Oncologie

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Souris : 190
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190 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une injection intracérébrale d'un agent inflammatoire, puis des prélèvements sanguins et musculaires et une mesure des propriétés contractiles du muscle, dans un modèle de cachexie associée au cancer. Le porteur annonce peu d'effets attendus hormis une légère perte de poids musculaire, tout en classant l'ensemble en gravité sévère. Il affirme qu'un système in vitro ne reproduirait pas la complexité de ce processus multi-tissus et que seul un modèle murin le permet.

Objectifs

Le déconditionnement musculaire désigne une perte de masse et de force musculaire qui peuvent être observées dans différentes situations pathologiques (cancer, myopathie, insuffisances cardiaque, rénale ou respiratoire). Dans le cas du cancer, ce déconditionnement musculaire est extrêmement marqué (on parle de cachexie associée au cancer) et constitue un facteur majeur contribuant à la réduction de l'état de santé et de la qualité de vie des patients. Connaitre les mécanismes responsables du déconditionnement musculaire associé au cancer et développer des stratégies thérapeutiques pour lutter contre ce déconditionnement constituent un des enjeux actuels majeurs de la recherche en cancérologie. La cachexie associée au cancer s'accompagne d'une activation de l'axe corticotrope (axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien), d'une augmentation de la concentration en glucocorticoïdes dans le compartiment sanguin, le muscle et le foie, ainsi qu'à la mise en place d'une réponse transcriptionnelle dépendante des glucocorticoïdes dans le muscle et le foie. Dans ce contexte, l'objectif de ce projet est de déterminer la nature des mécanismes, qui au niveau central, sont à l'origine de l'activation de l'axe corticotrope chez la souris.

Bénéfices attendus

En déterminant les mécanismes potentiels à l'origine de l'activation de l'axe corticotrope, ce projet permettra de développer notre compréhension des mécanismes mis en jeu lors de la cachexie associée au cancer, et de proposer des stratégies d'intervention visant à limiter l'activation de l'axe corticotrope.

Procédures

Pour déterminer le temps de prélèvement tissulaire optimal et des concentrations d'IL1ß et d'activine A optimales, des animaux seront soumis aux interventions suivantes: injection intra-cérébrale centrale, prélèvements sanguins, prélèvements des tissus musculaires (durée totale d'environ 60 minutes: 45 min pour l'injection de l'agent inflammatoire dans le système nerveux central et 15 min pour les prélèvements tissulaires). Pour déterminer les effets de l'inflammation centrale sur la force musculaire et la réponse transcriptionnelle musculaire, des animaux seront soumis aux interventions suivantes: injection intra-cérébrale centrale, mesure des propriétés contractiles du muscle tibialis antérieur, prélèvements des tissus musculaires (durée totale d'environ 90 minutes: 45 min pour l'injection de l'agent inflammatoire dans le système nerveux central, 30 min pour la mesure des propriétés contractiles du muscles et 15 min pour les prélèvements tissulaires).

Impact sur les animaux

La gestion du stress est un point essentiel à la bonne réalisation de cette expérimentation puisque celui-ci active directement l'axe corticotrope et donc la production de glucocorticoïdes. Même si aucune nuisance ou effet indésirable n'est attendu avant la procédure d'injection de l'agent inflammatoire dans la région centrale d'intérêt, nous mettrons tout en place afin de réduire au maximum le stress éventuel que pourraient subir les animaux. Pour cela, les souris seront habituées aux expérimentateurs qui les manipuleront de façon bi-hebdomadaire (suivi de poids, apparition de signes évocateurs de souffrance) à compter de la date de réception dans l'animalerie (12 semaines). La mesure de force et les prélèvements tissulaires seront réalisés entre 12H00 et 72H00 après l'injection centrale de l'agent inflammatoire. Nous serons donc particulièrement vigilants pendant cette période à l'apparition de tout signe évocateur d'une souffrance animale. Une observation des animaux sera réalisée toutes les 2 heures pendant 12H00 après l'injection, puis toutes les 12H00 afin de déceler l'apparition des signes généraux évocateurs de souffrance.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort de façon éthique au terme de chaque procédure.

Remplacement

Le déconditionnement musculaire associé au cancer est un processus catabolique multifactoriel sollicitant de nombreux tissus (muscle, foie, tissu adipeux, tissus endocriniens, système immunitaire, système nerveux central). Un système expérimental in vitro ne permettrait pas de reproduire la complexité de ces régulations. Seul un modèle animal murin permet de reproduire la complexité des mécanismes biologiques mis en jeu.

Réduction

Nous avons calculé l'effectif par groupe sur la base d'un critère d'évaluation principal (concentration de corticostérone circulante). Cette stratégie statistique nous permet de déterminer au mieux le nombre d'animaux nécessaires à la réalisation de nos analyses. En fonction des plans expérimentaux, les effets biologiques seront déterminés par comparaison de 2 moyennes ou par comparaisons de plusieurs moyennes entre elles.

Raffinement

Le bien être animal est une préocupation majeure lors de la réalisation de nos expérimentations. Dans ce projet, nous veillerons à ce que l'hébergement des animaux leur permettent d'avoir un enrichissement (dômes et coton) suffisant et stimulant pour réaliser leur nid. Les animaux seront hébergés à 3 individus par cage dans un local à température contrôlée avec un cycle lumière/obscurité de 12H00. Les souris auront libres accès à l'eau et à la nourriture. Toutefois et afin de réduire le stress des animaux, les souris seront habituées aux expérimentateurs qui les manipuleront de façon bi-hebdomadaire (suivi de poids, apparition de signes évocateurs de souffrance) dès leur réception à l'âge de 12 semaines. Les prélèvements tissulaires seront réalisés entre 12H00 et 72H00 après l'injection centrale de l'agent inflammatoire. Même si aucune complication particulière n'est attendue, l'agent inflammatoire pourra être à l'origine d'une légère perte de poids et de masse musculaire (2 à 5%). Nous serons donc particulièrement vigilants pendant cette période à l'apparition de tout signe évocateur d'une souffrance animale. Une observation des animaux sera réalisée toutes les 2 heures pendant 12H00 post-injection, puis toutes les 12H00 afin de déceler l'apparition des signes généraux évocateurs de souffrance. Les animaux seront scorés sur 3 critères, le changement de poids corporel, l'apparence physique, et le comportement.

Choix des espèces

La quasi-totalité des données dans le domaine de la cachexie associée au cancer a été obtenue chez la souris. Par ailleurs, l'ensemble des techniques nécessaires à la réalisation de ce projet a été développé chez la souris. En travaillant chez la souris, nous pourrons donc interpréter nos données à la lumière des données publiées dans le domaine et nous éviterons toute étape de mise au point préalable qu'aurait nécéssité l'utilisation d'un autre modèle animal. Les souris seront utilisés à l'âge de 15 semaines. Cela correspond à un stade de cachexie dans le modèle murin Apc. La mutation du gène Apc (adenomatous polyposis coli) provoque chez la souris une polypose rectocolique qui est associée à l'activation de l'axe corticotrope et au développement de la cachexie.

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Souris : 2475
Souffrances
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 2475

2 475 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des souriceaux reçoivent des injections de tamoxifène et un régime carencé en oméga 3 pendant leur développement, avant d'être tués par exsanguination et perfusion intracardiaque pour prélever le cerveau. Le porteur indique que l'injection de tamoxifène à un jour de vie peut ralentir le développement des petits et diminuer leur poids. Il décrit l'approche transgénique comme la "seule" disponible pour manipuler sélectivement les taux d'oméga et affirme qu'aucune alternative n'a été identifiée.

Objectifs

Le projet porte sur l’effet d’une carence en Oméga 3 spécifiquement dans les cellules microgliales (cellules immunitaires du cerveau) ou neuronales durant la période périnatale sur la mise en place du cerveau et ses fonctions, en observant la régulation et les fonctions microgliales et neuronales, ainsi que le développement cérébral et le comportement associé. Nos résultats antérieurs ont montré que la nutrition lipidique, et plus spécifiquement une carence nutritionnelle en Oméga 3, module l'activité phagocytaire de la microglie. Nos données suggèrent que les effets des oméga 3 sur la microglie passeraient notamment par les dérivés lipidiques issues des précurseurs présents dans les régimes carencés ou enrichis en Oméga 3. Cependant, la manipulation des oméga présents dans l’alimentation ne nous permet pas de discriminer entre les effets neuronaux et microgliaux de ces changements.

Bénéfices attendus

Nos données suggèrent que les effets des Oméga 3 sur la microglie passeraient notamment par les dérivés lipidiques issues des précurseurs présent dans les régimes carencés ou enrichis en oméga3. Cependant, la manipulation des oméga présents dans l’alimentation ne nous permet pas de discriminer entre les effets neuronaux, microgliaux de ces changements. Le croisement des souris Cre avec la souris flox-Fat1 conduira à l'expression de l'enzyme Fat1 dans des types cellulaires spécifiques, ce qui permettra de manipuler les taux d'oméga sélectivement dans ces populations. Cette approche transgénique est à notre connaissance la seule actuellement disponible pour de telles manipulations. A la fin de l’expérience les animaux seront mis à mort et les cerveaux prélevés pour fournir des mesures par des techniques de biologie moléculaire, de protéomique, et de marquages morphologiques qui permettront de mesurer les effets de la manipulation des oméga sur la physiologie microgliale et l’architecture neuronale.

Procédures

Afin d'activer la Cx3cr1creER chez la descendance, ils subiront 1 injection en sous-cutané de tamoxifène à P1, ou 2 injections en intra-péritonéal de tamoxifène à P21 et P23. L'injection ne dure que de 3 à 5 secondes. A la fin des expériences, les animaux seront mis à mort par exsanguination et perfusion intracardiaque, préalablement injectés avec une solution analgésique puis une solution anesthésique. Les injections d'analgésique et anesthésique ne dure que de 3 à 5 secondes ; la perfusion intracardiaque dure de 30 secondes à 1 minute.

Impact sur les animaux

L’injection de tamoxifen à P1 peut induire un ralentissement du développement de la descendance avec pour conséquence un poids diminué par rapport aux animaux non traités au tamoxifen, poids qui est retrouvé à l'âge adulte. Le temps d’injecter toute la portée, les petits sont séparés de leur mère pendant un cours moment et sont manipulés par l’Homme, ce qui peut créer un léger stress : un protocole est mis en place pour diminuer au maximum ce stress. L’injection de tamoxifen à l’âge adulte n’induit pas d’effets indésirables. Les tests comportementaux réalisés ne durent que quelques minutes et n’induisent pas de stress majeur induisant une altération de l’état général des animaux.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour récupérer les structures et/ou cellules nécessaires pour les études cellulaires et moléculaires.

Remplacement

L’étude des régimes alimentaires nécessite l’utilisation d’animaux vivants. De même, les comportements ne peuvent être étudiés que sur des animaux vivants et vigiles. L’objectif général du projet vise à étudier les conséquences d’une carence nutritionnelle en omega-3 sur la physiologie neuronale et microgliale chez la souris pendant le développement. Pour se faire, nous utilisons des tests in vivo, et dans ce contexte, bien que certaines études soient développées sur des modèles cellulaires pour traiter les aspects neurobiologiques, le recours à des modèles animaux pertinents et adaptés aux études in vivo reste donc une nécessité expérimentale afin d’appréhender la réalité physiologique de nos résultats. Une recherche d’alternatives et d’autres méthodes dans des bases de données démontre que les solutions de rechange appropriées à ces procédures ne sont pas disponibles, et qu’aucun dupliqua du travail proposé n’est aujourd’hui identifié.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés pour ces expériences, les animaux qui passeront les tests comportementaux serviront également pour récupérer les cellules ou structures centrales nécessaires pour les études de lipidomiques et/ou moléculaires et protéomiques, évitant donc de générer une nouvelle cohorte pour ces analyses biochimiques et moléculaires. Les femelles sont également étudiées, ce qui nous permet d'utiliser tous les animaux générés durant cette étude et de ne pas euthanasier des animaux pour rien.

Raffinement

Les expérimentateurs formés porteront une attention particulière au raffinement des procédures afin de limiter la douleur, la soulager si elle ne peut être évitée par l’utilisation d’antalgiques les plus adaptés à chaque procédure, optimiser les procédures, soulager le stress des animaux et leur fournir les meilleures conditions de vie tout au long du projet. Pour leur bien-être, les animaux vivent en groupe sociaux le plus longtemps possible. Ils auront à leur disposition des éléments d’enrichissement de leur milieu. L’ensemble des animaux est surveillé quotidiennement avec une surveillance renforcée après les différentes expérimentations. Des points limites suffisamment précoces seront définis pour éviter des souffrances aux animaux avec la mise en place de mesures pour les soulager comme une réhydratation, le réchauffement, des traitements vétérinaires si nécessaire.

Choix des espèces

L’objectif général du projet vise à étudier les conséquences d’une carence en AGPI n-3 pendant le développement sur la mise en place du système nerveux central. Pour ce faire, nous utilisons des modèles souris. Une partie de nos hypothèses ont été formulées sur la base de données obtenues in vitro. Cependant dans la cadre d’une étude faisant le lien entre la nutrition et le cerveau, le recours à des modèles animaux pertinents et adaptés aux études in vivo reste donc une nécessité expérimentale afin d’appréhender la réalité physiologique de nos résultats. Enfin, les modèles génétiques que nous voulons utilisés pour nos études ont été construits chez la souris. Les animaux reçoivent un régime alimentaire (carencé ou équilibré en omega 3) durant toute la durée de leur développement périnatal (gestation et allaitement). Nous nous intéressons à l'effet de la présence du transgène Fat1 sur cette altération nutritionnelle durant le développement sur l'inflammation microgliale et la mise en place de l'architecture neuronale à la fin du développement post natal à 3 semaines (au sevrage) mais également l'impact de cette carence durant la période périnatale et la période de l'adolescence sur le jeune adulte (10 semaines).

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Rats : 70
Souffrances
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 70

70 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Tous reçoivent une injection intracérébrale de cellules tumorales par craniotomie, et trente d'entre eux subissent une seconde chirurgie pour implanter un dispositif d'administration et une pompe osmotique. Le porteur teste une voie d'administration locale de médicament contre le glioblastome, et non une molécule, ce qu'il présente comme réalisable seulement in vivo. Il fixe comme point limite une taille de tumeur qu'il décrit comme n'induisant pas encore de souffrance perceptible.

Objectifs

Bien que l'incidence du glioblastome soit faible (~6/100000) la médiane de survie post-diagnostic est de l'ordre de 15 mois malgrè un traitement agréssif associant une chirurgie et une chimio/radiothérapie. Parmi les améliorations thérapeutiques possibles, l'utilisation d'une infusion focale à flux fixe (CED) est une option. Toutefois, ce type d'infusion est limité dans le temps et possible qu'au moment de l'exèrese. L'objectif de ce projet de recherche est d'évaluer l'apport d'un nouveau dispositif médical permettant de délivrer localement un médicament par une infusion multifocale à flux fixe et ceci sans contrainte de temps.

Bénéfices attendus

Le bénéfice à cours terme est de proposer une approche thérapeutique innovante et modulable pour le glioblastome dont la médiane de survie reste très courte.

Procédures

Parmi les 70 animaux inclus dans cette étude, 70 recevront une injection intracerébrale de cellules tumorales. Ils subiront donc une chirurgie sous anesthèsie générale de 15-20 minutes, une incision cutanée, une craniotomie de 0.5mm de diamètre. Parmi les 70, 30 subiront une seconde chirurgie 8 jours après la première. Les gestes seront identiques à ceux réalisés précédement. 30 subiront une seconde chirurgie, 8 jours après la première, sous anesthèsie générale de 60 minutes, une incision cutanée, une craniotomie de 4mm de diamètre au niveau de la plaque pariètale, suivi par la pose du dispositif et un décollement cutané au niveau interscapulaire afin de poser une pompe osmotique. Les 10 derniers ne subiront pas de chirurgie complementaires. Tous les animaux seront suivi par IRM afin d'évaluer l'impact des thérapies mises en oeuvre sur la croissance tumorale.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont relatives aux chirurgies incluses dans le protocole. En effet, une première chirurgie consistera à injecter les cellules tumorales au travers d'un orifice de diamètre inférieur à 1mm dans le crâne du rat après incision cutanée. Cette chirurgie sera réalisée sous anesthésie générale (isoflurane) avec injection sous cutanée pré-opératoire et post opératoire de buprénorphine (0,1mg/kg 0,1mg/mL Buprécare) et injection locale de lidocaine (16,2mg/mL, 100uL). La seconde chirurgie sera réalisée une semaine après la première, également sous anesthésie générale (isoflurane) avec injection sous cutanée pré-opératoire et post-opératoire de buprénorphine et injection locale de lidocaine. Cette chirurgie s’accompagnant d’une craniotomie de 4mm de diamètre et d’une tunnelisation pour la pose de la pompe osmotique, des doses supplémentaires de buprénorphine seront dispensées 6h et 18h post chirurgie. Enfin, après chaque chirurgie, les animaux seront isolés pour 24h afin d’éviter qu’ils ne se rongent mutuellement les sutures.

Devenir

En fin de procédure 1 (inoculation de cellules tumorales) tous les animaux seront conservés car impliqués dans la procédure 2. En fin de procédure 2 (evaluation du nouveau dispositif) tous les animaux seront euthanasiés.

Remplacement

Il existe de nombreux tests de toxicité de molécules sur des modèles cellulaires. Ces tests ont été réalisés et nous on permis de selectionner 2 molécules avec un potentiel thérapeutiques certains sur la lignée de glioblastome testée. Dans notre cas, nous ne cherchons pas à tester une nouvelle molécule mais une voie d'administration innovante et ceci ne peux être réalisé qu'in vivo.

Réduction

Le nombre d'animaux est réduit au minimum tout en maintenant une puissance statistique suffisante. en effet, une simulation en utilisant G-power montre que pour nos groupes (non traités, traités PBS avec le nouveau dispositif, traités par la molécule 1 avec le nouveau dispositif, traité en CED par la molécule 1 et traité par du PBS par CED) contenant un nombre d'individus équivalent et égal à 10, un gain de survie moyen de 2 jours pour la thérapie CED et au minimum 3 fois supérieur pour le nouveau dipositif peux être mis en evidence avec un risque alpha de 0.05 et beta 0.95.

Raffinement

Outre les conditions d'hébergement assurées par la structure (cycle jour/nuit, température, papier pour constitution de nid...) les animaux seront maintenus en normothermie pendant toutes les procédures chirurgicales. Ces procédures seront réalisées sous anesthèsie isoflurane et une injection locale au niveau de la zone d'inscision de lidocaine. Une analgésie pre et post operatoire par de la buprenorphine et également associée. De plus, le suivi réguliers par IRM de la croissance tumorale, là aussi en normothermie assurée par une couverture chauffante asservie à la temperature réctale, et le suivi lors de ces examens du rythme respiratoire, la production de données sériées permet de limiter le nombre d'individus nécessaire pour tester notre hypothèse de travail. De plus, le suivi de la masse tumorale permet d'arreter le protocole expérimental avant tous signes cliniques de souffrance de l'animal. En effet, notre expérience de ce type de modèle nous permet de fixer comme point limite une taille de tumeur de 100µL, taille qui n'induit pas de modifications comportementales traduisant une souffrance.

Choix des espèces

Les tumeurs 9L sont des tumeurs initialement produites chez le rat fisher et ne se developpent que chez cette souche immunocompétente. Les animaux utilisés seront des animaux adultes de 7-8 semaines au moment de la première chirurgie. A cet age, il est possible de poser le dispositif sur le crane de l'animal en ne touchant qu'une seule plaque pariètale. De plus, le dispositif faisant environ 3mm de hauteur, il est possible de suturer sans crèer de tension importante. Enfin, avec cette taille de rat, la pompe osmotique (environ 1cm de long et 0.4cm diametre) alimentant le dispositif une tubulure souple en polyurethane peut être placée entre les omoplates sans entraver la mobilité de la tête.

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Souris : 29740
Souffrances
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Devenir
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29 740 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles reçoivent des greffes de cellules tumorales puis des injections répétées d'anticorps ou de candidats médicaments, parfois quotidiennes pendant trente jours, avec prélèvements sanguins et microbiopsies de tumeurs. Le porteur, une société privée, décrit une perte de poids et de locomotion liées aux tumeurs ou à la toxicité des produits, et tue tous les animaux pour prélever tumeurs et organes. Il qualifie le recours à la souris d'"indispensable", aucun modèle in vitro ne reproduisant selon lui l'environnement tumoral humain.

Objectifs

Malgré des progrès dans le traitement de nombreux cancers, les résistances aux traitements, les rechutes ou l’absence de traitements efficaces font que les cancers sont encore un problème majeur de santé publique nécessitant le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. Dans ce contexte, le développement et l’amélioration de la production d’anticorps permettant d’obtenir de manière rapide et efficace des traitements thérapeutiques, laissent entrevoir de réels espoirs. En effet, l’utilisation seule de ces anticorps thérapeutiques ou en combinaison avec des traitements déjà existants, ont déjà été couronnés de succès cliniques ce qui en fait une stratégie intéressante dans la lutte contre le cancer. Ce projet a pour objectif de pouvoir faciliter et accélérer le transfert de la recherche fondamentale ou industrielle vers la clinique en permettant de tester les effets thérapeutiques d’anticorps candidats médicaments in vivo chez la souris.

Bénéfices attendus

Le projet a pour objectif de valider par des études précliniques l’efficacité thérapeutique des anticorps générés au sein de notre société. Il correspond plus précisément à la dernière phase de tests précliniques qui permettra de démontrer (ou non) chez l’animal, l’efficacité des anticorps montrant un potentiel thérapeutique et de valider ou non l’intérêt d’un transfert vers la clinique pour ces anticorps.

Procédures

Durant les experiences les animaux peuvent être soumis: - à des injections de cellules tumorales sur animaux vigiles réalisées 1 à 2 fois en 2 à 5 min par animal (16 690 animaux max). - à des injections d’anticorps/candidats médicaments sur des animaux vigiles ou sous anesthésie gazeuse réalisées 1 à 3 fois par semaine pendant 1 à 8 semaines en 2 à 5min par animal. Ces injections peuvent être quotidiennes dans certains cas (1 à 2 fois/jour) sur une durée pouvant atteindre 30 jours en 2 min max par animal. Nous envisageons d’utiliser ces différentes voies d'injections d’anticorps/candidats médicaments sur 28 420 animaux. - à des prélèvements sanguins sur animaux vigiles et à des fréquences variables (de 1 à 5 fois/semaine pendant 28 jours) d'une durée de 5 min max par animal. Nous envisageons de réaliser ces prélèvements sur 14 870 animaux. -à des microbiopsies de tumeurs sur des animaux anesthésiés réalisées 1 fois en 3 min max par animal. Nous envisageons de réaliser ce type de prélèvement sur 500 animaux max.

Impact sur les animaux

Suite aux procédures que nous réalisons dans ce projet, les animaux peuvent subir - du stress lié à la manipulation des animaux, - une perte de poids et de locomotion suite au développement de tumeur ou à un effet toxique des anticorps ou autres candidats médicaments testés, -une déshydration suite à une anesthésie gazeuse.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure pour permettre de prélever dès que cela est possible les tumeurs, et/ou organes immunitaires et/ou les organes potentiellement cibles de métastases et du sang soit pour être analysés immédiatement soit pour être stockés. Ce stockage (en cas de non nécessité d’analyses immédiates) pourra permettre d’obtenir une collection d’échantillons exploitables ultérieurement aux jours de nouvelles données bibliographiques et/ou expérimentales pouvant éviter la réalisation de nouvelles procédures expérimentales.

Remplacement

L’utilisation des animaux (souris) lors de ces dernières phases des études précliniques pour tester l’efficacité de candidats médicaments est indispensable car aucun modèle in silico (modèle mathématique, analyse bio-informatique) ou in vitro (de culture cellulaire) ne permet à l’heure actuelle de recréer un environnement assez proche de celui retrouvé chez l’homme pour le développement tumoral et les réactions immunitaires pouvant y être associées. En effet, le développement tumoral implique des mécanismes de communication cellulaire entre de nombreux facteurs microenvironnementaux (extrinsèques) et propres aux cellules cancéreuses (intrinsèques). Seuls ces derniers peuvent être appréhendés in vitro. Ainsi, seuls des modèles animaux adaptés permettent de reproduire de manière suffisamment satisfaisante la coopération spatiale des cellules, l’importance du stroma et du contexte cytokinien qui sont des éléments cruciaux dans la réponse thérapeutique.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires par lot par expérience sera calculé en se basant à la fois sur les données de lalittérature, des expériences « pilotes » et un test statistique de puissance. Ne seront injectés aux souris que les anticorps pour lesquels un effet thérapeutique des anticorps aura été observé in vitro. Le suivi de l’effet des anticorps testés sera évalué au cours du temps par des méthodes peu invasives. Toutes les procédures expérimentales effectuées seront recensées numériquement sur le serveur permettant d’avoir une traçabilité et un suivi des expériences menées, incluant les souris utilisées, les anticorps testés, les résultats obtenus et leurs interprétations ainsi que toute observation ou information pouvant être utile par la suite.

Raffinement

Les conditions d’hébergement ont été optimisées pour réduire le stress des animaux : présence d’enrichissement dans les cages, maintien des animaux en groupes de 4 à 5 afin d’éviter l’isolement et une période d’acclimatation de 7 jours est respectée systématiquement avant les manipulations. Afin d'atténuer la douleur chez l'animal, nous avons recours aux analgésiques en cas de prélèvement sanguin et de microbiopsies tumorales ainsi qu'à l'anesthésie gazeuse pour certaines injections. Durant toute la durée d'une expérience, l’ensemble des animaux est observé quotidiennement pour s’assurer : des conditions adéquates de stabulation (paramètres environnementaux, litière, alimentation, boisson) et de l’état de santé des animaux (comportement, aspect physique), pesé 2 fois par semaine en temps normal et quotidiennement en cas d’apparition des premiers signes de détresse chez l’une des souris de l'expérience.

Choix des espèces

Le projet nécessite l’utilisation d’une espèce animale de la classe des mammifères proche de l’Homme pour sa physiologie. Sur cette base, et en adéquation avec nos objectifs le modèle souris apparaît le plus pertinent. L’utilisation de souches murines immunodéficientes permettra d’avoir un environnement permissif au développement tumoral et d’effectuer des xénogreffes utilisant un éventail de modèles cellulaires tumoraux potentiellement large pour tester l’effet cytotoxique des anticorps candidats médicaments. Les souris immunocompétentes offriront quant à elles un panel de modèles tumoraux moins larges, mais nous permettront de tester à l’aide de greffes syngéniques l’effet immunomodulateur des anticorps potentiellement thérapeutiques. Enfin, la maîtrise zootechnique (élevage/confinement), les connaissances actuelles et la diffusion d’information dans le domaine scientifique font que le modèle murin est le plus adapté à la réalisation des objectifs de ce projet. Afin d’avoir des résultats homogènes et limiter les biais dans l’expérimentation dus à des animaux à des stades de développement différents, les animaux utilisés seront des souris adultes âgées de 6 à 10 semaines. De plus, dans le cadre de l’utilisation des animaux immuno-compétents, les expériences nécessitent un système immunitaire adulte et non en cours de développement, d’où la nécessité d’utiliser également des animaux adultes.

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Loups de mer : 1800
Souffrances
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Devenir
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1 800 larves de bar vont être utilisées et gardées en vie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Chaque larve reçoit deux micro-injections sous anesthésie pour tenter une greffe de cellules souches germinales, avec une survie annoncée de 66 à 86 %, avant marquage électronique et collecte de gamètes. Le porteur présente ce projet comme une "preuve de concept" devant à terme réduire le nombre de poissons utilisés, tout en indiquant que neuf bars donneurs seront tués pour prélever leurs cellules. Il affirme qu'il n'existe pas d'alternative non animale, le bar étant lui-même le sujet de l'étude.

Objectifs

L'objectif du projet et de faire la preuve de concept de l'utilisation de la greffe de cellules souches germinales pour rétablir les fonctions reproductives de bars stériles. En outre, ce projet contribuera à réduire l'utilisation de poissons expérimentaux. L'expérimentation se propose en utilisant la technique de greffe des cellules servant à produire les spermatozoïdes et les ovules, de rendre fertile des bars stériles ce qui est une étape nécessaire à la production de certaines lignées expérimentales de bars comme les lignées ayant une absence de variabilité génétique au sein du groupe.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de reproduire des bars stériles en faisant porter leurs gamètes par des poissons non stériles. Cette méthode si elle est validée permettra de: 1/ produire les lignées ayant une absence de variabilité génétique au sein d'un groupe) 2/ de régénéré des populations ou lignés de bars dont les gonades ont été cryconservées.

Procédures

Les larves de bar utilisées pour ce projet seront injectées deux fois et seront anesthésiées lors des 3 manipulations, dont les 2 injections. L'ensemble de la procédure durent moins de 9 min, 3 minutes par manipulation.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivantes: les larves âgées de 30 jours utilisées pour ce projet sont anesthésiées et micro-injectées. La survie des larves suite à cette injection varie de 66 à 86%. Il est à noter que, due à la stratégie de reproduction de type r du bar (forte prolificité), la survie d’un élevage larvaire classique de bar est aux alentours de 20% et que les mortalités interviennent massivement durant les premiers jours de l’élevage, mais perdure jusqu’à la métamorphose des larves à 80 jours. Âgés de 6 mois, les poissons seront marqués avec une puce électronique afin de les identifier. Ce marquage est classiquement utilisé en aquaculture et se fait sous anesthésie et est équivalent à une piqure, il n’entraine pas de nuisance pour l’animale (c'est la même technique que celle employée pour identifier les chiens et chats). La collecte des gamètes à l'âge de 2 ans se fait sous anesthésie et n’entraine pas de nuisance pour l’animale.

Devenir

À l'issue de la greffe, du marquage et de la collecte des gamètes, les poissons sont gardés en vie.

Remplacement

Il n’y a pas d’alternatives non animales disponibles pour cette expérimentation. Le sujet de l'étude étant le bar lui-même.

Réduction

L’objet de ce projet est de produire in fine 9 lignées de bar ayant une absence de variabilité génétique au sein du groupe en faisant la preuve de concept de la reproduction de poissons stériles d’intérêt par le transfert de leurs cellules souches germinales dans des poissons-receveurs pleinement fonctionnel. 9 poissons portant très peu de variabilité génétique seront donc euthanasiés pour ce projet. Les cellules souches germinales (donnant les spermatozoïdes ou ovules) extraites des gonades de ces 9 poissons seront injectées dans 9x200 larves. Le taux de réussite du transfert de cellules souches germinales étant chez le bar de 15%, cela permettra d’avoir les 15 à 20 géniteurs porteurs des gamètes des poissons nécessaires au développement des 9 lignées de bar ayant une absence de variabilité génétique. Cela permettra d’ici 6 ans de réduire le nombre d’animaux utilisé dans de nombreux projets de recherche portant sur le bar.

Raffinement

Pour favoriser le rétablissement des larves microinjectées, celles-ci sont maintenues dans de l’eau stérile dont la salinité a été abaissée pour être à l'équilibre osmotique avec le poisson et gardées sous une surveillance particulière pendant les 4 heures suivant l’injection. Les larves ne récupérant pas rapidement leurs équilibres sont euthanasiées.

Choix des espèces

Le bar est le sujet de l’étude. Pour ce projet un total de 1800 animaux seront utilisés : 1800 larves de bar âgées de 30 jours, c'est à cet âge que les larves sont manipulables et que le transfert de cellule souche germinale donne les meilleurs résultats.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Moutons : 2
Souffrances
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Devenir
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2 moutons castrés vont être utilisés puis rendus au troupeau après récupération, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent deux interventions chirurgicales sous sédation, pour poser puis retirer une canule ruminale temporaire, avec des prélèvements sanguins répétés. Le porteur présente ce dispositif temporaire comme une alternative aux canules permanentes portées toute la carrière de l'animal. Il ouvre son résumé en évoquant un "besoin constant d'animaux" de son établissement et qualifie le recours aux ovins d'"indispensable" pour l'étude fine de la digestion.

Objectifs

L'agriculture est depuis toujours en constante évolution. Pour l'aider dans cette mutation la recherche agronomique a initié de nombreux programmes de recherche. Auparavant orientée vers l'augmentation des performances et l'amélioration de la productivité des espèces animales élevées et destinées à produire du lait et/ou de la viande, aujourd'hui elle s'orienterait plutôt à maintenir le niveau de production des animaux (ovins, bovins...) tout en prenant plus en compte les contraintes du milieu, les risques environnementaux (production des gaz à effet de serre, polution des sols...) ou les attentes sociétales (bien être animal, qualité des produits, traçabilité de l'alimentation...). Pour répondre à une partie de ces enjeux, notre établissement utilisateur a un besoin constant d'animaux. Pour réaliser des études fines des mécanismes physiologiques d'ingestion et de la digestion des aliments chez les ruminants , les animaux modèles utilisés sont ici des moutons castrés. C'est un modèle animal de référence pour établir les valeurs de digestibilité et d’ingestibilité des aliments pour ruminants, et pour comprendre les processus digestifs afin de les modéliser. De par son caractère générique, les résultats qu’il permet d’obtenir sont le plus souvent extrapolables aux autres catégories de ruminants (bovins, caprins, brebis et agneaux). Pour certaines études, en particulier pour la compréhension des mécanismes de digestion et de mesure de la cinétique de dégradation des aliments, le recours à des animaux porteurs de canules est indispensable. L’objectif de ce projet qui durera deux ans, est de trouver une alternative à certaines méthodes invasives sur animaux en particulier les canules permanentes sur ruminants. Ici, il s’agit premièrement de concevoir une canule ruminale temporaire pour ovin avec un diamètre d’insertion dans le rumen le plus étroit possible (= 3 cm) et pouvant être retirée quelques semaines après (max : 20 semaines). La pose de la canule se fera par chirurgie mais le retrait devra être réalisé sans chirurgie supplémentaire. Le but est que ces dispositifs ne soient positionnés sur l’animal que pour la durée de l’expérimentation et non sur la carrière de l’animal tout en permettant d'étudier les mécanismes fins de la digestion. Pour cela , nous réaliserons cette expérimentation sur deux moutons adultes afin de confirmer l'ensemble des étapes de ce protocole de mise en oeuvre.

Bénéfices attendus

Pouvoir étudier les mécanismes fins de la digestion en utilisant des animaux porteurs de canules. Les animaux ne seront équipés de ces canules que pour la durée des procédures soit quelques semaines. Les animaux ne seront plus équipés de canules permanentes durant toute leur carrière.

Procédures

Les deux animaux subiront deux interventions chirurgicales avec une sédation à la xylazine : la pose de la canule durera environ 30 minutes et le retrait de la canule durera moins de 10 minutes. Les prélévements sanguins seront réalisés sur les deux moutons vigiles et chacun durera moins d'une minute entre la contention et la réalisation de la procédure. Un volume maximum de sang de 20 ml par mouton est prélevé à la jugulaire (volume de prélèvement sans conséquence néfaste pour leur santé, inférieur à 1% du volume sanguin de l'animal), au moyen d’un vacutainer. Les prélèvements sanguins sont réalisés deux fois par jour à 3 heures d'intervalles à J-1, J0, J+1 et J+2 puis une fois par jour à J+5, J+7, J+9 et J+13 le matin à la pose et au retrait de la canule. Ces prélèvements seront réalisés par du personnel qualifié, les animaux seront préalablement habitués aux manipulations et aux prélèvements, pour que ceux-ci se passent dans le calme pour ne pas biaiser les indicateurs de bien-être animal (cortisol).

Impact sur les animaux

La présence de la canule engendre une légère gêne mécanique mais qui sera réduite à l'échelle de la procédure. De plus, au moment du retrait de la canule, un léger écoulement pourrait survenir pendant quelques heures, le temps que l'orifice ne se bouche de manière mécanique.

Devenir

A l'issue de toutes les procédures, les animaux retourneront dans le troupeau de mâles castrés après avoir complétement récupéré.

Remplacement

Dans certains cas de figure, notamment pour l'étude des mécanismes fin de la digestion, nous ne pouvons pas utiliser de méthodes alternatives (fermenteurs artificiels). C'est pour cela que nous avons recours à des ovins dans ce projet.

Réduction

Nous avons réduit au maximum les effectifs avec seulement deux animaux utilisés. Pour vérifier toutes les étapes, nous devons les confirmer avec au moins une répétition. Il serait vraiment très difficile de tirer des conclusions robustes avec seulement un seul animal.

Raffinement

Tout est mis en oeuvre pour le raffinement notamment les conditions d'hébergement qui seront réduites au maximum individuellement et les surfaces par animal respectent les normes en expérimentation. La durée en case individuelle devrait correspondre à la période de cicatrisation soit une quinzaine de jours. Cependant, si des problèmes persistaient de cicatrisation ou d’étanchéité de la canule, elle pourrait durer le temps de l’expérimentation soit 6 à 8 semaines pour la sécurité de l'animal mais serait réduit au maximum. De plus, lors de la pose et du retrait le protocole médicamenteux est adapté afin que l'animal souffre le moins possible. Des antiinflammatoire ainsi que des antalgiques sont administrés sur 9 jours post-opératoires pour permettre à l'animal de se remettre dans de bonnes conditions. De plus, pour vérifier que son bien être n'est pas impacté, des grilles de suivi sont mises en oeuvre deux fois par jour de J-1, J0, J1, à J2, puis une fois par jour à J5, J7, J9 et J 13 suivant les opérations et des prises de sang sont réalisées en parallèle pour vérifier l'évolution du cortisol dans le sang.

Choix des espèces

Nous étudions la digestion des ruminants et le mouton est l'un de nos modèles d'étude de ces mécanismes. C'est pour cela que nous avons choisi l'espèce ovine. Nous étudions les mécanismes de digestion d'animaux adultes et c'est pour cela que nous travaillons sur des moutons âgés d'un à deux ans.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 3200
Souffrances
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Devenir
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 3200

Jusqu'à 3 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des injections de tamoxifène déclenchent chez des souris génétiquement modifiées des lésions précancéreuses de la prostate, qui peuvent évoluer vers des tumeurs volumineuses provoquant douleur abdominale et perte de poids, la mise à mort étant prévue à 2 000 mm3 de tumeur ou à 20 % de perte de poids. Les animaux sont tués à différents temps pour prélever la prostate et d'autres organes. Le porteur affirme qu'aucun modèle cellulaire ne reproduit la cinétique des lésions et conclut à la "nécessité" d'expériences in vivo.

Objectifs

Le cancer de la prostate ( CaP) est le cancer viscéral masculin le plus fréquent et responsable de 350 000 décès en 2020. Les méthodes de diagnostic actuelles ne permettent pas d’identifier de façon précoce et fiable les patients qui développeront des formes agressives et métastatiques. De plus, les traitements existants ne sont pas efficaces contre les formes agressives et sont à l’origine des nombreux effets indésirables. Une meilleure connaissance des mécanismes moléculaires à l’origine de l’agressivité des tumeurs est donc requise afin de d’améliorer les outils diagnostiques et de développer des approches thérapeutiques plus efficaces. Une stratégie privilégiée pour l’étude du cancer est l’utilisation des modèles animaux qui miment la maladie humaine. Les modèles murins du cancer de la prostate, développés au laboratoire, répliquent les mutations du gène le plus fréquemment muté dans les tumeurs humaines. Cela permet la génération de lésions précancéreuses aux caractéristiques très proches de celles observées chez l'homme. L'objectif de ce protocole est le suivi et caractérisation des lésions précancéreuses de la prostate. Suite à l'invalidation du ou des gènes, des lésions, nommées néoplasies intraépithéliales prostatiques (PIN), se développent. L'évolution des PIN sera suivie pendant un délai suffisant à l'apparition des formes agressives. En conclusion, cette étude permettra de caractériser les mécanismes d'apparition des formes agressives du cancer de la prostate afin d’identifier des nouvelles cibles thérapeutiques et des outils diagnostiques.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de cartographier l’évolution des lésions précancéreuses et l’implication des gènes étudiés dans cette évolution. Les prélèvements de fluides (urines et sang) nous aideront à mettre en évidence des biomarqueurs du cancer de la prostate permettant un diagnostic précoce de la maladie.

Procédures

Chaque animal utilisé dans cette étude sera soumis à 5 injections intrapéritonéales du tamoxifène réalisés au courant d’une semaine, une fois que cet animal aura atteint l’âge adulte (8 à 12 semaines après naissance). Ce geste ne nécessite pas d’anesthésie. Ensuite, afin de réaliser les études des biomarqueurs circulants, 100 µL du sang sera prélevé sur 20 animaux à chaque point de la cinétique ( 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 9, 12 et 15 mois après injections du tamoxifène), un animal pourra être sujet à 3 prélèvements sanguins maximum au courant de sa vie, ces prélèvements seront espacés d’au moins 28 jours. Une injection en intra péritonéale prend 10 secondes de manipulation (contention+ injection) par souris. Le prélèvement sanguin prend 30 secondes de manipulation (contention+prélèvement+ injection) par souris.

Impact sur les animaux

Suite à l'injection du tamoxifène, une infection peut se développer au niveau de l'abdomen de la souris dans les journées suivantes l'injection. Lorsque les souris transgéniques développeront les PIN, à partir de 4 semaines après injection, ces PIN pourront évoluer vers les tumeurs de taille importante dans les points de cinétique les plus tardifs établis. Ces tumeurs pourront conduire à une douleur abdominale chez l'animal qui sera manifestée par une posture inhabituelle, poil hérissé, dos vouté, perte de poids etc. La taille de tumeur sera donc un point limite clé(2000 mm3). Suite à la prise de sang, les souris pourront être déshydratées, cette déshydratation sera régulièrement vérifiée par le pincement de peau sur le dos de la souris. De plus, une infection peut se développer sur le lieu de prélèvement, manifestée par une rougeur et un gonflement.

Devenir

Les animaux seront sacrifiés à différents points de cinétique afin de récupérer la prostate et différents organes en vue de la caractérisation.

Remplacement

Aucun modèle cellulaire ne récapitule la cinétique et la complexité cellulaire impliquées dans la formation de lésions précancéreuses. Cette complexité rend nécessaire l'utilisation d'expériences in vivo pour comprendre ce phénomène et identifier d'éventuelles cibles thérapeutiques.

Réduction

L’effectif demandé a été calculé afin d’obtenir les groupes des souris mutantes à différents points cinétiques de taille suffisante pour réaliser les tests statistiques de sorte à pouvoir tirer des conclusions pertinentes de nos expériences. Pour un type de souris donné et un point cinétique donné, 20 souris seront utilisées. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, les premières cohortes de souris seront divisées en sous-groupes pour étudier les différents stades de progression tumorale (stades précoces, intermédiaires et tardifs). Cette première étape permettra de déterminer les points cinétiques les plus intéressants pour réaliser les expériences. Le nombre d’expériences sur les points ne faisant pas partie de points clés pourra être réduit ce qui conduira à une réduction de nombre d’animaux utilisés. De plus, les cinétiques pourront potentiellement être raccourcies après cette première estimation, ce qui permettra de réduire encore plus le nombre d’animaux. En revanche, sur les points clés, des expériences supplémentaires pourront être réalisées, toujours dans la limite de 3200 souris maximum.

Raffinement

Durant la durée de l'étude, les souris seront gardées par groupes sociaux dans des cages agrémentées avec un enrichissement en animalerie. Pour l’ensemble des animaux, la surveillance sera visuelle, avec un suivi de l'aspect général de l'animal, sa posture et son comportement. Après injection, les souris seront observées pour détecter les éventuels signes de douleur ou de souffrance, à savoir la posture inhabituelle, le dos vouté, le poil hérissé, les grimaces, les vocalisations. Si ces signes persistent dans la journée suivant l'injection, les souris seront sorties de l'étude. De plus, lorsque les souris transgéniques développeront les PIN, à partir de 4 semaines après injection, elles seront observées par l'expérimentateurs et le personnel de l'animalerie d'hébergement chaque semaine afin de contrôler la taille de la prostate par palpation et l’apparence générale de la souris. Les points limites de l’expérience seront le volume de la prostate et le poids de la souris. Si le volume de la prostate est supérieur à 2000 mm3, les souris seront mises à mort et disséquées pour analyse histologique. Si la perte de poids est supérieure à 20% et/ou si la souris présente des signes de souffrance ou de détresse (posture inhabituelle, poil hérissé, dos vouté, retrait et absence d’interaction avec les congénères, état défensif, léthargie), la souris sera retirée de l’expérience et sacrifiée. Après chaque prélèvement sanguin, un volume équivalent au prélèvement de sérum physiologique sera injecté en sous-cutanée. De plus, le lieu de l'injection sera surveillé dans les journées suivantes afin de détecter des signes d'une éventuelle inflammation (rougeur, gonflement).

Choix des espèces

La souris a été choisie comme animal modèle car l’expression des protéines jouant un rôle dans les développements du cancer de la prostate est similaire à celle de l’humain. Cela nous permet d’induire les mutations dans des gènes Pten et Trp53 le plus fréquemment mutés dans les cancers de la prostate humain pour générer nos modèles. De plus, l’évolution des lésions précancéreuses dans notre modèle murin réplique de manière fidèle le développement du cancer de la prostate chez l’homme. Le système immunitaire murin est bien décrit dans la littérature et est proche de celui de l’humain, ce qui est crucial pour la mise en œuvre de notre projet d’étude sur l’interaction des cellules épithéliales de la prostate avec le microenvironnement tumoral. L’ensemble de ces facteurs nous permettra d’étudier l’évolution des lésions de CaP afin de développer des stratégies personnalisées de prévention, de surveillance active et/ou de traitement précoce. Les souris mâles seront utilisées de 8 semaines à 2 ans après naissance puisque le projet s’intéresse à l’organisme adulte. Les animaux utilisés seront adultes, les injections de tamoxifène se feront sur des jeunes adultes à partir de 8 semaines après naissance.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 100
Souffrances
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Devenir
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 100

100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection de cellules cancéreuses puis une radiothérapie, avant des examens IRM répétés sous anesthésie avec injection d'agents de contraste, et sont tuées pour prélever le cerveau. Le porteur indique que les tumeurs peuvent provoquer titubation, léthargie, perte de poids et crises d'épilepsie, la mise à mort intervenant à 15 % de perte de poids ou à l'atteinte d'autres points limites. Il conclut que l'imagerie du petit animal vivant est un maillon "indispensable" pour mettre au point une IRM de la radionécrose transposable à la clinique.

Objectifs

La radiothérapie est une option thérapeutique qui peut engendrer des phénomènes nécrotiques et inflammatoires intenses, appelés radio-nécrose, 6 mois à 2 ans chez près de 25% des patients. Cette radio-nécrose est un effet secondaire de la radiothérapie et limite la précision de l'évaluation de la réponse tumorale à la thérapie. En effet, ces lésions dues aux radiations peuvent être confondues avec la progression tumorale, d'où le terme parfois utilisé « pseudoprogression ». A ce jour, seule l’analyse d’échantillons extraits par biopsie s’avère être totalement fiable pour différencier ces deux phénomènes. Mais la biopsie reste une intervention chirurgicale pouvant présenter certains risques pour le patient et le résultat peut s’avérer peu informatif étant donnée la petite taille de l’échantillon vis-à-vis du volume et de l’hétérogénéité tumorale. Diagnostiquer précisément le plus tôt possible une radionécrose ou une récidive est essentielle afin d’adapter au mieux le traitement. L’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) est une méthode de choix pour la détection de tumeurs cérébrales. Cependant, les techniques d'IRM conventionnelles ne sont toujours pas capables de distinguer la progression tumorale de la radio-nécrose, car les deux présentent la même apparence sur les images IRM. Ainsi actuellement, des séries d’examens IRM incluant l’ensemble de ces nouvelles techniques sont nécessaires pour affiner les pronostics sans pour autant atteindre 100% d’exactitude. L’actuel projet de recherche s'appuie lui sur la relaxométrie IRM. Cette technique permet de quantifier les propriétés tissulaires pour caractériser la microstructure du tissu et ainsi augmenter la spécificité de détection. De plus, pour résoudre le problème spécifique de la différenciation radio-nécrose/progression, ce projet adoptera une approche de pointe pour extraire des informations sur la microstructure du tissu au sein de chaque voxel (pixel en 3D). Ce projet vise à développer des méthodes avancées d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) pour permettre l'évaluation in vivo non invasive de la réponse à la radiothérapie de gliomes implantés ou de métastases cérébrales chez la souris.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de cette partie du projet est la proximité et un accès facilité à la plateforme IRM pour des examens réguliers et la possibilité de suivre les animaux quotidiennement. Les bénéfices globaux de ce projet sont: 1) le modèle tumoral suivi d'une session de radiothérapie est représentatif de cas chez l’homme, donc la méthodologie IRM pourra être transférée rapidement; 2) Les données recueillies avec la nouvelle méthode IRM fourniront un point de départ solide pour a) évaluer la possibilité d'éviter les biopsies et b) évaluer plus précocement l'évolution de la maladie; 3) Les résultats de ce projet bénéficieront à long terme aux patients atteints de cancers cérébraux. En effet, nous sommes en cours d’implémentation de ces séquences de relaxométrie multi-compartiment sur une IRM clinique. De nouveaux biomarqueurs permettant de distinguer la récidive tumorale de la nécrose seront développés et mis à disposition via des techniques d'IRM rapides et robustes compatibles avec l'environnement clinique. Cela facilitera le diagnostic et permettra une prescription de traitement adapté. De plus, cela devrait réduire la nécessité d'une biopsie chirurgicale et ainsi limiter les risques pour le patient. Finalement, cette nouvelle technique IRM améliorera le confort des patients (pas d’injection d’agents de contraste, acquisitions rapides, diagnostics plus précis, technique d’imagerie inoffensive).

Procédures

Les 100 animaux seront soumis à une injection de cellules cancéreuses (en une seule fois) puis traités par radiothérapie (session unique) ou pas. Ces procédures seront réalisées sous anesthésie générale. Les animaux seront ensuite transportés dans une autre animalerie d’hébergement, permettant un accès facilité aux instruments d’imagerie. Les animaux seront soumis à une injection d’agents de contraste IRM sous anesthésie générale à chaque examen IRM. Ces examens seront séparés d’au minimum 3 jours. En fin de suivi IRM, ils seront euthanasiés sous analgésie et anesthésie générale pour un prélèvement propre du cerveau en vue de réaliser des examens IRM post-mortem et des coupes histologiques.

Impact sur les animaux

Les modèles tumoraux pourraient induire des effets indésirables sur le comportement de l’animal (titubation, léthargie), sur son apparence (yeux mi-clos, dos vouté), une perte de poids, et des signes neurologiques tels que la tête penchée, tremblements, crises d’épilepsie. La radionécrose tumorale ne devrait pas induire de douleur. En revanche, si une radionécrose du tissu cérébral sain intervient, celle-ci pourrait devenir douloureuse et sera détectée par des modifications du comportement ou de l’apparence physique. De plus, le transport des animaux d’un établissement utilisateur à un autre pourrait induire un stress aux animaux.

Devenir

Les examens IRM n’induisent pas de souffrance donc ces examens peuvent être répétés pour suivre l’évolution de la tumeur et de la radionécrose. Cependant, afin de confirmer la détection de la radionécrose par IRM, les animaux doivent être euthanasiés pour extraire le cerveau et réaliser des études histologiques.

Remplacement

Notre projet est à visée translationnelle. En effet, nous souhaitons développer des séquences IRM permettant un diagnostic plus précoces et fiables de la radionécrose (grâce à l’obtention d’images avec des résolutions spatiales et temporelles plus élevées, et des informations plus quantitatives). L’imagerie du petit animal vivant est donc un maillon indispensable dans ce processus.

Réduction

Les séquences IRM sont déjà développées et ont déjà été évaluées sur des souris saines. Ainsi, seulement des souris pathologiques (portant soit des gliomes soit des métastases cérébrales) seront imagées. Du fait de la non-invasivité de l’imagerie par IRM, les mêmes animaux seront imagés plusieurs fois avec un minimum de trois jours entre chaque examen. De plus, les structures cérébrales contralatérales au gliome serviront de contrôle interne. Cette démarche permet de limiter le nombre d’animaux au strict nécessaire.

Raffinement

Pendant les chirurgies, l'utilisation d'anesthésies gazeuses, la présence d'un tapis chauffant permettant de maintenir la température interne des animaux et le contrôle visuel de la respiration permettent d'assurer un réveil rapide des animaux. Les souris portant des tumeurs ou métastases cérébrales seront étudiées jusqu’à ce que leurs poids aient diminué de 15% ou que les autres points limites soient atteints. Une grille de scorage a été instaurée pour surveiller la santé et le bien-être des animaux, comprenant des signes au niveau du comportement, de la mobilité, de la perte de poids, et de l’apparition de signes neurologiques. Si des signes de mal-être apparaissent, les animaux seront pris en charge par un analgésique. Des points limites ont aussi été instaurés, induisant une euthanasie immédiate. Les animaux seront observés une fois par jour. La fréquence d’observation passera à 2 fois par jours dès le début de la perte de poids (10%). Les souris seront hébergées dans des cages avec un environnement enrichi par des objets (bâtonnets de bois à ronger, matériaux de construction de nid, maisonnette, tubes en carton) contenant de la paille, de la nourriture et de l’eau à volonté.

Choix des espèces

Les souris C57Bl/6N et BalbC sont couramment utilisées dans la littérature, permettant de comparer nos résultats à des études précédentes. De plus, elles possèdent un système immunitaire fonctionnel permettant de mimer la pathologie humaine. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (à partir de 8 semaines) car le développement des organes sera terminé.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 671
Souffrances
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▲ 671
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Devenir
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 671

671 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de gravité modérée. Elles reçoivent des greffes de cellules cancéreuses par voie sous-cutanée, intraveineuse ou intracardiaque, puis un agent anticancéreux deux fois par jour ou par pompe implantée, avec des tumeurs pouvant s'ulcérer et se nécroser, une perte de poids et des hématomes, pour évaluer une pro-drogue activée dans le microenvironnement tumoral. Le porteur suit la croissance des tumeurs par IRM, la mise à mort étant déclenchée à un score de souffrance défini. Il affirme qu'il est "indispensable" d'utiliser des animaux vivants car le système immunitaire et les tissus environnants seraient nécessaires.

Objectifs

L'agent anticancéreux que nous étudions sont des pro-drogues activables par des enzymes qui libèrent des agents toxiques. En effet, la présence d’activité enzymatique permanente est une caractéristique du microenvironnement des tumeurs. Ces enzymes actives peuvent provenir des cellules tumorales, des cellules infiltrées ou encore des cellules environnant la tumeur. L'agent anticancéreux activé par les enzymes ont un effet toxique qui permettrait de tuer plus spécifiquement les cellules cancéreuses qu’une drogue de chimiothérapie classique qui s’attaque à toute cellule en division indistinctement. L'objectif de ce projet est donc d'évaluer l'effet thérapeutique du nouvel agent anticancéreux sur des modèles de tumeurs et de métastases, non seulement, pour la prévention de formation de tumeurs mais aussi pour le traitement de tumeurs déjà formées.

Bénéfices attendus

Tout d'abord, basées sur nos résultats in vitro, le traitement par le nouvel agent anticancéreux devrait être efficace sur le développement de tumeurs et de métastases. De plus, du fait de sa cible, la dissémination des cellules cancéreuses devrait être réduite, limitant le développement métastatique. Contrairement aux agents chimiothérapeutiques actuels, la toxicité induite par le nouvel agent anticancéreux devraient être ciblée aux cellules tumorales, et induire peu, voire pas du tout, de résistance. Ainsi, du fait de sa spécificité d'action, les effets secondaires obtenus lors de chimio-thérapie classique devraient être absents. Le nouvel agent anticancéreux pourrait être utilisé pour traiter de nombreux cancers solides.

Procédures

Toutes les procédures seront réalisées sous anesthésie générale. 264 souris seront injectées en sous-cutané avec des cellules cancéreuses (durée de l'intervention: 10min par animal) puis traitées avec l’agent anti-cancéreux soit deux fois par jour par voie intraveineuse, intrapéritonéale, ou intra-tumorale (durée de ces injections: 2-3min par animal), soit en continu grâce à une pompe osmotique implantée en sous-cutanée. Ce traitement sera réalisé jusqu’à ce que l’effet thérapeutique soit observé. 73 souris seront injectées en intra-cardiaque avec des cellules cancéreuses (durée de l'intervention: 10min par animal) puis traitées avec l’agent anti-cancéreux soit en continu grâce à une pompe osmotique implantée en sous-cutanée, soit par des injections intraveineuses ou intra-péritonéales biquotidiennes (durée des injections: 2-3min par animal). Ce traitement sera réalisé jusqu’à ce que l’effet thérapeutique soit observé. 264 souris seront injectées en intraveineux avec des cellules cancéreuses (durée de l'intervention: 10min par animal) puis traitées avec l’agent anti-cancéreux soit en continu grâce à une pompe osmotique implantée en sous-cutanée, soit par des injections intraveineuses ou intra-péritonéales biquotidiennes, soit par des instillations biquotidiennes (durée de ces injections: 2-5min par animal). Ce traitement sera réalisé jusqu’à ce que l’effet thérapeutique soit observé. 70 souris saines seront injectées avec l’agent anti-cancéreux par voie intraveineuse ou intrapéritonéale deux fois par jour (durée de ces injections: 2-3min par animal) pendant la même durée que celle déterminée sur les souris portant des tumeurs ou métastases. Puis les animaux seront soumis à un examen IRM sous anesthésie générale toutes les semaines jusqu’à ce que l’effet thérapeutique soit observé. Lors de cet examen, une injection intraveineuse d'un agent de contraste (durée de l'injection: 1min par animal) sera réalisée.

Impact sur les animaux

Du fait de la haute spécificité de substrats des alkoxyamines, celles-ci ne devraient pas entrainer de nuisance ou d'effets secondaires. Cependant, en théorie une baisse de tension est possible due à la présence des nitroxydes. Selon notre expérience elle n’entraine jamais de séquelle ou de perte d’animaux. Les effets indésirables attendus à cause des modèles tumoraux devraient être détectables au niveau de l’apparence physique (prostration, pilo-érection, chromadacryorrhée), du comportement, de la respiration (respiration rapide/superficielle), d’alimentation (perte de poids), de température corporelle. De plus, les tumeurs sous-cutanées peuvent aussi être sources de nuisances (ulcération, nécrose, difficulté de mobilité). Les instillations intra-trachéales pourraient induire une irritation de la gorge associée à des signes d’inconfort respiratoire (dyspnée, respiration orale). Les injections intraveineuses biquotidiennes pourraient provoquer des hématomes, et une mauvaise perfusion sanguine.

Devenir

Nous souhaitons déterminer si le nouvel agent anti-cancéreux permet de réduire la croissance tumorale ou empécher la formation de métastases. Un suivi longitudinal est donc nécessaire.

Remplacement

Il est indispensable d’utiliser les animaux vivants, car nous souhaitons évaluer l'efficacité thérapeutique d'un nouvel agent anticancéreux sur des tumeurs, dont le micro-environnement inclut des enzymes actives qui proviennent souvent des cellules non tumorales qui infiltrent la tumeur ou des cellules qui entourent la tumeur. Ainsi, le système immunitaire et les tissus normaux environnants sont particulièrement nécessaires pour évaluer leur efficacité.

Réduction

Afin de limiter le nombre d'animaux à utiliser pour ce projet, des expérimentations in vitro ont été réalisées (et seront réalisées) en amont, pour étudier l'effet du nouvel agent anticancéreux sur chacune des cellules cancéreuses en culture. De plus, comme nous avons déterminé que les cellules de fibrosarcomes répondaient au traitement in vitro, nous débuterons nos expérimentations avec ces cellules. Selon les résultats sur ce modèle, le nombre d'animaux nécessaires pour déterminer la concentration optimale et la voie d'injection appropriée pourra être diminué pour les autres modèles de tumeurs primaires et métastases. En effet, nous pourrons réduire le nombre de concentrations à tester ainsi que les voies d'injection, afin de limiter le nombre d'animaux total. L'imagerie par Résonance Magnétique (IRM) permet d'imager l'animal plusieurs fois pour évaluer un traitement (ici pour suivre l’évolution de la croissance tumorale) sans avoir recours à des euthanasies à différents temps au cours du traitement pour réaliser de l'histologie. Cette méthode a été choisie car elle permet de limiter énormément le nombre d'animaux. Nous avons évalué que 3 souris par concentration d’agent anticancéreux suffiront pour déterminer si la molécule entraine un effet thérapeutique. Ensuite, 10 souris par groupe seront utilisées afin de pouvoir comparer les groupes statistiquement.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans un environnement enrichi par des objets contenant de la paille, de la nourriture et de l’eau à volonté. L'utilisation d'anesthésies gazeuses et la présence d'un tapis chauffant permettent d'assurer un réveil rapide des animaux. Du gel ophtalmologique sera appliqué sur les yeux afin de compenser la sécheresse oculaire lors des anesthésies. Afin d'administrer l'agent anticancéreux, nous testerons l'utilisation de pompes osmotiques implantables sous la peau de l'animal et reliées via un cathéter à la veine jugulaire. Ceci permet une administration continue des molécules, et réduira le stress de l'animal comparé à des injections quotidiennes nécessitant une contention voire une anesthésie générale. Une grille de scorage a été établie pour permettre de suivre l’état des animaux deux fois par semaine minimum. Différents critères ont été établis pour évaluer le bien-être tant au niveau de l’apparence physique, du comportement, du poids de corps, de la respiration, de la température corporelle et de signes cliniques au niveau tumoral. Chaque critère est noté sur 3. Si le score total est supérieur à 4, une prise en charge analgésique de l’animal devra être réalisée. Si le score atteint 10, l’animal sera euthanasié dans la journée, après une dernière session IRM. Les souris seront pesées juste avant les procédures de mise en place d'un modèle tumoral, puis deux fois par semaine. Lorsque une perte de poids de 10% sera mesurée (signifiant l’entrée en phase critique), les animaux seront pesés 3 fois par semaine. Lors de ces pesées, les volumes des tumeurs sous-cutanées seront mesurés grâce à un pied à coulisse. Dès les premiers signes de mal-être (score supérieur à 4), les animaux seront pris en charge par un analgésique. Si besoin, une crème sera appliquée pour désinfecter les lésions tumorales; 1 goutte dans l’oeil d’un désinfectant oculaire sera déposée 2 fois par jour en cas de besoin de soins oculaires. Du gel diet sera mis-à-disposition dans les cages dès que les animaux auront perdu 10% de leurs poids initial. Une réhydratation pourra être réalisée grâce à une injection sous-cutanée de glucose 5%. Le nombre d’animaux par cage pourra être réduit pour isoler les animaux les plus affaiblis, et un enrichissement renforcé pourra être appliqué. Des points limites ont été instaurés prenant en compte le modèle tumoral, induisant une euthanasie dans la journée après une dernière session IRM.

Choix des espèces

La souris permet de développer de nombreux modèles tumoraux, dont nous avons l’expertise. Les cellules cancéreuses d'origine murine seront injectées dans des souris possédant un système immunitaire actif. Les souris immunodéficientes seront injectées avec des cellules cancéreuses d'origine humaine. Les animaux seront utilisés à l’âge jeune adulte (à partir de 10 semaines), car nous souhaitons mimer le développement d'un cancer chez l'homme adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système respiratoire
Rats : 168
Souffrances
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Devenir
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168 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent des injections hebdomadaires de busulfan et d'inhibiteurs du protéasome, des anticancéreux, sont suivis par échocardiographie sous anesthésie, puis subissent un cathétérisme cardiaque terminal avant prélèvement du cœur et des poumons, pour étudier une hypertension artérielle pulmonaire d'origine médicamenteuse. Le porteur décrit des effets fonctionnels faibles et une "dyspnée légère" tout en classant les procédures en gravité sévère. Il qualifie le modèle chez le rat d'"incontournable" et le recours aux animaux d'"indispensable", tout en menant des expériences parallèles sur cellules humaines.

Objectifs

L'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) est une maladie mortelle affectant l’arbre vasculaire pulmonaire. L’HTAP peut se développer sans cause connue (HTAP idiopathique) ou peut être secondaire à des médicaments ou des toxiques (HTAP iatrogène). La liste des médicaments ou toxiques est constamment mise à jour et classifie les substances comme définitivement ou possiblement associées à de l’HTAP. Parmi ces substances le busulfan en tant qu’agent alkylant est classé comme potentiellement associés à l’HTAP et les inhibiteurs du protéasome (IP), le bortezomib et le carfilzomib n’ont pas été étudiés. Notre équipe a récemment identifié un signal fort provenant de ces molécules (travaux en cours de publication). Elles sont utilisées pour des pathologies hématologiques, notamment le myélome, et dans les conditionnements pré greffe de moelle. Les mécanismes entraînant le développement de l’HTAP après exposition à ces médicaments n’ont pas été étudiés. Les meilleurs modèles existant d’HTAP sont des modèles développés chez le rat, et miment parfaitement les caractéristiques hémodynamiques et morphologiques principales de la maladie humaine. C’est pourquoi créer des modèles d’HTAP iatrogène chez le rat est incontournable pour étudier l’effet de ces drogues sur le système cardiopulmonaire des malades. Il est en effet crucial de vérifier que ces drogues n’ont pas d’effets indésirables notamment sur le cœur et les poumons de ces animaux, qui sont très impactés par l’HTAP. Toutes les procédures seront pratiquées en utilisant des anesthésiques et des antalgiques. La pratique répétée d’échocardiographie nous permettra d’étudier la fonction cardiovasculaire de manière non invasive et de limiter le nombre d’animaux. L’utilisation simultanée des inhibiteurs du protéasome associée au busulfan nous permet d’une part de reproduire de manière fidèle les traitements reçus par les patients mais aussi de limiter le nombre d’animaux. Après traitement, un cathétérisme cardiaque et l'euthanasie seront réalisés sous anesthésie générale, suivi du prélèvement des tissus . Les animaux seront surveillés quotidiennement et leur entretien sera effectué dans des conditions soigneusement contrôlées pour s’assurer que les animaux ne subissent aucun stress. Le nombre total de rats utilisés sera de 168 sur l’ensemble de l’étude en combinant plusieurs approches expérimentales par différents expérimentateurs sur le même animal.

Bénéfices attendus

L’HTAP est une cause de handicap, d’insuffisance cardiaque et de mort. Au vu de l’absence d’identification des mécanismes expliquant le développement de l’HTAP chez les patients exposés à ces médicaments, ce projet présente une utilité majeure dans la prise en charge des patients.

Procédures

Chaque animal sera soumis à une échocardiographie hebdomadaire, sous anesthésie générale et 1 à 2 injections sous cutanées hebdomadaires sous anesthésie générale. Le projet soumis prévoit de sacrifier les animaux au bout de 6 semaines. Cependant, les échocardiographies hebdomadaires permettront de suivre l’évolution des paramètres cardiovasculaires des animaux et d’adapter si nécessaire la durée du protocole (diminution ou augmentation du nombre de semaines de suivi). A la fin du protocole les animaux seront soumis à un cathétérisme cardiaque droit, sous anesthésie générale. L'échocardiographie se fera de paire avec la 2ème injection le cas échéant, cette manipulation durera 10 minutes. Les injections se faisant en intrapéritonéale dureront moins de 30 secondes.

Impact sur les animaux

Induction d'une toxicité vasculaire pulmonaire n'entrainant pas ou peu de retentissement fonctionnel. Possible dyspnée légère.

Devenir

Après réalisation du cathétérisme les organes d'intérêt que sont le coeur et les poumons vont être prélevés, leurs études sont indispensables à la compréhension des mécanismes sous-jacents au développement de l'HTAP.

Remplacement

L'objectif de recherche est d'étudier et comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans le développement de l'hypertension artérielle pulmonaire après exposition médicamenteuse. Le recours à des animaux est indispensable et se justifie par la nécessité d'étudier la fonction ventriculaire droite, la réactivité vasculaire, l'histologie pulmonaire dans un contexte physiologique et pathologique. Ce projet se justifie également par l'impossibilité de simuler ex vivo la mise en place d'une HTAP puis d'une insuffisance cardiaque droite chez l'humain qui est un processus multifactoriel complexe. Cependant, autant que faire se peut, les expériences se feront parallèlement sur cellules vasculaires pulmonaires humaines afin de limiter au maximum le recours aux animaux. Ces cellules primaires sont générées dans notre hopital, référent en ile de france de la transplantation pulmonaire des patients souffrant d'HTAP.

Réduction

La surveillance échocardiographique hebdomadaire permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés au travers d’études longitudinales où chaque animal devient son propre contrôle. Afin de réduire encore le nombre d'animaux utilisés, les animaux sont mis à mort en fin d'expérimentation après le cathétérisme permettant d'évaluer leur fonction cardiaque et les tissus prélevés seront partagés. Des expériences de biochimie et biologie moléculaire à partir des différents tissus collectés et des études sur cellules isolées seront effectuées. Les calculs de puissance ont été faits en amont de la manipulation pour réduire au maximum le nombre d'animaux inclus dans l'étude et les tests statistiques ad hoc seront utilisés pour analyser les résultats et identifier les différences attendues le cas échéant.

Raffinement

Toutes les procédures seront pratiquées en utilisant des anesthésiques et des antalgiques. Certaines expériences pourront être réalisées sur tissus pulmonaires solés. A la fin des expérimentations, les animaux seront euthanasiés pour prélèvement d'organes. De l'enrichissement sera ajouté dans les cages d'animaux. Ceux-ci seront surveillés quotidiennement et leur entretien sera effectué dans des conditions soigneusement contrôlées pour s'assurer que les animaux ne subissent aucun stress. Des points limites spécifiques ont également été mis en place. Les échographies de suivi prévues dans la procédure permettent de suivre le stade de l’insuffisance cardiaque qui peut survenir dans l'HTAP et de décider de l'euthanasie des rats avec une fonction cardiaque altérée.

Choix des espèces

Les rats sont des modèles standards de maladies cardiovasculaires. Ils présentent une anatomie vasculaire pulmonaire et des caractéristiques hémodynamiques semblables à celle de l'homme. Notre équipe travaille en routine avec des modèles murins d'hypertension artérielle pulmonaire, nous avons donc l'expérience et le matériel adapté pour travailler avec le rat. Nous allons travailler avec des rats de souches Wistar. Les animaux utilisés sont de jeunes rats (6 à 8 semaines, 100 g), l'induction de l'HTAP est connue pour être plus sévère à cet âge où le système vasculaire pulmonaire est en croissance.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 625
Souffrances
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Devenir
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625 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées en gravité légère. Soumises pendant seize semaines à un régime gras à base de lard, puis mises à jeun et tuées pour prélever leur tissu adipeux, elles peuvent selon le porteur prendre un poids les empêchant d'accéder à l'eau et à la nourriture et développer un état dépressif et anxieux, effets décrits malgré le classement en gravité légère. Le projet étudie le rôle des endocannabinoïdes du tissu gras dans l'obésité et le diabète de type 2. Le porteur indique recourir à des explants de tissu adipeux in vitro et écarte la microdialyse qui "nécessiterait plus d'animaux".

Objectifs

L’obésité s’accompagne d’une hyperactivation du système endocannabinoïde dans plusieurs organes favorisant l’apparition de dérégulations métaboliques. L’utilisation d’un antagoniste, le Rimonabant, capable de bloquer les principaux récepteurs de ce système, (les récepteurs aux cannabinoïdes 1 ou CB1R) s’est avérée être une approche thérapeutique efficace pour l’Homme entre 2006 et 2008. Pourtant, le Rimonabant a été retiré du marché en 2008 à cause de ses effets secondaires neuropsychiatriques consécutifs à son action sur les CB1R localisés dans le cerveau. Par la suite, il a été démontré que l’amélioration des paramètres métaboliques induits par le Rimonabant était majoritairement due au blocage des CB1R périphériques conduisant à des effets bénéfiques sur plusieurs organes clés du métabolisme glucido-lipidique dont le foie, le muscle squelettique, le pancréas et le tissu adipeux. Aujourd’hui, le rôle des CB1R périphériques est clairement illustré par des études montrant que le blocage de ces récepteurs périphériques diminue le risque cardio-métabolique chez la souris obèse. Alors que la présence des CB1R dans les organes majeurs de l’homéostasie glucido-lipidique est bien démontrée, l’origine des ligands qui activent ces récepteurs, les endocannabinoïdes (ECs), est plus discutée. Les 2 principaux ECs, l’anandamide (AEA) et le 2-arachidonylglycérol (2-AG) sont généralement synthétisés localement « à la demande » et ont une action autocrine et une durée de vie très courte. Ils sont également retrouvés dans le plasma où leur concentration semble refléter leur production par les tissus périphériques et en particulier le tissu adipeux. En effet, les ECs circulants sont augmentés chez les obèses et particulièrement chez les individus présentant un excès de graisse viscérale. Ainsi, l’objectif du projet est de démontrer qu’au cours de l’obésité, des ECs sont produits en excès par les dépôts graisseux et exercent une action locale (autocrine / paracrine) sur les CB1R pouvant conduire à une altération du métabolisme des adipocytes et modifier leurs capacités de différenciation.

Bénéfices attendus

Les ECs régulent de nombreuses fonctions physiologiques dont certaines impliquées dans l’homéostasie énergétique. Ainsi, il est admis que le SEC stimule la prise alimentaire et favorise le stockage de l’énergie via l’action coordonnée des ECs sur les CB1R présents dans de nombreux organes. Ce projet devrait nous permettre d’obtenir des informations importantes concernant la nature des ECs produits (AEA ou 2-AG) par le tissu adipeux pathologique en comparaison avec le tissu adipeux sain et de préciser leur origine (tissu adipeux viscéral ou sous-cutané). De plus, nous devrions démontrer que l’inactivation des CB1R du tissu adipeux conduit à une diminution de la production des ECs limitant ainsi leurs actions autocrines et/ou paracrines néfastes pour l’organisme. Ces effets seront évalués en mesurant la production d’adipokines et de cytokines pouvant être impliquées dans l’installation du diabète de type II.

Procédures

Dans ce projet, les animaux sont tout d’abord soumis soit à un régime standard soit à un régime hyperlipidique (60% lipides à base de lard) pendant environ 16 semaines. Les animaux sont ensuite mis à jeun 12h avant d’être anesthésiées puis mises à mort en vue de prélèvements d’organes.

Impact sur les animaux

En plus d’une altération des paramètres métaboliques, un régime gras de longue durée peut entrainer une prise de poids importante et altérer les capacités motrices de l’animal au point de le rendre incapable d’accéder à la nourriture et la boisson. Le régime gras peut également altérer la santé mentale des animaux et créer un état dépressif et de l’anxiété.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort. Le tissu adipeux périépididymal et inguinal sera prélevé en vue de la préparation d’explants en culture ou de cultures de cellules de la fraction stroma-vasculaire. Des échantillons de foie et de tissu adipeux seront également prélevés pour analyse ultérieure de certains paramètres caractérisant le métabolisme glucido-lipidique (dosages de lipides, mesures d’activités enzymatiques, dosages plasmatiques par kits colorimétriques...).

Remplacement

L’approche méthodologique in vitro utilisée dans ce projet est basée sur la mise en culture d’explants de tissu adipeux. Ce modèle a été retenu préférentiellement à des lignées comme les 3T3 par exemple car il respecte l’intégrité physiologique du tissu. En effet, le tissu adipeux est hétérogène et les différents types cellulaires le composant peuvent avoir un impact sur le métabolisme des adipocytes, ce qui est particulièrement vrai pour les macrophages. Ce modèle pourrait être remplacé par une méthode d’exploration in vivo utilisant un protocole de microdialyse du tissu adipeux. Toutefois cette technique nécessiterait plus d’animaux et serait plus traumatisante.

Réduction

Le modèle d’explants de tissu adipeux permet une réduction importante du nombre d’animaux par rapport à une exploration in vivo. En effet, cette méthode offre la possibilité de tester plusieurs traitements sur un même animal puisque le tissu est découpé en petits fragments et réparti dans des plaques multi-puits. De plus, dans ces conditions il est possible d’étudier le tissu adipeux viscéral et le sous-cutané sur la même souris.

Raffinement

Au laboratoire, plusieurs projets autour de la thématique de l’obésité utilisent des souris soumises aux mêmes conditions nutritionnelles. C’est pourquoi, aussi souvent que possible, les tissus destinés à la préparation d’explants ou de cultures de cellules de la fraction stroma-vasculaire seront prélevés sur des souris engagées dans d’autres protocoles. Les animaux auront libre accès à un biberon d’eau et des objets d’enrichissement de milieu seront placés dans les cages. Afin d’éviter le stress de l’isolement, les animaux seront plusieurs par cage (5 à 10). Tout au long du traitement nutritionnel, l’état général des animaux sera surveillé de façon régulière car bien que l’obésité ne soit pas un point limite, les pathologies qu’elle génère peuvent être une source de dérèglements internes. Le régime gras peut altérer le métabolisme et la santé mentale des animaux (état dépressif et anxiété). Un régime gras de longue durée peut entrainer une prise de poids importante et altérer les capacités motrices de l’animal au point de le rendre incapable d’accéder à la nourriture et la boisson. Toutefois la durée du régime étant limitée à environ 16 semaines, la prise de poids ne devrait pas être associée à une mauvaise condition physique. Le régime hyperlipidique est administré sous forme de croquettes beaucoup moins dures que les croquettes d’entretien classiques ce qui peut favoriser la pousse des incisives jusqu’à la malocclusion dentaire liée à un manque d’usure des dents. Pour éviter l’apparition de cette pathologie des objets à ronger seront introduits dans la cage.

Choix des espèces

La souris est un modèle couramment utilisé en recherche pour tenter de comprendre les mécanismes à l’origine des dérégulations métaboliques liées à l’obésité et tester des stratégies thérapeutiques. En effet, le métabolisme glucido-lipidique de la souris est adapté à la mise en évidence de phénomènes physiologiques proches de ceux que l'on peut observer chez l'Homme au cours de l’obésité. La souris fait partie des espèces les plus étudiées avec des données bibliographiques abondantes ce qui permet de s’appuyer sur la littérature pour justifier certaines hypothèses au lieu de faire une expérience, limitant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Ceci est valable pour le système endocannabinoïde du tissu adipeux qui fait l’objet de nombreuses études. Dès le sevrage les animaux seront soumis au régime contrôle ou hyperlipidique pour une durée de 16 à 18 semaines. Cette mise sous régime pendant la phase de croissance active de l’animale permet d’augmenter la réponse au traitement et ainsi d’en limiter la durée.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système musculosquelettique
Rats : 40
Souffrances
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Devenir
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40 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque rat est irradié à la mâchoire, subit une extraction de molaire puis une exérèse d'os mandibulaire, plusieurs scanners et l'implantation d'une pompe à antalgiques, ce qui provoque des douleurs et des difficultés à s'alimenter et à ronger, ses incisives étant recoupées à chaque anesthésie. Le projet teste un biomatériau composite destiné à réparer l'os après une ostéoradionécrose de la mâchoire. Le porteur affirme qu'"il n'est pas possible de se passer d'animaux" avant un éventuel essai chez l'humain.

Objectifs

Evaluer l'efficacité d'un biomatériau composite innovant sur la formation osseuse dans le cadre du traitement d'ostéoradionécrose mandibulaire.

Bénéfices attendus

Première preuve in vivo de l'efficacité de ce biomatériau composite innovant dans le traitement de l'ostéoradionécrose. Perfectionnement du modèle animal d'ostéradionécrose chez le rongeur.

Procédures

Les interventions suivantes seront effectuées : - irradiation (sous anesthésie générale, durée estimée inférieure à 60 min) - implantation de mini-pompe pour diffusion d'antalgiques (au cours de chaque anesthésie générale, durée estimée inférieure à 30 min) - chirurgie d'extraction de molaire (sous anesthésie générale, avec prélèvement sanguin, durée estimée inférieure à 30 min) - chirurgie d'exérèse d'os mandibulaire pathologique (sous anesthésie générale, avec prélèvement sanguin, durée estimée inférieure à 30 min) - scanners à J28, M2, M3, M4, M5 (sous anesthésie générale, durée estimée inférieure à 15 min) - prélèvement sanguin et mise à mort (sous anesthésie générale, durée estimée inférieure à 10 min)

Impact sur les animaux

Douleurs, difficultés à l'alimentation, difficulté au rongeage.

Devenir

Mise à mort nécessaire pour examen histologique (évaluation biointégration, biodégradation, formation osseuse, présence d'ostéoradionécrose).

Remplacement

Il n'est pas possible de se passer d'animaux pour ce projet. En effet, avant de pouvoir mettre en place les premiers essais cliniques chez l'Homme, il est nécessaire de vérifier l'efficacité du nouveau biomatériau dans une étude préalable sur modèle animal.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire a été réduit par une analyse statistique optimale établie en fonction des résultats attendus, ainsi que le choix de modèles animaux et de protocoles déjà validés dans la littérature.

Raffinement

Le bien-être animal sera raffiné par une optimisation de la gestion de la douleur (pompes à morphine). Les animaux seront surveillés avec attention (comportement, prise alimentaire) et seront pesés de manière hebdomadaire durant toute l'expérience. Les difficultés à l'alimentation seront surveillées et la prise alimentaire sera facilitée par les antalgiques et un accès ad libidum à l'eau et à de l'alimentation molle (croquettes ramollies). Elle sera supplémentée par des compléments hypernutritifs en cas de perte de poids. Les cages seront de taille adaptée à la règlementation à savoir un compartiment minimal de 800cm² par animal. Le change sera effectué 2 fois par semaine. Un enrichissement environnemental dans les compartiments sera réalisé avec mise en place de cachettes, de papier, coton pour réaliser des nids. Les incisives seront recoupées lors de chaque anesthésie générale pour compenser le fait que le rongeage sera potentiellement douloureux. Des points limites seront respectés pour éviter toute souffrance excessive. L'ensemble du personnel est qualifié et compétent en matière d'expérimentation animale, et l'animalerie possède l'agrément et le plateau technique nécessaires. A noter que les animaux ne pourront pas être réutilisés car une analyse de la régénération osseuse au microscope est nécessaire (autopsie).

Choix des espèces

Rats Lewis (LEW/OrlR) mâles de 400 grammes sexuellement matures pour plus de robustesse et pour faciliter la chirurgie (mandibule plus grande). Modèle animal d'ostéoradionécrose mandibulaire (irradiation et extraction de molaire) déjà utilisé par l'équipe porteuse du projet pour tester l'efficacité d'un autre biomatériau. Modèle animal fiable et robuste pour cette pathologie (déjà publié dans la littérature).