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Souris : 185
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185 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Privées d'un gène, elles développent une myopathie avec une espérance de vie d'environ trois semaines et des organes anormaux, et subissent jusqu'à 28 tests de force, d'endurance et de locomotion avant une mesure musculaire sous anesthésie suivie de la mise à mort. Les animaux ayant servi à l'élevage de la lignée sont eux aussi tués une fois l'effectif atteint. Le porteur cherche à valider le rôle de ce gène dans une myopathie humaine et affirme qu'une étude sur cellules ne suffirait pas à évaluer l'atteinte de l'organisme entier.

Objectifs

Après avoir identifié une mutation candidate dans un gène engendrant une protéine impliquée dans la production de lipides chez une famille avec deux enfants atteints de myopathie à spirales cylindriques, nous souhaitons valider l'impact de cette mutation dans la maladie avec un modèle souris afin de valider un nouveau gène de myopathie et le diagnostic de cette famille. Cette mutation est présente sur les 2 copies présentes du gène chez les enfants et correspond à une perte de fonction, c'est-à-dire que nous avons démontré qu'elle entrainait une diminution de la lecture du gène dans les cellules entrainant donc une diminution de la production de protéine. Ce projet vise donc à caractériser un modèle souris ne possédant pas cette protéine dans le but de valider le rôle de la perte de fonction du gène dans la maladie grâce à des études du tonus et de la force musculaires et de la forme, de l'aspect et du fonctionnement moléculaire du muscle chez la souris.

Bénéfices attendus

Les résultats de cette étude permettront tout d'abord de valider l'implication de ce gène dans les myopathies congénitales, et d'identifier une nouvelle cause génétique possible. De plus, ils permettront de mieux comprendre les protéines impliquées dans ces pathologies, dans le muscle sain et dans le développement de la maladie. Valider un nouveau gène dans les myopathies congénitales permet tout d'abord d'avoir de nouveaux diagnostics pour les familles de patients et aussi d'avoir de nouvelles pistes thérapeutiques pour le développement de traitements de la maladie.

Procédures

Les souris sont marquées afin d'être identifiées et un suivi journalier sera assuré. Les souris seront soumises à une série de tests phénotypiques entre 3 semaines et 8 mois d'âge maximum : - La mesure de la force du corps : les souris sont suspendues sur le couvercle de la cage durant 3 min maximum et elle sera mesurée 1 fois par mois. - La mesure de la force des pattes : le test sera effectué pendant 30 sec maximum et sera réalisé une fois par mois. - L'évaluation de la capacité de l'animal à se mouvoir : les animaux sont placés dans une enceinte contenant des cages individualisées pour le suivi de l'activité locomotrice pendant 24h. Ce test se fera 1 fois par mois. - La mesure de l'endurance et de la résistance à la fatigue : le test dure 5 jours et les souris marcheront sur un cylindre rotatif pendant 5 à 15 min par jour. Ce test ne sera réalisé qu'une seule fois durant l'étude. - La mesure des propriétés contractiles musculaires in situ : il s'agit d'un test qui ne sera réalisée qu'une seule fois par souris et la durée totale, de l'anethésie jusqu'à la fin des mesures, sera de maximum 1h. Au maximum, 28 tests de phénotypages seront effectués sur les souris vivant jusqu'à 8 mois.

Impact sur les animaux

Dans cette étude, un seul gène est muté générant chez la souris un phénotype sévère et dommageable entrainant une faible espérance de vie, de 3 semaines d'après la littérature existante. A ce jour, seul le modèle ne portant qu'une seule copie fonctionnelle du gène a été observé , les animaux ne portant pas le gène fonctionnel mourant pour la plupart au moment du sevrage, c'est-à-dire à trois semaines de vie. Les souris observées ont été décrites comme présentant une morphologie anormale des ovaires, un foie plus grand, une rate plus grande, des noeuds lympahtiques plus grands, une morphologie anormale des reins et des yeux. Les animaux ne présentent pas d'infertilité contrairement aux animaux ne portant pas le gène fonctionnel. Les caractéristiques musculaires de ce modèle n'ont encore jamais été évaluées, à notre connaissance. Les différents tests phénotypiques permettant de suivre et mesurer la force, la résistance à l'exercice et la capacité à se mouvoir de la souris pourront induire du stress pendant une durée pouvant aller de 1 min à 15 min maximum et pourront induire de la fatigue à la fin des tests.

Devenir

Les animaux seront gardés en vie et replacés dans leur cage jusqu'à la procédure suivante pour tous les tests jusqu'au test de la mesure des propriétés contractiles des muscles. A l'issu de ce test qui est réalisé sous anesthésie, les animaux sont mis à mort sous anesthésie et les organes seront prélevés pour des études moléculaires des muscles. Cela concerne l'ensemble des animaux d'expérience, soit 60. Pour ce qui est des animaux permettant le maintien de la lignée durant l'étude, une fois que le nombre souhaité d'animaux d'expérience sera atteint, les animaux ayant permis leur naissance seront mis à mort afin d'éviter la multiplication d'animaux alors que l'étude sera terminée.

Remplacement

Pour caractériser la myopathie à spirales cylindriques et identifier l'impact de la mutation du gène d'intérêt, nous souhaitons étudier la souris. Le modèle murin étant physiologiquement et structurellement assez proche de l'Homme, il nous permet de valider la pathogénécité de cette mutation. De plus, une étude exclusivement réalisée sur des cellules ne pourrait pas suffire à elle-même car les effets sur l'ensemble de l'organisme et l'évaluation de l'atteinte musculaire seraient impossible à évaluer.

Réduction

Le nombre d'animaux sera réduit au maximum pour obtenir une puissance statistique suffisante pour les études réalisées. De plus, l'étude sera longitudinale afin de travailler sur les mêmes animaux sans en multiplier leur nombre. Le nombre de géniteurs sera réduit en créant des cages d'accouplements avec deux femelles pour un mâle. L'observation des souris permettra d'optimiser au mieux leur nombre. Nous prévoyons cependant 185 animaux pour cette étude. Plusieurs procédures expérimentales seront réalisée avec un test maximum par jour.

Raffinement

Un certain nombre de procédures seront mises en place afin d'améliorer le bien-être de l'animal. Si des difficutés de locomotion apparaissent, de la nourriture sera placée dans la cage afin de soulager l'animal dans ses déplacements. Les souris seront hébergées par groupes de 2 à 4 par cage et la qualité de l'air sera assurée par une ventilation. Des nids seront disposés dans chaque cage avec un accès illimité à la boisson et à la nourriture. Les cages d'accouplements seront constitutées de deux femelles par cage facilitant l'élevage des petits. Le bien-être des animaux sera contrôlé quotidiennement afin de détecter au plus tôt les premiers signes de souffrance, il seront donc surveillés tous les jours et pesés 3 fois par semaines. Si une perte d'état rapide est observée chez les animaux, l'étude sera alors stoppée. De même, en cas de douleur intense, un analgésique pourra être administré et l'étude sera prématurément stoppée.

Choix des espèces

Afin d'évaluer et de comprendre l'impact de la perte de fonction de la protéine d'intérêt dans la myopathie en spirales cylindriques, une pathologie humaine, nous avons besoin d'étudier son effet sur les fibres musculaires, de préférence chez les mammifères. La protéine que nous étudions est très bien concervée chez la souris avec 97% d'homologie. Ceci suggère une fonction très similaire chez l'humain et la souris. De plus, la structure des muscles est similaire chez la souris et l'humain. Les myopathies causant des défauts structuraux du muscle, la souris nous permettra de reproduire le plus fidèlement possible les défauts observés chez l'humain et ainsi de modéliser au plus près la maladie humaine. D'autre part, les souris ont des caractéristiques biologiques très utiles pour la recherche comme leur petite taille, une durée de vie plutôt courte et une durée de gestation courte. De plus, les souris sont couramment utilisées dans un grand nombre de recherche dans ce domaine, ainsi que dans notre équipe. Ces analyses ne peuvent pas être réalisées in vitro car nous souhaitons étudier l'impact de la mutation sur le phénotype d'un individu entier ainsi que sur la structure de la fibre musculaire. Le modèle utilisé étant déjà décrit comme ayant une faible espérance de vie, les études phénotypiques seront faites à 3 semaines de vie. Les souris seront néanmoins obervées et suivies attentivement de la naissance jusqu'à la mise à mort.

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    • Oncologie
Souris : 32
Souffrances
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32 souris sans poils vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Sous anesthésie, elles reçoivent une injection de microbulles et un traitement aux ultrasons pour ouvrir la barrière protégeant le cerveau, puis passent plusieurs scanners avant la mise à mort et le prélèvement du cerveau. Le porteur indique que des tirs trop puissants peuvent provoquer une hémorragie cérébrale, l'animal étant alors tué juste après l'observation de son réveil. Il présente la méthode comme un moyen rapide et peu coûteux d'imager cette ouverture, tout en affirmant qu'aucune alternative non animale n'existe.

Objectifs

Les ultrasons sont largement utilisés dans le domaine biomédical pour des applications de diagnostic mais aussi pour leurs effets thérapeutiques depuis les années 1990. La barrière hémato-encéphalique (BHE) protège le cerveau contre les molécules néfastes présentes dans le sang, mais limite également la pénétration de médicaments, notamment des chimiothérapies. Récemment, il a été démontré la possibilité d’ouvrir la BHE par ultrasons, ce qui ouvre la voie à de nombreuses applications dans le traitement d’atteintes cérébrales : cancer du cerveau, accident vasculaire cérébral, maladies dégénératives… la compréhension de l’ouverture de la BHE est complexe et pour l’observer, deux solutions sont utilisées : le suivi par IRM ou l’utilisation d’un grand nombre d’animaux mis à mort à différents intervalles. Cette dernière solution n’est pas envisageable en première intention pour des raisons éthiques, quant à l’IRM, son coût prohibitif réduit les possibilités. De récents résultats suggèrent le scanner comme modalité permettant d’imager précisément l’état d’ouverture de la BHE. L’objectif de ce projet est d’implémenter le scanner comme modalité de choix pour mesurer quantitativement la perméabilité de la BHE. Ainsi, des molécules mimant des traitements contre le cancer seront administrées avec ou sans traitement par des ultrasons. Des mesures grâce au scanner seront réalisées à différents temps pour évaluer si les molécules passent la BHE avec le traitement à ultrasons.

Bénéfices attendus

Les bénéfices à courts termes de ce projet sont la mise à disposition d’une méthode permettant d’évaluer l’ouverture et la perméabilité de la BHE de façon rapide et relativement peu coûteuse. Cette méthode sera publiée et donc accessible à tous les chercheurs. A long terme, cette technique va accélérer la recherche sur la BHE et en réduire les coûts (financiers et en termes de bien-être animal par la réduction des effectifs utilisés).

Procédures

Les animaux vont être anesthésiés, recevoir une injection intraveineuse de produit de microbulles puis un traitement aux ultrasons de 2 minutes. Elles recevront ensuite une injection intraveineuse et de produit de contraste puis passeront deux scanners à 10 minutes d’intervalles. Elles seront ensuite réveillées, puis réanesthésiées et repassées au scanner toutes les 15 à 30 min 4 fois puis mise à mort.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables observés occasionnellement sont des dommages neurologiques dus à une hémorrhagie cérébrale lors de tirs ultrasonores à niveaux trop puissants. Ces effets sont de courte durée puisque l’animal est euthanasié dans la foulée, dès que le comportement au réveil a été observé. Un court examen neurologique consistant à observer le déplacement de l’animal à son réveil permettra d’évaluer si l’animal a plutôt un comportement normal, un déficit moteur mineur, ou est prostré.

Devenir

Les animaux seront mis à mort afin de prélever le cerveau et de confirmer par histologie l’ouverture de la BHE.

Remplacement

La BHE est un système biologique extrêmement complexe, dont les mécanismes précis présentent toujours des zones d’ombre, et aucune alternative non animale n’est disponible à l’heure actuelle. La mise au point des réglages du scanner sera faite à base de données déjà effectuées au cours d’autres projets pour éviter d’utiliser des animaux pour le faire.

Réduction

Le nombre de conditions testées a été réduit au minimum nécessaire pour répondre à l’objectif scientifique. Le but de cette expérience est justement d’obtenir des données plus complètes que la méthode de référence (IRM) pour réduire le coût des expériences. Le passage des molécules à travers la BHE seront comparées entre groupe traités avec les ultrasons et groupes non traités par des tests statistiques. 8 animaux par groupe permettent d’assurer de pouvoir obtenir des données exploitables.

Raffinement

Une des raisons du choix du modèle souris est la faible épaisseur de crâne chez les souris jeunes, qui est donc transparent aux ultrasons. La bonne transmission des ultrasons est également conditionnée par l’absence de poils. Les souris « nude » (sans poils) sont choisie afin d’éviter la procédure de rasage et ainsi réduire le nombre de manipulation de l’animal. Les souris nude, immunodéprimées (système immunitaire affaibli), seront hébergées en portoir ventilé, cage filtrée.

Choix des espèces

Le modèle souris a été utilisé dans des études qui ont mené à des essais réussis chez l’humain. Il s’agit donc d’un modèle fiable. Les souris seront utilisées lorsqu’elles auront un poids d’environ 20 grammes (maximum 25g, soit environ 7 semaines), avant que le crâne ne devienne un obstacle trop important à la propagation des ultrasons.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 60
Souffrances
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60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. 30 reçoivent une irradiation pulmonaire de 80 Gy sous anesthésie, 30 des instillations nasales répétées de clodronate pour supprimer certains macrophages, et l'ensemble passe des séances d'imagerie sous anesthésie avant les prélèvements. Le porteur étudie le rôle des macrophages dans les lésions pulmonaires après radiothérapie, en vue d'améliorer à terme la prise en charge des cancers du poumon inopérables. Il affirme que la réponse du tissu pulmonaire aux rayonnements ne peut être appréhendée qu'in vivo et présente l'irradiation choisie comme sans conséquence clinique notable d'après son expérience.

Objectifs

L’option thérapeutique de choix pour le traitement des tumeurs pulmonaires de stade précoce est la chirurgie. Cependant, environ 20 à 30% des patients sont à haut risque chirurgical, et le traitement en radiothérapie classique n’a qu’une efficacité limitée sur la tumeur. La radiothérapie en conditions stéréotaxiques consiste à irradier de très petits volumes avec une précision très importante. Cette option thérapeutique a depuis 10 ans grandement amélioré la prise en charge des patients inopérables atteints de cancer des poumons de stade précoce. La réduction du volume d’irradiation autorise l’utilisation de protocoles d’irradiation plus agressifs avec des doses plus fortes et assure alors un meilleur contrôle tumoral. Cependant, et malgré la précision, certains patients développent des effets secondaires pulmonaires. Irradier de très petits volumes chez la souris n’est possible que depuis quelques années grâce à la commercialisation d’outils capables de générer des mini-faisceaux. Depuis plusieurs années au laboratoire, nous travaillons sur un modèle d’irradiation stéréotaxique pulmonaire chez la souris. Nous avons acquis un recul important sur les effets de ces techniques. En particulier, nous avons mis en évidence une augmentation massive du nombre de macrophages au niveau du site et poursuivons les projets sur le rôle de ces nombreux macrophages dans le développement des lésions pulmonaires. Les projets en cours semblent démontrer qu’une population de macrophages présents dans les alvéoles pulmonaires pourrait être impliquée dans le développement des lésions pulmonaires après irradiation stéréotaxique. Le présent projet vise à compléter et confirmer ces premiers résultats en supprimant ces macrophages grâce à l’instillation de liposomes contenant du clodronate, et en suivant le développement des lésions pulmonaires en l’absence de ces macrophages.

Bénéfices attendus

Dans la bibliographie un intérêt majeur est porté aux macrophages dans de nombreux contextes pathologiques en particulier en ce qui concerne les dommages pulmonaires. Une meilleure compréhension du rôle des macrophages dans la réponse aux rayonnements ionisants, et en particulier des avancées dans la compréhension de leurs actions en réponse à l’irradiation de petits volumes pulmonaires pourrait permettre d’améliorer l’index thérapeutique de la radiothérapie thoracique, en offrant des perspectives préventives ou thérapeutiques sur les lésions radiques pulmonaires

Procédures

- Irradiation 80 Gy d’environ 45 minutes, sous anesthésie générale : 30 animaux concernés - Instillation intranasale de liposomes de clodronate, sous anesthésie légère, 6 instillations par souris espacé de 3 à 4 jours : 30 animaux concernés - Imagerie pulmonaire sous anesthésie générale,2 séances par animal : 60 animaux concernés

Impact sur les animaux

Pour les irradiations et les imageries, les animaux étant anesthésiés pour limiter les mouvements et pour limiter la douleur potentielle immédiate de ces actes (administration et irradiation localisée), il peut y avoir un effet des anesthésies répétées et les effets potentiels de l’anesthésie sur les variables physiologiques. Pour les administrations, même si les animaux sont légèrement anesthésiés, il est possible de noter un inconfort transitoire après l’administration, ou encore un écoulement nasal. D’après le recul acquis au laboratoire, l’irradiation focale pulmonaire à la dose choisie ne génère pas par la suite de conséquences cliniques notables jusqu’à 6 mois post-irradiation. L’administration de clodronate est un modèle très décrit dans la bibliographie et ne génère pas de conséquence clinique notable chez les animaux.

Devenir

Tous les prélèvements seront faits post-mortem. Les prélèvements concernent tous les animaux du projet.

Remplacement

La réponse globale du tissu pulmonaire aux rayonnements ionisants ne peut être appréhendée qu’in vivo, au sein d’un système biologique intégré

Réduction

Les modèles d’expérimentation présentés pour l’étude des lésions radio-induites sont fortement influencés par la physiologie. Pour effectuer des tests statistiques paramétriques, il est donc nécessaire d’avoir un minimum de 8 animaux pour chaque groupe pour obtenir des résultats exploitables en fonction des analyses effectuées. Pour les analyses d’expression des gènes, le nombre d’animaux sera réduit à 3 à 4 par groupe, nombre suffisant pour obtenir des résultats robustes.

Raffinement

Les conditions de soins et d’hébergement des animaux sont adaptées aux procédures réalisées afin de limiter au minimum la souffrance animale (suivi des animaux, anesthésie pour les irradiations, les imageries et les instillations, hébergement en groupe avec enrichissement).

Choix des espèces

La souris est un modèle bien caractérisé et qui est le plus utilisé dans les études précliniques. C’est également l’espèce de référence utilisée au sein de notre laboratoire. Les précédents projets d’irradiation pulmonaire du laboratoire ont été menés sur souris. Les animaux seront utilisés entre 10 et 15 semaines, correspondant au stade adulte. Le stade adulte est choisi car la thématique de recherche concerne les séquelles des radiothérapies chez les adultes, les effets secondaires des tumeurs pédiatriques étant un domaine de recherche particulier.

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    • Système musculosquelettique
Souris : 120
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120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent dans l'articulation une injection de monoiodoacétate qui provoque une arthrose douloureuse, avec douleurs spontanées, allodynie et boiterie, puis un traitement quotidien pendant 28 jours et des tests de douleur. Le porteur évalue cinq dérivés d'un anti-inflammatoire, le naproxène, censés cibler le cartilage en réduisant les effets indésirables, une évaluation sur modèle chirurgical étant envisagée si un composé se révèle prometteur. Il affirme que la culture cellulaire ne reproduit pas le microenvironnement inflammatoire et que le passage in vivo est inévitable.

Objectifs

Avec 10 millions de personnes atteintes en France, l’arthrose est une pathologie qui représente un réel enjeu socio-économique. En l’absence de traitement curatif, les Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens (AINS) sont largement prescrits, pour enrayer le phénomène inflammatoire responsable du cercle vicieux entrainant la destruction du cartilage, et ce malgré leurs effets secondaires importants (cardiovasculaires et gastrointestinaux). Ce projet d’expérimentation animale, s’inscrit dans un projet plus large dont l’objectif est de concevoir de nouveaux AINS ciblant spécifiquement le site arthrosique afin de diminuer les effets indésirables associés couramment à l’utilisation des AINS. Ainsi, 30 dérivés du naproxène, un anti-inflammatoire non stéroïdien, ont déjà été synthétisés et caractérisés par les chimistes de notre unité. Ces dérivés exploitent une stratégie développée au laboratoire et qui permet de cibler le cartilage en diminuant les effets indésirables. L’ensemble de ces composés a déjà été évalué in vitro et les composés les plus intéressants ont été évalués in vivo dans un modèle inflammatoire d’arthrite. Les résultats obtenus nous ont permis de sélectionner 5 composés plus intéressant que la molécule parent, le naproxène. Nous souhaitons désormais valider la pertinence de notre stratégie et évluer ces 5 dérivés du naproxène dans un modèle d’arthrose. Le modèle d’arthrose selectionné pour cette étude est le modèle induit par injection en intraarticulaire de monoiodoacétate (MIA) chez la souris. Ce modèle, facile à mettre en place et très inflammatoire, est très exploité pour évaluer des molécules ou des extraits végétaux ayant un impact sur la douleur arthrosique et l’inflammation.

Bénéfices attendus

Les résultats non permettrons d’évaluer l’intérêt de notre stratégie pour contrôler localement l’inflammation dans l’arthrose tout en diminuant les effets indésirables. Ces résultats apporteront également quelques informations précieuses qui guideront la pharmacomodulation des prochaines molécules. De plus, si l’un des composés se révèle être très prometteur, nous envisagerons alors son évaluation sur un modèle chirurgical

Procédures

Injection en intraarticulaire pour la mise en place du modèle (sous anesthésie, 5 minutes). Traitement par voie sous-cutanée sur animaux vigiles : 1 fois par jour pendant 28 jours, durée quelques secondes. Test d'allodynie ou de locomotion : 1 à 2 fois par semaine

Impact sur les animaux

Le modèle MIA est un modèle qui induit une douleur arthrosique. L’injection de MIA en intra-articulaire entraine une augmentation de la sensibilité nerveuse avec douleur spontanées, allodynies, hyperalgies de façon dose dépendantes. Les effets indésirables sont donc de la douleur ainsi que des problèmes de locomotion (boiterie, difficultés d’appuis, …). Une légère perte de poids peut être observée les premiers jours post induction. Concernant, les injections quotidiennes des traitements à la dose définie en sous-cutanée, ils ne génèrent ni douleur, ni effets indésirables.

Devenir

Du fait de l'injection en IA du MIA qui induit une arthrose inflammatoire, les animaux ne peuvent pas être réutilisés

Remplacement

La culture cellulaire ne représente pas la complexité du micro-environnement et notamment de sa composante inflammatoire. Les études in vitro et in tubo nous permettent de réaliser une première sélection des molécules mais doivent être complétées par des études in vivo, d’autant plus lorsqu’il s’agit de vectorisation, comme c’est le cas ici. Le passage sur un modèle in vivo est donc inévitable pour juger de façon optimale notre stratégie thérapeutique.

Réduction

Dans un but de réduction du nombre d’animaux, nous avons choisi d’effectuer dans un premier temps la procédure 1 qui consiste à définir la dose optimale de MIA injectée en intra-articulaire et valider le modèle avant de passer à la procédure 2. Lors de la procédure 1, nous évaluerons progressivement les doses en commençant par la plus faible de 30 mg/ml et nous nous arrêterons lorsque l’effet attendu souhaité (arthrose inflammatoire) sera atteinte. Le nombre d’animaux pour cette procédure est donc surexprimé et il est possible que les doses les plus importantes ne soient pas nécessaires. Dans ce cas, nous réduirons le nombre d’animaux. De plus, nous avons constitué des groupes de 10 souris ce qui correspond au nombre de souris minimal nécessaire à la réalisation des analyses de caractérisation souhaitées avec une bonne significativité (5 souris pour de l’histologie et 5 souris pour des western-blot). En ce qui concerne la procédure 2, ici aussi les groupes sont de 10 souris. Ce nombre correspond au nombre minimal de souris qui nous permettra d’obtenir les données suffisantes attendues et de façon significatif pour avoir une réponse définitive sur l’efficacité du traitement sans avoir besoin de recommencer le protocole.

Raffinement

Le modèle MIA étant un modèle de douleur, une surveillance accrue sera mise en place notamment par le suivi du score clinique. Une attention particulière sera effectuée quant à la locomotion et un suivi du poids tous les deux jours sera réalisé. En effet, un problème de locomotion pourrait gêner les déplacements et l’accès à la nourriture. Dans ce cas là des dispositions seront prises telles que la nourriture directement dans la cage.

Choix des espèces

Le modèle d’inflammation MIA que nous avons choisi dans ce projet est très couramment utilisés et caractérisés chez le rongeur (rats ou souris). Nous avons choisi ici le modèle souris. Les souris seront utilisées à 8 semaines, un stade pour lequel leur articulation est suffisamment développée pour l’injection en intra-articulaire.

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    • Troubles nerveux
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    • Système nerveux
Macaques à longue queue : 18
Souffrances
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18 macaques à longue queue vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 12 tués à l'issue pour l'analyse de leur cerveau et 6 gardés en vie pour un usage ultérieur. Chaque animal est habitué à la contention, passe une IRM et un scanner sous anesthésie, un test de seuil moteur et de l'imagerie fonctionnelle en état vigile, puis reçoit une neurostimulation cérébrale par ultrasons. Le porteur veut évaluer cette technique chez le singe dans la perspective d'un essai chez l'humain contre des troubles neuropsychiatriques, les résultats obtenus chez les rongeurs étant jugés insuffisants. Il justifie le recours au macaque par sa proximité phylogénétique et l'analogie de ses zones cérébrales avec celles de l'humain.

Objectifs

Dans une première approche expérimentale, nous avons mis en place et validé des séquences ultrasonores et un dispositif expérimental permettant la stimulation ultrasonore chez les rongeurs. Dans la continuité de ce projet et en raison des limitations physiologiques des rongeurs et des contraintes physiologiques liés au crâne et au cerveau humain, nous souhaitons évaluer l’efficacité et l’innocuité de la neurostimulation ultrasonore chez le singe dans la perspective d’un essai clinique chez l’Homme.

Bénéfices attendus

Nous souhaitons évaluer l’efficacité et l’innocuité de la neurostimulation ultrasonore chez le singe dans la perspective d’un essai clinique chez l’Homme. Ce projet permettra de progresser dans la possibilité de transposer cette technique en clinique humaine. Nous aurons ainsi une avancée supplémentaire pour espérer avoir une alternative non-invasive et résolutive pour le traitement des troubles neuropsychiatriques.

Procédures

Habituation à la manipulation et au positionnement à la neurostimulation : 30 min par jour, 2 à 5 fois /semaine. IRM sous anesthésie générale : 1 fois par animal, durée 1h. Scanner X sous anesthésie générale: 1 fois par animal, durée acquisition 10 min. Détermination du seuil moteur sur animal vigile: 1 fois par animal, durée 1h. Imagerie fonctionnelle sous anesthésie générale: 2 fois pour le groupe 1 et 4 fois pour le groupe 2 d'une durée de 80min par imagerie. Neurostimulation sur animal vigile: 1 fois par animal , durée 30 min.

Impact sur les animaux

Les sources de stress sont occasionnées par l’induction anesthésique, l’injection intraveineuse du radiotraceur et le réveil. Le singe est facilement stressé, la contention nécessaire à l’induction de l’anesthésie rajoute une source de stress supplémentaire. Les animaux, après la phase d’acclimatation, seront habitués à être sortis de leur cage et aux manipulations. D’après nos précèdentes manipulations sur rongeurs, la neurostimulation ne semble pas avoir d’effet indésirable.

Devenir

A l'issue des procédures, 12 animaux seront euthanasiés pour des études histologiques et métabolomiques sur les prélèvements cérébraux, afin d'appréhender les effets cellulaires de la neurostimulation ultrasonore. Les 6 animaux restant seront gardés en vie pour un futur replacement.

Remplacement

Dans une première approche expérimentale, nous avons mis en place et validé des séquences ultrasonores et un dispositif expérimental permettant la stimulation ultrasonore chez les rongeurs. Dans la continuité de ce projet et en raison des limitations physiologiques des rongeurs et des contraintes physiologiques liés au crâne et au cerveau humain, nous souhaitons évaluer l’efficacité et l’innocuité de la neurostimulation ultrasonore chez le singe dans la perspective d’un essai clinique chez l’Homme.

Réduction

D’après les groupes expérimentaux que nous souhaitons faire, nous travaillerons sur 9 macaques mâles et 9 macaques femelles. Nous travaillerons sur 7 macaques mâles et 11 macaques femelles. Ces animaux seront répartis en 2 groupes expérimentaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en volière avec les congénères pour garder les liens sociaux et en présence d’objets d’enrichissement. Les animaux disposent de plateformes surélevées . l'alimentation couvre les besoins journaliers et est complétée par une distribution de friandises deux fois par jour. Un programme d'enrichissement hébdomadaire est mis en place dans le cadre de leur hébergement ( recherche et diversité de l'alimentation, manipulation d'objets, échelle, musique, tv...) ceci donnant un environnement favorable aux procédures expérimentales. Les animaux seront observés tous les jours. Les procédures expérimentales seront réalisées dans une salle correctement chauffée. Pour les procédures sous anesthésie, les animaux seront manipulés sur un tapis chauffant, un monitoring cardio-pulmonaire sera effectué pendant toute la durée de la manipulation. Les animaux seront placés sous surveillance à leur réveil. Nous avons défini des points limites permettant d’apprécier la douleur, l’inconfort des animaux. Ces points limites seront principalement des signes observables et évaluables par le personnel de zootechnie habilité sur les singes. Nous considérons donc comme point limite toute manifestation de douleur : perte de poids et locomotion réduite, prostration du PNH, déshydradation, état des muqueuses et des selles et l'apparence générale du pelage. Chaque jour, le personnel de zootechnie veillera à l’apparence physique des animaux et aux interactions sociales. Les animaux seront pesés à réception puis avant chaque procédure. En présence de l'un de ces signes, des mesures préventives seront prises, médication en concertation avec le vétérinaire référent et/ou apports alimentaires alternatifs. Pour limiter le stress des animaux, nous ferons une habituation à la manipulation. Dans un premier temps, nous habituerons les animaux à recevoir des récompenses (friandises) après avoir effectué des tâches simples, toucher un objet sans bouger pour coopérer avec l'animal et instaurer une relation de confiance entre l'animal et l'expérimentateur. Puis dans un deuxième temps, ils seront habitués à être installé en salle de manipulation pour éviter tout stress lié à l'environnement de la salle. Les macaques recevront des friandises à la suite.

Choix des espèces

Le choix de cette espèce se justifie (1) par l’analogie des zones cérébrales et de la neurobiologie entre le singe et l’humain et (2) par sa proximité phylogénétique avec l’espèce humaine. Des macaques pubères seront utilisés pour cette étude. Les pathologies pouvant être soignées par la méthode de neurostimulation ultrasonore sont pour la plupart des pathologies de l’adulte. De ce fait, il s’avère nécessaire de travailler sur des animaux post-pubère ayant un âge supérieur à 3 ans et un poids inférieur à 5 kg.

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    • Oncologie
Souris : 108
Rats : 56
Souffrances
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164 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent une greffe de cellules de chondrosarcome, tumeur du cartilage, dont le développement est suivi au pied à coulisse avant la mise à mort pour analyses. Le porteur compare quatre modèles de cette tumeur afin de choisir le plus pertinent pour tester ensuite un anti-inflammatoire vectorisé, le projet restant une étape préparatoire sans évaluation thérapeutique. Il affirme que la culture cellulaire ne reproduit pas le microenvironnement tumoral et que le passage in vivo est inévitable pour sa stratégie de vectorisation.

Objectifs

Le chondrosarcome, ou tumeur maligne du cartilage, représente 30 % des tumeurs malignes osseuses. Caractérisé par un microenvironnement peu favorable, il est radio- et chimio-résistant. Actuellement, le seul traitement efficace est la chirurgie pouvant entraîner de lourdes incapacités pour le patient. De plus, le taux de survie à 5 ans est inférieur à 50 % en cas de récidive pour les formes les plus agressives, rendant ce cancer redoutable. Dans le cadre d’un nouveau projet de recherche, notre unité s’intéresse à la composante inflammatoire du chondrosarcome dans le but de proposer une nouvelle prise en charge thérapeutique. La stratégie envisagée consiste à acheminer spécifiquement au niveau du cartilage tumoral anti-inflammatoire, le célécoxib. En effet, bien que peu étudié dans le chondrosarcome, la littérature démontre largement l’efficacité du célécoxib in vitro et in vivo dans les tumeurs tout en soulignant les effets indésirables qui limitent son utilisation. La stratégie que nous développons, pour acheminer spécifiquement le célécoxib, consiste à exploiter deux caractéristiques du microenvironnement du chondrosarcome : (i) sa richesse en protéoglycanes et (ii) la surexpression de certaines métalloprotéinases. Après des résultats in vitro encourageants, nous souhaitons évaluer les molécules développées in vivo. Dans le but de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, nous souhaitons dans un premier temps définir le modèle in vivo de chondrosarcome le plus adapté pour l’évaluation in vivo de nos dérivés. Ainsi, l’objectif de cette demande de projet sera de comparer 4 modèles de chondrosarcome classiquement utilisés et maitrisés au laboratoire, à différent stade du développement tumoral et d'évaluer l'expression des cibles exploitées pour notre stratégie. Les résultats obtenus nous permettrons de valider le modèle qui sera le plus pertinent pour envisager l’évaluation in vivo par la suite.

Bénéfices attendus

Cette étude nous permettra de caractériser la composante inflammatoire de 4 modèles in vivo de chondrosarcome et de valider le modèle le plus pertinent pour une évaluation des dérivés développés au sein de notre unité.

Procédures

Innoculation de cellules tumorales en sous cutanée et sous anesthésie (5min) (1 par souris) Suivi du volume tumoral au pied à coulisse et sous anesthésie (5min) (1 à 2 fois par semaine) Procédure chirurgicale (10 min) (1 par rat) Mise à mort (tous les animaux)

Impact sur les animaux

Cette demande de projet n'entraine que très peu de nuisance envers les animaux. L'induction du modèle impliquant une anesthésie peut engendrer un stress. A un stade plus avancé, le développement tumoral pourrait entrainer une légère gène au déplacement.

Devenir

Procédure 1 et 2 : Mise à mort pour analyses mécanistiques

Remplacement

La culture cellulaire ne représente pas la complexité du micro-environnement tumoral et notamment de sa composante inflammatoire. Une évaluation in vitro nous permettra de réaliser un premier screening des molécules développées dans notre unité mais nous ne permettra pas de valider notre stratégie thérapeutique, cette dernière étant basée sur une stratégie de vectorisation. Le passage sur un modèle in vivo est donc inévitable pour juger de façon optimale la stratégie de vectorisation que nous développons.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, chacune de nos études mécanistiques ont été réfléchi afin d’avoir la quantité de matériel tumoral adéquat.

Raffinement

Des méthodes de raffinements sont utilisées afin d'augmenter au maximum le bien-être des animaux inclus dans ce projet, pour cela les conditions d'hébergement seront optimales (portoirs ventilés, température, hygrométrie, luminosité, densité animale, enrichissement de milieu, surveillance quotidienne). De plus, des injections d’antalgiques pourront être appliqués.

Choix des espèces

Les rongeurs sont classiquement utilisés en expérimentation animale comme en cancérologie. Trois des modèles d’étude sont des chondrosarcomes humains qui de ce fait doivent être implantés chez des souris immunodéprimées. Le dernier modèle d’étude est un chondrosarcome de rat pouvant être implanté directement chez le rat. Les souris seront commandées à 4 semaines afin de permettre le développement tumoral qui est relativement long.* Les rats seront commandés à 150g afin de permettre le développement tumoral qui est relativement long (3 semaines chez le rat).

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 325
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 325
▲ -
Devenir
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 -
 -
 325

325 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection dans l'hippocampe pour déclencher une épilepsie, l'implantation d'une pompe sous anesthésie, jusqu'à quatre séances d'IRM et huit jours de médicaments, avant l'analyse de leur cerveau et de leur sang. Le porteur cherche à mieux localiser par imagerie la zone du cerveau à retirer chez les patients épileptiques opérés, les retombées cliniques étant renvoyées à une évaluation en préparation. Il indique qu'une recherche bibliographique n'a révélé aucune alternative in vitro et que les cultures cellulaires ne reproduisent pas la communication entre cellules.

Objectifs

Un tiers des patients épileptiques ne répondent pas correctement aux médicaments antiépileptiques et, parmi eux, 1/4 peuvent bénéficier d'une chirurgie résective. L'identification des zones du cerveau à enlever par chirurgie (la zone épileptogène (ZE)) est un processus difficile. Il nécessite un ensemble d'outils complexes comprenant des examens cliniques, d'imagerie et neurophysiologiques, y compris des enregistrements électroencéphalographiques intracrâniens. Cependant, même en combinant toutes les informations actuellement disponibles, la chirurgie de l'épilepsie ne fonctionne pas correctement chez 20 à 60% des patients. Il est donc nécessaire développer de nouvelles méthodes pour délimiter la ZE. La neuro-imagerie, non invasive et largement disponible dans le contexte clinique, apparaît comme un candidat naturel pour aborder cette question. A terme, l'objectif est d'améliorer la chirurgie chez les patients.

Bénéfices attendus

Les données recueillies dans cette étude nous permettrons de caractériser l'impact de différents médicaments anti-épeliptique sur les mesures IRM (mqMRI et GABA-MRS). Ces informations seront utilisées pour modéliser l'impact attendus des médicaments chez l'homme lors de l'évaluaton clinique qui est en cours de préparation.

Procédures

- Procédures chirurgicales sous anesthésie : i) Injection intra-hipppocampique (induction de l'épilepsie) : durée maximum 1h30. ii) Implantation d'une pompe osmotique sous anesthésie (durée maximum 30min). Maximum deux procédures / animal. - IRM sous anesthésie : maximum 2h30/session IRM, maximum 4 sessions IRM / animal. - Administration de médicaments : durée de quelques minutes / jours pendant 8 jours.

Impact sur les animaux

i) Douleur modérée au moment de l'induction de l'épilepsie, procédure conduite sous anesthésie, ii) Crises épileptiques pendant la phase d'épileptogenèse iii) Douleur modérée au moment du traitement pharmarcologique iv) Douleur légère au moment de l'examen IRM, procédure conduite sous anesthésie

Devenir

Le tissu cérébral et le sang des animaux utilisés dans ce projet est analysé en fin de projet (sauf pour les animaux utilisés pour l'optimisation des protocoles IRM). Tous les animaux sont mis à mort au court du projet.

Remplacement

Nous avons effectué une recherche approfondie sur Pubmed et Google Scholar afin de nous assurer de l'inexistence d'approches alternatives in vitro qui pourraient être utilisées pour reproduire l'interaction entre malformations du développement corticale, crises épileptiques et fonction de la barrière hémato-encéphalique. Nous avons utilisé des combinaisons de mots-clés tels que épilepsie, crise, électroencéphalographie, dysplasie, cerveau, neurone, modèles animaux, in vitro et tests animaux alternatifs. Cette recherche n'a pas identifié de solution in vitro alternative pour notre étude. En effet les méthodes in vitro basées sur la culture cellulaire ne présentent pas les systèmes de communication multicellulaires nécessaires pour ce projet.

Réduction

Le nombre de souris nécessaire à nos travaux a été réduit au minimum sans compromettre l’interprétation statistique de nos résultats : 15 animaux par groupe sont prévus ainsi que deux groupes pour l'optimisation du modèle animal et de l'imagerie, pour un total de 325 souris sur 5 ans. De plus, nous commencerons ce projet par un groupe préliminaire qui permettra la mise au point du protocole : si cette étude préliminaire révèle que le nombre de rats par groupe est surévalué, nous le réduirons de façon à atteindre un nombre d'animaux nécessaire et suffisant.

Raffinement

L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience et évalué grâce à une grille codifiant le niveau de douleur. Cela nous permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance (notamment, suppression de la douleur grâce à l’administration d’antalgiques). Les animaux utilisés pour ce projet sont nés et élevés en Europe. Leur nombre a été réduit au minimum nécessaire afin d’obtenir des données suffisantes pour évaluer l’efficacité de cette stratégie d’imagerie pour définir la zone épileptique en cas de prise de médicaments anti-épileptiques.

Choix des espèces

Notre projet propose l'utilisation de petits animaux in vivo (souris). Les souris ont été choisies à cause de leurs caractéristiques neuro-vasculaires et profils électroencéphalographiques bien étudiés. Ils expriment les mêmes marqueurs neuronaux, gliaux et péricytaires que l'Homme. Ils constituent donc un modèle adapté pour les expériences proposées par notre étude, où l'entité neuro-vasculaire complètement fonctionnelle est requise pour investiguer les effets des malformations corticales et des crises. La littérature fournit des preuves de la fiabilité du monitoring électroencéphalographique in vivo et IRM in vivo pour l'évaluation des modifications pathophysiologiques des tissus. De plus, un fort taux de survie est observé lorsque les rongeurs sont utilisés dans ce type d'étude par rapport à d'autres espèces.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 224
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 36
▲ 188
Devenir
 -
 -
 -
 224

224 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 188 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 36 modéré. Elles reçoivent une implantation de cellules cancéreuses, soit sous la peau soit directement dans le pancréas au cours d'une chirurgie de 45 minutes, des prélèvements sanguins, puis des modèles de thrombose déclenchée au laser ou une thrombose veineuse maintenue 48 heures. Le porteur étudie le rôle d'un globule blanc, le neutrophile, dans la thrombose associée au cancer du pancréas, en situant au long terme et au conditionnel un meilleur traitement chez l'humain. Il affirme qu'aucune lignée cellulaire ne produit ces cellules en quantité suffisante et que l'intégrité du vaisseau ne se reproduit pas in vitro.

Objectifs

La principale comorbidité du cancer pancréatique est la thrombose. La probabilité de décés de patients developpant un cancer du pancréas et une thrombose est augmentée de 50%. Un type de globule blanc (le neutrophile) est impliqué dans la thrombose. Ce neutrophile est l'élement initiateur de la thrombose. Il existe plusieurs sous population de neutrophiles présents dans le compartiment sanguin. Le but de cette étude est de déterminer la sous population de neutrophiles impliquée dans la thrombose associée au cancer du pancréas. Pour cela nous utiliserons un modèle de cancer du pancréas murin dans le lequel nous testerons leur impact sur le développement de thrombose. Nous évaluerons également le rôle d'un récepteur porté par les cellules cancéreuses dans la progression tumorale et le développement de la thrombose.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de mieux appréhender le rôle des neutrophiles et du récepteur à l’adenosine diphosphate dans la thrombose associée au cancer et dans l’évolution du cancer du pancréas. A long terme cela pourrait permettre de mieux traiter les thromboses associées au cancer chez l’homme.

Procédures

Les animaux seront soumis à des implantations de cellules cancéreuses. Ces implantations sont realisées soit en sous cutanée et d'une durée de maximum deux minutes d'intervention soit directement dans la tête du pancreas, intervention de 45 minutes. Ces procédures sont realisées sous anesthsesie, les animaux sont surveiller gràce à des grilles specifiques d'evalaution de la douleur et seront traités par des analgesiques si necessaire. Des prélèvements sanguins sont realisés sous anesthesie volatile (durée 5 minutes maximum) et sont espacés d'au moins une semaine. Les modèles de thromboses spontanée et induite par laser sont des expériences sans reveils. Le modéle induit de thrombose veineuse necessite 48 heures de developpement les animaux sont sous analgèsique durant ces 48 heures.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues pour les animaux sont de la douleur pouvant être induite par la croissance du cancer et leurs métastases. Dans le cas des deux types d’implantation les animaux sont étroitement surveillés et la douleur est évaluée grâce à des grilles de scores adaptées à chaque type d’implantation, en fonction du score les animaux sont traités par analgésique à dose croissante. Nous veillions également à ce que les animaux soient bien hydratés, ils reçoivent tous une injection de solution saline en sous cutané après les opérations chirurgicales . Nos points limites qui sont précoces, l’utilisation des grilles d’évaluation de la douleur et notre connaissance de ces modèles nous permettrons de limiter le plus possible la douleur des animaux.

Devenir

Les animaux sont tous euthanasiés à la fin des procédures, différents organes seront prelevées en post mortem.

Remplacement

Les neutrophiles, les plaquettes et les cellules endothéliales sont des cellules clefs dans l’immunothrombose et de l’immonothrombose associée au cancer. A ce jour, Aucune lignée cellulaire immortalisée ne permet de produire dans des proportions satisfaisantes des neutrophiles et de plaquettes. D’autre part, Il n’est pas possible de reproduire à l’heure actuelle l’intégrité du vaisseau, ni l’activation des cellules endothéliales in vitro.

Réduction

Dans une première phase nous testerons plusieurs modèles pour caractériser et produire une sous population de neutrophiles particuliers. en parallèle nous testerons des strategie in vivo. Ces stratégies seront nous l’espérons plus efficace que la production in vitro déjà testée qui ne permet de produire suffisamment de neutrophiles de la sous population recherchée viables à ce jour dans notre laboratoire. Nous ne reproduirons les résultats que pour le groupe présentant les meilleurs taux de neutrophiles recherchés pour les tester sur les modèles de thrombose. D’autre part à résultats identiques entre les deux groupes in vivo nous choisirons le modèle préclinique présentant le moins de sévérité pour réaliser les deux modèles induits de thrombose .

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupes de 5, en présence de coton de nidification ; avec boisson et nourriture adlibitum. Une période de 7 jours d’acclimatation sera réalisé pour tous les animaux avant expérimentation. Les animaux sont suivis et pesés quotidiennement après implantations. Les implantations sont réalisées sous anesthésie accompagnées d’analgésique. Les animaux sont observés toutes les 12 heures durant les 48 premières heures suivant les implantations, en cas de signe de souffrance les animaux seront administrés avec un analgesique. La visualisation de la thrombose spontanée est sans reveil et realisée sous anesthesie. Les animaux seront euthanasiés par un excès d’anesthésiques. Le modèle au laser est une expérience sans réveil réalisés sous anesthésie, les animaux seront euthanasiés par un excès d’anesthésique. Dans le cas du modèle de thrombose veineuse, les animaux sont pendant toute la durée de l’expérience jusqu’48 heures sous anagesique et sont euthanasiés par dislocation des cervicales sous anesthésie volatile.

Choix des espèces

Le modèle murin est le modèle de choix pour l’étude préclinique de la thrombose. En effet la formation d’un thrombus dans le modèle murin est excessivement proche de celle de l’Homme, aussi bien au niveau des molécules que des cellules impliquées. Le modèle murin offre également la possibilité de travailler sur des animaux transgéniques, pour ce projet nous avons choisi d’utiliser en plus des animaux sauvages des souris transgenique sur le recpteur de l'adénosine diphosphate. Les animaux seront utilisés entre la 5eme semaine et la 12 eme semaine. Les expériences seront effectuées sur des animaux adultes (pancréas mature) puisque les cancers du pancreas se developpent chez l'Homme Adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 48
Souffrances
▲ -
▲ 48
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 48

48 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Soumis à un régime gras et sucré, ils subissent des mises à jeun, des gavages de glucose avec prélèvements de sang répétés à la queue et des isolements de 24 heures pour l'analyse vidéo de leurs déplacements. Le projet, mené pour une entreprise, teste si une eau traitée par électrolyse limite le syndrome métabolique. Le porteur présente le rat comme un "donneur" d'organes et affirme qu'une étude in vitro n'aurait "pas d'intérêt" ici.

Objectifs

La prévalence de l'obésité ne cesse de croître. D'ici 2030, on prévoit que 40% de la population mondiale sera en surpoids et 20% sera obèse. L'obésité est un facteur de risque important pour de nombreuses maladies non transmissibles, notamment : les troubles métaboliques (par exemple, le diabète et la résistance à l'insuline), les maladies pulmonaires (syndrome d'hypoventilation lié à l'obésité, apnée du sommeil), les maladies cardiovasculaires, les maladies digestives (stéatose hépatique non alcoolique) et les cancers. De nombreux mécanismes expliquent ces complications, mais l'inflammation associée à l'obésité figure parmi les principaux. En effet, l'obésité se caractérise par un dysfonctionnement immunitaire, une altération de la perméabilité intestinale (qui favorise la translocation bactérienne et l'inflammation systémique). Cette inflammation de bas grade va avoir un impact sur le métabolisme, notamment en favorisant le développement d'une résistance à l'insuline et le développement d'un syndrome métabolique (première étape vers le diabète de type 2). Ainsi, toute stratégie permettant de limiter l'inflammation de bas grade au cours du syndrome métabolique permettra de limiter ses conséquences délétères. Parmi ces stratégies, l'apport d'une eau de boisson traitée pour éliminer tout matériel organique pourrait contribuer à diminuer l'inflammation de bas grade. Nous proposons d'évaluer le potentiel d'une telle eau traitée par un procédé innovant dans un modèle de syndrome métabolique et d'obésité chez le rongeur. Le 1er critère sera de déterminer la capacité de cette eau à limiter et/ou à prévenir le syndrome métabolique évaluée par une meilleure tolérance au glucose déterminée par un test de charge orale en glucose. Afin de contrôler l'impactéventuel d'une modification de lactivité locomotrice, celle-ci sera déterminée à l'aide d'un système de video-tracking.

Bénéfices attendus

Selon l'entreprise sollicitant cette prestation, cette eau traitée pourrait permettre de limiter l'inflammation de bas grade associée au syndrome métabolique permettant ainsi de limiter ses conséquences délétères.

Procédures

Certains animaux seront soumis à un régime riche en graisses et en sucres. Ils recevront également soit l'eau du réseau de ville qui répond aux critères très stricts dictés par le Ministère de la Santé et le Conseil supérieur du secteur d’Hygiène Publique soit cette même eau traitée par électrolyse, durant 8 à 16 semaines, selon les groupes concernés. Tous les animaux seront soumis à 3 tests de tolérance au glucose en début de protocole (S0), au mileu (8 semaines de régime et/ou de traitement par l’eau traitée) et à la fin du protocole à 16 semaines de régime et/ou traitement. Les animaux seront mis à jeun à 16 heures, la veille de chaque test. De l’eau sera laissée à leur disposition. Le matin du test, vers 8 heures, les animaux seront pesés puis laissés au calme pendant 30 minutes. Le test débutera par une prise de sang à la queue sur animal vigile. Une goutte de sang suffit pour le dosage de la glycémie en direct grâce à un glucomètre (T0). Le test se poursuit par l'administration d'une dose de glucose en fonction du poids de chaque animal par gavage oral (niveau de douleur 0). Une goutte de sang est ensuite prélevée 5, 10, 15, 20, 25, 30, 35, 40, 45, 60, 90 et 120 min après l'administration de la dose de glucose pour le dosage de la glycémie. Après le test, le site de prélèvement est désinfecté à la Chlorhexidine. L'activité locomotrice spontanée des animaux sera déterminée à partir de l'enregistrement de leur déplacement pendant 24h à l'aide d'un système de video-tracking en début de protocole (S0), au mileu (8 semaines de régime et/ou de traitement par l’eau traitée) et à la fin du protocole à 16 semaines de régime et/ou traitement). Pendant cette mesure, les animaux seront placés en cage individuelle, de modèle identique à celui utilisé pour le reste de l'hébergement. Pendant le durée de l'étude, les animaux seront pesés 2 fois par semaine nécessitant brièvement une préhension et une lègère contention réalisée par du personnel habitué à effectuer ces gestes.

Impact sur les animaux

Il n’est pas attendu d’effets indésirables de cette eau traitée. Le régime gras et sucré utilisé sur les animaux favorisera la prise de masse grasse et le développement d'un syndrome métabolique. Ceux recevant l'eau traitée devraient montrer des symptomes moindres que ceux recevant de l'eau classique. Il est attendu des nuisances légères liées à : - l'isolement en cages individuelles pendant 24, prévu pour l'analyse de l'activité locomotrice spontanée par videotracking - la mise à jeune à 3 reprises pendant la durée du projet, préalable aux tests de tolérance au glucose - le prélèvement de sang selon les détails indiqués dans la procédure 1.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin de la procédure 1. Le sang et divers tissus d'intérêt sont prélevés sur l'animal une fois mort, pour être conservés en vue d'analyses futures.

Remplacement

Ce projet étudie les conséquences d'un modèle d'induction de syndrome métabolique sur les différents organes ou systèmes physiologiques. Le recours à l’utilisation de modèles alternatifs comme des cellules en culture ne permet pas d'étudier les relations inter-organes ni d'avoir une approche fonctionnelle des organes. Le choix du rat se justifie par les connaissances déjà accumulées dans le laboratoire et dans la littérature sur ce modèle d'induction du syndrome métabolique sur cette espèce. Le rat est utilisé comme "source" de tissus d'intérêt en vue de constituer une tissuthèque permettant des analyses ultérieures. Il n’est pas possible d’évaluer un effet in vitro, car une eau ultra pure sera fortement hypo-osmotique et entrainera une mort cellulaire immédiate. Si elle est diluée dans un mélange complexe, elle n’a plus d’intérêt.

Réduction

Nous prendrons le soin d’utiliser le nombre minimal d’animaux mais qui permette cependant de tirer des conclusions statistiques avec une puissance suffisante. Le nombre d’animaux par groupe a été estimé sur la base d’études publiées, qui utilisent le même modèle d'exposition à un régime riche en graisses et en sucres. Les expériences ont été soigneusement planifiées (par rapport aux données bibliographiques et à nos résultats préalables) pour permettre la collecte d’un maximum d’informations à partir des individus étudiés. De plus, les organes non utilisés seront congelés pour des études complémentaires éventuelles.

Raffinement

Ce protocole ne fait appel qu’à des procédures expérimentales légères ou sans réveil (après anesthésie gazeuse à isoflurane puis exsanguination) et à des prélèvements de tissus sur animal mort ne pouvant donc pas entraîner de douleur ou une douleur ou une contrainte légère et très brève (manipulation/contention). Outre la surveillance réglementaire quotidienne, nous suivrons très précisément l’état général des animaux, leur poids ainsi que leur prise alimentaire à raison de 2 fois par semaine tout au long du protocole. S’il s’avérait que l’un d’entre eux perde du poids de façon importante (15% au cours d'une semaine), soit blessé ou souffrant, il sera exclu du projet et mis à mort. Une autopsie sera réalisée pour identifier plus précisément les causes de cet état ayant justifié la mise à mort le cas échéant, de façon à optimiser nos procédures pour d'éventuelles études futures. La décision sera prise par un des responsables du projet.

Choix des espèces

Le choix du rat se justifie par les connaissances déjà accumulées dans le laboratoire et dans la littérature sur le modèle d'exposition à un régime riche en graisses et en sucres sur cette espèce. Pour ces études, le rat est utilisé comme « donneur » d’organes. C'est également une des espèces la plus susceptible de fournir des résultats satisfaisants et la moins susceptible de ressentir de la douleur, de la souffrance ou de subir des dommages durables dans les conditions de la procédure expérimentale. Nous n’utilisons que des rats males car il est difficile de maitriser le cycle menstruel chez la rate et celui-ci modifie le métabolisme en particulier le métabolisme du glucose qui nous intéresse particulièrement. De plus, nous utiliserons une souche connue dans la littérature pour être plus sensible à l’installation d’un syndrome métabolique sous régime gras et sucré que d’autres souches.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Saumons : 3600
Souffrances
▲ -
▲ 2400
▲ -
▲ 1200
Devenir
 -
 -
 -
 3600

3 600 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1 200 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 2 400 un niveau léger. Dès la fécondation et pendant six mois, elles sont exposées à deux perturbateurs de la thyroïde, puis infectées par un virus, l'infection pouvant provoquer une exophtalmie, une perte d'équilibre et la mort. Le projet vise à valider un protocole d'évaluation des perturbateurs endocriniens sur la thyroïde et l'immunité du poisson. Le porteur affirme que les tests in vitro ou sur embryons ne peuvent se substituer à l'étude sur un organisme complet.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de développer et valider un protocole d’évaluation des effets potentiels de différentes substances perturbatrices endocriniennes chez un poisson d’eau douce modèle, la truite arc en ciel (TAC), en utilisant 2 composés modèles, le propylthiouracile (PTU) et la triiodothyronine (T3) dont les effets perturbateurs ont été décrits. Ce protocole sera mis en œuvre sur les premiers stades de développement de la TAC, en ciblant de manière originale et novatrice les effets sur le Système Hormonal Thyroïdien (SHT) et le Système Immunitaire (SI) ainsi que les interactions entre ces deux systèmes. Les essais intègreront un suivi de différents paramètres (morbidité/mortalité, suivi des modifications morphologiques, modification du comportement, taux d’hormones thyroïdiennes, réponse immunitaire, histopathologie) et de la résistance à une épreuve infectieuse au virus de la nécrose hématopoïétique infectieuse (vNHI) après une exposition chronique aux composés modèles de plusieurs mois.

Bénéfices attendus

Afin d’évaluer le danger de composés suspectés d’avoir des effets perturbateurs endocriniens, il est nécessaire de disposer d’un système expérimental in vivo validé avec des composés modèles connus pour leurs effets positifs ou négatifs sur le système thyroïdien (hyper- et hypo-thyroïdie). En plus d’apporter des informations sur le lien entre le système immunitaire et le système thyroïdien, ce projet apportera des données de toxicité du PTU qui permettront d’approfondir l’évaluation de sa dangerosité comme perturbateurs endocriniens (PE).

Procédures

Pour chacune des deux procédures, les poissons seront exposés partir de la fécondation et pendant les 6 premiers mois de vie à différentes concentrations de deux substances perturbatrices du système thyroïdien : le PTU (procédure 1) et T3 (Procédure 2). A la fin de cette exposition chimique les poissons seront soumit à une épreuve infectieuse via une infection au vNHI (viruse de la Nécrose Hématopoïétique Infectieuse) par balnéation puis observé pendant 6 a 8 semaines. Au cours de ces expositions et infections 5 prélèvements (P) seront faits post-mortem aprés 1 mois (P0), 3 mois (P1), 6 mois (P2) d’expositions chimique, 96h post infection (P3) et au termes de l'expérimentation (P4) afin d’obtenir des données de morphométrie, d’histologie, de dosage d’hormones thyroïdiennes, d'immunologie et de comportement.

Impact sur les animaux

- Induction possible d’un léger stress des animaux du fait des conditions expérimentales. - Peu d’effets indésirables visibles attendus sur les animaux qui seront exposés à de faibles concentrations de contaminants (doses dites sublétales). - Comportements et symptômes caractéristiques de l’infection virale (exophtalmie importante, perte d’équilibre, …), avec une mortalité débutant en moyenne à 5-7 jours post-infection.

Devenir

Les animaux restants seront mis à mort, pesés et conservés à -80°C pour analyse.

Remplacement

L’étude des perturbations endocriniennes nécessite la mise en place de systèmes biologiques représentatifs de la complexité du fonctionnement d’un organisme. Elle ne peut pas être substituée, notamment pour l’étude des effets sur différents systèmes et des interactions entre ceux-ci, par des méthodes alternatives (tests in vitro ou embryo larvaires).

Réduction

Ces procédures expérimentales seront menées en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en conservant une pertinence scientifique et statistique. Le nombre maximum de poissons a été estimé à 3600, répartit comme suit : - 1800 pour la procédure 1 (150 poissons x 3 réplicats x 4 conditions (Contrôle + 3 concentrations de PTU) ; - 1800 pour la procédure 2 (150 poissons x 3 réplicats x 4 conditions (Contrôle + 3 concentrations de T3). Le nombre d’individus a été déterminé statistiquement.

Raffinement

Les mesures de raffinement viseront : - à assurer des conditions optimales d’hébergement des animaux afin de s’assurer de leur bien-être : une biomasse (nombre d’animaux par bassin) contrôlée permettant l'expression des comportements alimentaires et natatoires attendus de l'espèce étudiée, un volume d'eau adapté et renouvelé en continu, une saturation en oxygène suffisante, un rythme jour/nuit naturel, et une alimentation adaptée à leur stade de développement et la biomasse. - à réaliser des observations quotidiennes de l’état de santé général des poissons et de leur comportement natatoire et alimentaire. - à mettre à mort de façon compassionnelle des animaux présentant un comportement de nage anormal et/ou des signes de cannibalisme (œil en moins, nageoires abîmées, blessures sur le dos, ...) et/ou de détresse respiratoire.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est une espèce idéale : (1) elle est d'un grand intérêt économique et représente un modèle environnemental pertinent proche des espèces endémiques (c.à.d, Salmo trutta fario) des eaux européennes, (2) les caractéristiques spécifiques de cette espèce, notamment la présence de follicules thyroïdiens dans les tissus rénaux, un organe hématopoïétique-lymphoïde important chez les poissons téléostéens, en font un organisme très intéressant pour les études fonctionnelles, (3) c'est une espèce facile à élever en laboratoire, avec un cycle de développement plus long que le poisson-zèbre, ce qui permettra par la suite des expositions chroniques aux stades embryonnaires, larvaires et juvéniles, et (4) son génome, entièrement séquencé, est disponible, facilitant ainsi les analyses génétiques. Les animaux seront utilisés du stade « embryon » au stade « alevin/juvénile » (de 0 à 8 mois post-éclosion), stades qui sont connus pour leur grande sensibilité aux contaminants chimiques.

Suivi de souris lupique

(NTS-FR-232455v1 – 29/09/2022)
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 25
Souffrances
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Devenir
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 25

25 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Issues de deux lignées développant spontanément un lupus et une insuffisance rénale progressive, elles font l'objet d'un suivi, jusqu'à onze pesées et mesures d'urine hebdomadaires, avant un prélèvement de sang terminal. Le porteur indique que les animaux peuvent perdre du poids, présenter des lésions de peau, une prostration ou des difficultés à respirer au fil de la maladie. Il affirme ne pas pouvoir remplacer les souris car les organes sont "nécessaires" aux analyses.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de mettre à mort des animaux pour prélever des organes et réaliser des analyses cytométriques et tissulaires sur ces derniers. Deux lignées de souris mutantes développant un lupus érythémateux disséminé spontané semblable à la maladie auto-immune humaine, tant au niveau des signes cliniques que du développement progressif d’une insuffisance rénale, seront utilisées dans ce projet. Comme les animaux utilisés peuvent présenter un phénotype dommageable au cours de leur vieillissement, une demande d'autorisation de projet comportant une procédure de suivi des animaux doit être déposée.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont la production de connaissances dans le but d’élaborer des stratégies permettant de traiter efficacement les symptômes du lupus, et par extension, les symptômes observés dans d’autres pathologies inflammatoires autoimmunes.

Procédures

Les animaux vigiles seront soumis à une pesée et une protéinurie hebdomadaire, soit un maximum de 11 pesées et protéinuries par animal d'une durée de 30 secondes. Un prélèvement sanguin terminal sera réalisé sur animal anesthésié et analgésié.

Impact sur les animaux

Les souris pourront développer des effets indésirables dus au développement du lupus : perte de poids, augmentation de la protéinurie urinaire, modifications de l’état général (absence de toilettage, sécrétions nasales et/ou ophtalmiques, alopécie, lésions de la peau), comportement (prostration, difficultés à respirer, agressivité), présence de ganglions. La durée des symptômes pourra varier de quelques jours à quelques semaines, avec une intensité de gravité légère à sévère. Du stress pourra être généré lors des pesées pour le suivi général des animaux et lors de l'injection intrapéritonéale pour réaliser l'anesthésie chimique pour le prélèvement sanguin terminale (durée de 1 minutes maximum).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour prélèvement d'organes pour analyses tissulaires et cytométriques.

Remplacement

Nous ne pouvons pas remplacer les souris car nous avons besoin des organes pour faire des analyses tissulaires et en cytométrie.

Réduction

Il s'agit d'une étude sur 25 animaux, 5 par groupes. Les groupes sont restreints sans nuire aux analyses statistiques et aux résultats du projet.

Raffinement

Les souris seront réceptionnées à l'animalerie, hébergées et suivies au cours du temps. La procédure est une procédure de gravité sévère en raison du phénotype dommageable des deux lignées de souris. Tout au long de la procédure, les souris seront suivies quotidiennement, le registre de soins sera complété en se rapportant à la grille de suivi. Des analgésies seront mises en place en cas de douleur.

Choix des espèces

Nous utiliserons deux lignées de souris développant un lupus érythémateux disséminé spontané semblable à la forme humaine, tant au niveau des signes cliniques que du développement progressif d’une insuffisance rénale. Ces deux modèles murins ont été validés par de nombreux travaux et ce sont les modèles les plus fréquemment retenus pour étudier de nouveaux médicaments dans le lupus. Les animaux utilisés seront agés entre 8 et 30 semaines afin d'étudier des variations tissulaires et cellulaires au cours du vieillissement des animaux. Pour information, le lupus commence à s'installer chez la première lignée de souris à partir de 10 semaines jusqu'à atteindre sa sévérité maximale à 35 semaines ; chez la seconde lignée à partir de 24 semaines jusqu'à atteindre sa sévérité maximale à 72 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 80
Souffrances
▲ -
▲ 40
▲ 40
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 80

80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Génétiquement modifiées, elles reçoivent une injection intraveineuse d'un vecteur réduisant un gène des glandes surrénales, un prélèvement de sang, puis passent deux tests comportementaux, l'exploration d'un nouvel environnement et un test d'enfouissement. Le projet étudie le rôle génétique de la réponse au stress, en vue de cibles thérapeutiques renvoyées au conditionnel. Le porteur affirme que ces boucles de régulation entre cerveau et surrénales se modélisent difficilement en culture.

Objectifs

Une situation physique comme émotionnel perçue comme dangereuse, provoque une réaction de stress de l’organisme pour y faire face. Cela se traduit physiologiquement, notamment, par la synthèse d’hormones par les glandes surrénales. Cette réaction est fondamentale et permet de mobiliser l’organisme pour répondre au danger par des réactions physiologiques et comportementales. La régulation de la synthèse des hormones surrénaliennes est complexe et dépend en partie de la génétique propre à chacun, ce qui peut expliquer en partie pourquoi la réponse au stress peut être différentes d’une personne à l’autre. Le but de ce projet est de mieux comprendre cet aspect génétique, en étudiant les conséquences de la variation d’un gène régulateur de la synthèse hormonale dans les surrénales sur le stress et la réponse au stress. Ce projet sera mené chez la souris adulte, par l’étude d’une lignée de souris transgénique permettant la réduction de l’expression de ce gène dans les surrénales. Ces conséquences seront mesurées sur la synthèse hormonale, le comportement anxieux et l’anatomie surrénalienne.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra une meilleure compréhension du fonctionnement surrénalien, incluant ses dysfonctionnements. En effet, si le stress est un mécanisme de défense indispensable du corps, ses conséquences peuvent être néfastes à long terme. Les connaissances nouvelles que devraient permettre ce projet, en plus des avancées dans la compréhension du fonctionnement des surrénales, pourraient permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour réguler la réponse au stress. Les résultats obtenus sont mis à la disposition de tous via leur publication dans la presse spécialisée.

Procédures

Ce projet comporte deux procédures, l’une de classe modérée et l’autre de classe légère, qui reposent sur l'invalidation de notre gène d'intérêt sélectivement dans les surrénales par l’administration d'un vecteur par injection intraveineuse, rapide et peu invasive. Nous en étudierons l’impact sur la production d’hormones et le comportement de réponse à un stress léger. Ainsi, 2 semaines après l’injection, un bilan hormonal sera réalisé sur un prélèvement sanguin. 3 semaines après injection, les souris injectées seront incluses dans des analyses comportementales mettant en jeu des comportements naturels et comparées avec un groupe témoin : exploration d’un nouvel environnement et interaction avec des objets inconnus. A l’issue de ces expériences, les souris seront euthanasiées et les surrénales prélevées post-mortem pour corréler les résultats hormonaux et comportementaux avec des analyses histologiques des surrénales.

Impact sur les animaux

Le projet repose sur l'injection intraveineuse d'un vecteur réalisée sous contention. Cette opération est simple, rapide et peu invasive car le volume injecté est très petit (0,1 ml). Le vecteur injecté induira une réduction de la synthèse d’hormones surrénaliennes qui sera quantifiée sur un prélèvement unique d’un petit volume de sang. Les mêmes animaux effectueront également un test d’exploration et un test d’enfouissement, pour évaluer leur stress. Il s’agit de tests rapides reposant sur des comportements naturels de l’animal et ne nécessitant pas d’apprentissage. Ils sont donc peu stressants. L’ensemble de ces nuisances sont réparties en deux procédures, l’une de classe modérée et l’autre de classe légère.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés pour permettre une analyse à postériori de leurs surrénales prélevés post-mortem. Cela permettra de corréler l'efficacité du vecteur aux conséquences anatomiques et/ou comportementales induites par l'invalidation génique.

Remplacement

L’étude de la réponse au stress par les surrénales implique d’étudier un organe au sein duquel dialoguent différents types cellulaires, qui sont eux-mêmes régulés par des interactions à longue distance avec le cerveau. Ces boucles de régulation physiologiques peuvent difficilement être modélisées, ou reproduites en culture ce qui justifie de réaliser des expériences chez l’animal.

Réduction

Les procédures sont conçues pour réduire le nombre d'animaux inclus dans le projet. La première procédure permet à la fois l’étude de l’effet de l’expression génique sur les surrénales et la recherche de la dose efficace de vecteur à administrer. Cela permettra à la seconde procédure une efficacité optimale des conditions expérimentales pour réduire le nombre d'animaux à inclure en réduisant le risque d’avoir à la répéter. Enfin chaque prélèvement réalisé sera scindé en plusieurs séries, ce qui permettra de réaliser de nombreuses expériences sur chacun des prélèvements, sans avoir besoin de traiter de nouveaux animaux.

Raffinement

Les conditions d’hébergement de nos souris sont prévues pour minimiser le stress pendant la croissance et la période expérimentale : hébergement par fratries de même sexe, présence d'ouate et d’igloos dans les cages pour faciliter la construction de nids. Tout au long du projet, le bien-être des animaux sera évalué quotidiennement selon une grille de scoring multicritères dont les critères seront adaptés à chaque procédure. Cette évaluation individualisée contiendra deux paliers : le premier déclenchant une surveillance renforcée deux fois par jour et le second déclenchant l’arrêt de l’expérience s’il est atteint. Les conditions expérimentales seront optimisées pour causer une douleur minimale et un stress réduit : injection intraveineuse optimisée, prélèvement sanguin de petit volume effectués à une veine superficielle, examen fonctionnel non-invasif analysés sur vidéos, par l’observation de la réalisation de tâches naturelles de la souris (exploration, enfouissement).

Choix des espèces

Ce projet propose d'étudier le rôle de l’expression génique dans les fonctions endocrines des surrénales. -Cette approche génétique nécessite de travailler sur des animaux chez lesquels les outils génétiques sont disponibles et fiables. Notre équipe travaille de longue date sur cette approche. Nous avons développé des outils génétiques et des approches histologiques efficaces. -Notre projet repose en partie sur des analyses hormonales, comportementale, ce qui nécessite une espèce avec des tests validés. Seule la souris remplit l’ensemble de ces critères. En particulier, les tests que nous proposons d’utiliser sont validés par de nombreuses publications.