Oncologie
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Effets d’une carence gestationnelle en vitamine A sur la transmission dopaminergique mésocorticolimbique dans le contrôle de la prise de décision
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Après douze semaines de conditionnement opérant sous restriction alimentaire, 120 souris subissent une chirurgie stéréotaxique et 60 reçoivent des injections intrapéritonéales d'amphétamine. Au total, 936 souris vont être utilisées pour étudier les effets d'une carence en vitamine A pendant la gestation : la déclaration en classe 480 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 456 sans réveil, dont 270 reproductrices tuées au sevrage des petits. Le porteur range pourtant lui-même l'amphétamine et la chirurgie stéréotaxique en "classe modérée", une classe absente de tous les chiffres déclarés. Toutes les souris sont tuées à la fin de leur procédure pour prélever des régions du cerveau. Les tests du comportement "de type anxieux" imposés à 120 souris, que le porteur dit générateurs d'un stress aigu, ne sont pas nommés.
Objectifs
La carence en vitamine A au cours de la période périnatale, causée par un régime appauvri en vitamine A, reste un enjeu majeur de santé publique dans les pays en voie de développement. En effet, l’acide rétinoïque (AR), métabolite actif de la vitamine A est indispensable au développement cérébral du foetus et du nouveau-né mais joue également un rôle très important dans les fonctions cérébrales à l’âge adulte. En se fixant sur ses récepteurs nucléaires les RARs (Retinoic Acid Receptors) et les RXRs (Retinoid X Receptors) qui jouent le rôle de facteur de transcription, l’AR régule l’expression de nombreux gènes impliqués dans les processus de plasticité cérébrale. Ainsi, de faibles apports en vitamine A pendant la période périnatale conduiraient à une hypoactivité de la voie de signalisation de l’AR et des modifications d’expression de certains gènes comme le récepteur dopaminergique D2 (D2R) avec des conséquences néfastes sur les fonctions cérébrales associées (fonctions exécutives, planification motrice). Nous faisons l’hypothèse qu’un déséquilibre d’apports alimentaires en vitamine A durant la période périnatale altère le développement de la transmission dopaminergique et pourrait participer à l’étiologie de pathologies neurodèveloppementales qui impliquent des déficits des fonctions exécutives et motrices.
Bénéfices attendus
cette étude vise à proposer de nouvelles stratégies pour la prise en charge des maladies psychiatriques dont l’arsenal thérapeutique reste insuffisant. Ce projet va permettre de tester l’effet potentiellement protecteurs de molécules d’intérêts et donc de proposer de nouvelles stratégies curatives dans le contexte des maladies psychiatriques. Il va aussi permettre d’explorer les mécanismes par lesquels ces métabolites influencent la fonction cérébrale et le comportement. Cela permettra donc d’accroitre les connaissances dans un champ de recherche nouveau et prometteur.
Procédures
270 souris reproductrices seront euthanasiées au sevrage des animaux et 120 souris descendantes seront euthanasiés pour réaliser des enregistrements électrophysiologiques (390 sans réveil). 540 souris descendantes seront soumises à un conditionnement opérant (classe légère). Pour le test de conditionnement opérant, les animaux seront maintenus en restriction alimentaire légère (moins de 10% de perte par rapport au poids ad libitum) pendant toute la durée des expériences comportementales (12 semaines). Sur les 540 souris descendantes ayant été soumises au conditionnement opérant , 60 seront soumises à des injections intrapéritonéales d'amphétamine (classe modérée) et 120 seront soumises à des chirurgies stéréotaxiques (classe modérée). Afin d’évaluer le comportement de type anxieux, 120 souris descendantes seront soumises à des tests comportementaux qui peuvent engendrer un stress aigü (classe légère). Néanmoins l’état général de la souris n’est pas altéré. 240 souris descendantes (dont 120 soumises au conditionnement opérant) seront perfusées pour réaliser des analyses immunohistochimiques (classe légère). Cette intervention dure 15 min par souris (480 classe legère).
Impact sur les animaux
De part sa nature et son objectif les tests comportementaux évaluant le comportement de type anxieux que nous allons utiliser entraine un stress aigü chez la souris. Néanmoins l’état général de la souris n’est pas altéré. Les souris seront de toute façon suivies comme suit : les animaux en cours de protocole sont surveillés chaque jour par l’expérimentateur et 2 fois par semaine par les animaliers. Pour le test de conditionnement opérant, les animaux seront maintenus en restriction alimentaire légère (moins de 10% de perte par rapport au poids ad libitum) pendant toute la durée des expériences comportementales (12 semaines). Pour cela, les animaux seront pesés chaque jour et la quantité de nourriture ajustée en fonction. Les chirurgies stéréotaxiques présentent un degré de sévérité modéré durant la période entourant l'opération.
Devenir
En fin de procédure 1, tous les animaux seront euthanasiés et différentes régions cérébrales seront prélevées (comme tissu frais) et congelées pour des analyses moléculaires. En fin de procédure 2, tous les animaux seront euthanasiés pour collecter des tissus fixés afin de réaliser de l'immunomarquage sur les tranches de cerveau. En fin de procédure 3 tous les animaux seront euthanasiés et le cerveau sera prélevé (comme tissu frais) afin de réaliser des enregistrements électrophysiologiques. En fin de procédure 4, tous les animaux seront euthanasiés et différentes régions cérébrales seront prélevées (comme tissu frais) et congelées pour des analyses moléculaires. En fin de procédure 5 et 6 , tous les animaux seront euthanasiés et différentes régions cérébrales seront prélevées (comme tissu frais) et congelées pour des analyses moléculaires.
Remplacement
L’objectif général du projet vise à comprendre chez l’animal les conséquences comportementales et neurobiologiques d’une carence gestationnelle en vitamine A . Dans ce contexte de recherche, le recours à des modèles animaux pertinents et adaptés à l’étude de la cognition reste donc une nécessité expérimentale afin d’appréhender la réalité physiologique de nos résultats. L’objectif à long terme du projet étant de tester les effets comportementaux d’une supplémentation nutritionnelle en vitamine A dans le contexte des maladies neurodéveloppementales. Une recherche d’alternatives et d’autres méthodes dans des bases de données démontre par ailleurs que les solutions de rechange appropriées à ces procédures ne sont pas disponibles ou applicables.
Réduction
Pour réduire le nombre d'animaux, nous effectuons plusieurs mesures sur le même animal dans un ordre précis afin qu'une première mesure n'influence pas la seconde. De même, un maximum de mesures biologiques (périphériques et cérébrales) sera réalisé sur chaque animal dans la limite de compatibilité entre les différentes techniques. Ceci permettre de réduire au maximum le nombre de souris nécessaire à l'étude. Aucun dupliqua du travail proposé n'est aujourd'hui identifié
Raffinement
Concernant le raffinement différentes approches seront mises en œuvre. Les animaux seront hébergés en cages collectives avec un environnement enrichi (bâton à ronger, igloo, sizzle nest). Les animaux seront observés quotidiennement et pesés au moins 1 fois par semaine. Les animaux seront inspectés et si des blessures apparaissent, elles seront immédiatement soignées (Dakin et coton), les animaux recevront une injection sous-cutanée d'analgésique si nécessaire et seront surveillés deux fois par jour. Concernant la chirurgie stéréotaxique, des analgésiques et anesthésiques seront administrés. Les animaux seront observés jusqu'au réveil puis 2 fois par jour pendant 3 jours. Si l’animal apparaît malade ou avoir des douleurs (voir définition des points limites dans les procédures expérimentales), il sera immédiatement isolé et surveillé. Si l’animal ne montre pas d’amélioration significative, il sera mis à mort dans les 24h. Pour limiter le stress lié au tests comportementaux les souris seront manipulées régulièrement en amont afin de limiter le stress induit par l’expérimentateur. Par ailleurs pour les procédures induisant de la douleur comme la perfusion intracardiaque nous utiliserons des associations d’anesthésiques et analgésiques afin de limiter la douleur chez l’animal. Le nombre d'animaux utilisé est calculé afin d'avoir des tests statistiques robustes n'obligeant pas à répéter l'expérience. Enfin, les protocoles réalisés sur les animaux sont au préalable soumis puis approuvés par l'équipe en charge de l'animalerie afin d'assurer les bonnes conditions d'expérimentation.
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris car ce sont des animaux de petite taille et peuvent donc être facilement hébergés à l’animalerie dans de bonnes conditions d’élevage. Les expériences de comportement et d’électrophysiologie sont facilement mises en oeuvre d’un point de vue technique sur les souris. La souche de souris utilisée (C57/Bl6J) constitue un modèle d’étude particulièrement intéressant et informatif dans le cadre des études sur l'impact des carences gestationnelles de nutriments sur la prise de décision , de ce fait les résultats de ce projet seront donc plus faciles à intégrer dans la littérature déjà existante. Nous choisissons de travailler chez la souris plutôt que chez le rat car de nombreuses souris transgéniques sont disponibles ce qui n’est pas le cas chez le rat, ce qui sera nécessaire pour la continuité du présent projet.
Exposition périnatale au THC et au CBD et neurodéveloppement : Enquête sur le rôle du système endocannabinoïde
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
1 710 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des femelles gestantes reçoivent pendant vingt-trois jours des injections de THC ou de CBD, et leur descendance passe des tests comportementaux de reconnaissance d'objet, de mémoire spatiale et d'apprentissage lié aux goûts et aux odeurs, une partie subissant en plus une chirurgie du cerveau avec photométrie par fibre optique. Le porteur indique que la moitié des petits sont tués au sevrage et le reste après les procédures. Il affirme que la compréhension des effets d'une exposition périnatale au cannabis sur le neurodéveloppement passe par la souris, faute de modèle in vitro reproduisant cette complexité.
Objectifs
Le cannabis est la drogue illicite la plus couramment utilisée par les femmes enceintes. Le tetrahydrocannabinol (THC), principal composant psychoactif du cannabis, ainsi que le cannabidiol (CBD), le composé non psychotrope le plus abondant du cannabis, traversent le placenta et peuvent interagir avec les systèmes endocriniens. Par conséquent, d'un point de vue scientifique, la compréhension du rôle dynamique des récepteurs cannabinoid-1 (CB1) dans les processus précoces de développement du cerveau est une question importante dans le domaine intéressant et évolutif de la recherche sur l'exposition in-utero aux drogues psychotropes et aux substances d’abus. Le projet pourrait permettre d'identifier une relation encore inconnue entre l'exposition au THC ou au CBD le développement neuronale. En plus, l’étude de l'implication du récepteur CB1 au niveau mitochondrial permettra établir un lien entre l'apparition présumée d'anomalies fonctionnelles comportementales et la perturbation bioénergétiques. Enfin ce projet permettra l'établissement de nouvelles et meilleures cibles thérapeutiques pour les maladies qui sont impliquées dans les processus énergétiques du cerveau. Ce projet vise à disséquer la contribution d'une perturbation du système endocannabinoide avec injection des drogues (THC et CBD) au stade précoce du développement dans les mitochondries de différentes cellules cérébrales dans le traitement cognitif, fournissant des informations importantes qui peuvent être utilisées dans le développement de stratégies thérapeutiques pour traiter ces troubles cognitifs.
Bénéfices attendus
Dans l'ensemble, ce projet établit une approche globale qui fournira des preuves solides reliant l'exposition neurodéveloppementale aux cannabinoïdes (THC et CBD dans notre cas) et l'implication différente des CB1R cellulaires et subcellulaires dans l'apparition présumée d'anomalies fonctionnelles comportementales et bioénergétiques. Cela pourrait conduire au développement de nouvelles approches thérapeutiques pour l'intoxication prénatale au cannabis et ses conséquences.
Procédures
Les souris gestantes receveront des injection par voie sous-cutanée (durée totale de l'injection 1 minute, 1 fois par jour, durée totale de 23 jours) et gardé en vie jusqu’au sevrage du progénie. Ensuite, la moitié des animaux sera mis à mort. Une partie des souris issues de mères traité subiront des procédures comportementales (reconnaissance d'objet (dureé 3 jours, 1 fois), mémoire spatial (dureé 10 jours, 1 fois), apprentissage liée aux gouts et aux odeurs (durée totale de 10 jours, 1 fois)) à l'adolescence (semaine 5) ou à l’âge adulte (semaine 14). Ensuite les animaux seront mis à mort. Une partie des souris issues de mères traité subiront une procédure chirurgicale et photométrie par fibre (duré de 1 heure, 1 fois) et ensuite, 3 semaine après chirurgie, seront testées dans leur cage avec un protocole de détection à travers de la fibre optique (durée totale 30 minutes, 1 fois). A la fin de cette procédure, les souris seront mis a mort.
Impact sur les animaux
Les procédures de l’injection sous-cutanées peuvent provoquer du stress lié à l’injection, qu’en tous cas à des impacts légers sur l’état générale de l’animal, son comportement moteur et alimentaire sans présence de douleur chronique. Aussi les tests comportementaux peuvent induire du stress chez les animaux qui sont faible par rapport à leur état général. Néanmoins il peut y avoir des nuisances que peuvent générer des points limites bien décrit dans les procédures, surtout liée à la procédure chirurgicale et la récupération après chirurgie.
Devenir
Toutes les souris issue de la procédure d'injection sub-cutaneé seront gardé en vie jusqu’au sevrage des portées. Apres seront mise à mort. Les 1080 animaux qui subiront les procédures comportamentales seront mise à mort. Les 420 animaux qui subiront la procédure de photometrie par fibre seront mis a mort pour des analyses hystologiques.
Remplacement
A ce jour, l'étendue des connaissances concernant l'organisation des circuits neuronaux et neuromusculaires conservés chez les mammifères y compris l’homme et surtout leur plasticité ne permet pas la conception et la mise en place de simulations numériques fiables qui pourraient permettre d'étudier les changements qui se mettent en place. De plus, l’usage des invertébrés qui ont un système nerveux complètement différent serait inapproprié. Dans ce contexte il demeure nécessaire d'avoir recours à l'expérimentation animale. Pour comprendre les mécanismes complexes du neurodéveloppement et la façon dont l'exposition périnatale au THC et au CBD peut induire une altération à long terme des fonctions cognitives, qui dépendent du comportement actif du rongeur, nous ne pouvons pas utiliser des méthodes alternatives plus simples (cultures cellulaires in vitro, modèles informatiques in silico), car elles fournissent des informations trop limitées et ne peuvent pas reproduire toute la complexité d'un organisme vivant.
Réduction
Nous nous engageons à utiliser le nombre minimum d'animaux strictement nécessaire pour avoir des conclusions solides en utilisant des méthodes statistiques courantes (12-14 animaux par groupe). Il est important de noter que ce nombre inclut les pertes malheureuses (taux d'échec de 15%) lors des procédures neurochirurgicales. 12-14 c'est le nombre minimal d'échantillons permettant l'application de tests statistiques classiques dans le domaine, au regard du faible nombre d'individu par groupes expérimentaux, les analyses statistiques basées sur des tests non paramétriques (Wilcoxon, Mann- Whitney, Kruskal-Wallis, Friedman) seront privilégiées. Les nombres prévus permettent de garantir une bonne interprétation des résultats. Néanmoins, si l’expérience nous montre que les échantillons peuvent être réduits, ils le seront en conséquence.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des cages collectives avant manipulation ou individuelle après manipulation (pour les procedures de injection sub-cutaneé et de comportement), avec un milieu enrichi (matériel de nidification), dans des conditions optimales de température, humidité et lumière pour les souris. Les souris seront observées quotidiennement par un personnel qualifié ainsi que par l’expérimentateur, et ce, afin que des mesures d’analgésie et de bien-être soient prises immédiatement si nécessaire. La mise en place des points limites repose sur une évaluation de l'état général et comportemental des animaux comme expliqué dans les procédures.
Choix des espèces
A ce jour, l'étendue des connaissances concernant l'organisation des circuits neuronaux conservés chez les mammifères y compris l’homme et surtout leur plasticité ne permet pas la conception et la mise en place de simulations numériques fiables qui pourraient permettre d'étudier les changements qui se mettent en place. De plus, l’usage des invertébrés qui ont un système nerveux complètement différent serait inapproprié. Dans ce contexte il demeure nécessaire d'avoir recours à l'expérimentation animale. La souris représente le modèle idéal pour ces trois raisons : 1) Possibilité d’étudier des mutants pour une protéine donnée (ici le récepteur CB1), 2) Pour une reproductibilité et comparaison avec les résultats obtenus dans le laboratoire auparavant et la communauté scientifique plus large. 3) Les infrastructures sont équipées pour être destinées à l’étude des rongeurs. Les souris utilisées pour les expériences comportementales, des injections virales intracérébrales et photométrie en vivo seront âgées de 5 à 14 semaines. Les protocoles que nous avons établis seront développés à l'âge adolescente/adulte des souris en évitant les problèmes de développement et la variabilité associée. Cela nous permettra également de comparer avec d'autres études sur le terrain. De plus, comme nous n’attendons pas des différences entre les résultats de la progéniture femelle et mâle, nous utiliserons donc des souris mâles et femelles prouvant une vulnérabilité indépendante du sexe.
Contribution du génome silencieux a l’induction des réponses immunitaires
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
744 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent dans les coussinets des pattes des injections de cellules dendritiques activées, puis une seconde injection dans le flanc, pour mesurer une réponse immunitaire contre des peptides issus du génome silencieux. Le porteur indique que les injections dans les coussinets peuvent provoquer une douleur de plusieurs jours empêchant l'animal de marcher, de boire et de manger normalement. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit les flux de cellules entre organes et juge cette étape "indispensable" pour tester le pouvoir immunisant des peptides.
Objectifs
Le système immunitaire dispose de plusieurs possibilités pour identifier et cibler les cellules tumorales. Parmi les cellules du système immunitaire, les lymphocytes T constituent un mécanisme clef pour cibler les cellules tumorales, mais c’est aussi un des mécanismes responsables des dommages dans les maladies auto-immunes. Cette reconnaissance de ses propres cellules (tumorales ou pas) s’effectue par le biais de molécules du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH). En effet, ces molécules, exprimées par la plupart des cellules, ont la capacité de capturer et d’exposer des peptides (fragments de protéines), reflétant la composition protéique de la cellule à un moment donné. Dans une situation normale, lorsqu’il s’agit de protéines du « soi », présentes normalement dans la cellule, le système immunitaire les ignore. En revanche, lorsqu’il s’agit de peptides dérivés de virus ou des bactéries (« non-soi »), le système immunitaire est activé, et est alors capable d’éliminer les cellules qui expriment ces peptides du non-soi. L’activation des lymphocytes T est faite par les cellules dendritiques. Ces cellules forment un réseau de cellules « sentinelles » capables de détecter des menaces. Après reconnaissance des menaces pour l’organisme, qu’il s’agisse de pathogènes ou de cellules tumorales, ces cellules peuvent capturer des peptides dérivés de pathogènes ; elles migrent ensuite dans les organes lymphoïdes secondaires où elles initient la réponse immunitaire en présentant ces peptides aux lymphocytes T. Une question majeure restant ouverte est celle de la nature des peptides exprimés par les cellules du « soi » visibles par le système immunitaire pendant les réponses auto-immunitaires ou dans le cadre de la tumeur. L’identification de ces peptides permettrait le développement des thérapies ciblés. Ce que nous voulons tester dans ce projet, c’est l’hypothèse selon laquelle les cellules du « soi » pourraient être vues par le système immunitaire par le biais de peptides dérivés de rétroéléments endogènes, éléments de la partie silencieuse du génome ayant la capacité de se répliquer et de se déplacer au sein du génome entier. L’expression de ces éléments est normalement inhibée, mais dans certaines situations, notamment dans des cellules cancéreuses, ils peuvent être réactivés.
Bénéfices attendus
Il est essentiel de noter que la très grande majorité des cancers développent des mécanismes très efficaces qui inhibent la réponse immunitaire. Les dernières années ont vu l’entrée en clinique des inhibiteurs de checkpoint, molécules utilisées dans le traitement de plusieurs cancers chez l’homme dans le cadre d’une approche appelée immunothérapie. Le développement de ces molécules constitue une avancée majeure dans le traitement de cancers chez l’homme. En effet, elles démontrent une efficacité chez des patients résistants à d’autres types de traitement. Cependant, les inhibiteurs de checkpoint ne fonctionnent que chez 20 à 25% des patients qui sont traités de cette manière. La compréhension des mécanismes expliquant cette efficacité variable fait actuellement l’objet d’efforts considérables de la communauté scientifique. Tout comme l’identification de molécules avec lesquelles les inhibiteurs de checkpoint pourraient être combinés pour augmenter leur efficacité. D’autre part, les traitements pour les maladies auto-immunes sont en général très peu spécifiques et impliquent la suppression plus ou moins généralisée du système immunitaire, ce qui entraîne plusieurs effets indésirables. Tant dans le cas des réponses immunitaires contre le cancer que dans celui des réponses auto-immunes, une question majeure restant ouverte est celle de la nature des peptides exprimés par les cellules du soi (tumoraux ou pas) visibles par le système immunitaire. L’identification de ces peptides permettra le développement des thérapies ciblés, soit contre les cellules cancéreuses, soit pour éviter les réponses auto-immunitaires. Ce projet permettra d’ouvrir de nouvelles pistes pour améliorer l’efficacité des thérapeutiques contre ces deux types de maladies.
Procédures
Pour ce projet, nous injecterons des cellules dendritiques, préalablement activées par une molécule dérivée de la paroi des certaines bactéries : le LipoPolySaccharide ou LPS (qui augmente la capacité des cellules dendritiques à activer les lymphocytes T) et incubées en présence des peptides candidats, dans la plante de pied de souris afin d’étudier leur capacité d’induction des réponses immunitaires in vivo. Les cellules dendritiques activées seront injectées dans chacun des coussinets des pattes arrière (1 ou 2 fois au cours de l’expérience) chez des souris anesthésiées (durée de l’anesthésie : 5 minutes). Les antigènes de soi, comme les peptides que nous allons tester dans ce projet, induisent des réponses immunitaires très faibles. Ces réponses ne sont pas détectables dans le sang de la souris, cependant, les cellules spécifiques seront concentrées dans les ganglions des pattes. Pour obtenir ces ganglions, certaines souris seront mises à mort 7-10 jours après ces injections. Les autres souris seront gardées et injectées 15-20 jours après la première injection avec une solution de peptides ou avec des cellules dendritiques activées par du LPS dans le flanc de la souris vigile (durée du geste inférieure à 10 secondes). 2-3 jours après la deuxième injection, les souris seront mises à mort pour évaluer l’ampleur de la réponse immunitaire contre les peptides après une deuxième immunisation.
Impact sur les animaux
Les injections dans les coussinets plantaires de la souris peuvent induire la douleur pour un temps limité après l’injection. Nous n’attendons pas une induction de l’inflammation dans les coussinets après l’injection des cellules dendritiques activées. Néanmoins, il est possible que les souris aient un peu de douleur pendant quelques jours dans les coussinets, ce qui pourrait les empêcher de marcher et de boire et manger normalement. Les injections dans le flanc de la souris peuvent induire un stress lié à la manipulation et une légère douleur pendant l’injection.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour des analyses post-mortem.
Remplacement
Ce projet découle de résultats obtenus in vitro et in silico où on a constaté l’expression et la présentation des peptides dérivés de rétroélements endogènes dans des molécules MHC de cellules dendritiques lors de leur activation par LPS. Cependant, le fonctionnement du système immunitaire repose sur des interactions tridimensionnelles et des flux de cellules finement régulés entre organes. De plus, la réponse immunitaire anti-tumorale ainsi que les réponses auto-immunitaires, entraînent la réaction de différentes sous-populations cellulaires qui interagissent entre elles dans des localisations tissulaires spécifiques. C’est pourquoi ces phénomènes ne peuvent être encore aujourd’hui reproduits in vitro. Cette étape est indispensable pour tester la capacité des peptides trouvés à induire des réponses immunitaires aussi bien antitumorales qu’auto-immunes.
Réduction
Le nombre de souris par groupe est de 4 afin que les résultats obtenus puissent présenter une puissance statistique suffisante. D’après notre expertise, ces effectifs sont suffisants pour mettre en évidence des différences significatives dans des modèles expérimentaux semblables. Un minimum de 2 expériences indépendantes sur des groupes de 4 animaux est réalisé afin d'assurer la robustesse des résultats.
Raffinement
Les injections de cellules dendritiques dans les coussinets de la souris seront réalisées par du personnel entrainé sous anesthésie gazeuse afin de minimiser le stress causé à l’animal. Le volume injecté correspond à un volume réduit (par rapport au volume maximal de recommandations internationales ) afin de diminuer l’inconfort causé à l’animal. Les injections dans les coussinets plantaires de la souris peuvent induire la douleur pour un temps limité après l’injection. Nous examinerons les pattes et la démarche de la souris pour évaluer une possible gêne à la locomotion. En cas de douleur, celle-ci sera prise en charge par des anesthésiques locaux et des aliments gélifiés seront mis à disposition en cas de difficulté de locomotion. Une grille de score permettra d’évaluer de façon objective l’état des animaux. En cas d'atteinte des points-limite, les animaux seront mis à mort.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix en immunologie du fait de la forte similitude des systèmes immunitaires humains et murins. D’autre part, la connaissance complète du génome murin nous a permis d’identifier des peptides derivés de rétroélements endogènes par séquençage à haut débit. Les souris seront utilisées à l'âge adulte afin qu’elles aient fini leur croissance et que les résultats ne soient pas affectés par des modifications dues à un âge trop avancé des animaux. Enfin, l'âge adulte permet d'étudier un système immunitaire mature.
Effet de l’inactivation du GPR18 sur le vieillissement cardiovasculaire et métabolique au cours du diabète et de l’obésité
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
114 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie d'entre elles tuées sans réveil. Génotypées par prélèvement du bout de la queue à sept jours, elles reçoivent un régime gras et sucré induisant obésité et diabète, des mesures de glycémie répétées et, en fin d'étude, une chirurgie de la carotide sous anesthésie. Le porteur indique que la pose d'un cathéter dans la carotide empêche tout réveil, l'animal ne pouvant en être privé sans se vider de son sang, d'où une mise à mort sous anesthésie. Il affirme que l'étude d'un régime mimant le syndrome métabolique impose le passage par un modèle in vivo.
Objectifs
Les maladies cardiovasculaires sont la cause la plus fréquente de décès en Europe et dans le monde. Elles sont associées au vieillissement, à l’obésité, au diabète, et à l’inflammation chronique, accélérant ainsi le vieillissement cardiovasculaire et contribuant à la mortalité et à la morbidité chez les patients âgés. Les résolvines, dérivés des acides gras polyinsaturés oméga-3 considérés comme bénéfiques dans la prévention des maladies cardiovasculaires, sont des substances lipidiques induisant une résolution de l’inflammation. Les résolvines agissent via des récepteurs spécialisés. La résolvine D2 et son récepteur GPR18 sont encore très peu étudiés dans le domaine de la résolution de l’inflammation et des conséquences sur les maladies cardiovasculaires. Notre hypothèse est que la résolvine D2 et son récepteur GPR18 pourraient contribuer à limiter l’inflammation et le vieillissement cardiovasculaire. Ainsi, l'objectif de ce projet est de déterminer si l’absence du récepteur GPR18 produit l’effet inverse à savoir prolonge et/ou accentue ces phénomènes. Nous souhaitons identifier les mécanismes impliqués. Pour cela, nous utiliserons un modèle de vieillissement cardiovasculaire et métabolique induit par un régime riche en graisse et en fructose (sucre) qui provoquera une inflammation, une obésité, un diabète et altèrera les fonctions cardiovasculaires. Ce régime sera administré à des souris sauvages ayant GPR18 ou des souris dépourvues de ce récepteur. Une exploration des fonctions cardiovasculaires sera faite dans les deux groupes.
Bénéfices attendus
La réussite de cette étude permettra de montrer qu'un échec dans la résolution de l'inflammation induit par des changements métaboliques provoque une accélération des maladies cardiovasculaires. A plus long terme, nos travaux pourront soutenir l'emploi de supplémentation en résolvine pour prévenir ou améliorer l'état vasculaire des patients en situation de syndrome métabolique et réduire le vieillissement artériel lié à l'âge.
Procédures
A 7 jours de vie, 1 mm de l'extrémité de la queue (non ossifiée) est prélevé pour le génotypage et les souriceaux sont tatoués. Ceci dure environ 5 min. Les souris vigiles subiront une très légère piqûre au bout de la queue pour prélever une goutte de sang (5 µl) (comme chez les diabétiques) 1 fois par mois pendant 3 mois (en tout moin de 1 min), puis à la 30 ème semaine et 31 ème semaine 7 fois (à T0, 15, 30, 45, 60, 90, 120 min) donc en cumulé, 1min sur 2h). Dans tout le protocole, le temps de piqure pour prélever 5 µl de sang représentera 3 min. A l'age de 8 semaine, une contention de 7 min de la souris sera réalisée. En point finale, l'anesthésie pour la chirurgie et l'examen durera 1h en tout. A la fin de l'expérience, 1 ml de sang sera prélevé sur animal anesthésié qui sera mis à mort sans réveil préalable. L'animal subira la totalité de la procédure sur 16 semaines.
Impact sur les animaux
Le régime riche en graisse et en fructose induit un syndrome métabolique avec une prise de poids important pouvant générer un inconfort de la souris. Les mesures de glycémie via une goutte de sang à la queue seront répétées toutes les 4 semaines, une infection ou un comportement de grattage, léchage exagéré peut apparaitre.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort après les 2 procédures car les animaux auront un cathéter dans la carotide à la fin des 2 procédures. Il n’est pas possible d’enlever ce cathéter sans que l’animal ne se vide de son sang. Donc la mise à mort de l'animale se fera sur animal inconscient par injection sous anesthésie gazeuse.
Remplacement
Le profil des cellules impliquées dans l’inflammation et des cellules de la paroi artérielle, l'étude des mécanismes d'action de la résolvines D2 et de son récepteur GPR18 se font déjà in vitro au laboratoire. Nous avons également mis au point l'étude de la contraction et dilatation des artères isolées par une methode ex-vivo. Cependant, pour étudier l'effet d'un régime qui induit un changement de métabolisme et qui mime le syndrome métabolique, sur le système cardiovasculaire et les paramètres métaboliques comme la glycémie, de la tolérance au glucose et de la résistance à l’insuline, nous sommes obligés de passer par un modèle in vivo. Le remplacement dans ce cas n'est pas possible.
Réduction
Nous faisons toutes les mesures sur un même animal. Des calculs statistiques permettent de prédire le nombre minimal d'animaux à utiliser pour avoir des résultats significatifs et limiter le nombre d’animaux.
Raffinement
Une anesthésie sera pratiquée pendant la chirurgie et l’examen cardiovasculaire. Du gel ophtalmique est déposés sur les yeux pour éviter le dessèchement. La mise en place de points limites est adaptée à chaque étapes de la procédure : perte de poids maximale de 20% par rapport à la dernière pesée, l’animal sera sorti de l’étude et remis sous régime normal. Si des signes de stress trop importants sont observés pendant la contension de la souris (pression trop élevée), elle sera remise dans sa cage d’origine. Pour la zone une piqûre à la queue : la zone sera surveillée activement tous les jours pendant les 4 jours suivants. Si une infection ou un comportement de grattage, léchage exagéré apparait, la plaie sera désinfectée avec de la bétadine. Un spray peut être appliqué pour aider à la cicatrisation et à la diminution de la démangeaison. Un anti-douleur local en badigeon sera également administré pour diminuer la douleur. Si une fausse route survient cela peut percer l’œsophage, l’animal sera mis à mort. Pour l'examen cardiovasculaire final, les points limités déterminés sont : -les signes de réveil (changements rapides de pression artérielle ou de fréquence cardiaque donnée par échographie suite au pincement des pattes et souffle dans les vibrisses), le % de l'anesthésiant sera modifié pendant le temps nécessaire. - la diminution de la température corporelle en dessous de 36°C, la température de la platine sera remontée. - Fréquence cardiaque anormale sous anesthesiant (différente de 350-400 battements par minute), le % d’anesthesiant sera adapté. Si aucun des ajustements ci-dessus n’améliore ni l’état hémodynamique ni le bien-être de l’animal, celui-ci sera mis à mort.
Choix des espèces
Les souris sauvages sous régime riche en graisses et en fructose développent une obésité, une insulino résistance et une rigidité artérielle proche de celle de l’homme. Il est plus facile de réaliser une invalidation génique chez les souris. Des souris adultes mâles et femelles de 18 semaines seront utilisées pour la réalisation de ce projet, âge adulte où l'appareil vasculaire a atteint sa pleine maturité.
Phénotypage comportemental de souris n’exprimant pas le gène ARNTL2 (ou BMAL 2)
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
96 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Souris dont le gène ARNTL2 est inactivé, elles passent jusqu'à onze tests comportementaux répartis sur cinq semaines, évaluant mémoire, motricité, sociabilité, anxiété, dépression et sensibilité à la douleur, avec un jeûne de vingt-quatre heures pour l'un des tests. Le porteur indique que ces tests peuvent induire un stress léger à modéré et révéler de l'anxiété ou de la dépression, et prévoit la mort de toutes les souris pour analyser leurs tissus cérébraux. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne convient, l'évaluation comportementale exigeant l'animal vigile.
Objectifs
Le gène Arntl2 a été montré dans une précédente étude comme impliqué dans la régulation des rythmes biologiques circadiens. Dans ce projet, nous voulons voir si ce gène a aussi un impact sur les fonctions cérébrales, et notamment sur les capacités mnésiques. C’est pourquoi nous testerons des souris transgéniques pour lesquelles ce gène a été inactivé dans un large éventail de tests comportementaux. En comparant ces souris transgéniques à des souris contrôles, nous évaluerons les performances motrices, mnésiques, cognitives, émotionnelles, mais aussi de sociabilité, ou l’état de bien-être, d’anxiété ou à d’état dépressif et de susceptibilité à la douleur. Les souris adultes mâles et les femelles seront utilisées pour éventuellement mettre en évidence des effets dépendants du sexe.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre l’implication des horloges cérébrales dans les processus de mémoire mais également dans d’autres fonctions telles que la nociception, la coordination motrice ou les troubles de l’humeur. Il pourrait aussi permettre de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques (chronothérapeutiques en se basant sur les rythmes circadiens) dans la prévention et le traitement des troubles de la mémoire et/ou de l’humeur chez l’humain, voir dans les processus douloureux.
Procédures
Les animaux sont soumis à des tests comportementaux servant à évaluer les performances mnésiques, motrices, senosrielles, sociales et émotionnelles. Chaque test dure durant de 3 à 10 minutes par jour répartis sur 1 à 4 jours. 24h au minimum sépareront ces tests. Certaines cohortes d' animaux réaliseront aux maximum 11 tests répartis sur 5 semaines alors que d'autres effectueront 6 tests répartis sur 4 semaines.
Impact sur les animaux
D’après les premières études préliminaires, l’inhibition génétique du gène ARNTL2 ne semble pas induire d’effet délétère. Les tests comportementaux peuvent induire des stress légers à modérés et de l’anxiété ou de la dépression pourraient être révélées potentiellement. Pour l’un des tests, les animaux réaliseront un jeûne préalable de 24h.
Devenir
Les animaux sont mis à mort en fin de procédure afin de réaliser des analyses post-mortem des tissus cérébraux.
Remplacement
Nous ne pouvons pas avoir recours à des méthodes alternatives pour réaliser un tel projet. Il est nécessaire d’évaluer les différents paramètres comportementaux sur l’animal vigile. En effet la plupart des tests comportementaux réalisés dans le cadre d'un criblage comportemental impliquent une réponse motrice et mais également intégrée de l’animal. Il nous est donc impossible pour cette étape de travailler sur un modèle autre que l’animal.
Réduction
Le nombre d'animaux a été déterminé pour obtenir des résultats fiables et robustes tenant compte de la variabilité interindividuelle, de l'inactivation ou non du gène ARTNL2 et du sexe. Un maximum de test est réalisé sur un même groupe d'animaux tant que cela n'entrave pas la fiabilité des résultats expérimentaux et le bien-être animal.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des animaleries dont le fonctionnement a été conçu pour maximiser le confort et limiter la souffrance des animaux. En particulier, les souris sont hébergées groupées. Elles font l’objet d’observations régulières tout au long de l'expérience. De l'enrichissement (carrés de coton pour favoriser la nidation, barreaux de bois à ronger et tunnel) est systématiquement disposé dans toutes les cages. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Les animaux entreront en procédure doucement après habituation à l'expérimentateur et à la manipulation. Des points limites ont été établis afin de soustraire l’animal à la souffrance. En cas de signe de mal- être, des décisions seront prises en accord avec le vétérinaire, la Structure chargée du Bien-Etre des Animaux (SBEA) et/ou le personnel zootechnique.
Choix des espèces
Nous ne pouvons pas utiliser un autre modèle que la souris car le gène d’intérêt ARTNL2 dont nous voulons connaître les caractéristiques comportementales physiologiques et/ou éventuellement physiopathologiques n’est inhibé actuellement que chez la souris. Les animaux seront tous utilisés à l’âge adulte (âge au moins 8 semaines) avec un système nerveux ayant atteint sa pleine maturité fonctionnelle.
Effet de perturbations environnementales sur le comportement de reproduction des souris femelles
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
- Système urogénital
346 souris femelles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 336 tuées à l'issue et 10 réutilisées comme femelles-stimulus. Elles sont soumises à un régime obésogène et à un mélange de phtalates, à des suivis de glycémie, à une ablation des ovaires puis à des tests comportementaux de cycle œstral, de lordose, de locomotion et de préférence olfactive. Le porteur indique que l'ablation des ovaires entraîne des douleurs post-opératoires et que gavages et injections provoquent un inconfort. Il précise que des mâles intacts sont utilisés pour les tests sans être comptés dans les effectifs, et conclut qu'aucune méthode alternative ne permet ces analyses comportementales et physiologiques.
Objectifs
Les facteurs externes ou environnementaux, tels que l'exposition à des perturbateurs endocriniens ou le régime alimentaire peuvent interférer avec les effets liés aux stéroïdes sexuels, issus des gonades, sur différents comportements et notamment avec les comportements de reproduction. Les phtalates, dont le principal est le DEHP (Di (2-éthylhexyl) phtalate), sont des perturbateurs endocriniens entrant dans la composition des plastiques et qui contaminent ainsi les aliments ou les produits d’hygiène et de cosmétique. L’exposition orale à l’âge adulte de souris femelles au DEHP, à des doses correspondant à une contamination environnementale, provoque une altération des comportements de reproduction. Ces effets sont associés à une modification des réseaux neuraux de l’hypothalamus impliqués dans le contrôle de ces comportements. Les données concernant l’influence du régime alimentaire, et plus particulièrement de l’obésité, sur les comportements de reproduction sont moins nombreuses bien que l’obésité soit souvent associée à un dysfonctionnement de l’axe hypothalamus-hypophyse-gonades. L’objectif de ce travail s’inscrit dans la perspective de créer un nouveau modèle de « malbouffe » des pays occidentaux en y intégrant les interactions entre le contenant (récipient plastique contenant des phtalates) et le contenu (alimentation riche en lipides et en sucres). Il s’agit d’explorer les effets comportementaux, moléculaires et cellulaires de l’association de ces deux types de perturbation environnementale : l’exposition à des perturbateurs endocriniens et le régime alimentaire obésogène/diabétogène.
Bénéfices attendus
Le projet se place dans la perspective d’étudier les conséquences d’une des caractéristiques du mode de vie occidental, les effets combinés de l'alimentation et des phtalates, sur la santé reproductive et son contrôle, dans un modèle murin adulte. Il permettra ainsi de faire émerger de nouvelles hypothèses concernant l’origine des altérations de la santé reproductive auxquelles sont confrontées les sociétés occidentales en combinant deux facteurs de l’exposome (régime alimentaire et exposition aux polluants chimiques).
Procédures
336 femelles seront soumises pendant 16 semaines à un régime obésogène/diabétogène et une exposition à un mélange environnementale de phtalates. Ce régime n’induit pas de nuisance particulière si l’accès à la nourriture et à la boisson n’est pas restreint. Ces souris seront soumises à des suivis de glycémie effectués par prélèvement d’une goutte de sang au niveau de la queue (durée du suivi : 180 minutes maximum et 4 tests de tolérance au glucose et 4 tests de sensibilité à l’insuline répartis sur les 16 semaines de traitement). Parmi ces souris (240), ainsi que pour un groupe-stimulus (10), subiront une ovariectomie et une supplémentation en oestradiol et progestérone. La durée de la chirurgie est au maximum de 10 minutes et elle est pratiquée une seule fois. Les femelles d’étude sont soumises à différents tests comportementaux afin de suivre leur cycle oestral (1 frottis par jour de la semaine 12 à la semaine 16), et d’étudier les paramètres de leur comportement d’accouplement (2 tests de lordose de 30 minutes en semaines 12 et 14, 1 test de locomotion de 2h en semaine 13 et 1 test de préférence olfactive de 3 fois 10 minutes en semaine 15) avant d’examiner les modifications des structures cérébrales les contrôlant.
Impact sur les animaux
Lors des tests de tolérance au glucose le gavage oral peut engendrer un inconfort, tout comme l’administration d’insuline IP (douleur au point de piqure) lors des tests de sensibilité à l’insuline. Le suivi de la glycémie se fait par prélèvement d’une goutte de sang au niveau de la queue qui peut engendrer une douleur légère et passagère au moment de l’incision. La procédure d’ovariectomie donne lieu à des douleurs post-opératoires. L’administration sous-cutanée de progestérone peut entrainer une légère douleur au point de piqure. Les souris-stimulus utilisées pour les expériences de comportement peuvent subir une légère douleur au point de piqure lors de l’anesthésie par voie IP.
Devenir
souris euthanasiées pour prélèvement de tissus et dosages biologiques (total : 336).
Remplacement
Il s'agit d'un projet comportant des analyses comportementales et des mesures de paramètres physiologiques : il n'est pas possible de le développer par des méthodes alternatives et/ou substitutives.
Réduction
Les effectifs (total : 346 femelles) ont été calculés au plus juste afin de pouvoir obtenir une analyse statistique significative le cas échéant, compte tenu de la variabilité interindividuelle. Les analyses statistiques seront effectuées à l'aide de tests pertinents. Cohorte 1 : 4 groupes de 8 femelles, expériences répétées 3 fois soit un total de 96 femelles Cohorte 2 : 4 groupes de 10 femelles, expériences répétées 3 fois pour l’étude des modifications protéiques et 4 groupes de 10 femelles, expériences répétées 3 fois pour l’étude des modifications des acides nucléiques, soit un total de 240 femelles. A ces deux cohortes expérimentales, s’ajoute un groupe supplémentaire constitué de femelles-stimuli (femelles ovariectomisées et supplémentées en œstradiol et progestérone) nécessaires au test de préférence olfactive : 10 femelles. Les procédures de comportement sexuel et de préférence olfactive nécessitent d'utiliser des mâles intacts : ce sont des mâles qui ne subissent aucune contrainte ; ils n’ont donc pas été inclus dans le décompte des animaux.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des locaux ad hoc, respectant la Directive 2010/63/UE. Les animaux sont surveillés quotidiennement et tout signe de mal-être est immédiatement signalé aux responsables du projet qui prennent la décision sur leur devenir, en accord avec le vétérinaire référent si nécessaire. Dès leur arrivée, les animaux sont manipulés régulièrement. La durée du jeûne lors des tests de glycémie a été réduite afin de limiter l’hypoglycémie. Pour les animaux subissant une procédure chirurgicale, des points limites adaptés permettent de gérer la douleur post-opératoire.
Choix des espèces
La souris est le modèle choisi pour ces études : c'est un des modèles les mieux caractérisés pour les études métaboliques et il existe de nombreux outils biotechniques disponibles pour ce modèle animal (anticorps, lignées transgéniques...). Cela permet ainsi de comparer les résultats obtenus avec la littérature et d'affiner nos hypothèses de travail. Il s’agit d’une étude chez l’adulte.
Impact à long terme de la mutation de la protéine FUS dans les neurones à projections longues chez les souris adultes
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
504 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Modèles de sclérose latérale amyotrophique et de démence fronto-temporale par mutation de la protéine FUS, elles reçoivent des gavages et passent des tests moteurs et cognitifs répétés à quatre, huit, douze et seize mois, puis un examen des muscles sous anesthésie en fin de procédure. Le porteur indique que le gavage peut provoquer des fausses routes suivies d'une mise à mort immédiate, et prévoit la mort de toutes les souris pour analyser leurs tissus. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ne reproduit la complexité comportementale et structurelle du système nerveux nécessaire à l'étude.
Objectifs
La sclérose latérale amyotrophique (SLA) et la démence fronto temporale (DFT) sont deux maladies neurodégénératives incurables encore mal comprises à ce jour. Nous avons dans notre laboratoire un modèle de souris qui mime ces maladies en reproduisant la mutation d’une protéine mutée (la protéine FUS) chez les patients. Après avoir valider notre nouveau modèle (objectif 1), nous voulons analyser l’effet de la mutation de FUS aussi bien sur la perte des neurones dans le temps (objectif 2) que son impact à l’échelle comportementale (objectif 3)..
Bénéfices attendus
A l’heure actuelle, un seul traitement est proposé aux patients atteints de SLA. Il s’agit du Riluzole, dont l’efficacité est très faible puisqu’il ne permet d’augmenter la durée de vie des patients que de quelques mois. Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes en œuvre dans le développement et la progression de la SLA et de la DFT afin d’élaborer de nouvelles stratégies thérapeutiques qui pourraient aider à la mise en place de nouveaux traitements.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à une procédure d’administration par gavage à raison d’un gavage par jour, d’une durée maximale de 1 minute, durant une période de 5 jours. Les animaux suivront des tests moteurs (3 session de 3 minutes maximum, entrecoupées de phases de repos de 5 minutes) et des tests cognitifs. Le premier test dure 5 minutes, le second est composé de 4 sessions 5 minutes (entrecoupées de 8 minutes). Un troisième test est réalisé sur une période de 4 jours consécutifs, à raison de 4 essais par jour (durant maximum 1 minute chacun). Un quatrième sera réalisé sur une nuit et enfin le cinquième, sur une période de 5 jours, à raison d’un essai unique de 10 minutes par jour. Nous réaliserons ces différents tests de manière successive, en respectant des pauses d’un moins un jour entre chacun aux âges de 4 mois, 8 mois, 12 mois et 16 mois. L’examen du fonctionnement des muscles (EMG) durera environ 20 minutes et sera réalisée en fin de procédure, sur les souris endormies afin d’éviter toute souffrance.
Impact sur les animaux
Nous pourrions observer chez les souris traitées des fausses routes liées à l’administration du traitement par gavage mais aussi des signes de stress liés à la contention obligatoire pour réaliser ce geste de gavage. Nous pourrions également observer un léger stress causé par la passation des tests comportementaux. Nous avons mis en place des points précis et spécifique à chacun de ses risques pour sortir les animaux de la procédure en cas de besoin. Ainsi, après l’administration par gavage du traitement, nous réaliserons une évaluation scorée de l’état de la souris en remplissant la grille présentée en annexe 7. Nous évaluerons les items suivants (+ 1 point / - 1 point) : Prise/perte de poids, poils propres/sales, interaction/isolement, déplacement/prostration, respiration normale/sifflement. Si la somme des points est comprise entre 3 et 5, la souris sera replacée dans sa cage sans surveillance particulière, si la somme est comprise entre 1 et 3 points, nous demanderons un avis vétérinaire, si la somme est inférieure à 1, la souris sera mise à mort. En cas de fausse route, l’animal sera mis à mort immédiatement.
Devenir
Les animaux seront tous mis à mort à l’issue des procédures car nous avons besoin d’étudier les tissus prélevés afin d’étudier les impacts au niveau microscopique (moléculaire, cellulaire et biologique) de notre intervention.
Remplacement
Ce projet a pour but de déterminer si le changement de la localisation de la protéine FUS dans la cellule (qui sort du noyau pour aller dans le cytoplasme chez les patients souffrant de SLA et de DFT) entraine 1) une perte des neurones dans le temps et 2) des troubles cognitifs et moteurs. Pour répondre à ces questions, il est nécessaire d’utiliser un modèle animal qui récapitule à la fois la complexité comportementale (des comportementaux sociaux, des processus cognitifs) mais aussi celle structurelle du système nerveux (les différents intervenants cellulaires retrouvés dans le système nerveux central) que l’on retrouve chez les patients atteints de ces maladies. Les modèles cellulaires ne nous permettraient de réaliser des études comportementales ni de reproduire cette complexité structurelle.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaires à la bonne réalisation de ce projet a été calculé, d’après nos travaux préliminaires, de manière à obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Par ailleurs, pour limiter le nombre total d’animaux générés, nous proposons ici de réaliser les études sur les muscles sur les mêmes animaux que ceux prévus pour réaliser les expériences histologiques et moléculaires. Pour limiter le nombre total d’animaux générés et améliorer nos connaissances de la maladie, nous proposons d’utiliser les mâles et les femelles. Par ailleurs, nous avons décidé de réaliser une première étude afin de valider les groupes expérimentaux et potentiellement réduite le nombre de groupes contrôles que nous utiliserons. Si cette étude pilote est validée sur ces deux aspects, nous pourrons réduire de plus de la moitié les animaux nécessaires à la réalisation de ce projet.
Raffinement
L’enrichissement de l’environnement des animaux (bâtonnets à ronger, coton compressé pour faire des nids, maisons de carton blanc), le maintien des interactions sociales (les souris sont gardées à plusieurs par cage tout au long de leur vie) et la surveillance quotidienne des animaux permettront d’assurer de leur bien-être et de détecter rapidement tout changement de comportement associé ou non à la pathologie étudiée afin qu’il puisse être pris en charge. Nous avons établi des points-limites clairs afin de pouvoir soustraire l’animal à la souffrance si nécessaire. Les expérimentateurs en charge sont formés à chaque procédure et nous avons une très bonne connaissance du modèle utilisé. Nous pourrons ainsi facilement déceler un éventuel comportement anormal. Toutes les approches expérimentales que nous souhaitons utiliser dans ce projet sont couramment réalisées dans notre laboratoire, ce qui limite fortement les risques de perte de tissus pour des raisons purement techniques. Par ailleurs, la procédure d’étude du muscle sera réalisée sous anesthésie gazeuse afin de réduire toute souffrance de l’animal et de réduire le stress lié à la manipulation.
Choix des espèces
Les modèles de souris transgéniques sont les plus appropriés à notre étude car ils présentent le niveau de complexité structurelle du cerveau et de la moelle épinière adéquat, une séquence de notre gène d’intérêt (Fus) bien concernée d’un point de vue phylogénétique et des capacités cognitives et motrices qui nous permettent d’évaluer des troubles retrouvés chez les patients. Les études seront réalisées sur des souris adultes (début de l’expérience à 2 moi et fin prévue à 17 mois) car les patients souffrant de SLA liée à FUS présentent très rarement des formes juvéniles. Nous avons décidé d’étudier aussi bien les femelles que les mâles car les deux maladies qui nous intéressent touchent de la même manière les hommes et les femmes.
Evaluation de l’efficacité antitumorale d’une immunothérapie et d’un inhibiteur métabolique dans le modèle d’ostéosarcome de souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
498 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des souris de deux, trois et quatre semaines reçoivent une greffe de cellules d'ostéosarcome dans l'os du tibia, puis une immunothérapie et un inhibiteur du métabolisme tumoral par injections répétées. Le porteur indique que la tumeur peut provoquer un boitement et, en cas de métastases, une gêne respiratoire entraînant une mise à mort anticipée. Il présente ce modèle pédiatrique comme le plus proche de l'ostéosarcome de l'enfant et affirme qu'un essai clinique impose de justifier l'efficacité des molécules chez l'animal.
Objectifs
L’ostéosarcome est la tumeur osseuse la plus fréquente chez les enfants, les adolescents et jeunes adultes. Le traitement reste inchangé de plus de 50 ans avec un taux de survie plafonné à 70% en cas des tumeurs locales et 30% en cas des métastases. La base du traitement consiste en chirurgie combinée à la chimiothérapie pré- et post-opératoire. Ce traitement étant très agressifs avec des séquelles qui peuvent être très conséquentes pour des enfants, il y a un réel besoin de traitements mieux adaptés. Le but de ce projet est de valider de nouvelles approches thérapeutiques pour le traitement de l’ostéosarcome. Les deux approches seront testées, un stimulant du système immunitaire et un agissant sur le métabolisme de la tumeur. Pour pouvoir réaliser un essai clinique de ces médicaments, il y a une exigence de justifier à la fois de leur efficacité et de leur sécurité d’emploi chez des animaux. Il est alors essentiel d’étudier ces candidats médicaments sur un modèle animal adapté tenant compte de la spécificité liée à l’âge de survenue parce qu’aucun autre modèle in vitro existant n’est aussi proche de la complexité d’un organisme humain.
Bénéfices attendus
Nous avons un modèle d’ostéosarcome inter-âge implanté dans l’os de la jambe postérieure chez des souris immunocompétentes âgées de 2, 3 et 4 semaines. Il existe des différences dans l’environnement proche de la tumeur correspondant au développement osseux au cours de la croissance. Ces données nous rendent confiants que l’efficacité de la réponse antitumorale à des âges différents sera modifiée. Ce projet montrera alors l’efficacité des thérapies innovantes par rapport à l’âge de survenue et permettra de mieux adapter des essais cliniques chez des enfants, adolescents et jeunes adultes.
Procédures
1 : implantation orthotopique des cellules tumorales en intratibiale dans toutes les procédures sous anesthésie de durée 5 min par animal 2 : administration des traitements par les voies intrapéritonéale (1x/jour) et intraveineuse (2x/semaine) sur animaux vigiles pendant 28 jours au maximum
Impact sur les animaux
Les animaux de 2 semaines étant plus sensibles à l’anesthésie par une baisse rapide de la température corporelle ils seront surveillés jusqu’au réveil sur le tapis chauffant et visités également à la fin de la journée. En cas d’apparition des métastases, une gêne respiratoire peut subvenir (fréquence respiratoire irrégulière ou accélérée) ainsi que la diminution du poids. Cette gêne est rapidement repérée grâce aux observations cliniques régulières d'un personnel expérimenté et l’animal sera mis à mort immédiatement pour éviter sa souffrance. On peut observer également le boîtement de l'animal dû au développement tumoral, pour cet effet les volumes tumoraux sont bien précisés en tant que les points limites. Utilisant que des doses non toxiques des traitements, on ne s’attend pas à des effets indésirables particuliers. On observera les sites d’injections et on change le côté d’injection à chaque administration. On fera également attention à la diminution du poids des animaux, le signe visible plus précoce d’un potentiel effet indésirable des traitements administrés ainsi qu'à d'autres potentiels effets indésirables (e.g. convulsions, cachexie, vomissement, diarrhée, apparition des plaques rouges sur la peau au site d'injection). Le stress de l'animal dû à la contention et l'injection des traitements sur animaux vigiles sera diminué par l'habituation des animaux avant le début des traitements par le personnel expérimenté.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort par l’inhalation de CO2 à la fin des procédures afin de récolter les tumeurs et tissus avec des métastases pour les analyses approfondies ainsi que pour la création d'une banque des tissus sains en cas de la non prise tumorale.
Remplacement
L'environnement de l’ostéosarcome étant très complexe, il n’existe pas un autre moyen i.e. in vitro, pour reproduire sa complexité avec tous ses composants, notamment immunitaires afin d’étudier l’efficacité des médicaments agissant sur ce dernier. La première efficacité des traitements administrés a été évaluée au cours des études in vitro sur des cellules de l'ostéosarcome avant de passer chez l'animal. Leur toxicité chez la souris a été également évalué dans des études de toxicité in vivo par des entreprises développant ces molécules.
Réduction
Les procédures seront réalisées de façon séquentielle afin de réduire le nombre d'animaux. A la fin des procédures les animaux seront mis à mort et les tissus collectés afin de construire une banque tissulaire pour d’autres analyses histologiques et moléculaires. Pour toutes les procédures des tests paramétriques ou non-paramétriques, selon les règles de leur application, seront utilisés pour connaître l’efficacité des traitements au sein du même âge des souris ainsi que voir la différence de l’efficacité des traitements entre les âges différents. Le nombre des animaux a été calculé en se basant sur la proportion des animaux répondeurs au traitement vs des animaux contrôle.
Raffinement
Toute intervention d’injection dans l'os de la patte postérieur sera faite sous anesthésie générale administrée au maximum pendant 5 min. Les animaux seront manipulés sans stress par des personnes compétentes en expérimentation animale. Une définition précise des points limites conduisant à l'arrêt du protocole et à la mise à mort immédiate des animaux, une surveillance adaptée des animaux, au minimum une pesée et une observation bi-hebdomadaire permettront d’éviter toute douleur ou souffrance de l’animal. Dans le cas de la douleur de l'animal lié au développement tumoral, le plus souvent observée par le boitement de l'animal qui ne pose pas sa patte au sol, on administrera du paracétamol dans la boisson qui n'influence pas sur le système immunitaire. L'aménagment standard des cages par des cocons et papier craft peut être enrichi par des tunnels ou bouchettes pupliers en cas de l'observation du mal être des animau, notamment dû au stress post-injection des traitemens sur des animaux vigiles. Dans le cas des injections intrapéritonéales, le quadrant et le côté du ventre seront changés pour chaque injection. Dans le cas des injections intraveineuses, la même veine caudale latérale ne sera pas utilisée deux fois par la suite.
Choix des espèces
Nous disposons d’un modèle d’ostéosarcome établi par l’injection dans l'os dans les souris à des âges différents correspondant à des âges prépubère, pubère et post-pubère chez l'homme. Ce modèle est à notre connaissance le plus proche de l’ostéosarcome des enfants à différent âge de survenue (agressivité, pouvoir métastatique, environnement immunitaire) et un pic d'incidence à 15 ans hormis les cancers spontanés. Les cellules utilisées sont une lignée cellulaire d’ostéosarcome d’origine des souris de la même souche ; ce modèle peut donc être établi sur un animal avec un système immunitaire propre à souris, condition nécessaire pour étudier notamment l’environnement immunitaire de cette tumeur. A noter que l’âge plus jeunedes animaux n’influe pas le taux de prise tumorale.
Effets de métabolites sur l’axe intestin – cerveau au cours du vieillissement normal et pathologique dans un modèle murin
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système nerveux
180 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Souris SAMP8 modèles de la maladie d'Alzheimer, elles reçoivent une supplémentation en butyrate, des gavages, des prélèvements de sang à la queue et des mesures du transit digestif, puis des tests comportementaux de mémoire visuelle et de motricité. Le porteur signale une perte de poids propre à cette lignée et indique que gavages, prises de sang et tests peuvent générer stress et douleur. Il affirme que l'étude du lien intestin-cerveau au cours du vieillissement ne peut aujourd'hui se faire que sur un modèle animal, faute de reproduire cette complexité in vitro.
Objectifs
La maladie d’Alzheimer (MA) touche plus de 40 millions de personnes dans le monde. Il n’existe aucun traitement efficace pour prévenir, ralentir ou guérir la maladie. Elle est invalidante et mortelle, entraînant une perte progressive des neurones au niveau du cerveau, notamment des régions impliquées dans la mémoire. Un des signes majeurs de la maladie d'Alzheimer est l’accumulation dans le cerveau d’un bout de protéine appelé Abeta qui à la longue empêche une bonne communication entre les neurones. Plusieurs études montrent que les patients atteints de la MA ont également des altérations digestives (eg. constipation) pouvant se manifester de façon très précoce, longtemps avant qu’apparaissent les premiers signes affectant le cerveau. Ces défauts de transit gastro-intestinal suggèrent que la MA toucherait aussi bien le cerveau que l’intestin. L’intestin est composé de neurones régulant les fonctions digestives. Par ailleurs, il a également été montré que les atteintes intestinales augmentent le risque de développer une forme sévère de la maladie. Il a aussi été mis en évidence que les patients atteints de la MA souffrent de manière fréquente d’une altération du tapis microbien tapissant l’intestin et d’une baisse associée de métabolites provenant de ces microbes tel que le butyrate. De plus, le butyrate a été montré comme étant bénéfique au bon fonctionnement des neurones de l’intestin et du cerveau. Dans ce contexte, améliorer le fonctionnement des neurones de l’intestin pourrait améliorer la fonction de transit intestinal et ainsi prévenir des formes graves de MA. De nombreuses études ont mis en évidence le rôle important de la nutrition dans les processus de mémoire. Au vu de tous ces éléments, améliorer le tapis microbien de l’intestin ou des métabolites qu’il produit, tel que le butyrate, peux avoir un impact positif sur les fonctions de l’intestin et la mémoire dans la MA.
Bénéfices attendus
Le déclin cognitif lié à l’âge représente un véritable enjeu pour améliorer la santé et la qualité de vie des personnes âgées. De plus, améliorer les capacités cognitives est reconnu comme une stratégie visant à réduire le risque de développer des pathologies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer. Favoriser la communication des neurones du cerveau par l’alimentation peut avoir des effets bénéfiques sur le vieillissement normal ou pathologique (Maladie d’Alzheimer) du cerveau. D’autre part, le vieillissement du cerveau est aussi associé à des altérations au niveau intestinal dont la cause pourrait être le vieillissement/ altération des neurones. Dans ce contexte, améliorer les mécanismes de communication neuronale dans le cerveau pourrait aussi impacter ceux de l’intestin et vice-versa. De plus, de nombreuses études ont mis en évidence le rôle important de la nutrition dans la régulation des performances cognitives (AGCCs : acides gras à courte chaine, acides aminés, vitamines). De manière intéressante, la flore intestinale et ses métabolites peuvent eux aussi impacter ces fonctions. Les AGCC sont naturellement synthétisés par le microbiote, principalement dans le colon et leur rôle central non seulement dans le métabolisme neuronal mais aussi la modulation de gènes impliqués dans la connectivité neuronale. De plus, d’autres études ont mis en évidence les effets bénéfiques du butyrate sur la communication des neurones du cerveau avec amélioration de la mémoire. Néanmoins, leur capacité à prévenir les altérations au niveau intestinal et leur mode d’action reste inconnu à ce jour et fait l’objet de cette étude.
Procédures
Après 4 mois et 6 mois de traitement, pour tous les animaux, nous effectuerons des études des fonctions digestives en évaluant le temps de transit colique (durée max 30 min) et total jusqu’à 6 heures avec addition d’eau (temps de transit total) , ainsi que la perméabilité intestinale in vivo et le nombre de fèces émises. L’objectif est de mesurer le temps de transit oro-anal et de calculer le nombre de fèces émises sur 2 heures. Ainsi les fèces émises seront collectées toutes les 15 minutes sur deux premières heures pour le temps de transit colique. Deux heures après gavage, un prélèvement d’un échantillon de sang à la queue (sur animal vigile) est réalisé (durée 30 sec). Après 6 mois, tous les animaux réaliseront des tests comportementaux (mémoire visuelle et motricité d’une durée de 10 à 30 min individuellement).
Impact sur les animaux
Aucune nuisance ou effets indésirables n’est reporté dans la littérature concernant la supplémentation alimentaire en butyrate ou l’Inuline. Il est cependant important de noter une perte de poids des souris SAMP8 par rapport aux contrôles qui est indépendant de la supplémentation envisagée. Cette perte serait liée à une altération du métabolisme chez ces souris et qui est observable dès la naissance. Stress et douleur peuvent être générés par différentes expérimentations (gavage, prélèvements de sang ou tests comportementaux).
Devenir
Mise à mort de toutes les souris à l’issue des procédures. Des prélèvements terminaux seront réalisés pour des études sur des protéines, des ARN et des marquages sur des tissus.
Remplacement
L’étude du lien entre les systèmes nerveux central et entérique, dans un contexte de vieillissement physiopathologique, nécessite une étude comportementale qui ne peut, à ce jour, se réaliser que sur un modèle animal. De plus, le vieillissement et le développement de la maladie d’Alzheimer mettent en jeu différents systèmes cellulaires (neurones de l’intestin, neurones du cerveau, flore microbienne intestinal, système immunitaire ...) dont la complexité d’interaction ne peut être modélisée par une approche in vitro et justifie l’utilisation de modèles animaux afin de disséquer cette complexité d’interaction des acteurs impliqués et d’identifier les mécanismes sous-jacents associés.
Réduction
Les travaux réalisés in vitro sur des cultures de neurones de l’intestin nous ont permis d’identifier le butyrate comme métabolite d’intérêt et de réduire significativement le nombre d’animaux qu’il aurait fallu pour examiner les effets potentiellement bénéfiques de plusieurs métabolites bactériens. Parallèlement, des expérimentations similaires menés chez des modèles animaux au cours de projets antérieurs nous ont permis de faire des calculs de puissance statistique et ainsi de sélectionner le nombre minimum d’animaux par groupe pour avoir une significativité avec une erreur de 0,05 et une puissance de 80%.
Raffinement
Les animaux seront hébergés collectivement dans des cages avec frisottis et tunnels ou dômes plastiques transparents rouges. Ils seront observés quotidiennement. Le poids et l’état d’hydratation seront surveillés 3 fois par semaine si le score reste inférieur à 1 Si, selon les tables des points limites, le score venait à augmenter, la surveillance du poids et de l’hydratation seraient quotidienne voir 2 fois par jour pour des scores de 1 à 2. Si le score devait être de 3, les souris recevraient un analgésique par voie sous-cutanée, 1 fois par jour. Pour un score de 4 les souris seraient mises à mort
Choix des espèces
Les souris SAMP8 sont un bon modèle de la maladie d’Alzheimer car ne présentant aucune introduction de nouveaux gènes pour induire des signes de la maladie. De plus, étant un modèle naturel/spontané sans surexpression de gènes, il se prête mieux à des expériences de traitement à but thérapeutique comme la supplémentation avec du butyrate et/Inuline envisagé dans le projet. Les travaux menés au sein du laboratoire ont également montré qu’il est pertinent pour l’étude du rôle de l’intestin dans la MA. Les souris SAMP8 et leur modèles contrôles (SAMR1) seront utilisées dès l’âge de 3 semaines et supplémentées de façon quotidienne avec de l’eau sans supplémentation ou de l’eau contenant du butyrate (supplémentée ou non avec de l’Inuline) jusqu’à l’âge de 6 mois. Ces âges ont été retenus au vu de la littérature scientifique concernant la cinétique d’apparition des altérations au niveau de l’intestin ou du cerveau. Les souris SAMP8 et SAMR1 seront utilisées à l’âge de 3 semaines et hydratées de façon journalière avec de l’eau sans supplément (contrôle) ou de l’eau contenant du butyrate jusqu’à l’âge de 6 mois. Ces âges ont été retenus pour nos expériences car des études montrent que les symptômes intestinaux commencent vers 1-2 mois et les symptômes cérébraux vers l’âge de 6 mois. Etant donné que le projet vise à évaluer l’effet préventif du butyrate, les âges retenus permettent de baliser l’apparition de ces symptômes.
Suivi par macroscopie confocale et microscopie intravitale de la distribution d’un plasmide et de son expression dans la tumeur de souris in vivo
- Recherche fondamentale
- Oncologie
32 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal reçoit une greffe de cellules tumorales, se voit implanter une fenêtre dorsale par chirurgie, puis subit une injection d'ADN plasmidique dans la tumeur, une électroporation et des séances d'imagerie sous anesthésie. Le porteur classe la procédure en sévère du fait de l'isolement de ces animaux sociaux pendant huit jours au maximum, et prévoit la mise à mort à cause de la croissance tumorale et de la fenêtre dorsale qui ne tient pas au-delà de trois semaines. L'objectif reste de suivre la distribution d'un plasmide fluorescent, le porteur affirmant qu'aucune méthode sans animaux ne reproduit ce contexte où le système immunitaire est impliqué.
Objectifs
L’immunothérapie est aujourd’hui une modalité de traitement efficace pour certains cancers agressifs. Des approches de thérapie génique ont été proposées pour influencer le système immunitaire. Cependant, la thérapie génique doit reposer sur un système d’administration d’ADN aux tissus ou aux cellules qui soit efficace, sûr et spécifique. L’électroporation d’ADN in vivo s’avère une méthode sûre et efficace, cependant, le taux d’expression du transgène est encore faible par rapport aux méthodes virales. Un des verrous identifiés pour améliorer l’efficacité de la transfection, est l’absence de connaissances de la distribution des plasmides porteurs du gène thérapeutique dans les tumeurs lors de leur injection avant électroporation. Grâce à des molécules fluorescentes, il est possible de suivre un ADN plasmidique tout en conservant ses fonctions d’expression du gène. De plus, l’utilisation de gènes rapporteurs fluorescents permet de quantifier les taux d’expression dans les cellules de l’organisme. Dans le cas du gène rapporteur EGFP (protéine fluorescente verte), son expression est détectable dans les 4 heures suivant la transfection, et l’expression maximale est atteinte deux jours après la transfection. L’objectif de notre étude est 1- de déterminer la distribution spatiale et temporelle d’un plasmide marqué par fluorescence et portant le gène rapporteur EGFP dans la tumeur et son microenvironnement tumoral sans et avec électroporation par microscopie intravitale et 2- d’évaluer la corrélation entre la distribution du plasmide et l’expression de la protéine reportrice EGFP dans la tumeur et son environnement avec électroporation. L’imagerie intravitale des tumeurs à l’aide de l’implantation d’une chambre (fenêtre) dorsale permettra une observation dynamique de la distribution plasmidique dans le microenvironnement tumoral et de l’expression génique dans les tumeurs en temps réel. Après le transfert de gènes, l’expression de la protéine fluorescente (EGFP) pourra être observée dans le même animal. Pour ce projet, nous réaliserons une procédure de degré « sévère » avec 32 animaux au total. »
Bénéfices attendus
De nombreuses études précliniques et cliniques ont démontré la faisabilité de la thérapie génique assistée par électroporation avec un certain nombre de gènes thérapeutiques pour le traitement de divers types de tumeurs. Cependant, l’efficacité de transfection lors du transfert d’ADN assisté par électroporation est encore faible par rapport aux méthodes virales. La connaissance de la distribution des plasmides porteurs du gène thérapeutique dans les tumeurs en fonction du traitement nous permettra d’envisager des stratégies utilisant l’électroporation pour améliorer l’efficacité de la transfection et donc l’efficacité antitumorale.
Procédures
L'ensemble des 32 animaux sera soumis à une chirurgie de moins d'une heure sous anesthésie générale et à l'injection de cellules tumorales d'une durée de 10 secondes. Les animaux auront également trois injections d'analgésiques d'une durée de 10 secondes, maximum. Après croissance tumorale (4-5 jours) l'ensemble des 32 animaux aura une injection d'un plasmide fluorescent directement dans la tumeur (
Impact sur les animaux
Le protocole de chambre dorsale est susceptible d’induire des nuisances ou effets indésirables. L’estimation de la souffrance induite par ce protocole est sévère du fait de l’isolement de ces animaux sociaux le temps de la procédure (max 8 jours). La pose de la chambre peut induire une douleur modérée du fait de la chirurgie. L’injection du plasmide peut induire une douleur légère le temps de l’injection (
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure d’imagerie du fait de la croissance tumorale non traitée et de la présence de la chambre dorsale qui ne peut pas être maintenue plus de 3 semaines sans altération de l'état de la souris.
Remplacement
La procédure expérimentale ne peut pas être remplacée par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, nous voulons suivre la distribution du plasmide et l’expression de la protéine fluorescente après électro transfert dans la tumeur et son microenvironement dans un contexte où le système immunitaire est impliqué, comme c’est le cas dans les protocoles cliniques chez le patient. Les modèles 3D in vitro ne permettent pas cette injection intratumorale, ni de prendre en compte l’environnement tumoral.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés dans le projet est réduit à son minimum pour obtenir dans chaque groupe étudié un nombre d’individus suffisants pour établir un modèle de distribution du plasmide et quantifier le niveau d’expression de la protéine fluorescente au cours du temps. La distribution du plasmide sera observationnelle. Le niveau d’expression de la protéine sera comparé entre les deux groupes traités à chaque temps et sera comparé dans chaque groupe au cours du temps par des tests statistiques . Du fait de l’utilisation de chambres dorsales, le suivi de la distribution du plasmide et de l’expression de la EGFP pourra se faire dans le même animal au cours du temps, réduisant ainsi drastiquement le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les conditions d'hébergement et les méthodes utilisées visent à réduire toute angoisse. La pose de chambre dorsale et l’injection des cellules tumorales seront réalisées sous anesthésie. L’injection du plasmide, l’électroporation et l’imagerie seront réalisées sous anesthésie. Pour les chambres dorsales, un analgésique sera administré avant et après la chirurgie. Pour évaluer la douleur, nous nous basons sur une grille de scoring. Le suivi des animaux après la pose de chambre dorsale se fera tous les jours par observation et remplissage de la grille de scoring. L’expérience sera arrêtée si l’animal présente une inflammation de la chambre, une prostration, ou un score supérieur au seuil établi dans la grille, sinon, les souris seront mises à mort au plus tard 8 jours après le début de l’expérience. Les animaux seront hébergés individuellement (cage conventionnelle) tout le temps de la procédure (8 jours max) pour éviter qu’ils ne se blessent entre eux. L’hébergement individuel est compensé par un enrichissement spécifique et une durée limitée. La quantité de litière est légèrement réduite pour éviter que la chambre ne s’accroche à la mangeoire métallique. Les animaux sont placés dans une armoire ventilée avec les autres animaux visibles et à proximité dans les autres cages (même étage dans l’armoire). Pour l’enrichissement, deux cylindres de cotons et une bûchette sont placés par cage à la place de l’enrichissement habituel. La confection ou non du nid avec les cotons sert de critère quant au bien-être de l’animal.
Choix des espèces
Le modèle tumoral murin que nous voulons étudier se développe dans des souris. Cette espèce est largement utilisée par les équipes de Recherche dans le domaine de l’oncologie. Elle permet de reproduire le développement tumoral et le développement d’un microenvironnement tumoral similiaire à celle de l’espèce humaine. Des souris adultes de 6-8 semaines seront utilisées. Ceci correspond à l’âge de maturation du système immunitaire.
Contraintes énergétiques du manchot royal pendant la reproduction: aspects comportementaux et éco-physiologiques
- Conservation des espèces
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
94 manchots royaux vont être utilisés, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré, avant d'être relâchés dans leur colonie. Sous anesthésie, chaque oiseau reçoit par chirurgie des sondes de température et des électrodes implantées, une biopsie de muscle pectoral et des prélèvements de sang, plus des loggers externes, pour étudier la plongée en apnée et le sommeil en mer. Le porteur indique qu'un individu équipé peut retarder son départ en mer et provoquer l'abandon de l'oeuf par son partenaire, et suit la survie et la reproduction à long terme grâce à une puce implantée. Il justifie l'étude d'une espèce protégée par des applications possibles "One Health", tout en rangeant la plupart des bénéfices dans la connaissance fondamentale.
Objectifs
L’étude des adaptations à des conditions extrêmes permet de découvrir des mécanismes fondamentaux impossibles à observer en se confinant aux modèles classiques. Notre approche est d’équiper l’animal sauvage de ‘bio-logger’ de mesure, évoluant librement in natura. Cette approche fondamentale en écophysiologie perdure à long-terme dans le cadre d’un programme de recherche mené au milieu de l’océan Indien, avec le modèle manchot royal (MR), spécialiste de la plongée en apnée et de l’épargne énergétique. Néanmoins, le réchauffement si rapide à ces latitudes australes impacte les MR des colonies étudiées, où leurs proies se concentrent plus loin au large et plus profondément. Une de nos hypothèses est que les MR de grandes tailles seraient plus adaptés à prolonger leur apnée en profondeur, un avantage décisif dans le contexte actuel pour la chasse et leur succès reproducteur. D’où la question (Q1) de l’effet de la taille sur l’efficacité énergétique des plongées ou du voyage en mer, des données maintenant accessible grâce à la mesure de la fréquence cardiaque via l’enregistrement en continu de leur électrocardiogramme. Le sommeil est un besoin essentiel pour l’animal (observé aussi chez les méduses), dont la fonction primaire serait une façon risquée (inconscience, donc risque de prédation) d’épargner l’énergie, avec chez les endothermes une association possible avec la thermorégulation. Rien n’est encore connu de la façon dont les endothermes dorment en haute mer et notre objectif est de tester cette hypothèse chez le manchot royal, aussi bien pendant son jeûne à terre que pendant son long voyage en mer. La question est de découvrir dans un premier temps (Q2) : ‘Comment ces manchots dorment (fréquence-durée-moment-qualité) à terre ou en mer et existe-t-il un lien avec leur thermorégulation ?’ Ceci grâce notamment à l’enregistrement de leur électro-encéphalogramme. Enfin, sachant que les stocks d’oxygène embarqués ont un rôle déterminant dans la capacité d’apnée, on se posera aussi la question (Q3) : Quelles sont les causes de la variabilité des capacités de transport et de stockage de l’oxygène chez le manchot royal ? Ceci grâce à un prélèvement unique de sang et de muscle pectoral. Nous profitons des périodes d’incubation à terre pour capturer-instrumenter sous anesthésie et relâcher dans la colonie ces individus, qui pourront récupérer de la chirurgie avant de partir en mer au retour de leur conjoint.
Bénéfices attendus
Trouver des applications biomédicales est une des justifications de l’expérimentation animale, surtout si cela concerne des individus d’espèces sensibles, vivants dans des espaces protégées, tels les manchots royaux des îles subantarctiques. C’est quelquefois le cas de nos recherches, avec par ex. la découverte ‘non-intentionnelle’ d’un antibiotique stomacal testé sur l’œil humain. Par ailleurs, envisager la santé humaine dans le paradigme ‘Une seule santé (One Health)’ devient évident et urgent : mieux comprendre les contraintes auxquelles sont confrontées les espèces ou des écosystèmes entiers, afin de réduire ces nuisances liées à l’homme, sera bénéfique pour leur santé, dont celle des humains. D’où le soutien de nos tutelles scientifiques pour nos approches fondamentales ou appliquées, sur le modèle manchot royal. Concernant l’hypothèse d’un lien positif taille/aptitude à l’apnée, via l’épargne énergétique (Q1) ou les pigments respiratoires (Q3), les bénéfices attendus de ces expérimentations sont plutôt dans le domaine de la connaissance fondamentale. Car si ce lien existe, cela ne veut pas dire que les MR vont pouvoir s’adapter assez vite. Il faudrait pour cela vérifier en parallèle l’héritabilité de ces traits et un effet positif sur le succès reproducteur des grands individus. C’est pourquoi des investigations dans le cadre d’un doctorat sont en cours via l’utilisation d’un Data-set de suivi à long-terme sur 30 années consécutives. Par ailleurs, le fait de mesurer la fréquence cardiaque instantanée pour quantifier la dépense d’énergie des manchots intéresse particulièrement un collègue spécialiste de l’arythmie cardiaque chez l’homme. Son objectif est de mieux comprendre ces aspects adaptatifs chez des espèces à locomotion verticale (le MR à terre) ou dans des contextes d’anoxie ou d’asphyxie (le MR en mer). Concernant les questionnements sur le sommeil (Q2), cette approche pourrait nous faire comprendre certains paradoxes de la phase de ‘repos’ de surface pendant la nuit en mer (phases courtes d’échappement de la thermorégulation). Mais surtout nous faisons le pari, avec l’un de nos collaborateurs et spécialiste internationalement reconnu dans ce domaine, qu’étudier cette fonction in natura, surtout dans le contexte si particulier du MR en haute mer, peut nous faire faire un grand pas en avant dans la compréhension des mécanismes ayant façonné cette fonction vitale, encore si imparfaitement étudiée dans sa diversité.
Procédures
La majorité des individus (entre 34/58 et 70/94) vont subir : (1) une capture (juste avant ou au début d’un jeûne d’incubation), précédée de 30min d’une sédation ; (2) un transport cagoulé (de 3min jusqu’à la salle d’intervention) ; (3) une anesthésie associée à une analgésie (de 25 à 100 min) permettant de pratiquer (4) différentes mesures et prélèvements (sang+ plumes) et marque colorée+ puce RFID à vie ; (5) la pose de 2 loggers fixés au plumage du dos; (6) la tunnélisation de sondes de température et électro-physiologiques (fréquence cardiaque, frisson thermique, sommeil) ; et (7) un réveil sur le lieu même de la capture. C’est pendant leur voyage en mer que les données de comportement et de physiologie sont enregistrées et elles ne seront récupérées qu’à leur retour dans la colonie, 20 j (en été) ou 40j (en hiver) plus tard. Tous ces individus seront recapturés 2-3 jours après avoir repris l’incubation, puis anesthésiés (25min max) pour décrocher les loggers et les sondes, puis remis au réveil sur leur œuf dans la colonie. Un sous-groupe de 24 individus subissant le cycle capture-pose équipement-voyage en mer et recapture-déséquipement est à part car : (i) la capture1 aura lieu au départ en mer et la pose d’un logger externe seul ne justifie pas d’anesthésie, alors que (ii) c’est seulement à la recapture au retour de mer qu’une anesthésie générale sera pratiquée (30min), pour réaliser une biopsie.
Impact sur les animaux
Les nuisances concernent potentiellement deux points : un effet handicap en mer et un effet post-procédure à plus long terme. Concernant les handicaps pendant le voyage où l’individu est équipé, nous avons pu rencontrer exceptionnellement dans le passé un problème de retard au ‘vrai départ en mer’, l’individu restant au voisinage de la colonie 5-7jours au lieu de moins de 24h après l’échange avec son conjoint, entrainant un échec reproducteur par abandon de l’œuf du conjoint (attendant trop longtemps le retour de l’individu équipé). Dans tous les cas, le fait de travailler sur des modèles animaux faisant partie d’une espèce protégée, et sur le territoire d’une réserve nationale, implique de mettre en place un suivi systématique du devenir de ces individus à moyen ou long-terme (survie), ainsi que leur succès reproducteur sur une période dépassant celle de l’expérimentation. De ce fait tous les individus anesthésiés sont équipés d’office d’une puce RFID interne à vie, ce qui peut permettre de les suivre à plus long-terme (plusieurs années) et mesurer des effets indésirables non perceptibles pendant la procédure.
Devenir
Cent pour cent des individus seront replacés en liberté en fin des procédures, leur succès reproducteur étant suivi jusqu’à la mue de leur poussin grâce à sa marque colorée.
Remplacement
Le principe général de cette étude est d’utiliser un modèle d’espèce sauvage évoluant dans son environnement naturel et dans un contexte extrême d’un point de vue énergétique : la plongée en grande profondeur en apnée et en eau froide chez des organismes à sang chaud. Il est en l’occurrence impossible de trouver une méthode de remplacement adaptée.
Réduction
Sur la base des connaissances précédemment acquises, le nombre d’individus étudiés a été déterminé au plus juste pour obtenir des résultats exploitables et statistiquement fiables.
Raffinement
1/ Anesthésie, médication et chirurgie. Un raffinement a été apporté à toutes les étapes de manipulation des oiseaux pour une réduction des risques de stress ou de la douleur de la capture au relâcher définitif ; d’infection en cours de chirurgie et les jours suivants, cela selon 3 protocoles d’anesthésie et de médication bien spécifiques. Les gestes de ‘tunnélisation’ sont maitrisés depuis >15 ans pour les mesures de la fréquence cardiaque et du frisson thermique. Dans le cas de l’implantation d’électrodes sur la tête (étude du sommeil), l’approche utilisée ici est le résultat d’une collaboration avec des spécialistes du sommeil chez les oiseaux. En été antarctique 2019, des collègues ont déployé avec succès 28 manchots à jugulaire partant pendant 2j en mer, ce qui nous permet de proposer ici des protocoles adaptés et raffinés. Notons enfin que des gestes ont été simplifiées pour ne pas cumuler sur l’individu un temps de chirurgie prolongé et limiter le nombre d’incisions.
Choix des espèces
Cette étude a pour objet de révéler des adaptations physiologiques encore inconnues en utilisant un modèle particulièrement adapté à sa niche écologique particulière : la plongée en apnée en eau froide chez les endothermes marins. Par ailleurs, l’approche qui nous semble la seule valide est d’étudier ces adaptations en équipant les individus pour un suivi in natura grâce au bio-logging. Cela suppose d’utiliser une espèce assez grande pour limiter le risque d’un handicap lié à cet équipement ; et d’avoir une très grande expérience de ce qu’il est possible de réaliser au niveau expérimental sans compromettre la qualité des résultats et risquer des nuisances pour les individus concernés. Seul le manchot empereur serait une espèce assez étudiée et aussi adaptée (voir plus), mais ce serait un non-sens étant donné le très faible effectif de la seule colonie d’étude accessible, en Terre Adélie. Il est de ce fait interdit d’utiliser ce modèle pour toute intervention de chirurgie expérimentale. Pour les trois procédures, le choix du stade de développement est celui des reproducteurs, donc adultes. Ce sont les seuls accessibles, dans la colonie de reproduction, pour pouvoir effectuer une séquence de capture-équipement, relâcher-voyage en mer-recapture-déséquipement et relâcher final.
Rôle de l’inflammation sur les réponses anti-tumorales dans un modèle de chimère chez la souris 1/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
1 080 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour étudier le rôle de l'inflammation dans les réponses immunitaires contre les tumeurs. Chaque animal est irradié, reçoit une greffe de moelle osseuse puis des cellules tumorales, et une partie ingère un irritant intestinal par cycles de cinq jours. Le porteur indique que l'irradiation peut faire souffrir en cas de mauvaise reconstitution, que l'irritant colique provoque une perte de poids et une souffrance, et que tous les animaux sont tués pour prélever organes et tumeur. Il affirme que la complexité du micro-environnement tumoral "oblige" à recourir à l'expérimentation animale, les bénéfices restant formulés au conditionnel.
Objectifs
Chez l’homme, les réponses immunitaires anti-tumorales sont souvent inefficaces. Cela est notamment dû au développement d’un épuisement des réponses immunitaires (aussi appelé exhaustion). Il a été montré que certaines protéines sécrétées en contexte inflammatoire contribuaient au développement d’une exhaustion des globules blancs au cours du vieillissement. Au regard de ces résultats, nous souhaiterions déterminer le rôle de ces protéines sur l'exhaustion des réponses immunitaires dans le cadre du cancer.
Bénéfices attendus
A terme, ce projet permettra de préciser le rôle de ces protéines inflammatoires sur les acteurs de la réponses anti-tumorale, notamment sur leur fonction. In fine, ce projet pourrait aboutir à l'identification de nouvelles cibles thérapeutiques permettant d'améliorer les réponses anti-tumorales et le traitement de certains cancers.
Procédures
Irradiation (4 minutes par souris), une injection intraveineuse rétro-orbitaire de cellules de moelle osseuse sous anesthésie générale (15 sec/souris). Pour certaines souris, une injection sous-cutanée de cellules tumorales sous anesthésie générale (15 sec/souris) ou alternativement une injection intrapéritonéale d'une substance favorisant le développement de tumeurs (15 sec/souris) suivi de l'ingestion d'un irritant de l'intestin via l'eau de boisson pendant 3 cycles de 5 jours toutes les 2 semaines. Mesure de la croissance tumorale à l'aide d'un pied à coulisse trois fois par semaine (30 sec/souris) jusqu'à fin de l'expérimentation ou mesure de la croissance tumorale par échographie sous anesthésie générale toutes les deux semaines pendant 2 mois (5 minutes par souris).
Impact sur les animaux
L'irradiation peut occasionner une souffrance en cas de mauvaise reconstitution des cellules de la moelle osseuse. L'injection intraveineuse, l'injection intrapéritonéale et l'injection sous-cutanée de tumeurs peut entraîner un stress ou une douleur de courte durée chez les animaux. La croissance tumorale peut occasionner un stress, une gêne ou des douleurs aux animaux. L'irritant colique peut entraîner une perte de poids et une souffrance des animaux. Enfin la manipulation des souris pour mesurer les tumeurs à l’aide d’un pied à coulisse ou les échographies peuvent également induire un stress chez les animaux.
Devenir
L'ensemble des animaux sera mis à mort afin de prélever les organes et la tumeur pour analyser les cellules immunitaires et l'expression de plusieurs protéines d'intérêt.
Remplacement
La complexité inhérente au microenvironnement tumoral ne permet pas de récapituler les évènements immunologiques impliqués dans des systèmes in vitro, obligeant à utiliser l’expérimentation animale. Les hypothèses testées chez l'animal ont préalablement été testées dans des systèmes in vitro et en se basant sur des données publiées de la littérature.
Réduction
Les effectifs ont été déterminés et les résultats seront analysés à l'aide de tests statistiques adaptés. L'utilisation de l'imagerie permet une surveillance non invasive de la croissance tumorale au niveau du tube digestif en évitant la mise à mort séquentielle d'animaux. Chaque animal chimère permet d'analyser les cellules de deux génotypes différents au sein d'un même animal.
Raffinement
Les conditions d’élevage, d’hébergement et de soins sont contrôlées pour réduire toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable potentiels. Tous les gestes invasifs réalisés sur les animaux seront faits sous anesthésie générale. Des points-limites ont été établis, entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. L’état général des animaux sera suivi de manière quotidienne par le personnel qualifié de l'animalerie et très régulièrement par le responsable du projet (pesée et surveillance deux fois par semaine après l'irradiation, mesure de la croissance tumorale trois fois par semaine après l'injection de cellules tumorales, suivi régulier par échographie pour certains animaux).
Choix des espèces
La souris Mus musculus a été choisie car c’est un excellent modèle pour étudier le développement tumoral. En effet, de nombreuses voies de régulation sont conservées entre souris et homme, permettant une extrapolation des résultats obtenus. De plus, la disponibilité de modèles de souris transgéniques nous permet d'étudier le rôle de certaines voies de signalisation dans le développement tumoral. Enfin, la disponibilité de données bibliographiques importantes sur la physiopathologie de la souris est un atout important dans l'analyse et l'interprétation de nos travaux de recherche sur ce modèle animal. Souris adultes de 8 à 14 semaines car il est nécessaire que le système immunitaire soit mature pour étudier le développement tumoral.