Multisystémique
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ROLE DE MICROBIOTE INTESTINAL SUR LA SENSIBILISATION CENTRALE A LA DOULEUR DANS LA POLYARTHRITE RHUMATOÏDE
- Recherche fondamentale
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185 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une transplantation de microbiote de patients par gavages répétés ou une induction d'arthrite par injection d'anticorps, l'implantation chirurgicale d'un capteur de télémétrie, puis un test de sensibilité tactile de von Frey, pour étudier le rôle du microbiote intestinal dans la douleur de la polyarthrite rhumatoïde. Le porteur indique que l'induction d'arthrite peut provoquer diarrhée et déshydratation et que les mesures cardiaques imposent un isolement en cage individuelle. Il affirme qu'aucun modèle de substitution ou in silico ne convient, la perception de la douleur étant selon lui propre à "l'organisme conscient".
Objectifs
Il existe actuellement de très nombreux traitements pour les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR). Bien que ces traitements soient très efficaces sur l’inflammation, on observe chez 20 à 30 % des patients la persistance de douleurs chroniques diminuant grandement leur qualité de vie au quotidien. Ces patients présentent une sensation douleureuse déclenchée plus facilement que ches des personnes non atteintes. C'est la sensibilisation des voies nerveuses de la douleur. Ce mécanisme pathologique est responsable de la douleur chronique. De plus en plus de travaux montrent que le microbiote intestinal agit sur le contrôle de la douleur. On parle de l’axe intestin-cerveau. Cet axe repose entre autres sur les voies d'entrée de la douleur via le nerf vague parasympathique. Nous émettons l’hypothèse que le microbiote intestinal des patients atteints de PR est à l’origine de la sensibilisation de la douleur en modulant les neurones parasympathiques. Une fois altérés, ces neurones vont entrainer des douleurs pathologiques chroniques, malgré le contrôle l’inflammation articulaire. Notre objectif est d'évaluer in vivo l’impact du microbiote intestinal sur la sensibilisation à la douleur et sur la fonction du système nerveux parasympathique dans un contexte de polyarthrite rhumatoide. Nous voulons identifier quels facteurs issus du microbiote intestinal est/sont impliqué(s).
Bénéfices attendus
Une fois la preuve de concept apportée, l'analyse et la comparaison des souches bactériennes et métabolites du microbiote des différentes conditions (polyarthrite douloureuse, non douloureuse et de différents groupes contrôles), en fonction du stade clinique et de la sensibilisation obtenue in vivo permettront d’identifier quels facteurs du microbiote pourraient être impliqués dans ce mécanisme allodynique. Ceci ouvrira de nouvelles voies de recherche sur ce phénomène pathologique. De plus, une fois le facteur identifié, nous pourrons continuer d'explorer ce mécanisme in cellulo (neurones de ganglions jugulaires et noueux murins contenant les corps neuronaux des afférences du parasympathiques).
Procédures
Selon le groupe de souris, les animaux auront soit un transfert de microbiote intestinal de patients (4 gavages (durée 2 à 4 minutes) sur 4 semaines, précédés d'une semaine d'antibiotique par voie orale), soit une induction de polyarthrite rhumatoïde (injection d'anticorps anti-collagènes). Tous les animaux auront une implantation de capteurs de télémétrie sous-cutanée pour enregistrement de l'électrocardiogramme (2 mesures). L'implantation chirurgicale en sous cutanée dure environ 20 minutes. D'une manière hebdomadaire, des recueils de selles seront effectués et une pesée sera réalisée. Un test de détermination de la sensibilité tactile sera effectué à 2 temps du protocole (avant/après). La durée du test de Von Frey est d'environ 20 minutes par animal. Plusieurs prélèvements seront effectués en post-mortem.
Impact sur les animaux
Les animaux utilisés à des fins d'enregistrement de l'electrocardiogramme devront être mis en cage unique. Concernant l'execution du test de sensibilité tactile (Von Frey), ce dernier sera mené de manière éthique et consiste à ne pas faire durer l'inconfort/la douleur d'un animal au cours du test. L’étude de la douleur se fera donc dans la recherche des seuils de douleur avec un cut off pour ne pas faire souffrir en excès les animaux. Concernant l'induction d'arthrite, l’injection de LPS peut entraîner des diarrhées et une déshydratation.
Devenir
L'ensemble des animaux seront mis à mort pour éffectuer des prélèvements, soit pour récupérer le télétransmettteur de télémétrie.
Remplacement
Ce projet s'interressant aux mécanismes de régulation de la douleur par le microbiote intestinal, il n'existe pas de modèle de substitution ou in silico permettant d'étudier les mécanismes mis en jeu. Par ailleurs, la perception de douleur est un phénomène appréhendé par l’organisme conscient, et lui seul. Nous considérons donc le recours à la souris comme guidé par des considérations scientifiques, techniques et éthiques.
Réduction
Pour réduire la variabilité interindividuelle et donc le nombre de souris nécessaires pour démontrer un effet, nous utiliserons des lots d’animaux du même âge et du même genre au moment de l’initiation du protocole. Nous avons fait le choix de méthodes (télémétrie, von Frey), permettant le suivi des animaux dans le temps pour réduire le nombre de groupes utilisés et obtenir le maximum d'information sur chaque animal. AInsi nous étudierons les paramètres avant/après intervention sur le même animal. De plus, nous effectuerons les mesures d'ECG, de pharmacologie, les tests d'allodynie, les analyses de microbiote chez le même animal afin de réduire le nombre d'animaux utilisés et augmenter la puissance statistiques des tests (tests appariés). Les tissus d'intéret (tissu nerveux, cardiaque, digestif) seront prélevés sur tous les animaux en vue de leur étude ultérieure.
Raffinement
Les souris sont hébergées dans l’EU, régulée à 22-24°C avec un cycle jour/nuit 12h/12h, avec un accès ad libitum à la nourriture et à l’eau de boisson et un bruit de fond d’ambiance. Les conditions de stabulation sont effectuées en ambiance EOPS (pas de pathogène, pas d'opportuniste, pas de parasite) avec maintien en groupe dans des cages de taille appropriée avant inclusion dans le protocole. Les animaux sont stabulés en condition d'enrichissement intermédiaire (copeaux de différentes origine et texture, cotons et substrat de nichage, aliment accessible sur le substrat au besoin). Une visite quotidienne par un zootechnicien ou investigateur principal des animaux pour le suivi journalier est effectuée. L'ensemble des procédures sera réalisé avec l'objectif de réduire /limiter l'angoisse tout au long du projet, de limiter la douleur au seul besoin du projet (test d'allodynie de von Frey) en utilisant les méthodes appropriées d'analgésie et d'anesthésie lors de l'implantation des capteurs de télémétrie., et dans le respect de l'animal. Une grille d'évaluation clinique et des actions à mener en conséquences est mise en annexe. En particulier, le jour de l’implantation ECG, les animaux sont surveillés une fois par heure. Puis, les animaux sont surveillés une fois par jour. En cas de présence de douleur (échelons décrits dans la grille), un renforcement des visites sera conduit : Echelons 1 & 2 : 2 à 3 visites/jour; Echelon 3 : 4 visites/jour et 1 visite/heure en échelon 4. Si l’animal est inactif, incapable de se déplacer, avec les poils très hérissés, le dos courbé (possibilité de décubitus latéral) et des difficultés respiratoires ou bien avec les yeux fermés, et une perte de poids (>15% du poids initial), la mise à mort de l’animal est décidée.
Choix des espèces
Le projet utilise la souris car c’est le modèle mammifère de référence pour les expériences de transfert de microbiote chez l’animal in vivo, permettent d’évaluer les conséquences fonctionnelles intégrées d’un microbiote précis. La régulation autonomique (afférences/éfférences) est largement similaire entra l'Homme et la souris, tout comme les mécanismes de l'allodynie. L'expérience du laboratoire dans le transfert de microbiote chez la souris, dans les investigations cardiaques et autonomique (HRV) permet d'éviter une mise au point/validation du protocole et la consommation d'animaux pour cela. Par ailleurs, un projet connexe sur le modèle murin est déjà en cours sur cette thématique au laboratoire. L’arthrite sera induite chez des animaux de 10 à 12 semaines d'âge comme cela est conseillé dans la littérature. Le protocole d’humanisation nécessitera 4 semaines et donc l’utilisation de souris âgées de 8 semaines pour qu’elles atteignent les 12 semaines au moment de l’induction de l’arthrite.
Facteurs génétiques de régulation de la fonction surrénalienne chez la souris
- Recherche fondamentale
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80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Génétiquement modifiées, elles reçoivent une injection intraveineuse d'un vecteur réduisant un gène des glandes surrénales, un prélèvement de sang, puis passent deux tests comportementaux, l'exploration d'un nouvel environnement et un test d'enfouissement. Le projet étudie le rôle génétique de la réponse au stress, en vue de cibles thérapeutiques renvoyées au conditionnel. Le porteur affirme que ces boucles de régulation entre cerveau et surrénales se modélisent difficilement en culture.
Objectifs
Une situation physique comme émotionnel perçue comme dangereuse, provoque une réaction de stress de l’organisme pour y faire face. Cela se traduit physiologiquement, notamment, par la synthèse d’hormones par les glandes surrénales. Cette réaction est fondamentale et permet de mobiliser l’organisme pour répondre au danger par des réactions physiologiques et comportementales. La régulation de la synthèse des hormones surrénaliennes est complexe et dépend en partie de la génétique propre à chacun, ce qui peut expliquer en partie pourquoi la réponse au stress peut être différentes d’une personne à l’autre. Le but de ce projet est de mieux comprendre cet aspect génétique, en étudiant les conséquences de la variation d’un gène régulateur de la synthèse hormonale dans les surrénales sur le stress et la réponse au stress. Ce projet sera mené chez la souris adulte, par l’étude d’une lignée de souris transgénique permettant la réduction de l’expression de ce gène dans les surrénales. Ces conséquences seront mesurées sur la synthèse hormonale, le comportement anxieux et l’anatomie surrénalienne.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra une meilleure compréhension du fonctionnement surrénalien, incluant ses dysfonctionnements. En effet, si le stress est un mécanisme de défense indispensable du corps, ses conséquences peuvent être néfastes à long terme. Les connaissances nouvelles que devraient permettre ce projet, en plus des avancées dans la compréhension du fonctionnement des surrénales, pourraient permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour réguler la réponse au stress. Les résultats obtenus sont mis à la disposition de tous via leur publication dans la presse spécialisée.
Procédures
Ce projet comporte deux procédures, l’une de classe modérée et l’autre de classe légère, qui reposent sur l'invalidation de notre gène d'intérêt sélectivement dans les surrénales par l’administration d'un vecteur par injection intraveineuse, rapide et peu invasive. Nous en étudierons l’impact sur la production d’hormones et le comportement de réponse à un stress léger. Ainsi, 2 semaines après l’injection, un bilan hormonal sera réalisé sur un prélèvement sanguin. 3 semaines après injection, les souris injectées seront incluses dans des analyses comportementales mettant en jeu des comportements naturels et comparées avec un groupe témoin : exploration d’un nouvel environnement et interaction avec des objets inconnus. A l’issue de ces expériences, les souris seront euthanasiées et les surrénales prélevées post-mortem pour corréler les résultats hormonaux et comportementaux avec des analyses histologiques des surrénales.
Impact sur les animaux
Le projet repose sur l'injection intraveineuse d'un vecteur réalisée sous contention. Cette opération est simple, rapide et peu invasive car le volume injecté est très petit (0,1 ml). Le vecteur injecté induira une réduction de la synthèse d’hormones surrénaliennes qui sera quantifiée sur un prélèvement unique d’un petit volume de sang. Les mêmes animaux effectueront également un test d’exploration et un test d’enfouissement, pour évaluer leur stress. Il s’agit de tests rapides reposant sur des comportements naturels de l’animal et ne nécessitant pas d’apprentissage. Ils sont donc peu stressants. L’ensemble de ces nuisances sont réparties en deux procédures, l’une de classe modérée et l’autre de classe légère.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés pour permettre une analyse à postériori de leurs surrénales prélevés post-mortem. Cela permettra de corréler l'efficacité du vecteur aux conséquences anatomiques et/ou comportementales induites par l'invalidation génique.
Remplacement
L’étude de la réponse au stress par les surrénales implique d’étudier un organe au sein duquel dialoguent différents types cellulaires, qui sont eux-mêmes régulés par des interactions à longue distance avec le cerveau. Ces boucles de régulation physiologiques peuvent difficilement être modélisées, ou reproduites en culture ce qui justifie de réaliser des expériences chez l’animal.
Réduction
Les procédures sont conçues pour réduire le nombre d'animaux inclus dans le projet. La première procédure permet à la fois l’étude de l’effet de l’expression génique sur les surrénales et la recherche de la dose efficace de vecteur à administrer. Cela permettra à la seconde procédure une efficacité optimale des conditions expérimentales pour réduire le nombre d'animaux à inclure en réduisant le risque d’avoir à la répéter. Enfin chaque prélèvement réalisé sera scindé en plusieurs séries, ce qui permettra de réaliser de nombreuses expériences sur chacun des prélèvements, sans avoir besoin de traiter de nouveaux animaux.
Raffinement
Les conditions d’hébergement de nos souris sont prévues pour minimiser le stress pendant la croissance et la période expérimentale : hébergement par fratries de même sexe, présence d'ouate et d’igloos dans les cages pour faciliter la construction de nids. Tout au long du projet, le bien-être des animaux sera évalué quotidiennement selon une grille de scoring multicritères dont les critères seront adaptés à chaque procédure. Cette évaluation individualisée contiendra deux paliers : le premier déclenchant une surveillance renforcée deux fois par jour et le second déclenchant l’arrêt de l’expérience s’il est atteint. Les conditions expérimentales seront optimisées pour causer une douleur minimale et un stress réduit : injection intraveineuse optimisée, prélèvement sanguin de petit volume effectués à une veine superficielle, examen fonctionnel non-invasif analysés sur vidéos, par l’observation de la réalisation de tâches naturelles de la souris (exploration, enfouissement).
Choix des espèces
Ce projet propose d'étudier le rôle de l’expression génique dans les fonctions endocrines des surrénales. -Cette approche génétique nécessite de travailler sur des animaux chez lesquels les outils génétiques sont disponibles et fiables. Notre équipe travaille de longue date sur cette approche. Nous avons développé des outils génétiques et des approches histologiques efficaces. -Notre projet repose en partie sur des analyses hormonales, comportementale, ce qui nécessite une espèce avec des tests validés. Seule la souris remplit l’ensemble de ces critères. En particulier, les tests que nous proposons d’utiliser sont validés par de nombreuses publications.
Etude de l’impact de l’âge et du déclin des tissus adipeux sur les flux métaboliques à l’échelle de l’organisme EU1/2
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système endocrinien
972 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Elles sont soumises à des régimes gras, à des restrictions alimentaires ou à des températures de 4 à 30 °C, reçoivent des substrats marqués et subissent une chirurgie d'une à deux heures pour poser un cathéter veineux. Le porteur indique que les effets attendus sont une perte de poids et des douleurs liées à la chirurgie. Il affirme que le recours à l'animal reste "indispensable" pour étudier les échanges de métabolites entre organes au cours du vieillissement.
Objectifs
Avec l'augmentation de l'espérance de vie, améliorer ou préserver la santé et la qualité de vie des personnes afin qu'elles puissent être autonomes le plus longtemps possible représente un enjeu majeur de santé publique. Le vieillissement se caractérise par une diminution de la capacité de l’organisme à répondre aux facteurs de stress auquel il est soumis et à maintenir l'homéostasie. L’altération du métabolisme cellulaire, tissulaire et de l’organisme entier serait un des facteurs déterminants dans les pertes de fonction liées à l’âge. L’homéostasie énergétique est un état d’équilibre dynamique entre les dépenses et les apports d’énergie, qui est fondamental pour le maintien de la stabilité du milieu intérieur d’un organisme et des constantes vitales. Le contrôle de l’homéostasie énergétique repose sur la coopération métabolique entre plusieurs organes ce qui permet à l’organisme de s’adapter aux différents stress métaboliques auquel il est soumis toute au long de la vie. Cependant, des arguments de la littérature suggèrent que cette coopération métabolique est altérée avec l’âge et que ceci pourrait contribuer à la mise en place de désordres métaboliques. Parmi les organes impliqués dans le maintien de l’homéostasie énergétique et impactés de manière précoce au cours du vieillissement, les tissus adipeux (blancs, bruns, beiges), dont la complexité cellulaire, l’hétérogénéité et la plasticité sont aujourd’hui de mieux en mieux décrits, jouent un rôle déterminant. Nous pensons que le déclin de ces tissus adipeux au cours de l’âge pourrait contribuer à la perte de la flexibilité métabolique de l’organisme et pourrait induire une modification des flux métaboliques à l’échelle de l’organisme. Cette redistribution des flux métaboliques pourrait avoir des conséquences notables sur le métabolisme et le fonctionnement de différents organes, ainsi que sur l’homéostasie énergétique de l’organisme entier. Afin de caractériser ces flux de substrats in vivo, nous utiliserons des approches de traçage isotopique. Ceci correspond à l’injection chez la souris de substrats marqués par des isotopes lourds stables non radioactifs (13C, 15N, 2H, etc…). L’analyse de l’incorporation des carbones C13 par exemple dans les différents organes sera réalisée par des approches de spectrométrie de masse et de résonance magnétique nucléaire (RMN). Ceci permettra de déterminer le devenir métabolique du substrat injecté et de calculer les flux de métabolites à l’échelle de l’organisme.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’obtenir des données de métabolomique et de fluxomique à l’échelle de l’organisme dans un contexte de vieillissement et d’établir une cartographie des flux métaboliques au sein de différents organes au cours de l’âge. Il permettra également d’étudier le rôle des tissus adipeux dans les modifications des flux métaboliques systémiques. Ces données permettront de mieux comprendre les processus métaboliques qui contribuent à la perte de flexibilité métabolique de l’organisme au cours l’âge et de mettre en évidence des biomarqueurs et/ou des cibles thérapeutiques d’intérêt afin de vieillir en bonne santé.
Procédures
Les souris seront soit soumises à une régime riche en graisse pendant 10 semaines, soit soumises à un régime riche en graisse (10 semaines) suivi d'un accès restreint dans le temps à la nourriture pendant 2 mois, soit hébergées à une température de 30°C pendant 2 mois, soit hébergées à une température de 4°C pendant 10 jours puis des substrats leur seront injectés à l'aide d'une seringue sous forme de bolus (injection unique en intrapéritonéal ou en intraveineux au niveau de la veine caudale) ou par perfusion lente pendant 3 heures. Pendant la perfusion nous procéderons à des prélèvements sanguins réguliers au niveau de la queue (20 à 30 secondes par prélèvement) sans dépasser un volume de 200μl pour une souris de 25g. Les souris perfusées subiront au préalable une chirurgie (1 à 2 heures d'intervention) sous anesthésie et traitement analgésique afin de poser un cathéter au niveau d'une veine et relier ce cathéter à un dispositif positionné sur le dos.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables potentiel seront une perte de poids et des douleurs lièes à la chirurgie réalisée pour poser un cathéter au niveau d'une veine.
Devenir
Toutes les souris seront mises à mort au terme de chaque procédure afin de prélever le sang, les organes et tissus.
Remplacement
Notre projet consiste à étudier les flux de substrats entre différents tissus. Bien qu'un volet de notre projet ait déjà été réalisé sur des cellules cultivées, aucune technique de remplacement du modèle animal n’existe à ce jour. Il s'agit d'une étude intégrée à l'échelle de l'organisme impliquant des échanges de métabolites entre différents tissus ayant des spécificités bien distinctes. Le recours à l’animal est donc indispensable pour ce projet de recherche.
Réduction
Au regard de la bibliographie, 6 souris par condition pour des études de devenir de substrats marqués sont classiquement utilisées. Les tissus et organes prélevés seront utilisés non seulement pour étudier le devenir de ces substrats au sein des tissus et organes mais aussi pour des analyses d'expression des gènes et biochimiques (mesures d’activités enzymatiques par exemple). Nous avons en effet mis au point des conditions de préparation des tissus (lyophilisation, pulvérisation) qui nous permettront, à partir de la même poudre, de faire plusieurs analyses en parallèle. Ceci permet d’optimiser et de réduire le nombre d’animaux utilisés dans notre projet.
Raffinement
Une surveillance des souris sera réalisée tous les jours au cours des différentes procédures par les personnels de la zootechnie et 2 fois par semaine par une personne impliquée sur le projet, ceci permettant de mettre à mort les animaux ou de les écarter du protocole en cas de comportements anormaux ou de souffrance. Les points limites sont : perte de poids rapide (20% en quelques jours), prostration, poil hirsute, dos rond, ou tout autre signe clinique, jugé par le technicien expérimenté, comme indiquant un état de souffrance. Chaque étude est discutée avec l’ensemble de l’équipe de recherche afin de garantir la pertinence de chaque expérience. Pour les procédures impliquant la pose d'un cathéter, un protocole médicamenteux (solution réhydratante, analgésique et anti-inflammatoire) sera mis en place avant, pendant et après l'opération afin d'éviter la perte de poids et les douleurs. De plus le caractère grégaire des souris sera maintenu puisque les animaux ne seront jamais seuls en cage après l'opération grâce à un dispositif empêchant les souris d'abimer le cathéter ou de s'automutiler. Nous enrichirons également l’environnement de toutes les souris, favorisant le bien-être de l’animal.
Choix des espèces
Nous avons décidé de travailler sur la souris puisque cette espèce présente des souches possédant des profils métaboliques différents et qui nous paraissent tout à fait appropriées pour le développement du projet scientifique. La souris représente l'espèce animale pour laquelle l’exploration fonctionnelle métabolique est la plus aboutie. Nous avons aussi une grande expertise dans la manipulation de cette espèce et aussi l’accès à des modèles génétiques de souris invalidées pour des transporteurs de métabolites ou des enzymes clés du métabolisme. Enfin, nous travaillons sur le vieillissement, la souris permet de réduire le temps d'expérimentation car elle a une espérance de vie plus courte (1 à 3 ans) comparée au Rat (2 à 3.5 ans) ou au cobaye (4 à 8 ans). Pour cette étude, nous utiliserons uniquement des souris mâles (des résultats d’expériences préliminaires n’ont pas montré de différences significatives entre les deux sexes) à différents âges (2, 12 et 24 mois correspondant aux âges jeune, adulte, âgé) afin de caractériser les flux métaboliques au cours du vieillissement. Pour les approches nutritionnelles (régime riche en graisse et restriction calorique), elles seront réalisées chez des souris de 2 et de 12 mois, afin de déterminer si l’âge affecte la plasticité métabolique et la redistribution des flux métabolique suite à ces stress. Il en sera de même pour les souris exposées au froid. La thermo-neutralité sera réalisée uniquement sur des souris de 2 mois pour minimiser le nombre d’animaux.
Rôle de la cavéoline-1 dans la perméabilité vasculaire lié à l’exotoxine EDIN-B de S. aureus durant la bactériémie
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
1 000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent, sous anesthésie, une injection de Staphylococcus aureus ou de sa toxine, avec des prélèvements de sang, pour tester si l'absence de cavéoline-1 aggrave l'infection. Le porteur indique que les souris peuvent montrer prostration, apathie, hérissement des poils, perte de plus de 20 % du poids et forte variation de température, et que les effets sont irréversibles. Il affirme que la perméabilité vasculaire au cours de l'infection ne peut être évaluée qu'en système intégré chez l'animal.
Objectifs
Staphylococcus aureus (S. aureus) est une bactérie fréquemment retrouvée dans le nez, le tractus respiratoire et la peau. Dans certaines conditions, S. aureus peut causer un grand nombre de maladies, allant des infections mineures comme des infections superficielles de la peau et des tissus mous jusqu’à des infections mortelles telles que le syndrome de choc toxique, la pneumonie, la septicémie et l'endocardite infectieuse. C'est toujours actuellement l'une des cinq causes les plus fréquentes d'infections acquises dans les hôpitaux et souvent la cause d'infections postopératoires. Chaque année, environ 750 000 patients dans les hôpitaux de France contractent une infection staphylococcique, soit environ 4 000 décès. Par conséquent, il est crucial de définir les facteurs de risque qui contribuent à l'invasion de l'hôte par S. aureus. Les toxines de S. aureus induisent la formation de pores à travers les cellules qui favorisent la perméabilité des vaisseaux sanguins et la dissémination de la bactérie dans les organes. La protéine cavéoline-1 est un régulateur critique qui limite la formation et l’élargissement de ces pores. La perte d’expression de la cavéoline-1 entraine un doublement du nombre de pores et leur élargissement d’un facteur 3. Ces résultats étant basés sur des études in vitro, l’objectif de notre étude est de démontrer que la perte d’expression de la cavéoline-1 chez l’animal est responsable d’une hyper-susceptibilité des animaux à l'infection par S. aureus.
Bénéfices attendus
Les travaux préalables ont permis de montrer un lien causal entre la formation des pores induits par S. aureus et la survenue de dysfonctions vasculaires (œdème, hémorragie et aggravation de l’infection). Ce projet doit permettre d’apporter un bénéfice à la compréhension de la formation des pores vasculaires et leur importance dans la régulation de la perméabilité vasculaire . Ceci aura en outre des retombées probables dans la compréhension de certaines formes de maladies vasculaires conduisant à des hémorragies spontanées sans diminution du nombre de plaquettes.
Procédures
L'injection des bactéries aura lieu une seule fois sur animaux anesthésiés (durée d'anesthésie 10 min). Des prélèvements sanguins à la queue seront effectués également après anesthésie et la souris maintenue endormie jusqu'à l'arrêt des saignements (anesthésie totale 15 min). Les expériences d'injection de colorant non toxique pour vérifier l'intégrité des vaisseaux seront effectuées sur animaux sous anesthésie, maintenue pendant 20 minutes, jusqu'au prélèvement de sang en aorte qui entraine l'arrêt cardiaque et respiratoire.
Impact sur les animaux
L’ensemble des résultats obtenus in vitro sur cellules concordent pour indiquer que la perte d’expression de la cavéoline-1 entraine une augmentation du nombre et du diamètre des pores cellulaires lors de l’intoxication par la toxine EDIN. On peut anticiper que si les effets in vitro sont reproduits chez l'animal, l'absence de cavéoline-1 devrait aggraver les symptomes lors de la bactériémie à S. aureus produisant l’EDIN-B. Les animaux pourraient ainsi montrer des signes d’hyper-susceptibilité à l’infection à travers l'augmentation de perméabilité vasculaire, manifestés par un phénotype caractéristique de prostration, immobilité, apathie, hérissement des poils ou/et perte de poids de plus de 20%. La multiplication des bactéries pourrait entrainer une modification importante de la température corporelle, soit une fièvre, soit une hypothermie en cas de choc septique. Par ailleurs, concernant les nuisances liées aux actes expérimentaux, les animaux vigiles seront soumis à des actes de contentions afin d'injecter un mélange anesthésiant. Toutes les autres manipulations seront effectuées sous anesthésie. Les prélèvements non terminaux à l'extrêmité de la queue seront effectués par section < à 0.5 mm et les souris réveillées une fois l'hémostase réalisée afin de minimiser les nuisances au réveil.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issue du projet car les effets des bactéries et de la toxine sont irréversibles après l’injection et les animaux ne peuvent être ré-utilisés sous peine de créer des biais.
Remplacement
La cavéoline-1 est un gène de susceptibilité à la formation de pores transendothéliaux induits par l’EDIN-B, une toxine produite lors d'une infection par Staphylocoque. La formation de ces pores corrèle avec l’apparition de complications vasculaires. L’évaluation de la pathogénicité vasculaire de l’exotoxine EDIN-B en terme de perméabilité vasculaire au niveau des différents organes ne peut se faire que par une étude chez l’animal en système intégré.
Réduction
Pour réduire le nombre d’animaux nous partirons de nos données antérieures sur l’infection bactérienne induite par Staphylococcus aureus. Pour limiter le nombre d’animaux engagés dans cette étude nous procèderons en étapes successives, la première étape étant la comparaison des sensibilités des souris contrôles ou présentant une absence de cavéoline-1 aux souches bactériennes exprimant ou non la toxine. Si une différence est présente, l'étape-2 servira à confirmer le rôle de la toxine Edin avec des souches mutantes contrôles. Enfin, la perméabilité vasculaire sera examinée après injection i.v. de la toxine EDIN purifiée. Les effectifs ont été calculés sur la base d'une analyse de puissance. Sachant que toutes les souris ne développent pas de bactériémie, pour un risque 5% et une puissance de 80%, nous avons calculé des effectifs de 30 animaux par groupe. Ceci correspond à une différence entre les groupes variant de 0.13 à 0.35, suffisante pour répondre à la question biologique.
Raffinement
Les points-limites ont été établis pour soustraire l’animal à la souffrance, et une surveillance quotidienne des animaux nous permettra de détecter au plus tôt ces points limites. Les souris sont maintenues dans leur groupe, qui aura été mis en place une semaine avant le démarrage des expériences. La cage est enrichie en jouets, et en frisure et coton à déchiqueter pour favoriser la nidation et maintenir la température en cas de refroidissement des animaux. De la nourriture sera systématiquement placée dans le fond de la cage avant le début de l'expérience, et aux premiers signes d'apatie on rajoutera de la nourriture gélifiée, plus apétante et hydratée.
Choix des espèces
La souris est l'espèce de choix pour l'étude de l'infection par Staphylococcus aureus. C'est une espèce naturellement colonisée par S. aureus comme l'homme, qui développe des symptomes similaires à ce que l'on observe chez l'homme. De plus dans le cas de cette étude, il s'agit de déterminer le rôle de la cavéoline-1 dans le développement de l'infection, et l'utilisation des souris transgéniques invalidées pour la cavéoline-1, mâles et femelles, nous permettra d'obtenir des conclusions claires.
Syndrome de Wolfram : de la physiopathologie à la thérapie, validation de protocole(s) de thérapie génique
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système nerveux
2 592 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Dès un à deux jours après la naissance, elles reçoivent une injection de virus dans le cerveau ou dans une veine, puis, adultes, subissent des tests de mémoire reposant sur des chocs électriques aux pattes et des tests d'anxiété, pour évaluer une thérapie génique contre le syndrome de Wolfram. Le porteur met à mort tous les animaux pour prélever le cerveau et divers organes. Il affirme que ce modèle murin est "indispensable" car il serait le seul mammifère non humain à reproduire les signes neurologiques de la maladie dans un délai court.
Objectifs
Le syndrome de Wolfram est une maladie multi-organe caractérisée par un diabète sucré de type 1, un diabète insipide, une surdité neurosensorielle, une atrophie optique bilatérale et des signes neurologiques. A ce jour, aucun traitement pour lutter contre la progression de la maladie n’existe et seul le traitement des symptômes (diabète principalement) permet d’améliorer l’espérance de vie des patients. L'objectif principal de ce projet de recherche est de déterminer le potentiel thérapeutique d'une thérapie génique via l'injection de particules virales. Cette injection devrait restorer les déficits de mémoire et d'anxiété chez un modèle souris du syndrome de Wolfram. Cette étude permettra la validation de notre stratégie de thérapie génique chez le modèle murin de la maladie.
Bénéfices attendus
Les stratégies thérapeutiques dans le syndrome de Wolfram sont actuellement basées sur la prévention et le traitement des complications pour améliorer le bien-être des patients. Aucun traitement n'est disponible pour arrêter la progression de cette maladie. Touchant plusieurs organes, le syndrome de Wolfram est une maladie complexe qui nécessite des approches combinées. En développant une thérapie génique unique, qui sera délivrée de manière intra-cérébrale ou via la circulation sanguine, nous espérons arrêter la progression de la maladie. L'efficacité de notre thérapie génique dans notre modèle souris du syndrome de Wolfram permettra, à terme, le développement clinique de la thérapie génique chez les patients.
Procédures
Les nouveaux nés, 1 à 2 jours après la naissance, seront exposés à différentes procédures: anesthésie, administration cérébrale ou intraveineuse de vecteurs viraux. Cette injection sera unique, et n'excèdera pas 15 secondes. Suite à ce traitement, des analyses comportementales de la mémoire et de l'anxiété de ces animaux seront testées (6 à 8 tests de 30min maximum).
Impact sur les animaux
Les effets attendus seront soit "légers" soit "modérés" suivant les actes. Les animaux auront, 1 à 2 jours après la naissance, une chirurgie, associée à une anesthésie, permettant l'injection de virus dans le cerveau ou dans une veine de la tête. Cette intervention pourra engendrer un léger stress chez l'animal. Afin de tester leur mémoire, les souris, à 3 mois, recevront un choc éléctrique de faible intensité et de courte durée au niveau des pattes pouvant engendrer un léger stress.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés afin de collecter les structures du cerveau ainsi que divers organes. Cela permettra des analyses approfondies pour comprendre l'efficacité de notre traitement.
Remplacement
L'utilisation de modèles souris du syndrome de Wolfram pour ce projet est indispensable car ces modèles sont le seul recours mammifère autre que l'humain à présenter les symptomes neurologiques du syndrome de Wolfram dans une fenêtre de temps relativement courte permettant l'élaboration d'un traitement curatif plus rapidement.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux nécessaires à la réalisation de ce projet, les animaux utilisés en comportement seront ensuite euthanasiés et leurs organes périphériques et centraux collectés, complétant ainsi les groupes de souris pour les analyses tissulaires. Les croisements entre males et femelles seront optimisés afin de limiter le nombre d'animaux générés.
Raffinement
Au quotidien, nous procéderons à l'enrichissement du milieu avec accès à des maisons en carton et des carrés de coton afin de créer un environnement sécurisant permettant la création d'un nid. Les animaux seront manipulés tous les jours afin de créer une habituation diminuant ainsi le stress quotidien que peut représenter la présence de l'expérimentateur. L'état des animaux sera suivi régulièrement avec une surveillance journalière. Lors des tests comportementaux, les animaux ne seront pas séparés de leurs congénères et placés 20min avant le début du test dans la pièce d'expérimentation afin de leur permettre une habituation au nouvel environnement. Après les tests comportementaux, les animaux seront directement remis dans la cage d'origine à l'écart du test de comportement afin de retrouver leur environnement sécurisant. Durant les périodes de tests comportementaux, les animaux seront pesés avant chaque test afin de permettre un suivi du poids, toute perte de poids supérieure à 15% entrainant la sortie de l'animal de la procédure. Une grille de scorage définissant les points limites sera mise en place suite à l'injection des particules virales sur nouveau né. Un antalgique sera administré avant toute procédure afin de limiter la douleur des animaux.
Choix des espèces
La pathologie du syndrome de Wolfram est une pathologie touchant de nombreux organes, pour laquelle les altérations auditives et visuelles s'accompagnent de signes neurologiques et cognitifs. Seul un modèle robuste qui mime la pathologie humaine permet de tester et caractériser, au niveau fonctionnel et biologique, l'efficacité de notre traitement par thérapie génique. Les animaux seront utilisés à différents stades de développement. Les procédures d'injection de particules virales seront effectuées 1 à 2 jous après la naissance afin de garantir une dissémination efficace. Les tests comportementaux ainsi que l'euthanasie des animaux se feront à 1mois, 3 mois et 6 mois pour permettre une vision de l'évolution du traitement dans le temps.
Etude de l’impact de l’âge et du déclin des tissus adipeux sur les flux métaboliques à l’échelle de l’organisme EU2/2
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système endocrinien
972 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 618 d'entre elles et modéré pour 354. Selon les groupes, elles sont soumises à un régime gras, à une restriction alimentaire, à une exposition au froid de 4 °C pendant dix jours ou à une chirurgie de pose de cathéter, avec injection de substrats marqués et prélèvements sanguins, pour cartographier les flux métaboliques au cours du vieillissement. Le porteur situe les retombées du côté de biomarqueurs et de cibles pour "vieillir en bonne santé". Il affirme que le recours à l'animal est "indispensable" pour une étude intégrée à l'échelle de l'"organisme entier".
Objectifs
Avec l'augmentation de l'espérance de vie, améliorer ou préserver la santé et la qualité de vie des personnes afin qu'elles puissent être autonomes le plus longtemps possible représente un enjeu majeur de santé publique. Le vieillissement se caractérise par une diminution de la capacité de l’organisme à répondre aux facteurs de stress auquel il est soumis et à maintenir l'homéostasie. L’altération du métabolisme cellulaire, tissulaire et de l’organisme entier serait un des facteurs déterminants dans les pertes de fonction liées à l’âge. L’homéostasie énergétique est un état d’équilibre dynamique entre les dépenses et les apports d’énergie, qui est fondamental pour le maintien de la stabilité du milieu intérieur d’un organisme et des constantes vitales. Le contrôle de l’homéostasie énergétique repose sur la coopération métabolique entre plusieurs organes ce qui permet à l’organisme de s’adapter aux différents stress métaboliques auquel il est soumis toute au long de la vie. Cependant, des arguments de la littérature suggèrent que cette coopération métabolique est altérée avec l’âge et que ceci pourrait contribuer à la mise en place de désordres métaboliques. Parmi les organes impliqués dans le maintien de l’homéostasie énergétique et impactés de manière précoce au cours du vieillissement, les tissus adipeux (blancs, bruns, beiges), dont la complexité cellulaire, l’hétérogénéité et la plasticité sont aujourd’hui de mieux en mieux décrits, jouent un rôle déterminant. Nous pensons que le déclin de ces tissus adipeux au cours de l’âge pourrait contribuer à la perte de la flexibilité métabolique de l’organisme et pourrait induire une modification des flux métaboliques à l’échelle de l’organisme. Cette redistribution des flux métaboliques pourrait avoir des conséquences notables sur le métabolisme et le fonctionnement de différents organes, ainsi que sur l’homéostasie énergétique de l’organisme entier. Afin de caractériser ces flux de substrats in vivo, nous utiliserons des approches de traçage isotopique. Ceci correspond à l’injection chez la souris de substrats marqués par des isotopes lourds stables non radioactifs (13C, 15N, 2H, etc…). L’analyse de l’incorporation des carbones C13 par exemple dans les différents organes sera réalisée par des approches de spectrométrie de masse et de résonance magnétique nucléaire (RMN). Ceci permettra de déterminer le devenir métabolique du substrat injecté et de calculer les flux de métabolites à l’échelle de l’organisme.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’obtenir des données de métabolomique et de fluxomique à l’échelle de l’organisme dans un contexte de vieillissement et d’établir une cartographie des flux métaboliques au sein de différents organes au cours de l’âge. Il permettra également d’étudier le rôle des tissus adipeux dans les modifications des flux métaboliques systémiques. Ces données permettront de mieux comprendre les processus métaboliques qui contribuent à la perte de flexibilité métabolique de l’organisme au cours l’âge et de mettre en évidence des biomarqueurs et/ou des cibles thérapeutiques d’intérêt afin de vieillir en bonne santé.
Procédures
Les souris seront soit soumises à une régime riche en graisse pendant 10 semaines, soit soumises à un régime riche en graisse (10 semaines) suivi d'un accès restreint dans le temps à la nourriture pendant 2 mois, soit hébergées à une température de 30°C pendant 2 mois, soit hébergées à une température de 4°C pendant 10 jours puis des substrats leur seront injectés à l'aide d'une seringue sous forme de bolus (injection unique en intrapéritonéal ou en intraveineux au niveau de la veine caudale) ou par perfusion lente pendant 3 heures. Pendant la perfusion nous procéderons à des prélèvements sanguins réguliers au niveau de la queue (20 à 30 secondes par prélèvement) sans dépasser un volume de 200μl pour une souris de 25g. Les souris perfusées subiront au préalable une chirurgie (1 à 2 heures d'intervention) sous anesthésie et traitement analgésique afin de poser un cathéter au niveau d'une veine et relier ce cathéter à un dispositif positionné sur le dos.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables potentiel seront une perte de poids et des douleurs lièes à la chirurgie réalisée pour poser un cathéter au niveau d'une veine.
Devenir
Toutes les souris seront mises à mort au terme de chaque procédure afin de prélever le sang, les organes et tissus.
Remplacement
Notre projet consiste à étudier les flux de substrats entre différents tissus. Bien qu'un volet de notre projet ait déjà été réalisé sur des cellules cultivées, aucune technique de remplacement du modèle animal n’existe à ce jour. Il s'agit d'une étude intégrée à l'échelle de l'organisme impliquant des échanges de métabolites entre différents tissus ayant des spécificités bien distinctes. Le recours à l’animal est donc indispensable pour ce projet de recherche.
Réduction
Au regard de la bibliographie, 6 souris par condition pour des études de devenir de substrats marqués sont classiquement utilisées. Les tissus et organes prélevés seront utilisés non seulement pour étudier le devenir de ces substrats au sein des tissus et organes mais aussi pour des analyses d'expression des gènes et biochimiques (mesures d’activités enzymatiques par exemple). Nous avons en effet mis au point des conditions de préparation des tissus (lyophilisation, pulvérisation) qui nous permettront, à partir de la même poudre, de faire plusieurs analyses en parallèle. Ceci permet d’optimiser et de réduire le nombre d’animaux utilisés dans notre projet.
Raffinement
Une surveillance des souris sera réalisée tous les jours au cours des différentes procédures par les personnels de la zootechnie et 2 fois par semaine par une personne impliquée sur le projet, ceci permettant de mettre à mort les animaux ou de les écarter du protocole en cas de comportements anormaux ou de souffrance. Les points limites sont : perte de poids rapide (20% en quelques jours), prostration, poil hirsute, dos rond, ou tout autre signe clinique, jugé par le technicien expérimenté, comme indiquant un état de souffrance. Chaque étude est discutée avec l’ensemble de l’équipe de recherche afin de garantir la pertinence de chaque expérience. Pour les procédures impliquant la pose d'un cathéter, un protocole médicamenteux (solution réhydratante, analgésique et anti-inflammatoire) sera mis en place avant, pendant et après l'opération afin d'éviter la perte de poids et les douleurs. De plus le caractère grégaire des souris sera maintenu puisque les animaux ne seront jamais seuls en cage après l'opération grâce à un dispositif empêchant les souris d'abimer le cathéter ou de s'automutiler. Nous enrichirons également l’environnement de toutes les souris, favorisant le bien-être de l’animal.
Choix des espèces
Nous avons décidé de travailler sur la souris puisque cette espèce présente des souches possédant des profils métaboliques différents et qui nous paraissent tout à fait appropriées pour le développement du projet scientifique. La souris représente l'espèce animale pour laquelle l’exploration fonctionnelle métabolique est la plus aboutie. Nous avons aussi une grande expertise dans la manipulation de cette espèce et aussi l’accès à des modèles génétiques de souris invalidées pour des transporteurs de métabolites ou des enzymes clés du métabolisme. Enfin, nous travaillons sur le vieillissement, la souris permet de réduire le temps d'expérimentation car elle a une espérance de vie plus courte (1 à 3 ans) comparée au Rat (2 à 3.5 ans) ou au cobaye (4 à 8 ans). Pour cette étude, nous utiliserons uniquement des souris mâles (des résultats d’expériences préliminaires n’ont pas montré de différences significatives entre les deux sexes) à différents âges (2, 12 et 24 mois correspondant aux âges jeune, adulte, âgé) afin de caractériser les flux métaboliques au cours du vieillissement. Pour les approches nutritionnelles (régime riche en graisse et restriction calorique), elles seront réalisées chez des souris de 2 et de 12 mois, afin de déterminer si l’âge affecte la plasticité métabolique et la redistribution des flux métabolique suite à ces stress. Il en sera de même pour les souris exposées au froid. La thermo-neutralité sera réalisée uniquement sur des souris de 2 mois pour minimiser le nombre d’animaux.
Chirurgies d’implantation de dispositifs permettant la diffusion de substances ou le suivi de paramètres biologiques chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Rats : 2500
5 500 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Ils subissent une chirurgie d'implantation, sous la peau ou dans l'abdomen, d'un dispositif diffusant des substances ou mesurant des paramètres biologiques, avec jusqu'à quatre prélèvements sanguins par jour, puis sont expédiés vivants aux chercheurs ou tués en cas d'atteinte d'un point limite ou pour contrôle qualité. Le porteur produit ces modèles implantés pour la communauté scientifique et revendique qu'ils réduisent le stress lié aux manipulations répétées. Il prévoit des animaux surnuméraires liés au taux d'échec des chirurgies et admet un "phénotype dommageable" possible selon les besoins du projet.
Objectifs
L’objectif du projet est de permettre la production et la mise à disposition pour la communauté scientifique des modèles de rongeurs équipés de manière permanente (par technique chirurgicale) d’implants sous la peau ou dans l’abdomen permettant soit la libération de substances (comme des médicaments ou des hormones) de manière répétée ou continue, soit la mesure de paramètres biologiques (comme l’activité cérébrale, musculaire ou cardiaque ou la mesure de la tension).
Bénéfices attendus
L’utilisation de modèles implantés permet l’administration répétée ou continue de substances d’intérêts (comme des médicaments ou des hormones) ou la mesure et le suivi de paramètres biologiques (comme l’activité cérébrale, musculaire ou cardiaque ou la mesure de la tension) chez l’animal sans la moindre manipulation de la part du chercheur et sans anesthésie. Cela permet donc la réduction très importante du stress provoqué chez l’animal par des manipulations répétées. Ces administrations et mesures pourront permettre à la communauté scientifique d’augmenter leurs connaissances et leurs compréhensions sur différents domaines de recherche (maladies cardiaques, maladies du cerveau, hypertension, cancer, infertilité, …) tout en réduisant les nuisances posssibles sur l’animal.
Procédures
Tous les animaux dans le cadre de ce projet seront soumis à une procédure chirurgicale unique d’une durée d’une demi-heure à une heure sous anesthésie générale et à la mise en place d’un matériel implanté. Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis à des prélèvements sanguins (maximum 4 prélèvements sanguins par jour). Les actes de prélèvements et d’injection ont une durée d’une dizaine de secondes à une minute. Selon les besoins du projet, les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées pourront être de phénotype dommageable.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables prévus sur les animaux font suite à la mise en place de l’implant suite à la chirurgie : douleur, stress et perte de poids possible chez tous les animaux dus aux contentions, aux procédures chirurgicales, à la présence du matériel implanté. Hébergement individuel possible jusqu’à une semaine.
Devenir
Les animaux sont expédiés chez les scientifiques ou sont mis à mort dans le cas d’atteinte d’un point limite ou pour contrôle qualité du modèle.
Remplacement
La production de modèles implantés a pour objectif de mettre à disposition des modèles rongeurs implantés prêts à l’emploi pour les scientifiques. Les animaux opérés sont intégrés dans des programmes de recherche ou d’études précliniques. Ces programmes visent à étudier les réactions des organes ou du comportement des individus face à une substance ou un stimulus. Cela entraîne de nombreux mécanismes différents et implique de nombreux organes. La complexité des mécanismes mis en jeu ne permet donc pas de réaliser de nos jours de tels programmes sur des modèles in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires est défini par le scientifique. Il est possible que des animaux surnuméraires doivent être utilisés de par les contraintes du modèle, ce nombre étant basé sur les taux de réussite connus et attendus des modèles. La réduction de ces animaux surnuméraires repose sur : l'expertise de l’équipe chirurgie et la maitrise des procédures, les locaux adaptés, les données historiques, l’observation de l’état clinique de l’animal en péri-opératoire afin d’adapter les traitements post-opératoires et de diminuer la mortalité éventuelle. Le nombre d’animaux surnuméraires utilisés dans chaque procédure est déterminé au cas par cas, en fonction du degré de difficulté du modèle, du taux de succès de la chirurgie, du nombre d’animaux à opérer, de la souche, du sexe et de la provenance.
Raffinement
Les implantations permettent le suivi de paramètres biologiques ou l’administration de substances en continu sans intervention humaine ce qui permet une réduction très importante pour l’animal du stress provoqué par des manipulations répétées. Le contrôle de la douleur est réalisé par une administration appropriée d’analgésique et/ou d’anesthésie locale, sous le contrôle d’un vétérinaire. Une réhydratation est pratiquée pour tous les animaux au réveil. Une habituation par la manipulation positive des animaux peut être effectuée dès la phase d’acclimatation. Une observation quotidienne de l’état clinique général des animaux est réalisée tout au long de la procédure. Des soins spécifiques sont apportés en cas de signes cliniques. En cas de détection d’un point limite, l’animal est immédiatement mis à mort. Des points limites spécifiques sont établis et raffinés au fur et à mesure des observations. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type grille de score et document qualité d’enregistrement permettant une traçabilité.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce et de la souche est très généralement effectué par le scientifique. Le rat et la souris sont des animaux couramment utilisés dans ce type de projet. Ce sont des mammifères dont l’anatomie et la physiologie sont proches de l’homme, la disponibilité de données historiques chez ces espèces permet d’obtenir des informations fiables et pertinentes. Sont concernés ici que les animaux sevrés à partir de 3 semaines, dont la taille et le poids sont compatibles avec la pose du matériel implanté, selon les recommandations éthiques en vigueur et les recommandations du fournisseur.
Implication du MIcrobiote dans les maladies CARdiométaboliques (MICAR)
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système immunitaire
1 800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des transferts de microbiote humain par gavage puis des prélèvements de sang, pour étudier le rôle du microbiote intestinal dans les maladies cardiométaboliques. Le porteur précise qu'une souris en inconfort sera sortie du protocole et tuée plutôt que soignée, un traitement pharmacologique risquant de fausser le microbiote étudié. Il qualifie la compréhension du microbiote d'"indispensable" et juge le modèle murin "incontournable" pour ce transfert fécal.
Objectifs
Nos objectifs sont de déchiffrer (i) le rôle physiopathologique du microbiote intestinal dans les pathologies cardiométaboliques, (ii) de découvrir des biomarqueurs liés au microbiote intestinal dans ces maladies (qui pourraient être utilisés soit pour la prédiction ou le pronostique) et enfin (iii) d'effectuer des études sur la preuve du concept de développement thérapeutique pour modifier la dysbiose dans ces maladies et améliorer ainsi la santé de tous. Le premier objectif est de mieux comprendre comment le microbiote intestinal est impliqué dans les maladies cardiométaboliques. À cette fin, nous utilisons l'approche suivante : nous identifions les différences de microbiote intestinal en termes de composition, de fonction ou de production de métabolites chez des cohortes de patients humains à différents stades de gravité de la maladie pour identifier la signature de cibles bactériennes potentielles d'une maladie. Ensuite nous confirmons plus spécifiquement les cibles dans des modèles de souris humanisées dans lesquels nous pouvons transférer les selles de patients bien phénotypes et évaluer le phénotype clinique induit de façon différenciée (la glycémie, la cholestérolémie, la prise de poids, la stéatose, l'inflammation et l'athérosclérose). Ces transferts fécaux chez la souris compareront les patients avec ou sans les maladies ou à différents stades de gravité ou encore avec ou sans un médicament spécifique (en évaluant si le médicament a un impact sur le microbiote intestinal et par la suite sur la santé métabolique ou si le médicament est plus actif chez les patients avec une composition spécifique en microbiote intestinal).
Bénéfices attendus
Les travaux menés depuis 15 ans positionnent le microbiote à l’interface entre organismes vivants et leurs environnements et démontrent son influence considérable sur le fonctionnement de multiples voies métaboliques et d’un grand nombre d’organes, intestin, foie, système immunitaire, cerveau, mais aussi poumons, système cardiovasculaire, rein, os. 50% des métabolites circulants seraient issus du métabolisme bactérien. Le microbiote apparaît ainsi comme un déterminant clé au carrefour de la physiologie et de multiples pathologies en attente de progrès thérapeutiques. Il émerge aussi comme une puissante courroie de transmission des changements environnementaux et ceci en interface directe avec notre horloge biologique. En effet, sa composition en bactéries mais aussi la synthèse des multiples molécules issues du métabolisme bactérien varient en fonction du rythme nycthéméral, de l’alimentation, de la prise d’antibiotiques et de l’exposition aux agents infectieux comme aux polluants. Les modifications du microbiote induites par les changements récents de l’environnement humain semblent ainsi un acteur majeur non seulement dans l’épidémie actuelle de maladies métaboliques et inflammatoires chroniques de cancers, mais également dans la survenue de certains cancers et maladies auto-immunes. La compréhension par une approche ‘holistique’ des effets du microbiote comme des mécanismes qui contrôlent sa composition et son activité métabolique, se révèle donc aujourd’hui indispensable pour mieux appréhender la physiopathogénie de nombreuses maladies, améliorer leur prise en charge et leur prévention. Ce projet permettra de mieux comprendre les interactions entre le microbiote humain et les organes cibles des différents facteur de risque cardiovasculaires afin de pouvoir par la suite, élaborer une thérapie efficace et moins contraignante pour les patients.
Procédures
Les animaux seront tous soumis a 3 gavages de microbiote 3 jours de suite (1800 souris) et de FITC-dextran (max 360). Pour le gavage les animaux doivent être maintenu par contention douce et ferme sur animal vigile afin de ne pas les blesser et ajuster le geste de gavage à leur déglutition/respiration et à tout signe potentiel de douleur. Le gavage dure 4-5 secondes environ. Toutes les prises de sang seront réalisées sous anesthésie gazeuse (3 maximum par animal sur une période de 114 jours). Une prise de sang dure environ 10-15 secondes. La récolte des fèces sera réalisée sur des animaux vigile qui sont maintenus en cages individuelles environ 30 mn le temps de récolter des fèces fraiches au fond de la cage.
Impact sur les animaux
Les animaux pourrait souffrir d'inconfort (poils hérissés, dos vouté, hypothermie (froid au toucher) ou de comportements anormaux: immobilité, hyperactivité, diarrhée prolongée.
Devenir
Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem et cela implique donc l’euthanasie de l’ensemble des animaux à la fin des procédures
Remplacement
L’objectif du projet est d’étudier l'impact du microbiote humain sur la physiologie de l'hôte ce qui est impossible in vitro, ni possible chez l'homme in vivo. Toutes les expérimentations sur l'animal seront conduites en respectant la règle des 3R.
Réduction
Pour les analyses statistiques, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance permetant une interprétation fiable des résultats. Une visite quotidienne des animaux sera effectuée pour vérifier leur état général et ne pas atteindre un des points limites. Un nombre maximale de 1800 animaux sera utilisé sur une periode de 5 ans. Chaque groupe d'animaux fera l'objet d'une analyse complete et détaillée : suivi de la prise de poids, ramassage des feces fraiche et en fin d'étude les souris seront euthanasiés. Une analyse phenotypique complête sera réalisée sur chaque animal (tissus et contenus intestinaux). Ces analyses exhaustives évitent de multiplier les groupes experimentaux.
Raffinement
Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d'hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (6h-18h). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (6 par cage maximum) et l'isolement est évité au maximum. Le milieu est enrichi avec au choix : lanières de papier Kraft, maisons en carton, tunnel en carton ou carré de coton compacté. Si les animaux devaient souffrir d'inconfort (poils hérissés, dos vouté, hypothermie (froide au toucher) ou comportements anormal immobilité, hyperactivité, diarrhée prolongée, ils seraient alors sortis du protocole et euthanasiés car tout traitement pharmacologique visant à prévenir l'inconfort pourrait affecter le microbiote et créer un biais dans les phénotypes recherchés. Les prises de sang seront réalisées sous anesthésie gazeuse après application d'un gel ophtalmique.
Choix des espèces
Le besoin d’avoir recours à des modèles expérimentaux permettant d'évaluer des changements de microbiote et leur impact sur la sante après transfert fécal spécifique de matériel fécal humain rend le modèle murin incontournable. De même l'accès aux contenus intestinaux et aux tissus murins ayant cohabité avec un microbiote humain représente un outil de comparaison avec l'homme avant de concevoir des études cliniques plus spécifiques. Ces modèles animaux sont de plus des modèles génétiques de prédisposition aux pathologies cardiométaboliques. Nos études requièrent que les animaux soient transplantés au moment du sevrage (3 semaines) lorsque la fenêtre de transférabilité du microbiote est la plus opportune en raison de l'adaptabilité du système immunitaire. Dans les deux procédures nous devons attendre environ 3 mois pour que les phénotypes cardiovasculaires (athérosclérose) se manifestent. Entre le gavage des fèces et le sacrifice, 13 semaines s'écouleront le temps qu’un équilibre se fasse chez la souris receveuse en termes de stabilité de l’écosystème bactérien en équilibre avec le système immunitaire de l’hôte.
Le rôle de la proteine CaMK1D dans l’homéostasie énergétique
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
340 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La plupart subissent une chirurgie stéréotaxique d'injection de virus dans le cerveau ou l'implantation d'une canule cérébrale reliée à une minipompe, complétées par un régime gras, des tests métaboliques, un jeûne de 24 heures et des prélèvements sanguins. Le porteur décrit une inflammation post-chirurgicale possible et l'isolement des souris en cage individuelle pour mesurer la prise alimentaire. Il situe l'intérêt du projet dans la recherche de cibles contre l'obésité, notant que ces médicaments sont "particulièrement intéressants pour l'industrie pharmaceutique", et affirme que cette régulation ne peut s'étudier que chez la souris.
Objectifs
L'homéostasie énergétique se définit comme l'équilibre entre les entrées et les dépenses énergétiques. Les dépenses résultent principalement du métabolisme basal et de l’activité physique, tandis que les apports trouvent leur origine dans l’alimentation. L'organisme doit en permanence recueillir et interpréter des signaux hormonaux, métaboliques et nerveux émis par les tissus périphériques impliqués dans l'utilisation et le stockage de l'énergie (foie, muscle, tissu adipeux). En retour, l'intégration de ces signaux par le cerveau se traduit par la mise en place d'une réponse adaptée au niveau comportemental (manger ou jeûner) et métabolique (production de sucre par le foie et libération de lipides par le tissu adipeux en période de carence, ou bien stockage d'énergie par ces mêmes tissus en période d'abondance). Au niveau du système nerveux central, une région particulière de l'hypothalamus, le noyau arqué (ARC), joue un rôle fondamental dans la signalisation et l'intégration des messages circulants de satiété et de faim. L'ARC contient deux populations neuronales clés dans la régulation du comportement alimentaire : les neurones à Agouti-Related Protein (AgRP) stimulant la prise alimentaire et les neurones à pro-opiomélanocortine (POMC) inhibant la prise alimentaire. Nous avons observé que la prise alimentaire est réduite chez des souris dans lesquelles notre gène d'interêt est invalidé dans les neurones AgRP. Nous voulons maintenant: 1. déterminer les voies de signalisation moléculaires qui sont mises en jeu dans cette population neuronale. 2. Vérifier la réversibilité du phénotype observé chez les souris dont le gène d'intérêt est invalidé. 3. Verifier si la protéine codée par le gène d'intérêt peut être une cible thérapeutique pour le traitement de l'obésité.
Bénéfices attendus
Au cours de la dernière décennie, l'humanité a été confrontée à une épidémie d'obésité et de Diabète de Type 2 (DT2) en rapide augmentation. Le nombre de sujets touchés continue d'augmenter dans les économies de marché établie et de façon encore plus spectaculaire dans les économies émergentes et en développement très peuplées. Le mode de vie sédentaire et la suralimentation expliquent cette propagation épidémique de la maladie. Une approche simple consisterait donc à adapter les habitudes personnelles en conséquence. Malheureusement, cette approche ne fonctionne que pour un petit sous-ensemble de la population, car elle exige une maîtrise de soi très forte et n'est pas suffisante lorsque le diabète à part entière est déjà apparent. Si d'énormes efforts de recherche ont été déployés pour élucider et cibler les pathomécanismes de l'obésité et du DT2, le tableau est encore loin d'être complet. Par conséquent, de nouvelles perspectives de recherche menant à des approches thérapeutiques sont fortement demandées pour prévenir les énormes coûts de santé et les conséquences négatives du mode de vie moderne. Notre étude se concentre sur un rôle potentiel d'un gène d'intérêt dans la régulation neuronale de la prise alimentaire et du comportement alimentaire. Des mutations du gène étudié ont été trouvées dans de nombreuses cohortes de diabétiques DT2. Nos données laissent entrevoir un rôle spécifique de ce gène dans le contrôle de la prise alimentaire, une fonction qui n'a pas été mise en avant jusqu'à présent. Les expériences suggérées sont conçues pour explorer davantage les mécanismes moléculaires reliant notre gène d'intérêt à la prise alimentaire, ce qui sera nécessaire pour déterminer si la protéine codée par ce gène est ou non une nouvelle cible thérapeutique pour le traitement de l'obésité. Par ailleurs, l'utilisation d'inhibiteurs ciblant la famille de notre protéine d'intérêt nous permettra de fournir une première preuve de concept qui déterminera si l'inhibition pharmacologique est effectivement une voie à privilégier. En effet, les médicaments réduisant l'obésité sont particulièrement intéressants pour l'industrie pharmaceutique, notamment en combinaison avec des médicaments qui agissent pour restaurer la fonction cellulaire. Ainsi, notre approche jettera les bases de nouvelles perspectives thérapeutiques pour les patients atteints d'obésité.
Procédures
230 animaux subiront, sous anesthésie générale, une chirurgie stéréotaxique afin d’injecter des adénovirus associés dans une zone particulière du cerveau. La durée de la chirurgie, de l’induction de l’anesthésie au réveil, est 1h – 1h30. Avant et après l'injection de virus, ils seront soumis à des tests métaboliques (1 test par semaine - 4 tests prévus). Pour chaque test ils subiront 4 injections IP (1inj/jour pendant 4 jours - durée 10 sec/inj). 90 souris seront soumises à un régime enrichi en gras qui entrainera une prise de poids. Ces animaux subiront, sous anesthésie générale, l’implantation par chirurgie stereotaxique d’une canule dans une zone particulière du cerveau. La canule est reliée à une minipompe implantée sous la peau du dos au cours de la même chirurgie. 1 semaine avant et 1 mois après la chirurgie, un prélèvement sanguin à la veine temporo mandibulaire (durée : 30-45 sec.) est réalisé sur les animaux vigiles. Par ailleurs, au cours du mois suivant la chirurgie, ces animaux seront soumis à des tests métaboliques (1 test/semaine). Le premier nécessite 1 injection IP ( durée 10 sec) et des prélèvements d’une goutte de sang (2µl - durée 5sec.) à la veine de la queue à des temps post-injection précis. Le 2ième nécessitera 4 injections IP (1 inj/jour - durée 10 sec.)
Impact sur les animaux
La chirurgie stereotaxique est utilisée pour délivrer des vecteurs viraux (adénovirus associés) dans une zone particulière du cerveau. Ces vecteurs permettront l'expression de notre protéine d'intérêt ou de récepteurs particulier dans des populations neuronales spécifiques. La chirurgie pourrait provoquer une réaction inflammatoire locale post-chirurgicale. Différents tests métaboliques sont décrits dans ce projet: Le premier est un test de sensibilité à la ghréline (hormone de la faim) qui, pour habituer les animaux, nécessite une injection IP de NaCl0.9% quotidienne pendant jours sans aucun effet prévu. Le jour du test les animaux subiront une injection IP de ghréline qui stimulera leur appétit. Le deuxième est un test de réalimentation après un jeûne de 24H. L'effet de la mise à jeun sera la stimulation de leur appétit et une perte de poids passagère. Un troisième test est décrit, il s'agit d'un test de tolérance au glucose. Un bolus de glucose est administré par voie IP, ce qui aura pour effet l'élévation de la glycémie (taux de glucose sanguin). La glycémie est mesurée à différents temps pour évaluer la capacité à Les animaux recevront une injection stéréotaxique qui pourra provoquer une inflammation post-chirugie. La procédure pour tester la sensibilité à la ghréline nécessite l'injection quotidienne intrapéritonéale de NaCL 0.9% afin d'habituer les souris avant le jour du test. Le test de réalimentation après un jeûne prolongé nécéssite une mise à jeun des souris pendant 24H. Une diète riche gras pour créer une environement obésogène sera mis en place chez les souris traitées avec l'inhibiteur pharmacologique, ce qui peut creer un inconfort chez les souris. Pour les expériences nécessitant la mesure de la prise alimentaire, les souris seront individualisees dans les cages. La tolérance au glucose nécessite l'injection d'un bolus de glucose qui peut entrainer un inconfort chez la souris.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé pour des études histologiques.
Remplacement
La régulation de l'homéostasie énergétique nécessite la participation de plusieurs organes interdépendants (foie, îlots de Langerhans dans le pancréas, muscles, tissus adipeux, cerveau). Ces mécanismes complexes ne sont présents que dans des organismes complexes tels que la souris.
Réduction
Nous utiliserons un total de 340 animaux. Le nombre d’animaux testés dans chaque expérience nous permettra une comparaison statistique adaptée entre les différents groupes tout en tenant compte des impératifs de réduction. Par ailleurs, toujours par souci de réduction, plusieurs tests métaboliques (avec un temps de récupération adapté pour les animaux) seront réalisées sur les mêmes cohortes de souris.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des cages avec un enrichissement essentiel pour leur bien-être (Coton + Carton). La litière des animaux est remplacée une fois par semaine. Les animaux sont surveillés par le personnel qualifié tous les jours. Le stress lié aux procédures nécéssitant l'isolement des animaux sera diminué par l'usage de cages transparentes rendant leurs congénères visibles. Aucune douleur ou souffrance n'est attendu dans la plupart des procédures expérimentales utilisées mais l'usage d'anesthésique et d'analgésique sera systématique pour les procédures expérimentales potentiellement douloureuses. L'habituation des souris à l'opérateur aura systématiquement lieu quelques jours avant l'expérience et les différentes expériences seront réalisées par du personnel qualifié afin d’éviter le stress lié à la manipulation des animaux. Les volumes de sang prélevés seront réduits au minimum nécessaire pour les analyses biochimiques et les volumes injectés seront adaptés au poids de chaque animal afin de ne pas induire de stress supplémentaire. Chaque semaine, la prise de poids, la quantité de nourriture sont mesurées permettant ainsi un suivi hebdomadaire des souris. Les animaux seront surveillés quotidiennement pour réduire tout inconfort ou douleur qui se développerait et des points limites seront déterminés pour éviter toute souffrance animale. Tout signe de douleur sera pris en charge en prenant les mesures appropriées en fonction du niveau de douleur observé, après avis vétérinaire. Les injections stéréotaxiques seront réalisées par une personne détentrice d'une formation en chirugie et formé spécifiquement à cet acte chirurgical.
Choix des espèces
Dans le domaine du métabolisme, la souris est un modèle animal déjà validé. D’autre part, l’utilisation des souris se justifie également par l’existence de lignées génétiquement modifiées dans lesquelles le gène codant pour la protéine CaMK1D est invalidé. Les chirurgies stéréotaxiques concernant l'injection des AAVs seront réalisées chez des animaux âgées de 8 semaines, stade auquel toutes les structures cérébrales sont pleinement développées. Les animaux seront nourris avec de la nourriture riche en gras dès l'âge de 5 semaines afin de favoriser une prise de poids optimale (PE3)
Evaluation de candidats médicaments sur un modèle murin de sclérodermie systémique
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système immunitaire
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. On leur pose chirurgicalement une pompe diffusant de la bléomycine pour induire une sclérodermie, puis on administre les composés à tester par des voies variées et on prélève 7,5 % de leur sang chaque semaine, avant la mise à mort. Le porteur revendique un modèle répondant à un "besoin important de santé" et affirme qu'aucune approche in vitro ne peut remplacer l'animal. La souffrance déclarée reste au niveau sévère, ce qui soumet le projet à une évaluation rétrospective.
Objectifs
La sclérodermie systémique (SSc) est une maladie orpheline atteignant le tissu conjonctif. Son origine n’est pas connue mais son apparition et sa progression impliquent très certainement des facteurs environnementaux sur un fond génétique de susceptibilité. La physiopathologie est dominée par des lésions microvasculaires responsables de lésions endothéliales couplées à la production de nombreux médiateurs pro-inflammatoires favorisant un remodelage vasculaire. Un processus d’auto-immunité serait également impliqué supportant l’entretien, la progression et le maintien de la pathologie. Ces différents éléments soutiennent l’apparition de lésions fibrotiques liées à l’accumulation de dépôt multi-viscéral de matrice extracellulaire résultat d’une rupture de l’équilibre synthèse/dégradation de ces composés matriciels. La SSc est responsable d’une réduction significative de la survie, en particulier dans les formes diffuses au cours desquelles les atteintes viscérales sont fréquentes. Une meilleure compréhension de la physiopathologie de cette maladie permet de proposer des approches thérapeutiques afin d’optimiser la prise en charge des patients. Ce projet s’inscrit donc dans une étude préclinique visant à proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques afin d’améliorer le traitement des patients atteints de sclérodermie systémique. Ce travail permettra également de comparer les candidats médicaments au traitement de référence de cette maladie, le Tofacitinib. Plusieurs voies d’administration de ces composés seront envisagées afin de couvrir au mieux les potentiels effets recherchés sur la sévérité et la progression de cette maladie dans le modèle murin utilisé.
Bénéfices attendus
Le modèle animal de sclérodermie systémique (SSc) utilisé dans cette étude est pertinent pour évaluer de nouveaux candidats médicaments dans le processus inflammatoire de la maladie afin de répondre à un besoin important de santé.
Procédures
Les souris seront soumises à une chirurgie préalable pour la pose d'une pompe Alzet par le fournisseur. La pompe Alzet est nécessaire au délivrement de la bléomycine en sous-cutanée afin d'induire la sclérodermie du modèle. Selon la demande de notre partenaire, la molécule à tester pourra être administrée dans l’eau de boisson, dans l’alimentation, par gavage, inhalation, injections intra péritonéale (à l'aide d'une aiguille 25-27G), intravasculaire (à l'aide d'une aiguille 29-30G), sous-cutanée (à l'aide d'une aiguille 25-27G), intradermique (à l'aide d'une aiguille 30G) intramusculaire (à l'aide d'une aiguille 29-30G). La fréquence/durée de l'administration est variable en fonction de la demande de nos partenaires, tout en respectant les caractères de l'éthique animale. Un volume maximum de sang de 7,5% du volume total sera collecté 1 fois par semaine. Un prélèvement en point final de sang, et d'autres organes/fluides auront lieu après euthanasie de l'animal pour histologie, analyse cellulaire, moléculaire et fonctionnelle ex-vivo afin d'évaluer l'efficacité des composés testés.
Impact sur les animaux
Les effets directs et indirects de la procédure chirurgicale de pose de la pompe Alzet par les fournisseurs des animaux sont décrit au sein de leur autorisation de projet (Voir numéro indiqué en 4.2). Ils regroupent la récupération post-opératoire (douleur et stress) dû à l’anesthésie et à la procédure chirurgicale. Cette chirurgie peut également induire une possible perte de poids, une mise en tension de la peau et un possible risque de nécrose en cas de tension trop importante, la création d’un espace vide en sous cutané, une gêne mécanique et une gêne dans les déplacements (troubles légers de l’équilibre dus à la présence d’un poids sur un côté). C'est pourquoi les animaux seront surveillés quotidiennement post-induction de la maladie et pendant toute la durée de l'étude. L'aspect général et le poids des souris seront évalués post-induction sous la forme d’un score prédictif de la douleur. Ce projet étant classé à un stade sévère, il fera l'objet d'une évaluation rétrospective.
Devenir
A l'issue de l'ensemble du projet les animaux seront mis à mort dans le but d'étudier l'effet du composé testé sur l'inflammation et la résolution de l'inflammation.
Remplacement
Le remplacement de l'expérimentation animale par des essais sur culture cellulaire n'est pas possible dans ce modèle. En effet, les modifications physiopathologiques nécessaires au développement de l'inflammation sont très complexes et nécessitent la mobilisation d'effecteurs moléculaires et cellulaires nombreux. Il est impossible d'explorer l'ensemble de ces événements par une approche substitutive de culture cellulaire. Il est donc important de pouvoir disposer de modèles physiologiques pertinents pour permettre une recherche fondamentale et appliquée sur l’inflammation tout en évaluant l'efficacité de nouvelles molécules à visée thérapeutique.
Réduction
Aucune étude pilote ne sera effectuée de part la robustesse du modèle utilisé (description et publications). Le nombre de souris nécessaires a été défini de façon à obtenir une puissance statistique suffisante (test non-paramétriques de Mann-Whitney et Kruskal Wallis) pour pouvoir interpréter et valider les résultats d’expérience. Le nombre de 10 animaux par condition test correspond à la quantité minimale nécessaire pour cet objectif.
Raffinement
Les expérimentateurs et les animaliers sont formés aux différentes manipulations garantissant le bien-être animal. Le suivi des compétences est reporté de manière individuelle sur un livret de compétence mis à jour régulièrement. Le projet étant classé à un grade sévère, la Structure en charge du Bien-Etre Animal sera impliquée dans le bon déroulé de l'expérience et ce projet fera l'objet d'une évaluation rétrospective. Les souris seront hébergés selon les conditions de la réglementation 2010/63, en unités ventilées. Un cycle jour/nuit de 12h/24h est assuré de façon automatique et la température est maintenue constante à 22°C. Leur environnement sera enrichi (igloo, buchette) afin d'éveiller leurs sens, leur curiosité, leur activité physique. Les animaux seront pesés et leur aspect général sera suivi quotidiennement et reporté sur une feuille clinique par les animaliers et les expérimentateurs ayant connaissance du modèle (signes cliniques attendus) afin d'apporter les meilleurs soins aux animaux. L’atteinte d’un point limite défini dans la procédure avant la fin de l’expérimentation entrainera l'euthanasie de l'animal.
Choix des espèces
Les modifications physiopathologiques nécessaires au développement de la sclérodermie systémique sont très complexes et nécessitent la mobilisation d'effecteurs moléculaires et cellulaires nombreux. Dans ce projet, les expériences in vivo sont donc indispensables car il n’existe pas de procédé in vitro ou in silico pour évaluer d’une part la délivrance de composés mais également leur efficacité sur la maladie. La souris est largement décrite pour être une espèce de choix dans ce modèle compte tenu des outils cellulaires et moléculaires existants. La majorité des expériences sera réalisée chez la souris C57Bl/6J. Cependant, la souche peut différer en fonction des souhaits des sponsors. Les souris utilisées auront entre 7 et 12 semaines afin d'avoir des sujets adultes avec un système immunitaire mature.
Etude de la biodistribution et de l’élimination de différents nanomédicaments
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
624 rats vont être utilisés, dans des procédures classées en gravité légère, la plupart tués pour prélever leurs organes et 66 réutilisés dans un autre protocole. Chaque rat reçoit une injection intraveineuse, dans la veine du pénis ou de la queue, puis jusqu'à huit prélèvements sanguins sous anesthésie ou un séjour de 24 heures en cage métabolique, pour suivre la distribution de nanocapsules dans l'organisme. Le porteur présente ces données comme "indispensables" pour lever les freins à l'accès des nanomédicaments aux essais cliniques, retombée renvoyée à un travail ultérieur. Le rat est choisi pour sa volémie, jugée suffisante pour des prélèvements répétés.
Objectifs
Contexte méthodologique : Les nanocapsules lipidiques (NCL) sont formulées selon un procédé d’inversion de phase. Ces NCL sont des nanoparticules de structure semblable à des lipoprotéines synthétiques, de tailles comprises entre 10 et 130 nm et mono disperses. Elles sont constituées d’un coeur huileux composé de triglycérides à chaîne moyenne, entouré par une membrane constituée de lécithine et d’un tensioactif pegylé. De nombreux travaux dans le domaine du cancer ont été réalisés sur ces particules démontrant leurs intérêts in vitro et in vivo. Cependant, il n’existe actuellement aucune étude de biodistribution et d'élimination quantitative de ces NCL qui suive l’intégrité de la particule. Ce projet de recherche a pour objectif de mettre au point une méthode d’extraction des NCL à partir de fluides et d’organes afin de quantifier les NCL intactes dans ces organes.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra pour la première fois de fournir des résultats de biodistribution et d'élimination de différentes NCL chez le rat. Les données obtenues feront ensuite l'objet d'un travail de recherche à part entière d'analyse pharmacocinétique (analyse non compartimentale puis pharmacocinétique de population puis analyse physiological-based pharmacocinétique PB-PK). Ces dernières analyses fourniront une simulation du profil pharmacocinétique des NCL chez l'Homme, ce qui n'a encore jamais été réalisé. Ces analyses pharmacocinétiques constituent des données pré-cliniques indispensables qui permettront de lever les freins limitant actuellement l'accès aux essais cliniques des nanomédicaments.
Procédures
Une injection intra-veineuse (1 minute) et maximum 8 prélèvements de sang sous anesthésie générale (2 minutes par prélèvement). Une injection intra-veineuse (1 minute) et mise en cage métabolique pendant 24h maximum pour collecte de l'urine.
Impact sur les animaux
Les seuls nuisances de ce protocole sont : - Injection dans la veine du pénis et prélèvement dans la veine caudale. - 24h maximum en cage métabolique
Devenir
Dans la mesure où les organes des animaux doivent être prélevés, les animaux seront euthanasiés sous dioxyde de carbone (CO2) selon la procédure décrite en 3.3.3. En revanche, les animaux utilisés pour le recueil urinaire (n=66, A2 + B3) pourront être ré-utilisés dans un autre protocole si celui-ci le permet.
Remplacement
Avec l'objectif d'utiliser des animaux les plus petits possible pour ce protocole, le rat a été choisi. Les rats Sprague-Dawley seront utilisés à l’âge d’entre 8 et 12 semaines pour avoir des animaux adultes présentant une volémie suffisante pour des prélèvements répétés. Au vu de la courbe pondérale, les animaux mâles devraient peser aux alentours de 400g maximum, soit un volume de sang total estimé de 24 ml. La somme des volumes de sang prélevés chez un animal sur une durée de 24h pendant ce projet est inférieure à 7,5% de la volémie.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe a été réduit au minimum statistique de 6.
Raffinement
Les animaux seront surveillés en permanence pendant la quasi totalité des expériences (injection et prélèvement et injection et mise en cage métabolique). L'expérimentateur veillera en continu au bien être de l'animal, une grille avec un score sera mis en place pour évaluer l'état de souffrance des animaux. En cas de souffrance observée et d'atteinte du point limite, l'animal sera retiré de l'étude. Afin de limiter le stress de l'animal, toutes les injections intra-veineuses (IV) et tous les prélèvements de sang seront réalisés sous anesthésie générale. La douleur et les traumastismes seront au stade de léger étant donné qu'il n'y aura pas plus que l'introduction d'une aiguille dans un tissu ou 24h maximum en cage métabolique.
Choix des espèces
Cette étude pharmacocinétique nécessite des prélèvements de sang. Etant donné la faible volémie des souris, le rat a été choisi.
Protéines bactériennes mimétiques de l’ocytocine – rôle dans la régulation du comportement social
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système endocrinien
500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales et un gavage gastrique quotidien de bactéries pendant vingt-huit jours, puis passent une batterie de tests comportementaux, test des trois chambres, open field et labyrinthe en O, avant d'être tuées et disséquées. Le porteur étudie des protéines bactériennes imitant l'ocytocine et affirme que l'étude pourrait déboucher sur une stratégie contre les troubles du spectre autistique, dont il rappelle qu'aucun traitement spécifique n'existe. Il indique que seul un modèle mammifère entier permet de comprendre le rôle de ces protéines sur le comportement social.
Objectifs
L'ocytocine (OT) est une hormone peptidique produite dans le cerveau et sécrétée dans le sang. L'OT joue un rôle majeur dans la régulation du comportement motivationel, y compris la stimulation des interactions sociales, la réduction du stress et de l'agressivité, l'amélioration de l'humeur et des émotions et la réduction de l'apport alimentaire. Ainsi, l'activation de la signalisation OT est connue comme une cible pharmacologique valable pour le traitement des troubles neuropsychiatriques tels que l'autisme, la dépression, etc. Des immunoglobulines (Ig) réactives à l'ocytocine ont été détectées chez l'homme et les rongeurs, mais leur origine reste inconnue. Auparavant, nous avons découvert que les IgG réactives aux neuropeptides peuvent être stimulées par des protéines mimétiques bactériennes et que ces protéines peuvent avoir un effet direct sur la signalisation neuroendocrinienne. Dans le présent projet, nous identifierons à l'aide de la protéomique et validerons fonctionnellement à l'aide d'approches in vitro et in vivo des protéines mimétiques bactériennes de l'OT dans les micro-organismes commensaux qui peuvent être présentes dans le microbiote intestinal et peuvent être utilisées comme probiotiques potentiels pour le traitement des troubles de spectre autistique (TSA). Pour les expériences in vivo, nous utiliserons 500 souris qui recevront des protéines mimétiques bactériennes de l'OT et leur comportement locomoteur, social et anxieux sera étudié à l'aide d'une batterie de tests comportementaux classiques.
Bénéfices attendus
Les résultats de cette étude devraient permettre des avancées significatives dans la recherche fondamentale et translationnel biomédicale : 1. L'étude déterminera si les protéines bactériennes et les peptides dérivés de bactéries intestinales commensales pourraient avoir des effets physiologiques sur le comportement social et l'anxiété de l'hôte. 2. L'étude contribuera à développer une nouvelle stratégie thérapeutique pour le traitement des TSA chez l'homme. En effet, la prévalence des cas de TSA, présente actuellement chez 1 sujet sur 50, est en constante augmentation et, malheureusement, aucun traitement spécifique n'est disponible.
Procédures
Pas de prélèvement ni d’opérations sont prévus sur animaux vigiles. Seuls interventions seront des injections intraperitineal dans le cadre de l'immunisation ou administration en aigu de proteines et des peptides ou le gavage gastrique avec des bacteries probiotiques. - Le nombre et durée d'interventions sont les suivantes: - Immunisation par injection (IP) : instantanément, ~ 2 sec, 2 injections espacés de 2 semaines; - Injection IP : instantanément, ~ 2 sec, une seule fois avant chaque test du comportement, 3 injections totale ; - Gavage gastrique : ~ 5 sec, une fois par jour pendant 28 jours - Test du comportement social « 3 chambres », 20 min - Test du comportement anxieux « Open field » 20 min - Test du comportement anxieux « O-maze » 5 min
Impact sur les animaux
Nous n'attendons pas de manifestations indésirables chez les animaux qui seront utilisés dans ces études. Les procédures expérimentales sont classées légères. Les traitements ne doivent pas enduire ni douleur ni inflammation ni changement du comportement qui pourrait nuire à bien-être des animaux.
Devenir
Suite aux traitements par les protéines mimétiques de l'OT et l'analyse du comportement social et anxieux des souris seront tuées et leurs tissues seront prélevés pour une analyse biochimique.
Remplacement
Au cours de ce projet, les effets fonctionnels des protéines et peptides mimétiques de l’OT seront tout d'abord évalués in vitro sur une lignée de cellules exprimant le récepteur de l’OT. Cette approche nous permettra de sélectionner les peptides ayant une activité OT-like avant l'étude in vivo. Ceci nous permettra de réduire significativement le nombre d'animaux pour la validation d’activité de protéines mimétiques d’OT.
Réduction
En accord avec des expériences antérieures et pour limiter le nombre d'animaux utilisés, les processus physiologiques étudiés seront analysés sur des lots de 10 souris par condition de traitement. Ces effectifs nous assureront d’obtenir des données statistiquement comparables. De plus, les procédures de tests du comportement social et anxieux, n’impliquant pas d’effet néfaste à long-terme, vont être menées successivement sur les mêmes animaux intercalées avec des périodes de repos au cours desquelles les paramètres physiologiques et le bien-être des souris seront régulièrement évalués.
Raffinement
Le bien-être de l’animal sera évalué quotidiennement par la mesure des prises de nourriture et de boisson, et le suivi du poids de chaque animal. Au cours des expérimentations, une observation continue des animaux nous permettra d’arrêter le protocole en cas de souffrance. Avant le début de l’expérimentation les animaux seront acclimatés à l’animalerie pendant une semaine. Afin de réduire le stress des animaux, nous allons respecter une pause de 2 jours entre les tests comportementaux. Dans notre étude, nous avons aussi choisi à utiliser les souris BTBR comme un modèle génétique de l’insuffisance du comportement sociale. Bien que la mise au point de ce modèle soit plus chère, ça permet d’éviter la souffrance des animaux dans le cas d’utilisation des modèles du déficit social induit par l’administration des toxines.
Choix des espèces
Seule l’utilisation d’un modèle mammifère intégré, donc in vivo chez l’animal entier, peut nous permettre de comprendre, de façon globale, le rôle des protéines mimétiques bactériennes de l’OT dans la régulation du comportement social et anxieux. La souris adulte represente une espece de choix pour la recherche des mecanismes moleculaires impliqués dans la régulation du comportement social et anxieux.