Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Induction de tolérance au facteur VIII dans un modèle pré-clinique murin de thérapie génique pour l’hémophilie A
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
447 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 312 d’entre elles et modéré pour 135. Elles reçoivent des injections et jusqu’à trois prélèvements de sang dans le sinus derrière l’œil, geste qui peut léser l’œil, avant le prélèvement de leurs organes lymphoïdes et d’un muscle, pour tester une méthode visant à éviter le rejet immunitaire d’une thérapie génique de l’hémophilie A. Le porteur situe la retombée du côté d’un essai clinique porté par une société nommée. Il affirme que seule une approche in vivo rend compte de l’induction d’une réponse immunitaire.
Objectifs
L’objectif du projet est de valider dans un modèle préclinique une nouvelle approche thérapeutique destinée à tolériser les patients hémophiles A candidats à la thérapie génique par vecteur AAV codant pour le facteur VIII thérapeutique (AAV-F8). L’objectif de notre approche est notamment de prévenir l’apparition des réponses immunitaires dirigées contre le facteur VIII thérapeutique, notamment le développement d’anticorps neutralisants conduisant à l’échec de ce type de thérapie génique (réponse neutralisante contre le transgène).
Bénéfices attendus
Les patients traités par thérapie génique à l’aide de virus AAV développent des réponses neutralisantes contre le vecteur AAV et contre la protéine dérivée du transgène. L’apparition de cette réponse neutralisante représente un échec clinique important car les patients ne peuvent plus être retraités par thérapie génique; ils sont exclus de toute tentative de traitement ultérieure. De plus, le traitement substitutif classique à l’aide de FVIII exogène devient inefficace, et les patients se retrouvent dans une impasse thérapeutique pour prévenir les hémorragies. Des résultats positifs conduiraient immédiatement à la mise en place d’un essai clinique par la société Topas Therapeutics, avec à la clef un nouveau protocole thérapeutique pour les patients hémophiles A.
Procédures
Les animaux subiront une injection intramusculaire ou une injection intraveineuse sous anesthésie gazeuse. Ces interventions (injection) ne durent que 10 à 20 secondes. Ils subiront également 3 prélèvements sanguins espacés de 20 jours. Ces prélèvements seront également réalisés sous anesthésie gazeuse et ne nécessitent que 20 secondes d'immobilisation maximum de l'animal anesthésié. Dans certaines conditions expérimentales, les animaux subiront en plus des gestes cités précedemment 5 injections intraveineuse espcées de 4 à 5 jours. Ces injections seront là encore réalisées sous anesthésie gazeuse et ne nécessitent que 10 à 20 secondes d'immobilisation de l'animal anesthésié.
Impact sur les animaux
Les lésions au niveau de l'œil sont possibles du fait des cycles d’injections/ prélèvements au niveau du sinus rétro-orbital, mais ce risque est limité. Par ailleurs, cette voie est à privilégier par rapport à l’injection au niveau de la veine caudale (contention de l’animal pouvant induire des hématomes chez des souris hémophiles), ou le prélèvement au niveau de la capsule sub mandibulaire (temps prolongé de saignement chez des souris hémophiles, limité par la pression de l’oeil en cas de prélèvement au niveau du sinus).
Devenir
Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure. Les organes lymphoïdes et le mucle gastrocnémien seront collectés pour l' évaluation de la réponse immunitaire anti FVIII ou pour des analyses ultérieures.
Remplacement
Le projet fera appel à différents modèles expérimentaux chez la souris. En effet, seule une approche expérimentale in vivo permet de rendre compte de la complexité des systèmes biologiques (notamment l’induction d'une réponse immunitaire ou d'une tolérance au FVIII). Toutefois, toute information obtenue par l’expérimentation animale sera immédiatement transposée à des systèmes in vitro pour analyses ultérieures si de nouvelles questions surviennent.
Réduction
Un nombre maximum de 447 animaux sera utilisé pour ce projet. Le nombre de répétitions des expériences sera défini de manière rationnelle : si une expérience donne des résultats statistiquement significatifs avec une puissance appropriée (Test de Mann Whitney), elle ne sera pas répétée, sinon elle sera répétée une à deux fois maximum. Les organes, sérum et cellules des souris euthanasiées en fin d’expérience seront conservés; ainsi, aucune expérience supplémentaire ne doit-elle être faite si des questions nouvelles surviennent.
Raffinement
Les souris seront hébergées en accord avec les lois d’éthique françaises. Les conditions d'hébergement sont conformes à la réglementation et adaptées avec le personnel de l’animalerie. Les animaux disposent de nourriture et de l’eau ad libitum. L’environnement est enrichi par ajout de nids végétaux et de tunnels en carton. Les souris seront hébergées avec un maximum de 5 souris par cage. Les animaux seront contrôlés quotidiennement pour évaluer et réduire au maximum tout risque de douleur. Les conditions de vie seront améliorées au maximum (5 souris maximum par cage, ajout de nids végétaux et de tunnels en carton). Tout geste (injection/ prélèvement) susceptible d'entraîner une douleur/ souffrance sera réalisé sous anesthésie gazeuse. Les animaux malades seront soignés ou euthanasiés.
Choix des espèces
La seule alternative connue est l’utilisation d’un modèle canin hémophile. Nous n’avons pas les infrastructures nécessaires pour l’élevage de ce modèle expérimental. De plus, la souris est la seule espèce qui permette d’avoir un nombre d’individus de même âge suffisant, et de génotype homogène, qui permette l’obtention de résultats statistiquement fiables, et pour lequel les outils nécessaires à l’étude de la réponse immunitaire sont disponibles sans restriction. Des souris adultes, âgées de 7-12 semaines en début d’expérimentation (système immunitaire mature) seront utilisées.
Etude de l’impact de la L-Dopa sur les comportements sociaux d’un modèle murin de troubles du spectre autistique (TSA)
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1358 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 878 d’entre elles et sévère pour 480. Des femelles gestantes reçoivent une injection d’acide valproïque qui provoque une surmortalité de leur descendance avant le sevrage, les jeunes survivants subissant ensuite des injections de dopamine, l’implantation d’une puce, une chirurgie sans réveil et des tests comportementaux non détaillés, pour évaluer un traitement des troubles du spectre autistique. Le porteur qualifie ces gestes d’inconfort léger malgré une gravité déclarée jusqu’à sévère. Il affirme que ces symptômes de nature comportementale ne peuvent être reproduits en culture cellulaire et présente le recours au modèle animal comme "essentiel".
Objectifs
Les études épidémiologiques ont apporté des preuves tangibles qu’une exposition prénatale à l’acide valproïque (VPA), un anti-épileptique, est associée à un risque accru de développer des troubles psychiatriques et neurologiques tel que les Troubles du Spectre Autistique (TSA). Les TSA sont des troubles du développement qui sont associés à des perturbations dans la communication, les interactions sociales, la conscience et les émotions. Les TSA sont également caractérisés par des comportements répétitifs et restreints. Un nombre croissant de preuves associe les TSA aussi à des troubles complexes du mouvement, dont l’absence de coordination des mouvements. Ces troubles moteurs sont une indication d’une altération du système dopaminergique pouvant concerner les mêmes centres nerveux que ceux affectés dans la maladie de Parkinson. L’objectif de ce projet est de déterminer l’impact d’un traitement à la Dopamine sur les comportements sociaux et moteurs dans le modèle murin des TSA. Ce projet ouvre la voie vers un traitement des TSA avec une molécule éprouvée, la Dopamine, car déjà utilisée depuis plus de 40 ans dans le traitement de la maladie de Parkinson.
Bénéfices attendus
Les données de la littérature montrent des déficits sociaux dans ce modèle animal de TSA avec une diminution significative du niveau cérébral de Dopamine indiquant une possible implication des systèmes dopaminergiques dans les troubles sociaux. Le traitement des animaux présentant un TSA avec la Dopamine pourrait induire une restauration ou une amélioration des capacités sociales avec une compensation des déficits dans les taux de dopamine. Si le traitement à la Dopamine se montre capable de corriger ou améliorer les déficits sociaux et/ou moteurs dans ce modèle, cela pourrait constituer une voie d’approche pour le traitement de ces troubles dans les TSA.
Procédures
1) Traitement par la Dopamine : 1 injection, moins de 2 minutes par animal, 2) Exposition à l’acide Valproïque : une injection, moins de 2 minutes par animal en cours de gestation 3) Chirurgies sous anesthésie avec antalgique : 1 chirurgie de 10 minutes maximum sur la descendance pour implantation d’une puce qui permettra le suivi des animaux, 1 seule fois et 1 chirurgie sans réveil de l’animal, 5 minutes maximum. 4) 2 Tests comportementaux : 15minutes et 6h cumulées, 1 seule fois 5) Prélèvement sanguin sous anesthésie générale et antalgie : 1 seule fois, 5 minutes maximum.
Impact sur les animaux
1/ Léger inconfort lié à l’injection de Dopamine pouvant engendrer des comportements stéréotypiques 2/ Léger inconfort lié à l’injection de l’acide valproïque engendrant une surmortalité chez la descendance avant le sevrage et des symptômes sociaux et moteurs chez la descendance qui atteint le sevrage 3/ Léger inconfort lié au réveil après anesthésie et à l’implantation de la puce de traçage 4/ Léger stress lié aux tests comportementaux 5/ Léger inconfort lié à l’injection de l’antalgique pour le prélèvement sanguin
Devenir
Les lots de souris consacrés à l’étude pilote permettant de déterminer les doses de traitement à la dopamine sont mis à mort à la fin de dette étude. Ces animaux ayant reçus une dose de Dopamine ne peuvent pas être réutilisés dans un autre projet. Pour l’étude de l’effet de la Dopamine sur les comportements sociaux et moteurs dans le modèle des TSA, tous les animaux sont mis à mort à la fin de l’étude pour la collecte des tissus et l’analyse en aval.
Remplacement
Nous étudions les bases cellulaires et moléculaires de pathologies psychiatriques dont les TSA pour ce projet. Les symptômes cliniques de cette pathologie sont de nature comportementale (cognitive et motrice) qu’il est impossible de reproduire en culture cellulaire ou en modèle informatique dans l’état des connaissances actuelles. De ce fait, la nécessité de modèles animaux apparaît essentielle à l’étude de cette pathologie. Ces approches nécessitent la présence du réseau neuronal qui est uniquement accessible dans des modèles d’animaux intègres et donc vivants. Il n’est donc pas envisageable d’utiliser des méthodes de substitution à l’animal entier.
Réduction
Des études statistiques préalables nous ont permis de définir les effectifs nécessaires à la réalisation de ce projet de façon à mettre en évidence des différences significatives tout en limitant au maximum le nombre d’animaux utilisés. Afin de déterminer la taille de l’échantillon nécessaire pour cette étude, nous avons effectué une analyse de puissance : le nombre d’animaux nécessaires pour ce projet est de 1358 souris. Nous avons aussi pris en compte le pourcentage de succès de la reproduction pour la souche murine utilisée ainsi que le taux de survie de la descendance des mères en présence de VPA ou non. Dans ce projet, nous utiliserons également une approche séquentielle permettant de limiter le nombre d’animaux au maximum pour déterminer la dose efficace de L-Dopa pour le traitement des animaux.
Raffinement
Nous avons planifié ce projet en gardant à l'esprit la nécessité de réduire, sinon de soulager l'inconfort, la douleur, la détresse ou l'angoisse des animaux, et dans le but d'obtenir plus d'informations pertinentes en minimisant le "mal être" animal. Les animaux auront une période d’habituation à l’animalerie de 14 jours avant toute intervention. Le bien-être des animaux est pris en compte à chaque étape par une surveillance quotidienne des animaux, l’apport d’enrichissement spécifique aux rongeurs dans le milieu. De plus toutes les chirurgies se font sous anesthésie générale en présence d’antalgique additionnée à une anesthésie locale et sur tapis chauffant. Les animaux sont pesés deux fois par semaine jusqu’au sacrifice et pour les mères durant la gestation. Les descendants ne sont pas manipulés de leur naissance au sevrage, mais seulement observés. Nous réaliserons une étude pilote afin de déterminer la dose optimale de Dopamine à utiliser pour éviter les effets néfastes d’un excès de Dopamine (hyperactivité / stéréotypies). Les femelles, même lorsqu’elles sont gestantes, sont hébergées par 2 dans une cage ventilée avec accès à la nourriture et à l’eau ad libitum et ont à leur disposition un tunnel et du matériel de nidification afin de faire leur nid en vue de la mise-bas. Les femelles gestantes seront séparées au moment de l’injection de VPA ou de solution saline à la moitié de la gestation (12.5jour) afin de limiter les manipulations et le stress de la séparation sur la mise bas et s’assurer de bien pouvoir identifier de quelle mère est issu chacun des petits pour les analyses épigénétiques. Les pères ainsi que la descendance sevrée, sont hébergés à 4/cage. Les animaux de l’étude pilote sont hébergés à 3/cage. L’injection des puces de tracage est une chirurgie légère sous cutanée (10min) s’effectuant sous anesthésie générale et locale. Après cette chirurgie les animaux sont hébergés en groupe de quatre de manière randomisée avec accès à la nourriture et à l’eau ad libitum et à un enrichissement (papier de nidification) leur permettant de se cacher. Les expérimentateurs sont expérimentés et compétents.
Choix des espèces
La souris, et plus spécifiquement la souche C57BL/6Jrj, est l’espèce la plus pertinente pour les études menées sur les TSA car elle ouvre la porte à l'utilisation de souris transgéniques portant des mutations spécifiques en phase avec notre projet de recherche. Les rongeurs sont à ce jour les espèces modèles de petite taille ayant un système nerveux moteur proche de l’Homme. Les souris (Mus musculus) ont l’avantage d’être un modèle de choix pour les études comportementales. Les animaux reproducteurs auront entre 12 et 25 semaines pour les reproductions. La descendance sera étudiée dès le sevrage (J28, implantation de la puce de tracage) et entre J35 et J84 pour les analyses comportementales.
Production d’anticorps monoclonaux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des injections répétées d’antigènes pendant plusieurs semaines pour déclencher une réponse immunitaire, puis sont tuées pour prélever leur rate et produire des anticorps monoclonaux destinés au diagnostic de la maladie d’Alzheimer. Le porteur attend une inflammation minimale aux points d’injection et prévoit d’arrêter le protocole en cas de perte de poids. Il affirme que cette production ne peut se faire sans animaux et la présente comme "indispensable".
Objectifs
L’objectif de nos travaux consiste à étudier les mécanismes pathologiques impliqués dans maladie d’Alzheimer (MA). Le but est de caractériser des marqueurs permettant la compréhension de la pathologie et son diagnostic. Le laboratoire a identifié de nouvelles formes protéiques, les outils nécessaires à leur validation et à leur caractérisation n’existent pas à ce jour. Notre objectif est de développer un panel d’anticorps monoclonaux afin de les détecter et ainsi confirmer ces résultats. Ce protocole va nous aider à mettre à disposition les outils indispensables pour améliorer le diagnostic dans le sang et le liquide céphalo-rachidien et la prise en charge des patients atteints de MA. Ces outils seront également utilisés dans des protocoles thérapeutiques chez la souris (Immunothérapie). Lors de notre dernière évaluation, ce projet de recherche publique a été validé par nos tutelles, il répond aux exigences des différentes instances finançant nos projets de recherche.
Bénéfices attendus
A courts terme, le développement de nouveaux anticorps vont permettre une meilleure caractérisation de nouvelles formes de protéines identifiées par le laboratoire. Ils vont être utilisés sur des échantillons provenant de diverses Tauopathies et aider à la compréhension des mécanismes conduisant au déclenchement et à l’évolution de la maladie dans le cerveau.
Procédures
Etude de recherche fondamentale sur le système nerveux appliquée dans les Troubles nerveaux et mentaux chez l’homme. Injections répétées d’antigènes par voie intra-péritonéales (2), sous-cutanées (2 à 4 selon la réponse obtenue) sur l’ensemble des animaux vigiles afin d’induire une réponse immunitaire. Les injections seront espacées de 3 semaines. L'efficacité de l'immunisation sera contrôlée après prélévement sanguin au niveau de la veine caudale . L’animal ayant la plus forte réponse immunitairesera immunisé une dernière fois par voie intra-veineuse. A la fin du protocole, les souris seront mis à mort pour prélever la rate afin d’isoler les lymphocytes et ainsi produire les anticorps monoclonaux.
Impact sur les animaux
Dans nos expériences, pas de nuisance/effet indésirable majeur espéré. Nous nous attendons à une inflammation minimale au niveau du point d’injection. Le côté des injections intrapéritonéales sera alterné d’un jour à l’autre. Dans le cas où les animaux présenteraient un comportement anormal tels que la perte de poids ou piloéréction, le protocole sera arrêté.
Devenir
L’ensemble des animaux sera mis à mort suite à la procédure.
Remplacement
Les anticorps que nous développons n’ont pas d’équivalent dans le commerce. Il n’existe pas de banque de séquence pour les antigènes visés. Les banques synthétiques disponibles pour d’autres types d’anticorps ne sont pas adaptées aux anticorps monoclonaux développés à des fins diagnostics. La production des anticorps monoclonaux ne peut se faire qu’à partir de cellules issues d’organes lymphoïdes prélévés sur des animaux immunisés. Cette étape ne peut pas être remplacées par des méthodes sans animaux.Afin de répondre à notre besoin, il est donc indispensable de procéder à leur production. Lorsqu’il existe des hybridomes produisant l’anticorps d’interêt, nous privilégions l’achat à la production des anticorps in vivo
Réduction
Les études bibliographiques et les précédentes expériences réalisées par le laboratoire nous ont permis de définir le nombre minimal de souris nécessaires pour l’obtention d’un résultat positif. Nous réaliserons les expériences sur 5 animaux par anticorps à developper. Afin de réduire le nombre d’animaux, les animaux non utilisés dans la procédure d’immunisation du fait de la faible réponse immunitaire seront réutilisés pour des protocoles de lavements intrapéritonéaux.
Raffinement
Nous serons attentifs à la prise en charge de la douleur. Lors des prélèvements de sang, de la lidocaine sera utilisée pour anesthésier la queue de la souris à prélever. Si les souris présentent des signes de douleur, le protocole sera suspendu et les souris mises à mort.
Choix des espèces
Les lapins pourraient être utilisés pour la production d’anticorps polyclonaux. Mais la disponibilité de l’anticorps est limitée au stock de sérum pouvant être prélevés. Lorsque ce stock est épuisé, de nouveaux lapins doivent être immunisés. La technique des anticorps monoclonaux permet une seule utilisation de l’animal, une fois la rate prélevée, les cellules sont immortalisées et conservées en azote liquide ce qui nous procure un stock d’anticorps illimité. La technique des anticorps monoclonaux consiste à isoler les cellules, l’utilisation de souris plutôt que de rats permet d’isoler plus facilement les cellules de la rate et augmentent la probilité d’obtenir un résultat positif. Suite à nos recherches bibliographiques et de part notre expérience sur la production des anticorps monoclonaux, les expériences seront réalisées sur des souris Balb/cbyJ adultes agées de 2 mois. La réponse immunitaire est plus forte à 2mois que sur des soris plus agées, cela permet d’optimiser les chances d’obtenir le résultat espéré et de réduire le nombre d’animaux.
Dans un modèle expérimental d’obésité chez le rat, étude de l’implication du microbiote par antibiothérapie sur les fonctions immunitaires et endocrines de l’intestin
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
60 rats vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent un régime gras qui les rend obèses et diabétiques, des mises à jeun de douze heures, des gavages de glucose et, pour la moitié d’entre eux, un traitement antibiotique destiné à perturber leur flore intestinale, avant le prélèvement de leurs organes, pour étudier le lien entre microbiote et diabète. Le porteur indique que le gavage et la contention constituent un stress modéré et que les antibiotiques peuvent provoquer des diarrhées. Il affirme qu’aucun modèle in vitro ou in silico ne rend compte des liens entre alimentation, microbiote et régulation de la glycémie.
Objectifs
Le tube digestif est un milieu complexe dans lequel coexistent des cellules de l’hôte et une grande diversité de microorganismes. Les bactéries y jouent un rôle crucial pour le développement et le maintien d'un système immunitaire sain. Ainsi un déséquilibre de la composition du microbiote a été montré chez les patients atteints de maladies métaboliques comme l’obésité dont l’une des principales conséquences est le diabète. Ces 35 dernières années la prévalence du diabète a été multipliée par quatre avec 9.3% de la population mondiale souffrant de cette pathologie. Notre travail de recherche vise à mieux comprendre les interactions entre l’hôte et les bactéries intestinales et le rôle que ces interactions pourraient avoir dans des maladies métaboliques telles que le diabète. En cas d'obésité, de nombreux changements se produisent dans l’intestin. Ces modifications intestinales sont maintenant reconnues comme participant à l'auto-aggravation de l'obésité. Parmi les changements qui s’opèrent, la densité des cellules de l'immunité, qui sont nombreuses dans l’intestin, augmentent chez les personnes obèses et leur activation va notamment modifier la régulation de la glycémie. Les mêmes mécanismes sont à l’œuvre dans les modèle de rats rendus obèses par l’alimentation. De nombreuses études suggèrent que les bactéries de l’intestin, dont la composition est perturbée par l‘obésité, sont en partie responsables des changements de fonction des cellules immunitaires. Cette triade (microbiote-cellules immunitaires intestinales-régulation de la glycémie) constitue donc une cible intéressante pour mieux comprendre la mise en place du diabète. Nous souhaitons dans un premier temps caractériser les populations de cellules immunitaires et leurs (dys)-fonctions dans différentes régions de l’intestin chez des rats obèses en comparaison avec des rats non obèses et ceci en présence ou non d’une perturbation majeure du microbiote intestinal. Sur les mêmes animaux un suivi de la glycémie sera réalisé ainsi qu’une analyse fine du microbiote intestinal et des populations et fonction de l’intestin. Des outils de bio-informatique nous permettant de faire des études de corrélation entre ces différents paramètres seront par la suite utilisés dans les analyses.
Bénéfices attendus
Les perspectives de ce travail sont d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques intestinales, donc accessibles par voie orale afin de prévenir ou limiter les effets néfastes de l’obésité sur le diabète. Le diabète est une maladie évolutive qui se caractérise par une hyperglycémie chronique liée à une réponse altérée à l’insuline. Ce déséquilibre du métabolisme glucidique est notamment lié aux déséquilibres nutritionnels et à l’obésité. Le système immunitaire a aussi un rôle dans la mise en place du diabète qui est souvent associé à une inflammation élevée chez les sujets obèses. Le diabète entraine des complications vasculaires graves à long terme et une surmortalité. Son impact sur le budget santé, qui peut atteindre 5 à 20% des dépenses de santé de nombreux pays, est évalué à la hausse pour les décennies à venir. Il est donc important de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques pour cette pathologie.
Procédures
Les animaux recevront un régime riche graisses induisant une prise poids et un diabète. Les animaux seront mis à jeun deux fois pour une durée de 12h durant l'ensemble de la procédure. Ils recevront également un gavage de glucose (entrainant une contention de 10 secondes). Un test de tolérance au glucose (appelé OGTT) visant à mesurer la glycémie (via une seule petite piqure à la queue) sera réalisé sur l'ensemble des animaux. Ce test sera réalisé deux fois à 3 semaines d’intervalle durant la procédure. La moitié des animaux recevra un traitement antibiotique pendant deux semaines afin de perturber la flore intestinale. Les animaux seront pesés 2 fois par semaine en étant placés durant quelques secondes dans un pot individuel. Deux pesés sur l'ensemble du projet nécessiteront une pesée plus longue (de quelques minutes) afin de laisser le temps aux rats d'expulser une crotte qui sera ensuite récoltée dans le pot.
Impact sur les animaux
Le gavage lors de l’OGTT constitue un stress modéré notamment dû à la contention (d'une durée < 10 secondes). La contention et le gavage seront réalisés par un experimentateur expérimenté. Les volumes de gavage seront adaptés aux poids des animaux. la procédure de prélèvement de sang nécessaire à la lecture de la glycémie ne présente qu’une douleur très faible car il est réalisé via une petite coupure au niveau de la queue réalisée une seule fois par l'espérimentateur lors du premier prélèvement du test. Par la suite un simple massage permet de prélever du sang sans avoir à recouper la queue. Le traitement antibiotique pourra éventuellement entrainer des diarrhées.
Devenir
Dans ce projet la mise à mort est nécessaire pour le prélèvement des organes.
Remplacement
Le recours à l'expérimentation animale est justifié par l'impossibilité de modéliser in vitro ou in silico les liens entre l’alimentation, la composition du microbiote, les fonctions immunitaires de l’intestin et la régulation de la glycémie.
Réduction
D’après les études déjà menées, nous estimons que 15 rats par groupe expérimental sont nécessaires afin de permettre la mise en évidence de différences statistiques significatives.
Raffinement
Les animaux hébergés 2 par cage bénéficieront d’un enrichissement avec du papier absorbant à déchiqueter et d'un abri en propylène rouge. Les animaux seront entrainés à la manipulation (notamment à la contention). Afin de limiter le stress lors des mesures de glycémie qui se feront dans une autre salle que la salle d'hébergement, les animaux seront transférés dans la salle expérimentale 1h avant. Un anesthésique local sera appliqué sur la queue avant les prélèvements de sang réalisés pour les mesures de glycémie. Des points limites, décrits dans les procédures expérimentales, seront également mis en place.
Choix des espèces
Les rats utilisés seront des rats wistar RjHan:WI. Cette espèce est choisie car cette étude fait partie d’un projet collaboratif réunissant 2 autres équipes de recherche et nécessitant une harmonisation du modèle rongeur. De plus ce projet repose sur de nombreux travaux préliminaires ayant utilisé des rats wistar RjHan:WI. Ce projet étudie le rôle du microbiote sur le développement du diabète chez l’adulte. Le modèle de rat utilisé est donc un modèle adulte qui aura 7 semaines en début d’expérimentation (le microbiote des rats est stabilisé à partir de 5-7 semaines) et 21 semaines en fin d’expérimentation. 3 mois de régime riche en graisses correspond au temps nécessaire pour rendre les animaux obèses avec une perturbation des fonctions immunitaires et de la régulation de la glycémie.
Impact du microbiote intestinal sur le métabolisme énergétique des cellules hôtes : Rôle dans la santé et dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (EU 1/2)
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
16860 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 1320 d’entre elles et modéré pour 15540. Elles reçoivent des antibiotiques, des transplantations fécales par gavage et des colites provoquées par un produit dans l’eau de boisson ou par transfert de cellules, avant le prélèvement de leurs organes, pour étudier le rôle du microbiote intestinal dans les maladies inflammatoires de l’intestin. Le porteur décrit une inflammation intestinale douloureuse qu’il qualifie de légère à modérée et de quelques heures. Il justifie ce total de près de dix-sept mille souris par quinze ans d’expérience et affirme qu’aucun système in vitro ne recrée la complexité d’un "organisme entier".
Objectifs
L'hypothèse principale du projet est que l'altération du microbiote intestinal dans les maladies inflammatoires de l'intestin (MICI) contribue à l'altération du métabolisme énergétique des cellules humaines intestinales et immunitaires, et au développement de la maladie. Les objectifs sont donc (i) d'identifier les composant du microbiote ayant un impact sur le métabolisme énergétique des cellules et les mécanismes impliqués, (ii) de déchiffrer les conséquences des altérations du microbiote intestinal sur le métabolisme énergétique dans les maladies inflammatoires de l'intestin, et (iii) de concevoir de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur le microbiote pour manipuler l'état énergétique cellulaire. La compréhension du rôle du microbiote intestinal dans la physiologie humaine est d'une importance cruciale, car il est impliqué dans de nombreuses maladies humaines, notamment les MICI, mais aussi, le cancer, le syndrome métabolique et les troubles neuropsychiatriques.
Bénéfices attendus
Ce projet représente un programme de recherche complet aux multiples bénéfices susceptibles de découler de ces travaux : - la caractérisation de la modulation fine du métabolisme énergétique des cellules hôtes par le microbiote intestinal ; - l'identification des principaux acteurs microbiens dans ces processus ; - l’identification de nouvelles stratégies thérapeutiques potentielles dans les maladies inflammatoires de l'intestin et probablement dans plusieurs autres maladies humaines affectées par le microbiote intestinal (maladies inflammatoires rhumatologiques, maladies métaboliques, cancer…). Les résultats obtenus chez la souris seront confrontés à des données obtenues à partir d’échantillons humains, ce qui ouvrira la voie aux développements de nouvelles interventions thérapeutiques. Ce projet va donc relever des défis importants en produisant des résultats d’avant-garde pour une meilleure compréhension du dialogue entre microbiote et cellules humaines. Ces résultats ouvriront la voie au développement de nouveaux traitements pour les dans les maladies inflammatoires de l'intestin d'abord, puis pour de nombreuses autres maladies affectées par une altération du microbiote.
Procédures
Les différentes séries de gestes réalisés sur les souris pourront être au choix selon les questions scientifiques : *Traitement par antibiotique dans l’eau de boisson pendant 7 jours +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Transplantation fécale : un gavage intragastrique (2 secondes) par jour, trois jours de suite +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Colite induite par le transfert adoptif : une injection intrapéritonéale unique (2 secondes) +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Induction du modèle génétiquement modifié : une injection intrapéritonéale (2 secondes) par jour pendant 5 jours + Traitement par antibiotique dans l’eau de boisson pendant 7 jours *Induction du modèle génétiquement modifié : une injection intrapéritonéale (2 secondes) par jour pendant 5 jours + Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours *Transplantation fécale : un gavage intragastrique (2 secondes) par jour, trois jours de suite +/- Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours *Transplantation fécale : un gavage intragastrique (2 secondes) par jour, trois jours de suite +/- Colite induite par le transfert adoptif : une injection intrapéritonéale unique (2 secondes) *Colite, induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) ou injection intraveineuse unique (20 secondes) *Gavage intragastrique (2 secondes) une fois par jour durant maximum 20 jours +/- Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours *Gavage intragastrique (2 secondes) une fois par jour durant 4 à 5 semaines ou 8-12 semaines +/- Colite induite par le transfert adoptif : une injection intrapéritonéale unique (2 secondes) Chaque point représente une trajéctoire de vie pour un groupe d’animaux et donc le maximum d’actes effectués sur ce même groupe
Impact sur les animaux
Le projet comprend différentes techniques d’administration basique (gavages, injections intrapéritonéales ou encore intraveineuse) pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste. Les modèles de colites sont associés à des effets indésirables attendus. Dans ces modèles la douleur imposée aux animaux est liée à l’inflammation intestinale qui n'entraîne pas la mort de l'animal. On peut estimer que son intensité sera légère ou modérée au maximum et qu’à ce niveau, sa durée sera de quelques heures au maximum.
Devenir
L’ensemble des animaux (n=16860) seront euthanasié à la fin de la période de maintien afin de pouvoir réaliser les différents prélèvements d’organes et réaliser les analyses nécessaires au projet de recherche. Sur chaque animal, plusieurs organes sont prélevés en entier pour analyse ce qui impose une euthanasie.
Remplacement
Malgré le développement et l’utilisation de modèles non animaux tels que les organoïdes ou les systèmes d’intestin artificiel, un système vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans les interactions complexes entre le microbiote intestinal et son hôte en situation basales et inflammatoires. A l’heure actuelle il n’est donc pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et microbiens rentrant en jeu.
Réduction
Nous limiterons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. Du fait des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est basé sur notre expérience de plus de 15 ans d’utilisation des modèles en question. Devant la variabilité biologique inhérente à ce type d’expérience, les expériences seront réalisées deux à trois fois pour s’assurer de la robustesse des résultats obtenus Ce projet impliquera donc un maximum de 16860 animaux. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance quotidienne attentive (grille de suivi, points limites, anesthésie si compatible avec les actes effectués, soins, etc.) et des soins adaptés. Le personnel impliqué dans le projet est formé en continu pour garantir leur compétence et une veille scientifique et technique en continue.
Choix des espèces
Justification de l’espèce/modèle : La souris est une espèce de référence en immunologie, microbiologie et métabolisme, qui sont les thématiques de notre projet. La souris est un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies intestinales humaines. Dans le cadre de ce projet, nous utiliserons tout d’abord des lignées murines transgéniques et leur contrôle (toutes sur le fond génétique C57BL/6j, elles peuvent être avec microbiote conventionnel ou axénique) : Justification des stades/sexes : Les souris seront utilisées à l’âge adulte, entre 6 et 14 semaines de vie. Les souris axéniques seront colonisées avec les microbiotes d’intérêt dès leur sevrage (3-4 semaine de vie) mais les autres étapes de l’expérimentation ne se feront qu’à partir de l’âge adulte (au moins 6 semaines de vie). La colonisation le plus proche possible du sevrage permet d’éviter les altérations du système immunitaire observée chez les souris axéniques colonisée à l’âge adulte. Apres colonisation de souris axéniques, il est nécessaire d’attendre 3 semaines pour que le microbiote et le système immunitaire se stabilise. Nous utiliserons des femelles. Pour les modèles de colites, les mâles et les femelles ont une susceptibilité différente aux modèles étudiés, ce qui augmente la variabilité, diminue la puissance statistique, et nécessiterait donc un nombre d’animaux plus grand. De plus, les males co-hébergés ensemble ont tendance à l’agressivité ce qui induit des blessures et une souffrance des animaux et réduit la qualité des résultats.
Rôle de l’ARN non codant MFI-AS2 dans la croissance in vivo des carcinomes rénaux à cellules claires
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système urogénital
104 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une tumeur leur est greffée par injection de cellules cancéreuses, 80 d’entre elles recevant en plus un médicament, la tumeur pouvant atteindre deux centimètres cubes et gêner leurs déplacements avant leur mise à mort pour prélèvement, afin de valider le rôle d’un ARN non codant dans le carcinome rénal. Le porteur indique que des métastases pulmonaires peuvent se former et provoquer une perte de poids et d’appétit. Il affirme que les cultures in vitro ne reproduisent pas toutes les étapes de la formation tumorale et compte ouvrir une collaboration avec l’industrie pharmaceutique.
Objectifs
Le carcinome rénal à cellules claires (CRCC) est un cancer agressif et malgré le développement de thérapies ciblées et d'immunothérapies, les patients diagnostiqués au stade métastatique ont toujours un mauvais pronostic. Il est donc urgent de trouver de nouvelles cibles pour les tests de diagnostic précoce et pour les traitements de la maladie métastatique. Ce projet vise à démontrer que l'expression d'un ARN long non codant in vivo altère la formation de carcinome des cellules rénales et la progression de métastases, en association avec les traitements déjà existants. Ces preuves ouvriront la possibilité de collaborer avec l'industrie pharmaceutique pour développer des inhibiteurs spécifiques pouvant être testés dans des essais précliniques.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra la validation d'une cible pour le traitement du carcinome rénal à cellules claires. Ces preuves ouvriront la possibilité de collaborer avec l'industrie pharmaceutique pour développer des inhibiteurs spécifiques pouvant faire l'objet d'essais précliniques, dans l'objectif final d'identifier de nouveaux traitements pour le carcinome rénal à cellules claires chez l'homme.
Procédures
Toutes les souris seront injectées avec des cellules tumorales (104). L'injection se fait sous anesthésie gazeuse et dure une dizaine de secondes. Les souris de l'étude expérimentale (80) subiront en plus l'administration de médicament 3 fois à 3 jours d'intervalle. Ce traitement supplémentaire est réalisé sur animaux vigiles et dure une dizaine de secondes.
Impact sur les animaux
L'injection de cellules tumorales va provoquer la croissance d'une tumeur primaire à l'endroit de l'injection et potentiellement la formation de métastases distantes, notamment dans les poumons. La tumeur primaire pourra générer un inconfort physique lors des déplacements des souris. Cette tumeur primaire devrait apparataitre à partir de 5 jours suivant injection et croitre assez rapidement. La temps d'atteinte du point limite du volume de 2cm3 est estimé à moins de 3 semaines. Les métastases ne seront pas visibiles mais pourront entraîner une perte de poids, d'appétit et d'autres effets biologiques liés à la perturbation des organes vitaux touchés. Lors des expériences précédentes d'injection de cellules tumorales dans le laboratoire, les souris ont du être sacrifiées du fait de la taille de la tumeur primaire et non d'effets dus aux métastases.
Devenir
Il est prévu de mettre à mort tous les animaux pendant ou à la fin du projet : l'injection de cellules tumorales devant conduire à la formation de tumeurs voire de métastases chez les souris, les animaux seront mis à mort pendant le projet si la taille de(s) tumeur(s) atteint les points limites, en cas de signes de souffrance ou à la fin du projet. Les tumeurs et métastases seront prélevées à des fins d'histologie pour étudier les marqueurs de cancer et la composition des tumeurs ainsi que pour d'autres analyses : séquençage d'ARNs, quantification protéique afin d'évaluer le résultat des différents traitements.
Remplacement
Les procédures expérimentales proposées visent à étudier l’importance d'un ARN non codant dans des conditions de croissance tumorale in vivo. Nous estimons que ces approches sont très importantes et ne peuvent être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation des souris. Les expériences in vitro nous ont permis de valider nos techniques d’expérimentation et d’apporter de premiers résultats encourageants. Cependant, ces méthodes de substitution in vitro ne reproduisent pas toutes les étapes caractéristiques de la tumorigenèse in vivo et donc ne pourront pas apporter le niveau d'information requis.
Réduction
L'étude se fera en deux étapes : * la première procédure constitut l'étude-pilote de la tumorigénicité des modèles cellulaires utilisés (12 souris par lignée cellulaire, donc 24 souris). * Si l'étude pilote est concluante (les lignées injectées vont entraîner une croissance tumorale), elle sera suivie de la seconde procédure : l'étude expériementale visant à étudier l'effet du médicament sur la croissance tumorale : 80 souris injectées avec les lignées modifiées pour la surexpression de l'ARN non codant et traitées ensuite soit avec le véhicule, soit avec le médicament. Ce nombre représente le nombre minimal de souris pour obtenir un résultat significatif d’un point de vue statistique en tenant compte de l’éventualité de mort précoce. Le nombre total de souris expérimentales sera de 104. Cet effectif correspond au nombre d’animaux nécessaires afin que les résultats obtenus soient exploitables et reproductibles (statistiquement valides).
Raffinement
Des souris femelles seront utilisées : moins agressives entre congénères que les mâles, elles pourront être hébergées en cohorte afin de conserver l’interaction sociale, ce qui confortera le résultat des expériences. Les expérimentateurs établiront le contact avec les cohortes au moins 8 jours avant le début de l’expérimentation pour habituation à la manipulation et réduction de l’angoisse des animaux. Les cages seront agrémentées de coton type « nestlet ». Nous mesurerons la taille de la tumeur au moins deux fois par semaine (lundi et vendredi plus éventuellement le mercredi) à l'aide d'un pied à coulisse tout au long de la croissance tumorale jusqu’à l'atteinte de la taille limite de la tumeur de 2 cm3 par souris. La vitesse de croissance des tumeurs n’est pas connue, nous adapterons donc la période de mesure pour chacune des lignées cellulaires utilisées. Nous surveillerons également quotidiennement l'état des souris après injection des lignées tumorales afin de détecter tout effet dommageable. En cas de souffrance évidente, les souris seront sacrifiées.
Choix des espèces
In vitro, nous avons validé nos techniques expérimentales et obtenu des premiers résultats encourageants. Cependant, ces méthodes in vitro ne reproduisent pas toutes les étapes caractéristiques de la tumorigenèse in vivo et ne peuvent donc fournir le niveau d'information requis. L'utilisation du modèle de xénogreffe chez la souris ne peut être remplacée par d'autres méthodes expérimentales, il est fiable et facile à manipuler et déjà largement utilisé. De plus, les données que nous produirons à partir de nos tumeurs (cinétique tumorale, séquençage d'ARN, quantifications de protéines) seront comparées à celles collectées par notre laboratoire et nos collaborateurs dans des modèles similaires pour d'autres études. Pour cette expérience d’injection de lignées cellulaires murines sur des souris immunocompétentes, nous ferons correspondre la souche d'origine des lignées cellulaires avec celle des souris réceptrices. Nous utiliserons des souris jeunes adultes de 6 semaines. Le médicament à tester étant un inhibiteur des points de contrôle immunitaires, il convient que sa cible, la population de lymphocytes T, soit à son meilleur stade de développement. A 6 semaines, les souris présentent un système immunitaire développé et fonctionnel, que ne présentent pas des souris plus jeunes. Après cet âge, certaines sous-populations de cellules immunitaires ainsi que la fonction immunitaire globale commence à décliner : la diminution des lymphocytes T naïfs, l'augmentation des lymphocytes T à mémoire dont la fonctionnalité est réduite et la diminution de la diversité de la reconnaissance des antigènes par les lymphocytes T entraînent l'immunosénescence.
Sensibilité hydrique et thermique des performances locomotrices chez deux espèces de lézards
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
80 lézards mâles adultes de deux espèces, capturés dans la nature ou en enclos semi-naturel, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis relâchés sur leur site de capture. Chaque animal subit une restriction d’eau poussée pendant huit jours jusqu’à une forte déshydratation, deux prises de sang et des mesures répétées de course et d’endurance, pour décrire l’effet de la déshydratation sur les performances locomotrices. Le porteur situe les retombées du côté de la prévision des effets du réchauffement climatique et de la sécheresse. Il fixe un point limite à 30 % de perte de masse et affirme que ces mesures sur animal vigile ne peuvent être remplacées par des modèles cellulaires ou informatiques.
Objectifs
Chez les ectothermes terrestres, le maintien de performances optimales suppose une régulation fine de la température corporelle et de l’état d’hydratation individuel. D’une part, les performances augmentent généralement avec la température avant de décliner brutalement auprès de la limite thermique critique maximale. La thermorégulation comportementale assure le maintien des températures corporelles autour de la gamme de ces températures optimales. D’autre part, les performances déclinent avec l’état de déshydratation. L’hydrorégulation comportementale assure le maintien d’un état d’hydratation optimal de l’organisme en fonction des besoins saisonniers ou du cycle de vie. Des travaux sur les amphibiens ont démontré que leurs capacités locomotrices chutaient après un seuil de déshydratation de l’ordre de 10-30% de perte de la masse corporelle. De plus, chez certaines espèces, la déshydratation influence la sensibilité thermique des performances en diminuant l’optimum thermique, la largeur de la niche thermique ou la limite thermique critique maximale. Cependant, il reste encore à mieux comprendre tous les facteurs qui expliquent les variations entre espèces et entre traits. Les ectothermes terrestres à peau sèche comme les reptiles sont aussi sensibles à la déshydratation même s’ils sont beaucoup plus résistants que les amphibiens. La déshydratation corporelle peut provoquer chez ces organismes la mort mais peut aussi engendrer des effets sub-létaux comme des réallocations d’énergie. L’analyse des relations entre déshydratation et performance chez ces espèces est encore très parcellaire. Aucune étude n’a quantifié les effets d’interaction de l’eau et de la température sur les performances locomotrices des reptiles. Cependant, une publication récente démontre une baisse de la tolérance thermique chez les lézards déshydratés. Ce projet vise donc spécifiquement à décrire la relation entre déshydratation et courbes de performance thermique de la locomotion chez deux espèces de lézards sensiblement différentes dans leurs adaptations thermiques à savoir le lézard vivipare (Zootoca vivipara) et le lézard des murailles (Podarcis muralis).
Bénéfices attendus
Les espèces sauvages de reptiles sont soumises à un double stress du changement climatique à savoir le réchauffement climatique et des évènements plus fréquents et plus prolongés de sécheresse. La capacité à prédire l’impact de ces changements climatiques dépend d’une bonne compréhension des effets interactifs de l’état d’hydratation et de la température corporelle sur les performances de ces espèces ectothermes. Les capacités locomotrices sont un indicateur des performances des animaux pour s’alimenter, se reproduire ou éviter les prédateurs, et ce projet va donc permettre pour la première fois de (1) quantifier le seuil de tolérance hydrique des capacités locomotrices chez deux espèces de lézards, et (2) de vérifier si une déshydratation impacte la tolérance thermique de ces espèces, en supposant que les animaux tolèreront moins des températures élevées s’ils sont déshydratés. Ces travaux permettront par ailleurs de mieux qualifier les seuils critiques de déshydratation chez ces deux espèces et donc d’améliorer notre suivi du bien-être animal dans les conditions d’élevage dans le futur.
Procédures
L'étude sera effectuée successivement sur 40 mâles adultes de deux espèces de lézards dont une espèce (lézard vivipare) prélevée dans des enclos semi-naturels en captivité et une autre espèce (lézard des murailles) prélevée en milieu naturel, soit 80 animaux au total. Après la capture, les animaux seront maintenus en acclimatation dans des cages individuelles pendant une semaine. Ils seront ensuite mesurés pendant une journée, transférés en habituation dans des grandes cages par paire et maintenus pendant deux jours d'acclimatation puis exposés soit à des conditions d'alimentation et d'eau ad libitum soit à des conditions expérimentales avec restriction de l'eau pendant 8 journées (10 individus dans le lot témoin, 30 dans le lot expérimental par espèce). Au début et à la fin de la période de manipulation, une prise de sang de 20 ul sur animal vigile sera effectuée pour quantifier l'osmolalité plasmatique (geste impliquant une contention de 2-3 minutes). Au début, au bout de 3-4 jours, puis au bout de 7-8 jours de manipulation, les performances locomotrices de sprint et d'endurance seront mesurés sur chaque animal à chaque fois pendant une journée. Après la manipulation, les animaux seront maintenus en cage individuelle dans des conditions d'alimentation et d'eau ad libitum pendant une semaine puis relâchés sur leur site de capture d'origine.
Impact sur les animaux
Nos protocoles sont choisis pour permettre de comparer des animaux dans des lots témoins (nourriture et eau ad libitum) à des animaux soumis à une restriction hydrique forte pendant 8 jours. Il s’agit d’une période courte de déshydratation qui reste écologiquement réaliste à la lumière de nos travaux précédents et des observations en conditions naturelles. Nous anticipons que les animaux soient faiblement déshydratés après 3-4 journées d’expérimentation puis fortement déshydratés après 8 journées, mais cet état est réversible et les animaux seront ensuite tous maintenus avec eau et alimentation ad libitum à la fin de l’étude. L’autre source de nuisance sera les mesures répétées de vitesse de sprint et d’endurance. Ces procédures induisent seulement un stress ponctuel au moment de la manipulation et éventuellement une fatigue des animaux. Les mesures de sprint seront effectuées plusieurs fois la même journée mais espacées d’une heure ce qui est suffisant pour permettre la récupération. Les mesures d'endurance seront effectuées sur plusieurs journées mais très espacées et après les mesures de sprint. Toutes ces procédures expérimentales sont pour l’essentiel non invasives en dehors de deux prises de sang qui sont très bien tolérées par les animaux adultes. Les lézards sont aussi très tolérants à la mise en élevage dans les conditions de captivité de ce projet et à la manipulation par un expérimentateur.
Devenir
Les animaux sont tous relâchés dans les enclos semi-naturels donc replacés en captivité dans des conditions extérieures proches du milieu naturel.
Remplacement
Cette étude consiste à mesurer sur des animaux vigiles les performances locomotrices en fonction de la température et l'hydratation, et elle ne peut donc se pratiquer avec des équivalents cellulaires, des modèles in silico ou des robots.
Réduction
Un échantillon très réduit d’animaux sera utilisé pour quantifier les conséquences de la déshydratation sur les performances locomotrices (40 individus maximum par espèce, 80 individus au total). Afin de réduire le nombre d'animaux, nous effectuerons trois mesures répétées sur chaque animal avant la manipulation, après une déshydratation faible et après une déshydratation plus forte. On exploitera cette gamme temporelle, exprimée à l'échelle individuelle par la perte de masse, pour quantifier la relation exacte existant entre déshydratation individuelle et performances locomotrices. Ainsi, le nombre de lots expérimentaux sera réduit. De plus, un échantillon minimum pourra être utilisé en étudiant uniquement une seule classe d'âge (adulte) et de sexe (mâle) ce qui permettra de réduire la variabilité initiale entre lézards et la prise en compte de covariables associées au plan expérimental.
Raffinement
On raffinera les conditions d'élevage grâce à un enrichissement des cages (utilisation d'abris, de zones de thermorégulation et d'un susbtrat pour les comportements fouisseurs) et à l'utilisation de conditions climatiques optimales du milieu naturel pour l'été (cycle thermique jour et nuit, éclairage optimale pendant la journée avec des conditions de lumières enrichies en UV) en dehors du stress de déshydratation. Des points limites associés à la perte de masse (perte de masse supérieure à 30% de la masse initiale ad libitum) seront appliqués avec arrêt des procédures expérimentales en cas de dépassement du point limite et basculement des conditions d'élevage des animaux vers des conditions d'alimentation et d'eau optimales ad libitum si les points limites sont dépassés.
Choix des espèces
Ce projet vise spécifiquement à décrire la relation entre déshydratation et courbes de performance thermique chez deux espèces de lézards sensiblement différentes dans leurs adaptations thermiques à savoir le lézard vivipare (Zootoca vivipara) et le lézard des murailles (Podarcis muralis). Le lézard vivipare est une espèce typique des milieux froids et humides et présente des taux de pertes hydriques cutanées élevés par rapport aux autres espèces de lézards du même groupe. Le lézard des murailles est une espèce saxicole qui affectionne les milieux plus chauds et plus secs et est plus résistant à la déshydratation. Le comportement des deux espèces est sensible à la déshydration ; notamment, il a été démontré pour le lézard des murailles des effets de la disponibilité en eau de boisson sur les préférences thermiques et les limites critiques maximales. Les animaux utilisés seront des animaux mâles adultes en bonne santé sur lesquels il est possible de faire des prises de sang répétées. En utilisant des adultes plutôt que des subadultes, on aura moins de variation de taille corporelle et on disposera d'animaux de plus grande taille plus faciles à manipuler pour les tests de performance de locomotion.
Evaluation du potentiel de l’immunothérapie par injection d’anticorps anti-CD45RC dans un modèle de rat de polyarthrite rhumatoïde
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
120 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une polyarthrite leur est provoquée par une injection de collagène, puis ils reçoivent un anticorps trois fois par semaine pendant deux semaines, avant d'être tués pour prélever sang, rate, ganglions et une patte, afin de tester une immunothérapie contre la polyarthrite rhumatoïde. Le porteur indique que ce modèle entraîne une inflammation des articulations puis une atteinte du cartilage et des os. Il affirme que le produit n'a jamais provoqué d'effet dommageable chez le rat et que la phase préclinique sur l'animal est nécessaire avant un essai clinique.
Objectifs
L'objectif du projet est, dans un premier temps, d'identifier une nouvelle cible thérapeutique pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde ; puis de tester l'efficacité d'un traitement par injection d'anticorps anti-CD45RC et enfin d'optimiser ce protocle de traitement dans l'objectif finale de réaliser une étude pré-clinique chez le rat pouvant aboutir sur un essai clinique.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait mettre en évidence le potentiel d'un nouveau traitement de la polyarthrite rhumatoïde et découler sur un essai clinique dont un grand nombre de patients pourrait bénéficier.
Procédures
Les animaux vont d'abord subir sous anesthésie une injection sous-cutanée au niveau de la base de la queue pour induire l'arthrite (10min de procédure de l'endormissement au réveil). Par la suite, les rats (vigiles) receveront un traitement par injection intrapéritonéale 3 fois par semaines pendant 2 semaines (pour chaque injection, 2min de procédure de la prise en contention à la fin de l'injection) . Deux fois au cours de la procédure, les animaux seront anesthésiés pour effectuer le prélèvement d'une petite quantité de sang dans la veine caudale après anesthésie locale (10min de procédure de l'endormissement au réveil).
Impact sur les animaux
Le modèle d'arthrite induite par injection de collagène chez le rat est déjà utilisé depuis plusieurs années. Celui-ci se caractérise par une inflammation des articulations avec, sur le long terme, une atteinte du cartilage, des os et l'installation d'une fibrose.
Devenir
A l'issue de chaque procédure les animaux seront euthanasiés pour permettre d'effectuer les différents prélèvement (sang, rate, ganglions et patte) et réaliser une analyse immunologique et anatomopathologique.
Remplacement
Le développement de nouvelles thérapeutiques pour le traitement de maladies humaines nécessite une phase d'étude pré-clinique réalisée chez l'animal lorsque le modèle expérimental existe. Le modèle d'arthrite induite par injection de collagène chez le rat reproduit les caractéristiques principales de la pathologie humaine. L'utilisation de celui-ci est nécessaire pour évaluer de manière exhaustive les effets ciblés, et potentiellement systémiques, du traitement sur les différents organes et fonctions de l'organisme.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés pour ce projet a été détermineé de manière à pouvoir effectuer différents tests statistiques qui pourront permettre d'obtenir des résultats significatifs pour conclure sur l'efficacité ou non du traitement. Par ailleurs, la réalisation d'une première étude pilote sur un faible nombre d'animaux permettra de s'assurer de l'intérêt et de la bio-sécurité du projet avant de faire entrer un plus grand nombre d'individus dans la procédure.
Raffinement
Avant même le début de la procédure les animaux seront entrainés à la contention de manière à ce que les injections répétés de traitement puissent se dérouler sans créer de stress supplémentaire. Les animaux seront surveillés quotidiennement par les animaliers et les symptômes seront évalués 3 fois par semaine par les personnes responsables de la procédure. Les rats seront hébergés à plusieurs dans des cages dont la surface sera adaptée au nombre d'individu et disposeront en permanence d'enrichissement (rouleau en carton, batôn de bois,...).
Choix des espèces
Le rat a été choisi car il est utilisé dans le modèle d'arthrite induite par injection de collagène depuis de nombreuses années. Ce modèle animal s'avère pertinent car il reproduit les caractéristiques principales de la pathologie humaine. De plus, nous avons déjà testé notre traitement dans d'autres modèles expérimentaux chez le rat, ainsi nous savons que notre produit n'a jamais induit d'effets dommageable chez cette espèce. Les rats seront utilisés au stade adulte (environ 8 semaines) qui est le stade le plus couramment utilisé pour le modèle d'arthrite induite par injection de collagène.
Comparaison de l’efficacité de la radiothérapie par photons versus la protonthérapie sur du tissu tumoral
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
960 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 800 d'entre elles et sévère pour 160. Une tumeur cérébrale leur est greffée puis irradiée par rayons X ou par protons, avec un suivi de la croissance tumorale pendant un à deux mois, pour comparer les deux irradiations sur le tissu sain et le tissu tumoral. Le porteur indique que la tumeur peut réduire la mobilité et l'équilibre et que l'irradiation peut provoquer une perte de poids ou une atteinte de la peau. Il rattache le projet à la limitation des troubles neurocognitifs après radiothérapie de l'enfant, une retombée formulée au conditionnel.
Objectifs
• Contexte scientifique Le développement de troubles neurocognitifs complique fréquemment les radiothérapies (RT) cérébrales, notamment chez l’enfant. La protonthérapie (PRT) permet de minimiser l’irradiation des tissus sains entourant les tumeurs et représente ainsi une avancée majeure pour le traitement des tumeurs pédiatriques. Elle n’en reste pas moins responsable d’effets secondaires comme par exemple des défauts neurocognitifs. Si l’épargne cérébrale liée à la distribution de dose en profondeur des protons en comparaison des photons (rayons X) est évidente, la comparaison des toxicités cérébrales pour une même dose reçue reste à analyser. Notre projet a pour objet l’étude de l’efficacité de la protonthérapie par rapport à une irradiation conventionnelle sur 2 modèles de tumeurs cérébrales. • Objectifs du projet Nous comparerons les effets induits par l’exposition du cerveau dans son ensemble à une dose de rayons X et de protons afin de modéliser l’irradiation de patients atteint de tumeurs cérébrales chez des souris Les résultats seront mis en parallèle d’une précédente étude afin d'établir les bénéfices sur le tissu sain et l'efficacité sur le tissu tumoral de ces deux types d'irradiation • Résultats attendus En analysant l’efficacité de la protonthérapie et ses avantages par rapport à l’irradiation X, notre projet devrait permettre le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques limitant les atteintes neurocognitives et ayant une efficacité identique sur le tissu tumoral permettant ainsi d’augmenter l’index thérapeutique.
Bénéfices attendus
Le développement de troubles neurocognitifs complique fréquemment les radiothérapies cérébrales, notamment chez l’enfant. La protonthérapie permet de minimiser l’irradiation des tissus sains entourant les tumeurs et représente ainsi une avancée significative pour le traitement des tumeurs pédiatriques. Elle n’en reste pas moins responsable d’effets neurocognitifs (défaut de concentration, d’attention, mémorisation à l’origine de difficultés scolaires et d’insertion). Au final, si l’épargne cérébrale liée à la distribution de dose en profondeur des protons est évidente, la comparaison des toxicités cérébrales pour une même dose reçue (en radiothérapie conventionnelle versus protonthérapie) reste à analyser. En contribuant à mieux connaître l’efficacité de la protonthérapie et ses avantages par rapport à la radiothérapie conventionnelle sur la progression tumorale, notre projet devrait permettre le développement de nouvelles stratégies préventives et/ou thérapeutiques limitant les atteintes neurocognitives.
Procédures
Des cellules tumorales seront injectées/greffées sur des animaux anesthésiés (durée anesthésie < 15 minutes). Les animaux ayant développé des tumeurs seront anesthésiés pour être traités par radiothérapies selon différentes modalités (durée < 5 minutes) et la croissance tumorale sera suivie soit par mesure au pied à coulisse (animaux vigiles) soit par imagerie sous anesthésie (durée < 15 minutes) en fonction du site d’injection. Pour assurer une bonne qualité des tissus prélevés pour effectuer l’analyse histologique, une partie des animaux seront perfusés corps entier avant le prélèvement de l’organe d’intérêt (anesthésie profonde sans réveil)
Impact sur les animaux
Les effets indésirables que nous attendons suite à nos expériences sur les animaux sont ceux liés aux actes chirurgicaux (douleurs, perte d’équilibre, perte de poids) estimées à 1 journée post-greffe, à l’apparition de tumeurs suite à l’implantation de cellules tumorales (réduction de la mobilité, perte d’équilibre, croissance/taille du volume tumorale) estimée à 1 à 2 mois en fonction du modèle, à la perte de poids ou dermite cutanée qui pourront être observées suite aux irradiations. Ces effets seront suivis tout au long de l’expérimentation soit environ 1 mois ou 2 mois au maximum.
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem de la zone portant la tumeur
Remplacement
Le but de cette étude est de caractériser l’efficacité de la protonthérapie comparée à une irradiation conventionnelle sur la progression tumorale. Il est donc nécessaire de travailler avec un modèle vivant intégré et autonome.
Réduction
Pour limiter le nombre d’animaux utilisés tout en s’assurant de résultats fiables et statistiquement significatifs, un outil statistique a été utilisé. Le nombre d’animaux annoncé est un nombre maximum. Quand cela est possible, nous utiliserons un système non-invasif pour le suivi du développement tumoral dans le cervelet au cours du temps (imagerie). Ce système nous permet également de réduire le nombre de souris utilisées.
Raffinement
Les animaux seront anesthésiés pour tous les gestes techniques invasifs ou nécessitant une immobilité des animaux. De plus, des méthodes analgésiques seront appliquées avec l’utilisation d’analgésiants locaux ou/et généraux pendant l’opération et si besoin post-opératoire. Une grille de score va nous permettre d’évaluer de façon objective l’état de l’animal et de prendre les mesures adéquates pour arrêter immédiatement sa souffrance. Dès l’irradiation, l’alimentation usuelle des animaux sera complétée par des aliments gélifiés disposés directement dans le fond de leur cage. L’accès à la nourriture sera ainsi plus aisé. Une surveillance accrue des animaux sera mise en place le lendemain de la chirurgie intracrâniale et également un suivi le lendemain de l’irradiation pour permettre la détection de signes précoces de détresse ou de mal être. En accord avec les recommandations internationales dans le domaine de la cancérologie, les animaux sont suivis quotidiennement afin d'assurer leur bien-être et les expérimentations sont arrêtées avant la souffrance des animaux.
Choix des espèces
La souris est le modèle communément utilisé pour les expériences menées en cancérologie : les souches sont parfaitement décrites et la parenté biologique des souris avec l’Homme va nous permettre d’obtenir des informations extrapolables à la pratique clinique humaine. Les souris seront greffées à l’âge adulte, ce modèle de génération de tumeur est communément utilisé et bien maîtrisé (reproductible). La bonne connaissance de nos modèles sur les souris adultes nous ont conduit à réaliser ces expériences sur adultes pour garantir une bonne reproductibilité et donc une réduction du nombre d’animaux à utiliser.
Effets d’extraits de plantes sur les désordres métaboliques chez la larve de poisson zèbre soumise à un régime riche en graisses
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
585 larves de poisson zèbre vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Âgées de sept jours, elles sont surnourries par un bain enrichi en graisses et exposées à onze extraits de plantes, puis tuées pour mesurer l'accumulation de lipides et l'inflammation, afin d'évaluer ces extraits contre les désordres métaboliques. Le porteur indique que les procédures ne comportent aucun geste invasif, la seule contrainte tenant à la dégradation possible des solutions. Il affirme que les modèles in vitro n'ont pas la complexité suffisante et justifie le recours au poisson vivant.
Objectifs
Le projet consiste à évaluer les propriétés de 11 extraits de plantes issues de la biodiversité de La Réunion sur les pertubations métaboliques chez le poisson-zèbre au stade larvaire, suite à un régime enrichi. Dans le cas de maladies métaboliques telles que l'obésité et le diabète, différents processus sont dérégulés. Les données de la littérature décrivent la mise en place d'une inflammation chronique, d'un stress oxydant, d'une dyslipidémie ou d'une insulino-résistance pouvant entrainer des effets délétères sur l'ensemble des systèmes de l'organisme tels que le foie, le coeur, les reins ou le système nerveux. Dans le cadre de notre projet, les larves sont surnourries avec un régime riche en lipides et traitées avec les extraits de plantes aux concentrations maximales non toxiques afin d'évaluer leurs effets sur différents paramètres métaboliques, notamment l'accumulation lipidique, le stress oxydant et l'inflammation.
Bénéfices attendus
Ce projet participera au développement d'approches thérapeutiques innovantes reposant sur la biodiversité végétale, permettant d'évaluer leurs impacts dans un contexte de pathologies métaboliques et des complications associées (dyslipidémie).
Procédures
Les animaux ne seront soumis à aucun intervention invasive. Ils seront incubés pendant 5 jours (avec renouvellement des solutions toutes les 24h) dans une solution à base de nourriture sèche (Contrôle) pour 45 larves, une solution à base de jaunes d'oeuf (HFD) pour 45 larves et des solutions à base de jaune d'oeuf + extrait de plante (HFD traités) pour 495 larves.
Impact sur les animaux
La qualité des solutions à base de jaunes d'oeuf et extraits de plantes (à des concentrations non toxiques déterminées au préalable) dans lesquelles les larves sont incubées (balnéation) peut se dégrader au cours du temps et induire un stress aux animaux. Les solutions seront donc re-préparées, renouvelées toutes les 24h et les animaux seront examinées chaque jour de l'expérimentation.
Devenir
A la fin de l’expérimentation, après mise à mort des animaux, l'accumulation lipidique sera analysée par coloration Oil Red O. Des larves seront conservées et d'autres analyses au niveau de l'expression génique ou protéique pourront être effectuées afin d’évaluer les effets sur l’inflammation ou le stress oxydant, par exemple.
Remplacement
Les modèles in vitro ne présentent pas une complexité suffisante capable de prendre en considération l'ensemble des signaux intrinsèques et extrinsèques qui se mettent en place à la suite d'un régime riche en graisses. Seul le modèle animal permet de prendre en considération une telle complexité et de réellement tester l'impact de ces extraits sur l'ensemble des processus métaboliques.
Réduction
Les expérimentations ont été conçues afin d’utiliser le moins d’animaux possible. 3 expérimentations indépendantes seront réalisées afin de permettre la réalisation d'études statistiques. Les expériences seront réalisées en triplicat : 3 x 15 larves pour chaque condition.
Raffinement
Les larves seront placées dans des conditions optimales (température : 26.5°C ; oxygénation ; pH). Notre protocole a été développé afin que les larves bénificient d'un espace suffisant limitant au maximum les contraintes subies et permettant un comportement normal. Chaque solution sera fraichement préparée et renouvelée toutes les 24h. Les larves seront nourries suffisamment avec de la nourriture spécialisée et adaptée. Les larves seront examinées chaque jour de l'expérimentation et tout signe de souffrance selon des points limites adaptés sera étudié afin de prendre les mesures adéquates.
Choix des espèces
Le poisson zèbre est un modèle solidement reconnu pour l’étude de nombreux processus physiologiques et physiopathologiques. Il existe une forte conservation de ces processus au cours de l’évolution. C'est un modèle d’étude de l’immunité, d’oncologie, de réparation cellulaire, de neurogenèse et depuis quelques années, des maladies métaboliques. Il est en effet très utilisé dans l’étude de l'obésité et du diabète puisque les gènes intervenant dans ces processus physiopathologiques sont très conservés chez le poisson-zèbre. Les animaux utilisés seront des larves âgées de 7 jours. A ce stade de développement, les larves sont capables de se nourrir de manière autonome et disposent déjà d'un tractus gastroinstestinal fonctionnel.
Impact du vieillissement sur l’hematopoièse normale et leucémique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1176 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des prélèvements de sang répétés, jusqu'à seize sur la joue chez l'animal vigile, un prélèvement dans le fémur, des injections et des gavages, certaines lignées développant une leucémie suivie sur environ un an, pour étudier l'effet du vieillissement sur la formation du sang. Le porteur affirme que les points limites précoces font qu'aucun effet indésirable n'est à prévoir, malgré une gravité déclarée modérée. Il indique que la leucémie et le vieillissement forment des modèles intégrés que la culture in vitro ne peut reproduire.
Objectifs
Les deux objectifs de ce projet sont de déterminer l'impact du vieillissement sur l'hématopoïède normale et leucémique
Bénéfices attendus
La détermination de l’impact de l’âge sur la fonction des CSH pourrait aider à comprendre les mécanismes qui induisent la survenue de syndromes myéloïdes chez les sujets âgés et ainsi améliorer la prise en charge et les traitements des patients
Procédures
Prélèvements sanguins sur animaux vigiles en sub-mandibulaire, durée 1min, nombre : pour la procédure 3, 16 Prélèvement intrafémoral sur animaux anesthésiés, durée 2min, nombre : 1 fois pour toutes les procédures Injections intrapéritonéales sur animaux vigiles : durée 1 min, nombre : 1fois par expérience pour la procédure 2 Gavages sur animaux vigiles : durée 1min, 1 fois pour toutes les procédures
Impact sur les animaux
Les points limites étant précoces, aucun effet indésirable n'est à prévoir sur les animaux
Devenir
Tous les animaux seront sacrifiés à la fin de chaque procédure afin de récupérer les échantillons (tissus, sang) nécessaires pour étudier les mécanismes moléculaires mis en jeu (génétiques, transcriptomiques, étaboliques, protéiques, phénotypiques)
Remplacement
Les leucémies ainsi que le vieillissement sont des modèles intégrés qui font intervenir un grand nombre de mécanismes physiologiques et de tissus avoisinants qui ne peuvent être modélisés in vitro. Nous devons donc avoir recours à un modèle physiologique complet et fonctionnel pour cette dernière étape : le modèle animal. De plus, nos modèles murins permettent de suivre les cellules souches hématopoïétiques donnant la possibilité d’étudier leurs fonctions dans un environnement physiologique natif à la fois au cours du vieillissement mais également lors du développement de leucémies.
Réduction
les lignées transgéniques utilisées comportent 1. des systèmes inductibles qui vont permettre à la fois d’induire l’expression des transgènes dans un tissu spécifique mais également à un temps donné et 2. des systèmes rapporteurs fluorescents qui vont permettre d’analyser finement et spécifiquement l’évolution des cellules leucémiques et ainsi permettre de diminuer le nombre d’animaux utilisés. De plus lors de l’établissement des lignées, l'élevage sera minimisé le plus possible pour ne produire que les animaux nécessaires
Raffinement
les lignées transgéniques utilisées comportent 1. des systèmes inductibles qui vont permettre à la fois d’induire l’expression des transgènes dans un tissu spécifique mais également à un temps donné et 2. des systèmes rapporteurs fluorescents qui vont permettre d’analyser finement et spécifiquement l’évolution des cellules leucémiques et ainsi permettre à la fois de diminuer le nombre d’animaux utilisés mais également de détecter l’apparition de cellules leucémiques très précocement ce qui permettra d’améliorer le bien-être animal par une prise en charge plus rapide. Le bien-être de nos animaux sera pris en compte de leurs naissances à leurs morts, les animaux seront hébergés en groupe et l'enrichissement de leur milieu de vie sera systématique. Ainsi, la surveillance des souris sera faite quotidiennement ce qui permettra de prendre des mesures spécifiques pour le bien-être de ces animaux.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris (Mus musculus) comme le modèle de choix, en raison de ces similarités génétiques et physiologiques proches de l'homme, ainsi que la facilité avec laquelle son génome peut être manipulé et analysé. C’est la raison pour laquelle l’ensemble des techniques de la transgénèse chez les mammifères a débuté chez la souris. De surcroit, toute la collection des systèmes Cre-lox nécessaires à nos études n’existe que chez la souris. Nous utiliserons des souris jeunes de 8 à 10 semaines lorsqu’elles ont atteint leur maturité sexuelle pour les deux lignées murines. Les souris âgées auront 18 à 20 mois pour la lignée MAP17 Tomato et 12 mois pour la lignée KSB (puisque la cinétique de la maladie est d’environ 1an)
Validation d’un nouveau modèle expérimental d’onco-immunologie chez le poisson-zèbre immunodéprimé
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
2720 poissons zèbres immunodéprimés vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 80 d'entre eux et modéré pour 2640, la quasi-totalité étant tuée et quelques individus réutilisés pour l'élevage. Chaque poisson reçoit jusqu'à cinq injections, d'abord un tissu humain puis des cellules tumorales humaines et des traitements, pour mettre au point un modèle de cancer greffé dans un microenvironnement humain. Le porteur décrit des lésions des nageoires, des pertes d'équilibre et des poissons prostrés au fond de l'aquarium parmi les effets attendus. Il situe la finalité, des études précliniques sur deux cancers, comme une perspective, ce projet visant d'abord à valider le modèle lui-même.
Objectifs
Le poisson-zèbre est un modèle animal vertébré plus éloigné de l’Homme que les modèles mammifères murins mais il connait aujourd’hui de nombreuses améliorations qui permettent de l’utiliser pour des projets expérimentaux. Tout d’abord, il est maintenant possible d’élever des poissons-zèbres à 37°C, température des mammifères qui permet des conditions optimales pour l’étude du développement des cellules cancéreuses humaine au sein de cet organisme. De plus, les lignées de poissons-zèbres existantes lui permettent d’être immunodéprimé et transparent. Il est ainsi possible de réaliser des cinétiques in-vivo via une observation facilitée en microscopie de la croissance et de la prolifération des cellules greffées. Ce projet vise à recréer la complexité des situations naturelles chez l’homme. A ce jour, la très grande majorité des projets étudient des cellules tumorales humaines dans les tissus de l’animal modèle (murins, poissons….). Dans ce projet, il s’agit d’étudier le développement des cellules tumorales humaines dans un tissu humain chez le poisson. Il s’agit dans un premier temps d’implanter un tissu humain obtenu à partir de cellules humaines, puis dans un second temps, d’y injecter les cellules tumorales. Ce projet a pour objectif d’étudier le comportement de cellules tumorales dans un microenvironnement humain chez le modèle poisson-zèbre. Les paramètres étudiés seront la croissance et la prolifération des cellules tumorales dans l’organisme, la taille de la tumeur et sa vascularisation, et ce pour différents cancers. Nous proposons dans un premier temps d’implanter des tissus humains chez le poisson-zèbre, puis dans un second temps, d’y injecter les cellules tumorales. S’ils s’avèrent concluants, ces travaux permettront à l’avenir d’utiliser le modèle du poisson-zèbre immunodéprimé greffé pour la comparaison d’approches thérapeutiques in-vivo.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait apporter à la communauté scientifique un protocole performant pour réaliser des implantations de tissu exogène humain chez le poisson-zèbre. De plus il permettrait de comparer l’évolution des cellules tumorales dans un tissu humain ou non humain ce qui sera un atout pour réaliser de futures recherches oncologiques en se rapprochant toujours plus des conditions retrouvées chez l’Homme. La finalité ultime de ce projet est de pouvoir réaliser des études pré-cliniques d’efficacité de traitements pour 2 types de cancers : urologique et glioblastome.
Procédures
Les animaux seront soumis à un maximum de 5 injections espacées chacune d’une semaine au minimum (mise en place du tissu hôte, injection des cellules tumorales et 3 injections maximum du traitement). Chaque procédure d’injection étant réalisée sous une anesthésie et une analgésie des poissons-zèbres et ne durant pas plus de 10 minutes entre le début de l’anesthésie et le réveil.
Impact sur les animaux
Suite à l’injection de cellules, différents effets indésirables peuvent apparaitre et être caractérisés chez le poisson-zèbre. Le premier point concerne la taille de la tumeur et la potentielle apparition de métastases. Les cellules tumorales étant fluorescentes, il sera possible de les observer au microscope et de détecter l’apparition des métastases. Il peut y avoir des lésions au niveau du site d’injection, des pétéchies abondantes au niveau des ouïes ou encore des changements anatomiques importants (lésion des nageoires, flexion du corps). Au niveau comportemental, la présence d’effets indésirables peut être caractérisée par une perte importante de l’équilibre, une prise d’air à la surface permanente, l’animal peut être prostré au fond de l’aquarium, une agressivité envers les autres poissons ou encore une nage anormale (en cercle par exemple). Les traitements testés peuvent eux aussi induire des effets indésirables pour les animaux. La toxicité et les effets indésirables associés à chaque molécule sera étudiée et les concentrations adaptées seront évaluées avant d’être administrée.
Devenir
Les animaux entrant dans l’une des procédures expérimentales (hormis les poissons destinés à l’élevage et au maintien de la lignée) seront euthanasiés à la fin des procédures expérimentales. Les tumeurs et les métastases (si présence), sont prélevés pour être analysés par des analyses biochimiques et histologiques. Seuls les animaux utilisés dans la procédure d’élevage seront réutilisés pour maintenir les lignées dans notre animalerie.
Remplacement
Pour l’étude des cancers ou d’implantation de tissus exogènes, le modèle animal est requis afin d’évaluer la croissance tumorale ou du tissu dans un environnement adéquat. En effet, ces cellules ont besoin de multiples signaux pour croitre correctement, d’une interaction avec les différents tissus et en particulier avec le système vasculaire de l’hôte, ce qui ne peut être reproduit en culture cellulaire. Pour évaluer toutes ces interactions avec les différents tissus et/ou types cellulaires, nous avons besoin d’utiliser un modèle animal. De plus ce projet privilégie le modèle poisson-zèbre qui est un modèle vertébré plus éloigné de l’Homme que les modèles mammifères murins mais qui connait aujourd’hui de nombreuses améliorations permettant de baser des projets expérimentaux sur ce modèle.
Réduction
L’étude des cancers est aujourd’hui majoritairement effectuée chez la souris via l’injection de cellules tumorales et l’analyse de tumeurs ex-vivo. Il est très difficile de réaliser des cinétiques sur le développement de des tumeurs. Les cinétiques sont possibles seulement soit avec un grand nombre d’animaux, soit avec des procédures lourdes pour l’animal. Nous cherchons donc à développer un nouveau modèle qui permettra de réaliser des cinétiques au cours de la croissance tumorale in-vivo, ce qui conduira de fait à une réduction du nombre d’animaux. Le développement de nouvelles lignées de poissons-zèbres immunodéprimés et transparents a ouvert ces nouvelles perspectives : elles permettent de suivre in-vivo différents paramètres comme la croissance tumorale ainsi que des tissus spécifiques via l’expression de protéines fluorescentes. Dans la littérature scientifique, les tailles des tumeurs présentent un coefficient de variation important. En considérant cette variation et en recherchant un effet bénéfique de traitements des groupes de 10 animaux nous permettront d’obtenir des données statistiquement significatives (dans les conditions classiques de risque). Des tests statistiques seront réalisés pour évaluer la significativité des résultats obtenues.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe, dans un environnement approprié à leur statut immunodéficitaire à température contrôlée, avec cycle diurne-nocturne de 14h / 10h. Les animaux seront examinés quotidiennement par les zootechniciens ou les expérimentateurs, sous la supervision permanente du vétérinaire clinicien, également en charge du bien-être animal. Avant chaque injection, les poissons seront anesthésiés pour limiter leurs stress. Une grille de scores sera utilisée dès la première expérimentation réalisée sur ces poissons
Choix des espèces
Le modèle poisson est en plein essor dans de nombreux domaines d’études et notamment depuis peu en cancérologie. Il est maintenant possible de maintenir les poissons-zèbres à 37°C, ce qui est la température optimale pour les cellules de mammifères qui seront utilisées. Les poissons-zèbres immunodéficients permettent le maintien des tumeurs dans l’organisme puisqu’ils ont un système immunitaire absent (ou déficient). De plus, les lignées utilisées sont transparentes, ce qui permet de réaliser des cinétiques pour la croissance de la tumeur in-vivo avec la microscopie. Enfin, elles pourront aussi être croisées avec d’autres lignées transgéniques pour obtenir des poissons immunodéficients et exprimant des gènes rapporteurs dans des types cellulaires spécifiques. Ceci permettra de visualiser des cinétiques in-vivo, via des acquisitions microscopiques, des processus cellulaires comme la vascularisation de la tumeur. Ce modèle permettra donc en plus d’une approche quantitative et qualitative, une approche temporelle in-vivo qui sera très innovante, notamment lors de tests de molécules à visée thérapeutique. La lignée utilisée dans ce projet présente un phénotype dommageable lié à son immunodéficience. Elle est de ce fait sensible aux différents types d’infections. L’eau utilisée pour le maintien ou les expérimentations sera stérilisée à l’autoclave et supplémentée en antibiotiques pour fournir un environnement adéquat à ces poissons. De jeunes adultes (12 – 16 semaines), dont tous les systèmes tissulaires et cellulaires sont opérationnels, seront utilisés pour mener à bien ces expérimentations.