Éthologie / comportement / biologie animale

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Moutons : 10
Souffrances
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Devenir
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Construire un outil de réalité virtuelle pour former les inséminateurs suppose ici d'imager l'utérus de brebis gestantes. 10 brebis vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, et toutes retourneront à l'élevage pour mettre bas puis entrer dans de nouveaux protocoles. À quatre reprises, aux 30e, 50e, 90e et 120e jours de gestation, chacune subit une échographie sur animal vigile puis une anesthésie générale avec intubation orotrachéale pour cinquante minutes d'IRM. Le porteur reconnaît ne disposer d'aucune référence sur l'effet de quatre anesthésies répétées sur le développement du fœtus, et évoque un retard de croissance possible ainsi qu'une inflammation de la trachée des brebis.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans un programme sur le thème de la reproduction ovine et plus précisément de l’insémination artificielle. L’insémination artificielle (IA) chez les ovins consiste à déposer la semence d’un bélier dans le vagin d’une brebis, à l’entrée du col de l’utérus (cervix). Ce geste, appelé IA cervicale, nécessite une bonne connaissance de l’anatomie du tractus génital ovin (vagin, cervix, utérus), et est réalisé par des inséminateurs agréés, formés (théorie et pratique) sur animaux vigiles. Nous souhaitons développer un outil de réalité virtuelle de l’anatomie de la brebis basé sur l’inclusion d’images échographiques de brebis dans un outil existant, qui permettra de proposer une formation pratique virtuelle à l’insémination avant la mise en pratique sur animaux vivants.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d’obtenir des données anatomiques de référence sur la morphologie du tractus génital et du fœtus au cours de la gestation chez la brebis. L’imagerie IRM du fœtus au cours du développement permettra de constituer une banque de données de référence sur le développement du fœtus (dimensions, orientation, impact de la gemellité). Le projet réalisera des images en simultané par échographie et IRM à différentes étapes du développement. Cela permettra d’évaluer par IRM l’efficacité de l’échographie pour les diagnostics de gestation, le dénombrement des fœtus (simples, jumeaux, triplés) et éventuellement mesurer des paramètres de normalité du développement (taille du crâne par exemple). L’outil permettra aux éleveurs d’anticiper le nombre d’agneaux à naitre et d’améliorer les conditions d’élevage. Toutes les données seront incluses dans un modèle virtuel de développement fœtal ovin. Un outil virtuel du tractus génital de brebis sera développé à l’aide d’un casque de réalité virtuelle. Cet outil sera utilisé par différentes organisations : - universitaires : les universités et écoles vétérinaires pourront former les étudiants à l’anatomie de la brebis sans utiliser d’animaux, former les vétérinaires à des gestes opératoires sur un modèle virtuel avant de pratiquer sur animaux vivants. Cette méthodologie de création d’outils virtuels d’insémination / opération / traitement thérapeutique pourra ensuite être appliquée à d’autres espèces. - professionnelles : les structures de formation des inséminateurs pourront former les inséminateurs à l’IA cervicale et intra-utérine sur un modèle virtuel avant de pratiquer sur animaux.

Procédures

A quatre reprises au cours du protocole (30ème, 50ème, 90ème et 120ème jour de gestation), les animaux seront soumis à une échographie de l’utérus en étant vigile (5 min) puis à une anesthésie générale suivie par une acquisition IRM pour imager le tractus génital et le fœtus (50 min).

Impact sur les animaux

Les animaux pourront subir un stress lors de la manipulation pour chaque anesthésie et échographie, ainsi que pendant le transport de l’élevage vers la plateforme (et le retour). Un hématome peut apparaître lors de l’induction de l’anesthésie par voie intraveineuse. Nous ne disposons pas de références sur l'effet que les 4 anesthésies répétées pourraient avoir sur le développement du foetus. Un retard de développement pourrait être une conséquence. Les intubations orotrachéales répétées à 30 jours d'intervalle peuvent entraîner une inflammation de la trachée des brebis.

Devenir

Toutes les brebis retourneront à l'élevage pour achever leur gestation, mettre bas, et entrer dans de nouveaux protocoles.

Remplacement

Le développement fœtal est un processus complexe qui ne peut pas, à ce jour, être remplacé par des modèles in vitro.

Réduction

La morphologie du tractus génital et du fœtus ovin varie entre individus. De plus, les gestations sont simples, jumellaires ou, plus rarement, triples. Pour avoir a minima 3 animaux par condition, nous avons retenu un nombre de 10 brebis pour tenir compte de cette variabilité.

Raffinement

L’IRM est un outil de choix pour investiguer de façon précise et non invasive des questions au niveau de l’organe ou du tractus entier. Les animaux expérimentaux feront l’objet d’une surveillance accrue dans la période qui suivra l’administration de l’anesthésie pour l’imagerie. Pendant toute la durée de l’expérimentation, ils seront maintenus en groupe au sein d'un environnement social stable, dans des conditions adaptées aux herbivores, litière de paille et foin ad libitum. Ils seront manipulés dans le calme par des agents expérimentés. Ils seront mis à jeun 12 heures avant l’anesthésie avec abreuvement adlibitum. Le protocole d'anesthésie sera adapté afin de s'adapter au statut gestant des brebis, et de limiter au maximum les effets potentiels sur le foetus. Prémédication et induction par injection, Intubation orotrachéale puis inhalation d’un mélange gazeux d’oxygène 100%, et maintien de l'anesthésie par perfusion pendant l’imagerie. Les animaux seront perfusés avec du glucose pendant la durée d'acquisition à l'iRM. Ils seront maintenus sous oxygène à la fin de l’anesthésie pour améliorer la qualité et la rapidité du réveil. Dès que l’animal présentera les premiers signes de déglutition ou de clignement des paupières, il sera extubé.

Choix des espèces

Le modèle ovin est retenu comme modèle animal de gestation multiple et pour des raisons agronomiques (diagnostic de gestation). Les brebis seront adultes et gestantes pour étudier le développement fœtal.

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Souris : 10000
Souffrances
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Devenir
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L'extrémité de l'oreille est coupée sur chaque animal au sevrage, entre trois et quatre semaines, en même temps que la pose d'une puce électronique. 10 000 souris vont être soumises à ce prélèvement dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, et toutes seront gardées en vie pour être utilisées dans d'autres expériences. Le porteur présente l'opération comme un gain pour les souris elles-mêmes, puisqu'elle évite les contentions répétées qu'imposait le génotypage sur poils. Il invoque dans le même paragraphe les gestes posturaux du personnel et le coût économique et écologique du doublement des analyses moléculaires.

Objectifs

L’animalerie réalise l’identification des lignées de souris par l’injection d’une puce électronique nécessaire au suivi des animaux et aux expérimentations. Un échantillon au niveau de l’oreille est prélevé sur l’animal afin de procéder au génotypage. En effet, le génotypage sur poils n’a pas permis de donner des résultats robustes et fiables, notamment pour des triples lignées à génotyper, ainsi que pour des gènes situés dans des parties condensées du génome moins accessibles. De plus l’utilisation de la méthode de génotypage sur bulbes pileux engendrent également des contaminations éventuelles qui n’est pas observé pour des biopsies d’oreilles. Cela entraîne de devoir reprélever parfois plusieurs fois les animaux, ce qui va à l’encontre du principe de raffinement (nouvelle contention des souris), des gestes posturaux répétés pour le personnel, et le doublement des techniques moléculaires de génotypage ayant un coût économique et écologique notamment. Le nombre total d’animaux dans ces expériences sera de 10000 souris.

Bénéfices attendus

Nous réduirons le stress des souris en leur évitant de multiples contentions et prélèvement de poils.

Procédures

Une biopsie de l’extrémité de l’oreille sera prélevée à 3-4 semaines pour le génotypage de tous les animaux. La durée du prélèvement est de maximum 10 secondes.

Impact sur les animaux

Le prélèvement de l’extrémité de l’oreille afin de pouvoir réaliser le génotypage de façon robuste entraîne un léger stress lors de la contention et une douleur légère de courte durée .

Devenir

La totalité des animaux parentaux seront gardés en vie à l’issu de cette procédure pour des fins expérimentales

Remplacement

Le prélèvement de poils ou de biopsie d’oreilles ne peut être remplacé pour génotyper les animaux.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés sera réduit au minimum, puisque certains accouplements issus d’accouplements homozygotes ne seront pas prélevés.

Raffinement

Le milieu est enrichi avec entre autres, une cabane en carton et des frisotis en papier kraft pour optimiser le maintien de leur chaleur corporel et de leur bien-être. Les animaux seront habitués au contact du personnel, et les prélèvements sont les plus brefs possibles. Au sevrage, des bouchons d’aliments seront placés directement dans la cage pour favoriser la prise alimentaire des jeunes sevrés. Des points limites ont été mis en place pour limiter la douleur pour chaque procédure et seront appliqués.

Choix des espèces

Les biotechnologies de création de lignées transgéniques sont très développées chez la souris et permettent d'obtenir des modèles rapidement et à moindre couts. De plus, la souris se reproduit vite et exprime divers comportements publiés dans de nombreux articles scientifiques depuis très longtemps ce qui permet l'étude de mécanismes de la reproduction et des comportements qui sont les thèmes principaux de recherche abordés par les utilisateurs. Tous les animaux auront donc une biopsie de l’extrémité de l’oreille qui est peu innervée et irriguée à 3-4 semaines au moment du sevrage qui est réalisée en même temps que le puçage des animaux. Le stade choisi permet d'exercer une seule contention brève pour le puçage et le génotypage.

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Bovins : 40
Souffrances
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Devenir
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40 jeunes bovins vont être utilisés pendant huit à dix mois, 24 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 16 dans un niveau léger. Trois séries de prélèvements comprennent 18 mL de sang à la veine caudale, une fouille rectale et 400 mL de jus de rumen recueillis par sonde gastro-œsophagienne, geste qui peut irriter l'œsophage. Quinze jours à l'attache en stalle complètent la mesure de digestibilité. L'additif testé doit réduire les émissions de méthane entérique, et les 24 animaux du volet digestibilité sont abattus pour que leur carcasse soit évaluée, les 16 autres vendus sur pied. Le porteur indique avoir déjà mené les tests in vitro sur la fermentation du rumen et revendique un "besoin" d'animaux expérimentaux pour confirmer les effets in vivo.

Objectifs

L'objectif de cette expérimentation, menée chez le jeune bovin engraissé avec des régimes à base d’ensilage d’herbe, est de mesurer les émissions de méthane entérique, les performances zootechniques (in vivo et à l’abattoir), la digestibilité de la ration, la partition de l'azote alimentaire, ainsi que les modifications du métabolisme protéique et de la structure du microbiote ruminal induites par la supplémentation de la ration avec un additif anti-méthanogène. Un objectif secondaire consistera à confirmer ou identifier des proxies plasmatiques, urinaires, fécaux et ruminaux permettant de prédire les émissions de méthane, la digestibilité de la ration et les rejets d'azote urinaire chez le bovin engraissé.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de confirmer l'effet anti-méthanogène de l'additif, d'identifier les mécanismes d'action de l'additif sur le microbiote ruminal et d'évaluer les effets secondaires de cet additif sur la digestion, les rejets d'azote, le métabolisme, les performances et la qualité de la carcasse de l'hôte. L’ambition est d'implémenter des bases de données incluant des données phénotypiques de bovins, tels que l'émission de méthane entérique, la digestibilité de la ration, et les rejets d'azote, ainsi que des prédicteurs de ces phénotypes d'intérêt zootechnique (microbiens, analyse fécale (spir), abondance naturelle isotopique, métabolites sanguins) difficiles à mesurer en pratique avec des méthodes de réference.

Procédures

Durant les 8-10 mois de l'expérimentation, 3 prélèvements de sang, de fécès et de jus de rumen auront lieu en début, milieu et fin de période. Le volume de sang prélevé au niveau de la veine caudale sera à chaque fois de 18 mL. La prise de sang durera moins de 3 minutes. La collecte de fécès sera de 500g et se fera en quelques secondes lors de la déféquation de l'animal. Le prélèvement de jus de rumen d'un volume de 400 mL sera réalisé en 3 minutes par prélèvement gastro-oesophagien. La fréquence des prélèvements exclue tout type de complications liée à la récupération des animaux. La phase de digestibilité durera 15 jours (5 jours d'habituation à l'environnement et 10 jours de mesures).

Impact sur les animaux

Différents prélèvements (collecte de jus de rumen, fécès, sang) sont prévus pour caractériser la réponse physiologique, métabolique et digestive des bovins allaitants. Le prélèvement de jus de rumen sera réalisé par prélèvement gastro-oesophagien (PGO) et pourrait engendrer une légère iritation de l'oesophage. La prise de sang sera effectuée à la veine caudale et les de prélèvements de fèces par fouille rectale. Ces prélèvements seront réalisés en cage de contention et sont susceptibles d'induire de l'inconfort (léger à modéré) pendant la manipulation. La fréquence des prélèvements des 3 matrices (fécès, sang et jus de rumen) sera limitée au minimum nécessaire à savoir en début, milieu et fin d'expérimentation pour mesurer une cinétique d'action du produit. Au total, les animaux seront prélevés 3 fois pendant l'essai qui durera entre 8 et 10 mois. La contention de l'animal pour ces 3 prélèvements durera 10 minutes maximum. Concernant la digestibilité, les animaux seront à l'attache durant 15 jours dont 5 jours d'habituation. (cf préconisations consortium Eu-smartcow)

Devenir

A l'issue de cette expérimentation, les 16 animaux de la procédure 1 seront vendus sur pieds. Les 24 autres animaux (ceux ayant participé à la procédure 2) seront abbatus car leur carcasse sera évaluée pour l'étude des performances zootechniques à l'abbatoir.

Remplacement

La réponse concomittante de l'hôte et du microbiote ruminal à l'additif ne peut à ce jour être remplacé par aucune stratégie in vitro ou in sillico. L'un des objectifs du projet est d'identifier et de valider des indicateurs ou biomarqueurs capables de prédire la digestibilité de la ration et les rejets d'azote, deux paramètres qui nécessitent actuellement l’utilisation de cages de digestibilité. En conséquence, nous avons besoin de méthodes de référence qui ne peuvent être remplacées par la procédure en cours. À terme, ces indicateurs pourraient être proposés comme alternative aux méthodes de référence nécessaires en recherche. L'utilisation des techniques in-vitro pour étudier l'effet de l'additif sur la fermentation ruminale a été déjà réalisée et par conséquent nous avons besoin d'animaux expérimentaux pour confirmer les effets in-vivo.

Réduction

Pour cette expérimentation, 40 jeunes bovins seront mobilisés. Ce chiffre est basé sur les résultats obtenus au préalable par notre équipe chez le jeune bovin Charolais en engraissement alimentés avec des régimes comparables. Pour les mesures de digestibilité notre objectif est de démontrer l'absence de différence entre les deux traitements (test d'équivalence). Pour cela nous avons obtenu 20 animaux par traitement en considérant une absence d'effet lorsque la différence entre les deux traitements est inférieur à 2%. Dans le cadre cette expérimentation, les émissions de méthane seront mesurées au moyen de 2 collecteurs et analyseurs d'air (GreenFeed), une alternative toute aussi précise mais moins contraignante que les chambres respiratoires pour les animaux.

Raffinement

Les bâtiments sont dotés d'équipements pemettant un enrichissement du confort des bovins (brosses) et un suivi fin de leur santé et de leur bien-être (outils d'élevage de précision). Les animaux sont habitués à la cage de contention (passage systématique tous les 15 jours pour effectuer des pesées et notes d’état corporel). De plus, les prélèvements de fecès par fouille rectale ne sont réalisés que si les animaux ne défèquent pas naturellement. Concernant la phase d'étude de la digestibilité, les stalles ont été développées pour répondre aux besoins des animaux en termes de bien-être animal. Elles sont ainsi modulables pour s'adapter à la morphologie de l'animal, sont équipées de tapis et offrent un accès à volonté à l'eau et au sel. Ces stalles ouvertes permettent aux animaux de garder un contact visuel, auditif et olfactif entre eux. Concernant les points limites, l’ensemble des manipulations (contention + prélèvement) n’excèdera pas 10 minutes par animal et dans le cas contraire, sera reporté ou annulé. Pour le prélèvement d'adipocyte, une anestésie locale sera mise en place sur la zone d'incision. Les signes de modification de comportement dans la prise alimentaire, la posture, la réactivité ou/et les vocalisations seront surveillés les jours suivants les prélèvements. Dans le moindre doute, le vétérinaire d'élevage sera contacté et les soins prescrits mis en place et si besoin l'animal sera sorti de la procédure.

Choix des espèces

En France, l’agriculture représente 19% des émissions de gaz à effets de serre (selon le CITEPA), dont près de la moitié provient des élevages bovins lait et viande. Les émissions de méthane entérique, coproduit de la digestion de la cellulose par les ruminants, représentent environ 50% des émissions de GES d’une exploitation bovine. Le méthane entérique des bovins représente donc près de 5% des GES totaux français. Les élevages bovins lait et viande sont ainsi confrontés aux objectifs de décarbonation des activités. Il convient donc d'acquérir des références sur les bovins allaitants pour lesquels, on dispose de très peu de références. Les jeunes bovins seront en croissance dans des conditions similaires à ceux élevés pour la filière commerciale.

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Souris : 630
Souffrances
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Devenir
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 630

630 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélèvement de tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les souriceaux porteurs de la mutation, dont 40 à 50 % meurent avant le sevrage et 60 % de ceux-là dans les 48 heures suivant la naissance, subissent une pesée quotidienne et des injections répétées pendant huit à quatorze jours. Les retombées biomédicales annoncées restent au conditionnel, ces souris pouvant selon le porteur devenir de nouveaux modèles précliniques d'une maladie rare, tandis que l'absence de groupe témoin est présentée comme un gain sur le nombre d'animaux. Aucun modèle alternatif crédible n'existerait pour le stade de la naissance, et la souris est décrite comme la référence "incontournable" du domaine.

Objectifs

Notre projet vise à étudier des modèles murins "perte de fonction" pour une portion spécifique du génome de la souris qui abrite deux gènes. Chez l'humain, ce locus est positionné dans une zone chromosomique où des anomalies génétiques entraînent une maladie rare. Cette maladie se caractérise par un tableau clinique complexe, notamment à la naissance avec un retard de croissance et de nombreux dysfonctionnements métaboliques et hormonaux. Nos résultats préliminaires révèlent que nos modèles murins récapitulent certains aspects de la pathologie humaine. C’est dans ce contexte que s’inscrit cette demande qui vise à atténuer, totalement ou partiellement, les anomalies périnatales des souriceaux génétiquement modifiés par des interventions pharmacologiques ou environnementales.

Bénéfices attendus

Notre programme de recherche vise à associer génétique et exploration phénotypique afin d’approfondir notre compréhension du rôle régulateur de deux gènes dans la survie, la croissance et l’adaptation hormonale et métabolique en période périnatale. L’étude de leur fonction à ce stade critique représente un enjeu majeur, tant sur le plan conceptuel que logistique. Par ailleurs, les expériences proposées pourraient avoir des retombées significatives dans le domaine biomédical, nos souris mutées pouvant constituer de nouveaux modèles précliniques de la maladie. Elles offriraient ainsi une opportunité unique de caractériser les étapes précoces de la pathologie, qui se manifestent dès la naissance.

Procédures

Lorsque les souriceaux sont injectés et pesés en même temps la durée est de 1 à 2 minutes soit entre 8 et 14 jours selon le traitement. Les simples pesées quotidiennes durent moins d’1 minute.

Impact sur les animaux

Le phénotype de cette lignée est que les souriceaux KO sont de plus petite taille et présentent une mortalité périnatale avec une pénétrance incomplète, avec 40-50% des souriceaux mutant qui décèdent avant le sevrage, dont environ 60% dans les 48 heures suivant la mise-bas. Les pesées quotidiennes des souriceaux peuvent induire un léger stress et une douleur légère. Les injections quotidiennes de traitement sur plusieurs jours peuvent entrainer un stress et une douleur modérés.

Devenir

Tous les animaux des procédures sont mis à mort pour réaliser des prélèvements pour des analyses.

Remplacement

Nos gènes d’intérêts sont exclusivement retrouvés chez les mammifères placentaires et sont exprimés uniquement dans le cerveau. Ce mode d’expression strictement neuronal, associé à leur apparition tardive au cours de l’évolution des mammifères, restreint considérablement le choix de modèles d’étude biologiquement pertinents. Ainsi, toutes les études publiées à ce jour ont été menées chez la souris, d’autant que ce modèle reproduit certains traits pathologiques caractéristiques de la maladie. Enfin, notre demande porte sur un stade de développement crucial : la naissance. À ce jour, il n’existe aucun modèle alternatif crédible et biologiquement pertinent pour cette étude.

Réduction

Notre stratégie de croisement permet de limiter le nombre d’animaux à produire. En effet, nous attendons à ce que 50 % des souriceaux présentent la délétion pour nos gènes d’intérêts contre seulement 25 % avec des croisements classiques. De plus, notre choix initial de traiter tous les individus sans inclure de contrôle contribue également à cette réduction puisque nous comparons uniquement deux groupes au lieu de quatre. Cet aspect est particulièrement important dans le contexte d’une expérimentation en aveugle et d’une mortalité à pénétrance incomplète. Le fond génétique, particulièrement adapté aux analyses métaboliques, contribue également à limiter la taille des groupes étudiés. Sur la base de notre expérience avec un autre modèle de souris mutées et des données disponibles dans la littérature, 15 portées par condition étudiée devraient assurer une puissance statistique suffisante. Enfin, à l’issue des expérimentations, nous prélèverons et archiverons un maximum de tissus issus d’un même individu afin d’anticiper d’éventuelles analyses anatomiques et moléculaires ultérieures.

Raffinement

Ce projet a pour objectif de suivre la survie et la prise de poids des souriceaux mutants grâce à un traitement pharmacologique ou environnemental. Les pesées et les injections de traitements seront effectuées au même moment pour ne réaliser qu’une seule préhension et contention. Nous réaliserons une surveillance deux fois par jour pour les traitements pharmacologiques et une fois par jour pour les interventions environnementales. Ce qui nous semble être un bon compromis pour le déroulement de nos expériences. L’aspect, les fonctions corporelles et le comportement des animaux seront pris en compte à chaque observation. Des points limites précoces seront mis en place pour les traitements pharmacologiques. Si les animaux présentent des signes de souffrance alors ils seront mis à mort. En revanche il n’y a pas de points limites spécifiques pour les interventions environnementales.

Choix des espèces

Tous les modèles animaux de la pathologie décrits à ce jour ont été réalisés chez la souris. Ce modèle murin est donc devenu la référence incontournable dans notre domaine de recherche, car il permet non seulement d’établir des comparaisons avec les données existantes dans la littérature, mais aussi de réduire le nombre de souris en évitant la répétition d’expériences déjà publiées et donc pouvant être considérées comme inutiles sur le plan éthique. Notre demande porte sur un stade de développement crucial, la naissance, jusqu'au sevrage des souriceaux.

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Céphalopodes : 129
Souffrances
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▲ 129
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Devenir
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 81
 48

129 seiches sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 81 d'entre elles étant ensuite réutilisées dans d'autres tests du laboratoire et 48 femelles anesthésiées à l'éthanol et au chlorure de magnésium puis décapitées. Les tests consistent à filmer mâles et femelles séparés par des barrières transparentes, dans une eau rendue trouble à l'argile pour simuler une pollution visuelle, certains mâles recevant crabes et crevettes à volonté pour améliorer leur condition. L'équipe veut savoir si les reflets polarisés de la peau des mâles renseignent les femelles sur leur qualité, et s'ils servent de canal de communication invisible pour les prédateurs. Le porteur écrit qu'"aucun effet indésirable n'est attendu sur les animaux" et que le projet "n'inclut aucune procédure inhumaine ou sévère", tout en programmant la décapitation de 48 femelles pour examiner leur cerveau.

Objectifs

L'utilisation de la lumière polarisée par les animaux a été largement étudiée dans le contexte de la navigation, du contrôle de la trajectoire ou de la sélection de l'habitat. Dans ces cas, les animaux, principalement des espèces invertébrées, utilisent les informations contenues dans la lumière polarisée pour s'orienter dans leur environnement. Des découvertes récentes ont révélé que certaines plantes et certains animaux possèdent des structures capables de réfléchir, de bloquer ou de transmettre la lumière polarisée, ce qui permet d'utiliser les signaux polarisés comme outil de communication au sein d'une espèce ou entre espèces Bien que nous soyons conscients de l'existence d'informations polarisées et de la présence de structures réfléchissantes et transmissibles produisant des signaux polarisés, les informations transmises par ces signaux et leur réception neuronale sont encore inexplorées. Ce projet s'articulera autour de trois objectifs afin de combler les lacunes actuelles dans le domaine : Le premier objectif vise à mettre en lumière l'utilisation et les informations contenue dans les signaux polarisés chez la seiche. En utilisant des tests comportementaux, nous souhaitons évaluer si les signaux polarisés contiennent des informations sur la qualité des mâles et s'ils sont utilisés comme un moyen de communication caché lors de la reproduction. En effet, les prédateurs des seiches, principalement des gros poissons et mammifères, ne sont pas capable de détecter les signaux polarisés. Le deuxième objectif vise à tester la résilience des signaux polarisés lorsque les conditions environnementales sont impactées par de la pollution visuelle. En utilisant une eau trouble comme source de pollution sensorielle, nous explorerons si les signaux polarisés permettent une meilleure détection des mâles et une meilleure transmission des signaux par rapport à l'utilisation d'information colorées seules. Enfin le troisième objectif utilisera des techniques neuromoléculaires pour déterminer le traitement neuronal des indices visuels et des signaux polarisés utilisés dans la communication au sein d'une espèce.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à comprendre l'évolution des motifs réfléchissants la lumière polarisés en étudiant la fonction et l'utilisation des signaux polarisés lors de la communication mâle-femelle chez la seiche. Les premier et deuxième objectifs du projet fourniront des informations cruciales sur l'évolution des signaux polarisés en explorant (i) l'hypothèse basée sur le contenu pour expliquer l'évolution des structures réfléchissantes de polarisation de la seiche. En d’autre termes, nous testerons si les signaux polarisés contiennent des informations sur la qualité des mâles et sont utilisés par les femelles pour les sélectionner. (ii) L'hypothèse fascinante concernant l'utilisation des signaux polarisés comme mode de communication secret. Et enfin (iii) l’hypothèse basée sur l’efficacité de transmission des signaux polarisés. En utilisant la turbidité comme source de pollution sensorielle, nous évaluerons si les signaux polarisés permettent une meilleure détection des mâles et une meilleure transmission des signaux dans des conditions environnementales changeantes, répondant ainsi à un défi socio-environnemental urgent. En effect, de nos jours, il est impératif de comprendre les effets anthropogéniques sur les comportements des animaux afin de développer des outils adaptés pour les atténuer. Le troisième objectif du projet a pour but d’évaluer le traitement neuronal des signaux polarisés émis pendant la parade nuptiale ainsi que l'effet de la turbidité sur la réception des signaux polarisés. Par conséquent, pour cet objectif, seul des femelles seront utilisées pour évaluer le traitement neuronal des signaux polarisés. Cela contribuera à rétablir l'équilibre entre les sexes dans les études neuroscientifiques, qui présentent actuellement un fort biais masculin.

Procédures

Un total de 129 animaux seront utilisés sur deux ans dans le cadre de ce projet. Chaque sujet sera soumis à des tests comportementaux non-invasifs pour évaluer l'utilisation des signaux polarisés dans le choix de partenaire. Pour chaque individu, les expérinces seront répartis sur une durée d'un mois maximum, après quoi les individus seront utilisé dans d'autres tests comportementaux au sein du laboratoire à des fins de réduction 5 (3Rs). Un total de 48 femelles seront anesthésiées puis euthanasiées, selon la procédure en vigueure, afin d'effectuer les travaux de neurobiologie et répondre au troisième objectif du projet.

Impact sur les animaux

Aucun effet indésirable n'est attendu sur les animaux. Les bassins pour maintenir les animaux seront enrichis d'abris et de plantes pour simuler leur environnement naturel. Les seiches seront nourries quotidiennement avec des crustacés et leur état de santé sera contrôlé quotidiennement. Les tests comportementaux consisteront à observer et filmer des mâles et des femelles testés dans de grands bassins expérimentaux. Les individus seront séparés par des barrières transparentes permettant uniquement l'échange de signaux visuels. Ces tests n'impliquent pas de stress supplémentaire pour les animaux par rapport à la maintenance des animaux au sein du laboratoire. Seul le transport des animaux de leurs bassins de stockage jusqu'au bassin expérimental est susceptible d'engendrer un stress par rapport aux animaux ne participants pas à ces procédures. Afin de minimiser ce stress, nous utiliseront de larges bassines rectangulaires qui seront immergées dans les bassins de stockage des seiches pour les récupérer. Les bassines seront de nouveau immergé dans le bassin expérimental, permettant de garder les seiches immergées dans l'eau lors des déplacements. Le déplacement des individus sera toujours suivi d’un temps d’acclimatation au bassin expérimental. Pour répondre au premier objectif du projet, nous optimiserons la condition de certain mâles en leur fournissant un régime alimentaire plus varié (crabes et crevettes) et ad libitum comparé aux autres mâles profitant d'une alimentation suivant les normes de laboratoire (deux crabes par jour). Pour répondre au second objectif du projet de l'argile bentonite sera utilisée afin de rendre l'eau turbide. Cette source naturelle de turbidité, est couramment utilisée dans les études sur la turbidité et il a été démontré qu'elle n'avait pas d'impact négatif sur la santé des organismes marins. Les seiches que nous testerons sont exposé à des niveaux de turbidité variable dans leur milieu naturel et un apport de turbidité dans les bassins expérimentaux peut être ainsi considéré comme un enrichissement. Ce projet ne comprend aucune procédure inhumaine ou sévère et sera mené de manière à éviter tout stress des individus.

Devenir

Ce projet de deux ans a pour but d'étudier l'utilisation de signaux polarisés lors de la reproduction chez la seiche. Il nécessite donc de réaliser des études comportementales ainsi que des travaux en neurobiologie sur des seiches adultes. Les 81 seiches utilisées lors des tests comportementaux pourront être réutilisées pour d'autres tests prévus au sein du même laboratoire. Les 48 femelles utilisées pour les travaux en neurobiologie seront anesthésiées puis euthanasiées, selon la procédure en vigueur. Cette mise à mort est incontournable pour évaluer le traitement neuronal des signaux polarisés émis pendant la parade nuptiale ainsi que l'effet de la turbidité sur la réception des signaux polarisés.

Remplacement

Les protocoles expérimentaux sont conçus pour évaluer directement le comportement et la neurobiologie des animaux; il n'est donc pas possible de remplacer l'utilisation des animaux. Des seiches provenant d'une population sauvage stable seront utilisées dans les expériences.

Réduction

Pour chaque expérience, le nombre minimum d'individus permettant d'obtenir une puissance statistique sera utilisé (calculé sur la base des données précédentes publiés dans les papers nationaux et internationaux). Chaque expérience comprend des individus focaux, en d'autres termes, les individus sur lesquels la majorité des données seront prélevées pendant les analyses videos et neurobiologiques (mâles dans les expériences permettant de répondre aux objectifs 1 et 2, et femelles pour l'objectif 3) et des individus auxiliaires (individus du sexe opposé). Les individus auxiliaires seront réutilisés dans et entre les tests expérimentaux (par exemple, les femelles utilisées pour répondre à l'objectif 1 seront réutilisées pour l'objectif 3). Les animaux focaux utilisés dans les tests comportementaux seront réutilisés pour d'autres expériences dans le cadre d'autres projets existants menés au sein du laboratoire, réduisant et optimisant ainsi le nombre de sujets utilisés pour la recherche. Objectif 1 : Un maximum de 90 individus sera utilisé dans les tests comportementaux (45 mâles focaux + 30 à 45 femelles auxiliaires). Objectif 2 : 21 individus au total seront utilisés pour un test comportemental (16 mâles focaux + 5 femelles auxiliaires). Objectif 3 : 64 individus au total seront utilisés pour l'évaluation neurobiologique (48 femelles focales + 16 mâles auxiliaires). Sur les 64 individus utilisés pour répondre au troisième objectif du projet, 30 femelles et les 16 mâles auxiliaires seront réutilisés à partir de l'objectif 1.

Raffinement

Ce projet n'inclut aucune procédure inhumaine ou sévère et sera mené de manière à éviter la douleur ou le stress des individus. Les bassins pour maintenir les animaux seront enrichi d'abris et de plantes pour simuler leur environnement naturel. Les bassins expériementaux seront partiellement couverts avant le début des tests afin de fournir un abri aux animaux et enrichis avec du sable dès que possible. L'étude neuromoléculaire (Objectif/Procédure 3) suivra les procédures standard pour les expériences terminales sur les céphalopodes (c'est-à-dire l'anesthésie recommandée avec de l'éthanol et du chlorure de magnésium suivie d'une décapitation rapide, données publiées) garantissant un stress minimal pour les animaux. L'état de santé des sujets sera contrôlé quotidiennement. Si un sujet semble souffrant ou présente un appétit réduit ou absent, il sera isolé dans un bassin de quarantaine et son état de santé sera contrôlé par le capacitaire céphalopodes de l'établissement et le vétérinaire référant si nécéssaire.

Choix des espèces

Parmi les animaux marins, la seiche est probablement celle qui possède la résolution la plus fine pour discriminer les informations contenues par lumière polarisée. Non seulement elles excellent dans l'extraction d'informations polarisées, mais elles possèdent également des iridophores: sturctures à haute réflectance qui réfléchissent la lumière polarisée. Les seiches mâles en possédent notamment sur leurs ornements sexuelles. La seiche peut contrôler sa production de signaux polarisés par l'expansion et la contraction de cellules situés au-dessus de la couche d'iridophores dans le derme. Il s'agit d'une capacité rare parmi les espèces possédant des structures réfléchissant la polarisation. Ces différentes caractéristiques font de la seiche une espèce modèle parfaitement adaptée pour étudier l'évolution des structures réfléchissantes polarisées et l'utilisation des signaux de polarisation dans la communication au sein d'une espèce. Des adultes reproducteur mâles et femelles seront donc utilisé afin de mettre en lumière la fonction des signaux polarisés lors de la reproduction chez la seiche.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 150
Souffrances
▲ -
▲ 150
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 145
 5
 -

Capturés dans une colonie sauvage de 20 000 couples reproducteurs, 100 manchots royaux adultes et 50 poussins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Certains ont déjà été suivis les années précédentes sans que le porteur puisse l'établir avec certitude, les bagues métalliques ayant été abandonnées pour leurs effets délétères à long terme. Chaque oiseau subit jusqu'à sept prises de sang à la veine alaire en un an, la pose sous la peau d'un transpondeur, un enregistreur fixé aux plumes du dos pendant huit à quinze jours, et un capteur avalé qui reste dans son tube digestif de sept jours à deux mois. Les 145 oiseaux relâchés sur leur site de capture et les 5 réutilisés échappent à la mise à mort, le porteur limitant chaque manipulation à moins de 35 minutes, yeux couverts d'une cagoule opaque.

Objectifs

A l’échelle de la Terre, l’environnement change à un rythme sans précédent. Le changement climatique, la fragmentation des habitats, les interactions entre l’homme et la nature, l’émergence de nouvelles maladies ; tous ces facteurs exercent une pression intense sur des écosystèmes autrefois préservés. De tels changements sont exacerbés dans les milieux polaires des hautes latitudes où le forçage climatique, l’écotourisme et les zones de reproduction limitées accentuent le stress auquel sont soumis les populations animales, en particulier les oiseaux marins. Des connaissances sur les adaptations physiologiques individuelles des oiseaux marins et leurs limites sont nécessaires pour comprendre et prédire si les individus et les populations sont capables ou non de faire face aux changements environnementaux. Le présent projet a pour ambition de poursuivre un observatoire à long terme des réponses physiologiques des manchots royaux aux changements de leurs environnements. Le projet sera construit en combinant des données précédemment collectées, complétées par un suivi annuel d’un échantillon représentatif de manchots se reproduisant dans différentes conditions coloniales et saisonnières (l’objet de la présente demande). Ce suivi permet d’étudier la variabilité inter- et intra-annuelle des réponses physiologiques (en termes d’énergie, de température corporelle et de stress) mises en oeuvre par les oiseaux face aux changements à terre de leur micro-habitat, des conditions de vie en colonie, du parasitisme et de la prédation. En combinant des protocoles d’échantillonnage standardisés sur le long-terme à des outils d’analyse statistiques avancés, nous étudions la contribution des différentes sources exogènes de pressions environnementales (climat, prédation, parasitisme, dérangement lié à l’homme) au phénotype du stress ainsi qu’à la reproduction et al croissance du manchot royal, afin de comprendre à quels facteurs et à quelles périodes ces animaux sont le plus vulnérables.

Bénéfices attendus

Les changements climatiques actuels et ceux prédits par les différent scénarios IPCC posent de nouvelles contraintes pour les espèces animales. Les observations répétées de stress thermique chez le manchot royal (i.e. comportement de halètement et ajustements posturaux des adultes diminuant la protection de l’œuf et du poussin) suggèrent que les espèces sub-Antarctiques sont également sensibles au stress thermique de chaleur, mais il n’existe à ce jour aucune données / publications sur cet enjeu majeur de conservation de la biodiversité. Les résultats obtenus seront cruciaux pour ajuster les projections concernant les dynamiques de populations de cette espèce en fonction des différents scénarios climatiques futurs (IPCC) pour renforcer les mesures de protection des espèces en fonction de leur sensibilité, et permettrons l’utilisation de l’approche la moins invasive possible pour d’autres étude du stress thermique de chaleur chez le manchot royal et possiblement d’autres espèces sub-Antarctiques et Antarctiques

Procédures

Les animaux seront soumis à maximum quatre types d’interventions sur animaux vigiles (maximum 100 adultes de 50 couples et leurs 50 poussins) : - Prélèvement sanguin à la veine alaire (7x en l’espace d’environ 1 an, durée du prélèvement ~ 2 minutes) - Implantation sous-cutanée d’un transpondeur d’identification thermo-sensibles (durée de la pose < 5 min) - Pose d’un enregistreur électronique comportant un accéléromètre tri-dimensionnel et un cardio-fréquencemère sur une durée de 8 à 15j - Equipement avec un logger ingérable mesurant la température interne (en place pour 7 jours à 2 mois selon la durée de rétention naturelle dans le tractus digestif)

Impact sur les animaux

Les procédures du projet sont assez peu invasives (capture, prise de sang, marquage par transpondeur sous-cutané, équipement avec loggers peu invasifs) mais soumettent les individus à un stress de courte durée (manipulations < 35 min). Des manipulations relativement similaires réalisées depuis plus de 15 ans n’ont pas révélé d’effets indésirables sur la reproduction ou la survie des individus.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les animaux seront relâchés sur leur site de capture. Des animaux ayant participé au suivi à long-terme (classe Légère) les années antérieures comme adultes reproducteurs ou comme poussins pourront être à nouveau suivis, bien que cela reste rare du fait de la taille de la colonie d’étude (20000 couples reproducteurs) et de l’absence de marquage externe permanent des individus ; les bagues métalliques ayant été abandonnées du fait d’effets délétères à long-terme. Etant donné la légèreté des procédures, et l’intervalle de temps d’au moins une année entre la première utilisation et la seconde, aucun effet cumulatif n’est attendu.

Remplacement

Le but de ces études est de comprendre les stratégies adaptatives de l’animal dans son milieu : les méthodes alternatives sont donc inexistantes. De plus, nous étudions un modèle animal qui présente des adaptations particulières et quasi-uniques dans le règne animal, ceci permet d’aborder la notion fondamentale des compromis énergétiques ayant des répercussions sur le taux de reproduction et de survie de l’individu. Nos expérimentations ont pour but de cerner les capacités physiologiques et comportementales d’adaptation de ces animaux aux contraintes de l’environnement, un point clé dans la compréhension des réponses populationnelles au changement global.

Réduction

Le projet est réfléchi afin de réduire au maximum l’impact des procédures sur le bien-etre des animaux et réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Nous mutualisons nos animaux et données avec d’autres programmes scientifiques (la base de données a vocation à être entièrement publique d’ici à 2027, les premiers élements étant déjà publiés en ligne) et cherchons à répondre à plusieurs problématiques en n’utilisant qu’un groupe d’oiseaux. Par ailleurs, les effectifs animaux sont choisis à minima (12-13 couples par zone * 4 zones contrastées pour le suivi longitudinal) au regard d’analyses statistiques permettant de caractériser la variation naturelle observée. Ceci comprend notamment l’étude de l’attribution de variance à travers de modèles statistiques complexes (Modèles Linéaires Mixtes Généralisés (GLMMs), Analyses en Composantes Principales (ACPs), Equations d’Estimations Généralisées (GEEs)).

Raffinement

Des précautions particulières sont prises pour minimiser le dérangement des animaux et réduire l’impact des procédures sur leur bien-être. En termes de Raffinement, nous avons développé une méthodologie d’étude du fonctionnement mitochondrial visant à remplacer les biopsies musculaires par l’analyse des cellules sanguines, ce qui limite considérablement le côté invasif des expérimentations. De manière semblable, nous combinons l’utilisation de transpondeurs pour l’identification des animaux avec la collecte des données de température corporelle afin de minimiser le côté invasif de nos manipulations (transpondeurs thermo sensitifs). Les interventions sur les animaux se limitent en fait à des captures, pesées, mensurations, prises de sang à la veine alaire, identification par transpondeur et pose de biologgers externes ou ingérables. Le temps de manipulation est réduit au minimum grâce notamment à l’intervention de chercheurs confirmés et formés à manipuler des manchots royaux. Durant les manipulations les animaux ont de plus les yeux couverts d’une cagoule opaque qui limite leur stress. Toutes les manipulations sont effectuées dans le calme et les oiseaux sont surveillés en permanence pendant les interventions et quotidiennement après. Nous avons fixé le point limite d’arrêt des manipulations à l’apparition de polypnée (indice du stress de l’animal) ou d’une apathie. Les biologgers utilisés sont fixés (de manière non permanente) en externe sur les plumes dorsales, ce qui n’entraine pas de souffrance chez l’animal. Les modèles que nous déployons sont utilisés en routine avec succès chez cette espèce depuis plusieurs années, sans effets négatifs sur la reproduction et la survie.

Choix des espèces

Le manchot royal est choisi comme modèle au regard de son écologie chez l’adulte que le poussin. Les adultes se nourrissent en mer et jeûnent plusieurs semaines lors des séjours à terre, durant l’incubation et la mue. Ils font face à de fortes contraintes environnementales à terre (stress social, parasites, climat) et en mer (hypoxie en plongées profondes, prédation). Le poussin a une croissance très longue (+1 an) pour un oiseau, interrompue par une phase de jeûne pendant l’hiver austral. C’est un modèle idéal pour l’étude de la plasticité des mécanismes physiologiques et des compromis énergétiques dans un contexte de changement global. Le manchot royal, espèce adaptée au froid, souffre de plus en plus de vagues de chaleur à terre dues au réchauffement climatique (stress thermique), justifiant par ailleurs la recherche de nouvelles méthodologies de suivi non-invasif de la température corporelle des animaux à l’aide de transpondeurs d’identification passifs. Adultes, indispensables pour la part des expériences basées sur l’évaluation du succès reproducteur et les caractéristiques de la recherche alimentaire en mer qu’ils sont les seuls à effectuer. Poussins pour étudier l’influence des conditions environnementales sur la croissance, le statut hormonal et la survie.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 4976
Souffrances
▲ -
▲ 672
▲ 3024
▲ 1280
Devenir
 -
 -
 -
 4976

Une partie des poissons zèbres utilisés porte une mutation de la télomérase qui les fait vieillir prématurément : dès six à neuf mois, ils perdent en fertilité et en mobilité, maigrissent et développent infections et cancers. 4 976 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, 1 280 d'entre eux relevant du niveau sévère. Ils subissent des gavages, des traitements antibiotiques, des transplantations de microbiote fécal, des injections, des prélèvements sanguins et des tests d'endurance, de fertilité et de cognition, une partie étant suivie jusqu'à la mort. Tous sont tués, avec ou sans prélèvement, pour savoir si l'intestin déclenche le vieillissement du reste du corps.

Objectifs

Le raccourcissement des extrémités des chromosomes, appelées télomères, est lié au vieillissement et favorise l'apparition de maladies liées à l’âge. Ces télomères jouent un rôle essentiel dans la protection de notre matériel génétique. L’enzyme télomérase aide à ralentir leur raccourcissement, mais son action devient moins efficace avec l’âge. Des recherches ont montré que chez la souris, une augmentation temporaire de la télomérase peut allonger la durée de vie sans effets secondaires importants. Cependant, d’autres études indiquent qu’une activation permanente de cette enzyme pourrait favoriser le développement de cancers. Cela montre que la manière dont la télomérase est utilisée est cruciale : une activation ponctuelle semble bénéfique, alors qu’une stimulation continue peut-être risquée. Le vieillissement d’un organe peut aussi affecter l’ensemble du corps, mais ce phénomène reste encore mal compris. Le poisson zèbre est un modèle idéal pour étudier ces mécanismes, car son vieillissement ressemble à celui de l’être humain. Dans notre laboratoire, nous avons développé un modèle de vieillissement accéléré en modifiant la télomérase. Les poissons affectés par cette mutation montrent dès 6 à 9 mois une baisse de fertilité et de mobilité, une perte de poids importante, ainsi qu’un risque accru d’infections et de cancers. Chez les poissons non modifiés, ces signes apparaissent plus tard, vers 18 à 24 mois. L’intestin est l’un des premiers organes touchés par ce vieillissement.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de définir si l’intestin possède un rôle central d’initiateur du vieillissement. En repoussant le vieillissement, ce projet permettra ainsi d'approfondir la compréhension du rôle du microbiote et des télomères dans le vieillissement et de tester de nouvelles approches thérapeutiques, en particulier à travers la manipulation du microbiote et des métabolites, pour ralentir le déclin comportemental lié à l’âge.

Procédures

Les poissons-zèbres seront soumis à différentes interventions au cours de l’étude. Certains recevront une modification génétique unique visant à activer ou inactiver le gène tert dans les cellules intestinales. Des analyses ponctuelles seront réalisées sur l’intestin ainsi que sur des organes périphériques comme les testicules, le cerveau, les muscles et le foie. Les animaux participeront également à des tests fonctionnels : l’endurance et la fertilité seront évaluées vers l’âge de six mois, les capacités cognitives à l’âge adulte, et la longévité sera suivie tout au long de la vie. Le microbiote intestinal sera modifié soit par gavage, soit par traitement antibiotique sur quelques jours, soit par transplantation de microbiote fécal ; chaque poisson sera exposé à une ou deux de ces interventions, généralement autour de deux mois d’âge. Certains groupes recevront des molécules anti-inflammatoires, administrées par gavage ou ajoutées dans l’eau, sur des durées variables selon le protocole. Enfin, les animaux pourront être soumis à des manipulations courantes comme des injections, des prélèvements sanguins, des transports ou des tests comportementaux.

Impact sur les animaux

Les interventions prévues peuvent entraîner différents effets secondaires. Les injections et prélèvements sanguins provoqueront une douleur locale ponctuelle et un inconfort transitoire, parfois accompagnés de stress aigu. Les manipulations répétées, telles que la contention, pourront générer un stress, une agitation ou une détresse comportementale. Le transport et les changements d’environnement risquent d’entraîner une désorientation et une anxiété passagère. Les tests comportementaux peuvent causer de la fatigue et du stress liés à l’exposition à des environnements nouveaux ou stimulants. Enfin, l’administration de substances expérimentales peut provoquer des effets secondaires tels que de la léthargie, une perte d’appétit ou une réduction de l’activité.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort avec ou sans prélèvements.

Remplacement

Les études faites en laboratoire sur des cellules (appelées "in vitro") ont permis de mieux comprendre le vieillissement des cellules. Mais ces modèles ne permettent pas d’étudier comment les différents organes interagissent entre eux dans un corps vivant. Comme nous nous intéressons aux maladies liées à l’âge, qui touchent tout l’organisme, il est nécessaire d’utiliser un animal vivant pour faire ces recherches. Nous avons donc choisi un poisson comme modèle, car il vieillit de façon similaire à l’humain, notamment à cause du raccourcissement de ses télomères (des structures liées au vieillissement des cellules).

Réduction

Nous utilisons des modèles génétiques spéciaux qui permettent d’avoir, dans une même portée, à la fois les poissons testés et les poissons témoins (non traités). Cela garantit qu’ils ont exactement le même patrimoine génétique, ce qui rend les résultats plus fiables et évite d’avoir besoin de poissons témoins en plus. Cela permet donc de réduire le nombre total d’animaux utilisés. Après la fin des expériences, plusieurs analyses seront faites sur différents organes d’un même poisson. Cela permet d’obtenir un maximum d’informations sans avoir à utiliser plus d’animaux. Le nombre de poissons nécessaires a été estimé à partir de nos expériences précédentes, et confirmé à l’aide de logiciels statistiques. Ces outils nous aident à calculer le nombre minimum d’animaux requis pour obtenir des résultats fiables dans nos tests scientifiques.

Raffinement

Toutes les expériences pouvant causer une douleur aux poissons seront faites sous une anesthésie générale de courte durée (5 à 10 minutes). Après les expériences, les poissons seront suivis tous les trois jours par les chercheurs, en plus d’un contrôle quotidien effectué par le personnel de l’animalerie. Pour s’assurer du bien-être des poissons, une grille d’observation spécifique à chaque procédure sera utilisée. Elle permet de repérer des signes de souffrance ou de malaise, comme des problèmes de nage, de respiration, d’alimentation, ou des saignements. Si un poisson montre des signes de détresse importants ou atteint un certain niveau de souffrance, il pourra recevoir un traitement antidouleur ou être endormi de façon définitive, pour éviter toute souffrance prolongée. Certains poissons présentent des problèmes de santé liés à leur âge ou à des caractéristiques génétiques. Si ces problèmes apparaissent (comme un arrêt de l’alimentation ou un état affaibli prolongé), cela sera également considéré comme un signal pour mettre fin à leurs souffrances, selon les mêmes procédures.

Choix des espèces

Nous nous intéressons aux effets du vieillissement de l’intestin sur l’ensemble du corps, en particulier sur le risque de développer des maladies comme le cancer, et à leur lien avec la longueur des télomères, des structures situées à l’extrémité des chromosomes. Pour explorer ces mécanismes, nous avons besoin d’un organisme dont le vieillissement reflète celui de l’être humain, notamment en ce qui concerne le raccourcissement des télomères avec l’âge. Le poisson-zèbre est un modèle particulièrement pertinent pour cette recherche. Nos travaux antérieurs ont montré qu’il présente de nombreuses similarités avec l’humain en matière de vieillissement, notamment le développement de cancers liés à l’âge. Contrairement à la souris, qui est pourtant souvent utilisée dans les études sur le vieillissement mais qui ne présente pas de raccourcissement progressif de ses télomères, le poisson-zèbre possède des télomères de longueur comparable à ceux des humains et qui se raccourcissent naturellement avec le temps. C’est pourquoi nous avons choisi d’utiliser le poisson-zèbre pour mieux comprendre l’impact des télomères sur le vieillissement. Les manipulations expérimentales seront réalisées uniquement chez les poissons adultes, car c’est à ce stade que nous pouvons étudier les effets du vieillissement. Certaines études nécessiteront le suivi des poissons tout au long de leur vie pour évaluer leur fertilité, leur durée de vie et l’apparition de tumeurs. D’autres examens impliqueront l’analyse de tissus à différents âges clés, notamment à 3, 9 et 18 mois, ce qui nécessitera l’euthanasie d’un certain nombre de poissons à ces moments-là pour effectuer des prélèvements. Les plus jeunes poissons, comme les embryons et les larves, ne seront utilisés que pour produire les lignées adultes nécessaires aux expériences.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système musculosquelettique
Souris : 512
Souffrances
▲ -
▲ 184
▲ -
▲ 328
Devenir
 -
 -
 -
 512

512 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 328 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacune pouvant courir jusqu'à deux fois une heure trente sur un tapis roulant. Les souris sont stimulées pour les maintenir en course, exposées trente minutes à une chaleur ambiante élevée ou anesthésiées au gaz pendant une heure trente, avec jusqu'à quatre mesures de température rectale sur animal éveillé. Le porteur décrit les effets attendus : montée de la température corporelle, mouvements spasmodiques, difficulté à respirer, contractions musculaires généralisées, perte de conscience. Le bénéfice annoncé, un test de prédisposition destiné aux athlètes et au personnel militaire, reste à venir quand les crises d'hyperthermie sont, elles, déclenchées d'emblée.

Objectifs

Les crises d’hyperthermie sont des maladies mortelles qui peuvent être de deux types : hyperthermie d’effort et hyperthermie maligne. L’hyperthermie maligne apparait à la suite d’une exposition aux anesthésiques volatiles lors d’une opération chirurgicale. L’hyperthermie d’effort survient au cours d’une activité physique prolongée et intense chez des athlètes, le personnel militaire ou les travailleurs en extérieur. Les deux types de crises d’hyperthermie se caractérisent par une élévation nocive de la température corporelle, un état neurologique dégradé et une contracture musculaire généralisée. Le décès des patients intervient si aucune prise en charge n'est réalisée. Chez l’homme, les patients atteints d’hyperthermie d’effort ont également montré une sensibilité aux anesthésiques. Un projet de recherche a été réalisé sur les prédispositions génétiques à l’hyperthermie d'effort en étudiant une cohorte de soldats ayant fait un épisode d’hyperthermie d'effort lors d’exercices de marche commando. A l’issue de cette analyse, des mutations génétiques ont été trouvées, permettant ainsi de faire le lien entre un gène et ces pathologies. Le but de ce projet est l’étude d’un modèle de souris portant une ou deux copies des mutations retrouvées chez les patients afin de valider son implication dans l’apparition des crises d’hyperthermie. Ce modèle de souris permettra également l’étude des mécanismes physiopathologiques de la maladie, ainsi qu’une meilleure détection et prise en charge des patients susceptibles d’être sujets à une crise d’hyperthermie.

Bénéfices attendus

A court terme, ce projet permettra de valider l’implication d’un nouveau gène dans l’apparition des crises d'hyperthermie et permettra d’avoir un moyen diagnostic chez les athlètes, les militaires et de manière générale les populations d’actifs afin d’identifier les personnes ayant une prédisposition à développer des crises d’hyperthermie. Enfin il permettra d’identifier les mécanismes au niveau cellulaire et moléculaire de cette maladie, permettant de développer de nouvelles approches thérapeutiques ou préventives.

Procédures

Certains animaux seront exposés 30 minutes à une température ambiante élevée. Certains animaux seront exposés à une anesthésie gazeuse d'1h30 avec prise de la température régulière sur l'animal anesthésié. Certains animaux seront exposés à un test d’exercice physique sur tapis de course (2 fois maximum, 1h30 maximum par test). 2 à 4 prélèvements de sang maximum seront réalisés sur les animaux éveillés. Tous les animaux auront 4 mesures maximum de la température rectale sur animal éveillé sauf les animaux anesthésiés.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus chez les animaux sont ceux qu'on retrouve chez l'homme soumis à une anesthésie ou à un exercice physique intense et prolongé et/ou à une exposition prolongée à une température élevée, avec l'apparition de crises d'hyperthermie. Ils peuvent être les suivants : hausse de la température corporelle, mouvements altérés et spasmodiques du corps, difficulté à respirer, contractions généralisées des muscles, perte de conscience. Des nuisances telles de l'inconfort seront également présentes durant l’expérimentation car les souris seront soumises à des stimulations pour maintenir leur course sur le tapis. Un stress léger de courte durée est présent lors de la prise de température rectale.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de préléver les tissus (muscles, cerveaux) pour les analyses moléculaires et la compréhension des mécanismes physiopathologiques.

Remplacement

L’objectif de ce projet est l’étude d’un modèle souris portant une des mutations retrouvées chez des patients ayant fait une crise d'hyperthermie d'effort. Toutes les études préliminaires ne nécessitant pas d'animaux vivants seront réalisées sur des cellules afin de vérifier l'expression, la localisation et les autres protéines pouvant intéragir avec la protéine d'intérêt. Cependant les causes et les conséquences physiologiques des crises d'hyperthermie ne peuvent être étudiées que sur des animaux vivants.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe dans les expériences est réduit à son minimum tout en optimisant l'interprétation statistique des résultats. Ce projet est basé sur un modèle de souris dont les caractéristiques ne sont à l’heure actuelle pas connues. Cependant les crises d’hyperthermie d'effort ont été étudiées chez des souris de fond génétique identique aux modèles souris développés pour ce projet. Nous pouvons donc nous baser sur les données de la littérature obtenues pour ces souris sans avoir à refaire une étude, pour évaluer le nombre d'animaux nécessaires pour un résultat exploitable et statistiquement fiable. Pour réduire le nombre d'animaux nécessaires, les études ne seront réalisées dans un premièr temps que sur des animaux contrôles et ceux porteurs d'une seule copie de la mutation, ce qui correspond exactement à la situation humaine. Si la crise n'est pas déclenchée, alors des animaux où les deux copies du gène d’intérêt sont modifiées seront utilisés.

Raffinement

Si les animaux proviennent d'une autre animalerie, ils seront expérimentés une semaine après leur arrivée afin d'assurer une acclimatation à la nouvelle animalerie. Puis, durant 3 à 5 jours, les animaux seront manipulés une fois par jour pour mimer le prélèvement de sang. Les animaux seront amenés en pièce d'expérimentation au moins 30min avant le début et auront un temps dédié à l’entrainement au tapis de course afin de comprendre la consigne. La température corporelle sera mesurée à l’aide d’un thermomètre dédié aux souris par du personnel compétent. Une échelle d'évaluation spécifique permet l'application de points limites stricts et pertinents pour ce projet.

Choix des espèces

Les techniques actuelles permettent de reproduire chez la souris les mutations à l’origine de maladie humaine. En effet, ce modèle est celui dont la physiologie se prête le mieux à l’exploration d’une pathologie déclenchée par l’exercice physique, en particulier par la proximité de ses structures musculaires et de son métabolisme avec l’homme. Par ailleurs, le coup de chaleur d’exercice ou hyperthermie d’effort est une maladie qui survient chez des sujets jeunes tels que des athlètes, le personnel militaire ou les travailleurs en extérieur. C'est pourquoi nous utiliserons des souris jeunes adultes à partir de l'âge de 8 semaines jusqu’à l’âge de 6 mois afin de se rapprocher au mieux de ce qui se passe chez l'homme.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système musculosquelettique
Autres poissons : 30
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 30

Tués à l'issue de l'étude pour prélever leur sang, leur intestin, leurs muscles et leur cerveau, 30 killifish turquoise vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Ils sont hébergés seuls dans des bacs de trois litres pendant un mois, entre trois et quatre mois d'âge, pesés et transférés à l'épuisette par gestes de quinze secondes. Les atteintes attendues tiennent au vieillissement accéléré propre à l'espèce, perte de pigmentation, amaigrissement, prostration au fond du bac ou nage exclusive en surface, avec arrêt du protocole au-delà de 20 % de perte de poids. Le probiotique évalué est développé par une société privée et déjà commercialisé pour la nutrition humaine.

Objectifs

Caracteriser les effets anti-ages d'un probiotique (conjugué à l'aliment) au cours du viellissement spontané de l'African Turquoise Killifish. Cette molécule qui est développée par la société privée, et est par ailleurs déjà utilisée sur d'autres applications en nutrication chez l'Homme.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre les effets bénéfiques potentiels sur le viellissement liés à un changement potentiel de microbiote intestinal. Nous pourrons évaluer si le probiotique à un effet important sur le déclin locomoteur et/ou cognitif. Ceci permettra possiblement de planifier de nouvelles approches thérapeutiques comme les modulations nutritionnelles afin de mieux prendre en charge les pathologies liées à l'âge.

Procédures

Aucune intervention invasive sur individus vigile ou anesthésiés n'est prévue dans cette étude. Néanmoins, les animaux sont soumis a des interventions de courte durée n'excedant pas 15 secondes comme la pesée ou le transfert d'un bac à un autre avec épuisette.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables chez le poisson concernent principalement les conséquences du vieillissement naturellement rapide chez l'African Turquoise Killifish. Les autres effets à évaluer concernent les conséquences du traitement avec le probiotique. Les individus peuvent présenter une réduction de la pigmentation de la peau, une perte de poids, ou émaciation, accompagnées de changements comportementaux de type anxiété ou résignation avec notamment une diminution de la prise alimentaire ou une position dans la colonne d'eau qu'il sera facile à identifier (navigation exclusivement à la surface ou prostration au fond de l'aquarium).

Devenir

Les animaux (les 30) inclus dans cette étude seront euthanasiés à l'issue de cette étude pour réaliser des prélvements tissulaires (sang, intestin, muscles, cerveau).

Remplacement

Dans le cadre de ce protocole, nous comptons utiliser le Turquoise Killifsih, qui est un modèle unique et indispensable à l'échelle de l'organisme entier pour étudier de manière intégrée l'impact d'un modualtion nutritionelle sur la progression du vieillissement en un temps extrement rapide.

Réduction

Compte tenu de la variabilité des paramètres biologiques généralement observée au sein d’un groupe homogène et de la durée des protocoles, des groupes de 15 animaux par condition-déterminé par une approche statistique-seront formés afin de pouvoir mettre en évidence des différences statistiques.

Raffinement

Les animaux inclus dans les procédures sont hébergés individuellement dans un bac de 3 litres dans l'eau osmosée dont les paramètres biologiques sont trés contrôlés avec notamment une température de 28°C, un pH de 7,5. Les procédures seront réalisées dans le respect du bien-être animal, sous anesthésie lorsque nécessaire pour limiter la souffrance, la douleur ou l’angoisse des animaux, et en respectant des points limites définis par le comportement des animaux, que ce soit leur comportement alimentaire, leur locomotion (position dans la colonne d'eau: nage en surface ou prostration au fond du bac) ou leur fonction respiratoire (mouvement operculaire). L'altération d'un ou plusieurs de ces paramètres conduira à une perte de poids significative qui lorsqu'elle sera supérieure à 20% conduira à l'arrêt du protocole expérimental. NB: Les poissons ne seront pas anesthésiés pour évaluer leur poids. Ils seront placés vigiles dans un bac d’eau sur une balance préalablement tarée. C’est une procédure qui est en cours de validation par notre cellule SBEA et qui dans le futur ne demandera pas à être inclue dans les DAP.

Choix des espèces

Pour étudier les mécanismes en lien avec le vieillissement, l'Arican Turquoise killifish est l'espèce idoine, puisqu'il est le vertébré dont la durée de vie est la plus courte en captivité (6 mois). En tant que vertébré, il possède une anatomie comparable à celle du rongeur et de l'Homme. Une abondante littérature montre comment chez le mâle et la femelle, ce poisson présente un viellissement systémique, là aussi comparable aux rongeurs et à l'Homme (sarcopénie, déclin cognitif ou maladies métaboliques). Pour toutes ces raisons, l'African Turquoise Killifish est à l’heure actuelle un modèle très pertinent utilisé dans des laboratoires académiques, de plus en plus nombreux, pour modéliser un large spectre de pathologies liées à l'âge, avec la possibilité d'aller très en profondeur pour l'exploration fonctionnelle in vivo et mécanistique post mortem. Les animaux utilisés danc cette étude sont des adultes de 3 mois pour une durée d'un mois. Fenetre de temps interessante (entre 3-4 mois) puisqu'il s'agit d'un moment critique dans l'existence du killifish, avec notament un déclin important de la locomotion spontané (notamment la distance parcourue en un temps donné).

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Poules : 260
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 260
▲ -
Devenir
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 260

10 poulets de chair reçoivent à 15 jours, sous anesthésie générale, deux capteurs de température, l'un dans la cavité abdominale, l'autre sous la peau, et les descendants gardés en élevage sont exposés pendant cinq jours à des vagues de chaleur entre 25 et 32 °C, dix jours avant leur mise à mort. 260 poules et poulets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue : 30 futures reproductrices et 32 descendants dès l'éclosion, après une prise de sang, les autres en fin d'élevage. Il s'agit de savoir si une "programmation thermique embryonnaire" des œufs de futures reproductrices rend leur descendance plus résistante à la chaleur, dans des élevages en plein air de poulets à croissance lente, à l'aide d'indicateurs comportementaux que le porteur ne détaille pas. Sous la chaleur, il cite comme possibles une hausse de la température corporelle, une perte d'appétit, de l'agitation ou de l'apathie, des tentatives d'échappement et du picage. Les carcasses pourront être "valorisées commercialement", sauf celles des 10 poulets porteurs de capteurs, indique-t-il.

Objectifs

Le projet vise à évaluer, l’impact de la « programmation thermique embryonnaire » appliquée sur des œufs embryonnés de futures reproductrices, sur leur descendance, des poulets de chair produits terminaux, exposés à des vagues de chaleur. Cette étude sera conduite sur une race à croissance lente adaptée aux conditions d'élevage en plein air, qui devrait être plus sensible aux vagues de chaleur potentielles. La capacité de la progéniture de ces femelles reproductrices soumises ou non à un traitement thermique à résister aux défis de la chaleur sera évaluée à l'aide d'indicateurs physiologiques et comportementaux qui ont été validés comme mesures de la robustesse ou de la résilience dans des environnements fluctuants et sous-optimaux.

Bénéfices attendus

L’objectif général du projet est de proposer des stratégies de programmation thermique afin de renforcer la robustesse des animaux et leur capacité d’adaptation à des vagues de chaleur. L’intérêt scientifique de ce projet réside en premier lieu dans l’approche expérimentale réalisée sur les œufs de futures reproductrices qui est relativement peu étudiée. La connaissance de l’impact d’une programmation thermique d’œufs de futures reproductrices et la transmission potentielle à sa descendance d’une meilleure capacité à s’adapter à des vagues de chaleur n’a jamais été étudié, à notre connaissance, sous l’angle complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être de la progéniture.

Procédures

Une prise de sang sera réalisée à l’éclosion sur 30 femelles futures reproductrices et 32 descendants. Ces animaux sont ensuite mis à mort pour des prélèvements de tissus. Une prise de sang sera également réalisées sur les femelles avant leur entrée en ponte (1 seule prise de sang) et sur les descendants avant, pendant et après le coup de chaleur (3 prises de sang sur les mêmes individus pour suivre leur réponse aux vagues de chaleur et leur capacité d’adaptation / récupération). La pose de capteurs internes de suivi de température sera réalisée par voie chirurgicale sur des poulets à l’âge de 15 jours (2 capteurs/poulet, l’un en intrapéritonéale et l’autre en sous cutané). Les animaux seront sous anesthésie générale dont de délai prévisionnel est de 30 min, le délai de chirurgie est estimé entre 15 et 20 min par poulet. L’application de vagues de chaleur sur tous les descendants débutera 10 jours avant la mise à mort pour une durée de 5 jours. Les fluctuations oscilleront entre 32°C pendant 6h en journée et 25°C durant 6h la nuit. Ces deux plages de température sont séparées de 6h durant lesquelles la température augmente ou diminue graduellement.

Impact sur les animaux

La chirurgie peut provoquer de la douleur et de l’inconfort en cas d’insuffisance d’action de l’anesthésie. Cette dernière peut provoquer une dépression respiratoire, même si le risque est limité avec une anesthésie gazeuse. Dans nos conditions, l’apparition de complications post-opératoires est peu probable mais reste possible (risques d’infection, de rejet du capteur, ou de réponse inflammatoire excessive). La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome. L’exposition aux vagues de chaleur peut engendrer des conséquences physiologiques potentielles (augmentation de la température corporelle, déséquilibre hydro-électrolytique, réduction de l’appétit, etc.) ainsi que des conséquences comportementales (agitation, apathie, ou comportements visant à éviter la chaleur comme regroupement en zones fraîches ou tentatives d’échappement). L’élevage des animaux au sol en groupe peut entraîner des comportements agressifs, voire de picage, qui peuvent être exacerbés lors d’épisodes de chaleur.

Devenir

Suite aux prélèvements de sang à l’éclosion, les animaux seront mis à mort pour des prélèvements de tissus d’intérêt métabolique. A la fin de la procédure de chirurgie, les animaux seront replacés dans leur parquet d'origine avec leurs congénères jusqu'à la fin de l'élevage du lot. Tous les autres animaux inclus dans le protocole seront mis à mort en fin d’élevage de la bande. Les carcasses de ces animaux pourront être valorisées commercialement à l’exception de celles des 10 animaux qui auront porté les capteurs de température.

Remplacement

Aucun modèle cellulaire ou in vitro n'est capable de reproduire l'effet de la programmation thermique chez l'espère cible, le poulet de chair, et son impact durant toute la durée de vie de l'animal (physiologie, comportement, performances, etc..).

Réduction

Au niveau du volet des reproductrices, 15 femelles par traitement (N=30) seront prélevés (sang + tissus) à l’éclosion pour évaluer l’impact de la programmation thermique sur la physiologie de l’animal à l’état initial. De nouveaux prélèvements de sang seront réalisés avant l’entrée en ponte des femelles (N=15 par groupe) pour évaluer le statut physiologique et métabolique des femelles. Le nombre d’animaux expérimentaux choisi est nécessaire et suffisant pour pouvoir tirer des conclusions significatives en tenant compte de nos expériences précédentes en intégrant la variabilité interindividuelle attendue en termes de poids, composition corporelle, statut métabolique et robustesse. Nous avons volontairement choisi une puissance statistique, car en absence de challenge type conditions d'élevage dégradées ou coup de chaleur plus tard dans la vie, nous nous attendons à avoir des effets de faible amplitude mais variés. Sur la base des travaux antérieurs réalisés, les marqueurs sanguins de stress oxydatifs sont les plus variables. L’unité statistique pour les dosages de biomarqueurs sera l’animal.

Raffinement

Dès l’éclosion, les descendants seront élevés au sol sur copeaux, avec accès à l’eau et à l’aliment ad libitum, dans un bâtiment à environnement contrôlé (température, ventilation, lumière). Ce mode d’élevage favorise les interactions sociales. Les animaux seront visités au moins deux fois par jour (week-ends et jours fériés inclus). En cas de signes de détresse ou de maladie (cf grille d’atteinte des points limites), un isolement en infirmerie ou une euthanasie pourra être envisagé. L’environnement sera enrichi avec des rubans colorés à picorer et un perchoir. Lors du coup de chaleur, les pipettes seront vidangées trois fois par jour pour garantir une eau fraîche. En période de forte chaleur, une attention particulière sera portée à la baisse effective des températures pour assurer des phases de récupération. Raffinement des prises de sang : elles seront réalisées par deux opérateurs expérimentés, avec une contention calme et précise. Une garde sur l’aiguille limitera les risques de pénétration excessive et de lésions cérébrales. Raffinement de la chirurgie : une prémédication sera administrée 15 min avant l’anesthésie gazeuse (bréchet). Chaque animal sera endormi individuellement. Une antibioprophylaxie débutera la veille de l’intervention et se poursuivra pendant 3 jours post-opératoires. En cas de signes de douleur (prostration, anorexie…), une dose d'antalgique pourra être donnée. Les animaux seront isolés durant 5 jours post-opératoires en infirmerie, avec suivi individuel selon une grille dédiée à l’évaluation post-chirurgicale. Cette procédure a été testée avec succès dans un essai précédent chez des poulets à croissance lente : aucune mortalité, réintégration au parquet d’origine après traitement, et croissance équivalente aux témoins.

Choix des espèces

Le poulet de chair a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. Les œufs embryonnés seront mis en incubation au couvoir de l’établissement expérimentateur. Après éclosion, les animaux seront mis en place dans le bâtiment d’élevage et élevés jusqu’à 30 semaines pour la partie « reproducteurs », et jusqu’à environ 75 jours pour la descendance. L’évaluation de l’intérêt d’une programmation thermique embryonnaire lors de l’incubation se fera tout au long de la durée d’élevage des animaux sur les 2 générations (reproductrices et descendants). La mise en place de capteurs de température interne sera faite sur les descendants. L’opération se fera sur des animaux de 15 jours afin qu’il puisse supporter l’acte de chirurgie et permettre de suivre les paramètres du capteur tout au long de la vie de l’animal. Par ailleurs, l’épisode artificiel de forte chaleur sera appliqué en fin d’élevage, 10 jours avant mise à mort, âge où les animaux sont les plus sensibles aux variations/pics température. Il convient donc de suivre les critères zootechniques, comportementaux et sanitaires pendant toute la durée de l’élevage. Les poulets seront élevés de leur jour d’éclosion jusqu’à l’âge classique de mise à mort pour un élevage d’animaux labels (75 jours max).

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 65
Autres poissons : 195
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 260
▲ -
Devenir
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 260
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Pour savoir si les poissons qui descendent la rivière sont attirés vers la turbine la plus meurtrière d'un barrage hydroélectrique, 260 individus vont être capturés et marqués, dont 65 salmonidés et 195 poissons d'autres espèces, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chacun subit sous anesthésie une opération d'une à trois minutes pour implanter un émetteur acoustique, refermée par une suture au fil résorbable. Les atteintes annoncées vont du stress de capture à une inflammation ou une gêne locale pouvant durer plusieurs semaines. Tous sont remis à l'eau en moins d'une heure, une fois leur nage redevenue active, sauf ceux qui atteignent les points limites définis pour la phase de réveil, alors mis à mort.

Objectifs

L’objectif de l’étude est d’établir un état des lieux du comportement des poissons lors de la phase de dévalaison à l’approche d'un barrage et plus spécifiquement un des groupes hydroélectriques, plus mortel. Ce suivi sera réalisé par l’utilisation de la télémétrie acoustique. Ce suivi comportemental permettra de définir le délai d’approche des individus en fonction de l’espèce, les voies de passage utilisées par les individus, le délai de franchissement en fonction de la voie de passage, les zones de concentration éventuelles afin de définir des zones potentielles d’ouvertures d’exutoires, les détections à l’aval de l’ouvrage à la suite de la dévalaison afin d’obtenir un indice de survie. Le projet est étalé sur 3 années afin d’observer la saisonnalité des déplacements piscicoles (reproduction, alimentation, hivernage) mais également pour prendre en compte les variations interannuelles de l’hydrologie.

Bénéfices attendus

Les bénéfices du projet sont d’ordres écologiques. Le projet permettra d’évaluer si les poissons sont attirés préférentiellement vers le groupe hydroélectrique étudié, présentant un indice de mortalité plus élevé que les 4 autres turbines. Le cas échéant, les données obtenues permettront d’orienter vers des solutions visant à réduire l’impact de cette turbine. Diverses solutions sont envisagées, du design d’une voie de passage alternative jusqu’au remplacement de la turbine par un modèle moins impactant. Le projet permettra également d’en apprendre plus sur l’écologie des espèces étudiées. En effet, les déplacements migratoires des poissons sur cette partie du cours d'eau sont peu documentés et la première année met en évidence des déplacements importants des poissons vers l’amont et vers l’aval.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale d'un maximum de 3 minutes.

Impact sur les animaux

Voici la liste des nuisances ou effets indésirables sur les animaux : stress lié à la capture et à la manipulation, effets de l’anesthésiant, effets post-opératoire (inflammation liée à l’implantation ou gêne locale pouvant aller jusqu’à quelques semaines), altération temporaire du comportement (lié au stress, à l’implantation, à l’anesthésie pouvant aller jusqu’à quelques heures).

Devenir

Les animaux sont replacés dans leur milieu naturel à l'issue de la procédure.

Remplacement

L’objectif du projet étant d’évaluer les voies de passage des poissons au niveau d’un barrage, il est indispensable d’observer les comportements individuels de déplacement en milieu naturel. Le remplacement n’est pas envisageable.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé a été limité au minimum nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques tout en garantissant la puissance statistique. Un minimum de 35 individus détectés par espèces ou groupes d’espèce est nécessaire pour mener des analyses robustes. Les espèces ou groupes d'espèces sélectionnées sont le barbeau fluviatile, le gardon, les autres cyprins (rotengle, chevaine, brème commune)et les salmonidés (Truite fario, truite lacustre). Pour espérer détecter 35 individus par groupe d’espèces, soit 140 poissons, il faut tenir compte du taux de détection en dévalaison, du taux de survie post marquage et du taux de rétention du tag. Cela donne 372 poissons à marquer sur l’ensemble du projet. Etant donné que 112 poissons ont déjà été marqués pour ce projet, il reste 260 poissons à marquer sur la durée restante du projet (372-112 = 260). Cet objectif est bien sûr à réévaluer en fonction des captures réalisées. Si certains effectifs de poissons ne sont pas atteints, les effectifs restants pourront être reportés sur d’autres espèces.

Raffinement

Les opérations d'implantation sont réalisées sous anesthésie et ont la durée la plus courte possible, entre 1 à 3 minute pour l’implantation d’un tag. Pour les opérations de 3 minutes, une recirculation d’eau avec une légère sédation est installée pour le poisson. Le poids de l'émetteur ne dépasse pas 2% du poids de l'individu. Les émetteurs sont de trois classes différentes. Le choix de l’émetteur se fait en fonction du poids du poisson à marquer. Les tags sont tous encapsulés dans des matériaux biocompatibles. Concernant le marquage, les solutions d'anesthésiant sont changées tous les 20 individus. Les poissons sont manipulés à l'aide d'épuisette en maille en silicone pour éviter l'abrasion provoquée par les mailles classiques en nylon. Les points de suture sont réalisés avec du fil monofilament résorbable. Le fil monofilament endommage moins les tissus et empêche une infiltration d’eau par capillarité. Le matériel est désinfecté avant chaque session de marquage. Les lames de scalpel sont stériles. Les opérateurs portent des gants stériles. Les poissons sont anesthésiés un par un. Un pansement de povidone iodée est appliqué sur la cicatrice du poisson, ayant un effet antiseptique dans les heures suivant le marquage. Lors des stabulations pré et post marquage, les poissons sont placés dans des volumes d'eau adaptés aux espèces, une pompe à air à grande capacité permet de maintenir un taux d'oxygène adapté et une limitation à l'exposition à la lumière est prévue. La température est également contrôlée pour éviter le stress thermique. Afin de limiter le stress, les poissons sont relâchés le plus rapidement possible (

Choix des espèces

Les espèces ont été choisies en fonction des espèces dévalantes répertoriés dans le rapport du suivi quinquennal de la passe à poissons du barrage étudié ainsi que les espèces les plus susceptibles d’être impactées par les turbines du barrage lors de la dévalaison, et les plus abondantes dans le milieu local ont été retenues). Par ailleurs, elles ont été validées par le Comité de Pilotage du projet. Les stades de développement étudiés seront les stades adultes ou juvéniles (dans la mesure où le poids de l’émetteur a un poids inférieur à 2% de celui de l'individu).

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 42000
Autres poissons : 3000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 45000
▲ -
Devenir
 -
 45000
 -
 -

Capturés au piège ou au filet, anesthésiés, mesurés, pesés, équipés d'une puce d'identification, amputés d'un morceau de nageoire de 0,25 cm² et dépouillés de quelques écailles, 42 000 salmonidés et 3 000 poissons d'autres espèces passent une trentaine de minutes entre les mains des opérateurs. Les procédures sont classées à un niveau de souffrance modéré. La finalité est double, un observatoire de long terme sur trois cours d'eau côtiers suivis depuis les années 1980, et la fourniture de données aux groupes d'experts qui évaluent l'état des stocks pour la politique commune de la pêche. Tous les individus sont remis à l'eau à l'endroit exact de leur capture, dès la manipulation terminée.

Objectifs

La problématique centrale du projet est d’étudier l'évolution des populations d’amphihalins sous l'effet des changements environnementaux (changements globaux et locaux) qui affectent ces cours d’eau . Ce projet s'appuie sur 3 cours d'eau côtiers en France. Ces rivières font l'objet de suivis biologiques et physicochimiques récurrents et sur du long terme (mission d'observatoire) depuis le début des années 1980 et alimentent des bases de données et des collections d’échantillons (écailles, tissus …) . La collecte de ces données et échantillons a pour objectif de produire des connaissances sur l’état de conservation et les mécanismes de renouvellement et d’adaptation des populations aux fluctuations et évolutions de leur environnement incluant l’exploitation par pêche. Les espèces rencontrées sur nos sites sont le saumon atlantique, la truite de mer, l’anguille, les lamproies marines et fluviatiles, les aloses, les mulets et le flet. Les chroniques de données à long terme observées permettent de documenter les dynamiques passées et en cours. Elles servent de base pour la calibration de modèles à vocation prédictive et prospective.

Bénéfices attendus

Les données collectées et les travaux qui en sont issus ont une vocation opérationnelle pour la préservation de cette biodiversité remarquable et de ses habitats. D'un point de vue réglementaire, les données collectées permettent de répondre au réglement européen (règlement n° 1004/2017) qui impose un cadre général pour la collecte, la gestion et l'utilisation des données dans le secteur de la pêche, visant à soutenir les avis scientifiques sur la Politique commune de la pêche. Les objectifs principaux de cette collecte de données sont de répondre aux appels à données des groupes d’experts internationaux fournissant des avis sur l'état des stocks de poissons et d'évaluer l'état des populations.

Procédures

Les animaux seront soumis à des mesures biométriques (taille et poids), à un marquage individuel à l'aide d'un transpondeur (puce identique à celles utilisées pour l'identification des chiens, chats ...), à un prélèvement d'écailles pour la mesure de l'âge et de la croissance et d'un petit bout de nageoire (0.25 cm²) pour des analyses génétiques, avant d'être rélachés sur leur lieu de capture. Le temps de procédure comprenant l'anesthésie, la manipulation, le réveil et le relâché est d'environ trente minutes.

Impact sur les animaux

La capture de poissons peut générer un stress ponctuel chez le poisson. La manipulation pour les mesures biométriques et les prélèvements peuvent aussi générer un stress ponctuel. L'anesthésie réalisée permet de réduire ces effets indésirables.

Devenir

Tous les individus sont remis à l'eau dans leur secteur d'origine

Remplacement

Il n’existe pas de substitut aux données et échantillons collectées in natura sur des populations réelles de poissons migrateurs. Même les approches par simulation via des modèles statistiques ou informatiques nécessitent en amont d’être calibrées sur des données d’observation réelles.

Réduction

Afin de ne pas échantillonner l’ensemble du cours d’eau tout en étant représentatif de la diversité d’habitats, des populations et de l’environnement, des plans d’échantillonnage (nombre de stations, période d’échantillonnage, répartition sur le cours d’eau) et des protocoles d’échantillonnage ont été développés pour permettre de capturer ces diversités tout en limitant le nombre d’individus manipulés. Pour les collections d’échantillon (écailles, tissus), tout est fait depuis la collecte (plan d’échantillonnage, mise en place de quota) jusqu’à la gestion des collections (subdivision des prélèvements, archivage et mutualisation des données...) pour maîtriser le nombre d’échantillons collectés et leur consommation tout en répondant aux objectifs scientifiques. Pour les programmes de marquage, c’est essentiellement le nombre de marques recapturées qui conditionne la fiabilité des analyses statistiques ultérieures. Les effectifs d’individus marqués ne représentent que quelques % à quelques dizaines de % de la population totale dans nos protocoles.

Raffinement

Pour les échantillonnages réalisés par piégeage, les cages de capture sont spacieuses, leur volume variant entre 2 et 12 m3 selon la taille des poissons recherchés (juvénile vs adulte). Elles sont relevés tous les jours, entre 1 et 6 fois par jour, pour éviter l’accumulation de poissons et limiter le temps de séjour, sources potentielles d’augmentation du stress. Certains dispositifs sont équipés de systèmes de détection consultables à distance pour réduire le temps de stabulation des poissons dans la cage de capture. Une attention particulière est portée à l’amélioration du bien-être animal lors des travaux d’entretien ou de rénovation des installations de piégeage. Lorsque cela a été possible des dispositifs ont été mis en place pour que les poissons ne sortent jamais de l’eau au cours de tout le processus de capture-manipulation-relâche. Lorsque cela n’a pas été possible, des épuisettes à fines mailles et sans nœud sont utilisé pour les transvaser d’un bac à l’autre (stabulation ou anesthésiant) le protocole utilisé limite au maximum le temps de manipulation hors de l’eau du poisson et des bassins oxygénés sont utilisés pour le temps de réveil. Il ne s’écoule en général pas plus de 30 minutes maximum entre l'anesthésie et le relâcher dans le milieu naturel et tous les individus capturés sont relâchés à l’endroit de leur capture dès leur manipulation terminée Les bacs de stockage sont adaptés à la taille et au nombre de poissons. La durée d’émersion et de manipulation (principale source de stress) est limitée au maximum (moins d’une minute en général). Les manipulations se font après une anesthésie légère pendant quelques minutes qui vise à tranquilliser les animaux et à éviter tout risque de blessure. Si les points limites (signes extérieurs d’altération de leur état sanitaire) sont observés, les individus sont sortis de la procédure.

Choix des espèces

Les espèces étudiées sont des animaux migrateurs (saumon, anguille, lamproies …) qui partagent leur cycle de vie entre l’eau douce et le milieu marin. Ces espèces sauvages emblématiques sont fragilisées par de nombreuses pressions anthropiques, telles que la pollution de l’eau, les barrages, l’exploitation halieutique et le changement climatique. Leur fragilité est reconnue par l’Union Européenne, entre autres dans sa directive « Habitat », mais aussi par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Ces espèces sont des indicateurs de la fonctionnalité des milieux qu’elles fréquentent et en particulier de leur connectivité. Des mesures de gestion particulières sont mises en œuvre (plan saumon, anguille, etc.) et s’appuient en partie sur les données et les travaux effectués dans ce projet. Ces mesures répondent également à des obligations internationales, tels que le Data Collection Framework (salmonidés et anguilles, règlement (UE) 2017/1004), le règlement européen pour l’anguille (règlement (UE) 1100/2007). Les animaux sont capturés aux stades juvéniles et adultes, que ce soit lors de leur vie « sédentaire » en eau douce ou lors de leurs migrations de dévalaison vers la mer ou de remontée en rivière. C’est la possibilité d’observer ces différents stades qui permet d‘appréhender la dynamique de renouvellement de ces populations et la propagation de la diversité biologique entre les individus au cours du cycle de vie des espèces. Ces deux aspects sont clés pour évaluer la capacité des espèces et de leurs populations à faire face à des environnement changeants.