Oncologie

4330 contenus, page 344 sur 361
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Rats : 704
Souffrances
▲ -
▲ 512
▲ 192
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 704

704 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils subissent des chirurgies, des jeûnes répétés, des injections de glucose ou d'édulcorants et de multiples prélèvements sanguins, avant une chirurgie terminale sous anesthésie sans réveil pour prélever des tissus de l'hypothalamus. Le projet cherche à comprendre comment les substituts de sucre non nutritifs perturbent le métabolisme du glucose et la prise alimentaire. Le porteur affirme qu'aucun modèle de substitution ne permet d'étudier ces mécanismes mettant en jeu des dialogues entre organes.

Objectifs

Consommés régulièrement des substituts de sucres non nutritifs (SNN) peuvent provoquer une augmentation de la prise alimentaire et par voie de conséquence une augmentation de la glycémie à long terme. De plus, il a été montré que la consommation de SNN sur une courte période pouvait diminuer la sensibilité à l’insuline en réponse à un test de tolérance au glucose réalisé chez des sujets sains. Ces changements métaboliques pourraient entrainer des dysfonctions physiologiques notamment par l’intermédiaire des récepteurs T1Rs au goût sucré. Ces récepteurs sont retrouvés sur la langue mais aussi dans tout l’organisme et en particulier sur les vaisseaux sanguins et l’hypothalamus. L’objectif de ce projet sera d’étudier l’effet (les effets) de substituts de sucre non nutritifs (SNN) à court mais aussi à long terme sur la (les) réponse(s) de l’hypothalamus, en particulier de déterminer les effets métaboliques (dont le contrôle nerveux de la sécrétion d’insuline) et sur la prise alimentaire.

Bénéfices attendus

Ces expérimentations nous permettrons de mieux comprendre pourquoi et comment la consommation d’édulcorants entrainent un dysfonctionnement du métabolisme glucidique et du contrôle de la prise alimentaire en lien avec l’hypothalamus, et indépendamment de la perception gustative orale.

Procédures

Etude de l’effet chronique des édulcorants Par voie extraorale : Une partie des animaux subira une chirurgie de 30 à 45 minutes (procédure1), après 6 semaines, la moitié de ces rats opérés suivra la procédure 2 (reprise alimentaire après un jeûne) avec mise à jeun de 8 heures suivie d’une injection intrapéritonéale (IP) PBS ou IP glucose puis 3 prélèvements sanguins sur 4 heures. Ces animaux seront ensuite utilisés, une semaine après en procédure 4 avec chirurgie sans réveil. L’autre moitié subira la procédure 3 : soit un test de tolérance au glucose avec mise à jeun de 4 heures suivi d’une IP de glucose puis 6 prélèvements sanguins sur 2 heures soit une échoMRI, ils subiront la procédure 4 sans réveil après une semaine de repos. Par voie orale : Ces animaux auront les édulcorants pendant 8 semaines dans l’eau de boisson. Après 8 semaines, la moitié de ces rats suivra la procédure 2 avec mise à jeun de 8 heures suivie d’une IP PBS ou IP glucose puis 3 prélèvements sanguins sur 4 heures. Ces animaux seront ensuite utilisés une semaine après en procédure 4 avec chirurgie sans réveil. L’autre moitié subira la procédure 3 : soit un test de tolérance au glucose avec mise à jeun de 4 heures suivi d’une IP de glucose puis 6 prélèvements sanguins sur 2 heures soit une échoMRI, ils subiront la procédure 4 sans réveil après une semaine de repos. Pour l’étude de l’effet aigu : un groupe de rats subira la procédure 2 : avec un jeûne de 8 heures une IP de glucose, de PBS, ou de l’un des deux édulcorants étudiés et 3 prélèvements sanguins sur 4 heures. Après une semaine de repos ils subiront la procédure 4 sans réveil. Aucun animal n’aura plus d’une procédure avec prélèvement alors qu’il est éveillé.

Impact sur les animaux

L’effet indésirable attendu est la perte de poids après chirurgie mais aussi chez les rats chroniques per os s’ils ne buvaient pas l’eau contenant l’un des 2 édulcorants (ou à l’inverse une prise de poids importante)

Devenir

Procédure 1 : Classée modérée : ces animaux seront gardés en vie : cette procédure permettra d'étudier le ou les effets des édulcorants diffusés de façon chronique par voie extraorale, ils seront utilisés dans d'autres procédures : 2 (ou 3) et 4. Procédure 2 : Classée légère, cette procédure permettra l'étude des effets des édulcorants (soit aigus soit chroniques : par voie orale ou par diffusion extraorale) sur la reprise alimentaire après un jêune, ces animaux seront gardés en vie et utilisés en procédure 4. Procédure 3 : Classée légère, cette procédure permettra l'étude des effets des édulcorants sur le métabolisme glucidique et la répartition des masses maigres et grasses après traitement ces animaux seront gardés en vie et utilisés en procédure 4. Procédure 4. Classée sans réveil : Etude de la réponse hypothalamique au glucose en fonction du traitement aux édulcorants (aigu ou chronique par voie orale ou par diffusion osmotique). Cette procédure prévoit le prélèvement de tissus gluco sensibles frais ainsi que des tissus fixés pour les études d'immunohistochimie. Tous les animaux seront mis à mort à la fin du projet.

Remplacement

L’étude des mécanismes biologiques à la base des comportements alimentaires nécessite l’utilisation de modèles expérimentaux vivants. Il n’existe actuellement pas de méthodes ou de modèles de substitution permettant d’étudier les paramètres physiologiques d’intérêt dans nos études (prise alimentaire, dépense énergétique, thermogenèse, glycémie, adiposité, etc), car ces paramètres mettent en jeu des arcs-réflexes, des rétrocontrôles, et des dialogues entre organes.

Réduction

Les procédures décrites, ainsi que la stratégie expérimentale ont été optimisées, standardisées et validées dans des projets antérieurs, ce qui permet de réduire la variabilité interindividuelle et d'éviter des études pilotes supplémentaires, et permet donc de réduire les effectifs nécessaires au projet. Nous utiliserons des tests statistiques afin de calculer le nombre minimum d’animaux permettant une représentation de la population et suffisant pour détecter des différences significatives.

Raffinement

Depuis l’arrivée des animaux au laboratoire, tout est mis en place pour réduire la souffrance et l’angoisse des animaux. Lors des expérimentations réalisées sous anesthésie générale, les animaux recevront une dose d’analgésique morphinique puis seront sédatés avant de recevoir l’anesthésique. Les doses et les produits utilisés le sont sur les conseils du vétérinaire désigné du laboratoire. Un suivi quotidien sera fait pour s’assurer du bien-être des animaux. Les animaux seront élevés dans un environnement enrichi et placés dans une pièce en cycle lumineux inversé permettant l’expression de comportements innés et favorisant la protection des animaux. Les expérimentations auront lieu durant la période d'activité des rats en leur laissant leur période de repos pendant le cycle de jour. Deux semaines seront nécessaires pour l'habituation à leur nouvel environnement et au personnel. Ce raffinement contribue au bien-être animal, ce qui réduit la variabilité inter-individuelle engendrée par le stress, et par conséquent limite le nombre d’individus nécessaires pour les études statistiques.

Choix des espèces

Le rat est une espèce très étudiée par la communauté scientifique, la bibliographie est abondante nous apportant des données d’intérêt dans notre projet, et permettant ainsi la réduction du nombre d’animaux utilisés Nous voulons que les animaux aient le même âge pour les études aigues et les études chroniques, sans pathologies dues à l'âge : Pour les études des effets aigus des édulcorants, les rats arriveront à l’âge de 12 semaines, en tenant compte des deux semaines d’habituation à leur nouvel environnement, ils auront 14 semaines au moment des expérimentations. Pour les études des effets chroniques des édulcorants consommés dans l’eau de biberon, les rats arriveront à l’âge de 4 semaines, en tenant compte des deux semaines d’habituation à leur nouvel environnement, ils auront 14 semaines au moment des expérimentations. Pour les études des effets chroniques des édulcorants injectés par voie carotidienne à l’aide des mini-pompes osmotiques (diffusion pendant 6 semaines maximum), les rats arriveront à l’âge de 6 semaines, ils auront 8 semaines au moment de la mise en place de la mini-pompe, 14 semaines au moment des expérimentations

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1260
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ 1200
▲ -
Devenir
 -
 -
 60
 1200

1260 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, la plupart tuées à l'issue et 60 reproducteurs réutilisés pour l'élevage. Immunodéprimées, elles reçoivent des greffes de cellules tumorales humaines sous la peau et jusqu'à quatre injections sous anesthésie, avec mesure régulière des tumeurs avant mise à mort et recherche de métastases. Le porteur signale une possible perte de poids, une altération de l'état général et une ulcération des tumeurs. Il affirme que la croissance tumorale et son micro-environnement ne peuvent être reproduits en culture cellulaire et retient la souris comme "modèle de référence" en cancérologie.

Objectifs

Actuellement, pour rétablir une réponse anti-tumorale efficace dans différents types de cancers dont les cancers urologiques, la thérapie privilégie le blocage par des anticorps des molécules, dites « de checkpoints », qui inhibent la réponse immunitaire anti-tumorale. La molécule de checkpoint HLA-G n'est pas exprimée dans la plupart des tissus adultes normaux mais est exprimée dans la plupart des cancers. Des travaux préliminaires chez la souris ont montré que l'utilisation d’anticorps anti-HLA-G permettait de restaurer la réponse anti-tumorale. Notre présent objectif est de démontrer qu'en cas de non-réponse aux thérapies « classiques », le checkpoint HLA-G constitue une meilleure cible thérapeutique très prometteuse dans certains cancers, dont les cancers urologiques. Dans le cadre de ce projet, les études sur des modèles animaux sont requises afin de répondre aux questions scientifiques suivantes : - Les cellules immunitaires présentes dans les tumeurs humaines de rein sont-elles anti-tumorales et donc potentiellement capables de détruire la tumeur ? - Des anticorps bloquant le checkpoint HLA-G sont-ils capables de restaurer l’action des cellules immunitaires ? - L’expression du checkpoint HLA-G sous diverses formes protéiques empêche-t-elle l’action des cellules immunitaires ? - L’expression du checkpoint HLA-G sous diverses formes protéiques contrôle-t-elle la dissémination et la vascularisation de la tumeur ?

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont tout d’abord de faire progresser et d’étoffer les connaissances scientifiques sur les cancers urologiques en démontrant, pour ces cancers ne répondant pas aux thérapies dirigées contre des checkpoints « classiques » et que le checkpoint HLA-G constitue une cible thérapeutique à privilégier. Dans le même temps, la caractérisation de différentes formes de la protéine HLA-G et son effet sur l’échappement de la tumeur au système immunitaire permettra aussi de mieux appréhender les différents mécanismes sous-jacents de nombreux cancers ainsi que les effets de ces formes sur les checkpoints immunitaires. A plus long terme, ce projet permettra la mise en place de nouveaux traitements plus efficaces et plus spécifiques contre les cancers urologiques et probablement d’autres cancers impliquant les checkpoints immunitaires.

Procédures

Les animaux seront soumis à un nombre différent d’injections. Au maximum, ils recevront 4 injections : des cellules tumorales par voie sous-cutanée, des cellules immunitaires et celles avec le traitement contenant des anticorps (x2) et un prélèvement sanguin. Ces souris seront anesthésiées avant chaque injection pour une durée d’environ 30 minutes. Cela correspond à un maximum de 2h d’anesthésie pour 4 injections (30 min / injection) + un prélèvement sanguin sur une période de 30 jours. De plus les animaux seront manipulés sans être anesthésiés au moins 3 fois par semaine pour réaliser des mesures des tumeurs au pied à coulisse et/ou des relevés de poids.

Impact sur les animaux

L’implantation de tumeurs chez la souris par injection d’iPSC et/ou de cellules tumorales est une technique éprouvée et publiée par de nombreux laboratoires depuis plusieurs années, ce qui nous permet d’avoir du recul sur les nuisances ou effets indésirables attendus. Il se peut que ces souris perdent du poids ou aient une altération de leur état général une à deux semaines après l’injection ou qu’elles présentent une ulcération au niveau de la tumeur deux à trois semaines après l’injection des cellules tumorales. Le développement de ces tumeurs et/ou l’apparition de métastases à un impact sur la santé de l’animal, dont les premiers signes sont un amaigrissement et des modifications comportementales. Il n’y a pas d’impact du développement des tumeurs primaires qui soit attendu sur les fonctions vitales de l’animal, en revanche la présence de métastases peut avoir des conséquences en fonction de leur emplacement.

Devenir

A l’exception des animaux reproducteurs (élevage et production des animaux pour les autres procédures), les animaux entrant dans les procédures seront euthanasiés afin de rechercher et scorer la présence de métastases dans les différents tissus. A cette occasion les tumeurs seront prélevées pour réaliser leurs études histologiques et biochimiques. Les animaux reproducteurs seront réutilisés tant qu’ils seront fertiles, toujours en tant qu’animaux reproducteurs pour d’autres projets ou le maintien de la lignée dans l’animalerie.

Remplacement

De nombreuses caractérisations ont déjà été effectuées en culture cellulaire, comme l’analyse des biomarqueurs ou l’activité des cellules immunitaires. Il s’agit maintenant de d’évaluer la croissance tumorale et son développement in vivo. Pour ce faire, le modèle animal est requis afin d’évaluer la croissance tumorale dans un environnement adéquat. En effet, les cellules cancéreuses ont besoin de multiples signaux pour croitre correctement, d’une interaction avec les différents tissus et en particulier avec le système vasculaire de l’hôte, ce qui ne peut être reproduit en culture cellulaire. De plus, nous nous intéressons ici au micro-environnement tumoral et en particulier aux cellules immunitaires présentes dans cet environnement. Pour évaluer toutes ces interactions avec les différents tissus et/ou types cellulaires, nous avons besoin d’utiliser un modèle animal.

Réduction

Dans la littérature spécialisée, les expérimentations « pilotes » se font sur des groupes de 5 à 15 souris immunodéficientes par expérience. Pour satisfaire aux conditions de répétabilité nécessaire dans la science, chacune d’elles doit être répétée au moins 1 fois et jusqu’à 2 fois si besoin pour obtenir des données statistiquement exploitables. Au cours d’études préliminaires et dans la littérature scientifique, les tailles des tumeurs présentent un coefficient de variation important (environ 20%). En considérant une variation de 20% et en recherchant un effet bénéfique de traitements avec une réduction de 30% de la taille des tumeurs, des groupes de 10 animaux nous permettront d’obtenir des données statistiquement significatives (dans les conditions classiques de risque). Des tests statistiques seront effectuées sur les données obtenues lors des expérimentations. Pour une expérience donnée, si les résultats statistiques se montrent significatifs après une répétition, la seconde et dernière répétition ne sera pas effectuée.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe de 5, dans un environnement approprié à leur statut immunodéficitaire (litière et nourriture stérilisées, eau sur filtre antibactérien d’exclusion 0,22 µm, cages avec couvercle filtrant dans un local isolé) à température contrôlée, avec cycle diurne-nocturne de 12h. L’eau et la nourriture seront fournies autant que nécessaire. Les animaux seront examinés quotidiennement par les zootechniciens, sous la supervision permanente du vétérinaire clinicien, également en charge du bien-être animal au niveau de l’équipe local de la SBEA. L’hébergement animal est en accord avec l’annexe III de la directive 2010/63/EU. Un environnement enrichi sera fourni aux animaux, selon nos procédures standards (tubes de carton, boules de coton…).

Choix des espèces

Le modèle souris est le modèle de référence dans le domaine de la cancérologie. Il s’agit du modèle le plus utilisé et le plus étudié dans la communauté scientifique et une bibliographie riche et abondante y est associée. Pour réaliser notre projet, nous nous appuyons sur les différentes données déjà publiées, comme l’évolution des cellules cancéreuses RCC7 chez les souris ou encore les effets des protéines HLA-G sur d’autres types de cancers. Ces données nous permettent de faire reposer ce projet sur des bases bibliographiques solides qui ne sont pas à répéter, ce qui va aussi dans la logique d’une réduction du nombre d’animaux utilisés. Nous utiliserons des souris : de 6 à 8 semaines et de 20 à 25g. Il s’agit d’après la littérature scientifique du stade optimal pour l’injection de cellules tumorales chez la souris qui présente un système immunitaire mature.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 240
Souffrances
▲ -
▲ 240
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 240

240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Une partie reçoit une injection abdominale de substance inflammatoire avant mise à mort à quatre jours, l'autre des injections de peptides deux fois par semaine pendant six à douze mois, tous les prélèvements étant faits après euthanasie. Le porteur affirme que les traitements testés, aux effets "anti-inflammatoires et anti-oxydants", devraient améliorer l'état des animaux et n'entraîner aucune souffrance particulière. Il indique avoir prévu des étapes in silico et in vitro, mais soutient que les lignées cellulaires ne conviennent pas à l'étude du vieillissement.

Objectifs

Le vieillissement est l'une des principales causes du développement de nombreuses maladies chroniques liées à l'âge. La compréhension des mécanismes impliqués dans les altérations fonctionnelles au niveau cellulaire et tissulaire ainsi que le développement de stratégies préventives et/ou thérapeutiques permettant de limiter les effets délétères de l'âge sont ainsi devenus des enjeux majeurs de santé publique. Sous l'effet de différents inducteurs intrinsèques et/ou environnementaux, le vieillissement se caractérise notamment par l'accumulation progressive au sein de l'organisme d'altérations cellulaires et d'une inflammation chronique. Dans ce contexte, notre objectif est de prévenir voire limiter l'apparition des marqueurs du vieillissement et de l'inflammation dans le contexte de l'âge. Nous nous intéressons plus particulièrement aux effets d'une protéine aux propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires largement démontrées. Avec l'âge, cette protéine peut être clivée conduisant à la perte de l'effet anti-oxydant et exerçant un effet pro-inflammatoire. Ce clivage, augmentant avec l'âge, l'utilisation de la protéine non clivée comme outil thérapeutique dans ce contexte reste limité. Nous avons ainsi développé des peptides dérivés de cette protéine. Les objectifs de notre projet sont d'une part d'analyser les effets de ces peptides sur le vieillissement cellulaire et de comprendre les mécanismes du clivage protéique mis en jeu au cours de l'âge d'autre part. Ceux-ci sont essentiels au développement de nouvelles approches thérapeutiques visant à limiter le vieillissement et les maladies qui lui sont associées.

Bénéfices attendus

Compte-tenu du vieillissement de la population et de l'augmentation des pathologies qui lui sont associées, le développement de traitements préventifs et/ou thérapeutiques est devenu un enjeu majeur de santé publique. Dans ce cadre, nous nous intéressons à une protéine au potentiel thérapeutique important dans de nombreuses pathologies liées au vieillissement. Cependant, les précédentes études la concernant ont été réalisés dans des modèles biologiques mais pas dans le contexte du vieillissement. Par ailleurs, son clivage, qui augmente chez les individus âgés, conduit à penser que son utilisation thérapeutique est compromise dans ce cas de figure. Notre projet propose 2 approches complémentaires pour optimiser les bénéfices thérapeutiques de cette protéine. La caractérisation des effets anti-inflammatoire, anti-oxydant et anti-vieillissement de peptides dérivés de cette protéine doit permettre le développement de nouveaux traitements pour la prévention et la thérapie des maladies liées à l'âge. Par ailleurs, l'identification des mécanismes impliqués dans la formation de la protéine clivée pro-inflammatoire pourra également conduire au développement d'inhibiteurs spécifiques pour limiter le clivage et l'inflammation liée à l'âge qui en découle.

Procédures

La 1ère partie du projet nécessite d'isoler des cellules à partir des animaux. Afin d'augmenter le nombre de cellules isolées par animal et de de réduire le nombre d'animaux utilisés, ceux-ci doivent subir l'injection unique d'une substance inflammatoire au niveau abdominal. La durée de cette intervention est de 5 secondes maximum. Les animaux sont euthanasiés 4 jours après injection selon une méthode réglementaire. La 2ème partie de notre projet vise à étudier les effets anti-vieillissement et anti-inflammatoire de peptides dans le contexte de l'âge. Pour les animaux utilisés dans cette procédure, une solution contenant ces peptides sera injectée au niveau abdominal 2 fois par semaine sur une durée de 6 à 12 mois. La durée de chaque injection est de 5 secondes maximum. Les prélèvements biologiques seront tous effectués sur animaux euthanasiés.

Impact sur les animaux

Les 2 procédures nécessitent des injections au niveau abdominal qui peuvent être source d'inconfort et de douleur légère passagère au moment de l'injection. Toutefois, les injections sont réalisées dans des conditions adaptées pour limiter ce phénomène (volume injecté, taille de l'aiguille, angle d'inclinaison de l'aiguille, fréquence des injections). Concernant l'injection unique de la substance qui permet d'isoler un nombre optimisé de cellules par animal, aucun effet ne devrait être observé dans la mesure où les animaux sont euthanasiés dans un délai relativement court après injection (4 jours). Concernant l'injection des peptides, aucune souffrance n'est à prévoir pour l'animal dans la mesure où les animaux seront euthanasiés avant tout prélèvement biologique. Par ailleurs, en accord avec leurs effets anti-inflammatoires et anti-oxydants, les injections devraient améliorer l'état physiologique de l'animal à un âge avancé. Il n'est donc pas attendu de souffrance particulière liée à ce traitement.

Devenir

Les prélèvements et analyses biologiques doivent être réalisés post-mortem, ce qui nécessite l'euthanasie de l'ensemble des animaux.

Remplacement

La caractérisation des effets anti-inflammatoire, anti-oxydant des peptides dans le contexte de l'âge est dans un premier temps réalisé in vitro sur des cultures de cellules isolées à partir de souris. Les études expérimentales sur cellules in vitro peuvent généralement être réalisées sur des lignées cellulaires capables de proliférer rapidement er résistantes aux altérations du temps mais cela est strictement impossible ici dans la mesure où l'objectif de l'étude vise à analyser des paramètres liés au vieillissement. Les lignées cellulaires ne sont donc pas des modèles appropriés pour ce type d'étude. Concernant l'identification des mécanismes impliqués dans le clivage de notre protéine anti-inflammatoire, la problématique est identique. Nous proposons également de débuter notre étude par des approches informatiques in silico ainsi que par des réactions de clivage in vitro en utilisant des séquences protéiques ne nécessitant aucun animal. Ces approches permettront de remplacer l'utilisation d'animaux par des méthodes de substitution.

Réduction

Ce projet nécessite l'utilisation de 240 souris. La taille des effectifs a été optimisée grâce à l'utilisation d'un calcul de puissance permettant de s'assurer de l'obtention de résultats fiables à l'issue de l'expérience. La fiabilité de ces résultats sera confortée par une analyse statistique adaptée.

Raffinement

Ce projet visant à étudier des substances à effets préventifs/thérapeutiques sur le vieillissement, il est important de veiller au bien-être de l'animal et de limiter tout stress qui pourrait entrainer un biais dans les résultats obtenus. Ce projet visant à étudier des effets préventifs/thérapeutiques sur le vieillissement, il est important de veiller au bien être de l'animal et de limiter tout stress qui pourrait entrainer un biais dans les résultats obtenus. Les animaux proviennent d’un éleveur agréé. Les animaux sont acclimatées pendant une durée minimale de 8 jours après leur arrivée. L’hébergement est assuré en cages enrichies (nid végétal et/ou buchettes) à raison de 5 animaux par cage mais d'éventuels désagréments observés au cours du projet et inhérents à la promiscuité avec les autres animaux pourront nous conduire à réduire ce nombre. Les animaux seront sous surveillance avec un accès facilité à la nourriture et à l'eau. Une surveillance quotidienne sera exercée pour s’assurer du bon état général des animaux. Les personnels de zootechnie sont formés à l’observation des animaux et tout signe de mal-être est immédiatement signalés au responsable du projet qui prend la décision sur leur devenir, en accord avec le vétérinaire référent si nécessaire. Nous évaluerons l’inconfort, la douleur, la souffrance et l’angoisse ou le stress engendré par la procédure expérimentale sur les souris. Des points limites observables sans processus invasif ont été définis : hérissement des poils, agressivité, immobilité, prostration, déshydratation, troubles de la marche, dos vouté, grimaces faciales, yeux larmoyants, perte de poids de 20% (animaux pesés quotidiennement ou toutes les semaines selon la procédure), atrophie musculaire, troubles du comportement alimentaire, troubles respiratoires visibles (fréquence respiratoire augmentée, essoufflement). Dans le cas où un de ces points limites est atteint, nous réduirons la durée de l’étude et les animaux concernés seront euthanasiés afin de réduire la souffrance.

Choix des espèces

Compte-tenu des résultats précédents issus de la littérature scientifique à propos du vieillissement et des maladies liées à l'âge, il apparait que la souris est largement utilisée. Il est donc important, dans le cadre de notre projet, d'utiliser ce même modèle pour lequel nous de nombreuses données sont déjà publiées. Par ailleurs, il existe de nombreux modèles de souris de maladies liées à l'âge (maladies cardiovasculaires, obésité/diabète...) et les perspectives thérapeutiques de notre étude vis à vis de ces pathologies nécessite de privilégier le modèle murin.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 900
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 900
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 900

900 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses de tumeurs rénales, elles reçoivent un traitement par gavage quotidien et sont suivies par échographie puis IRM sous anesthésie, avant mise à mort pour analyse des organes. Le porteur annonce des bénéfices en termes de compréhension des mécanismes du cancer et de pistes thérapeutiques, formulés au conditionnel. Il affirme que les expériences in vitro ou in silico ne conviennent pas car "trop de paramètres physiopathologiques entrent en jeu" et que la souris est le seul mammifère où les gènes visés ont été mutés.

Objectifs

Les cancers du rein représentent environ 2% des tumeurs malignes chez l’être humain. Au cours des dernières décennies, l’incidence de ce cancer a progressivement augmenté. Le cancer du rein touche davantage les hommes que les femmes, il est diagnostiqué principalement entre 60 et 70 ans mais peut survenir à tout âge. Les facteurs de risque principaux sont le tabagisme et l’obésité. Le potentiel métastatique de ces cancers est important. La survie médiane à ce stade n’est que de treize mois, le défi thérapeutique est donc immense. Au cours des dix dernières années, il a été clairement établi que ces cancers sont associés à des anomalies génétiques spécifiques tant dans les formes sporadiques que dans les formes héréditaires. Actuellement, il n'existe pas modèle préclinique pour analyser correctement le developpement d'un cancer du rein. Un modèle préclinique efficace permettrait de mieux comprendre les mécanismes de progression de la maladie et d'identifier de nouvelles pistes thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Meilleure compréhension des mécanismes moléculaires conduisant au développement de cellules cancéreuses. Identification potentielle de nouveaux traitements. Identification potentielle de biomarqueurs.

Procédures

Un traitement sera administré par gavage quotidien pour faire diminuer le volume tumoral. Celui ci sera effectué́ par un technicien expérimenté́ et le plus petit volume possible sera administré aux souris. Le gavage sera réalisé chez des souris adultes. Les sondes de gavages sont les dernières arrivées sur le marché́, en silicone, ultra souple et non traumatisante pour l’animal. Les tumeurs rénales seront surveillées en imagerie à intervalles réguliers (echographie une fois par mois puis une seule IRM en fin de procédure).

Impact sur les animaux

Nous n'attendons aucun effet indésirable lié au gavage. Nous serons particulièrement attentif aux fausses routes (point limite établi). La réalisation des suivis en imagerie se fera sous anesthesie générale. Nous serons particulièrement attentifs au stress induit par l'anesthésie (point limite établi).

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour exploration anatomique et histologique.

Remplacement

Dans un contexte de recherche physiopathologique sur le cancer du rein, les expérimentations in vivo ne peuvent en aucun cas être remplacées par des expériences in vitro, où les cellules sont sorties de leur environnement. Les analyses in vitro ou in silico ne sont pas utilisables dans ce contexte car trop de paramètres physiopathologiques entrent en jeu.

Réduction

La taille des groupes utilisés représente le minimum nécessaire et suffisant pour l’obtention de résultats significatifs, en utilisant des tests statistiques adaptés, qui satisfait à l’objectif de réduction du nombre d’animaux exposés aux procédures expérimentales.

Raffinement

Enfin, nous éviterons toute souffrance inutile des animaux en les surveillant régulièrement. Le gavage sera effectué par un technicien expérimenté. Le volume des injections sera réduit au minimum possible. Par ailleurs, des points-limites précis ont été établis (poids, comportement, aspect du poil), entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. Nous espérons ainsi identifier de nouveaux traitements médicamenteux qui pourraient améliorer les conditions de vie des patients porteurs de ces mutations génétiques et pour lesquels aucun traitement satisfaisant n'existe.

Choix des espèces

La souris est préférée comme espèce car elle présente l’avantage de facilité d’élevage et de reproduction et elle permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques et que de nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale (notamment les anticorps pour la mise en évidence de protéines par western blot, par immunohistochimie, et pour des dosages immunoenzymatiques...). La souris est le seul mammifère pour lequel les protéines PIK3CA, VHL et SDHA ont été mutéee. Souris âgées d'au moins 4 semaines car il est nécessaire que leur développement soit terminé.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système endocrinien
Souris : 160
Souffrances
▲ 40
▲ 60
▲ -
▲ 60
Devenir
 -
 -
 -
 160

160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de légers à sévères, une partie étant opérée sous anesthésie sans réveil. Modèles d'une maladie rénale rare, elles sont hébergées sept jours en cage à métabolisme et subissent jusqu'à onze prises de sang par ponction de la veine mandibulaire, la mise à mort se faisant par ablation des reins sous anesthésie provoquant une hémorragie fatale. Le porteur indique qu'une partie des animaux peut développer une cécité progressive et éprouver angoisse et douleur lors des ponctions. Il affirme que le remplacement n'est pas possible car il s'agit d'étudier une mutation sur un organisme "entier".

Objectifs

Chez l'humain, les anomalies de la protéine claudine-19 sont responsables d'une maladie rare appelée hypomagnésémie familiale avec hypercalciurie et néphrocalcinose ; cette maladie est caractérisée par une perte massive de calcium et de magnésium dans l'urine, qui se complique de dépôts de calcium dans le rein (néphrocalcinose) et d'insuffisance rénale chronique, nécessitant le recours à la dialyse et à la transplantation rénale entre 20 et 40 ans. Elle se complique également d'une atteinte oculaire menant à la cécité. La fonction de la protéine claudine-19 est inconnue. Le but de cette étude est de déterminer cette fonction. Les objectifs sont -d'identifier les anomalies sanguines et urinaires provoquées par l'inactivation de la protéine claudine-19, -de mesurer les conséquences de l'inactivation sur la capacité du rein à conserver le calcium et le magnésium, -d'étudier l'évolution de la fonction rénale au cours de la vie des animaux - d'étudier l'apparition et le développement de la néphrocalcinose, d'étudier le développement et les mécanismes de l'atteinte oculaire.

Bénéfices attendus

Les résultats permettront de déterminer le rôle de la protéine claudine-19 dans le fonctionnement du rein et de l'œil des mammifères terrestres. Plus généralement, cette étude apportera des éléments permettant de mieux comprendre les mécanismes de transport transépithélial des électrolytes dans divers épithéliums. Cette étape est un préalable sur le chemin devant permettre de développer un traitements efficace de l'hypomagnésémie familiale avec hypercalciurie et néphrocalcinose et de prévenir les complications délétères (insuffisance rénale et cécité). Le projet permettra 1. de connaitre précisément l'impact de l'inactivation de claudine-19 sur l'homéostasie ionique, 2. de comprendre l'adaptation des différents segments tubulaires rénaux à la perte de fonction de claudine-19, de comprendre le phénotype global et, 3. de connaitre précisément l'impact de l'inactivation de claudine-19 sur la physiologie oculaire.

Procédures

Les animaux sont soumis - à un hébergement en cage à métabolisme individuelle pendant 7 jours pour recueil d'urine - à un prélèvement sanguin, unique pour certains des animaux ou répétés chez d'autres animaux (jusqu'à 11 sur une période de 10 mois) par ponction de la veine mandibulaire chez l'animal vigile - à une anesthésie terminale par injection intrapéritonéale. Par ailleurs, indépendamment des effets indésirables des procédures énumérés ci-dessus, il est possible, mais pas certain, que les animaux développent une cécité progressive au cours de leur existence.

Impact sur les animaux

Les effets ci-après ne sont pas tous attendus mais ils sont possibles ; perte de poids, angoisse et intolérance à l'hébergement en cage à métabolisme, hémorragie au point de ponction, douleur lors de la ponction transcutanée

Devenir

Mise à mort : A l'issue de chaque procédure, le projet prévoit une éxérèse des reins pour étude des transcrits et des protéines ou pour dissection d'une branche large acendante de l'anse de Henle pour expérience de microperfusion tubulaire ; dans tous les cas, l'éxérèse des reins est réalisée sous anesthésie générale et provoque une hémorragie fatale

Remplacement

La complexité des déterminants des transports ioniques transépithéliaux et de leurs conséquences systémiques est telle que le remplacement n'est pas possible puisqu'il s'agit d'étudier les conséquences d'une mutation génétique sur un organisme entier, avec toute sa complexité et ses capacités d'adaptation. Il n'y a pas d'alternative à cette étude, les modèles cellulaires existant ne permettant pas de rendre compte de la complexité du fonctionnement de l'organisme intact. La description phénotypique des rétines des souris ne peut s’envisager que sur des rétines entières parcourues par une vascularisation active, du vivant de l'animal ; pas de remplacement possible à ce stade de l’étude.

Réduction

Cent soixante (160) animaux seront utilisés dans cette étude. Les 2 examens ophtalmologiques pratiqués n’étant pas invasifs pour les yeux (il s’agit d’imageries), nous examinerons les 2 yeux de chaque animal et nous pratiquerons l’OCT et l’angiographie l’une après l’autre sur les mêmes animaux, profitant des mêmes anesthésies générale et locale. Ceci diminue de beaucoup le nombre d’animaux nécessaires. Le nombre d’animaux par groupe est réduit au maximum de façon à assurer des observations fiables et utilisables. Les 2 yeux de chaque souris serviront à la fois à ces examens vivo et à d’autres analyses ex vivo (après euthanasie), puisque la précision de ces examens remplace l’histologie de la rétine et économise les animaux qui auraient dû être euthanasiés pour cela. Les mesures réalisées dans la domaine de l'homéostasie tiennent compte de l'état de l'art de manière à avoir la meilleure performance des mesures réalisées et réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés. Le nombre d'animaux par groupe a été calculé en tenant compte de la variabilité des paramètres d’intérêt en fonction des conditions expérimentales; les nombres d'animaux nécessaires ont été déterminés en appliquant des tests statistiques appropriés. Les comparaisons intergroupes seront réalisées à l’aide de tests non paramétriques sans appariement, en raison de l’absence de certitude quant à la normalité de la distribution des variables. En se basant sur notre expérience de la dispersion des variables pertinentes, nous avons calculé que pour une puissance beta de 80 %, un risque alpha de 5% et une différence des médianes des groupes d’au moins 40 %, les effectifs nécessaires étaient de 10 animaux par groupe.

Raffinement

Toutes les procédures le nécessitant seront réalisées sous anesthésie. Par procédure le nécessitant, est définie toute procédure générant une douleur ou une souffrance supérieure à une piqure transcutanée par une aiguille. Dans la mesure du possible, en fonction des contraintes des procédures, les animaux bénéficient d’un environnement enrichi (l’environnement est enrichi par des tunnels en carton et/ou des abris en plastique, et des boules de ouate) et leur souffrance est prise en compte et atténuée au maximum. Des points limites ont été définis et les animaux font l'objet d'une surveillance.

Choix des espèces

Le modèle d'inactivation génique de la claudine 19 a été développé chez la souris. Les animaux sont utilisés à partir de l'âge de 8-9 semaines. Les animaux ont alors terminé leur phase de croissance rapide et sont considérés comme matures. Leur taille permet la réalisation des manoeuvres expérimentales.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 2904
Souffrances
▲ -
▲ 24
▲ 2880
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2904

2904 ombles chevaliers vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les géniteurs sont anesthésiés puis pressés pour récupérer ovocytes et laitance, tandis que 2880 descendants sont mis à mort après exposition à des PCB combinés à une hausse de température. Le porteur indique que cette contamination peut provoquer des malformations et une mortalité, restée sous 37 % lors d'une expérimentation antérieure sur la contamination maternelle. Il affirme que la question "nécessite l'utilisation d'un organisme entier" et que cette espèce n'est "en aucun cas substituable".

Objectifs

L’omble chevalier est une espèce de salmonidé sténotherme froide dont l’aire de répartition est boréale circumpolaire. C’est une espèce emblématique des grands lacs en raison de son importance économique (pêche professionnelle et amateur), patrimoniale et de son intérêt écologique. Néanmoins, sa population connait une forte diminution drastique au sein du lac du Bourget, malgré ces efforts de repeuplement ces dernières décennies. Plusieurs hypothèses sont émises pour comprendre cet effondrement des effectifs. Une de ces hypothèses serait les effets indirects des polluants environnementaux . Parmi ces polluants, les PCB pourraient avoir un rôle prépondérant. En outre, dans le contexte actuel de changement climatique, les variations de température pourraient avoir des conséquences indirectes abiotiques sur le comportement des PCB les rendant davantage bio-disponibles. En effet, une augmentation de la température amplifiera la dégradation et la volatilisation des PCB et par conséquence leur concentration dans les écosystèmes aquatiques notamment. Les effets de la température et des PCB ont été fortement étudiés séparément mais à notre connaissance jamais en synergie. Ainsi, l’omble chevalier a été étudié au niveau local tant sur les impacts de la température sur ses 1iers stades de vie en termes de survie, croissance et de temps de développement que sur la contamination de ce dernier aux PCB sur leur survie et sur leur capacité de reproduction . En outre, les repeuplements du lac du Bourget sont issus de géniteurs sauvages provenant uniquement du lac du Bourget. Ainsi, comprendre la transmission des PCB devient une question centrale. La contamination paternelle est très peu étudiée d’autant plus quand elle est couplée à une hausse de température.

Bénéfices attendus

Détermination d'un seuil de contamination paternelle pour lequel les effets des PCB et de la température seraient non impactant pour les descnadants

Procédures

Procédures pour l'anesthésie des géniteurs males & femelles en vue du stripping, (technique qui permet notamment la libération d’ovocytes matures pour les femelles et de laitance pour les males matures par pression douce sur la cavité péritonéale de poissons sexuellement matures), la durée de cette procédure dna son entireté pour chaque individu (de l'anesthésie au réveil complet) est de 20 minutes . Procédures d'anesthésie en vue d'une mise à mort des alevins à nourriture exogène pour les prélèvements et mise à morts des descendants suite à leur reproduction. La durée totale de cette procudure est de 3 à 5 minutes.

Impact sur les animaux

Sur les géniteurs ; nécrose à l'endroit de l'injection néanmoins aucune nécrose n’a été observé lors du projet précédent portant sur les effets d’une contamination maternelle. De la vétidine sera mis sur la zone afin d'éviter toutes suite infectieuse. Pour les descendants : des malformations (œdème du sac vitellin principalement) et au hausse de la mortalité, néanmoins la mortalité n’a pas excédée 37% lors de notre précédente expérimentation sur les effets d’une contamination maternelle en PCB sur les descendants. Une grille d’évaluation d’observation morphologique et comportementale sera mise en place pour chaque stade de vie.

Devenir

Les animaux sont mis à morts à la fin du projet.

Remplacement

L'objectif du projet est de comprendre la diminution de population dans le lac du Bourget. Pour cela, nous étudions l’hypothèse selon laquelle une augmentation de la température du lac couplée à une contamination paternelle en PCB des ombles Chevallier (espèce sujette à la bioaccumulation) pourrait perturber les premiers stades de vie et augmenter les malformations larvaires. Aucune expérience in vitro ne permettrait de répondre à cette question scientifique qui nécessite l’utilisation d’un organisme entier

Réduction

Les analyses statistiques envisagées seront des analyses de variances (ANOVA) et des modèles linéaires à effets mixtes (GLM). L’effectif de 60 individus par temps de prélèvement est un minimum pour avoir la quantité de matière nécessaire à nos analyses mais également pour prendre en compte la variabilité interindividuelle, tout en limitant au maximum le nombre d’individus mis à mort (Règle des 3 R : Réduction). 2 880 individus seront utilisés et mis à mort pour les analyses de la procédure 2 (12 clayettes, 30 larves par temps de prélèvements et par lot de contamination soit (12 clayettes * 30 individus prélevés par temps de prélèvement * 2 conditions thermiques) * 2 temps de prélèvements) = 1440 individus

Raffinement

Les temps d’observations pour les males seront de1 fois par jour .

Choix des espèces

L’utilisation de l’omble Chevalier se justifie par le fait que cette espèce connait un appauvrissement drastique dans le lac du Bourget depuis plusieurs années en dépit des politiques de ré-empoissonnement. Par ailleurs, cette espèce est fortement contaminée aux PCB dans ce même lac et est fortement sensible aux PCB. Cette espèce n’est donc en aucun cas substituable dans cette étude. Pour la procédure 1: il s'agit de géniteurs matures afin de récupérer leur gamètes permettant d'obtenir une descendance Pour la procédure 2, il s'agit de travailler sur la descendance à nutrition exogène puis jusqu’à la prochaine reproduction afin d’observer les effets de cette contamination sur les F2.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Saumons : 1200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1200
▲ -
Devenir
 -
 -
 1200
 -

1200 truites arc-en-ciel vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis gardées vivantes pour entretenir des lignées de l'élevage. Elles subissent un jeûne de trois semaines et des mesures de poids sous anesthésie, 30 d'entre elles faisant l'objet de prises de sang répétées par ponction de la veine caudale. Le projet vise à estimer l'efficacité alimentaire pour réduire les coûts et l'impact environnemental de l'aquaculture. Le porteur affirme qu'il n'existe pas d'alternative in vitro et qu'il est "nécessaire" de mesurer cette efficacité dans des conditions proches de l'élevage commercial.

Objectifs

Dans un contexte de développement durable de l’aquaculture, il existe aujourd’hui une volonté grandissante de sélectionner les poissons ayant la meilleure EA possible. L’EA peut être vue comme la capacité à produire plus à partir d’une même quantité d’aliment ingérée. En effet, d’une part, l’alimentation représente de 30 à 70% des coûts de production, et, d’autre part, l’utilisation de granulés entrainent de lourds impacts environnementaux à différents niveaux : de la production des ingrédients qui les composent aux rejets dissous des effluents d’élevage. Améliorer l’EA requiert de pouvoir quantifier précisément l’ingestion individuelle ce qui reste, encore aujourd’hui, difficile à entreprendre chez les poissons élevés en larges groupes. C’est pourquoi, des critères indirects pour l'estimation de l’EA ont été évalués ces dernières années chez les poissons. Chez la truite arc en ciel, il a été démontré que la perte de poids au jeûne combinée aux performances de croissance observée après le jeûne peut expliquer jusqu’à 60% de la variabilité de l’ingéré individuel un critère d’estimation de l’EA. Les poissons perdant le moins de poids durant le jeûne sont supposés être ceux avec une meilleure EA car ayant de moindres besoins d’entretien. Bien que potentiellement intéressante, une sélection sur un tel critère pose alors la question de la capacité des poissons à maintenir de bonnes performances pour d’autres caractères associés à la robustesse (santé, reproduction).

Bénéfices attendus

Ce projet se basera sur l’utilisation d’un modèle biologique tout à fait pertinent, deux lignées expérimentales divergentes pour la teneur en lipide du muscle : lignée grasse (LG) et lignée maigre (LM). Ces deux lignées expérimentales divergentes constituent un modèle biologique de choix dans ce projet, en effet elles ont montré une utilisation différente de l’énergie. Nous faisons l’hypothèse qu’elles réagissent différemment à l’effet du jeûne avec des réponses différentes en terme d’EA. Sur le plan scientifique, le projet REFER-Trout, permettra de tester l’intérêt de la perte de poids au jeûne comme paramètre indirect d’estimer de l’EA, difficile à mesurer chez la truite arc-en-ciel en conditions de production, tandis que les analyses de sang permettront de tester les relations entre EA et d’autres fonctions biologiques et notamment l’immunité. Ces connaissances seront utiles pour mieux appréhender l’allocation des ressources chez le poisson et affiner la notion de robustesse.

Procédures

Les animaux seront soumis à des mesures non-invasives de poids et d'adiposité (3 fois sur l'ensemble de l'expérience) qui concerne l'ensemble des individus (n = 1200) et nécessitent l'anesthésie et l'émersion des animaux. Des prises de sang, par ponction de la veine caudale, répétées sur un nombre limité d’individus (n = 30) seront réalisées également lors des périodes de mesures décrites précédemment (3 fois sur l'ensemble de l'expérience). L'ensemble des mesures biométriques et d'échantillonnage de sang sera réalisée dans un temps limitant l'émersion à une durée maximale de 1 minute.

Impact sur les animaux

La procédure est classée en modérée en raison du jeûne prolongé de trois semaines combiné à des prises de sang répétées sur un nombre limité d’individus, qui si, mal réalisés peuvent conduire à générer de la douleur et du stress et une sensibilité accrue aux pathogènes. Les prises de sang sont effectuées sur 30 poissons afin de réduire au maximum le nombre d’individus concernés tout en permettant des résultats exploitables. Les prises de sang auront lieu uniquement lors des phénotypages, ce faisant, les poissons concernés n’auront pas à subir des anesthésies et manipulations supplémentaires.

Devenir

A la fin de la procédure, l’ensemble des individus (1200 poissons) seront gardés en vie pour compléter les effectifs destinés à l’entretien des lignées grasse et maigre au sein de l'établissement utilisateur (UE PEIMA, INRAE).

Remplacement

Ce projet ne peut être réalisé qu’in vivo. Il n’y a pas d’alternative in vitro pour caractériser l’EA des truites arc en ciel et, plus largement, des animaux d’élevage. De plus, l’objectif étant, in fine, de promouvoir une aquaculture durable par la réduction des intrants alimentaires, il est nécessaire de mesurer l’EAs des poissons dans des conditions proches de l’élevage commercial.

Réduction

Nous avons recours à un matériel biologique original, les lignées expérimentales divergentes pour la teneur en lipide du muscle. Les individus utilisés pour l’expérimentation envisagée seront issus de l’entretien annuel de ces lignées. Nous avons réduit le nombre d'animaux au minimum nécessaire pour avoir une puissance statistique suffisante. Le nombre d'animaux impliqués correspond au strict minimum requis pour déterminer avec le plus de précision possible la loi de distribution des caractères ciblés et ainsi d'être mieux en mesure de différencier statistiquement les caractéristiques de chaque lignée. Ces chiffres permettent de s'assurer de la robustesse de nos analyses statistiques et nous semblent être un minimum pour mettre en œuvre une analyse de variance fiable.

Raffinement

Avant et pendant les procédures, une surveillance du comportement des animaux est effectuée pour réduire au minimum la douleur, la souffrance et l’angoisse subies. Tout au long de l’expérimentation et tout particulièrement durant la phase de jeûne prolongée, les poissons seront observés au moins 2 fois par jour et les poissons au comportement anormal (léthargie, perte d’équilibre) seront péchés et mis à mort. Par ailleurs, aucune manipulation ne sera réalisée durant la phase de jeûne, la plus critique de l’expérimentation, afin de minimiser autant que possible le stress généré.

Choix des espèces

La truite arc en ciel est l’espèce principalement étudiée au laboratoire. Il s’agit de l’espèce prépondérante de la pisciculture en France et l’une d’une des espèces les plus élevées en Europe. Elle est par ailleurs un modèle biologique largement diffusée dans la communauté scientifique (environ 50 000 références). De plus, les lignées expérimentales divergentes pour la teneur en lipides du muscle, LG et LM, permettent de réaliser le projet sur un matériel biologique original. Les truites arc-en-ciel sont utilisées au stade juvénile (animaux non matures). Ce stade est plus sensible aux stress que les poissons maturants.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Bovins : 66
Souffrances
▲ -
▲ 66
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 66
 -

66 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures classées en gravité légère, puis réintégrées dans le troupeau non expérimental. Les animaux sont suivis neuf semaines avec des prélèvements de lait et des prises de sang à la veine de la queue, sans autre intervention. Le porteur compare des modes de conduite alternant bâtiment et pâturage pour mesurer les émissions de gaz et les flux d'azote des élevages laitiers. Il affirme qu'aucun modèle ne permet de simuler l'ensemble des processus à l'échelle de la vache et de la parcelle.

Objectifs

Les bovins seraient les principaux contributeurs des émissions du secteur élevage avec 63% des émissions d’ammoniac (par ailleurs précurseur de particules), 51 % des émissions de N2O et 87 % des émissions de CH4 (CITEPA, 2021). A l’échelle française, les émissions d’ammoniac et de particules fines (PM2.5) doivent être réduites respectivement de 13% et 57% à l’horizon 2030 (PREPA, 2017). Lorsque le système d’élevage le permet (parcellaire adapté), le pâturage peut être considéré comme une stratégie permettant de réduire les émissions d’ammoniac par rapport à des systèmes de conduite exclusive en bâtiment, tout en constituant un maillon du bouclage des cycles C-N-P et en contribuant à la fourniture de services écosystémiques (dont le stockage du carbone dans les sols). Or au printemps, lors de la reprise de la pousse de l’herbe, et à l’automne, avant que les animaux ne rentrent au bâtiment, les vaches passent systématiquement par une phase de transition nécessaire pour leur éviter un changement drastique de ration qui aurait des conséquences néfastes sur leur santé. De plus, à certaines périodes de l’année, la ressource en herbe n’est pas toujours suffisante pour satisfaire leurs besoins (été, automne, parfois printemps ). Il arrive également que certains éleveurs cherchent à « sécuriser » les apports de la ration lors de ces périodes d’incertitude. De nombreux élevages sont alors concernés par la distribution de fourrages conservés et de concentrés au pâturage ou au bâtiment en complément de l’herbe pâturée. Les conséquences de ces associations de fourrages conservés et pâturés sur les performances animales, l’efficience d’utilisation de l’azote et la composition des effluents sont encore peu connues. De plus, le partage du temps entre prairie et bâtiment a des conséquences sur la gestion des effluents (en partie émis au bâtiment, stockés et épandus et/ou en partie déposés au pâturage), sur leur composition (e.g. teneur en azote ammoniacal variable selon la part d’herbe dans la ration) et les émissions à risque pour l’environnement (vers l’air et vers l’eau). Une meilleure compréhension de l’influence de ces régimes contrastés et de la combinaison de ces fourrages complémentaires sur les flux de nutriments et de gaz est aujourd’hui nécessaire pour une meilleure conduite des animaux, des prairies et des effluents au service de la multi performance des élevages laitiers et d’une réduction de leurs impacts sur l’environnement.

Bénéfices attendus

Ce projet doit permettre de fournir de nouvelles références sur des modes de conduite mixtes alternant des phases de bâtiment et de pâturage, ayant des conséquences sur la valorisation des rations offertes aux animaux, sur leurs performances, sur la production d'effluents et sur les émissions gazesues associées. Ces données sont à ce jour très parcellaires dans la littérature car peu d'études les mesurent de façon concomitante et intégrée. Ces informations doivent permettre d'établir des recommandations quant aux conduites les moins émétrices tout en assurant des niveaux de performance correspondant aux attentes des éleveurs.

Procédures

Ces procédures concernent des animaux vigiles qui seront suivis durant 9 semaines au printemps et à l'automne. Des échantillons de lait seront prélevés à la traite 3 jours par semaine (soit 6 traites) et des prises de sang seront réalisées (2 jours par période pour la procédure 1 et 1 jour par cycle de pâturage pour la procédure 2).

Impact sur les animaux

Les traitements comparés sont des modes de conduite courants dans les élevages. Ils n'entrainent à priori pas d'effets indésirables sur les animaux. Les rations offertes (incluant l'herbe au pâturage) seront de bonne qualité et distribuées à volonté. Les effluents seront collectés et leur gestion n'aura pas de conséquence directe sur les animaux. Les seuls prélèvements qui seront faits sur les vaches seront les prises de sang à la veine caudale, justifiant la classe de sévérité légère des procédures 1 et 2.

Devenir

Suite à l’estimation de l’état général des animaux en fin d’essai, la décision pourra être prise par le responsable de l'installation de réintégrer ces vaches dans le troupeau non expérimental. Si une alerte au niveau de l’état général d’un animal le justifiait, la cellule bien-être (SBEA) et le vétérinaire seraient consultés.

Remplacement

Il n'est pas possible de remplacer l'utilisation des animaux par une autre approche dans ce projet qui a pour but de mesurer les conséquences de différents modes de conduite des vaches laitières. Il n'existe à ce jour pas de modèle permettant de simuler l'ensemble des processus associés (à l'échelle de la vache, du bâtiment d'élevage, du stockage des effluents et de la parcelle pâturée).

Réduction

La première procédure n'utilisera que deux lots de 3 vaches chacun. En effet, les salles à ventilation dynamique permettant de mesurer les émissions gazeuses ne permettent pas d'accueilir plus de vaches lorsqu'elles sont conduites en étable libre (surface offerte de 13m²/vache). Le schéma experimental en inversion testant deux traitements sur 3 périodes doit permettre de répondre aux objectifs scientifiques et obtenir une puissance statistique suffisante pour monter les effets des traitements expérimentaux. L'utilisation d'analyses de variance permettra de tester l'influence du mode de conduite sur les variables de production (ingestion, production laitière...) et les émissions gazeuses à l'échelle du lot de vaches, en corrigeant de l'effet période. La deuxième procédure s'appuiera sur des lots de vaches plus conséquents (2 lots de 30 vaches) ce qui s'avère être un minimum pour la mesure des émissions gazeuses au pâturage qui sont par nature beaucoup plus faibles qu'au bâtiment. En dessous de ce nombre, les concentrations de gaz mesurées peuvent descendre sous le seuil de détection des appareils de mesure utilisés.

Raffinement

Les modes de conduites testés, tout à fait classiques en élevage, n'induiront a priori aucune douleur ou souffrance. Les animaux seront élevés et suivis conformément aux règles d’élevage et de bonnes pratiques en place dans l’élevage. Un suivi régulier du comportement des animaux sera mis en place pour détecter le plus rapidement possible tout signe de souffrance ou de douleur. Les animaliers chargés du suivi ont tous une solide formation en élevage laitier et sont sensibilisés à la douleur animale. Le suivi régulier par le vétérinaire sanitaire assure également la bonne santé des animaux. Des points limites adaptés ont été définis afin d’éviter au maximum toute forme de souffrance des animaux. En cas de problèmes détectés, les animaux seront isolés et soignés selon les prescriptions du vétérinaire.

Choix des espèces

Les vaches laitières utilisées seront de race Prim’Holstein. Pour diffuser et comparer les résultats, la race Prim’Holstein, qui est la race la plus répandue dans le monde en bovin lait, est la race appropriée. Les vaches seront en lactation afin de déterminer les effets des traitements sur les performances zootechniques et la composition du lait.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 128
Souffrances
▲ 128
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 128

128 souris vont être utilisées, dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Ces souris immunodéprimées reçoivent une greffe sous la peau de cellules de glioblastome, puis des séances de chimiothérapie et de radiothérapie avec des anesthésies répétées. Le porteur teste une molécule censée bloquer la croissance tumorale en ciblant un récepteur aux œstrogènes, dans une preuve de concept avant un éventuel modèle dans le cerveau. Il affirme que le remplacement par des méthodes sans animaux n'est pas possible pour ce cancer lié au statut hormonal.

Objectifs

Les gliomes sont des tumeurs astrocytaires (cellules gliales du cerveau) qui constituent l'un des groupes les plus fréquents de tumeurs cérébrales chez l'adulte. La forme la plus sévère est le glioblastome (GBM, grade IV) dont la récidive est systématique et la survie médiane n'excède pas 15 mois. Ces tumeurs touchent préférentiellement les hommes et les femmes ménopausées, suggérant un rôle neuroprotecteur des hormones féminines (oestrogènes). Des études sur des modèles murins indiquent que les oestrogènes limitent l'agressivité de la tumeur et sont bénéfiques pour la survie des patients atteints de ce type de tumeur. Cependant, aucune donnée n'est aujourd'hui disponible sur le rôle des voies de réponses aux oestrogènes dans les cellules tumorales, notamment celles initiées par le récepteur GPER (récepteur membranaire des oestrgènes couplé à la protéine "G"). Ceci apparait donc comme un axe de recherche pertinent. Dans une étude préliminaire pluridisciplinaire, nous avons analysé les données moléculaires de patients atteints de GBM et identifié que ce récepteur GPER était jutement plus présent chez les femmes qui survivent longtemps avec une tumeur cérébrale que chez les hommes qui présentent un pronostic plus sombre. In vitro, nous avons pu montrer pour la première fois que l'activation de GPER par la molécule "G1" est capable de bloquer la multiplication des cellules tumorales. La combinaison du G1 avec le traitement de radio et chiomiothérapie standard conduit à un effet anticancéreux amplifié. A terme, le ciblage de GPER par le G1 pourrait constituer une stratégie thérapeutique innovante, ce que nous voulons démontrer via une étude préliminaire "in vivo".

Bénéfices attendus

Les résultats attendus de ce projet initial constitueront une base pour proposer l'utilisation du G1 et/ou l'invalidation de GPER pour le traitement des GBM. Cette étape est indispensable pour soutenir la valorisation clinique de nos travaux. En effet, ce projet innovant (très peu décrit dans la littérature scientifique) permettrait à terme de mieux comprendre les processus responsables des différences de survie entre les hommes et les femmes atteints de GBM. En cas de résultats probants, cela permettrait de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour la recherche clinique, notamment en employant l'utilisation de médicaments ciblant des récepteurs des oestrogènes comme GPER, dans le cas du traitement de certaines tumeurs marquées par un échec thérapeutique (chimiosensibilisation).

Procédures

injection sous-cutanée de cellules tumorales (procédure 1) : 1 seule itération durée 5 min - administration des traitements (procédure 2 ) : schéma de traitement étalé sur 3 semaines pour l'administration des traitements - (chimiothérapie et radiothérapie) : 3 jours de traitement x 3 semaines = 9 itérations pour chaque groupe. La durée des traitements est de 3 min maximum (quelques secondes pour l'administration par voie intra-veineuse et quelques minutes pour la radiothérapie).

Impact sur les animaux

La nuisance associée à ces procédures est surtout à liée à la fréquence des anesthésies et des traitements (3 par semaine sur 3 semaines soit 9 au total).

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à l'issue des procédures 1, 2 et 3. Tous les animaux seront ensuite mis à mort à l'issue de la procédure 4.

Remplacement

Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n'est dans ce contexte pas possible puisque le développement des glioblastomes dépend de phénomènes biologiques complexes (influence des hormones naturellement présentes chez les souris males ou femelles ...) En l'occurence, notre projet est directement associé à l'impact du statut hormonal engendré par le sexe des animaux. L'ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu'in vivo sur un modèle animal. Des études préliminaires ont déjà été réalisées in vitro mais aussi en biologie moléculaire et ont donné des résultats très encourageants. Il est donc primordial de conforter ces résultats sur un modèle "in vivo" de façon à se rapprocher le plus possible de la réalité clinique.

Réduction

Dans le cadre de notre étude, 2 lignées tumorales sont utilisées: une exprimant normalement le récepteur aux oestrogènes GPER (wt) et l'autre non (GPER-KO) sur un modèle de greffe de cellules tumorales sous-cutanée. Cette étude préliminaire fait office de preuve de concept et permet de valider/invalider l'efficicacité des traitements testés sur un modèle de première ligne (injection de cellules tumorales en sous-cutanée) en utilisant un effectif d'animaux assez réduit (8 animaux par groupe). En fonction des résultats obtenus à partir de cette étude pilote, une étude avec un nombre plus grand d'animaux sera envisagée sur un modèle de greffe intra-cérébrale plus proche de la pathologie clinique.

Raffinement

Une attention toute particulière sera portée aux animaux, d'une part lors de l'implantation de la tumeur (réalisée sous anesthésie chimique), puis à la suite de la xénogreffe (pesée 3 fois par semaine, observation quotidienne du comportement, vérification de l'alimentation et de l'hydratation, suivi de la croissance tumorale 3 fois par semaine). Une vigilance accrue sera également exercée pendant le temps d'admiministration des traitements (pesée quotidienne, vérification du comportement et de l'évolution de la tumeur). Un suivi quotidien garantissant le bien-être des animaux sera mené (température d'hébergement optimale, eau boisson et croquettes ad libitium, enrichissement sous forme de feuilles de sopalin et de bâtonnets en bois à ronger). Lorsqu'un point limite sera atteint, l'animal sera mis en mort.

Choix des espèces

Dans les études menées en oncologie, les modèles animaux utilisés sont majoritairement les modèles murins, (souris et rats). Les souris constituent l'espèce de référence compte tenu de leur accessibilité et de leur facilité de manipulation. Les souris immunodéprimées athymiques sont classiquement utilisées dans le cas de greffes de cellules tumorales humaines, car du fait de leur immunodéficience, il n'y a pas de réaction de rejet du greffon tumoral implanté. Les souris Nude (mâles ou femelles) seront âgées de 6-12 semaines au moment des greffes (22 à 30g), les animaux jeunes étant plus adaptés au développement de tumeurs cérébrales. L'intérêt lié au choix de cette tranche d'âge est également lié au fait que les animaux ont atteint leur maturité sexuelle et que leur système hormonal est fonctionnel.

Perception des éoliennes par les oiseaux

(NTS-FR-659159v1 – 29/03/2022)
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
Autres oiseaux : 570
Souffrances
▲ -
▲ 570
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 570
 -
 -

570 oiseaux de 57 espèces vont être utilisés dans des procédures classées en gravité légère, sans prélèvement ni chirurgie, puis tous rendus à leur établissement. Les oiseaux sont placés en volière ou dans une caisse transparente pour des tests de perception visuelle du mouvement et des contrastes, avec un stress possible pour seul effet déclaré. Le porteur cherche à comprendre comment les oiseaux voient les éoliennes afin d'en réduire les collisions, qui tueraient selon lui environ 59 000 oiseaux par an en France. Il affirme qu'il n'est pas envisageable de remplacer les oiseaux par un modèle non biologique pour ces tests de vision.

Objectifs

La Programmation Pluriannuelle de l’Energie vise un doublement de l’énergie produite par les éoliennes, alors qu’en moyenne 59000 oiseaux sont tués par collision chaque année en France, dont 81% d’espèces protégées. Dans le cadre des politiques de protection de l’environnement, les exploitants de parcs éoliens ont pour obligation de réduire la mortalité aviaire liée aux collisions, en particulier lorsqu’ils affectent des espèces au statut de conservation défavorable ou des espèces protégées. Actuellement, pour répondre à ces injonctions réglementaires, les exploitants de parcs éoliens utilisent des dispositifs automatisés (caméras) de détection des oiseaux à proximité du parc dans le but de réduire les collisions en les effarouchant ou en arrêtant les turbines. L’efficacité de ces systèmes est débattue et variable selon les groupes d’oiseaux. Une manière plus directe pour réduire les collisions serait de rendre les éoliennes plus facilement détectables par les oiseaux afin qu’ils puissent les éviter. Pour cela une compréhension globale des capacités visuelles des oiseaux est nécessaire, or certaines informations essentielles sont encore manquantes. Dans la littérature scientifique, il est mis en évidence une sensibilité à la collision accrue chez les rapaces diurnes (Accipitriformes et Falconiformes), les calaos (Bucerotiformes), les martinets (Apodiformes), les cigognes, flamants et ibis (Ciconiiformes), certains corbeaux (Passeriformes), certains limicoles et goélands (Charadriiformes) et certains pigeons (Columbiformes). Les espèces d’intérêts pour cette étude font partie des différentes familles fortement impactées par ces collisions. Des espèces non concernées par ce problème seront également étudiées en tant qu’espèces témoins. Il sera donc possible de comparer les capacités visuelles des espèces en fonction de leur sensibilité à la collision. L’objectif ultime de cette étude est de comprendre comment les oiseaux perçoivent les éoliennes, afin de proposer des solutions pour augmenter la détectabilité de celles-ci par les oiseaux et, éventuellement, pouvoir se passer des dispositifs de détection/effarouchement. Ce projet de thèse de doctorat propose d’étudier ces différents éléments via 2 axes de recherche : l’étude de la perception visuelle (1) du mouvement rotatif et (2) des contrastes.

Bénéfices attendus

Dans le cas de la PROCEDURE EXPERIMENTALE N°1 les seuils limites de perception du mouvement rotatif, définis sur un certain nombre d’espèces, permettront de proposer un nouveau cahier des charges aux constructeurs d’éoliennes afin d’élaborer des modèles de pâles et rotors ne dépassant pas cette vitesse tout en maintenant une production d’énergie électrique rentable. Dans le cas de la PROCEDURE EXPERIMENTALE N°2, si le contraste proposé par les éoliennes par rapport à l’environnement n’était pas perceptible par la majorité de l’avifaune, il serait judicieux de proposer une teinte différente accentuant ce contraste.

Procédures

Aucun prélèvement ou intervention chirurgicale ne sera réalisé sur les animaux au cours des différentes procédures. Au cours des procédures les oiseaux seront vigiles. En cas de stress les oiseaux seront sortis du dispositif et remis dans leur volière. Sur 57 espèces d'oiseaux, au maximum 10 individus par espèces seront utilisés dans chaque procédure. Les individus utilisés dans la première procédure ne seront pas ré-utilisés dans la deuxième. Dans le cadre de la PROCEDURE EXPERIMENTALE N°1 les oiseaux seront placés dans la volière d'expérimentation entre 30 minutes et deux heures par jour, tous les jours, pendant deux mois. Dans cette volière les oiseaux devront effectuer un choix entre deux stimuli. Selon le choix réalisé l'oiseau sera récompensé avec de la nourriture ou non. Les oiseaux seront libres de leur mouvement. Dans le cadre de la PROCEDURE EXPERIMENTALE N°2 les oiseaux seront placés dans une caisse transparente pendant une à trois heures consécutives. La caisse sera placé devant des écrans sur lesquels seront diffusés différents patterns. Au cours de la PROCEDURE EXPERIMENTALE N°2 chaque oiseau passera au maximum 3 heures dans le dispositif, découpable en plusieurs séances de quelques minutes si besoin. Les dimensions de la caisse transparente sont adaptables pour chaque espèce de manière à ce que l'oiseau soit libre de ses mouvement, mais dans un espace restreint : l'oiseau pourra se tenir debout, se coucher et se retourner.

Impact sur les animaux

Les oiseaux ne souffriront pas de la faim ou de la soif, d’inconfort, de douleurs, de blessures ou de maladies au cours des procédures. Le seul effet indésirable possible serait du stress au moment de l’expérimentation, qui devrait disparaitre dès la fin de la procédure.

Devenir

Tous les animaux seront gardé en vie et replacé au sein de leur établissement utilisateur.

Remplacement

S’agissant d’études comportementales sur la vision des oiseaux, il n’est pas envisageable de remplacer les oiseaux par des modèles non biologiques.

Réduction

Le nombre d’oiseaux utilisés sera réduit au minimum pour donner des résultats statistiquement corrects, soit 10 individus par espèces. Ce chiffre est basé sur des études similaires et permettront d’acquérir les informations suffisantes en relation avec les questions posées. La personnalité et la motivation de chaque individu rentrant en jeu dans toute expérience, ce chiffre permettra de prendre en compte la variabilité individuelle.

Raffinement

Ces expériences nécessiteront peu de manipulation et n’engendreront aucune douleur ou souffrance des animaux. Toutes les précautions seront prises pour limiter toute forme de stress. Le protocole est notamment conçu pour pouvoir arrêter l’expérience à tout moment en cas de signes de stress. Les expériences menées étant basées sur le comportement, les résultats ne seraient pas exploitables si les oiseaux étaient stressés.

Choix des espèces

Pour étudier la perception des éoliennes par les oiseaux afin de réduire les collisions aviaires avec les éoliennes, nous étudierons 57 espèces, réparties entre celles impactées par ces collisions, et des espèces témoins non concernées par les collisions. Afin de limiter le nombre d’individus étudié, seules quelques espèces de chaque famille seront utilisées, en privilégiant des espèces accessibles en captivité et étant d’intérêt majeur la filière éolienne. La taille de l’œil et les capacités visuelles sont dépendantes du stade de développement et se stabilisent au moment de l’envol quand l’individu a atteint sa taille adulte. Les expériences seront donc menées uniquement sur des oiseaux de taille adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Rats : 240
Souffrances
▲ -
▲ 200
▲ 40
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 240

240 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère à modérée. 40 rates gestantes reçoivent un probiotique et subissent des tests d'anxiété en arène ouverte et en labyrinthe en croix ainsi qu'une séparation maternelle, leurs 200 petits étant inclus puis tués pour prélever cerveau et intestin. Le porteur étudie l'effet du probiotique sur l'axe intestin-cerveau de la mère et de sa descendance, et n'attend aucun effet indésirable du produit déjà vendu comme complément alimentaire. Il affirme qu'aucun modèle non animal ne permet d'étudier ce lien entre comportement et microbiote.

Objectifs

L’objectif principal de ce projet est de comprendre comment L. rhamnosus HN001 agit sur le cerveau de la mère dans notre modèle animal en adoptant une approche de circuit neuronal et en se concentrant sur les systèmes neuronaux impliqués dans l'axe intestin-cerveau tels que le système sérotonergique, la composition microgliale et la plasticité synaptique. Les zones cérébrales étudiées pour l'immunoréactivité sérotoninergique, microgliale et synaptique dans le cerveau de la mère et de la progéniture juvénile seront les noyaux du raphé du mésencéphale, l'hippocampe, l'amygdale et le cortex préfrontal. Plusieurs études ont mis en évidence ces zones cérébrales dans un certain nombre de processus cognitifs et émotionnels, plus particulièrement dans la dépression maternelle. Notre hypothèse de travail est que ce traitement par HN001 aura un impact positif sur la neuroplasticité et sur les tests comportementaux et nous suggérons par ailleurs que les mères ou les femelles vierges ne montreront pas des niveaux de réponses similaires à ce traitement. Par ailleurs, nous investiguerons également l’impact de ce traitement maternel sur les variables biologiques de la descendance.

Bénéfices attendus

Des recherches récentes ont mis en évidence l'impact de l'axe intestin-cerveau sur la santé, montrant un lien étroit entre le contenu microbien intestinal, la fonction cérébrale et les troubles psychiatriques. De manière intéressante, la recherche a également montré que la composition du microbiote intestinal maternel est unique et constitue la base de la composition du microbiote intestinal du nouveau-né et peut donc avoir un impact sur l'axe intestin-cerveau en développement tout au long de la vie. Nous avons précédemment montré que l'environnement chimique peut affecter le microbiote intestinal de la mère, et cela est associé à la modulation du comportement maternel et de la neuroplasticité cérébrale. Plus récemment, nos données non publiées montrent que l'exposition au stress et le niveau d'anxiété dans un modèle de dépression post-partum peuvent affecter le microbiote intestinal et la neuroplasticité, mais l'antidépressseur fluoxétine ne peut pas restaurer le microbiote normal ni la neuroplasticité. Ces données sont en accord avec les observations réalisées dans d'autres modèles. La compréhension de l'axe intestin-cerveau nous offre la possibilité de cibler le microbiome intestinal maternel comme traitement pour améliorer l'humeur de la mère, via des changements dans la neurophysiologie du cerveau, et également promouvoir un développement intestin-cerveau sain chez la progéniture.

Procédures

Les 40 mères passeront seront manipulées pour réaliser un frottis vaginal (1 fois pour confirmation reproduction), placées dans des cages individuelles pendant la gestation (18-21 jours) et manipulées pour la prise de poids, tests comportementaux et séparation maternelle pendant 10 minutes) traitement de la moitié des individus par une solution de probiotique pendant la gestation et jusque 10 jours après la mise-bas. Les tests comportementaux auxquels les animaux seront soumis sont proches de situations naturelles (test d'anxiété: arène ouverte et labyrinthe en croix) que le rat pourrait rencontrer. La moitié des mères, durant les 18-21 jours de gestation, seront exposée à du probiotique, actuellement mis sur le marché comme complément alimentaire humain. Tous les jeunes (200) nés de ces mères pourraient être indirectement affectés par les traitements des mères et sont donc inclus dans la procédure.

Impact sur les animaux

Il s'agit d'un probiotique, déjà autorisé comme complément alimentaire. Nous n'attendons aucun effets indésirables sur nos animaux

Devenir

Les animaux passeront de manières successives au travers des différents procédures expérimentales et retourneront après chaque procédure dans leur cage d'hebergement, sauf si les procédures sont réalisées dans les cages d'hebergement (observation passive) et bien évidemment en fin d'expérience, la dernière procédure étant euthanasie pour les femelles gestantes et vierge (qui ont donc été soumises à certaines procédures légères) et la descendance male et femelle non soumis à procédure mais euthanasié en fin d'expérience. Cette procédure est nécessaire à la collecte des tissus (cerveau, caecum, intestin, sang) pour des analyses histochimiques ultérieures qui nous permettront de comprendre au niveau physiologique comment ce traitement impacte le comportement spécifiquement chez les mères et définir les conséquences d'un tel traitement sur la descendance, ce qui n'a pas encore été réalisé à ce jour.

Remplacement

Ces travaux seront réalisés chez la rate, le modèle le plus adapté pour étudier la physiopathalogie de la maternité et les troubles neuropsychiatriques. Les impacts de traitement sur la physiolopathologie du cerveau, l’interaction avec le microbiote intestinal et les conséquences sur le comportement ne peuvent malheureusement être investigués que sur un modèle animal, il n’existe pas d’autre modèle alternatif non-animal pour étudier le fonctionnement du système nerveux central en lien avec le comportement et le microbiote intestinal (REMPLACEMENT).

Réduction

Nous nous attacherons à définir les mécanismes neurobiologiques associés aux changements de comportements après le sevrage des jeunes. Le nombre d'animaux totaux utilisés dans cette expérience (40 femelle, 10 individus par groupe et leur descendance; 200) est limité et est le nombre minimum qui devrait nous permettre, s‘il y a des effets, d'obtenir des différences statistiquement significatives et scientifiquement utilisables

Raffinement

Tous les animaux auront un accès libre à de la nourriture, de l’eau, litière fraiche et environnement enrichi (cylindre pour se cacher, matériel pour faire les nids, ...). Le traitement sera donné dans l'eau de boisson des mères gestantes, procédure déjà utilisée au sein de notre laboratoire. Ce type de traitement mime la situation clinique chez les humains (traitement oral) et surtout élimine le stress potentiel de l’administration chez la mère. Par ailleurs, les animaux sont suivis par la structure chargée du Bien-être animal et par le chercheur responsable de la mise en œuvre du projet et des points limites ont été définis.

Choix des espèces

Le Rat Long Evans, non transgénique, est le modèle historique utilisé au sein de notre laboratoire, mais aussi dans de nombreux autres laboratoires s’intéressant aux effets des antidépresseurs, de la dépression, et également aux interactions sociales et sexuelles. Ainsi, l’utilisation de cette espèce, et de cette souche en particulier, nous permettra de comparer les résultats obtenus avec des données préexistantes au sein de notre laboratoire mais également dans la bibliographie. Par ailleurs, le catalogue de comportements de ces animaux est bien décris. Nos collaborateurs travaillent de même sur cette souche et nous pourrons ici réunir nos données. Les femelles rats sont des animaux adultes (70jours), dont la moitié sera fertilisée par un mâle adulte au laboratoire. La descendance utilisée sera âgée de 10 jours maximum.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 128
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 128
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 128

128 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en gravité modérée. Ces souris immunodéprimées reçoivent une greffe sous la peau de cellules de glioblastome, puis neuf séances de chimiothérapie et de radiothérapie sur trois semaines, avec des anesthésies répétées. Le porteur teste une molécule censée bloquer la multiplication des cellules tumorales, dans une étude qu'il qualifie de preuve de concept avant un éventuel modèle de greffe dans le cerveau. Il affirme que le remplacement par des méthodes sans animaux n'est pas possible pour ce cancer lié au statut hormonal.

Objectifs

Les gliomes constituent l'un des groupes de tumeurs cérébrales les plus fréquents chez l'adulte. La forme la plus sévère est le glioblastome (GBM) dont la survie médiane n'excède pas 15 mois. Ces tumeurs touchent préférentiellement les hommes et les femmes ménopausées, suggérant un rôle protecteur des hormones féminines (œstrogènes). Des études sur des modèles murins indiquent que les œstrogènes limitent l'agressivité de la tumeur et sont bénéfiques pour la survie des patients atteints de ce type de tumeur. Cependant, aucune donnée n'est aujourd'hui disponible sur les modalités de réponses des cellules tumorales aux œstrogènes. Ceci apparait donc comme un axe de recherche pertinent. Dans une étude préliminaire pluridisciplinaire, nous avons analysé les données moléculaires de patients atteints de GBM et identifié qu'un récepteur était justement plus présent chez les femmes qui survivent longtemps avec une tumeur cérébrale que chez les hommes qui présentent un pronostic plus sombre. In vitro, nous avons pu montrer pour la première fois que l'activation de ce récepteur parune molécule (G1) bloque la multiplication des cellules tumorales. La combinaison du G1 avec le traitement de radio et chiomiothérapie actuellement prescrit des GBM conduit à un effet anticancéreux amplifié. A terme, l'utilisation de cette molécule (G1) pourrait constituer une stratégie thérapeutique nouvelle, ce que nous voulons démontrer via une étude préliminaire "in vivo".

Bénéfices attendus

Les résultats attendus de ce projet initial constitueront une base pour proposer l'utilisation d'une molécule (G1) pour le traitement des GBM. Cette étape est indispensable pour soutenir la valorisation clinique de nos travaux. En effet, ce projet innovant (très peu décrit dans la littérature scientifique) permettrait à terme de mieux comprendre les processus responsables des différences de survie entre les hommes et les femmes atteints de GBM. En cas de résultats probants, cela permettrait de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour la recherche clinique, notamment en employant l'utilisation de médicaments interagissant avec des récepteurs des œstrogènes dans le cas du traitement de certaines tumeurs résistantes au traitement standard.

Procédures

injection sous-cutanée de cellules tumorales (procédure 1) : 1 seule itération durée 5 min - administration des traitements (procédure 2 ) : schéma de traitement étalé sur 3 semaines pour l'administration des traitements -(chimiothérapie et radiothérapie) : 3 jours de traitement x 3 semaines = 9 itérations pour chaque groupe. La durée des traitements est de 3 min maximum (quelques secondes pour l'administration par voie intra-veineuse et quelques minutes pour la radiothérapie).

Impact sur les animaux

La nuisance associée à ces procédures est surtout à liée à la fréquence des anesthésies et des traitements (3 par semaine sur 3 semaines soit 9 au total).

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à l'issue des procédures 1, 2 et 3. Tous les animaux seront ensuite mis à mort à l'issue de la procédure 4.

Remplacement

Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n'est dans ce contexte pas possible puisque le développement des glioblastomes dépend de phénomènes biologiques complexes (influence des hormones naturellement présentes chez les souris males ou femelles ...) En l'occurence, notre projet est directement associé à l'impact du statut hormonal engendré par le sexe des animaux. L'ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu'in vivo sur un modèle animal. Des études préliminaires ont déjà été réalisées in vitro mais aussi en biologie moléculaire et ont donné des résultats très encourageants. Il est donc primordial de conforter ces résultats sur un modèle "in vivo" de façon à se rapprocher le plus possible de la réalité clinique.

Réduction

Dans le cadre de notre étude, 2 lignées tumorales sont utilisées: une exprimant normalement le récepteur aux oestrogènes GPER (wt) et l'autre non (GPER-KO) sur un modèle de greffe de cellules tumorales sous-cutanée. Cette étude préliminaire fait office de preuve de concept et permet de valider/invalider l'efficicacité des traitements testés sur un modèle de première ligne (injection de cellules tumorales en sous-cutanée) en utilisant un effectif d'animaux assez réduit (8 animaux par groupe). En fonction des résultats obtenus à partir de cette étude pilote, une étude avec un nombre plus grand d'animaux sera envisagée sur un modèle de greffe intra-cérébrale plus proche de la pathologie clinique.

Raffinement

Une attention toute particulière sera portée aux animaux, d'une part lors de l'implantation de la tumeur (réalisée sous anesthésie chimique), puis à la suite de la xénogreffe (pesée 3 fois par semaine, observation quotidienne du comportement, vérification de l'alimentation et de l'hydratation, suivi de la croissance tumorale 3 fois par semaine). Une vigilance accrue sera également exercée pendant le temps d'admiministration des traitements (pesée quotidienne, vérification du comportement et de l'évolution de la tumeur). Un suivi quotidien garantissant le bien-être des animaux sera mené (température d'hébergement optimale, eau boisson et croquettes ad libitium, enrichissement sous forme de feuilles de sopalin et de bâtonnets en bois à ronger). Lorsqu'un point limite sera atteint, l'animal sera mis en mort.

Choix des espèces

Dans les études menées en oncologie, les modèles animaux utilisés sont majoritairement les modèles murins, (souris et rats). Les souris constituent l'espèce de référence compte tenu de leur accessibilité et de leur facilité de manipulation. Les souris immunodéprimées athymiques sont classiquement utilisées dans le cas de greffes de cellules tumorales humaines, car du fait de leur immunodéficience, il n'y a pas de réaction de rejet du greffon tumoral implanté. Les souris Nude (mâles ou femelles) seront âgées de 6-12 semaines au moment des greffes (22 à 30g), les animaux jeunes étant plus adaptés au développement de tumeurs cérébrales. L'intérêt lié au choix de cette tranche d'âge est également lié au fait que les animaux ont atteint leur maturité sexuelle et que leur système hormonal est fonctionnel.