'organisme entier (développement de l'infection, réponse immunitaire, conséquences neurocomportementales) voire à l’interface entre deux organismes indépendants (transmission du virus entre la mère et le fœtus ou entre la souris et le moustique) et imposent donc de recourir à des modèles animaux vivants. De plus, notre expérience sur ce virus montre que les résultats obtenus avec des cultures de cellules ne prédisent pas intégralement ce qui se passe dans un organisme entier. Les modèles animaux utilisables sont peu nombreux (primates non-humains, cobayes, hamsters et souris). Ce projet utilisera des souris car cette espèce permet de réaliser des études génétiques puissantes à l'aide de lignées génétiquement modifiées ou de lignées génétiquement très variées.
Réduction
Le calcul du nombre d'animaux nécessaire dans chaque procédure dépendra de la nature des variables et de la question posée. La conception de chaque expérience reposera sur une analyse statistique préalable pour optimiser la nature et l'effectif de chaque groupe, et éviter les biais expérimentaux. Les résultats obtenus seront analysés par des tests statistiques appropriés. Aussi souvent que nécessaire, il sera fait appel à des experts en biostatistique. L'évaluation de la charge virale dans une lignée ne requiert pas plus de 5 souris du même sexe d'après notre expérience. L’évaluation du comportement des souris requiert des nombres d’animaux un peu plus grands (10 à 12 souris du même sexe) du fait d’une variabilité intra-groupe plus importante. Ces éléments nous ont permis de calculer les effectifs pour chaque procédure en conciliant réduction du nombre d'animaux et puissance statistique pour conclure. Les analyses incluront des groupes d’animaux des 2 sexes sauf lorsqu'on sait déjà qu'il n'y a pas de différence dans le modèle utilisé. Certaines expériences feront l'objet de réplication mais uniquement lorsque ce sera nécessaire pour conforter la validité des conclusions. Ceci est mentionné et justifié dans chaque procédure.
Raffinement
Les inoculations par voie systémique et les prélèvements de sang entraînent une douleur passagère et légère qui ne justifie pas d'anesthésie ou d'analgésie. L’inoculation par voie intra-crâniale sera réalisée sous anesthésie générale et sous analgésie générale. Les repas sanguins seront effectués sur des souris anesthésiées. Les souris seront exposées aux moustiques sur un flanc, en alternant flanc gauche et flanc droit d'un repas sanguin au suivant. Après chaque repas sanguin, les souris recevront une injection de soluté de réhydratation isotonique pour compenser la perte volémique. Dans la majorité des cas, l'infection par le virus Zika se traduira par un impact très modéré sur l'état de santé des souris. Les animaux infectés seront toutefois surveillés quotidiennement pendant la période symptomatologique critique (précisée dans chaque procédure) avec plusieurs points limites : i) score clinique sur la base de 5 critères, ii) suivi de poids. Un gel nutritif sera placé dans les cages des animaux présentant un affaiblissement ou une parésie/paralysie pouvant laisser craindre qu'ils peinent à atteindre la mangeoire et après les repas sanguins de moustiques.
Choix des espèces
1. Nous disposons de bons modèles d'infection par le virus Zika chez la souris, y compris pour étudier la transmission entre souris et moustique (espèce compatible avec des repas sanguins répétés). 2. La souris est la seule espèce permettant de réaliser des analyses génétiques du niveau requis. 3. Des résultats antérieurs avec le virus Zika montrent la pertinence de cette espèce comme modèle animal d'infection par les flavivirus transmis par des moustiques et pour les analyses génétiques. 4. La dangerosité du virus Zika impose d'héberger les animaux en isolateurs, ce qui est facilement réalisable dans cette espèce et beaucoup plus difficile dans d'autres espèces. Pour la plupart des procédures, nous utiliserons des jeunes adultes (5-6 semaines) ou adultes (6-12 semaines) en nous basant sur la littérature et sur notre propre expérience. Nous utiliserons (détails dans les procédures 1 et 3) des souris jeunes de 1-3 semaines qui permettront d’étudier les effets de l’infection par le virus Zika sur le développement post-natal du cerveau. Nous utiliserons (détails dans la procédure 1) des fœtus entre 15 et 17 jours de développement pour étudier le syndrome congénital causé par le virus Zika.
Évaluation du potentiel thérapeutique d’antagonistes du récepteur NOP de la nociceptine dans des modèles de stress chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
768 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré et sévère. Elles subissent un conditionnement de peur par chocs électriques, un confinement avec sons intenses, un jeûne de vingt-quatre heures et jusqu'à quatre injections, développant une anxiété et une hypervigilance pendant les quatre semaines suivantes. L'objectif est de tester si des antagonistes de la nociceptine préviennent les symptômes de stress post-traumatique, une partie des souris étant tuée pour prélever des tissus cérébraux. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de travailler sur un modèle animal pour étudier ces comportements complexes.
Objectifs
Les troubles du stress post-traumatique se développent chez les individus exposés à un événement traumatisant et altèrent de façon significative la vie personnelle, sociale et/ou professionnelle. A l’heure actuelle le traitement de ces troubles est très insuffisant. Ainsi il est primordial d’identifier de nouvelles cibles pour permettre notamment de prévenir l’apparition de la pathologie dans les populations à risque ou d’empêcher son développement de façon précoce après le trauma. La nociceptine est un neuromédiateur impliqué dans la réponse au stress. Des études antérieures nous ont permis de montrer que le blocage des effets de la nociceptine améliorait les symptomes cognitifs et émotionnels dans des modèles de stress chronique. Des données suggèrent également que cette stratégie pourraient aussi empêcher le développement des symptomes de stress post-traumatique. C'est cette hypothèse que nous souhaitons tester dans ce projet. Les deux objectifs principaux sont donc: 1) Déterminer si le blocage du système nociceptine par des molécules antagonistes empêche le développement des symptômes de type stress post-traumatique dans un modèle souris; 2) Identifier les circuits cérébraux modulés par le système nociceptine lors du stress qui pourraient expliquer ces effets bénéfiques.
Bénéfices attendus
Les études comportementales permettront de valider le potentiel des antagonistes nociceptine pour prévenir le développement ou traiter les symptômes du TSPT dans un modèle préclinique. L'étude des circuits cérébraux associés fournira des données fondamentales sur le mécanisme d’action de cette nouvelle classe de régulateurs de la réponse au stress. Des antagonistes nociceptine sont déjà en développement clinique, notamment pour le traitement de la dépression. S'ils sont positifs, nos résultats fourniront une preuve de concept pour étendre leur utilisation et évaluer leur capacité à soulager les symtômes du TSPT chez l'humain. Ils permettront aussi de savoir si des différences d'effet liées au sexe sont à prévoir.
Procédures
Exposition à 2 stimulations électriques de 2 secondes d'intensité faible à modérée. 1 à 4 injections intra-péritonéales (10 secondes). Confinement dans un compartiment de petite taille et exposition à des sons brefs et intenses pendant environ 15 minutes. Jeûne de 24 heures avant un test comportemental.
Impact sur les animaux
Le conditionnement de peur classique produit un stress aigu chez les animaux au moment des stimulations électriques (2 chocs de 2 secondes) ainsi qu'une anxiété lorsque le son est de nouveau présenté lors des premières séances d'extinction. Le modèle TSPT produit également un stress aigu chez les animaux au moment des stimulations électriques (2 chocs de 2 secondes), une anxiété lorsque le son est de nouveau présenté lors des premières séances d'extinction, ainsi qu'une anxiété et une hypervigilance modérées pendant les 4 semaines qui suivent le conditionnement. Le test de réflexe de sursaut implique un stress modéré associé au confinement dans le compartiment de test. Les animaux recevront aussi de une à quatre injections qui impliquent un stress d'environ 10 secondes.
Devenir
Les animaux seront mis à mort car les procédures auxquelles ils ont été exposés peuvent modifier leur comportement ultérieur. Pour une partie des animaux, des tissus doivent être prélevés pour étudier les circuits cérébraux impliqués dans les comportements observés.
Remplacement
L’objectif du projet étant l’étude de comportements complexes, le conditionnement de peur et les symptômes associés, il est indispensable de travailler sur un modèle animal. Il s’agit de valider une stratégie thérapeutique dans un modèle préclinique.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé sur la base de nos études antérieures et est réduit au minimum nécessaire pour obtenir une puissance statistique suffisante et donc des conclusions valides : 16 animaux pour les études comportementales et 10 pour les analyses post-mortem. Afin de limiter le nombre d'animaux, les symptômes d'anxiété et d'hypervigilance seront étudiés sur les mêmes individus en prenant soin de respecter des pauses d'au moins 5 jours entre les tests. Le nombre total d'animaux utilisés pourra être réduit si certaines étapes du projet ne donnent pas de résultats positifs: 1) la deuxième molécule sera testée uniquement dans les conditions pour lesquelles la première aura montré un effet positif, 2) l'étude n'utilisera le modèle TSPT que si celui-ci est validé préalablement, 3) l'activité des neurones ne sera étudiée que dans les conditions pour lesquelles les molécules testées auront montré des effets positifs sur le comportement.
Raffinement
Les souris sont hébergées à 4 dans des cages contenant du matériel de nidification ainsi qu'une buchette pour l'enrichissement. Après réception, un temps d'habituation d'une semaine est respecté avant le début des expériences. Les animaux sont ensuite habitués à l'expérimentateur lors de 3 séances de manipulation. Les animaux ayant subi un stress aigu développent un phénotype anxieux mais celui-ci est relativement subtil. Il est révélé lors des différents tests comportementaux mais ne se traduit pas par des symptômes spontanés dans la cage d'hébergement. Les animaux sont cependant suivis de manière quotidienne par du personnel formé au soin. Si une altération de l'état est observée (isolement, baisse du comportement exploratoire, attitude prostrée, expression faciale modifiée, défense à la manipulation), une grille de scoring est utilisée pour déterminer la conduite à tenir en accord avec le vétérinaire.
Choix des espèces
Les modèles de conditionnement de peur et de TSPT sont bien caractérisés chez la souris et reproduisent une partie des symptômes observés chez l'humain. Le système nociceptine a également été très étudié chez la souris et présente de fortes similitudes avec celui de l'humain. L'objectif de l'étude est d'étudier l'effet des antagonistes NOP chez l’adulte. Les expériences débuteront sur des animaux âgés de 8 semaines dont on considère que le système nerveux est mature.
Evaluation épigénétique des bovins laitiers : vers de nouveaux critères de santé, de bien-être dans des environnements diversifiés
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
6 000 vaches laitières vont être utilisées, gardées en vie dans les élevages à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune subit une unique prise de sang à la veine caudale, d'environ une minute, présentée comme une gêne légère et transitoire. L'objectif est de constituer une large cohorte de vaches Holstein pour identifier leur épigénome et créer un nouvel index de gestion de l'élevage. Le porteur qualifie cette étape d'"absolument incontournable" et affirme que la démarche "ne peut être conduite qu'au niveau de l'animal entier".
Objectifs
Globalement le projet établira les relations entre variations phénotypiques observables, la génétique, l’épigénome et l’environnement. La démarche mise en œuvre va contribuer à mieux définir les caratéristiques de chaque individu et offrira de nouveaux modèles d’évaluation plus fiables. Pour l’élevage et les éleveurs, une retombée de l’outil consistera dans l’identification de nouveaux indicateurs de gestion intégrant des données épigénétiques. Cet outil sera aussi utilisé pour rechercher des animaux capables de s'adapter aux changements environnementaux de par leur plus grande plasticité épigénétique et génomique. Ces connaissances aideront à définir de nouvelles stratégies de sélection visant des animaux plus robustes aptes à exprimer leur potentiel dans des conditions variables tout en maintenant leur santé et bien-être pour un élevage durable.
Bénéfices attendus
La collection d’échantillons biologiques ainsi que l’ensemble des données fourniront pour la première fois l’opportunité de traiter une large cohorte de vaches Holstein et d’en identifier l’épigénome. Cette étude originale est une première pour le monde de l’élevage. Cette étape est absolument incontournable pour déterminer la puissance de l’outil d’épigénotypage que nous développons et définir un nouvel index de management apte à prendre en considération tout l’historique de vie de l’animal. Cette démarche met les derniers progrès technologiques et méthodologiques de la biologie au service d’un élevage responsable et durable.
Procédures
Les vaches seront soumises à une seule prise de sang à la veine caudale pour le projet. La durée de l'intervention sur chaque animal dure environ une minute.
Impact sur les animaux
Les prélèvements sanguins seront effectués lors de contensions prévues : soit au moment de l’alimentation aux cornadis soit au cours de la traite (robot de traite). La douleur occasionnée par l’aiguille de prélèvement est légère et transitoire. La ponction de sang est très limitée (2 x 5 ml) en proportion du volume sanguin de l’animal (de l’ordre de 50 litres total ; soit 1/10000ème).
Devenir
Les animaux restent dans les élevages à l'issue de la prise de sang.
Remplacement
Le projet est conduit sur l’espèce bovine pour l’espèce bovine. Il ne peut donc y avoir de remplacement. Il s’agit d’une démarche de biologie intégrative pouvant prendre en compte tous les processus biologiques et ne pouvant être conduite qu’au niveau de l’animal entier. Le choix de la race Prim’Holstein tient à sa prépondérance dans la production de lait française : nous étendrons l’étude à d’autres races laitières et allaintantes dès obtention des financements.
Réduction
Le nombre de vaches à inclure dans l’analyse est de l’ordre de 6000. Il est donc nécessaire d’inclure non seulement des vaches Holstein issues des fermes expérimentales qui offrent un suivi de conduite d’élevage mais aussi des vaches de fermes commerciales . Notre démarche s’apparente aux analyses épidémiologiques menées chez l’homme, le nombre important d’individus à inclure dans le protocole permet d’appréhender la grande variabilité phénotypique.
Raffinement
Une prise de sang à la queue représente une gène légère pour les vaches, et sans conséquences vu le volume de sang prélevé. Cependant, les animaux prélevés seront surveillés suite au prélèvement pour vérifier qu'il n'y a pas de problème. Le cas échéant, le vétérinaire de l'élevage sera appelé pour prendre en charge ledit problème.
Choix des espèces
Le projet s’interesse à l’espèce bovine et toute la démarche expérimentale proposée doit aboutir à la création d’un nouvel index de management permettant une intégration de l’historique de vie de l’animal. Cet index doit être un indicateur du bien-être et de la santé des vaches. L’établissement de cet index sera associé à une série de recommandations dont l’objectif final est l’expression du potentiel génétique de l’animal dans le respect de ses besoins. Une simple prise de sang reste un geste très peu invasif et peu douloureux, n’occasionnant qu’une gène transitoire. Toutes les vaches des élevages commerciaux identifiés et fermes expérimentales seront incluses dans le protocole, quelques soient leur âge, parité ou stades physiologiques (en cycle, en gestation, en lactation, tarie). Néanmoins leur statut sera noté avec précision.
Développements méthodologiques en IRM et RMN pour de l’imagerie 3D rapide et quantitative
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Rats : 190
580 souris et 190 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des injections de cellules cancéreuses dans le cerveau, le cœur ou une veine, ou de biomatériaux, puis des examens IRM sous anesthésie répétés deux fois par semaine, les tumeurs pouvant provoquer titubation, léthargie et perte de poids. L'objectif n'est pas de soigner mais de développer des séquences d'imagerie IRM plus rapides et quantitatives, destinées à terme à la clinique humaine. Le porteur qualifie l'imagerie du petit animal vivant de "maillon indispensable" et ne prévoit que des essais in vitro préliminaires.
Objectifs
L’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) apparait comme une technique d'imagerie pouvant remplacer le scanner du fait de son innocuité. Cette technique est devenue un outil de plus en plus utilisé pour le diagnostic médical, grâce à sa bonne résolution spatiale, son caractère non-traumatique et sa grande variété de contrastes. Ces progrès n'ont pu être réalisés sans d'importants développements méthodologiques. Afin de poursuivre ces avancées techniques, notre projet consiste à développer des stratégies pour analyser les systèmes biologiques dans une réelle approche intégrative en cherchant autant que possible à limiter la perturbation et l’influence de l’exploration sur le comportement du système analysé. Plus précisément il s'agit d'une part d'optimiser ou de développer de nouvelles méthodes en imagerie permettant d'obtenir des informations sur la structure et/ou la fonction d'une partie d'un organe ou sur la totalité de l'organisme dans le temps et dans l'espace et de mettre en évidence des dysfonctionnements. Ces méthodes ont pour objectifs d’être, à terme, utilisées en routine clinique chez l’homme. D'autre part, dans le cadre de développement de thérapies (cellulaires) ciblées, il est important de perfectionner ou d'inventer des méthodes innovantes de ciblage et de marquage cellulaire afin de les détecter et suivre leur devenir par IRM. Ces méthodes nécessitent l'injection d'un agent ciblant stable et biocompatible agissant comme des agents de contraste intelligents. Ce projet est donc basé sur le développement de séquences IRM sur le petit animal pour obtenir des informations précises et fiables, en 3D et en des temps d’acquisition rapides. C’est pour cela que des techniques originales d’acquisition des données seront développées, et combinées à des techniques de traitement du signal. Les principaux problèmes auxquels ces nouvelles méthodes devront répondre sont le manque de contraste du tissu d’intérêt, les mouvements respiratoires et cardiaques qui rendent les images floues, le signal hyperintense de la graisse, la sensibilité aux hétérogénéités de champ magnétique et la quantification précise, fiable et reproductible de paramètres physiques.
Bénéfices attendus
Ce projet va permettre de, non seulement apporter plus de connaissances sur l’anatomie du cerveau, mais aussi de développer des méthodes IRM plus rapides, plus informatives, pour obtenir des diagnostics plus précoces et précis pour l’oncologie. Finalement, en ingénierie des biomatériaux, ce projet permettra d’évaluer l’efficacité de la régénération tissulaire et vasculaire dans des organes profonds, avant leur transfert à l’homme.
Procédures
Toutes les procédures seront réalisées sous anesthésie générale. Un premier groupe de 70 souris et 30 rats sera soumis à une injection de cellules cancéreuses ou de biomatériaux dans le cerveau (en une seule fois, chirurgie ne dépassant pas 15min par animal) puis subiront des examens IRM (ne dépassant pas 1h par animal) répétés deux fois par semaine. Un deuxième groupe de 30 souris animaux sera soumis à une injection de cellules cancéreuses via une injection via le coeur (en une seule fois, intervention de quelques minutes) puis subiront des examens IRM (ne dépassant pas 1h par animal) répétés deux fois par semaine. Un troisième groupe de 30 souris sera soumis à une injection intraveineuse de cellules cancéreuses via la veine cave (intervention de quelques minutes) puis subiront des examens IRM (ne dépassant pas 1h par animal) répétés deux fois par semaine. Un quatrième groupe de 580 souris et 190 rats sera soumis à une injection intraveineuse de cellules cancéreuses ou d’agents de contraste IRM via la veine caudale (intervention de quelques minutes) puis subiront des examens IRM (ne dépassant pas 1h par animal) répétés deux fois par semaine. Un cinquième groupe de 60 souris et 40 rats sera soumis à une injection sous-cutanée de cellules cancéreuses ou de biomatériaux (intervention de quelques minutes) puis subiront des examens IRM (ne dépassant pas 1h par animal) répétés deux fois par semaine.
Impact sur les animaux
Le création des modèles tumoraux et d’implantation de biomatériaux peuvent induire des douleurs dues aux chirurgies correspondantes, notamment au niveau de la tête et de l’abdomen. Les modèles tumoraux pourraient induire des effets indésirables sur le comportement de l’animal (titubation, léthargie), sur son apparence (yeux mi-clos, dos vouté), une perte de poids, des signes neurologiques tels que la tête penchée, et des signes de modification de la fonction respiratoire. L’implantation des biomatériaux devrait générer une inflammation locale et temporaire.
Devenir
Les suivis IRM sont nécessaires à l'évaluation de l’efficacité des nouvelles méthodes IRM dans la détection, le diagnostic et le pronostic. Afin de confirmer la détection de tumeurs ou de biomatériaux par IRM, les animaux seront euthanasiés en fin de chaque procédure pour extraire des organes et tissus d’intérêt et ainsi réaliser des études histologiques.
Remplacement
Nous souhaitons développer des séquences IRM permettant un diagnostic plus précoces et fiables grâce à l’obtention d’images avec des résolutions spatiales et temporelles plus élevées, et des informations plus quantitatives. L’imagerie du petit animal vivant est donc un maillon indispensable dans ce processus. En revanche, nous réaliserons des expérimentations in vitro préliminaires avant tout passage à l’animal, concernant l’efficacité du marquage cellulaire et la détection des biomatériaux. Pour cela, les cellules marquées ou les biomatériaux seront piégés dans du gel d’agarose puis imagés. Cela permettra de réaliser une 1e optimisation des nouvelles méthodes IRM.
Réduction
Des contrôles sains seront nécessaires pour vérifier la validité des diagnostics IRM des animaux pathologiques. Cependant, du fait de la non-invasivité de l’IRM, les mêmes animaux seront imagés plusieurs fois avec un minimum de trois jours entre chaque examen. De plus, les structures contralatérales (ou éloignées du site d’implantation) de chaque tissu d’intérêt serviront de contrôle interne. Cette démarche permet de limiter le nombre d’animaux au strict nécessaire.
Raffinement
Les animaux seront gardés dans des cages séparées, avec de l’enrichissement et de la nourriture et de l’eau à volonté. L'utilisation d'anesthésies gazeuses générales lors des procédures, d'une couverture analgésique pendant les chirurgies, la présence d'un tapis chauffant permettant de maintenir la température interne des animaux et le contrôle de la respiration permettent d'assurer un réveil rapide des animaux et sans douleur. L’expérience d’IRM en elle-même ne génère aucun signe de souffrance visible. L’agent de contraste utilisé est quotidiennement employé lors des examens sur les patients. Cet agent de contraste n’entraîne pas d’effets secondaires. De plus, les animaux seront injectés à une dose 5 fois inférieure à la dose clinique. Une grille de scorage a été instaurée pour surveiller la santé et le bien-être des animaux, comprenant des signes au niveau du comportement, de la mobilité, de la perte de poids, et de l’apparition de symptômes cliniques. Les souris pathologiques seront étudiées jusqu’à ce que leurs poids aient diminué de 15% ou que les autres points limites soient atteints. Si des signes de mal-être apparaissent, les animaux seront pris en charge par un analgésique et pourront être séparés et placés dans des cages individuelles. Des points limites ont aussi été instaurés, induisant une euthanasie immédiate. L’état de santé des animaux sera suivie quotidiennement.
Choix des espèces
Les souris C57Bl/6N sont des souris sans modification génétique, représentant des animaux d’étude de l’anatomie du cerveau sain, et de l’efficacité de régénération tissulaire suite à l’implantation d’un biomatériau. De même, des rats Wistar seront utilisés du fait de leur taille importante comparée à la souris permettant de faciliter l’implantation de biomatériaux. Les souris BalbC et Swiss Nude permettront d'obtenir des modèles de tumeurs d'origine murine ou humaines. Tous les animaux seront utilisés à l'âge adulte.
Vasectomies de rongeurs de laboratoire destinés à la production de femelles pseudogestantes
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
Rats : 1950
4 875 souris et 1 950 rats mâles vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une vasectomie chirurgicale sous anesthésie, avec un risque de douleur post-opératoire, de saignement et de mauvaise cicatrisation, afin de produire par accouplement des femelles pseudogestantes pour des transferts d'embryons. Après six mois à un an d'accouplements, ils sont tués par inhalation de CO2 ou dislocation cervicale. Le porteur indique qu'aucune alternative de type injection d'hormones n'existe chez les rongeurs et présente l'accouplement avec un mâle vasectomisé comme la méthode "de référence" pour ce "besoin".
Objectifs
Ce projet de vasectomies de rongeurs de laboratoires a pour objectif de fournir des mâles stériles dont la libido n'aura pas été altérée. Ils sont destinés à la production de femelles pseudogestantes pour des chirurgies de transferts embryonnaires. La pseudogestation est obtenue après accouplement d'une nuit avec un mâle vasectomisé dont la fréquence de mise en accouplement n'exédera pas 1 jour sur 3. Les femelles accouplées sont préalablement triées en fonction de leur cycle et seules les femelles en oestrus sont sélectionnées. Le lendemain matin de l'accouplement, la présence d'un bouchon vaginal témoignera des coïts et sera le premier signe de pseudogestation potentielle. Cette dernière sera confirmée au cours de la chirurgie de transfert d'embryons par la présence de corps jaunes sur les ovaires et d'un ampoulla au niveau de l'infundibulum pour les stades de gestation 0.5 dpc (days post-coïtum).
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont de pouvoir disposer d'animaux en bonne santé et aptes à générer efficacement des femelles en état de pseudogestation après leur mise en accouplement.
Procédures
Chaque animal subira sous anesthésie, une chirurge du système reproducteur (vasectomie) pour une durée inférieure à 15 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou les effets indérisables attendus sur les animaux sont la douleur pendant la chirurgie et celle en post-opératoire, le risque de saignement continu et une mauvaise cicatrisation.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de leur période d'utilisation (6 mois à 1an) pour les accouplements, soit par inhalation de CO2, soit par dislocation cervicale (sous anesthésie en fonction du poids de l’animal) selon les protocoles de la directive 2010/63/UE. Il n'y a pas de possibilité pour les animaux de continuer le projet ou d’être réutilisés.
Remplacement
Contrairement à d'autres espèces, il n'est pas décrit de solution alternative efficace (type injection d'hormones) pour les rongeurs afin d'obtenir des femelles pseudogestantes. L'accouplement naturel avec un mâle vasectomisé reste la méthode de référence utilisée pour ce besoin.
Réduction
L'aspect réduction du nombre d'animaux est traité via une politique de réduction au strict minimum nécessaire de femelles pseudogestantes pour atteintre des objectifs demandés par les utilisateurs finaux de la communauté scientifique. Aucune approche statistique n'a été réalisée. Les fonds génétiques des mâles utilisés pour cette chirugie, seront de préférences ceux qui présentent les meilleures libidos au sein de ces espèces. Ceci permettra de réduire le nombre de mâles necessairepour obtenir un taux de bouchons vaginaux le plus élevé possible. Le ratio est qu'1 mâle vasectomisé peut donner de 50 à 100 femelles pseudogestantes durant son cycle d'accouplement.
Raffinement
Une surveillance des animaux est faite quotidiennement pour déceler tout signe clinique anormal et atteinte des points limites tout au long du projet. L’observation est basée sur l’utilisation d’une grille d’évaluation spécifique à la chirurgie et à l'activité d'élevage. Les chirurgies seront réalisées par un personnel formé et expérimenté avec un protocole anesthésique et analgésique adapté et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins et un enrichissement adapté afin de permettre une bonne récupération des animaux. Ils seront hébergés accompagnés d'une femelle non destinée à être opérée pour éviter l'isolement du mâle. Puis, la femelle destinée au transfert d'embryons est ajoutée à ce binome permanent pour créer pontuellement un trio.
Choix des espèces
L’espèce choisie doit être identique à celle des femelles pseudogestantes utilisées pour lesquelles le recours à la technique de transfert embryonnaires est nécessaire. Pour les souris comme pour les rats, il sera utilisé des fonds génétiques non consanguins, reconnus pour leur libido et leur longévité d'utilisation. L’âge des animaux est déterminé par celui de leur puberté pour mener à bien la production de femelles pseudogestantes avec des rendements optimums afin de réduire au maximun le nombre de femelles à accoupler et le nombre de mâles à utiliser : -Rats : mâles âgés de 5 à 8 semaines lors de la chirurgie -Souris : mâles âgés de 5 à 8 semaines lors de la chirurgie