Système endocrinien

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84 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont soumises à un régime riche en graisse induisant l'obésité, isolées en cage individuelle pour la calorimétrie, puis testées pour la tolérance au glucose et à l'insuline avec prélèvements sanguins avant la mise à mort. Le projet étudie le rôle d'une enzyme dans les troubles métaboliques liés à l'obésité, applications thérapeutiques annoncées au conditionnel. Le porteur affirme qu'il faut étudier ces mécanismes "dans un organisme vivant" et qu'"aucune méthode alternative" n'existe.

Objectifs

L’obésité́ et le diabète de type 2 sont des problèmes majeurs de santé publique. Au cours des dernières décennies, de nombreuses études ont montré́ que les cellules immunitaires dans le tissu adipeux viscéral (TAV) des patients obèses sont responsables d’une inflammation chronique. Celle-ci serait largement impliquée dans le développement des désordres métaboliques et cardio-vasculaires compliquant l’obésité́. En particulier, la transformation de cellules immunitaire anti-inflammatoires, abondants dans la TAV maigre, en cellules immunitaires pro-inflammatoires dans le TAV obèse, conduirait à la production de médiateurs de l’inflammation et jouerait un rôle majeur dans cette inflammation chronique. Les mécanismes cellulaires et moléculaires responsable de cette inflammation sont encore méconnus. Les identifier permettrait de proposer de nouvelles cibles thérapeutiques pour lutter contre les syndromes métaboliques et l’obésité́. Nous avons observé́ que la déficience en une enzyme impliqué dans la dégradation de l’ADN libéré́ par les cellules mortes rend les souris plus susceptibles au développement du syndrome métabolique induit par l’obésité́. L’absence de cette enzyme augmente la capacité́ de l’ADN libéré́ par les cellules mortes, qui s’accumule au cours de l’obésité́, à activer les réponses inflammatoires causant le syndrome métabolique. Notre objectif est d’évaluer le métabolisme énergétique des souris déficientes en cette enzyme.

Bénéfices attendus

Notre projet permettra de mettre en évidence comment la DNase1L3 contribue aux troubles métaboliques induits par l’obésité. Ainsi notre projet pourra conduire aux développements de nouvelles approches thérapeutique basées sur la supplémentation en DNase1L3 afin de limiter l’inflammation chronique induite par l’obésité mais aussi aux troubles métaboliques induite par celle-ci.

Procédures

Déroulement de la procédure : • Acclimatation/habituation (semaine 1) • 1ère séance de calorimétrie (semaine 2-4) • 1ère analyse de la composition corporelle (semaine 4, l’analyse dure environ 3 min par souris) • Exposition au régime riche en graisse (semaine 4-14) • 2ème séance de calorimétrie (semaine 15-16) • 2ème analyse de la composition corporelle (semaine 15) • Test de tolérance au glucose (semaine 16) • Test de tolérance à l’insuline (semaine 17) Nous réaliserons un seul test de tolérance au glucose et un seul test de tolérance à l’insuline. Pour les tests de tolérance au glucose et à l'insuline, nous réalisons des prélèvements sanguins au niveau de la queue des souris. Le volume de sang nécessaire est limité (inférieur à 1% du volume sanguin total). Un délai d’une semaine minimum est respecté entre chaque test.

Impact sur les animaux

Dans notre étude, les animaux seront isolés à l’âge adulte. Cet isolement est nécessaire pour quantifier la consommation de nourriture de chaque animal et réaliser les mesures de calorimetrie indirecte. Afin de compenser le manque d’interactions sociales et le possible stress d’isolation, les cages, transparentes et enrichies, sont rapprochées au maximum les unes des autres. Afin de réduire au maximum le stress ressenti par les animaux nous réalisons une période d’habituation de 2 semaines des animaux aux expérimentateurs. De plus les animaux seront manipulés et pesées quotidiennement ou de façon hebdomadaire (période d’induction de l’obésité), nous pourrons donc détecter très rapidement toute modification comportementale. Les souris exposées au régime riche en graisse peuvent développer des dermatites, bien que cela soit très rares chez la souche de souris utilisée dans cette étude.

Devenir

Toutes les souris utilisées dans ce projet seront mises à mort à la fin de l'expérience pour récupérer du sang et des tissus afin de réaliser des études biochimiques et moléculaires complémentaires.

Remplacement

Le but de ce projet de physiologie intégrée est de comprendre les bases biologiques de la régulation de la balance énergétique et les mécanismes physiopathologiques menant aux désordres métaboliques, en particulier l’obésité. Dans ce contexte, de nombreuses structures cérébrales entrent en jeu et communiquent, non seulement entre elles, mais aussi avec les organes périphériques (foie, muscles, tissu adipeux…). Il est donc nécessaire d’étudier ces phénomènes dans un organisme vivant. Il n'existe à ce jour aucune méthode alternative ou substitutive permettant de répondre à ce type de question par un remplacement in vitro ou in silico.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous avons utilisé un test de puissance pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats exploitables statistiquements (21 animaux par groupe).

Raffinement

1) Les animaux arriveront dans la pièce d’hébergement à l’âge de 9 semaines. Ils seront manipulés pendant 2 semaines. Cette habituation, permettra de diminuer le stress des animaux en réponse aux expérimentateurs. 2) L’évaluation de la prise alimentaire et des paramètres de calorimétrie indirecte nécessite la répartition des animaux en cages individuelles. Pour compenser le manque d’interactions sociales, les cages, transparentes et enrichies, sont rapprochées au maximum les unes des autres. 3) L’enrichissement se compose de frisure de papier kraft et de carrés de cellulose pour nidifier, de bâtonnets en bois pour ronger et d’un tunnel en carton pour se cacher et réaliser le transfert et la manipulation des animaux. 4) Environnement sonore : Une radio est installée dans la pièce d’hébergement afin d’atténuer l'impact des bruits extérieurs qui pourraient se produire accidentellement. 5) Des points limites précoces et terminaux appropriés ont été définis, ces critères prennent en compte l'apparence, l'évolution du poids, les attitudes, les signes cliniques (température et respiration) et l'aspect de la plaie (le cas échant) et de décider si l'animal peut être maintenu dans l'étude ou s'il doit être mis à mort afin d'éviter toute souffrance.

Choix des espèces

Le comportement alimentaire, la balance énergétique et le métabolisme glucidique et lipidique sont depuis longtemps étudiés chez la souris, qui représente donc une espèce adaptée à ce type d’études. De très nombreux modèles d’obésités ont été développés chez la souris. Enfin, la forte proximité biologique entre l’homme et la souris en ce qui concerne le contrôle de la prise alimentaire et de la balance énergétique fait de la souris un bon modèle prédictif. Toutes les souris de cette étude seront étudiées à l’âge adulte, âge qui correspond à un stade où les circuits neuronaux contrôlant la prise alimentaire sont matures.

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Souris : 80
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80 souris juvéniles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Soumises à un régime pauvre en protéines qui restreint leur croissance, elles subissent une calorimétrie avec 72 heures d'isolement, un test de tolérance à l'insuline avec sept prélèvements sanguins à la queue, puis une laparotomie sous anesthésie pour prélèvement en veine porte avant la mise à mort. Le projet évalue les effets d'un probiotique dans un contexte de malnutrition, cibles thérapeutiques annoncées au conditionnel et à long terme. Le remplacement tient en une phrase, le porteur affirmant que la réponse "intégrée" de l'organisme "nécessite une étude chez l'animal".

Objectifs

La malnutrition infantile est un problème majeur dans les pays en développement, touchant environ 150 millions d'enfants dans le monde. Des études ont montré que le microbiote des individus mal nourris était sévèrement impacté. De plus, une intervention probiotique (micro-organisme vivant qui, lorsqu’il est ingéré en quantité suffisante, exerce des effets positifs sur la santé, au-delà des effets nutritionnels traditionnels) permet de compenser partiellement le retard de croissance observé dans le contexte de malnutrition chez un modèle préclinique de rongeur. En plus des retards de croissance classiquement décrits, un déficit en protéines pendant l'enfance entraîne des perturbations métaboliques qui persistent à l'âge adulte. Cependant, les altérations exactes se produisant en contexte de malnutrition protéique juvénile, ainsi que les éventuels bénéfices d’une intervention probiotique sont encore mal connus. De précédentes études portant sur les hormones de l'intestin ont permis d’identifier une population de cellules productrices d'hormones impactée par la malnutrition protéique juvénile. Dans ces conditions, une diminution du nombre de cellules produisant du Glucagon-Like Peptide 1 (GLP-1), une hormone contrôlant la sécrétion d’insuline par le pancréas et donc le métabolisme énergétique, a été observée. De plus, les fonctions du GLP-1 étaient également impactées. Il est donc intéressant d'explorer de façon détailléé le métabolisme énergétique dans ces conditions. En utilisant un modèle murin de malnutrition protéique juvénile, permettant une approche de physiologie intégrée, l'objectif de ce projet est de caractériser finement les altérations métaboliques induites par une carence protéique ainsi que le potentiels effets bénéfiques d'une bactérie probiotique.

Bénéfices attendus

Les altérations métaboliques induites pas la malnutrition protéique dans un contexte juvénile sont encore mal connues. Ce projet permettra d’identifier les modifications précises du métabolisme qui surviennent en condition de malnutrition et d’évaluer les potentiels effets positifs d’un traitement avec une bactérie probiotique (micro-organisme vivant qui, lorsqu’il est ingéré en quantité suffisante, exerce des effets bénéfiques pour la santé au-delà des effets nutritionnels classiques). De futures cibles thérapeutiques permettant d’optimiser à long terme la prise en charge des enfants soufrant de malnutrition protéique chronique au travers d’un traitement nutritionnel et probiotique adapté pourront ainsi être identifiées.

Procédures

Les animaux seront soumis à un régime nutritionnel faible en protéine (qui entraîne un retard de croissance modélisant la malnutrition protéique juvénile) ou à un régime contrôle pendant la durée de la procédure, ainsi qu’à un traitement avec une bactérie probiotique ou un placebo dans le creux de la joue 5 jours sur 7. Les animaux seront soumis une fois à une mesure de composition corporelle par Résonance Magnétique Nucléaire. La mesure s’effectue sous contention et dure quelques minutes. Les animaux seront soumis à une expérience de calorimétrie indirecte impliquant un isolement des animaux pendant 72h. Un test de tolérance à l’insuline sera réalisé sur les animaux vigiles (injection intra-péritonéale) et 7 prélèvements sanguins (2-3 μL) seront réalisés au bout de la queue afin de mesurer la glycémie au cours du temps. Enfin, un prélèvement de sang dans la veine porte sera réalisé 15 minutes après un gavage au glucose. Pour cela, après une injection de buprénorphine, les animaux seront anesthésiés avec de la kétamine et de la lidocaïne et une laparotomie sera réalisée. L’ensemble des interventions seront réalisées sur 80 animaux appartenant à 4 groupes expérimentaux (10 mâles et 10 femelles par groupe).

Impact sur les animaux

Cette procédure devrait entraîner des nuisances modérées sur les animaux. Le régime pauvre en protéine utilisé dans le cadre de cette procédure a déjà été utilisé et il n’engendre pas de sensation de faim, ni d’aggressivité chez les animaux juvéniles. Ce régime vise à modéliser le retard de croissance induit par la malnutrition protéique chronique, il entraîne donc une plus faible croissance en taille et en poids par rapport au régime contrôle pendant la durée de la procédure. Aucune modification de l’activité, ni de stress anormal n’a cependant été détecté chez les animaux nourris avec le régime pauvre en protéine. Pour limiter les effets délétères du régime pauvre en protéine sur les animaux, leur poid et leur taille seront mesurés chaque semaine et les animaux seront mis à mort si un des points limites est atteint. Leur comportement sera également surveillé de manière régulière. Les expériences de Résonnance Magnétique Nucléaire (RMN) et de calorimétrie indirecte peuvent induire un stress chez les animaux en raison du bruit environnant et de l’isolement. La mesure de RMN s'effectue sous contention dans un tube adapté et dure 2 minutes maximum. Pour limiter ce stress, les expériences de calorimétrie indriecte sont réduites en temps au minimum permettant d’obtenir des résultats exploitables. De plus, une période d’acclimatation est prévue avant l’expérience pour limiter le stress lors de l’expérience et l’enrichissement sera accru dans les cages suite à la période d’isolement pour limiter le stress post-expérience. Le test de tolérance à l’insuline implique une injection intrapéritonéale et des prélèvements sanguins au bout de la queue pouvant induire une douleur et un stress. L’injection intrapéritonéale peut entraîner un gonflement ou un œdème, dont l’apparition sera surveillée quotidiennement après la procédure. La cicatrisation du bout de la queue sera également surveillée.

Devenir

L'ensemble de animaux mis en procédure seront mis à mort après le prélèvement en veine porte en vue du prélèvement des organes d'intérêt. Les mères, qui n'auront pas subi de procédure expérimentale, seront réformées dans l'animalerie.

Remplacement

Cette étude implique une réponse intégrée de l'organisme à l'ingestion de divers régimes alimentaires, ce qui nécessite une étude chez l’animal.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au maximum pour permettre une analyse statistique pertinente des résultats obtenus, tout en contournant le problème de la variabilité inter-individuelle des paramètres étudiés. Le nombre de 10 animaux par groupe a été évalué en prenant en compte la puissance du test statistique souhaité, la différence de moyenne attendue entre les groupes ainsi l’écart-type attendu des données au vu de nos résultats précédents. Le test statistique réalisé sera une analyse de variance à trois voies. Dans une optique de réduction, nous allons prélever en fin de procédure l’ensemble des organes qui pourraient nous intéresser (muscle, tissu adipeux par exemple) mais sur lesquels nous n’avons pas prévu de travailler pour le moment et les conserver au congélateur pour d’éventuelles analyses ultérieures. Notre protocole expérimental utilisera des souris issues d’une reproduction chez un fournisseur agrée. Le choix d’utiliser des souris issues d’un fournisseur nous permettra de mieux contrôler certains paramètres liés à l’âge et à la croissance juvénile afin d’assurer une analyse pertinente et un résultat statistiquement significatif.

Raffinement

Afin de limiter les nuisances sur le bien-être des animaux au cours de cette procédure expérimentale, les animaux seront surveillés de manière quotidienne. La croissance en taille et en poids sera mesurée individuellement chaque semaine afin d’identifier tout signe de souffrance que les animaux pourraient développer en cours d’expérimentation. Les animaux seront identifiés par tatouage (au début de la procédure, sous anesthésie légère à l'isoflurane 3%) afin de permettre un suivi individuel de ces paramètres. La prise alimentaire sera également mesurée pour vérifier que les animaux s’alimentent correctement, et la nourriture sera mise directement dans la litière au début de la procédure expérimentale afin de faciliter l’accès aux souriceaux qui viendront d’être sevrés. Les animaux seront ensuite progressivement habitués à la nourriture en mangeoire en vue de la procédure de calorimétrie indirecte. Afin de limiter le stress lié au transport, une période d’acclimatation est prévue après le transport et avant le début des procédures expérimentales. Pour la procédure de calorimétrie indirecte, pendant laquelle les souris seront isolées pour une période de 72h, les animaux conserveront une partie de leur litière afin de limiter le stress. Lors du test de tolérance à l'insuline, l'état général des animaux sera surveillé et l'expérience sera stoppée s'il vient à se dégrader. De plus, si la glycémie des animaux descend sous un certain seuil au-delà duquel ils risquent une hypoglycémie, ils recevront une injection intrapéritonéale de glucose. A la suite du test de tolérance à l’insuline, l’apparition d’un oedème ou d’un gonflement au point d’injection intrapéritonéale ainsi que la bonne cicatrisation du bout de la queue suite aux prélèvements sanguins seront surveillés quotidiennement et pourront donner lieu à l’application locale d’antispetiques le cas échéant. Des points limites suffisament prédictifs pour pallier à tout stress et toute souffrance animale seront établis. L’atteinte des points limites entraînerait alors la mise à mort des individus concernés. Le protocole du régime expérimental et l’administration de probiotique, ainsi que le prélèvement en veine porte avant mise à mort ont déjà été employés au laboratoire et ne devraient pas apporter de souffrance animale.

Choix des espèces

La souris, qui est un animal omnivore, est un modèle classique en nutrition humaine. En raison de la connaissance de son microbiote, et des modèles disponibles, il s'agit d'un modèle préclinique de choix afin de comparer l'effet d'un probiotique dans un contexte malnutrition. Les animaux seront suivis à partir du 21ème jour post-natal (âge du sevrage et de l'identification par tatouage de la patte), et pendant les 35 jours de traitement post-sevrage (traitement commencé à jour 21 (P21) en fonction du poids du juvénile (poids non inférieur à 8g) jusqu’à jour 56 (P56). Ce stade est choisi car l'objectif du projet est de connaître les effets d'une malnutrition juvénile sur le métabolisme.

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Souris : 360
Souffrances
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360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des chirurgies stéréotaxiques cérébrales, la pose de pompes osmotiques, des régimes hyperlipidiques provoquant obésité et résistance à l'insuline, et des tests métaboliques répétés avec prélèvements sanguins sur animaux vigiles. Le projet vise à comprendre le rôle des céramides dans le diabète de type 2, retombées thérapeutiques renvoyées au conditionnel et au long terme. Sur le remplacement, le porteur affirme qu'il est "très difficile" de reproduire ces interactions entre organes in vitro et conclut que le modèle animal reste "nécessaire".

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la recherche sur le diabète, pathologie définie par une élévation anormale du taux de glucose dans le sang, et qui touche plus de 300 millions de personnes dans le monde. Le diabète de type 2 concerne plus de 90% des patients diabétiques et se caractérise par une résistance des tissus cibles à l'insuline, hormone clef dans la régulation de la glycémie, associée à un défaut de sécrétion de cette hormone par les cellules beta du pancréas. Il est maintenant bien établi qu'un régime riche en graisses peut induire la survenue d'un diabète de type 2, via un phénomène appelé la lipotoxicité. Ce dernier est défini par une accumulation délétère de lipides dans différents tissus. Parmi les différents lipides, les céramides apparaissent comme particulièrement délétères. Ainsi, il a été décrit qu'un excès de céramides perturbe la voie de signalisation insuline dans les tissus cibles de cette hormone. Les céramides peuvent également être à l'origine de l'inflammation des cellules B pancréatique, conduisant à une diminution de la sécrétion à l'insuline. Tous les mécanismes d'actions des céramides (qui diffère selon les types de tissus) ne sont cependant pas élucidés et davantage d'études doivent être menées afin d'évaluer la pertinence de l'inhibition de la synthèse des céramides comme cible thérapeutique dans le traitement du diabète. L'objectif de ce projet est donc de mieux comprendre, par des études in vivo, le rôle du métabolisme des céramides sur l'homéostasie glucidique et l'inflammation dans différents tissus cibles de l'insuline (foie et cerveau) ou dans les cellules beta chez la souris. Dans ce projet, nous allons particulièrement cibler la sérine palmitoyltransférase 2 (SPT2), une sous-unité de la SPT, enzyme clef de la voie de synthèse des céramides.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de mieux comprendre l'implication du métabolisme des céramides dans l'homéostasie glucidique, dans différents types cellulaires. Ces études permettront également d'élucider les mécanismes d'actions des céramides dans production hépatique de glucose, l'insulino-résistance ou dans la sécrétion de l'insuline. Ce projet vise aussi à comprendre l'implication des céramides dans l'inflammation et la mort des cellules beta. Enfin, une approche utilisant un inhibiteur d'une enzyme qui produit des céramides, la sphingomyélinase neutre 2, nous aidera à investiguer les mécanismes de régulation de la synthèse des céramides dans les cellules du foie. Les résultats attendus pourraient ouvrir de nouvelles perspectives pour la prévention et le traitement du diabète de type 2, à plus long terme.

Procédures

Prélèvements sur animaux vigiles : 312 souris; chirurgie stéréotaxique pour injection de la protéine Tat-Cre : 72 souris; chirurgie stéréotaxique pour injection de la protéine Tat-Cre + pose d'une canule et pompe Alzet pour perfusion icv de résistine : 96 souris. Détail par procédures : -Proc 1 : injection intrapéritonéale quotidienne pendant 15j puis réalisation de trois tests fin d 'évaluer l'homéostasie glucidique. Ces tests consistent à un suivi de la glycémie (prélèvements sur animaux vigiles) après soit une administration orale de glucose, soit une injection intrapéritonéale de pyruvate ou de glycérol, ces différents tests seront réalisés avec au minimum deux jours d'intervalles. - Procédure 2 : régime hyperlipidique puis tests de mesure de l'homéostasie glucidique espacés de 2 jours minimum avec prélèvements sur animaux vigiles, identiques à ceux de la procédure 1. - procédure 3 : injections stéréotaxiques et insertion d'une pompe osmotique, puis réalisation de tests espacés de 2 jours avec prélèvements sur animaux vigiles (idem procédure 1). - procédure 4 : injections stéréotaxiques et insertion d'une pompe osmotique, puis réalisation d'enregistrements nerveux sur animal anesthésié. - ¨Procédure 5 : injections stéréotaxiques, régime hyperlipidiques puis réalisation de tests espacés de 2 jours minimum avec prélèvements sur animaux vigiles (idem Procédure 1).

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à des régimes provoquant l'obésité et/ou des désordres métaboliques de type réistance à l'insuline. Le protocole sera arrêté si les animaux présentent différents signes de souffrance (infections suite aux chirurgies,œdème, absence de mobilité dans la cage, poils ébouriffés, mauvaise prise alimentaire, perte de poids). Ces paramètres seront évalués par le chercheur chaque jour dans la semaine suivant la mise sous régime, injections, tests métaboliques ou chirurgies.

Devenir

A l'issue des procédures les animaux seront mis à mort afin de collecter des tissus et du plasma en vue de mesures biochimiques.

Remplacement

Le contrôle du métabolisme fait intervenir de nombreux organes (foie, intestin, cerveau, muscles, tissus adipeux) qui communiquent entre eux en permanence pour informer l'organisme des besoins énergétiques et contrôles les flux d'énergie en fonction des besoins. Il est très difficile de mimer in vitro toutes ces interactions et c'est pour cela que l'utilisation des modèles animaux est encore nécessaire. Cependant, nous avons entamé une réflexion sur le développement d'approches in vitro du type organ on chips qui permettent de mimer quelques interactions entre organe. Certains des travaux réalisés in vitro auront pour but de remplacer, au moins en partie, les approches in vivo

Réduction

Pour réduire le nombre d'animaux, nous avons effectué un travail en amont qui nous a permis d'identifier un gène cible particulièrement intéressant (SPT2). L'inhibition de son expression dans différents tissus a déjà montré des résultats très prometteurs. Le nombre d'animaux utilisé a été calculé pour que les tests statistiques puissent être fiable et robuste, évitant ainsi de réitérer les expériences, tout en utilisant le nombre d'animaux le plus faible possible.

Raffinement

Les animaux seront maintenus dans des milieux enrichis ce qui permettra d'améliorer leur bien-être. Ils seront également observés quotidiennement et un suivi du poids et de la prise alimentaire seront réalisés 2 fois par semaine. Cela nous permettra d'identifier rapidement les animaux en souffrance.

Choix des espèces

Les modèles précliniques de rats et de souris sont des outils complémentaires et essentiels, partageant avec l’humain de fortes homologies dans les régulations physiologiques, en particulier le contrôle de l’homéostasie glucidique. De plus, la souris est un modèle de choix pour les études génétiques car de nombreuses lignées de souris transgéniques sont disponibles. Ces souris seront utilisées à l'âge adulte, à partir de deux mois. Dans le cadre de l'utilisation du régime cétogène, une partie des souris seront mises sous régime cétogène dès le sevrage pour qu'elles n'aient pas accès à une alimentation riche en glucide.

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Souris : 80
Souffrances
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80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sevrées, elles reçoivent un régime pauvre en protéines modélisant la malnutrition, un probiotique ou un placebo dans la joue, subissent une calorimétrie avec isolement de 72 heures et un test de tolérance à l'insuline avec prélèvements au bout de la queue, puis une laparotomie pour prélever le sang de la veine porte avant mise à mort. Le projet évalue l'effet d'un probiotique sur les troubles métaboliques de la malnutrition infantile, cibles thérapeutiques annoncées à long terme. Le porteur affirme que la réponse intégrée de l'organisme à l'alimentation impose l'étude chez l'animal.

Objectifs

La malnutrition infantile est un problème majeur dans les pays en développement, touchant environ 150 millions d'enfants dans le monde. Des études ont montré que le microbiote des individus mal nourris était sévèrement impacté. De plus, une intervention probiotique (micro-organisme vivant qui, lorsqu’il est ingéré en quantité suffisante, exerce des effets positifs sur la santé, au-delà des effets nutritionnels traditionnels) permet de compenser partiellement le retard de croissance observé dans le contexte de malnutrition chez un modèle préclinique de rongeur. En plus des retards de croissance classiquement décrits, un déficit en protéines pendant l'enfance entraîne des perturbations métaboliques qui persistent à l'âge adulte. Cependant, les altérations exactes se produisant en contexte de malnutrition protéique juvénile, ainsi que les éventuels bénéfices d’une intervention probiotique sont encore mal connus. De précédentes études portant sur les hormones de l'intestin ont permis d’identifier une population de cellules productrices d'hormones impactée par la malnutrition protéique juvénile. Dans ces conditions, une diminution du nombre de cellules produisant du Glucagon-Like Peptide 1 (GLP-1), une hormone contrôlant la sécrétion d’insuline par le pancréas et donc le métabolisme énergétique, a été observée. De plus, les fonctions du GLP-1 étaient également impactées. Il est donc intéressant d'explorer de façon détailléé le métabolisme énergétique dans ces conditions. En utilisant un modèle murin de malnutrition protéique juvénile, permettant une approche de physiologie intégrée, l'objectif de ce projet est de caractériser finement les altérations métaboliques induites par une carence protéique ainsi que le potentiels effets bénéfiques d'une bactérie probiotique.

Bénéfices attendus

Les altérations métaboliques induites pas la malnutrition protéique dans un contexte juvénile sont encore mal connues. Ce projet permettra d’identifier les modifications précises du métabolisme qui surviennent en condition de malnutrition et d’évaluer les potentiels effets positifs d’un traitement avec une bactérie probiotique. De futures cibles thérapeutiques permettant d’optimiser à long terme la prise en charge des enfants souffrant de malnutrition protéique chronique au travers d’un traitement nutritionnel et probiotique adapté pourront ainsi être identifiées.

Procédures

Les animaux seront soumis à un régime nutritionnel faible en protéine (qui entraîne un retard de croissance modélisant la malnutrition protéique juvénile) ou à un régime contrôle pendant la durée de la procédure, ainsi qu’à un traitement avec une bactérie probiotique ou un placebo dans le creux de la joue 5 jours sur 7. Les animaux seront soumis une fois à une mesure de composition corporelle par Résonance Magnétique Nucléaire. La mesure s’effectue sous contention et dure quelques minutes. Les animaux seront soumis à une expérience de calorimétrie indirecte impliquant un isolement des animaux pendant 72h. Un test de tolérance à l’insuline sera réalisé sur les animaux vigiles (injection intra-péritonéale) et 7 prélèvements sanguins (2-3 μL) seront réalisés au bout de la queue afin de mesurer la glycémie au cours du temps. Enfin, un prélèvement de sang dans la veine porte sera réalisé 15 minutes après un gavage au glucose. Pour cela, après une injection de buprénorphine, les animaux seront anesthésiés avec de la kétamine et de la lidocaïne et une laparotomie sera réalisée. L’ensemble des interventions seront réalisées sur 80 animaux appartenant à 4 groupes expérimentaux (10 mâles et 10 femelles par groupe).

Impact sur les animaux

Cette procédure devrait entraîner des nuisances modérées sur les animaux. Le régime pauvre en protéine utilisé dans le cadre de cette procédure a déjà été utilisé et il n’engendre pas de sensation de faim, ni d’aggressivité chez les animaux juvéniles. Ce régime vise à modéliser le retard de croissance induit par la malnutrition protéique chronique, il entraîne donc une plus faible croissance en taille et en poids par rapport au régime contrôle pendant la durée de la procédure. Aucune modification de l’activité, ni de stress anormal n’a cependant été détecté chez les animaux nourris avec le régime pauvre en protéine. Pour limiter les effets délétères du régime pauvre en protéine sur les animaux, leur poid et leur taille seront mesurés chaque semaine et les animaux seront mis à mort si un des points limites est atteint. Leur comportement sera également surveillé de manière régulière. Les expériences de Résonnance Magnétique Nucléaire (RMN) et de calorimétrie indirecte peuvent induire un stress chez les animaux en raison du bruit environnant et de l’isolement. La mesure de RMN s'effectue sous contention dans un tube adapté et dure 2 minutes maximum. Pour limiter ce stress, les expériences de calorimétrie indriecte sont réduites en temps au minimum permettant d’obtenir des résultats exploitables. De plus, une période d’acclimatation est prévue avant l’expérience pour limiter le stress lors de l’expérience et l’enrichissement sera accru dans les cages suite à la période d’isolement pour limiter le stress post-expérience. Le test de tolérance à l’insuline implique une injection intrapéritonéale et des prélèvements sanguins au bout de la queue pouvant induire une douleur et un stress. L’injection intrapéritonéale peut entraîner un gonflement ou un œdème, dont l’apparition sera surveillée quotidiennement après la procédure. La cicatrisation du bout de la queue sera également surveillée.

Devenir

L'ensemble de animaux mis en procédure seront mis à mort après le prélèvement en veine porte en vue du prélèvement des organes d'intérêt. Les mères, qui n'auront pas subi de procédure expérimentale, seront réformées dans l'animalerie.

Remplacement

Cette étude implique une réponse intégrée de l'organisme à l'ingestion de divers régimes alimentaires, ce qui nécessite une étude chez l’animal.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au maximum pour permettre une analyse statistique pertinente des résultats obtenus, tout en contournant le problème de la variabilité inter-individuelle des paramètres étudiés. Le nombre de 10 animaux par groupe a été évalué en prenant en compte la puissance du test statistique souhaité, la différence de moyenne attendue entre les groupes ainsi l’écart-type attendu des données au vu de nos résultats précédents. Le test statistique réalisé sera une analyse de variance à trois voies. Dans une optique de réduction, nous allons prélever en fin de procédure l’ensemble des organes qui pourraient nous intéresser (muscle, tissu adipeux par exemple) mais sur lesquels nous n’avons pas prévu de travailler pour le moment et les conserver au congélateur pour d’éventuelles analyses ultérieures. Notre protocole expérimental utilisera des souris issues d’une reproduction chez un fournisseur agrée. Le choix d’utiliser des souris issues d’un fournisseur nous permettra de mieux contrôler certains paramètres liés à l’âge et à la croissance juvénile afin d’assurer une analyse pertinente et un résultat statistiquement significatif.

Raffinement

Afin de limiter les nuisances sur le bien-être des animaux au cours de cette procédure expérimentale, les animaux seront surveillés de manière quotidienne. La croissance en taille et en poids sera mesurée individuellement chaque semaine afin d’identifier tout signe de souffrance que les animaux pourraient développer en cours d’expérimentation. Les animaux seront identifiés par tatouage (au début de la procédure, sous anesthésie légère à l'isoflurane 3%) afin de permettre un suivi individuel de ces paramètres. La prise alimentaire sera également mesurée pour vérifier que les animaux s’alimentent correctement, et la nourriture sera mise directement dans la litière au début de la procédure expérimentale afin de faciliter l’accès aux souriceaux qui viendront d’être sevrés. Les animaux seront ensuite progressivement habitués à la nourriture en mangeoire en vue de la procédure de calorimétrie indirecte. Afin de limiter le stress lié au transport, une période d’acclimatation est prévue après le transport et avant le début des procédures expérimentales. Pour la procédure de calorimétrie indirecte, pendant laquelle les souris seront isolées pour une période de 72h, les animaux conserveront une partie de leur litière afin de limiter le stress. Lors du test de tolérance à l'insuline, l'état général des animaux sera surveillé et l'expérience sera stoppée s'il vient à se dégrader. De plus, si la glycémie des animaux descend sous un certain seuil au-delà duquel ils risquent une hypoglycémie, ils recevront une injection intrapéritonéale de glucose. A la suite du test de tolérance à l’insuline, l’apparition d’un œdème ou d’un gonflement au point d’injection intrapéritonéale ainsi que la bonne cicatrisation du bout de la queue suite aux prélèvements sanguins seront surveillés quotidiennement et pourront donner lieu à l’application locale d’antispetiques le cas échéant. Des points limites suffisament prédictifs pour pallier à tout stress et toute souffrance animale seront établis. L’atteinte des points limites entraînerait alors la mise à mort des individus concernés. Le protocole du régime expérimental et l’administration de probiotique, ainsi que le prélèvement en veine porte avant mise à mort ont déjà été employés au laboratoire et ne devraient pas apporter de souffrance animale.

Choix des espèces

La souris, qui est un animal omnivore, est un modèle classique en nutrition humaine. En raison de la connaissance de son microbiote, et des modèles disponibles, il s'agit d'un modèle préclinique de choix afin de comparer l'effet d'un probiotique dans un contexte malnutrition. Les animaux seront suivis à partir du 21ème jour post-natal (âge du sevrage et de l'identification par tatouage de la patte), et pendant les 35 jours de traitement post-sevrage (traitement commencé à jour 21 (P21) en fonction du poids du juvénile (poids non inférieur à 8g) jusqu’à jour 56 (P56). Ce stade est choisi car l'objectif du projet est de connaître les effets d'une malnutrition juvénile sur le métabolisme.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 2048
Souffrances
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▲ 432
▲ 1378
▲ 238
Devenir
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 2048

2048 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, dont 238 en gravité sévère. Elles subissent des prélèvements sanguins répétés au bout de la queue, un régime gras, une privation de nourriture pouvant faire perdre 10 % de leur poids, des injections intrapéritonéales et intracrâniennes après implantation d'une canule dans le cerveau. Le projet utilise des souris "humanisées" exprimant un récepteur humain pour étudier son rôle dans l'obésité, avec des applications thérapeutiques formulées au conditionnel. Le porteur affirme que l'étude du comportement alimentaire nécessite un système intégré impossible à modéliser in vitro.

Objectifs

La prévalence de l'obésité s'accroit de façon alarmante en France et dans le monde, provoquant de nombreuses maladies (diabètes, maladies cardiovasculaires, cancers) et augmentant le risque de complications lors d'infections. Chez l'humain l'obésité résulte d'un dérèglement du contrôle de l'appétit au niveau du système nerveux central. En prenant comme modèle expérimental la souris et le rat, il a été démontré qu’une molécule de signalisation inter-cellulaire, le MCH (hormone de concentration de la mélanine) est un régulateur essentiel du comportement alimentaire et de l'équilibre énergétique. Chez les rongeurs, son action est médiée par un seul récepteur appelé MCHR1 alors que chez l'homme il existe un deuxième récepteur, le MCHR2. Ce second récepteur n'étant pas exprimé chez les rongeurs, nous ne pouvons pas établir facilement son rôle dans la régulation du comportement alimentaire. Nous avons donc développé au laboratoire un modèle de souris "humanisée" qui exprime le second récepteur. Possédant également une lignée de souris transgénique n'exprimant plus le récepteur 1, nous avons également généré par croisement des souris nous permettant d'explorer le rôle du second récepteur en absence du premier. Une première caractérisation de la lignée exprimant le récepteur 2 a été initiée précedemment. L’objectif primordial de ce projet est d'identifier, chez l'humain, la contribution du réseau MCH dans le comportement alimentaire et les maladies métaboliques dues à l'obésité, en utilisant différentes approches (études métaboliques après différents régimes, colocalisation des récepteurs à MCH et de certains neuropeptides dans le cerveau, étude du transcriptome sur cellules uniques de différentes régions cérébrales avant et après régime obésogène, utilisation d’outils pharmacologiques).

Bénéfices attendus

Notre projet devrait permettre de mieux comprendre l'implication du récepteur à la MCH de type 2 dans la régulation de la prise alimentaire et dans la survenue de l'obésité chez l'homme. Cette meilleure compréhension pourrait contribuer à l'identification de nouvelles stratégies thérapeutiques dans la lutte contre l'obésité et contre les maladies

Procédures

432 souris seront nourries pendant 12 semaines par un régime standard ou un régime riche en lipides.- 720 souris subiront des prélèvements sanguins répétés (7 prélèvements au bout de la queue par session, 4 sessions). Ces 720 animaux suivront un régime standard ou riche en lipides, pendant 12 semaines. Ils seront placés dans des cages individuelles pendant 5 jours afin de subir des analyses du métabolisme. 12 semaines plus tard, ils seront à nouveau soumis à ce protocole d’analyse métabolique - 360 souris seront soumises pendant 4 semaines à une légère privation de nourriture (pouvant provoquer une perte de 10% de leur poids) - 60 animaux subiront des injections intrapéritonéales (quelques secondes d'injection) puis un prélèvement sanguin de 100µl sera effectué à 15 minutes, 30 minutes, 1h, 2h , 4h et 6h après l'injection; les animaux seront laissés au repos dans leur cage pendant une semaine avant qu'une nouvelle injection soit effectuée juste avant la mise à mort. -78 animaux seront mis à jeun pendant 5h avant d'être injectés en intrapéritonéale. La même expérience sera réalisée sur 78 animaux ayant subi une implantation de canule intra crânienne: après une semaine de récupération post opératoire, l'injection sera réalisée via la canule . De la même manière 320 animaux dont la moitié aura suivi pendant 12 semaines un régime gras recevront une injection, pour moitié par voie intrapéritonéale, pour moitié par voie intracrânienne. 3 jours avant les injections, les animaux seront isolés dans des cages individuelles permettant une analyse métabolique, mis à jeun pendant 5 heures avant l'injection puis leur métabolisme analysé pendant 24 heures.

Impact sur les animaux

Notre projet comprend 1 procédure légère, 2 procédures modérées et 2 modérées ou sévères. Les nuisances attendues sur les animaux sont de deux ordres: - 1/ nuisance psychologique / stress : l'analyse de l'activité métabolique de nos souris nécessite que nous les isolions très transitoirement (120h) dans des cages spécifiques - 2/ douleur: elle pourra résulter des gestes chirurgicaux et des techniques de prélèvements sanguins que nous avons prévus. Néanmoins toutes les dispositions obéissant aux bonnes pratiques dans ces champs expérimentaux seront prises: anesthésie, administration d'antalgiques, prélèvement terminal sur animal anesthésié immédiatemen suivi de la mise à mort.

Devenir

Tous les animaux participant à ce projet seront mis à mort à la fin des procédures. Cela est nécessaire pour 2 raisons. Soit des tissus seront récupérés post-mortem à des fins d'analyse cellulaire et moléculaire. Soit la mise à mort est nécessaire car ils auront exécuté une tâche comportementale et ne seront plus utilisables dans d'autres projets (les animaux doivent être naïfs pour la très grande majorité des études réalisées, de plus le génotype particulier de cetaines de nos souris les rendent inutilisables dans d' autres projets que les nôtres) ou en tant que reproducteurs (l'animalerie où l'élevage est fait dans notre institut à un statut sanitaire plus élevé que celui de l'animalerie où sont réalisées les analyses comportementales, un retour des animaux de la seconde vers la première est donc impossible).

Remplacement

Remplacement : L’étude du comportement alimentaire et de la mise en place de l'obésité nécessite un système intégré affectant simultanément plusieurs tissus (foie, tissus adipeux, pancréas, muscles et cerveau). Notre étude doit donc nécessairement se faire sur l’animal entier et n’est donc pas pour l'instant modélisable in vitro ou sur des cellules en culture

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé dans chaque procédure est calculé par analyse prédictive afin d’utiliser uniquement le nombre nécessaire. Dans certaines procédures, nous n’utiliserons que les mâles, afin de réduire le nombre de souris utilisées. En revanche, chez certaines de nos lignées de souris génétiquement modifiées, les femelles sont plus stressées que les mâles. Le stress jouant un rôle très important dans la prise alimentaire, nous réaliserons certaines de nos expériences sur des mâles et des femelles afin d'étudier les différences en fonction du sexe.

Raffinement

L'impact de l' isolement des souris en cages métaboliques est atténué par le fait que les souris seront proches les unes des autres (contact visuel, olfactif et sonore), que leur cages expérimentales seront de grandes dimensions et que ces cages présenteront un bon niveau d'enrichissement (litière au fond de la cage, mangeoire, biberon et maisonnette suspendus qui offrent des occasions accrues d'interaction avec l'environnement). Les souris hébergées en cage individuelle en cycle inversé auront à disposition une plus grande quantité de ouate afin de minimiser le phénomène d’hypothermie. L'état des souris est suivi quotidiennement grâce à la mise en place d'une grille de score, l'utilisation de points limites adaptés, d’un arbre décisionnel et de critères d’arrêt de souffrance (utilisation d’analgésique, mise à mort) . Toutes les souris utilisées pour les expériences de comportement alimentaire seront mises à mort en fin de procédure afin que des prélèvements de différentes aires cérébrales et tissus périphériques (tissus adipeux, foie, pancréas) soient réalisés.

Choix des espèces

Pour déterminer le rôle du MCHR2 et élucider son mode d’action, l’utilisation du modèle primate est très compliquée tant d’un point de vue éthique que financier et pratique. Le modèle murin est donc apparu comme le modèle adéquat tant pour sa facilité d'utilisation (natalité importante, faible coût d'élevage), que la similitude de son patrimoine génétique avec celui de l'homme qui nous permettra de tirer des conclusions extrapolables à l'homme. Notre animalerie agrée nous permet d'avoir des locaux d'hébergement et des conditions d'expérimentation appropriés à ce modèle et nous disposons des lignées de souris transgéniques nécessaires à l'aboutissement de ce projet. De plus, tous les tests sur le comportement alimentaire et les tests métaboliques associés utilisés dans ce projet, sont des tests reconnus et bien caractérisés dans la littérature pour le modèle murin. Pour cette étude nous avons choisi d’utiliser des souris jeunes adultes soit à partir de 12 semaines. L’utilisation de souris trop jeunes (40 semaines) aboutiraient à des résultats peu exploitables au vue des changements métaboliques et comportementaux en fonction de l’âge de la souris.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système musculosquelettique
Souris : 960
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 960
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Devenir
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 960

960 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue, et une partie d'entre elles reçoit un gavage chaque jour pendant un mois, précédé pour certaines de trois semaines de nourriture au tamoxifène et de cinq jours d'injections dans l'abdomen. Les glucocorticoïdes administrés, dexaméthasone pendant trois jours ou prednisone pendant un mois, doivent provoquer une fonte musculaire qui peut atteindre 20 % du poids du muscle, pour étudier le rôle de deux co-régulateurs du récepteur de ces hormones, supprimés dans le muscle d'une partie des souris. Le gavage peut provoquer des fausses routes, les injections des infections, et le porteur écrit : "Nous n'avons pas prévu d'anesthésier les souris, ni de leur administrer d'analgésiques." Un test d'agrippement clôt les traitements, et l'espoir de réduire les effets indésirables des corticoïdes chez les patients reste au conditionnel, cette modulation "ouvrirait de nouvelles perspectives thérapeutiques" selon lui.

Objectifs

Les glucocorticoïdes (cortisol chez l'homme et corticostérone chez la souris) sont des hormones exerçant différents effets chez les mammifères. Elles contribuent en particulier au métabolisme, à la réaction immunitaire et à la réponse au stress. En raison de leurs propriétés anti-inflammatoires, les glucocorticoïdes sont des traitements largement prescrits qui ont révolutionné le domaine de la médecine. En effet, les composés comme la prednisone et la dexaméthasone sont couramment utilisés pour traiter les maladies inflammatoires chroniques telles que la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, l'asthme et certaines myopathies. Néanmoins, leur utilisation prolongée peut entrainer d'importants effets secondaires, comme le diabète de type 2, l'ostéoporose ou l’atrophie musculaire. Les effets des glucocorticoïdes sont relayés par le récepteur des glucocorticoïdes appelé GR. Il est communément admis que GR une fois lié à son hormone est convoyé dans le noyau de la cellule, où il se lie à l’ADN pour activer ses gènes cibles. Il effectue cette tache en coopération avec d’autres protéines qui sont appelées des « corégulateurs ». L'objectif de ce projet est d'identifier le rôle de deux de ces corégulateurs dans l'atrophie musculaire dépendante des glucocorticoïdes en utilisant des souris dans lesquelles ils sont sélectivement supprimés dans le muscle squelettique.

Bénéfices attendus

L'ensemble de ces études nous permettra d'identifier le rôle de deux corégulateurs du récepteur des glucocorticoïdes dans le muscle au cours de l'atrophie musculaire provoquée par les glucocorticoïdes. Contrôler l'activité du récepteur des glucocorticoïdes en modulant celle des co-régulateurs ouvrirait de nouvelles perspectives thérapeutiques pour réduire les effets indésirables causés par les traitements prolongés avec ces hormones.

Procédures

Les animaux pour lesquels la mutation doit être induite (groupe 1 et 2) seront traités au Tamoxifène par le biais d’une nourriture spécifique pendant 3 semaines, puis par voie intra-péritonéale pendant 5 jours (30 sec/ souris). Le groupe 1 qui nous permettra de comprendre le rôle des deux corégulateurs dans l'atrophie musculaire induite par un traitement aigü aux glucocorticoïdes sera injecté une seule fois par jour pendant 3 jours à la dexaméthasone ou avec un placebo par voie intra-péritonéale (30 sec/ souris). Le groupe 2 qui nous permettra de comprendre le rôle des deux corégulateurs dans l'atrophie musculaire induite par un traitement prolongé aux glucocorticoïdes sera traité à la prednisone ou avec un placebo par gavage (1 min/ souris) tous les jours pendant 1 mois. Le groupe 3 sera injecté une seule fois par jour pendant 3 jours à la dexaméthasone ou avec un placebo par voie intra-péritonéale (30 sec/ souris). Le groupe 4 sera traité à la prednisone ou avec un placebo par gavage (1 min/ souris) tous les jours pendant 1 mois. Un test d'agrippement sera réalisé une seule fois en tripicat sur l'ensemble des cohortes à la fin des traitements (30 sec/ souris) .

Impact sur les animaux

L’injection de tamoxifène et de dexaméthasone peut causer des infections. Le site d'injection sera surveillé chaque jour, et désinfecté si besoin. Le gavage peut conduire à des fausses routes. Les traitements aux glucocorticoïdes peuvent entrainer une fonte musculaire allant jusqu'à une perte de 20% du poids du muscle.

Devenir

L’ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de chaque procédure expérimentale pour des études moléculaires et histologiques.

Remplacement

Afin de déterminer les effets des glucocorticoïdes synthétiques (Dex et Prednisone) sur l'atrophie musculaire, le recours à un organisme entier est nécessaire. En effet, même si des myotubes en culture peuvent être utilisés pour modéliser le muscle squelettique et connaitre les effets directs des glucocorticoïdes au niveau moléculaire, ils ne permettent pas de récapituler le microenvironnement musculaire ainsi que les nombreux facteurs et hormones intervenant dans l’homéostasie tissulaire. Ainsi, il est nécessaire d’utiliser un modèle in vivo afin que tous les facteurs physiologiques pouvant contribuer à ce processus soient pris en compte. A ce titre, la souris est un modèle de référence.

Réduction

De nombreuses études menées au laboratoire ont apporté une bonne connaissance du modèle de mutation et de la méthodologie à utiliser, permettant ainsi la mise en place d’expérimentations de qualité et raffinées sur un nombre limité de cohortes. Cela permettra l'utilisation d'un nombre d'animaux limité au strict minimum, tout en assurant une pertinence statistique et qualitative des résultats. Pour réaliser le type d’analyses envisagées, un faible nombre d’animaux est requis par groupe, à savoir 10 animaux par condition. En effet, les études montrent qu’il faut 10 animaux par condition pour détecter la différence escomptée à l’aide d’un test statistique. De plus, pour une même souris une patte sera utilisée pour l'analyse d'expression des gènes et l'autre patte pour les analyses histologiques, limitant ainsi le nombre d'animaux.

Raffinement

Le risque d’infection sera pris en considération au niveau de la zone d’injection du tamoxifène et des glucocorticoïdes. Les animaux utilisés pour ces expérimentations seront observés quotidiennement. L’état de chaque souris sera référencé dans un tableau comprenant des indicateurs comportementaux et physiologiques permettant de détecter la souffrance des animaux. Les paramètres utilisés seront le poids, la posture de l’animal, l’état de son pelage, son activité. Par exemple, si l'animal présente un dos vouté, un pelage hérissé ou est inactif après stimulation, ces observations seront référencées dans le tableau. Ces indicateurs nous permettront d’anticiper toute souffrance inutile, et d’intervenir au plus vite afin d’améliorer le bien-être de l’animal. Si l’un des animaux atteint le point limite, celui-ci sera immédiatement mis à mort. De plus, en cas de diminution de plus de 20% du poids corporel sur une semaine, l'animal sera sorti du lot et une euthanasie sera réalisée. L'injection de dexaméthasone n'est en général pas problématique pour l'animal. Néanmoins, si l'injection est mal effectuée et entraine des souffrances pour l'animal pouvant éventuellement causer sa mort, celui-ci sera euthanasié afin d'éviter toute douleur inutile. Les expérimentations prévues dans ce protocole seront exécutées sur l'animal vigile. Nous n'avons pas prévu d'anesthésier les souris, ni de leur administrer d'analgésiques.

Choix des espèces

Les effets des glucocorticoïdes sur un type cellulaire donné impliquent des voies de signalisation complexes ainsi que le microenvironnement cellulaire. Ainsi, l'utilisation de modèles cellulaires reste limitée. La souris présente un intérêt particulier pour l'administration de traitements pharmacologiques du fait de sa facilité de manipulation, mais aussi de la similarité avec l'homme, tant au niveau histologique qu'au niveau du type de réponse aux traitements. Par ailleurs, les techniques de mutagénèses conditionnelles ne sont disponibles que chez les souris et sont validées pour des études physiopathologiques de gènes. Le projet s’intéresse au rôle de GR et deux de ses co-régulateur dans l'atrophie musculaire de l’organisme adulte. Les animaux inductibles seront donc traités au tamoxifène entre 5 et 7 semaines d'âge et étudiés dans les semaines suivant l'injection.

AdipoMetab

(NTS-FR-888882v1 – 26/10/2022)
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 5848
Souffrances
▲ 1200
▲ 3616
▲ 1032
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5848

5848 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sans réveil à modéré. Elles reçoivent surtout des injections intrapéritonéales et des prélèvements sanguins répétés, certaines lignées génétiquement modifiées développant une insuffisance cardiaque précoce qui réduit leur espérance de vie à quatre mois, ou une obésité avec troubles de la fertilité. Le projet, résumé sous le seul titre "AdipoMetab", étudie la gouttelette lipidique de l'adipocyte, avec des applications thérapeutiques annoncées à plus ou moins long terme. Le porteur affirme que l'impact sur l'"organisme entier" ne peut être modélisé par les cultures d'adipocytes humains.

Objectifs

Le thème central est l’étude de la composition et des voies métaboliques associées à la gouttelette lipidique. Les modifications de ces paramètres seront induites par des changements environnementaux (régimes alimentaires, température d’hébergement) et génétiques (invalidation de gènes, modifications de séquences, transgenèse additive) chez des souris provenant de différents fonds génétiques. Les mesures seront faites chez les souris mâles et femelles à différents âges. Elles porteront sur 1. l’adipocyte, cellule cible des manipulations, 2. le tissu adipeux composés d’adipocytes et d’autres types cellulaires et 3. les organes métaboliques cibles, en particulier le foie et le pancréas en considérant l’impact des molécules produites par le tissu adipeux.

Bénéfices attendus

Selon que nos modèles soient d’ores et déjà disponibles ou en cours de création, nous pourrons évaluer in vivo l’implication de protéines sur la morphologie et la fonction de la gouttelette lipidique et les conséquences métaboliques à l’échelle du corps entier. Ceci nous permettra d’affiner et d’apporter du rationnel scientifique et mécanistique aux données cliniques publiées chez l’Homme, basées sur des données d’association et de corrélation. En combinant une variété de techniques de pointe in vitro (non détaillées ici) et in vivo, le projet AdipoMetab a pour ambition de réaliser des avancées majeures dans la compréhension des mécanismes qui sous-tendent la physiologie de la gouttelette lipidique de l’adipocyte et les désordres physiopathologiques à l’origine de troubles cardiométaboliques. Le projet s’appuie sur des collaborations avec des laboratoires français et étrangers de renom. A plus ou moins long terme, nous attendons donc des résultats scientifiques innovants et prometteurs ayant une relevance clinique. De nouvelles approches, pharmacologiques et nutritionnelles pourront être envisagées afin de normaliser les dysfonctions de la gouttelette lipidique observées dans différentes pathologies cardiométaboliques.

Procédures

Il s'agit d'un projet couvrant des financements obtenus sur 5 ans reposant sur des modèles animaux disponibles ou en cours de création. La très grande majorité de nos lots expérimentaux et de nos procédures consistera à réaliser un phénotypage métabolique in vivo classique dans notre domaine d'expertise, le plus souvent reposant sur des injections intrapéritonéales. Nos procédures sont classées légères, modérées ou sans réveil en terme de sévérité. Légères quand aucune anesthésie ne sera nécessaire. Dans la majorité de nos lots de souris, seront dosés par méthodes des métabolites ou protéines sanguins produits par nos organes d'intérêt. Le sang sera prélevé de façon régulière, mais dans la très grande majorité des cas sur des petits volumes (veine caudale). Au sacrifice, nous prélèverons une plus grande quantité de sang pour un panel de dosages plus large. Les interventions chirurgicales du projet seront réduites à un nombre limité de cohortes, dans un but physiopathologique ou thérapeutique bien défini. Certains lots de souris seront placés sous régime gras pour induire une obésité et les désordres métaboliques associés. D’autres seront traités via injection de vecteur AAV pour exprimer une protéine d’intérêt ou via diffusion chronique d'une molécule avec un système de mini-pompe. L’implantation sous-cutanée de cellules dans les souris immunodéficientes est une procédure largement utilisée en cancérologie. En résumé pour chaque souris sur 8 à 16 semaines (en détail dans les procédures expérimentales), les interventions ne nécessitant au maximum que de petits prélèvements sanguins sur animaux vigiles (veine caudale) après injection intrapéritonéale d’un composé sain : - Procédure 1 (lot 3) : 4 interventions x 2 minutes. - Procédures 2 et 4 : 9 interventions (3x2min, 2h, 2h, 2h, 2,5min, 20min et 6h), soit 12h28 + 1 intervention de 72h (lots 1 et 2) ou 15min (lot 3 (15min). - Procédure 3 : 6 interventions (3x2min, 2h, 2h, 20min), soit 4h26 + 1 intervention de 72h (lots 1 et 2) ou 2x4h (lot 4 ou 5). - Animaux des procédures 5 et 8 : 6 interventions (3x2min, 2h, 2h, 6h), soit 10h26 + 1 intervention de 72h + 1 acte chirurgical de 15min (procédure 5). - Animaux de la procédure 6 : 5 interventions (3x2min, 2h, 2h), soit 4h06 + 1 intervention de 72h + 1 acte chirurgical de 15min (procédure 6). - Animaux de la procédure 7 : 7 interventions (3x2min, 2h, 2h, 2h, 20min), soit 6h26.

Impact sur les animaux

Nous n’attendons pas d’effets indésirables majeurs sur nos modèles murins génétiquement modifiés, notamment du fait des cibles étudiées qui sont majoritairement exprimées dans la gouttelette lipidique de l’adipocyte. Les lignées seront toutes viables et ne présenteront aucun phénotype dommageable. Nous pouvons cependant noter 2 exceptions, mais qui ne concerneront qu’un nombre très restreint de lots expérimentaux : - les souris avec une invalidation totale du gène Pnpla2 codant l’ATGL (adipose triglyceride lipase) présentent une insuffisance cardiaque précoce et de ce fait ont une espérance de vie limitée à 4 mois. - les souris db/db sont un modèle connu d’obésité et de diabète due à une déficience du récepteur de la leptine. L’hyperphagie des animaux entraine une prise de poids très importante. L’absence d’action de la leptine conduit à des troubles de fertilité chez les femelles. Il conviendra de ne pas les manipuler au-delà de 9 mois d’âge. Les procédures employées dans ce projet pourront néanmoins engendrer quelques nuisances, cependant légères ou modérées pour chacune d’entre elles, comme explicité dans la partie adéquate.

Devenir

Ceci est indiqué pour chaque procédure expérimentale. Les animaux subiront plusieurs procédures expérimentales légères au cours de leur période d’étude. Concernant les cultures primaires, les animaux sont mis à mort pour récolter les tissus inhérents aux cultures à réaliser. Enfin pour toutes les cohortes de ce projet, les animaux ne seront pas ré-utilisés. Ils seront mis à mort à l'issue de leur période d'analyse, la plupart du temps entre 2 et 6 mois d'âge (sauf pour les cohortes en vieillissement), ceci dans le but de prélever tous les tissus d'intérêt à ce projet, notamment les différents dépôts adipeux de l'organisme, mais aussi le foie, les muscles et le pancréas.

Remplacement

Une partie importante du projet AdipoMetab réside dans l’étude approfondie des mécanismes permettant à certaines protéines et lipides de réguler la taille de la gouttelette lipidique de l’adipocyte. Les études de biochimie et de biologie cellulaire peuvent être réalisées sur des modèles adipocytaires humains disponibles au laboratoire. Certaines lignées adipocytaires humaines peuvent subir des modifications du génome. Pour une partie des questions portant sur les conséquences de modifications du niveau d’expression ou de la séquence (mutants) de protéines, ces lignées adipocytaires humaines permettront de remplacer les modèles de souris. Par ailleurs, la culture bi- ou tridimensionnelle des adipocytes humains permettra de remplacer l’utilisation de modèles animaux. Cependant, l’impact sur le tissu adipeux, composé de nombreux autres types cellulaires que l’adipocyte, ainsi que sur les autres organes et l’homéostasie métabolique requiert l’utilisation de procédures expérimentales à réaliser sur animaux vivants. Aucun autre modèle n’est susceptible d’apporter les réponses aux questions posées. Les modèles murins décrits dans ce projet s’inscrivent dans un niveau préclinique préalable à un éventuel transfert à visée thérapeutique chez l’Homme. Nous utiliserons enfin dans toute la mesure du possible les banques de données accessibles en ligne. Celles-ci permettront d’acquérir des informations sur la régulation de nos protéines d’intérêt sans avoir à reproduire chez la souris certaines données déjà accessibles. Ces analyses bioinformatiques permettront donc de remplacer certaines procédures expérimentales à effectuer sur nos modèles de souris.

Réduction

Les différentes procédures de phénotypage métabolique nécessiteront d’utiliser, sur la base de données publiées concernant la forte hétérogénéité métabolique inter-individuelle, et sur la base de notre expérience, 8 animaux « contrôles » et 8 animaux génétiquement modifiés par lot en moyenne. Ce nombre est le nombre minimal permettant d’obtenir des résultats robustes basés sur une puissance statistique suffisante, et ce en tenant compte de potentiels animaux non répondeurs ou « outliers ». Pour cela des analyses de variance à 2 facteurs , ainsi que des tests paramétriques de Student (après contrôle de la normalité des données) ou non paramétriques de Mann et Whitney seront utilisés. Pour les expériences ne nécessitant pas d’analyses phénotypiques in vivo, 4 animaux par groupe expérimental seront suffisants. Il est à noter enfin que certains modèles murins seront étudiés sous plusieurs fonds génétiques. En effet, la diversité des traits métaboliques trouvés chez l'Homme peut être obtenue grâce à des études parallèles sur plusieurs souches consanguines ou non consanguines. A cette fin, l’emploi classique d’outils moléculaires permettant la recombinaison d'allèles dans les cellules souches embryonnaires demeure dispendieux en temps et en nombre d’animaux par les croisements qu’il engendre. La technique CRISPR-Cas9 permettra de surmonter cette limitation en permettant une génération de lignées transgéniques sur différents fonds génétiques requérant moins d’animaux.

Raffinement

Afin de maintenir le bien-être animal, les souris seront observées quotidiennement par les zootechniciens, ce qui permettra de déceler très rapidement toute souffrance. Un suivi du poids régulier (hebdomadaire à bi-mensuel) viendra compléter ces observations. Les souriceaux mâles seront uniquement regroupés au moment du sevrage. Les souris seront placées, au maximum par 5, dans des cages comprenant des enrichissements. Les animaux ne seront pas isolés, à l’exception de leur utilisation aigue dans certaines procédures de ce projet. Seule la procédure 15 (mesure de la dépense énergétique par calorimétrie indirecte) nécessitera un isolement individuel de maximum 3 jours, justifié pour évaluer le métabolisme individuel de chaque animal dans une cage standard dédiée. La durée de l'isolement est limitée à la période minimale. Les cages seront placées les unes à côté des autres permettant aux animaux d'être en contacts visuels et auditifs. Durant cette expérimentation, un contrôle bi-quotidien des animaux est effectué. A la fin de l'expérience, les animaux seront réintroduits dans leur groupe respectif. Ces éléments ne dérogent pas à l’article R214-95 du code rural et de la pêche maritime. Les classes de gravité des procédures utilisées dans le projet sont légères ou modérées et n’entraînent pas de perte d’animaux. Un moyen de raffinement consiste à procéder dans la mesure du possible selon les procédures employées à des anesthésies par inhalation ou par voie intraveineuse selon ces mêmes procédures et l’interaction possible de ces molécules avec les marqueurs évalués. Une couverture analgésique pré et/ou post-opératoire sera par ailleurs appliquée dans les procédures nécessitant des actes chirurgicaux peu invasifs et courts : procédures 5 (buprénorphine, 0,05-0,1 mg/kg, injection sous cutanée) et 6 (kétoprofène, 2mg/kg, injection sous-cutanée). Enfin, en lien avec les classes de gravité légères à modérées de nos procédures et la surveillance quotidienne des animaux, les points limites seront les suivants : - Aspects généraux : 1-perte de poids (

Choix des espèces

L’espèce Mus musculus (souris), mammifère proche d’Homo-sapiens, est le modèle animal expérimental le plus étudié dans la littérature notamment pour les études physiologiques et métaboliques, ce qui permet de meilleures comparaisons et une certaine pertinence des résultats. Cette pertinence est améliorée par l’humanisation des modèles murins au niveau génétique et environnementale, ce que nous effectuons en utilisant divers régimes alimentaires et/ou différentes températures d’hébergement. Nous étudions l’importance des protéines impliquées dans le maintien de la gouttelette lipidique des adipocytes. A travers l’utilisation du modèle souris, nous pouvons travailler sur des modèles génétiquement modifiés qui présentent une invalidation pour le/les gène(s) d’intérêts ou des modifications génétiques similaires à celles retrouvées chez des patients. Les souris seront étudiées à l’âge adulte (entre 7 et 20 semaines). Des analyses de suivi seront également effectuées sur un groupe d’animaux de nos différentes lignées allant jusqu’à 18 mois, ceci dans le but de déterminer sur le plus long terme les effets sur le développement du tissu adipeux et la physiologie de l’organisme des protéines d’intérêt de la gouttelette lipidique.

  • Conservation des espèces
  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Autres poissons : 2800
Souffrances
▲ -
▲ 2704
▲ 96
▲ -
Devenir
 -
 1360
 -
 1440

2 800 civelles d'anguille européenne vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, une partie tuée pour analyses et le reste relâché dans son estuaire d'origine. Elles sont marquées sous anesthésie légère, triées selon leur comportement migratoire, exposées à un anxiolytique (diazépam) à dose environnementale, puis soumises à un stress mécanique en chambre respirométrique. Le porteur indique surveiller le rythme cardiaque pendant le marquage grâce à la transparence des animaux et relâcher les individus en surplus après acclimatation progressive. Il affirme que le comportement migratoire, propre à l'espèce et au stade civelle, exclut tout remplacement par une autre espèce ou une approche in silico.

Objectifs

L’objectif principal du projet est de contribuer à une meilleure compréhension de la migration facultative de la civelle d’anguille européenne en déterminant la relation au stress des individus migrants (M) et non migrants (NM) mais également en testant une approche génétique sur les deux comportements. Il est actuellement admis, lors de la migration estuarienne des civelles, que certains individus ne migrent pas en rivière et se sédentarisent en eau saumâtre, voire en zone côtière. Les raisons de cette migration facultative ne sont pas encore élucidées et l’enjeu est de taille puisque les civelles se sédentarisant donneraient plutôt des mâles tandis que les individus migrant en rivière se développeraient plutôt en femelles. Or de récents travaux suggèrent que les civelles présentant le plus de signaux de stress pourraient avoir une plus forte probabilité de sédentarisation. Notre premier objectif est de déterminer si les civelles NM : (a) présentent des signes plus importants de stress que les M (procédure 1) et/ou (b) si elles sont plus sensibles au stress (procédure 2). Les civelles M et NM seront identifiées grâce à un tri expérimental basé sur l'alternance des courants de marée. Elles seront ensuite exposées, ou pas, à un anxiolytique, le diazepam (D), afin d'obtenir un gradient de réponses. Pour l'objectif 1a, nous faisons l'hypothèse que les marqueurs de stress présenteront le gradient suivant : NM>NM+D> M>M+D. Afin de vérifier si les civelles NM sont plus sensibles au stress que les M, la consommation d'oxygène sera mesurée avant, pendant et après un stress mécanique de 2 min (objectif 1b). La consommation d'oxygène reflète en effet le métabolisme d'un individu et augmente avec le stress. Nous faisons l'hypothèse que les civelles les plus stressées verrons leur consommation d'oxygène augmenter plus fortement et/ou mettrons pus de temps à retrouver un niveau de base. Par ailleurs, les approches génétiques de la migration chez l’anguille sont encore très rares et notre deuxième objectif (procédure 3) est d'évaluer la variabilité génétique entre civelles migrantes et non migrantes. Enfin, de fortes variations du statut énergétique ont récemment été mises en évidence entre les civelles d'automne et de printemps ce qui pourrait entrainer des variations de réponses au stress et/ou suggérer des différences génétiques. Des analyses préliminaires sont en cours pour déterminer si il serait pertinent de réaliser tout ou partie de l'étude sur les deux saisons.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à contribuer à une meilleure compréhension de la migration facultative chez l’anguille européenne. L’enjeu est de taille car le choix de migrer ou non peut être déterminant pour le déterminisme du sexe chez cette espèce. Comprendre la relation au stress des civelles migrantes et non migrantes ainsi que leur variabilité génétique sont autant d’informations pouvant nous permettre d’anticiper le fonctionnement et l’évolution de la population dans un contexte de changement global.

Procédures

Procédure 1: 160 civelles sont marquées en sous-cutané avec de l'élastomère coloré à l'aide d'une seringue à insuline (marque d’environ 1mm). Le marquage se fait sous anesthésie légère et dure de 3 à 4 secondes par civelle. Elles sont ensuite placées dans des installations expérimentales mimant l'alternance des courants de marée pour identifier leur comportement de migration durant 4 jours. Des lots de 30 civelles migrantes et non migrantes sont ensuite exposés, ou pas, à des concentrations environnementales de diazepam durant 7 jours (concentration mesurée dans des effluents de station d’épuration en estuaire : environ 5microgrammes par litre). Procédure 2: Afin de mesurer en continu la consommation d'oxygène des civelles, 12 individus de chacun des 4 lots (M, M+D, NM, NM+D)sont placés dans des chambres respirométriques durant moins de 6h et soumises à un stress mécanique de 2 minutes (agitation). Procédure 3 : 1200 civelles sont placées 24h dans une installation expérimentale de 25m3 mimant la photopériode pour identifier leur comportement de migration. Au crépuscule, les civelles considérées comme migrantes quittent les abris et dérivent avec le courant pour être piégées en aval quelques secondes plus tard.

Impact sur les animaux

Les nuisances potentielles sur les animaux concernent essentiellement la succession de procédures (marquage, tri comportemental, exposition au diazepam, respirométrie). Néanmoins, le marquage est rapide (3 à 4s par civelle) et sous anesthésie légère permettant un réveil rapide. Le tri comportemental offre la possibilité aux civelles de rester sous abris si elles le souhaitent, l’exposition au diazepam sera faite à des doses environnementales et la respirométrie nous permet de suivre en temps réel le niveau de stress des individus afin d'intervenir rapidement en cas de problème.

Devenir

Procédure 1: Pêche de 200 individus à l'automne et au printemps. A chaque saison, 160 civelles seront marquées pour le tri expérimental afin d'obtenir 60 civelles migrantes (M) et 60 non migrantes (NM). 4 lots de 30 individus seront effectués (30 M, 30M+D, 30 NM, 30 NM+D). 18 civelles pour chacun des 4 lots seront euthanasiées pour effectuer les analyses hormonale, moléculaire et métabolomique (6 pour chaque type d'analyse). 12 seront gardées en vie pour la procédure 2. Le tri nous donne plus de migrants que de non migrants ce qui explique l'utilisation de 160 civelles initialement et non de 120. Le marquage n'entraine aucune mortalité ni modification de comportement et il s'atténue très vite avec le développement naturel de la pigmentation des civelles. De petite taille (environ 1mm), il est par ailleurs peu visible sans éclairage aux ultra-violets et une civelle marquée peut poursuivre son cycle de vie en milieu naturel tout comme les individus non marqués. Les 80 civelles en surplus (dont 40 marquées) seront donc relâchées dans leur estuaire d'origine. Procédure 2: A chaque saison, les 12 civelles de chacun des 4 lots de la procédure 1 seront euthanasiées pour analyses de marqueurs hormonaux et moléculaires après mesures de leur consommation d'oxygène. Procédure 3: 1200 civelles pêchées à l'automne et au printemps. A chaque saison, 600 civelles seront euthanasiées après tri expérimental pour l'analyse génétique. Sur chaque individu, des variabilités ponctuelles de leur séquence d'ADN seront recherchées (SNP) afin de différencier les comportements de migration (migrantes vs non migrantes). Le surplus de 600 civelles par saison issues du tri comportemental sera relâché. Des analyses préliminaires sont en cours pour confirmer l'importance ou pas d'effectuer ces procédures à la fois à l'automne et au printemps.

Remplacement

Le comportement de migration étant spécifique à l’espèce et au stade de développement, le remplacement par une autre espèce ou un autre stade n’est pas envisageable. Nous cherchons à comprendre les mécanismes du déterminisme de la migration et, à ce stade, une approche in silico n’est pas non plus envisageable.

Réduction

Compte-tenu de la nécessité de travailler à l’échelle individuelle et de la variabilité inter-individuelle observée dans les analyses hormonale, moléculaire et métabolomique, nous avons fixé les échantillonnages dans la procédure 1 à 6 individus par lot pour chaque type d’analyse. Néanmoins, une mise au point des méthodes d’analyse à l’échelle individuelle est actuellement en cours et en fonction des résultats (à l’automne), nous verrons si ce nombre peut être diminué. Concernant la respirométrie (procédure 2), nous devons augmenter à 12 individus par lot pour tenir compte de la forte variabilité inter-individuelle du métabolisme. Dans le cadre de la procédure 3, nous souhaitons analyser les variations génétiques chez de nombreux individus afin d'étudier les corrélations avec le comportement de migration (M/NM) à l'échelle individuelle. Une analyse préliminaire statistique a permis de déterminer qu'il faudrait des tailles d'échantillons >800 civelles pour détecter des différences génétiques, si elles existent. Nous pensons néanmoins raisonnable de réduire ce nombre à 600, car l’équilibre des deux classes de comportement (300 M et 300 NM) augmente la puissance de détection.

Raffinement

Les civelles d’anguille remontent les estuaires en nageant principalement de nuit avec la marée montante et en se cachant dans le substrat à marée descendante. Pour nos tris comportementaux, les animaux seront placés dans des structures leur permettant de synchroniser leur comportement sur la photopériode et/ou sur l’alternance du courant de marée. Les installations sont équipées d’abris dans lesquels les civelles peuvent choisir de se cacher et sont sous alarme électrique. L’exposition au diazepam se fera à doses environnementales (concentrations retrouvées dans le milieu naturel en sortie de station d'épuration) dans des bacs aérés et équipés de morceaux de paillasson inversés que les civelles utilisent pour se cacher. L’espèce étant lucifuge, l’intensité lumineuse dans toutes les installations sera très faible. Une aube et crépuscule seront appliqués pour éviter les changements de luminosité brutaux et permettre la synchronisation du comportement sur l’alternance jour-nuit. La température sera maintenue constante et proche du milieu naturel. Procédure 1: les civelles seront acclimatées à l'eau douce progressivement durant trois jours. Lors du marquage sous anesthésie, le battement cardiaque sera surveillé grâce à la transparence des civelles. Une arythmie, entrainera la remise instantanée de l’individu en bac de réveil. Des signes de réveil entraineront immédiatement une remise en bac d’anesthésie. Les installations sont filmées et peuvent être surveillées à distance ce qui permettra une intervention rapide si besoin. Procédure 2: lors des mesures d'oxygène en continu, un expérimentateur surveillera en permanence les bonnes conditions d'expérimentation soit en présentiel, soit en distanciel via une caméra qui filme le dispositif. Procédure 3: Les civelles resteront 24h dans une installation de 25m3. Un expérimentateur sera présent durant la journée pour surveiller le dispositif. Durant la nuit, l'installation est sous alarme et un expérimentateur peut se déplacer rapidement bien que le volume important tamponne les variations d'oxygène et de température en cas de panne. Les civelles relâchées le seront dans la partie eau douce de l'estuaire d'origine pour respecter l'acclimatation faite à l'eau douce dans nos installations. Elles seront acclimatées progressivement à l'eau de l'estuaire en mélangeant progressivement (sur une trentaine de minutes) l'eau de l'estuaire et l'eau contenant les civelles avant d'être relâchées.

Choix des espèces

Nous nous intéressons à l’anguille européenne et plus exactement à la migration estuarienne du stade civelle. Cette espèce a une importance écologique, économique et patrimoniale majeure. La civelle d'anguille doit remonter les estuaires pour atteindre les zones de croissance en eau douce et celles qui ne le font pas ont une forte probabilité de se développer en mâles. Il est donc essentiel de comprendre ce qui amène certains individus à stopper leur migration et aucune autre espèce ne peut être utilisée pour atteindre le même objectif. L'anguille européenne sera utilisée au stade juvénile (civelle) car c'est à ce stade qu'elle effectue sa migration estuarienne.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 40
Souffrances
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▲ 40
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Devenir
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 40

40 souris diabétiques vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Réutilisées d'un précédent projet, elles sont mises à jeun quelques heures puis placées de façon répétée en cage individuelle, pour les habituer à consommer des matrices alimentaires devant recevoir un actif régulant la glycémie. Le porteur indique que le jeûne et l'isolement répété peuvent générer un stress, et que ces souris sont mises à mort faute d'autre projet prévu. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne peut mimer le choix et l'intégration de la nourriture par un être vivant.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’habituer des souris diabétiques à la consommation de différentes matrices alimentaires dans lesquelles il est envisagé d’incorporer un actif breveté et commercialisé, un dérivé de lait, permettant de réguler la glycémie en réduisant de manière significative la glycémie postprandiale (après un repas) pour les personnes en pré-diabète. Il faut cependant s’assurer au préalable que les souris consomment ces matrices alimentaires sans présence de l’actif, le plus rapidement possible, nécessitant une habituation à cette consommation d’un aliment différent de leur régime habituel pour lever la réticence et/ou le rejet à manger un aliment nouveau (néophobie alimentaire). Cette habituation sera effectuée en 2 phases successives : au cours de la 1ère phase d’habituation, les matrices alimentaires seront placées directement dans la cage des souris pendant plusieurs jours, en leur laissant accès à leur régime habituel et sans mise à jeun préalable, puis au cours de la 2ème phase d’habituation, les matrices alimentaires seront placées dans une cage d’isolement dans laquelle les souris seront mises individuellement après une période de mise à jeun préalable pour qu’elles s’habituent à consommer les matrices alimentaires qui leur seront proposées, le plus rapidement possible, pendant également plusieurs jours. Pour réaliser ce projet, nous réutiliserons des souris diabétiques issues d’un autre projet autorisé (validité toujours en cours) au cours duquel les souris auront été soumises à une procédure expérimentale de classe modérée, et après une parenthèse thérapeutique ou "wash out" d’une semaine entre les 2 projets.

Bénéfices attendus

Le diabète correspond à une élévation prolongée de la concentration de glucose dans le sang (hyperglycémie). Dans le cas du diabète de type 2 (90% des cas de diabète), ce phénomène provoqué par une perturbation du métabolisme glucidique apparaît progressivement et insidieusement. En France, en 2019, près de 4 millions de personnes étaient identifiées diabétiques par l'assurance maladie et prenaient un traitement médicamenteux pour leur diabète (soit 5,3% de la population). A cela, s’ajoutent les personnes diabétiques qui s’ignorent. Cette prévalence ne cesse d’augmenter en France, particulièrement chez les hommes, les jeunes (80 ans). Les personnes diabétiques doivent s’astreindre à un régime spécial, avec notamment un contrôle voire la limitation très stricte de la prise d’aliments sucrés, ce qui peut impacter leur moral. Elles vivent parfois des problèmes de santé mentale comme la dépression, l’anxiété et les troubles de l’alimentation, voire ce qui est maintenant appelé l’épuisement diabétique qui est une des complications psychologiques les plus graves de la maladie. Les personnes qui en sont atteintes ressentent une profonde impuissance et un désespoir intense. Les industriels des secteurs pharmaceutiques et agroalimentaires cherchent donc des molécules et ingrédients pouvant agir sur la limitation du passage dans le sang des sucres ingérés lors des repas. Cette étude préliminaire est donc la base d’un projet consistant à développer des aliments fonctionnels pouvant être consommés par toutes les personnes y compris et surtout les personnes diabétiques. Permettre en effet aux personnes diabétiques de consommer à nouveau yaourts, céréales, chocolat ou barres nutritionnelles lors d’activités physiques leur redonnerait un confort de vie plus important et limiterait la survenue de pathologies associées telles que celles décrites précédemment.

Procédures

Aucun prélèvement et aucune procédure chirurgicale ne sera réalisé sur les 40 souris diabétiques nécessaires à la réalisation de ce projet. Elles seront mises à jeun pendant quelques heures puis placées en cage individuelle sur des temps très courts mais de façon répétée, ce qui pourra engendrer un stress. La période de mise à jeun correspondra cependant à la phase diurne au cours de laquelle la prise alimentaire est très faible chez la souris. Quant au placement en cage individuelle, il sera nécessaire pour contrôler que chaque souris consomme ou non la matrice alimentaire qui lui a été proposée.

Impact sur les animaux

La mise à jeun des souris pendant quelques heures ainsi que le placement en cage individuelle sur des temps très courts mais de façon répétée, pourra engendrer un stress pour les souris. La période de mise à jeun correspondra cependant à la phase diurne au cours de laquelle la prise alimentaire est très faible chez la souris. Quant au placement en cage individuelle, il sera nécessaire pour contrôler que chaque souris consomme ou non la matrice alimentaire qui lui a été proposée.

Devenir

Procédure expérimentale 1 (seule procédure expérimentale) : les 40 souris diabétiques db/db nécessaires à la réalisation de ce projet, réutilisées d’un autre projet autorisé, seront mises à mort à l’issue des expérimentations, aucun autre projet n’étant envisagé sur ce lot de souris.

Remplacement

Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles in vitro ou ex vivo mimant l’alimentation, c’est à dire le choix et l’intégration de la nourriture par un être vivant. L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.

Réduction

Nous utiliserons le nombre de souris diabétiques minimum nécessaire et suffisant issues d’une expérimentation précédente, après une parenthèse thérapeutique ou "wash out" d’une semaine entre les 2 études, afin d’obtenir des résultats prédictifs et représentatifs. Ce nombre a été déterminé sur la base d’études précédentes réalisées chez le rat suivant le même protocole expérimental d’habituation qui sera suivi.

Raffinement

Les souris seront observées quotidiennement tout au long de l’expérimentation, leur poids sera mesuré 2 fois par semaine, et si une perte de poids supérieure à 20% par rapport au poids maximal est observée ou si des modifications du comportement des animaux sont observées (cachexie, vocalises, convulsions…), celles-ci seront mis à mort dans des conditions éthiques. Des feuilles de papier absorbant seront placées dans leur cage comme enrichissement pour assurer leur bien-être.

Choix des espèces

La souris diabétique est l’espèce animale la plus adaptée pour réaliser cette étude dans le cadre d’un projet visant à développer des aliments fonctionnels pour les personnes diabétiques. Son utilisation est largement décrite dans la littérature scientifique pour évaluer l’effet de composés pharmaceutiques et alimentaires sur cette pathologie Les animaux seront des souris diabétiques âgées de 9 semaines pour le démarrage des expérimentations. Cela correspond à l’âge de souris décrit dans la littérature scientifique pour évaluer l’effet de composés pharmaceutiques et alimentaires sur le diabète

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système musculosquelettique
Souris : 80
Souffrances
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▲ 80
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Devenir
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 80

80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Rendues obèses par un régime riche en graisses et en sucres, elles subissent sept prélèvements sanguins à la queue, un test de tolérance à l'insuline et des mesures répétées en tube de contention, pour évaluer l'effet de lipides bioactifs sur l'obésité. Le porteur indique que les tests peuvent stresser les animaux et qu'un isolement de quarante-huit heures est imposé pour l'analyse du métabolisme. Il justifie l'usage de la souris par le fait que ces lipides sont destinés à l'alimentation humaine et qu'il est donc "judicieux" de les tester dans l'alimentation d'un modèle animal.

Objectifs

Les lipides bioactifs sont présents en faible quantité dans les plantes, chez certains microorganismes et chez les animaux, en particulier le poisson. Les trois effets biologiques majeurs des lipides bioactifs sont : antioxydant, antimicrobien et anti-inflammatoire. Des études plus spécifiques sur les effets santé ont été menées ces dernières années et montrent qu'ils pourraient aussi impacter le métabolisme des lipides, l’insulinorésistance et le diabète, les maladies cardiovasculaires, voire certaines maladies neurodégénératives. Ces composés bioactifs de notre alimentation pourraient donc avoir des effets bénéfiques potentiels contre les problèmes métaboliques associés à une alimentation de type occidental. Ce projet concerne l'étude des effets curatifs d'une forme particulière de lipides bioactifs sur des souris obèses et fait suite à notre projet précédent qui a permis de mettre en évidence des effets bénéfiques lors d'un traitement préventif.

Bénéfices attendus

Les travaux de la littérature suggèrent que les lipides bioactifs possèdent un fort potentiel pour la santé dans le domaine de l’obésité et des désordres métaboliques associés. La forme que nous allons utiliser n'a pas encore été testée en dehors de notre laboratoire. Nous avons déjà pu mettre en évidence des effets bénéfiques dans le cadre d'un traitement préventif de l'obésité et nous souhaitons vérifier ces effets dans le cadre d'un traitement curatif. Notre hypothèse est que ces lipides bioactifs peuvent réduire l’obésité des souris sous régime enrichie en gras et en sucres et peuvent réduire la résistance à l’insuline et améliorer les troubles métaboliques associés. Ils pourraient être utilisés en alimentation humaine.

Procédures

Nous pratiquerons au total 7 prélèvements sanguins sur animaux vigiles par ponction à la queue (30 secondes par prélèvement). Nous respecterons les recommandations en terme de volumes et de temps de récupération car nous prélèverons moins de 7.5% du volume sanguin total en une semaine. Les animaux recevront deux injections intrapéritonéales (5 secondes par injection), une de solution d’insuline pour le test de tolérance à l’insuline, l’autre d’anesthésique au moment de l’euthanasie. Pour la mesure de composition corporelle hebdomadaire par IRM, l’animal sera mis en tube de contention 2 min, en tout 5 fois. Pour la mesure de motricité, l’animal sera déposé sur un cylindre en rotation 3 fois 5 minutes avec 20 minutes de repos entre chaque séance.

Impact sur les animaux

Les souris obèses recevront un régime riche en graisse et en sucre (type fast-food). Cet état est comparable aux personnes souffrant d'obésité. Les animaux pourront être stressés pendant les différents test non invasifs. Ils seront isolés pendant 48 heures pour l'analyse du métabolisme respiratoire.

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des prélèvements de sang et de tissus qui nous permettront de caractériser les effets métabolique et musculaire de notre lipide bioactif.

Remplacement

Les lipides bioactifs que nous allons étudier sont destinés à devenir un complément ou additif alimentaire pour prévenir, ralentir ou soigner le développement de l'obésité et des dommages associés chez l'Homme. Il est donc judicieux de les tester dans l'alimentation plus particulièrement chez un modèle animal.

Réduction

Pour chacune des procédures, le nombre d’animaux par groupe a été estimé sur la base de résultats obtenus par notre laboratoire et d’analyses statistiques pour définir le nombre minimal nécessaire. L'objectif étant d'utiliser ces lipides bio-actifs en alimentation humaine, nous les allons tester chez des mâles et des femelles.

Raffinement

Les souris seront hébergées par 2 pour mieux contrôler tout comportement d’agressivité et de bagarres chez les mâles. La nourriture sera changée tous les 2 à 3 jours afin d'éviter une perte d'appétence (rance). Les animaux seront manipulés avec un tunnel afin d'éviter la préhension par la queue et pour les habituer au test de composition corporelle qui est aussi réalisé dans un tunnel de contention. Pour les différents tests les animaux seront habitués au prélable au nouvel environnement et nous aplliquerons des points limites préalablement définis pour chaque procédure.

Choix des espèces

La souris est un modèle mammifère pertinent pour les études du métabolisme. Nous pouvons obtenir des animaux mimant le syndrome métabolique humain. Les animaux seront âgés de 21 semaines à réception et de 6 mois pour l'euthanasie. D'après les données de notre fournisseur, ces adultes seront "obèses". Nous pourrons ainsi vérifier un effet curatif de nos traitements.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 1320
Souffrances
▲ -
▲ 240
▲ 840
▲ 240
Devenir
 -
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 1320

1 320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Elles sont soumises à un régime gras ou à une alcoolisation, avec des injections intrapéritonéales pour induire une fibrose hépatique et des prélèvements sanguins, pour étudier le rôle de la glycoprotéine CD44 dans les complications hépatiques liées à l'obésité et à l'alcool. Le porteur indique que l'alcoolisation peut provoquer une détresse respiratoire et des signes d'ébriété, et que les injections peuvent entraîner rougeur, infection ou nécrose au point d'injection. Il affirme qu'une étude in vivo est "nécessaire" car les cultures cellulaires ne reproduisent pas les interactions entre organes.

Objectifs

L’obésité augmente le risque de développer un diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires mais s‘accompagne également de complications hépatiques. Ces complications sont fréquentes mais sous estimées, en raison de leur évolution « silencieuse ». Une consommation chronique d'alcool conduit au même spectre d'altérations hépatiques qui vont d’un simple foie gras, avec ou sans inflammation, qui peut progresser jusqu’au cancer du foie. Plusieurs facteurs sont impliqués dans la progression de ces complications, comme la résistance à l'insuline, le microbiote intestinal, les stress cellulaires et l'inflammation. Cependant, aucun traitement pharmacologique n’est encore disponible et une meilleure compréhension de l'évolution de ces complications est nécessaire pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Notre équipe de recherche s’intéresse à une protéine que l’on retrouve à la surface des cellules immunitaires, appelée CD44. Celle-ci joue un rôle dans l’inflammation du foie. Chez les patients atteints de complications hépatiques, la présence de CD44 est augmentée dans le foie en comparaison aux patients sains. De plus, la neutralisation de CD44 prévient et corrige les complications hépatiques, en régulant le recrutement et l’activation de cellules immunitaires dans le foie. Par l’utilisation d’animaux dont le gène CD44 est non-fonctionnel, dans les cellules immunitaires, et soumis à un régime favorisant l’apparition de complications hépatiques, nous serons en mesure de démontrer l’implication et le rôle de CD44 dans la souffrance hépatique.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra, d’une part, la validation in vivo du rôle de la glycoprotéine CD44 dans les lymphocytes T CD4 ou T CD8, dans un contexte de complications hépatiques liées à l’obésité et/ou la prise régulière d’alcool. D’autre part, de décrypter les mécanismes physiopathologiques dans la mise en place et la progression des maladies chroniques du foie. De plus, l’invalidation spécifique de CD44 dans les lymphocytes T CD4 ou dans les lymphocytes CD8 permettrait de mettre en lumière de nouveaux mécanismes moléculaires.

Procédures

En fonction des procédures, les animaux seront soumis à deux prélèvements sanguins maximum. Les animaux nourris avec une alimentation riche en graisses seront prélevés deux fois, en milieu et en fin de régime. Ces prélèvements ne dureront pas plus d'une minute maximum. Le sang des animaux soumis à un régime alcoolisé sera prélevé en fin de procédure et ce prélèvement ne durera pas plus d'une minute. Des injections intra-péritonéales seront également effectuées pour étudier le développement de la fibrose hépatique. Ces injections ne durent quelques secondes et leur fréquence ne dépassera pas deux injections par semaine.

Impact sur les animaux

Avant l’arrivée aux points limites décrits dans chaque procédure, les animaux pourront subir des nuisances et des effets indésirables auxquels nous serons très attentifs. Ces effets indésirables sont principalement la perte de poids chez l’animal. L'alcoolisation peut entraîner des signes de détresse respiratoire, des signes d’ébriété chez les animaux suivis d’un endormissement. Les injections par voie intra-péritonéale pourront entrainer des comportements significatifs d’une gêne ou d’une souffrance et des altérations locales au site d’injection (rougeur, infection, nécrose,..).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure. Nous utiliserons pour chaque procédure un nombre minimum d'animaux qui nous permet de réaliser des études statistiques robustes et pertinentes.

Remplacement

Pour répondre à l’exigence de remplacement, des études seront réalisées in vitro sur des lignées cellulaires afin de mettre au point les différentes conditions expérimentales avant de réaliser les expériences sur les cellules primaires. Il est nécessaire de réaliser des études in vivo car les études in vitro ne permettent pas de reproduire les interactions complexes qui existent entre les différents organes et les différents types cellulaires présents dans un organe.

Réduction

Pour satisfaire à la réduction, nous utiliserons un schéma de croisement qui génère 50% de souris WT et 50% de souris KO (50% de souris contrôles et 50% de souris dont le CD44 est non-fonctionnel) ce qui évite la génération d’animaux inutiles. Chaque procédure utilise un nombre d'animaux minimum mais nécessaire pour réaliser des études statistiques pertinentes (tests non paramétriques de Mann-Whitney et ANOVA). Nous avons déterminé au travers de nos différents travaux publiés que le nombre adéquat d'animaux à intégrer par groupe doit être compris entre huit et dix. Ce nombre est communément admis et utilisé dans l'ensemble des études publiées dans le domaine du métabolisme. Nous choisirons dans cette demande un nombre fixe de dix animaux par groupe afin d'obtenir une puissance statistique suffisante. Les expériences seront reproduites une seconde fois pour confirmer la significativité statistique quand celle-ci est proche d'être atteinte lors du premier set d'expérience.

Raffinement

Pour répondre au raffinement, l'hébergement sera réalisé dans des locaux appropriés avec un enrichissement systématique et les personnes réalisant les différentes procédures respecteront les règles éthiques lors des manipulations et sacrifices des animaux. La surveillance quotidienne des animaux par les animaliers et nos surveillances régulières nous permettront d'identifier précocement tout signe de stress ou de souffrance afin d'appliquer les points limites.

Choix des espèces

La souris est une espèce très utilisée dans les études fondamentales et métaboliques. C’est une espèce facile à utiliser grâce à sa natalité importante. Notre expertise nous permet d’avoir des locaux d’hébergement et des conditions d’expérimentation appropriés à cette espèce. D’autre part, la similitude de son patrimoine génétique avec celui de l’Homme nous permet de pouvoir, dans la mesure du possible, extrapoler les résultats et en tirer des conclusions valables pour l’Homme. Les données in vivo de la littérature sont obtenues sur des souris et cette espèce permet d'obtenir assez de "matériel" pour réaliser des analyses protéiques, génomiques et histologiques. Aucune autre espèce ne peut donc être utilisée. Pour la procédure 1 (souris mâles), la mise sous HFD ou Western Diet sera effectuée à environ 8-10 semaines d’âge, lorsque le poids des souris se stabilise. En effet, un régime riche en graisse induit une prise de poids importante. L’utilisation d’un tel régime peut durer jusqu’à 32 semaines, d’où la nécessité d’avoir des animaux relativement jeunes. Pour les procédures 2 et 3 (souris mâles ou femelles), la mise sous régime alcool sera effectuée à environ 12-13 semaines d’âge ou lorsque le poids des souris atteint 20g. Pour la procédure 4 (souris mâles ou femelles), le traitement au CCl4 débutera à environ 7-8 semaines d’âge, lorsque le poids des souris se stabilise. Pour étudier le vieillissement hépatique (procédure 5), les animaux ne seront utilisés qu’à un stade très avancé de leur développement et seront donc maintenus jusqu’à l’âge de 22 mois maximum.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 720
Souffrances
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Devenir
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 720

720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont soumises à un régime gras, à des mises à jeun de vingt-quatre heures avec suivi de la température rectale, à des tests de tolérance au glucose et à l'insuline et à des échographies sous anesthésie, avant d'être mises à mort pour prélever leurs tissus, pour étudier le rôle de la protéine PTPIP51 dans l'adipocyte au cours de l'obésité. Le porteur indique que le régime gras entraîne une prise de poids et une insulinorésistance, l'effet de la délétion du gène restant inconnu. Il affirme qu'une validation in vivo est "indispensable" après des tests menés sur lignées cellulaires.

Objectifs

L’obésité est un facteur de risque majeur pour les maladies cardiométaboliques. De plus en plus d’évidences montrent que la dysfonction adipocytaire joue un rôle central dans le développement des complications métaboliques de l'obésité. Notre équipe s’intéresse à différents facteurs qui contrôlent l’homéostasie de l’adipocyte. Des travaux récents de notre équipe ont démontré que les points de contact entre deux structures cellulaires, le réticulum endoplasmique (RE) et les mitochondries sont des éléments importants de la bonne santé de l'adipocyte. Ces points de contacts sont appelés les MAM. Dans le foie, il a été montré que ces MAM contrôlaient la santé métabolique. Dans le tissu adipeux, le rôle physiologique de ces MAM n’a pas été exploré. Les MAM correspondent à des rapprochements des membranes de du RE et de celles des mitochondries. Ces rapprochements sont notamment permis par la présence de protéines de rapprochement comme la protéine tyrosine phosphatase-interacting protein 51 (PTPIP51). Le but du présent projet est de supprimer la présence de cette protéine (PTPIP51) de rapprochement dans l'adipocyte, chez la souris, pour tester l'effet que celà aura sur la santé du tissu adipeux et sur la santé métabolique globale de l'animal.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de démontrer le rôle des MAMs dans le développement des complications métaboliques associées à l’obésité. Si ce travail s’avère concluant, les MAMs du tissu adipeux pourraient être considérées comme une cible thérapeutique contre les complications cardiométaboliques du surpoids.

Procédures

A l’âge de 8 semaines, les souris sont mises sous régime gras. La mesure de glycémie requiert 3 microlitres de sang par mois. Les tests de tolérance (glucose et insuline) sont effectués une fois par mois et requièrent 5x3 soit 15 microlitres de sang, avec une semaine d'intervalle entre les deux tests. La mise à jeun se traduit par une privation de nourriture pendant 24 heures et un suivi de la température (sonde rectale + vaseline), de la glycémie (5 prélèvements de 3 microlitres) et des corps cétoniques (5 prélèvements de 3 microlitres) Les analyses d’échographie se font sous anesthésie 1 fois par mois pendant 20 minutes

Impact sur les animaux

En ce qui concerne les procédures expérimentales, les nuisances principales sont liées aux injections, aux gavages et aux prélèvements à la queue. La mise sous régimes gras entrainnera une prise de poids et le développement d'une insulinorésistance. L'effet de la délétion de PTPIP51 est inconnue. Nous émettons l'hypothèse qu'elle accélrera le développement d'une insulinorésistance.

Devenir

Les animaux sont mis à mort et les tissus d'intéret sont prélevés.

Remplacement

Le but de notre projet est de valider l’importance des MAMs dans l’homéostasie du tissu adipeux. La solidité de l’hypothèse du rôle des MAMs dans le tissu adipeux est actuellement testée dans des lignées cellulaires et nous avons démontré que la déficience en PTPIP51 réduisait drastiquement les MAMS. Dans la continuité, une validation in vivo est indispensable pour étudier les conséquences de l’altération des MAMs du tissu adipeux sur la santé cardiométabolique. Les expériences proposées ici interviennent à un moment ou le rationnel est solide et/ou nos expériences chez l’animal sont indispensables pour observer l’effet de nos interventions dans les adipocytes matures et les réponses physiologiques intégrées.

Réduction

Le projet préconise l’utilisation d’un nombre total de 720 animaux, ce qui dans un souci de réduction correspond au nombre minimal d’animaux permettant d’obtenir des résultats significatifs, en accord avec nos données précédentes. Nous utiliserons des tests statistiques adaptés

Raffinement

Nous utilisons systématiquement des cages avec litières et frisottis et soit un igloo soit un tube tunnel, les deux fabriqués en polycarbonate. Nous utilisons des aiguilles micro-fines pour l'injection, qui réduise la douleur. Nous utilisons des sondes de gavages en polypropylène qui réduise la nuisance de cette procédure. Nous avons détaillé dans la section concernant la procédure notre stratégie en terme de points limites gradés et adaptés aux nuisances observées. La surveillance quotidienne (week-end) compris permet une application stricte et efficace de la stratégie élaborée.

Choix des espèces

Le modèle adipoPTPIP51 est spécifique de l’adipocyte et nous avons déjà la démonstration que la déficience en PTPIP51 altère les MAMs. La mise sous régime gras permet de reproduire les conditions de surnutrition relative à l’étude du surpoids et de l’obésité. Ce modèle permettra d’étudier si la dérégulation des MAMs entraîne une dysfonction adipocytaire et si la dysfonction adipocytaire altère d’autres paramètres généraux de santé comme la sensibilité à l’insuline et la fonction cardiaque. Un modèle animal intégré est le seul moyen de tester ces éléments. Nous utiliserons des souris de 8 semaines au moment de la mise sous régime gras et donc du démarrage de l’expérience.