Autre recherche fondamentale

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  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Reptiles : 310
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310 lézards des murailles vont être utilisés, maintenus vivants puis relâchés sur leur lieu de capture, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Adultes capturés dans la nature et juvéniles nés en captivité sont marqués individuellement, transportés et hébergés en vivariums, certains déplacés entre un site d'altitude et un site de plaine, pour mesurer les effets des températures nocturnes sur cette espèce à sang froid. Le porteur situe les retombées pour la biologie de la conservation sur le "long terme". Il affirme ne pas pouvoir remplacer ce modèle par un modèle non vivant pour étudier une réponse au changement climatique en milieu naturel.

Objectifs

Ce projet vise à mesurer les effets de la température sur l'ensemble des traits observables d'un organisme à sang froid (ectotherme), en l'occurrence sur le lézard des murailles, adultes (1) et leurs progénitures (2) dans un contexte de réchauffement climatique. Le lézard des murailles est une espèce circumméditerranéenne opportuniste et thermophile, qui remonte en altitude à la faveur du réchauffement climatique. Espèce très opportuniste, il est communément observé dans la majorité de l’Europe et occasionnellement colonise les montagnes jusqu’à 2400m d’altitude, milieux pauvres en oxygène. Au cours des dernières décennies, les températures nocturnes ont joué un rôle insoupçonné dans le réchauffement global de la planète. Il s’avère que les modèles climatiques futurs prédisent une augmentation moyenne supérieure pour les températures minimales (donc nocturnes). De nombreuses études ont été réalisées sur les plantes et les insectes (souvent ravageurs), révélant des réponses physiologiques changées, rendement photosynthétique accru, renouvellement des générations plus court, croissance plus forte, initiées par le contexte actuel du réchauffement climatique et de l’agronomie. En revanche très peu d’études ont cherché à comprendre l’impact des températures nocturnes sur les reptiles et les vertébrés ectothermes en général. Une seule étude réalisée sur le lézard vivipare a vu le jour, et ses résultats préliminaires mettent en avant des effets significatifs des températures nocturnes plus élevées sur la physiologie de l’espèce à court terme.

Bénéfices attendus

Cette étude a pour but de mieux comprendre l’impact d’une hausse des températures nocturnes sur la physiologie des ectothermes. Elle permettra sur le long terme de fournir des données qui seront utiles pour mieux comprendre les adaptations à un nouvel environnement et la résilience de l’espèce face aux changements climatiques. Ces études permettront d'alimenter les connaissances sur la recherche fondamentale et celles liées à la biologie de la conservation des ectothermes. Notre projet scientifique s’inscrit dans une volonté de compréhension des effets locaux du changement climatique sur la biodiversité, essentielle à l’orientation des politiques environnementales et de gestion des espaces naturels. Nous travaillons en collaboration avec une association de protection et de valorisation de la nature à l’échelle régionale. Le projet permet également le suivi des populations de lézard des Pyrénées et lézard des Murailles qui sont de par leur mouvement indicateur du réchauffement climatique. Ces partenariats avec les associations de protection de la nature permettront d’assurer la continuité entre la recherche et les gestionnaires de la biodiversité, qui est très importante pour la sauvegarde de la biodiversité.

Procédures

Le nombre total de lézards dans ce projet est de 310 individus, comprenant : 210 adultes capturés en milieu naturel divisés en 3 lots; 90 mâles adultes (Lot n°1) + 90 femelles (Lot n°3) provenant de populations de basses altitudes et 30 mâles adultes (Lot n°2) provenant de populations de hautes altitudes et enfin + 100 juvéniles nés en captivité (Lot n°4). Les animaux adultes seront capturés et marqués individuellement (

Impact sur les animaux

Tout sera mis en œuvre afin de réduire le stress des animaux lié au transport (sac en toile dans une boite isolée, Les convoyeurs/expérimentateurs ont été formé le 04 et 05 novembre 2021 au transport d'animaux sauvages par CAPAFORMA (‘Centre de formation professionnelle de la faune sauvage et domestique’) et ont également été formé au maintien d'animaux en captivité (FORMATION A L'UTILISATION D'ANIMAUX DE LA FAUNE SAUVAGE NON HEBERGEE A FINS SCIENTIFIQUES). Les conditions de captivité offrent les éléments nécessaires à la diminution du stress des animaux (cachettes, photopériode de saisons, lampes chauffantes). La santé des animaux est étroitement surveillée en captivité (1 passage par jour, le matin, par des personnes étant formées au niveau concepteur en FORMATION A L'UTILISATION D'ANIMAUX DE LA FAUNE SAUVAGE NON HEBERGEE A FINS SCIENTIFIQUES), en utilisant à la fois des observations qualitatives (vérification de l'activité des animaux) et des mesures quantitatives (suivi de la masse corporelle tous les 15 jours). Si des comportements particuliers sont observés sur plus de 48H (points limite : prostration, refus de s'alimenter, mutilation, mue fréquente, régurgitation, tentative de fuite), le ou les individu(s) sera (seront) isolé(s) temporairement de la population dans un vivarium opaque et une attention particulière lui (leur) sera portée: consistant en des contrôles visuels plus fréquents, relâché précoce en milieu naturel une fois la vérification vétérinaire réalisée.

Devenir

Les animaux sont relâchés en milieu naturel, sur leur lieu de capture, quand les conditions climatiques seront optimums (autour de 20°C sans pluie)

Remplacement

Notre objectif étant d’étudier la réponse d’un ectotherme face au changement climatique dans son milieu naturel, nous ne pouvons pas remplacer ce modèle par un modèle non vivant. Les connaissances empiriques relatives à ces espèces ne peuvent être remplacées par d’autres types de connaissances, ni obtenues par d’autres moyens d’acquisition de connaissances car très peu d'études ont été faite sur ce sujet. L'approche expérimentale est nécessaire pour définir les paramètres éco-physiologiques des populations qui permettront la création de modèles mathématiques.

Réduction

Les effectifs d'animaux utilisés ont été définis comme le nombre minimal, découlant de projets passés, afin de permettre d'obtenir des analyses statistiques représentatives afin que les résultats soient publiables et utilisables par la communauté scientifique. Ces effectifs ont été soigneusement affinés dans un triple but, afin de minimiser l'impact sur les populations, assurer une robustesse statistique, et enfin pour des raisons de simple logistique (capacité des locaux, personnels et matériels). Pour limiter l’impact sur les populations locales, les individus seront prélevés dans différentes populations (< 30 individus par population) et tous les animaux seront relâchés à la fin des expérimentations.

Raffinement

Dans un but de raffinement, ces animaux seront maintenus dans des conditions de captivité optimales respectant la réglementation européenne ainsi que leurs exigences biologiques (maintien en captivité dans des vivariums individuels adaptés à l’espèce (30/26 cm (h) x 50/38 cm (L) x 40/23 cm (l)), gradient de température permettant une thermorégulation active, température des pièces contrôlées, litière et abris, mise à disposition d'eau et de nourriture en illimité. Le substrat en copeaux de bois permet aux animaux de creuser, se cacher et surtout de rechercher les nourritures de façon active. Quant au point chaud du vivarium, l'intermittence des lampes mime le passage de nuages et incite les animaux à exprimer un comportement de thermorégulation naturel, une lampe chauffante de 28 watts permettant une thermorégulation libre le jour, créant un point chaud à environ 35°C et un point froid à 18-24°C. L’apport d’UV est important à l’espèce lors de toute période de captivité. L’apport d’UV sera donc implémenté par l'utilisation de lampes dédiées UVB. Le personnel compétent veillera à ce qu’un passage journalier soit effectué afin de vérifier les conditions de captivité des animaux et de mettre en place des protocoles adaptatifs lorsqu'il est nécessaire. Nous appliquerons le principe de précaution, c’est-à-dire que toute manipulation se fera en limitant un maximum le stress, la douleur et l’angoisse des animaux. Les animaux seront maintenus dans des conditions de captivité proches de leurs exigences écologiques. La description de plusieurs points limites (perte de la queue, comportement de fuite, refus de s'alimenter, mues excessives, régurgitation par exemple) permettra de rester vigilant au regard des conditions de captivité des animaux. La photopériode sera de 12h de lumière et 12h d’obscurité. La pièce expérimentale est maintenue à 20-22°C durant les expériences, n'induisant pas de forte différence thermique avec le terrarium de captivité. Des personnels titulaires du certificat de capacité pour l'élevage des lézards sont présent sur le site pour superviser les élevages.

Choix des espèces

Au cours des dernières décennies, la hausse des températures nocturnes a joué un rôle disproportionné dans le réchauffement global de la planète. C’est un phénomène négligé dans les études faites sur la biologie des populations naturelles. Chez les ectothermes (98% des animaux), les performances physiologiques sont influencées par les conditions thermiques environnantes, une augmentation de la température nocturne de seulement 2°C est suffisante pour induire une augmentation exponentielle des dépenses métaboliques. Des nuits plus chaudes peuvent élargir la gamme thermique de ces espèces et ouvrir de nouvelles opportunités pour des activités prolongées et améliorer l'efficacité de la recherche de nourriture. Cependant, une activité accrue peut également avoir des effets délétères sur l'équilibre énergétique si l'exposition à des nuits plus chaudes réduit les périodes de repos et augmente la consommation d’énergie au repos. Cette augmentation du taux métabolique au repos, auquel l’animal ne peut échapper, peut entrainer de forts changements sur les organismes ectothermes, il est important d’en étudier ces conséquences afin d’évaluer le potentiel de résilience des populations face aux futures conditions environnementales. Afin de limiter notre impact sur la population de capture, nous ne prélèverons que des adultes, dont des femelles gestantes afin de récupérer les œufs post ponte et travailler sur les impacts des températures nocturnes sur le développement des juvéniles. Après la ponte, les œufs seront maintenus en incubation. Des tests de performances physiques, de préférence thermique et de l’activité du métabolisme respiratoire de repos des juvéniles seront réalisés. A l'issue des expériences, tous les individus (adultes et juvéniles) seront relâchés sur leur site de capture ou sur celui de leur mère. Il est à souligner que l’incubation d’œufs de lézard en captivité est bien plus efficace que dans la nature – les taux de survie des œufs et des jeunes sont beaucoup plus élevés, car sont retirés les aléas liés au climat (chaleur, froid, dessiccation ou moisissure) et à la prédation. L’ensemble des animaux étant relâchés à la fin de l’expérimentation, cela permet de limiter largement l’impact général de l’étude sur les effectifs naturels.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 1780
Souffrances
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 1780

1780 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des chirurgies cérébrales avec injections stéréotaxiques et pose de fibres optiques ou de lentilles, une restriction d'eau pouvant leur faire perdre jusqu'à 20 % de leur poids sur quatre semaines et un isolement pouvant durer deux mois, pour étudier des circuits neuronaux de l'apprentissage olfactif. Les retombées thérapeutiques évoquées contre les maladies neurodégénératives restent lointaines. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de méthode alternative aux techniques in vivo.

Objectifs

Ces dernières années, de nombreuses études ont mis en évidence l’existence d’un phénomène de production de nouveaux neurones dans le cerveau adulte, dont la déficience semble être liée à des maladies neurodégénératives ou à certaines formes de dépression. De plus, il a été mis en évidence que ces cellules étaient impliquées dans des phénomènes d’apprentissage et de mémoire. Ces découvertes ont suscité un grand espoir dans la communauté biomédicale, celui de pouvoir un jour développer des thérapies basées sur cette capacité du cerveau à produire de nouveaux neurones fonctionnels à tout âge. En particulier, le bulbe olfactif, premier relai central du système olfactif et le gyrus denté de l’hippocampe sont des structures où la neurogenèse à l’âge adulte peut être identifiée dans les conditions constitutives du cerveau sain chez la plupart des mammifères. En conséquence, parmi tous les systèmes sensoriels, le système olfactif se distingue par sa grande plasticité, comprenant entre autres la capacité de renouvellement de ses constituants cellulaires, et ceci y compris à l’âge adulte. Chez les rongeurs, des dizaines de milliers de nouveaux neurones sont intégrés chaque jour dans le bulbe olfactif. Ces cellules sont générées à partir d’une région précise, la Zone Sous Ventriculaire, puis acheminées vers le bulbe olfactif par un Courant de Migration Rostral, pour se connecter avec les circuits bulbaires. De nombreuses études ont décrit les modalités de transmission du message olfactif de l’épithélium olfactif au cerveau, permettant notamment l’établissement d’une mémoire olfactive par l’apprentissage d’une odeur, souvent associée à un autre stimulus sensoriel de contexte pouvant lui-même posséder une valeur émotionnelle. Ainsi, une fois une odeur associée à une situation, une nouvelle rencontre avec celle-ci pourrait raviver les souvenirs inscrits dans les circuits neuronaux et permettre de reconnaître ce même contexte. Nous cherchons donc à déterminer pourquoi les neurones générés chez l’adulte dans le bulbe olfactif jouent un rôle si particulier dans l’apprentissage olfactif et comment ils permettent de modifier la perception ultérieure d’une odeur déjà rencontrée.

Bénéfices attendus

De nombreuses études expérimentales ont étudié les modalités de transmission du message olfactif de l’épithélium olfactif au cerveau, permettant notamment l’établissement d’une mémoire olfactive par l’apprentissage d’une odeur, le plus souvent associée à un autre stimulus sensoriel de contexte pouvant lui-même posséder une valeur émotionnelle. Ainsi, une fois une odeur associée à une situation, une nouvelle rencontre avec celle-ci pourrait raviver les souvenirs inscrits dans les circuits neuronaux et permettre de reconnaître ce même contexte. Dans notre équipe de recherche, nous nous intéressons à un aspect particulièrement inexploré de ces mécanismes : Pourquoi les neurones générés chez l’adulte dans le bulbe olfactif jouent-ils un rôle si particulier dans l’apprentissage olfactif et comment permettent-ils de modifier la perception ultérieure d’une odeur déjà rencontrée ? Pour cela, nous souhaitons étudier une sous-population de neurones inhibiteurs du cortex olfactif innervant les neurones nouvellement générés du bulbe olfactif et leur potentielle modification à la suite d’un apprentissage associatif. En effet, un contrôle à distance de l’activité des nouveaux neurones pourrait être le substrat permettant de définir une nouvelle forme de perception subjective, propre à chaque individu et découlant des expériences personnelles antérieures de chacun. Finalement, une meilleure connaissance des mécanismes de neurogenèse adulte pourrait alors permettre dans le futur la mise en place de nouvelles stratégies thérapeutiques pour contrôler cette production neuronale, dans le but de restaurer les fonctions cérébrales de patients accidentés ou atteints de maladies neurodégénératives ou psychiatriques. Dans le domaine complexe des neurosciences modernes, un défi majeur des chercheurs est alors de comprendre précisément les mécanismes qui assurent l’intégration fonctionnelle de ces nouvelles cellules dans un réseau neuronal actif, et de déterminer les conséquences physiologiques de cette production neuronale permanente.

Procédures

Les animaux seront soumis à des procédures chirurgicales (injections stéréotaxiques, implantations de fibres optiques ou de lentilles à visée micro-endoscopiques dans le cerveau). Ces interventions ne durent pas plus de 2hs et chaque animal sera soumis à un maximum de deux interversions séparées par un minimum de 30 jours. Ils seront également soumis à des tâches d’apprentissage olfactif de type associatif avec renforcement positif. Ce type d’apprentissage a une durée maximal de 1 mois, avec une session de 30 à 60 minutes par jour, chaque jour.

Impact sur les animaux

Notre stratégie expérimentale est conçue de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux tout en évitant au maximum tout stress et inconfort de l’animal. Cependant, au cours de nos expériences les animaux pourront subir quelques effets indésirables comme le stress hydrique, la perte de poids associée (< a 20% du poids original pendant un maximum 4 semaines) et le stress dû à l’isolement (maximum 2 mois). Des implants seront introduits par chirurgie sous anesthésie générale chez les animaux. La présence de ces implants pourrait générer un stress, une douleur légère et de l’inconfort (maximum 2 mois). Cependant, tous les moyens seront mis en place pour éviter toute douleur à la suite des chirurgies.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni remplacés, ni adoptés car il est nécessaire de réaliser des études histologiques sur les tissus à l’issue de chaque procédure.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative aux techniques in vivo pour étudier les circuits neuronaux impliqués dans l’apprentissage olfactif. Toutefois, notre stratégie expérimentale est conçue de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux tout en évitant au maximum tout stress et inconfort de l’animal.

Réduction

L’étude statistique impose des cohortes comprenant un nombre suffisant d’animaux afin d’avoir une évaluation pertinente de l’effet des différentes conditions expérimentales sur le comportement. Le nombre de souris minimum par groupe a été calculé pour pouvoir utiliser des tests paramétriques, plus puissants que les tests non paramétriques grâce à des expériences similaires déjà réalisées dans notre laboratoire. Nous utiliserons des tests statistiques pour comparer les groupes avec un risque de p=0.05 et une puissance statistique >80. L’électrophysiologie sur tranche de cerveau permet de changer rapidement le milieu dans lequel baignent les cellules. Il est donc possible d’appliquer successivement et/ou de rincer plusieurs molécules au cours de l’enregistrement d’une cellule donnée. Ceci permet de réaliser des tests statistiques appariés et de réduire le nombre de cellules nécessaire à l’évaluation de l’effet d’un agent pharmacologique. Pour cette partie, deux personnes travailleront en parallèle sur deux postes d’électrophysiologie, ce qui permettra d’optimiser l’utilisation des tissus, de doubler le nombre de cellules enregistrées, et de réduire d’autant le nombre d’animaux nécessaires. Dans la même optique, les expériences d'imagerie permettent d’analyser l'activité des neurones avant et après l’apprentissage, permettant l’utilisation des tests statistiques appariés et le nombre de cellules nécessaire à l’évaluation de l’effet, et ainsi le nombre d’animaux utilisés dans le projet.

Raffinement

Tous les efforts seront mis en place pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance et angoisse de l’animal. La durée d’acclimatation à l’animalerie sera d’une semaine minimum. Durant la chirurgie, des anesthésiques et antalgiques seront utilisés, ainsi que des antalgiques de nouveau en post-chirurgie. Ceci est indispensable pour le bien-être de l’animal ainsi que pour notre projet qui est principalement basé sur le comportement : il est nécessaire que l’animal puisse effectuer une tâche de comportement sans biais. Les animaux seront donc observés minimum deux fois par semaine, et tous les jours en post-opératoire. Cette surveillance sera coordonnée entre l’expérimentateur et le personnel de l’animalerie. Pour les souris montrant des signes de douleur (absence de toilettage, posture anormale, défaut de nidification, défaut dans le comportement moteur général et du comportement exploratoire dans la cage, accompagnée ou non d’une perte de poids >20%), l’administration de l’antalgique sera renouvelée 12 et 24h après la chirurgie. Ces animaux seront l’objet d’une surveillance quotidienne accrue. En cas de détresse après l’administration des antalgiques les animaux seront mis à mort (événement très rare). Pour réduire le stress associé à l'isolement (parfois nécessaire lors de combats entre les individus ou en présence d’implants), les cages d’hébergement seront enrichies (igloo, coton extra). Dans le cas des souriceaux, après la chirurgie, le poids de chaque animal sera mesuré deux fois par semaine pour vérifier la bonne croissance des animaux. Le comportement maternel vis-à-vis des souriceaux après la chirurgie sera aussi évaluée (allaitement, toilettage, nidification, signes d’agressivité).

Choix des espèces

On étudie le phénomène de contrôle afférent chez l’adulte dans le système olfactif des souris car ce système est impliqué dans une modalité sensorielle très importante chez les rongeurs : l’olfaction. En conséquence, l’utilisation de cette espèce nous permettra d’obtenir des résultats éthologiquement satisfaisants. De plus, les stimuli olfactifs peuvent participer à l’enrichissement de l’environnement des animaux et donc favoriser leur bien-être durant le temps des expériences. Notre objet d’étude étant les fibres afférentes qui contrôlent l’activité des cellules produites par la neurogenèse chez l’adulte, on utilise dans ces expériences des jeunes souris adultes (8 semaines). Cependant, il faudra comparer l’impact de ces fibres sur les cellules produites dans le cerveau post-natal (neurogenèse post-natale). Pour ce faire, des souriceaux de 6 jours seront utilisés.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 80
Souffrances
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80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent par voie vaginale une injection de pré-embryons issus de cellules souches induites, puis sont mises à mort pour prélever les embryons, afin d'évaluer la capacité de ces cellules à contribuer au développement embryonnaire. Le porteur indique un inconfort passager lié à l'introduction des sondes et un stress de contention. Il affirme qu'un modèle in vivo est "indispensable" car le développement embryonnaire ne peut pas être entièrement reproduit in vitro.

Objectifs

Tous les organismes vivants proviennent à l’origine d’une seule cellule, dite « cellule souche pluripotente », car celle-ci a la capacité de générer tous les tissus composant un individu. Néanmoins, ces cellules souches pluripotentes disparaissent extrêmement rapidement au cours du développement de l’embryon. Elles sont remplacées par des cellules souches aux capacités beaucoup plus limitées qui ne peuvent produire qu’un nombre limité de types cellulaires. Actuellement, des méthodes de production de cellules souches pluripotentes in vitro existent, mais les cellules ainsi obtenues soit ne permettent pas de générer la totalité des tissus composant un organisme, soit nécessitent des traitements longs et difficiles à mettre en œuvre. Un des défis de la science est de réussir à créer facilement des cellules souches pluripotentes in vitro permettant de reproduire la totalité d’un embryon. Or, à l'aide de nouveaux traitements innovant, notre laboratoire a réussi à produire in vitro de grandes quantités de ces cellules souches. Cependant, une première étude a démontré la nécessité d'améliorer la technique de production car une fois nos cellules souches pluripotentes induites » (iPS) implantées chez des souris porteuses, nous n'avons pas pu obtenir d'embryons plus âgés que 7,5 jours. Or, de nouvelles techniques de préparation des iPs précédant l'implantation devraient permettre d'outrepasser cette limite. Le but de ce projet est d’évaluer la capacité de nos lignées d'iPs à contribuer au développement embryonnaire, confirmant ainsi leur statut de cellules souches pluripotentes, en associant nos techniques de production d'iPs avec ces nouvelles techniques de préparations.

Bénéfices attendus

La maîtrise de la production in vitro d’iPS vraiment pluripotentes, donc totipotentes (c’est-à-dire capable de donner tous les types cellulaires possibles), permettrait d'éviter d'avoir recours à des cellules-souches embryonnaires. On pourrait ainsi éviter des problèmes éthiques, mais également pratiques en simplifiant la production d'une grande quantité de cellules-souches totipotentes tout en se passant d'embryon. Les recherches utilisant des cellules-souches totipotentes sont particulièrement importantes pour la médecine régénérative, car elles pourraient permettre, à terme, de générer des tissus in vitro pour des transplantations ou réparer des dommages corporels après accident ou maladie, mais également de modéliser la progression de maladies, faire de tests toxicologiques et développer la médecine personnalisée (en testant des traitements sur des tissus provenant des iPS du malade).

Procédures

Injection d'une suspension de pré-embryons par voie basse (passage par voie vaginale) a l'aide d'une pipette adaptée. L'injection, qui ne dure que quelques secondes, se fera une seule fois, sur des animaux vigiles, et concernera la totalité des souris.

Impact sur les animaux

Les souris impliquées dans cette étude subiront 2 nuisances mineurs lors de la procédure 1: d'une part un inconfort passagé liée a l'introduction des sondes NSET pour l'implantation des pré-embryons, d'autre part un stress dû à la contention manuelle pour utiliser ces mêmes sondes NSET.

Devenir

Le prélèvement des embryons nécessitera l'euthanasie des souris.

Remplacement

Un modèle in vivo est indispensable car il n’est pas possible de récapituler la totalité du développement embryonnaire in vitro, ce qui est critique dans notre projet.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été calculé en se basant sur les pourcentages de réussite d'implantations de pré-embryons connus et publiés.

Raffinement

Nous avons choisi une technique d’implantation ne nécessitant ni chirurgie ni anesthésie, préservant ainsi au mieux le bien-être des souris. 1) les animaux seront observés quotidiennement et leur état de santé évalué à l’aide d’une grille de score standard utilisée par notre équipe et les zootechniciens de l’animalerie. 2) Des points limites ont été définis afin d’anticiper toute souffrance à l’animal. En effet, les souris, comme tout être vivant peuvent développer des pathologies ou se blesser indépendamment des procédures menées. 3) Par soucis de respect de la hiérarchie de l’espèce, les groupes expérimentaux seront formés au moment du sevrage, et conservés intacts jusqu'à ce que les animaux soient utilisés pour la reproduction. 4) Les cages sont enrichies à l’aide de matériaux permettant l’expression des besoins comportementaux et physiologiques de l’espèce (morceau de bois, nestlets, lab nest, maison en carton,...).

Choix des espèces

Les modèles murins, et notamment la souche CD-1, sont parmi les modèles les plus répandus pour étudier le développement embryonnaire et pour pratiquer des implantations de pré-embryons. De plus, les iPs ont été obtenus originellement à partir de cellules murines transgéniques. Enfin, les souris présentent les avantages d'être des mammifères avec un cycle de vie, et notamment une période de gestation très courte, facilitant ainsi le déroulement de l'expérience. Les souris femelles CD-1 devront avoir atteint leur maturité sexuelle et peser au moins 26g avant d'être implantées. Nous estimons donc que 8 semaines est un âge adéquat.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Autres oiseaux : 930
Souffrances
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▲ 930
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Devenir
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930 mésanges bleues et charbonnières sauvages vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, relâchées sur place après manipulation. Elles sont capturées, subissent une prise de sang et un prélèvement de plumes, puis un test de personnalité ou une manipulation anti-malaria, les poussins recevant en plus un déparasitage, pour étudier l'effet des parasites et du microbiote sur leur coloration et leur reproduction. Le porteur indique que chaque manipulation dure moins de dix minutes et que quarante ans de programme ont causé la mort de quinze oiseaux sur près de 24 000 capturés. Il affirme qu'aucun modèle théorique ne peut remplacer l'observation des oiseaux dans la nature.

Objectifs

Cette demande fait partie du programme de recherche « Ecologie évolutive des mésanges bleues et mésanges charbonnières en populations naturelles ». Concernant l’expérimentation animale conduite tous les ans dans le cadre de ce projet, le comité d’éthique a déjà donné un avis APAFIS #8608-2017012011062214 v4 le 5 juin 2018 pour une durée de 5 ans. Notre programme de recherche porte sur l'écologie évolutive des oiseaux sauvages. Nous ne disposons d’aucune méthode alternative qui remplacerait l’observation et la manipulation des animaux vivants pour répondre aux questions posées dans ce programme puisque les études en laboratoire ou les modèles mathématiques font largement abstraction de la grande variabilité environnementale observée dans la nature. Nous avons établi des règles strictes qui limitent au maximum le dérangement des oiseaux et pensons en avance aux statistiques à réaliser pour que nos conclusions soient solides et donc cherchons la balance entre ne pas utiliser trop d’animaux et en utiliser assez pour avoir des statistiques fiables.

Bénéfices attendus

Projet 1. Effet des parasites (malaria) sur les colorations des oiseaux. L'approche expérimentale envisagée ici permettra de tester l'importance des parasites pour l'expression des ornements intervenant dans les processus de sélection sexuelle. Cette question a jusqu'ici été abordée de manière corrélative et l'approche expérimentale sera instrumentale pour déterminer des processus causatifs. --//--Projet 2. Effet du microbiote (bactéries) sur la fitness des oiseaux. L’approche expérimentale de ce projet permettra de dépasser la simple description du microbiote et de tester des prédictions associées à notre hypothèse. Ce projet apportera des réponses fondamentales concernant les déterminants environnementaux et génétiques de la diversité microbienne chez les oiseaux en milieu naturel.

Procédures

Les deux expériences proposent un nombre maximal d'oiseaux utilisés de 930. Ce nombre est dicté par la grande variabilité des individus en populations naturelles, les faibles taux naturels de retour (50%) et de recrutement (10%). Les oiseaux (adultes ou poussins) sont manipulés très rapidement : moins de deux minutes pour chacune des expériences. Le raffinement est effectif par la brièveté des manipulations. Pour l’expérience 1, les adultes sont lâchés sur place et pour l’expérience 2 les poussins sont laissés dans le nid. Les adultes auront quatre actes légers consécutifs, à savoir capture, prise de sang, prélèvement de plumes puis soit un test de personnalité soit l’expérimentation anti-malaria. Les poussins, eux, auront une prise de mesures systématiquement et certain d’entre eux auront l’expérimentation de déparasitage. La durée de ces actes est de moins de 10min ce qui constitue un dérangement minime pour ces oiseaux qui sont relâchés directement sur le lieu de capture.

Impact sur les animaux

L’euthanasie ne sera réalisée qu’en cas d’absolue nécessité, lorsque la manipulation de l’oiseau a entrainé une lésion grave et mortelle. Protocole : l’euthanasie se fera selon les règles établies et reconnues par les comités d’éthique, c’est-à-dire soit par euthanasie gazeuse à l'isoflurane, soit par dislocation cervicale. A titre indicatif, le bilan de notre programme mésanges, après 40 ans d’activité et la capture de 23,879 individus adultes est de 15 oiseaux morts du fait d’une manipulation (dont 4 crises cardiaques et 5 euthanasies suite à des blessures graves). La probabilité que nous ayons à faire une euthanasie est donc faible.

Devenir

Expérience 1. Tous les animaux sauvages sont relâchés dans leurs conditions naturelles après la prise de sang. Les oiseaux captifs retournent en volière et seront relâchés à la fin de toutes les expériences. --/-- Expérience 2. Tous les animaux sont relâchés dans leurs conditions naturelles après l’expérience.

Remplacement

Les mésanges nichent facilement dans des nichoirs et la manipulation de leurs poussins ainsi que la capture des individus n'entrainent aucun abandon de nichées. Nos recherches sur le long terme (40 ans) sur les mésanges nous offrent une opportunité unique de mesurer les traits d’intérêts sur des oiseaux dont toute la généalogie est connue, ce qui permet notamment d’envisager des analyses de génétique quantitative pour estimer l’hérédité des caractères. Par ailleurs, ce modèle d’étude est unique car il permet de travailler à la fois en population naturelle et à l’aide d’expérimentations en conditions contrôlées au laboratoire. Aucun modèle théorique ne peut remplacer l’étude des oiseaux dans la nature pour répondre à ces questions.

Réduction

Pour le nombre d’animaux utilisés, nos connaissances en statistiques (analyses de puissance avec le logiciel R) nous permettent de savoir qu’il faut au moins 20 à 50 individus par traitement pour pouvoir tester l’effet d’une expérience. Pour l’expérience 1, 160 seront manipulés en population naturelles car leur taux de mortalité naturelle en population naturelle est de 50% d’une année à l’autre et donc nous aurons 40 pour chaque groupe. En Captivité 50 sont prévu car nous ne prévoyons pas de mortalité au cours de l’expérience. Pour l’expérience deux 720 poussins sont prévus car en population naturelle leur recrutement est de 90% en population naturelle et donc devrions avoir environ 72 poussins l’année après l’expérience pour les deux groupes.

Raffinement

Le protocole envisagé n’est pas douloureux, pour réduire l’angoisse de l’individu les actes prévus seront court (moins de 10 min par adultes et 5 ??? par poussins).

Choix des espèces

Les mésanges font l'objet d'études dans de nombreux laboratoires européens, et en particulier dans notre laboratoire du CEFE de Montpellier cette espèce est étudiée depuis plus de 40 ans par notre équipe. Les bases de données relatives aux comportements et à l'écologie de cette espèce sont telles que la mésange est devenue un important modèle d'étude pour la compréhension des mécanismes comportementaux d'animaux sauvages. Expérience 1 : stade poussins Nous cherchons à mesurer l’effet de la modification du microbiote sur la personnalité des poussins. Cela demande de venir 4 fois pour nourrir les oiseaux avec l’antibiotique. Les poussins sont facilement accessibles et sont en nombre suffisant pour tester cela. Expérience 2 : stade adulte. La mortalité juvénile (de 90%) nous obligerait à injecter de l’anti paludéen sur un grand nombre de poussin.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Autres mammifères : 300
Autres oiseaux : 300
Souffrances
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▲ 600
▲ -
▲ -
Devenir
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 -
 600

600 chauves-souris et oiseaux sauvages vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis relâchés sur le site de capture. Chaque individu subit une prise de sang à la veine alaire et deux écouvillonnages, salivaire et cloacal, pour une manipulation d'environ deux minutes. Le projet cherche à relier la dégradation de l'habitat à la présence d'agents pathogènes chez ces réservoirs, sur un territoire insulaire tropical. Le porteur indique exclure des prélèvements les espèces les plus fragiles et relâcher directement juvéniles et femelles gestantes ou allaitantes.

Objectifs

La caractérisation des pathosystèmes circulant dans des cycles enzootiques passe incontournablement par l’identification de ses agents étiologiques à partir des prélèvements sur les hôtes vertébrés concernés. Les chiroptères et l’avifaune sont des réservoirs d’un grand panel d’agents pathogènes à importance médicale (i.e. SARS-CoV2, arbovirus). Les facteurs favorisant ce portage sont encore mal connus et la relation avec l’état de conservation de l’habitat est importante à définir pour mieux évaluer les risques de transmission et de circulation associés à sa fragmentation/dégradation. Les espèces animales concernées sont protégées au sein du territoire donc il est nécessaire de mettre en lumière l’importance de la préservation de leur habitat pour garantir les services ecosystèmiques protectifs vis-à-vis de l’émergence des maladies infectieuses. Le projet proposé porte alors sur l’influence de la biodiversité des écosystèmes et de leurs modifications d’origine anthropique sur (i) les populations des chiroptères et oiseaux réservoirs de maladies infectieuses, et (ii) sur la prévalence d’agents pathogènes associés. In fine, les objectifs spécifiques du projet faisant l’objet de la présente demande sont les suivants : - d’évaluer l’impact de la dégradation de la couverture végétale et de l’anthropisation sur les chiroptères et oiseaux réservoirs d’agents pathogènes à importance médicale. - d’évaluer la prévalence d’agents pathogènes à importance médicale chez ces deux grands groupes de réservoirs vertébrés. - d’évaluer cette fréquence selon le caractère « dégradé » ou non de l’environnement.

Bénéfices attendus

Les facteurs favorisant le portage d’agents pathogènes chez les oiseaux et les chiroptères sont encore mal connus et sa relation avec l’état de conservation de l’habitat est importante à définir pour mieux évaluer les risques de transmission et de circulation associés à sa fragmentation/dégradation. Les espèces animales concernées sont protégées au sein du territoire donc il est nécessaire de mettre en lumière l’importance de la préservation de leur habitat pour garantir les services écosystémiques protectifs vis-à-vis de l’émergence des maladies infectieuses (bénéfice à moyen-long terme). De plus, ce projet permettra améliorer les connaissances quant aux interactions hôtes-agents pathogènes qui opèrent dans des cycles enzootiques jusqu’à alors non explorés dans les sites d’étude (bénéfice à moyen-long terme).

Procédures

3 prélèvements uniques seront effectués sur chaque individu : une prise de sang à la veine alaire (20 à 50 microl) un écouvillonnage salivaire et un écouvillonnage cloacal. Durée total de la manipulation (~2 min par individu)

Impact sur les animaux

Stress lié à la capture et douleur inférieure ou égale à une piqûre pendant la période de manipulation/prélèvement (~2 minutes)

Devenir

Animaux libérés dans le site de capture dès la fin des prélévements. Durée manipulation : ~2 min /individu

Remplacement

Non applicable. Seules les captures suivant le design d’échantillonnage cité au préalable permettront de répondre aux questions du projet. En effet, des collections d’échantillons ne sont pas disponibles vu que cette étude constitue la première à se focaliser sur le sujet sur le territoire.

Réduction

L’inventaire acoustique non invasif effectué dans les phases préliminaires du projet INSULA a été la stratégie permettant une réduction des sites de captures (de 36 sites à 12), et par conséquent, le nombre de spécimens à capturer et à prélever.

Raffinement

1-Limiter la durée de manipulations (~2 min) et le nombre de prélèvements (seulement un prélèvement par type d’échantillon/geste). 2-point de compression du point d’injection et libération le plus rapidement possible des spécimens capturés.

Choix des espèces

L’objectif est d’évaluer les différences de diversité entre les hôtes et les pathosystèmes associés, selon le niveau de dégradation de l’habitat. Les chiroptères et l’avifaune sont des réservoirs d’un grand panel d’agents pathogènes à importance médicale (i.e. SARS-CoV2, arbovirus), mais le plus souvent les espèces jouant le de principal amplificateur et/ou disperseur ne sont pas connues. L’étude de la diversité d’agents pathogènes associés à ces deux groupes de réservoirs potentiels doit passer par l'étude d'animaux sauvages, sans a priori d'espèces, pour avoir la vision la plus complète possible des cycles microbiens. Afin d’établir le lien entre la diversité des hôtes et des pathosystèmes de façon non biaisée, la méthode d’échantillonnage sera utilisée dans les 12 sites ne cible pas une espèce de chiroptère ou d’oiseau particulière. Seuls les colibris et les espèces Monophyllus plethodon et Eptesicus guadeloupensis seront exclus des prélèvements, au vu de leur fragilité, et seront relâchés directement. Adultes. Plus pertinents d’un point de vue épidémiologique, pouvant héberger des traces d’infections passées et être impliqués dans les cycles enzootiques d’agents pathogènes. Moins vulnérables pour les captures. Les juvéniles et les femelles gestantes et allaitantes (chauves-souris) seront relâchés. Les captures seront faites en dehors de la saison de reproduction.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Chiens : 16
Souffrances
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▲ -
▲ 16
▲ -
Devenir
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 16
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16 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis gardés en vie pour être réutilisés. Chacun subit jusqu'à douze prélèvements sanguins sur vingt-quatre heures et un prélèvement de liquide cérébrospinal sous anesthésie générale, pour étudier la pharmacocinétique d'une molécule, E846. Les chiens sont hébergés individuellement pendant toute la phase expérimentale. Le porteur affirme qu'"aucune méthode alternative" ne reproduit les effets de "l'organisme entier" et qualifie le recours au chien d'"indispensable", le chien étant l'espèce cible du produit.

Objectifs

L’objectif premier de ce projet est d’obtenir des premières informations concernant le profil pharmacocinétique de la molécule E846.

Bénéfices attendus

Il est attendu de ce projet de vérifier l'action de la molécule test sur l'inhibition de certaines kinases.

Procédures

Des prélèvements de sang seront effectués sur une période de 12 jours (le maximum étant 12 prélèvements de 1.5 mL sur 24h). Les prélèvements sanguins seront fait conformément à la règlementation en vigeur et conformément aux bonnes pratiques vétérinaires. Des prélèvements de liquide cérébrospinal seront aussi effectués. Ces prélèvements seront fait dans des conditions aseptiques et sous anesthésie générale des animaux. Un seul prélèvement de liquide cérébrospinal sera réalisé par animal (volume prélevé environ 0.5 mL).

Impact sur les animaux

Pas d'effet particulièrement indésirables sont attendus

Devenir

Les animaux seront gardés en vie. Décision prise par le vétérinaire désigné

Remplacement

La pharmacocinétique étudie le devenir de la molécule dans l’organisme c'est à dire son absorption, sa distribution par la circulation sanguine, son métabolisme, son élimination. Le but de ce projet est d'obtenir des premières informations concernant les caractéristiques pharmacocinétiques de ce composé impliqué dans la regulation de messagers secondaires, ici il s'agit d'un inhibiteur d'enzymes. Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire les effets de l'organisme entier sur les molécules, il est indispensable de recourir à l’animal de laboratoire. L'espèce chiens est l'espèce cible.

Réduction

Dans ce projet, 16 animaux seront inclus et divisés en 2 groupes de 8 animaux. Ce nombre et le nombre d'animaux minimal requis pour avoir des résultats interprétables compte tenu de la variabilité inter et intra individuelle.

Raffinement

Durant toute la phase expérimentale (du premier jour d'administration jusqu'au Day 12), les animaux seront hébergés individuellement pour éviter les contaminations par coprophagie et un enrichissement du milieu adapté sera mis en place pour éviter l'ennui: présence de jouets, de tablettes... Un suivi des animaux plusieurs fois par jours sera mis en place permettant l'observation générale des animaux et la détection précoce d'éventuels effets du produit sur l'animal.

Choix des espèces

L'espèce chien est la cible thérapeutique du produit testé Adulte ( 1 à 6 ans) Age cible

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1152
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1080
▲ 72
Devenir
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 1152

1 152 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, dont 72 en gravité sévère. Des souriceaux nouveau-nés sont infectés par injection de Bacillus cereus sur animal vigile, avec des prises de sang par section de la queue, le point limite retenu pour les fortes doses étant la mort des animaux. Le porteur précise que les femelles gestantes sont tuées par dislocation cervicale et les souriceaux par décapitation. Il présente le projet comme répondant à des saisines de l'EFSA et de l'ANSES sur les risques des bioinsecticides et affirme qu'une analyse in vivo dans un modèle proche de l'humain est "nécessaire".

Objectifs

Les bactéries du groupe Bacillus cereus sensu lato sont pour la plupart des bactéries omni présentes dans l'environnement. L'espèce Bacillus cereus sensu stricto est classiquement considérée comme responsable d'intoxications alimentaires collectives. A ce titre, elle est la 3éme cause d'intoxication alimentaire dans le monde après Salmonella spp et Staphylococus aureus. Cependant, de plus en plus d'études montrent maintenant qu'elle peut être aussi respopnsable d'infections de type bactériémies chez le nouveau-né prématuré, dont l'évolution peut être fatale. Les espèces du groupe B. cereus sensu lato sont difficiles à identifier par les méthodes standards en raison de la très grande proximité génétique des espèces qui le composent, et il est nécessaire de recourir au séquençage génomique complet de la souche pour l'identifier. Ce probléme est d'autant plus critique que plusieurs souches de l'espèce B. thurengiensis (Bt) de ce groupe sont utilisées comme bioinsecticide en agriculture biologique et largement dispersées dans l'environnement. Par exemple, de récentes analyses plus poussées de plusieurs cas d'intoxications d'abord attibuées à B. cereus ont mis en évidence que certaines étaient dues à la présence de souches de Bt commerciales. Afin d'essayer d'établir le rôle potentiel des souches de Bacillus cereus sensu lato dans la mortalité induite au cours de l'infection, nous avons effectué un recrutement de 55 souches de ce groupe, isolées au cours d'épisodes infectieux chez des nouveau-nés prématurés, et nous les avons identifiées précisément par séquençage génomique. Dans ce projet, nous testerons sur des souris nouveau-nés les effets de 10 souches (5 virulentes et 5 non virulentes), sélectionnées sur la base d'expériences préliminaires réalisées chez la Drosophile. Ce projet devrait permettre de répondre à la question de l'Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) et de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail (ANSES) sur les risques en santé publique liés à la présence de bactéries du groupe B. cereus sensu lato, parmi lesquelles B. thiurengiensis, dans l'alimentation (EFSA-Q-2015-00254 ; ANSES, saisine n° 2013-SA-0039), et dans l'environnement en général. Il permettra aussi de confirmer la nécessité de mesures strictes d'hygiène, et de protocoles permettant d'éviter la transmission bactérienne.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de répondre à la question de l’EFSA et de l’ANSES sur les risques en santé publique, des bactéries du groupe B. cereus, 3éme cause d'intoxication alimentaire dans le monde.

Procédures

Les animaux (souris nouveau-nés) seront infectés par injection par voie intra péritonéale, réalisée sur animaux vigiles. La bactériémie sera suivie aux temps 4h, 24h et 48h par des prises de sang effectuées par coupure de l'extrémité de la queue. A chaque temps 3 souris seront prélevées puis euthanasiées.

Impact sur les animaux

Les effets indésrables attendus sur les animaux seront différents dans les deux procédures. Dans la procédure 1, le point limite est la mort des animaux infectés, et les effets indésirables seront ceux liés à l'infection à B. cereus pour les plus fortes doses testées. Pour la procédure 2, nous utiloiserons une dose de B. cereus non létale déterminée dans la procédure 1. Dans ces conditons, nous n'attendons donc pas de signes de souffrance ou autres effets indésirables.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure, par dislocation cervicale des femelles gestantes, après la mort des souriceaux qui seront euthansiés par décapitation.

Remplacement

Les effets en santé publique de l’utilisation des bioinsecticides Bt sont sans doute largement sous-estimés en raison (i) de la proximité génétique entre les souches de B. thuringiensis (base des bioinsecticides Bt) et de B. cereus, 3éme responsable d’intoxications alimentaires au niveau mondial et 2nd en France (ii) des méthodes standards de détection et d’énumération de B. cereus qui ne permettent pas de différencier B. cereus de B. thuringiensis. Il convient donc d’analyser in vivo, dans un modèle le plus proche possible de l’Homme, les risques d’intoxication liés à la présence de B. thuringiensis dans l’environnement en raison de l’épandage en constante augmentation des bioinsecticides Bt.

Réduction

Des expériences sont en cours sur des cellules (macrophages), ainsi que dans un modèle de Drosophile, infectées avec une collection de souches de Bacillus, afin d'identifier les souches d'intérêt qui seront ensuite testées ches la souris.

Raffinement

En termes de raffinement, après infection, les animaux seront surveillés quotidiennement par le personnel animalier et par les responsables du projet et l’application de points limites permettra de détecter toute apparition de signes de souffrance durables. Le cas échéant, les animaux concernés seraient immédiatement euthanasiés.

Choix des espèces

Le modèle souris est largement décrit dans la littérature comme modèle d'étude de l'infection in vivo. De plus, les systèmes de défense contre les bactéries pathogènes sont très conservés de la Drosophile aux Mammifères, et en particulier, les réponses cellulaires de l'hôte vis à vis du pathogène sont très similaires entre la souris et l'homme. Plus précisément, ce modèle est celui que nous avons utilisé dans nos études précédentes dans un modèle de bactériémie à Escherichia coli chez la souris (Diabate et al., 2015, PLoS Pathogens, PEA NCE/2012-64), dans un modèle murin de bactériémie induite au cours d'une pneumonie à Staphylococcus aureus (Courjon et al., 2015, Toxins, autorisation MENSR n°02330.01) et dans un modèle d’infection à Pseudomonas aeruginosa (Bouillot et al., 2017, Sci Reports, PEA311). Les animaux utilisés seront des souriceaux nouveau-nés de 2 jours.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 80
Souffrances
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▲ 80
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Devenir
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 80

80 souris modeles de la trisomie 21 vont etre utilisees, toutes tuees a l'issue, dans des procedures impliquant un niveau de souffrance modere. Chaque animal est gave quotidiennement pendant dix-sept jours avec une molecule a visee therapeutique ou sa forme inactive, subit un poincon d'oreille pour le genotypage, passe des tests de memoire spatiale et de reconnaissance d'objets, puis est tue pour doser l'effet du compose dans le cerveau. Le porteur indique que les gavages repetes peuvent devenir douloureux et espere une amelioration des performances cognitives du modele. Il affirme que l'etude de ces deficiences intellectuelles d'origine genetique passe par un organisme vivant proche de l'homme, sans autre methode possible.

Objectifs

Le Syndrome de Down (SD) aussi appelé Trisomie 21 (T21), est dû à la présence d’un chromosome 21 surnuméraire. Ce syndrome touche 1 nouveau-né pour 600-800 naissances et représente environ un tiers des déficiences intellectuelles chez les enfants d’âge scolaire. C’est la forme la plus fréquente de retard mental, qui est également associée à un large panel de dysmorphies ou malformations. Parmi les gènes candidats à l’apparition de ces symptômes, un gène présent sur le chromosome 21 humain et donc en 3 copies chez les sujets porteurs de la T21, est aujourd’hui une des cibles privilégiées pour le développement de traitements thérapeutiques. Les études de ce gène chez la souris ont démontré son implication dans le développement et la maturation du cerveau. En effet, les souris ayant une copie supplémentaire de ce gène présentent une altération des capacités d’apprentissage et un déficit de la mémoire similaires à celles observées dans la T21. Arriver à déplacer de quelques dizaines de points le quotient intellectuel des patients atteints de la T21 leur permettrait d’avoir une vie plus autonome et socialement intégrée et constituerait un progrès très important pour la qualité de vie des patients et de leur entourage. L’objectif de la recherche sur la T21 est donc de mettre au point un traitement améliorant les fonctions intellectuelles des patients. Des collaborateurs proposent de tester 1 nouveau composé (et 1 composé non fonctionnel, utilisé comme contrôle négatif) pour leur propriété à améliorer les capacités cognitives qui sont altérées dans cette pathologie en ciblant l’activité de notre protéine d’intérêt. Durant ce projet, nous souhaitons déterminer si ce composé sera efficace en terme de restauration des fonctions intellectuelles. En parallèle, le composé non fonctionnel devrait avoir aucun effet. Ces composés ont été synthétisés et testés pour l’ADME (Administration, Distribution, Métabolisation et Excrétion) pharmacologique, par nos collaborateurs. Ces composés seront ainsi administrés par notre équipe à des souris modèles de T21. Les souris traitées feront l’objet de différents tests comportementaux afin de détecter une amélioration de leurs performances cognitives.

Bénéfices attendus

Nous espérons obtenir une amélioration significative des performances cognitives (notamment dans 2 types de mémoires : mémoire de reconnaissance spatiale et mémoire explicite de reconnaissance d'objets) dans un modèle murin de trisomie 21, qui montre de faibles performances dans ces 2 tests. Cette amélioration sera caractérisée également par un dosage de l'activité de phosphorilation de Dyrk1a, activité qui devrait être diminuée par l'effet du composé testé. Les animaux traités avec la forme non active du composé devraient présenter les mêmes déficits que les individus contrôles sauvages non traités.

Procédures

Les animaux seront gavés quotidiennement avec des molécules à visée thérapeutique pour une durée maximale de 17 jours. Le temps du gavage est de 20 à 30 secondes maximum. Pour le genotypage des animaux, un poinçon d’oreille sera effectué, conjointement à la pose d'une bague d'identification . Ce geste est rapide et ne prend que quelques secondes

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont l'introduction d'une canule de gavage pour l'administration des molécules per os. Une douleur peut apparaitre à cause de la répétition des gavages, au maximum 17 jours au total, soit 1 par jour. Stress léger et rapide dû à la pose de bague et prélèvement d'une biopsie d'oreille.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l'issu des 17 jours de traitement. Les cerveaux seront prélevés pour réaliser un dosage de l'effet des molécules à visée thérapeutique.

Remplacement

L’utilisation de la souris dans cette étude est justifiée par le fait que les anomalies à observer (altération des capacités d’apprentissage et déficit de la mémoire) nécessitent un modèle vivant et suffisamment proche de l’homme pour pouvoir être transposé.

Réduction

Pour ce projet, des souris mâles et femelles seront utilisés à partir de 3 mois, âge équivalent au jeune adulte. Nous utiliserons et testerons le composé sur les deux sexes afin de vérifier qu’il n’y a pas de différence entre mâle et femelle. L'étude nécessitera 5 groupes de 16 animaux (8 femelles et 8 mâles), soit 80 souris au total. 13 animaux par groupe sont nécessaires pour avoir une puissance statistique suffisante. Comme les tests comportementaux sont sans contraintes, certains animaux ne répondront pas, c'est pourquoi nous testerons 3 animaux de plus dans chaque groupe.

Raffinement

Les animaux bénéficieront d’un suivi quotidien à partir du début de leur traitement jusqu’à la fin de l’expérience. Et dans le cas où les animaux présenteraient des signes de souffrance, de mal-être, ou de douleur, ils seront exclus des analyses et soignés ou euthanasiés selon leur état. Pour la manipulation des animaux, et afin de limiter le stress, nous utiliserons des tubes de manipulation, ce qui évite de les prendre par la queue. Les tubes seront laissés dans les cages d'élevage comme enrichissement du milieu. Les animaux seront élevés par groupe de 2 animaux minimum pour éviter l'isolement.

Choix des espèces

La compréhension des mécanismes physiologiques et moléculaires ainsi que des origines développementales des pathologies génétiques associées à des retards mentaux requièrent l’étude d’un organisme vivant dans son intégrité et sa globalité et il n’existe donc pas de méthode autre que l’étude in vivo. La souris est une espèce physiologiquement et génétiquement proche de l’homme dans laquelle nous pouvons réaliser les manipulations génétiques pour obtenir ces modèles de pathologies humaines. De plus, les études dans le modèle humain sont limitées tandis que le modèle murin permet d’accéder à tous les tissus et à toutes les étapes du développement. En outre, le génome de la souris étant manipulable, il permet donc de recréer les modifications génétiques qui sont à la base du syndrome de Down. Les souris seront étudiées à partir de l’âge adulte, c’est-à-dire 3 mois, car c’est l’âge auquel le comportement exploratoire et les aptitudes de mémorisation sont présents.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Cochons : 6
Souffrances
▲ -
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▲ 6
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Devenir
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 6

6 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie inguinale bilatérale d'une heure pour implanter deux prothèses de renfort de paroi abdominale à comparer, suivie d'un examen radiologique sous anesthésie et d'un suivi de trois mois, avant d'être tué pour prélever les tissus et observer le comportement de la prothèse. Le porteur présente cette étape comme la preuve de concept d'un dispositif déjà testé in vitro, qu'il affirme "nécessaire" de valider sur l'animal vivant avant les malades humains. Il justifie le recours au cochon par les similitudes anatomiques avec l'humain.

Objectifs

Les Hernies De Paroi Abdominale (HDPA) sont dues à une déficience de la paroi ou un traumatisme de la paroi voire un relâchement d’une cicatrice de d'opération de l'abdomen. Ce sont les affections les plus fréquentes de la paroi abdominale. Le seul traitement efficace des HDPA est chirurgical et nécessite l’emploi de prothèses de renfort de paroi que l'on appelle communément Mesh en chirurgie. Beaucoup de prothèses de type Mesh existent mais il y a une grande disparité dans leur efficacité : taux variable de complications et/ou récidives en partie liées à l’approche opératoire et plus précisément à la méthode de fixation de la Mesh sur la pario. Aucun consensus n'est établi sur la meilleure méthode de fixation ou de non-fixation. Il a été démontré que la fixation de la prothèse avec des agrafes induit des douleurs post-opératoires plus importantes par rapport à la non-fixation de la Mesh qui dans ce cas doit être adhésive. Notre équipe a mis au point un système de Mesh qui se fixe dans traumatiser la paroi abdominale. Ce modèle a été testé in vitro et nous avons besoin de le tester sur des animaux vivants avant de les utiliser chez des malades humains. Les objectifs de ce projet sont : 1) évaluation du positionnement sans fixation atraumatique de la nouvelle prothèse sur la paroi abdominale 2) tolérance par la paroi abdominale de la présence permanente de la prothèse candidate 3) efficacité du système de fixation mécanique spontanée de cette prothèse comparée à une autre prothèse concurrente sur une période de 3 mois après l'implantation chez le porc. La preuve de concept in vivo de ce nouveau type de prothèse permettra d'améliorer la qualité des prothèses curatives et/ou préventives des HDPA.

Bénéfices attendus

Les résultats de cette recherche permettront d'avancer dans la mise sur le marché de prothèses de renforcement de la pario abdominale parce que nous pourrons répondre à deux critères : 1. la tolérance sur le plan clinique et biologique de la nouvelle prothèse auto-fixante ; 2. l’efficacité de l’attachement de cette prothèse au tissu abdominal mou suffisamment fort lui évitant une migration et/ou le rétrécissement.

Procédures

Les Porcs subissent une chirurgie au niveau inguinal qui va provoquer une douleur et une gêne post-opératoires. Avant la chirurgie, ils seront mis à jeun la veille au soir. Après la chirurgie, ils recevront des traitements par injection ou par médicaments par voie orale. la chirurgie est bilatérale et dure 1h. La période post-opératoire dure 10 à 12 jours au cours de laquelle les porcs euvent être hébergés seuls selon la qualité de la cicatrisation. La radiologie sous anesthésie dure 10 à 15 minutes. Suite à la chirurgie, ils subiront un examen radiologique de contrôle sous anesthésie. Le projet se déroule dans deux établissements utilisateurs d'animaux à des fins scientifiques que nous appellerons EU1 et EU2Pour passer de l'EU1 à l'EU2, ils seront transportés en camion de moins d'une heure.

Impact sur les animaux

La chirurgie peut provoquer une douleur et une gêne mécanique au lieu d'intervention.

Devenir

Les animaux sont tous mis à mort pour réaliser des prélèvements de tissu et observer in situ le comportement de la prothèse.

Remplacement

L'objectif de cette étude est de vérifier l'efficacité et la sécurité de la nouvelle prothèse candidate auto-fixante in vivo. Cette prothèse a déjà fait l'objet d'une étude de caractérisation in vitro sur un banc d'essai et doit maintenant être validée in vivo. La preuve de concept de ce nouveau type de prothèse permettra de mettre au point des prothèses auto-fixantes de qualité et efficace dans le traitement des HDPA. Il est nécessaire de tester la prothèse dans un environnement avec les différents organes et les fluides corporels qui ne peuvent pas être reproduit en in vitro. Ce passage sur le modèle animal est la dernière étape de la preuve de concept.

Réduction

6 animaux répartis en 2 groupes de 3 seront utilisés. Ce nombre total a été déterminé pour avoir une représentation juste de la physiologie animale. Etant donné que c'est une preuve de concept, il n'y a pas besoin de plus de 3 animaux par groupe pour obtenir la réponse au questionnement (aucune approche statistique n'a été réalisée). Pour réduire le nombre d'animaux, des tests in vitro ont déjà été réalisés pour la caractérisation de la prothèse candidate. Dans un principe de réduction, il sera implanté sur un même animal les 2 prothèses à comparer pour chaque groupe. Il s'agit d'une preuve de concept, ce faible nombre d'animaux permettra d'obtenir les résultats suffisants pour cette étape du projet.

Raffinement

Après une phase d'acclimatation pour réduire leur stress, les porcs seront opérés par une équipe chirurgicale expérimentée, qui maîtrise les techniques utilisées dans les hôpitaux. Durant toute la chirurgie et en période post-opératoire, la douleur sera prévenue et traitée. L'anesthésie durant l'opration sera suivie, et assortie d'une couverture analgésique. Par la suite, ils seront transportés dans un établissement spécialisé dans les soins de longue durée. Durant tout l'hébergement les animaux seront maintenus en groupes sociaux harmonieux. Ils seront hébergés dans des enclos propres, équipés d'enrichissement, qui leur permet de fouisser, manipuler des objets et se coucher dans des litières sèches. Un suivi quotidien par des équipes spécialisées permettra de suivre tous les signes indésirables, les traiter et els prévenir. Nous privilégions les techniques de renforcement positif pour obtenir la coopération des porcs pendant les pesées, les changements de cage ou les manipulatinos.

Choix des espèces

Les nombreuses similitudes anatomo-physiologiques, qui rapprochent l’organisme du porc à celui de l’Homme, permettent d’obtenir une comparaison fiable des données obtenues et une meilleure compréhension des phénomènes physio-pathologiques étudiés. Nous implantons les dispositifs chez de porcs de 30 à 35 kg, en croissance. Ainsi nous pouvons vérifier si le dispositif remplit son rôle de renforcement de la paroi inguinale, résiste aux efforts mécaniques et accompagne la croissance sans incident.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Cochons : 144
Souffrances
▲ -
▲ 144
▲ -
▲ -
Devenir
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 144

144 porcelets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont enfermés seuls jusqu'à quatre heures par jour et exposés pendant quatorze jours à des sols contaminés au chrome et au nickel, puis mis à mort pour prélever leurs muscles et leur foie. Le porteur présente le projet comme la validation d'une méthode alternative in vitro destinée à évaluer l'exposition des enfants aux métaux lourds du sol. Il affirme qu'il ne peut y avoir de remplacement à l'heure actuelle pour ces éléments et retient des porcelets pour la proximité de leur digestion avec celle de l'enfant.

Objectifs

Le but de ce projet est de valider in vivo l’intérêt d’une méthode alternative à l’utilisation d’animaux : utiliser un test in vitro pour prédire la biodisponibilité relative du Chrome III, le Chrome VI et du Nickel II, contaminants les sols. Cette étape de validation in vivo est indispensable pour intégrer le test in vitro dans les futures démarches d’évaluations d'exposition sur sites et sols pollués par ces Eléments Traces (sols représentatifs de sites contaminés en France et de certains pays européens)

Bénéfices attendus

Le présent projet permettra de valider une méthode alternative in vitro, qui sera ensuite utilisée pour l'évaluation des risques d'exposition des enfants aux métaux lourds suite à l’ingestion de sol contaminé (comportement main - bouche).

Procédures

Les animaux subiront une claustration individuelle temporaire (

Impact sur les animaux

Les porcelets seront maintenus pendant une période limitée de 1 à 4 heures par jour en logement individuel pour contrôler l’exposition de ces derniers à des doses non dommageables de polluants métalliques. Cette procédure aura une conséquence légère sur le comportement social des animaux en induisant un stress causé par un environnement non adapté du fait de cet isolement.

Devenir

Du fait des prélèvements envisagés (prélèvement d'organes comme des muscles, le foie) et de leur importance pour l'animal la mise à mort est rendue nécessaire

Remplacement

La stratégie de l'expérience consiste à comparer et à corréler les données prédites par un test in vitro avec les données de biodisponibilité in vivo afin de remplacer à terme les essais sur animaux sur cette problématique. Il ne peut y avoir de remplacement à l'heure actuelle pour les éléments trace métalliques objet de la présente étude.

Réduction

Un calcul de puissance a été réalisé en vue de définir le nombre nécessaire et suffisant d'animaux en amont de l'étude. Une étude de la linéarité entre la dose d'exposition et les concentrations retrouvées dans les organes des porcelets sera réalisée en 1° étape ce qui permettra de limiter le nombre d'animaux de la 2° étape. Seuls les sols les plus intéressants pour la validation du test in vitro seront utilisés ici, ce qui réduit également le nombre d'animaux. Au total, 144 porcelets seront utilisés dans ce projet.

Raffinement

L'hébergement sera réalisé en groupes sociaux de 3 porcelets par box pourvu d'enrichissement avec ballons, cordes. Lors de l'application de la procédure de mise en cage individuelle, un isolement limité sera appliqué et des enrichissements supplémentaires (cordes, ballons) seront rajoutés pour chaque individu. Des points limites adaptés à cette étude ont été définis.

Choix des espèces

Les porcelets ont une physiologie digestive proche de celle des humains, en particulier de l’enfant (6 mois à 3 ans), ce qui permettra d'étudier la biodisponibilité des contaminants. Les porcs consomment régulièrement de grandes quantités de sols dans leur environnement naturel, cette ingestion n'impactera pas leur bien-être. Nous n’avons aucune raison de supposer un effet du sexe des animaux, mais nous avons choisi des porcelets mâles castrés pour permettre de mieux comparer cette étude à celles précédemment réalisées et disponibles dans la littérature. Les porcelets auront 30 à 40 jours et seront sevrés. Ces conditions sont en adéquations avec la précédente étude menée sur d'autres éléments traces métalliques.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 176
Souffrances
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Devenir
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 176

176 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées de souffrance sévère. Elles sont infectées par un virus influenza H1N1 par voie nasale, subissent des écouvillons buccaux, et servent notamment à déterminer une dose létale 50, c'est-à-dire la dose de virus qui tue la moitié des souris. Le porteur reconnaît une perte de poids pouvant dépasser 20 %, une détresse respiratoire sévère et une léthargie jusqu'aux points limites, et renvoie l'étude des mécanismes à des projets futurs. Il affirme qu'aucune méthode alternative n'existe, les modèles in vitro n'ayant pas selon lui la complexité d'une infection touchant plusieurs organes.

Objectifs

Les populations virales sont confrontées à des goulots d'étranglement (événements réduisant la taille de la population virale et, par conséquent, sa diversité génétique) qui peuvent être divisés en deux catégories : les goulots d'étranglement de transmission et les goulots d'étranglement au sein de l'hôte. Des travaux menés par notre équipe sur les virus influenza aviaires, et par d’autres équipes sur les virus influenza humains, ont suggéré que la réponse immunitaire innée imposait un goulot d’étranglement majeur, prévenant l’émergence des variants minoritaires. Pourtant, ceci n’a jamais été formellement démontré expérimentalement. Pour le faire, nous souhaitons utiliser comme virus modèle un virus influenza WSN H1N1, typiquement utilisé en laboratoire. A partir de ce virus, nous avons obtenu trois mutants, possédant un avantage sélectif moindre en culture cellulaire : en comparaison à la souche sauvage, ils se répliquent de manière moins efficace in vitro. Nous avons ainsi un virus adapté aux mammifères (la souche sauvage, que nous souhaiterions utiliser comme variant minoritaire) et plusieurs virus avec un désavantage sélectif, à utiliser comme variants majoritaires. Nous souhaitons ainsi reproduire le phénomène suivant : un mammifère est infecté par un virus aviaire (donc peu adapté aux mammifères) ; au cours de la réplication de ce virus, un variant possédant une mutation d’adaptation aux mammifères apparaît. Ce variant est donc minoritaire par rapport au virus initial : pour que son émergence soit réussie, il doit devenir majoritaire et ainsi échapper au goulot d’étranglement imposé par la réponse immunitaire. Les caractéristiques phénotypiques d’un virus peuvent être différentes entre les modèles in vivo et in vitro : une mutation peut conférer un avantage sélectif à un virus lorsqu’il infecte un tapis cellulaire, sans que cette mutation ait d’impact sur la physiopathologie d’une infection in vivo. Des expériences sont nécessaires pour caractériser in vivo le virus sauvage et ses variants, et répondre aux objectif suivants : - Confirmer que le virus sauvage a un avantage sélectif par rapport aux virus mutés. - Déterminer les doses létales 50 (cet indicateur mesure la dose de virus causant la mort de 50 % d'une population animale donnée dans des conditions d'expérimentation précises) - Déterminer les organes dans lesquels les virus se répliquent préférentiellement.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra d'identifier un ou plusieurs marqueurs d'adaptation aux mammifères du virus H1N1 étudié dans le modèle souris : nous confirmerons ou non que les mutations identifiées in vitro ont un impact in vivo. Si cela était bien le cas, nos mutants causeront moins de mortalité et se répliqueront moins efficacement chez la souris. Les mécanismes conférant les avantages sélectifs apportés par ces mutations seront étudiés dans les projets futurs, afin de mieux comprendre les déterminants moléculaires de l'adaptation des virus influenza aux mammifères.

Procédures

Les animaux seront infectés par inoculation intranasale du virus après sédation préalable. Les seuls prélèvements effectués sur des animaux vivants seront les écouvillons oropharyngés : il s'agit d'un prélèvement rapide, simple et indolore, où un écouvillon en coton vient frotter l'intérieur de la bouche pour prélever de la salive.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables suivants peuvent être observés jusqu'à atteinte des points limites préalablement définis : perte de poids supérieure ou égale à 20 %, dyspnée sévère, réduction de la mobilité, léthargie.

Devenir

Certains animaux seront euthanasiés pour que leurs organes soient récoltés. Les animaux survivant pour lesquels une autopsie n'est pas nécessaire ne pourront pas être adoptés, ayant été infectés par des virus influenza. Leur réutilisation ne sera pas possible, car les animaux auront développé une réponse immunitaire vis à vis des virus que nous étudions.

Remplacement

Il n’existe aucune méthode alternative permettant d’étudier les interactions entre variants dans différents tissus et l’impact de la réponse immunitaire innée. Les méthodes in vitro et ex vivo n’ont malheureusement pas la complexité d’une infection multiviscérale.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe est déterminé de façon à pouvoir évaluer par des tests statistiques les différences entre les groupes d’animaux : selon les données étudiées, des groupes de 5 ou 6 animaux sont suffisants.

Raffinement

Afin de réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux, les mesures suivantes sont appliquées : - Les souris seront hébergées par groupes de 6 dans la première procédure et par groupe de 5 dans la seconde (les cages que nous possédons, de la marque Allentown, permettent d’héberger jusqu’à 6 animaux). - Application de conditions d’ambiance en accord avec l’âge et l’espèce (température, éclairage, hygrométrie). - Fourniture d’eau et d’aliment (adapté aux besoins d’entretien ou de croissance des souris) sans restriction et avec enrichissement (abris en cellulose, tunnels en plexiglass, cylindres en coton). - Manipulation des souris et contrôle de l’état des souris deux fois par jour par du personnel qualifié : cette surveillance permettra notamment afin d'identifier les animaux pour lesquels une mise à mort est humainement nécessaire (les points limites définis pour chacune des procédures ayant été atteints). - Inoculation intranasale du virus réalisée après anesthésie intrapéritonéale.

Choix des espèces

La souris est un excellent modèle pour évaluer la réplication des virus influenza. De nombreux réactifs sont également disponibles pour moduler la réponse immunitaire, ce qui n’est pas le cas des autres modèles animaux utilisés pour l’étude de ces virus. Souris Balb/c âgées de 4 à 6 semaines : il s’agit de la souche la plus utilisée pour les infections par les virus influenza et l’âge est bien adapté car les souris âgées de 4 à 6 semaines ont déjà un système immunitaire fonctionnel.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Cochons : 6
Souffrances
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▲ 6
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Devenir
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 6

6 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun subit une chirurgie de l'aine sous anesthésie d'environ une heure et demie, au cours de laquelle deux prothèses de renfort de paroi abdominale sont implantées pour comparaison, avant trois mois d'hébergement puis la mise à mort pour prélever les tissus. L'objet est une preuve de concept in vivo d'une nouvelle prothèse auto-fixante, dernière étape annoncée avant validation, le porteur reconnaissant n'avoir mené aucune approche statistique pour fixer l'effectif. Il affirme qu'il est "nécessaire" de tester le dispositif dans un organisme avec ses organes et ses fluides, impossible à reproduire in vitro.

Objectifs

Les Hernies De Paroi Abdominale (HDPA) sont dues à une déficience de la paroi ou un traumatisme pariétal ou un relâchement d’une cicatrice de laparotomie. Ce sont les pathologies les plus fréquentes de la paroi abdominale (PA). Le seul traitement efficace des HDPA est chirurgical et nécessite l’emploi de prothèses de renfort de paroi (Mesh). Beaucoup de prothèses existent mais il y a une grande disparité dans leur efficacité : taux variable de complications et/ou récidives en partie liées à l’approche opératoire et plus précisément à la méthode de fixation de la Mesh. Aucun consensus n'est établi sur la meilleure méthode de fixation ou de non-fixation. Il a été démontré que la fixation de la prothèse avec des agrafes induit des douleurs post-opératoires plus importantes par rapport à la non-fixation de la Mesh. L’utilisation de ces systèmes de fixations est traumatique et associée à des complications postopératoires précoces et tardives. Ces complications ont conduit les chirurgiens à envisager des méthodes alternatives de fixation atraumatiques de l’implant ( Un modèle innovant de prothèse a été développée et a fait l’objet d’une étude de caractérisation in vitro sur un banc d’essai. Les objectifs de ce projet sont : 1) évaluation du positionnement sans fixation atraumatique de la nouvelle prothèse sur la paroi abdominale 2) tolérance par la paroi abdominale de la présence permanente de la prothèse candidate 3) efficacité du système de fixation mécanique spontanée de cette prothèse comparée à une autre prothèse concurrente à 3 mois de l'implantation chez le porc. La preuve de concept in vivo de ce nouveau type de prothèse permettra d'améliorer la qualité des prothèses curatives et/ou préventives des HDPA.

Bénéfices attendus

Les résultats de cette recherche permettront de répondre à deux critères : 1. la tolérance sur le plan clinique et biologique de la nouvelle prothèse auto-fixante ; 2. l’efficacité de l’attachement de cette prothèse au tissu abdominal mou suffisamment fort lui évitant une migration et/ou le rétrécissement.

Procédures

Les porcs subiront une chirurgie par voie coelioscopique au niveau de l'aine, sous anesthésie, qui devrait durer une heure à une heure et demi. Suite à cette chirurgie, ils seront transportés dans un élevage après 10 à 12 jours. Ils seront ensuite hébergés dans des conditions proches des élevages, sans contraintes particulières. Ensuite, ils seront pesés et palpés au niveau de la zone opérée régulièrement. Ces 2 actes sont de courte durée, pas plus de quelques minutes chacun.

Impact sur les animaux

La chirurgie peut provoquer une douleur et une gêne mécanique au lieu d'intervention.

Devenir

Les animaux sont tous mis à mort pour réaliser des prélèvements de tissu et observer in situ le comportement de la prothèse.

Remplacement

L'objectif de cette étude est de vérifier l'efficacité et la sécurité de la nouvelle prothèse candidate auto-fixante in vivo. Cette prothèse a déjà fait l'objet d'une étude de caractérisation in vitro sur un banc d'essai et doit maintenant être validée in vivo. La preuve de concept de ce nouveau type de prothèse permettra de mettre au point des prothèses auto-fixantes de qualité et efficace dans le traitement des HDPA. Il est nécessaire de tester la prothèse dans un environnement avec les différents organes et les fluides corporels qui ne peuvent pas être reproduit en in vitro. Ce passage sur le modèle animal est la dernière étape de la preuve de concept.

Réduction

6 animaux répartis en 2 groupes de 3 seront utilisés. Ce nombre total a été déterminé pour avoir une représentation juste de la physiologie animale. Etant donné que c'est une preuve de concept, il n'y a pas besoin de plus de 3 animaux par groupe pour obtenir la réponse au questionnement (aucune approche statistique n'a été réalisée). Pour réduire le nombre d'animaux, des tests in vitro ont déjà été réalisés pour la caractérisation de la prothèse candidate. Dans un principe de réduction, il sera implanté sur un même animal les 2 prothèses à comparer pour chaque groupe. Il s'agit d'une preuve de concept, ce faible nombre d'animaux permettra d'obtenir les résultats suffisants pour cette étape du projet.

Raffinement

Après une phase d'acclimatation pour réduire leur stress, les porcs seront opérés par une équipe chirurgicale expérimentée, qui maîtrise les techniques utilisées dans les hôpitaux. Durant toute la chirurgie et en période post-opératoire, la douleur sera prévenue et traitée. L'anesthésie durant l'opration sera suivie, et assortie d'une couverture analgésique. Par la suite, ils seront transportés dans un établissement spécialisé dans les soins de longue durée. Durant tout l'hébergement les animaux seront maintenus en groupes sociaux harmonieux. Ils seront hébergés dans des enclos propres, équipés d'enrichissement, qui leur permet de fouisser, manipuler des objets et se coucher dans des litières sèches. Un suivi quotidien par des équipes spécialisées permettra de suivre tous les signes indésirables, les traiter et els prévenir. Nous privilégions les techniques de renforcement positif pour obtenir la coopération des porcs pendant les pesées, les changements de cage ou les manipulatinos.

Choix des espèces

Les nombreuses similitudes anatomo-physiologiques, qui rapprochent l’organisme du porc à celui de l’Homme, permettent d’obtenir une comparaison fiable des données obtenues et une meilleure compréhension des phénomènes physio-pathologiques étudiés. Le modèle porcin permet une transposition des techniques chirurgicales utilisées en pratique clinique courante chez l'Homme et de démontrer l’efficacité fonctionnelle de la candidat-prothèse de renfort à traiter les hernies abdominales. Les animaux utilisés seront des porcs "à l'engraissement", jeunes sevrés d'environ 30 à 35 kg au début du projet. Il est nécessaire d'attendre que l'animal soit sevré, pour qu’il soit bien protégé sur un plan immunologique et donc moins sujet à diverses pathologies néo-natales. A ce stade de leur croissance, les animaux peuvent plus facilement entrer dans un protocole tel que celui-ci.