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Souris : 310
Souffrances
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Devenir
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 310

310 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Souris immunodéprimées, elles reçoivent une greffe de cellules tumorales humaines au flanc, puis un traitement quotidien cinq jours par semaine pendant trois à quatre semaines, avec un suivi total de quatre à six mois avant le prélèvement des tumeurs. Le projet teste une molécule censée sensibiliser les cellules souches cancéreuses aux chimiothérapies, avec un bénéfice pour les patients situé "à plus long terme". Le porteur affirme que la validation in vivo est "nécessaire" pour prendre en compte le métabolisme et le microenvironnement.

Objectifs

Dans le cadre de ce projet de recherche, nous voulons évaluer l'efficacité in vivo d'une nouvelle molécule ciblant un facteur de transcription impliqué dans la survie des cellules souches cancéreuses des cancers colorectaux.

Bénéfices attendus

La réalisation de ce projet devrait permettre dans une premier temps de tester et d'obtimiser l'efficacité in vivo de nouvelles molécules ciblant une protéine impliquée dans la résistance aux chimiothérapies dans un modèle préclinique murin. A plus long terme, si ces résultats sont concluants, ils pourront potentiellement bénéficier aux patients comme stratégies adjuvantes afin d'améliorer l'efficacité des traitement actuels

Procédures

À l’âge de 7 semaines, les souris dépourvues de système immunitaire (immunodéprimées) seront dans un premier temps greffées avec des cellules tumorales humaines (injection sous-cutanée, durée de contention

Impact sur les animaux

Nous anticipons de légères douleurs provoquées par la piqure avec une aiguille (injection de cellules en sous-cutanée ou de molécules en intrapéritonéales), une possible perte de poids durant les traitements par chimiothérapie. En outre, le développement d'une masse tumorale sur le flanc droit pourrait entrainer une altération de la locomotion de l'animal.

Devenir

A l'issue des procédures expérimentales, tous les animaux seront euthanasiés afin de prélevéer et d'analyser les tumeurs résiduelles: analyse moléculaires et histologiques.

Remplacement

In vitro, le PXR PROTAC diminue la population de cellules souches cancéreuses ainsi que l’expression de PXR. La validation in vivo de ces données s’avère nécessaire afin de prendre en compte le rôle du métabolisme et du microenvironnement dans le processus de chimiorésistance et de récidive.

Réduction

Nous avons réduit au minimum le nombre d’animaux requis pour ces expériences originales qui ne peuvent pas être réalisées autrement que sur la souris immunodéprimée, sans que cela se traduise par l’obtention de résultats moins fiables. Le nombres d’animaux a été déterminé au minimum après calcul de l’échantillonnage nécessaire afin d’obtenir une puissance statistique satisfaisante compte-tenu de nos études antérieures (Planque 2016 et Bansard 2022)

Raffinement

Les souris étant des animaux sociaux et nerveux, nous avons prévu de les maintenir en groupes de 5/cage avec un environnement enrichi (maison carton, copeaux, cotons) afin qu'elles puissent se fabriquer des nids. Les injections intraveineuses seront réalisées sous anesthésie rapide afin de limiter la souffrance des animaux. Compte tenu de la répétition des traitements, nous allons évaluer au moins deux fois par semaine leur état de santé (poids, taille des tumeurs, locomotion, posture) afin de déceler toute douleur subie. Nous avons ainsi identifié des points limites justifiant l’euthanasie des animaux si nécessaire.

Choix des espèces

Les souris dépourvues de système immunitaire sont les modèles utilisés internationalement pour étudier la sensibilité des cellules tumorales humaines aux chimiothérapies et leur capacité à former des tumeurs. Ne possédant de lymphocytes (cellules immunitaires), elles acceptent la greffe de tissus, de tumeurs ou de cellules humaines sans présenter de phénomène de rejet. Age 6 semaines, âge où l’on observe une bonne prise de greffe, et suffisamment âgées pour permettre une récupération dans les meilleures conditions après l'injection de cellules tumorales.

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Souris : 126
Souffrances
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126 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de tumeur sous la peau, six injections d'un anticorps et sept prélèvements sanguins, la mise à mort intervenant quand la tumeur atteint 2 000 mm³ ou en cas de nécrose. Le projet compare un anticorps humanisé à sa version murine déjà testée, pour un bénéfice que le porteur situe "à long terme". Il affirme qu'aucune méthode alternative ne permet de tester ces anticorps sur un "système mammifère vivant entier" et écrit devoir "malheureusement" utiliser à nouveau des souris.

Objectifs

Le système TRAIL (récepteur membranaire) est très prometteur en oncologie car il induit préférentiellement la mort des cellules cancéreuses, épargnant les cellules saines. De nombreux efforts ont été mis en place pour développer des molécules capables d’activer cette voie. Dans une précédente publication nous avons validé l’efficacité antitumoral d’un anticorps monoclonal murin ciblant le récepteur DR4 (récepteur membranaire). Ce dernier a été humanisé et doit être comparé à l’anticorps murin, avec un effet dose, pour validation préclinique. Nous utiliserons donc la lignée de référence publiée en 2019 (BL2)

Bénéfices attendus

Le bénéfice à long terme est la mise au point d’un nouveau traitement immunothérapie pour les cancers chez l’Homme.

Procédures

- Une injection en sous-cutané (environ 4-5 secondes) sous anesthésie à l’isoflurane - Injections en intra-péritonéal (environ 2 secondes), tous les quatre jours, six injections - Prélèvements sanguins sous anesthésie, 100µl de sang par prélèvement maximum, toutes les semaines, sept prélèvements. - Mesure des volumes tumoraux

Impact sur les animaux

Nous attendons une très légère gêne de la motricité à cause de la croissance tumoral, afin de limiter cela, les souris seront mises à mort lorsque les tumeurs auront atteint la taille de 2000 mm3. Nous ne nous attendons pas à des atteintes pulmonaires, mais nous serons vigilants aux éventuelles détresses respiratoires, qui donneront lieu à une mise à mort. Les prélèvements sanguins et les injections de cellules seront effectués sous anesthésie gazeuse à l’isoflurane afin de réduire le stress et de permettre la contention des animaux. Des nécroses pourraient apparaitre sur les tumeurs (cela est peu probable), si une nécrose dépasse les 2 mm de diamètre la souris sera mise à mort.

Devenir

La croissance tumorale, ainsi que le prélèvement de sang final justifient la mise à mort des animaux à la fin de la procédure.

Remplacement

Aucune méthode alternative n’est disponible pour tester l’effet des anticorps thérapeutiques sur un système mammifère vivant entier. L’utilisation de souris est donc nécessaire afin d’évaluer la pertinence pré-clinique des traitements antitumoraux. C’est cette approche que nous avions utilisée pour tester notre anticorps murin. Nous devrons malheureusement l’utiliser à nouveau pour tester la version humanisée

Réduction

Nous avons choisi le nombre d’animaux par groupe après étude de la variabilité de la croissance tumorale et de l’effet du traitement obtenue lors de nos précédentes études. Un test statistique sera utilisé afin d’évaluer la significativité des résultats obtenus. Comme indiqué précédemment, si les effets mesurés sont fiables d’un point de vue statistique au deuxième essai, nous n’en feront pas un troisième, ce qui permettra de limiter d’au moins 30% le nombre d’animaux à utiliser.

Raffinement

La croissance tumorale sera mesurée trois fois par semaine pour éviter l’apparition de tumeurs de taille excessives. Les animaux seront anesthésiés lors des prélèvements de sang et lors de l’injection des cellules tumorales. Les animaux auront un enrichissement dans les cages sous forme de tunnels.

Choix des espèces

Cette étude sera réalisée avec des souris NUDE. Cette lignée présente une mutation génétique causant un thymus absent ou détérioré, ce qui résulte en un système immunitaire déficient dû au nombre grandement réduit de lymphocytes T mais conserve les autres cellules du système immunitaires comme les macrophages et cellules dendritiques. Ce modèle permet la greffe de cellules tumorales humaines et garde la capacité des macrophages et des cellules dendritiques à entrainer une cytotoxicité cellulaire dépendante des anticorps (ADCC). L’évolution de ces xénogreffes sont ensuite évaluées en fonction des différents traitements testés. Les modèles syngéniques ne peuvent être utilisés car l’anticorps reconnait la forme humaine du récepteur TRAIL. Souris de 6-8 semaines afin d’avoir un système immunitaire mature

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Lapins : 476
Souffrances
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 476

476 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les femelles reçoivent par voie orale un mélange de contaminants alimentaires chaque jour pendant 90 à 120 jours, avec prélèvements sanguins et suivi échographique de la gestation, puis elles et leur descendance sont mises à mort à différents stades, du fœtus à neuf mois, pour prélever organes et tissus. Le projet vise à évaluer les effets de ces contaminants sur la santé de la mère et des enfants. Le porteur affirme que le recours à l'animal est "indispensable" et qu'aucun modèle cellulaire ou informatique ne peut le remplacer.

Objectifs

La population générale est exposée à de nombreux contaminants alimentaires qui entrent dans la composition d’un grand nombre de produits de consommation courante. La population, dont les femmes enceintes, est exposée quotidiennement à ce mélange de substances par ingestion, inhalation et/ou voie cutanée. Or, cette exposition représente un risque élevé pour la santé de la mère et de sa descendance. Ce risque est mal caractérisé car les études prennent rarement en compte les effets d’une exposition multiple à plusieurs contaminants (effet cocktail). De plus, le pas de temps entre les générations humaines est trop long pour permettre d’identifier les risques de pathologies développés à l’âge adulte. Il apparait donc nécessaire d’utiliser un modèle animal pour explorer ces effets qui peuvent être spécifiques au sexe de la descendance. Les objectifs du projet sont d'évaluer les effets de l’ingestion maternelle d’un mélange de contaminants alimentaires, fréquemment retrouvé dans les prélèvements humains et suspecté d'affecter le poids placentaire et le poids du nouveau-né chez l’humain. Ces effets seront étudiés, chez des lapines, sur le développement et la croissance du fœtus au cours de la gestation, la fonction du placenta, la santé de la descendance en termes de maladies cardiovasculaires, d’obésité, de diabète et de troubles de la fertilité.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra une meilleure compréhension des effets d'un mélange de contaminants alimentaires sur la santé des mères et de leurs enfants en termes de maladies cardiovasculaires, d’obésité, de diabète et de troubles de la reproduction/fertilité. Les résultats obtenus aideront au suivi clinique des enfants dont les mères ont été exposées à ce cocktail de contaminants au cours de la conception, la grossesse et l’allaitement maternel. De plus, ce projet va générer des informations sur la toxicité de l'exposition des mères aux contaminants alimentaires et sur leurs effets sur la descendance, ce qui représente un défi pour les autorités publiques en termes de recommandations et d'évaluation des risques, pour les femmes enceintes, les nourrissons, les enfants et les adultes.

Procédures

1ère étape sur le lot N°1 de 24 animaux : Sur 10 animaux, collecte de sang pour évaluer le niveau de base des contaminants chez les animaux. 15 jours après, injection du mélange de contaminants alimentaires sous anesthésie locale (12 animaux) ou exposition orale aux contaminants alimentaires (12 animaux), prises de sang sous anesthésie locale de 3 min sur animaux vigiles (3 prélèvements maximum par animal). 2nde étape sur le lot N°2 de 40 animaux : exposition orale aux contaminants alimentaires (une fois par jour) pendant 90 jours, prises de sang de 3 min sur animaux vigiles (une fois sur 10 animaux contrôles et 10 exposées), suivi échographique de la gestation à 4 stades de gestation sur des animaux vigiles, 40 min maximum d’échographie par session, 4 sessions par animal à une semaine d’intervalle. 3ème étape sur le lot N°3: exposition orale aux contaminants alimentaires de 40 animaux, une exposition par jour pendant 120 jours. Sur les descendants, 20 mâles et 20 femelles par groupe : - prises de sang avec anesthésie locale sur animaux vigiles à 5 et 8 mois (durée 3 min par prélèvement) - mesure de la pression artèrielle à 5 et 8 mois sur animaux vigiles (durée totale par stade 30 min) - test de tolérance au glucose pour rechercher le développement d’un éventuel diabète sur animaux vigiles (prise de sang à 6 temps différents, durée quelques secondes car pose d’un cathéter pour une durée de 120 min pour ne pas avoir à réintroduire une aiguille) - mesure de la répartition de la masse maigre, masse grasse et densité osseuse à 7 mois (acquisition d’images sur animaux anesthésiés pendant 15 min) - collecte de sperme à 6, 7 et 8 mois Sur les descendants, 10 mâles et 10 femelles par groupe : Mise à la reproduction des descendants âgés de 9 mois, suivi échographique de la gestation à 4 stades de gestation sur des animaux vigiles, 40 min maximum d’échographie par session, 4 sessions par animal à une semaine d’intervalle.et évaluation des effets sur les ovaires et testicules de la seconde génération.

Impact sur les animaux

- Risques de stress liés à la manipulation pour l’exposition par voie orale ou à la contention pour les prélèvements de sang et les approches physiologiques - Le sevrage peut être une étape délicate chez le lapin car il peut parfois causer un risque de diarrhée - Une douleur peut apparaître au point de prélèvement de sang

Devenir

-Mise à mort des animaux adultes afin de collecter un important volume de sang, ce qui est nécessaire pour mettre les dosages des contaminants et de leurs dérivés -Mise à mort des femelles non gestantes et des femelles après sevrage des descendants. Etape nécessaire pour évaluer les effets des contaminants sur les différents tissus par des approches d’histologie et de biologie moléculaire. -Mise à mort des animaux en fin de gestation : cette étape est nécessaire pour déterminer le poids des organes et conditionner les tissus pour de l’histologie et des approches de biologie moléculaire permettant de caractériser les effets des contaminants et de rechercher déjà à cette étape des signatures prédictives de certaines maladies développées à l’âge adulte. -Mise à mort des descendants à différents stades (4 jours, sevrage, 3 mois, 9 mois) : nécessaire pour suivre le développement des ovaires et des testicules et/ou l’apparition de troubles métaboliques mais aussi corréler des effets physiologiques observés chez l’animal aux données histologiques, aux profils en lipides et aux approches de biologie moléculaire.

Remplacement

Le recours à l’animal est indispensable puisqu'il s'agit d’étudier les effets de l’exposition maternelle aux contaminants sur la vie fœtale et au stade adulte. Il n'est donc pas possible de remplacer l’animal vivant par un modèle cellulaire ou une simulation informatique.

Réduction

- Pour étudier la distribution des contaminants dans le sang et les urines, le nombre d’animaux a été défini selon un modèle de distribution des contaminants décrit dans la littérature scientifique et qui permet de limiter le nombre d’animaux à chaque temps de collecte de sang. -,Les animaux adultes seront exposés pendant une période de 90 jours qui inclut la période gestationnelle. Comme les contaminants sont connus pour affecter la fertilité, 40 lapines seront mises en protocole afin d’obtenir 12 lapines gestantes par groupe et 96 animaux dans le groupe témoin et 96 animaux dans le groupe exposé au stade fœtal. Ces effectifs ont été déterminés en nous basant sur nos précédents protocoles et publications scientifiques. - Pour le suivi de la descendance après la naissance, sur les 96 descendants attendus par groupe et de manière à prendre en compte les effets sexe et à avoir des résultats scientifiques robustes : 5 mâles et 5 femelles/groupe seront mise à mort à 4 jours afin d’évaluer les effets sur le développement des ovaires et des testicules ; 10 mâles et 10 femelles/groupe seront euthanasiés au sevrage et à 3 mois afin d’évaluer les effets sur le développement des ovaires et des testicules. Ces effectifs ont été calculés afin d’obtenir des résultats robustes en histologie et en biologie moléculaire. - Pour l’étude de la fréquence cardiaque, la pression sanguine, la composition corporelle (masse maigre, masse grasse et densité osseuse), la qualité du sperme et la recherche d’un diabète, 20 mâles et 20 femelles/groupe seront suivis afin d’obtenir des résultats robustes prenant en compte le sexe. Parmi ces animaux, 10 mâles et 10 femelles/groupe seront euthanasiés à 9 mois pour une exploration de la fonction hépatique et gonadique. -, Pour calculer le taux de reproduction, 10 mâles et 10 femelles/groupe issus de lapines exposées ou non aux contaminants pendant la gestation et la lactation seront mis à la reproduction, il s’agit d’un nombre nécessaire et suffisant pour évaluer ce paramètre. - Tous les tissus maternels et de la descendance seront collectés et stockés afin de pouvoir être utilisés dans le projet lui-même mais aussi ultérieurement dans d’autres projets collaboratifs.

Raffinement

- Les cages d’hébergement des animaux seront enrichies avec une chaînette, des mobiles suspendus, une plateforme et des blocs à ronger composés de foin compressé. De plus, pour le confort de l’animal, les cages disposent de repose-pattes. Les animaux seront en cage individuelle mais les cages sont positionnées les unes à côté des autres ce qui permet aux animaux d’être en contact visuel et olfactif avec leurs congénères. Au moment de la reproduction et de l’élevage, les salles d’hébergement disposent de blocs de phéromones maternelles qui diminuent les sources de stress et apaisent les animaux. - L'état de santé des animaux sera surveillé tous les jours et tout au long de l'expérience, incluant le niveau d’activité, le comportement, la posture au repos, l’apparence (pelage), l’alimentation, les mouvements à la sollicitation. Si un animal présentait une altération de ces critères alors une évaluation de la douleur serait réalisée avec la grille dédiée à l’établissement d’un score. Selon le score, une analgésie serait mise en place. Si la douleur persistait, après concertation avec le vétérinaire, l’euthanasie pourrait être envisagée. - Une phase d’habituation à la manipulation, à l’exposition par voie orale et à la contention sera mise en place 4 semaines avant l’entrée en protocole des animaux. - Avant la mise à mort, les lapines gestantes seront pré-médiquées avec un analgésique de type morphinique qui traverse la barrière placentaire et qui assurera l’analgésie de la mère et des fœtus.

Choix des espèces

Pour ce projet, l’espèce lapin a été choisie pour plusieurs raisons : i/ son type de placentation est plus proche de celle de l’humain que celle des rongeurs ii/ sa taille permet de réaliser un suivi de la gestation en utilisant des appareils d’échographie utilisés en clinique humaine iii/ il n’est pas nécessaire d’anesthésier les lapines pour réaliser les échographies iv/ cette espèce est pertinente pour étudier la toxicité sur le développement du fœtus et offre la possibilité d'évaluer les effets à long terme v/ le lapin est une espèce plus appropriée pour suivre la distribution des contaminants car, chez le lapin comme chez l’humain, l'élimination urinaire prédomine vi/ cette espèce est pertinente car la production d’hormones par les ovaires et testicules pendant la vie fœtale est similaire à celle de l'homme. Stades de développement choisi : - Animaux adultes : nécessaire à l’étude de la distribution des contaminants dans le sang et les urines mais également à l’exposition des femelles pour évaluer les effets sur la santé des descendants aux stades de développement décrits ci-dessous - Stade fœtal (28 jours de gestation) : nécessaire pour étudier les effets des contaminants sur la croissance et le développement fœto-placentaire, les paramètres biochimiques, la biologie moléculaire de différents tissus, dont le placenta, ceci afin de relier la santé des fœtus à la santé à l’âge adulte. - Stade de la naissance au sevrage et à l’âge de 3 mois : nécessaire à l’étude des effets de l’exposition sur le développement de l’ovaire et du testicule. - De l’âge de 5 à 9 mois : nécessaire pour évaluer si l’exposition des mères aux contaminants alimentaires au cours de la gestation et de la lactation altère la santé de la descendance et augmente le risque de troubles cardio-métaboliques (augmentation du risque d’obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires, composition corporelle) et de la fertilité.

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Souris : 80
Souffrances
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Devenir
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80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une neurochirurgie sous anesthésie pour injecter un produit dégradant un réseau de molécules cérébrales, un isolement individuel pendant toute l'étude, une contention en tube pour mesurer la composition corporelle et un test de glycémie, avant le prélèvement de leur cerveau. Le projet vise à comprendre le rôle de ce réseau dans l'obésité et le diabète, dans une perspective thérapeutique que le porteur renvoie au "plus long terme". Il affirme qu'aucun modèle in vitro ou informatique ne peut remplacer l'animal pour ces interactions complexes.

Objectifs

L’obésité et le diabète de type 2 sont des problèmes majeurs de santé publique. Le poids corporel d’un individu est fortement influencé par l’activité de différents neurones, qui agissent sur la prise alimentaire, le stockage de graisse, la dépense d’énergie et participent à la régulation de la glycémie (taux de sucre dans le sang). Certains de ces neurones sont entourés d’un réseau de molécules qui forment comme un filet autour d’eux. Ce filet est appelé filet périneuronal (FPN), et participe à la fonction et la maturation des neurones qu’il enveloppe. Dans le contexte de l’obésité, le rôle de ce FPN est encore mal connu. Notre objectif dans cette étude est de dégrader le FPN dans une région cérébrale impliquée dans le contrôle du poids, de la prise alimentaire et de la régulation de la glycémie, afin d’en étudier les conséquences, en particulier en situation d’alimentation hypercalorique. Nous souhaitons notamment connaître le rôle joué par le FPN dans la susceptibilité à développer une obésité et à dérégler le contrôle glycémique. Pour ce faire, nous utiliserons au total 80 souris mâles et femelles, chez lesquelles nous injecterons un produit qui dégrade le FPN par neuro-chirurgie. Certaines de ces souris seront nourries avec une alimentation hypercalorique pour rongeur et comparées à celles qui resteront sous une alimentation standard. Nous mesurerons l’évolution du poids, de la prise alimentaire, de la composition corporelle (masse grasse vs masse maigre), ainsi que le contrôle glycémique. À la fin de l’étude, nous récupèrerons les cerveaux de ces souris pour des analyses in vitro complémentaires.

Bénéfices attendus

Les informations tirées de la réalisation de ce projet permettront de mieux comprendre le rôle du filet périneuronal dans le développement de l'obésité et du diabète de type II, en réponse à un régime riche en calories, ainsi que les changements moléculaires associés au niveau cérébral. De plus, le FPN est présent aussi bien chez la souris que chez l’Homme, ce qui renforce la portée translationnelle de ces résultats. Dans une perspective thérapeutique à plus long terme, ces données seront utiles pour des tentatives de restauration du FPN, dans le cas où nos résultats supporteraient cette hypothèse.

Procédures

Voici la liste des principaux gestes techniques réalisés sur les animaux. Tous les animaux de cette étude (80) sont concernés par l’ensemble des gestes suivants : 1) Analyse de la composition corporelle : cette analyse nécessite que la souris soit bloquée en position fœtale à l’extrémité d’un tube en plastique, pour une durée maximale de 5 minutes, sans anesthésie. Les souris subiront 2 analyses de ce type au cours de ce projet, espacées de 3 semaines. 2) Neuro-chirurgie : cette technique est réalisée sous anesthésie générale, pour une durée totale d’environ 1 heure. Une seule neuro-chirurgie sera effectuée durant toute l’étude. 3) Test de régulation de la glycémie : ce test nécessite de réaliser sur les souris une injection après un jeûne de 5 heures, puis de mesurer leur glycémie à 7 temps différents temps post-injection, par pélèvement d'une goutte de sang. Ce test est réalisé sur souris vigiles, avec un intervalle de temps d’au moins 15 minutes entre chaque mesure. Un seul test sera réalisé durant toute l’étude. 4) Hébergement : les souris de cette étude seront hébergées de manière individuelle, pour nous permettre de mesurer la prise alimentaire de chaque animal. L’isolement débutera dès l’arrivée des souris et jusqu’à la fin du projet.

Impact sur les animaux

Dans notre étude, les animaux seront isolés à l’âge adulte. Cet isolement est nécessaire pour quantifier la consommation de nourriture de chaque animal. Afin de compenser le manque d’interactions sociales et le possible stress d’isolation, les cages, transparentes et enrichies, sont rapprochées au maximum les unes des autres. Pour réduire au maximum le stress ressenti par les animaux, nous avons prévu une période d’habituation d’une semaine à l’expérimentateur. De plus les animaux seront manipulés et pesées quotidiennement ou de façon hebdomadaire, nous pourrons donc détecter très rapidement toute modification comportementale. Au-delà de du stress d’isolement social, ces animaux subiront un stress de contention lors de l’analyse de composition corporelle, qui se déroule dans un tube en plastique au fond duquel les souris sont bloquées. Ce stress est cependant d’une durée limitée, l’analyse ne prenant que 5 minutes au maximum. Les nuisances les plus importantes sont attendues lors de la neuro-chirurgie. Notre protocole d’analgésie le jour de la chirurgie et les jours suivants permet cependant une prise en charge efficace des douleurs post-opératoires liées à l’incision de la peau du crâne. Les animaux seront suivis quotidiennement la semaine suivant la chirurgie et toute aggravation de leur état fera l’objet d’une évaluation, avec des points limites précoces qui déclencheront une prise en charge analgésique supplémentaire et des points limites terminaux qui entraîneront la mise à mort immédiate de l’animal pour éviter toute souffrance inutile.

Devenir

À l’issue de l’unique procédure de cette étude, tous les animaux (80) seront mis à mort par une injection d’euthanasiant. Nous récupérerons par la suite leur cerveau, afin de réaliser des analyses in vitro supplémentaires, qui nous apporteront des informations cruciales sur les changements neuro-moléculaires associés à la dégradation du filet périneuronal.

Remplacement

Le but de ce projet est de comprendre l’effet de la dégradation du filet périneuronal sur un ensemble de phénomènes, tels que le poids, la composition corporelle et la régulation de la glycémie. Dans ce contexte, la région cérébrale que nous étudions n’est pas isolée, et interagit avec d’autres structures du cerveau mais également avec des organes périphériques (foie, pancréas, tissu adipeux…). Les effets que nous étudions sont donc la résultante de cette communication entre tous ces acteurs. Des interactions aussi complexes ne peuvent être modélisées in vitro, et certains des effets étudiés comme le comportement alimentaire nécessitent un animal vivant. De même, il n’existe aucun modèle informatique qui pourrait remplacer l’animal dans le cadre de cette étude.

Réduction

Nous avons utilisé un test de puissance statistique pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats exploitables statistiquement. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous avons regroupé dans la mesure du possible nos différentes expériences sur les mêmes animaux, de manière à obtenir un maximum d’information à partir des mêmes animaux. En particulier, l’analyse de la composition corporelle (masse grasse vs masse maigre) est réalisée dans un appareil spécifique, qui ne nécessite pas la mise à mort des animaux. Cela nous permet ainsi de réaliser plusieurs mesures à des temps différents sur les mêmes animaux, au lieu d’avoir recours à des lots différents.

Raffinement

Nous avons défini différents points de raffinement tout au long de l’étude : 1) Les animaux arriveront dans la pièce d’hébergement à l’âge de 7 semaines et seront habitués pendant 1 semaine. Cette période d’habituation permettra de diminuer le stress des animaux en réponse à l’expérimentateur. Toutes les expériences seront réalisées par du personnel formé et entraîné. 2) L’évaluation de la prise alimentaire nécessite la répartition des animaux en cages individuelles. Pour compenser le manque d’interactions sociales, les cages, transparentes et enrichies, seront rapprochées au maximum les unes des autres. 3) L’enrichissement des cages se compose de carrés de cellulose pour nidifier et de bâtonnets en bois pour ronger. 4) Environnement sonore : Une radio est installée dans la pièce d’hébergement afin d’atténuer l'impact des bruits extérieurs qui pourraient se produire accidentellement. 5) Notre étude nécessite une neuro-chirurgie, qui sera réalisée sous anesthésie générale. La prise en charge de la douleur est assurée par un protocole analgésique approprié. Durant la chirurgie, les souris seront maintenues sur tapis chauffant et leur réveil s’effectuera en couveuse, pour prévenir le risque d’hypothermie. Leurs yeux seront également protégés de la sécheresse oculaire par application d’un gel ophtalmique. Enfin, le traitement anti-douleur se poursuivra dans les 3 jours suivant la chirurgie, avec un suivi renforcé des souris durant cette période pour s’assurer de leur récupération. 6) Des points limites précoces et terminaux appropriés ont été définis en fonction de différents critères cliniques et comportementaux. Une grille de scores permet de prendre des décisions adaptées en cas de mofication de l’état de l’animal. Il peut s’agir soit de soins personnalisés compatibles avec le maintien de l’animal dans l’étude (après avis vétérinaire), soit de sa mise à mort si rien ne peut être fait pour le soulager.

Choix des espèces

La régulation du poids corporel, le comportement alimentaire et le contrôle de la glycémie sont depuis longtemps étudiés chez la souris, qui représente donc une espèce adaptée à ce type d’études. De très nombreux modèles d’obésités ont été développés chez la souris. Enfin, la forte proximité biologique entre l’homme et la souris en ce qui concerne le contrôle de la prise alimentaire fait de la souris un bon modèle prédictif. En particulier, dans le cadre de cette étude, le filet périneuronal est présent à la fois chez la souris et chez l’Homme. Toutes les souris de cette étude seront adultes, elles arriveront à l’âge de 7 semaines dans notre animalerie, mais nous ne commencerons les expériences qu’à partir de l’âge de 8 semaines. Cet âge est celui auquel on estime que le crâne a fini sa croissance, ce qui nous permet d’utiliser des atlas de référence pour la réalisation de la neuro-chirurgie.

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Poissons zèbres : 12648
Souffrances
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Devenir
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12 648 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à sévères, dont 2 340 en gravité sévère. Ils subissent un marquage par aiguille sous sédation, des mesures de cortisol et d'agressivité par isolement, un test de résistance à un choc thermique poussé jusqu'à la perte d'équilibre et, pour 2 340 larves, un test de résistance virale suivi sur 72 heures. L'objectif est de concevoir un programme de sélection artificielle pour améliorer le "potentiel aquacole" de l'espèce sur plusieurs générations, soit une finalité de production. Le porteur affirme qu'il n'est "pas possible de remplacer" cette expérimentation portant sur l'"organisme entier".

Objectifs

L'objectif de ce projet est double. Il vise : (i) A suivre les conséquences d'un processus de domestication chez les poissons sur plusieurs générations (ii) A concevoir un programme de sélection artificielle multi-fonctions et de comparer son impact sur l'évolution du potentiel aquacole au fil des générations à celui des programmes de sélections artificielles traditionnellement appliqués en pisciculture (mono-fonction). Pour ce faire, il sera pris en compte des réponses portant sur la croissance, le comportement, le bien-être et la reproduction des poissons. Plus en détail, la méthode in vivo utilisée sera fondée sur l'étude de traits fonctionnels morphlogiques, physiologiques, comportementaux, moléculaires, génomiques et génétiques. Nos hypothèses de travail sont les suivantes : (i) a. En raison de la relaxation de la sélection naturelle et des pressions de sélection du nouvel environnement, nous émettons l'hypothèse que plusieurs changements apparaitrons dans la population de poissons zèbre sauvages au fil des générations, comme cela a été démontré chez d'autres espèces de vertébrés. (i) b. Puisque le syndrome de domestication semble être robuste entre les différents programmes de sélections (chez les mammifères et oiseaux), la deuxième hypothèse est que si ces changements sont dus à la domestication elle-même (et non pas au programme de sélection), les animaux devraient évoluer de manière similaire entre les populations qui subiront des programmes de sélections artificielles différents. Le syndrome de domestication est ici définit comme regroupant un ensemble de caractéristiques comportementales et physiologiques convergentes chez plusieurs espèces ayant subit des programmes de sélection différents. (ii) Nous émettons également l'hypothèse qu'un programme de sélection artificielle multi-fonctions peut conduire à une amélioration du potentiel aquacole, ainsi qu'à une plus grande robustesse de ce potentiel, par rapport à un programme de sélection mono-fonction. Nous définissons ici le potentiel aquacole comme étant la quantité mesurable d'expression de traits/fonctions souhaitables, favorable à la domestication et ultérieurement, à la production.

Bénéfices attendus

La domestication reste un processus difficile. Il échoue souvent (i) en raison de limitations zootechniques, de contraintes socio-économiques, d’erreurs de conception ou de caractéristiques intrinsèques des espèces/populations, (ii) conduit à un problème de bien-être animal, ou (iii) entraîne des productions peu durables avec un faible potentiel d’adaptation pour faire face aux changements dans les attentes humaines et aux changements globaux. Cela soulève la nécessité d’améliorer les approches de domestication pour façonner la production d’espèces de demain. Récemment, les programmes de domestication ont récolté les avantages des progrès de la génétique, de la génomique et de la physiologie pour concevoir des programmes de sélection artificielle (PSA). Ces PSA visent à modifier intentionnellement traits/fonctions biologiques des populations contrôlées par l’homme afin d’améliorer les performances des organismes d’élevage. La plupart des PSA se concentrent sur peu de fonctions biologiques particulières mais sans tenir compte de l’évolution d’autres au cours des générations domestiquées. Pourtant, une domestication réussie nécessite l’expression favorable de plusieurs traits impliqués dans diverses fonctions biologiques ainsi que le maintien du potentiel d’adaptation des populations domestiquées. De plus, la PSA monofonction peut entraîner la co-sélection d’expressions de traits délétères, ce qui peut condamner la production animale. L’élaboration de PSA qui tiennent compte de toutes les fonctions biologiques importantes (c.-à-d. un PSA multifonction) pourrait surmonter les pièges des PSA monofonction et améliorer la production. Cependant, le développement de PSA multifonctions est difficile car ils nécessitent (i) d’effectuer une évaluation intégrative de divers traits (du gène aux phénotypes de toutes les fonctions biologiques), (ii) de définir les expressions optimales recherchées des caractères qui peuvent varier en fonction des objectifs de domestication, et (iii) de parvenir à un consensus entre des résultats parfois discordants obtenus pour différentes fonctions. Pour favoriser une aquaculture plus efficace et durable. Notre projet vise à proposer une approche d’un PSA multifonction pour faciliter les futurs développements aquacoles et avoir compréhension de l’évolution de cette espèce sous différents processus de domestication.

Procédures

6336 individus seront soumis à des contrôles de croissance réguliers sous anesthésie (moins de 5 min/individu, répétés 7 fois à 20 jours d'intervalles). Parmis ces 6336 individus, 3696 seront soumis à une indentification par VIE sous sédation (introduction d'une aiguille, moins de 5 min/individu). Suite à cette identification, 2640 individus seront aléatoirement sélectionnés pour évaluer le niveau de cortisol (hormone impliquée lors d'un stress physique ou émotionnel) dans l'eau et seront par conséquent isolés (1h). Ils seront ensuite soumis à une évaluation des paramètres de reproduction impliquant une anesthésie et un massage des paroies abdominales pour évacuer le sperme (pour les mâles, 1 fois, moins de 2 min/individu) puis à un test d'aggressivité impliquant un isolement (18h d'acclimatation + 1h de test). Toujours parmis ces 6336 individus, suite aux contrôles de croissance, 1584 individus seront soumis à une évaluation du potentiel adaptatif (plusieurs semaines) puis à la même évaluation des paramètres de reproduction que décrits précédemment ; et 1056 individus seront soumis à un test de résistance à un choc thermique (1h). 2340 nouveaux individus seront soumis à un test de résistance virale impliquant une infection par balnéation des larves et un suivi des mortalités sur 72h.

Impact sur les animaux

La technique d’identification utilisée implique l’introduction d’une aiguille chez l’animal. Elle pourrait induire des nuisances comme une douleur ou des infections. Les tests de cortisol (hormone impliquée lors d'un stress physique ou émotionnel) dans l’eau et comportemental implique d’isoler les individus. Or le poisson zèbre est une espèce grégaire. Ces expérimentations peuvent donc induire un stress chez les individus. Nous nous attendons à ce que les tests de résistance thermique et de résistance virale est un impact très négatif sur les individus. En effet, l’objectif de ces tests est de connaitre la résistance maximale des individus. Cela entrainera donc un stress ainsi qu’une probable souffrance pour les individus.

Devenir

A l'issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort soit afin de limiter la douleur (test de résistance virale, resistance thermique) soit afin d'être utilisés pour des prélèvemens de tissus biologiques.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer cette expérimentation animale qui a pour but de mettre en évidence l’efficacité d’un programme de sélection artificielle et ses conséquences au niveau de l’organisme entier, sur plusieurs générations.

Réduction

La petite taille des Danio rerio ne nous permet pas de réaliser un nombre conséquent d’analyse sur un même individu. Le nombre d’animaux utilisé est le minimum nécessaire pour évaluer chacun des paramètres utiles pour répondre à notre objectif. De plus, nous avons réduit au minimum le nombre de famille afin de nous permettre la production des 5 générations nécessaire au projet sans consanguinité. En effet, nous effectuerons des croisements interfamiliaux, en croisant des reproducteurs sélectionnés entre les familles. La méthode de croisement est basée sur la "duplication" du nombre d'ancêtres pour la progéniture à chaque génération. Ainsi, chaque poisson à la F1, aura 2 ancêtres, à la F2, 4 ancêtres, et ainsi de suite jusqu'à la F5 où chaque poisson aura 32 ancêtres. Hormis la méthode de croisement basé sur la duplication du nombre d'ancêtre, aucune approche statistique n'a été réalisée.

Raffinement

Les procédures d’identification, contrôle de croissance et de collection du sperme peuvent engendrer un stress du fait d’une manipulation prolongée hors de l’eau et/ou une douleur correspondant à l’introduction d’une aiguille (identification). De ce fait, les animaux seront préalablement sédatés ou anesthésiés avant la manipulation. De plus, lors de l’identification, un analgésique sera utilisé en complément de la sédation. Le test de résistance virale peut induire un stress et/ou des infections et conduire à la mort de l’animal. De ce fait, ce test sera réalisé sur une courte période (72h) afin de limiter le stress et la douleur. De plus, les animaux ayant subi cette procédure seront immédiatement mis à mort à la fin de la manipulation. L’isolement provoqué par les tests de cortisol et le test comportemental peut entrainer un stress chez l’animal mais nécessite un animal éveillé, que l’on ne peut donc pas anesthésier. De ce fait, ce test sera réalisé sur une courte période (30 minutes pour le cortisol et 19h pour le test comportemental – 18h d’acclimatation + 60 min de test filmé) afin de limiter le stress et la douleur. Le test de résistance thermique, peut entrainer un stress chez l’animal mais nécessite un animal éveillé, que l’on ne peut donc pas anesthésier. Nous utiliserons donc la perte d’équilibre comme point limite pour retirer l’animal de l’expérimentation et le mettre à mort. De plus, nos structures expérimentales d’hébergement sont équipées d’un enrichissement intégré de l’environnement. Il s’agit d’un fond imprimé de gravier qui fournit une sensation de profondeur dans le réservoir. La conception est basée sur le fait démontré que le poisson zèbre à une préférence pour le visuel gravier dans le fond du réservoir. Pour chaque procédure, les points limites portent sur la surveillance du comportement des poissons et l'apparition d'éventuelles blessures au niveau cutané. De telles observations nous amènent à retirer l'animal de l'expérimentation et à le mettre à mort.

Choix des espèces

Le poisson zèbre est un poisson avec un cycle de vie court ce qui nous permettra d’obtenir rapidement plusieurs générations. De plus, c’est un poisson facile à élever et de nombreuses données sont disponible. Les animaux seront utilisés à tous les stades de développement, du stade embryon à l’âge adulte. Le projet visant à comprendre comment les animaux évoluent sous l’impact de la domestication, cela inclut d’étudier des paramètres liés à chaque stade développement. De plus, le projet visant à produire plusieurs générations, cela inclut de réaliser un cycle de vie complet de l’individu. Plus précisément, les contrôles de croissance débuteront au stade larvaire et se poursuivront jusqu'à l'âge adulte, le test de résistance virale se fera sur des larves âgées de 3 jours post-fécondation et l'ensemble des autres expérimentations se feront à l'âge adulte.

Elevage d’un modèle murin de spondyloarthrite

(NTS-FR-624200v1 – 02/12/2022)
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 150
Souffrances
▲ -
▲ 75
▲ 75
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 150

150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Génétiquement modifiées pour développer une spondyloarthrite, elles expriment dès trois à quatre semaines un gonflement des articulations, une déformation des membres et de la queue, une perte de poids d'environ 20 % et des difficultés à se mouvoir et à s'alimenter, la seule intervention décrite étant un prélèvement d'oreille pour génotypage. Les souris non retenues pour les expériences sont tuées. Le porteur indique qu'aucun modèle animal ne reproduit fidèlement la maladie humaine et présente l'élevage de cette lignée comme la base des recherches à venir.

Objectifs

La spondyloarthrites (SpA) est un rhumatisme inflammatoire chronique des articulations qui touche 0,30 à 1,90 % de la population caucasienne. Les traitements actuellement disponibles visent principalement à soulager la douleur et ne sont pas entièrement satisfaisants (recours notamment aux anti-inflammatoires qui peuvent entrainer un certain nombre d'effets secondaires en cas de traitement de longue durée). Le but de ce projet est de produire trois lots de souris expriment la SpA pour étudier la maladie.

Bénéfices attendus

Les études menées sur ces lots de souris permettront à court terme d'améliorer la compréhension de la SpA et de ses mécanismes et pourraient à long terme fournir des pistes pour améliorer la prise en charge médicamenteuse des patients..

Procédures

Les souris d’intérêt seront détectées par génotypage à partir d’une biopsie d'oreille prélevée avant le sevrage des animaux. Chaque souris produite sera génotypée et ne subira donc qu'un prélèvement unique (2 prélèvements pourront être effectués maximum par animal en cas de problème de génotypage).

Impact sur les animaux

Les souris utilisées dans ce projet expriment des symptômes de type arthrite (inflammation des articulations). Ces symptômes apparaissent dès l'âge de 3/4 semaines puis s'aggravent graduellement jusqu’à la semaine 12/16 semaines , où un plateau est atteint. Les signes cliniques sont développés dans les quatre membres et la queue, sans distinction de sexe. Les signes cliniques des membres périphériques consistent en un gonflement articulaire et une déformation généralisée des membres et des doigts. D'autres atteintes plus sévères, sont caractérisées par une queue courbée et, plus tardivement, par un raidissement des articulations. Ces souris présentent un poids corporel et une longueur de corps significativement réduits par rapport aux souris normales (environ -20% et -10% à 15 semaines, respectivement). Au vu des signes cliniques périphériques et vertébrales exprimés chez les souris HE, des difficultés de locomotion sont attendues avec difficultés à se mouvoir et donc à s'alimenter.

Devenir

les animaux de ce projet seront utilisés pour les expériences. Les animaux non utilisés pour les expériences seront sacrifiés.

Remplacement

Des études in vitro ont déjà été menées en amont afin de comprendre les mécanismes impliqués dans la SpA. Les données recueillies laissent supposer une bonne transférabilité de ces résultats chez la souris. L'objectif est donc à présent de valider les hypothèses en in vivo.

Réduction

Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins finaux. Le nombre d’animaux est calculé selon les protocoles expérimentaux de manière à obtenir le minimum d’animaux par groupe permettant des résultats significatifs et homogènes. De plus, et afin de répondre à ces besoins, notre savoir-faire et l’optimisation de nos protocoles permettent d’utiliser peu d’animaux avec la garantie d’un rendement maximum et de résultats homogènes.

Raffinement

Une surveillance des animaux est faite quotidiennement pour déceler tout signe clinique anormal et atteinte des points limites. L’observation est basée sur l’utilisation d’une grille interne d’évaluation. Les animaux sont hébergés en groupe dans des cages contenant un enrichissement minimum (bâtons de bois et matériel de nidification). Les animaux pouvant développer des problèmes de locomotion, un supplément hydrique ainsi que des croquettes mouillées seront ajoutés dans les cages.

Choix des espèces

Actuellement, aucun modèle animal ne permet de reproduire fidèlement les SpA humaines, mais une dizaine de modèles de rat et souris sont disponibles pour étudier certaines de leurs manifestations. Le modèle retenu est donc une souris transgénique qui exprime une pathologie articulaire qui permet de répondre au mieux aux besoins du projet. De plus ce modèle et la pathologie qu'il développe ont déjà̀ été́ finement caractérisés. Les animaux seront utilisés entre 3-4 semaines d'âge pour permettre de suivre l'apparition de la maladie qui survient sur ce modèle dès 4 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 4650
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 4650
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4650

4 650 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent sous anesthésie une greffe de cellules cancéreuses sous la peau du dos, puis des chimiothérapies par voie intra-péritonéale et des molécules par gavage pendant quatre semaines, avec des effets attendus de fatigue, diarrhées, troubles cognitifs et perte de poids. Les souris sont tuées après un prélèvement de sang par ponction cardiaque, pour étudier le rôle de certains lipides dans la résistance des tumeurs aux traitements. Le porteur affirme que des études précliniques sur animaux sont "incontournables" pour saisir la pharmacocinétique des molécules.

Objectifs

Dans la lutte contre le cancer, des échecs thérapeutiques persistent à cause de mécanismes de résistance des tumeurs aux traitements en partie dû à une production accrue de lipides qui constituent la matière grasse du vivant. Dans le cadre des cancers colorectaux (CCR), les travaux de notre équipe ont montré que la résistance des cellules coliques aux traitements des CCR est associée à une augmentation de la quantité de gouttelettes lipidiques (GL), réservoirs de lipides régulant les besoins énergétiques de la cellule, ainsi qu’à la surexpression de l’enzyme lysophosphatidylcholine acyltransferase 2 (LPCAT2), impliquée dans la production de la phosphatidylcholine (PC). La PC est un lipide majeur des membranes cellulaires, séparant l’intérieur des cellules de leur environnement extérieur. Ainsi, l’utilisation de molécules capables de réduire et/ou moduler les taux de PC et GL semble être une approche prometteuse afin de restaurer une sensibilité des cellules résistantes aux agents anticancéreux. La 1ère partie de ce projet s’attachera donc à confirmer chez la souris la capacité de 4 composés candidats à agir comme modulateurs de la production de PC et des GL et sensibiliser les cellules tumorales coliques aux chimiothérapies utilisées en clinique. Nous utiliserons des modèles de souris greffés par des cellules coliques murines surexprimant ou non LPCAT2 et des souris dépourvues de système immunitaire greffées par des cellules coliques humaines résistantes et sensibles aux traitements. La 2ème partie de ce projet concerne l’étude d’autres lipides que sont les cardiolipines (CL), dans la progression et résistance aux chimiothérapies. Les résultats de l’équipe ont montré que des cellules du cancer du col de l’utérus résistantes à un agent anticancéreux, l’Aplidine®, présentent des teneurs en CL supérieures à celles des cellules sensibles. De plus, ces altérations sont associées à une modulation de la composition des CL, corrélée à une altération des enzymes de production dont la cardiolipin synthase 1 (CRLS1) et la tafazzin (TAZ), contribuant à diminuer la sensibilité des cellules à la mort cellulaire induite par l’Aplidine®. Ainsi, il s’agira de confirmer l’implication des enzymes de production des CL dans la résistance à l’Aplidine®. Nous utiliserons des modèles de souris immunodéficientes greffés par 2 modèles cellulaires humains de cancer du col de l’utérus, des cellules sensibles et résistantes génétiquement modifiées pour CRLS1 et TAZ.

Bénéfices attendus

La première partie de ce projet de recherche devrait permettre d’approfondir les relations existantes entre les altérations des voies de biosynthèse des lipides complexes, en particulier, celles de la phosphatidylcholine (PC) et les phénotypes de résistance des cancers colorectaux (CCR). Ce projet viendrait également soutenir le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à augmenter l’efficacité des traitements chimiothérapeutiques notamment grâce à l’identification de nouvelles molécules bioactives/d’origine naturelles ou de formulations capables de cibler/d’inhiber la production de PC des tumeurs coliques et d’agir en synergie avec les chimiothérapies conventionnelles, réduisant la toxicité et les effets secondaires de ces dernières. Ainsi, ces travaux conforteraient l’utilisation potentielle en clinique de certaines de ces molécules en complément des traitements conventionnels des CCR. De plus, cette étude devrait mettre en exergue le potentiel de l’analyse des teneurs plasmatique en PC en tant que nouveau biomarqueur pronostique non invasif des CCR. La seconde partie de ce projet viendra renforcer les quelques données de la littérature suggérant qu’une dérégulation de la quantité et de la qualité (composition) des cardiolipines (CL) pourrait influencer la sensibilité des cellules tumorales aux drogues de chimiothérapie. Par ailleurs, à ce jour, la contribution d’une production exacerbée des CL via l’enzyme cardiolipin synthase 1 (CRLS1) dans la résistance tumorale a été montré uniquement dans un contexte de carcinome hépatocellulaire résistant à la radiothérapie. De plus, ce projet permettrait, à plus long terme, d’étendre ces observations à d’autres agents chimiothérapeutiques, ainsi qu’à d’autres types de cancers tels que le cancer colorectal, un cancer récidivant et agressif, ce qui permettrait d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques afin de contrecarrer les mécanismes de résistance.

Procédures

Les souris seront soumises à une anesthésie gazeuse pendant 10 minutes maximum et recevront une injection sous-cutanée de cellules cancéreuses sur le bas du dos à l’aide d’une seringue. Cette injection se réalise en 10 secondes par souris. A partir de ce moment-là, chaque souris entre dans une phase d’expérimentation de 5 semaines maximum avant la mise à mort. Un suivi de la croissance tumorale et du poids des animaux seront réalisés tous les 2 jours, des mesures qui se font respectivement en 10 et 5 secondes pour chaque animal. Les traitements par 2 chimiothérapies et 4 molécules naturelles/chimiques seront administrés respectivement par voie intra-péritonéale (ip) à raison d’1 à 5 fois par semaine pendant 1-3 semaines , et par voie orale (gavage) quotidiennement pendant 4 semaines, et à raison de 1 à 3 concentrations par molécule. Chacune de ces administrations se fera en 15 secondes maximum par animal, prise de l’animal par l’expérimentateur comprise. Sur une partie des animaux sera réalisé un prélèvement sanguin par ponction intra-cardiaque sous anesthésie préalable. Ce prélèvement se réalise en 20 secondes environ pour chaque animal.

Impact sur les animaux

Bien que la croissance et la masse tumorale puissent entrainer une potentielle gêne pour l’animal au cours du temps, la gêne au mouvement pouvant contribuer à une diminution de la mobilité dans la cage devrait être minime compte tenu de notre choix de localiser la greffe de cellules cancéreuses sur la région dorsale de l’animal. Des effets secondaires associées au traitement chimiothérapeutique pourront être observés tels que des signes de fatigue, des diarrhées, des troubles cognitifs et une perte de poids. Afin de prévenir ou diminuer toutes nuisances qui pourraient survenir suite à la répétition des injections en intrapéritonéal (inconfort lié au volume et à la température des solutions injectés, risque de contamination qui peut causer une infection et irritation au site de l’injection), nous veillerons à respecter les règles décrites dans la partie Raffinement (5.10.3).

Devenir

A la fin de la procédure expérimentale, tous les animaux seront euthanasiés. Pour les expériences de mise au point des doses de traitement, compte tenu du fait que les animaux sont porteurs de tumeurs, même si des régressions tumorales pourront être observées en fonction des traitements, une reprise de la croissance tumorale après la période d’arrêt des traitements est toujours possible et nécessite le sacrifice de l’ensemble des souris pour se prémunir de la souffrance qui peut en résulter. Concernant les expériences avec la dose adéquate de traitement, des analyses des teneurs et composition en lipides plasmatiques seront réalisées à partir du sang des souris. De ce fait, les souris seront mises à mort après prélèvement sanguin.

Remplacement

Les travaux réalisés jusqu’à présent sur différents modèles cellulaires ont pu montrer d’une part, que des molécules d’origine chimique ou naturelle sont capables de chimiosensibiliser les cellules résistantes aux chimiothérapies conventionnelles au travers l’inhibition du métabolisme lipidique, en particulier celui de la phosphatidylcholine (PC), et d’autre part, que des lipides complexes tels que les cardiolipines (CL) peuvent constituer des cibles thérapeutiques prometteuses pour contrecarrer les mécanismes de résistance. Des études précliniques avec des animaux sont incontournables pour la finalité de ce projet puisqu’il est nécessaire d’identifier les effets indésirables potentiels des traitements utilisés ou non en combinaison, mais également de considérer l’aspect pharmacocinétique et pharmacodynamique des molécules incluant le processus de transformation de ces molécules par l’organisme (pouvant conduire à une augmentation de leur efficacité ou bien une perte de leur efficacité). En outre, l’utilisation de souris immunocompétentes et au système immunitaire déficient, permettra d’évaluer si le système immunitaire joue un rôle clé dans le processus de chimiosensibilisation des molécules.

Réduction

Les différents modèles cellulaires utilisés au cours de ce projet chez des souris présentant un système immunitaire déficient ou non est parfaitement maitrisée au sein de notre équipe, évitant ainsi de réaliser des étapes de mise au point de greffes de cellules tumorales et réduisant le nombre d’animaux. Pour chacune des expériences, nous utiliserons des groupes de 10 souris maximum, ce qui correspond à la taille d’échantillon minimum nécessaires à la réalisation de tests statistiques.

Raffinement

Afin de prendre les mesures nécessaires pour améliorer le bien-être animal, les souris seront observées quotidiennement par le personnel de l’animalerie et lors de chaque intervention des expérimentateurs (injection, pesées, mesures de tumeurs…). Les souris disposeront d’une phase d’habituation à être manipulées par les expérimentateurs pour réduire leur appréhension. Des antalgiques seront utilisés en cas de douleur observée. Si les points limites que nous avons établis sont atteints, les souris seront euthanasiées selon la méthode choisie. Les souris seront hébergées en groupe pour favoriser les contacts sociaux, avec un enrichissement du milieu approprié. Un contenant sera placé dans chaque cage leur permettant de se cacher et de développer leur répertoire comportemental. La nourriture et l’eau de boisson seront fournies ad libitum.

Choix des espèces

Étant donné que l’objectif à long terme sera d’évaluer l’efficacité de nos molécules d'intérêt en thérapie anticancéreuse, nous devons utiliser une espèce présentant une physiologie proche de l’Homme, telle que la souris, qui est un modèle de référence en cancérologie. Par ailleurs, les études antérieures pré-cliniques de notre équipe ont été réalisées chez la souris, dont les résultats ont pu être transposés chez des patients. L’injection de cellules cancéreuses humaines nécessite l’utilisation d’animaux NSG qui sont des modèles génétiquement modifiés présentant un système immunitaire déficient. Les souris d’espèces BALB/c (immunocompétente) seront également utilisées afin de se rapprocher au maximum des conditions physiologiques en présence d’un système immunitaire compétent. De plus, le modèle cellulaire de cancer du côlon murin CT26 que nous utilisons présente le même fond génétique que la souris d’espèce BALB/c. Nous utiliserons des souris âgées de 8- 12 semaines car elles sont considérées comme adultes. En effet, dans le cadre de notre étude, nous avons besoin que les animaux aient atteints l’âge adulte et, en ce qui concerne les modèles de souris immunocompétentes, soient dotées d’un système immunitaire fonctionnel.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 60
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 60
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Devenir
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 -
 -
 60

60 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Rendues obèses par leur alimentation, elles reçoivent une supplémentation en poudre de baie de goji et subissent des prises de sang par incision de la queue, des tests de tolérance au glucose et à l'insuline par gavage et injection, et des isolements temporaires que le porteur relie à un stress social. Les souris sont ensuite tuées pour prélever leurs tissus. Le porteur affirme que l'effet d'une telle supplémentation ne peut s'étudier qu'in vivo.

Objectifs

Les effets santé des baies de goji ont été partiellement étudiés et plusieurs travaux rapportent un effet protecteur vis-à-vis de l’homéostasie glucidique qui semble en partie lié aux polysaccharides, et est très probablement imputable à un effet sur le microbiote. La baie de goji est également riche en phytomicronutriments comme les caroténoïdes ou les composés phénoliques. Cependant, le rôle de ce cocktail de phytomicronutriments dans les effets santé de la baie de goji reste mal compris. En particulier, les interactions entre phytomicronutriments et fibres pourraient jouer un rôle majeur sur la bioaccessibilité et la métabolisation des phytomicronutriments par le microbiote. De plus, les baies en provenance de la Chine sont essentiellement consommées sèches, et les modalités de séchage induisent sans doute des modifications de l’état d’oxydation des phytomicronutriments, de la structure physique et chimique des polysaccharides ainsi que des interactions phytomicronutriments-polysaccharides.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux évaluer l’impact des conditions de culture et des traitements post-récolte sur la santé métabolique. Ce projet s’insère dans un projet plus large qui permettra in fine d’améliorer les effets santé de la baie de goji avec une combinaison innovante du choix de génotypes, de pratiques culturales et de technologie alimentaire.

Procédures

Un prélèvement de sang sur animal vigile sera réalisé au début de l'étude et après 6 semaines (2 au total). Pour ce faire les animaux seront mis sous contention durant environ 2 minutes. Un test de tolérance à l'insuline et un test oral de tolérance au glucose seront pratiqués respectivement en 9ième et 10ième semaine. Ces tests necéssitent une mise en contention d'une minute pour réaliser un gavage (dans le cas du test de tolérence au glucose), et une injection intrapéritonéale (test de tolerance à l'insuline). Le déroulé du test nécessite ensuite une mise en isolement des animaux de 2 heures afin de suivre l'évolution de leur glycémie apres micro-incision du bout de la queue. Un test de perméabilité intestinale sera réalisé en semaine 11. ce test nécessitera une mise en contention d'une minute pour réaliser le gavage avec la solution de FITC-dextran. Lors de la procédure, 3 recueils de fèces nécessitant d’isoler temporairement (environ 30 minutes) l’animal seront effectués.

Impact sur les animaux

Stress social lié à l'isolement de l'animal de ses congénères lors du test de tolérance à l'insuline, du test de tolérance au glucose et du recueil de fecès. Douleurs possibles lors de l'incision à la queue pour les prises de sang, du perçage des oreilles pour l'identification des animaux et lors du gavage avec une dose de glucose (test de tolerance au glucose), ou une dose de FITC-dextran (perméabilité intestinale) et lors des injections intrapéritonéales d'insuline (test de tolérance à l'insuline). Ces nuisances ou effets indésirables sont toutes temporaires et réversibles.

Devenir

Les animaux de cette procédure seront mis à mort afin de prélever les tissus d'interet qui seront ensuite étudiés (expression génique, histologie, dosages protéiques) et de démontrer les effets métaboliques de la supplémentation en poudre de baie de goji.

Remplacement

L’étude d’une supplémentation en poudre de baie de goji sur la santé métabolique ne peut s'envisager que dans un modèle in vivo. Les souris C57Bl/6J sont un modèle largement utilisé et reconnu pour les études sur le métabolisme.

Réduction

Le nombre d'animaux (10 par groupes) est le nombre minimum nécessaire pour mettre en évidence des différences significatives entre les groupes, notamment en ce qui concerne la prise de poids.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en cage de 3 ou 4, et l'environnement sera enrichi par la présence d'un igloo en plastique ou en carton. Les animaux seront manipulés régulièrement pour les habituer à notre contact et ainsi limiter leur stress. Des conflits entre animaux au sein d’une même cage pourraient se produire et engendrer des blessures. Dans ce cas, l’animal blessé sera soigné et placé dans une cage individuelle permettant de garder des contacts visuels, olfactifs et auditifs avec ses congénères jusqu’à la fin du protocole. Des points limites gradés et précis ont été définis pour chaque acte expérimental. Un arbre décisionnel en focntion des observations faites permettra l'applicatiob des points limites et la mise en application de critères d'arret.

Choix des espèces

Le modèle souris est un modèle reconnu pour les études portant sur l’obésité et les pathologies associées. Les mécanismes d’adaptation à une alimentation riche en matière grasse chez la souris sont très proches des mécanismes observés chez l’Homme. Les animaux seront âgés de 6 semaines à l’achat et d’environ 7 semaines lors du début du protocole. Ces animaux correspondent donc à de jeunes adultes, afin de ne pas faire intervenir de paramètres confondants tels que le vieillissement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Lapins : 476
Souffrances
▲ -
▲ 244
▲ 232
▲ -
Devenir
 -
 -
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476 lapins, femelles reproductrices et leur descendance, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les lapines sont exposées par voie orale pendant la gestation à un mélange de contaminants alimentaires, avec suivi par prises de sang et échographies, tandis que la descendance subit des tests de tolérance au glucose, des mesures de composition corporelle et des collectes de sperme. Adultes et petits sont tués à différents âges, dès quatre jours pour certains, afin d'analyser organes et tissus. Le porteur affirme le recours à l'animal "indispensable" pour étudier les effets d'une exposition maternelle sur toute une vie.

Objectifs

La population générale est exposée à de nombreux contaminants alimentaires qui entrent dans la composition d’un grand nombre de produits de consommation courante. La population, dont les femmes enceintes, est exposée quotidiennement à ce mélange de substances par ingestion, inhalation et/ou voie cutanée. Or, cette exposition représente un risque élevé pour la santé de la mère et de sa descendance. Ce risque est mal caractérisé car les études prennent rarement en compte les effets d’une exposition multiple à plusieurs contaminants (effet cocktail). De plus, le pas de temps entre les générations humaines est trop long pour permettre d’identifier les risques de pathologies développés à l’âge adulte. Il apparait donc nécessaire d’utiliser un modèle animal pour explorer ces effets qui peuvent être spécifiques au sexe de la descendance. Les objectifs du projet sont d'évaluer les effets de l’ingestion maternelle d’un mélange de contaminants alimentaires, fréquemment retrouvé dans les prélèvements humains et suspecté d'affecter le poids placentaire et le poids du nouveau-né chez l’humain. Ces effets seront étudiés, chez des lapines, sur le développement et la croissance du fœtus au cours de la gestation, la fonction du placenta, la santé de la descendance en termes de maladies cardiovasculaires, d’obésité, de diabète et de troubles de la fertilité.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra une meilleure compréhension des effets d'un mélange de contaminants alimentaires sur la santé des mères et de leurs enfants en termes de maladies cardiovasculaires, d’obésité, de diabète et de troubles de la reproduction/fertilité. Les résultats obtenus aideront au suivi clinique des enfants dont les mères ont été exposées à ce cocktail de contaminants au cours de la conception, la grossesse et l’allaitement maternel. De plus, ce projet va générer des informations sur la toxicité de l'exposition des mères aux contaminants alimentaires et sur leurs effets sur la descendance, ce qui représente un défi pour les autorités publiques en termes de recommandations et d'évaluation des risques, pour les femmes enceintes, les nourrissons, les enfants et les adultes.

Procédures

1ère étape sur le lot N°1 de 24 animaux : Sur 10 animaux, collecte de sang pour évaluer le niveau de base des contaminants chez les animaux. 15 jours après, injection du mélange de contaminants alimentaires sous anesthésie locale (12 animaux) ou exposition orale aux contaminants alimentaires (12 animaux), prises de sang sous anesthésie locale de 3 min sur animaux vigiles (3 prélèvements maximum par animal). 2nde étape sur le lot N°2 de 40 animaux : exposition orale aux contaminants alimentaires (une fois par jour) pendant 90 jours, prises de sang de 3 min sur animaux vigiles (une fois sur 10 animaux contrôles et 10 exposées), suivi échographique de la gestation à 4 stades de gestation sur des animaux vigiles, 40 min maximum d’échographie par session, 4 sessions par animal à une semaine d’intervalle. 3ème étape sur le lot N°3: exposition orale aux contaminants alimentaires de 40 animaux, une exposition par jour pendant 120 jours. Sur les descendants, 20 mâles et 20 femelles par groupe : - prises de sang avec anesthésie locale sur animaux vigiles à 5 et 8 mois (durée 3 min par prélèvement) - mesure de la pression artèrielle à 5 et 8 mois sur animaux vigiles (durée totale par stade 30 min) - test de tolérance au glucose pour rechercher le développement d’un éventuel diabète sur animaux vigiles (prise de sang à 6 temps différents, durée quelques secondes car pose d’un cathéter pour une durée de 120 min pour ne pas avoir à réintroduire une aiguille) - mesure de la répartition de la masse maigre, masse grasse et densité osseuse à 7 mois (acquisition d’images sur animaux anesthésiés pendant 15 min) - collecte de sperme à 6, 7 et 8 mois Sur les descendants, 10 mâles et 10 femelles par groupe : Mise à la reproduction des descendants âgés de 9 mois, suivi échographique de la gestation à 4 stades de gestation sur des animaux vigiles, 40 min maximum d’échographie par session, 4 sessions par animal à une semaine d’intervalle.et évaluation des effets sur les ovaires et testicules de la seconde génération.

Impact sur les animaux

- Risques de stress liés à la manipulation pour l’exposition par voie orale ou à la contention pour les prélèvements de sang et les approches physiologiques - Le sevrage peut être une étape délicate chez le lapin car il peut parfois causer un risque de diarrhée - Une douleur peut apparaître au point de prélèvement de sang

Devenir

-Mise à mort des animaux adultes afin de collecter un important volume de sang, ce qui est nécessaire pour mettre les dosages des contaminants et de leurs dérivés -Mise à mort des femelles non gestantes et des femelles après sevrage des descendants. Etape nécessaire pour évaluer les effets des contaminants sur les différents tissus par des approches d’histologie et de biologie moléculaire. -Mise à mort des animaux en fin de gestation : cette étape est nécessaire pour déterminer le poids des organes et conditionner les tissus pour de l’histologie et des approches de biologie moléculaire permettant de caractériser les effets des contaminants et de rechercher déjà à cette étape des signatures prédictives de certaines maladies développées à l’âge adulte. -Mise à mort des descendants à différents stades (4 jours, sevrage, 3 mois, 9 mois) : nécessaire pour suivre le développement des ovaires et des testicules et/ou l’apparition de troubles métaboliques mais aussi corréler des effets physiologiques observés chez l’animal aux données histologiques, aux profils en lipides et aux approches de biologie moléculaire.

Remplacement

Le recours à l’animal est indispensable puisqu'il s'agit d’étudier les effets de l’exposition maternelle aux contaminants sur la vie fœtale et au stade adulte. Il n'est donc pas possible de remplacer l’animal vivant par un modèle cellulaire ou une simulation informatique.

Réduction

- Pour étudier la distribution des contaminants dans le sang et les urines, le nombre d’animaux a été défini selon un modèle de distribution des contaminants décrit dans la littérature scientifique et qui permet de limiter le nombre d’animaux à chaque temps de collecte de sang. -,Les animaux adultes seront exposés pendant une période de 90 jours qui inclut la période gestationnelle. Comme les contaminants sont connus pour affecter la fertilité, 40 lapines seront mises en protocole afin d’obtenir 12 lapines gestantes par groupe et 96 animaux dans le groupe témoin et 96 animaux dans le groupe exposé au stade fœtal. Ces effectifs ont été déterminés en nous basant sur nos précédents protocoles et publications scientifiques. - Pour le suivi de la descendance après la naissance, sur les 96 descendants attendus par groupe et de manière à prendre en compte les effets sexe et à avoir des résultats scientifiques robustes : 5 mâles et 5 femelles/groupe seront mise à mort à 4 jours afin d’évaluer les effets sur le développement des ovaires et des testicules ; 10 mâles et 10 femelles/groupe seront euthanasiés au sevrage et à 3 mois afin d’évaluer les effets sur le développement des ovaires et des testicules. Ces effectifs ont été calculés afin d’obtenir des résultats robustes en histologie et en biologie moléculaire. - Pour l’étude de la fréquence cardiaque, la pression sanguine, la composition corporelle (masse maigre, masse grasse et densité osseuse), la qualité du sperme et la recherche d’un diabète, 20 mâles et 20 femelles/groupe seront suivis afin d’obtenir des résultats robustes prenant en compte le sexe. Parmi ces animaux, 10 mâles et 10 femelles/groupe seront euthanasiés à 9 mois pour une exploration de la fonction hépatique et gonadique. -, Pour calculer le taux de reproduction, 10 mâles et 10 femelles/groupe issus de lapines exposées ou non aux contaminants pendant la gestation et la lactation seront mis à la reproduction, il s’agit d’un nombre nécessaire et suffisant pour évaluer ce paramètre. - Tous les tissus maternels et de la descendance seront collectés et stockés afin de pouvoir être utilisés dans le projet lui-même mais aussi ultérieurement dans d’autres projets collaboratifs.

Raffinement

- Les cages d’hébergement des animaux seront enrichies avec une chaînette, des mobiles suspendus, une plateforme et des blocs à ronger composés de foin compressé. De plus, pour le confort de l’animal, les cages disposent de repose-pattes. Les animaux seront en cage individuelle mais les cages sont positionnées les unes à côté des autres ce qui permet aux animaux d’être en contact visuel et olfactif avec leurs congénères. Au moment de la reproduction et de l’élevage, les salles d’hébergement disposent de blocs de phéromones maternelles qui diminuent les sources de stress et apaisent les animaux. - L'état de santé des animaux sera surveillé tous les jours et tout au long de l'expérience, incluant le niveau d’activité, le comportement, la posture au repos, l’apparence (pelage), l’alimentation, les mouvements à la sollicitation. Si un animal présentait une altération de ces critères alors une évaluation de la douleur serait réalisée avec la grille dédiée à l’établissement d’un score. Selon le score, une analgésie serait mise en place. Si la douleur persistait, après concertation avec le vétérinaire, l’euthanasie pourrait être envisagée. - Une phase d’habituation à la manipulation, à l’exposition par voie orale et à la contention sera mise en place 4 semaines avant l’entrée en protocole des animaux. - Avant la mise à mort, les lapines gestantes seront pré-médiquées avec un analgésique de type morphinique qui traverse la barrière placentaire et qui assurera l’analgésie de la mère et des fœtus.

Choix des espèces

Pour ce projet, l’espèce lapin a été choisie pour plusieurs raisons : i/ son type de placentation est plus proche de celle de l’humain que celle des rongeurs ii/ sa taille permet de réaliser un suivi de la gestation en utilisant des appareils d’échographie utilisés en clinique humaine iii/ il n’est pas nécessaire d’anesthésier les lapines pour réaliser les échographies iv/ cette espèce est pertinente pour étudier la toxicité sur le développement du fœtus et offre la possibilité d'évaluer les effets à long terme v/ le lapin est une espèce plus appropriée pour suivre la distribution des contaminants car, chez le lapin comme chez l’humain, l'élimination urinaire prédomine vi/ cette espèce est pertinente car la production d’hormones par les ovaires et testicules pendant la vie fœtale est similaire à celle de l'homme. Stades de développement choisi : - Animaux adultes : nécessaire à l’étude de la distribution des contaminants dans le sang et les urines mais également à l’exposition des femelles pour évaluer les effets sur la santé des descendants aux stades de développement décrits ci-dessous - Stade fœtal (28 jours de gestation) : nécessaire pour étudier les effets des contaminants sur la croissance et le développement fœto-placentaire, les paramètres biochimiques, la biologie moléculaire de différents tissus, dont le placenta, ceci afin de relier la santé des fœtus à la santé à l’âge adulte. - Stade de la naissance au sevrage et à l’âge de 3 mois : nécessaire à l’étude des effets de l’exposition sur le développement de l’ovaire et du testicule. - De l’âge de 5 à 9 mois : nécessaire pour évaluer si l’exposition des mères aux contaminants alimentaires au cours de la gestation et de la lactation altère la santé de la descendance et augmente le risque de troubles cardio-métaboliques (augmentation du risque d’obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires, composition corporelle) et de la fertilité.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 28
Souffrances
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28 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une injection de la neurotoxine 6-OHDA dans les deux striatums du cerveau, avec des complications possibles que le porteur détaille, douleur, déshydratation, difficulté à avaler, hypothermie, externalisation du pénis et obstruction de l'urètre, et subissent trois tests comportementaux évaluant l'exploration, la motricité fine et l'anxiété. Les souris sont ensuite tuées pour prélever le système nerveux. Le porteur indique que l'objectif n'est pas thérapeutique mais de disposer de "matériel de référence" pour calibrer ses propres méthodes d'étude de la maladie de Parkinson.

Objectifs

L’un des objectifs de notre unité est d’étudier la maladie de Parkinson. Dans ce périmètre nous avons développé plusieurs méthodologies afin d’étudier les effets sur le système nerveux central et en particuliers les neurones dopaminergiques. Dans ce cadre, nous avons développé une méthode permettant d’estimer le nombre de neurones . Nous avons également récemment entrepris la mise en oeuvre de tests comportementaux et le dévelopement d’une méthode d’analyse de l’activité synaptique à l’aide d’un microscope adapté. L’objectif de ce projet est de disposer de matériel de référence (induction maitrisée de la perte dopaminergique) afin d’évaluer la sensibilité et la variabilité de nos méthodes. Cette étape d’évaluation pourrait nous permettre, à l’avenir, de réduire le nombre d’animaux nécessaires à l’obtention de résultats significatifs.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront au laboratoire de disposer de données de référence pour les derniers outils d’étude de la maladie de Parkinson récemment développés au laboratoire tels que les tests comportementaux, l’approche stéréologique pour l’estimation des populations neuronales (en particulier les neurones dopaminergiques) et l’étude de l’activité des neurones. A terme l’analyse de ces données nous permettra d’évaluer le niveau de maitrise de nos méthodes et de réduire finement le nombre d’animaux nécessaires à l’obtention de données significatives dans notre laboratoire.

Procédures

Chaque animal de ce projet subira une injection stéréotaxique dans le striatum gauche et dans le striatum droit (durée de la procédure : entre 15 et 30 minutes). La moitié des animaux recevra 1 µL de chlorhydrate de 6-OHDA . L’autre moitié recevra de la même façon la substance contrôle. Ce geste opératoire nécéssite également trois injections Sous-Cutanée : une de buprénorphine, une de bupivacaine, et une de solution glucosée. Au cours des 72 heures suivant l’opération des injections Sous-Cutanée d’analgésique seront réalisées en début et en fin de journée si besoin. Les souris seront soumises à trois tests comportementaux : une fois avant la chirurgie et 3 semaines après (avant leur mise à mort). Les trois tests permettent d'observer le comportement exploratoire (15 minutes/animal), la motricité fine (5 minutes/animal) et l'anxiété (5 minutes/animal). Les tests sont réalisés qu’une seule fois, il n’y a pas de répétition lors d’une même session.

Impact sur les animaux

Les souris qui subissent une injection intracérébrale de 6-OHDA peuvent souffrir de diverses complications postopératoires. Les principaux effets indésirables sont la douleur post-opératoire, la déshydratationune difficulté pour avaler, l’hypothermie, une externalisation du pénis et l’obstruction de l’urètre. Un traitement analgésique de 72h pour le traitement de la douleur post-opératoire sera appliqué (injection sous-cutanée de buprénorphine en début et fin de journée), le maitien en cage chauffées à 27°C afin d’éviter l’hypothermie est appliqué pendant une semaine. L’aphagie et la déshydratation peuvent survenir dans les deux semaines suivant la chirurgie. Concernant l’externalisation du pénis, les délais de traitement préconisés sont d’environ 1 semaine, la détection et la lubrification précoces permettent d’accélerer la rémission. La réalisation des tests comportementaux peut engendrer un stress des animaux lié au changement d'environement et à une manipulation plus fréquente. La probabilité d'apparition de ces effets dans cette procédure est faible d'une part grâce à l'hébergement des souris en éclairage inversé qui permet de solliciter les animaux pendant leur phase d'éveil et d'autre part compte tenu de la fréquence faible (2 fois en 3 semaines) des tests comportementaux.

Devenir

L’objectif du projet étant de disposer du système nerveux central des animaux le responsable du projet ne peut pas envisager de garder tout ou partie des animaux en vie.

Remplacement

Une partie de ce projet consiste en l’étude du comportement des animaux afin d’identifier des signes précoces de l’apparition de la maladie de Parkinson qui pourront nous permettre dans certains cas d’éviter d’atteindre des stades cliniques plus dommageables pour les animaux. Les études comportementales peuvent difficilement être réalisées in silico. De plus, l’approche permettant d’estimer la perte en neurones dopaminergiques ne peut être réalisée que dans un système biologique complet. L’objet de ce projet est la description phénotypique d’un modèle après exposition.

Réduction

Ce projet comporte 2 groupes d’animaux : un groupe témoin et le groupe expérimental subissant l’injection de la neurotoxine 6-OHDA. Pour les estimations de population de neurones par stéréologie, les études précédemment publiées utilisent entre 5 et 8 animaux par groupe et par répétition. Nous avons décidé que les données obtenues à partir de six individus par groupe et par répétition nous permettrait d’obtenir des résultats significatifs. Le taux de mortalité pour cette procédure dans le cas de l’application du protocole renforcé est de 5.07%. Cette procédure étant nouvelle dans notre laboratoire nous estimons prudent de considérer un taux de mortalité plus élevé. Dans ce contexte, pour s’assurer que six individus puissent donner lieu à l’analyse des données nous constituerons des groupes de 7 animaux. La procédure sera répétée deux fois en tout pour chaque groupe si besoin. Nous utiliserons un total de 28 animaux : 2 fois 7 animaux témoins et 2 fois 7 animaux traités au 6-OHDA. Le fait d’organiser l’étude des groupes en deux répétitions pourra nous permettre au besoin d’ajuster les conditions de suivi et de traitement en fonction des souffrances évaluées sur les souris des premiers groupes. Si le nombre d’individus analysés lors du premier essai (7 témoins et 7 lésés) est suffisant, la répétition ne sera pas nécessaire.

Raffinement

Pour notre projet, nous avons décidé d’appliquer un protocole de suivi post-opératoire renforcé permettant de limiter le taux de mortalité à 5.07%. D’un point de vue organisationnel, les injections seront réalisées en début de semaine afin de pouvoir appliquer aisement les conditions de suivi du protocole renforcé. L’environnement sera également enrichi avec notamment la mise à disposition de carrés de coton manipulables qui permet aux animaux de se fabriquer un nid ce qui aura un effet bénéfique sur le maintient de leur température corporelle. La grille de suivi clinique utilisée est spécifiquement adaptée à cette procédure et aux complications potentiellement rencontrées. Le suivi clinique du matin consistera notamment en une palpation corporelle : pli de peau pour la déshydratation et l’observation de la zone uro-génitale : externalisation du pénis et gonflement de la vessie.

Choix des espèces

La lignée de souris C57Bl /6 est fréquemment utilisée dans les modèles d’études expérimentales portant sur la maladie de Parkinson, nous-même avons déjà accumulé un nombre conséquent de données à partir de cette lignée. Les animaux utilisés dans ce projet seront de jeunes souris sevrées âgées de 6 à 8 semaines. A ce stade de développement la population de neurones dopaminergiques est mature donc stable et homogène, ce qui est un point important pour la calibration de notre méthode d’estimation.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 917
Souffrances
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917 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent sous anesthésie une greffe de fragment de tumeur humaine ou une injection de cellules tumorales, suivies de jusqu'à quatre injections de virus dans la tumeur, pour tester des virus dits oncolytiques contre le cancer. Le porteur indique que la tumeur peut évoluer vers l'ulcération ou la nécrose et entraîner une perte de poids. Il qualifie les tumeurs de patients greffées à la souris de "modèle incontournable" et renvoie les essais cliniques au conditionnel.

Objectifs

Les virus oncolytiques (virus naturels ou modifiés capables d'infecter et d'éliminer sélectivement les cellules cancéreuses), sont des alternatives prometteuses aux traitements anti-cancéreux classiques. Néanmoins leur efficacité et leur sécurité doivent être améliorées. Nous avons développé des virus oncolytiques optimisés qui n'infectent pas les cellules saines. Les tests réalisés in vitro nous ont montré que ces rOVs sont capables d'infecter et de lyser des cellules tumorales en culture et des modèles tumoraux 3D (organoïdes tumoraux pancréatiques). L'étape suivante du projet nécessite de tester l'efficacité de virus modifiés, sur des modèles tumoraux provenant de patients ou des lignées cellulaires, qui reproduisent plus fidèlement les caractéristiques biologiques des cancers. Dans un premier temps, les tumeurs PDX amplifiées chez la souris seront testées ex vivo par 5 virus différents, ciblant 3 marqueurs tumoraux distincts. Cette étape permettra de sélectionner les tumeurs et les virus les plus appropriés, ainsi que la dose virale optimale en utilisant un minimum d'animaux. Dans un deuxième temps, les meilleurs virus seront injectés dans les tumeurs de patients sélectionnées pour tester leur capacité d'infection puis leur capacité à inhiber la croissance tumorale. Plusieurs types de tumeurs de patients seront testées pour augmenter la probabilité de trouver un candidat adéquat, et seuls 2 à 3 seront selectionnées pour la suite, afin de réduire le nombre d'animaux.

Bénéfices attendus

Ce projet est l'étape finale pour apporter la preuve de concept de l'intéret des virus oncolytiques modifiés développés comme traitement dans des pathologies tumorales. Les modèles de tumeurs humaines greffées aux souris (tumeurs de patients) sont maintenant un outil incontournable et exigé pour l'évaluation préclinique de nouveaux agents. Si nous apportons la démonstration de l'efficacité de ces virus sur l'inhibition de la croissance tumorale de tumeurs humaines, nous pourrons envisager de démarrer des essais cliniques, dont nous espérons qu'ils aboutissent à une meilleure prise en charge des cancers pour lesquels il n'existe encore que peu de solutions thérapeutiques.

Procédures

les souris seront soumises aux interventions suivantes: i) greffes de fragments de tumeurs humaines: 1 greffe par souris; acte chirurgical de 5 minutes, sous anesthésie générale ou ii) injection de cellules tumorale: 1 injection par souris; sous anesthésie générale , durée: 5 minutes . Certaines souris recevront également une ou plusieurs injections de virus oncolytiques en intra-tumoral (4 maximum); sous anesthésie générale ; durée 5 minutes.

Impact sur les animaux

Les virus développés ne sont pas capables d'infecter des cellules de souris (données de la littérature et de notre laboratoire). Il est donc attendu que le virus injecté ne se propage que dans la tumeur humaine greffée et pas dans la souris. La croissance de la tumeur implantée ne gêne pas les animaux sauf si elle évolue (rare) vers l'ulcération/la nécrose, et entraîne une gêne ou une perte de poids.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l'expérience pour mettre en oeuvre des analyses post-mortems sur certains organes et tissus.

Remplacement

Le projet fait suite à des études préalables que nous avons conduites sur des systèmes ex vivo de remplacement cellulaires: cellules primaires et cultures de cellules 2D et 3D (organoïdes). Celles-ci ont démontré l'efficacité des virus oncolytiques recombinants produits à i) infecter les cellules tumorales, ii) se propager au sein d'une structure 3D tumorale, iii) lyser les cellules infectées et iv) à épargner les cellules saines humaines (différents ypes cellulaires) comme attendu. Ces analyses in vitro ne peuvent être que partielles et ne reproduisent pas la croissance de la tumeur et sa guérison dans le contexte d'un organisme entier. Les tumeurs PDX dérivées directement d'échantillons de patients et greffées en souris immunodéficientes fournissent une représentation très précise des caractéristiques des tumeurs humaines. De plus, la possibilité de les greffer en parallèle dans un grand nombre de souris permet d'évaluer fiablement de nouvelles thérapies anti-tumorales en tests précliniques. Notre projet prévoit donc de tester maintenant sur des modèles de tumeurs de patients greffées les virus modifiés qui ont déjà été sélectionnés et validés sur modèles cellulaires sophistiqués. Notons que cess expériences réalisées au préalable sur modèles cellulaires ont permis de sélectionner 5 virus sur les 15 développés, et donc de réduire fortement le nombre de souris utilisées.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, le projet est conçu en étapes successives. Chacune permettra de sélectionner les meilleurs candidats de virus qui seront utilisés à l'étape suivante. Ainsi, l'efficacité d'infection et la dose optimale des différents virus sera d'abord mesurée ex vivo sur des tranches de tumeurs établies sur animaux, puis in vivo sur un nombre plus limité de tumeurs et de virus . Au final, seuls les meilleurs virus et tumeurs seront testés dans les expériences de mesure de la croissance tumorale. Dans chaque procédure, le nombre d’animaux par groupe a été réduit au maximum sans mettre en péril la validité statistique des résultats. Le calendrier expérimental sera basé sur des expériences séquentielles. Cela permettra d'analyser les résultats et de modifier le protocole si besoin, afin de réduire le nombre d'expériences et d'animaux.

Raffinement

Les animaux bénéficient d'une période d'acclimatation d'une durée de 7 jours avant toute intervention. Ils seront suivis quotidiennement pour vérifier leur bien-être. Un suivi clinique quotidien sera fait. Si les souris commencent à présenter une perte de poids, même minime, de la nourriture en gel sera ajoutée. Des points limite précoces ont été définis et seront strictement appliqués. Les interventions au cours des procédures expérimentales seront effectuées sous anesthésie locale ou générale.En cas de besoins, les animaux recevront un analgésique.

Choix des espèces

Des tumeurs de patients greffées directement dans des souris immunodéficientes s'avèrent actuellement le modèle tumoral incontournable pour de les études pré-cliniques en oncologie. Ils fournissent une représentation très précise des caractéristiques des tumeurs humaines. Nous avons donc choisi la souris en raison de la possibilité offerte d'utiliser ce modèle, en appliquant à ce projet les exigences de remplacement, de réduction et de raffinement nécessaires. Les souris seront utilisées à l’âge de 6 semaines, dans la phase de jeune adulte qui permettra un développement optimal de la tumeur.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 890
Souffrances
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890 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des femelles gestantes subissent une chirurgie pour introduire de l'ADN dans le cerveau des embryons, geste qui peut provoquer un avortement, ou reçoivent du tamoxifène par gavage, tandis que des souriceaux sont opérés à la naissance sous anesthésie sur glace. Les mères comme les petits sont ensuite tués pour prélever les cerveaux, le porteur jugeant les femelles non réutilisables après ces interventions. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit l'architecture de la région cérébrale étudiée.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de déterminer si les différents types de neurones dans une structure du cerveau appelée gyrus denté sont générés à partir des mêmes cellules ou de populations distinctes et à quel moment de la vie ils sont générés. Pour se faire, nous utiliserons une souris particulière qui permet l'expression de multiples protéines fluorescentes (les cellules d'une même couleur sont issues d'une même cellule).

Bénéfices attendus

Ce projet devrait contribuer à terme à élargir nos connaissances fondamentales sur le développement du gyrus denté, une structure du cerveau particulièrement impliquée dans la mémoire. Aussi cette compréhension sur l'origine des cellules du gyrus denté, permettra à terme de mieux les cibler pour éventuellement les manipuler et étudier leurs fonctions spécifiques.

Procédures

Les animaux seront soumis soit 1) à une chirurgie pendant la gestation pour faire rentrer de l'ADN dans le cerveau des embryons et ainsi induire l'expression des multiples protéines fluorescentes pendant la vie embryonnaire (30 min maximum), 2) soit à une chirurgie à la naissance pour faire rentrer de l'ADN dans le cerveau des souriceaux et ainsi induire l'expression des multiples protéines fluorescentes à la naissance (5 min), 3) soit à une injection pendant la gestation (1 injection, mois d'une minute) ou 4) après la naissance (1 injection, mois d'une minute)

Impact sur les animaux

La chirurgie sur souris gestante pour faire rentrer de l'ADN dans le cerveau des embryons peut conduire à un avortement si l’intégrité des vaisseaux sanguins ou de la paroi utérine est altérée lors de la procédure. Aussi, cette procédure sera effectuée par une spécialiste de ce type de chirurgie, ce qui garantit des gestes précis respectant l'intégrité de l'animal. Les sutures de la peau et des muscles peuvent s’ouvrir à la suite de cette procédure. Si les sutures de la peau ne se sont pas maintenues le jour suivant la chirurgie, de nouvelles sutures seront réalisées sous anesthésie gazeuse. Si les sutures de l'abdomen ne sont à nouveau pas maintenues le jour suivant, l'animal sera mis à mort. L’anesthésie sur glace, nécessaire à faire rentrer de l'ADN dans le cerveau des souriceaux à la naissance, pourrait entraîner la mort des animaux si prolongée. Cependant, dans notre procédure, l’acte à réaliser pendant cette anesthésie est très court (moins de 1 minute) ce qui diminue très fortement cette éventualité. L’injection de tamoxifène par gavage chez les souris gestantes peut conduire à un stress des animaux. Pour réduire au maximum l’angoisse liée à cette injection, celle-ci sera effectuée par une personne expérimentée pour ce type d'approche. Chez la souris gestante, l'injection de tamoxifène peut conduire à un avortement ou à un problème de mise bas. Les femelles seront maintenues sous surveillance par l’expérimentateur jusqu’à la naissance. En cas de fausse couche, la mère sera mise à mort par dislocation de même en cas de problème de mise bas. Dans ce dernier cas, les souriceaux seront adoptés par des souris CD1/Swiss, préalablement gestantes au même stade. Les souriceaux seront sous surveillance lors de leur première semaine de vie. A la suite ce chaque procédure, nous réaliserons un suivi systématique quotidien des animaux. Nous utilisons des grilles permettant de scorer de façon objective le bien-être de l’animal par la mesure de son poids et l’évaluation de son apparence et de son comportement. A partir d’un score de 2, nous administrerons un analgésique (buprénorphine, 0.1mg/kg, sc, toutes les 6 à 12h jusqu'à amélioration) et à partir de 5, les animaux sont mis à mort.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort car les cerveaux des animaux sont récupérés pour des analyses anatomiques. De plus les mères initialement gestantes seront également sacrifiées car elles auront déjà subi une incision de la peau et des muscles abdominaux ou une injection de tamoxifène. L’injection de tamoxifène peut engendrer des effets secondaires non compatibles avec la réutilisation de ces femelles quel que soit le protocole expérimental (reproduction ou autre).

Remplacement

N'existant pas de modèle in vitro ou in silico permettant de reproduire l'environnement complexe (multiples types cellulaires, architecture complexe…) caractéristique de la structure cérébrale d'intérêt (le gyrus denté), cette étude ne peut être réalisée que chez l'animal in vivo.

Réduction

Nous prévoyons d’utiliser le nombre minimal de souris nécessaire pour obtenir des analyses statistiques fiables et cohérentes, nombre dépendant de la technique utilisée. De plus, mâles et femelles seront utilisés. La taille de nos groupes expérimentaux est définie sur la base de nos expériences antérieures et en respectant des conditions statistiques précises. Pour les études anatomiques, notre expérience nous a permis de déterminer qu'un effectif de 8 animaux par groupe est nécessaire pour effectuer des analyses statistiques cohérentes.

Raffinement

Un soin particulier sera accordé à l’observation des animaux, en particulier lors des périodes post-chirurgie et post-injection. Pendant ces périodes, nous utiliserons des grilles permettant de scorer de façon objective le bien-être de l'animal par la mesure du poids, l’évaluation de l’apparence et du comportement. A partir d’un score de 2, nous administrerons un analgésique (buprénorphine, 0.1mg/kg, sc, toutes les 6 à 12h jusqu'à amélioration) et à partir de 5, les animaux seront mis à mort. En cas de fausse couche des souris gestantes, la mère sera mise à mort par dislocation. Si les sutures de l'abdomen ne sont pas maintenues 2 j après la chirurgie, l'animal sera mis à mort. En cas de problème de mise bas suite à l'injection de tamoxifène, la souris gestante sera mise à mort par disolocation et les souriceaux seront adoptés par des souris CD1/Swiss, préalablement gestantes au même stade. En dehors de ces périodes, les points limites reposent sur des critères généraux de bien être qui seront évalués à travers la surveillance quotidienne effectuée par les zootechniciens. De plus, des traitements appropriés (anesthésie, anti-douleur) seront utilisés pour pallier à la douleur associée aux opérations chirurgicales. Concernant l’hébergement, les animaux seront hébergés dans des cages en présence de litière favorisant l’absorption des liquides vers le bas (par conséquent, la surface de la litière reste saine plus longtemps). Ces cages sont transparentes afin de favoriser le contact visuel. Ils auront également à leur disposition des formes d’enrichissement (carrés de coton) afin de réduire l’ennui et le stress. Les souris seront hébergées en cage collective. Seules les souris gestantes seront isolées sur une courte période, à partir de l'injection de tamoxifène ou le jour de la chirurgie (donc à E12.5, E13.5 ou E14.5). Cet hébergement permet d'identifier correctement les portées, ce qui est difficilement possible dans le cas d'un hébergement collectif de femelles gestantes.

Choix des espèces

Le modèle utilisé dans ce projet est la souris car il fait appel à une lignée génétiquement modifiée développée uniquement chez la souris. Dans la structure cérébrale étudiée, différents types de neurones sont générés de la vie embryonnaire à l'âge adulte. Nous ciblerons les cellules à l'origine de ces neurones et ce à différents moments de la vie de l'animal: 1) pendant la vie embryonnaire, 2) à la naissance , 3) en période juvénile (à 3 semaines de vie) et à 4) l'âge adulte (à 12 semaines de vie). Ces temps précis d'analyse ont été choisi en fonction de la littérature et de nos études précédentes.