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Souris : 3132
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3 132 souris transgéniques humanisées pour des molécules HLA vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections vaccinales sous-cutanées répétées et des prélèvements de sang à la veine sous-maxillaire, avant d'être tuées pour prélever la rate et d'autres organes. Le porteur vise un vaccin peptidique dit universel censé couvrir plus de 80 % de la population mondiale, un bénéfice renvoyé au développement futur. Sur le remplacement, il affirme que la réponse immunitaire après vaccination ne peut être reconstituée hors d'un "organisme entier" et juge "indispensable" le recours aux souris transgéniques.

Objectifs

Une avancée majeure dans le traitement des cancers a été réalisée au cours de ces dernières années grâce à l’utilisation de l’immunothérapie. L’immunothérapie consiste à réactiver les cellules du système immunitaire contre les cellules cancéreuses. Bien que très efficace chez certains patients, une large proportion de personnes atteintes par le cancer ne répond pas à ces nouvelles thérapies (environ 80% des patients). De nombreuses études montrent à présent, que chez les patients traités par certaines immunothérapies, l’ajout d’une vaccination dirigée contre des cibles appelées «antigènes» présentes à la surface des cellules tumorales peut améliorer la destruction de la tumeur et induire une rémission ou une stabilisation des patients. Dans ce cas, l’efficacité de la réponse vaccinale dépend directement de la nature des antigènes sélectionnés pour cibler les tumeurs et de la capacité du système immunitaire à reconnaitre efficacement ces cibles tumorales. On appelle antigène toute substance capable de déclencher une réponse immunitaire visant à l'éliminer. Dans le cas des cancers, il s'agit le plus souvent de peptides (fragments de protéines) qui sont reconnus de manière spécifique par certains globules blancs, les lymphocytes T CD8 (étudiés dans le cadre de ce projet). Nous avons développé une méthode pour identifier des cibles tumorales très efficace pour détruire les tumeurs, consistant à activer le système immunitaire avec des antigènes bactériens très semblables à certains antigènes tumoraux. L’utilisation d’antigènes bactériens permet de réactiver une réponse immune similaire à celle pouvant exister lors d’une infection bactérienne et d’induire une réponse contre les tumeurs similaires à celle observée contre un pathogène étranger. Utilisés pour la vaccination des patients, ces antigènes bactériens semblables aux antigènes tumoraux pourraient devenir un nouvel outil pour le traitement des cancers. L’objectif de notre projet est de développer un vaccin thérapeutique efficace qui ciblerait la grande majorité de la population mondiale.

Bénéfices attendus

Les objectifs pour ce projet sont d'étendre nos connaissances scientifiques sur le mimétisme moléculaire peptidique à d'autres HLA et de développer un vaccin peptidique universel (pour tous).

Procédures

Les interventions auxquelles les souris seront soumises sont les suivantes pour la 1e procédure expérimentale (Immunisation par méthode prime-boost): • Vaccination par injection sous-cutanée : 2 injections à 14 jours d’intervalle • Prélèvement sanguins sur animaux vigiles : 3 prélèvements (le premier 4 jours avant la vaccination, puis 10 et 17 jours après la vaccination). Pour la procédure expérimentale n°2 (Cinétique de vaccination) : • Vaccination par injection sous-cutanée : 5 injections à 7 jours d’intervalle • Prélèvement sanguins sur animaux vigiles : 4 prélèvements (le premier 4 jours avant la vaccination, puis 10, 17 et 31 jours après vaccination)

Impact sur les animaux

Lors de l’immunisation des animaux et du suivi des cinétiques de vaccination, douleurs légères associées à une injection sous-cutanée et à des prélèvements de sang par voie sous-maxillaire (plaie réduite au point d’injection ou de prélèvement, œdème).

Devenir

Tous les animaux de cette procédure seront euthanasiés en fin d'expérience afin de pouvoir prélever leur rate et autres organes pour effectuer les analyses in vitro.

Remplacement

La mise en place d’une réponse immunitaire après vaccination est un phénomène complexe. Cela implique la reconnaissance des antigènes par des cellules spécifiques et la collaboration de différents types cellulaires (lymphocytes T, B et cellules présentatrices d’antigène). L’efficacité de la réponse immunitaire est favorisée par de nombreux facteurs solubles provenant du microenvironnement dans lequel l’antigène est présenté. Ces particularités (collaboration de différents types cellulaires et microenvironnement) ne peuvent pas actuellement être reconstituées en dehors d’un organisme vivant. L’étude d’une réponse immunitaire après vaccination sur organisme entier ne peut donc être remplacée et n’a pas d’équivalent expérimental n’utilisant pas d’animaux. Il est donc indispensable d’avoir recours aux modèles animaux transgéniques pour le HLA humain pour récapituler ces interactions complexes antre cellules et microenvironnement afin de démontrer la mise en place d’une réponse immunitaire après vaccination. Ce projet ne vise pas à l’évaluation directe d’une réponse anti-tumorale chez l’animal. La vaccination sera réalisée chez des animaux non porteurs de tumeur.

Réduction

En amont, 2 étapes ont permis de réduire le nombre de peptide et d’animaux qui seront utilisés : 1/ Une analyse in silico et la réalisation de tests in vitro ont permis de sélectionner un nombre restreint de peptides vaccinaux immunogènes et de forte affinité pour les HLA ciblés. 2/ L’analyse in silico via l’outil en ligne tools.iedb.org/population/ a permis de déterminer que le ciblage de 3 HLA-A (parmi les 68 possibles) et 2 HLA-B (parmi les 125 possibles) permet une couverture de 80% de la population mondiale. La réduction du nombre d’animaux a été réalisée pour permettre d’obtenir un nombre suffisant de données pour répondre à la problématique. L’utilisation d’outils statistiques du calcul de puissance de test et de taille d’échantillons (https://biostatgv.sentiweb.fr/?module=etudes/sujets#), permet de définir un nombre minimal d’animaux de 12 par groupe, en considérant un seuil de significativité à p

Raffinement

Le bien-être des animaux étant primordial, les souris sont acclimatées au moins 7 jours avant le début de la procédure expérimentale. A réception, les souris sont hébergées par 7 maximum par cage pour les femelles et 6 maximum par cage pour les mâles. Les animaux seront maintenus dans des conditions environnementales contrôlées (température, humidité, cycle jour/nuit), dans un espace suffisant, en groupe pour maintenir les interactions sociales, et avec un enrichissement environnemental permettant de répondre aux besoins physiologiques et comportementaux des souris (présence de petite maison permettant aux animaux de se cacher). Toutes les manipulations seront réalisées dans le respect de l’animal. Le temps de manipulation des animaux sera de plus réduit au maximum afin de réduire le stress des animaux et l’impact possible sur la réponse immunitaire. La procédure expérimentale (vaccination) est de classe de gravité légère et ne nécessite pas d’y associer un protocole d’anesthésie. Les prises de sang régulières seront effectuées afin de suivre l’évolution dans la circulation sanguine la reponse immunitaire, ce qui élève le niveau de la procédure à une classe modérée. Ces prélèvements de sang seront effectués à la veine sous-maxillaire, 1 fois par semaine (ou tous les 15jours), selon le chronogramme prédéfini (cf annexe). Un volume total prélevé inférieur à 10% du volume sanguin de l’animal (soit au total environ 100µL/semaine ou 200µL/15jours, pour une souris de 25g) sera effectué afin de ne pas causer de dommage aux animaux. Toujours pour le bien-être de l’animal, le prélèvement sera effectué par alternance sur les 2 côtés.

Choix des espèces

Le principe de la vaccination repose sur la présentation des antigènes par le système HLA chez l’Homme. Le système de présentation antigénique est différent d’une espèce à l’autre. Ainsi les antigènes reconnus chez la souris peuvent être très différents de ceux reconnus chez l’homme car présentés par des molécules CMH (complexe majeur d’histocompatibilité) différents. Le vaccin final développé dans le cadre de ce projet représente un mélange de plusieurs peptides restreints par le HLA. Ce vaccin sera un vaccin HLA universel qui traitera une grande majorité des patients cancéreux (prédiction >80%) car ciblant les HLA du locus A et B les plus représentés chez l’homme (HLA-A1, HLA-A3, HLA-A24, HLA-B7, HLA-B35 et HLA-A2). Ce projet nécessite donc l’utilisation de souris dites humanisées transgéniques pour les différents HLA humains et parfaitement caractérisées pour leurs réponses aux vaccins peptidiques humains (HLA-A1, HLA-A2, HLA-A3, HLA-A24, HLA-B7 ou HLA-B35 restreint). Le modèle de souris transgéniques humanisées pour les différents HLA-A et HLA-B sont des modèles existants et relevant pour étudier l’immunogénicité de ces vaccins destinés à l’homme. Les études pourront être réalisées sur des souris adultes âgées au début de l’expérimentation de 7 jusqu’à 15 semaines, âge où le système immunitaire est mature et donc à partir duquel une réponse immunitaire peut être correctement évaluable. Pour chaque étude, des souris d’âges similaires seront utilisées (plus ou moins une semaine). En cas de variation de plus d’une semaine, les animaux seront répartis de façon équilibrée dans chacun des groupes afin d’assurer l’homogénéité des groupes.

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Rats : 98
Souffrances
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98 rats, dont 14 femelles gestantes et 84 ratons, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les femelles gestantes sont exposées aux radiofréquences du téléphone portable de la gestation au sevrage, puis mères et descendants reçoivent une injection de BrdU et sont mis à mort deux heures après pour prélever le cerveau et mesurer la neurogenèse. Le porteur nomme les tests comportementaux imposés, réflexes néonataux, activité exploratoire en open-field et test de retournement, pour évaluer l'effet de l'exposition sur la maturation cérébrale. Sur le remplacement, il affirme que les approches in vitro et in silico ne peuvent pas répondre à la question sur un organisme en interaction avec son environnement et conclut à la nécessité du recours au rat.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de préciser l’impact d’expositions aux champs électromagnétiques (CEM) des télécommunications (comme le téléphone portable) sur la neurogenèse. Ce projet sera réalisé sur 98 rats Sprague-Dawley (14 femelles gestantes et 84 ratons, en considérant que 6 ratons/portée seront obtenus) répartis en deux groupes expérimentaux, exposés ou non aux CEM (cf. ANNEXE 1). Une procédure est considérée dans le cadre de ce projet.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera des réponses aux questions scientifiques et aux préoccupations sociétales concernant les possibles effets neurobiologiques des expositions développementales aux champs électromagnétiques avec le minimum de rats pour le projet.

Procédures

Aucune intervention de type prélèvement sur animal vigile ou chirurgie n'est prévue. Deux heures avant leur mise à mort, les rats recevront une seule injection intrapéritonéale de BrdU (150 mg/kg pour les mères et 50 mg/kg pour les descendants à PND9, 21 et 44 dans un volume maximum injecté de 6 ml/kg pour les animaux traités à PND9 et de 10 ml/kg aux autres âges). Préalablement à leur sacrifice, le cas échéant (en cas d'atteinte de point limite nécessitant la mise à mort après l’âge de PND15), les animaux recevront une seule injection intrapéritonéale d’une dose létale de pentobarbital (EXAGON, 400 mg/kg, ou traitement équivalent recommandé par le vétérinaire référent). Préalablement à leur mise à mort, les rats seront sédatés par inhalation d’isoflurane. Au bout de quelques minutes, l'anesthésie profonde sera vérifiée et les rats seront mis à mort.

Impact sur les animaux

Nous n'attendons pas de nuisance ou d'effet indésirable sur les animaux suite à la réalisation de la procédure n°1 de ce projet. Néanmoins, des signes critiques et les actions correctives qui seront menées en conséquence sont envisagés afin d’être en mesure de pallier toute manifestation inopinée de souffrance des animaux hébergés dans notre animalerie même si sa cause n’est pas prévisible et est indépendante des actions de la procédure n°1.

Devenir

Tous les rats seront mis à mort aux temps de sacrifices définis pour effectuer des prélèvements biologiques post-mortem qui permettront de réaliser des analyses biochimiques et de biomarqueurs cérébraux.

Remplacement

Pour ce qui est du remplacement, les approches cliniques, in vitro et in silico, par leurs limitations éthiques et techniques, ne peuvent pas répondre au questionnement concernant l’impact des expositions aux CEM-RF sur le positionnement et la morphologie des nouveaux neurones sur un organisme en interaction sensorielle avec son environnement et doué de thermorégulation, nécessitant de fait le recours aux études in vivo.

Réduction

Au plan de la réduction, plusieurs paramètres biologiques seront évalués sur un même animal, permettant ainsi de minimiser le nombre de rats utilisés. Les coupes de cerveau qui seront réalisées ex vivo seront exploitées pour l’analyse de plusieurs marqueurs (marquage du BrdU, marqueurs neurotrophiques, de l’inflammation et du stress oxydant) fortement questionnés dans les effets in vivo des CEM. Les variables quantitatives (marqueurs ex vivo, poids, …), seront analysées par 4-ways ANOVA ou 3-ways ANOVA suivi d’un test post-hoc avec la correction de Bonferroni, en fonction de paramètres inter-sujet (sexe, niveau de champs électromagnétique, âge) et intra-sujet (le temps pour les variables mesurées plusieurs fois chez un même rat (poids, tranches de 5 minutes pour l’activité locomotrice,…)). Les variables de rang (mesure du délai de retournement dans le « surface righting » sur un maximum de 60 secondes, …) seront analysées par le test du log Rank.

Raffinement

Concernant le raffinement, chaque animal sera observé quotidiennement et pesé tous les 2 jours. Des feuilles d’observation permettront de consigner les signes anormaux concernant l’apparence, le comportement, les signes cliniques, etc. En période périnatale, une attention particulière sera portée au bien-être des mères et de leur portée et à la nidification. L’état de santé des animaux sera suivi à l’aide d’une grille de scores (cf. ANNEXE 2) qui indiquera l’action à mener de prise en charge de la douleur. De plus, les conditions d’hébergement des animaux seront enrichies pour favoriser leur bien-être. Pendant la période périnatale, les rates seront hébergées seules puis avec leur portée. A partir du sevrage, tous les rats seront hébergés par sexe par groupe à plusieurs par cage pour leur socialisation. Un fond sonore musical sera diffusé la journée pour leur permettre de s’habituer au bruit généré par les manipulations et ainsi limiter le stress pouvant être ressenti durant les expérimentations. Du matériau leur permettant de nidifier, et éventuellement des bâtons en bois à ronger, seront disposés dans leurs cages d’hébergement pour favoriser leur développement cognitif. Une sédation par inhalation d’isoflurane sera pratiquée préalablement à la mise à mort des animaux.

Choix des espèces

Le rat est un animal de référence pour les études de toxicologie. En particulier, ses systèmes neurobiologiques et physiologiques ont été largement étudiés en laboratoire. Il existe une documentation très complète dans le domaine, dans la littérature et les ouvrages spécialisés. L’UMR PériTox possède une expertise en recherche en toxicologie expérimentale. Ces recherches ont été effectuées majoritairement chez le rat. Dans un souci de comparer nos résultats avec les résultats obtenus précédemment concernant les effets des CEM sur les fonctions cérébrales, nous avons choisi la même espèce. De plus, le personnel qui sera en charge des expérimentations est formé et possède une expérience reconnue pour l’entretien et l’observation des rats. Les femelles gestantes arriveront à l’animalerie au jour gestationnel (G) 3 et seront exposées à partir de G8 aux CEM-RF jusqu’au sevrage de la descendance, au jour postnatal (PND) 21, soit approximativement durant 35 jours. Elles seront sacrifiées à PND21 pour évaluer les effets de l’exposition sur leur neurogenèse. Les effets de l’exposition sur la mise en place de la fonction cérébrale seront évalués sur la descendance au stade néonatal (réflexes néonataux évalués de PND3 à 10), au stade juvénile et à l’adolescence (activité exploratoire évaluée dans l’open-field respectivement entre PND17 et 19, et entre PND41 et 43). Les femelles gestantes recevront une injection de BrdU à PND21 et la descendance aux stades néonatal (PND9), juvénile (PND21) et adolescent (PND44), et seront mis à mort 2h après pour examiner la neurogenèse. Cette analyse permettra d’identifier le stade développemental le plus sensible aux expositions aux CEM-RF et les effets à court/long terme et transitoire/permanent sur la neurogenèse et la fonction cérébrale tout au long de la maturation cérébrale.

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    • Troubles gastrointestinaux
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    • Système gastrointestinal
Souris : 780
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780 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leur foie et leur sang, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une fibrose du foie leur est provoquée par un régime alimentaire spécifique, et 255 subissent six prélèvements sanguins répétés au sinus rétro-orbital sous anesthésie, pour tester des vecteurs censés bloquer les gènes de la maladie. Le porteur renvoie au conditionnel la mise au point de traitements contre la fibrose et la cirrhose. Il affirme qu'on ne peut reproduire l'architecture d'un "organe entier" autrement que chez l'animal.

Objectifs

La fibrose hépatique correspond à une cicatrisation du foie, en réaction à une agression, qui finit par entraîner un mauvais fonctionnement de cet organe. La cause première de fibrose hépatique est l'alcoolisme, mais les maladies chroniques du foie comme les hépatites, ou les maladies métaboliques liées à l’obésité, sont aussi à l'origine de fibroses. Une fibrose peut à son tour dégénérer en cirrhose, puis en cancer du foie - l'un des plus mortels. Il n'existe à l'heure actuelle pas de traitement contre la fibrose. Vu l’augmentation de l’obésité dans la population, les maladies du foie vont devenir un problème mondial de santé publique dans les années à venir. L’objectif de notre projet est de développer des médicaments pour traiter la fibrose hépatique métabolique. Le principe de ces médicaments est d’empêcher les gènes responsables de la maladie de s’exprimer. Nous allons élaborer des vecteurs synthétiques capables de délivrer ces médicaments spécifiquement dans le foie pour réduire au silence les gènes impliqués dans le développement de la fibrose.

Bénéfices attendus

La fibrose hépatique n’ayant à ce jour pas de traitement, nous pensons que cette étude sera un premier pas vers la mise au point de nouveaux médicaments pour soigner la fibrose et la cirrhose hépatiques, actuellement incurables.

Procédures

Un prélèvement sanguin de 100 à 150 μL par voie retro-orbitale après anesthésie totale par un mélange kétamine (100mg)/kg/xylazine (10mg/kg) sera effectué toutes les 2 semaines sur une partie des animaux prévus dans le projet. Soit 6 prélèvements répétés sur 255 animaux. La durée du prélèvement est d'environ 5 minutes.

Impact sur les animaux

Le régime alimentaire utilisé pour induire une fibrose hépatique aux animaux entraine une légère perte de poids des animaux pendant les 3 premières semaines pour reprendre ensuite une croissance normale. L’état des souris sera surveillé quotidiennement et leur poids mesuré toutes les semaines.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort à la fin de chacune des procédures. En effet, il est indispensable de récupérer le foie et le sang des souris pour pouvoir étudier les effets des vecteurs thérapeutique sur la fibrose hépatique.

Remplacement

Les procédures expérimentales nécessaires à ce projet ont été élaborées et réfléchies afin de minimiser le nombre d’animaux tout en permettant de réaliser une étude statistique valable. Le modèle de fibrose que nous avons choisi consiste uniquement en l’apport d’une alimentation spécifique, il a l’avantage de refléter fidèlement la pathologie humaine. Avant d’être administré aux souris, les systèmes thérapeutiques développés seront préalablement testés sur des cellules en cultures. Seuls les systèmes présentant une efficacité suffisante seront testés chez la souris.

Réduction

D’après la littérature et d’après notre expérience sur le modèle CDAHFD, la variabilité des réponses à l’induction de la fibrose est très faible (sur plus de 100 souris étudiées, toutes développent une fibrose hépatique). Cependant, suivant les durées de régime, la variabilité de l’expression de certains marqueurs peut être plus ou moins marquée. Ainsi, d’après nos résultats précédents, l’étude d’une réponse aux agents thérapeutiques nécessite des lots minimum de 15 animaux pour pouvoir réaliser une étude statistique. Pour les études d’effet thérapeutique nous réaliserons dans un premier temps, l’expérience sur un lot de 10 animaux, testerons la validité statistique des résultats, et nous recommencerons l’expérience sur 5 animaux supplémentaires si nécessaire. Pour les études de biodistribution, des lots de 5 animaux sont suffisants. Ainsi, le nombre d’animaux indiqués est un nombre maximum. Le test statistique utilisé sera un test non paramétrique Mann–Whitney permettant l'analyse d'échantillons de petites tailles.

Raffinement

Ce régime entraine une légère perte de poids des animaux pendant les 3 premières semaines pour reprendre ensuite une croissance normale. L’état des souris sera surveillé quotidiennement et leur poids mesuré toutes les semaines. Le milieu sera enrichi pour le bien-être des animaux (cotons de nidifications, bâtonnets et igloos…). Des mesures visant à réduire la douleur des animaux seront prises, les injections de médicaments seront réalisées sous anesthésie générale et un suivi attentif des animaux est prévu à chaque étape des procédures. Les animaux seront régulièrement évalués à l’aide de points limites bien définis. Pour chaque animal mis à mort, nous exploiterons un maximum de données disponibles.

Choix des espèces

Les objectifs du projet sont de tester différents agents thérapeutiques pour traiter la fibrose hépatique et d’étudier l’évolution des marqueurs de cette pathologie. Le recours à des animaux est indispensable pour atteindre de tels objectifs, puisque la fibrose hépatique prend place au niveau d’un organe entier, le foie. Il n’est actuellement pas possible de reproduire l’architecture et la complexité d’un organe entier autrement que chez l’animal. De nombreux modèles de fibrose hépatiques existent et sont bien connus chez la souris. En soumettant les animaux à un régime alimentaire spécifique, bien caractérisé par l’équipe, cela permettra de récapituler, les différentes étapes du développement et les potentielles variabilités de la maladie à l’échelle de l’organisme entier. Un tel niveau d’information ne peut pas être obtenu à l’aide d’un modèle in vitro.

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    • Système immunitaire
Souris : 420
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420 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Infectées par le virus de la Vaccine par voie intranasale sous anesthésie, elles reçoivent du chloramphénicol par injections répétées et une prise de sang au sinus rétro-orbital juste avant la mise à mort, pour étudier le métabolisme des lymphocytes T CD8. Le porteur indique fixer un point limite à 20 % de perte de poids, l'antibiotique n'ayant pas encore été testé dans ce contexte infectieux. Il affirme que la complexité de la réponse immunitaire rend son étude in vitro impossible.

Objectifs

Lors d’une infection virale, les T-CD8s naïfs et spécifiques des antigènes viraux sont activés dans les ganglions drainant l’organe infecté. Suite à leur activation, les T-CD8s prolifèrent et se différencient en cellules effectrices qui migrent vers l’organe infecté et éliminent les cellules infectées. En parallèle, pendant la phase effectrice, un petit nombre de T-CD8 mémoires se développent, qui vont persister sur le long terme. Les T-CD8s mémoires sont capables de réagir de manière plus rapide et plus efficace en cas de nouvelle rencontre avec le même virus. La fonction des T-CD8s et la génération de T-CD8s mémoires fonctionnels sont largement dépendantes d’une succession de changements métaboliques et reposent sur une communication étroite entre la respiration mitochondriale et la glycolyse. En effet, alors que les T-CD8 naïfs (qui n'ont jamais été activés) acquièrent leurs besoins énergétiques de la respiration mitochondriale, leur activation mène à un remodelage métabolique en faveur de la glycolyse, leur permettant d’assurer leurs fonctions effectrices. Enfin, les T-CD8 mémoires possèdent un métabolisme respiratoire, accompagné d’une augmentation de la masse mitochondriale leur permettant de répondre rapidement lors d’une réponse secondaire. Bien que ces changements métaboliques soient à présent bien admis, les mécanismes sous-jacents qui les contrôlent restent peu, voire pas, connus. De manière intéressante, la respiration mitochondriale repose sur la traduction d’ARNs spécifiques et exclusivement exprimés dans les mitochondries, un processus nommé la traduction mitochondriale. L'émergence d’études sur ce sujet suggèrent ainsi un rôle spécifique de la traduction mitochondriale, dans l’établissement des réponses immunes innées et adaptatives. Ainsi, ce projet vise à disséquer, au niveau moléculaire, la contribution relative des traductions mitochondriale et cytosolique, dans le contrôle de la respiration mitochondriale et de la glycolyse, au cours des réponses T-CD8 anti-virales. Pour cela, des souris C57Bl/6J seront infectées par voie intranasale, avec le virus de la Vaccine. La traduction mitochondriale sera spécifiquement inhibée, grâce à l’utilisation de Chloramphenicol, injecté par voie intra-péritonéale. Différents temps après infection, l'analyse du nombre, du phénotype, et des fonctions des T-CD8s, sera effectuée ex vivo sur un prélèvement de sang et des organes lymphoïdes.

Bénéfices attendus

Les résultats attendus permettront de combler le manque de connaissances mécanistiques concernant les besoins métaboliques des T-CD8, et d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour moduler les fonctions cytotoxiques des T-CD8 et la génération/maintenance des cellules mémoires.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Injection Intraveineuse (sous brève anesthésie Isoflurane) – uniquement pour la procédure 2 : 1 fois par animal – durée 30 secondes - Injection intrapéritonéale (pour anesthésie Kétamine/Xylazine) : 1 fois par animal– durée 30 secondes - Infection intranasale (sous anesthésie Kétamine/Xylazine) : 1 fois par animal – durée 30 secondes par narine - Injections Intra-péritonéales (pour traitements chloramphénicol): 1 fois par jour pendant 4 à 10 jours en fonction des groupes – durée 30 secondes par injection - Prélèvements sanguins au sinus retro-orbital (sous brève anesthésie Isoflurane) : 1 fois par animal, juste avant la mise à mort – durée 30 secondes

Impact sur les animaux

Les effets indésirables possibles sont une légère douleur générée par les injections intra-péritonéales et le stress généré par l’anesthésie et la procédure d’inoculation du virus par voie intranasale. L'infection par le virus de la Vaccine est une procédure utilisée en routine dans le laboratoire dont les conséquences ne génèrent pas de souffrance sur les animaux. Le chloramphenicol utilisé dans ce projet (50mg/Kg, en IP) est un antibiotique largement utilisé chez l'humain et dans des modèles animaux. Les doses utilisées sont basées sur la littérature qui ne décrit aucune nuisance ou effet indésirable sur l’état général des animaux. De plus le chloramphénicol (qui inhibe la traduction mitochondriale) devrait, selon la littérature, avoir un impact surtout dans la génération et la survie des cellules T CD8 mémoires, et seulement un impact négligeable sur la réponse effectrice (et donc sur la capacité des animaux à contrôler l'infection). Cependant, étant donné que cette drogue sera testée pour la première fois dans le cadre d'une infection virale in vivo, un point limite de 20% de perte de poids est fixé.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin de pouvoir prélever les organes (ganglions lymphatiques, poumons, rate etc) et effectuer ex vivo: - des analyses cellulaires pour déterminer le phenotype et la fonctionalité des lymphocytes T CD8 - des analyses moléculaires et les mecanismes impliqués dans la traduction mitochondriale, au cours de la réponse T-CD8

Remplacement

La réponse immunitaire anti-virale est un phénomène biologique complexe faisant intervenir de multiples types cellulaires et une organisation spatiale qui rend impossible son étude dans des tests in vitro.

Réduction

Pour chacune des procédures, nous utiliserons 15 animaux par groupe expérimental, analysés individuellement. Nous utiliserons des tests de comparaison de moyennes de Student et des tests non-paramétriques pour comparer les groupes. Le calcul de la puissance des tests statistiques et nos expériences antérieures ont montré que ces nombres d'animaux par point expérimental étaient nécessaires et suffisants pour l’interprétation de nos résultats.

Raffinement

Afin de réduire la souffrance, le stress et la douleur de l’animal, i) les infections intra-nasales seront réalisées sous anesthésie profonde et la température corporelle des animaux sera maintenue lors de l'anesthésie; ii) nous effectuerons une brève anesthésie à l'isfluorane (3% dans une chambre à oxygène) pour les prélèvements de sang en rétro-orbital; iii) les injections I.V. au sinus rétro-orbital seront réalisée sous anesthésie à Isoflurane (3% dans une chambre à oxygène); iv) nous maintiendrons les animaux en groupes sociaux au sein de chaque cagée (en moyenne 5 animaux par cagée) ; v) assurerons une surveillance adaptée à chacune des procédures ou étape au sein d'une procédure, comme décrit au sein de chaque procédure.

Choix des espèces

Le choix du modèle souris est imposé par la nécessité de pouvoir utiliser, à terme, des animaux génétiquement modifiés. Dans ce projet, des souris sauvages (fond C57Bl/6J) seront utilisés.

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Souris : 320
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320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 160 et sévère pour 160. Soumises à un régime gras pendant 14 semaines puis à des injections de streptozotocine pour induire un diabète, y compris des animaux âgés de 18 à 24 mois, elles passent des tests de champ ouvert, de reconnaissance d'objet et de labyrinthe surélevé. Le porteur fixe des points limites, dont la mise à mort en cas de perte de poids supérieure à 20 % ou de glycémie effondrée. Il affirme que les tests de comportement et de métabolisme rendent le modèle in vivo "indispensable".

Objectifs

On sait que le vieillisement est associé à un déclin des fonctions cognitives. Il a été montré que le diabète était lui aussi associé à un déclin cognitif accéléré. A titre d'exemple, 19 à 25% des diabétiques de types 2 souffrent d'un déclin cognitif avant l'âge de 60 ans. De la même façon, les patients avec un diabète de type 1 peuvent présenter des dysfonctions cognitives assez précocement. Le diabète de type 2 est en effet reconnu pour être un facteur de risque du déclin cognitif. De plus le défaut et la résistance à l'insuline observés dans les diabètes sont associés à des altérations de la mémoire hippocampo-dépendante. L'augmentation de la prévalence du diabète ainsi que le vieillissement général de la population font du déclin cognitif un enjeu majeur de santé. Les mécanismes communs au vieillissement et aux diabètes sont : une perte de la tolérance immunitaire, une baisse dans la capacité de réguler son métabolisme ainsi qu'une inflammation centrale (neuro-inflammation) et systémique induisant des changements de comportement, d'habitudes alimentaires, d'activité, ainsi que des troubles cognitifs (perte de mémoire, anxiété). La neuro-inflammation est souvent associée aux maladies neuro-dégénératives. Cette neuro-inflammation présente dans les diabètes est suspectée d'être à l'origine de l'aggravation du déclin cognitif lié à l'âge. Au niveau cellulaire, la neuro-inflammation est un processus résultant de la présence de cellules gliales activées (astrocytes/microglies) dans le cerveau. Cibler la neuro-inflammation dans le but de traiter les maladies neuro-dégénératives pourrait donc être une porte d'entrée dans le ralentissement de l'apparition du déclin cognitif voire sa résolution.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'identifier le rôle de la neuro-inflammation, dépendante du facteur de transcription étudié, dans l'accélération du déclin cognitif lié à l'âge, dans un contexte diabétogène (diabète de type 1 ou 2) ou non-diabétogène. Ce facteur de transcription pourrait donc être une cible thérapeutique intéressante permettant de ralentir le déclin cognitif. Celui-ci étant considéré, avec le vieillissement de la population et l'augmentation de la prévalence des diabètes comme un enjeu majeur de santé pour les années à venir. A terme, le projet permettra de déchiffrer les mécanismes inflammatoires qui contrôlent le déclin cognitif lié à l'homéostasie glycémique du patient. Ces études permettront d'associer l'inflammation locale du système nerveux central à l'inflammation systémique dépendante du facteur de transcription en question, qui était mis en évidence dans des études précédentes. Cette inflammation systémique pourrait être un bio-marqueur du déclin cognitif précoce dans le diabète.

Procédures

Les souris suivront un régime commercial contenant 60% de lipides pendant 14 semaines. Les animaux auront libre accès à la boisson et à la nourriture. Les souris seront observées et pesées une fois par semaine. Classiquement les souris atteignent un poids situé entre 35 et 45 grammes à la fin du régime. A la 12e semaine du régime, les animaux recevront des évaluations comportementales sur 2 semaines. Le protocole d'injection stréptozotocine consiste en l'injection quotidienne de faibles doses de streptozotocine (40mg/Kg, diluée dans du tampon citrate à 50mM; pH 4.5) en intrapéritonéal pendant 5 jours à l'aide de seringues de 1mL et d'aiguilles de 25G. Les souris sont ensuite remises dans leur cage d'origine avec de la nourriture et boisson ad Libitum. La glycémie des animaux sera mesurée quotidiennement durant cette période. En cas de glycémie trop basse malgré la supplémentation en sucrose de l'eau, un bolus de sucrose (20%) sera administré en intra-péritonéal. Environ 9 jours après la dernière injection de streptozotocyne, la glycémie des animaux sera mesurée à jeun (6h de jeûne). Tests comportementaux: Pour évaluer les capacités cognitives, nous allons utiliser 3 tests de comportement: le test de l'espace ouvert (Open Field; OF), le test de la reconnaissance d'un nouvel objet (NOR) et le test du labyrinthe surélevé (Elevated + maze). Les souris recevront ces tests avec un délai de 7 jours entre chaque. Le OF et l'elevated +maze sont des tests qui mesurent le comportement exploratoire du rongeur. Pour les 2 tests, les souris seront transportées vers la salle d'expérimentation dans leurs cages d'hébergement contenant une partie de leur litière d'origine. Elles seront laissées au repos durant 1 heure avant le test. Pour le test de l'OF, les souris seront placées à l'intérieur d'une enceinte de dimension 43X43 cm pendant 30 min. Le système est automatisé et permet la mesure de plusieurs paramètres comme la distance parcourue au centre, en periphérie, le temps et la vitesse. D'une façon similaire, pour l'elevated plus maze les souris sont observées par un système automatisé durant le test pour 15-20 min. Pour le NOR la souris sera placée dans la boite de comportement de dimension 60 x40 x 32 cm, qu’elle pourra explorer librement durant 5 min. 24 h plus tard, la souris sera placée dans le même environnement pendant 10 minutes avec 2 objets identiques, le lendemain un de ces objets est ramplacé par un nouveau, le comportement exploratoire est observé.

Impact sur les animaux

Les animaux sous régime gras auront une prise de poids plus importante que ceux sous régime normal. Ceux chez qui un diabète (de type 1 ou 2) sera induit présenteront une hyperglycémie. Les seules nuisances pouvant apparaitre concernent les injections de streptozotocine, qui est un composé toxique, il faudra alors veiller à ce que les souris ne perdent pas trop de poids (

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à l'issue de chaque procédure afin d'effectuer des analyses de biologie moléculaire et cellulaire ainsi que d'histologie.

Remplacement

Pour réaliser les tests de comportement et de métabolisme, les modèles in vivo sont indispensables. La souris est le modèle le plus pertinent dans notre étude car se rapprochant physiologiquement des pathologies humaines. En effet, selon la littérature, les modèles murins sont utilisés dans les études de cognitives et de comportement. De plus, notre modèle murin (souris invalidées pour le gène d'intérêt) a déjà été validé dans des publications précédentes. Pour finir les études de comportement et de cognition ne permettent pas l'utilisation de modèle in vitro en remplacement des modèles in vivo.

Réduction

Le nombre de souris est réduit à son minimum. Chaque souris est réutilisée pour chaque test comportemental. De plus de nombreux tissus (tissus adipeux, foie, rate, cerveau...) seront collectés après mis à mort, afin d'approfondir les études moléculaires, cellulaires et transcriptomiques. Chaque souris génèrera donc de nombreuses informations. De plus nous avons choisi et déterminé un nombre de 20 souris par groupe en fonction de données de la littérature (Etudes de comportement suite à un régime riche en graisse, Ogrodnik et al., 2019) et grâce à l'utilisation d'un outil statistique "sample size calculation" (http://www.lasec.cuhk.edu.hk/sample-size-calculation.html). En se basant sur les résultats de tests comportementaux de l'article ci-dessus, nous avons calculé que pour obtenir une puissance de 90% avec une valeur alpha de 0.05, la taille de l'échantillon doit être de n=8 individus par groupe. En tenant compte des 10% de mortalité intrinsèque de cette lignée (C57Bl6/J) ainsi qu'à la mortalité dû au traitement (streptozotocine) et au vieillissement des souris, le nombre de 20 individus par groupe a été arrêté. Concernant les résultats, une analyse statistique (test de Wilcolxon) sera réalisée en tenant compte de la variabilité intra-groupe (T test (2 conditions), Test anova (plus de 2 conditions)), ainsi qu'un test ANOVA sur mesures répétées pour les mesures de glycémie et les poids des souris.

Raffinement

Dans cette étude aucun test douloureux n'est effectué. Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d'hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (8h-20h). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (5 par cage maximum) et l'isolement est évité au maximum. Le milieu est enrichi avec au choix : lanières de papier Kraft, maisons en carton, tunnel en carton ou carré de coton compacté. Les animaux seront nourris avec un régime enrichi en lipides pour induire une obésité et une insulino-résistance nutritionnelle, ou avec un régime normal (chow diet). Le change de la litière est réalisé une fois par semaine. Ce rythme pourra être réajusté si besoin pour les souris diabétiques grâce à une surveillance bihebdomadaire. Concernant les tests comportementaux les points limites suivants ont été établis: Grille d'évaluation pour les procédures comportementales: tout score ≥ 3 entrainera le retrait de l’animal et donc sa mise à mort. a) Variation du poids corporel (mesuré 2 fois par semaine). Le poids de référence sera celui de l'animal à l'arrivée. 0) Normal 1) Perte de poids 20% b) Apparence physique0) Normal 1) Manque de toilettage 2) Poil ébouriffé, yeux plissés ou bridés 3) Pelage ébouriffé, posture anormale (dos voûté) c) Changements comportementaux 0) Normal 1) Changements mineurs : démarche boîtante 2) Anormal : mobilité réduite, inactif, peu réactif aux stimulations 3) Très agité ou immobile, auto mutilation, agressif, prostré ou immobile. Pour les animaux traités avec la streptozotocine, une glycémie inférieure à 30mg/dL, suite aux injections, entrainera la mise à mort de l'animal.

Choix des espèces

La durée de vie des souris et leur capacité reproductive sont adaptés à ce projet. De plus le laboratoire dispose déjà des souris transgéniques nécessaires pour l'étude, desquelles proviennent nos résultats précédents. Les animaux seront utilisés à environ 6 à 8 semaines pour certains afin d'étudier les effets du diabète à un stade précoce. Et à un stade adulte très avancé (18 - 24 mois) pour d'autres cohortes afin d'étudier le vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 207
Souffrances
▲ -
▲ 167
▲ 40
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 207

207 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures légères pour 167 et modérées pour 40, dont 181 servant seulement à entretenir la lignée génétiquement modifiée. Les 40 femelles porteuses du transgène PyMT développent des tumeurs mammaires spontanées et reçoivent des injections trois fois par semaine pendant huit semaines de composés inhibant l'entrée du calcium. Le porteur prévoit l'euthanasie si la tumeur dépasse 1 000 mm³, s'ulcère, ou si apparaissent des signes de métastases pulmonaires ou hépatiques. Il affirme que le développement des métastases ne peut pas s'étudier in vitro.

Objectifs

Le cancer du sein est le cancer féminin le plus fréquent qui représente la première cause de mortalité des femmes par cancer de par le monde. La forte mortalité associée au cancer du sein est essentiellement liée au développement des métastases qui ne peut pas s’étudier in vitro et nécessite le développement et l’utilisation de modèles animaux. L’évaluation in vitro de nouvelles molécules analogues du tamoxifène, utilisé comme traitement adjuvant (associé aux médicaments de référence pour renforcer leur action) de cancers hormono-dépendants, en particulier les cancers du sein, a permis d’isoler 2 composés d'intérêt de par leur action inhibitrice des voies d'entrées du calcium Ca2+ et de la prolifération de cellules cancéreuses. Ce projet multidisciplinaire pourrait permettre d'identifier des inhibiteurs des voies calciques pour lesquelles nous avons montré un rôle important dans le développement de métastases osseuses. Il s'agit d'un champ précis, concernant des molécules cibles de protéines originales (canaux ioniques membranaires), pour une problématique dans un domaine de la santé pour lequel il n'existe actuellement aucune thérapie efficace. Objectif : Il s'agit d'évaluer le rôle anti-métastatique et/ou anti-prolifératif des 2 composés dans le modèle murin PyMT (présence d'un antigène pro-tumoral du polyomavirus) du cancer du sein, qui est un modèle de progression tumorale spontanée. Ce projet nécessitera 40 souris pour les expériences et 181 souris pour l'entretien de la lignée et suivra la règle des 3R.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d’apporter des éléments de preuve concernant l’efficacité de ce nouveau type de traitement.

Procédures

Les injections des molécules chimiques ou de véhicule seront réalisées sur animaux vigiles (100 µl de volume par injection intra-péritonéale). Cela concerne les 40 femelles hétérozygotes pour l'allèle PyMT avec 3 injections par semaine sur 8 semaines. Tous les prélèvements seront effectués après euthanasie des animaux.

Impact sur les animaux

Les molécules chimiques à tester ne présentent pas de toxicité particulière aux doses testées.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures expérimentales

Remplacement

Nous avons tenté d'identifier des méthodes alternatives pour le développement du cancer de sein. Pour identifier le rôle des molécules anti-tumorales, nous avons besoin d'utiliser des systèmes complexes dans lesquels l’ensemble des paramètres physiologiques (ex: présence de vaisseaux sanguins, apport de métabolites sanguins vers la tumeur) qui sont modifiés lors du développement du cancer sont présents. En outre, le développement du cancer et la formation des métastases sont des phénomènes complexes qui font intervenir de multiples étapes conduisant en particulier à l’échappement des cellules cancéreuses de la tumeur primaire et leur dissémination dans l’organisme. Ces systèmes doivent également refléter au mieux la complexité de la pathologie humaine. Cela nécessite l’utilisation de modèles de souris qui développent l’ensemble des propriétés observées dans le cas du cancer du sein chez la femme, ce qui est le cas du modèle PyMT.

Réduction

Les effectifs sont optimisés avec l'utilisation d'un seul groupe contrôle sans traitement et d'un seul groupe traité avec la molécule de référence. Les observations nécessitent une taille d’effectifs de 10 animaux par groupe afin d'obtenir une différence statistique de l'ordre de 25%, pour avoir 80% de chances de détecter une différence dans la taille des tumeurs ou le nombre de métastases (si elle existe) à l'aide d'un test T avec un risque d'erreur alpha de 5% .

Raffinement

Le développement des tumeurs sera limité et les animaux portant des tumeurs seront particulièrement suivis afin d'éviter toute souffrance. Les animaux seront hébergés dans des cages dont l’environnement sera enrichi (4 animaux par cage). Les conditions d’élevage des animaux seront optimales au regard des normes en vigueur avec enrichissement des cages d'hébergement systématique (cabanes, tubes, boîtes à oeuf et smarthomes®). Les souris seront suivies quotidiennement afin de vérifier leur état de santé et leur bien-être. Si la tumeur est ulcérée, nécrosée ou atteint plus de 1000 mm3 de diamètre, l'animal sera euthanasié. Si les tumeurs interfèrent avec le mouvement, nous fournirons de la nourriture sur le sol de la cage, ou de l'eau par l'intermédiaire d'agarose. L’observation de dyspnée démontrerait l’existence de métastases pulmonaires. Une distension abdominale serait une preuve de la propagation métastatique vers le foie ou le péritoine. Si une dyspnée ou une distension abdominale est observée, la souris sera euthanasiée. Les animaux qui sont moribonds (par exemple poil hérissé, apathique) ou avec une perte de poids corporel > 20% seront euthanasiés.

Choix des espèces

La souris est l'espèce la moins complexe du point de vue phylogénétique qui permet tout de même de décrypter les mécanismes impliqués dans la carcinogenèse mammaire et d'évaluer les effets des traitements. Ce modèle murin est particulièrement adapté pour notre étude dans la mesure où les souris hétérozygotes pour le transgène PyMT développent des tumeurs mammaires au cours du temps et aussi des microtumeurs pulmonaires. Le développement du cancer et la formation des métastases sont des phénomènes complexes qui font intervenir de multiples étapes conduisant en particulier à l’échappement des cellules cancéreuses de la tumeur primaire et leur dissémination dans l’organisme. Ces systèmes doivent également refléter au mieux la complexité de la pathologie humaine. Cela nécessite l’utilisation de modèles de souris qui développent l’ensemble des propriétés observées dans le cas du cancer du sein chez la femme, ce qui est le cas du modèle PyMT. Le projet sera réalisé sur des femelles adultes, les souris hétérozygotes pour l'allèle PyMT développent des tumeurs de la glande mammaire à partir de la 5ème semaine, identifiables à partir de j53.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 600
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 40
▲ 560
Devenir
 -
 -
 -
 600

600 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue pour prélever leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 40 et sévère pour 560. Après implantation de canules par chirurgie, ils subissent un modèle de dépression fondé sur des chocs électriques inéluctables et imprévisibles, puis des tests d'évitement avec 30 chocs, de nage forcée et de champ ouvert. Le porteur attend l'apparition de symptômes dépressifs chez au moins 30 % des animaux et teste une molécule censée les prévenir. Il affirme qu'aucune méthode alternative in vitro ne répond à cette question.

Objectifs

Ce projet concerne la caractérisation et la manipulation de mécanismes impliqués dans le développement de symptômes dépressifs induits par le stress chronique. Notre but est de déterminer si les symptômes dépressifs observés peuvent découler de la modification de récepteurs neuronaux. Notre premier objectif est de confirmer les résultats obtenus par analyse moléculaire (PCR) et de vérifier si ces modifications se produisent également chez des rats ne présentant pas de symptômes de type dépressifs malgré avoir également subi un stress chronique. Ensuite nous souhaitons bloquer pharmacologiquement ces récepteurs par approche préventive (avant le stress) et curative (après le stress) pour voir si cela suffit à empêcher l’expression de ces symptômes de type dépressifs.

Bénéfices attendus

Grâce à ce projet, nous pourrons mieux comprendre le rôle de la tVTA, une structure du cerveau récemment découverte et impliquée dans le développement de symptômes de type dépressifs induits par le stress. Nous pourrons également vérifier si le blocage des récepteurs des neurones de la tVTA permet de diminuer ou de prévenir l'apparition des troubles dépressifs. Si tel est le cas, ces récepteurs pourraient être la cible de futurs traitements plus spécifiques de la dépression.

Procédures

Implantation des canules : (520 rats maximum). La durée de la chirurgie ne dépassera pas 2h. Les animaux subiront le modèle de stress consistant en 2 séances de stress de 50 min (jour 1 et 2) où les rats seront soumis à des chocs électriques non échappables et non prédictibles (séances de 10 sec avec un intervalle moyen de 5-30 secondes) et le test comportemental d'une durée de 15 min visant à évaluer les conséquences dépressives du modèle et qui consiste en l’application de 30 chocs électriques, que l’animal peut éviter en changeant de compartiment dans la chambre de test. Les animaux subiront également le test comportemental de nage d'une durée de 15 min nous permettant de voir si l’animal montre également des signes de dépression en utilisant un autre test comportemental dans un environnement nouveau pour l’animal et le test comportemental du champ ouvert d'une durée de 15 min consistant à laisser le rat explorer un nouvel environnement.

Impact sur les animaux

Suite à la chirurgie d'implantation de canules, les rats devront s'habituer au dispositif sur leur tête. Dans le modèle utilisé, les rats sont soumis un stress intense lors de l'établissement du modèle. Ce stress est attendu et nécessaire à l'expérience. Nous nous attendons à l'apparition de symptômes de type dépressifs pour au moins 30% des animaux dans le modèle étudié. Néanmoins, les animaux seront traités avec une molécule permettant d'inhiber une structure cérébrale qui serait en partie responsable du développement de la dépression, notre hypothèse étant que ce traitement permettrait d'empêcher le développement de la dépression chez ces animaux.

Devenir

A la fin de l'étude, les animaux sont mis à mort afin de prélever leur cerveau pour procéder aux analyses biologiques.

Remplacement

Au vu de notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in sillico. En effet, aucune méthode alternative in vitro n’est disponible à ce jour pour répondre à la problématique posée. Le stress chronique chez l’animal, comme modèle de pathologie psychiatrique humaine, est un processus intégré et repose sur l’observation du comportement de l’animal vigile.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que faire se peut le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’information scientifique. Ainsi, le nombre d'animaux par groupe a été réduit au maximum afin d'obtenir un nombre d'échantillons statistiquement significatif, compte tenu du taux de succès de la chirurgie (60-90%), du modèle qui génère seulement 30% d'animaux susceptibles ainsi que de la qualité de prélèvement des structures cérébrales et le succès des analyses moléculaires. Pour optimiser l'expérience et réduire le nombre final d'animaux utilisés, les expériences seront également menées par petits lots d'animaux jusqu'à ce que suffisamment d'échantillons de qualité adéquate aient pu être obtenus.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en cage collective afin de respecter leurs besoins sociaux. Les chirurgies sont effectuées sous anesthésie générale et analgésie (sans que l'animal ne ressente de la douleur) et durant toute la chirurgie, l'animal est maintenu au chaud à l'aide d'un tapis chauffant. En post-chirurgie, les animaux seront quotidiennement surveillés afin de contrôler leur bien-être et de mettre en place une analgésie si besoin. A chaque étape de l'étude, nous avons établi des points limites nous permettant de soustraire l'animal à la souffrance.

Choix des espèces

La tVTA (structure cérébrale étudiée) a été initialement décrite chez le rat, puis chez le singe. Chez la souris, cette structure est présente mais moins bien définie que chez le rat. Le projet utilise donc l'espèce chez laquelle le plus d’informations sont présentes. Pour ce projet, des rats adultes ( poids>200g à la chirurgie) seront utilisés puisque l’étude nécessite des systèmes neurobiologiques totalement matures.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 512
Souffrances
▲ -
▲ 128
▲ 384
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 512

512 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers pour 128 et modérés pour 384. Génétiquement modifiées pour reproduire le syndrome de Williams-Beuren, elles reçoivent des injections intrapéritonéales pendant dix jours puis passent une batterie de tests comportementaux, sursaut acoustique, évitement, clair-obscur, interaction sociale et immobilisation de peur. Le porteur affirme qu'aucun effet indésirable n'est attendu car la molécule testée est déjà commercialisée chez l'humain. Il indique que l'évaluation des altérations comportementales impose le recours au modèle murin.

Objectifs

Ce projet a le but d’évaluer l’efficacité d’un nouveau traitement pharmacologique dans un modèle murin d’un trouble neuro-développemental, le syndrome de Williams-Beuren (SWB). Cette molécule est un activateur des canaux pour le potassium et n’a pas d’effets nocifs à la dose utilisée dans le projet. De plus, cette molécule est déjà présente sur le marché et présente aucun effet néfaste chez l’homme. L’objectif final du projet est d’identifier une nouvelle approche thérapeutique pour ce syndrome rare qui est aujourd‘hui sans traitement.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra sur le cours terme de vérifier l’efficacité thérapeutique du chlorzoxazone pour le traitement du syndrome de Williams-Beuren et de comprendre le rôle des canaux potassiques dans l’étiologie de cette maladie. Sur le long terme, nos résultats pourront être une base pour développer des essais cliniques sur des patients de cette maladie de développement.

Procédures

Les souris seront soumises à des injections intrapéritonéales pendant une période de courte durée (10 jours) et ensuite leurs comportements seront analysés pour déterminer leurs altérations comportementales. Les animaux sont soumis à différents expérimentation : startle à faible intensité ( 15 minutes), avoidance ( 2 séances de 35 minutes), light/dark ( 20 minutes), interaction sociale ( 6 minutes), startle à forte intensité ( 30 minutes), freezing ( 2 séances de 20 minutes).

Impact sur les animaux

Aucun effet indésirable n’est attendu sur nos animaux suite au traitement de 10 jours avec cette molécule. Des travaux précédents, ont montrés aucune perte de poids, ni altération comportementaux suggérant une altération du bien-être animal. Au contraire, les données préliminaires ont montré une récupération de certains troubles de nos souris mutants suite à un traitement aigüe avec la même molécule. En outre, cette molécule est déjà sur le marché chez l’homme et n’entraine aucun danger.

Devenir

Les animaux passés en tests de comportement seront sacrifiés par inhalation de CO2. Les animaux pas testés seront sacrifiés et leur cerveaux prélevés pour des études de tissus. L'expérience dans le test comportement du type utilisé dans notre projet (apprentissage et sursaut acoustique) peut induire des modifications cérébrales et donc interférer avec les paramètres à mesurer.

Remplacement

Notre projet doit impérativement être réalisé chez un modèle murin pour permettre l’évaluation des effets thérapeutiques du traitement proposé. Le but de ce projet est l’évaluation des altérations comportementales des souris génétiquement modifiées étant donné que celles-ci représentent les seuls symptômes mesurables de cette pathologie.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires a été déterminé par des études pilotes précédentes avec les mêmes souris CD. Ces études ont démontré que n=12 est nécessaire pour obtenir une différence significative entre souris CD et leur congénères WT dans la plupart des tests comportementaux et n=8 pour les principales altérations cérébrales. Cette différence significative est la base pour évaluer les effets thérapeutiques de la molécule dans le modèle murin CD et doit donc être utilisé pour ce projet.

Raffinement

Pour limiter au maximum le stress des animaux, ceux-ci sont habitués à l’expérimentateur (le même pendant toute la durée de l’expérience) et aux différents dispositifs utilisés. Les substances injectées n’ont à ce jour pas montré d’effet néfaste sur l’état général des animaux (la molécule a été déjà mise sur le marché et utilisé chez l’homme sans danger connu). Néanmoins, pour chaque expérimentation, les animaux sont observés quotidiennement afin de déceler d’éventuels comportements pouvant traduire une souffrance de l’animal. Parmi ces critères : perte de poids, agressivité vis-à-vis des congénères, automutilation, diminution de l’activité des animaux en cage d’hébergement, respiration anormale (une description détaillant les points limites est fournie dans la grille de score attachée). Dans la mesure où l’animal présenterait une de ces caractéristiques, il sera isolé de ses congénères, le traitement sera arrêté et l’évolution du poids, du pelage et de la mobilité dans la cage sera surveillée. S’il ne récupère pas des paramètres normaux, le vétérinaire sera contacté afin de s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un problème plus grave de nature infectieuse par exemple. Il sera alors exclu de l’étude et des analyses statistiques. Si jugé nécessaire sur la base de l’évaluation des points limites, l’animal en souffrance sera sacrifié par dislocation cervicale et sa mort vérifié par l’absence de respiration et de reflexes principaux. Concernant l’hébergement, les animaux sont maintenus dans des cages collectives de 3 à 10 individus (leur taille varie en fonction du nombre) avec comme enrichissement des carrés de coton (Nestlets) pour permettre la construction du nid. Chaque personne manipulant les animaux possède la formation à l’expérimentation animale (concepteur ou opérateur) et suit régulièrement la formation continue en expérimentation animale. En plus, tout le nouveau personnel reçoit un entrainement supplémentaire dans la manipulation des animaux par la responsable de l’animalerie avant d’être admis à participer au déroulement pratique du projet de recherche.

Choix des espèces

Des souris (CD) et leurs congénères de type sauvage seront utilisés dans ce projet. La mutation est une microdélétion sur le chromosome correspondante à celle trouvé chez les patients du syndrome Williams-Beuren (WBSCR). La souris représente le seul modèl animal disponible actuellement pour étudier ce syndrome. Les animaux vont être utilisés à deux stades (adolescents et adultes). L’adolescence est une phase critique pour le développement du cerveau et est particulièrement sensible à certains traitements pharmacologiques. L’utilisation de l’âge adulte nous permettra de mieux comparer nos résultats comportementaux avec la littérature. En effet la plupart des études réalisées sur les modèles murins utilisés sont effectués à l’âge adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Rats : 32
Souffrances
▲ -
▲ 32
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 32

32 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue pour prélever leur cerveau, dans des procédures classées légères. Soumis à un régime hypercalorique de type "cafétéria" pendant plusieurs mois, ils reçoivent chaque jour de la spiruline par gavage, puis passent des tests de reconnaissance d'objets et de mémoire spatiale. Le porteur teste l'hypothèse que la spiruline limiterait les déficits cognitifs liés à l'obésité et annonce comme bénéfice l'ouverture de pistes cliniques. Il affirme que l'évaluation des capacités cognitives ne peut se faire que sur l'animal entier.

Objectifs

L'obésité est une maladie complexe, multifactorielle, qui affecte plus d'un tiers de la population mondiale. Elle est devenue la première maladie « inflammatoire » non infectieuse et concerne aussi bien l'enfant et l'adolescent que l'adulte dans les pays industrialisés et les pays en voie de développement. L'Organisation Mondiale de la Santé définit l'obésité comme une surcharge pondérale par excès de masse grasse qui a des conséquences néfastes pour la santé, dans ses trois dimensions, somatique, psychique et sociale. Selon les dernières estimations de l'OMS, 1,6 milliards d'adultes de plus de 15 ans seraient en surpoids, et 400 millions seraient obèses. En France, selon la dernière enquête épidémiologique on estime que 31,9% des français de plus de 18 ans sont en surpoids, et 14,5% sont obèses. Outre les conséquences sociales et psychologiques qu'engendre cette pathologie, elle représente un risque majeur de développement des maladies cardiovasculaires et d’altération des fonctions cognitives. Au cours des dernières décennies, de nombreux efforts ont été consacrés à l'étude de différentes espèces végétales en raison de leurs activités pharmacologiques puissantes, de leurs effets secondaires moindres et de leur coût relativement faible. En particulier, la spiruline (Spirulina platensis) une algue microscopique suscite un intérêt important et un certain nombre de travaux indique qu’elle pourrait avoir un effet anti-obésogène. Le projet a pour objectif d’étudier l'impact de la spiruline à la fois sur l'installation de l'obésité induite par un régime hypercalorique et sur les perturbations cognitives de cette obésité. En effet, de nombreuses études montrent que l’obésité affecte les capacités d’apprentissage et de mémoire dépendantes de l’hippocampe chez les animaux et l’homme. Plus spécifiquement nous étudierons les effets de l’obésité induite par un régime « cafétéria » sur la reconnaissance d’objets et la mémoire spatiale dans une tâche d’exploration d’objets, ainsi que les effets de la prise de spiruline pendant le régime cafétéria sur ces mêmes processus mnésiques. L'hypothèse du projet est que la prise de spiruline empêche également l’installation des déficits cognitifs induits par l’obésité.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont d’apporter des connaissances fondamentales sur les effets de la spiruline sur l’obésité, et d’ouvrir des pistes cliniques de traitement préventif de l’obésité. En effet, les hypothèses du projet sont que la spiruline empêche l’installation des mécanismes physiologiques de l’obésité (prise de poids) et contrecarre les effets délétères de l’obésité sur la cognition et la mémoire.

Procédures

Les rats seront soumis à une procédure de gavage pour administrer la spiruline. L'intervention pour le gavage dure de 5 à 7 s. Le gavage aura lieu une fois par jour pendant toute la durée de l'expérience (2 mois + la durée des tests comportementaux c'est -à-dire au total 3 mois environ).

Impact sur les animaux

L'effet indésirable principal est lié à la réalisation du gavage pour l'administration de la spiruline. L’expérimentateur maitrise la technique de gavage chez les rats car elle la pratique depuis plusieurs années. Si des difficultés surviennent dans la mise en œuvre de cette technique, ce qui peut se manifester par une résistance à l’insertion de la canule d’administration, des traces de sang sur la canule, un comportement anormal (halètement), l’opération de gavage sera suspendue pendant plusieurs jours. Un autre effet indésirable potentiel sur la physiologie est la prise de poids liée au régime hypercalorique. Cependant, il est à noter que bien que le régime cafétéria induise une hyperphagie et aboutit à une prise de poids plus rapide que les animaux contrôles, le poids des animaux en surpoids reste dans une gamme de poids "normale" pour ces animaux. La courbe de poids provenant d'études réalisées par l’expérimentateur et d’autres études (en annexe 3) montre qu'après 3 mois de régime cafétéria, les animaux pèsent aux alentours de 350-400 g. Ainsi cette prise de poids, si elle est rapide ne sera pas, dans l’absolu, d'une ampleur telle qu’elle aurait un effet délétère sur la motricité par exemple. Cependant, l’expérimentateur sera vigilant sur l’état général de l’animal qui sera vérifié quotidiennement selon la grille de score approuvée par la SBEA.

Devenir

A l'issue les animaux seront mis-à-mort afin de prélever le cerveau pour mesurer les marqueurs du stress oxydant et des défenses anti-oxydantes.

Remplacement

Ce projet repose sur un modèle rongeur de l’obésité qui permet une induction rapide de l’obésité et qui permet de tester les effets de traitements potentiellement efficaces contre l’obésité. L’évaluation des capacités cognitives et mnésiques ne peut se faire que chez l’animal entier, et non avec des études in vitro ou de la modélisation.

Réduction

Le régime cafétéria induit une obésité chez tous les animaux. Le nombre d’animaux minimum nécessaires pour les tâches de reconnaissance est de 8 par groupe. Ce nombre permet d’obtenir des données qui peuvent être analysées statistiquement soit par des test paramétriques (dans le cas d’une distribution normale des données) ou non paramétriques.

Raffinement

Les régimes alimentaires seront contrôlés mais la nourriture sera fournie ad libitum. Dès leur arrivée, chaque animal sera quotidiennement manipulé par l’expérimentateur afin de diminuer leur stress pendant toute la durée de l’étude. Les tests comportementaux impliquent une exploration libre de l’environnement et reposent sur l’attrait de la nouveauté et la réaction naturelle et spontanée de l’animal à la détection de la nouveauté. Il n’y a donc pas de contrainte pouvant induire un mal être. L’état général des animaux sera observé. Il est par exemple possible que, dans une cage, les animaux dominants blessent les animaux dominés. Ces critères seront évalués selon une grille de score, adaptée de Morton et Griffiths 1985, approuvée par la SBEA, ce qui permet de s’assurer du bien-être animal pendant et en dehors des temps d’expérience. Cette grille repose sur des critères liés à l’apparence des animaux, à leur prise alimentaire/poids corporel, à certains signes cliniques (fréquence respiratoire) ainsi qu’à leur comportement général (activité, vocalisation) et permet d’évaluer si l’animal est dans un état normal ou en souffrance. Le score obtenu dicte les dispositions éventuelles à considérer pour l’animal : De 0 à 4 : Etat normal ; De 4 à 9 : observation quotidienne, analgésie envisagée (buprénorphine 0,05 mg/kg ; s.c. 0,1 ml/10g) ; ≥ 10 : souffrance sévère avérée, arrêt de l'expérimentation par mise à mort de l'animal. Les animaux seront observés à chaque pesée bi-hebdomadaire. Les méthodes d’arrêt des souffrances se font de concert avec les zootechniciens de l’animalerie et sont reportées pour chaque animale sur une feuille de soins disponibles à l’animalerie.

Choix des espèces

Du fait de l'existence de modèles bien connu d'obésité innée ou acquise par l'exposition à des régimes hypercaloriques, le rat est une espèce particulièrement pertinente pour la réalisation du projet. En particuler le modèle d'obésité induite par un régime cafétéria est un modèle pertinent de l'obésité chez l'homme. Ce seront des rats adultes. L'étude considère l'obésité induite par un régime hypercalorique chez l'adulte.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 8640
Souffrances
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▲ 8640
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Devenir
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 8640

8 640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées légères malgré leur nombre. Elles subissent un stress de séparation maternelle, une exposition aux micro et nanoplastiques ou une infection intestinale à Cryptosporidium en période périnatale, puis jusqu'à 28 gavages et des injections sous-cutanées, pour étudier la rupture de tolérance alimentaire. Le porteur qualifie de modérées la diarrhée et la colite attendues, tout en classant l'ensemble en gravité légère. Il affirme que l'étude nécessite un "organisme intégré" qu'aucun modèle in vitro ne remplace.

Objectifs

Les objectifs de ce projet de recherche sont: 1- de caractériser si et comment des événements adverses en période périnatale (stress de séparation maternel (SSM), exposition aux micronano plastiques (MNPL) ou infection a Cryptosporidium parvum (CP)) ont des conséquences à long terme sur la tolérance orale (TO). La tolérance orale est l'absence de réponse immuniatire à un antigène du non soi (aliment par exemple) lorsque celui est administré par voie orale et non systémique. 2- identifier des marqueurs communs aux trois modèles prédictifs d'une rupture de la TO.

Bénéfices attendus

Ce Projet a pour but d’identifier des biomarqueurs de prédisposition aux ruptures de TO à partir de 3 modèles d’Evenements Adverses Perinataux i.e. un stress social, une exposition aux MNPL ou une infection intestinale. L’identification des mécanismes impliqués dans la rupture de TO devrait fournir des pistes pour le développement de stratégies préventives. Dans le projet, 2 stratégies préventives de rupture de TO seront testées, l’enrichissement de l’environnement et l’introduction tardive des potentiels allergènes alimentaires. Ce projet devrait permettre d’identifier des marqueurs précoces de prédiction de la perte de TO, et de fournir des preuves scientifiques pour 2 stratégies préventives.

Procédures

Gavages: les animaux subiront entre 1 et 28 gavages / animaux vigiles. Injection sous cutanées: les animaux subiront entre 1 et 2 injections sous cutanées / animaux vigiles.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effet indésirables attendus sur les animaux sont légers. Ces protocoles sont standards et ont été largement utilisés par la responsable de projet. La diarrhée et la colite attendue dans le protocole de challenge alimentaire sont modérés.

Devenir

Dans le but d'étudier les réponses humorales, cellulaires et intestinales les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures.

Remplacement

La règle des 3R sera strictement respectée. Ce travail a pour but d’analyser les conséquences de 3 différents modèles d'effets adverses (infection ou facteurs environnementaux) survenus en période néonatale sur la TO. Cette étude nécessite donc de travailler sur un organisme intégré. L'étude de la tolérance orale ne peut être réalisée sans expérimentation animale. En effet, les études in vitro ne tiennent pas compte de la complexité des coopérations cellulaires.

Réduction

Du point de vue statistique, nous répéterons les expériences trois fois, et nous utiliserons des modèles statistiques mixtes qui tiennent compte à la fois des facteurs à effet fixe (exemple Infection, exposition aux MNPL ou stress de l’animal) et des facteurs à effet aléatoire (répétition des expériences).

Raffinement

Afin de suivre la directive européenne 2010/63/UE, des frisures de papier kraft seront rajoutés comme enrichissement aux animaux. . Selon la durée de l’étude, un deuxième enrichissement pourra être introduit dans l’environnement, tel que des aspen Brick, des tunnels en polycarbonate ou des igloos. Durant toute la période d’expérimentation, l’état général des animaux sera observé quotidiennement. Pour chaque procédure des points limites ont été définis pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal sera euthanasié s’il présente un de ces points limites d’arrêt de la procédure (SBEA). Les animaux seront surveillés pendant toute la durée de l’expérimentation afin de détecter l’apparition d’éventuels comportements atypiques tels que : • altérations des fonctions normales (impossibilité d’uriner, de s’alimenter…), • vocalisation, tremblements …, • une perte de poids élevé (mais

Choix des espèces

Nous avons choisi de travailler sur un modèle murin car il existe une grande diversité d’outils chez cette espèce permettant l’étude de la réponse immunitaire et de la barrière intestinale. Nous travaillerons sur la lignée C3H/HeN car cette lignée est particulièrement sociable et les femelles portent une grande attention à leur descendance ce qui limite le cannibalisme des petits suite à leur manipulation par les expérimentateurs. La souris est un modèle préclinique largement utilisé pour les études des origines développementales de la santé et des maladies. Nos résultats pourront donc être plus facilement comparés avec la littérature existante. Les différents modèles de fragilisation (SSM, exposition aux MNPL ou CP) seront appliqués en période périnatale (voir procédures expérimentales). La réponse immunitaire et la barrière intestinale seront observées à PND15 et PND21. Les protocoles de Tolérance orale et Challenge alimentaire (voir procédure expérimentales) seront commencés à PND15 et les animaux euthanasiés à PND42 et PND36 respectivement.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 402
Souffrances
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▲ 402
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Devenir
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 402

402 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une dermatite atopique leur est provoquée par micropores au laser dans la peau puis application d'un allergène, une partie étant ensuite exposée à l'allergène par voie respiratoire pour déclencher une réaction de type asthme, et 104 recevant en plus de la toxine diphtérique pour détruire une sous-population de lymphocytes. Le porteur indique attendre une inflammation cutanée et pulmonaire légère et prévoit l'euthanasie selon des points limites. Il décrit la complexité de la réponse immunitaire comme rendant l'expérimentation in vivo nécessaire.

Objectifs

Les allergies (ou maladies atopiques), incluant la dermatite atopique (eczéma), l’asthme, la rhinite allergique et les allergies alimentaires sont des maladies inflammatoires complexes avec des caractéristiques communes, impliquant différents organes du corps. La dermatite atopique précède souvent le développement d’autres allergies, et sa sévérité aggrave le cours de l’allergie respiratoire. Cette évolution de la dermatite atopique vers d’autres maladies atopiques, et en particulier l’asthme, est appelée « marche atopique ». Une meilleure compréhension des mécanismes immunitaires impliqués dans la mise en place de la dermatite atopique est cruciale dans le but de développer de nouveaux traitements ou de nouvelles stratégies de prévention. Les lymphocytes T sont des cellules clés du système immunitaire permettant de se défendre contre les pathogènes. Cependant ces lymphocytes peuvent entraîner différentes maladies s’ils sont dérégulés, comme par exemple les allergies. Plus spécifiquement, deux sous-populations de lymphocytes T sont dérégulées dans la dermatite atopique et la marche atopique. Ces deux populations restent cependant mal définies à ce jour. C’est pourquoi nous nous intéressons au rôle et aux mécanismes impliqués dans la génération de ces populations de cellules immunitaires au cours de la dermatite atopique et de la marche atopique. Pour ce faire, nous utilisons un modèle mimant les caractéristiques de la dermatite atopique chez la souris. Dans ce modèle, nous utilisons une technologie permettant de générer des micropores dans la peau à l’aide d’un laser (technique également utilisée chez l’Homme dans la sphère médicale) puis nous appliquons un allergène sur la peau des souris. Cette étape engendre une dermatite atopique menant une sensibilisation de la souris à l’allergène. Pour étudier la marche atopique, nous appliquons ce même protocole pour induire la dermatite atopique, puis nous allons réexposer les souris à l’allergène au niveau des poumons, ce qui entrainera une réponse allergique similaire à un phénomène asthmatique. Ceci permettra d'étudier l'asthme.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de mieux comprendre la pathogenèse de la dermatite atopique et de la marche atopique. Plus précisément, ceci nous permettra de déterminer les signaux induisant les différentes populations de lymphocytes dérégulés dans ces maladies, ainsi que le rôle de ces cellules. Elucider le fonctionnement de ces cellules pourrait permettre d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques dans la dermatite atopique et la marche atopique. De plus, comprendre les signaux et cellules impliqués dans la génération des lymphocytes régulateurs pourrait permettre de trouver un traitement pour booster leur production et leur fonctionnement, ceux-ci ayant normalement pour rôle de contrôler les réponses immunitaires et donc par exemple les réponses allergiques.

Procédures

Pour étudier la dermatite atopique, 252 animaux seront anesthésiés au jour 0 pour la sensibilisation à un allergène au niveau de l'oreille (durée de la procédure : 20 minutes). Cette procédure est effectuée deux fois par semaine pendant deux semaines (durée totale de la procédure : 4x20 minutes = 1h20). Parmi ces 252 animaux, 74 seront également injectés avec de la toxine diphtérique (durée de la procédure : 10 secondes) pour éliminer une sous population de lymphocytes dans le but de déterminer leur rôle dans la dermatite atopique. Le nombre et les dates d'injections seront déterminé dans une expérience pilote. Tous les animaux seront euthanasiés au jour 13 pour collecter les différents organes pour analyses. Pour étudier la marche atopique, 150 animaux seront anesthésiés au jour 0 pour la sensibilisation à un allergène au niveau de l'oreille (durée de la procédure : 20 minutes). Cette procédure est effectuée deux fois par semaine pendant deux semaines (durée totale de la procédure : 4x20 minutes = 1h20). Ces animaux seront ensuite exposés à l'allergène au niveau des voies respiratoires (durée de la procédure : 30 minutes). Cette procédure est effectuée tous les jours du jour 9 au jour 12 (durée totale de la procédure : 4x30 minutes = 2 heures). De plus, les fluides bronchoalvéolaires seront collectés (procédure sans réveil) au jour 13 pour étudier l'inflammation des poumons. Parmi ces 150 animaux, 30 seront également injectés avec de la toxine diphtérique (durée de la procédure : 10 secondes) pour éliminer une sous population de lymphocytes dans le but de déterminer leur rôle dans la marche atopique. Le nombre et les dates d'injections seront déterminé dans une expérience pilote.

Impact sur les animaux

La sensibilisation à l'allergène au niveau de l'oreille des animaux conduira à une légère inflammation de type dermatite atopique sur l'oreille, se traduisant par une rougeur. Par le passé, nous n'avons pas observé d'autres effets avec ce traitement. De plus, nous avons déjà fait des injections de toxine diphtérique sur d'autres modèles, et n'avons observé aucun changement de comportement de la part des animaux traités, cependant une rougeur pourrait survenir au point d'injection. Les animaux traités par instillations intranasales d'allergène développeront une légère inflammation des poumons. Tous les animaux seront surveillés et tout effet indésirable sera traité selon les points limites énoncés dans le but de limiter la souffrance des animaux.

Devenir

Après la procédure "Modèle de dermatite atopique" et "Modèle de dermatite atopique + injection de toxine diphtérique" , les 178 et 74 animaux (respectivement) seront euthanasiés selon la procédure autorisée pour étudier les ganglions lymphatiques et la peau. Le dernier jour de la procédure "Modèle de marche atopique" et "Modèle de marche atopique + injection de toxine diphtérique", les 120 et 30 animaux (respectivement) seront euthanasiés pour analyser les voies respiratoires.

Remplacement

L'étude de la réponse immunitaire, et en particulier au cours de la dermatite atopique et la marche atopique, met en jeu différents organes et réseaux impliquant plusieurs types cellulaires. Cette complexité rend nécessaire l'utilisation d'expériences in vivo pour comprendre cette réponse immunitaire et le rôle de chaque cellule impliquée.

Réduction

Ce protocole sera appliqué à un maximum de 402 souris, permettant de caractériser le rôle des lymphocytes Treg et Tfh dans les allergies, et en particulier au cours de la dermatite atopique et la marche atopique. Selon les expériences, les groupes comporterons 8 souris (modèle de dermatite atopique) ou 15 souris (modèle de marche atopique), ce qui permettra d'avoir des résultats statistiquement interprétables pour les différents paramètres étudiés, à l'aide d'un test de Student (t-test). Dans la partie 4 du projet, dans un but de réduction, l'oreille droite et l'oreille gauche des souris seront traitées différement et seront comparées entre elles. Trois études pilotes seront effectuées lors de ce projet, avec un nombre réduit d'animaux, dans le but de déterminer 1) l'allergène le plus approprié, 2) quand commencer les injections de DT en fonction de l'apparition des lymphocytes Tfh, 3) quand faire les injections de DT et leur nombre.

Raffinement

Les animaux seront gardés en groupe dans leur cage pour préserver les interactions sociales. La sensibilisation est réalisée sous anesthésie gazeuse pour limiter la souffrance / stress des animaux. Après ces traitements, les animaux seront placés sur une plaque chauffante et surveillés jusqu'à leur réveil. Tout au long du protocole, les animaux seront surveillés de manière visuelle avec un suivi de l'aspect général des animaux (et en particulier des oreilles), de leur posture et de leur comportement. Une grille d'évaluation de la douleur sera utilisée. Si celle-ci est importante, ils seront retirés de l'étude et pourront bénéficier de soins. Si le cas est plus grave, les animaux seront euthanasiés.

Choix des espèces

La souris est le modèle choisi pour étudier la dermatite atopique et la marche atopique car le système immunitaire des souris est proche de celui de l'Homme avec une immunité innée mais également une immunité adaptative, ce qui permet l'étude de la réponse immunitaire spécifique d'un allergène et de la réponse mémoire. De plus, la peau des souris présente des similitudes (épiderme, derme, présence de cellules immunitaires) avec la peau humaine, rendant ce modèle pertinent pour l'étude de la sensibilisation cutanée. Les animaux seront utilisés à partir de 8 semaines de vie afin d'étudier le système immunitaire à l'âge adulte.

Banque de tissus primates

(NTS-FR-560027v1 – 10/03/2022)
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Prosimiens : 100
Souffrances
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Devenir
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 100

100 microcèbes, des primates, vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil pour prélever leur sang et leurs organes. Le projet récupère les tissus d'individus en fin de vie, âgés, blessés ou malades, dont les points limites sont déjà atteints, pour constituer une banque destinée à d'autres équipes. Le porteur présente cette collecte comme une mesure de "réduction" du nombre de primates utilisés par la communauté scientifique. Il affirme qu'il n'existe pas d'alternative non animale pour l'étude du vieillissement et des maladies neurodégénératives.

Objectifs

Le projet consiste à récuperer le sang et les tissus de primates en fin de vie. L'objectif du projet permet une rationalisation et une réduction du nombre d'animaux (primates) utilisés par la communauté scientifique. Les tissus prélevés sont le coeur, les poumons, le foie, la rate, le pancréas, le tube digestif, les reins, l'utérus, les testicules, les muscles des pattes postérieures, le diaphragme, le cerveau, la moelle épinière, les yeux, les bulles tympaniques (en fonction des demandes des équipes). Les tissus disponibles non utilisés par notre équipe sont en général conservés à -80°C ou post-fixés au paraformaldéhyde (sur demande des équipes). Une fiche individuelle des organes prélevés sur l'animal est conservée avec la date , le mode de conservation et le nom des équipes qui ont reçu les échantillons.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra la mise à disposition de tissus précieux de primates à la communauté scientifique pour des études translationnelles vers l'humain. Un projet de dons d'organes primates est actuellement en cours par le GDR BIOSIMIA.

Procédures

En fin de vie, anesthésie des animaux par injection intrapéritonéale d'un mélange anesthésique et analgésique, puis injection intrapéritonéale d'héparine pour permettre l'exsanguination par prélèvement intracardiaque puis prélèvement du coeur et des autres organes. Une fois que l'animal est profondément endormi, la durée de l'intervention pour l'exsanguination et prélèvement du coeur est de 3 minutes.

Impact sur les animaux

En fin de vie, les points limites étant atteints, les animaux sont anesthésiés par injection intrapéritonéale d'anesthésique, ce qui peut engendrer un stress.

Devenir

si les soins apportés par le vétérinaire sont inefficaces et que les points limites sont atteints, les animaux seront mis à mort pour prélèvement de sang et des tissus pour banque de tissus fixés ou congelés

Remplacement

Il n'y a pas d'alternative non animale disponible pour l'étude du vieillissement et des maladies neurodégénératives dans la cadre de projet translationnel vers la santé humaine. La variabilité individuelle chez les primates miment la variabilité chez l'homme.

Réduction

ce projet rentre totalement dans le cadre de la réduction puisqu'il s'agit de partager des tissus de primates en fin de vie à la communauté scientifique

Raffinement

Les animaux sont anesthésiés par un mélange d'anesthésique et analgésique avant exsanguination intracardiaque

Choix des espèces

Le primate Microcebus murinus, phylogénétiquement plus proche de l’homme que les rongeurs, présente des caractéristiques physiologiques similaires à l'humain. Les animaux adultes en élevage qui présentent une altération forte de leur bien être (blessure, pathologie, âge avancé) et pour lesquels les points limites sont atteints seront utilisés