Système cardiaque

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Souris : 2900
Souffrances
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 2900

2 900 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance pouvant aller jusqu'à sévère. La plupart sont soumises jusqu'à soixante semaines à un régime gras et sucré, à des tests de tolérance au glucose, à des chirurgies de prélèvement du foie ou de la bile, et une partie à une irradiation aux rayons X suivie d'une greffe de moelle osseuse. Le porteur indique que la manipulation, l'irradiation et l'injection d'un composé inflammatoire peuvent provoquer peur, douleur ou fièvre. Il justifie le recours à la souris par la disponibilité de lignées transgéniques et de données antérieures sur le métabolisme des lipides.

Objectifs

Le laboratoire étudie les mécanismes favorisant le développement des maladies métaboliques (maladie du foie, diabète, obésité) et vasculaires (athérosclérose). Dans cet objectif, il utilise des modèles murins génétiquement modifiés sur des protéines ou récepteurs impliqués dans la régulation de l'homéostasie lipidique et aussi glucidique. Les objectifs du projet sont de 4 niveaux et décrits à la suite: - comprendre à l'échelle du vivant le métabolisme des lipoprotéines ainsi que le fonctionnement des mitochondries - mettre en évidence sur des animaux génétiquement modifiés les anomalies de ce métabolisme sous un régime normal et sous un régime gras - Etudier/décrire l'impact des délétions génétiques sur le fonctionnement des organes - étudier les effets du régime alimentaire déséquilibré sur le long terme.

Bénéfices attendus

Ce projet aboutira a une avancée potentielle en connaissances scientifiques. Les bénéfices attendus: 1/ dans le cadre des études de recherche fondamentale, il s'agira de: - Comprendre/décrire dans un organisme l'impact des invalidations génétiques sur la physiopathologie du métabolisme glucidique et lipidique. - Comprendre/décrire l'activité métabolique des mitochondries, l'expression des gènes et les réactions métaboliques au sein des tissus génétiquement modifiés. - Comprendre l'impact d'une alimentation déséquilibrée sur le vieillissement des organes, 2/ dans le cadre de la recherche d'outils, cibles à visée thérapeutique pour un transfert chez l'homme: - Identifier des candidats/protéines tissulaires cibles de futurs médicaments.

Procédures

Les animaux (2900 souris) sont placés sous un régime riche en gras et sucre (2660 animaux, durée maximale: 60 semaines). Le poids et la masse grasse corporelle sont mesurés sur les animaux vigiles avec une technologie non invasive (2160 animaux, 3 minutes). Le diabète est mesuré au cours d'un test de charge orale en sucre, et un autre test implique une injection d’insuline dans l’abdomen. Ces tests impliquent des prélèvement de sang à la queue à différents temps (2160 animaux, durée de l'expérimentation: 2h). Les consommations alimentaires et de boissons ainsi que les dépenses énergétiques sont évaluées sur des animaux vigiles grâce à l’utilisation de cages dédiées où chaque animal est isolé avec un visuel sur les congénères (480 animaux vigiles, durée: 48h). L’utilisation du tapis roulant permet d’évaluer les performances physiques de chaque animal (480 animaux, durée: 15 minutes à 1 heure). Des actes chirurgicaux sont effectués sur les animaux anesthésiés pour mesurer les capacités métaboliques du foie : un prélèvement de bile (foie) est réalisé à un groupe pour mesurer les lipides excrétés dans la bile (480 souris, durée: 1 heure) ; sur un autre groupe, le sang et le foie sont prélevés (360 animaux, durée: 1 heure) ; sur une autre série, le foie est prélevé afin de réaliser une culture de cellules du foie (500 animaux, durée: 30 minutes) et d’en étudier les caractéristiques. Des prélèvements à la queue sont réalisés sur l’animal vigile afin d’étudier la sécrétion par le foie de lipides (480 souris vigiles, durée: 4h). En amont, un composé est injecté dans l’abdomen des animaux afin de bloquer les voies concourant à l'élimination de ces lipides du sang. Afin de mesurer l'élimination du cholestérol par le foie, des macrophages sont prélevés chez des souris (ayant au préalable reçu par injection un composé chargé d'attirer les macrophages dans l'abdomen) sous anesthésie, par piqûre dans l'abdomen, (240 souris, durée : 30 min) puis sont ré-injectés dans l’abdomen d'un autre groupe, sous une forme chargée en cholestérol. Des prélèvements de sang sont réalisés sur l’animal receveur à la queue à différents temps, puis, le foie est prélevé en terminal sous anesthésie (480 souris, durée totale: 48h). Afin d’étudier le rôle du système immunitaire dans les mécanismes, des animaux vigiles sont irradiés (rayons X) puis ils reçoivent une greffe de moelle osseuse lors de l'injection dans le coin de l’œil sous anesthésie générale (360 souris, durée: 48 heures).

Impact sur les animaux

Les expérimentations prévues peuvent induire des nuisances ou effets indésirables sur les animaux. La peur et le stress sont des nuisances qui peuvent survenir lors de la manipulation des animaux, leur isolement dans certaines procédures, ou lors de l'administration d'un produit anesthésiant avant un acte chirurgical. La fatigue est un effet indésirable attendu lors de l'épreuve d'endurance sur tapis roulant. D'autres nuisances possibles, sont la sensation de fatigue, la douleur ou de la fièvre qui peuvent être observées : - suite à l'administration d'une substance (thioglycolate) qui induit une réaction inflammatoire dans le péritoine et aussi, - suite à l'irradiation de l'animal afin de procéder à une greffe de moelle osseuse.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux sont euthanasiés. Ceci est nécessaire afin de prélever les tissus et organes à des fins d'histologie ou d'autres analyses. Ces examens donnent des informations complémentaires aux données mesurées sur l'animal vivant. Ils permettent de comprendre les mécanismes biologiques mis en jeu dans un tissu ou organe, le développement des lésions au cours du temps, et, les cellules impliquées. Ces prélèvements permettent aussi de réduire le nombre d'animaux dans les expérimentations.

Remplacement

Nos travaux visent à étudier à l'échelle du vivant, dans un tissu ou organe, les mécanismes biologiques qui favorisent le développement des maladies métaboliques. Sur cette base, un transfert peut-être envisagé sur des cellules cultivées in vitro afin d'étudier des mécanismes précis. Ainsi, des études, in vitro, sur des lignées de cellules sont prévues pour comprendre les réactions biochmiques immédiates à l'échelle de la cellule et limiter dans la mesure du possible l'utilisation des animaux à cette fin.

Réduction

1/Plusieurs données peuvent être obtenues avec un même animal : sécrétions biliaires, tests de tolérance au glucose et à l'insuline, prélèvements de tissus, prélèvement de plasma pour l'étude des lipoprotéines (profils), prélèvement de foie pour le développement de la culture primaire d'hépatocytes,... 2/ une réflexion biostatique est réalisée en amont de la procédure/expérience, pour limiter le nombre d'animaux. 3/La formation et l'encadrement des expérimentateurs dans les procédures permet d'optimiser l'obtention de mesures/données fiables et interprétables sur un faible nombre d'animaux. 4/ les animaux seront utilisés dans les expériences/procédures jugées indispensables en fonction de l'avancée du projet.

Raffinement

Pour optimiser la fiabilité des résultats, des mesures visant à réduire voire supprimer la douleur, le stress, et améliorer le bien-être des animaux sont mises en oeuvre: - les animaux seront élevés et hébergés dans une animalerie agréée. - les moyens pour limiter le stress aux animaux sont appliqués: enrichissement des cages, animaux invités à coopérer dans les actes non invasifs et non douloureux (exemple: test de tolérance au glucose ou à l'insuline, mesure de la composition corporelle au minispec), expériences réalisées dans une pièce calme en présence d'un faible nombre d'expérimentateurs - les expérimentateurs seront encadrés dans les protocoles par un sénior et rompus aux procédures expérimentales ce qui permet de limiter le stress et la douleur - en cas de transport de l'animal, un transporteur agréé pour transport d'animaux sera réquisitionné - des points limites (ou critères d’arrêt anticipés) de la procédure seront établis - dans la mesure du possible et en fonction de la statistique, les animaux prévus dans les mesures invasives seront réduits. - des soins adéquats seront prévus avant, pendant et après l’opération (anesthésie/analgésie), - la réduction de la durée de certaines études (surtout toxicologiques), - la mise en place de procédures d’euthanasie appropriées.

Choix des espèces

Nous souhaitons utiliser la souris pour plusieurs raisons : - La souris est un animal petit,facile à élever dans une animalerie. Cet animal possède un taux élevé de reproduction ce qui nous permet d’avoir à disponibilité un nombre suffisant d’animaux dans notre protocole. - Nous disposons de lignées murines transgéniques pour réaliser notre projet. Ces modèles permettent d'étudier et d'identifier le rôle de certaines protéines ou récepteurs dans les mécanismes biologiques étudiés au sein d'un tissu ou organe. - Les procédures de notre protocole sont adaptées à la souris. - Nous disposons de données scientifiques du métabolisme des lipides sur ce modèle animal. - Nous maîtrisons d'un point de vue scientifique l'état de l'art sur la physiopathologie de l'atherosclérose sur ce modèle animal. Les animaux seront utilisés au stade adulte, à partir de l’âge de 12 semaines. Cet âge est classiquement utilisé dans les études portant sur le métabolisme ou l'athérosclérose. Des mises sous régime gras contenant du sucrose et du cholestérol pourront avoir lieu, à partir de cet âge, sur une durée maximum de 60 semaines. Les longues durées de régime sont classiquement utilisées pour étudier le développement de l'athérosclérose chez la souris. Ce protocole permet aussi d'étudier les effets du régime alimentaire déséquilibré sur le long terme.

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Rats : 140
Souffrances
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140 rats vont être utilisés dans une procédure menée sous anesthésie générale, les animaux étant tués avant tout réveil par prélèvement du cœur. Ce prélèvement cardiaque, présenté comme très bref, sert à étudier l'effet protecteur d'un antidiabétique, la dapagliflozine, sur le cœur en contexte de diabète. Le porteur décrit surtout un stress léger lié à la manipulation et à l'ouverture de la cage thoracique sous anesthésie. Il affirme qu'il est "indispensable" de travailler sur un "organisme entier" ou un cœur isolé battant et qu'aucun modèle cellulaire ne peut remplacer l'animal.

Objectifs

Le surpoids et l’obésité constituent des facteurs de risque majeurs dans l’apparition des maladies cardio-métaboliques, c’est-à-dire qui touchent le cœur et les régulations de tous les systèmes biologiques. Ces maladies touchent aujourd’hui des populations de plus en plus jeunes. En effet, un poids corporel trop élevé constitue une prédisposition importante au développement d’un diabète. Le diabète est une maladie définit par un taux de sucre dans le sang, appelée glycémie, trop élevé induit soit par une production insuffisante de l’insuline (hormone qui diminue la glycémie, diabète de type 1), soit par une mauvaise utilisation de l’insuline par l’organisme (diabète de type 2 : DT2). Le DT2 se caractérise par une glycémie à jeun et juste après le repas trop élevée (=hyperglycémie) malgré la présence d’insuline qui devrait faire chuter le taux de sucre dans le sang. L’hyperglycémie chronique du diabète, c’est-à-dire un taux de sucre dans le sang trop élevé de façon continue, occasionne de nombreuses complications au niveau du cerveau, du cœur et des vaisseaux. Le DT2 est le type majoritaire de diabète dont l’incidence croit dans la population. Depuis quelques années, les inhibiteurs d’un transporteur qui transporte deux molécules dans le même sens, dont le glucose, sont utilisées dans le traitement du DT2, afin de réduire la glycémie des patients en favorisant l’élimination du glucose dans les urines. Ces inhibiteurs sont appelés les gliflozines ou encore les iSGLT2 et exerçaient des activités bénéfiques sur l’évolution de l’insuffisance cardiaque (situation où la contraction du cœur est insuffisante pour envoyer le sang dans tout l’organisme) en améliorant la mortalité de ces patients. Toutefois, le mécanisme de ces effets bénéfiques cardiaques reste inconnu car on ne retrouve pas ces transporteurs dans le cœur. L’objectif de ce projet sera de mettre en évidence un effet DIRECT au niveau du cœur d’un iSGLT2 commercialisé en France. Nous souhaitons déterminer les effets éventuellement protecteurs pour le cœur de cette molécule sur des cœurs de rats isolés et perfusés par une solution physiologique contenant des concentrations différentes de glucose, et qui seront dans une situation similaire à l’infarctus du myocarde chez l’homme (ischémie cardiaque).

Bénéfices attendus

Le diabète et l’infarctus du myocarde représentent un véritable enjeu de santé publique. En effet la prévalence de ces maladies ne fait qu’augmenter depuis des décennies. Nous souhaitons de par cette étude, observer un effet direct d’un inhibiteur du cotransport rénal sodium glucose de type 2 (les i(inhibiteurs)SGLT2) sur la pathologie cardiaque qu’est l’infarctus du myocarde dans différentes conditions de diabète, et d’identifier les voies cellulaires complexes mises en jeu.

Procédures

Les animaux seront tous soumis à l’unique procédure de ce projet. Le cœur sera rapidement prélevé sous anesthésie générale profonde gazeuse. Ce prélèvement cardiaque sera réalisé par du personnel formé et compétent, ce qui rend la durée du prélèvement très courte, de l’ordre de 20 à 30 secondes.

Impact sur les animaux

Ce projet induit un stress léger lié à la manipulation des animaux, de par le changement de salles. Toutes les pièces de manipulation sont dédiées à l’expérimentation animale et sont tempérées et calmes. Les animaux durant toute la procédure sont sous anesthésie générale réduisant ainsi les nuisances à légères. Un stress léger local pourra être induit lors de l’ouverture de la peau ainsi que de la cage thoracique afin d’avoir accès au cœur. Le prélèvement cardiaque dure environ 20 à 30 secondes car il sera réalisé par du personnel formé et qualifié. Les nuisances légères ainsi ressenties sont très brèves.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort lors de l’unique procédure de ce projet. Le prélèvement cardiaque ne permettant pas la survie des animaux.

Remplacement

Le diabète est une pathologie multifactorielle induisant une augmentation de la glycémie qui à son tour entraine des conséquences délétères sur de nombreux organes, et notamment le cœur. Pour apprécier l’incidence du diabète sur le cœur, il est indispensable de travailler sur un organisme entier ou sur des cœurs isolés perfusés battants dont les cellules cardiaques (cardiomyocytes, cellules vasculaires, fibroblastes) sont toujours intactes. De ce fait, aucun modèle cellulaire ne peut remplacer l’utilisation de modèles animaux.

Réduction

Ne seront utilisés que le nombre d’animaux strictement nécessaire à la conduite du projet et à l’obtention de statistiques suffisantes (utilisation de tests statistiques adaptés aux petits échantillons). Le nombre de 10 animaux par groupes est suffisant pour obtenir des résultats statistiques.

Raffinement

Les rats seront constamment hébergés en groupe avec un enrichissement de leur milieu de vie, dans une pièce calme et tempérée. Les aliments et l’eau de boisson seront fournis ad libitum. Ils seront observés quotidiennement par du personnel qualifié et des soins pourront être apportés si l’état de santé des rongeurs le nécessite.

Choix des espèces

Notre équipe de recherche a une longue expérience de projets expérimentaux conduits chez le rat. Le rat nous permet d’envisager les effets de médicaments sur un modèle animal très étudié dans différents autres projets, au niveau national et international, et dont la taille, plus importante que celle de la souris, permet d’envisager d’effectuer de nombreuses mesures différentes sur un seul organe ou sur un seul prélèvement sanguin. Les rats utilisés seront des adultes de 4 à 6 mois d’âge. Cet âge correspond à la période adulte chez les rats, période à laquelle les désordres glycémiques apparaissent chez l’homme.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
Souris : 232
Souffrances
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232 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Rendues obèses par un régime gras de douze semaines, elles subissent une constriction chirurgicale de l'aorte pour provoquer un stress cardiaque, puis des échocardiographies et des tests de tolérance au glucose et à l'insuline, afin d'étudier le rôle de l'enzyme PIKfyve. Le porteur indique que cette chirurgie a déjà entraîné 10 % de mortalité post-opératoire. Il affirme qu'aucune méthode alternative validée ne permet de se passer du modèle animal en physiopathologie cardiaque.

Objectifs

L’insuffisance cardiaque est un problème majeur de santé publique, dont la prévalence augmente fortement, principalement à cause de l’obésité et du diabète de type 2. Nos études précédentes ont montré que l’enzyme PIKfyve est un acteur majeur dans la progression de l’insuffisance cardiaque chronique. Cependant, son rôle exact reste à élucider, notamment dans le contexte de l’insuffisance cardiaque liée à l’obésité. L'objectif de ce projet est de comprendre le rôle de PIKfyve dans la progression de l'insuffisance cardiaque liée au diabète en utilisant un modèle de souris dont le gène PIKfyve est non-fonctionnel.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de comprendre le rôle de PIKfyve dans la progression de l'insuffisance cardiaque en lien avec l'obésité et le diabète de type 2, problématique majeure de santé publique, et permettra d'améliorer nos connaissances sur la progression de cette pathologie multifactorielle et complexe.

Procédures

Les animaux seront soumis à 6 interventions différentes: 1/ un régime riche en graisse afin d'induire un phénotype obèse et diabétique de type 2 (n=96, pendant 12 semaines); 2/ une procédure chirurgicale visant à réaliser une constriction de l'aorte afin d'induire un stress cardiaque (n=96, durée de l’intervention : 1h); 3/ une échocardiographie transoesophagienne afin de mesurer la fonction cardiaque des animaux (n=192, durée de l’intervention 15min); 4/ une mesure de la composition corporelle (n=192, durée de la procédure : 2min); 5/ un test de tolérance au glucose afin de mesurer le métabolisme glucidique (n=192, durée de l’intervention : 3h); 6/ un test de tolérance à l'insuline afin d'étudier la sensibilité des animaux à l'insuline (n=192, durée de l’intervention : 3h).

Impact sur les animaux

Le régime riche en gras induit un phénotype obèse et peut entrainer des difficultés de déplacement des animaux, l'apparition d'un diabète, le graissage du pelage des animaux, une polyurie/polydipsie. Par conséquent, les animaux soumis à un régime riche en gras auront un suivi plus précis avec des remplissages des biberons d'eau et changes de litières plus fréquents si nécessaire. La procédure chirurgicale de constriction transverse de l'aorte (TAC, ou aortic banding) peut entrainer une mortalité post-opératoire (précédemment observée à 10% de l'effectif). Afin de limiter la douleur occasionnée par la chirurgie, nous utiliserons un analgésique lors du protocole chirurgical. La lignée invalidée pour PIKfyve dans le cœur est une lignée déjà établie et qui a fait l'objet d’une étude rétrospective démontrant aucun effet néfaste chez la souris. L’échocardiographie transoesophagienne est réalisée sous anesthésie gazeuse et n’entraîne pas de nuisances pour l’animal. La mesure de la composition corporelle est réalisée sur animal vigile et acclimaté. Pour les tests de tolérance au glucose et à l'insuline, les prélèvements sanguins sont réalisés au niveau de la veine caudale afin de limiter la douleur occasionnée à l'animal, à 2 semaines d'intervalle afin de garantir un repos suffisants aux animaux. Les volumes prélevés conformes aux BPL. Une surveillance sera assurée par un zootechnicien afin de s'assurer de l'absence de saignements après réintroduction des animaux dans les salles d'hébergement.

Devenir

Tout les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de réaliser les prélèvements d'organes nécessaires.

Remplacement

Quand cela est possible, le modèle animal sera remplacé par des techniques in vitro. Cependant, il n’existe à l’heure actuelle pas de méthode alternative validée permettant de s’affranchir du modèle animal pour les études de physiopathologie cardiaque.

Réduction

Le critère principal de jugement de la fonction cardiaque sera la mesure de la fraction d'éjection (EF) et de raccourcissement (FS) du ventricule gauche. Des données de la littérature nous permettent de prévoir que nos groupes expérimentaux doivent comporter 12 individus afin d’avoir une puissance statistique suffisante.

Raffinement

Les doublons expérimentaux seront évités, et des mesures strictes seront appliquées afin de réduire la douleur pendant les procédures expérimentales : anesthésie, tapis chauffant, monitoring global de l'animal, traitement analgésique après réveil et 24h après l'opération. Un suivi journalier est mis en place par un zootechnicien qualifié afin de détecter le plus précocement possible la souffrance éventuelle de l’animal, selon une grille de score établie. Les signes de douleur spécifiques de la souris seront surveillés, comme la prostration, perte de poids, absence de toilettage. Le franchissement de ces points limites précoces conduira à l’euthanasie de l’animal.

Choix des espèces

Les expériences envisagées nécessitent l’utilisation d’animaux obèses et diabétiques dont un gène a été rendu non-fonctionnel. A ce jour, seul le modèle de souris (Mus musculus) permet de réaliser ces études. Les animaux utilisés seront âgés de 2 mois, correspondant au stade jeune adulte. Ce stade est classiquement utilisé dans la littérature car ils sont les plus réceptifs à la procédure chirurgicale et au régime riche en gras.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système nerveux
Souris : 240
Souffrances
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240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Vieillies puis soumises trois mois à un régime gras déséquilibré, elles subissent un test de tolérance au glucose puis une chirurgie d'accident vasculaire cérébral de dix à quarante minutes, qui provoque une douleur peropératoire, des pertes sensorimotrices et une perte de poids. Le porteur indique qu'une première étape sert surtout à choisir le meilleur modèle et à faire acquérir le geste chirurgical par deux personnes du laboratoire. Il écarte le remplacement en affirmant que l'étude ne peut s'envisager que dans un "organisme entier", et justifie la mise à mort par le prélèvement des tissus.

Objectifs

Les maladies cardiaques sont l'une des principales causes de problèmes de santé et de décès chez les personnes âgées, en raison des problèmes de santé associés (vieillissement de leurs artères et troubles métaboliques). Ce projet de recherche se concentre sur l'accident vasculaire cérébral, maladie de plus en plus fréquente chez les personnes de plus de 60 ans. Aujourd’hui aucune thérapie ne permet une bonne prise en charge de la maladie. Chez ces patients, les comorbidités, telles que l’hyperglycémie et l’hyperlipidémie sont des facteurs de risque bien identifiés, aggravant les conséquences de la maladie. L’objectif de ce projet est dans un premier temps de déterminer le meilleur modèle d’étude de la maladie chez le sujet âgé. Dans un premier temps nous comparerons deux modèles classiquement utilisés et qui sont les plus proches de l’accident vasculaire cérébral chez l’homme. Dans un second temps, le modèle choisi fera l’objet d’une acquisition du geste chirurgical par deux personnes pour permettre la continuité de la compétence acquise au sein du laboratoire. Enfin, le modèle sélectionné et acquis par le personnel compétent sera appliqué dans le cadre d’une première étude dont le but est de prendre en compte le rôle de l’âge et des comorbidités associées dans l’accident vasculaire cérébral. En effet, la prise en compte des problèmes de santé associés à l'âge est nécessaire pour déterminer l’impact de nouvelles stratégies thérapeutiques. Cette étude permettra de choisir un modèle d'étude fiable et reproductible pour mieux comprendre les caractéristiques de l'accident vasculaire cérébral dans le contexte de vieillissement et ses problèmes de santé associés.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mettre en place un modèle adapté et robuste pour comprendre le rôle des comorbidités dans les conséquences de l'accident vasculaire cérébral. Les bénéfices attendus concernent la progression des connaissances scientifiques, connaissances qui pourront être appliquées à l'Homme et ce grâce à la prise en compte de la réalité de la clinique (âge et comorbidités).

Procédures

Tout d’abord, nous testerons 2 différents modèles d’accident vasculaire cérébral ischémique chez des animaux de plus de 9+/- 2 mois. La chirurgie est de 40min pour le modèle semi permanent (procédure 1) et de 10 min pour le modèle permanent (procédure 2). Après 3 mois d’administration d’un régime riche en protéines et en lipides et pauvre en glucides, les souris suivent un test d’intolérance au glucose (une injection de glucose intrapéritonéale et mesure de la glycémie). Puis, nous mimerons l’accident vasculaire cérébral ischémique en utilisant un modèle in vivo, préalablement retenu, d'ischémie cérébrale (chirurgie de 10 ou 40 min). Les effets du régime sur la réponse à l’ischémie seront analysés à 72h après la mise en place du modèle d’accident vasculaire cérébral à l’aide de tests de comportement et de l’imagerie post mortem.

Impact sur les animaux

L’âge (animaux âgés de plus de 6 mois) et le changement de l’alimentation induit une prise de poids qui est conséquente (animaux de 35 – 60g). Le test d'intolérance au glucose pourra induire une légère douleur de courte durée (1 injection intrapéritonéale de glucose et prélèvement de 5 gouttes de sang pour mesure de la glycémie). Le modèle d’accident vasculaire cérébral induit une douleur peropératoire et perte sensorimotrice. Une perte de poids et déshydratation peuvent également être attendues.

Devenir

La mise à mort est nécessaire pour récupérer les tissus et faire de l’imagerie

Remplacement

Le projet a pour but d’étudier l’ischémie cérébrale dans un contexte de vieillissement vasculaire et comorbidités liées à l’âge, qui met jeu en des mécanismes à l’échelle de l’organisme entier. Il nécessite donc l’utilisation d’animaux vivants puisque l'étude des conséquences métaboliques du vieillissement et son retentissement sur le vaisseau et sa fonctionnalité, avec ou sans traitement, ne peut s'envisager que dans un organisme entier.

Réduction

Nous avons réduit le nombre de souris utilisées au minimum nécessaire et suffisant pour valider scientifiquement notre étude du point de vue de l’analyse statistique. Les résultats obtenus seront analysés avec des tests statistiques adaptés. Le choix s’est porté sur la souris qui est un modèle reconnu de vieillissement vasculaire et un modèle reconnu pour reproduire la pathologie humaine de l’accident vasculaire cérébral. De plus, le plus grand nombre de tissus et organes d’un animal mis à mort sera systématiquement prélevé et stocké pour l’utilisation de projets futurs sur les rôles de ces perturbations métaboliques.

Raffinement

Afin de prévenir toute douleur qui pourrait être associée au modèle, les animaux recevront un traitement antalgique en pré- per- et post-opératoire de manière systématique jusqu’à 72h. Avant la chirurgie, une anesthésie locale sera appliquée. La chirurgie est par ailleurs réalisée par une anesthésie adaptée (anesthésie gazeuse). En post-chirurgie une attention particulière sera portée aux animaux jusqu’au réveil. Un suivi clinique et une surveillance des animaux seront réalisés à l’aide d’une grille de score avec la mise en place de points limites. Tout animal présentant des signes de souffrance sera pris en charge et/ou mis à mort selon le score.

Choix des espèces

Des études précédentes ont montré la pertinence du modèle souris pour étudier les maladies cardiovasculaires liées à l’âge et ses comorbidités. Le choix s’est porté sur la souris qui est un modèle reconnu pour reproduire la pathologie humaine de l’accident vasculaire cérébral et pour lequel les outils sont nombreux pour le suivi de cette étude et ultérieurement pour le suivi de cette pathologie (anticorps, imagerie, modèles génétiquement modifiés). L’ischémie cérébrale étant essentiellement une pathologie de l’âge adulte. Le choix du modèle sera réalisé en utilisant des animaux âgés d’au moins 6 mois, âge permettant de mimer la physiologie du vaisseau à l’âge adulte. Pour prendre en compte les comorbidités liées au vieillissement, les animaux seront préparés par la mise en place d’un régime conduisant à des comorbidités en accord avec les recommandations données par le groupe de réflexion sur les modèles précliniques d’accident vasculaire cérébral. Les souris utilisées pour cette étude seront âgées de 24 semaines (6 mois) avant les 3 mois de régime.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 336
Souffrances
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336 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit une chirurgie du cœur par ligature coronaire d'environ une heure, avec ouverture puis fermeture du thorax, pour étudier le rôle d'une protéine dans le maintien des cellules cardiaques après un infarctus. Le porteur indique que l'anesthésie et la chirurgie peuvent provoquer hypotension, refroidissement et perte de poids, et prévoit environ 25 % de mortalité liée à l'infarctus. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne permet de modéliser l'ischémie-reperfusion et conclut que le remplacement "ne sera pas possible".

Objectifs

L’objectif de notre projet est d'éclaircir les mécanismes cellulaires et moléculaires régulant la formation de tubules T des cardiomyocytes dans l’infarctus myocardique. En particulier, nous cherchons à déterminer si BIN1 et le transport vésiculaire ont un effet protecteur sur le maintien des tubules T et la contractilité cardiaque. Nous utiliserons un modèle d'ischémie-reperfusion myocardique chez la souris nous permettant d'étudier l’organisation des tubules T, les taux de BIN1 et de ses partenaires, ainsi que l'effet de l’administration exogène de BIN1 et d’immunosuppresseurs (dexaméthasone, DEX, et rapamycine, RAP) sur la taille de l'infarctus.

Bénéfices attendus

L’infarctus du myocarde (IM) aigu est aujourd’hui une cause majeure de mortalité et morbidité dans le monde. Lors d’un IM, l’occlusion d’une artère coronaire irrigant le cœur prive les cellules musculaires cardiaques (cardiomyocytes) d’oxygène, entrainant une dégradation de ces cellules et une diminution de leur contractilité. En particulier, les invaginations transversales membranaires ou tubules T des cardiomyocytes, essentielles à la contraction au niveau cellulaire, sont altérées. Cependant, ces mécanismes sont pour le moment encore mal compris. En étudiant les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans la régulation du réseau de tubules T cardiaques, notre projet permettra de mieux comprendre comment les tubules T sont générés et dégradés, et de déterminer les acteurs clés de ces processus. Il sera ainsi possible de contrecarrer la dégradation des tubules T et de restaurer la contractilité cardiaque en régulant la concentration des acteurs clés. Pendant la durée de ce projet, nous espérons pouvoir identifier les conditions permettant la maintenance des tubules T des cardiomyocytes dans un modèle murin d’ischémie-reperfusion, ainsi qu’une amélioration de la contractilité cardiaque. L’étude de l’administration exogène de BIN1 et d’immunosuppresseurs nous mettrons également sur la voie de futur traitements possibles chez les patients pour maintenir la contractilité cardiaque dans les zones les plus affectées après un IM.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale d'ischémie/reperfusion myocardique (ligature coronaire). La durée totale de l'intervention chirurgicale est de 60 min, dont 15 min entre l'intubation oro-trachéale et l'accès au coeur, 30 min de ligature coronaire, et 15 min pour la fermeture du thorax. Un prélèvement sanguin terminal de 150 µl sera également effectué au moment du sacrifice des animaux (procédure 1).

Impact sur les animaux

Notre objectif est d’offrir aux animaux la meilleure qualité de vie possible et de garantir que toute nuisance ou souffrance due aux procédures scientifiques soit détectée et réduite le plus rapidement possible. Les nuisances ou effets indésirables suite à l'anesthésie et la chirurgie sont l'hypotension, le refroidissement et la perte de poids. Avant utilisation, une période d’acclimatation d’au moins 7 jours sera respectée après réception des animaux. Pour éviter tout stress, les animaux seront hébergés selon la règlementation en vigueur, dans des cages aux normes suivant leur âge et leur poids en groupe social au sein de l’animalerie en leur mettant à disposition un enrichissement du milieu par des jouets (cabanes, tunnels, papier, coton pour la confection de nids). Avant procédure, une surveillance quotidienne des animaux (observation de l’état général) sera réalisée par le personnel de l’animalerie soignant les animaux, et leur poids sera suivi de façon hebdomadaire par le personnel réalisant les procédures chirurgicales. Après la chirurgie, les animaux seront gardés sous surveillance dans une cage sur tapis chauffant avec enrichissement, eau et nourriture gélifiée en plus de l’alimentation habituelle. Cette surveillance, où l’animal est isolé, dure approximativement 24h, puis les animaux retrouvent leur hébergement en groupe social avec enrichissement, en conservant autant que possible les groupes formés afin de maintenir la stabilité hiérarchique établie. Pendant tout le protocole expérimental, les animaux seront surveillés quotidiennement par le personnel ayant réalisé la procédure chirurgicale grâce à la grille de score des points limites (fiche d’observation, voir annexe) qui est mise en place pour évaluer l’état de l’animal après la chirurgie et mettre en évidence un éventuel point limite. En cas de souffrance de l’animal selon le score obtenu à l’aide de la grille d’évaluation, une nouvelle injection d’antalgique (buprénorphine 0.1mg/Kg) sera réalisée. Au cours de la procédure, la décision de garder les souris en vie sera prise par le responsable du projet en concertation avec le vétérinaire référent et la structure de bien-être animal (SBEA). La mise à mort sera réalisée par un protocole adapté en vue des prélèvements post-mortem.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux sous anesthésie profonde (kétamine/xylazine) pour récupérer les tissus cardiaques pour les analyses de protéines et ARN, pour l'analyse de la taille d'infarctus et l'isolement des cardiomyocytes.

Remplacement

Le remplacement d'animaux ne sera pas possible dans cette etude, car il n’existe pas aujourd’hui de méthode alternative ni de modélisation possible de l'ischémie-reperfusion myocardique

Réduction

Dans le respect de la règle des 3R, nous réduirons le nombre d'animaux à maximum 12 animaux + 25% de mortalité liée à l'infarctus, soir 15 souris par groupe. Ce nombre est basé sur notre expérience. C’est le nombre minimal qui permet d’assurer la robustesse des résultats pour évaluer au mieux les effets de l'ischémie reperfusion myocardique sur , sans qu’il soit excessif en terme d’animaux a inclure. Seules les expériences indispensables seront réalisées et il n’y aura pas de répétition inutile d’expérience.

Raffinement

Nous raffineros cette étude par un hébergement des animaux selon la réglementation en vigueur avec un enrichissement du milieu. Les animaux sont élevés avec une attention particulière (passage d’animalier minimum 2 fois/jour). Les manipulations sont réduites au minimum afin de limiter le stress des animaux. La souffrance de l’animal sera réduite au maximum ou supprimée par l’utilisation d’anesthésique (cocktail kétamine 100mg/Kg /Xylazine 10mg/Kg i.p.) avant la chirurgie et d’analgésique (Buprénorphine 0.05mg/Kg) aux doses appropriées avant la chirurgie, une deuxième injection de Buprénorphine (0.05mg/Kg) est réalisée 6h après le réveil puis une troisième injection 14h après la seconde injection.

Choix des espèces

La souris est un excellent modèle pour la maladie humaine, car l'organisation de son ADN et l'expression de ses gènes sont très similaires à celles de l'homme. 3 mois (jeunes adultes) pour éviter la sensibilité accrue à l'ischémie liée au vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Poissons zèbres : 168760
Souffrances
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168 760 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent des imageries répétées, des régimes riches en graisses, des injections, des chocs thermiques, des clips de nageoire pour génotypage et le criblage de nombreuses molécules, pour caractériser la calcification cardiovasculaire, une partie étant issue de lignées à "phénotype nocif". Le porteur indique n'attendre aucune souffrance modérée ou grave mais avoir déclaré ce niveau par précaution, et précise qu'aucune analgésie ne peut être mise en place. Sur le remplacement, il affirme que les modèles in vitro et ex vivo restent biaisés et que l'animal demeure "crucial".

Objectifs

La calcification cardiovasculaire (CCV) est une anomalie pouvant toucher différents tissus tels que les valves cardiaques, le myocarde ou les vaisseaux sanguins. La calcification vasculaire, qui inclut les pathologies de calcification de l’artère coronaire, touche 90% des hommes et 67% des femmes de plus de 70 ans. Malgré l’incidence mondiale de ces maladies, les traitements sont très limités, ce qui conduit à des taux de morbidité et mortalité élevés pour ces pathologies. De plus, les mécanismes exacts conduisant à la CCV restent mal définis, limitant la découverte de nouvelles pistes thérapeutiques. Nous utiliserons le modèle poisson zèbre pour clarifier les mécanismes de la CCV et identifier de nouvelles cibles thérapeutiques en nous appuyant (i) sur la facilité d’imagerie in vivo (ii) les possibilités de criblage haut débit (test de centaines de molécules sur les poissons présentant une CCV) et (iii) la conservation entre mammifères et poissons zèbres de la plupart des voies impliquées dans les systèmes cardiovasculaires et osseux (facilitant ainsi la translation des données générées chez les poissons zèbres vers les patients). Pour cela, nous caractériserons la dynamique cellulaire et les interactions au niveau moléculaire à travers différentes voies et signalisations, ainsi que l'impact fonctionnel de la calcification in vivo chez des mutants de poisson zèbre présentant des phénotypes de calcification cardiovasculaire. Cette caractérisation permettra l'établissement de nouveaux modèles génétiques de calcification cardiovasculaire, qui pourraient être utilisés dans la recherche de nouvelles thérapies pour bloquer ou inverser la calcification cardiovasculaire, ayant un impact considérable sur la population européenne, gravement touchée par ces maladies.

Bénéfices attendus

Notre projet a pour objectifs d’identifier les voies de signalisation impliquées dans la calcification cardiovasculaire puis de tester différentes thérapeutiques pour réduire les taux de morbidité et mortalité associés à cette pathologie.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes: 1. Microscopie d'imagerie en direct avec coloration in vivo pour les tissus calcifiés : -45 minutes de coloration et de lavage de l'excès de teinture - 10 minutes d'imagerie par point de temps - Expérience de 30 jours (maximum) - Lorsque cela est possible, nous suivrons le même animal pour réduire la variabilité et appliquer les principes des 3R. Dans ce cas, nous soumettrons l'animal à cette procédure au maximum 7 fois (5, 8, 12, 15, 20, 25 et 30 dpf) dans les 30 jours. 2. Échocardiographie : - 10 minutes d'imagerie par point de temps - Expérience de 60 jours (maximum) - Lorsque cela est possible, nous suivrons le même animal pour réduire la variabilité et appliquer les principes des 3R. Dans ce cas, nous soumettrons l'animal à cette procédure au maximum 4 fois (60, 90 et >90 dpf) à partir de 60 dpf. 3. Alimentation avec des régimes riches en graisses et occidentaux - 5 minutes par tétée (2 à 3 tétées par jour) - Expérience de 90 jours - les animaux seront nourris ces jours-ci pendant une partie ou la totalité de cette période 3. Traitements médicamenteux, y compris pour l'ablation de populations cellulaires spécifiques Les médicaments seront administrés par l'eau ou par injection intrapéritonéale. - Injection intrapéritonéale avec un temps d'anesthésie inférieur à 5 minutes. - Les poissons seront maintenus en traitement médicamenteux pendant une durée maximale de 15 jours et seront analysés à différentes étapes. L'administration du médicament se fera en doses uniques ou répétées en fonction de la durée de vie du médicament et des périodes d'absorption. 4. Choc thermique local - Moins de 1 minute pour le choc thermique - 10 minutes d'imagerie par point de temps - Expérience de 90 jours (maximum) - Dans la mesure du possible, nous suivrons le même animal pour réduire la variabilité et appliquer les principes des 3R. 5. Clip d'aileron pour le génotypage - Moins de 1 minute par clip d'aileron - Les poissons seront maintenus isolés pendant 3 jours (7 jours max., en cas de problème avec le génotypage/PCR) 6. Maintien de colonies d'animaux génétiquement modifiés établis avec un phénotype nocif Les animaux seront maintenus jusqu'à l'âge adulte et croisés pour une nouvelle progéniture jusqu'à 2 ans après la fécondation.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables pouvant impacter le bien être animale sont les risques de malformation squelettique et les dysfonctionnements du système cardiovasculaire. Certaines des lignées génétiques peuvent également présenter une croissance réduite (par rapport aux lignées de type sauvage) sans aucun effet sur les comportements de nage ou d'alimentation. À ce stade, nous ne prévoyons aucune souffrance modérée ou grave. Cependant, nous ne pouvous exclure des effets inattendus sur quelques animaux, c'est pourquoi nous avons déclaré les procédures en modéré et que nous maintiendrons cependant une surveillance constante, en particulier chez les animaux subissant des expériences d'ablation cellulaire et des traitements médicamenteux.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour prélèvements d'organe et analyse (histologique, moléculaire)

Remplacement

Notre projet se déroule dans la continuité de tests in vitro. Cependant, ces modèles ne permettent pas de prendre en considération les caractéristiques multifactorielles du scénario in vivo. Des travaux récents ont proposé comme alternative l’utilisation ex vivo d’aorte de souris ou de rat. Là encore, les résultats peuvent être biaisés par les conditions de culture, la rigidité de la matrice extracellulaire, régulant artificiellement les capacités des cellules cardiovasculaires à se différencier en lignée ostéoblastique. L'utilisation de modèles animaux reste donc cruciale.

Réduction

La variabilité interindividuelle, particulièrement importante chez les jeunes poissons zèbres (stades larvaires), justifie l'exigence d'un plus grand nombre d'animaux pour atteindre la puissance statistique minimale pour valider les résultats. De plus, la calcification cardiovasculaire est un phénotype progressif et très variable, nécessitant donc un plus grand nombre d'animaux pour un résultat robuste. Néanmoins, comme chaque fond génétique peut être plus ou moins variable, nous réaliserons nos expériences en plusieurs tours pour augmenter notre n de manière progressive et éviter d'utiliser des animaux en excès si la puissance statistique est atteinte avec un n inférieur. Par conséquent, le nombre d'animaux demandé est le plus grand nombre d'animaux que nous pouvons utiliser. La calcification cardiovasculaire étant un processus très dynamique et hétérogène, nous proposons d'utiliser et de générer un grand nombre de lignées génétiques pour élucider les mécanismes moléculaires et cellulaires contribuant à établir et aggraver le phénotype de calcification. En utilisant des approches d'imagerie en direct, nous pourrons suivre les mêmes animaux et voir la progression individuelle de la calcification, réduisant ainsi le nombre d'animaux généralement utilisés pour caractériser et quantifier les échantillons post-mortem et les coupes histologiques de tissus.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des aquariums de différentes tailles avec les densités d’hébergement suivantes : - Pour les bacs de 3,5l : 1 à 20 animaux - Pour les bacs de 8l : 20 à 40 animaux Le système contrôle la température (27-29°C), la conductivité (500-600 uS)et le pH (7-8)de l’eau. Le cycle lumineux est de 14h jour pour 10h nuit. L’enrichissement est assuré par les courants d’eau dans les aquariums ainsi que par l’ajout de nourriture vivante (artémias). Les aquariums sont bleus et permettant ainsi de maintenir un éclairage adapté. Les accouplements sont réalisés dans des aquariums dédiés mimant les conditions naturelles d’accouplement. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par du personnel hautement qualifié dans la détection d’anomalie du poisson zèbre. Des points limites seront fixés de manière à détecter précocement tout signe de souffrance et à prendre toutes les mesures nécessaires à la réduire. Lorsqu’une immobilisation des poissons sera nécessaire, une anesthésie générale sera réalisée. Au vu des procédures et des phénotypes attendus, aucune analgésie ne peut être mise en place.

Choix des espèces

Le poisson zèbre est un organisme modèle avec des caractéristiques de développement dès son stade embryonnaire (la transparence des embryons et des larves jusqu'à plusieurs semaines après la fécondation) qui permettent des techniques d'imagerie qui ne sont pas possibles avec d'autres modèles de vertébrés. Sa petite taille qui facilite son hébergement et sa manipulation, et son nombre élevé de descendants, idéal pour les études à haut débit, sont d'autres atouts de ce modèle. De plus, les techniques et outils de transgenèse et de mutation dans cet organisme modèle sont très développés, donnant la possibilité de différentes méthodes pour des études spécifiques des gènes et voies de signalisations. De plus, la forte homologie constatée entre le poisson zèbre et les mammifères est également un point fort de cet organisme. L’extraordinaire capacité de régénération tissulaire que possède le poisson zèbre tout au long de sa vie en fait un organisme ayant un grand intérêt d’un point de vue translationnel. Pour notre projet, la possibilité d'acquérir des images en temps réel à différents stades de développement, ainsi que celle de cibler des cellules spécifiques avec des techniques d'ablation génétique, font du poisson zèbre l'organisme idéal pour l'expérimentation nécessaire au bon déroulé de ce projet. Nous étudierons l'établissement de la calcification cardiovasculaire au cours du développement et à l'âge adulte pour comparer l'apparition précoce et tardive de la maladie. Pour cela, nous nous intéresserons aux stades larvaire et juvénile (5, 8, 12, 15, 20, 25, 30 et 60 dpf) montrant les différents stades clés du développement cardiovasculaire ainsi qu'aux stades adultes (90 et >90 dpf ) où l'on peut observer un tissu adulte sain et malade chez les jeunes adultes (90 dpf) et chez les animaux âgés (>90 dpf).

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 100
Souffrances
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Devenir
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100 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une constriction de l'aorte et une lipectomie sous anesthésie, des échocardiographies et des tests de tolérance au glucose ou à l'insuline, pour étudier le dialogue entre le tissu adipeux et un cœur soumis à une surcharge de pression. Le porteur indique que la chirurgie peut provoquer des douleurs et des troubles de cicatrisation, que l'injection d'insuline peut entraîner une hypoglycémie sévère, et il prévoit une perte d'environ 20 % des souris liée à la chirurgie. Sur le remplacement, il affirme que la complexité du cœur, "organe entier", est impossible à reproduire in vitro.

Objectifs

•L'objectif principal est d’étudier les mécanismes impliqués dans le dialogue entre le tissu gras et le cœur en ciblant le rôle des cellules immunitaires. •Nos données précédentes ont montré qu’une augmentation de la pression dans le cœur induite par constriction de l'aorte (TAC), altère la fonction et la structure du cœur mais également celle du tissu gras. Il en résulte l’activation de diverses voies de signalisation entre cœur et tissu gras. Ce dialogue entre les deux organes entraine une inflammation venant aggraver les altérations cardiaques. • Afin de mieux comprendre cela, nous proposons d’étudier les cellules impliquées et de caractériser les modifications qui se déroulent au moment de l’inflammation cardiaque.

Bénéfices attendus

Cette étude vise à découvrir de nouvelles voies impliquées dans l’inflammation cardiaque, permettant le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques

Procédures

Échocardiographie : d’une durée de 3-4 minutes sur animaux vigiles. Ce test est effectué en début et fin d’expérimentation. Injections : d’une durée de 30 secondes par souris sur animaux vigiles. Cette procédure est réalisée avant et après chaque opération et avant la dissection. Test de tolérance à l’insuline (TTI) et test de tolérance au glucose (TTG): comprends une injection de 30 secondes par animale puis prélèvement pour la mesure de glycémie (30 secondes) pour une durée totale de 150 minutes. La constriction aortique (TAC) : La constriction sera effectuée sur animaux anesthésiés puis des sutures seront faites dans une durée totale de 15 minutes par souris. La lipectomie : Cette opération sera effectuée sur animaux anesthésiés puis des sutures seront faites pour une durée totale de 10 minutes par souris

Impact sur les animaux

La chirurgie peut entrainer des douleurs qui se manifestent par des signes de comportement anormal (lordose, tremblements, prostration, difficulté pour boire et s’alimenter et difficultés de locomotion). La chirurgie peut également entrainer des problèmes de cicatrisation (gonflement, déhiscence et retard de cicatrisation) qui seront surveillés et signalés au responsable de l’animalerie afin d’obtenir un conseil et traitement du vétérinaire (crème cicatrisante…). Lors de la réalisation du test métabolique de tolérance à l’insuline, l’injection d’insuline peut entraîner une hypoglycémie sévère. La lipectomie peut entrainer dans de rares cas une perte de poids qui sera donc contrôlée en pesant les souris chaque jour la première semaine et en comparant aux autres animaux de la litière. La TAC est effectuée par des chirurgiens de l’équipe. Le taux de survie post-chirurgie étant de 80%, nous nous attendons à une légère perte de souris qui a été prévue dans le calcul du nombre de souris.

Devenir

Pour l’ensemble de ce projet, les animaux seront mise à mort par un personnel parfaitement formé à cette technique avant le prélèvement des organes.

Remplacement

L’évaluation de l’action combinée de la TAC en présence ou non de lipectomie sur les mécanismes conduisant à l’aggravation du remodelage cardiaque nécessite l’analyse de la fonction cardiaque (organe entier) dont la complexité est impossible à reproduire in vitro. Pour cela, nous utilisons le modèle expérimental de la souris. Dans les cas des études in vitro, nous privilégions l’utilisation de lignées cellulaires au lieu des lignées primaires afin de diminuer le nombre d’animaux utilisés.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires à notre étude a été calculé pour nous assurer de l’obtention de résultats concluants permettant de répondre clairement aux questions posées. En effet, nos procédures expérimentales optimisent le nombre de souris utilisées tout en assurant la reproductibilité et la robustesse des observations. Précédemment au laboratoire nous avons établi la caractérisation de nos modèles murins à l’aide de ce protocole, ce qui nécessite ici moins de contrôles. De plus, nous essayons de regrouper les protocoles similaires afin d’utiliser les mêmes souris pour plusieurs analyses par notre équipe et nos collaborateurs au sein de notre institut de recherche pour les études du muscle squelettique, du cœur et du tissu adipeux. Nous prévoyons des prélèvements pour histologie, culture cellulaire, etc… sur le même animal.

Raffinement

Des points limites ont été définis pour chaque procédure. La lipectomie sera réalisée sous anesthésie. Les animaux recevront également un analgésique post-opératoire administrée en fin de l’intervention. La TAC sera effectuée également par des chirurgiens de l’équipe. Les souris seront anesthésiées puis positionnées sur un coussin chauffant. Le premier jour suivant l’opération, les souris recevront un analgésique en sous-cutanée. Pour les tests métaboliques, la moitié des animaux seront soumis à un test de tolérance au glucose et l’autre moitié à un test de tolérance à l’insuline, ce qui implique moins de prélèvements par animal, en début et fin de procédure. Tout signe de perte de poids, de souffrance, prostration, déshydratation des animaux conduira à l’interruption de la procédure. Les animaux seront maintenus en groupes sociaux leur permettant d’exprimer leurs besoins avec leurs congénères et les cages sont enrichies avec une maison en plastique et du papier kraft pour leur permettre de nicher. Un examen clinique des animaux sera effectué quotidiennement ou toutes les semaines selon le plan des procédures. De plus, les procédures que nous utilisons ont été optimisées et standardisées, ce qui permet d’en limiter la répétition.

Choix des espèces

La pathologie cardiaque est bien caractérisée chez les mammifères avec des méthodes d’analyse facilement accessibles. Par ailleurs, l’évaluation de l’action de la surcharge en pression sur les mécanismes conduisant au développement d’événements cardiovasculaires impliquant le tissu adipeux, nécessite l’analyse de la fonction cardiaque (organe entier) dont la complexité est impossible à reproduire in vitro. Le modèle expérimental choisi est donc la souris. Ce modèle murin présente l’avantage, à travers une constriction aortique (TAC), de récapituler les différentes altérations du cœur observées pendant l’augmentation de la pression : altérations fonctionnelles (contractilité, relaxation) et structurelles (fibrose et hypertrophie) qui est un modèle pathologique expérimental bien établi et reproductible chez les souris. Nous étudierons des souris mâles sauvages, jeunes adultes de 5 mois. Cet âge de souris correspond à l’âge adulte chez l’Homme ce qui permet d’étudier l’augmentation de pression à l’âge adulte et non pas à l’âge jeune ou âgé. Également, dans la littérature c’est un âge couramment utilisé pour ce même type d’étude comportant des souris opérées de TAC.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 104
Souffrances
▲ 26
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▲ 78
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Devenir
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 104

104 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, vingt-six sous anesthésie sans réveil et les autres dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un composé colitogène dans l'eau de boisson pendant quinze jours puis un gavage, pour étudier le rôle du facteur von Willebrand dans un modèle de maladie inflammatoire chronique de l'intestin. Le porteur indique que le traitement peut provoquer une perte de poids, des postures anormales, des vocalisations et des hémorragies rectales. Sur le remplacement, il affirme qu'il n'existe "pas d'alternative" in vitro pour induire cette colite.

Objectifs

Les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI), maladie de Crohn et rectocolite hémorragique (RCH), affectent plus de 2 millions de personnes en Europe et leurs causes restent inconnues. Malgré la présence de saignements dans l’intestin, le risque de formation d’un caillot sanguin est augmenté chez les patients atteints de MICI. En dépit d’années de recherches intensives les implications cellulaires et moléculaires responsables de l’état procoagulant restent mal définies. Les MICI sont associées à une augmentation des taux circulants d’une protéine de l’hémostase (le facteur von Willebrand (VWF)). Ainsi, Ce projet a pour objectif d’étudier le rôle du facteur Willebrand dans un modèle murin de MICI.

Bénéfices attendus

Ce travail répondra aux questions suivantes : 1) La coagulation sanguine est elle importante pour limiter les altérations tissulaires (en particulier du tissus colique) au cours des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin? 2) La préservation de la perméabilité intestinale au cours des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin fait-elle appel au processus de coagulation ? De manière plus générale, ce projet permettra d’évaluer si la modulation du processus de coagulation pourrait présenter un intérêt thérapeutique chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin.

Procédures

Les animaux seront soumis à un traitement colitogène dans le but de mimer une maladie inflammatoire chronique de l’intestin telle que la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique. Une partie des animaux sera soumis à un gavage de FITC-Dextran pour évaluer la perméabilité intestinale. Le nombre d'interventions sera de 2 au maximum avec administration de substance colitigène dans l'eau de boisson pendant 15 jours (3 fois 5 jours) et 1 gavage avec la substance fluorescente (FITC-dextran), qui dure quelques secondes.

Impact sur les animaux

Le traitement colitogène est susceptible de provoquer une souffrance de l’animal mais il s'agit ici d'un modèle chronique qui est moins sévère que le traitement en aigu. Il est toutefois possible que les souris présentent une perte de de poids, des postures anormales, des vocalisation, une réduction de la mobilité, un mauvais état du pelage ou encore des hémorragies rectales.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélever les tissus qui seront analysé par la suite.

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative in vitro pour étudier les mécanismes des maladies inflammatoire chroniques de l’intestin et induire des colites en particulier dans le cadre de l’étude de la fonction d’un facteur hémostatique.

Réduction

Afin de limiter le nombre d’animaux, plusieurs types de mesures seront effectuées sur un même animal. De plus, sur la base des résultats issus des expérimentations précédemment menées, il nous a été possible d’évaluer la force de l’effet à 0.4. En conséquence, sur la base d’un plan expérimental à 4 groupes relevant d’une Anova à 2 facteurs (facteur « génotype » et facteur « induction d’une colite »), pour une puissance statistique requise de 0.8 et un seuil de significativité établi à 0.05, il nous a été possible de déterminer les effectifs minimums requis par groupe via une simulation par le logiciel G-Power, laquelle nous a fourni un effectif minimum de n = 13.

Raffinement

Les procédures utilisées se feront dans le cadre adapté d'un hébergement agréé, respectant au maximum le bien-être des animaux avec un enrichissement du milieu (morceaux de bois à ronger, filaments de papier kraft pour faire un nid), en limitant la souffrance par le respect des méthodes anesthésiques. L’ensemble des expériences seront effectuées par une personne habilitée à expérimenter sur animaux. En fin de protocole, les animaux seront mis à mort et des organes prélevés pour permettre des analyses biologiques. L'utilisation de médicaments analgésiques sera mise en place en cas de signes de mal-être des animaux. De plus, des points limtes stricts et spécifiques au projet seront appliqués.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce souris se justifie par l’existence de modèles transgéniques pour notre protéine d'intérêt et de modèles bien établis de colite 8 à 12 semaines : adulte, poids d’au moins 20 g

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 536
Souffrances
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▲ 536
▲ -
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Devenir
 -
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 28
 508

536 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 508 d'entre elles tuées à l'issue et 28 mâles réutilisés pour maintenir les lignées. Les femelles gravides reçoivent une injection intrapéritonéale de doxycycline, puis sont tuées entre cinq heures et six jours après pour prélever leurs embryons. Le porteur décrit un travail sur des lignées génétiquement modifiées visant à suivre les progéniteurs cardiaques au début du développement. Il indique disposer d'un modèle in vitro de type gastruloïde mais affirme qu'il ne reproduit pas l'embryon entier, ce qui rendrait la souris "indispensable".

Objectifs

Le coeur est le premier organe à fonctionner dans l’embryon, ce qui implique la mise en place de processus développementaux complexes très tôt lors de l’embryogénèse afin de permettent la formation correcte du coeur. Les étapes précoces de l’embryogénèse sont critiques dans l’apparition des pathologies cardiaques. Les défauts de développement cardiaque suite à des anomalies congénitales touchent 1% des naissances viables. Certaines de ces anomalies sont associées à d’autres malformations qui touchent d'autres organes. Les stratégies thérapeutiques actuelles restent inefficaces face aux maladies cardiovasculaires, qui sont les premières causes de mortalité. Afin de mettre en place de nouvelles stratégies de thérapie cellulaire, il est nécessaire d’identifier les mécanismes cellulaires et moléculaires contrôlant les premières étapes du développement cardiaque, plus particulièrement le destin des progéniteurs cardiaques précoces. Le projet de recherche consiste ainsi à étudier la spécification des progéniteurs cardiaques précoces lors des étapes précoces du développement de l'embryon, à la fois in vivo en utilisant comme modèle la souris, et in vitro en utilisant des cellules souches embryonnaires comme modèle alternatif. Pour cela, le projet fera appel à des lignées de souris génétiques permettant de suivre les progéniteurs cardiaques et tous leurs descendants (cellules filles). Le but du projet, est d’étudier ainsi la contribution de sous-populations de progéniteurs cardiovasculaires vers un lignage ou des régions cardiaques particulieres.

Bénéfices attendus

Ces travaux dans leur globalité permettront d’identifier les mécanismes essentiels pour la programmation du développement cardiaque et ainsi contribueront à améliorer les techniques de thérapie cellulaire dans le cadre des pathologies cardiovasculaires.

Procédures

Le projet repose sur le suivi d'animaux de lignées nouvellement créées (sans phénotype dommageable attendu à l'état hétérozygote). Il repose également sur des procédures d'injections uniques par voie intra-péritonéale (d'un antibiotique sans conséquence pour l'animal) au cours de la gestation chez des femelles gravides. Les animaux sont ensuite mis à mort entre 5h et 6 jours après injection pour prélèvement d'embryons.

Impact sur les animaux

L’impact de l’expérimentation sur les animaux repose sur l’acte d’injection par voie intra-péritonéale de Doxycycline (antibiotique) pouvant induire stress, douleur et inconfort le temps de l’injection. Aucun effet du traitement sur le comportement ou la santé de l’animal n’a été reporté.

Devenir

A l'issu du suivi de la création de nouvelles lignées, les mâles si aucun phénotype n'est détecté seront réutilsés pour croisement avec des femelles C57Bl6 pour maintient des lignées. A l'issu de la procédure d'injection de doxycycline, les souris seront mise à mort pour prélévement.

Remplacement

Pour mimer les premières étapes du développement cardiovasculaire, nous utilisons un modèle de remplacement in vitro de type embryoïde (gastruloïde). Cependant, la morphogénèse du cœur y est incomplète et les chambres cardiaques ne sont pas établies. Ces modèles ne peuvent donc pas remplacer l'embryon entier en raison de la complexité de l’organe. Ainsi, l’expérimentation animale utilisant des souris génétiquement modifiées est indispensable pour une partie du projet dédiée à l’étude intégrée des phénomènes physiopathologiques.

Réduction

Afin de limiter ou éviter l'utilisation d'animaux supplémentaires, et ce, sans pour autant compromettre le bien-être animal, tout en obtenant suffisamment de données pour répondre aux questions reliées à l'étude, des stratégies ont été mises en place. Ainsi, l’élaboration précise des protocoles et le choix pertinent des contrôles sont des éléments déterminants. De plus nous procèderons à une utilisation maximale des données obtenues sur chaque animal/embryon et analyserons les lignages cardiques mais également extra-cardiaques. Par ailleurs, l’utilisation d’outils statistiques couplée à notre expérience (nos investigations passées montrent que certains effets varient selon les mesures de 30 à 70%) permettent d’estimer au mieux le nombre d’animaux nécessaires.

Raffinement

Des stratégies d’optimisation sont mises en place au cours du projet afin de réduire voire de supprimer la douleur, la souffrance et l’angoisse chez l’animal. - Modifications apportées à l'élevage afin d'améliorer le bien-être des animaux : enrichissement des cages notament lorsque les males reproducteurs sont isolés (kraft, dôme, bâtonnets à mâcher). Chaque souris injectée verra également son environnement enrichi (kraft, dôme, bâtonnets à mâcher). - La planification des procédures expérimentales (disponibilité des locaux d'expérimentation, du matériel, période d'acclimatation des animaux aux pièces d’expérimentation) diminue le stress des animaux et favorise la validité de l'expérience. - Etablir des points limites les plus précoces possibles en fonction de l'objectif de l'expérimentation.

Choix des espèces

Chez la souris, le développement et le fonctionnement physiologique du coeur sont similaires à ceux décrits chez l’Homme. Par ailleurs, les souris génétiquement modifiées représentent le modèle le plus pertinent en ce qui concerne la compréhension des maladies congénitales cardiaques. Les lignées nouvellement crées seront suivies à partir de la naissance (nouveaux nés) et après le sevrage (21 jours). Les souris gravides injectées par de la doxycycline (entre E6.5 et E7.5), seront mises à mort 5h à 6 jours après injection pour prélèvement d'embryons.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 72
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72 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent chaque jour pendant 14 jours une injection sous-cutanée d'isoprénaline pour provoquer un stress cardiaque, une partie recevant en fin de protocole une injection d'un inhibiteur, avant prélèvement du cœur. Le porteur indique que le traitement augmente la fréquence et le débit cardiaques et que l'inhibiteur peut provoquer une hypertension. Sur le remplacement, il conclut qu'aucun modèle in vitro ne permet d'étudier le remodelage cardiaque et qualifie le recours aux animaux d'"indispensable".

Objectifs

Le stress adrénergique cardiaque peut entraîner un remodelage physiologique du cœur, comme on l'observe en réponse à l'entraînement physique. Cependant, lorsque ce stress est chronique, il conduit à un remodelage cardiaque défavorable qui est associé à un dysfonctionnement. À ce jour, le principal traitement efficace pour limiter le remodelage myocardique consiste à réduire la surcharge de pression. Par conséquent, il est impératif de mieux comprendre les voies de signalisation qui sous-tendent les (mauvaises) adaptations cardiaques dépendantes du stress adrénergique afin de fournir des pistes pour le développement de nouvelles thérapies. En réponse à la stimulation des recepteurs β-adrénergiques, le myocarde produit des quantités accrues d'oxyde nitrique (NO). Jusqu'à récemment, on considérait que la signalisation du NO impliquait principalement l'activation des voies de la protéine kinase dépendante de la guanosine monophosphate cyclique (GMPc) (GMPc-PKG). Cependant, le NO peut également se fixer directement de manière covalente aux résidus thiol de cystéines, un processus appelé Snitrosylation (SNO). Ce second mécanisme a été moins étudié et fait l'objet du présent projet. La SNO est une modification post-traductionnelle réversible majeure impliquée dans la régulation de l'activité des protéines ; il permet également de protéger les protéines contre l'oxydation irréversible des fragments thiols. Ce processus a été bien décrit dans les mitochondries où il est associé à une production réduite d’espèces réactives de l’oxygène. Les myofilaments cardiaques sont également rapportés comme étant sensibles à l'oxydoréduction et, par conséquent, potentiellement affectés par la signalisation du NO. La question est de tenter de mieux comprendre comment la SNO des protéines myofilamentaires est impliquée dans la régulation de la machinerie contractile cardiaque. L’objectif du projet NitrosoCard est de tester l'hypothèse selon laquelle, en réponse au stress adrénergique, la eNOS (enzyme responsable de la synthèse de NO) peut se relocaliser vers les mitochondries pour moduler la SNO de protéines clés dans la régulation de la réponse du cœur à une situation de stress.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de mieux identifier les voies de signalisation impliquées dans la réponse du coeur à un stress adrénergique. En effet, il est bien connu qu'un stress adrénergique transitoire peut aboutir à une adaptation bénéfique du coeur alors qu'un stress chronique peut conduire à un remodelage cardiaque défavorable. Néanmoins, à ce jour, les mécanismes cellulaires permettant d'expliquer qu'un même stimulus puisse aboutir à des réponses adaptatives différentes n'ont jamais été identifié

Procédures

Les animaux seront traités quotidiennement, pendant 14 jours, avec un agoniste des récepteurs β-adrénergiques, l’isoprénaline, par injection sous-cutanée (une injection sous cutanée tous les jours pendant 14 jours). A la fin des 14 jours, certains animaux (groupe taités avec l'inhibiteur des NOS, L-NAME) reçoivent une dernière injection cette fois en intrapéritonéale.

Impact sur les animaux

Le traitement sub-chronique à l’isoprotérénol peut avoir des conséquences sur l’état de bien-être des animaux (principalement augmentation de la fréquence et du débit cardiaque). Les animaux seront donc surveillés, tout particulièrement dans les heures qui suivent l’injection sous-cutanée d’isoprotérénol, par un personnel habilité et formé pour ce type d'acte expérimental. L'injection de L-NAME peut aussi être à l'origine de stress (hypertension artérielle). Dans ce cas aussi, les animaux seront particulièrement surveillés dans les heures suivant l'injection. Les autres expérimentations seront réalisées sur des organes, des cellules, des myofilaments isolés et necessiteront l'euthanasies des animaux avant le prélèvement des tissus.

Devenir

A la fin de la procédure, les animaux seront euthanasiés afin de permettre le prélèvement du coeur et ainsi permettre l'isolement primaire de cardiomyocytes, de mitochondries ou des analyses biochimiques.

Remplacement

Il n'existe à l'heure actuelle aucun modèle de substitution in vitro pour évaluer l’impact du stress adrénergique sur le remodelage myocardique. Par ailleurs, l’utilisation d’animaux permet d'étudier des mécanismes cellulaires qui ne peuvent être analysés chez le patient. Par conséquent l'utilisation de modèles animaux apparait comme indispensable à la réalisation de ce protocole.

Réduction

Un grand nombre d'expérimentations sera réalisé sur des cellules ou des mitochondries isolées. Cette approche permet, en contrôlant un grand nombre de paramètres et ainsi en réduisant la variablité d'une expérience à l'autre, de limiter le nombre d'animaux utilisés. De plus, la taille du coeur du rat permet de collecter une grande quantité de matériel biologique et permettra, à partir d'un même coeur de réaliser diffrentes évaluations (biochimie, immuno-précipitation, protéomique).

Raffinement

Les animaux sont stabulés une semaine après leur arrivée, avant toute procédure, afin de s’acclimater à leurs conditions d’hébergement. Afin de permettre la formation de groupes sociaux, les rats sont hébergés en cages de 3 individus avec un enrichissement du milieu (tubes, coton, bâtons à ronger). La nourriture est standard ad libitum et un accès à de l’eau fraiche. La température et l’hygrométrie sont contrôlées. Les animaux sont visités quotidiennement par un animalier formé qui contrôle le bien-être des animaux à l’aide d’une fiche intégrant les différents point limites. Ainsi, en se basant sur cette grille, un score sera attributé à chaque animal afin d'évaluer son état de bien être ou de souffrance. Les résultats de cette observation permettront, en se basant sur un arbre décisionnel, d'opter, si necessaire, soit pour une stratégie d'analgésie soit pour la mise de la mort de l'animal.

Choix des espèces

Le rat est un modèle de choix car la physiologie cardiaque des rongeurs présente de grandes similitudes avec celle de l’homme. Le modèle rongeur a l’avantage de permettre des investigations depuis l’étage cellulaire et moléculaire jusqu’aux mesures in vivo. L’utilisation des même tissus (coeur) ex vivo puis pour des analyses biochimiques permet de réduire le nombre d’animaux utilisés au cours du protocole expérimental. Les animaux seront utilisés à un stade jeune adulte (rats de 12-15 semaines) afin de pouvoir travailler sur un système cardiovasculaire mature et sans facteurs de complications

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 720
Souffrances
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Devenir
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720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie d'implantation d'un émetteur de télémétrie, puis une seconde pour une mini-pompe délivrant de l'angiotensine, afin d'étudier le remodelage des artères sous hypertension et le rôle de gènes de la famille PI3K. Le porteur indique des douleurs modérées post-opératoires, minorées par des antalgiques, et une mise à mort pour prélèvement d'organes. Il présente la souris comme la "seule" espèce disposant des modèles génétiquement modifiés utiles et le recours à l'animal comme un "complément indispensable" des études in vitro.

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires sont particulièrement incidentes chez les patients présentant des pathologies sous-jacentes telles que l'hypertension. Un des processus responsable de la grande majorité des accidents vasculaires est l'athérosclérose. L’athérosclérose va se développer dans différentes zones artérielles, obstruer le vaisseau et dans les étapes ultimes de la maladie provoquer des infarctus du myocarde ou des accidents vasculaires cérébraux. Afin de limiter ce risque, la technique d’angioplastie (pose de "stents") a alors été développée afin de rétablir la lumière du vaisseau. Elle consiste en la pose d’un stent actif, délivrant des substances médicamenteuses, dans le vaisseau endommagé. Cet acte chirurgical est associé à un traiement médicamenteux pour prevenir les rechutes en particulier chez les patients hypertendus. Cependant, des phénomènes de résistance à ces molécules ont été observés. Dans ce contexte, notre équipe se propose donc d'étudier le role des genes de la famille des PI3K dans le remodelage arteriel dans un contexte d'hypertension pour ameliorer ces traitements.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mettre en évidence les cibles médicamenteuses pertinentes et efficaces pour lutter contre les complications cardiovasculaires régulièrement retrouvées chez les patients hypertendus.

Procédures

Les animaux seront soumis à une ou deux interventions chirugicales selon les cas. La première intervention chirurgicale pour implanter la puce de télémetrie dure environ 30min. 1 semaine apres la pose de la puce de la télémetrie, les animaux subiront une deuxième chirurgie de 15 min consistant à la pose en sous cutanné d'une mini-pompe.

Impact sur les animaux

Les deux procédures chirurgicales induisent la pose de 3 sites de sutures sur le thorax et 1 à l'arriere de la tête. Ces actes chirugicaux peuvent entrainer des douleurs modérées post-opératoires qui seront minorées par des antalgiques et les risques d'irritations et de demangeaisons seront minorés par utilisation d'antiseptique.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort pour prélèvement d'organe.

Remplacement

L'utilisation de ce modèle animal est un complément indispensable des études in vitro sur des lignées de cellules musculaires lisses que nous avons déjà réalisées au laboratoire. En effet, ces approches de culture cellulaire ne permettent pas d’étudier le remodelage artériel et de mesurer le bénéfice de nos cibles thérapeutiques dans un contexte physiopathologique intégrés prenant en compte l'ensemble des réponses cellulaires mise en jeu au sein d'une artère.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe est réduit à son maximum en respectant les contraintes de publication, sans compromettre les objectifs du projet et pour permettre de bonne analyses statistiques. Le nombre de souris utilisé est calculé de manière à donner des résultats statistiquement significatifs et est donc précisé dans chaque procédure en fonction de la variabilité obtenue des protocoles expérimentaux mis en jeu. La télémetrie permet de diminuer le nombre d’animaux enrolés dans ce protocole en augmentant significativement le niveau de fiabilité et de reproductibilité des mesures de tension arterielle.

Raffinement

Quelle que soit la procédure utilisée, une observation des animaux en expérimentation est réalisée quotidiennement. L’état général de l’animal est évalué : prise de nourriture, toilette et mouvements habituels sont considérés comme des signes de bonne santé. La douleur est évaluée par les signes de prostration, de perte d’appétit ou de poids et de mouvements pénibles. L’environnement des animaux est enrichi (bandes de papier Sizzle-Nest pour la nidification, cube de bois pour usure des dents mais pas de tunnel ou d'igloo pour éviter à l'animal de se bloquer avec la pompe alzet), pour éviter l’angoisse et eventuellement faciliter l'acces à la nourriture et à l'eau en placant des croquettes humidifiées et de l'hydogel dans la cage. Si les points limites déterminés par le responsable de l'étude sont atteints, nous déterminerons avec la SBEA et le vétérinaire les soins ou l'action à appliquer pour réduire la souffrance animale.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris, seule espèce animale pour laquelle il existe des modèles animaux génétiquement modifiés pour nos cibles pharmacologiques. Les complications cardiovasculaires en condition d'hypertension font intervenir des mécanismes intégrés qui ne sont pas modélisables par des approches in vitro. L’expérimentation animale est donc une approche complémentaire aux études in vitro, permettant d’utiliser des modèles animaux susceptibles au développement des pathologies vasculaires. Enfin, plusieurs des cibles pharmacologiques potentielles seront validées en utilisant des modèles animaux génétiquement modifiés. Les souris seront utilisées à l'âge de 8 à 20 semaines, au stade jeune adulte car il est nécessaire que leurs systemes cardiovasculaire, immunitaire et métabolique soit entièrement developpé et mature.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 532
Souffrances
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Devenir
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532 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque souris est anesthésiée, trachéotomisée et branchée sur un circuit de circulation extracorporelle pendant environ trois heures, avec canules veineuse et artérielle et pompe, pour tester des traitements réduisant la formation de caillots et l'inflammation en chirurgie cardiaque. Le porteur indique que la procédure peut provoquer saignements, thrombi et inflammation systémique, et justifie la mise à mort par des conséquences chirurgicales incompatibles avec un retour à une vie normale. Il affirme que l'étude de l'effet croisé des traitements sur plusieurs organes rend le modèle animal "nécessaire".

Objectifs

La chirurgie cardiaque nécessite l’arrêt du cœur durant les gestes de pontages ou de chirurgie des valves. Dans ces situations, le sang est alors dévié dans un circuit extracorporel qui permet de maintenir une circulation et une oxygénation sanguine malgré l’arrêt du cœur. Cependant, la circulation extracorporelle (CEC) a certains inconvénients, puisqu’il n’est pas physiologique de faire circuler du sang hors des vaisseaux. Ainsi, l’utilisation de ce circuit artificiel peut engendrer la formation de caillots et de fortes doses d’héparine sont alors nécessaires. Les CEC de plusieurs heures s’accompagnent de pertes sanguines périopératoires importantes, d’une inflammation globale parfois sévère responsable de lésions rénales aiguës et de complications infectieuses. Les causes de ces complications sont multiples : l’exposition du sang à des surfaces artificielles entraine une activation de la coagulation et une inflammation ; les flux générés par la pompe dans le circuit est responsable d’une activation importante des plaquettes sanguines, conduisant à la formation de caillots ; l’activation des plaquettes sanguines est également à l’origine d’une sécrétion de facteurs pro-inflammatoires contribuant aux complications post-opératoires. Plusieurs axes peuvent alors être identifiés pour diminuer l’impact négatif de la CEC sur le système sanguin : - Inhibition de la coagulation - Prévention de l’activation plaquettaire à l’aide d’agents antiagrégants plaquettaires - Utilisation d’un nouveau système de pompe réduisant au maximum les contraintes de flux. L’objectif de notre travail est d’étudier l’effet de ces trois axes, indépendamment et en association, sur la formation de caillots au cours de la CEC, les saignements et sur l’inflammation post-CEC.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont une potentielle réduction de la formation de caillots, des saignements au cours de la CEC et de l’inflammation post-CEC grâce à l’utilisation d’une pompe innovante à interface liquide, d’antiagrégant plaquettaire et d’inhibiteurs de la phase contact. L’identification d’un tel résultat pourrait déboucher au long terme sur une amélioration de la prise en charge des patients sous CEC ainsi qu’une réduction des complications liées à un tel système.

Procédures

Les animaux seront soumis à un modèle de circulation extracorporelle pour une durée de 4h. Ce système est utilisé chez l'Homme pour remplacer temporairement le coeur et les poumons pour des chirurgies cardiaques. Les souris sont anesthésiées et branchées à un respirateur à travers une trachéotomie (durée de l'acte: 15 min). Le modèle consiste en la mise en place d'une canule pour prendre le sang à l'entrée du coeur, faire cheminer le sang dans un circuit à l'aide d'une pompe, le faire circuler à travers un oxygénateur puis de le renvoyer à la sortie du coeur (mise en place des canules veineuses et artérielles: 45 min ; durée de la circulation extracorporelle 3h). Différents types de traitements pour fluidifier le sang pendant la circulation extracorporelle seront testés.

Impact sur les animaux

La procédure pourrait se compliquer de saignements au site d’incision, au niveau des sites de canulation de la circulation extracorporelle, à la formation de thrombi dans le circuit de la circulation extracorporelle et à une inflammation systémique.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure en raison des conséquences trop importantes de la chirrugie (qui ne permet pas un retour à une vie normale).

Remplacement

L’objectif étant d’étudier l’effet croisé de plusieurs traitements sur plusieurs organes et sur la réponse inflammatoire au cours de la circulation extracorporelle, il n’est donc pas possible de le remplacer par des analyses dans des éprouvettes. L’utilisation d’un modèle animal est donc nécessaire. Un certain nombre de mises au point seront néanmoins réalisées dans des éprouvettes avant le début de ces expérimentations.

Réduction

Le système de circulation extracorporelle sera d’abord mis au point sans souris, à l'aide d'éprouvettes de sang, afin de s’assurer qu’il soit compatible avec un usage animal. L’étude se déroulera ensuite en 2 phases distinctes : une première de mise au point du modèle de circulation extracorporelle chez la souris, une seconde de test de différentes combinaisons thérapeutiques et de systèmes de pompes. En l’absence de modèle fiable et reproductible de circulation extracorporelle chez la souris, la deuxième partie de cette expérimentation ne sera pas réalisée.

Raffinement

L’utilisation de modèles animaux a été établi en raffinant au maximum les conditions de travail, afin de limiter leur angoisse, stress et douleur lors des manipulations. Les cages sont enrichies de coton compressé et de frisure de papier afin de permettre aux souris de faire des niches. Pendant la procédure, le bien-être de l'animal sera assuré par une anesthésie. Un médicament contre la douleur sera injecté avant tout geste chirurgical. L'animal sera ventilé à l'aide d'un respirateur adapté et placé sur un tapis chauffant pour maintenir sa température corporelle. Des points limites ont été établis pour les procédures décrites. Ces points limites permettront de soustraire l’animal aux procédures expérimentales afin de limiter la souffrance et l’inconfort de l’animal.

Choix des espèces

La souris est un modèle couramment utilisé pour l’étude de la fonction plaquettaire et l’étude de la phase contact, deux processus impliqués en thrombose. De plus, cette espèce permet l’étude de l’efficacité de médicaments développés pour l’Homme compatible avec la souris mais pas avec d’autres espèces habituellement utilisées pour de la circulation extracorporelle (rat, cochon). Les souris seront au stade adulte, entre 2 et 6 mois afin de s'assurer qu'elles aient un volume de sang suffisant pour faire fonctionner la circulation extracorporelle.