Système endocrinien
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caractérisation de la prise alimentaire et du métabolisme chez un modèle de rongeur diurne arvicanthis: impact d’un régime déséquilibré
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
96 rongeurs Arvicanthis vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Soumis pendant 16 semaines à un régime gras et sucré, ils subissent trois séries de huit microprélèvements sanguins sur animal vigile, que le porteur reconnaît pouvoir provoquer une douleur aiguë et une inflammation, avant un prélèvement sanguin terminal. Tous sont tués pour des analyses moléculaires et biochimiques post-mortem. Le porteur retient ce rongeur diurne pour sa proximité avec le rythme humain et affirme qu'aucune méthode sans animal ne peut caractériser la prise alimentaire, la retombée en chrononutrition humaine restant hypothétique.
Objectifs
Non seulement la quantité et la nature des aliments ingérés impactent la santé, mais le moment auquel sont pris les repas influence également le bien-être des individus. C'est notamment le cas des personnes qui ont des dîners à haute teneur énergétique et des personnes qui ont des habitudes alimentaires erratiques ou nocturnes chez lesquelles on observe une incidence accrue de diabète de type 2, d'obésité et de maladies cardiovasculaires. Au sein du système nerveux central, une région du cerveau appelée l'hypothalamus est impliquée dans le contrôle de la prise alimentaire, de la satiété et dans l'équilibre énergétique. Cette région est également responsable de l'organisation temporelle de toutes les fonctions et comportements biologiques car elle héberge une horloge biologique, les noyaux suprachiasmatiques (NSC) , qui donne le tempo à l'ensemble de l'organisme. Lors d'un régime alimentaire déséquilibré, il devient donc pertinent de pouvoir discriminer si les perturbations métaboliques observées viennent d'un déséquilibre dans les quantités d'aliments ingérés ou si elles s'accompagnent également d'une désorganisation temporelle du rythme de prise alimentaire. Le projet vise donc à étudier la chrononutrition chez Arvicanthis ansorgei, un modèle de rongeur diurne qui présente une organisation temporelle de ses fonctions biologiques similaire à celle de l'homme, comme par exemple un éveil diurne, un sommeil nocturne et une rétine riche en cônes. L'objectif sera sur des animaux nourris avec un régime équilibré 1/ de caractériser le rythme journalier de la prise alimentaire (structure temporelle sur 24h des repas, leur nombre et leur durée) ainsi que de la sécrétion des principales hormones métaboliques (insuline, leptine et corticostérone) equi la contrôlent 2/ de réaliser un phénotypage métabolique complet des animaux (volumes d'oxygène consommé et de CO2 rejeté avec calcul du quotient respiratoire et dela dépense énergétique) afijn ensuite d'évaluer les conséquences chez arvicanthis d'une exposition à un régime déséquilibré (graisse ou glucide) sur tous ces paramètres et in fine d'évaluer si les conséquences métaboliques observées sont uniquement dues au régime alimentaire déséquilibré seul ou combiné à une modification spontanée du rythme circadien de la prise alimentaire.
Bénéfices attendus
Les résultats obtenus pourraient permettre d'envisager chez l'homme des traitements basés sur des protocoles de chrononutrition visant à proposer certains aliments à certains moments de la journée sans rompre l'équilibre énergétique. La mise en évidence qu'un régime déséquilibré riche en graisse ou sucre ne conduit pas au développement d'une obésité et d'un diabète de type 2 sur le modèle animal choici pourrait ouvrir de nouvelles pistes pour de futurs traitements chez l'humain.
Procédures
Lers animaux seront soumis à 3 séries de 8 microprélèvements sanguins (durée de chaque prélèvement = quelques secondes) réalisés sur animal vigile. Chaque série de prélèvements est séparée de la précédente par 8 semaines de récupération. Chaque animal sera soumis à un prélèvement sanguin terminal sous anesthésie profonde et analgésie (durée quelques minutes). Les animaux seront soumis à 16 semaines de régime alimentaire déséquilibré (gras et sucré).
Impact sur les animaux
Les tests métaboliques réalisés par microprélèvement sanguin pourront induire une douleur aigue et pourraient créer de l'inflammation. L'exposition au régime déséquilibré pendant 16 semaines pourrait induire des perturbations métaboliques pouvant conduire à la mise en place d'une obésit et / ou d'un diabète de type 2.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvements post-mortem et analyses moléculaires et biochimiques.
Remplacement
L'objectif du projet étant de caractériser la prise alimentaire (nombre de repas, durée des repas,intervalles entre les repas, quantité de nourriture ingérée), il n'est pas possible d'utiliser des méthodes alternatives. L'animal reste donc le modèle de choix pour mener à bien cette étude.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaires au projet (96 animaux sur 5 ans de projet) a été calculé pour permettre d'obtenir des résultats fiables et exploitables statistiquement. Nous avons privilégié une étude longitudinale pour le métabolisme où chaque animal sera son propre contrôle. Les résultats seront analysés par des tests statistiques permettant d'établir l'impact d'un régime déséquilibré sur la prise alimentaire et le métabolisme sur arvicanthis, modèle de rongeur diurne à l'instar de l'humain et établir si arvicanthis pourrait être résistant au diabète et à l'obésité.
Raffinement
Les mâles arvicanthis sont agressifs entre eux et sont donc maintenus en cage individuelle enrichie (bâton et matériel de nidification). Les animaux sont hébergés dans le même pièce ce qui permet de maintenir les contacts olfactifs, visuels et auditifs entre les congénères. Afin de limiter le stress lié à la préhension, arvicanthis étant un animal diurne particulièrement actif, les animaux sont habitués à la manipulation qui est réalisée avec une serviette ce qui permet de prendre les animaux délicatement par le corps. Les procédures invasives sont réalisées sous anesthésie et analgésie. Des points limites ont été définis permettant d'interrompre la procédure et ainsi soustraire l'animal à la souffrance.
Choix des espèces
Le moment du repas tout comme la quantité d'aliments ingérés ou leur qualité nutritionnelle concourrent au maintien de l'équilibre énergétique et donc au bien-être des individus. Il est donc important pour notre étude d'utiliser un modèle animal dont la niche temporelle de prise des repas se rapproche de celle de l'homme. Arvicanthis Ansorgei est un rongeur diurne qui présente des caractéristiques similaires à l'homme : rythme veille/sommeil avec un éveil diurne et un sommeil nocturne et une rétine riche en cônes. Il s'avère donc être un modèle pertinent pour étudier les conséquences d'un régime déséquilibré sur les rythmes circadiens (hormones, métabolites et gènes horloges). Nous utiliserons des animaux adultes âgés de 2 à 4 mois afin de travailler sur des animaux mâtures. Pour limiter les variations entre individus il est important pour l'étude de travailler sur des groupes avec un cerveau intégrant les centres régulateurs du comportement alimenatires (hypothalamus notamment mâture).
Rôle du canal ionique mecano sensibe Piezo1 dans la fonction du tissu adipeux brun et des adipocytes thermogéniques
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Rendues obèses et insulinorésistantes par un régime riche en graisses, elles reçoivent dix injections dont un agent mimant l'exposition au froid, subissent sept prélèvements de sang à la queue et des pesées hebdomadaires pendant dix-huit semaines, avant d'être tuées pour prélever leurs tissus. Le projet cherche à savoir si une protéine, PIEZO1, joue un rôle dans l'apparition de l'obésité, retombée que le porteur formule au conditionnel. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne peut remplacer l'étude sur un "organisme entier".
Objectifs
L’obésité et ses complications métaboliques comme l’insulinorésistance et le diabète de type 2 (DT2) sont des problèmes de santé majeurs. L’obésité résulte principalement d’un déséquilibre entre apport et dépense énergétique. Les adipocytes blancs dans le tissu adipeux blanc sont impliqués dans le stockage du surplus énergétique sous forme de graisse. Les adipocytes bruns présents dans le tissu adipeux brun sont des cellules impliquées dans la dissipation de l’énergie sous forme de chaleur, processus appelé thermogenèse non frissonante. Au sein du tissu adipeux blanc sous-cutané coexistent, avec les adipocytes blancs, des adipocytes beiges qui comme les bruns, sont capables de dissiper de l’énergie sous forme de chaleur et dont le nombre augmente en cas de besoin thermogénique. L’obésité entraine des anomalies de fonctions des adipocytes thermogéniques bruns et beiges et la réactivation de ces adipocytes et/ou l’augmentation de leur nombre permet de corriger les anomalies métaboliques associées à l’obésité. Il existe cependant des lacunes importantes dans la compréhension des mécanismes et dans l’identité des facteurs qui régulent l’activité et/ou la formation des adipocytes thermogéniques bruns et beiges. Il a été récemment montré que ces adipocytes thermogéniques sont des cellules mécanosensibles suggérant que des protéines activées par des stimulations mécaniques puissent contribuer au contrôle des fonctions biologiques de ces cellules. Nous avons récemment découvert que les adipocytes bruns expriment en grande quantité un canal ionique mécanosensible fonctionnel. L'objectif de ce projet est de déterminer le rôle de ce canal ionique mécanosensible dans la fonction et le développement des adipocytes thermogéniques bruns et beiges et d'évaluer si son absence dans ces adipocytes thermogéniques conduit au développement de l'obésité et de ses complications métaboliques. Pour cela nous générerons des souris n'exprimant plus ce canal ionique mécanosensible dans les adipocytes bruns et beiges. Nous étudierons l’impact de l’absence de cette protéine dans ces adipocytes sur le développement de l’obésité induite par un régime riche en lipides et sur le développement de l'insulinorésistance et du diabète. Nous déterminerons si cette protéine contrôle, in vivo, le développement et/ou la fonction de ces adipocytes thermogéniques.
Bénéfices attendus
A l’issue de ce programme, nous espérons comprendre si la protéine PIEZO1 joue un rôle dans l’apparition de l’obésité. Si cette hypothèse est vérifiée, ces connaissances pourraient servir à développer des méthodes de prévention et de lutte contre le surpoids et les troubles métaboliques associés.
Procédures
Tous les animaux (vigiles) sont soumis à : 1) une injection de glucose, une injection d’insuline, 7 injections d’un agent mimant l’exposition au froid, une injection d'anesthésique. Au total 10 injections sur les 18 semaines de la procédure. Chaque injection dure quelques secondes ; 2) sept prélèvements d’une goutte de sang au niveau de la queue (une quinzaine de secondes par prélèvement).
Impact sur les animaux
Nuisances attendues : 1) obésité et insulinorésistance 2) contraintes des pesées hebdomadaires 3) contention et douleur lors des injections et des prélèvements
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure . Ceci est nécessaire pour prélever les différents tissus et les analyser.
Remplacement
Le diabète et l’obésité sont des maladies d’origine multifactorielle (y compris environnementale). Ces pathologies affectent la régulation du métabolisme insulino-glucidique et lipidique. De plus, elles s’expriment àl’échelle d’un organisme et font donc intervenir tous les organes susceptibles de stocker ou consommer du glucose et des lipides. Ainsi, son apparition et sa gravité résultent de l’intégration de plusieurs défauts et son étude sur l’animal intact est essentielle et ne peut être remplacée. Il n‘existe pas pour l’instant de modèle in vitro qui pourrait remplacer l‘expérimentation sur un organisme entier pour répondre aux questions posées ici.
Réduction
Réduction: Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été calculé afin d’obtenir des résultats significatifs à partir d’un nombre d’animaux minimum, grâce à l’utilisation d’outils statistiques et de l’expérience d’études précédentes menées dans notre équipe. Nous constituerons des groupes de 10 souris (contrôles et mutées). Le nombre total de souris nous permettra d’obtenir en quantité suffisante tous les échantillons tissulaires nécessaires à notre étude. Ce nombre nous permettra également de réaliser des études statistiques adaptées.
Raffinement
Raffinement : Toutes les expériences et manipulations des animaux seront effectuées avec le souci de préserver le bien-être de l‘animal : hébergement à 30°C correspondant à leur température de confort (thermoneutralité) ; enrichissement de l’environnement (maisonnettes, buchettes, tiges papier), en groupes sociaux et en accord avec la réglementation en vigueur ; surveillance régulière suivie selon une grille d’évaluation prévoyant le recours à des points limites précoces et adaptés; prélèvements sur animaux vigiles effectués par des personnes expérimentées; prélèvements espacés dans le temps au maximum et volumes prélevés correspondant au minimum nécessaire.
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris . Ce modèle correspond à l'espèce et à la souche sur laquelle nous travaillons dans notre laboratoire et pour laquelle nous avons plusieurs données de référence pour notre étude. De plus cette souche est connue pour répondre aux régimes riches en graisse en développant une obésité et une insulinorésistance. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 12 semaines. Ces expériences étant d’une durée maximum de 18 semaines, l’âge maximum des souris en fin d’expérience sera d’environ 30 semaines. L’obésité nutritionnelle prend du temps à se mettre en place et nous voulons examiner des sujets adultes. Ces durées de régime et stades de développement ont déjà été utilisés dans notre équipe pour étudier l’obésité induite par le régime. Ceci nous permettra de comparer nos résultats aux études précédentes.
Rôle du métabolisme des lipides sur la progression du cancer de la prostate résistant à l’hormonothérapie dans un modèle murin
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Cancers
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système immunitaire
196 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Sur quatorze semaines, elles reçoivent un régime hyperlipidique, une greffe de cellules cancéreuses de prostate sous la peau, des prélèvements sanguins mensuels sous anesthésie et, pour une partie, des injections quotidiennes d'un inhibiteur, pour étudier le lien entre lipides et cancer résistant à la castration. Le porteur maintient une gravité légère en indiquant que la tumeur, sous-cutanée, ne devrait pas affecter le comportement de l'animal. Il présente les statines et la metformine comme pistes possibles, à un stade encore exploratoire.
Objectifs
Le cancer de la prostate est le deuxième cancer le plus diagnostiqué chez l'homme avec 50 400 nouveaux cas chaque année en France. Plusieurs thérapies sont utilisées telles que la chirurgie, la radiothérapie, l'hormonothérapie ou la chimiothérapie, cependant, ces traitements ne conduisent souvent pas à la guérison. Dans le cas des formes agressives, si l'hormonothérapie est efficace dans un premier temps pour faire diminuer la tumeur, celle-ci va rapidement progresser de nouveau alors que le patient est encore sous traitement et devenir résistante à l'hormonothérapie ou CPRC (cancer de la prostate résistant à la castration). Face à l'échec thérapeutique, il est nécessaire de mieux comprendre les mécanismes de cette récidive tumorale afin de la contrer. Parmi les cancers, le cancer de la prostate est l'un des plus liés au métabolisme des lipides (fabrication (lipogenèse) et dégradation (lipolyse)). En effet, dans le cancer de la prostate, le risque de développer des formes agressives de cancer de la prostate résistant à la castration est plus élevé en cas d'obésité et de régimes hypercaloriques-hyperlipidiques, et les patients atteints de CPRC présentent des taux plasmatiques élevés de cholestérol et une augmentation de la lipogenèse dans les cellules cancéreuses. Ce projet utilisera des cellules cancéreuses prostatiques humaines résistantes à la castration qui surexpriment un facteur que nous proposons d’étudier et qui est connu pour être un facteur de mauvais pronostic pouvant être activé par le cholestérol. Deux approches seront réalisées avec les cellules tumorales. La première en nourrissant l'animal avec un régime normal ou riche en graisses, en saccharose et en cholestérol pour imiter les régimes hypercaloriques-hyperlipidiques. La seconde en utilisant un inhibiteur du facteur surexprimé dans le cadre d'un régime normal et riche en graisses, en saccharose et en cholestérol afin de déterminer la valeur de cible potentielle dans le traitement du cancer de la prostate résistant à la castration. L'objectif principal de ce projet est d'identifier de nouveaux mécanismes impliquant les lipides dans la progression du CPRC et d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.
Bénéfices attendus
L'objectif principal de ce projet est d'identifier de nouveaux mécanismes impliquant les lipides dans la progression du cancer de la prostate résistant à la castration et donc de déterminer si dans le futur, les thérapies actuellement utilisées pour traiter la dyslipidémie (excès de cholestérol) comme les statines ou traiter le diabète comme la metformine pourraient aider à diminuer la récidive du cancer de la prostate résistant à la castration et la résistance thérapeutique. Notre projet a également le potentiel d'identifier de nouveaux biomarqueurs et cibles thérapeutiques pour surveiller la progression, la récurrence et la prévention des métastases du cancer de la prostate résistant à la castration.
Procédures
Chaque animal sera intégré à une procédure multi-étapes qui durera au total 14 semaines. La moitié des animaux aura un régime alimentaire hypercalorique-hyperlipidémique et l’autre moitié aura un régime normal et ce, pour toute la durée du projet (14 semaines). Certaines étapes seront communes à l’ensemble des animaux. En effet, les 196 souris seront soumises après leur temps d’acclimatation à un jeûne de 5h suivi d’une pesée (1 min) puis d’une anesthésie gazeuse afin de faire un prélèvement sanguin (2min30) pour quantifier la glycémie, l'insulinémie, le niveau de triglycérides et de cholestérol ; étape essentielle pour déterminer le niveau d’augmentation des triglycérides et du cholestérol sanguins qui attestera de leur disponibilité à la tumeur pour la suite. Les animaux seront pesés hebdomadairement (1min) et 3 prélèvements sanguins sous anesthésie gazeuse (2min30) seront réalisés à raison d’un prélèvement par mois. En fin de protocole, les souris recevront une injection d’analgésique (30 sec) avant prélèvement sanguin sous anesthésie gazeuse (2min30) et mise à mort. Parmi ces souris, 24 recevront une injection de médicaments (inhibiteur pharmacologique du facteur que nous voulons étudier) ou de placebo quotidienne pendant les 2 dernières semaines (10x30sec) ; 80 recevront une injection de cellules tumorales sous anesthésie gazeuse à la 8ème semaine (2min30) et 80 recevront une injection de cellules tumorales sous anesthésie gazeuse à la 8ème semaine (2min30) et une injection de médicaments ou de placebo quotidienne pendant les 2 dernières semaines (10x30sec).
Impact sur les animaux
Les cellules tumorales seront injectées par voie sous-cutanée (sous la peau), et donc la tumeur ne se développera que sous la peau et ne devrait pas se propager à d'autres parties du corps. La taille de la tumeur ne dépassera pas celle autorisée à savoir qu’elle ne devra engendrer aucune conséquence significative sur le comportement de l'animal. Cependant, les animaux peuvent perdre du poids. Les animaux anesthésiés peuvent ressentir une aversion pour l'anesthésie et trouver l'expérience désagréable. Les animaux auxquels seront injectés la thérapie peuvent ressentir une gêne passagère lors de l'insertion de l'aiguille. Aucun effet indésirable n'est prévu concernant la molécule thérapeutique, cependant, les animaux seront surveillés afin de s'assurer du maintien de leur bien-être.
Devenir
Toutes les souris seront mises à mort humainement à la fin du projet pour permettre l’analyse histologique de la tumeur, nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques de l’étude
Remplacement
Les interactions complexes qui existent entre le microenvironnement tumoral (vaisseau sanguin pour l'apport en nutriments, cellules graisseuses…) et une tumeur ne peuvent pas être correctement étudiées en utilisant exclusivement des systèmes de culture cellulaire ou des tissus humains. De plus, cette étude nécessite de l’expérimentation animale pour déterminer les effets du traitement sur la tumeur, la santé et le bien-être général de l'animal.
Réduction
Le nombre minimum d'animaux requis pour obtenir des résultats scientifiquement valides a été déterminé par des calculs de taille d'échantillon en utilisant les résultats de projets antérieurs entreprenant des expériences similaires.
Raffinement
La croissance tumorale, le poids corporel et le bien-être des animaux seront surveillés régulièrement afin de s'assurer que la tumeur n’ait pas d’impact sur le comportement de l’animal. Les cellules tumorales seront injectées par voie sous-cutanée (sous la peau) pour éviter les risques de propagation du cancer à d'autres parties du corps. Les opportunités de raffinement seront continuellement explorées et mises en œuvre dans la mesure du possible pendant la durée du projet en réduisant le nombre d'animaux/cages et en apportant un environnement constamment enrichi. L’ensemble des personnes en charge de ce projet respectera les lignes directrices sur les meilleures pratiques et consultera le personnel de soins des animaux tout au long du projet. Afin d’éviter toute expression du phénotype dommageable lié au caractère immunodéprimé des animaux, ceux-ci seront hébergés sur des portoirs comportant des cages individuellement ventilées et à un maximum de 5 animaux par cage dans une zone placée en surpression afin de limiter l’entrée de pathogènes véhiculés dans l’air. Les cages sont autoclavées avec la litière et l’enrichissement. La nourriture est irradiée à 25kGy et l’eau de boisson est osmosée. L’ouverture des cages et la manipulation des animaux seront réalisées sous PSM de type II et tout le matériel utilisé sera stérile.
Choix des espèces
Les souris constituent le modèle animal le mieux établi pour la recherche sur le cancer. La souche de souris choisie pour ce projet a été sélectionnée comme modèle de croissance des cellules cancéreuses de la prostate. Des souris mâles adultes seront utilisées car le cancer de la prostate n’affecte que les mâles adultes et, par conséquent, cette recherche sera transposable à la condition humaine.
Évaluation du rôle du tissu adipeux sur la régulation du métabolome systémique au cours du vieillissement EU2/2
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système endocrinien
400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit l'ablation chirurgicale d'un ou plusieurs dépôts de graisse (lipectomie) sous anesthésie et deux prises de sang, pour étudier le rôle du tissu adipeux dans le vieillissement musculaire. Le porteur fixe comme point limite une perte de poids rapide de 20 %, seuil déclenchant la mise à mort des animaux qui se dégradent. Il qualifie le recours à l'animal d'"indispensable" pour une étude à l'échelle de l'"organisme entier".
Objectifs
Avec l'augmentation de l'espérance de vie, améliorer ou préserver la santé et la qualité de vie des personnes âgées afin qu'elles puissent être autonomes le plus longtemps possible représente un enjeu majeur de santé publique. La sarcopénie, qui se caractérise par une perte de la masse et de la force musculaire avec l’âge, joue un rôle critique dans la perte de mobilité du sujet âgé. Si le vieillissement d’un tissu a une origine intrinsèque, il peut également résulter du vieillissement global de l’organisme, notamment via des altérations de la communication entre les organes. Ainsi, le tissu adipeux blanc (TA), dont les fonctions endocrines vis-à-vis du muscle squelettique sont déjà établies, est très précocement affecté au cours du vieillissement. Il subit un remodelage important avec l’âge et il a récemment été montré qu’un vieillissement accéléré spécifique à l’adipocyte (type cellulaire majoritaire du tissu adipeux) pouvait mener à une perte de fonction musculaire in vivo, soulevant l’intérêt de comprendre la communication TA-muscle au cours du vieillissement. Parmi les médiateurs de cette communication, très peu d’attention a été portée jusqu’ici aux métabolites, petites molécules organiques intermédiaires du métabolisme. Or, nos données préliminaires ont permis de mettre en évidence que ce sont plus d’une centaine de métabolites qui sont différentiellement produits par le TA avec l’âge. Compte tenu de leur rôle crucial - sur le métabolisme lui-même mais aussi sur des processus plus généraux tels que la sénescence ou le stress oxydant - une dérégulation des métabolites de l’axe TA-muscle avec l’âge pourrait participer au développement du processus sarcopénique. Dans ce contexte, l’objectif du projet proposé est de démontrer que le tissu adipeux blanc (TA) participe au maintien du métabolome (ensemble des métabolites) circulant et musculaire chez un sujet jeune et que la dérégulation de ce tissu au cours du vieillissement contribue à l’altération profonde du métabolome circulant et musculaire rapportée avec l’âge. Dans ce but, nous réaliserons des lipectomies (résection des dépôts adipeux situés au niveau souscutané et viscéral) chez des animaux jeunes et âgées afin d'étudier l’implication de ce tissu dans le remodelage du métabolome circulant et musculaire observé au cours du vieillissement.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de caractériser l’implication du tissu adipeux blanc (TA) dans le remodelage du métabolome circulant et musculaire observé au cours du vieillissement. Le vieillissement du TA ayant un impact négatif sur le fonctionnement musculaire, l’identification d’un pool de métabolites dérégulés avec l’âge appartenant à l’axe TA-muscle devrait nous permettre de mettre en évidence de nouvelles cibles thérapeutiques d’intérêt à exploiter pour lutter contre la sarcopénie liée à l’âge.
Procédures
Les souris seront soumises à des prises de sang à la veine de la queue (2 fois au total), leur composition corporelle sera mesurée de façon non invasive grâce à un système RMN et elles subiront une chirurgie (30 minutes d’intervention environ) sous anesthésie et traitement analgésique afin de leur retirer un ou plusieurs dépôts adipeux.
Impact sur les animaux
Plusieurs nuisances ou effets indésirables sont attendus au cours de ce projet : - stress des animaux au moment de leur réception (une période d’acclimatation d’au moins une semaine sera respectée) - perte de poids et douleur à court terme consécutives à la chirurgie (une administration d’analgésique sera effectuée lors de la chirurgie et un suivi post-opératoire quotidien sera mis en place pour s’assurer de la bonne récupération des animaux) - isolement/individualisation des animaux en cas d'agressivité (enrichissement des cages)
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de collecter leurs tissus et de procéder à des analyses métaboliques, biochimiques ou d'expression de gènes. Ces études permettront de mieux comprendre les mécanismes tissulaires et cellulaires mis en jeu dans les phénomènes observés.
Remplacement
Notre projet consiste à étudier la communication entre différents tissus (tissu adipeux et muscles squelettiques) via de petites molécules organiques, les métabolites. Bien qu'un volet de notre projet ait déjà été réalisé sur des cellules cultivées, aucune technique de remplacement du modèle animal n’existe à ce jour. Il s'agit d'une étude intégrée à l'échelle de l'organisme entier impliquant des échanges de métabolites entre différents tissus. Le recours à l’animal est donc indispensable pour ce projet de recherche.
Réduction
Au regard de la bibliographie, 10 souris par condition sont classiquement utilisées pour des études de métabolomique sur tissus de rongeurs. Les tissus prélevés seront utilisés non seulement pour étudier le métabolome au sein des tissus mais aussi pour des analyses d'expression de gènes, de protéines et des analyses biochimiques (mesures d’activités enzymatiques). Nous avons en effet mis au point des conditions de préparation des tissus (lyophilisation, pulvérisation) qui nous permettront, à partir de la même poudre, de faire plusieurs analyses en parallèle. Ceci permet d’optimiser et de réduire le nombre d’animaux utilisés dans notre projet
Raffinement
La chirurgie sera réalisée sous anesthésie générale et un analgésique sera administré aux animaux afin d’éviter la perte de poids et les douleurs. Une surveillance des souris sera réalisée tous les jours pendant 7 jours suite à la chirurgie puis 2 fois par semaine par la suite, ce qui permettra de mettre à mort les animaux ou de les écarter du protocole en cas de comportements anormaux ou de souffrance. Les points limites sont : perte de poids rapide (20% en quelques jours), prostration, poil hirsute, dos rond, ou tout autre signe clinique, jugé par le technicien expérimenté, comme indiquant un état de souffrance. De plus le caractère grégaire des souris sera maintenu puisque les animaux ne seront jamais seuls en cage. Nous enrichirons également l’environnement de toutes les souris de façon à favoriser leur bien-être.
Choix des espèces
Nous avons décidé de travailler sur la souris car cette espèce est un modèle bien établi pour l’analyse des fonctions métaboliques et sa cinétique de vieillissement est elle aussi bien documentée. De plus, dans la mesure où nous travaillons sur la problématique du vieillissement, la souris nous permet de réduire le temps d'expérimentation car elle a une espérance de vie plus courte (1 à 3 ans) en comparaison au rat (2 à 3.5 ans) ou au cobaye (4 à 8 ans). De plus, c’est un modèle pour lequel nous avons une expertise depuis de nombreuses années dans l'équipe. Pour cette étude, nous utiliserons des souris C57BL/6J de différents âges (3-6 mois pour les souris « jeunes » et 18-24 mois pour les souris « âgées ») afin de caractériser la contribution du TA dans la régulation du métabolome circulant et musculaire au cours du vieillissement.
Etude du rôle des estrogènes sur le développement d’un syndrome métabolique en réponse à un régime yoyo (alternance alimentation grasse et standard), chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
312 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La moitié subit une ablation des ovaires sous anesthésie pour reproduire la ménopause, toutes reçoivent une alimentation alternant régime standard et régime riche en gras, avec mesures de pression, tests de tolérance au glucose et à l'insuline par prélèvements à la queue et IRM, avant la mise à mort pour prélever les organes. L'objectif est d'étudier l'effet des estrogènes sur le développement d'un syndrome métabolique lors de variations cycliques de poids. Le porteur affirme qu'aucun modèle alternatif ne permet d'évaluer l'interaction entre les différents organes concernés.
Objectifs
Le surpoids et l’obésité sont des problèmes de santé majeurs. Seules 20% des personnes en surpoids parviennent à une perte de poids durable, avec un risque de cycles répétés de perte et de reprise de poids. Ces variations cycliques du poids sont associées à des modifications de la pression artérielle, du rythme cardiaque et des fonctions rénales, responsables notamment du développement de diabète et de maladies rénales ou cardiovasculaires et induisant une augmentation de la mortalité, en particulier chez les femmes. Le surpoids et l’obésité chez les femmes post-ménopausées constituent des problèmes de santé publics importants. La carence en estrogène renforce le mauvais fonctionnement du métabolisme, prédisposant au développement d’un syndrome métabolique avec notamment le développement d’une obésité, d’une hypertension, d’un diabète de type 2… Récemment il est apparu le concept que notre organisme pourrait garder une mémoire de ces changements que l’on appelle « mémoire métabolique » et pourrait expliquer par exemple la difficulté plus grande de perte de poids après la ménopause. Ce projet a pour but d’évaluer l’impact de variations cycliques de poids sur le développement d’un syndrome métabolique et d’une mémoire métabolique dans des conditions pré et post-ménopauses.
Bénéfices attendus
A terme ce projet permettra d’identifier les mécanismes responsables des complications observées chez la femme ménopausée en réponse à des variations cycliques de poids et ouvrira des perspectives pour la mise en place de traitements ciblés.
Procédures
Chaque animal sera soumis à une intervention chirurgicale d’une durée de 30 minutes environ. Pour la moitié des animaux au cours de cette intervention les ovaires seront retirés, pour l’autre moitié l’intervention sera la même mais les ovaires ne seront pas retirés. Les animaux recevront une alimentation standard ou une alternance d’alimentation standard et d’alimentation riche en gras. Pour cette intervention chirurgicale, deux injections sous-cutanées d’analgésiques (d’une durée inférieure à 30 secondes pour chaque injection) sont prévues, une en préopératoire (1h avant la chirurgie) et une en post-opératoires (24 heures après la chirurgie). Des mesures de pression artérielle sur souris vigile seront réalisées à la fin de chaque phase de chaque cycle uniquement pour un lot d’animaux (celui soumis à trois cycles de variations cycliques de régime alimentaire). Ces mesures, réalisées sur animal vigil dure environ 15 minutes. Des tests de tolérance au glucose et à l’insuline. La réalisation de ces tests nécessite que les animaux soient à jeun pour une durée de 6 heures. Durant cette période ils auront accès à l’eau en continu. Une injection intra-péritonéale de glucose ou d’insuline sera réalisée (d’une durée inférieure à 30 secondes pour chaque injection). Une petite incision sera réalisée au niveau de la queue afin de collecter le sang à différents temps après l’injection (15 minutes, 30 minutes, 45 minutes, 60 minutes, 90 minutes et 120 minutes). Chaque collecte de sang prend moins de 10 secondes. Une IRM non invasive sera réalisée, sous anesthésie générale gazeuse, d’une durée maximale de 20 minutes. Un prélèvement de sang sera réalisé sous anesthésie profonde. L’injection du mélange anesthésique durera moins de 30 secondes. Le prélèvement de sang dure moins d’une minute.
Impact sur les animaux
Il peut exister une douleur post-opératoire qui sera soulagée par des anti-douleurs ; un inconfort au point d’injection lors des tests de tolérance au glucose et à l’insuline ; un stress lié à la mesure de la pression artérielle.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de prélever différents organes qui seront analysés par différentes approches.
Remplacement
L’utilisation d’animaux est indispensable pour mener à bien ce projet. Il n’existe pas de modèle alternatif nous permettant d’évaluer l’interaction entre différents organes ou tissus comme le cœur, la glande surrénale et le tissu adipeux en réponse à des variations de l’apport en gras dans l’alimentation dans un contexte pré et post-ménopause.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaire à la réalisation de ce projet a été calculé au plus juste, L’ensemble du protocole a été conçu pour minimiser le nombre d’animaux, en tenant compte de l’exigence et des contraintes des tests statistiques utilisés. Notre habitude des actes expérimentaux envisagés nous permet de connaître le nombre d’animaux requis pour atteindre la puissance statistique nécessaire pour mettre en évidence une différence entre les groupes. Nous utiliserons des approches statistiques adaptée à la comparaison de quatre groupes de petite taille.
Raffinement
La souffrance animale sera réduite au maximum par le raffinement des méthodes expérimentales notamment l’utilisation de protocoles d’anesthésie et d’analgésie adaptés pour les procédures et l’établissement de points limites adéquats. Les animaux seront élevés en cage enrichies avec eau et nourriture ad libitum dans l’animalerie où les conditions d’hébergement et d’élevage sont standardisées et contrôlées durant toute la vie des souris (hébergement dans des cages de 2 à 5 maximum ; enrichissement des cages avec des maisonnettes, des batônnets en bois et du coton ; nourriture et eau ad libitum, température contrôlée…). Une stratégie antalgique pré et post-opératoire sera mise en place. En pré-opératoire un anti-inflammatoire non stéroïdien (sera injecté 1h avant le début de la chirurgie. En post-opératoire les animaux seront surveillés jusqu’à leur réveil complet et recevront une nouvelle injection d’anti-inflammatoire non-stéroïdien 24h après la chirurgie. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par les expérimentateurs confirmés pendant les 8 jours suivant la chirurgie, puis par le personnel technique qualifié de l’animalerie pour repérer l’éventuelle apparition de signes cliniques de souffrance ou de mal-être.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix pour étudier l’effet de modifications de l’apport en gras dans l’alimentation. C’est également un modèle de choix qui est couramment utilisé pour étudier les effets de modifications hormonales telles que l’absence d’œstrogène, reproduisant des conditions post-ménopauses. Les animaux utilisés auront 8 semaines au début de la procédure. Il s’agit de jeunes adultes ayant atteint une maturité sexuelle. A la fin de l’expérimentation qui peut durer jusque 33 semaines, certains des animaux auront 41 semaines. Nous avons choisi de travailler sur des animaux jeunes au début du protocole afin d’essayer de s’affranchir au maximum de l’effet vieillissement des animaux. Nous pourrons ainsi étudier indépendamment de l’effet vieillissement l’effet de la présence ou non des œstrogènes.
Rôle des cellules du foie dans les manifestations hépatiques de la colite dans un modèle murin
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
3 620 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Génétiquement modifiées, elles développent une colite provoquée par un produit ajouté à l'eau de boisson, subissent un jeûne puis un gavage et une injection de toxine bactérienne, avant la mort pour analyse du foie. Le porteur indique des diarrhées parfois sanglantes et une déshydratation, et précise qu'aucun antidouleur n'est donné pour ne pas modifier la maladie observée. Il étudie les atteintes du foie liées à la colite et juge la souris "nécessaire" comme modèle intégré.
Objectifs
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICIs) sont des pathologies touchant plus de 2 millions de personnes en Europe, et elles sont caractérisées par une inflammation chronique du tractus gastro-intestinal. Bien que l’étiologie de ces pathologies soit encore mal caractérisée, il semblerait qu’elles soient multi factorielles (implication de facteurs génétiques, environnementaux et du microbiote). Les MICIs s’accompagnent de manifestations extra-intestinales touchant notamment le foie. Ce projet a pour but de mieux comprendre les altérations hépatiques qui se développent lors de la colite et plus particulièrement de tester le rôle des différents types cellulaires présents dans le foie dans la survenue de ces altérations. Les résultats obtenus pourront contribuer à identifier de nouveaux gènes candidats ainsi qu'à définir de nouvelles approches thérapeutiques afin de limiter les conséquences extra-intestinales de la colite. En utilisant des souris génétiquement modifiées, nous étudierons particulièrement le rôle de l’inflammation médiée par les hépatocytes, les cellules endothéliales et les cellules de Kupffer dans la survenue des conséquences extra-intestinales de la colite.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra d’identifier quels sont les acteurs cellulaires responsables des manifestations hépatiques lors de la colite dans un modèle murin. La colite induite par le dextran sulphate de sodium (DSS) dans notre modèle murin étant similaire à la pathologie humaine, les résultats de cette étude apporteront à plus long terme de nouvelles opportunités pour le développement de stratégies thérapeutiques pour l'Homme visant à limiter les effets de la colite sur le foie ainsi que les diverses complications associées à cette pathologie.
Procédures
Les animaux seront soumis à un traitement dans l'eau de boisson en continu pendant 7 jours au maximum induisant une colite expérimentale. Les animaux seront également soumis à un test de perméabilité intestinale 5 jours après le début du traitement. Pour cela, les animaux seront mis à jeun pendant 5h, puis gavés (1 fois, sur animal vigile) avec une solution détectable par spectrophotométrie puis un faible volume de sang sera prélevé prélevés 4 heures après gavage à la veine caudale (entaille sur la queue) à l'aide d'un capilaire hépariné (1 fois sur animal vigile, 1 min). Enfin, les animaux seront injectés par voie intrapéritonéale avec des toxines bactériennes (une seule injection par animal de 100ng sur animal vigile). L'ensemble des animaux seront euthanasiés par une méthode règlementaire.
Impact sur les animaux
La colite expérimentale induite chez les animaux entraîne une perte de poids modérée en fonction de la durée du traitement. De plus, la colite expérimentale induit une perte de consistance des selles, ainsi que diarrhées, parfois sanglantes pour les formes les plus graves. Les diarrhées causées par le traitement peuvent également induire une déshydratation chez l'animal. Pour notre étude, le traitement n'excèdera pas 7 jours et entraîne une perte de poids inférieure à 20% du poids initial. Le suivi de poids effectué pour chaque animal peut occasionner un stress physique dû au contact entre animal et expérimentateur, notamment lors de la contention. Les souris seront mises à jeun lors du test de perméabilité intestinale afin de ne pas interférer avec la solution de gavage possédant une molécule qui se dégrade facilement. La mise à jeun ainsi que le gavage peut entrainer respectivement la faim de l'animal et un certain stress. La dose de toxine bactérienne injectée est très inférieure aux doses léthales pour la durée de la procédure (16 heures) et n'induit qu'une réaction inflammatoire. Les injections de toxine bactérienne peuvent engendrer des douleurs abdominales au niveau du site d'injection.
Devenir
L'analyse des phénomènes inflammatoires et métaboliques impliquant divers types cellulaires hépatiques lors de la colite nécessite l'euthanasie de l'ensemble des animaux à l'issue des procédures permettant une analyse approfondie.
Remplacement
Comme nous étudions des phénomènes inflammatoires et métaboliques affectant plusieurs organes, nous avons besoin d’utiliser un modèle intégré, tel que la souris. Cette étape est essentielle pour la compréhension du processus biologique étudié. L’évaluation de gènes candidats nécessite l’utilisation de modèles murins génétiquement modifiés.
Réduction
Au total, 3620 animaux sont impliqués dans ce projet. Pour chaque condition expérimentale des calculs de puissance seront effectués afin de déterminer la taille minimale des effectifs (mâles et femelles) nécessaires pour obtenir des résultats interprêtables et significatifs. Pour l'analyse statistique, divers tests seront employés afin de comparer les différents groupes entre eux. Dans la mesure du possible, les groupes expérimentaux partageant un même groupe contrôle seront analysés en parallèle afin de limiter le nombre d’animaux requis pour l'étude, permettant une réduction importante du nombre d'animaux requis pour l'étude. D’autre part, comme nous analysons plusieurs organes, nous récolterons un maximum d’organes au moment de la dissection afin de limiter le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les animaux sont acclimatés à l’animalerie pendant deux semaines et sont habitués à être manipulés afin de réduire leur stress. De plus, les animaux issus des mêmes portées sont regroupés par 5 maximum. Au sein de leur habitacle, les souris disposent d'enrichissement fabriqué en papier, développé pour ressembler à des fines tiges d'herbes, favorisant la nidification et diminuant ainsi leur stress. Cet enrichissement est accompagné de petites maisonnettes cartonées pour les souris mâles diminuant les risques de conflits au sein de l'habitacle. Un suivi journalier est réalisé dès le premier jour du traitement au dextran sulphate de sodium (DSS) et permettra de surveiller l’évolution de l’induction de la maladie ainsi qu'une éventuelle atteinte des points limites. Comme nous étudions les effets de l’inflammation de l’intestin sur le foie, nous ne pouvons pas utiliser de traitements analgésiques qui sont susceptibles de modifier le phénotype observé.
Choix des espèces
Les modèles murins utilisés sont pertinents car la souris est la seule espèce de mammifère dans laquelle des invalidations géniques ciblées et spécifiques de certains tissus et cellules peuvent être réalisées dans l’état actuel des connaissances techniques et scientifiques. D’autre part, la physiologie de la souris est proche de celle de l’homme et elles sont faciles à manipuler. Pour notre étude, nous aurons recours a des lignées génétiquement modifiées et qui permet notamment l'exploration fonctionnelle approfondie de processus biologiques complexes. L'utilisation de lignées transgéniques pour ce projet est nécessaire car elles permettent d'étudier spécifiquement l'implication de divers partenaires protéiques, moléculaires et cellulaires impliqués dans la colite. L'étude d'un systéme immunitaire mature nécessite d'avoir recours à des souris adultes (entre 12 et 15 semaines) pour l'ensemble des expérimentations.
Production d’anticorps chez le lama immunisé (lama glama)
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies des plantes
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système respiratoire
- Système urogénital
Immobilisés dans un couloir de contention par un licol et des sangles passées sous le ventre, les lamas subissent une prise de sang finale de 250 à 400 ml, après six injections d'antigènes et d'adjuvant en général, huit au plus, le tout sans anesthésie. 375 lamas, classés parmi les autres mammifères, vont être utilisés dans ces procédures d'un niveau de souffrance léger, puis 200 restent à l'élevage et 175, mâles et autres femelles, sont placés chez des détenteurs. Le porteur décrit une "prestation de services" : produire des anticorps "à la demande de clients", qui mènent leurs propres recherches thérapeutiques. Il indique que les injections peuvent provoquer des "douleurs aiguës transitoires", et que l'impact léger des procédures "ne donne pas lieu à prévoir des points limites, ni de traitements antalgiques".
Objectifs
L’objectif de ce projet est de produire des anticorps polyclonaux à usage thérapeutique. Les anticorps polyclonaux ont plusieurs cibles sur l'antigène, tandis que les anticorps monoclonaux n'en ciblent qu'une seule. Après plusieurs étapes de sélection, un anticorps monoclonal sera sélectionné parmi la masse d’anticorps polyclonaux sur la base de son potentiel thérapeutique, par example le traitement de maladies inflammatoires comme la myasthénie grave. Les anticorps polyclonaux sont obtenus par immunisations de lamas, car les anticorps du lama ont une structure très proches des anticorps humains, ce qui pourrait de fait limiter les risques de rejet thérapeutique chez l’homme et accélérer le développement pré-clinique. En outre le système immunitaire exceptionnellement robuste des lamas réagit en créant une palette très riche d’anticorps lors d’une stimulation spécifique. Le lama ne sera pas utilisé pour la production en masse du produit thérapeutique, mais celle-ci se fera en laboratoire. L’objectif de ce projet est donc de produire des anticorps à la demande de clients (prestation de services) à but thérapeutique dans le cadre des recherches translationnelles ou appliquées réalisées par ceux-ci. La recherche translationnelle (ou recherche de transfert) se situe entre la recherche fondamentale, dont le travail consiste à comprendre les mécanismes à l’origine du développement d’un cancer par example, et la recherche clinique (ou appliquée) qui vise à évaluer l’efficacité et thérapeutique dans des champs d’application aussi variés que: La prévention, la prophylaxie, le diagnostic ou le traitement de maladies, de mauvais états de santé ou d’autres anomalies, ou de leurs effets chez l’homme, les animaux ou les plantes. L’évaluation, la détection, le contrôle ou les modifications des conditions physiologiques chez l’homme, les animaux ou les plantes. Le bien-être des animaux et l’amélioration des conditions de production des animaux élevés à des fins agronomiques. La protection de l’environnement naturel dans l’intérêt de la santé ou du bien-être de l’homme ou de l’animal.
Bénéfices attendus
Les lamas produisent 2 types d'anticorps : les anticorps à chaînes lourdes et les anticorps conventionnels. Les anticorps conventionnels sont très similaires aux anticorps humains. Ceci est très important car les anticorps seront utilisés comme médicament chez des patients. Plus les anticorps ressemblent à l'humain, moins il y a de réactions contre ces anticorps et donc moins d’effets secondaires indésirables apparaissent. Les anticorps à chaîne lourde ne se trouvent que dans les camélidés (lamas, alpagas) et possèdent des propriétés uniques. Ils sont particulièrement petits, ce qui leur permet de pénétrer des tissus autrement impénétrables (barrière sang/cerveau) et de plus elles résistent à des environnements hautement acides ou des températures élevées. Leurs qualités se sont avérées très utiles pour diverses applications biotechnologiques. A terme, cela conduira à la mise au point de médicaments contre de nombreuses maladies graves, telles que des cancers et les maladies auto-immunes. Chaque immunisation a pour but d’augmenter la réponse immunitaire et d’accroitre l’affinité des anticorps générés par le lama pour obtenir une grande variété de candidats anticorps à portée thérapeutique. Plus le nombre de candidats est élevé, plus la chance d’avoir un anticorps efficace en clinique dans une maladie donnée est élevée.
Procédures
Au jour 0, un prélèvement de sang non-encore immunisé est prélevé du lama (durée du geste 1 à 2 minutes), après quoi l'animal reçoit immédiatement la ou les injections d’immunisation qui prennent quelques secondes. La quantité totale injectée ne dépassera pas les 4ml. L'injection du cocktail d'antigènes et de l'adjuvant est effectuée 1x/semaine ou à des intervalles de temps plus longs (2 semaines, ou jusqu’à 4 semaines dans de rares projets pour lesquels le nombre d’injections sera alors réduit à 3), répétée généralement 6 fois, rarement jusqu’à un maximum de 8 épisodes d’injections. Un prélèvement sanguin unique (1 à 2 minutes) ou à intervalles réguliers (2-4 semaines) pendant les séquences de « vaccination » pourra permettre d’évaluer la réponse immunitaire avant la fin de la procédure. Dans un délai de 4 à 14 jours après la dernière injection d'antigène, un prélèvement de sang sera réalisé en bas du cou. La prise de sang finale dure 5 à 10 minutes pendant lesquelles l'animal sera immobilisé dans un couloir de contention à l'aide d'un licol et de sangles sous-ventrières. Tous les gestes sont réalisés sur animal vigile.
Impact sur les animaux
L’utilisation d'un adjuvant lors des immunisations peut provoquer une réponse inflammatoire locale classique, accompagnée d'un gonflement. Comme pour toute vaccination, un épisode de fièvre peut survenir accompagnant cette inflammation. Les injections peuvent provoquer des douleurs aiguës transitoires (selon le produit injecté), ainsi qu’un inconfort dû à la contention légère nécessaire à la réalisation des gestes, un bras autour du cou pour quelques secondes. Même s’il peut y avoir un risque théorique de choc anaphylactique par l’utilisation d’un cocktail antigénique, il est finalement quasi nul, car les antigènes utilisés (protéines ou séquences ADN humaines) n'ont rien en commun avec le lama. Les prises de sang finales nécessitent une immobilisation plus longue, source d’un inconfort, voire d’un stress de 10 à 15 minutes, d’intensité et de durée variable selon les individus.
Devenir
Les femelles resteront en grande partie à l'élevage en tant que reproductrices, les mâles et les autres femelles seront placés chez des détenteurs qualifiés. Ceci après inspection par notre vétérinaire sanitaire en vue de leur état de santé et de leur socialisation.
Remplacement
Il est indispensable, du moins pour le moment, d’obtenir les anticorps polyclonaux en utilisant le système immunitaire d’animaux (in vivo). En effet, les techniques pour produire des anticorps à partir de librairies d’anticorps synthétisées (in vitro) ne sont pas encore au point et leur utilité est limitée à un nombre de domaines restreint (certains experts estiment qu’il faudrait au moins encore une dizaine d’années de recherches pour améliorer leurs capacités même dans ceux-ci). Elles génèrent des anticorps de moins bonne qualité car nous sommes encore loin de la complexité et de l’efficacité des anticorps obtenus via le système immunitaire des mammifères (ou même des humains dans le cas du covid), qui a évolué sur des millions d’années. De produire des anticorps à l’aide d’animaux fait usage d’une série de processus naturels améliorant, entre autres, leur capacité de se lier aux molécules de la maladie. Ceci car l’organisme animal est capable de sélectionner l’anticorps le mieux à même de se lier à une cible spécifique parmi mille milliards d’anticorps à l’aide un processus hautement complex, impossible à réaliser in vitro. Ce processus est déclenché par le démarrage de la réponse immunitaire de l’animal. La plus efficace des techniques in vitro arrive à gérer dix milliards. Étant donné que les anticorps des camélidés sont structurellement très proches des anticorps humains, il n'y aura que des modifications minimes qui seront nécessaires pour convertir les anticorps de lamas en anticorps pleinement tolérés par le système immunitaire humain. Ces qualités rendent les petits camélidés uniques. Les anticorps polyclonaux obtenus par immunisations de lamas sont la base pour les anticorps thérapeutiques sélectionnés (monoclonaux) qui seront séquencés et produits en masse en laboratoire (in vitro) sans utilisation d'animaux. Les anticorps prennent une place de plus en plus importante dans la recherche et les thérapeutiques humaines et vétérinaires, voir même agricoles. Nous avons donc besoin d’anticorps de la plus haute qualité. Naturellement les conditions dans lesquelles ces immunisations sont réalisés doivent obligatoirement se faire sous les meilleures conditions, afin d’éviter toutes souffrances inutiles aux animaux.
Réduction
En utilisant des cocktails de différents antigènes cibles, sous forme de protéine purifiée par exemple, le nombre d'animaux dans les essais est fortement réduit, tout en préservant le rendement expérimental. Nous visons une compatibilité suffisante des différentes protéines pour maximiser le nombre de cibles dans le cocktail. En outre le système immunitaire exceptionnellement robuste des lamas réagit en créant une palette très riche d’anticorps lors de chaque stimulation spécifique. Pour chaque expérience d’immunisation ciblée, 2 à 4 animaux maximum seront utilisés, car un individu seul pourrait produire des réactions atypiques ou non-concluantes. Le nombre d'animaux est basé sur les résultats des expériences précédentes. Des lamas non consanguins sont utilisés; donc des lamas qui sont génétiquement éloignés les uns des autres, ce qui rend leurs systèmes immunitaires plus efficaces.
Raffinement
Toutes nos installations sont conçues pour permettre aux lamas de vivre de sorte que soient respectés le mieux possible leurs besoins physiologiques et comportementaux. Les animaux sont logés en groupes sociaux stables, formés d’individus compatibles. Nous élevons des animaux de pâturage et les hébergeons sur nos 30 hectares de prairies permanentes et de bois. Dans le cours des soins de routine, nos lamas sont régulièrement manipulés. Traitements vermifuges par injections sous-cutanées et par solutions administrées oralement, tous les trois mois (Moxidectine, Praziquantel, Fenbendazol). Prises de sang pour les analyses de santé, tonte, coupe des ongles etc. La tonte annuelle étant l’intervention la plus stressante dans ce cadre, mais entièrement réalisée pour le confort des lamas, nous ne commercialisons pas la laine. Ces interventions ont comme effet collatéral d’habituer les animaux aux interventions humaines, ce qui nous permet de limiter le stress ou l’inconfort liés aux gestes d’injection ou de prélèvements sanguins répétés. Comme nos lamas sont destinés à une utilisation en tant qu’animaux de loisirs et de bât, voir de médiation animale, ils suivent également un entrainement à la longe. Nous sélectionnons nos lignées depuis plus de 30 ans selon des critères d’anatomie, de laine, de couleur, mais avant tout de caractère. Même dans ces conditions il y a toujours des individus plus sensibles que d’autres, qui auront droit à des séances d’éducation complémentaires. Nos interventions durant les procédures expérimentales prévues ne dépassent pas le cadre de ce qu’ils sont habitués à subir pour leurs soins courants et sont réalisés sur des animaux vigiles. L’impact léger de ces procédures ne donne pas lieu à prévoir des points limites, ni de traitements antalgiques. Naturellement les animaux peuvent avoir un problème de santé sans relation avec la procédure durant celle-ci, en quel cas la vétérinaire les traitera selon leurs symptômes et décidera, en consultation avec le donneur d’ordre, s’ils doivent être retirés de la procédure. Les gestes réalisés sont de nature à ne provoquer qu’un inconfort voire du stress sur les animaux les plus sensibles au contact, malgré les séances d’habituation lors des soins quotidiens.
Choix des espèces
Les lamas produisent 2 types d'anticorps : les anticorps à chaînes lourdes et les anticorps conventionnels. Les anticorps conventionnels sont très similaires aux anticorps humains. Ceci est très important car les anticorps seront utilisés comme médicament chez les patients. Plus les anticorps ressemblent à l'humain, moins il y a de réactions contre ces anticorps et donc moins d’effets secondaires indésirables apparaissent. Les anticorps à chaîne lourde ne se trouvent que dans les camélidés (lamas, alpagas) et possèdent des propriétés uniques telles que leur taille et leur stabilité. Leur spécificité et leur sélectivité se sont avérés très utiles pour diverses applications biotechnologiques. A terme, cela conduira à la mise au point de médicaments contre diverses maladies graves, telles que des cancers et les maladies auto-immunes. Les lamas âgés de plus de 9 mois, mâles ou femelles, sont utilisés parce qu'ils ont un système immunitaire mature et que leur poids permet des prélèvements de sang adaptés à leur volume sanguin. Les lamas âgés de plus de 9 mois, mâles ou femelles, sont utilisés parce qu'ils ont un système immunitaire mature et que leur poids permet des prélèvements de sang adaptés à leur volume sanguin, c’est à dire 250ml pour les lamas de moins de 100kg et entre 250 et 400ml pour les individus plus lourds. Nos clients potentiels nous indiquent que 250ml pourraient désormais être la norme et que le maximum de 400ml sera normalement abandonné, ce qui constituerait un raffinement de la procédure.
Impact du bypass gastrique Roux en Y sur la NASH chez des souris sauvages nourries avec un régime hypercalorique et exposées ou non à des perturbateurs endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
236 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Nourries d'un régime gras et gavées chaque semaine d'un cocktail de perturbateurs endocriniens, elles subissent une chirurgie de l'estomac et de l'intestin d'environ une heure, puis des prises de sang répétées avant d'être tuées pour prélèvement des tissus. Le porteur annonce une mortalité pouvant atteindre 20 % après l'opération et des douleurs pendant cinq jours. Il étudie l'effet de la chirurgie de l'obésité sur la maladie du foie gras et juge "absolument nécessaire" de comprendre l'effet sur l'organisme entier, faute de méthode in vitro.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’évaluer l’impact du RYGB (Bypass Gastrique Roux en Y), sur la réduction de la NAFLD (stéatose hépatique)/NASH (stéatostéatique hépatique) chez des souris sauvages nourries avec un régime hyperlipidique et exposées ou non à des concentrations élevées de perturbateurs endocriniens.
Bénéfices attendus
Notre étude sur modèle animal, en améliorant la connaissance sur les effets du RYGB sur la NAFLD/NASH chez des souris exposées ou non à des PE, nous permettra de mieux cibler les indications opératoires de ces types de chirurgies selon le profil métabolique du patient et son environnement de vie.
Procédures
Chaque souris de chaque groupe sera opérée d’une chirurgie (RYGB - (Bypass Gastrique Roux en Y) ou Sham (laparotomie)) d’une durée moyennne d’environ 65 minutes. Pour ces groupes expérimentaux, un prélèvement de sang par une coupure minime à l’extrémité de la queue sur animaux vigiles sera réalisé à différents temps : 30 ul de sang à T0 (avant la mise sous régime) et à T+14 semaines (avant chirurgie) puis 50ul de sang à T+18 semaines (3 semaines après chirurgie) et T+20 semaines (avant la mise à mort), afin de déterminer la glycémie nourrie, la cholestérolémie et la triglycéridémie. Après 3 semaines de ce régime, les souris seront randomisées en fonction de leur poids corporel en 2 groupes distincts. Le premier groupe recevra un gavage hebdomadaire de la solution véhicule (huile d’olive) et le second un gavage hebdomadaire du cocktail des perturbateurs endocriniens . Après 12 semaines de gavage, les souris des 2 groupes seront subdivisées en 2 sous-groupes après randomisation sur le poids corporel et seront soit opérées d’une laparotomie (Sham) soit d’un RYGB. Après une semaine de récupération, les animaux seront mis en condition pour la chirurgie bariatrique.
Impact sur les animaux
En tant que protocole sévère, les effets indésirables attendus sont : -Une mortalité entre 0 et 20% après chirurgie -Des douleurs pendant les 5 premiers jours qui nécessitent une antalgie appropriée -Un risque de désunion cicatricielle post-opératoire qui nécessite une surveillance biquotidienne initiale
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure. Des prélèvements des tissus seront effectués post-mortem.
Remplacement
Les chirurgies bariatriques induisent de profondes modifications du métabolisme énergétique qui font intervenir des conséquences entremêlées et en cascade et sur de nombreux tissus tels que l’intestin, le foie, les tissus adipeux et le cerveau, etc… Les mécanismes moléculaires sont très mal connus et il est absolument nécessaire de comprendre l’impact physiologique dans son ensemble pour développer par la suite d’autres approches. Il n’existe pas à l’heure de méthodes ex vivo/in vitro de remplacement à l’expérimentation animale dans le domaine de la chirurgie bariatrique.
Réduction
Ce projet a été construit avec la volonté de mettre en place et de respecter « la règle des 3 R ». Seules les expériences absolument indispensables au succès du projet seront mises en œuvre. Le nombre d’animaux nécessaires pour chaque expérimentation a été défini en fonction de notre expérience passée. Nous avons pris soin d’optimiser au mieux nos expérimentations en choisissant les lignées murines les plus adaptées à l’étude. Les procédures ont été réfléchies afin de réduire au maximum le stress et les souffrances des animaux soumis aux expérimentations.
Raffinement
La procédure est classée sévère. Un protocole péri-opératoire a été mis en place afin de limiter la douleur et la souffrance de l’animal. La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale par Isoflurane. Les animaux reçoivent avant la chirurgie puis pendant une durée de 3 jours de la buprénorphine, de l’amoxicilline et de métacam. Des injections de metoclopramide seront réalisées avant la chirurgie et jusqu’à J5. Les souris seront nourries avec une nourriture sous forme de gel riche en graisse (Geldiet highfat, 10% Saindoux, 10% sucre liquide, 57% eau, Safe) de J1 à J5, puis le régime riche en graisse sous forme solide sera réintroduit à partir de J3. Les souris seront supplémentées en fer et en vitamines ad libitum dans l’eau de boisson jusqu’à la fin du protocole afin de prévenir l’anémie et les carences nutritionnelles. Les souris seront placées en couveuse à 30°C pendant 5 jours post-chirurgie et leur cage sera enrichie par des frisottis ou une petite maison en carton. Nous avons mis en place une grille de points limites (voir Annexe) pour pouvoir réagir en cas de complications au cours de l’expérimentation. Si un seul signe clinique sévère ou 3 signes notables décrits ci-dessous sont détectés alors le responsable du SBEA et le responsable de l’étude seront prévenus et la souris sera euthanasiée sans délai.
Choix des espèces
Les conséquences physiologiques du RYGB sur des pathologies hépatiques telles que la NAFLD et la NASH impliquent un système biologique intégré et régulé par de nombreux paramètres (nerveux, hormonal, nutritionnel) et ne peut donc pas être substitué par des approches ex vivo ou in vitro. Le modèle murin est le modèle de choix, il est utilisé depuis longue date pour caractériser les différentes voies et les transporteurs impliqués dans le métabolisme des lipoprotéines. Outre l’existence de nombreux modèles de souris génétiquement modifiés, ce modèle nous permet également d’avoir accès à de nombreux outils de biochimie et/ou de biologie moléculaire qui nous permettront de découvrir de nouveaux déterminants moléculaires. Nous utiliserons des jeunes souris adultes de 8 semaines. Elles seront commandées pour être âgées de 7 semaines à la livraison et 8 semaines après la semaine d’acclimatation.
Impact du SADI-S et du bypass gastrique Roux en Y sur la plaque d’athérosclérose
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Rendues obèses ou déficientes pour un récepteur des lipides, elles subissent une chirurgie de l'estomac et de l'intestin d'environ une heure puis des prises de sang répétées, avant d'être tuées deux mois plus tard pour prélever l'aorte. Le porteur annonce une mortalité pouvant atteindre 20 % après l'opération, des douleurs pendant cinq jours, un risque de lâchage de la cicatrice et une dénutrition. Il compare deux techniques de chirurgie de l'obésité pour leur effet sur la plaque d'athérome et affirme qu'aucune méthode in vitro ne remplace l'animal dans ce domaine.
Objectifs
La chirurgie bariatrique, inclue plusieurs techniques comme la sleeve gastrectomie (SG), le bypass gastrique de Roux en Y (RYGB). Malgré le statut de référence qu’occupe le RYGB dans le traitement de l’obésité morbide, des échecs avoisinant les 20% sont observés, en particulier chez les patients super obèses dont la prise en charge pose problème. Dans ce contexte, le SADI-S (single-anastomosis duodeno-ileal bypass with sleeve gastrectomy), a été récemment développé. Cette intervention consiste en un bypass duodéno-iléal avec anastomose unique associée à une SG. L’anastomose digestive unique rend le SADI-S moins complexe que le RYGB (qui nécessite 2 sutures digestives). Nous avons récemment mis au point au laboratoire un modèle murin de SADI-S, dont les premiers résultats en comparaison du RYGB montrent, chez la souris Ob/Ob (naturellement obèse) une amélioration importante de l’homéostasie glucido-lipidique, associée à une perte de poids qui avoisine les 40%. Ces résultats, comparables à ceux observés chez l’homme, laissent entrevoir une réduction importante du risque cardiovasculaire, qui n’a pas à ce jour été évaluée chez l’homme après SADI-S. Les études menées chez l’homme suggèrent un effet bénéfique du RYGB sur la plaque d’athérome par mesure échographique de l’épaisseur intima-média carotidienne et par coronarographie , mais les mécanismes mis en jeu restent encore peu connus, et aucune étude n’a évalué les effets du SADI-S sur l’athérosclérose. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’impact du SADI-S, en comparaison du RYGB, sur le développement et/ou la régression de la plaque d’athérosclérose chez la souris.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus d’un tel projet s’inscrivent dans la réflexion, d’actualité, autour des chirurgies métaboliques et de leur indication chez des patients obèses présentant des comorbidités variées. Si le SADI-S, intervention émergente dont la réalisation en pratique clinique est en plein essor, semble s’accompagner d’effets métaboliques marqués, les mécanismes mis en jeu et les conséquences sur le long terme restent peu connus. Une étude clinique nationale française est actuellement en cours pour comparer ses effets avec ceux du RYGB (NCT03610256). Notre étude sur modèle animal, en améliorant la connaissance des effets du SADI-S et du RYGB en particulier sur la plaque d’athérome, pourrait en particulier permettre de mieux cibler les indications opératoires de ces types de chirurgies selon le profile métabolique du patient.
Procédures
Chaque souris de chaque groupe sera opérée d’une chirurgie (soit une chirurgie de type RYGB, soit une chirurgie de type SADI-S ou une chirurgie de type Sham) d’une durée moyenne d’environ 65 minutes. Pour ces deux groupes expérimentaux, un prélèvement de sang par une coupure minime à l’extrémité de la queue sera réalisé à différents temps (30 microlitres) : avant la mise sous régime, à une semaine et à deux semaines après la mise sous régime puis tous les mois jusqu’à la chirurgie et tous les mois après la chirurgie, afin de déterminer la cholestérolémie et la glycémie. Les souris seront randomisées dans 2 groupes expérimentaux (groupe "sham" ou laparotomie; ou groupe type chirurgie bariatrique) en fonction de leur poids et de leur cholestérolémie. Après une semaine de récupération, les animaux seront mis en condition pour la chirurgie bariatrique.
Impact sur les animaux
En tant que protocole sévère, les effets indésirables attendus sont : - Une mortalité entre 0 et 20% après chirurgie; - Des douleurs pendant les 5 premiers jours qui nécessitent une antalgie appropriée; - Un risque de désunion cicatricielle post-opératoire qui nécessite une surveillance biquotidienne initiale - Une dénutrition qui nécessite une supplémentation ferrique et vitaminique quotidienne
Devenir
A l'issue de la chirurgie (procédure 1) toutes souris seront gardées 2 mois en vie et seront euthanasiées pour le prélèvement de l'aorte afin de mesurer la plaque d’athérome.
Remplacement
Les conséquences physiologiques du SADI-S et du Gastrique Bypass en Y impliquent un système biologique intégré et régulé par de nombreux paramètres (nerveux, hormonal, nutritionnel) et ne peut donc pas être substitué par des approches ex vivo ou in vitro. Il n’existe pas à l’heure de méthodes ex vivo / in vitro de remplacement à l’expérimentation animale dans le domaine de la chirurgie bariatrique.
Réduction
Ce projet a été construit avec la volonté de mettre en place et de respecter « la règle des 3 R ». Seules les expériences absolument indispensables au succès du projet seront mises en œuvre. Le nombre d’animaux nécessaires pour chaque expérimentation a été défini en fonction de notre expérience passée. Nous avons pris soin d’optimiser au mieux nos expérimentations en choisissant les lignées murines les plus adaptées à l’étude. Les procédures ont été réfléchies afin de réduire au maximum le stress et les souffrances des animaux soumis aux expérimentations.
Raffinement
La procédure 1 est classée sévère. Un protocole péri-opératoire a été mis en place afin de limiter la douleur et la souffrance de l’animal. La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale par Isoflurane. Les animaux reçoivent avant la chirurgie puis pendant une durée de 3 jours de la buprénorphine et de l’amoxicilline. Des injections de metoclopramide seront réalisées avant la chirurgie et jusqu’à J5. Les souris seront nourries avec une nourriture sous forme de gel riche en graisse (Geldiet highfat, 10% Saindoux, 10% sucre liquide, 57% eau, Safe) de J1 à J5, puis le régime riche en graisse sous forme solide sera réintroduit à partir de J3. Les souris seront supplémentées en fer et en vitamines ad libitum dans l’eau de boisson jusqu’à la fin du protocole afin de prévenir l’anémie et les carences nutritionnelles. Les souris seront placées en couveuse à 30°C pendant 5 jours post-chirurgie et leur cage sera enrichie par des frisottis ou une petite maison en carton.
Choix des espèces
Le modèle murin est le modèle de choix, il est utilisé depuis longue date pour caractériser les différentes voies et les transporteurs impliqués dans le métabolisme des lipoprotéines. Outre l’existence de nombreux modèles de souris génétiquement modifiés, ce modèle nous permet également d’avoir accès à de nombreux outils de biochimie (anticorps, test ELISA, dosage colorimétrique) et/ou de biologie moléculaire (Primers, Sh-RNA,...) qui nous permettront de découvrir de nouveaux déterminants moléculaires. Nous avons au laboratoire une lignée de souris déficientes en LDLr et nous commanderons des souris Ob/Ob. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (entre 2 et 5 mois). A ce stade, les paramètres cardiovasculaires sont stables. Ceci nous permet de réduire les variations individuelles et ainsi le nombre d'animaux requis en expérimentation animale.
Evaluation des effets de composés pharmacologiques sur un modèle de diabète de type 1 chez le rat ou la souris
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Rats : 216
1 080 rongeurs, 864 souris et 216 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un diabète de type 1 est induit par injection de streptozocine, puis les animaux reçoivent des candidats médicaments, parfois par pompe osmotique implantée, et subissent des tests de glycémie avec prises de sang répétées. Le porteur indique que les administrations et la contention peuvent provoquer stress et douleur. Il présente ces molécules comme sélectionnées après des tests in vitro et destinées à d'éventuels essais cliniques, et prévoit la mort de tous les animaux en fin de procédure.
Objectifs
Le glucose est décrit comme étant le principal carburant de l’organisme, et son taux plasmatique est régulé par l’insuline, une hormone secrétée par les cellules bêta du pancréas. Le diabète correspond à une élévation prolongée de la concentration de glucose, appelé aussi hyperglycémie, dans le sang. On distingue principalement 2 types de diabète : le diabète de type 1 (DT1) et le diabète de type 2 (DT2). Le DT1 est due à la détérioration des cellules bêta du pancréas entraînant une carence en insuline, tandis que le DT 2 est causé par une baisse de la production d’insuline ou l’apparition d’une résistance à l’insuline produite. Le DT 1 est une maladie auto-immune, en effet, il fait suite au dysfonctionnement des cellules immunitaires (lymphocytes T), qui se mettent à identifier les cellules bêta du pancréas comme des cellules étrangères et à les éliminer. Le DT1 représente environ 10 pour cent des cas de diabètes, dont la moitié se déclare avant l’âge de 20 ans. Il a une incidence d’environ 15 cas pour 100 000 enfants de moins de 15 ans. L’insulinothérapie est le traitement de référence du DT1, qui consiste à des injections sous-cutanées d’insuline plusieurs fois par jour. Un traitement bien suivi permet le plus souvent de réguler la glycémie, néanmoins, c’est un traitement lourd et chronique, nécessitant en même temps une mesure de la glycémie par le patient plusieurs fois par jour. A noter que c’est un traitement qui permet une prise en charge, et non une guérison, et donc à prendre à vie. Par ailleurs, le nombre de personnes atteintes de DT1 ne cesse d’augmenter au rythme de 3 à 4 % par an. Ainsi, la recherche continue, soit à décrypter les mécanismes de la maladie pour mieux la prévenir, soit en améliorant les traitements. Ce projet a donc pour objectif de tester des nouveaux candidats médicaments pour le traitement du DT1 chez le rat ou chez la souris.
Bénéfices attendus
Depuis une vingtaine d’année, le nombre de personnes atteintes de DT1 ne cesse d’augmenter tous les ans, tandis que le traitement de référence reste l’insulinothérapie, un traitement lourd et à vie. Ce projet vise à rechercher et sélectionner les candidats médicaments efficaces pour traiter le DT1 chez l’animal, afin d’obtenir une preuve d’efficacité pour d’éventuels essais cliniques chez l’homme par la suite.
Procédures
Les interventions que vont avoir les animaux sont : - Une administration (voie selon la molécule à étudier) du composé à tester, d’un contrôle négatif (souvent le véhicule du composé à tester) et de la molécule de référence. Tout type d’administration sur animal vigil, réalisé par des personnels tutorés, dure moins d’une minute. L’administration à l’aide d’une pompe osmotique dure moins d’un quart d’heure. La fréquence et la durée du traitement dépendra du composé à tester (une ou plusieurs fois par jour, pendant 1 à 48 semaines). - Une administration intrapéritonéale de streptozocine si le modèle animal requiert l’induction du diabète de type 1. Ce traitement durera 5 jours au maximum avec une administration par jour, réalisé par des personnels tutorés, et dure moins d’une minute. - Un test de supplémentation au glucose ou en insuline (comme réalisé chez l’homme). Ce test consiste à une administration de glucose ou d’insuline, puis à des prélèvements sanguins permettant le dosage de glucose et ou d’insuline dans le sang. Le test est réalisé une seule fois pour chaque animal, et les prélèvements sont réalisés au maximum 5 fois chez la souris et 7 fois chez le rat, dans les 2 heures qui suivent la supplémentation. Chaque prélèvement sanguin par des personnels tutorés dure environ une minute.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont : - Stress et douleur potentiellement induit par l’administration du composé à tester, qui nécessitera une contention, et l’implantation de pompe osmotique si besoin - Stress potentiellement dû à l’isolation pour les prélèvements d’urine en cage à métabolisme (moins de 24 heures) ou dû aux prélèvements sanguins.
Devenir
Tous les animaux vont avoir un diabète de type 1 et ou vont recevoir un traitement contre cette maladie. Ainsi, au vu des traitements réalisés sur les animaux, ils seront euthanasiés à la fin de la procédure.
Remplacement
Les composés testés dans ce projet sont ceux ayant montré au préalable des effets positifs dans des tests in vitro (screening).
Réduction
Tout d’abord, seuls les composés ayant montré des effets positifs lors des sélections in vitro seront étudiés dans ce projet, limitant le nombre d’animaux à utiliser. Ensuite, selon la littérature et notre expérience, 10 animaux par groupe seront nécessaires pour obtenir des résultats statistiquement exploitables. Et en prenant en compte les exclusions ou pertes potentielles tout au long de l’étude (environ 20 pour cent), 12 animaux par groupe seront étudiés. En considérant que pour l’étude d’un composé pharmacologique, 6 groupes seront nécessaires, et que l’analyse des résultats sera réalisée en 4 mois, 3 sélections sont prévues par an sur 5 ans. Ainsi, le nombre estimé d’animaux est de : 6 groupes d'animaux x 12 animaux par groupe x 3 sélections par an x 5 ans. Soit un total de 1080 animaux, rats et souris confondus. Enfin, une réduction du nombre d’animaux en testant 2 composés à la fois sera mise en place lorsque cela s’avèrera possible, afin d’éviter des tests en doublon pour les groupes non traités ou traité par molécule de référence.
Raffinement
Une réduction de la douleur, la souffrance et l’angoisse est mise en place dès que cela est possible : - Les animaux sont hébergés à au moins 2 par cage, afin de favoriser leur interaction sociale et réduire leur stress. De plus, un enrichissement de leur milieu sera effectué par un ajout de frisure de papier pour leur permettre de nicher et de bûchettes de peuplier pour ronger. - Un suivi quotidien de tous les animaux sera réalisé par les zootechniciens (observation comportement, état de santé général et état sanitaire de leur cage). - Une anesthésie, anesthésie et un traitement antibiotique prophylactique sont réalisées si la procédure d’implantation de pompes osmotiques est réalisée.
Choix des espèces
Le choix du modèle animal est guidé par le souci d’utiliser un nombre minimum d’animaux, les moins sensibles du point de vue neurophysiologique et présentant le maximum de chance d’obtenir des résultats satisfaisants. Les rongeurs sont ainsi le modèle le plus utilisé en recherche et notamment dans le domaine du diabète. Les rats et les souris sont bien décrites sur le plan physiologique et comportemental, et pour lesquels il existe de nombreux modèles répondants à l’approche thérapeutique envisagé (diabète de type 1). Les animaux seront utilisés à l’âge adulte. L’étude du diabète nécessite l’apparition des caractéristiques qui sont stables et établies au-delà du stade juvénile.
Effet de l’inactivation du GPR18 sur le vieillissement cardiovasculaire et métabolique au cours du diabète et de l’obésité
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
114 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie d'entre elles tuées sans réveil. Génotypées par prélèvement du bout de la queue à sept jours, elles reçoivent un régime gras et sucré induisant obésité et diabète, des mesures de glycémie répétées et, en fin d'étude, une chirurgie de la carotide sous anesthésie. Le porteur indique que la pose d'un cathéter dans la carotide empêche tout réveil, l'animal ne pouvant en être privé sans se vider de son sang, d'où une mise à mort sous anesthésie. Il affirme que l'étude d'un régime mimant le syndrome métabolique impose le passage par un modèle in vivo.
Objectifs
Les maladies cardiovasculaires sont la cause la plus fréquente de décès en Europe et dans le monde. Elles sont associées au vieillissement, à l’obésité, au diabète, et à l’inflammation chronique, accélérant ainsi le vieillissement cardiovasculaire et contribuant à la mortalité et à la morbidité chez les patients âgés. Les résolvines, dérivés des acides gras polyinsaturés oméga-3 considérés comme bénéfiques dans la prévention des maladies cardiovasculaires, sont des substances lipidiques induisant une résolution de l’inflammation. Les résolvines agissent via des récepteurs spécialisés. La résolvine D2 et son récepteur GPR18 sont encore très peu étudiés dans le domaine de la résolution de l’inflammation et des conséquences sur les maladies cardiovasculaires. Notre hypothèse est que la résolvine D2 et son récepteur GPR18 pourraient contribuer à limiter l’inflammation et le vieillissement cardiovasculaire. Ainsi, l'objectif de ce projet est de déterminer si l’absence du récepteur GPR18 produit l’effet inverse à savoir prolonge et/ou accentue ces phénomènes. Nous souhaitons identifier les mécanismes impliqués. Pour cela, nous utiliserons un modèle de vieillissement cardiovasculaire et métabolique induit par un régime riche en graisse et en fructose (sucre) qui provoquera une inflammation, une obésité, un diabète et altèrera les fonctions cardiovasculaires. Ce régime sera administré à des souris sauvages ayant GPR18 ou des souris dépourvues de ce récepteur. Une exploration des fonctions cardiovasculaires sera faite dans les deux groupes.
Bénéfices attendus
La réussite de cette étude permettra de montrer qu'un échec dans la résolution de l'inflammation induit par des changements métaboliques provoque une accélération des maladies cardiovasculaires. A plus long terme, nos travaux pourront soutenir l'emploi de supplémentation en résolvine pour prévenir ou améliorer l'état vasculaire des patients en situation de syndrome métabolique et réduire le vieillissement artériel lié à l'âge.
Procédures
A 7 jours de vie, 1 mm de l'extrémité de la queue (non ossifiée) est prélevé pour le génotypage et les souriceaux sont tatoués. Ceci dure environ 5 min. Les souris vigiles subiront une très légère piqûre au bout de la queue pour prélever une goutte de sang (5 µl) (comme chez les diabétiques) 1 fois par mois pendant 3 mois (en tout moin de 1 min), puis à la 30 ème semaine et 31 ème semaine 7 fois (à T0, 15, 30, 45, 60, 90, 120 min) donc en cumulé, 1min sur 2h). Dans tout le protocole, le temps de piqure pour prélever 5 µl de sang représentera 3 min. A l'age de 8 semaine, une contention de 7 min de la souris sera réalisée. En point finale, l'anesthésie pour la chirurgie et l'examen durera 1h en tout. A la fin de l'expérience, 1 ml de sang sera prélevé sur animal anesthésié qui sera mis à mort sans réveil préalable. L'animal subira la totalité de la procédure sur 16 semaines.
Impact sur les animaux
Le régime riche en graisse et en fructose induit un syndrome métabolique avec une prise de poids important pouvant générer un inconfort de la souris. Les mesures de glycémie via une goutte de sang à la queue seront répétées toutes les 4 semaines, une infection ou un comportement de grattage, léchage exagéré peut apparaitre.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort après les 2 procédures car les animaux auront un cathéter dans la carotide à la fin des 2 procédures. Il n’est pas possible d’enlever ce cathéter sans que l’animal ne se vide de son sang. Donc la mise à mort de l'animale se fera sur animal inconscient par injection sous anesthésie gazeuse.
Remplacement
Le profil des cellules impliquées dans l’inflammation et des cellules de la paroi artérielle, l'étude des mécanismes d'action de la résolvines D2 et de son récepteur GPR18 se font déjà in vitro au laboratoire. Nous avons également mis au point l'étude de la contraction et dilatation des artères isolées par une methode ex-vivo. Cependant, pour étudier l'effet d'un régime qui induit un changement de métabolisme et qui mime le syndrome métabolique, sur le système cardiovasculaire et les paramètres métaboliques comme la glycémie, de la tolérance au glucose et de la résistance à l’insuline, nous sommes obligés de passer par un modèle in vivo. Le remplacement dans ce cas n'est pas possible.
Réduction
Nous faisons toutes les mesures sur un même animal. Des calculs statistiques permettent de prédire le nombre minimal d'animaux à utiliser pour avoir des résultats significatifs et limiter le nombre d’animaux.
Raffinement
Une anesthésie sera pratiquée pendant la chirurgie et l’examen cardiovasculaire. Du gel ophtalmique est déposés sur les yeux pour éviter le dessèchement. La mise en place de points limites est adaptée à chaque étapes de la procédure : perte de poids maximale de 20% par rapport à la dernière pesée, l’animal sera sorti de l’étude et remis sous régime normal. Si des signes de stress trop importants sont observés pendant la contension de la souris (pression trop élevée), elle sera remise dans sa cage d’origine. Pour la zone une piqûre à la queue : la zone sera surveillée activement tous les jours pendant les 4 jours suivants. Si une infection ou un comportement de grattage, léchage exagéré apparait, la plaie sera désinfectée avec de la bétadine. Un spray peut être appliqué pour aider à la cicatrisation et à la diminution de la démangeaison. Un anti-douleur local en badigeon sera également administré pour diminuer la douleur. Si une fausse route survient cela peut percer l’œsophage, l’animal sera mis à mort. Pour l'examen cardiovasculaire final, les points limités déterminés sont : -les signes de réveil (changements rapides de pression artérielle ou de fréquence cardiaque donnée par échographie suite au pincement des pattes et souffle dans les vibrisses), le % de l'anesthésiant sera modifié pendant le temps nécessaire. - la diminution de la température corporelle en dessous de 36°C, la température de la platine sera remontée. - Fréquence cardiaque anormale sous anesthesiant (différente de 350-400 battements par minute), le % d’anesthesiant sera adapté. Si aucun des ajustements ci-dessus n’améliore ni l’état hémodynamique ni le bien-être de l’animal, celui-ci sera mis à mort.
Choix des espèces
Les souris sauvages sous régime riche en graisses et en fructose développent une obésité, une insulino résistance et une rigidité artérielle proche de celle de l’homme. Il est plus facile de réaliser une invalidation génique chez les souris. Des souris adultes mâles et femelles de 18 semaines seront utilisées pour la réalisation de ce projet, âge adulte où l'appareil vasculaire a atteint sa pleine maturité.
Effet de perturbations environnementales sur le comportement de reproduction des souris femelles
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
- Système urogénital
346 souris femelles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 336 tuées à l'issue et 10 réutilisées comme femelles-stimulus. Elles sont soumises à un régime obésogène et à un mélange de phtalates, à des suivis de glycémie, à une ablation des ovaires puis à des tests comportementaux de cycle œstral, de lordose, de locomotion et de préférence olfactive. Le porteur indique que l'ablation des ovaires entraîne des douleurs post-opératoires et que gavages et injections provoquent un inconfort. Il précise que des mâles intacts sont utilisés pour les tests sans être comptés dans les effectifs, et conclut qu'aucune méthode alternative ne permet ces analyses comportementales et physiologiques.
Objectifs
Les facteurs externes ou environnementaux, tels que l'exposition à des perturbateurs endocriniens ou le régime alimentaire peuvent interférer avec les effets liés aux stéroïdes sexuels, issus des gonades, sur différents comportements et notamment avec les comportements de reproduction. Les phtalates, dont le principal est le DEHP (Di (2-éthylhexyl) phtalate), sont des perturbateurs endocriniens entrant dans la composition des plastiques et qui contaminent ainsi les aliments ou les produits d’hygiène et de cosmétique. L’exposition orale à l’âge adulte de souris femelles au DEHP, à des doses correspondant à une contamination environnementale, provoque une altération des comportements de reproduction. Ces effets sont associés à une modification des réseaux neuraux de l’hypothalamus impliqués dans le contrôle de ces comportements. Les données concernant l’influence du régime alimentaire, et plus particulièrement de l’obésité, sur les comportements de reproduction sont moins nombreuses bien que l’obésité soit souvent associée à un dysfonctionnement de l’axe hypothalamus-hypophyse-gonades. L’objectif de ce travail s’inscrit dans la perspective de créer un nouveau modèle de « malbouffe » des pays occidentaux en y intégrant les interactions entre le contenant (récipient plastique contenant des phtalates) et le contenu (alimentation riche en lipides et en sucres). Il s’agit d’explorer les effets comportementaux, moléculaires et cellulaires de l’association de ces deux types de perturbation environnementale : l’exposition à des perturbateurs endocriniens et le régime alimentaire obésogène/diabétogène.
Bénéfices attendus
Le projet se place dans la perspective d’étudier les conséquences d’une des caractéristiques du mode de vie occidental, les effets combinés de l'alimentation et des phtalates, sur la santé reproductive et son contrôle, dans un modèle murin adulte. Il permettra ainsi de faire émerger de nouvelles hypothèses concernant l’origine des altérations de la santé reproductive auxquelles sont confrontées les sociétés occidentales en combinant deux facteurs de l’exposome (régime alimentaire et exposition aux polluants chimiques).
Procédures
336 femelles seront soumises pendant 16 semaines à un régime obésogène/diabétogène et une exposition à un mélange environnementale de phtalates. Ce régime n’induit pas de nuisance particulière si l’accès à la nourriture et à la boisson n’est pas restreint. Ces souris seront soumises à des suivis de glycémie effectués par prélèvement d’une goutte de sang au niveau de la queue (durée du suivi : 180 minutes maximum et 4 tests de tolérance au glucose et 4 tests de sensibilité à l’insuline répartis sur les 16 semaines de traitement). Parmi ces souris (240), ainsi que pour un groupe-stimulus (10), subiront une ovariectomie et une supplémentation en oestradiol et progestérone. La durée de la chirurgie est au maximum de 10 minutes et elle est pratiquée une seule fois. Les femelles d’étude sont soumises à différents tests comportementaux afin de suivre leur cycle oestral (1 frottis par jour de la semaine 12 à la semaine 16), et d’étudier les paramètres de leur comportement d’accouplement (2 tests de lordose de 30 minutes en semaines 12 et 14, 1 test de locomotion de 2h en semaine 13 et 1 test de préférence olfactive de 3 fois 10 minutes en semaine 15) avant d’examiner les modifications des structures cérébrales les contrôlant.
Impact sur les animaux
Lors des tests de tolérance au glucose le gavage oral peut engendrer un inconfort, tout comme l’administration d’insuline IP (douleur au point de piqure) lors des tests de sensibilité à l’insuline. Le suivi de la glycémie se fait par prélèvement d’une goutte de sang au niveau de la queue qui peut engendrer une douleur légère et passagère au moment de l’incision. La procédure d’ovariectomie donne lieu à des douleurs post-opératoires. L’administration sous-cutanée de progestérone peut entrainer une légère douleur au point de piqure. Les souris-stimulus utilisées pour les expériences de comportement peuvent subir une légère douleur au point de piqure lors de l’anesthésie par voie IP.
Devenir
souris euthanasiées pour prélèvement de tissus et dosages biologiques (total : 336).
Remplacement
Il s'agit d'un projet comportant des analyses comportementales et des mesures de paramètres physiologiques : il n'est pas possible de le développer par des méthodes alternatives et/ou substitutives.
Réduction
Les effectifs (total : 346 femelles) ont été calculés au plus juste afin de pouvoir obtenir une analyse statistique significative le cas échéant, compte tenu de la variabilité interindividuelle. Les analyses statistiques seront effectuées à l'aide de tests pertinents. Cohorte 1 : 4 groupes de 8 femelles, expériences répétées 3 fois soit un total de 96 femelles Cohorte 2 : 4 groupes de 10 femelles, expériences répétées 3 fois pour l’étude des modifications protéiques et 4 groupes de 10 femelles, expériences répétées 3 fois pour l’étude des modifications des acides nucléiques, soit un total de 240 femelles. A ces deux cohortes expérimentales, s’ajoute un groupe supplémentaire constitué de femelles-stimuli (femelles ovariectomisées et supplémentées en œstradiol et progestérone) nécessaires au test de préférence olfactive : 10 femelles. Les procédures de comportement sexuel et de préférence olfactive nécessitent d'utiliser des mâles intacts : ce sont des mâles qui ne subissent aucune contrainte ; ils n’ont donc pas été inclus dans le décompte des animaux.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des locaux ad hoc, respectant la Directive 2010/63/UE. Les animaux sont surveillés quotidiennement et tout signe de mal-être est immédiatement signalé aux responsables du projet qui prennent la décision sur leur devenir, en accord avec le vétérinaire référent si nécessaire. Dès leur arrivée, les animaux sont manipulés régulièrement. La durée du jeûne lors des tests de glycémie a été réduite afin de limiter l’hypoglycémie. Pour les animaux subissant une procédure chirurgicale, des points limites adaptés permettent de gérer la douleur post-opératoire.
Choix des espèces
La souris est le modèle choisi pour ces études : c'est un des modèles les mieux caractérisés pour les études métaboliques et il existe de nombreux outils biotechniques disponibles pour ce modèle animal (anticorps, lignées transgéniques...). Cela permet ainsi de comparer les résultats obtenus avec la littérature et d'affiner nos hypothèses de travail. Il s’agit d’une étude chez l’adulte.