Oncologie

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Autres poissons : 200
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200 mulets-porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Pêchés dans des eaux saumâtres puis acclimatés à l'eau douce, jusqu'à 96 d'entre eux sont privés de nuit pendant un mois par un éclairage continu, jusqu'à 96 reçoivent une alimentation contaminée par un biocide, et 33 à 48 cumulent les deux. Le porteur reconnaît que les effets du biocide sont difficiles à anticiper faute de littérature, et envisage dans le pire des cas des lésions internes, un arrêt de la prise alimentaire ou une mortalité. 36 poissons sont isolés une heure dans une chambre de choix, ce que le porteur décrit lui-même comme potentiellement très stressant pour une espèce grégaire.

Objectifs

L’objectif général du projet est d’acquérir des connaissances concernant les effets de stress urbains sur le fonctionnement des écosystèmes aquatiques. Plus précisément, il s’agira d’évaluer les impacts de la pollution lumineuse nocturne et d’une pollution par un produit chimique sur le mulet-porc Chelon ramada, un poisson très commun dans les eaux côtières et saumâtres urbanisées européennes (ex : les ports, le long des quais). Le produit chimique, un biocide largement utilisé dans les détergents et produits ménagers en Europe, a été choisi car il est fréquent d’en retrouver dans l’eau. Les poissons que nous allons impliquer seront exposés soit à la pollution lumineuse, soit à la contamination de leur alimentation, soit aux deux, pendant un mois. A l’issue de cette période, nous mesurerons les effets de ces pollutions sur 1) leur niveau de stress via l’hormone « cortisol » que l’on pourra retrouver dans l’eau de leur bac et dans leur sang et via la présence de lipides spéciaux qui témoignent de la dégradation des cellules de l’animal ; 2) l’accumulation du polluant dans les organes des poissons ; 3) la façon dont les poissons se nourrissent et s’ils continuent à acquérir des acides gras qui leur sont essentiels ; 4) quelle(s) zone(s) en fonction de leur luminosité les poissons favorisent. Les résultats obtenus auront une portée internationale, les facteurs de pollution étudiés étant largement répandus.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de l’étude sont, à court terme, de compléter les connaissances en matière de réaction, par le mulet-porc, à un stress lumineux d’une durée d’un mois. A moyen terme, les résultats obtenus permettront d’appréhender les effets singuliers et combinés de deux facteurs de stress urbains sur cette espèce largement répandue dans le monde. A long terme, cette démarche expérimentale qui intègre des analyses sur plusieurs éléments biologiques (biofilms, poissons), permettra d’apporter des éléments de connaissance scientifique robustes sur les effets de la lumière artificielle nocturne et d’une pollution chimique émergente provoquée par le polluant testé et leurs éventuelles interactions, sur le fonctionnement des écosystèmes aquatiques urbains. Ces connaissances permettront de proposer des solutions pour optimiser la gestion des espaces publics en ville, en facilitant notamment l’arbitrage entre suppression, réduction ou mitigation des éléments susceptibles d’avoir des répercussions sur l’environnement.

Procédures

Les mulets-porcs seront pêchés dans des eaux saumâtres impactées par l’urbanisation. Des filets seront maintenus face au courant pendant 5 mn permettant de limiter le risque de les blesser. Ils seront transportés en moins de 2 h dans des sacs adaptés, dans un véhicule agréé, jusqu’au lieu de l’expérimentation où ils recevront un traitement antibiotique contre les pathologies. Les mulets-porcs étant une espèce capable de s’adapter à des changements de salinité, c’est-à-dire pouvant vivre aussi bien en eau douce qu’en eau salée, il faut qu’ils s’acclimatent à l’eau de rivière qui alimentera les dispositifs expérimentaux et qui est d’une salinité inférieure à celle du milieu de capture. Pour cela, des seuils d’acclimatation progressifs seront réalisés, accompagnés d’observations comportementales continues. Les poissons seront nourris avec un aliment commercial dont l’appétence en captivité a été éprouvée lors d’une étude préalablen. Un mois après, les poissons seront répartis en 12 lots de 11 à 16/17 individus (selon la survie des surnuméraires), exposés à des cycles d’éclairage différents (c’est-à-dire à une photopériode normale avec un cycle journalier comprenant des successions jour/nuit et une photopériode altérée avec un éclairage en continu) et à une alimentation saine ou contaminée à une concentration retrouvée dans le milieu naturel (comme dit dans le point 5.5.1). 36 poissons seront ensuite soumis à des tests comportementaux d’une durée d’1 h : une fois placés individuellement dans un dispositif appelé « chambre de choix », ils pourront se déplacer dans des zones plus ou moins éclairées. Ceci permettra d’évaluer l’effet de leur conditionnement précédent (exposition à une photopériode altérée ou normale, alimentation saine ou contaminée), sur leur comportement en matière de choix d’ambiance lumineuse. Tous les poissons seront anesthésiés à diverses étapes pour la réalisation d’une prise de sang par individu, nécessaire à l’évaluation de leur niveau de stress via le dosage du cortisol suite à leur exposition. Ils seront ensuite tous euthanasiés aux diverses étapes du projet (pêche, tests d’éclairage et d’alimentation et des chambres de choix).

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à d’éventuelles blessures (écaillage, lésions externes) et à un stress lors de leur capture, puis lors du transport et de la phase d’acclimatation à l’eau de rivière. Une mortalité, faible selon une précédente étude, est possible au cours de ces étapes. Duant le projet, 66 à 96 individus (selon la survie des surnuméraires) seront exposés à une absence totale de nuit pendant un mois. C’est l’effet de ce stress, mimant une exposition à la pollution lumineuse nocturne en milieu urbain, qui sera quantifié par l’expérimentation. Les effets attendus sont d’ordres comportemental (mobilité accrue, frénésie alimentaire) et physiologique (accumulation du cortisol dans le sang et excrétion de cortisol dans l’eau). Dans un deuxième temps, 66 à 96 individus selon la survie des surnuméraires seront exposés, pendant un mois, à une alimentation contaminée par le biocide à des doses similaires à celles que l’on retrouve dans la nature. Des effets physiologiques ou comportementaux pouvant potentiellement affecter l’état de santé des animaux sont là aussi possibles, mais ils sont difficiles à anticiper en raison du faible nombre, voire de l’absence, d’articles scientifiques à leur sujet. On peut toutefois, dans le pire des cas, s’attendre à des lésions internes, une modification du comportement des animaux (arrêt de la prise alimentaire, mobilité accrue ou au contraire comportement de prostration) voire une mortalité (bien que peu probable de par les faibles concentrations de polluant utilisées). Ce sont ces effets qui seront analysés. Enfin, 33 à 48 animaux selon la survie des surnuméraires seront soumis à ces deux facteurs de stress réunis : la pollution lumineuse et la pollution chimique dans l’alimentation. Les effets attendus sont identiques à ceux décrits précédemment, avec une intensité éventuelle plus importante liée au cumul des stress. Enfin, 36 poissons seront transférés individuellement dans les chambres de choix décrites dans le point 5.6.1 où ils seront isolés durant une heure, ce qui peut générer un stress important. Les effets attendus sont dans ce cas d’ordre comportemental (agitation ou prostration) et physiologiques (excrétion et accumulation de cortisol).

Devenir

Les 200 poissons impliqués seront tous euthanasiés pour des analyses de leurs tissus et organes.

Remplacement

L’expression du stress et les réponses comportementales complexes attendues par cette expérimentation ne peuvent pas être abordées par l’usage d’un modèle de remplacement simplifié (par exemple, des cultures cellulaires) en l’état actuel des connaissances. De plus, le choix d’une espèce sauvage très répandue dans les écosystèmes aquatiques urbanisés d’Europe, plutôt que d’un modèle biologique expérimental plus standardisé (poissons zèbres ou medaka par exemple) permettra d’optimiser les résultats du projet à large échelle et dans un contexte appliqué et adapté aux objectifs du projet de recherche.

Réduction

Le nombre total d’animaux utilisé correspond au strict minimum requis pour l’obtention de résultats fiables et interprétables vis-à-vis de la question de recherche abordée. Ce nombre a été contraint pour respecter le principe de réduction en se limitant à tester l’interaction entre absence ou présence d’un à deux facteurs de stress. Les nombres impliqués permettront néanmoins d’obtenir des conclusions statistiques robustes. Chaque lot de poissons impliqués est constitué d’un nombre minimum d’animaux suffisant dont un total de 63 mulets-porcs surnuméraires pour pallier une mortalité éventuelle au cours des étapes de l’expérimentation.

Raffinement

Les animaux ne seront manipulés à l’aide d’épuisettes à mailles fines que lorsque ce sera strictement nécessaire (étapes de capture/transport puis répartition dans les bacs d’accueil). Tous les transferts opérés sur le lieu de l’expérimentation se feront à l’aide d’un pichet avec couvercle, grâce auquel seront évités les émersions et les risques de blessure. Les pêches seront réalisées selon des protocoles utilisés en routine par notre établissement ce qui permettra d’en optimiser l’efficacité. Les poissons seront capturés avec des haveneaux de surface positionnés face au courant (pas de tractage actif) pendant 5 min seulement afin de limiter les dommages causés par le filet. La sélection d’individus immatures juvéniles limitera l’impact des pêches sur les ressources naturelles. Un traitement antibiotique post-pêche sera appliqué pour limiter l’incidence de pathologies pouvant affaiblir les poissons. Une surveillance quotidienne de leur état sanitaire et général sera garantie. Les poissons seront nourris à satiété avec un aliment dont l’appétence a été éprouvée au cours d’une précédente étude. Des mesures continues de température, salinité et oxygène dissous et hebdomadaires des produits azotés garantiront la qualité de l’eau. Les bassins offriront un espace de mobilité confortable aux animaux : en fonction des étapes du projet, la quantité de poissons par bac sera faible et donc garante de leur bien-être. Les poissons seront tout le temps conservés en groupe, ce qui correspond à leur mode de vie habituel, à l’exception d’une durée d’une heure pendant laquelle 36 poissons seront placés dans des chambres de choix comme évoqué précédemment. A l’exception de cette dernière étape, un couvercle transparent sera posé sur chaque bac pour éviter tout échappement (saut) tout en permettant la diffusion de la lumière et le contrôle des poissons par les animaliers sans les perturber. Les bacs seront nus car un abri serait de peu d’intérêt pour le mulet-porc qui est une espèce mobile grégaire se déplaçant dans la colonne d’eau en dehors des activités alimentaires sur le fond. Les bacs seront en matériau opaque de couleur sombre, ce qui permettra de les distinguer visuellement les uns des autres et de produire une ambiance proche de celle du milieu d’origine des poissons.

Choix des espèces

Le mulet-porc Chelon ramada est présent dans la majorité des masses d’eaux saumâtres urbanisées de climat tempéré, ce qui en fait un modèle d’étude pertinent pour aborder l’impact des stress urbains sur les écosystèmes aquatiques. Son statut de conservation est non-préoccupant et c’est l’espèce dominante dans la zone de pêche ciblée si bien que l’impact de sa capture sur les ressources naturelles sera minimisé. Les animaux seront des juvéniles de 10 ± 3 cm de longueur totale, un stade de développement où ils consomment exclusivement du biofilm. Les jeunes mulets constituent ainsi un vecteur essentiel des transferts d’énergie entre compartiments benthique (fond) et pélagique (colonne d’eau) des réseaux alimentaires. Cette caractéristique permet d’appréhender l’effet des stress urbains non seulement sur l’espèce cible mais plus largement sur le fonctionnement des écosystèmes aquatiques urbains où l’espèce est représentée. La sélection d’individus juvéniles limitera également les effets potentiels des captures sur les ressources naturelles. Leur forte capacité d’adaptation à l’eau salée et à l’eau douce permettra de faciliter leur acclimatation à l'eau douce au sein des dispositifs expérimentaux. Enfin, le savoir-faire scientifique et technique de notre équipe, ainsi que ses connaissances de l’espèce cible, permettront d’optimiser l’ensemble des interventions durant le projet.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 2400
Souffrances
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Pour un premier criblage in vivo de radiotraceurs à visée diagnostique ou thérapeutique, 2 400 souris sont utilisées sur cinq ans dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour des analyses après leur mort. Certaines portent une tumeur greffée sous la peau, et toutes reçoivent une injection intraveineuse puis, si besoin, un prélèvement sanguin par jour pendant dix jours sur animal vigile maintenu dans un appareil de contention. Ce projet ne teste aucun traitement, il sélectionne les molécules qui feront l'objet d'études ultérieures, elles-mêmes soumises à une nouvelle demande d'autorisation. Le porteur présente ce criblage comme un raffinement, au motif qu'il réduira les effectifs des études suivantes.

Objectifs

Notre équipe de recherche est spécialisée depuis de nombreuses années dans le développement de radiotraceurs à visée diagnostique et/ou thérapeutique dans le domaine de l’oncologie. Après validation de nos molécules in vitro, il est indispensable d’effectuer un premier criblage in vivo des molécules précédemment sélectionnées afin de déterminer leur biodistribution et leur spécificité pour leur cible in vivo grâce à un suivi par imagerie nucléaire. Après injection du radiotraceur, l’imagerie nucléaire est réalisée in vivo chez l’animal anesthésié à différents temps. Les animaux utilisés pourront être des individus sains ou être porteurs de tumeurs implantées en sous-cutané en fonction du modèle d’étude et de la spécificité des molécules à tester. Ce premier criblage permettra d’identifier les molécules les plus prometteuses afin de pouvoir les engager dans un second temps dans des études plus conséquentes qui feront l’objet d’une demande d'autorisation de projet spécifique.

Bénéfices attendus

L’imagerie permettra de sélectionner plus rapidement des molécules potentiellement candidates au transfert clinique dans différentes pathologies cancéreuses et permettra de réduire le nombre d’animaux en engageant dans de plus grosses études seulement les molécules les plus pertinentes. A plus long terme, une sélection rapide des molécules candidates, permettra d'engager plus rapidement ces molécules dans des études plus appronfondies en vue d'un passage en "first into Human".

Procédures

Pour tous les animaux : - une injection intra veineuse (durée

Impact sur les animaux

La mise en place du modèle (tumeur sous cutanée) peut entrainer une gêne voir une douleur légère en terme de déplacement de l'animal et de ressenti cutanée. Les injections intraveineuses se faisant sur animal vigile dans un appareil de contention (durée inférieur à 1 minute), l'animal peut ressentir un stress modéré pendant la procédure.

Devenir

Des analyses ex vivo sont prévues à l'issue de la procédure. Ainsi, tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de cette procédure.

Remplacement

Suite aux études in vitro, le développement et la validation préclinique de nouvelles molécules diagnostique et/ou thérapeutiques requièrent la détermination de paramètres pharmacocinétiques des molécules candidates sur des modèles animaux adaptés. En effet, la physiologie globale de l’individu entre en jeu et une étude ex vivo ou in vitro ne peut représenter la complexité du vivant.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe a été réduit au maximum tout en permettant l’exploitation statistique des résultats en prenant en compte l’homogénéité des modèles notamment pour les animaux porteurs de tumeur. De plus, les examens d’imagerie permettent également de réduire le nombre d’animaux grâce à la possibilité d’un suivi longitudinal où un animal est son propre contrôle au cours du temps. Nous prévoyons au plus performant de notre activité 2400 souris immunocompétentes et souris immunodéprimées. Il s’agit ici d’un nombre maximal sur 5 ans.

Raffinement

Ces études préliminaires constituent un raffinement à part entière car elles permettront une présélection des molécules sur un faible effectif d’animaux. Les molécules ayant montré le meilleur potentiel pourront être ensuite engagées dans des études requérant un effectif plus important et feront l’objet d’une nouvelle demande d’autorisation. Les examens d’imagerie permettent de raffiner l’étude grâce d’une part au caractère non invasif de la technique et d’autre part à la possibilité d’un suivi longitudinal au cours duquel chaque animal est son propre contrôle. Une surveillance quotidienne des animaux permettra de déceler les premiers signaux de stress, de douleur ou d'inconfort pour l'animal qui pourront être réduits par l'administration d'antalgiques avant l'atteinte des points limites définis. Pour le bien-être des animaux inclus dans ce projet, nous mettons à disposition un enrichissement de milieu avec coton pour la nidification, bâtonnet de bois pour ronger et cabane de cachette dans chacune des cages.

Choix des espèces

Le modèle souris est classiquement utilisé en expérimentation animale dans le domaine de la recherche contre le cancer. De plus, les souris immunodéficientes porteuses de greffe de lignée tumorale humaine (xénogreffe) sont adaptées pour les études fondamentales et appliquées de développement de traitements des cancers humains. Certaines lignées cancéreuses provenant de la souris, il est possible d’utiliser des souris immunocompétentes. Souris adultes âgées de 5 à 6 semaines pour optimiser la prise de greffe et éliminer toute modification du statut hormonal des animaux due à la puberté

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 672
Rats : 336
Souffrances
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Devenir
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672 souris et 336 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Des cellules de glioblastome leur sont implantées dans le cerveau, puis une partie subit une seconde chirurgie pour réduire la tumeur, l'ensemble reproduisant la prise en charge des patients humains. Le porteur reconnaît que les traitements testés étant nouveaux, il ne connaît pas tous leurs effets, et attend des tumeurs cérébrales accompagnées ou non de pertes de poids. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ne reproduit la complexité d'un glioblastome et qualifie ses effectifs de "strict minimum" "scientifiquement irréprochable".

Objectifs

Les traitements pour les patients souffrant de glioblastome (GB) incluent la chirurgie (pour un peu plus de 60% des cas) et la combinaison de radio- et chimiothérapie (principalement appliquée par l’utilisation d’un agent chimiotérapeutique). Lors d'une étude précédente nous avons mis en place un modèle murin qui récapitule la prise en charge du patient ce qui rend la validation de nouvelles approches thérapeutiques très pertinentes. Ainsi ce projet vise à évaluer l’efficacité thérapeutique de nouveaux médicaments dans des modèles murins pertinents de glioblastomes.

Bénéfices attendus

Les glioblastomes sont responsables de nombreux décès, à ce jour une résection de tumeurs avec un traitement adapté permet une survie des patients de 6.9 à 14.6 mois. L’objectif est donc de prolonger ces délais mais aussi et surtout améliorer le confort des patients. A ce jour les traitements pour les patients souffrants (GB) incluent la chirurgie (pour un peu plus de 60% des cas) et la combinaison de radio- et chimiothérapie (principalement appliquée par l’utilisation de l’agent alkylant temozolomide (TMZ). La validation d’un inhibiteur passant la barrière hématoencéphalique et potentialisant la combinaison radio- et chimiothérapie et ceux en diminuant les doses de TMZ ont pour objectif d’améliorer la survie mais aussi le confort de vie des patients..

Procédures

Dans la procédure 1 implantation tumorale nous réalisons une analgésie en sous-cutanée (2 secondes) 30 minutes avant l’anesthésie qui elle est en intrapéritonéale (2 secondes) puis nous procédons à l’implantation intracérébrale de cellules tumorales (10 minutes). La suture de la peau est réalisée à la fin de l’implantation avec du fil de suture (2 minutes). Dans la résection tumorale nous procédons à une analgésie en sous-cutanée (2 secondes) 30 minutes avant l’anesthésie qui elle est en intrapéritonéale (2 secondes) et à l’injection dans la veine caudale (2 secondes), puis nous réalisons la chirurgie afin de réduire la tumeur (15 minutes). La suture de la peau est réalisée à la fin de l’implantation avec du fil de suture (2 minutes).

Impact sur les animaux

Stress lié à l’anesthésie par agent chimique en inhalation et/ou injection lors des administrations / imageries. Stress lié à la contention pour l'implantation de cellules tumorales et lors des suivis clinique. Le développement de tumeurs chez la souris pourra à terme être associé à des effets délétères (ex: présence d'une tumeur associé ou non à de la perte de poids). Traitements par différentes voies d'administration (douleur équivalente à la piqure d’une aiguille) - De même, l’utilisation de traitements novateurs pour lesquels par définition nous ne connaissons pas tous les effets, pourront également induire des effets délétères.

Devenir

En fin de procédure les organes seront prélevés afin de réaliser des analyses immunohistologiques

Remplacement

Il est impossible d’évaluer l’effet thérapeutique d'anticorps sur un modèle in vitro ou in silico. Aucun modèle cellulaire ne permet de reproduire la complexité d'un glioblastome, et seul le modèle animal permet de conduire ce projet. La souris et le rat sont des animaux très adaptés à ce travail avec une littérature validant ce choix.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au strict minimum nécessaire pour être statistiquement significatif et scientifiquement irréprochable. Pour ces études les tests statistiques non paramétriques seront utilisés en cohérence avec le nombre de groupes analysés et d'animaux. Au total 672 souris et 336 rats au maximum seront nécessaires pour cette étude.

Raffinement

Afin de raffiner les conditions de vie des souris et des rats, un suivi adapté des animaux sera instauré afin de réduire, supprimer ou soulager l'inconfort, mais aussi la détresse ou l'angoisse qu'ils pourraient éprouver. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux et bénéficient d’un enrichissement adapté. Pour cela des soins pré-, per- et postopératoires adéquats seront réalisés. Toutes les interventions seront réalisées sous anesthésie générale et des traitements analgésiques sont systématiquement utilisés pour prévenir toute douleur.

Choix des espèces

Les glioblastomes sont responsables de nombreux décès, à ce jour une résection de tumeurs avec un traitement adapté permet une survie des patients de 6.9 à 14.6 mois. L’objectif est donc de prolonger ces délais, mais aussi et surtout améliorer le confort des patients. Dans une première phase, nous avons mis au point un modèle animal qui retrace la même prise en charge que celle réalisée chez les patients. Dans une deuxième phase correspondant à cette étude nous allons tester de nouvelles molécules, afin d'améliorer la survie et le confort des animaux tout en combinant radiochimiothérapie. L’utilisation des modèles souris, déjà en place dans le laboratoire sera complétée par celle de rat, avec pour but des approches confirmatoires (modèles différents) mais aussi l’utilisation d’animaux modifiés. Nous utiliserons des souris et des rats de 8 à 10 semaines pour avoir une croissance tumorale optimale. En effet, les expériences peuvent s’étaler sur plusieurs semaines dans un modèle immunocompétent ou immunodéprimé, donc l’implantation sur des jeunes animaux permet de s’affranchir de l’affaiblissement d’individus plus âgés.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 528
Souffrances
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528 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont mises à jeun 12 à 15 heures avant chaque test pour être motivées à boire des solutions sucrées, reçoivent une solution sur la langue sous anesthésie générale, et pour un groupe une chirurgie stéréotaxique du cerveau suivie d'une semaine d'hébergement isolé. Le porteur détaille les tests, accès bref à sept solutions sucrées, consommation libre pendant vingt minutes, et test de tolérance au glucose avec cinq prélèvements de sang à la queue. Il rattache le projet à l'obésité et au diabète, tout en renvoyant les applications thérapeutiques à un "plus long terme".

Objectifs

Les informations sensorielles provenant de la bouche sont essentielles pour reconnaitre les sources de nutriments dans l’environnement et déclencher leur consommation. Or, la détection et la consommation de nourriture contenant du glucose est indispensable à la survie car ce nutriment est une source d’énergie primordiale pour le corps. Cependant, les mécanismes dans le système gustatif spécifiquement impliqués dans la détection du glucose et la différenciation avec les autres composants sucrés (fructose, autres sucres, …) ne sont pas encore compris. De plus, l’ingestion orale de glucose induit une production rapide d’insuline au début du repas, avant même que les taux de glucose sanguin augmente. Cette réponse anticipée est appelée phase céphalique de sécrétion d’insuline (PCSI), et permet une meilleure tolérance au glucose. Cette PCSI est médiée par le nerf gustatif depuis le système du goût, mais les mécanismes responsables de la PCSI dans le système du goût ne sont pas définis. L’information sucrée perçue dans le système gustatif est transmise dans les régions postérieures du cerveau, d’où le signal est ensuite distribué dans des circuits cérébraux spécifiques qui déterminent la perception du goût, la motivation à consommer ou non l’aliment, et/ou les réflexes physiologiques nécessaires pour préparer le corps à l’arrivée de cet aliment. Or, comment l’information provenant de différents composants sucrés (le glucose, le fructose, …) est traitée dans le cerveau pour induire une réponse spécifique à chaque composant est mal compris. Le but de ce projet sera donc 1) de mieux comprendre les mécanismes impliqués spécifiquement dans la perception sensorielle du glucose et la régulation de la glycémie au niveau du système gustatif, et 2) comment l’information sucrée est traitée au niveau cérébral. De plus, des différences entre les mâles et les femelles en ce qui concerne la perception gustative, la motivation et la prise alimentaire, ont été observées dans la littérature. Par exemple, les femelles ont une sensibilité différente de celle des mâles à l’égard de certains goûts. Le dernier objectif de ce projet sera donc d’analyser 3) d’éventuels effets du sexe sur les résultats obtenus.

Bénéfices attendus

Le glucose est un nutriment important pour l’être humain. A court terme, ce projet permettra de mieux comprendre comment ce dernier est spécifiquement détecté et sa consommation régulée au niveau du système du goût, et comment l’information est traitée au niveau du cerveau. Il permettra également de mieux comprendre les différences entre les mâles et les femelles dans les comportements ingestifs. De plus, l’évolution rapide de nos sociétés modernes vers un accès facilité à des aliments transformés riches en sucres ajoutés est l’un des déterminants majeurs de l’émergence dans le monde de l’obésité et du diabète. Ces résultats sont donc importants pour permettre sur un plus long terme le développement de moyens thérapeutiques plus ciblés et plus efficaces contre l’obésité/diabète, ayant moins d’effets indésirables. Ils sont également importants pour les décisions sociétales et politiques concernant l’utilisation des sucres ajoutés dans l’alimentation et leurs effets indésirables sur la santé humaine.

Procédures

1er groupe de souris (durée maximale 5 semaines) : Protocole diminuant l’expression d’une protéine d’intérêt dans le système du goût (mise à jeun alimentaire/hydrique d’1 heure, anesthésie générale, application sans incision d’une solution sur la langue à l’aide d’une pipette) puis souris soumises deux fois (différents stimuli) à un des trois tests comportementaux (A : mises à jeun alimentaire de 12 à 15 heures pour motiver l’animal à consommer les solutions, 4 fois pour l’entrainement ; 2 fois pour les tests puis accès bref à 7 solutions sucrées, 10 secondes par solution, pendant 20 minutes ; B : mises à jeun alimentaire de 12 à 15 heures, 2 fois pour l’entrainement ; 2 fois pour les tests puis accès à une solution sucrée pendant 20 minutes ; C : mises à jeun alimentaire de 12 à 15 heures, 3 fois pour l’entrainement ; mise à jeun alimentaire de 6 heures, 2 fois pour les tests de tolérance au glucose : consommation de glucose 5 minutes puis prélèvements de sang à la queue 5 fois une minute) puis souris mise à mort par injection d’euthanasiant chimique. 2ème groupe (durée maximale 2 semaines) : Prélèvement des cerveaux après consommation de solutions sucrées : mises à jeun alimentaire de 12 à 15 heures pour motiver l’animal à consommer les solutions (2 fois pour l’entrainement ; 1 fois pour le test), mises à jeun hydrique/alimentaire d’1 heure (1 fois avant le protocole de diminution d’expression linguale décrit groupe 1, 1 fois après le test), mise à mort par perfusion intracardiaque sur animal profondément anesthésié. 3ème groupe (durée maximale 12 semaines) : Chirurgie stéréotaxique (1 heure par animal), surveillance post-opératoire d’une semaine avec hébergement individuel et injections d’analgésique, puis souris soumises deux fois à chacun des trois tests comportementaux (même interventions que précédemment décrites groupe 1), puis mise à mort dérogatoire par perfusion intracardiaque sur animal profondément anesthésié.

Impact sur les animaux

Les effets sur les animaux seront : - un stress (maximum une journée) au réveil de l’anesthésie générale effectuée pour l’application sur la langue de la solution induisant une diminution d’expression de la molécule d’intérêt, - une douleur locale et passagère (maximum 5 minutes) lors des injections systémiques ainsi que lors de prélèvements sanguins, - un stress et une douleur locale post-opératoire (en moyenne trois jours) après l’anesthésie générale et la procédure chirurgicale au niveau du cerveau, - un léger risque d’hémorragie ou d’infection du site chirurgical les jours suivants la chirurgie, - un stress chronique lors de l’hébergement individuel des animaux suite à la chirurgie stéréotaxique (maximum une semaine), - un stress chronique et une perte de poids à chaque mise à jeun alimentaire des animaux lors des tests comportementaux (maximum 15 heures chacune).

Devenir

A la fin des procédures, les animaux seront mis à mort et les tissus et organes seront prélevés pour analyses histologiques ou moléculaires. En effet, suite au protocole d’infusion linguale ou d’injection au niveau cérébral, il est nécessaire de vérifier la localisation correcte et l’effet sur le tissu/l’organe, pour pouvoir les associer aux modifications comportementales observées. D’autres tissus/organes seront également prélevés pour analyser des variations potentielles dans l’expression de diverses molécules d’intérêt liées à la régulation du glucose ou de la prise alimentaire.

Remplacement

La vérification du rôle précis de la protéine d’intérêt présente dans le système gustatif dans la consommation alimentaire et le métabolisme glucidique, ainsi que l’analyse du traitement de l’information au niveau cérébral, ne peuvent être réalisées que sur des animaux vivants. La motivation à consommer des aliments ainsi que la régulation du métabolisme impliquent une communication entre différents organes. Il n’existe pas actuellement de modèle de substitution permettant d’étudier les dialogues inter-organes. Ce projet sera donc réalisé chez la souris, modèle de référence pour les études métaboliques et de physiologie alimentaire.

Réduction

Le nombre optimal d’animaux, c’est-à-dire nécessaire à l’obtention de résultats significatifs sans être trop élevé, est calculé grâce à des analyses de puissance statistique. Différents tests statistiques seront ensuite utilisés pour analyser les différences significatives entre les groupes expérimentaux. Lorsque cela est possible, les mêmes animaux sont utilisés pour différents tests comportementaux après une période de repos et de récupération.

Raffinement

Dès la réception des animaux à l’animalerie, tout est mis en place pour réduire leur stress et inconfort. A leur arrivée, une semaine d’acclimatation au nouvel environnement et personnel, sans expérimentation, sera observée. Les animaux seront hébergés dans un environnement avec taux d’humidité et température contrôlés, en cycle jour-nuit 12h-12h. Ils seront élevés en environnement enrichi grâce à des dômes de nidation et carré de coton, et seront répartis à quatre par cage sauf lorsqu’un isolement sera nécessaire. Dans ce cas, pour réduire le stress les animaux bénéficieront d’un enrichissement supplémentaire dans leur cage d’hébergement. Un suivi quotidien par le personnel compétent sera effectué. Les animaux seront manipulés régulièrement par les expérimentateurs dans le but de réduire le stress. Le poids corporel et la prise alimentaire seront également contrôlés pour s’assurer de l’état de santé des animaux. Les différentes manipulations seront réalisées par du personnel compétent, conformément à la législation. Lors des prélèvements de sang, la douleur des animaux sera diminuée grâce à l’application locale d’un analgésique, suivi après le prélèvement d’une désinfection à la bétadine. Lors des interventions chirurgicales, une anesthésie générale et une analgésie appropriée seront fournies. Les souris seront gardées sur un coussin chauffant et surveillée jusqu’à leur réveil complet. Un suivi post-opératoire de minimum trois jours sera effectué, avec ajout d’analgésique chaque jour, et il sera prolongé jusqu’à une semaine si l’animal n’a pas atteint son état pré-opératoire. A la fin des expériences, les animaux seront mis à mort. Tout au long des expérimentations, si un animal présente un comportement anormal (perte de poids, prostration, piloérection, activité ralentie, …), il sera surveillé avec attention et retiré de l’étude. Si son état clinique ne s’améliore pas dans les 2 jours, il sera mis à mort.

Choix des espèces

Les résultats préliminaires obtenus ainsi que les données bibliographiques dans ce domaine d’étude sont pour la grande majorité réalisés avec le modèle souris. Afin d’éviter la duplication inutile de travaux déjà publiés, et de pouvoir effectuer des comparaisons avec les travaux précédents, il est important de continuer sur des modèles similaires. Des souris âgées de 9 semaines à leur arrivée à l’animalerie seront utilisées dans ce projet de recherche. Cela correspond au stade de l’état jeune adulte, la maturité sexuelle est atteinte par les deux sexes. Il n’y aura pas d’effet confondant sur les résultats dû au développement du système du goût ou du système nerveux central lors de la phase juvénile et adolescente de la souris.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 2800
Souffrances
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Devenir
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Greffées d'une tumeur sous la peau puis irradiées sous anesthésie, 2 800 souris sont toutes tuées, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent jusqu'à huit injections d'immunomodulateurs dans l'abdomen après l'irradiation, et le porteur indique que la croissance de la tumeur peut gêner leurs déplacements et provoquer des douleurs modérées. Les souris qui ne développent pas de tumeur, ou dont la tumeur n'atteint pas la taille voulue, sont tuées sans même avoir servi à l'expérience, un taux d'échec de greffe d'environ 20 % étant intégré aux effectifs. Le porteur revendique l'absence d'"alternative non animale" pour étudier les cellules immunitaires dans leur environnement tumoral.

Objectifs

La radiothérapie constitue l’un des trois piliers de l’arsenal thérapeutique contre les cancers. Elle est utilisée dans plus de la moitié des nouveaux cas de cancer, ce qui représente environ 200 000 patients en France chaque année. Pour augmenter les chances de guérison, les techniques de radiothérapie peuvent être associés à des molécules capable de réguler la réponse immunitaire l'avantage des combinaisons radiothérapie et immunothérapie ont été parfois démontrés mais sont souvent associé à des échecs thérapeutiques car de nombreux patients ne répondent pas dans l'identification des mécanismes moléculaires et cellulaire capable d'augmenter l'efficacité thérapeutique des associations radiothérapie + immunothérapie est en plein essor. En effet d'un point de vue conceptuel, ces combinaisons permettraient potentiellement de réduire le volume d'irradiation de la tumeur et ceci pour des tumeurs soit trop grosses soit placées à des endroits trop à risque pour les patients. In fine l'association radiothérapie en condition d'irradiation partielle plus immunomodulateur permettrait de limiter à la fois la toxicité aux tissus sains mais aussi de pouvoir traiter des patients pour lesquels aujourd'hui il y a des échecs thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Dans ce projet nous proposons dans différents modèles de tumeurs de souris chez la souris d'étudier le potentiel d'une association entre une radiothérapie en condition partielle et un traitement ayant un effet sur le système immunitaire. Nous proposons d'étudier en profondeur les mécanismes associés à cette réponse dans les 2 modèles les plus pertinents. Ces données permettront d’apporter la preuve de concept de la faisabilité de ce type d'approche dans un modèle intégré mais aussi potentiellement d'identifier de nouvelles cibles moléculaires capables d'optimiser ces associations thérapeutiques.

Procédures

Injections de cellules tumorales en sous cutanée chez tous les animaux : une injection par animal sous anesthésie gazeuse. La souris aura préalablement été rasée sur le flanc ou minium un jour avant l’injection des cellules tumorales. L’injection des immunomodulateurs se fera par injection intrapéritonéale. La première injection aura lieu après l‘irradiation et sera renouvelée tous les 2 à 3 jours sur une période de deux semaines suivants l’irradiation (soit au maximum 8 injections par animal). L’irradiation des tumeurs sera réalisée sous anesthésie pour tous les animaux chez qui la tumeur aura atteint la taille attendue, excepté pour le groupe contrôle. Après l’irradiation, les souris sont placées en thermacage pour le réveil. Les animaux n’ayant pas développé de tumeurs ou n’ayant pas de tumeurs à la taille souhaitée seront euthanasiés.

Impact sur les animaux

Des effets indésirables chez les animaux seront occasionnés par l’injection des cellules tumorales et par la croissance des tumeurs. La croissance de la tumeur peut engendrer une difficulté à se déplacer et des douleurs modérées. Pour ces raisons, nous avons mis en place des stratégies d'expérimentation et d'observation nous permettant de déterminer des points limites suffisamment précoces afin de limiter la douleur au maximum. A cette fin, les animaux seront surveillés quotidiennement.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures expérimentales afin de réaliser les prélèvements de tissus et tumeurs pour analyses ultérieures.

Remplacement

Dans sa globalité, ce projet a pour but d'objectiver et de comprendre comment une tumeur irradiée partiellement peut être traiter en association avec une molécule capable de réguler la réponse immunitaire. Les données obtenues sont primordiales pour pouvoir in fine passer à des applications potentielles chez l'homme. Dans ce projet les modèles animaux permettront d'étudier finement la relation entre la radiothérapie et l’immunothérapie dans un organisme vivant et intégré. Nous proposons d'étudier ceci sur plusieurs modèles de tumeurs afin de savoir si les mécanismes identifiés sont associés à des caractères oncologiques généraux. Il n’existe en effet pas d’alternative non animale à ce jour concernant l’étude de la réponse moléculaire des cellules endothéliales et des cellules immunitaires dans leur environnement tumoral, ce qui justifie l’utilisation d’animaux vivants dans cette étude.

Réduction

Les modèles animaux d’expérimentation pour l’étude des tumeurs implantées présentent un certain taux d’échec de prise de greffe (environ 20%) et sont, d’autre part, influencés par la physiologie des animaux, ce dont nous devons tenir compte pour établir les effectifs de souris par groupe. L’approche go/no go entre la procédure 1 et la procédure 2 va nous permettre également in fine de réduire le nombre d'animaux. Pour l’étude de la survie et de la croissance des tumeurs, nous envisageons des groupes de 30 animaux. Dans le but d’effectuer des tests statistiques paramétriques sur les analyses histologiques, du plasma et en cytométrie, des groupes de 30 animaux sont également nécessaires. Pour les analyses génétiques, des groupes de 10 animaux sont suffisants, car les tests statistiques sont réalisés sur des milliers de cellules par échantillon, ce qui augmente significativement la puissance statistique.

Raffinement

Nous avons mis en place des stratégies d'expérimentation et d'observation afin de réduire au minimum la souffrance et la douleur des animaux. Les souris seront hébergées en groupe pour minimiser le stress de l'isolement. De plus, l'environnement des animaux sera enrichi en permanence par du coton et des niches en carton afin de diminuer leur angoisse et favoriser leur bien-être. Du papier Craft pour également être ajouté si besoin. Les souris seront suivies quotidiennement et des mesures des tumeurs seront réalisés 2 à 3 fois par semaine à partir de l’injection des cellules tumorales. Les points limites seront strictement appliqués. Le développement de la tumeur ainsi que les signes de toxicité (perte de poids, prostration) seront évalués trois fois par semaine. L’euthanasie des souris sera envisagée dès qu’un point limite sera atteint.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale de référence pour les études de biologie des rayonnements. Elle est parmi les plus utilisées pour étudier les réponses immunitaires pendant le développement tumoral. Les outils de biologie sont très développés chez la souris, ce qui permet des études poussées. La physiologie et la génétique de la souris sont de mieux en mieux connues et de nombreuses études ont déjà validé des découvertes faites chez cette espèce en les appliquant pendant des essais cliniques, ce qui promeut et facilite le transfert des résultats obtenus vers des applications cliniques. Les souris seront âgées de 8 à 10 semaines, âge auquel les souris sont suffisamment matures pour ce type d’étude.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 948
Souffrances
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Devenir
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 948

Pour tester des vésicules extracellulaires issues de cellules infectées par un virus candidat, 948 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau ou dans la veine de la queue, trois injections de virus et deux prélèvements sanguins, avec apparition attendue de tumeurs sous-cutanées ou pulmonaires pouvant entraîner perte de poids, mobilité réduite et cyanose. Un amendement porte les groupes de 15 à 21 souris parce qu'au cinquième jour toutes ne présentaient pas de tumeur palpable. Le porteur affirme qu'aucun modèle non animal ne récapitule les mécanismes de la mise en place des tumeurs.

Objectifs

Les vésicules extracellulaires (EVs) circulent dans l’organisme et agissent comme des messagers entre les cellules. Elles suscitent un intérêt croissant lié à leur capacité à transférer du contenu biologique entre cellules. En effet, les EVs ouvrent la porte à de nouveaux concepts et opportunités tant biologiques que thérapeutiques. Les cellules cancéreuses sont particulièrement de bonnes productrices d’EVs. Elles peuvent favoriser la croissance tumorale ou jouer un rôle dans l'inhibition de la croissance tumorale. Ainsi, les EVs ont un double rôle dans la régulation du cancer. Les données actuelles montrent que l'immunothérapie basée sur l’utilisation d’EVs est une approche prometteuse dans le cadre du cancer, suggérant que les EVs pourraient devenir des vaccins très efficaces. Ainsi, des études récentes avec un virus candidat dans le cadre de la thérapie contre le cancer ont montré l'apparition d'EVs contenant des protéines codées par ce virus thérapeutique. Le but de ce projet est donc d’analyser l'effet des EVs libérées par des cellules infectées par des candidats viraux et leur utilisation potentielle dans la thérapie anticancéreuse. Ce projet vise ainsi à mettre en évidence l'effet des EVs sur des lignées de tumeur greffées dans un modèle de Souris. Les effets seront suivis sur la croissance tumorale mais aussi sur les facteurs circulant au niveau sanguin. Les données générées nous permettront d'améliorer notre compréhension des mécanismes d'action dans un organisme complexe et d’envisager le développement de ce candidat en déterminant sa chronologie d'action et son efficacité en fonction de la vitesse de croissance tumorale.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à améliorer notre compréhension des effets d'un candidat médicament sur une lignée tumorale. Nous pourrons ainsi comprendre sa capacité d'action et l'impact sur des lignée tumorales déjà installées. Cette connaissance nous permettra de mettre en place un candidat médicament permettant de soigner certaines tumeurs chez l'Homme.

Procédures

Les animaux subiront une greffe de cellules tumorales par injection sous-cutanée ou intra-veineuse à la queue, durée 1 minute. Par la suite, des injections de virus seront pratiquées (3 fois), durée moins d’une minute. Deux prélèvements sanguins seront aussi effectués chacun durant environ 2 minutes.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, nous anticipons l'apparition de tumeurs sous-cutanées ou pulmonaires, qui pourraient déclencher une éventuelle perte de poids, une mobilité réduite, un mauvais toilettage, une cyanose. Ce protocole aura une durée maximale de 60 jours. Deux prélèvements sanguins d'un volume de 200μL seont effectués ainsi que trois injections de virus, pouvant entriner un léger incomfort.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à J60 ou à l'atteinte d'un point limite. Ils ne sont pas réutilisables du fait de la présence de cellules tumorales et de candidats médicaments dans leur organisme.

Remplacement

L'étude de l'effet thérapeutique de candidats médicaments sur des processus complexes tels que l'oncologie ne peut se faire sans l'utilisation de modèles animaux. En effet, il n'existe pas actuellement de modèle non animaux permettant de récapituler l'ensemble des mécanismes physiologiques complexe à l'oeuvre dans la mise en place de tumeurs ou la réponse immunologique associée.

Réduction

Ce projet a été mis en place en réduisant autant que possible la taille des groupes expérimentaux. Ainsi, pour l’étude pilote 6 animaux par condition seront suffisants sur conclure sur la toxicité et l’immunogénicité des EVs. Puis d’après nos connaissances des modèles tumoraux sous-cutanés et intra-veineux chez la souris des groupes de maximum 15 animaux par condition seront suffisants. Cet effectif nous permettra de disposer de conclusions statistiquement relevantes. Nous mesurerons les tailles de tumeurs et le poids de manière répétées. Nous analyserons ces données par analyse statistique à deux paramètres (avec ou sans EVs/ concentration de cellules). Amendement : Nous souhaitons augmenter le nombre d’animaux de la PE2 suite à l’obtention de nos premiers résultats. En effet, lorsque nous démarrons le traitement à J5 toutes les souris ne présentent pas de tumeurs palpables. Afin de conserver cette chronologie de traitement nous souhaitons augmenter le nombre d’animaux dans la procédure sur les modèles tumoraux sous-cutanés chez la Souris (PE2) ainsi les groupes de 15 animaux par condition seront remplacés par des groupes de 21 souris.

Raffinement

Les animaux seront placés dans les conditions optimales d'hébergement avec la présence d’un enrichissement (Maisonnettes en carton ou de kraft). Nous injecterons les cellules tumorales sur le flanc. Ensuite l'apparition de tumeurs et leurs croissances seront mesurées trois fois par semaine afin de suivre la progression ainsi que l'effet possible du candidat médicament sur celle-ci. Lors du prélèvement sanguin, nous effectuerons une compensation du volume injecté avec du sérum physiologique tiédi. Nous suivrons à chaque pesée (trois fois par semaine) l'état général des animaux, le toilettage, la posture, la présence de vocalisation, les sites d'injection et l'aspect des tumeurs. Tous ces items nous permettront de décider de l'atteinte de points limites le cas échéant pouvant entrainer la mise à mort de l'animal pour éviter toute souffrance. Si une douleur est présente, un antalgique pourrait être administré selon les recommandations vétérinaires. En cas de rixe entre animaux, nous pourrons être amenés à isoler l'individu dominant pour éviter toute lésion. Le cas échéant, des soins locaux par spray désinfectant seront attribués.

Choix des espèces

Le modèle Souris constitue un bon modèle pour l'étude de modèle tumoraux. En effet, il s'agit de mammifère au système immunitaire assez proche de l'Homme pour disposer d'une apporche translationnelle valide. Nous analyserons des animaux agés de 8 semaines au moment de l'injection. A cet age, le système immunitaire est suffisamment développé.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 900
Souffrances
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Devenir
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Relâchées dans le milieu naturel à l'issue de l'expérience, 900 civelles sont capturées en estuaire, marquées par immersion dans un colorant fluorescent puis maintenues 180 jours en aquarium et en bassin, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. 300 d'entre elles sont anesthésiées, mesurées et passées au lecteur portatif à 60 et 180 jours. Le porteur indique que la mise à mort restera "anecdotique", limitée aux cas d'atteinte des points limites, et compte sur une mortalité en captivité pouvant atteindre 40 à 50 %. L'objectif déclaré est de valider une détection externe des marques, ce qui éviterait à l'avenir de tuer les civelles pour lire leurs otolithes.

Objectifs

Face au déclin des population d’anguilles européennes, des mesures sont mises en œuvre pour reconstituer les stocks et sauvegarder l’espèce, dans le cadre du plan national de gestion de l’anguille. Des opérations de repeuplement sont réalisées chaque année : des jeunes anguilles (civelles) sont capturées en estuaire et relâchées dans les zones amont des cours d’eau côtiers. Afin d’évaluer le succès de cette pratique de repeuplement, il est nécessaire de pouvoir différencier les individus introduits ; pour cette raison, les civelles capturées sont marquées par immersion dans un colorant avant d’être relâchées. Ce colorant génère une marque fluorescente fixée durablement dans les structures osseuses des jeunes anguilles, et en particulier dans des concrétions de l’oreille interne (otolithes). L’observation de ces structures nécessite toutefois la mise à mort des individus. La possibilité d’une détection externe des marques a été récemment démontrée sur des civelles et des tests réalisés en 2022 puis 2023 ont confirmé la présence de marques dans la mâchoire et les nageoires des civelles, détectable après 180 jours à l’aide d’un dispositif portatif. L’objectif de la présente étude est de rendre opérationnel le protocole de marquage en réduisant les quantités de colorant utilisé et en validant la procédure de détection sur des individus vivants après 6 mois.

Bénéfices attendus

La lecture externe des marques sur individus vivants permettrait en premier lieu la préservation des civelles analysées (pas de mise à mort), une simplification du protocole de détection, la réduction du temps de lecture des marques et l’augmentation de la taille de l’échantillon analysé dans un soucis de représentativité statistique.

Procédures

Les animaux seront soumis au marquage par immersion dans une solution de marqueur fluorescent, selon 4 traitements et un contrôle. La durée des interventions sera de 13.5 minutes (balnéations "flash"). Puis 60 individus seront prélevés, anesthésiés, mesurés, pesés et leur fluorescence observée à l’aide du lecteur portatif. La durée totale de l’intervention hors d’eau sera de 1 minute.

Impact sur les animaux

Les principaux effets indésirables potentiels sur les animaux concernent le transport après capture, le marquage, le maintien en captivité et l’anesthésie avant lecture de fluorescence. Toutefois, ces effets peuvent être considérés comme légers au vu de l’expérience des opérateurs dans le transport et le marquage des civelles, qui sont communément réalisés dans le cadre du programme de repeuplement.

Devenir

900 civelles seront capturées, transportées, marquées puis stabulées pendant 180 jours en aquarium puis en bassins (mésocosmes). A 60 et 180 jours, 150 individus seront anesthésiés, mesurés, analysés (mesure de fluorescence), puis remis en liberté. Tous les autres individus seront remis en liberté en fin d’expérience. La mise à mort restera anecdotique, uniquement en cas d’atteinte des points limites.

Remplacement

La civelle est l’objet d’étude et ne peut pas être remplacée pour cette expérience de recherche de fluorescence externe. Les résultats obtenus sur une autre espèce de poisson ne pourraient être transposés à la civelle, du fait de sa singularité morphologique (poisson serpentiforme), anatomique (épiderme translucide) et comportementale (activité nocturne).

Réduction

L’effectif de 900 individus (3 lots de 50 individus pour chacun des 5 traitements + 1 lot contrôle de 150 individus) tient compte de la mortalité attendue en milieu contrôlé au stade civelle (maximum 40-50%, en fonction de la qualité des civelles récupérées chez le mareyeur, variables selon la période de pêche). A 2 occasions au cours du suivi (60 et 180 jours), un effectif de 30 individus par traitement sera analysé. Ainsi, au total 300 individus seront anesthésiés et analysés, afin de prendre en compte la variabilité inter-individuelle du niveau de fluorescence, potentiellement importante si l’on se réfère aux résultats des études réalisées en 2022. Tous les individus (analysés ou non) seront relâchés dans le milieu naturel sur les sites de repeuplement (au maximum 900 individus).

Raffinement

Lors du transport, les civelles seront réparties dans deux sacs de transport gonflés à l’O2 et contenant un volume d’eau adapté. La densité de civelles sera très faible comparé aux densités de stockage observées chez les mareyeurs et lors des opérations standards de marquages effectuées depuis 2011 pour les repeuplements. La durée de transport est limitée au minimum et estimée à environ 1 heure, ce qui permet de garantir le maintien d’un niveau d’oxygénation très élevé dans les sacs (très faible consommation par les civelles). Pour le marquage, l’oxygénation des solutions sera maintenue à 100% à l’aide de diffuseurs d’oxygène, point essentiel en raison des fortes densités d’individus. Les aquariums seront enrichis à l’aide caches constituées de tubes PVC puis des flottangs seront utilisés dans les mésocosmes, dispositifs permettant aux civelles de s’abriter. Des daphnies seront ensemencées pour leur alimentation. La concentration en déchets du métabolisme azoté sera contrôlée chaque semaine, la concentration en oxygène et la température seront également contrôlées quotidiennement. Des changements d’eau seront réalisés si nécessaire, notamment en période de fort réchauffement estival. Lors des contrôles de fluorescence (à 60 et 180 jours), les civelles seront anesthésiées individuellement puis au moment de la lecture de fluorescence, leur tête sera protégée des rayonnements laser à l’aide d’un cache opaque. La durée totale de la manipulation hors d’eau n’excèdera pas 1 minute.

Choix des espèces

L’anguille est une espèce menacée au niveau européen, qui fait l’objet d’un plan de conservation à l’échelle nationale. L’évaluation des pratiques de repeuplement par une méthode de détection externe non létale représente un fort enjeu pour la gestion future. Les animaux seront utilisés au stade civelle car c'est le stade utilisé en France pour réaliser les opérations de repeuplement d'anguille.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Babouins : 76
Souffrances
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▲ 38
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Devenir
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 76
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Maintenus en vie et replacés dans leurs groupes sociaux, 76 babouins sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré pour 38 d'entre eux et léger pour 38 autres, avec une réutilisation possible dans d'autres projets. Trente-huit sujets suivis depuis la naissance subissent chacun six IRM, chaque séance impliquant une capture, deux heures de transport en camion, une anesthésie de deux à trois heures et 48 heures d'isolement, les nouveau-nés étant séparés de leur mère pendant l'examen. Huit femelles reçoivent en plus un dispositif d'imagerie optique fixé sur le crâne et dans le dos, posé et retiré sous anesthésie. Le porteur affirme qu'aucune de ces interventions n'est douloureuse ou invasive, tout en listant comme nuisances le stress des captures, le transport, l'anesthésie, l'isolement et le port du dispositif, et présente le babouin comme un "modèle incontournable" pour étudier l'origine du langage.

Objectifs

Ce projet explore la piste des origines gestuelles de la parole. Et si la communication gestuelle était centrale dans l'origine et l’organisation cérébrale du langage dominé par l’hémisphère gauche ? Cette hypothèse gagne du terrain à la lumière des liens étroits mis en évidence non seulement entre les gestes et le langage dans l'espèce humaine mais aussi entre les gestes de nos cousins les primates et certaines propriétés du langage. Au regard de leur proximité phylogénétique, seule une perspective comparative entre primates humains et non humains peut nous aider à déterminer les continuités entre la latéralisation des gestes des primates et celle du langage humain. A la croisée de l’éthologie, de la psychologie comparée et des neurosciences non invasives, ces recherches continuront d’être menées sur les babouins hébergés en captivité en groupes sociaux et porteront (1) sur le développement longitudinal de gestes communicatifs (et signaux vocaux) au sein du groupe social de babouins olives Papio anubis, leurs asymétries et leur spécialisation hémisphérique anatomique (via IRM anatomique et de diffusion) auprès de 38 babouins depuis la naissance jusqu’à l’âge adulte; (2) sur leurs liens avec la specialisation hémisphérique associée à leurs relations sociales, incluant ainsi l’étude de celle de leurs congérères, impliquant près de 38 indidus supplémentaires ; (3) sur les asymétries cérébrales fonctionnelles des gestes et des vocalisations mesurées par imagerie optique auprès de 8 sujets entrainées Papio anubis. Tous les sujets, dont la taille optimale d'échantillon a été évaluée, sont observés dans leur groupe social respectif et ne sont mobilisés que temporairement au cours du projet sur 5 ans lors de la pose du serre-tête de l'appareil d'imagerie optique ou lors d'acquisitions d’images IRM, et ce, sous anesthésie monitorée dans les standards de sécurité et de bien-être animal avant d'être remis dans leur groupe social après le réveil.

Bénéfices attendus

L’étude de l’ontogénèse de la communication gestuelle du babouin et de sa spécialisation hémisphérique cérébrale associées à des zones homologues du langage revêt une importance cruciale pour comprendre les précurseurs phylogénétiques de l’organisation de notre système de communication, des précurseurs qui auraient été hérités à partir de notre ancêtre commun. Les recherches longitudinales sur des babouins en développement, de la naissance jusqu’à l’âge adulte, constituent une opportunité unique d'explorer les déterminants neurobiologiques potentiels du développement de la communication gestuelle. Une telle approche longitudinale étant peu réalisable sur primates humains, elle renforce l’intérêt de ses recherches, avec le babouin comme modèle incontournable, pour comprendre l’ontogénèse de la spécialisation hémisphérique associée au langage dans l’espèce humaine. De surcroît, les conclusions tirées de ces recherches peuvent avoir des implications uniques pour la compréhension du développement précoce du langage chez l'humain et enrichir notre connaissance en neurosciences cognitives, particulièrement en ce qui concerne la communication gestuelle, ses bases cérébrales et son évolution.

Procédures

Les 38 animaux adultes seront soumis à une anesthésie de 2 à 3h pour une acquisition IRM associée à une capture, un tranport en camion (2h environ aller/retour) et un isolement de 48h. Les 38 sujets suivis longitudinalement seront soumis à 6 IRM chacun. Chaque IRM impliquera également une capture, un tranport en camion et un isolement de 48h et une anesthésie de 2 à 3h pour chaque session. Un sous groupe de 8 femelles sera également utilisé pour des acquisitions d'imagerie optique (3 à 6 par animal) qui nécessitent l'installation d'un dispositif amovible sur le crâne et dans le dos. Pour chaque session, l'animal aura deux anesthésies (1 de 1h pour placer le dispositif, 1 de 20 minutes pour le retirer), 2 captures et un isolement inférieur à 24h. Aucune de ces interventions n'est douloureuse ou invasive.

Impact sur les animaux

Stress lors des captures. Transport. Anesthésie. Isolement 48h. Port du dispositif.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les sujets seront maintenus en vie car les acquisitions ne sont ni invasives ni douloureuses, il seront donc replacés dans leurs groupes sociaux respectifs. Ils pourront potentiellement être réutilisés dans d'autres projets en prenant en compte l'effet cumulatif.

Remplacement

Dans une problématique qui porte sur les origines, au regard de la proximité phylogénétique des primates humains et non humains, seule l'étude du modèle primate peut nous aider à détecter les précurseurs éventuels de certaines propriétés du langage et de leurs bases cérébrales chez notre ancêtre commun. Il nous est donc impossible de remplacer l’animal par un autre sujet ou une autre méthode alternative.

Réduction

Au regard de la variabilité interindividuelle anatomique des cerveaux, étudier les corrélats neuroanatomiques des comportements gestuels des babouins nécessite généralement de larges cohortes de sujets pour la collection d'images IRM. Cette étude étant pionnière sur l’approche longitudinale du développement des asymétries cérébrales de primates non-humains et leurs corrélats comportementaux, il n’existe pas d’"effect size" connu à ce jour sur ce modèle, ne permettant pas d’estimer avec exactitude le nombre de sujets idéal pour la constitution de cette base de données. Néanmoins, en fonction de résultats publiés sur les asymétries cérébrales de babouins de tout âge (n=96), un effort de réduction à 38 sujets a été estimé pertinent au regard de l’aspect répété (x6) des mesures au cours du développement. - Dans l'étude d'imagerie optique fonctionnelle, le nombre de sujets critique a été estimé en fonction des résultats publiés de travaux en imagerie cérébrale fonctionnelle menées sur primates de l’ancien monde (macaques).

Raffinement

Les animaleries font l’objet d’un planning de mise à disposition d’enrichissements adaptés à chaque espèce. Les enrichissements sont soit structurels (divers perchoirs, balançoires...), périodiques (jeux de manipulations proposés selon un rythme hebdomadaire) ou alimentaires (graines dans la litière pour fourragement, glaçons surprises, friandises...). Ce programme est supervisé par le responsable du bien-être animal et validé par la structure en charge du bien-être animal. La capture est toujours réalisée en privilégiant une méthode sans contention (ni chimique, ni physique). Les animaux sont maintenus dans le noir (effet calmant) par un cache sur la cage de transport et le compartiment du véhicule agrée est chauffé. L’IRM est une méthode non-invasive, ne causant aucune souffrance ou risque pour l’animal et ni de douleur importante apparente et est réalisée sous anesthésie générale. Pour le T0, les sujets étant des nouveaux-nés ils sont capturés avec leurs mères et sont transportées avec celles-ci. Le nouveau-né est alors temporairement séparé de samère pour l’IRM (3h max). Le temps d’anesthésie est compris entre 2 et 3h. Pendant toute l’anesthésie les individus seront surveillés et monitorés et des mesures de réchauffement sont mises en place (matelas air chaud pulsé et couverture de survie). De retour à la station, les sujets sont réintroduits dans leur groupe social et surveillés quotidiennement. Les nouveaux-nés seront suivis avec une grille de scoring spécifique pendant 3 jours. Pour la partie portant sur l'imagerie optique, les animaux seront préalablement entraînés à des tâches manuelles et ne pourront commencer qu'une fois l'entraînement terminé et répétable. Des séances de désensibilisation sans anesthésie (approche, renforcement à se laisser toucher la tête) sont mises en place en amont afin de diminuer le stress. Le dispositif sera placé sous anesthésie. Les premières sessions seront consacrées à la phase d'habituation du dispositif (de 1 à 3 sessions par sujet) et se feront donc avec un dispositif factice jusqu’au succès du processus d’habituation avant de réaliser les sessions expérimentales (3 sessions répétées) avec l'appareil d'imagerie. Les sessions seront limitées à 60 minutes (30 minutes d’anesthésie et 10-30 minutes de tâches). Les individus sont hébergés pendant toute la durée du projet en groupes sociaux. Ils seront seulement séparés de leurs groupes au moment des IRM (48h) ou pour les sessions d'imagerie optique (moins de 24h).

Choix des espèces

Dans une problématique qui porte sur les origines, au regard de la proximité phylogénétique des primates humains et non humains, seule l'étude du modèle primate non-humain comme le babouin peut nous aider à détecter les précurseurs éventuels de certaines propriétés du langage et de leurs bases cérébrales chez notre ancêtre commun. Le babouin est un modèle incontournable pour étudier l’ontogénèse de la communication et de la spécialisation hémisphérique cérébrale du langage, au regard de leur taille de cerveau (deux fois plus gros que celui du macaque par exemple), leur latéralité manuelle et gestuelle déjà documentée et associée à des latéralisations cérébrales équivalentes à celles décrites dans l’espèce humaine, et un repertoire de signaux gestuels intentionnelles uniques parmi les singes de l’ancien monde. C’est la seule espèce chez qui nous pouvons poursuivre nos recherches longitudinales initiées au cours d’un précédent projet à partir d’une cohorte de bébés en développement. Pour 38 individus, notre échantillonnage inclut 6 stades de développement de la naissance jusqu’à l’âge adulte, en passant par le stade de fin de myélinisation et de sevrage maternel : - T0 : de 6 à 15 jours : le plus tôt possible après la naissance - T1 : de 8 à 10 mois : sevrage naturel de la mère - T2 : 24 mois : stade juvénile avec une vie sociale intégrée au groupe. - T3 : de 48 à 60 mois : maturité sexuelle - T4 : à 7 ans : Adulte (plafond volume cérébrale) - T5 : à 9-10 ans : Adulte avancé Les 8 mères des nouveaux nés seront utilisées à l’âge adulte. Enfin, 30 congénères adultes (âgés entre 7 et 25 ans) seront également scannés à l’IRM. Les 8 femelles impliquées dans le projet d'imagerie optique seront d’un âge supérieur à T1 (i.e., après le sevrage) et font partie du lot du suivi longitudinal.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 909
Souffrances
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Devenir
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 909

Secoués sous anesthésie générale à l'âge de sept jours pour reproduire le syndrome du bébé secoué, 909 souriceaux sont tous tués aux stades étudiés pour prélever leur cerveau, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Le porteur liste les atteintes attendues : douleurs cérébrales liées aux lésions, difficulté à s'alimenter, retard du développement psychomoteur, rigidité corporelle, mouvements de convulsion, respiration anormale et anomalies du comportement. Une partie des souriceaux subit en plus une craniotomie d'une heure sous anesthésie, sans réveil. Il affirme qu'il n'existe "pas d'alternative parfaite" à un organisme vivant pour étudier les conséquences du secouement, et présente ce modèle comme une préparation d'interventions de prévention chez les enfants.

Objectifs

Les violences faites aux enfants et adolescents sont un fléau sanitaire et sociétal mondial. Un quart des adultes déclarent en avoir été victime mais une minorité d’entre eux est repérée suffisamment précocement pour éviter les conséquences « vie entière » somatiques et neuropsychiatrique de ces violences et leur impact socio-économique majeur. Les violences faites aux enfants et adolescents sont définies par l’OMS comme toutes les formes de mauvais traitements physique et/ou affectifs, de sévices sexuels, de négligences ou d’exploitation, entraînant un préjudice réel ou potentiel pour la santé de l’enfant, sa survie, son développement ou sa dignité, dans le contexte d’une relation de responsabilité, de confiance ou de pouvoir. Dans les pays à économie développée, les estimations de fréquence usuellement acceptées indiquent que 4 à 16% des mineurs seraient victimes de maltraitance physique. Pour les enfants survivants aux violences physiques du syndrome du bébé secoué, les conséquences à long terme sont majeurs sur le plan neurologique et développemental (périmètre crânien diminué, épilepsie, déficiences motrices visuelles intellectuelles, trouble du langages, et anomalies comportementales). Enfin, la pandémie de COVID-19 a augmenté la fréquence et la gravité des violences. Le syndrome du bébé secoué a vu son incidence doubler en 2021 et la mortalité décupler par rapport à la période de prépandémie. Dans ce projet, nous modéliserons chez le souriceau le syndrome du bébé secoué (traumatisme crânien). Plusieurs analyses seront réalisées à des temps spécifiques de la maturation du cerveau : enfance, adolescence et adultes. Nous établirons un profil comportemental individuel sur plusieurs composantes (motrice, sociale, cognitive). Les effets au niveau moléculaires de ces maltraitances seront également étudiés afin de permettre un futur transfert vers la clinique chez l’humain. Les analyses seront ciblées sur les marqueurs moléculaires de deux axes identifiés chez l’humain comme étant tout particulièrement perturbés après exposition à des maltraitance dans l’enfance : la neuroinflammation et la production d’hormones. Les études de la génétique et des protéines sont réalisés sur le sang et le cerveau des animaux juvéniles, adolescents et adultes. Enfin des approches thérapeutiques telles que la thérapie comportementale et des tests de médicaments ciblant les régulateurs clés seront entreprises.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’identifier les mécanismes et l'évolution du traumatisme crânien du syndrome du bébé secoué à l’échelle cellulaire comme comportementale pour mieux définir la période la plus propice pour les futures études thérapeutiques chez les enfants et adolescents. Il permettra de préparer des interventions de prévention secondaires adaptées et correctrices.

Procédures

Les souriceaux subiront un traumatisme crânien par secouement sous anesthésie générale. Après le traumatisme, des groupes d’animaux de différents âges seront anesthésiés, et une perfusion intra-cardiaque sera réalisée post- mortem pour éliminer le sang des vaisseaux du cerveau qui sera étudié. La perfusion est réalisée sous anesthésie générale et avec analgésie. Certains animaux subiront une procédure chirurgicale sous anesthésie générale pour réaliser des mesures d’imagerie du cerveau (durée 1 heure). Cette chirurgie consiste en une craniotomie afin de permettre le passage du signal. Cette procédure est sans réveil, les animaux seront euthanasiés à la fin de l’expérimentation. Cette procédure sera réalisée exclusivement par des expérimentateurs aguerris, maîtrisant parfaitement toutes les techniques requises.

Impact sur les animaux

Tout d'abord le jour du traumatisme crânien par secouement : - Séparation d’avec la mère lors de l’anesthésie par inhalation - Une hypothermie causée par l’isolement d’avec la mère - Le secouement horizontale. Ensuite, suite au traumatisme du secouement : - Douleurs cérébrales suite aux lésions occasionnées par le secouement - Difficulté à s’alimenter engendrant un petit poids - Retard dans le développement psychomoteur - Hypertonique, ou rigidité corporel, mouvements anormaux de convulsions, - Respiration anormale - Anomalie du comportement

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés aux stades d’intérêt. Les cerveaux seront prélevés post-mortem pour les différentes analyses qui permettront d’étudier de manière approfondie le tissus cérébral après le traumatisme, ainsi que l’inflammation cérébrale.

Remplacement

Il n’y a pas d’alternative parfaite à un modèle sur un organisme vivant pour étudier les conséquences du secouement sur le cerveau et les anomalies du développement qui en découle. Plusieurs analyses de notre projet ne peuvent être modélisée hors de l’organisme vivant, ni par des méthodes utilisant des modèles informatiques de théories de toxicité. Ce modèle, de bébé secoué, réalisé sur organisme vivant nous permet de s’intéresser à des caractéristiques du cerveau en activité, entier et fonctionnel.

Réduction

Tous les efforts seront faits pour réduire le nombre d’animaux utilisés. Nos analyses sont réalisées régulièrement dans notre laboratoire, ainsi nous savons combien d’animaux sont nécessaires afin d’obtenir un résultat. En conséquence, le nombre d’animaux pour ce projet sera au maximum de 909 animaux afin d’obtenir des résultats analysables par les tests statistiques. Le cerveau des animaux issus de l’analyse de la connectivité neuronale et ceux issus des analyses du comportement seront prélevés pour les analyses du tissus cérébral ce qui a réduit le nombre d’animaux dans notre projet. Il est prévu de mettre en place le modèle avec 48 animaux, mais si la fréquence d’agitation est déterminée sur moins d’animaux nous en utiliserons moins ce qui réduira le nombre total d’animaux.

Raffinement

Nous procéderons à l’enrichissement de l’hébergement avec du papier doux absorbant pour la fabrication du nid comme cela est fait dans leur milieu naturel. Les animaux seront réchauffés à l’aide d’une lampe au moment de la procédure du secouement. On surveillera l’état général des animaux dans le nid à l’aide d’un document appelé « arbre décisionnel ». Il permet d’observer les souriceaux dans la portée sans les déranger à nouveau car les soins apportés par la mère sont importants. Dès qu’un animal ne va pas bien il est vite repéré car il est blanchâtre et/ou immobile, donc il attire l’œil. Pendant les protocoles nécessaires pour la mise en place des appareils d'imagerie, les animaux seront anesthésiés et surveillés : si l'animal présente une difficulté respiratoire, une variation importante de sa fréquence cardiaque ou une hypothermie importante, la procédure sera interrompue et l'animal euthanasié. Les animaux seront euthanasiés après administration d’un analgésique et d’un anesthésique. C’est quand la mort sera vérifiée (plus de réflexes) que nous procéderons alors aux prélèvements post-mortem.

Choix des espèces

Le choix de la souris est pertinent d’un point de vue scientifique en termes de reproductibilité, des connaissances biologiques de l’espèce et du temps de reproduction. Le modèle de secouement sera fait à 7 jours de vie, ceci correspond à la petite enfance chez l’humain. Nous étudierons les interactions entre les cellules du cerveau en développement sur un modèle de bébé secoué, pour cela il est nécessaire d’utiliser une espèce animale qui présente un système nerveux central proche de celui de l’homme. La souris remplit très bien cette condition. Notre objectif étant d’étudier l’effet du secouement sur le cerveau en développement, nous nous intéresserons à 3 temps de vie : 8 à 21 jours (petite et moyenne enfance), 45 jours (adolescence), et 6 mois de vie (adulte), afin d’étudier l‘évolution du traumatisme cérébrale et les effets à long terme.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1860
Souffrances
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▲ 1860
Devenir
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 1860

1 860 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une greffe de cellules cancéreuses mammaires, des traitements répétés jusqu'à une fois par jour pendant deux à quatre semaines, et jusqu'à deux ponctions de sang par semaine dans la veine mandibulaire. Le porteur affirme que des expériences antérieures n'ont montré "aucune souffrance" liée aux tumeurs parce qu'elles sont sous-cutanées, une affirmation difficile à concilier avec la gravité sévère déclarée pour l'ensemble des 1 860 souris. Une partie de ces souris est utilisée pour constituer une biobanque de tumeurs destinée à son laboratoire et à des équipes partenaires.

Objectifs

Le cancer du sein dit triple-négatif (aussi appelé TNBC, pour "Triple-Negative Breast Cancer" en anglais), est un sous-type très agressif de cancer du sein pour lequel très peu de stratégies thérapeutiques sont envisageables à l'heure actuelle par manque de compréhension de cette maladie complexe. Nous pensons que des traitements combinatoires ciblant les cellules cancéreuses et les cellules immunitaires seront efficaces, contrairement aux traitements individuels qui n'ont que des effets limités. Mais l’évaluation de l'efficacité de ces traitements dans les études précliniques est assez limitée en raison du manque de modèles d'étude appropriés. Nous travaillons avec des souris qui développent des tumeurs dans la glande mammaire et qui modélisent fidèlement les caractéristiques des tumeurs retrouvées chez les patientes atteintes de TNBC. Ce projet de recherche a pour objectif de comprendre comment les cellules cancéreuses et les cellules immunitaires "dialoguent" entre elles au début de la formation des tumeurs mais aussi lorsque la tumeur régresse suite à un traitement anticancéreux. Nous souhaitons aussi évaluer l'efficacité de traitements combinant des candidats-médicaments ciblant les cellules cancéreuses et les cellules immunitaires (immunothérapie). Pour cela, nous envisageons de greffer des cellules cancéreuses (provenant du modèle souris TNBC) dans des souris dites receveuses, qui elles-mêmes développeront des tumeurs mammaires; ceci afin d'obtenir suffisamment d'échantillons biologiques permettant de nombreuses analyses (création d'une biobanque). Ces greffes de cellules cancéreuses serviront également à évaluer l'efficacité d'agents anti-cancéreux (candidats-médicaments) administrés seuls ou en combinaison avec de l'immunothérapie. Enfin, afin de se rapprocher de la clinique, la pertinence des traitements qui s'avèreront efficaces sur les cellules cancéreuses de souris seront ensuite testées sur des cellules humaines. Pour cela, des cellules cancéreuses humaines (cellules provenant de patientes atteintes de TNBC) seront greffées dans la glande mammaire de souris dont le système immunitaire est défaillant, permettant ainsi la prise de la greffe. Les tumeurs résultantes seront alors soumises aux traitements qui se seront avérés être efficaces sur les tumeurs d'origine souris.

Bénéfices attendus

1) Le modèle de souris qui sera utilisé est un modèle unique puisqu'il génère exclusivement des tumeurs mammaires de type TNBC. Ce modèle préclinique est par conséquent très précieux pour la communauté scientifique. La création d'une biobanque de tumeurs de souris de type TNBC est donc importante afin de générer suffisamment de matériel biologique pour des études réalisées soit dans notre laboratoire, soit en collaboration avec d'autres équipes. 2) L'évaluation préclinique de traitements combinatoires ciblant les cellules cancéreuses et/ou les cellules immunitaires est un prérequis pour des études cliniques. Ce projet nous permettra d'apporter des connaissances sur les signaux qui confèrent la sensibilité ou la résistance de certains sous-types de TNBC à des traitements spécifiques. A plus long terme, ces données pourront alors être traduites en clinique afin d'envisager une stratification des patients atteints de TNBC et ainsi prédire une réponse aux traitements.

Procédures

Les souris anesthésiées subiront 1 seule greffe de cellules. La durée de la greffe sera très courte (inférieure à 30 secondes). Certaines de ces souris seront traitées avec des candidats-médicaments anti-cancéreux et/ou de l'immunothérapie qui seront administrés selon les recommandations fournies pour chaque composé. La durée de l'administration sera très courte ((inférieure à 20 secondes). Après administration, les souris seront placées en observation dans une cage. La fréquence des injections dépendra du type de traitement (variant de 1/jour à 1/semaine, pour une durée variant de 2 à 4 semaines). Pour certaines cohortes de souris, l'évolution des tumeurs sera évaluée par mesure directe avec un pied à coulisse ou de manière indirecte, par imagerie non-invasive, réalisée 1x/15jours (5mn/séance). Les animaux seront examinés régulièrement de façon à détecter d'éventuels signes pouvant traduire un stress ou une souffrance. Un échantillon de sang sera également prélevé (2x/semaine, au maximum) par ponction dans la veine mandibulaire. Chaque prélèvement durera moins de 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les nuisances / effets indésirables potentiels sont : 1) des insuffisances respiratoires ou cardiaques survenant au cours de l'anesthésie et 2) un réveil douloureux suite à l'anesthésie. Mais puisque nous réaliserons une anesthésie volatile, ce risque est minimisé. 3) Une douleur possible lors de l'administration des agents pharmacologiques qui seront administrés selon un mode opératoire, une fréquence et dose tolérés par les souris, sur la base d'études publiées. Les nuisances dues au mode d'administration ne seront que temporaires (au cours de l'administration). Aucun effet indésirable, dû à l'administration, n'est attendu chez les animaux. 4) Une douleur possible lors de l'injection de luciférine, composé nécessaire aux analyses par bioluminescence (imagerie non invasive). 5) Une souffrance éventuelle liée à la formation des tumeurs. Cependant, des expériences précédentes n'ont montré aucune soufrance chez les souris car il s'agit de tumeurs sous-cutanées. 6) Un stress généré par les manipulations fréquentes des animaux (pesées, mesure des tumeurs). Les souris seront régulièrement suivies par les expérimentateurs. Des paramètres définis permettront d'évaluer la souffrance des animaux. Des stratégies d’optimisation seront mises en place au cours du projet afin de réduire, voire de supprimer, la souffrance chez l’animal (enrichissement des cages, acclimatation des animaux aux pièces d’expérimentation).

Devenir

En fin d'expérimentation, toutes les souris seront euthanasiées. Les tumeurs seront prélevées pour réaliser les analyses nécessaires au projet. Toutefois, en cas de souffrance avérée (définie selon des critères bien établis) au cours de la procédure, les souris seront euthanasiées.

Remplacement

Nous avons établi des lignées de cellules TNBC (provenant des tumeurs mammaires du modèle de souris) et sommes actuellement en train de générer des cultures d'organoïdes (également dérivés des tumeurs mammaires). Bien que des études supplémentaires soient nécessaires, ces modèles in vitro nous ont déjà permis d'identifier des signaux vulnérables et de tester l'efficacité de certains agents anti-cancéreux. Ces résultats nous permettent de limiter les études in vivo, en se focalisant sur les agents/signaux les plus pertinents, afin d'établir leur pertinence dans un contexte physiologique.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été déterminé par un test d'effectifs couramment utilisé en recherche. Cet outil nous permet d’estimer le nombre d’animaux nécessaires pour avoir une différence significative entre le groupe contrôle et le groupe d'animaux traités, en tenant compte de la variabilité des réponses. En outre, nous procèderons à une utilisation maximale des données obtenues sur chaque animal en réalisant des analyses biologiques, biochimiques et histologiques sur le même animal. Enfin, le contrôle des paramètres environnementaux et du statut sanitaire des animaux permettra de limiter la variabilité des résultats obtenus et de réduire le nombre d’animaux nécessaire à l’obtention de résultats statistiquement valables.

Raffinement

L'état de santé des souris sera régulièrement surveillé en fonction de l'évolution des expériences, de la formation des tumeurs. L'évaluation sera réalisée en suivant différents critères : poids, apparence du pelage, comportement animal dans la cage qui traduirait une éventuelle souffrance ou angoisse. Des stratégies d’optimisation seront mises en place au cours du projet afin de réduire, voire de supprimer, la souffrance chez l’animal (ex : acclimatation des animaux aux pièces d’expérimentation). De plus, les cages seront enrichies avec des objets comme un dôme, un rouleau de carton, des petits rouleaux de papier ou de la paille que les souris désintègrent pour se constituer un nid. La formation et l'évolution des tumeurs sera suivie de manière longitudinale par mesure directe avec un pied à coulisse et/ou par imagerie non invasive (bioluminescence/fluorescence). Les anesthésies pratiquées seront des anesthésies gazeuses et seront effectuées par du personnel compétent et expérimenté.

Choix des espèces

Nos études nécessitent l’utilisation d’animaux et ne peut recourir à des stratégies de remplacement puisque la thématique principale de notre laboratoire est de comprendre les mécanismes impliqués dans des étapes du développement du cancer. Les modèles animaux que nous utiliserons représentent des alternatives prometteuses pour obtenir des résultats plus pertinents en ce qui concerne la compréhension du cancer chez l'Homme. En particulier, les approches utilisées dans notre équipe, combinant des études in vitro avec des analyses in vivo réalisées chez la souris, permettent de mettre en évidence de nouveaux mécanismes de signalisation impliqués dans les cancers ainsi que de potentiel traitements, comme nous l'avons déjà démontré. Les modèles de greffes chez la souris utilisés dans ce projet, permettront de tester dans le cas du TNBC, pour lequel aucune thérapie n'est efficace à l'heure actuelle, de nouveaux candidats-médicaments et d'évaluer de nouvelles stratégies thérapeutiques combinants des agents qui visent les cellules cancéreuses et des immunothérapies (qui affectent les cellules immunitaires). Les souris seront utilisées au stade adulte (environ 2 mois). Cet âge permet de minimiser les variations intrinsèques liées au fait que les greffes seront réalisées dans des tissus d'individus jeunes, plus réceptifs, par rapport à des tissus âgés. De plus, l'âge prédéfini des souris immunocompéténtes permettra de minimiser les variations du système immunitaire suite aux greffes. L'ensemble de ces critères permet de minimiser les variations et donc de réduire le nombre d'animaux nécessaires pour atteindre des résultats statistiquement significatifs (règle des 3R).

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 108
Souffrances
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▲ 60
▲ 48
Devenir
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 108

Pour savoir si deux variantes génétiques d'un facteur cancéreux favorisent les métastases osseuses, 108 souris femelles sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère pour 48 d'entre elles et modéré pour 60, toutes tuées sous anesthésie pour prélever leurs tissus. Elles reçoivent une injection de cellules cancéreuses humaines dans l'artère de la queue, puis un suivi par radiographie et bioluminescence sous anesthésie pendant 7 ou 28 jours. Le porteur reconnaît que ces tumeurs induisent chez l'humain de fortes douleurs et une gêne à la mobilité, et affirme qu'arrêter les expériences à 28 jours permettra d'obtenir les données "sans occasionner de complication ni de douleur", ce qui cadre mal avec la gravité sévère déclarée pour près de la moitié des souris. Il revendique des expériences "indispensables" parce qu'elles portent sur un "animal entier".

Objectifs

Le cancer du sein est une tumeur maligne qui peut se propager dans tout l'organisme : on dit alors que la tumeur a métastasé vers des sites secondaires. Les métastases localisées dans l’os sont les complications les plus fréquentes du cancer du sein, responsables d’une destruction massive de l’os. Les métastases osseuses génèrent chez les patientes de grandes douleurs, des fractures pathologiques et peuvent engager le pronostic vital. Il est donc urgent d’identifier les facteurs qui prédisposent et conduisent les cellules cancéreuses du sein à se disséminer dans l’organisme et à coloniser l’os. Nous cherchons à mieux comprendre les mécanismes moléculaires sous-jacents à la dissémination des cancers du sein à l’os, et ceci afin d’améliorer les thérapeutiques préexistantes et d’entrevoir de nouvelles thérapies ciblées. Nous avons identifié un facteur biologique cancéreux qui favorise le développement des métastases osseuses dans le cancer du sein. Notre projet vise à comprendre si certaines formes génétiques naturelles de ce facteur peuvent également contribuer à la formation des métastases osseuses dans le cancer du sein. Les deux formes génétiques que nous étudions sont les seules connues à ce jour comme ayant un impact sur la séquence de la protéine du facteur cancéreux étudié, c’est-à-dire que ces deux formes génétques peuvent affecter la fonction biologique du facteur cancéreux étudié. Les résultats attendus permettront de savoir si le facteur biologique cancéreux étudié ou si également les formes génétiques naturelles de ce facteur représentent des cibles thérapeutiques potentielles dans le traitement des rechutes métastatiques et en particulier des métastases osseuses dans le cancer du sein.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera des informations indispensables pour limiter la rechute métastatique à l’os des cancers du sein et améliorer la survie des patients. A court terme, ce projet permettra l’apport de nouvelles connaissances afin de mieux comprendre les mécanismes moléculaires sous-jacents à la dissémination des cancers du sein à l’os. Ainsi, le projet permettra de comprendre le rôle des formes génétiques naturelles du facteur biologique cancéreux étudié dans la dissémination des cellules de cancer du sein vers la moelle osseuse et dans le développement des métastases dégradant l’os. Trouver une solution thérapeutique afin de prévenir le développement de métastases osseuses dans le cancer du sein est un problème majeur de santé publique. A terme, ce projet permettra également d’envisager des solutions thérapeutiques candidates, car il indiquera s’il est pertinent de cibler uniquement le facteur biologique cancéreux étudié ou si les formes génétiques naturelles de ce facteur représentent également une cible thérapeutique potentielle. A l’avenir, le projet bénéficiera à d’autres cancers propices à développer des métastases osseuses (cancer du poumon et cancer de la prostate), et dans lesquels le facteur biologique cancéreux étudié joue également un rôle.

Procédures

Les souris recevront une injection de cellules cancéreuses dans l’artère de la queue (moins d’une minute) et un suivi quotidien d’observation des animaux sera mis en place pendant 7 jours ou 28 jours. Les animaux suivis jusqu'à 28 jours seront anesthésiés une fois par semaine pour une imagerie non invasive en radiographie (1 minute) et en bioluminescence (5 minutes). En fin d'expérience, toutes les souris sont mises à mort sous anesthésie générale afin de réaliser des prélèvements de tissus pour analyse.

Impact sur les animaux

Le développement des tumeurs a pour caractéristique chez l’homme d’induire de fortes douleurs et une gêne à la mobilité. Dans le but de réduire la douleur et la gêne à la mobilité des animaux, la procédure sera limitée dans le temps et la quantification de la dégradation osseuses et de la croissance tumorale sera suivie de facon hebdomadaire par radiographie et bioluminescence afin d’anticiper le moment d’apparition d’un des points limites.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort sous anesthésie générale. Les analyses seront réalisées post-mortem.

Remplacement

Nos expériences chez l’animal sont indispensables pour répondre à nos deux questions scientifiques. En effet, elles miment un contexte se rapprochant le plus possible de la situation clinique du cancer du sein métastatique chez la patiente, car utilisant un animal entier. Notre équipe dispose déjà de résultats expérimentaux in vitro justifiant de passer dans le modèle in vivo. En effet, nous avons montré que les formes génétiques naturelles du facteur cancéreux étudié confèrent in vitro un phénotype agressif qui apparait supérieur à celui de la forme sauvage du facteur cancéreux étudié. Toutefois, l’activité biologique et l’influence que peuvent présenter les formes génétiques naturelles étudiées sur des phénomènes tumoraux (tels que la migration in vivo, la colonisation et l’ancrage osseux lors de la formation des métastases osseuses) ne peuvent pas être appréciées par des tests in vitro, et nécessitent exclusivement une approche sur animal entier. L’approche in vivo est donc entièrement justifiée et sera complémentaire des résultats in vitro déjà obtenus. L’utilisation des lignées cellulaires d’origine humaine que nous avons préalablement testées in vitro pour leur capacité à être invasives nous permettra de reproduire chez la souris le plus fidèlement possible la situation pathologique du cancer du sein chez la femme.

Réduction

La taille des groupes a été déterminée à l’aide d’une analyse de puissance réalisée avec le logiciel BiostaTGV. La taille des groupes correpond au nombre minimal de souris permettant de mettre en évidence une différence statistiquement significative pour l’effet observé. La réduction des effectifs à 12 souris par groupe permet une réduction au nombre de souris strictement nécéssaire pour obtenir la robustesse statistique nécessaire, tout en ayant pris en compte les éventuelles pertes d’animaux, par exemple si retirés de l’étude.

Raffinement

Les souris seront réceptionnées dans un environnement permettant leur acclimatation et cohabiteront dans des conditions d’hébergement adaptées pour garantir leur bien-être. Les animaux seront également sous surveillance journalière et manipulés systématiquement dans des conditions limitant leur stress. La douleur des animaux sera prise en compte et réduite en réalisant les injections des cellules humaines dans des souris sous anesthésie générale, et ce afin d’améliorer le confort de l’animal. L’état de bien être des souris sera évalué quotidiennement par l’observation des principaux signes physiologiques, comportementaux et de l’apparence de l’animal. Les animaux seront pris en charge au premier signe d’inconfort, et retirés de l’ étude si nécessaire. Les expériences seront arrêtées au plus tard 28 jours après l'injection de cellules cancéreuses ce qui permettra d'obtenir les données escomptées sans occasionner de complication ni de douleur ou incidence sur la qualité de vie des animaux.

Choix des espèces

Les souris prévues pour nos expériences sont couramment utilisées en oncologie. Ces souris présentant une déficience de leur système immunitaire et peuvent donc recevoir des cellules tumorales humaines sans rejet. Nous utiliserons des souris femelles car nous travaillons sur le cancer du sein, principalement diagnostiqué chez la femme. Le cancer du sein chez l’homme est très rare et représente moins de 1% des cancers du sein diagnostiqués. Les expériences seront réalisées avec des souris âgées de 6 semaines (à cet âge, l’ensemble des fonctions sont matures). Pour les injections intra-artérielles de cellules du cancer du sein, les souris doivent en effet être agées entre 4 et 6 semaines, car la prise métastatique est fortement réduite avec des souris plus agées.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Xénopes : 155
Souffrances
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▲ 155
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Devenir
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 155

Une cinquantaine de xénopes seront tués parce qu'ils ne pondent plus, et 75 juvéniles seront élevés pour les remplacer. Au total 155 xénopes sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, dans un élevage qui fait naître des têtards pour des études pharmacologiques. Les reproducteurs reçoivent des injections hormonales à chaque accouplement, jusqu'à 120 injections pour un mâle sur la durée du projet, ainsi qu'un prélèvement de peau sur une nageoire arrière pour le génotypage. Le porteur justifie la mise à mort des animaux devenus peu fertiles par l'impossibilité de les replacer, "cette espèce étant considérée comme nuisible". Il indique que le choix du xénope tient à la transparence des têtards et au grand nombre d'individus qu'une femelle produit, ce qui facilite les études réclamant beaucoup d'animaux non-humains.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de produire des têtards pour les études pharmacologiques réalisées au laboratoire, nécessitant un nombre élevé de têtards, ainsi que pour des études sur certains mécanismes présents dans des maladies neurodégénératives telle que la sclérose en plaques. Les têtards générés pour chacune des pontes sont utilisés en continu pour les différents projets qui ont lieu en parallèle. Les têtards non utilisés dans les projets sont utilisés pour renouveler les reproducteurs, c’est pour cela qu’ils doivent être génotypés et identifiés lorsque leur taille le permettra.

Bénéfices attendus

Les têtards générés par les adultes Xénopes reproducteurs permettront de produire les lots expérimentaux nécessaires à nos différents projets de recherche. Ils nous permettent notamment d’effectuer des tests pharmacologiques pour étudier l’effet de molécules dans des mécanismes présents dans certaines maladies neurodégénératives, telle que la sclérose en plaques , afin d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques. Ces études pharmacologiques nécessitent un grand nombre de têtards, ce qui explique le nombre de reproducteurs pour ce projet. D’autre part, concernant l’étude de l’effet des perturbateurs endocriniens, avec des effets plutôt délétères sur certains mécanismes dans le cerveau, les têtards utilisés permettraient de mieux comprendre l’augmentation de l’incidence de maladies neurodégénératives dans le monde. Enfin, nous utiliserons des têtards pour identifier de nouvelles voies de signalisation à l’origine de la mise en place de la myéline (enroulement de certaines cellules autour des neurones dans le cerveau), ce qui pourrait permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour des maladies neurodégénératives.

Procédures

A l’âge d’environ un an les Xénopes auront un prélèvement de peau au niveau d’une nageoire de la patte arrière, dans une zone peu vascularisée, sur animal vigile. L’acte de la contention jusqu’au prélèvement dure moins d’une minute par animal et est réalisé une seule fois. Enfin, les adultes reproducteurs ont des injections d’hormones pour chaque reproduction (2 injections par accouplement pour les mâles, 1 pour les femelles), qui sont réalisées dans le bas du dos. Les injections sont réalisées sur animaux vigiles pris en contention, à l’aide de seringues fines et stériles, rapidement (moins de 10 secondes) et peu douloureuses (peu de volume injecté et aiguilles de petit diamètre, avec un geste maitrisé). Au maximum les mâles feront 60 accouplements sur la durée du projet et les femelles 15 accouplements, soit 120 et 15 injections maximum respectivement. Pour chaque accouplement, les reproducteurs sont isolés pendant 60 heures maximum (en général du vendredi soir au dimanche soir).

Impact sur les animaux

Pour les adultes utilisés pour les accouplements, un léger stress serait attendu durant la phase de capture, où les animaux sont attrapés grâce à une épuisette et scannés pour identification grâce à une puce sous cutanée. De plus, les animaux sont isolés 60h maximum avant la mise en contact entre les mâles et les femelles, ce qui peut aussi engendrer un léger stress. Lors des injections d’hormones, une contention des animaux est nécessaire, ce qui peut engendrer un stress. Une légère et brève douleur pourra être ressentie par l’animal lors de l’injection en sous cutanée. Un prélèvement de moins de 2mm2 est réalisé au niveau palmaire pour le génotypage, ce qui peut entraîner une légère et brève douleur, à laquelle s’ajoute le stress de la préhension et de la contention.

Devenir

Dans les 80 animaux reproducteurs actuels, on estime au cours du projet que 50 d’entre eux vont présenter une absence répétée de fertilisation ou une diminution de la ponte, qui nécessitera leur euthanasie, puisqu’ils ne peuvent pas être réutilisés ni replacés, cette espèce étant considérée comme nuisible. Nous produirons donc 75 juvéniles qui permettront de remplacer et compléter l’effectif des animaux au fur et à mesure, et qui seront en utilisation continue, ainsi que les 30 animaux reproducteurs qui n’auront pas présenté de baisse de la fertilité. Il devrait donc y avoir au final dans l’animalerie environ 105 animaux, qui seront en utilisation continue pour notre élevage.

Remplacement

Des études in vitro seront réalisées en amont de nos projets, cependant elles ne permettent pas de suivre les mécanismes pathologiques au sein de la complexité du système nerveux. Notre projet prévoit de générer des têtards de Xénope pour trois projets de recherches, ces trois projets nécessitant l’utilisation de Xénope car : - Il s’agit d’un modèle animal, donc un modèle intégré contrairement à des modèles ex vivo et in vitro - La transparence du têtard permet de visualiser tout le système nerveux central sans euthanasie, ce qui permet un suivi in vivo et longitudinal - Le Xénope est une espèce qui génère beaucoup de têtards, facilitant les études toxicologiques et pharmacologiques qui nécessitent un grand nombre d’animaux

Réduction

Dans ce projet, afin de respecter la règle des 3R nous favorisons les accouplements naturels plutôt que les fécondations in vitro ce qui évite d’avoir à prélever les testicules et donc d’euthanasier les Xénopes mâles pour la réalisation de fécondation in vitro (FIV). De plus, la pré-stimulation augmente le rendement d’œufs fertilisés, donc plus de têtards générés, pour un nombre de couples limité. Cela évite de manipuler et d’isoler plus d’animaux adultes. Compte tenu de la nature du projet, les tests statistiques ne peuvent pas être appliqués, car il s’agit d’un projet élevage. Cependant, le nombre de têtard à générer pour nos projets de recherche a été déterminé par des tests de puissance statistique pour n’utiliser que le nombre de têtards nécessaires, ce qui permet de réduire au strict minimum le nombre d’accouplements à réaliser, et donc le nombre d’animaux reproducteurs utilisés. Nous mettons en moyenne 65 couples d’adultes en croisement par an pour assurer la production d’œufs et de têtards. Cette espèce accuse une perte importante au cours du développement ce qui explique la fréquence des pontes, pour obtenir les têtards nécessaires à nos études. Nous utilisons à ce jour 48 femelles et 32 mâles, soit 80 animaux qui recevront des injections et pourront être isolés. Les femelles ne peuvent être stimulées que tous les 4 mois, ce qui explique que leur nombre soit plus important que les mâles, qui eux peuvent être réutilisés tous les mois. De plus, nous travaillons avec des animaux génétiquement modifiés, il est donc nécessaire de maintenir les différents génotypes présents à l’animalerie. Nous prévoyons de conserver 75 têtards pour renouveler et compléter l’effectif des adultes reproducteurs. Sur la durée du projet, ces animaux seront identifiés, prélevés pour génotypage et potentiellement injectés et isolés au cours du projet. Ces 75 animaux permettront de remplacer 50 Xénopes, qui arrivent bientôt à l’âge de 8 ans, et qui ne pourront plus être utilisés pour la reproduction. Au total le projet impliquera donc 155 animaux.

Raffinement

Les Xénopes adultes sont hébergés dans des bacs adaptés au nombre d’individu et à la taille, maximum 10 individus par bac. Des enrichissements sont disposés pour permettre aux animaux de se cacher (tuyaux, similis rochers, plantes artificielles), et des enrichissements alimentaires sont proposés une fois par semaine aux animaux (vers de vase rouges congelés). Les paramètres physico-chimiques de l’eau des adultes sont maintenus grâce à un système d’eau circulante automatisé (maintenue à 18 degrés Celsius). Les animaux sont observés quotidiennement si l’un d’entre eux parait amaigri, gonflé, rougeurs…, il est isolé et un avis vétérinaire est demandé. Des points limites sont définis et respectés de manière à éviter toute souffrance des animaux. Un contrôle sanitaire de la zone est effectué de manière annuelle. Les bacs utilisés pour l’isolement et la reproduction sont opacifiés pour que les Xénopes ne soient pas perturbés par l’environnement extérieur. Ces bacs sont remplis avec de l’eau provenant de leur aquarium d’origine, changée tous les deux jours. Un temps de repos de minimum 4 mois sera respecté pour les femelles avant de les remettre en accouplement, et minimum 1 mois pour les mâles. Le génotypage est réalisé sur des juvéniles à partir d’un an, l’animal est attrapé délicatement avec une épuisette et est immobilisé pour avoir accès à une patte arrière. La zone choisie pour le prélèvement nécessaire pour connaitre le patrimoine génétique de l’animal est peu ou pas innervée, et se régénère de façon spontanée au bout d’une semaine. Après le prélèvement, un antiseptique est appliqué afin de prévenir tout saignement ou infection avant remise en bac avec les congénères, et une surveillance accrue est mise en place pendant une semaine, pour repérer tout signe anormal chez l’individu (rougeurs, apathie, gonflements… ).

Choix des espèces

Le choix du Xénope se justifie par plusieurs raisons : 1) les têtards de Xénope sont transparents, ce qui facilite le suivi in vivo de l’expérimentation (respect du critère réduction en cas d’étude longitudinale), 2) les amphibiens (Xénope) sont les premiers vertébrés sur l’arbre évolutif à utiliser un profil de protéines des cellules cérébrales différent dans le système nerveux central et périphérique, ce qui est un avantage pour les projets scientifiques que nous menons. Les animaux utilisés à la reproduction sont des adultes, en capacité de se reproduire, donc de plus de 3 ans. Le génotypage est réalisé sur des animaux à la limite du stade juvénile et adulte, soit à partir d’un an, quand ils ont atteint une taille suffisante pour faciliter la manipulation.