Système cardiaque
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Effets des anti-héparanases sur le glycocalyx et la dysfonction endothéliale dans un modèle d’ischémie-reperfusion pulmonaire
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
75 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit une laparotomie, une thoracotomie et une heure d'ischémie du poumon sous ventilation mécanique, avec des réveils entre trois temps opératoires étalés sur trois jours, avant le prélèvement du cœur et des poumons. Le porteur indique attendre des douleurs thoraciques et abdominales contrôlées par la morphine et une réduction de la mobilité de deux à trois heures. Il teste l'effet d'anti-héparanases sur l'endothélium pulmonaire et affirme qu'il n'existe pas encore de biomarqueur permettant cette étude chez l'humain.
Objectifs
La transplantation pulmonaire est le traitement de l’insuffisance respiratoire terminale chez des patients hypersélectionnés. La dysfonction primaire de greffon est un syndrome de détresse respiratoire aigüe qui survient dans les premiers jours suivants la transplantation (≤ 72h le plus souvent) chez 10 à 30% des greffons et compromet de façon importante la survie du patient à court et long terme. L’ischémie-reperfusion pulmonaire associée à la dysfonction endothéliale est une des causes majeures de dysfonction primaire de greffon pulmonaire qui apparaît dans les 72 heures postopératoires. Le glycocalyx est un acteur essentiel dans l’ischémie-reperfusion pulmonaire et sa préservation est essentielle dans la qualité de la fonction du greffon, de par son rôle protecteur dans la physiologie de l’endothélium vasculaire dont il constitue la surface luminale. La limitation de l’apparition d’une dysfonction primaire du greffon en postopératoire représente un enjeu de santé publique puisqu’elle est responsable d’une morbi-mortalité élevée après une transplantation pulmonaire, notamment par rapport aux autres types de transplantation. En effet, la mortalité à 5 ans est proche de 50%.
Bénéfices attendus
Observer les effets potentiellement bénéfiques des anti-héparanases sur le glycocalyx et la fonction endothéliale pulmonaire dans un modèle d’ischémie-reperfusion pulmonaire
Procédures
Cela concernera 25 rats par groupe. La première intervention durera entre 2 et 3h. La deuxième intervention à H3 et la troisième intervention à J3 seront d’une durée d’environ 30 minutes à 1 heure. L’animal sera réveillé entre chaque temps expérimental et bénéficiera d’une injection sous-cutanée d'un puissant dérivé de la morphine en cas de présence du moindre signe de souffrance objectif. Première intervention = induction anesthésique IP, injection SC dérivé de la morphine, intubation oro-trachéale pour ventilation mécanique, mini-laparotomie médiane, prélèvement sanguin/remplissage/injection molécule du groupe dans la veine cave, thoracotomie postéro-latérale gauche, ischémie pulmonaire 1h, injection anesthésique locale, réveil. Deuxième et troisième interventions à H3 et J3 respectivement : induction anesthésique IP. Réouverture laparo pour prélèvements sanguins. Prélèvement coeur-poumons à J3
Impact sur les animaux
La douleur et le stress des animaux seront contrôlés selon la stratégie de raffinement décrite dans le projet. Dans notre modèle, nous attendons des douleurs thoraciques et abdominales à J0 de l’intervention pendant quelques heures, qui seront contrôlées par l’injection SC de buprénorphine à dose maximale avant le début de l’intervention ainsi que par injection de lidocaïne juste avant le réveil au niveau de la thoracotomie. Il existera de façon concomitante une réduction de la mobilité du rat pendant 2-3h après l’intervention et sera rapidement réversible. Nous attendons une reprise rapide en quelques heures de l’alimentation et de l’hydratation per os des rats en post-opératoire, et nous n’attendons pas de perte de poids. Nous utilisons une grille d’évaluation du bien-être animal afin de mettre en place des points limites, et nous utilisons plusieurs méthodes afin de diminuer les nuisances et les effets indésirables sur les animaux (décrit en détail dans la partie raffinement)
Devenir
Tous les rats inclus dans ce protocole seront mis à mort à la fin de l’étude dans l’objectif de récupérer les organes pour des analyses fonctionnelles, moléculaires et structurelles, ainsi que pour limiter l'éventuelle présence de souffrance aussi minime soit-elle.
Remplacement
Actuellement, il n'existe pas encore chez l'homme de biomarqueurs permettant de diagnostiquer ou d'étudier la dysfonction endothéliale dans l'ischémie-reperfusion pulmonaire. Afin d'étudier les phénomènes physiopathologiques qui entourent une ischémie-reperfusion pulmonaire, des modèles ont été créés chez le petit animal tel que le rat. Grâce à ce modèle chez le rat, nous allons avoir un vrai modèle d'ischémie-reperfusion simulant les conditions réelles chez l'homme afin d'étudier l'impact sur la dysfonction endothéliale et le glycocalyx et pouvoir étudier l'effets des anti-héparanases, une molécule novatrice, sur ces conséquences.
Réduction
Nous optons pour des études chez des espèces d'animaux élevées à des fins scientifiques, caractérisés par une faible variation génétique entre individus, ce qui conduit à une moindre variabilité de la réponse biologique ce qui réduit le nombre d'animaux utilisés. Le nombre d'animaux nécessaire a été aussi calculé d'après les précédentes études sur la dysfonction endothéliale réalisées dans le laboratoire, à l'aide d'outils statistiques.
Raffinement
Pour raffiner ; les animaux sont hébergés aux normes requises et un enrichissement des cages est mis en place. De plus, nous réaliserons un contrôle rigoureux de l’analgésie et de l’anesthésie : L’induction anesthésique sera réalisée par une injection intrapéritonéale d'anesthésiants prévus à cet effet. L’entretien de l’anesthésie sera réalisé avec une injection systématique d'anesthésiant toutes les 30 minutes. Une application d'anesthésiant local en gel sera réalisée sur la peau avant l’incision. Avant l’incision tous rats bénéficieront d’une analgésie complémentaire par un fort analgésiant par voie sous-cutanée, répétée toutes les 12 heures. Stratégie de limitation de l’angoisse : Les interventions auront lieu 1 à 2 semaines après l’arrivée des animaux au sein de l’animalerie afin que les animaux aient un temps d’adaptation et de repos suite au voyage. Les interventions chirurgicales et prélèvements auront lieu dans une pièce isolée, calme, avec un seul expérimentateur présent afin de limiter les mouvements et les sources de bruit. Les signes cliniques suivant seront ainsi observés pendant la durée de l’expérimentation : respiration pénible, bruyante et faible, poils hérissés, dos arrondis, animal recroquevillé, prostration avec réduction importante de l’activité motrice. En cas d’apparition d’un seul de ces signes cliniques qui détermine un point d’arrêt anticipé, l’animal sera exclu de l’étude et mis à mort pour éviter toute souffrance supplémentaire s'il n'existe aucun moyen de soulager efficacement et rapidement l'animal. . Nous utilisons une grille d’évaluation du bien-être animal basé sur la perte de poids, le comportement et l’état général afin de mettre en place des points limites, et nous utilisons plusieurs méthodes afin de diminuer les nuisances et les effets indésirables sur les animaux. De plus, les animaux seront manipulés régulièrement par les mêmes expérimentateurs pour tendre à une habituation. Tout au long de l’étude, les animaux seront nourris ad libitum et hébergé au nombre maximum de 3 animaux par cages avec de l’enrichissement. Le réveil se fera dans des cages individuelles.
Choix des espèces
Les premiers modèles ont été developpés chez le rat. Le rat Wistar est une espèce largement utilisé dans les expériences animales Faible coût pour cette espèce. Les études antérieures dans le laboratoire analysant la dysfonction endothéliale sur le rat ont dévelopé des marqueurs de dysfonction. De plus, nous disposons au sein de notre animalerie d'une structure permettant l'hébergement et le confort des animaux. Les animaux utilisés pour l’étude seront des rats Wistar mâles âgés de 9 semaines et qui pèseront entre 400 et 500g. Nous choisissons des rats de ce poids minimum afin d'obtenir un volume sanguin suffisant pour pouvoir réaliser tous les analyses sanguines nécessaires dans notre projet.
Analyse fonctionnelle de mutants du facteur Willebrand
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection dans la veine de la queue, puis subissent un prélèvement de sang, un test de saignement consistant à couper les trois derniers millimètres de la queue et à mesurer le sang perdu pendant 30 minutes, ou une provocation de thrombose dans l'artère carotide, la journée finale se déroulant sous anesthésie sans réveil. Le porteur étudie l'effet de deux mutations d'une protéine de la coagulation sur le risque de thrombose. Il affirme que la coagulation 'nécessite absolument un organisme vivant entier' et qu'il n'existe pas de test adapté évitant le recours à l'animal.
Objectifs
La coagulation sanguine représente l'ensemble des mécanismes mis en jeu lors d'une blessure, aboutissant à la formation d'un caillot sanguin qui va permettre l'arrêt du saignement en réparant le ou les vaisseau(x) sanguin(s) lésés. Il s'agit donc d'un processus vital mais qui malheureusement peut aussi avoir des conséquences négatives lorsqu'il se produit en absence de toute blessure puisque dans ce cas, il aboutit à l'obstruction d'un vaisseau sanguin, ce qu'on appelle une thrombose. Les protéines qui sont importantes pour la coagulation "normale" sont également potentiellement impliquées dans les phénomènes de thrombose. Nous étudions l'une de ces protéines et en particulier comment des altérations génétiques sur cette protéine peuvent favoriser la survenue de thromboses. Le but du projet va consister à prouver dans un modèle souris que des mutations sur cette protéine d'intérêt conduisent à une protéine anormale, qui va avoir tendance à provoquer des thromboses
Bénéfices attendus
A court-terme, les résultats de cette étude vont améliorer nos connaissances sur une des protéines importantes pour la coagulation en montrant que certaines mutations génétiques entraînent la formation d'une protéine hyper active et par conséquent davantage pro-thrombotique. A long terme, le projet contribuera à identifier un nouveau biomarqueur familial de risque thrombotique. Des stratégies thérapeutiques visant à cibler cette protéine pourraient en découler afin de diminuer le risque de développer un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.
Procédures
Les souris seront soumises à une procédure impliquant plusieurs gestes sur une période de 4 jours maximum. Le premier jour, les souris recevront une injection dans la veine de la queue pour qu'elles puissent produire les protéines portant les mutations désirées. L'injection dure une dizaine de secondes au maximum. Trois jours plus tard, un prélèvement sanguin de petit volume sera effectué sur les souris anesthésiées, ce prélèvement ayant une durée de 3 secondes. Puis le lendemain, les souris seront de nouveau anesthésiées par injection dans la cavité abdominale (geste de 2 secondes). Un groupe de souris anesthésiées sera soumis à un test de saignement. Ce test consiste à couper les 3 derniers millimètres de la queue de la souris et à mesurer la quantité de sang perdu en 30 minutes. Pour le second groupe de souris anesthésiées, nous évaluerons leur capacité à développer des thromboses dans l'artère de la carotide, pendant une durée de 30 min au maximum.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent expérimenter une légère douleur transitoire pendant et après l’injection intra-veineuse et après le prélèvement sanguin. La journée finale de la procédure se fait entièrement sous anesthésie et sera sans réveil.
Devenir
Les souris seront euthanasiées car la procédure finale n'est pas compatible avec un réveil et une reprise d'activité.
Remplacement
Le système de la coagulation est complexe, et nécessite absolument un organisme vivant entier pour pouvoir être reproduit de manière pertinente. Actuellement, il n'existe pas de tests adaptés qui pourraient éviter le recours à l'animal.
Réduction
Ce projet a déjà bénéficié d'une stratégie de réduction puisque seul l'effet de deux mutations sera étudié chez l'animal alors qu'une vingtaine de mutations potentielles ont été identifiées. Une analyse informatique de modélisation a permis de sélectionner ces deux mutations, basée sur leur plus grand potentiel pro-thrombotique. D'autre part, une analyse mathématique a permis d'établir le plus petit nombre d'animaux nécessaires au projet tout en s'assurant d'obtenir des résultats robustes et fiables.
Raffinement
Les procédures utilisées se feront dans le cadre adapté d'un hébergement agréé, respectant au maximum le bien-être des animaux avec un enrichissement du milieu (morceaux de bois à ronger, filaments de papier kraft pour faire un nid), en limitant la souffrance par le respect des méthodes d’anesthésie et d'analgésie. L’ensemble des expériences seront effectuées par une personne habilitée à expérimenter sur animaux. Les souris seront surveillées quotidiennement pendant toute la durée de la procédure afin de s'assurer qu'elles ne sont pas en souffrance (visibles par leur aspect et comportement). Des points limite précoces seront strictement appliqués.
Choix des espèces
Ce projet fait appel à un modèle murin déjà développé qui a prouvé sa pertinence dans de nombreuses publications scientifiques. Il s'agit d'animaux génétiquement modifiés qui ont l'avantage de ne pas exprimer la protéine étudiée et donc chez lesquels il est aisé de pouvoir tester des mutants sans être gênés par la protéine naturelle non mutée. Pour ce projet, uniquement des animaux adultes des deux sexes seront utilisés, représentant au mieux la population humaine, susceptible d'expérimenter des évènements de thrombose.
Etude de l’impact du vieillessement sur la calcification de la valve aortique en utilisant un modèle murin
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, la moitié dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et l'autre moitié un niveau sévère. Génétiquement modifiées pour un vieillissement accéléré par mutation du gène Klotho, elles subissent une biopsie de l'oreille pour génotypage et des échocardiographies sous anesthésie. Le porteur indique que ces souris présentent un retard de croissance, de l'ostéoporose et des calcifications cardiaques pouvant conduire à une insuffisance cardiaque et un œdème pulmonaire, la plupart mourant entre 9 et 10 semaines, et limite le suivi à 6 semaines pour éviter les phénotypes les plus sévères. À l'issue, toutes sont tuées pour prélever leur cœur.
Objectifs
Les valvulopathies sont des atteintes des valves cardiaques conduisant à des insuffisances valvulaires pouvant causer une dysfonction cardiaque d’apparition progressive. Dans certains cas, les valvulopathies augmentent le risque de trouble du rythme cardiaque et de mort subite. Les valvulopathies peuvent avoir une originie génétique. La calcification des valves cardiaques peut être à l’origine de ces dysfonctions valvulaires. La calcification des valves augmente avec l’âge et peut atteindre jusqu’à 13% de la population de plus de 70 ans. Nous voulons étudier l’effet du vieillissement sur l’apparition et la progression de la calcification et identidier les cellules qui répondent aux signaux impliqués dans ce processus. Notre projet a pour objectif d’étudier un modèle murin de veillissement muté sur le gène Klotho pour comprendre la physiopathologie de la calcification de la valve cardiaque et identifier d’éventuelles voies pour développer des approches thérapeutiques ciblées.
Bénéfices attendus
Nous attendons de ce projet d’augmenter les connaissances sur la physiopathologie des valvulopahties associées au vieillessement et ainsi améliorer au mieux la prise en charge thérapeutique des patients.
Procédures
A l'âge de 2 semaines, les animaux subiront une biopsie à l'oreille permettant de réaliser simultanement l'identification et le prélèvement d'ADN pour identifier les animaux mutants (génotypage). Les animaux vont être soumis à une échocardiographie sous anesthésie générale gazeuse (durée de 20 à 30 min). Ils peuvent être amenés à présenter des signes d'insuffisance cardiaque, des troubles du rythme et des morts subites. En cas d'apparition de signes cliniques, les animaux pourraient recevoir des injections d'antiinflammatoire (une injection sous cutanée, une fois par jour, maximum 3 jours) ou de diurétiques (une injection intra péritonéale, deux fois par jour, maximum 3 jours).
Impact sur les animaux
Les souris déficientes en Klotho manifestent un syndrome ressemblant à un vieillissement accéléré. Ces animaux ne présentent pas de trouble avant la 3ème semaine postnatale. Après la 3ème semaine, ils présentent un retard de croissance important (poids et taille inférieurs, maigreur) associé à des anomalies osseuses comme de l’ostéoporose. Ces animaux pourront présenter des difficultés locomotrices. La majorité des animaux mutants meurent entre 9 et 10 semaines. A cet âge les animaux présentent des anomalies cardiovasculaires telles qu’une artériosclérose étendue et accélérée, des troubles de la vasodilatation vasculaire, des défauts d’angiogenèse et des calcifications des valves cardiaques. Ces défauts cardiaques pourront conduire à l'apparition d'insuffisance cardiaque avec des difficultés respiratoires (oedème pulmonaire). Notre étude se limitera à un suivi sur 6 semaines post natales afin de ne pas laisser les phénotypes sévères se développer. Lors du geste d'identification/génotypage, les souris peuvent resentir une douleur lors de la biopsie. L'échocardiographie est une procédure indolore qui nécessite l'immobilisation de l'animal par une anesthésie générale. Cette anesthésie réalisée à l'aide de gaz anesthésiant peut générer un stress juste avant endormissement. Comme toute anesthésie, les anesthésies réalisées chez les rongeurs présent des risques secondaires d'une un mort à l'anesthésie (effet très rare avec l'anesthésie gazeuse).
Devenir
A l'issue des procédures, tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement du coeur et analyse histologique et moléculaire.
Remplacement
Les premières étapes de notre projet ont consisté à étudier un modèle in vitro de calcification des cellules interstitielles valvulaires isolées à partir de la valve aortique de porc prélevées en postmortem. Malheureusement, le développement de la calcification n’est pas identique à celui de la valve native qui est consistuée de plusieurs types cellulaires et nous devons maintenant passer à l’analyse d’un modèle in vivo.
Réduction
Afin de réduire au strict minimum le nombre d’animaux utilisés dans notre projet, nous utiliserons une approche statistique pour les analyses morphologiques et fonctionnelles. En fonction de ces paramètres, il nous faut au moins 17 souris par groupe. Afin de faire face à d’éventuelles pertes d’animaux ou incidents techniques, nous avons augmenté ce nombre de 15%, nous arrivons à un total de 20 souris par groupe maximum.
Raffinement
Dès l'arrivée ou la naissance des animaux dans notre établissement utilisateur, nous porterons une attention au bien-être animal. A réception des fournisseurs, les animaux auront une période d'acclimatation d'au moins une semaine. Les animaux seront hébergés en groupe avec un accès permanent à l'eau et à la nourriture (alimentation standard de type pellet pouvant être complété par de la nourriture humide plus riche pour les animaux le nécessitant). L’environnement sera enrichi en fonction des préférences des animaux à l’aide de bandelettes de kraft ou de dômes en carton ou de batonnets à ronger.Nous avons opté pour une méthode d’identification permettant de réaliser simultanement le prélèvement d'ADN nécessaire à l'identification les animaux mutants (génotypage), réduisant ainsi le nombre de manipulation des animaux, leur douleur et leur stress. La manipulation des animaux sera faite par des personnes compétentes et sensibilisées aux techniques de contention sans stress pour les animaux. Le modèle que nous allons utiliser a été caractérisé d’un point de vue phénotypique. Nous connaissons l’âge d’apparition de signe de souffrance ou de détresse. Nous allons étudier les animaux avant l’apparition des phénotypes les plus sévères. Nous assurerons une surveillance poussée sur les animaux les plus âgés et les points limites adaptés nous permettront de limiter au strict minimum la durée de ces effets. Si les animaux présentent des signes d'inconfort ou de douleur, les traitements adaptés seront mis en place (support pour la fonction cardiorespiratoire, anti inflammatoires). Au cours du projet, des échocardiographies seront réalisées sur les souris. Bien que cette technique d’imagerie soit indolore, elle nécessite que l’animal soit immobilisé. Afin de réduire le stress et limiter la contention des souris, l’échographie sera réalisée sous anesthésie générale gazeuse.
Choix des espèces
L’anatomie et la fonction du cœur des souris sont proches de celles du cœur humain. Les souris génétiquement modifiées sont de bons modèles d’étude des atteintes des valvulopathies, de leurs conséquences sur la circulation sanguine et de leurs causes génétiques. Les animaux Klotho auront une déficience du gène Klotho dès les stades précoces du développement cardiaque. Afin de réaliser une cinétique d’apparition de la valvulopathie, le phénotype sera analysé à 3 et 6 semaines après la naissance et avant l’apparition de signes cliniques délétères pour les animaux.
Etude de l’inflammation pulmonaire en imagerie à particules magnétiques (MPI)
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Troubles cardiaques
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système respiratoire
220 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une inflammation pulmonaire leur est induite par injection de bléomycine ou de LPS, puis elles reçoivent un agent de contraste par un cathéter posé sous anesthésie pour tester une technique d'imagerie à particules magnétiques. Le porteur indique que la fibrose pulmonaire peut provoquer des difficultés respiratoires, de la prostration et une perte de poids, les animaux perdant plus de 15 % de leur poids étant tués. Il affirme que les procédures ont un caractère de stricte 'nécessité' et ne peuvent pas être remplacées par des méthodes sans animaux vivants.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de tester in vivo l'imagerie à particules magnétiques (MPI) pour le diagnostic précoce de l'inflammation pulmonaire en utilisant un nouvel agent de contraste composé de microparticules de polydopamine couplées à un anticorps anti-VCAM-1. Ces molécules d’adhésion endothéliales VCAM-1 sont exprimées à la surface des cellules endothéliales lors d’un épisode inflammatoire aigu ou chronique comme une inflammation systémique, une atteinte rénale ou une maladie rénale chronique. Des tests préliminaires sur cet agent de contraste en imagerie à particules magnétiques ont montré que les propriétés magnétiques de cet agent de contraste permettaient une sensibilité de détection en MPI supérieur à celle de l’imagerie par résonance magnétique (IRM). D’autres part, des études in vitro et in vivo ont montré les propriétés biocompatibles et biodégradables de cet agent de contraste et il a été également démontré que cette stratégie était efficace pour cibler les cellules endothéliales activées humaines, ouvrant la voie à une potentielle translation en clinique. L'utilisation de cet agent de contraste semble donc être un outil prometteur pour la détection en pré-clinique de l'inflammation en MPI et nous prévoyons de tester dans ce projet la capacité de détecter l’inflammation pulmonaire dans différents modèles chez la souris.
Bénéfices attendus
Ce nouvel agent de contraste a montré une sensibilité et une spécificité élevées pour détecter l'inflammation in vivo dans le cerveau, les reins et la muqueuse intestinale. Nous savons que ces microparticules ont un signal en MPI du fait de leur propriété magnétiques spécifiques. Il est donc attendu de la technique d'imagerie MPI utilisant les M3P qu'elle puisse elle aussi permettre d'imager de manière ultra-sensible, spécifique et précoce l'inflammation pulmonaire par rapport aux animaux contrôles n'ayant pas d'inflammation.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : o Induction du modèle inflammatoire par une unique injection d’un produit induisant l’inflammation (durée : inférieure à 10min) o Pesée lors des manipulations (durée : inférieure à 5 min) o Pose d’un cathéter sous anesthésie profonde (durée : environ 15min) o Imagerie MPI avec injection de produit de contraste (durée : environ 30min).
Impact sur les animaux
Les deux modèles présentés peuvent en effet induire des effets indésirables sur les animaux. La bléomycine est un agent anti-cancéreux dont un de ces effets secondaire est d’induire de la fibrose pulmonaire, d’où son utilisation courante en recherche préclinique pour l’induction d’inflammation pulmonaire. Le LPS est un sucre que l'on trouve à la surface des bactéries dont l'injection simule la présence de bactérie et induit ainsi une réaction immunitaire forte. Il est important de noter que la dose de LPS choisie pour ce projet (100 µL à 0.5 mg/mL) n'induit pas de mortalité chez les souris. L'induction de l’inflammation pulmonaire et la fibrose pulmonaire peuvent entrainer des difficultés respiratoires. Dans ces deux modèles, les animaux peuvent être en mal-être qui peut alors être repéré par de la prostration, une inactivité dans la cage, un arrêt de la prise alimentaire et de boisson suivie d'une perte de poids. Lors du protocole d'imagerie MPI, celui-ci se déroulera sous anesthésie générale des animaux mais la pose du cathéter veineux pour l'administration de l'agent de contraste peut provoquer un hématome.
Devenir
Tous les animaux de cet étude sont mis à mort à l’issue des 2 procédures.
Remplacement
Des tests in vitro ont été réalisées sur l'gent de contraste en imagerie à particules magnétiques (utilisation de "fantômes") et ont permis de montrer que les propriétés magnétiques des microparticules conféraient un signal spécifique en imagerie à particules magnétiques (MPI). Toutefois, les expériences in vivo ne peuvent pas être totalement remplacées par des études in vitro car il est nécessaire d'estimer l'affinité de l'agent de contraste pour les molécules d'adhésion endothéliales exprimées en conditions inflammatoires ainsi que les temps de ciblage et de détectabilité de l'agent de contraste en imagerie MPI lorsqu'elles sont injectées dans un organisme. D'après les études pilotes citées, on sait que l'agent de contraste cible efficacement l'inflammation dans d'autres pathologies et l'on souhaite savoir si ce ciblage sera détectable en imagerie MPI pour révéler l'inflammation pulmonaire. Ainsi, les procédures expérimentales décrites dans ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été évalué au regard de nos données antérieures par rapport à nos précédents projets, ayant utilisé des protocoles d'imagerie similaires pour évaluer l'inflammation dans d'autres tissus avec les mêmes types de microparticules. Dans ces deux études précédentes il a été montré que 5 animaux par modèle étaient suffisants pour obtenir une différence significative du signal en imagerie par résonance magnétique. Les données de ces 5 animaux étaient comparées à 5 autres animaux du groupe contrôle. Il semble intéressant d'étudier l'effet sexe sur le développement de ces modèles d'inflammation ainsi que l'efficacité du ciblage de l'agent de contraste et de leur détection par imagerie photoacoustique, nous prévoyons donc de réaliser chaque modèle sur 5 souris mâles et 5 souris femelles. Avec les animaux contrôles (recevant des injections de liquide physiologique), cela fait donc 20 animaux par modèle. De plus, nous aurons besoin d'évaluer la sensibilité et la spécificité de la méthode en utilisant des microparticules non ciblées, en utilisant 20 autres animaux (10 animaux pour chaque modèle d'inflammation (5 mâles et 5 femelles) et 10 animaux contrôles (5 mâles et 5 femelles aussi) ), amenant au total à 40 animaux par modèle. Ces effectifs ont été confirmés par un calcul de taille d'échantillons avec pour paramètres : moyenne anticipée groupe 1 (modèle) = 10 +/- 5 et groupe 2 (contrôle) = 1, alpha = 0.05, ayant donné un résultat de 5 animaux nécessaires par groupe. Les moyennes de signal obtenues seront analysées par un test de Mann-Whitney.
Raffinement
Les animaux auront le temps d’acclimatation d’une semaine. Un enrichissement du milieu d'hébergement des animaux de type boite à œuf, tunnel PVC et/ou igloo PVC est prévu. A partir du début de la mise en place des modèles, une attention particulière sera accordée à l'état général des animaux, notamment pour vérifier l'absence d'apparition de signes de détresse ou de douleur extérieure (points limites cités plus loin) ainsi que la bonne prise alimentaire et de boisson. Une coupelle de croquettes humides aura été préalablement placée dans la cage afin de permettre aux animaux malades de s'alimenter et de s'hydrater plus facilement. Une attention particulière sera aussi accordée à l'évolution de la masse corporelle avec une pesée quotidienne afin de vérifier que la perte de poids n'est pas supérieure à 15%. Après induction des deux modèles, une surveillance sera faite 15 minutes après les instillations (LPS ou bléomycine), puis 1 heure après et 2 fois par jour jusqu’à l’euthanasie des animaux. De plus, pendant la durée des modèles et avant la perfusion intracardiaque réalisée pour le prélèvement des organes d'intérêt (reins), la douleur des animaux sera réduite au maximum en veillant à couvrir ces temps d'étude par une analgésie. En amont de ce projet, pour limiter la douleur engendrée par l’intubation lors de l’injection intratrachéale, nous avons choisi de n'utiliser qu'une dose de LPS, connue pour ne pas induire de mortalité chez les souris. Les points limites suivants et les décisions prises en conséquence sont définis comme suit : Niveau 1 : diminution de l’activité dans la cage, réduction de l’interaction avec les congénères, absence de toilettage, dos vouté, rétrécissement de l’ouverture orbitaire, changement de position des oreilles et des moustaches (oreilles vers l’extérieur, moustaches vers l’avant ou vers l’extérieur) --> Augmentation de la surveillance (4 fois par jour). Niveau 2 : perte de poids de plus de 15 %, prostration dans la cage, absence de réaction au toucher, tremblements/convulsions, saignements rectaux --> Mise à mort de l’animal par administration d’une dose létale d’anesthésique.
Choix des espèces
D’un point de vue scientifique cette étude va permettre des recherches translationnelles ou appliquées menées pour le diagnostic d’un mauvais état de santé chez l'homme. Les procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, l’étude d’un diagnostic positif d'inflammation cérébrale doit s’effectuer sur des modèles in vivo.
Evaluation de la bioaccumulation d’un édulcorant artificiel (sucralose) dans l’organisme dans un modele de colitis par consommation de Dextran Sulfate Sodium chez des souris mâles, induisant une permeabilité intestinale augmentée.
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
40 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré à sévère. Une colite sévère est provoquée pour augmenter la perméabilité intestinale, le porteur reconnaissant des saignements rectaux, une diarrhée, une anémie et une perte de mobilité, tandis qu'un édulcorant, le sucralose, est administré par gavage pendant quatorze jours. Les tissus sont prélevés après la mise à mort pour doser le sucralose. Le porteur affirme qu'aucune méthode in vitro ne reproduit la digestion et la bioaccumulation.
Objectifs
Ce projet vise d’une part à étudier l’impact d’une consommation d’édulcorant artificiel (sucralose) de 14 jours sur sa bioaccumulation dans différents compartiments tissulaires tels que le sang, les vaisseaux sanguins, le tissu adipeux et le cœur dans un modèle de souris dont la perméabilité intestinale est augmentée ou non par traitement entrainant le développement d’une colitis sévère. D’autre part, l’état inflammatoire du tissu adipeux sera étudié, en réponse à la prise de sucralose en condition de perméabilité intestinale induite ou non.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à évaluer la bioaccumulation de sucralose dans les différents compartiments tissulaires (en particulier dans le plasma sanguin et le tissu adipeux) suite à une consommation de 14 jours car très peu d’informations à ce jour sont disponibles dans la littérature. Ce projet permettra également d’étudier le profil inflammatoire du tissu adipeux pour mieux comprendre les effets de ce régime.
Procédures
Les animaux seront pesés quotidiennement et soumis à une administration orale subchronique (1 traitement par jour pendant 2 semaines) en eau ou en sucralose (185mg/kg). Ces tests nécessitent une mise en contention d'une minute pour réaliser un gavage.
Impact sur les animaux
Les pesées quotidiennes peuvent être source d’un stress léger pour les animaux. Le traitement pendant une semaine induit une source de stress et de douleurs sévères chez l’animal. Ce traitement peut provoquer plusieurs effets indésirables, à savoir : saignements rectaux, perte de poids, diarrhée, anémie et perte de mobilité. L’administration de sucralose par voie orale (gavage, sonde métallique rigide) peut également être source de stress ou de douleurs modérées pour l’animal.
Devenir
Les animaux de cette procédure seront mis à mort afin de prélever les tissus d'intérêt qui seront ensuite étudiés (quantification sucralose).
Remplacement
Les mécanismes de digestion, d’absorption et de bioaccumulation de molécules sont complexes. Aucune méthode in vitro ne permet de remplacer de manière exhaustive les mécanismes de digestion in vivo. Il convient donc d’étudier in vivo sur une faible population la bioaccumulation du sucralose dans différents tissus d’intérêt.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire afin de réaliser les mesures de biodisponibilité et bioaccumulation tout en s’assurant de la répétabilité du résultat. Pour cela, un nombre minimum de 10 animaux par condition apparaît comme nécessaire. (G Power, Differences between two groups, A priori: Compute required sample size; Effect size d. 2 30%; puissance statistique= 0,80, risque alpha=0,05)
Raffinement
Les animaux sont acclimatés à leurs conditions d’hébergement pendant les 11 jours suivant leur arrivée, avant toute procédure. Afin de permettre la formation de groupes sociaux, les animaux sont hébergés en cages de 5 individus avec un enrichissement du milieu (igloos, tubes, et coton). Pour permettre aux souris de ronger, de petits bâtonnets en bois sont également proposés. La température et l’hygrométrie sont contrôlées dans des conditions constantes de température (21°C±1°C) et d’humidité (55±5%) avec des cycles jour/nuit de 12 heures et un accès ad libitum à la nourriture et à l’eau. Les animaux sont visités quotidiennement par un personnel formé qui contrôle le bien-être des animaux à l’aide d’une table de score intégrant les différents points limites et mesures médicamenteuses ou non à mettre en place (annexe en pièce jointe). Au-delà d'un score de 5 sur cette fiche l'utilisation un analgésique sera utilisé (buprénorphine 0,5 mg/kg/j et 3mL/kg en sous-cutané) afin de garantir le bien-être de l'animal. Les animaux seront manipulés régulièrement afin de réduire leur stress. Une phase d'habituation au gavage sera réalisée pendant 3 jours avant le début de l'étude. Enfin, avant de réaliser tout type de prélèvements, une dislocation cervicale sera réalisée.
Choix des espèces
La souris est un modèle pertinent afin d’étudier les mécanismes de digestion car son système digestif est proche de celui retrouvé chez l’Homme. Les animaux seront âgés de 8 semaines à l’achat et de 9 semaines au début du protocole. Cet âge a été défini conformément à la littérature et aux guidelines de référence liés au traitement comme moyen d’induire une colitis sévère et in fine une perméabilité intestinale augmentée. De plus, ces animaux correspondent à de jeunes adultes, afin de ne pas faire intervenir de paramètres confondants tels que le vieillissement.
Etude et traitement thérapeutique de l’insuffisance cardiaque chez le porc
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Une chirurgie du thorax de trois heures pour implanter des sondes de mesure et un câble de stimulation cardiaque, puis, deux mois plus tard, deux interventions par voie percutanée à trois jours d'intervalle, la seconde s'achevant par la mise à mort : 80 porcs vont être utilisés, tous tués pour l'étude de leur cœur, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Après une période de repos, une insuffisance cardiaque leur est provoquée par une pression artérielle et une stimulation cardiaque élevées, et certains devraient mal la supporter selon le porteur, avec baisse d'activité, perte d'appétit et poids qui stagne ou baisse en fin de protocole. Une thérapie cellulaire censée régénérer le cœur est le premier traitement testé. Le texte ne dit ni comment la pression est élevée, ni combien de temps dure la stimulation, ni par quelle voie la thérapie est administrée, et qualifie d'"indolores" tous les autres actes.
Objectifs
L’insuffisance cardiaque est une maladie grave qui se définit par l’incapacité du coeur à pomper suffisamment de sang pour répondre aux besoins de l’organisme. Elle survient généralement chez des individus majoritairement âgés dont la santé est fragilisée depuis plusieurs années par des troubles cardiaques ou respiratoires ou par de l’hypertension. Elle se présente par un essoufflement et une fatigue disproportionnés par rapport à l’effort produit, d’abord uniquement à l’effort, puis aussi au repos. Dans les cas les plus avancés apparaissent d’autres symptômes plus invalidants tels toux nocturne, oedème (des poumons, des membres inférieurs). Le nombre de cas d’insuffisance cardiaque a augmenté au cours des 30 dernières années, en raison du prolongement de l’espérance de vie des personnes atteintes. L’insuffisance cardiaque est une cause importante de mortalité chez les personnes âgées, et le taux de survie 5 ans après le diagnostic est d’environ 50%, avec au moins 165000 hospitalisations et plus de 70000 décès annuels en France. C’est pourquoi nous étudions l’insuffisance cardiaque (à fonction systolique conservée) avec un modèle de porc à pression artérielle et stimulation cardiaque élevées, car nous avons grand besoin de comprendre sa physiopathologie et de trouver de nouvelles stratégies visant à prévenir ou à réduire la progression du dysfonctionnement du coeur. Notre projet prévoit d’utiliser au maximum 80 porcs sur 5 ans. La fréquence cardiaque, la taille du cœur, l’anatomie coronaire, l’innervation, la circulation collatérale native du porc sont très proches de celle de l’Homme. Le plan général du projet est de pratiquer une chirurgie afin d’implanter des sondes de mesure de l’activité cardiaque et un câble de stimulation de pacemaker, et après une période de repos, d’induire une insuffisance cardiaque afin d’évaluer l’effet d’un traitement thérapeutique grâce aux sondes implantées, mais aussi grâce à des mesures échocardiographiques et aux analyses de sang et de tissus cardiaques prélevés. Le premier traitement prévu est une thérapie cellulaire permettant une régénération du tissu de l’organe. D’autres traitements pourront être testés par la suite.
Bénéfices attendus
Le projet permet d’évaluer de manière très prédictive des stratégies de protection cardiaque, dont les résultats bénéfiques à long terme valent autant pour la santé humaine que pour la santé animale, et jouent sur l’amélioration globale de la qualité de vie, grâce à une amélioration de la fonction cardiaque.
Procédures
Chaque animal sera soumis 1 seule fois à une chirurgie thoracique réalisée sous anesthésie générale d’environ 3 heures, puis environ 2 mois plus tard à un acte chirugical percutané sous anesthésie générale d’environ une demie-heure, puis 3 jours plus tard à un acte chirugical percutané sous anesthésie générale se terminant par la mise à mort. Tous les autres actes sont indolores et consistent en des soins, ou à des échocardiographies ou à des enregistrements de paramètres hémodynamiques effectués sous sédation légère afin que l’animal soit bien calme.
Impact sur les animaux
L’insuffisance cardiaque se caractérisant essentiellement par une fatigue chronique, il est probable qu’un certain nombre d’animaux supportent moins bien ce traitement, ce qui entrainera une baisse d’activité et une perte d’appétit avec une stabilisation, voire une légère baisse de leur poids en toute fin de protocole.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort pour récupérer le coeur afin d'en faire l'étude histologique.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet actuellement de tester totalement une stratégie de protection cardiaque sans passer finalement par l’expérimentation animale. Les traitements envisagés ont déjà été testés in vitro ou sur des animaux de petite taille (rongeurs) aux caractéristiques cardiaques trop dissemblables de l’Homme. Seuls des essais effectués sur un modèle d’étude cardiaque proche de l’Homme sont scientifiquement acceptables pour envisager une extrapolation vers la pratique clinique humaine.
Réduction
Il est prévu d’utiliser le minimum d’animaux pour chaque stratégie testée, et le nombre par lot est fixé à 8. De plus, à chaque fois que c’est possible, les animaux des lots témoins sont mutualisés pour chaque stratégie.
Raffinement
Des antalgiques, des anesthésiques et des tranquillisants sont utilisées à des doses adaptées (voir détails plus bas). Nous ne pensons pas observer de différences comportementales entre avant et après les actes chirurgicaux. Des signes indicatifs de gêne inhérents au modèle expérimental seront probablement observés en fin de protocole, et cette période sera particulièrement surveillée afin qu’elle soit le plus courte possible pour l’animal. Ils sont suivis quotidiennement et bénéficient de sciure pour satisfaire leurs réflexes de fouissage, et d’objets « manipulables » pour améliorer leur qualité de vie. Ils sont logés à plusieurs avant leur chirurgie.
Choix des espèces
L’animal choisi est le modèle le plus adapté pour ce projet, et validé depuis plusieurs années dans notre laboratoire. Le porc, par sa fréquence cardiaque, la taille de son myocarde, son anatomie coronaire, son innervation et l’absence de circulation collatérale native, est un modèle proche de l’Homme. Il permet de réaliser des études précliniques très prédictives sur le plan cardiovasculaire. A 2 mois ½ (25kg), âge minimal souhaité et poids maximal souhaité.
Rôle thérapeutique de la voie hème oxygènase/monoxide de carbone (HO-1/CO) au cours de l’infarctus du myocarde
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Rats : 64
192 souris et 64 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit sous anesthésie une thoracotomie puis une ligature de l'artère coronaire pendant soixante minutes provoquant un infarctus, avant de recevoir des composés libérant du monoxyde de carbone. Le cœur est prélevé après la mise à mort. Le porteur décrit une procédure "bien maîtrisée" et justifie le recours à deux espèces par la comparaison avec la littérature, les bénéfices thérapeutiques restant annoncés au conditionnel.
Objectifs
L'infarctus du myocarde (IM) reste l'une des principales causes de morbidité et de mortalité. Les lésions tissulaires au cours de l'IM provoquent la libération de molécules toxiques connues sous le nom de "Danger Associated Molecular Pattern". (DAMP), qui aggravent les lésions cardiaques et stimulent l'inflammation. Nous faisons l’hypothèse que l’hème agisse comme un DAMP important dans l'IM car des quantités importantes d'hème présentes dans le tissu cardiaque, peuvent être libérées pendant l’infarctus, et pourraient favoriser les dommages cardiaques s'il n'est pas correctement neutralisé ou dégradé. Bien que le tissu cardiaque ait la capacité de neutraliser l'hème dans des conditions normales, ces systèmes de protection intrinsèques ne suffisent pas lorsque la quantité d'hème devient excessive comme dans le cas de l’IM. Cependant, une stratégie thérapeutique nécessite de nouvelles approches pharmacologiques car les mécanismes responsables des lésions myocardiques après un infarctus sont multiples et encore mal définis. Le but principal de ce projet est donc d’étudier non seulement le rôle de l'hème en tant que DAMP mais également de vérifier si l'hème peut stimuler certains facteurs de protection dans le cœur pendant l'infarctus du myocarde. De plus, nous évaluerons l'effet pharmacologique de nouvelles molécules (HYCOs) qui pourraient être très efficaces pour neutraliser les effets délétères de l'hème et favoriser la protection contre l'inflammation et les lésions tissulaires pendant l’IM. Pour ce projet, la plupart des expériences sur l'IM seront réalisées sur des souris afin que nous puissions 1) comparer nos résultats avec des données antérieures publiées dans la littérature avec le même modèle et 2) avoir la possibilité de tester l'effet spécifique des HYCOs. Néanmoins, certaines expériences clés seront répétées dans le modèle du rat comme "preuve de concept", une étape essentielle pour vérifier que l'efficacité de nos molécules est reproduite dans différentes espèces. Les objectifs finaux seront de déterminer le rôle de l'hème et les effets bénéfiques des HYCO dans l'IM.
Bénéfices attendus
Il s'agit d'un projet visant à tester les effets pharmacologiques des composés libérant du CO et capable d'activer le facteur de transcription Nrf2 dans l'infarctus du myocarde. Cette étude nous fournira des informations nouvelles et importantes concernant l'applicabilité thérapeutique de la voie HO-1/CO dans les maladies ischémiques.
Procédures
Dans le modèle d'infarctus du myocarde chez la souris et le rat, chaque animal sera soumis à une intervention chirurgicale sous anesthésie complète. La chirurgie consiste en une thoracotomie suivie d'une ischémie par ligature de l'artère coronaire gauche pendant 60 minutes et d'une reperfusion. La procédure chirurgicale complète nécessite environ 90 minutes, moment auquel les animaux seront placés dans une chambre de réveil pour maintenir la température corporelle et l'oxygénation et pour se remettre de la chirurgie. Après l'infarctus, les souris seront traitées avec les composés par injection intrapéritonéale (i.p.) ou voie orale tous les 3 jours jusqu'au jour 7 ou jour 30. Chaque administration (i.p. ou orale) ne durera pas plus de 5 secondes. A 7 ou 30 jours après l'infarctus, l’effet thérapeutique des composés sera monitoré au niveau fonctionnel par échographie qui durera qui ne durera pas plus de 30 min. A la fin des expériences les animaux seront placés sous anesthésie profonde, un prélèvement de sang sera effectué et le coeur sera excisé.
Impact sur les animaux
Le degré de sévérité de la procédure de l'IM, bien maîtrisée, est quand même considéré de classe sévère. Nous prendrons donc toutes les précautions pour éviter tous les nuisances indésirables de cette procédure. L' IM est exécutée sous anesthésie générale et des analgésiques seront injectés après la procédure pour réduire la douleur, l'effet indésirable le plus important causé par cette procédure. Les animaux seront gardés dans une chambre dédiée et suivi pour s'assurer de son bien-être jusqu'à leur réveil et rétablissement complet de la chirurgie.
Devenir
Comme nous avons besoin de collecter les coeurs pour une analyse metabolique, génique et biochimique à la fin de chaque protocole expérimental, tous les animaux seront mis à mort.
Remplacement
Avant de finaliser et d'optimiser les protocoles du projet, nous avons initialement synthétisé 20 composés et testé leurs effets bénéfiques sur les cardiomyocytes en culture remplaçant ainsi l'utilisation de milliers de souris. L’ensemble de ces 20 composés avait la capacité de libérer efficacement du CO et d'exercer une activation de Nrf2 mais seulement 2 composés sur 20 n'ont montré aucun effet cytotoxique aux concentrations utilisées précédemment pour des composés similaires. Ces tests in vitro nous ont permis de sélectionner les 2 meilleurs composés, en fonction également de leur structure chimique diversifiée. Malgré la réduction du nombre de composés à tester in vivo, l'utilisation de souris et de rats est nécessaire car c'est le seul moyen d'évaluer l'action pharmacologique et l'efficacité de nos composés spécifiques contre l'infarctus du myocarde (IM) (voir "Reduction"). Le modèle d'IM est standard et fortement utilisé par les chercheurs de différents laboratoires afin d'évaluer les actions protectrices de nouveaux médicaments.
Réduction
Les tests in vitro (Remplacement) nous ont permis de sélectionner les 2 meilleurs composés et nous a ainsi permis de réduire significativement le nombre de composants qui seront testés in vivo. Pour chacun des groupes étudiés (groupes "sham" vs. groupes traités) dans les 3 procédures proposées, nous utiliserons 8 animaux en raison de leur variabilité, pour obtenir des données significatives et afin d'avoir une puissance statistique suffisante. Chaque protocole nécessite son propre contrôle. Nos résultats seront comparés à certains résultats de la littérature, ce qui contribuera à éviter la réitération de certains essais déjà réalisés avec d'autres molécules aux mêmes propriétés. Après avoir collecté des résultats, nous analyserons les données avec des tests statistiques. Deux types de tests seront utilisés en fonction des groupes comparés : le test Student si nous comparons deux groupes et le test Anova si nous comparons plus de deux groupes. Ce dernier sera suivi d'un post test de type Bonferroni. Les résultats seront jugés significatifs si la P-valeur est inférieure à 0.05 et si la différence entre les lots témoin et traité est inférieure ou égale à 2 avec une puissance de 0.9, comme publiée déjà, et ceci avec des effectifs de 8 animaux dans chaque groupe. A noter que la procédure 1 (souris C57/BL6) nous permettra de définir le mode d'administration le plus efficace des notre composés permettant ainsi de réduire le nombre de souris dans la procédure 2 (souris Nrf2KO) ainsi que le nombre de rats dans la procédure 3.
Raffinement
Pour minimiser la douleur et la souffrance des animaux, nous mettrons en place les points limites décrits dans chaque procédure. Pendant leur séjour à l’animalerie, les animaux auront à leur disposition des balles de coton pour nidifier ainsi que des feuilles de kraft pour jouer/se cacher et des bâtons de bois pour jouer/se cacher et feront l'objet d'une surveillance quotidienne. Toutes les interventions sont réalisées sous anesthésie générale (induction de l’IM et examens à J7 ou J30). La douleur chirurgicale est prise en charge par des antalgiques. Un antalgique (buprénorphine, 0.1 mg/kg en sous-cutané) sera administré avant la chirurgie ainsi q’un anti-inflammatoire (kétoprofen 5 mg/kg en sous-cutané) après la chirurgie (IM). En cas de fortes hémorragies ou de troubles cardiaques, l’animal sous anesthésie sera mis à mort par injection de doléthal (150 mg/kg, i.p.).
Choix des espèces
La souris C57BL/6 est un modèle largement utilisé pour étudier l'effet de nouveaux composés thérapeutiques et leur efficacité dans les maladies cardiovasculaires. De manière analogue, les modèles d'infarctus du myocarde chez la souris et le rat ont été établis et bien décrits dans la littérature. Les souris Nrf2KO ont été largement utilisées ces dernières années pour déterminer l'effet protecteur spécifique induit par divers composés capables d'activer le facteur de transcription Nrf2. Le choix de ces espèces de souris et rat se justifie par le fait que nous devons également comparer nos données avec les nombreuses études présentes dans la littérature utilisant exactement les mêmes modèles de IM. Nous utiliserons à la fois des souris et des rats au stade de jeunes adultes (8-10 semaines). Les procédures utilisées pour provoquer l’IM sont couramment effectuées sur des souris et des rats âgés de 8 à 10 semaines, ce qui nous permettra de comparer nos propres résultats avec des études antérieures déjà publiées sur le même sujet.
Impact de la carbamylation des protéines matricielles sur le remodelage de la paroi vasculaire au cours de l’athérosclérose chez la souris. (2/2)
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
57 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une alimentation enrichie en cyanate de sodium, des injections d'une sonde fluorescente dans la veine de la queue, des épilations à la crème dépilatoire et des séances d'imagerie sous anesthésie, pour étudier le rôle du vieillissement des protéines dans l'athérosclérose. Le sang et l'aorte sont prélevés après la mise à mort. Sur le remplacement, le porteur affirme qu'un modèle in vitro ne suffit pas à représenter l'"organisme entier" et conclut qu'il n'a "pas d'autre choix" que la souris.
Objectifs
Avec 17,7 millions de décès en 2017, les pathologies cardio-vasculaires représentent la première cause de décès dans le monde. C’est donc un enjeu de santé publique de mieux comprendre et caractériser les causes de ces maladies. L’athérosclérose est une maladie complexe touchant principalement les artères de moyen et gros calibre marquée par une modification importante de la structure des vaisseaux sanguins et caractérisé par la formation de plaques. Au cours du temps, ces plaques s’épaississent et gênent la circulation sanguine. Elles peuvent également se rompre, entraînant alors la formation d’un caillot provoquant des accidents vasculaires cérébraux, des infarctus du myocarde, ou des ischémies périphériques. En vieillissant, les protéines subissent des modifications pouvant affecter leurs structures et leurs fonctions. Ce projet a pour objectif de mieux comprendre le rôle du vieillissement des protéines présentes au niveau des vaisseaux sanguins. En effet, les vaisseaux sanguins sont principalement composés de cellules et de protéines. Lors du processus athérosclérotique, ces cellules vont se déplacer autour de la plaque afin de l'isoler. Notre projet vise à déterminer si le vieillissement des protéines joue un rôle dans le remodelage du vaisseau et sur le déplacement des cellules permettant d'isoler la plaque de la circulation sanguine au cours du développement de l'athérosclérose. Ce projet est multisite et se déroulera dans deux étuablissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
La réalisation de ce projet d'expérimentation animale permettra de faire progresser les connaissances scientifiques sur les pathologies cardiovasculaires et de mieux comprendre l’impact du vieillissement des protéines sur le remodelage de la paroi des vaisseaux dans le développement, l’évolution et les complications de l’athérosclérose afin de trouver, in fine, de nouvelles pistes thérapeutiques dans le but de mieux diagnostiquer et donc mieux traiter les pathologies cardiovasculaires.
Procédures
Voici toutes les interventions auxquelles les animaux seront soumis : - Anesthésie générale : Lors de l’injection de la sonde fluorescente et lors des acquisitions d’imagerie, les animaux seront sous anesthésie générale. L’état d’anesthésie sera obtenu par inhalation d’isoflurane à 4% et maintenu par inhalation d’isoflurane 2%. - Injection au niveau de la veine de la queue : Injection d’une sonde fluorescente pour l’acquisition des images au tomographe moléculaire de fluorescence. Cette injection se fera sur animal anesthésié par isoflurane (induction à 4% et maintien sous masque à 2%). Ce geste sera réalisé une fois pour chaque souris pour la procédure 1 (9 souris X 3 groupes X 1 intervention = 27 fois) et deux fois pour chaque souris pour la procédure 2 (c’est-à-dire : 7 souris X 3 groupes X 2 interventions = 42 fois). - Épilation : L’épilation est nécessaire pour l’acquisition des images à l’échographe et au tomographe moléculaire de fluorescence. Cette intervention rapide se fera à l’aide d’une crème dépilatoire pour peaux sensibles sur le thorax et l’abdomen de la souris. Ce geste sera réalisé sur animal anesthésié par inhalation d’isoflurane (induction à 4% et maintien sous masque à 2%) sur une plateforme chauffante afin de maintenir la température de l’animal. Ce geste sera réalisé trois fois pour chaque souris de la procédure 1 (c’est-à-dire : 9 souris X 3 groupes X 3 épilations = 81 fois) et deux fois pour chaque souris de la procédure 2 (c’est-à-dire : 7 souris X 3 groupes X 2 épilations = 42 fois) - Injection intrapéritonéale : L’euthanasie nécessite l’injection d’un agent anesthésique. Ce geste sera réalisé sur les animaux anesthésiés par inhalation d’isoflurane (induction à 4% et maintien sous masque à 2%). Ce geste sera réalisé une fois pour chaque souris pour la procédure 1 (c’est-à-dire 27 fois au total) et une fois pour chaque animale pour la procédure 2 (c’est-à-dire 21 fois au total). Par souris : Chaque souris de la procédure 1 subira : 1 injection au niveau de la veine de la queue, 3 épilations, 1 injection intrapéritonéale. Tout ces gestes seront réalisés dans l’établissement utilisateur 2. Chaque souris de la procédure 2 subira : 2 injections au niveau de la veine de la queue, 2 épilations, 1 injection intrapéritonéale. Tout ces gestes seront réalisés dans l’établissement utilisateur 2.
Impact sur les animaux
L’alimentation supplémentée en cyanate de sodium et l’injection de la sonde fluorescente ne produisant pas d’effet toxique chez les animaux. Voici la liste des nuisances attenus : -Stress au moment du transport (5,3km pour 11 minutes de trajet) - Stress au moment de l’anesthésie et de son réveil, le stress d’une anesthésie dure en général quelques minutes avant l’endormissement et au réveil de l’animal.
Devenir
A l’issue de chaque procédure, tous les animaux seront euthanasiés. Après la mise à mort des animaux, le sang sera prélevé au niveau de l’aorte afin d’évaluer la quantité d’homocitrulline (produit de carbamylation) retrouver, les aortes thoraciques seront récupérées afin d’étudier la rigidité des vaisseaux via l’utilisation d’un microscope à force atomique, puis les compositions cellulaire et protéique des aortes et des plaques d’athéromes seront étudiées via des techniques histologiques et immunohistochimiques. La queue des animaux sera également prélevée afin d’en analyser le taux de carbamylation du collagène.
Remplacement
Nous travaillons actuellement sur un modèle in vitro avec des cellules provenant d’aortes humaines et murines cultivées sur du collagène carbamylé ou non, mais une étude in vitro seule ne peut suffire pour représenter les mécanismes physiologiques mis en jeu au niveau d’un organisme entier et les approches informatiques in sillico ne permettent pas à ce jour de mimer le fonctionnement de l’organisme entier et sa réaction face au traitement. Ainsi, nous n’avons pas d’autre choix que d’utiliser le modèle animal, puisque les résultats obtenus avec cette approche globale in vivo seront complémentaires à nos résultats in vitro et permettront d'apporter une réponse complète à notre hypothèse. Nous sommes actuellement les seuls à utiliser ce modèle animal (modèle carbamylation + athérosclérose), nous ne pouvons donc pas faire de projet commun afin de réutiliser des animaux inscrits dans une procédure d’un autre projet.
Réduction
Nous avons décidé de faire deux procédures, dont une 1ère en étude préliminaire avec peu de souris (9 par groupes) avec une approche de « Go/no go » pour notre seconde procédure. En effet, la première procédure servira à confirmer une bonne démarche expérimentale et définir plus précisément les différents temps d’acquisitions pour la seconde procédure. Nombre de souris totales pour la procédure 1 : 9 souris X 3 groupes = 27 souris. Pour la seconde procédure, nous n’avons aucune donnée préliminaire nous permettant de calculer la puissance statistique de notre expérience via le logiciel GPower. C’est pourquoi nous avons décidé de réaliser une étude préliminaire en 1ère procédure, afin d’avoir la possibilité de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés en évitant d’utiliser beaucoup d’animaux pour affiner la cinétique de la procédure. De plus, les données issues de la seconde procédure viendront compléter les données issues de la première aux points de la cinétiques les plus intéressants pour atteindre une puissance statistique suffisante. Après avoir analysé les données issues de la 1ère procédure, nous pourrons alors calculer la puissance statistique afin de définir le nombre optimal d’animaux nécessaires pour obtenir un résultat statistiquement significatif. Nous utiliserons au maximum 10 souris par groupe pour la seconde procédure (avec une potentielle diminution du nombre de souris en fonction des résultats issus de la 1ère procédure). Nous nous engageons à analyser les résultats de la première procédure et de calculer notre puissance statistique avant de commander les animaux de la deuxième procédure afin d’en utiliser le moins possible. Nombre maximal de souris au total pour la procédure 2 : 7 souris X 3 groupes = 21 souris. L’utilisation de souris exclusivement mâles, nous permet également de réduire le nombre d’animaux nécessaires puisqu’utiliser des animaux du même sexe permet de s’affranchir d’une variable biologique supplémentaire et de limiter l’hétérogénéité de nos résultats.
Raffinement
Quotidiennement : Les cages transparentes seront équipées de divers équipements d’enrichissement (tubes de jeu, niche, papier, bâton à rogner, coton …) afin de réduire l'ennui et de diminuer le stress en stimulant l'activité et en procurant un sentiment de sécurité à l'animal. Une surveillance quotidienne sera mise en place par une collaboration étroite avec les animaliers afin de prévenir et de traiter toutes manifestations de douleur ou de stress chez l’animal. Les animaux seront hébergés dans des cages de 30x40cm à raison de 5 souris par cage au maximum. Les animaux seront séparés selon leur groupe dans différentes cages (2 par groupe). Nous identifierons les animaux à l'aide de traces réalisées au marqueur indélébile au niveau de la queue. Le tableau présenté en Annexe 3 présente une grille de score adaptée qui sera suivie afin d’identifier des douleurs potentielles. Étape 1 : Le traitement ne produira pas de nuisance à l’animal. Afin de vérifier la bonne hydratation des souris, les biberons seront pesés tous les jours ouvrés et changés tous les deux jours. Étape 2 & 3 : L’utilisation du tomographe moléculaire à fluorescence (FMT) et de l’échographe nécessite un transport des animaux sur le campus Moulin de Housse (où se trouvent les appareils). Une surveillance accrue sera effectuée pendant le trajet et un morceau de pomme sera placé dans les cages afin de permettre aux animaux de continuer à s’hydrater et s’alimenter. L’utilisation ces appareils nécessite également une anesthésie générale de l’animal avec de l’isoflurane (4% pour l’induction et de 2% pour le maintien), une surveillance accrue sera effectuée pendant l’anesthésie, et l’état d’endormissement de l’animal sera confirmé par pincement des espaces interdigitaux. Enfin pour un réveil optimal des animaux concernés, l’animal sera placé sous lampe chauffante puis surveillé. Afin d’éviter le stress des animaux aux changements d'environnement, les souris seront emmenées sur le site Moulin de la Housse 24h avant l’acquisition pour qu’elles découvrent et qu’elles s’habituent aux salles de manipulation, afin que le jour de la manipulation il n’y ait pas de biais sur nos résultats. Lors de l’analyse à l’échographe, les animaux seront placés sur une plateforme chauffante composée de capteurs permettant de suivre les paramètres vitaux. Ces paramètres (fréquence respiratoire, électrocardiographie et la température corporelle de l’animal) seront surveillés pendant toute la durée de l’acquisition.
Choix des espèces
Le modèle choisi est le modèle murin dont le gène de l'apolipoprotéine E est non fonctionnel. Ce modèle est un modèle de référence pour l’étude de l’athérosclérose qui est très bien caractérisé. En effet ces souris développent la maladie sans avoir besoin de leur apporter un régime gras (non compatible avec l’utilisation du FMT puisqu’il faut un régime sans chlorophylle et qui rajouterait une variable supplémentaire à nos expériences et donc un groupe témoin supplémentaire). Nous commanderons des souris à l’âge de 4 semaines, c’est-à-dire des jeunes sevrés. Nous sommes obligés de commander des souris non adultes puisque ces souris mâles développent spontanément des plaques d’athéromes à partir de 7 semaines de vie. Nous n’avons pas le choix de commander des animaux au stade « jeunes sevrés » puisque nous voulons étudier l’impact de la carbamylation des protéines sur le développement des phases précoces de l’athérosclérose, il faut donc induire la carbamylation des protéines avant le développement de la pathologie. Toutes les expérimentations et les mises sous anesthésies se feront sur un animal adulte (âgé de 9, 13 et 16 semaines pour la procédure 1 et âgé de 9 et 13 ou 16 semaines pour la procédure 2).
Effets protecteurs de lipides végétaux en situation d’obésité chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
88 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles suivent un régime riche en graisses et en sucres pendant douze semaines, avec des gavages de sucre et d'huile, des prélèvements de sang répétés et une prise de poids réduisant leur mobilité, avant d'être tuées pour prélever leurs tissus. Le projet cherche à montrer un effet protecteur de lipides végétaux contre l'obésité. Le porteur présente le résultat comme une "preuve de concept" pour de futures études chez l'humain.
Objectifs
La transition nutritionnelle vers des systèmes alimentaires sains et plus durables est en faveur de la végétalisation des régimes alimentaires. Il est devenu important de mieux comprendre le rôle et les mécanismes d’action des nutriments d’origine végétale d’un point de vue de la santé métabolique. Si les protéines végétales ont suscité un vif intérêt ces dernières années, certains lipides spécifiques des végétaux verts restent encore méconnus et peu exploités. Leur absorption et métabolisme in vivo sont jusqu’ici peu décrits. Des travaux préliminaires suggèrent néanmoins des effets anti-inflammatoires, des effets de réduction des lipides sanguins circulants, ainsi qu’une potentielle utilisation par les bactéries intestinales. Les lipides végétaux naturellement présents dans différents aliments végétaux pourraient donc constituer de potentiels prébiotiques (susbtrats pour les bactéries intestinales) avec des bénéfices importants pour la santé, et avoir ainsi un rôle à jouer dans le cadre de stratégies nutritionnelles préventives dans la lutte contre l’obésité. Dans ce contexte, l’objectif de ce projet est de mettre en évidence les potentiels effets protecteurs des lipides végétaux sur la mise en place de l’obésité chez la souris. Pour cela, nous étudierons leurs effets sur : le métabolisme des lipides et des glucides, la santé intestinale (absorption, fonction barrière, bactéries) et l’inflammation.
Bénéfices attendus
Cette étude animale devrait permettre de montrer pour la première fois que la consommation de certains lipides végétaux peut éviter une altération du métabolisme, un déséquilibre des bactéries intestinales et une augmentation de l’inflammation. Les résultats de cette approche pourront alors constituer une preuve de concept pour de futures études cliniques d’intervention nutritionnelle chez l’Homme, notamment chez des personnes souffrant d’obésité.
Procédures
- Alimentation riche en graisses et en sucres pour 3 groupes de 12 souris pendant 12 semaines ; alimentation d’entretien pour 1 groupe contrôle de 8 souris pendant 12 semaines. - Mesure de la composition corporelle sur toutes les souris vigiles, contention dans un tube, moins de 2 minutes par souris, deux fois par souris à 12 semaines d’écart. - Collecte de crottes de toutes les souris vigiles, 30 minutes dans une cage individuelle, deux fois par souris à 12 semaines d’écart. - Mise à jeun (6h ou 12h) des animaux avant les gavages de toutes les souris, deux fois à 1 semaine d’écart. - Un gavage avec du sucre pour tester le métabolisme des glucides sur toutes les souris vigiles : la contention et le gavage durent moins de 1 min par souris (1 gavage de sucre/souris sur les 12 semaines d’étude). - Un gavage avec de l’huile pour tester le métabolisme des lipides sur toutes les souris vigiles : la contention et le gavage durent moins de 1 min par souris (1 gavage d’huile/souris sur les 12 semaines d’étude). - Les deux gavages seront espacés d’une semaine. - Prélèvements de sang à la queue avant (T0) et suite au gavage avec du sucre (15, 30, 45, 60, 90 et 120 minutes) sur toutes les souris vigiles lors de la 10ème semaine d’étude. Ces prélèvements durent chacun quelques secondes par souris. - Prélèvements de sang à la queue avant (T0) et suite au gavage avec de l’huile (1, 2 et 4heures) sur toutes les souris vigiles lors de la 11ème semaine d’étude. Ces prélèvements durent chacun environ 30 secondes par souris. - Une injection dans l’abdomen des anesthésiques (1 seule fois durant les 12 semaines d’étude) ; durée : quelques secondes. - Un prélèvement de sang sous anesthésie profonde sur toutes les souris (1 seule fois durant les 12 semaines d’étude) ; durée : 30 secondes.
Impact sur les animaux
Une prise de poids est attendue chez les souris suivant une alimentation riche en graisses et en sucres. Cette prise de poids pourra entraîner une diminution de la mobilité des animaux concernés. Un isolement court (30 min) sera nécessaire pour la récupération des fécès et pourra induire un léger stress aux animaux. La mise à jeun (12h ou 6h avant gavage d’huile ou sucre) peut également induire un stress chez les animaux. Lors des deux gavages, léger stress dû à la contention de l’animal et gêne/irritation potentielle de l’œsophage liée au passage de la sonde. Les prélèvements sanguins réalisés après les gavages pourront induire un stress chez les animaux. Pour la mesure de composition corporelle, les souris sont introduites dans un tube cylindrique (espace réduit) pendant moins de 2 minutes, ce qui peut induire un léger stress aux animaux. L’injection dans l’abdomen des anesthésiants (avant le prélèvement terminal) peut induire une douleur transitoire.
Devenir
Tous les animaux de ce projet seront mis à mort à l’issue du dernier prélèvement sanguin afin de collecter les tissus d’intérêt pour répondre aux questions scientifiques.
Remplacement
Le but de ce projet est d’étudier les effets des lipides végétaux sur le métabolisme de différents organes et l’inter-communication entre tous ces organes. Il est à l’heure actuelle impossible de reproduire dans des modèles de culture cellulaire les mécanismes métaboliques et inflammatoires en lien avec la modification des bactéries intestinales, et l’implication de toutes les voies de régulation au centre de la communication entre les différents organes. Par conséquent, le modèle animal ne peut pas être remplacé pour répondre à notre question scientifique. De plus, une étude clinique chez l’Homme ne peut pas être envisagée directement à ce stade car les comités d’évaluation des études cliniques demandent des résultats préliminiares précliniques (à l’échelle d’un organisme entier) pour démarrer une étude chez l’Homme.
Réduction
A notre connaissance, aucune étude sur la souris n’a encore été réalisée pour évaluer les effets de lipides spécifiques des végétaux verts dans un contexte d’obésité induit par une alimentation riche en graisses et en sucres. Nous ne disposons donc pas de données de la littérature pour réaliser un calcul d’effectif. S’agissant d’une étude pilote et exploratoire, une dizaine de souris par groupe semble nécessaire et suffisante (8 souris pour le groupe contrôle et 12 souris pour chacun des groupes avec alimentation riche en graisses et en sucres). De plus, l’étude sera lancée tout d’abord sur des souris mâles, et si les résultats sont significatifs chez les mâles alors la même étude sera réalisée sur des souris femelles (n=44) pour extrapoler ou non les résultats aux deux sexes
Raffinement
Plusieurs mesures seront mises en place pour veiller au bien-être des animaux et réduire au minimum toutes les nuisances potentielles : 1/ Ajout des lipides végétaux à l’alimentation des animaux pour éviter manipulation et contention quotidiennes des souris (contrairement à une supplémentation par gavage quotidien). 2/ Avoir le même expérimentateur (maximum 2) tout au long de l’étude et habituer les animaux à sa/leur présence (odeurs, voix, etc) pour diminuer leur stress face aux humains. 3/ Avoir du personnel expérimenté et formé aux gestes techniques des différentes procédures (tests métaboliques, mise à mort), et à l’observation de comportements « normaux » des animaux. 4/ Surveillance étroite des animaux 2 fois par semaine (apparence physique, comportement, poids, prise alimentaire), 5/concernant les gavages : - l’administration par voie orale est une méthode moins invasive que l’injection par voie intraveineuse ; - pour limiter la potentielle irritation de l’œsophage des animaux lors des gavages une sonde de gavage coudée au bout arrondi sera utilisée par un personnel expérimenté - les volumes de gavage seront réduits au minimum pour éviter tout incomfort aux animaux. - une surveillance étroite du comportement des animaux sera réalisée suite aux gavages, - les gavages seront espacés d’une semaine afin de réduire le stress des animaux, 6/ Les contentions prévues lors des pesées, gavages ou lors de la mesure de la composition corporelle seront toujours effectuées de manière brève par un expérimentateur formé, 7/ En fin d’étude, les animaux seront anesthésiés pour éviter toute douleur au moment du dernier prélèvement sanguin, 8/ Mise en place de points limites précoces permettant, si l’un est atteint, d’éviter toute souffrance des animaux.
Choix des espèces
En raison de la grande similitude de régulation du métabolisme entre la souris et l’Homme, la souris est un modèle de choix pour étudier et caractériser les effets santé des lipides végétaux en situation d’obésité. Les souris débuteront l'étude à 8 semaines de vie après une semaine d’acclimatation. Le passage à une alimentation riche en graisses et en sucres à cet âge est très bien toléré par les animaux, et les perturbations du métabolisme attendues les semaines suivantes sont bien décrites et maîtrisées.
Impact de la carbamylation des protéines matricielles sur le remodelage de la paroi vasculaire au cours de l’athérosclérose chez la souris. (1/2)
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
57 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Génétiquement modifiées pour développer une athérosclérose, elles reçoivent une alimentation enrichie en cyanate de sodium, des injections d'une sonde fluorescente et des épilations sous anesthésie répétée, avant d'être tuées pour prélever aorte, sang et queue. Le projet étudie l'effet du vieillissement des protéines sur la paroi des vaisseaux. Le porteur affirme qu'une étude in vitro seule ne peut représenter les mécanismes d'un "organisme entier".
Objectifs
Avec 17,7 millions de décès en 2017, les pathologies cardio-vasculaires représentent la première cause de décès dans le monde. C’est donc un enjeu de santé publique de mieux comprendre et caractériser les causes de ces maladies. L’athérosclérose est une maladie complexe touchant principalement les artères de moyen et gros calibre marquée par une modification importante de la structure des vaisseaux sanguins et caractérisé par la formation de plaques. Au cours du temps, ces plaques s’épaississent et gênent la circulation sanguine. Elles peuvent également se rompre, entraînant alors la formation d’un caillot provoquant des accidents vasculaires cérébraux, des infarctus du myocarde, ou des ischémies périphériques. En vieillissant, les protéines subissent des modifications pouvant affecter leurs structures et leurs fonctions. Ce projet a pour objectif de mieux comprendre le rôle du vieillissement des protéines présentes au niveau des vaisseaux sanguins. En effet, les vaisseaux sanguins sont principalement composés de cellules et de protéines. Lors du processus athérosclérotique, ces cellules vont se déplacer autour de la plaque afin de l'isoler. Notre projet vise à déterminer si le vieillissement des protéines joue un rôle dans le remodelage du vaisseau et sur le déplacement des cellules permettant d'isoler la plaque de la circulation sanguine au cours du développement de l'athérosclérose. Ce projet est multisite et se déroulera dans deux étuablissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
La réalisation de ce projet d'expérimentation animale permettra de faire progresser les connaissances scientifiques sur les pathologies cardiovasculaires et de mieux comprendre l’impact du vieillissement des protéines sur le remodelage de la paroi des vaisseaux dans le développement, l’évolution et les complications de l’athérosclérose afin de trouver, in fine, de nouvelles pistes thérapeutiques dans le but de mieux diagnostiquer et donc mieux traiter les pathologies cardiovasculaires.
Procédures
Voici toutes les interventions auxquelles les animaux seront soumis : - Anesthésie générale : Lors de l’injection de la sonde fluorescente et lors des acquisitions d’imagerie, les animaux seront sous anesthésie générale. L’état d’anesthésie sera obtenu par inhalation d’isoflurane à 4% et maintenu par inhalation d’isoflurane 2%. - Injection au niveau de la veine de la queue : Injection d’une sonde fluorescente pour l’acquisition des images au tomographe moléculaire de fluorescence. Cette injection se fera sur animal anesthésié par isoflurane (induction à 4% et maintien sous masque à 2%). Ce geste sera réalisé une fois pour chaque souris pour la procédure 1 (9 souris X 3 groupes X 1 intervention = 27 fois) et deux fois pour chaque souris pour la procédure 2 (c’est-à-dire : 7 souris X 3 groupes X 2 interventions = 42 fois). - Épilation : L’épilation est nécessaire pour l’acquisition des images à l’échographe et au tomographe moléculaire de fluorescence. Cette intervention rapide se fera à l’aide d’une crème dépilatoire pour peaux sensibles sur le thorax et l’abdomen de la souris. Ce geste sera réalisé sur animal anesthésié par inhalation d’isoflurane (induction à 4% et maintien sous masque à 2%) sur une plateforme chauffante afin de maintenir la température de l’animal. Ce geste sera réalisé trois fois pour chaque souris de la procédure 1 (c’est-à-dire : 9 souris X 3 groupes X 3 épilations = 81 fois) et deux fois pour chaque souris de la procédure 2 (c’est-à-dire : 7 souris X 3 groupes X 2 épilations = 42 fois) - Injection intrapéritonéale : L’euthanasie nécessite l’injection d’un agent anesthésique. Ce geste sera réalisé sur les animaux anesthésiés par inhalation d’isoflurane (induction à 4% et maintien sous masque à 2%). Ce geste sera réalisé une fois pour chaque souris pour la procédure 1 (c’est-à-dire 27 fois au total) et une fois pour chaque animale pour la procédure 2 (c’est-à-dire 21 fois au total). Par souris : Chaque souris de la procédure 1 subira : 1 injection au niveau de la veine de la queue, 3 épilations, 1 injection intrapéritonéale. Tout ces gestes seront réalisés dans l’établissement utilisateur 2. Chaque souris de la procédure 2 subira : 2 injections au niveau de la veine de la queue, 2 épilations, 1 injection intrapéritonéale. Tout ces gestes seront réalisés dans l’établissement utilisateur 2.
Impact sur les animaux
L’alimentation supplémentée en cyanate de sodium et l’injection de la sonde fluorescente ne produisant pas d’effet toxique chez les animaux. Voici la liste des nuisances attenus : -Stress au moment du transport (5,3km pour 11 minutes de trajet) - Stress au moment de l’anesthésie et de son réveil, le stress d’une anesthésie dure en général quelques minutes avant l’endormissement et au réveil de l’animal.
Devenir
A l’issue de chaque procédure, tous les animaux seront euthanasiés. Après la mise à mort des animaux, le sang sera prélevé au niveau de l’aorte afin d’évaluer la quantité d’homocitrulline (produit de carbamylation) retrouver, les aortes thoraciques seront récupérées afin d’étudier la rigidité des vaisseaux via l’utilisation d’un microscope à force atomique, puis les compositions cellulaire et protéique des aortes et des plaques d’athéromes seront étudiées via des techniques histologiques et immunohistochimiques. La queue des animaux sera également prélevée afin d’en analyser le taux de carbamylation du collagène.
Remplacement
Nous travaillons actuellement sur un modèle in vitro avec des cellules provenant d’aortes humaines et murines cultivées sur du collagène carbamylé ou non, mais une étude in vitro seule ne peut suffire pour représenter les mécanismes physiologiques mis en jeu au niveau d’un organisme entier et les approches informatiques in sillico ne permettent pas à ce jour de mimer le fonctionnement de l’organisme entier et sa réaction face au traitement. Ainsi, nous n’avons pas d’autre choix que d’utiliser le modèle animal, puisque les résultats obtenus avec cette approche globale in vivo seront complémentaires à nos résultats in vitro et permettront d'apporter une réponse complète à notre hypothèse. Nous sommes actuellement les seuls à utiliser ce modèle animal (modèle carbamylation + athérosclérose), nous ne pouvons donc pas faire de projet commun afin de réutiliser des animaux inscrits dans une procédure d’un autre projet.
Réduction
Nous avons décidé de faire deux procédures, dont une 1ère en étude préliminaire avec peu de souris (9 par groupes) avec une approche de « Go/no go » pour notre seconde procédure. En effet, la première procédure servira à confirmer une bonne démarche expérimentale et définir plus précisément les différents temps d’acquisitions pour la seconde procédure. Nombre de souris totales pour la procédure 1 : 9 souris X 3 groupes = 27 souris. Pour la seconde procédure, nous n’avons aucune donnée préliminaire nous permettant de calculer la puissance statistique de notre expérience via le logiciel GPower. C’est pourquoi nous avons décidé de réaliser une étude préliminaire en 1ère procédure, afin d’avoir la possibilité de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés en évitant d’utiliser beaucoup d’animaux pour affiner la cinétique de la procédure. De plus, les données issues de la seconde procédure viendront compléter les données issues de la première aux points de la cinétiques les plus intéressants pour atteindre une puissance statistique suffisante. Après avoir analysé les données issues de la 1ère procédure, nous pourrons alors calculer la puissance statistique afin de définir le nombre optimal d’animaux nécessaires pour obtenir un résultat statistiquement significatif. Nous utiliserons au maximum 10 souris par groupe pour la seconde procédure (avec une potentielle diminution du nombre de souris en fonction des résultats issus de la 1ère procédure). Nous nous engageons à analyser les résultats de la première procédure et de calculer notre puissance statistique avant de commander les animaux de la deuxième procédure afin d’en utiliser le moins possible. Nombre maximal de souris au total pour la procédure 2 : 7 souris X 3 groupes = 21 souris. L’utilisation de souris exclusivement mâles, nous permet également de réduire le nombre d’animaux nécessaires puisqu’utiliser des animaux du même sexe permet de s’affranchir d’une variable biologique supplémentaire et de limiter l’hétérogénéité de nos résultats.
Raffinement
Quotidiennement : Les cages transparentes seront équipées de divers équipements d’enrichissement (tubes de jeu, niche, papier, bâton à rogner, coton …) afin de réduire l'ennui et de diminuer le stress en stimulant l'activité et en procurant un sentiment de sécurité à l'animal. Une surveillance quotidienne sera mise en place par une collaboration étroite avec les animaliers afin de prévenir et de traiter toutes manifestations de douleur ou de stress chez l’animal. Les animaux seront hébergés dans des cages de 30x40cm à raison de 5 souris par cage au maximum. Les animaux seront séparés selon leur groupe dans différentes cages (2 par groupe). Nous identifierons les animaux à l'aide de traces réalisées au marqueur indélébile au niveau de la queue. Le tableau présenté en Annexe 3 présente une grille de score adaptée qui sera suivie afin d’identifier des douleurs potentielles. Étape 1 : Le traitement ne produira pas de nuisance à l’animal. Afin de vérifier la bonne hydratation des souris, les biberons seront pesés tous les jours ouvrés et changés tous les deux jours. Étape 2 & 3 : L’utilisation du tomographe moléculaire à fluorescence (FMT) et de l’échographe nécessite un transport des animaux sur le campus Moulin de Housse (où se trouvent les appareils). Une surveillance accrue sera effectuée pendant le trajet et un morceau de pomme sera placé dans les cages afin de permettre aux animaux de continuer à s’hydrater et s’alimenter. L’utilisation ces appareils nécessite également une anesthésie générale de l’animal avec de l’isoflurane (4% pour l’induction et de 2% pour le maintien), une surveillance accrue sera effectuée pendant l’anesthésie, et l’état d’endormissement de l’animal sera confirmé par pincement des espaces interdigitaux. Enfin pour un réveil optimal des animaux concernés, l’animal sera placé sous lampe chauffante puis surveillé. Afin d’éviter le stress des animaux aux changements d'environnement, les souris seront emmenées sur le site Moulin de la Housse 24h avant l’acquisition pour qu’elles découvrent et qu’elles s’habituent aux salles de manipulation, afin que le jour de la manipulation il n’y ait pas de biais sur nos résultats. Lors de l’analyse à l’échographe, les animaux seront placés sur une plateforme chauffante composée de capteurs permettant de suivre les paramètres vitaux. Ces paramètres (fréquence respiratoire, électrocardiographie et la température corporelle de l’animal) seront surveillés pendant toute la durée de l’acquisition.
Choix des espèces
Le modèle choisi est le modèle murin dont le gène de l'apolipoprotéine E est non fonctionnel. Ce modèle est un modèle de référence pour l’étude de l’athérosclérose qui est très bien caractérisé. En effet ces souris développent la maladie sans avoir besoin de leur apporter un régime gras (non compatible avec l’utilisation du FMT puisqu’il faut un régime sans chlorophylle et qui rajouterait une variable supplémentaire à nos expériences et donc un groupe témoin supplémentaire). Nous commanderons des souris à l’âge de 4 semaines, c’est-à-dire des jeunes sevrés. Nous sommes obligés de commander des souris non adultes puisque ces souris mâles développent spontanément des plaques d’athéromes à partir de 7 semaines de vie. Nous n’avons pas le choix de commander des animaux au stade « jeunes sevrés » puisque nous voulons étudier l’impact de la carbamylation des protéines sur le développement des phases précoces de l’athérosclérose, il faut donc induire la carbamylation des protéines avant le développement de la pathologie. Toutes les expérimentations et les mises sous anesthésies se feront sur un animal adulte (âgé de 9, 13 et 16 semaines pour la procédure 1 et âgé de 9 et 13 ou 16 semaines pour la procédure 2).
Evaluation du rôle des intégrines β1 et β3 plaquettaires dans les saignements inflammatoires (EU 2/2)
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré et sévère. Selon les modèles, elles subissent une inflammation de la peau, des poumons ou du cerveau, dont un AVC provoqué par chirurgie, avec injections rétro-orbitales et pose d'un cathéter à la queue. Le porteur indique que le modèle pulmonaire peut provoquer une détresse respiratoire et le modèle d'AVC des douleurs et des difficultés motrices. Les souris sont tuées encore anesthésiées pour quantifier les saignements dans les tissus.
Objectifs
Ce projet sera réalisée dans deux établissements utilisateurs. L’arrêt des saignements implique notamment les plaquettes sanguines, qui, suite à une lésion du vaisseau, adhèrent, s’activent et agrègent pour former le clou plaquettaire qui limite le saignement. Il a été mis en évidence que les plaquettes jouent un rôle particulièrement important également dans l’arrêt des saignements en conditions inflammatoires. En effet, l’inflammation induit un recrutement des neutrophiles qui traversent la paroi vasculaire entrainant la formation de brèches vasculaires. Les plaquettes jouent alors leur rôle et colmatent les brèches. Cependant, les mécanismes impliquant les plaquettes dans ce processus restent encore peu compris à ce jour. Ce projet vise donc à évaluer l’importance d’une famille de récepteurs présents à la surface des plaquettes, les intégrines β1 et β3, dans l’arrêt des saignements en condition inflammatoire.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont une meilleure compréhension des mécanismes impliquant les plaquettes dans l’arrêt des saignements inflammatoires, ce qui à terme pourrait conduire à une meilleure prise en charge des patients.
Procédures
Pour l’inflammation cutanée, les animaux anesthésiés sont soumis à des prélèvements de sang à la queue, à des injections intradermiques et rétro-orbitales et à la pose de cathéter au niveau de la queue permettant une perfusion continue d’un traitement (maximum 1h). Pour l’inflammation pulmonaire, les animaux anesthésiés sont soumis à des prélèvements de sang à la queue, à la pose de cathéter au niveau de la queue permettant une perfusion continue d’un traitement (maximum 1h) et à une inoculation intranasale. Pour l’inflammation cérébrale, les animaux anesthésiés sont soumis à des prélèvements de sang à la queue, à des injections rétro-orbitales, à la pose de cathéter au niveau de la queue permettant une perfusion continue d’un traitement (maximum 1h), à une chirurgie au niveau du cou qui permettra d’induire un AVC (maximum 30min) et à une imagerie IRM (maximum 1h). Toutes les interventions sont faites dans l’EU1, sauf l’IRM qui est réalisée dans l’EU2.
Impact sur les animaux
Un effet indésirable attendu est un impact de l’anesthésie sur le rythme respiratoire, un saignement au niveau du point de prélèvement ou d’injection. De plus, une inflammation locale sera observée. Dans le modèle pulmonaire, on pourra observer une surcharge de liquide dans les poumons conduisant à une détresse respiratoire légère à modérée. Pour le modèle d’AVC, on s’attend à des douleurs suite à la chirurgie, à des difficultés motrices et pour s’alimenter dues aux manifestations de l’AVC.
Devenir
A l’issue de chaque procédure, les animaux encore anesthésiés sont mis à mort afin de prélever et quantifier les saignements dans les tissus.
Remplacement
L’objectif de ce projet est d’évaluer l’importance d’une famille de récepteurs présents à la surface des plaquettes, les intégrines β1 et β3, dans l’arrêt des saignements en condition inflammatoire. Ce processus fait intervenir de multiples types cellulaires (plaquettes, leucocytes, cellules endothéliales), il n’est donc pas possible de remplacer le modèle animal par d’autres méthodes du fait de la nécessité du métabolisme de la souris pour évaluer le processus complet.
Réduction
Le projet se fera par étapes. Le nombre d’animaux utilisés lors de cette étude est réduit au minimum, ce nombre étant fixé à 10 souris/groupe pour l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Le critère recherché est la comparaison de moyennes des résultats obtenus pour chaque groupe d’animaux.
Raffinement
Le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet seront diminués au minimum : • Par l’hébergement dans des cages en fonction des groupes expérimentaux 2 jours avant l’expérimentation. Ces cages seront munies de particules de bois et enrichies avec des carrés de cellulose, bâtonnets de coton, frisure de papier, ce qui leur permet d’organiser leur environnement selon leurs besoins. Les animaux sont entre 2 et 5 par cage afin d’éviter le stress causé par l’isolement. • Par une anesthésie de l’animal avant et pendant la durée des procédures • Par l’installation de l’animal sur une plaque chauffée à 38°C afin lutter contre l’hypothermie pendant les procédures. • Par l’application d’une goutte de tétracaïne sur l’œil après les injections retro-orbitale pour réduire la douleur au réveil • Par l’injection de lidocaïne 4 mg/kg et de buprénorphine 0.1 mg/kg 10 min avant la chirurgie dans le modèle d’AVC pour réduire la douleur Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel entrainé pour vérifier l’absence de signe de douleur grâce à des points limites spécifiques établis pour chaque procédure. Ces points limites permettront de soustraire l’animal aux procédures expérimentales et ainsi limiter sa souffrance et son inconfort.
Choix des espèces
Ce travail s’appuie sur des travaux effectués sur la souris démontrant le rôle primordial des plaquettes dans l’arrêt des saignements en condition inflammatoire. Afin de pouvoir comparer nos résultats avec ceux publiés, il est nécessaire de réaliser ce modèle dans la même espèce animale. Les souris seront utilisées au stade adulte entre 2 et 6 mois. Cet âge correspond à la période utilisant des souris pubères et ne présentant pas encore de vieillissement.
Etude de l’effet du mir155 sur l’intégrité vasculaire
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
41 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections dans l'œil sous anesthésie, avant d'être tuées par dislocation cervicale pour prélever leurs yeux, afin d'étudier le rôle du micro-ARN mir155 dans la formation des vaisseaux de la rétine. Le bénéfice avancé reste conditionnel, un futur médicament qui préserverait l'intégrité des vaisseaux si le mir155 les déstabilise. Sur le remplacement, le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit l'angiogenèse de la rétine et qu'aucune culture 3D n'est envisageable.
Objectifs
L'angiogenèse est un processus biologique qui consiste en la formation de nouveaux capillaires sanguins à partir de vaisseaux préexistants. Ce processus est conduit par les cellules endothéliales. Il est fondamental pour la cicatrisation des tissus et le développement embryonnaire. Cependant, l’angiogenèse aggrave de nombreuses maladies telles que le cancer et les pathologies inflammatoires chroniques. Une dérégulation de ce processus est responsable des rétinopathies. Les micro-ARN (mir) sont des petits acides ribonucléiques produits par la cellule qui ne sont pas traduits en protéines. Leur rôle est de réguler l’expression de gènes en bloquant la traduction des ARN messagers en protéines. Des études chez l’humain ont révélé la présence de plus de 500 mir différents pouvant cibler potentiellement près de 30 % des ARNm humains. Il a été démontré dans des souris nouveaux nés que le Mir155 est un nouveau facteur angiogénique qui génère des vaisseaux anormaux ressemblant à des vaisseaux tumoraux. Il est nécessaire de confirmer ces observations dans des souris adultes (P21) sur des vaisseaux sanguins matures. L’accessibilité du réseau vasculaire à la surface de la rétine permet une quantification précise de différents paramètres comme la fraction de tissu vascularisé, la densité de vaisseaux et le niveau de ramification du réseau vasculaire, et cela sur l’intégralité de la surface de la rétine. Il existe déjà des protocoles standardisés pour la quantification de ces paramètres dans ce modèle. Ceci est réalisable en injectant d’une part, un inhibiteur (anti-miR-155 ou antagoMir) pour évaluer sa capacité à bloquer le processus, et d’autre part en injectant un activateur (miR-155 mimic) pour stimuler le processus. L’analyse des paramètres d’angiogenèse sera effectuée par microscopie confocale après immunofluorescence réalisée sur les rétines entières, à l’aide d’un protocole déjà établi.
Bénéfices attendus
Si le Mir155 déstabilise les vaisseaux sanguins matures, il sera possible d'utiliser un medicament qui l'inhibera pour que les vaisseaux restent intacts (intégrité vasculaire préservée)
Procédures
Nous souhaitons dans un premier temps, administrer localement (injections intraoculaires sous anesthesie générale par inhalation d'isofluorane ) deux doses différentes de ces molécules couplées à un fluorochrome afin d’évaluer la quantité de molécules que nous retrouverons dans les cellules endothéliales de la rétine. Dans un deuxième temps, nous administrerons ces deux molécules non marquées, à la concentration la plus efficace (d’un point de vue de la demi-vie et du ciblage des cellules endothéliales) , afin de déterminer leurs effets sur l’angiogenèse (ce qui nous permettra ensuite de réduire le nombre d’animaux). L'intervention dure 20 min. Le prélèvement de la rétine ne peut se faire sans éviter l'euthanasie de l’animal .
Impact sur les animaux
Dans le cadre de cette étude, les sources de douleur et de stress pourraient provenir de la procédure d’injection intraoculaire. Il n’y pas d’inconfort ou d’effets indésirables connus causés par cette procédure comme déjà décrit dans la bibliographie.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés par dislocation cervicale . Il est impossible d'étudier l'angiogenese de la rétine sans euthanasier l'animal puisque nous devons prélever les yeux pour l'extraire.
Remplacement
A l’heure actuelle, il n’existe aucun modèle in vitro permettant d’étudier la croissance et l’intégrité des vaisseaux sanguins dans un environnement complexe (cultures comprenant les cellules du sang, les péricytes (autres composants cellulaires des vaisseaux sanguins), la matrice extracellulaire, le flux sanguin.....). La mise au point de certains paramètres (dose-réponse, toxicité, demi-vie du composé à injecter…) de l’expérience peut être réalisée sur cellules endothéliales d’origine commerciale mais il est impossible de « mimer » l’angiogenèse de la rétine et d’étudier son intégrité en culture 2D. Aucun protocole de culture 3D n’est envisageable.
Réduction
Basé sur notre expérience du modèle, nous devons prendre en compte que les étapes d’injection et dissection peuvent induire la perte de 10% des échantillons (1 œil) et que le traitement pourrait échouer sur 10% des animaux (1 œil). Par conséquent, nous avons pu réduire le nombre d’animaux à 5 animaux par sous-condition pour que l’analyse soit statistique ceci pour chacun des 3 groupes expérimentaux. D’autre part, l’avantage d’étudier l’œil est que chaque animal constitue son propre contrôle car nous étudierons aussi l’œil non injecté (contralateral) qui constituera un contrôle interne permettant d’évaluer les effets du composé injecté (animaux traités au miR ou antimiR) et également les effets de la procédure d’injection en elle-même (animaux injectés avec la version contrôle du miR ). Ceci permet de réduire le nombre d’animaux en évitant de sacrifier une autre série d’animaux juste pour collecter des yeux sains.
Raffinement
Les souris adultes sont hébergées en groupe sociaux, la plupart du temps entre frères ou entre sœurs dans un environnement approprié (litière, boisson et alimentation, dôme) L’élevage est supervisé par le personnel compètent de l’animalerie conventionnelle Pour limiter une éventuelle douleur liée à l’injection, un anesthésique local en gel ophtalmique sera appliqué sur la paupière avant et après l’injection. De plus, nous délivrerons un anti-inflammatoire non steroidien qui permettra une couverture de la douleur sur 24h, soit jusqu'à l'euthanasie des animaux Nous veillerons à ce que la phase de réveil se fasse dans les meilleurs conditions (surveillance accrue, température de la cage...). Nous veillerons à ce que les animaux s’alimentent et s’hydratent normalement. Nous surveillerons leur comportement et l’apparition d’éventuelles blessures.
Choix des espèces
En se basant sur la bibliographie dans le domaine, il apparait que le modèle de rétine postnatale de souris C57Bl6J est le plus approprié pour l’étude de l’angiogenèse in vivo. Ce modèle présente l’avantage d’être peu invasif . Il a été démontré dans des souris nouveaux nés que le Mir155 est un nouveau facteur angiogénique qui génère des vaisseaux anormaux ressemblant à des vaisseaux tumoraux. Il est nécessaire de confirmer ces observations dans des souris adultes (P21) sur des vaisseaux sanguins matures.