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Souris : 828
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 828

Les souris sont mises à mort dès l'apparition des signes tumoraux, "avant leur mort naturelle", après irradiation, injections répétées et prélèvements sanguins. 828 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever organes et cellules. Le modèle vise à reproduire un lymphome agressif, le lymphome diffus à grandes cellules B, et à tester de nouvelles thérapies. L'effectif de 828 animaux repose sur la gestion externe de l'élevage et des "statistiques prédictives", sans calcul de puissance détaillé dans le résumé.

Objectifs

Le lymphome est le cancer du sang le plus fréquent et le sixième cancer le plus fréquent au monde. Le lymphome diffus à grandes cellules B est une forme agressive de lymphome, représentant 30 à 40 % des cas. Le traitement actuel du lymphome diffus à grandes cellules B repose sur la chimiothérapie ou la greffe de moelle osseuse ; cependant, environ 40 % des patients cessent de répondre au traitement (rechute) ou n’y répondent pas (maladie réfractaire), ce qui a généralement des conséquences fatales. Il est donc urgent de trouver des traitements plus efficaces pour ces lymphomes. À l’heure actuelle, il n’existe pas de modèles expérimentaux reproduisant fidèlement le lymphome diffus à grandes cellules B. L’objectif de ce projet est de générer des lymphomes à l’aide d’un nouveau modèle murin permettant de suivre l’initiation et la progression de la maladie. Ce modèle nous permettra d’étudier les causes du développement du lymphome et sera également utilisé pour des applications précliniques, notamment pour tester l’efficacité de nouvelles thérapies contre ces lymphomes agressifs.

Bénéfices attendus

Nous allons générer des informations importantes sur les gènes et les voies de signalisation impliquées dans l'apparition et la progression du lymphome diffus à grandes cellules B, actuellement inconnus. De plus, ces modèles nous permettront de réaliser des études précliniques, afin d'identifier de nouvelles façons d'activer et de stimuler le système immunitaire de l'hôte, et de tester de nouvelles thérapies afin d'améliorer les traitements contre les cancers du sang.

Procédures

Les souris qui développeront des lymphomes seront suivies. Elles seront manipulées deux fois par semaine pour être pesées et observer les signes de formation tumorale : perte de poids, diminution de l’activité, posture voûtée, pelage ébouriffé, hypertrophie des ganglions lymphatiques, changements de comportement pour mettre à mort les souris avant leur mort « naturelle ». Des prélèvements tissulaires seront effectués afin de déterminer les causes de la formation tumorale et de constituer une biobanque. Certaines souris recevront une injection d’une minute pour être immunisées (toutes les 3 semaines, jusqu’à 8 injections). Certaines souris subiront une déplétion de la moelle osseuse par irradiation une seule fois, ce qui peut engendrer une détresse et une agitation. Ils recevront ensuite une injection d'une minute pour transférer des cellules de moelle osseuse, et une prise de sang sera effectuée 3 et 6 semaines plus tard pour vérifier la reconstitution de la moelle osseuse. Et certaines souris recevront le traitement par injection ou par voie orale quotidiennement pendant 4 semaines maximum. Des prélèvements sanguins seront effectués sur les souris au début et à la fin du traitement afin d'analyser leur numération sanguine. Types d’interventions : - Contentions pour pesées et mesures : durée = 5 secondes / nombre = 30 max - Administration par gavage sur animal vigile : durée = 1 minute / nombre = 20 max - Administration par injection sur animal vigile : durée = 30 secondes / nombre = 28 max - Prélèvement sanguin : durée = 1 minute / nombre = 4 - Irradiation : durée 10min / nombre = 1

Impact sur les animaux

Les symptômes associés au lymphome comprennent : perte ou prise de poids, respiration rapide, pelage ébouriffé, posture voûtée et/ou mouvements lents. De plus, la manipulation des souris lors de la surveillance, de l’irradiation ou des injections peut induire du stress. Une inflammation peut également survenir au point d’injection. Les injections et les prélèvements sanguins provoquent aussi du stress et une légère douleur passagère.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux en fin de procédure nécessaire pour la récupération des organes et la récupération des cellules pour leur étude ultérieure.

Remplacement

Compte tenu de la complexité du processus impliqué dans la formation des lymphomes, résoudre ce problème uniquement par l’analyse in vitro n’est pas suffisant et l’utilisation de modèles animaux est essentielle. Par conséquent, pour l’instant, aucune méthode alternative ne permet de remplacer complètement le modèle murin dans notre étude. Cependant, les résultats obtenus à partir de nos expérimentations permettront de développer un protocole in vitro qui pourrait à terme remplacer partiellement les modèles animaux.

Réduction

L'élevage sera géré en externe, et nous permettra de limiter le nombre de croisements au minimum afin d'obtenir le bon nombre de souris nécessaire à ce projet. Nous utiliserons des souris mâles et femelles puisque le lymphome affecte les deux sexes. Nous utiliserons des statistiques prédictives pour établir la constitution des groupes. De plus, les cellules tumorales excédentaires récoltées sur des souris mises à mort seront congelées pour créer une banque de tumeurs, afin de minimiser le nombre de souris nécessaires pour fournir du matériel pour de futures expériences.

Raffinement

Nous avons établi une grille d'évaluation avec des seuils précoces adaptés pour détecter les lymphomes suffisamment tôt afin de réduire au maximum la souffrance animale tout en conservant une rigueur scientifique. Cela comprend une surveillance accrue lors de l'observation de changements de poids, de mouvements, d'apparence physique et de comportement ; et arrêter l'expérience lorsque les symptômes du lymphome apparaissent. De plus, si les souris présentent des égratignures ou des blessures, nous utiliserons une solution d'iode pour désinfecter la zone. Et si les souris présentent des signes de détresse suite à toute intervention, nous renforcerons la surveillance.

Choix des espèces

Les souris sont les espèces les plus utilisées pour étudier la formation et le développement des lymphomes en raison de la flexibilité nécessaire pour effectuer des manipulations génétiques (souches avec des gènes désactivés) et de la possibilité de tester l'agressivité de la maladie par le transfert de cellules malignes et pré-malignes dans des souris réceptrices. Ils ont également un cycle de vie court et se reproduisent facilement. Pour les expériences de développement du lymphome, les souris seront âgées jusqu'à l'âge de 8 mois, correspondant à la période de latence de cette maladie d'après nos études précédentes. Pour les expériences de transfert cellulaire, des souris adultes âgées de 6 à 8 semaines sont utilisées comme souris receveuses.

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Souris : 1644
Souffrances
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Devenir
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 1644

1 644 souris vont être utilisées, toutes tuées, la quasi-totalité dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, chacune d'abord soumise douze à vingt semaines à un régime gras et sucré pour rendre son foie malade. On leur injecte ensuite des cellules cancéreuses dans le foie, puis des immunothérapies combinées à une radiothérapie interne, avec deux séances d'imagerie par semaine sous anesthésie. Les traitements peuvent provoquer une toxicité de la rate et de la moelle osseuse et une anémie. Les bénéfices avancés pour les patients, moindre toxicité par voie intratumorale et biomarqueurs prédictifs, restent au conditionnel face à ces atteintes présentes.

Objectifs

Ces dernières années, la prise en charge de patients atteints de cancers du foie métastatiques a été améliorée par l’utilisation de traitements appelés immunothérapies. Bien que très efficaces chez certains patients, les immunothérapies ne permettent pas de traiter tous les patients atteints de cancer du foie et nombreux sont ceux qui y résistent. Par ailleurs ces traitements sont très toxiques et induisent des effets secondaires importants, limitant grandement leur utilisation généralisée. Pour augmenter les chances de réponses aux immunothérapies par les patients résistants, une stratégie consiste à combiner les immunothérapies avec un autre traitement : - soit une autre immunothérapie, - soit une thérapie ciblée (chimiothérapie par exemple), - soit une autre technique comme la radiothérapie interne vectorisée (RIV), une méthode en plein essor qui greffe un radioisotope sur une molécule de « guidage » lui permettant d’atteindre précisément sa cible tumorale pour y délivrer la radioactivité en limitant l’altération des tissus environnants. L’objectif de notre projet est donc de tester en parallèle ces trois types de combinaison pour traiter des modèles de cancer du foie métastatiques. Dans le cas particulier de la combinaison immunothérapie / RIV, deux voies d’administration du radiopharmaceutique utilisé pour la RIV seront testées : - l’administration en intraveineuse qui est la méthode standard mais qui n’est pas sans effets secondaires du fait de l’exposition d’organes sains non ciblés via le passage du radiopharmaceutique dans la circulation générale, - et comme alternative, l’administration par voie intratumorale qui limiterait ces effets secondaires. Un autre objectif du projet est d’investiguer les modifications immunitaires post traitements, pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents aux interactions entre les traitements contre le cancer et le système immunitaire chez l’Homme.

Bénéfices attendus

L’objectif du projet est de proposer des approches thérapeutiques et de nouveaux éléments de compréhension des mécanismes immunitaires pouvant être applicables par la suite chez l’Homme. Ce projet devrait permettre de mettre en avant une nouvelle stratégie thérapeutique efficace contre les cancers primitifs du foie, à la fois sur une tumeur traitée mais aussi potentiellement sur des nodules distants du site du cancer primaire. La réduction de la toxicité des traitements par l’utilisation de la voie d’administration intra-tumorale plutôt que intraveineuse pourrait également permettre de revoir leurs indications dans certains cancers. De plus, l’utilisation de biomarqueurs ainsi identifiés permettrait chez l’humain de mieux adapter les traitements. Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes immunitaires en jeu dans la réponse aux immunothérapies et à la radiothérapie, ainsi que de démontrer l’effet antitumoral, potentiellement synergique, des thérapies combinées. L’investigation des modulations immunitaires post-traitement pourrait permettre de mettre en avant des groupes de cellules immunitaires dont la présence varie grandement entre des individus répondeurs et des non-répondeurs aux traitements (seuls ou combinés). Il sera alors possible d’identifier des potentiels biomarqueurs immunitaires de réponse ou de résistance au traitement. A l’heure d’une médecine de plus en plus personnalisée dans le cas de la prise en charge de cancers avancés, les biomarqueurs permettraient de prédire les chances de réponse au traitement pour chaque patient, permettant de gagner un temps précieux en les dirigeants directement vers une autre option thérapeutique. Ce projet sera aussi l’occasion de mettre en avant la voie d’injection intra-tumorale, qui devrait permettre de réduire significativement les effets secondaires toxiques associés aux traitements, surtout lorsque ceux-ci sont combinés.

Procédures

Dans un premier temps, le développement des modèles est nécessaire et passe par plusieurs étapes : - Tous les animaux seront soumis à un régime riche en gras et en sucre pendant 12 à 20 semaines avant le début des expérimentations pour induire une maladie du foie gras, présente chez la très grande majorité des patients atteints de cancer primitif du foie. - Les cancers du foie seront ensuite induits chez les animaux sous anesthésie générale pendant 30 à 60 minutes, par injection de cellules cancéreuses dans un lobe hépatique. La tumeur mimant une métastase sera induite par injection d’une suspension des mêmes cellules de cancer du foie, toujours sous anesthésie générale. Par la suite, les animaux seront traités sous anesthésie générale par injection avec : - les immunothérapies seules - Les immunothérapies combinées avec de la radiothérapie interne (1 minute par injection, pouvant être répétées tous les 4 jours dans la limite de 3 fois maximum). Dans la mesure du possible, les implantations tumorales intrahépatiques et les traitements intra tumoraux seront fait par voie percutanée. Néanmoins, si les tests de mise au point ne sont pas concluants, une seule chirurgie abdominale sera faite (pour limiter les incisions chez les animaux) soit pour l’implantation, soit pour l’injection intra tumorale. L’autre technique se fera par voie percutanée. Des imageries multiples pré et post traitements sous anesthésie générale (2 par semaine et par animal, d’une durée de 120 minutes maximum, durant toute la durée des études, soit 8 semaines maximum après implantation des tumeurs) seront effectuées pour suivre l’efficacité des traitements, et évaluer les potentiels biomarqueurs prédictifs de réponse. Pour les besoins des traitements et des imageries, des administrations (de traitements ou de produits d’imagerie) pourront être réalisées (3 par semaine maximum, sur 3 semaines maximum). Pour le besoin des imageries, des molécules pourront être injectées sous anesthésie générale (1 minute par injection). Des prélèvements de sang (un seul avant traitement, puis 1 fois par semaine pour un total de 5 prélèvements, pendant 1 minute), sous anesthésie générale ou en vigile, seront effectués pour suivre l’évolution de différents marqueurs sanguins.

Impact sur les animaux

Le régime enrichi en gras et en sucre entraine une accumulation de gras dans le foie (asymptomatique) et une prise de poids de l’animal. Les chirurgies peuvent induire une douleur au site d’incision pendant les 24 à 48h suivant l’opération. Une analgésie sur ces délais sera administrée pour pallier cette douleur, et une attention particulière sera portée après ces procédures. Les anesthésies de longue durée (pendant des sessions d’imagerie) peuvent induire une hypothermie chez l’animal, une désorientation et un stress au réveil. Les prélèvements et injections peuvent entrainer une douleur au niveau du site de prélèvement ou d’injection. Les traitements (immunothérapie et radiothérapie interne) peuvent avoir une toxicité non spécifique au niveau d’organes sains, notamment la rate et la moelle osseuse, avec dans ce cas des conséquences possibles sur l’état général (anémie par exemple). La durée des traitements ne dépassera pas plus de 3 semaines.

Devenir

A l’issu de chaque procédure, les animaux seront mis à mort afin de prélever es ’organes pour étudier notamment les populations cellulaires dans les tumeurs et investiguer de potentiels effets secondaires des traitements.

Remplacement

Ce projet a pour objectif d’évaluer l‘efficacité thérapeutique de combinaisons de traitements anticancéreux, qui jouent notamment sur le système immunitaire. Il n’est actuellement pas possible de représenter entièrement les interactions complètes mises en jeu au cours d’une réponse immunitaire antitumorale, c’est pourquoi il est nécessaire de travailler sur des organismes vivants. De la même façon, la distribution des traitements injectés par voie intra-tumorale ou intraveineuse diffère, et nécessite de travailler sur des organismes complets pour comprendre à la fois les effets bénéfiques mais aussi les effets secondaires potentiels pouvant intervenir.

Réduction

L’utilisation de différentes modalités d’imageries permettra d’obtenir plusieurs types d’informations chez un même animal, permettant de réduire le nombre d’animaux utilisés. De même, la répétition d’imageries et de prélèvements sur un même animal permettra de réduire le nombre de souris utilisées. En effet, grâce à l’imagerie répétée à différents temps, il est possible de faire un suivi dans le temps (cinétique) de plusieurs paramètres, là où auparavant, pour connaitre l’évolution d’un phénomène dans le temps, plusieurs sujets étaient nécessaires. Cette possibilité de suivi dans le temps chez un même animal, par l’imagerie notamment, permettra aussi de répondre à plusieurs questions scientifiques à la fois (évolution de la réponse antitumorale dans le temps, évaluation de la prédictivité de deux biomarqueurs sur un même individu). Le nombre d’individus nécessaires au cours de chaque étude a été déterminé par une approche statistique qui permet de réduire le nombre d’animaux au minimum suffisant pour garantir la validité et l’interprétabilité des résultats.

Raffinement

Les souris, âgées de 4 à 5 semaines, seront hébergées par groupe dans une cage enrichie avec un tunnel de camouflage, des bâtonnets de bois et du matériel pour la fabrication de nids. Les animaux seront observés quotidiennement par les zootechniciens en charge de leurs soins et par les expérimentateurs. Une semaine d’acclimatation est prévue au début de leur séjour et avant de débuter le régime alimentaire spécifique. Les animaux nourris avec le régime et porteurs de tumeurs feront l’objet d’une surveillance journalière et d’un suivi à minima hebdomadaire du poids au cours du traitement. Toutes les interventions invasives (injections, chirurgies), ainsi que les imageries, seront réalisées sous anesthésie générale afin de minimiser le stress de l’animal et les douleurs liées aux interventions. Afin de minimiser le stress, la phase de réveil sera réalisée dans leur cage. Si un changement de cage est prévu, le transfert d’un peu de litière (généralement un papier absorbant) sera prévu dans la cage de réveil. Les traitements pouvant induire des effets secondaires, seules des doses thérapeutiques décrites et validées dans la littérature seront utilisées pour limiter la toxicité. En cas de complications, le vétérinaire de l’installation sera alerté afin de mettre en œuvre des traitements appropriés. Les animaux seront observés quotidiennement et un ensemble d’indicateurs prédictifs de douleurs ou stress éventuels a été mis place. Le moindre signe de mal-être (prostration, dépilation, refus de s’alimenter…) entrainera une évaluation précise de l’état général de l’animal, et les interventions nécessaires seront mises en œuvre, conformément aux recommandations vétérinaires. Des mesures adaptées seront mises en place pour éviter ou limiter la douleur, notamment par l’administration d’antalgiques lorsque cela est nécessaire. Enfin, des critères d’arrêt d’expérience clairs seront définis : si un animal présente des signes de souffrance ou un état de santé dégradé, il sera retiré de l’expérimentation et pris en charge de manière appropriée.

Choix des espèces

Ce projet a comme objectif d’évaluer de nouveaux axes thérapeutiques qui peuvent être directement transférables à l’humain. La souris est une espèce de choix pour la mise en place de modèle tumoraux. Les modèles permettant une implantation de la tumeur dans son environnement d’origine (ici le foie), environnement rendu pathologique par un régime, permettant ainsi de mimer les cancers du foie majoritairement développés sur une maladie hépatique, sont largement utilisés pour examiner le microenvironnement tumoral essentiel pour valider les stratégies thérapeutiques et les biomarqueurs prédictifs. Par ailleurs, les traitements associés dans ce projet ont déjà démontré, utilisés en monothérapie, leur efficacité sur la souris et chez l’Homme, ce qui rend cette espèce pertinente pour des études d’efficacité et d’étude de mécanismes immunitaires communs aux deux espèces. Par ailleurs, le travail sur le modèle de la souris permettra de positionner ces recherches dans le cadre des précédentes études en interne et décrites dans la littérature, pour ainsi renforcer les hypothèses étudiées et les résultats obtenus, permettant de mieux pouvoir les compléter et les comparer. Les souris utilisées dans ce projet seront de jeunes adultes (5 semaines) ou adultes (8 semaines). Cette tranche d’âge est représentative de l’âge de la majorité des patients atteins de cancers hépatiques.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1000
Souffrances
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Devenir
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Une partie des souris utilisées est immunodéficiente ou porteuse d'un système immunitaire ou d'un foie humanisés. 1 000 souris vont être utilisées, dont 900 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une microchirurgie sectionnant le ligament croisé pour provoquer une arthrose du genou, des injections, des prélèvements sanguins et de l'imagerie, avant d'être tuées pour analyse. Le porteur relie l'effectif à un "plan commercial" de croissance et prévoit jusqu'à 100 souris pour l'entraînement au geste chirurgical, une partie pouvant être réutilisée dans une formation interne.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de pouvoir tester des candidats médicaments pour des maladies d’ostéoarthrite post-traumatique. Pour ce faire, nous induirons à l’aide d'une micro-chirurgie une ostéoarthrite sur des souris immunodéficientes, immunocompétentes ou avec un système immunitaire et/ou un foie humanisé. Le modèle nous permettra non seulement d’évaluer l’effet du candidat médicament sur la progression de l'inflammation mais également d’analyser l’implication du système immunitaire dans cet effet, dans le but de mieux prédire la réponse humaine aux traitements. Des souris sans maladies induites pourront également être utilisées comme contrôles négatifs dans des études pilotes, des études de biodistribution et toxicité de candidats thérapeutique.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à améliorer la compréhension des mécanismes physiopathologiques impliqués dans l’arthrose post-traumatique, en particulier les interactions entre instabilité articulaire, inflammation synoviale et dégradation tissulaire. Les résultats attendus pourraient permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et de mieux caractériser les étapes précoces de la maladie, contribuant ainsi au développement de stratégies de prévention ou de traitements innovants. À plus long terme, ce projet pourrait avoir un bénéfice pour la santé humaine en participant à l’amélioration de la prise en charge des pathologies articulaires dégénératives.

Procédures

-Identification par puce électronique : 2 fois maximum si puce non fonctionnelle ou perdue. Durée de quelques secondes. -Injection(s) de solution saline isotonique contenant des plasmides/ADN (pour favoriser le développement de populations immunitaires humaines d’intérêt) : une ou deux fois selon la durée de l’étude. Ces injections, administrées uniquement aux souris de plus de 18 g, dureront entre 10 et 15 secondes et pourront être répétées selon le protocole. -Administration de composés de recherche destinés au traitement des pathologies : anesthésie gazeuse selon la voie choisie. Volumes proportionnels au poids de l’animal avec un maximum défini. Durée de 10-15 secondes. Nombre défini selon le protocole d’étude et dépendra de la fréquence d'administration des composés. Ceci sera évalué par le vétérinaire. -Prélèvements sanguins : anesthésie gazeuse selon la voie choisie. Volumes maximaux proportionnels au poids avec une limite fixée sur une période glissante de 14 jours. Réhydratation avec sérum physiologique si nécessaire. La répartition des prélèvements figurera dans le protocole de l’étude et sera contrôlée par un vétérinaire. Durée de quelques secondes. Pour les analyses nécessitant un volume plus important, un prélèvement terminal, sans réveil de l’animal, sous anesthésie gazeuse sera réalisé. -Prélèvements d’urines et de fèces : par contention et massage du ventre. - Actes chirurgicaux pour induire la maladie : sous anesthésie gazeuse avec une analgésie pré et post opératoire et un suivi post-opératoire rigoureux. La chirurgie durera environ 20 minutes. À l’issue des études, les animaux devant être euthanasiés le seront selon les méthodes réglementaires. Toutes les interventions seront réalisées sous un suivi clinique rigoureux afin de minimiser douleur et stress des animaux.

Impact sur les animaux

-Identification par puce électronique classique ou thermopuce : stress, gêne, douleur dans les heures suivants l’injection. -Prise de température rectale : stress transitoire, inconfort ou légère douleur à l’insertion du thermomètre, risque minimal de blessure rectale. -Injection(s) hydrodynamique(s) intraveineuse(s) de plasmides : hématome, troubles cardio-respiratoires, altération marquée de l’état général, pendant les minutes suivants l’injection. -Administration de traitements ou de composés : effets potentiellement toxiques des composés à visées thérapeutiques, hématome, douleur, lésion au site d’administration (notamment si administrations répétées). -Imagerie : stress, effets potentiels des anesthésies prolongées ou répétées (hypothermie, déshydratation, récupération ralentie), effets secondaires liés à la luciférine (irritation locale, léthargie ou agitation), bien qu’ils soient très rares à doses standards, une perturbation du cycle veille/sommeil si les imageries sont réalisées à des moments non physiologiques. -Chirurgie : douleur, hémorragie, défaut du système d’anesthésie / analgésie (réveil en cours de procédure), un état clinique détérioré au réveil (hypothermie), mauvaise cicatrisation. L’instabilité articulaire provoquée peut entraîner une inflammation synoviale, un œdème du genou, une dégradation du cartilage, des remaniements osseux et la formation d’ostéophytes. Ces atteintes peuvent être associées à une douleur articulaire, une boiterie, une diminution de l’appui sur le membre opéré, une raideur et des difficultés locomotrices. -Prélèvements sanguins : hématome, anémie, douleur, lésion au site de prélèvement (notamment si prélèvement répétés). -Rasage et crème dépilatoire : microlésions, irritations cutanées, gêne (sensation de brûlure de la crème), inflammation transitoire. -Anesthésie : risque d’hypothermie et de sécheresse oculaire. -Prélèvement d’urine et de fèces : stress, gêne. Des nuisances peuvent également être induites par le stress dû aux contentions. La douleur peut se manifester, entres autres, par une perte de poids, une hypo- ou une hyperactivité, une prostration ou des difficultés à se déplacer.

Devenir

Les animaux ayant atteints les point limites ou sur demande du vétérinaire seront euthanasiés. Ils ne recouvreront pas leur état de santé et de bien-être général. Des souris issues de cette procédure pourront être réutilisées dans le projet « Formation interne aux procédures et gestes techniques appliqués aux souris » sur décision vétérinaire. Ceci ne pourra être envisagé que dans les cas ou des animaux ont subi seulement une partie de la procédure (ex : animaux du groupe contrôle négatif), aucun acte chirurgical et ne présentant pas d’altérations résiduelles de leur état de santé.

Remplacement

Le recours à un modèle animal est justifié par l’absence de méthodes alternatives permettant de reproduire de manière intégrée les mécanismes complexes impliqués dans l’arthrose post-traumatique. Des approches in vitro, telles que les cultures cellulaires ou les modèles tridimensionnels de cartilage, permettent d’étudier certains processus moléculaires ou cellulaires isolés. Cependant, elles ne permettent pas de reproduire l’ensemble des interactions dynamiques entre les différents tissus de l’articulation (cartilage, membrane synoviale, os sous-chondral) ni les effets de l’instabilité mécanique induite par la section du ligament croisé antérieur. De même, les approches in silico ou les modèles informatiques ne permettent pas à ce jour de simuler de manière fiable la réponse inflammatoire et la progression tissulaire observées in vivo. Ainsi, seul un modèle animal permet d’étudier de manière intégrée les interactions entre contraintes biomécaniques, inflammation et dégradation articulaire, indispensables pour répondre aux objectifs du projet. Le recours à l’animal est donc considéré comme nécessaire en l’état actuel des connaissances scientifiques.

Réduction

Un total de 1000 souris seront utilisées, couvrant une période de 5 ans et permettant de réaliser 30 études précliniques de 30 souris. La mise en place de la microchirurgie nécessitera une formation spécifique afin d’acquérir, puis de maintenir la maîtrise du geste et de la technique. À ce titre, jusqu’à 100 souris sur une période de 5 ans pourront être utilisées à des fins d’entraînement. Aucune approche statistique n'a été réalisée pour le nombre total d’études ou pour le nombre total d’animaux dans le projet. L’estimation du nombre d’animaux est réalisée sur base du nombre d’études effectuées les années antérieures et anticipant une croissance chaque année, en accord avec le plan commercial. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque étude sera réduit au maximum par des analyses rétrospectives systématiques afin d’assurer une puissance statistique suffisante tout en évitant l’utilisation excessive d’animaux. Une attention particulière sera portée à l’optimisation et la standardisation des procédures chirurgicales, afin de réduire la variabilité interindividuelle pour assurer la meilleure reproductibilité possible et ainsi limiter le nombre d’animaux requis. Lorsque cela est compatible avec les objectifs scientifiques, plusieurs paramètres seront analysés à partir d’un même animal (analyses histologiques, biologiques et moléculaires), afin de maximiser les données obtenues par individu. Ainsi, toutes les stratégies visant à réduire le nombre d’animaux, sans compromettre la qualité scientifique du projet, seront mises en œuvre conformément au principe de réduction.

Raffinement

En début d'étude et tout en respectant la réglementation en vigueur, les souris seront hébergées par groupes sociaux, préférentiellement stables, de 2 à 5 individus. Des compléments alimentaires pourront être administrés suivant l’état de santé des animaux. La cage contiendra à minima une couche de litière permettant aux souris de creuser, de se cacher et de réaliser un nid, élément essentiel à leur bien-être. En outre, des enrichissements de qualité seront fournis dans chacune des cages : morceaux de bois, tunnel en carton, kraft et/ou boules de cotons. À leur entrée dans l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation de minimum 4 jours. Les souris pourront recevoir des puces électroniques permettant de mesure la température corporelle afin d’éviter une prise rectale plus impactante. Lors d’un changement de zone au sein de l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation d’une nuit au minimum. Pour limiter la douleur, la souffrance et l’angoisse, une échelle de scores cliniques (pelage, mobilité, état général, activité, comportement, etc…) sera appliquée dès le premier geste invasif ou dès qu’un signe d’altération sera observé lors de la surveillance quotidienne. Des traitements antalgiques préventifs et curatifs seront mis en œuvre dès que nécessaire, sous avis vétérinaire, administrée avant et après intervention chirurgicale ou toute procédure potentiellement douloureuse (par exemple : intervention chirurgicale, implantation de certains dispositifs ou cathéters, manipulations invasives des tissus, injection répétées). Un relais dans l’eau de boisson pourra ensuite être réalisé. Le vétérinaire aura pleine autorité pour euthanasier un animal ou mettre en œuvre un traitement anti-douleur. Concernant les prélèvements sanguins, un volume maximal est défini pour un prélèvement unique, au-delà il s’agira d’un prélèvement terminal sous anesthésie. Les fréquences sont limitées et une réhydratation est prévue. Les points limites déclenchant l’euthanasie incluent : atteinte sévère de l’état général, douleur non contrôlée ou tout score clinique dépassant les seuils définis, perte de poids dépassant les seuils définis.

Choix des espèces

90 % des gènes humains ont un équivalent chez la souris, permettant d’élaborer des approches génétiques et fonctionnelles valides. Lorsque les gènes orthologues produisent des effets différents entre souris et humain, le remplacement dans le génome du gène de la souris par son équivalent humain ou de manière fonctionnelle par greffe de cellules humaines dans une lignée immunodéficiente permet la création de lignées humanisées. Pour les souris non humanisées et humanisées avec des cellules sanguines provenant du sang périphérique, les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 6 semaines. Pour les souris humanisées avec des cellules souches issues de cordons ombilicaux humains, les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 8 semaines, première apparition des cellules humaines dans le sang. Pour les souris humanisées au niveau du foie ou double-humanisées (foie + système immunitaire), les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 13 semaines, correspondant au délai nécessaire pour obtenir une prise de greffe hépatique suffisante dans la majorité des souris.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 480
Souffrances
▲ 480
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Devenir
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 480

Le projet sert à mettre au point une solution de conservation d'organe inventée et brevetée par l'équipe. 480 rats vont être utilisés, opérés du thorax sous anesthésie et tués avant tout réveil, dans des procédures menées sans réveil. Chaque animal reçoit une chirurgie de cinq minutes puis une injection d'anticoagulant avant la mise à mort et le prélèvement du cœur, qui sert de greffon pour tester la solution. Le porteur affirme que les modèles cellulaires restent "très insuffisants" pour représenter la complexité de l'organisme entier et juge l'expérimentation animale indispensable à la validation de sa solution.

Objectifs

L’objectif du projet est l’évaluation d’une nouvelle solution de préservation destinée au greffon cardiaque ainsi que la détermination des conditions optimales de survie du greffon cardiaque. CONTEXTE La transplantation d’organes, en particulier cardiaque, est face à une crise récurrente : la pénurie de greffons. Le manque crucial d'organes est en effet responsable de la première cause de mortalité en transplantation cardiaque. Afin d'optimiser le nombre de prélèvements et d'assurer une protection optimale des greffons cardiaques, notre équipe a inventé et breveté une nouvelle solution de conservation, permettant d’améliorer la préservation du cœur. OBJECTIF Notre objectif général est d'optimiser la survie du greffon cardiaque grâce à cette nouvelle solution. Les études expérimentales proposées seront menées chez le rat. Nos objectifs opérationnels sont les suivants : 1- Apprentissage et validation des techniques de prélèvement-conservation-réanimation des cœurs. 2- Comparaison de la nouvelle solution de conservation versus les autres solutions utilisées en clinique. 3- Détermination de la température optimale de conservation des greffons cardiaques. 4- Optimisation de la composition de la solution retenue en perfusion, en particulier par l’ajout d’un nouveau transporteur d'oxygène. 5- Élaboration du cycle optimal de perfusion. 6- Évaluation de l’efficacité des paramètres retenus, dans le cas des greffons prélevés à cœur arrêté. 7- [Modification : Validation des paramètres retenus dans un modèle de rat femelle]

Bénéfices attendus

Partout dans le monde, la transplantation d’organes fait face à une pénurie de greffons qui croît constamment. Pour optimiser la protection de ces greffons, disposer d’une solution de préservation adaptée et protectrice est essentiel car à l’heure actuelle, différentes solutions (expérimentales et cliniques) ont été identifiées pour la conservation des greffons mais aucune ne fait le consensus. En utilisant une méthodologie inédite notre équipe a conçu une nouvelle solution de conservation. L’objectif général du projet est donc d’évaluer et d’optimiser l’utilisation de cette solution en vue d’une future utilisation clinique. Nous utiliserons le rat comme modèle animal pour réaliser les études précliniques.

Procédures

Première partie du projet : Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale d’une durée de 5 minutes, sous anesthésie générale et couverture analgésique adéquates, suivi d’une injection intraveineuse d’une molécule anticoagulante (moins d’1 minute). L’animal est mis à mort dans les 5 minutes suivant l’injection, sous anesthésie (durée totale de l’anesthésie : 30 minutes maximum). Deuxième partie du projet : Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale d’une durée de 5 minutes, sous anesthésie générale et couverture analgésique adéquates, suivie d’une injection intraveineuse de molécules anticoagulante, anesthésiante et curarisante (moins de 3 minutes). L’animal est mis à mort dans les 30 minutes suivant la dernière injection, sous anesthésie (durée totale de l’anesthésie : 45 minutes maximum).

Impact sur les animaux

Le protocole expérimental consiste à placer l’animal sous anesthésie générale, complétée par des antalgiques puis réaliser une chirurgie thoracique permettant le prélèvement du cœur. Il s’agit donc de procédures sans réveil.

Devenir

Ce projet consiste à étudier les paramètres de conservation de greffons cardiaques. L’ensemble des animaux sont donc mis à mort pour permettre le prélèvement du cœur (greffon cardiaque).

Remplacement

La nouvelle solution de conservation a déjà été testé sur modèles cellulaires et a donné de bons résultats. Toutefois, les protocoles de conservation sur cellules restent très insuffisants pour représenter la complexité des phénomènes physiopathologiques survenant au niveau de l’organisme entier et du greffon cardiaque. L’évaluation des effets protecteurs de la nouvelle solution nécessite ainsi une expérimentation impliquant l’animal. L’utilisation du modèle animal adéquat, permet de mimer les situations cliniques (conservation du greffon suivie de transplantation), et conditionne la validité de l’évaluation de la nouvelle solution.

Réduction

Sur la base de notre expérience passée, nous avons réduit au maximum le nombre d’animaux utilisés par groupe. Par ailleurs, les animaux de la première étape du projet seront intégrés aux groupes contrôles du projet. Le projet est organisé par étape de validation successives et seuls les paramètres optimaux sont appliqués d’une étape à l’autre. Les dates et nature des expérimentations sont communiquées aux autres porteurs de projets locaux (par le biais de la cellule bien-être animale), potentiellement intéressés pour prélever post-mortem d’autres tissus sur l’animal. [Modification : dans le but de tester les différents paramètres sur un modèle de cœur femelle, nous proposons de ne pas réaliser les tests pour chaque condition mais seulement ce qui nous permettra de comparer les optimaux, soit dans les procédures 2, 3 et 6)

Raffinement

Les animaux seront habitués à la manipulation afin de diminuer le stress le jour de l’expérimentation.

Choix des espèces

Le rat (souche « Wistar ») est utilisé en première intention car c’est sur cette espèce qu’ont été décrits les résultats historiques de fonction de cœur isolés perfusés. De plus, nos méthodes d’évaluation fonctionnelles sont bien validées entre nos mains chez le rat et pour cette souche en particulier. Nous utiliserons de jeunes adultes, âgés de quelques mois (poids compris entre 250-350g). Cela correspond, en clinique humaine, aux patients jeunes et jeunes adultes éligibles qui sont prélevés lors des prélèvements d’organes chez l’homme.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 44
Souffrances
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Devenir
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 44

Une chute trop forte de la pression artérielle déclenche la mise à mort de l'animal. 44 rats vont être utilisés, tous tués, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Chaque rat reçoit une chirurgie provoquant une infection, deux cathéters posés au cou et des échographies cardiaques répétées sous anesthésie pendant 4 à 16 heures, jusqu'à l'installation d'un choc septique. Le projet teste si une protéine, l'anticorps Procizumab, protège les vaisseaux sanguins, les organes étant prélevés après la mort.

Objectifs

En cas d’infection, certains patients présentent une inflammation excessive qui met en jeu leur pronostic vital. Quand les systèmes de régulation physiologique sont débordés, on dit que le patient est en choc septique. Il s’agit d’une infection sévère qui nécessite le transfert des patients en réanimation. C’est une pathologie grave avec une mortalité élevée. Le choc septique est marqué par une hypotension sévère liée à une dysfonction des vaisseaux sanguins qui deviennent trop dilatés et laissent fuir une partie du contenu des vaisseaux. Les patients présentent également une atteinte du cœur qui se contracte trop faiblement. Ces 2 processus entrainent une baisse majeure de l’apport de sang aux organes. Les organes ne reçoivent alors plus assez d’oxygène. Cela entraine un état de défaillance de l’ensemble des organes induisant le décès du patient. Les médicaments actuellement utilisés (antibiotiques, médicament pour augmenter la tension artérielle) ne jouent pas sur l’atteinte des vaisseaux sanguins. Notre équipe étudie le rôle d’une protéine qui joue un rôle dans le maintien de la stabilité des vaisseaux. L’objectif de ce projet est de savoir si cette protéine permet de diminuer l’atteinte des vaisseaux dans un modèle de choc septique chez le rat. Nous voulons déterminer si la supplémentation de cette protéine protègerait de l’inflammation, puis nous évaluerons si cette protéine peut servir comme traitement dans le choc septique.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de mieux définir le rôle de la protéine d’intérêt dans le choc septique et potentiellement être utilisée comme un nouveau médicament dans l’infection grave.

Procédures

44 animaux auront une chirurgie sous anesthésie générale. 24 animaux subiront une chirurgie pour provoquer une infection (durée 20min) et 24 subiront une chirurgie contrôle (durée 15 min). Tous les animaux auront la mise en place de 2 cathéters en regard du cou, réalisé sous anesthésie générale (durée 20min). Les animaux auront des échographies cardiaques toutes les 30 minutes pendant la durée de l’étude (4 heures ou 16h). L’animal est laissé durant toute cette période sous anesthésie générale. Les animaux auront des prélèvements sanguins répétés, via l’un des cathéters mis dans le cou, les prélèvements sont réalisés sous anesthésie générale, sans nécessité de ponction spécifique (durée 1 min par prélèvement). Tous les animaux auront des prises de pressions artérielle, celle-ci est mesurée en continu via l’un des cathéters du cou, sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

L’injection intrapéritonéale (anesthésie et analgésie) entrainent une douleur légère. Par ailleurs, l’anesthésie générale provoque un état confusionnel durant environ 2h. La chirurgie réalisée pour entrainer l’infection est responsable, à court terme de douleur en regard de la cicatrice et à moyen terme d’une infection responsable d’une diminution de la mobilité et une diminution des interactions sociales. Pendant les 16 premières heures, l’animal présente des signes d’infections non sévère puis après 16 h, il rentre dans un état de choc septique avec une infection grave, avec notamment une diminution de la contraction du cœur.

Devenir

Pour l’ensemble des procédures, la mises à mort est suivie de prélèvements d’organes (cerveaux, cœur, poumons, reins, foie, rate, peau) nécessaire pour des analyses ultérieures.

Remplacement

L’infection et ses conséquences sont des phénomènes complexes résultants de l’interaction de différents types cellulaires soumis à de multiples interactions encore partiellement connues. L’approche in vitro ne permet pas de rendre compte de façon fiable de ces différentes interactions entre les organes. Le modèle utilisé sera celui le plus validé à l’heure actuelle pour l’étude du sepsis. Il permet d’étudier de façon optimale la réponse de l’organisme à l’infection.

Réduction

Les procédures d’exploration physiologiques permettent un suivi longitudinal, sur la durée, ce qui permet de diminuer le nombre d’animaux utilisé et augmente la puissance statistique. Le calcul du nombre d'animaux par groupe prend en compte la variabilité inter individuelle des animaux par rapport à la sévérité de l’infection et la dysfonction du cœur. Cette variabilité a été diminuée par la standardisation de la chirurgie entrainant l’infection via l’utilisation d’outil calibré permettant une chirurgie reproductible. Cela diminue le nombre d’animaux qui ne sont pas inclus dans l’étude, car il ne présente pas de signe d’infection. En post mortem, l’ensemble des organes sont prélevé et pourront être utilisé pour des recherches futur

Raffinement

45 minutes avant la chirurgie, l’animal est traité par un analgésique puissant. L‘ensemble des manipulations invasives sont réalisées sous anesthésie générale. L’analgésie est balancée avec l’utilisation d’anesthésique local en fin de procédure. Durant l’anesthésie, les animaux sont placés sur une table chauffante. En post-opératoire, les animaux sont réchauffés (couveuse réglée à 30.0°) et réhydratés. Après leur réveil, les animaux sont replacés en cage individuelle, avec accès libre à l’eau et à la nourriture. La douleur est surveillée et si besoin l’analgésie sera renforcée. Des points limite précoces ont été définis et seront appliqués, notamment durant le monitorage de l’animal, si la pression artérielle est trop basse, l’animal sera euthanasié.

Choix des espèces

L’étude de la pression artérielle et de la fonction cardiaque est plus aisée chez le rat que la souris. La mise en place des cathéters artériels et veineux est plus facile (taille des vaisseaux supérieur) chez le rat et l’échographie cardiaque est plus facile (taille du cœur supérieur). Nous utiliserons une souche de rat non consanguine permettant de plus facilement généraliser les résultats. Des rats mâles de 10-12 semaines, pesant entre 300 à 500g seront utilisés. Le stade de développement des animaux correspond à de jeunes adultes afin de mimer au mieux les conditions de pathologies chez l'Humain

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1264
Souffrances
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Devenir
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 1264

Des chirurgies cérébrales pouvant durer trois heures, des lésions par neurotoxine et une eau de boisson acidifiée pour induire une déshydratation : 1 264 souris vont être utilisées, dont 768 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour prélever le tissu nerveux. Le projet cherche à comprendre l'organisation des circuits moteurs du cerveau et leur atteinte dans la maladie de Parkinson. Le porteur décrit pourtant des atteintes "transitoires", une déshydratation "légère" et un stress "léger", alors que plus de la moitié des animaux relèvent de la gravité la plus élevée. Cette troisième version ajoute une canule implantée dans la cavité nasale, source d'une douleur post-opératoire que le résumé qualifie de modérée.

Objectifs

Le contrôle de nos mouvements repose sur des réseaux complexes de neurones dont le fonctionnement reste en grande partie mystérieux. Cela s'explique par le fait que chaque niveau du système nerveux central, du cortex cérébral à la moelle épinière, joue un rôle dans nos mouvements. Des études récentes montrent que certaines zones du cerveau, situées dans les régions bulbo-pontiques, sont organisées en modules spécialisés. Ces modules contrôlent différents types de mouvements comme la marche, la préhension, la mastication, et la succion. Ils envoient ensuite des signaux aux neurones moteurs situés dans le tronc cérébral et la moelle épinière pour exécuter ces mouvements. Cependant, nous ne savons pas encore précisément comment le cortex cérébral et les ganglions de la base choisissent et activent ces modules en fonction de nos besoins comportementaux. Notre projet de recherche vise donc à comprendre comment ces structures intermédiaires, situées entre le cortex et les ganglions de la base, contribuent à la sélection des modules de commande du tronc cérébral. Pour ce faire, nous allons étudier l'organisation en réseau des structures motrices du cerveau et déterminer le rôle de chaque composant dans la réalisation et la modulation des mouvements. En parallèle, nous allons examiner comment ces circuits sont affectés par la maladie de Parkinson. Notre objectif est de développer et tester des stratégies pour restaurer des mouvements adaptés en intervenant sur le fonctionnement des réseaux moteurs du cerveau. Nous espérons que ce projet, en plus de son intérêt scientifique, apportera des résultats pré-cliniques importants pour la compréhension et le traitement des maladies humaines, notamment dans le cadre des soins pour les patients.

Bénéfices attendus

Le projet a pour but de comprendre comment certaines structures du cerveau, qui sont connectées entre elles et forment des réseaux moteurs, contribuent à différents types de mouvements. Ces mouvements incluent atteindre un objet, le saisir, le manipuler, ainsi que marcher. Nous nous concentrons particulièrement sur des structures cérébrales qui pourraient être contrôlées par le cortex et les ganglions de la base, car ces derniers jouent un rôle crucial dans le choix des comportements moteurs.

Procédures

-Nous réaliserons sur des souris une chirurgie de (maximum) 180 minutes durant laquelle ils recevront trois injections. Puis des soins post-opératoires durant lesquels ils recevront une injection -MODIFIE : NOUS REALISERONS SUR D’AUTRES SOURIS UNE AUTRE CHIRURGIE DE (MAXIMUM) 180 MINUTES DURANT LAQUELLE ILS RECEVRONT DEUX INJECTIONS. PUIS DES SOINS POST-OPERATOIRES DURANT LESQUELS ILS RECEVRONT UNE INJECTION -Nous réaliserons sur des animaux une lésion d’une région du cerveau durant laquelle ils recevront deux injections quotidiennes durant 14 jours. -Des animaux réaliseront des tests moteurs d’environ 5-10 minutes répartis sur 4 jours. Ces tests seront réalisés 3 fois avec 14 jours entre chaque répétition. -Des enregistrements des neurones d'une durée de 2h seront réalisés sur des animaux. Les animaux recevront une injection. Chaque injection durera moins de 1 minute. -Pour certains animaux durant les 4 semaines l'eau de boisson sera remplacée par de l'eau citrisée afin d'induire une légère déshydratation de ces derniers.

Impact sur les animaux

Suite à la chirurgie les animaux pourront présenter une douleur transitoire. En outre les animaux pourraient présenter une légère déshydration. Suite à l’induction d’un syndrome parkinsonien les animaux seront affectés sur le plan moteur avec pour conséquence une diminution de l’activité et des comportements de rotation sans pour autant altérer leur capacité à se nourrir. En outre les animaux pourront présenter une perte de poids limitée dans le temps pouvant induire un stress transitoire chez les animaux. Enfin, les animaux seront manipulés ce qui pourra générer un léger stress chez ces derniers. MODIFICATION L’IMPLANT DE CANULE DANS LA CAVITE NASALE POURRA ENTRAINER UNE DOULEUR POST-OPERATOIRE MODEREE MINOREE PAR DES ANTALGIQUES.

Devenir

Les animaux seront mis à mort afin de prélever le tissu nerveux pour des analyses histologiques.

Remplacement

Il n’y a au jour d’aujourd’hui aucunes méthodes alternatives nous permettant d’aborder notre projet sans passer par l’étude de modèles animaux, les approches in vitro ou in silico ne pouvant pas reproduire ou modéliser la complexité d’un organisme entier.

Réduction

Dans ce projet, des animaux mâles et femelles seront utilisés. Le nombre d’animaux utilisés dans le projet n'excèdera pas 12 à 20 animaux par groupe, c'est à dire le nombre d'échantillons permettant l'application de tests statistiques classiques dans le domaine.

Raffinement

Nous sommes particulièrement vigilants en ce qui a trait au bien-être animal et la prise en charge de la douleur. Des points limites précoces et spécifiques de notre étude ont été fixés et des procédures adaptées ont été établies, les mesures analgésiques incluses dans protocoles permettant de garantir à la fois la pertinence des résultats et le bien-être des animaux. Les chercheurs participant au projet ont une solide expérience dans la manipulation de rongeurs et l'ensemble des compétences requises à sa réalisation (notamment chirurgicales). À ce titre, il convient de préciser d'une part que le chercheur par ailleurs référant en matière de bien-être animal au laboratoire prend part au présent projet et d'autre part que le projet est bâti en accord avec les recommandations et conseils de la vétérinaire de l’établissement. Cette dernière sera sollicitée chaque fois que nécessaire par le coordinateur du projet qui lui permettra en outre de suivre, bien que de façon externe, le déroulement du projet et de proposer des procédures de raffinement bénéfiques à tous les égards. Les procédures mises en place suivent également les normes en matière de raffinement des pratiques expérimentales. Les procédures chirurgicales sont réalisées sous anesthésies générale et locale et sont associées à des traitements analgésiques qui seront maintenus tant que nécessaire en fonction de l'état des animaux par ailleurs suivis quotidiennement. La mise en place des points limites et des mesures analgésiques notamment chez l'animal repose sur une méthode de scoring comprenant 4 niveaux : normal, modérée, sévère, mise à mort. Cette méthode prend en considération la douleur et l'état général de l'animal (poids, hydratation, soin au pelage etc.). Un animal classé modéré ou sévère recevra un traitement adapté aux symptômes exprimés. L'ajustement des traitements sera évalué sur une base quotidienne.

Choix des espèces

Nous avons choisi d'utiliser des souris pour étudier les circuits moteurs et leurs altérations dans le cadre de la maladie de Parkinson. La maladie peut être reproduite expérimentalement chez la souris grâce à une neurotoxine. De plus, les souris transgéniques, combinées à l'injection de vecteurs viraux pour cibler des populations neuronales spécifiques, permettent d'explorer de manière précise l'organisation et le fonctionnement des réseaux neuronaux. Ces méthodes ne peuvent pas être appliquées chez l'homme. Les souris adultes seront utilisées pour ce projet, car elles correspondent aux objectifs scientifiques et méthodologiques, notamment pour les tests moteurs, les procédures chirurgicales et l'induction de la maladie de Parkinson.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Poissons zèbres : 70
Souffrances
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Devenir
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 70

Pour mettre au point une imagerie de longue durée des tumeurs chez le poisson zèbre adulte, 70 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Porteurs de mélanomes sur la tête, le dos ou le flanc, ils sont anesthésiés, immobilisés dans l'agarose et intubés jusqu'à 24 heures d'affilée pour l'observation au microscope. Le porteur indique surveiller des signes de mal-être liés aux tumeurs, nage modifiée, respiration accélérée ou apathie, et appliquer des points limites précoces. Tous sont tués à l'issue, le résumé précisant que des animaux susceptibles de développer des tumeurs "ne peuvent être replacés ou adoptés".

Objectifs

Le cancer est la première cause de mortalité en France. Malgré des progrès thérapeutiques importants au cours des 20 dernières années, le taux de survie à 5 ans des patients atteints de tumeurs solides agressives, comme le mélanome, demeure faible. Une compréhension approfondie des mécanismes de progression tumorale est nécessaire pour concevoir de nouvelles stratégies thérapeutiques. L'implication du microenvironnement tumoral, c’est-à-dire tout ce qui entoure les cellules cancéreuses au sein de la tumeur, est de plus en plus reconnu comme un acteur essentiel de la progression. L'interaction dynamique entre les cellules tumorales et des cellules saines voisines comme les cellules des vaisseaux sanguins, est très importante pour la croissance, l'invasion locale et la dissémination des cellules tumorales. Il n’existe à l’heure actuelle aucun modèle qui reproduise suffisamment fidèlement les vaisseaux sanguins en 3D pour visualiser leurs interactions avec les cellules tumorales en dehors d’un animal. Le poisson zèbre est un modèle vertébré fiable pour étudier le développement du mélanome car il reproduit l'environnement des tumeurs humaines. De plus, des lignées fluorescentes permettent de marquer certaines cellules saines présentes dans les tumeurs, comme les vaisseaux sanguins. Cependant, à l’heure actuelle, peu de laboratoires dans le monde ont développé des protocoles d’imagerie en temps réel dans des poissons zèbres adultes. L’objectif de ce projet est de mettre au point un protocole d’imagerie de longue durée par microscopie dans des tumeurs primaires chez des poissons zèbres adultes possédant des vaisseaux sanguins fluorescents, permettant ainsi l’observation en temps réel des interactions entre cellules tumorales et cellules des vaisseaux dans leur environnement naturel.

Bénéfices attendus

Ce projet doit permettre d’établir une base technique robuste pour documenter les interactions dynamiques entre les cellules tumorales et les cellules saines voisines, en temps réel et dans un organisme vivant, révélant ainsi des informations uniques sur les mécanismes de développement des cancers. Une meilleure compréhension de ces interactions pourrait mener à la conception de nouvelles stratégies de lutte contre les cancers et au développement de traitements innovants.

Procédures

Les poissons seront mis à jeun pendant les 4 heures précédant la procédure puis pendant toute la durée de la procédure (24h maximum). Lors de l’optimisation de l’anesthésie de longue durée, les poissons seront anesthésiés, immobilisés avec de l’agarose dans une chambre spécialement conçue et imprimée en 3D et recevront en continu de l’eau contenant de l’anesthésique et de l’oxygène dissous par un tube placé dans leur bouche pendant une période allant jusqu’à 24 heures. Pour l’optimisation de l’imagerie en temps réel dans des mélanomes primaires, des poissons zèbres adultes développant des tumeurs sur la tête, le dos ou le flanc seront sélectionnés un par un, anesthésiés, immobilisés, intubés et imagés pendant une période allant jusqu’à 24 heures. Après optimisation de tous les paramètres, un groupe de poissons portant des tumeurs sur la tête, le dos ou le flanc sera imagé suivant le protocole établi puis réveillé pour s’assurer que la procédure n’entraine pas de dommages aux poissons. Ils seront surveillés pendant une semaine. A l’issue des procédures, les poissons seront mis à mort.

Impact sur les animaux

Les poissons seront mis à jeun pendant les 4 heures précédant la procédure puis pendant toute la durée de la procédure (24h maximum), ce qui pourrait leur causer un léger stress. La manipulation des poissons en vue de leur anesthésie peut induire un stress supplémentaire. La mise en place de la tubulure pourrait causer des dommages au niveau de la bouche du poisson. D’éventuels effets négatifs de l’illumination laser au cours de l’imagerie pourraient se traduire par une dégradation de la morphologie des cellules ou de l’organisation du tissu. Certains animaux peuvent présenter lors des observations hebdomadaires des signes de stress ou de mal-être dus au développement de tumeurs. Les signes les plus précoces et les plus légers comprennent des modifications de la nage, une respiration accélérée passagère ou une apathie. L’anesthésie de longue durée pourrait entrainer une oxygénation insuffisante des organes et une diminution du tonus musculaire. Ces effets indésirables se manifesteraient après le réveil par une respiration accélérée prolongée ou une incapacité à maintenir sa position dans la colonne d’eau.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de chaque procédure. En effet, les animaux susceptibles de développer des tumeurs ne peuvent être replacés ou adoptés.

Remplacement

Le modèle animal est indispensable à la réalisation de ce projet, car il n’existe actuellement aucun modèle in vitro permettant d’étudier, sur de longues périodes et dans un contexte physiologiquement pertinent, les interactions dynamiques entre les cellules cancéreuses et les cellules de leur microenvironnement tumoral. Des systèmes de culture complexes en 3D tels que des modèles de peau humaine reconstruite, dans lesquels sont co-cultivés cellules cancéreuses et différents types cellulaires du microenvironnement tumoral, pourraient permettre certaines analyses mécanistiques ; cependant, ils ne peuvent à l’heure actuelle reproduire la complexité chimique, biologique et physique d’un organisme vivant pour étudier le comportement des cellules dans un environnement physiologique.

Réduction

L’imagerie en temps réel permet d'observer des phénomènes localisés et furtifs tels que l'interaction entre une cellule tumorale et une cellule des vaisseaux sanguins dont la détection par simple dissection nécessiterait un nombre extrêmement élevé d'animaux. Ainsi, ce projet participe à la réduction du nombre d'animaux à utiliser pour pouvoir répondre à la question biologique du rôle des interactions dynamiques entre cellules dans le développement des cancers. Il est possible que l’optimisation de chaque paramètre nécessite moins de poissons que prévu. De plus, si l’optimisation des paramètres d’imagerie requiert moins de 10 poissons portant des tumeurs, les poissons suivants seront utilisés pour la validation finale du protocole. Afin de réduire le nombre de poissons utilisés, le protocole d’imagerie sera optimisé en utilisant un seul type de mélanome et une seule lignée de poissons présentant des vaisseaux sanguins fluorescents.

Raffinement

Le mal-être éventuel associé au développement de tumeurs peut être prévenu par une surveillance attentive des animaux et l’application de points limites définis suffisamment précoces, facilités par notre connaissance du modèle. L’utilisation de poissons transparents permet de détecter plus tôt l’apparition des tumeurs par inspection visuelle. De plus, la microscopie ne permettant d'observer qu'une minuscule épaisseur de tissu, nous pourrons utiliser des tumeurs de très petite taille, ce qui préviendra toute souffrance éventuelle liée au développement des tumeurs. La mise à jeun pendant les 4 heures précédant l’immobilisation permettra d’éviter les déjections et une éventuelle régurgitation et d’augmenter le confort du poisson. Le stress éventuel de l’immobilisation, du positionnement de la tubulure, puis de l’imagerie sera réduit par le recours à une anesthésie générale ajustée tout au long de la procédure. La solution anesthésique sera oxygénée en permanence à l’aide d’une pierre à air, maintenue à une température de 28 degrés et remplacée toutes les 4 heures pour garder le poisson dans ses conditions de confort. Dans un souci de raffinement, des petits crustacés seront données aux poissons une fois par jour en plus de leur régime alimentaire normal pour préserver leurs instincts prédateurs, enrichir leur milieu et répartir la nourriture dans toute la colonne d’eau.

Choix des espèces

Le poisson zèbre représente un organisme modèle particulièrement adapté aux manipulations génétiques et à l’imagerie pour l’étude du cancer. Les gènes impliqués dans le développement des cancers sont conservés à 80% entre l'homme et le poisson et il existe de très bons outils pour reproduire les altérations génétiques trouvées dans les tumeurs humaines dans les poissons adultes. C’est ainsi qu’ont été générés des modèles très fiables de mélanome dans le poisson zèbre. De plus, plusieurs lignées avec différents types cellulaires marqués par fluorescence sont disponibles ce qui rend possible l'imagerie en temps réel. Des espèces d'animaux invertébrés pourraient être envisagées mais leurs organes diffèrent considérablement de ceux de l’homme, ce qui limite leur utilité pour l’étude du cancer. Le poisson représente une bonne alternative à la souris à la fois parce qu'il offre d'excellentes possibilités de manipulation génétique et parce qu’il présente des capacités inégalées pour l’imagerie en temps réel. Dans ce projet, les poissons seront utilisés du stade une cellule pour microinjection (hors DAP) jusqu'à l'imagerie sur l'adulte qui sera réalisée entre 12 et 52 semaines en fonction de la vitesse d'apparition des tumeurs.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 288
Souffrances
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Devenir
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 288

Une restriction alimentaire maintenant le poids à 90 % de la normale, une immobilisation de la tête et des chirurgies cérébrales de deux à quatre heures avec implant de fibre optique : 288 rats Long Evans vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Ces gestes visent à cartographier la "boussole neuronale" qui indique la direction de la tête et à en tester le rôle dans une tâche de navigation. Les retombées médicales évoquées, rééducation ou prothèses vestibulaires pour les personnes âgées, restent hypothétiques et lointaines. Le porteur présente le rat Long Evans comme l'"expert de la navigation" reconnu partout, argument qui tient surtout aux décennies de travaux déjà accumulés sur cette souche.

Objectifs

Pour nous orienter dans l’espace, notre cerveau doit savoir en permanence dans quelle direction notre tête est tournée. De nombreux animaux, et en particulier les mammifères, possèdent ainsi une « boussole neuronale » localisée dans la partie antérieure du cerveau. Cette boussole est tenue informée des changements d’orientation de notre tête grâce aux détecteurs de mouvements de l’oreille interne, appelés organes vestibulaires, et qui sont classiquement associés au contrôle de l’équilibre. Notre objectif est de comprendre comment ces signaux sont utilisés pour synchroniser notre boussole neuronale avec les mouvements de notre tête. Ce projet comporte trois étapes : 1) Cartographier les connexions neuronales au sein du circuit reliant les organes vestibulaires et la boussole neuronale. 2) Observer comment les neurones de ce circuit s'activent en temps réel lorsque l'animal bouge la tête. 3) Tester le rôle de ce circuit en modifiant son activité chez des animaux réalisant une tâche de navigation spatiale.

Bénéfices attendus

En permettant de mieux comprendre comment les informations vestibulaires (relatives aux mouvements de la tête) sont utilisées par le cerveau pour s’orienter dans l’espace, les résultats de ce projet pourraient inspirer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les patients souffrant de déficits vestibulaires et de troubles de l’orientation, en particulier chez les personnes âgées. Par exemple, la présbyvestibulopathie, un syndrome vestibulaire lié au vieillissement, affecte 20 à 30 % des plus de 65 ans et plus de 50 % des plus de 80 ans. Elle se caractérise notamment par une altération des capacités cognitives spatiales, entraînant une perte d’autonomie. Une meilleure compréhension des mécanismes neuronaux sous-jacents pourrait conduire à des protocoles de rééducation plus ciblés ou à l’élaboration de prothèses vestibulaires adaptées. Les mécanismes identifiés pourraient également éclairer d’autres pathologies affectant l’orientation spatiale, comme la maladie d’Alzheimer, où les troubles de la navigation sont précoces et invalidants. D’autre part, Les mécanismes neuronaux identifiés dans le cadre de notre étude pourraient servir de modèle pour concevoir des algorithmes neuro-inspirés d’estimation de l’orientation. Ces algorithmes pourraient potentiellement améliorer la précision et la robustesse des systèmes robotiques autonomes ou des dispositifs d’assistance pour les personnes atteintes de troubles vestibulaires.

Procédures

HABITUATION AU CONTACT HUMAIN. Une partie des animaux (nombre : 228) va être habitué au contact humain pendant une semaine (quelques minutes, 2x/jour), préalablement à toute autre manipulation. CHIRURGIE. L’ensemble des animaux du projet (nombre : 288) va subir une intervention chirurgicale de quelques heures (entre 2 et 4 h) visant à injecter un vecteur viral dans le cerveau et, dans certains animaux (nombre: 228), à y implanter une fibre optique de petite taille (diamètre : 0,2 mm). Cette intervention sera réalisée sous anesthésie générale avec couverture analgésique péri-opératoire. Au cours de cette procédure chirurgicale, les animaux recevront les injections sous-cutanées suivantes: 1) buprénorphine (analgésie péri-opératoire), 2) lidocaine (analgésie locale du point d'incision) et 3) sérum physiologique (réhydratation). IMMOBILISATION. Une partie des animaux (nombre : 108) subira une contention du corps et une immobilisation de la tête, au cours d’un protocole d’habituation, puis pendant la phase d’acquisition des données. Habituation : contention du corps uniquement (30 s à 2 min, 2x/jour pendant 4 jours), puis contention du corps et immobilisation de la tête (2 à 5 min, 2x/jour pendant 8 jours). Acquisition des données : une session de contention/immobilisation par jour (5 min) pendant 10 jours. Au cours de cette phase d’acquisition des données, 54 animaux subiront des mouvements imposés (rotations, translations) pendant la phase de contention/immobilisation. TÂCHE DE NAVIGATION SPATIALE. Pendant 4 à 5 semaines, une partie des animaux (nombre : 120) réalisera quotidiennement une tâche de navigation spatiale consistant à rechercher de la nourriture sur une table de 1,80 m de diamètre puis à retourner dans un refuge pour la consommer. Pendant cette période, les animaux seront en restriction alimentaire afin de maintenir leur poids à 90% de sa valeur normale.

Impact sur les animaux

NUISANCES ASSOCIÉES À LA CHIRURGIE (288 animaux au maximum) : 1) au réveil, hypothermie, difficulté à se nourrir et à boire, 2) en post-opératoire, douleur modérée. CONTENTION DU CORPS ET IMMOBILISATION DE LA TÊTE (108 animaux au maximum) : la contention du corps (dans un linge) et l'immobilisation de la tête peuvent induire un stress aigu chez les animaux. RESTRICTION ALIMENTAIRE (120 animaux au maximum) : stress métabolique chronique modéré.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans ce projet seront mis à mort en fin de procédure afin de réaliser une analyse approfondie de l'anatomie des circuits neuronaux étudiés, ainsi que pour valider le placement d'une fibre optique de tout petit diamètre (0,2 mm), implantée pendant la chirurgie et utilisée pour les expériences de mesures et de perturbations de l'activité neuronale.

Remplacement

Pour comprendre comment un être vivant s'oriente, il faut pouvoir observer son cerveau pendant qu'il agit. À ce jour, aucune méthode alternative ne permet de reproduire cette complexité. IMPORTANCE DU COMPORTEMENT : L'orientation spatiale est un processus qui dépend de ce que l'animal voit et ressent en bougeant. On ne peut pas étudier cette « boussole interne » sur des cellules isolées ou des tissus qui ne sont plus connectés aux sens (comme la vue ou l'équilibre). LIMITES DE L’INFORMATIQUE : Les simulations par ordinateur sont d'excellents outils pour tester des théories ou prédire des résultats. Cependant, elles ne peuvent pas remplacer la réalité biologique : elles servent à accompagner l'expérience, mais ne peuvent pas s'y substituer. DES MODÈLES DE SUBSTITUTION ENCORE TROP SIMPLES : Les cultures de cellules ou les « mini-cerveaux » (organoïdes) sont très utiles pour d'autres recherches, mais ils n'ont pas la structure complexe d'un cerveau adulte. En effet le cerveau d'un rat adulte a été « sculpté » par ses expériences et ses apprentissages. Cette maturité et cette organisation globale sont indispensables pour comprendre comment les signaux de mouvement sont traités, ce que les modèles de laboratoire ne savent pas encore reproduire. En résumé, pour comprendre une fonction aussi complexe que la navigation dans l'espace, l'observation d'un cerveau complet et actif reste actuellement la seule solution viable.

Réduction

Pour obtenir des résultats fiables tout en utilisant le plus petit nombre d'animaux possible, nous appliquons plusieurs stratégies de réduction. 1) Pour optimiser le rendement de la chirurgie, c'est à dire maximiser la proportion d'animaux avec un ciblage correct des structures cérébrales étudiées, un appareil stéréotaxique de haute précision sera utilisé. Les animaux dont le ciblage est erroné serviront de contrôles anatomiques, validant par contraste la spécificité fonctionnelle des noyaux visés. 2) Les cerveaux des procédures 2 et 3, exprimant des marqueurs fluorescents, viendront compléter les observations anatomiques réalisées dans la procédure 1, réduisant ainsi la pression sur le nombre d’animaux dans cette procédure. 3) Nos protocoles d’habituation et d’apprentissage sont optimisés pour obtenir un taux de réussite de 100 % pour les objectifs des procédure 2 et 3. 4) Si le rendement chirurgical est au-dessus des attendus expérimentaux et/ou si la significativité statistique des effets mesurés est atteinte plus tôt (analyse au fil de l’eau), les effectifs seront revus à la baisse.

Raffinement

Des mesures de raffinement sont prévues à chaque étape des procédures. HABITUATION AU CONTACT HUMAIN. Les animaux sont manipulés quotidiennement par l’expérimentateur pour s'habituer au contact humain. Cette étape d'apprivoisement réduit considérablement leur stress lors des futures manipulations. UNE VIE SOCIALE PRÉSERVÉE. Les rats sont des animaux sociaux et supportent mal l’isolement. Pour pouvoir héberger les animaux par deux, nous utilisons des implants crânien ultra-résistants, garantissant leur durabilité malgré les tentatives de grignottage du congénère. Les cages sont également enrichies avec des tunnels, du coton et du carton pour stimuler le jeu et l’exploration. GESTION RIGOUREUSE DE LA DOULEUR. Toutes les interventions chirurgicales se font sous anesthésie avec une prise en charge systématique de la douleur (analgésiques). Un suivi très étroit est assuré durant la récupération, et des doses supplémentaires de médicaments sont prévues au moindre signe d'inconfort. APPRENTISSAGE EN DOUCEUR ET PAR LA RÉCOMPENSE. L'habituation à l’immobilisation se fait de manière très progressive. Pour encourager les animaux, nous utilisons un renforcement positif sous forme d'eau sucrée. La réduction alimentaire est légère et progressive. Elle vise à motiver l'animal à rechercher de la nourriture pendant la tâche de navigation spatiale. Les rats conservent un poids proche de la normale (au moins 90 % de leur poids normal) et reçoivent des briquettes de bois à ronger pour prendre soin de leurs incisives malgré une prise alimentaire réduite.

Choix des espèces

Le rat, et particulièrement la souche Long Evans, est considéré par les scientifiques du monde entier comme l'expert de la navigation. C'est un animal naturellement curieux, explorateur et doté d'excellentes capacités d'apprentissage. En travaillant avec ce modèle, nous pouvons comparer nos découvertes avec des décennies de recherches déjà accumulées sur sa « boussole interne ». Le cerveau du rat est suffisamment grand pour permettre le ciblage des petites structures cérébrales (souvent moins de 1 mm) étudiées dans ce projet. Pour observer le cerveau en action pendant que le rat se déplace, l'animal doit porter un petit dispositif de mesure sur sa tête. Le rat est assez robuste pour porter l'équipement de 10 à 12 g prévu dans ce projet, sans aucune gêne pour ses mouvements ou son confort. Les animaux arrivent à l'animalerie à l'âge de 8 ou 9 semaines, ce qui correspond au stade de jeune adulte. Nous attendons qu'ils atteignent 10 semaines pour l'intervention chirurgicale car, à cet âge, leur crâne a quasiment fini sa croissance. Cela assure une stabilité parfaite des implants sur le long terme et une sécurité maximale pour l'animal.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1095
Souffrances
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Devenir
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Toutes tuées pour prélever leur tissu nerveux à plusieurs stades de la maladie, 1 095 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Ces souris porteuses d'une mutation liée à l'ataxie de Friedreich subissent des chirurgies cérébrales de 45 minutes à 3 heures, pose de fenêtre crânienne ou injections virales, puis des séances d'imagerie tête immobilisée de 30 à 45 minutes et des tests de coordination motrice, de marche et de force. Le projet prolonge un travail antérieur sur le même modèle et vise à explorer les circuits cérébelleux et à tester des thérapies géniques. Le porteur qualifie d'"indispensable" le suivi des protéines d'intérêt à plusieurs temps, ce qui justifie la mise à mort échelonnée des animaux.

Objectifs

L’ataxie de Friedreich (AF) est une maladie neurodégénérative rare et héréditaire qui provoque une perte progressive de la coordination motrice. Elle est causée par une perte de fonction de la frataxine, protéine clé du métabolisme du fer mitochondrial. Récemment, un nouveau modèle murin porteur d’une mutation ponctuelle dans le gène FXN (Fxn G127V KI/KI) a été généré (Fil et al., 2020). Cette mutation ayant été identifiée pour la première fois chez des patients atteints d’AF, ce modèle représente un outil préclinique particulièrement pertinent pour l’étude des mécanismes pathologiques et le développement de nouvelles approches thérapeutiques. Dans ce projet, nous visons à caractériser de manière approfondie les altérations du circuit cérébelleux aux stades pré-symptomatique et symptomatique, en utilisant l’imagerie in vivo. Cette approche constitue le seul moyen d’évaluer dynamiquement l’activité neuronale en tenant compte des interactions synaptiques, mais également d’explorer la fonction mitochondriale et les interactions neurones–glie au sein du cortex cérébelleux. Sur la base de ces données, nous mettrons en place des stratégies de modulation du circuit cérébelleux par des approches chimiogénétiques et de thérapie génique ciblée, afin d’évaluer leur potentiel pour restaurer les déficits comportementaux. Enfin, l’étude des modifications moléculaires associées permettra d’identifier des mécanismes d’intérêt pour le développement de futures thérapies chez les patients atteints d’AF. Ce projet prolonge et complète le projet déjà approuvé consacré à la première caractérisation du modèle G127V KI/KI, en apportant une analyse plus fine des dysfonctionnements mitochondriaux, des interactions cellulaires et des altérations des circuits cérébelleux. ous chercherons à comprendre comment l’activité et le métabolisme des neurones et des cellules gliales fonctionnent à la fois chez les animaux contrôles et G127V. L’accent sera mis sur les interactions neurones–glie et sur le partage de voies métaboliques essentielles, dont la perturbation pourrait contribuer aux dysfonctionnements observés dans l’AF. Les approches de modulation et de protéomique offriront l’opportunité d’identifier les voies clés nécessaires au maintien de l’activité neuronale, de l’homéostasie gliale et d’un état métabolique correct, et permettront de mieux comprendre les altérations propres à l’AF.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera à caractériser l’activité neuronale et gliale ainsi que la dynamique mitochondriale au sein du circuit cérébelleux dans un modèle préclinique de l’ataxie de Friedreich. Il fournira de nouvelles connaissances sur le rôle de la frataxine et les conséquences de sa perte de fonction, tout en permettant d’évaluer, d’un point de vue comportemental et moléculaire, la réintroduction de la frataxine dans des populations neuronales spécifiques affectées par la maladie. De plus, les voies ciblées identifiées mettront en évidence de nouvelles voies potentielles pour le développement d’interventions thérapeutiques chez les patients.

Procédures

Des tests comportementaux non invasifs seront réalisés afin d’évaluer la coordination motrice, la marche et la force musculaire. Chaque test dure entre 30 secondes et 5 minutes, pour un maximum de 15 minutes par session et par animal. Avant le début des tests, les animaux seront habitués à l’expérimentateur pendant 7 jours (10 à 20 minutes par jour et par animal) par des manipulations douces et progressives, afin de réduire le stress et d’assurer la fiabilité des observations. Au total, 120 animaux seront concernés par ces tests. Des interventions chirurgicales seront réalisées afin d’implanter des fenêtres ou des lentilles permettant l’observation directe du cerveau, ou pour injecter des vecteurs rendant certaines cellules visibles. Toutes les chirurgies seront effectuées sous anesthésie générale, avec une prise en charge adaptée de la douleur pendant et après l’intervention. La durée des interventions varie de 45 minutes (injections dans le cerveau) à 3 heures (implantation de fenêtre crânienne). Après la chirurgie, une période de récupération avec surveillance rapprochée et soins adaptés est prévue. Lorsque nécessaire pour garantir la sécurité des animaux et une récupération optimale, ceux-ci pourront être hébergés individuellement pendant la phase postopératoire. Après la phase de récupération, certains animaux participeront à des séances d’imagerie afin d’enregistrer l’activité cérébrale à l’état éveillé, au repos ou lors de tâches comportementales. Lors de ces sessions, la tête de l’animal est maintenue stable pendant 30 à 45 minutes. Une habituation progressive de 7 à 10 jours est mise en place, avec une augmentation graduelle de la durée, afin de limiter le stress et l’inconfort. Ces procédures concernent 720 animaux. Des injections ciblées dans le cerveau seront également réalisées pour moduler l’activité des cellules nerveuses ou de soutien, parfois en combinaison avec l’imagerie. Ces interventions concernent 160 animaux. Enfin, des analyses après le décès des animaux seront effectuées pour des études moléculaires et protéomiques, concernant 45 animaux. L’ensemble de ces interventions est conçu pour limiter le nombre total d’animaux utilisés, tout en assurant un suivi attentif et continu de leur bien-être.

Impact sur les animaux

Les données recueillies par notre laboratoire et par nos collaborateurs montrent que le modèle de souris utilisé pour l’ataxie de Friedreich ne présente pas de troubles moteurs marqués avant l’âge de 9 mois. Des signes légers de manque de coordination peuvent toutefois apparaître dès l’âge de 4 à 5 mois. Les tests de comportement réalisés chez les animaux sont non invasifs et n’entraînent pas de douleur. Ils peuvent cependant provoquer un stress léger et de courte durée, lié à la manipulation des animaux et à leur exposition à un environnement nouveau. Les séances d’imagerie nécessitent une immobilisation temporaire de l’animal, ce qui peut également générer un inconfort ou un stress transitoire, sans effet durable attendu. La chirurgie d’injection dans le cerveau et la pose d’une fenêtre crânienne constituent une intervention importante. Elles peuvent provoquer une douleur au moment de l’intervention ainsi qu’une gêne dans les jours suivants. Comme pour toute chirurgie, des complications post-opératoires telles qu’un saignement, une infection ou un gonflement peuvent survenir, mais elles restent rares et font l’objet d’une surveillance attentive afin de limiter l’inconfort des animaux.

Devenir

Tous les animaux du projet seront mis à mort pour prélever des tissus. Ces prélèvements seront utilisés pour plusieurs types d’analyses moléculaires et histologiques. Il est en effet indispensable de déterminer l’évolution du taux des protéines d’intérêt à plusieurs temps lors de l’étude.

Remplacement

Ce projet comprenant un axe d’études comportementales, il n’est pas possible de se passer du modèle animal. De plus, il n’est pas possible à l’heure actuelle de reproduire en culture des réseaux neuronaux complexes comme ceux que nous allons étudier. Des projets de culture cellulaire ont toutefois débuté dans l’équipe à partir de ce modèle pour répondre à d’autres questions biologiques.

Réduction

Pour limiter le nombre d’animaux utilisés dans ce projet, plusieurs mesures ont été mises en place. Tout d’abord, les mêmes animaux sont utilisés pour différentes expériences lorsqu’il est possible, en combinant des analyses comportementales, de microscopie in vivo, et des études histologiques ou moléculaires. Cela permet de réduire le nombre total de sujets nécessaires tout en conservant la pertinence scientifique des données. Les effectifs ont été calculés pour garantir une puissance statistique adéquate, en tenant compte de la variabilité attendue entre individus. Pour chaque groupe expérimental, des mâles et des femelles sont utilisés afin de tenir compte des différences sexuelles potentielles dans les phénotypes et les réponses aux interventions, avec un équilibre idéal de 50 % de chaque sexe. De plus, les animaux non utilisés pour certaines analyses sont réservés pour des expériences complémentaires ou des validations ultérieures, évitant ainsi la répétition inutile d’expériences. Les tissus collectés lors des interventions chirurgicales ou des euthanasies sont également exploités de manière optimale pour plusieurs types d’analyses (histologie, biologie moléculaire, protéomique), réduisant le besoin d’animaux supplémentaires. Enfin, des stratégies alternatives, telles que l’utilisation d’animaux transgéniques combinées à des injections virales ciblées, permettent de limiter le recours à des croisements complexes ou à de grandes cohortes d’animaux, tout en obtenant des résultats comparables. Ces approches contribuent à une utilisation plus efficace des animaux et à une réduction significative du nombre total de sujets nécessaires pour ce projet, tout en garantissant la représentativité des deux sexes.

Raffinement

Les animaux seront habitués à l’expérimentateur avant le début des manipulations afin de réduire leur stress. Des méthodes de manipulation douces et peu stressantes seront utilisées, comme l’utilisation de tunnels ou la prise des souris dans la main, plutôt que par la queue. La prise en charge de la douleur pendant et après l’intervention chirurgicale repose sur un protocole antidouleur complet, mis en place en collaboration avec la vétérinaire référente de la structure. Après la chirurgie, les animaux pourront être hébergés individuellement lorsque cela est nécessaire pour assurer leur sécurité et une surveillance adaptée durant la période de récupération. Pendant cette période, un enrichissement supplémentaire de l’environnement sera fourni (matériel de nidification, éléments à explorer) afin de limiter le stress et de prévenir l’apparition de comportements anormaux. Un suivi vétérinaire quotidien sera réalisé pendant 10 jours à l’aide d’une grille d’évaluation permettant de détecter rapidement tout signe d’inconfort ou de douleur. Plusieurs traitements antidouleur sont disponibles et pourront être ajustés si nécessaire. Des critères d’arrêt adaptés à cette chirurgie ont été définis afin de prévenir toute souffrance inutile. Ils incluent notamment l’observation de la prise de nourriture et d’eau, de l’état général, du toilettage et des déplacements de chaque animal. Les traitements seront administrés via l’eau de boisson, légèrement sucrée pour en faciliter la prise, ce qui permet d’éviter toute manipulation supplémentaire et limite le stress des animaux.

Choix des espèces

Le projet utilise exclusivement des souris-modèles génétiquement altérées présentant une diminution de la frataxine, ainsi que des animaux témoins de type naturel. Ce modèle reproduit de manière fidèle les déficits cellulaires et comportementaux observés chez les patients atteints d’ataxie de Friedreich, tout en permettant l’étude in vivo de l’activité cérébrale et de la progression de la maladie. Les stades de développement ont été choisis en fonction des objectifs expérimentaux : 40 à 50 jours post-natal (jeunes adultes pré-symptomatiques) : étude des altérations précoces de l’activité cérébelleuse, avant l’apparition des symptômes moteurs. 70 à 150 jours post-natal (stades précoce à symptomatique) : suivi de la progression de la maladie à travers l’analyse de l’activité cérébrale et des premiers signes d’incoordination. 180 à 270 jours post-natal (adultes symptomatiques) : évaluation de l’effet des approches thérapeutiques et étude des circuits cérébraux à un stade avancé de la maladie. L’utilisation de ces différents stades permet une couverture complète de l’évolution de la pathologie, de la phase présymptomatique à la phase symptomatique, tout en optimisant le nombre d’animaux grâce à la réalisation de plusieurs analyses sur les mêmes individus.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 3600
Souffrances
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Devenir
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 3600

3 600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Réparties sur cinq ans, elles subissent jusqu'à trois prélèvements sanguins, une mise à jeun de seize heures puis un gavage quotidien de calcium pendant un mois, pour étudier le rôle de plusieurs gènes dans le métabolisme phosphocalcique et l'effet d'un composé. Les retombées annoncées pour les patients restent limitées à la compréhension des mécanismes, sans application clinique décrite. Le porteur affirme que les systèmes cellulaires ne reproduisent pas la complexité de l'homéostasie calcique dans un "organisme entier" et conclut à la nécessité de la souris.

Objectifs

Notre étude longitudinale vise à caractériser l’incidence de certains facteurs majeurs impliqués dans le métabolisme calcique, en se concentrant spécifiquement sur leurs effets au niveau de l’intestin, des reins et du sang, afin d’évaluer leur impact sur ce métabolisme et sur l’homéostasie phosphocalcique durant différents stades de développement.

Bénéfices attendus

Ces études permettront de mieux comprendre l’impact des gênes étudiés dans le métabolisme du calcium et l’efficacité du composé X sur ces troubles.

Procédures

Afin de réaliser les études des biomarqueurs circulants, du sang sera prélevé sur les animaux à chaque point de la cinétique, un animal pourra être sujet à 3 prélèvements sanguins maximum au courant de sa vie, ces prélèvements seront espacés d’au moins 28 jours. Le prélèvement sanguin prend 30 secondes de manipulation (contention+prélèvement, puis injection de sérum physiologique en sous-cutanée) par souris. 360 souris au total dans la 1ere procédure expérimentale, seront gavées une fois, avec une solution de calcium diluée dans de l'eau de boisson, et, dans la seconde procédure expérimentale, une administration quotidienne par gavage (30 secondes par administration) pendant 1 mois. Tous les 2 jours, un suivi du poids corporel (30 secondes par souris) est réalisé. Ces gestes seront réalisés par des manipulateurs expérimentés et compétents, si malgré tout un animal présente des complications expérimentales (extrêmement rare) des signes de souffrance, il sera sorti du groupe et mis à mort.

Impact sur les animaux

Pour les souris ayant une inactivation dans l’intestin, un impact sur les courbes de croissance et l’homéostasie phosphocalcique est anticipée. Les animaux ayant une inactivation au niveau de l’intestin, un dysfonctionnement digestif pouvant entrainer des diarrhées. Concernant les gestes subis par les animaux : Les animaux subiront trois prélèvements sanguins, chacun suivi d’une légère compression pour stopper le saignement. Ce geste est effectué par un personnel compétent et formé mais dans de rares cas peuvent conduire à une infection de la zone d'administration. Un groupe de 360 souris subiront une mise à jeun de 16h sans restriction hydrique suivie d’un gavage d’une solution riche en calcium, suivi d’un isolement de 8h afin de récolter les urines. Dans une autre procédure expérimentale, les souris recevront un gavage du composé X pendant un mois. Cela peut entraîner une légère gêne, mais des expériences similaires menées auparavant n’ont pas montré de souffrance particulière chez les animaux, grâce à la compétence des expérimentateurs.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour analyses des tissus (histologiques, analyses des transcrits, expression protéiques...).

Remplacement

Les gènes étudiés étant exprimés dans de nombreux tissus, les systèmes cellulaires ne sont pas appropriés pour modéliser la complexité du développement ou des fonctions intestinales et ses conséquences sur les autres tissus. Notamment l’homéostasie calcique qui implique de nombreux organes aux fonctions différentes (par exemple intestin pour l’absorption, reins pour l’excrétion, les os pour la résorption).

Réduction

Les différents protocoles expérimentaux ont été consciencieusement réfléchis et le nombre d’animaux utilisés sera réduit au strict minimum, tout en s’assurant que les cohortes utilisées permettent de conclure de manière significative. Ces expériences seront réalisées sur des souris mâles et femelles. Les analyses statistiques seront effectuées pour chaque lignée. Afin de déterminer le potentiel thérapeutique de notre molécule, des analyses histologiques, de l'expression de gènes et de protéines, ainsi que de cytométrie devront être réalisées sur les animaux. Les souris ayant 2 reins, nous pourrons diminuer le nombre de souris par lot. Les deux reins d'un animal ne seront jamais analysés deux fois par la même technique. Des analyses statistiques utilisant les différents lots de souris seront réalisées pour déterminer avec précision les effets thérapeutiques. Ce projet utilisera au maximum 3600 souris au total sur 5 ans.

Raffinement

Les souris seront gardées par groupes sociaux dans des cages agrémentées avec un enrichissement (nid...) en animalerie. Les animaux seront suivis, tout au long de leur vie, par observations de leur comportement général, par mesure de leurs poids. Nous effectuerons 3 prélèvements sanguins au cours de la vie de l’animal, le saignement sera stoppé par pression de la zone de prélèvement qui seront par la suite surveillées et désinfectées jusqu’à cicatrisation complète. De plus, afin de compenser la baisse de volémie, nous réaliserons une injection sous cutanée de sérum physiologique réchauffé. Le gavage sera réalisé par du personnel formé et expert en expérimentation animale, le risque de fausse route au moment du gavage sera également pris en compte en évitant de mettre l'animal sur le dos et en lui délivrant lentement le liquide contenu dans la seringue à l’aide d’une sonde adaptée à la taille de l’animal. Si, malgré tout, les signes d’une souffrance ou d’une douleur sont manifestés (posture inhabituelle, poil hérissé, dos vouté, retrait et absence d’interaction avec les congénères, état défensif), ), l'inconfort sera évalué en fonction du niveau de douleur observé par une grille de scoring et sera géré si besoin en prenant les mesures appropriées (analgésie), si malgré les mesures d’analgésie l’animal sera retiré de l'étude et sera mis à mort immédiatement. Par ailleurs, dans le laboratoire, les manipulateurs prévus pour ce projet possèdent une expérience importante dans la réalisation de ces procédures qui n’entraine généralement pas de souffrance pour les animaux.

Choix des espèces

L'utilisation du modèle murin dans ce protocole est justifiée car les souris ont leur génome bien caractérisé et sont des modèles biologiques utiles qui partagent de nombreuses similitudes physiologiques et génétiques avec les humains. L’étude complète utilisera les stades 2 à 6 semaines correspondant à des enfants, 8 à 12 semaines correspondant à de jeunes adultes, 20 semaines à 6 mois correspondant à des adultes. Ces stades étudiés correspondent aux stades physiopathologiques connus chez le patient.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 432
Souffrances
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Devenir
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 432

Pour étudier l'effet de la rigidité des tissus sur des cellules immunitaires liées au cancer, 432 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une matrice de collagène implantée par chirurgie, refermée par des agrafes, puis un prélèvement de sang terminal. Le porteur minimise l'inconfort, qu'il attribue à l'incision et aux agrafes plutôt qu'au collagène. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit le comportement des macrophages dans un organisme entier et juge le modèle animal "indispensable".

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont de discerner, dans un modèle murin, l'impact de la pression mécanique sur la transition des monocytes en macrophages. Les macrophages constituent une population abondante de cellules immunitaires dans le cancer, associée à un mauvais pronostic pour les patients ; cependant, les facteurs précis qui régulent la fonction des macrophages dans le cancer sont mal compris. De nombreuses études ont identifié que le cancer induit une fibrose générale dans le microenvironnement tumoral, ce qui augmente la rigidité des tissus. L'impact de la rigidité tissulaire sur la fonction des macrophages est un aspect fondamental de la compréhension de l'immunologie tumorale. Pour mieux comprendre cet aspect, nous visons à : 1) établir un modèle murin de fibrose. 2) contourner la différenciation des macrophages pro-fibrotiques. 3) Appliquer nos observations obtenues sur les macrophages pro-fibrotiques et sur la fibrose associée au cancer. L’objectif 3 sera atteint en traduisant nos résultats en données générées précédemment à partir des modèles de cancer en laboratoire.

Bénéfices attendus

Les objectifs de ce projet sont de déterminer, dans un modèle murin, l’impact de la pression mécanique sur la transition des monocytes en macrophages. Les macrophages représentent une population abondante de cellules immunitaires au sein du microenvironnement tumoral et sont souvent associés à un pronostic défavorable chez les patients atteints de cancer. Cependant, les facteurs précis qui régulent leur fonction dans ce contexte restent mal compris. De nombreuses études ont mis en évidence que les tumeurs induisent une fibrose marquée dans leur microenvironnement, augmentant ainsi la rigidité des tissus. L’influence de cette rigidité tissulaire sur la fonction et la polarisation des macrophages constitue un aspect fondamental de la compréhension de l’immunologie tumorale. Afin d’explorer ce mécanisme, nous poursuivons les objectifs suivants : 1. Établir un modèle de fibrose afin de reproduire les conditions de rigidité mécanique observées dans les tissus tumoraux. 2. Identifier les voies de signalisation impliquées dans la différenciation des macrophages pro-fibrotiques et explorer les moyens de contourner cette polarisation. 3. Appliquer les observations obtenues sur la différenciation macrophagique et la fibrose à des modèles tumoraux déjà établis au laboratoire. L’objectif final est de mieux comprendre la diversité fonctionnelle (hétérogénéité) des macrophages et les mécanismes biomécaniques qui influencent leur phénotype et leur rôle dans des environnements rigides, tels que les tissus tumoraux. Ces connaissances pourraient, à terme, ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques, en ciblant la signalisation mécanique pour moduler la fonction macrophagique dans le cancer.

Procédures

Implantation chirurgicale d’une matrice de collagène sous anesthésie générale avec analgésie, durée 10 minutes, une fois. Prélèvement de sang sous anesthésie générale terminale, durée 5 minutes, une fois.

Impact sur les animaux

À la suite de la procédure chirurgicale, les souris pourront ressentir une douleur modérée et transitoire. Tout inconfort proviendra de la chirurgie elle-même et des agrafes utilisées pour refermer l’incision cutanée, et non du collagène injecté. Le collagène est de petite taille et très fin, et n’affectera pas la santé des souris.

Devenir

L'ensemble des animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de récupérer tous les prélèvements nécessaires pour mettre en œuvre les trois grandes techniques qui nous sont indispensables à la compréhension des mécanismes que nous souhaitons explorer dans ce projet.

Remplacement

Les modèles cellulaires alternatifs in vitro, in silico ou ex vivo ne permettent pas d’appréhender le comportement cellulaire dans un microenvironnement rigide dans toute sa complexité. En particulier les interactions avec le microenvironnement ou encore la réponse aux régimes et traitements impliquant souvent différents systèmes au sein de l’organisme (système vasculaire, endocrine…), l’utilisation des modèles appliqués in vivo reste donc indispensable. Seul un animal vivant, entier, peut permettre d’étudier dans leur globalité le comportement des macrophages dans un microenvironnement rigide soumis à différentes conditions en interaction avec le microenvironnement. Enfin, notre projet offre des perspectives thérapeutiques qui justifient aussi la nécessité du modèle animal pour valider les expériences in vivo avant leur application chez l'homme. Pour réaliser les tests métaboliques et analyser la signalisation inter-organe, les modèles in vivo sont indispensables.

Réduction

Nous avons pris en compte de multiples facteurs qui nous permettent de réduire le nombre d'animaux nécessaires pour répondre aux questions scientifiques sous-jacentes. Le nombre d'animaux analysés dans les groupes expérimentaux est maintenu aussi bas que possible afin de pouvoir tirer des conclusions valables et significatives des expériences proposées, il a été déterminé par calcul de puissance. En outre, pour répondre à nos questions scientifiques, nous utiliserons des méthodes qui maximisent les connaissances acquises à partir de chaque animal. En outre, nous planifierons et exécuterons les expériences de manière à de combiner le plus grand nombre possible de tissus d'intérêt et de groupes de contrôle. Grâce à ces stratégies, nous visons à réduire le nombre d'animaux au minimum, tout en garantissant des résultats scientifiquement pertinents.

Raffinement

Les animaux disposeront d’une période d’acclimatation suffisante avant le début des procédures, incluant une familiarisation avec les expérimentateurs. Afin de réduire le stress lié à la manipulation, des méthodes raffinées seront employées . Des examens cliniques quotidiens seront effectués par l'équipe de recherche, et la fréquence des observations sera augmentée en cas de signes d’inconfort. Les procédures seront réalisées dans un environnement propre ou stérile, avec des mesures adaptées pour prévenir les infections post-opératoires. Une anesthésie et/ou une analgésie appropriée sera administrée chaque fois que nécessaire afin de minimiser la douleur et la détresse. Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués.

Choix des espèces

La souris est le modèle le plus pertinent dans notre étude car elle se rapproche physiologiquement des pathologies humaines. En effet, selon la littérature, les modèles murins sont utilisés dans les études de différentiation des cellules, le cancer et la fibrose. De plus, notre modèle murin (souris invalidées pour le gène d'intérêt) a déjà été validé dans des publications précédentes. Animaux à maturité sexuelle, entre 6 et 12 semaines du fait de la population de patients..

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 18
Souffrances
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Devenir
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Pour valider une nouvelle technique d'IRM mesurant la myéline, 18 souris femelles vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent de la cuprizone dans leur nourriture pour détruire la myéline, ce qui peut provoquer des troubles de la coordination, des troubles de la mémoire et des comportements anxieux ou dépressifs. Le porteur décrit ensuite une "phase de guérison" une fois le produit arrêté, alors que toutes les souris sont tuées en fin de protocole pour vérifier les images sur leur cerveau. La reconstitution de la myéline mise en avant sert à valider un outil d'imagerie, et non à soigner les souris qui l'ont subie.

Objectifs

De nombreuses maladies du cerveau et de la moelle épinière s’accompagnent d’une atteinte de la myéline, une structure agissant comme une couche isolante autour des neurones, permettant aux messages du cerveau de circuler plus vite et efficacement. Parmi ces maladies, nous retrouvons la sclérose en plaques (SEP), dont l'incidence est en augmentation depuis plusieurs années. Ainsi, pour mieux traiter ces patients, il est nécessaire de disposer d'outils en pratique clinique permettant de quantifier cette atteinte, et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) permet cela de façon non-invasive. Néanmoins, les techniques d’IRM actuellement utilisées en pratique clinique ne permettent pas de voir directement la myéline mais seulement les dégâts infligés au cerveau lors de l’atteinte de cette myéline. Depuis plusieurs années, des techniques d’IRM sont développées pour essayer de mesurer directement l’atteinte de la myéline, et il en existe aujourd’hui une qui est considérée comme la référence. Néanmoins, cette technique est complexe et nécessite une longue durée d’acquisition, rendant son utilisation en pratique clinique impossible en l’état. Nous avons donc développé une nouvelle technique d’IRM ciblant la myéline, plus simple dans sa mise en œuvre. Ce projet vise à tester cette nouvelle méthode d’imagerie, en la comparant à la technique de référence, à l’aide d’un modèle murin imitant la sclérose en plaques humaine : le modèle cuprizone. Le projet se déroule dans 2 établissements utilisateurs différents.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'établir une nouvelle méthode d'IRM fiable, non invasive et applicable en conditions cliniques pour quantifier la myéline in vivo, ce qui fait actuellement défaut pour le suivi des patients atteints de SEP. Cette nouvelle approche sera aussi utile dans le cadre d’autres pathologies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer. Ceci est d'autant plus important que le développement de thérapies innovantes visant à favoriser la remyélinisation (c’est-à-dire visant la réparation de la myéline atteinte, et donc la protection des neurones), devient une priorité depuis quelques années.

Procédures

Le traitement par cuprizone sera administré per os, directement incorporé au sein de la nourriture habituelle des souris, à la concentration de 0,2%. Les animaux bénéficieront de 2 à 4 sessions d’anesthésie générale gazeuse, afin de permettre leur immobilité et de réduire leur stress lors des examens par IRM. Chaque session aura une durée maximale de 2 heures.

Impact sur les animaux

L’administration du traitement par cuprizone peut entraîner chez la souris des troubles moteurs légers, à savoir principalement des troubles de la coordination et locomotion. Elle peut aussi entraîner des troubles comportementaux liés à des problèmes de mémoire et d’apprentissage, pouvant être à l’origine de comportements anxieux ou dépressifs. La cuprizone peut également avoir des effets physiologiques généraux avec une perte de poids et une baisse de l’activité. Toutefois, dès que l'on arrête de donner le produit à la 6ème semaine, le cerveau cesse d'être attaqué. Cela marque le début d'une phase de guérison où l'animal retrouve progressivement sa forme et son comportement normal. Par ailleurs, il peut y avoir un stress lié aux transports des souris entre les animaleries et la plateforme d'imagerie.

Devenir

A la fin de la procédure, toutes les souris seront mises à mort afin de prélever et analyser leur cerveau. Cette étape est indispensable pour vérifier que les images obtenues en IRM reflètent bien la réalité biologique observée dans le cerveau.

Remplacement

Dans le cadre de ce projet, l’utilisation d’animaux vivants est obligatoire pour valider la robustesse de nouveaux paramètres IRM dans des conditions biologiques réelles. Ces validations constituent une étape incontournable avant toute transposition en clinique. A ce jour, malgré les progrès récents dans les domaines de la culture cellulaire et de la biologie computationnelle, aucune alternative non animale ne permet de reproduire de manière fiable la complexité des mécanismes de démyélinisation et de remyélinisation in vivo.

Réduction

Le nombre de 18 souris est nécessaire et suffisant pour analyser la perte de myéline induite par le traitement à la cuprizone, la reconstitution de la myéline tout en considérant les variabilités inter-individus, aux 3 points temporels de notre étude. Le suivi longitudinal permet de réduire la variabilité inter-individuelle et le nombre total d’animaux utilisés, tout en évaluant la nouvelle technique IRM.

Raffinement

Des mesures de raffinement seront prises au cours du suivi afin de réduire le stress engendré par les examens IRM répétés,les transports et les contentions multiples et les troubles induits par l'ingestion du médicament pour induire une démyélinisation . Ces mesures seront réalisées sous anesthésie générale, afin que l’animal ne bouge pas et permettra de diminuer le stress induit par le bruit des machines. L’hypothermie, induite par le passage dans la machine IRM sera prévenue par un maintien d’une température stable pendant toute la durée de l’anesthésie. Des points limites seront appliqués, conduisant selon la situation, à l’arrêt de la procédure et/ou à la mise à mort humanitaire conformément aux procédures en vigueur.

Choix des espèces

Le modèle cuprizone est le modèle de choix pour l'étude des changements du contenu en myéline dans le cerveau de souris. Il s’agira de souris femelles adultes ayant un développement cérébral achevé (âgées de 6 à 8 semaines) car la sclérose en plaques est une maladie du jeune adulte, touchant de façon prédominante les femmes.