Système nerveux

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Souris : 432
Souffrances
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 432

Pour vérifier, dans une étude qualifiée de pilote, si un AVC provoque des altérations dans des régions du cerveau non connectées à la zone lésée, 432 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chacune subit une chirurgie d'environ quarante-cinq minutes pour déclencher l'infarctus cortical, puis une perfusion intracardiaque de vingt minutes sous anesthésie. Le porteur qualifie le modèle de peu invasif et annonce qu'il ne s'accompagne "typiquement" pas de symptômes majeurs, tout en prévoyant douleur et perte de poids après l'opération. La douleur est notée jusqu'au deuxième jour selon une grille à cinq critères, dont l'aspect de la plaie et les changements de poids, l'animal qui ne montre aucun signe passant ensuite à un suivi hebdomadaire.

Objectifs

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont une cause majeure de déficits moteurs à long-terme et de déficits cognitifs. Certains symptômes se manifestent tardivement et ne sont pas forcément liés à la région initialement lésée, suggérant qu’un AVC dans une région spécifique peut aussi causer des modifications dans d’autres régions du cerveau. Des altérations dans des régions directement connectées à la zone infarcie ont déjà été corrélées à l’apparition de troubles tardifs. Cependant, les régions associées aux fonctions impactées (les fonctions de mémoire par exemple) ne sont pas toujours directement connectées à la région lésée. Nous émettons donc l’hypothèse que des modifications pourraient donc ne pas se restreindre aux régions connectées à l’infarctus primaire mais s’étendre spatialement et temporellement dans le cerveau. Dans cette étude pilote, nous voulons induire un AVC limité à une région précise du cerveau d’un modèle murin afin d’étudier l’impact de la lésion dans d’autres régions du cerveau, pas directement connectées à la zone infarcie. Si notre hypothèse est confirmée, nous aurions identifié un des mécanismes qui pourraient sous-tendre la manifestation de symptômes fonctionnellement liés à des zones non connectées dans un modèle murin.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de valider notre observation préliminaire qui vise à mieux comprendre les mécanismes sous-tendant les troubles de mémoire qui se manifestent tardivement après un AVC, même quand la région initialement lésée n’est pas impliquée dans les fonctions mnésiques. Nous émettons l’hypothèse que l’altération d’un mécanisme cellulaire associé à la mémoire ainsi qu’un état inflammatoire pourraient être présents dans des régions non directement connectées à la zone infarcie. Si notre hypothèse est confirmée, nous effectuerons une étude complète qui pourrait avoir des répercussions positives sur la recherche pré-clinique s’intéressant aux troubles cognitifs post-AVC.

Procédures

Les animaux seront soumis à une chirurgie peu invasive pour induire l’AVC sous anesthésie générale (environ 45 minutes). Ils seront enfin soumis à une perfusion intracardiaque toujours sous anesthésie générale (20 minutes). Tous les animaux sont concernés.

Impact sur les animaux

La méthode utilisée induit un infarctus cortical limité et typiquement ne s’accompagne pas de symptômes majeurs, ce qui rend le modèle facilement utilisable et limite la souffrance animale. Cependant, suite à la procédure chirurgicale, une douleur ainsi qu’une perte de poids peuvent survenir. Les animaux seront observés quotidiennement pendant deux jours. La douleur sera évaluée jusqu’à J2 après chirurgie selon une grille d’évaluation, organisée selon 5 grands critères : apparence physique, comportement non provoqué, changements de poids corporel, la locomotion ou encore l’aspect de la plaie. Si après deux jours l’animal ne montre aucun signe de souffrance, il sera suivi ensuite une fois par semaine. En cas de détérioration ou de souffrance animale, l’animal sera pris en charge par l’utilisateur ou par la vétérinaire.

Devenir

A l’issue de toutes les expériences, les animaux ne seront pas gardés du fait des techniques/procédures subies et seront de ce fait mis à mort.

Remplacement

L’AVC sera induit par la méthode la moins invasive disponible actuellement pour reproduire certain aspects de la pathologie humaine. Aujourd’hui ils n’existent pas des modèles in vitro (cultures cellulaires, organoïdes) pour étudier des conséquences anatomiques et cellulaires induites par un AVC dans les régions non lésées initialement et donc pas de méthode alternative permettant de REMPLACER les animaux. En effet, cette étude nécessite la complexité et la connectivité du cerveau adulte.

Réduction

Le nombre de souris a été évalué sur la base de travaux précédents en tenant compte des divers problèmes que nous pourrions rencontrer au cours des différentes phases expérimentales (problèmes au cours de la chirurgie, la perfusion,des expériences d’électrophysiologie et d’immunohistochimie), ainsi que de la variabilité des résultats. Le déroulement des expériences est organisé afin de limiter au maximum le nombre d’animaux. Nous adapterons d’abord le protocole afin d’avoir une lésion initiale reproductible, de taille maximale limitée au cortex, et seulement ensuite les autres expériences seront réalisées.

Raffinement

Des mesures de RAFFINEMENT seront mises en place durant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés au sein d'un établissement utilisateur agréé dans des conditions d’hébergement favorisant leur bien-être. Ils seront placés dans des cages enrichies, au nombre de 4-5 animaux par cage. Ils seront stabulés dans une animalerie thermorégulée avec hygrométrie. L’accès à la nourriture et à l’eau sera ad libitum et un changement de litière sera effectué chaque semaine. Dans une étude précédente, le nombre d’animaux qui ont montré des signes de souffrance dû à l’induction de l’AVC était très limité (moins de 3%). Nous nous attendons à ce que la lésion soit plus petite avec un temps d’illumination plus court et donc que ce pourcentage se rapproche de zéro. Si l’animal présente des signes de douleur au cours de l’expérimentation, l’animal sera pris en charge par l’expérimentateur. Si nous n’observons pas d’amélioration de l’état de l’animal, nous ferons intervenir la vétérinaire responsable.

Choix des espèces

Le modèle envisagé a déjà été induit chez la souris et il a été démontré que les AVC s’accompagnaient de modifications dans des structures du cerveau pas initialement lésées, mais connecté à la région infarcie. Ce modèle permet de produire des tranches de cerveau pour réaliser des études d’électrophysiologie et d’immunohistochimie afin d’explorer des modifications dans d’autres régions du cerveau pas encore étudiées. Nous utiliserons des souris âgées de 16-24 semaines. Cette tranche d’âge permet d’étudier les conséquences d’un AVC chez un animal adulte et correspond à un jeune adulte chez l’homme.

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Rats : 160
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 160

La moitié des ratons sont retirés de la cage de leur mère trois heures par jour, du deuxième au douzième jour après la naissance. 160 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués pour le prélèvement de tissus nerveux. Le protocole cherche à reproduire chez le rat les effets de la prématurité humaine, puis à enregistrer l'activité des neurones de la moelle épinière et de l'hippocampe, le porteur décrivant lui-même ce stress comme installant une anxiété chronique et des troubles durables de l'adaptation au stress. Les mères ne retournent pas à la reproduction et sont tuées après le sevrage, parce que la séparation a altéré le fonctionnement de leur système nerveux.

Objectifs

Pendant très longtemps, la douleur du nouveau-né a été ignorée et négligée lors de sa prise en charge. Ce n’est qu’au début des années 90 que ce problème a commencé à être pris en compte en clinique humaine et de nombreux progrès restent à faire. Les nouveaux nés ressentent non seulement la douleur mais sont extrêmement sensibles aux stimulations aversives. Ceci est d’autant plus vrai pour les enfants nés prématurés (nés avant la 35ème semaine de grossesse) dont la prévalence mondiale était de 9.6 % en 2005. La prématurité conduit ces enfants à développer parfois des troubles moteurs et comportementaux et une hypersensibilité douloureuse pouvant perdurer à l’âge adulte. La séparation maternelle néonatale (SMN, 3h/jour du 2ème au 12ème jour post-natal) est un stress postnatal qui a été décrit comme un modèle reflétant la prématurité humaine. De nombreux travaux ont montré que les animaux exposés à ce stress postnatal présentaient des hypersensibilités douloureuses des troubles des comportements sociaux, une modification de la perception douloureuse au niveau de la moelle épinière ainsi que des déficits cognitifs. Dans ce contexte, nous cherchons à affiner notre compréhension de l’impact de la séparation maternelle néonatale sur le codage de l’information nociceptive par les structures nerveuses spinales et supraspinales. L’objectif est de caractériser les modifications fonctionnelles au niveau neuronal qui rend compte des symptômes observés.

Bénéfices attendus

L’ensemble de ces travaux nous permettra de mieux comprendre les phénomènes de sensibilisation nociceptive ainsi que des déficits cognitifs qui semblent se mettre en place durablement suite à des épisodes de stress non douloureux durant la période néonatale en utilisant le modèle de séparation maternelle néonatale. Nous répondrons à la question d'une origine d'un dysfonctionnement de communication nerveuse expliquant les symptômes qui façonne l’expérience douloureuse et augmente le risque de développer une neuropathologie chronique selon les études épidémiologiques sur le sujet.

Procédures

La moitié des animaux sera soumis au protocole de séparation maternelle néonatale : séparation des ratons de la cage de leur mère 3h/j du 2ème au 12ème jour post-natal.

Impact sur les animaux

La séparation maternelle neonatale chez le rat est un modèle classique de stress psycho-social et a donc des conséquences sur le comportement des animaux (expression de symptomes d'anxiété chronique et troubles de l'adaptation au stress). Les ratons sont placés sous une lampe rouge chauffante avant d’éviter tout risque d’hypothermie. Le protocole de SMN est également connu pour augmenter les comportements maternels après retours de ratons dans la cage de la mère. Après sevrage, la mère ne réintègrera pas le processus de reproduction mais sera euthanasiée puisque la séparation maternelle altère le fonctionnement de son système nerveux, ce qui induit au niveau comportemental une anxiété accrue.

Devenir

Les enregistrements electrphysiologiques nécassitant le prélèvement de tissus nerveux, tous les animaux seront mis à mort.

Remplacement

Ce projet portant sur l’étude d’un système intégré et mature, il nous a été impossible de remplacer l’utilisation d’animaux par des tests in-vitro.

Réduction

Nous prévoyons un nombre d’animaux suffisant pour d’obtenir des résultats exploitables en termes statistiques. Le nombre d’animaux prend en compte les deux sites d’enregistrement nécessaires (moelle épinière et hippocampe) ainsi que les variabilités interindividuelles nécessitant un certain nombre d’animaux pour obtenir des résultats statistiquement significatifs lors des tests paramétriques.

Raffinement

Notre étude s'interesse à l'impact de l'environement sur les nouveaux-nés. Pour pouvoir comparer nos groupes d'animaux, il nous faut un environnement enrichi tout en étant le plus homogène possible. Ceci nous permets d'étudier uniquement l'impact de la séparation maternelle. Les animaux sont ainsi hébergés en cage collectives afin de préserver les interactions sociales avec leurs congénères et ont constamment à leur disposition de la frisure pour nid, un bâton à ronger et un tunnel. Ils sont placés en conditions de températures et hygrométrie contrôlées, en cycle jour/nuit de 12h/12h avec eau et nourriture ad libitum. Durant la séparation maternelle néonatale, les ratons sont placés sous une lampe rouge chauffante afin d'éviter toute hypothermie.

Choix des espèces

Nos précédentes études étant réalisées sur le rat, nous conserverons ce modèle qui est bien caractérisé sur le plan comportemental. Le modèle de séparation a déjà été bien décrit et caractérisé chez cette espèce, permettant ainsi de confirmer la robustesse des résultats obtenus. De plus le modèle chez le rat nous permet de modéliser l’état de développement d’un fœtus lors du 3e trimestre de gestation, puisqu’à la naissance le système nerveux du rat est au même niveau de maturation que celui du fœtus au début du 3e trimestre de gestation. Les évènements de maturation ayant lieu lors du 3e trimestre de gestation chez l’homme, correspondent à ceux qui ont lieu lors des 2 à 3 premières semaines de vie post natales chez le rat. Nous utiliserons des rats agés de 30 et 50 jours postnataux, une période qui correspond à la phase de maturité du système nociceptif. Les précédentes études portant sur l’hypersensibilités nociceptives des animaux séparés maternels chez le rat jeune et adulte, le projet continuera sur cette ligne en faisant des enregistrements électrophysiologiques in vitro chez des animaux à un stade de développement équivalent

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Souris : 480
Souffrances
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 480

Pour cartographier les neurones de l'orientation spatiale, 480 souris vont être tuées par perfusion intracardiaque afin que leur cerveau soit prélevé. 250 d'entre elles subissent d'abord une chirurgie stéréotaxique d'une heure, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec des dommages osseux et tissulaires puis une attente de deux jours à cinq semaines. Les 230 autres sont anesthésiées et tuées sans avoir rien subi d'autre, leur cerveau servant de matériel pour des enregistrements sur tranches ex vivo. Le porteur renvoie les bénéfices au diagnostic précoce de la maladie d'Alzheimer, de l'épilepsie du lobe temporal et de la sclérose en plaques, loin de l'objet immédiat du projet.

Objectifs

Une meilleure compréhension des fonctions cognitives comme l'orientation dans l'espace et dans le temps est un défi majeur en neuroscience. Le cortex, l’hippocampe, et le thalamus jouent un rôle important dans l’orientation spatiale et la mémoire. Ce circuit est une des premières régions du cerveau affectée dans la maladie d’Alzheimer, et de l’épilepsie du lobe temporale. La myélinisation du circuit peut être déficiente dans le cas de la sclérose en plaque. Ce projet vise à mieux comprendre les aires du cerveau qui sont impliqués dans l'orientation. Notamment, nous étudions ces aires au niveau cellulaire, c’est à dire, au niveau des neurones qui transmettent les signaux. On s’intéresse à leurs propriétés intrinsèques et à leurs propriétés synaptiques, qui ensemble déterminent le fonction du circuit. Notre recherche vise à élucider la connectivité anatomique et fonctionnelle. Nous souhaitons mieux comprendre comment les informations sensorielles de l’oreille interne et les informations visuelles sont intégrées pour permettre l'orientation spatiale de l'individu. Nous examinerons la contribution des interneurones inhibiteurs pour la stabilité et la flexibilité du réseau et de la mise à jour du signal de l'orientation. Et nous allons apporter un éclairage nouveau sur les mécanismes physiopathologiques de la myélinisation du circuit de l'orientation spatiale.

Bénéfices attendus

Notre recherche vise à comprendre les bases fonctionnelles qui permettent au cerveau de s'orienter dans l’environnement. Nous serons ainsi en mesure, à terme, de démontrer comment le cerveau est capable d’intégrer les informations sensorielles venant de plusieurs modalités sensorielles, et comment s’effectue la mise à jour de ces informations du monde externe par rapport à une représentation interne. Une meilleure compréhension du fonctionnement des neurones dans les structures du circuit de l’orientation spatiale est nécessaire pour permettre un diagnostic précoce et un traitement des pathologies neurologiques liées à des dysfonctionnements moteurs et à des déficits d'orientation. Une partie du projet vise à déterminer l'impact fonctionnel des oligodendrocytes et de la myéline au niveau physiologique et cellulaire. Il permettra de mieux comprendre le rôle de la myéline pour l'intégration multisensorielle de signaux de différentes régions cérébrales. De plus, chez les patients atteints de sclérose en plaques, maladie inflammatoire démyélinisante chronique du système nerveux central, des troubles cognitifs sont associés à des lésions de régions cérébrales impliquées dans l'intégration multisensorielle. Nos travaux pourront apporter un éclairage nouveau sur les mécanismes physiopathologiques des déficits cognitifs dans la sclérose en plaques.

Procédures

Les 480 souris de cette étude subiront une perfusion intracardiaque. Une partie des animaux (250 souris en total) subiront d'abord une chirurgie (durée 1 heure, surveillance 1 à 3 jours) et après un interval de 2 jours à 5 semaines, une perfusion intra-cardiaque (durée 2-5 minutes). L'autre partie des animaux (230 souris en total) subiront uniquement une perfusion intracardiaque (durée 2-5 minutes). Dans tous les cas, la mort des animaux suit la perfusion intra-cardiaque. Les cerveaux sont prélévé sur animal mort.

Impact sur les animaux

Les injections stéréotaxiques dans le cerveau prévues par le protocole impliquent des dommages osseux et tissulaires. En conséquence, les animaux peuvent être potentiellement exposés à la douleur combinée à une perte de poids, à l'immobilité ou à un comportement anormal. Avant, pendant et après la chirurgie, nous traitons ces problèmes potentiels par l'administration de médicaments analgésiques et anti-inflammatoires. La durée typique de récupération après une opération est de 1 jour, période pendant laquelle les animaux sont traités avec ces médicaments.

Devenir

Tous les animaux sont mise à mort par perfusion intra-cardique avec dosage des anesthésiques pour prélèvement d'organes et analyses histologiques.

Remplacement

L’intégration des signaux sensorimoteurs se produit à travers de nombreuses régions du cerveau et différents réseaux de neurones. Afin de comprendre les interactions au niveau neuronal, gliale, et circuit du système de l’orientation spatiale, il est nécessaire de travailler avec des neurones marqués au préalable. Il s’agit d’un projet de physiologie des neurones et des systèmes, qui ne peut être conduit que sur le tissue ex vivo.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux, cette étude prévoit d’enregistrer plusieurs neurones sur les tranches issue d’un seul animal. Nous utiliserons les tests statistiques appropriés afin d’obtenir des résultats exploitables à partir du plus petit nombre d’animaux possible. Les testes statistiques que nous appliquerons seront adaptés aux analyses. Malgré le fait que nous utilisons des lignées de souris spécifiques, on doit veiller à un nombre suffisant d’animaux pour détecter des possibles sous-populations. Par exemple, deux sous-populations de neurones VIP+ sont décrit dans certaines régions corticales. Le nombre de sous-populations de neurones du thalamus anterieur n’est pas défini à priori. Néanmoins, nous allons réduire le nombre d’animaux au minimum nécessaire pour détecter des potentielles sous- populations.

Raffinement

Les souris sont maintenues par groupes. Les cages sont enrichies avec des roues et rouleaux. Les animaux sont suivis individuellement, leur poids est contrôlé avant et après une injection stéréotaxique. Chaque animal bénéficie tout au long de l’étude d’une attention et de soins de qualité par du personnel qualifié, afin d’assurer un bien-être optimal. Des traitements antalgiques et anesthésiques adaptés sont utilisés. Des points limites objectifs sont définis afin le cas échéant d’adapter les soins ou de mettre fin à l’expérimentation.

Choix des espèces

La souris a été choisie car en combinant souris transgénique et injections virale nous serons en mesure de mesurer la connectivité anatomique et fonctionnelle dans des populations neurales spécifiques. Les souris transgéniques avec des déficits de la myélinisation sont disponibles, pour clarifier le rôle de la myélinisation pour la maturation des neurones et des circuits. Il s'agit de mammifères dont le fonctionnement du cerveau peut être comparé à celui de l'homme pour les questions abordées dans ce projet. Les animaux seront utilisés à l’âge où le système de la direction de la tête est en train de se développer au niveau thalamique et corticale, soit à partir de 12 jours, et jusqu’à 12 semaines (3 mois) pour les animaux les plus âgés, pour connaître les structures myelinisées et matures.

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Souris : 668
Souffrances
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 668

668 souris porteuses de mutations du syndrome de Birk-Barel vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées au dioxyde de carbone à la fin de chaque procédure. Elles passent un labyrinthe trois fois dix minutes, vingt-quatre heures d'observation de leur activité, un test de sensibilité à la température où la queue est immergée, et pour une série d'entre elles une chirurgie d'une heure pour implanter des électrodes, suivie de trois jours d'isolement par semaine pendant deux à trois semaines. Le porteur écrit qu'aucun de ces tests n'est de nature à causer des souffrances particulières, ce qui lui permet de faire passer plusieurs épreuves au même animal. Sur le remplacement, il indique que l'effet des mutations sur le canal a été établi in vitro, et retient la souris faute d'homologue du gène chez les invertébrés.

Objectifs

Le syndrome de Birk-Barel est une maladie génétique rare avec des symptômes de sévérité variable incluant des anomalies morphologiques, des déficiences intellectuelles plus ou moins marquées, une hyperactivité et une hypotonie. Il est causé par différentes mutations génétiques qui affectent toutes le même gène. Le but du projet est de développer et caractériser des lignées de souris génétiquement modifiées contenant des mutations responsables du syndrome afin d'évaluer si elles reproduisent la pathologie humaine et ainsi constituent un modèle murin de la pathologie. Puis nous évaluerons l'effet de traitements pharmacologiques sur les symptômes.

Bénéfices attendus

D'un point de vue clinique, disposer d'un modèle animal qui reproduit la pathologie humaine permettrait de mieux étudier le syndrome et de pouvoir étudier des pistes thérapeutiques.

Procédures

Les animaux n'ayant subi aucun traitement seront analysés dans des test comportementaux afin d'évaluer leurs fonctions de mémorisation (labyrinthe, 3x10 min), d'activité spontanée (24 h en observation), et dans un test de perception sensorielle. Une autre série d'animaux sera étudiée pour l'activité épileptique spontanée potentiellement entraînée par les mutations. Cette procédure implique l'implantation d'électrodes de mesure par chirurgie (durée de l'intervention, environ 1h) et l'hébergement en individuel 3 jours par semaine pendant 2 ou 3 semaines afin d'identifier d'éventuelles activités électriques anormales spontanées. Nous évaluerons enfin comment ces comportements peuvent être modifiés par différents traitements pharmacologiques. Pour cela les animaux seront traités par injection unique ou quotidienne pendant 14 j selon le type de traitement et analysés dans les tests décrits.

Impact sur les animaux

Le test de sensibilité à la température implique de la contention pendant quelques minutes. Les souris pourraient présenter des signes d'inconfort de durée très brève (qq s) pendant l'immersion de la queue. La chirurgie subie par certains animaux peut être source d'une douleur légère. Les injections provoquent un léger inconfort. La caractérisation de l'activité des animaux impose un hébergement en individuel le temps de l'observation.

Devenir

A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort par inhalation de CO2. Il n'est en effet pas possible de les intégrer dans d'autres procédures en raison des traitements qu'ils auront subis.

Remplacement

L'effet des mutations sur l'activité du canal a été déterminé in vitro. Mais il n'existe pas à notre connaissance d'alternative au modèle animal pour l'étude de l'impact pathologique au niveau de l'organisme. Nous devons utiliser le modèle murin car il n'y a pas d'homologue direct du gène d'intérêt dans les invertébrés.

Réduction

La caractérisation du phénotype sera pour l'essentiel basée sur l'observation du comportement de l'animal. Aucun de ces tests n'est de nature à causer des souffrances particulières, ce qui permet d'utiliser un même animal pour différentes expériences et donc de réduire le nombre d'animaux nécessaires pour arriver à des résultats représentatifs. Un calcul statistique permet de déterminer le nombre minimal de souris nécessaires pour obtenir une puissance statistique suffisante. Le mode particulier d'expression du gène impliqué fait qu'il est possible de produire des individus porteurs qui ne sont pas atteints par le syndromes. Nous ne produirons les individus porteurs de la mutation dans le contexte pathologique qu'au moment de faire les mesures et tous les animaux seront utilisés, afin de réduire au maximum la quantité d'individus porteurs du syndrome et d'optimiser le nombre produit.

Raffinement

La chirurgie sera effectuée selon les bonnes pratiques vétérinaires: anesthésie locale avant la chirurgie, inhalation d'anesthésique général pendant, en contrôlant la température, l'hydratation. Après la chirurgie, l'animal sera maintenu dans une cage de réveil chauffée jusqu'à son réveil complet, puis remis dans sa propre cage d'élevage. Un anti-inflammatoire non stéroidien sera administré par l'eau de boisson pendant 5 jours. La mesure des électroencéphalogrammes impose de maintenir les animaux en hébergement individuel. Pour leur permettre des contacts sociaux, les souris sont placées dans des cages d'hébergement divisées en dux par une cloison transparente en plexiglas et chaque souris occupera une demi-cage. La cloison percée de trous d'environ 1 cm permet aux animaux de se voir, d’échanger des odeurs et également d’avoir un contact grâce à leurs vibrisses. Cet aménagement a pour but de réduire le stress des animaux. Pour toutes les procédures, l'état des souris sera évalué quotidiennement pendant les traitements chroniques afin de contrôler l'absence de trouble. L’évaluation se fera visuellement selon 3 critères : apparence physique, perte de poids, comportements spontanés, avec attribution d'un score. Pour un score entre 1 et 4, l’animal sera surveillé 2 fois par jour et un traitement vétérinaire adapté à l'état de l'animal sera mis en oeuvre jusqu’à un éventuel rétablissement. Si l'animal ne se rétablit pas dans les 24 à 48h (selon le critère observé) ou si le score global est supérieur à 5, une euthanasie sera réalisée par l'observateur.

Choix des espèces

L'effet des mutations sur l'activité du canal a été déterminé in vitro. Mais il n'existe pas à notre connaissance d'alternative au modèle animal pour l'étude de l'impact sur les fonctions physiologiques au niveau de l'organisme. L'absence de gène homologue au gène d'intérêt chez les invertébrés empêche leur utilisation pour étudier le rôle du canal. De plus, le syndrome de Birk-Barel inclut de nombreuses manifestations neurologiques. C'est pourquoi son étude nécessite l'utilisation d'organismes qui présentent une organisation similaire à celle de l'humain. Dans le modèle murin, de nombreux outils ont été développés pour étudier les processus physiopathologiques, à la fois des modèles expérimentaux et des protocoles pour l'analyse de nombreux phénotypes. Il existe de plus des données dans la littérature produits dans des modèles murins sur le gène d'intérêt et la protéine pour lequel il code. Basé sur des travaux précédents de la littérature les expériences seront menées quand les animaux seront âgés de 6-8 semaines, un âge pré-adulte qui correspond à l'équivalent de l'âge de nombreux patients atteints du syndrome de Birk-Barel.

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Souris : 2160
Souffrances
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Une souris qui convulse est tuée sur le champ, et la prostration ou les tremblements déclenchent aussi l'arrêt immédiat du protocole. 2 160 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, dont 1 200 fœtus sortis un par un de la corne utérine et décapités, et 720 souris porteuses d'un phénotype dommageable dont le porteur indique que 10 % meurent avant trois mois et environ 30 % avant quatre mois, de crises d'épilepsie spontanées. Une partie subit une ouverture de la cage thoracique sous anesthésie profonde pour une perfusion intracardiaque de fixateur, opération de trente minutes menée sans réveil. Ces souris ne sont produites que pour l'analyse post-mortem, aucune autre procédure expérimentale n'étant prévue, et le projet se ramène à fabriquer des individus atteints pour prélever leur cerveau.

Objectifs

Le but de ce projet est d’analyser les mécanismes moléculaires et cellulaires qui sont impactés dans un syndrome neurodéveloppemental avec retard mental, autisme, déficit moteur et épilepsie. Le gène déficitaire dans ce syndrome est exprimé dans le cerveau au cours du développement et chez l’adulte. Les modèles que nous étudions présentent une inactivation soit d’une copie, soit des deux copies du gène spécifiquement dans une population de neurones, les neurones produisant le neurotransmetteur GABA qui est le principal neurotransmetteur inhibiteur dans le cerveau. Cette approche nous a permis de montrer que la plupart des symptômes associés au syndrome dont l’épilepsie et les troubles autistiques étaient liés à l’inactivation du gène dans cette population neuronale. L’inactivation des deux copies du gène nous permet de comprendre le rôle de ce gène dans les neurones GABAergiques au cours du développement. Le but ici est maintenant de comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires qui sont impactés dans ces modèles en regardant quelles sont les sous-populations de neurones GABAergiques affectées par des études immunohistologiques et les voies moléculaires dérégulées grâce à des études moléculaires. Les animaux de cette étude sont uniquement dédiés à de l’analyse post-mortem et ne font pas l’objet d’autres procédures expérimentales. Ils font l’objet d’une demande d’autorisation de projet pour phénotype dommageable. Le modèle avec inactivation d’une copie du gène présente des épilepsies spontanées qui se déclarent à partir de 6-8 semaines tandis que le modèle avec inactivation des deux copies du gène entraine une absence de formation d’une structure du cerveau appelée striatum servant à l’exécution des mouvements. L’absence de striatum entraine des spasmes musculaires à la naissance et le décès des petits dans les premiers jours de vie. Les études sur ce modèle ne concernent donc que les foetus dans le dernier tiers de développement (à partir de 15 jours de développement embryonnaire) et jusqu’au jour de naissance, c’est-à-dire avant que le phénotype dommageable ne s’exprime.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet est de permettre la production de souris et de fœtus pour 2 modèles murins impliqués dans le syndrome neurodéveloppemental avec retard mental, autisme, déficit moteur et épilepsie. Ces 2 modèles présentent des phénotypes dommageables dont la caractérisation nous permettra de mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques à l’origine des troubles du neurodéveloppement associés à cette pathologie.

Procédures

Une partie des souris subissent une chirurgie sans réveil pour pouvoir fixer le cerveau de manière optimale. Pour cela, une anesthésie profonde est couplée à un anti-douleur. La procédure consiste en un acte chirurgical avec une ouverture de la cage thoracique et perfusion par voie intracardique d'un agent de fixation. La procédure dure environ 30 minutes et n'est réalisée qu'une seule fois par souris, celle-ci étant sans réveil.

Impact sur les animaux

Des épilepsies apparaissent chez certains animaux dont une copie du gène a été inactivée dans les neurones GABAergiques à partir de l’âge de 6-8 semaines. Ces crises se caractérisent par des myoclonies (secousses musculaires localisées au niveau des vibrisses, de la face, des oreilles et des membres antérieurs) ainsi que des crises tonico-cloniques (une course intense, une perte d’équilibre et une chute sur le flanc accompagnée de myoclonies généralisées pendant quelques secondes). Ces crises sont généralement indolores car il y a perte de connaissance. Si la crise est forte, certaines souris peuvent aller jusqu’à la crise tonique qui se manifeste par une hypertonie des quatre membres de la souris tendus en direction de l’appendice caudal. Cette dernière peut s’accompagner de la mort de l’animal.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à l'issue de chaque procédure car leur cerveau est prélevé pour des analyses moléculaires et histologiques

Remplacement

Pour les études concernant le cerveau, il n'existe à l'heure actuelle pas d'alternative à l'utilisation des animaux. Les organoïdes cérébraux, censés mimer la structure et les fonctions principales du cerveau, n’ont pas la capacité de répliquer toutes les structures et réseaux neuraux d’un cerveau adulte. Il n'existe donc pas encore de modèle de cerveau in vitro ou autre permettant de réaliser les analyses qui sont faites dans ce projet.

Réduction

Pour chaque étude, les effectifs ont été calculés afin d'avoir un nombre minimal d'animaux d’intéret (n=6 individus par sexe et âge) tout en ayant des résultats scientifiquement et statistiquement interprétables. Nous prévoyons de produire 10 lots par an sur 5 ans, soit 12 x 10 x 5 = 600 animaux au phénotype dommageable. Nous prévoyons des animaux supplémentaires pour compenser la perte de certains animaux lors de crises épileptiques. En effet, nous avons observé qu’environ 10% des souris décèdent lors des trois premiers mois et ~30% avant 4 mois). Basé sur une estimation de la moitié des animaux qui seront sacrifiés avant l'âge de 3 mois et l'autre après, nous aurons besoin de produire 120 animaux en plus, ce qui donne un total de 600 + 120 = 720 animaux . Nous produirons aussi des mâles au phénotype dommageable pour de nouveaux accouplements. Sachant que nous perdons environ 30% de ces mâles avant l’âge de 4 mois et que certains mâles ont du mal à se reproduire, nous estimons devoir produire en continu 6 animaux en âge de se reproduire. A cela, nous devons ajouter le même nombre de femelles qui seront aussi produites en même temps. Nous produirons donc 6 animaux x 2 sexes x 4 trimestres x 5 ans = 240 animaux. Pour les analyses des foetus, nous prévoyons de produire 10 lots par an sur 5 ans, soit 12 x 2 génotypes x 10 x 5 = 1200 foetus. Nous utiliserons donc au maximum 2160 animaux.

Raffinement

L'état général et le comportement des souris est suivi quotidiennement par l'animalier: examen de l’apparence de l’animal, de l'état du pelage, de la coloration des muqueuses, évaluation de l'état de souillure de l'arrière-train, analyse visuelle de la respiration. Le premier signe d'alerte sera une perte de poids, un arrière-train souillé et un pelage mal entretenu qui entraînera une surveillance accrue (niveau 1). Le second signe d'alerte sera la prostration (et/ou des tremblements) qui entraînera un arrêt immédiat du protocole et l'euthanasie de l'animal (niveau 3). Certains animaux avec inactivation d'une copie du gène d'intérêt pouvant présenter des crises convulsives spontanées à n’importe quel moment à partir de l’âge de 6-8 semaines. Cependant, les crises ayant tendance à apparaitre après stimulation, elles peuvent se produire lors de la manipulation de l’animal. Afin d'éviter au mieux le stress pouvant provoquer une crise chez ces animaux, ceux-ci seront manipulés avec un tunnel lors des changes de cages. Si nous observons une souris qui convulse, celle-ci sera euthanasiée. Les souris avec inactivation des deux copies du gène d'intérêt développent des spasmes musculaires (dystonie) peu après leur naissance et meurent pendant les premiers jours de vie. Ces animaux sont prélevés et mis à mort avant que le phénotype dommageable n’apparaisse. Les foetus seront sortis de la corne utérine un par un et euthanasiés par décapitation directement afin de réduire au minimum le stress lié à cette sortie. 

Choix des espèces

Cette étude vise à comprendre le rôle du gène d'intérêt dans le développement et le fonctionnement des neurones inhibiteurs GABAergiques. L’utilisation d’un modèle d’inactivation conditionnelle permet d’étudier l’impact spécifique de ce gène dans ces neurones. Cette étude requiert un modèle animal suffisamment proche de l’homme tel que la souris. Les animaux sont utilisés à différents stades pré- et postnatals : E15.5-E18.5, avant sevrage (1-12 jours) juvénile (3-6 semaines), adulte (2-4 mois). Les études nécessitent de comprendre le développement dès le stade embryonnaire et jusqu’à l’établissement de la pathologie à l’âge adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système nerveux
    • Système urogénital
Souris : 652
Souffrances
▲ -
▲ 243
▲ 409
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 652

652 souris mâles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Une partie est irradiée aux rayons gamma ou à un faisceau d'ions lourds, une autre reçoit une irradiation à dose létale qui détruit son système sanguin et dont la mort survient en 11 à 15 jours sans greffe, une autre encore est stérilisée par un composé reprotoxique avant de recevoir une greffe de cellules souches testiculaires ou de moelle osseuse. Les données doivent servir à estimer les risques encourus par les astronautes lors de vols dans l'espace profond, sur la fertilité masculine, le système sanguin et le cerveau, et à améliorer la composition des capsules, des vêtements et du régime alimentaire des équipages. Sur le remplacement, le porteur indique que les cultures de cellules souches ne reproduisent ni la quiescence, ni les régulations hormonales, ni la réponse inflammatoire, et que seule la greffe chez un receveur vivant démontre le caractère "souche" d'une cellule.

Objectifs

Les vols spatiaux autour de la Terre ont des effets sur la santé qui ne peuvent être extrapolés aux séjours de longue durée dans l'espace profond. La Terre protège du rayonnement cosmique, un mélange complexe de radiations dont les éléments les plus toxiques sont les ions lourds. Des irradiations X ou photons répétées à faibles doses accélèrent le vieillissement et augmentent le risque de cancers. Mais il est impossible de transposer leurs effets aux faisceaux d'ions lourds plus toxiques pour les cellules. Ce projet vise à examiner les conséquences d'expositions à faibles doses sur la fertilité masculine (production de sperme), le système sanguin (risques de cancer) et le cerveau (dysfonctionnements). En l'absence de données, les risques encourus par les astronautes peuvent être analysés chez la souris adulte. Les effets des ions lourds seront comparés à ceux après irradiation obtenus dans la première partie du projet. Ces effets ne peuvent être identifiés dans des cultures de cellules qui ne reproduisent ni les régulations hormonales, ni les réponses inflammatoires, ni les interactions entre types cellulaires. Pour minimiser le nombre de souris, des tissus d'un même animal (testicules, moelle osseuse et cerveau) seront prélevés. L'accent est mis sur les cellules souches, présentes tout au long de la vie et essentielles à la production de cellules matures telles que les cellules sanguines et les spermatozoïdes, ainsi qu'au maintien du système nerveux. L'étude comprend des expériences de greffes afin d'examiner la capacité des cellules souches irradiées, testiculaires et hématopoïétiques, à produire respectivement des spermatozoïdes ou à induire des cancers chez les souris receveuses. Après immunohistologie des cerveaux irradiés, une reconstruction 3D permettra de visualiser et quantifier la production de neurones, les interactions cellulaires et l’inflammation afin d’améliorer la compréhension des disfonctionnements cérébraux observés. Différents prélèvements de sang et de tissus seront réalisés sur les souris euthanasiées pour mettre en évidence des différences entre souris irradiées et non irradiées via des dosages biochimiques, le suivi de marqueurs de stress, et l'analyse de l’expression géniques dans les tissus d'intérêt. Les procédures se dérouleront sous anesthésie et des antalgiques sont prévus avant et après les interventions. Une grille de suivi des points limites permettra de minimiser le stress et/ou la douleur chez les animaux greffés.

Bénéfices attendus

- L'analyse in vivo des effets de faibles doses d'irradiation reste délicate. Pour les radiations, des effets dégénératifs et cancérigènes ont été démontrés, mais les mécanismes moléculaires impliqués ne sont pas totalement élucidés. L'analyse comparée des cellules souches de 3 tissus soumis à des irradiations de natures différentes apportera des éléments de réponse complémentaires. - Il n'y a pas actuellement de données sur l'innocuité de l'exposition aux ions lourds à faible dose sur les cellules souches testiculaires. Ce travail permettra d'établir si elles conservent à moyen terme leurs propriétés de production de spermatozoïdes. Leur capacité à restaurer une spermatogenèse après exposition à un faisceau 56Fe sera un argument positif en faveur du maintien d'une fertilité masculine normale dans l'espace. Ces données préliminaires permettront d'analyser ensuite le risque héréditaire potentiel (génétique et/ou épigénétique) sur la descendance. - Une analyse immunohistologique en 3D des cerveaux des animaux irradiés permettra de préciser les types de cellules nerveuses altérées et l'influence de la réponse inflammatoire dans les disfonctionnements cognitifs. - Des expériences de greffes de cellules souches hématopoïétiques irradiées (impliquées dans la production des cellules sanguines) dans des animaux receveurs sains permettront de confirmer ou infirmer leur rôle dans le développement de leucémies - Pour chaque type de cellules souches, les analyses d'expression génique permettront de déterminer s'il existe ou non une signature spécifique des faisceaux de forte énergie par rapport aux irradiations de faible énergie, en fonction de la dose. Ces données serviront de base aux études ultérieures des effets d'une exposition chronique à de faibles doses de radiations, plus proche de la réalité mais techniquement impossible actuellement. Elles devraient permettre également d'améliorer les mesures de protection des équipages (composition des capsules, vêtements, régime alimentaire).

Procédures

Des groupes de souris mâles seront exposés une seule fois à des rayons gamma ou à un faisceau d'ions lourds et d'autres ne seront pas exposés (contrôle). Les conditions d’irradiation (en groupe, à l'obscurité avec bruit limité et sur une courte durée inférieure à10 min) induisent peu de stress et les doses d'exposition ne sont pas associées à de la douleur. Les souris réintègrent pour 7 jours leurs cages d'origine et font l'objet d'une surveillance régulière avant d'être euthanasiées. Les animaux receveurs sont préalablement stérilisés par injection d'un composé reprotoxique, suivi 24h après d'une greffe de moëlle osseuse pour maintenir leur système sanguin. Après 1 mois, les cellules souches testiculaires fluorescentes sont greffées (anesthésie chimique et durée 20 minutes). Deux mois plus tard, les testicules des receveurs euthanasiés sont prélevés et analysés pour déterminer la présence de spermatozoïdes fluorescents. Le système sanguin des souris receveuses est éliminé par une seule irradiation à forte dose et de la moëlle osseuse est greffée 24 h après (durée moins de 10 min). Les cellules souches des donneurs sont greffées 24 h après sous anesthésie gazeuse par une transfusion d’une durée de 5 min. Les animaux receveurs seront euthanasiés 4 mois plus tard pour permettre le prélèvement de tissus et organes et leur analyse.

Impact sur les animaux

- Le stress généré par la séance d'irradiation. De plus pour les souris irradiées à fort dose (dose létale, la mort est attendue entre 11 et 15 jours en absence de régénération du système sanguin. Signes préalables de souffrance : des problèmes oculaires, des dermatites, une perte de poids, une prostration, un pelage terne ou des vocalisations anormales. - La greffe hématopoïétique peut échouer chez les animaux traités par l'agent reprotoxique : perte de poids, prostration, vocalisation anormale. Après la transplantation de cellules testiculaires, ces animaux sont observés quotidiennement (sur 7 jours) afin de détecter la présence éventuelle de lésions cutanées, de réactions inflammatoires (suppuration), de signes de douleur ou de stress (poils hérissés, dos vouté, vocalisation anormale), et de signes d’infection. - Les différentes injections d'anti douleurs et anesthésiques peuvent également stresser les souris.

Devenir

Les animaux irradiés et contrôles non irradiés seront euthanasiés après 5 jours, pour permettre le prélèvement de tissus en vue d'analyses cellulaires ou génétiques, ou de greffes pour ceux exprimant la protéine fluorescente. Ces expériences sont destinées à déterminer les effets induits par l'irradiation : lésions dans l'ADN non réparées, mort cellulaire, arrêt de la multiplication des cellules et réduction des capacités de régénération des cellules souches. Les animaux receveurs de greffes intratesticulaires seront euthanasiés après 2 mois pour déterminer si les cellules fluorescentes greffées ont permis la régénération d’une spermatogenèse fonctionnelle (production de gamètes). Les animaux receveurs de greffes hématopoïétiques seront euthanasiés après 4 mois pour prélever et analyser leur moelle osseuse. En absence de production de cellules sanguines fonctionnelles à partir des cellules greffées, le décès des receveurs survient habituellement dans les 2 semaines suivant la greffe. Dès la détection de signes cliniques de souffrance, les animaux seront euthanasiés; et leur moelle osseuse sera analysée.

Remplacement

1) Les modèles alternatifs de culture de cellules souches de souris ne permettent pas de modéliser leur microenvironnement en conditions physiologiques, ni de reproduire l'absence de multiplication (quiescence) d'une grande partie du stock de cellules souches. Ces modèles de substitution ne peuvent rendre compte des régulations hormonales, et de la réponse inflammatoire susceptible d'être induite après irradiation. L’utilisation d’un modèle animal reste ici nécessaire pour évaluer l’effet des radiations sur un organisme. (2) La validation ultime du caractère "souche" des cellules ne peut être établie que par transplantation (greffe) de cellules chez un receveur, qui est le seul moyen de démontrer la capacité d'une cellule à restaurer une différenciation normale (propriété des cellules souches) en conditions physiologiques et assurer une régénération tissulaire.

Réduction

Les irradiations "corps entier" associées à l’étude de 3 tissus d’un même animal permettent de limiter notablement le nombre d’animaux impliqués dans ce projet. Un programme de modélisation prenant en compte les différents paramètres importants de l’expérience est utilisé pour estimer la taille des groupes expérimentaux. Il offre le meilleur ratio de probabilité de réussite dans la comparaison de groupes de petits effectifs par des tests statistiques classiques.

Raffinement

L’irradiation corps entier n’induit pas de de stress particulier, car elle est de courte durée et réalisée en groupe. Les animaux bénéficient de conditions d'hébergement enrichies (Tunnel, coton pour la nidification) et sont maintenus par paires. Des protocoles d’anesthésie/ analgésie sont en place pour minimiser la douleur. Un suivi hebdomadaire sera effectué et en cas de signes de souffrance (d’après une grille d’évaluation de l’état général) le vétérinaire sera alerté. Un traitement symptomatique pourra être mis en place, puis une euthanasie sera pratiquée si aucune amélioration n'est observée.

Choix des espèces

La souris est le modèle mammifère le plus fréquemment utilisé à cause de ses similarités anatomiques, physiologiques et génétiques avec l’Homme. Animal de petite taille, son temps générationnel est court. C'est également un modèle de référence en radiobiologie. Les membres des équipages exposés au rayonnement cosmique sont des adultes, donc les souris seront âgées de 8 à 12 semaines. L'étude de la spermatogenèse implique que l'ensemble des animaux soient des souris mâles. Les astronautes exposés au rayonnement cosmique sont des adultes, donc les souris seront âgées de 2 à 3 mois . Les animaux receveurs destinés aux procédures 2 et 3 auront de 7 à 9 semaines pour tenir compte des chronologies expérimentales (délai de stérilisation : 1 mois; analyse post greffe : 2 à 3 mois pour la spermatogenèse, 2 à 4 mois pour l'hématopoïese).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 3036
Souffrances
▲ -
▲ 2908
▲ 128
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3036

3 036 souris boivent une eau chargée en fongicides ou en résidus de plastique, les femelles un à deux mois avant la reproduction puis pendant la gestation et l'allaitement, leur descendance dès la vie utérine et jusqu'au jour de sa mise à mort. 752 jeunes et 752 souris âgées passent des tests d'interaction sociale et d'activité, 128 femelles gestantes subissent une chirurgie de 30 à 45 minutes pour électroporer de l'ADN dans le cerveau de leurs embryons, et 92 souris reçoivent un médicament de l'hyperactivité pour confirmer qu'elles en présentent les signes. Toutes sont tuées, tissus prélevés pour y chercher des marqueurs de pathologies neurodéveloppementales ou neurodégénératives. Le porteur affirme n'avoir observé ni douleur ni souffrance aux doses réglementaires autorisées dans l'eau potable, et place le bénéfice attendu dans une révision éventuelle de cette réglementation.

Objectifs

Les objectifs du projet de recherche sont d'étudier les effets de certains polluants fréquemment détectés dans notre environnement sur le neurodéveloppement et le vieillissement. Nous nous interessons à différents polluants: - les fongicides, très largement utilisés pour le traitement de la vigne et pour préserver les fruits de la moisissure grise après récolte. Des études scientifiques ont d’ailleurs révélé que des résidus de fongicides font partie des pesticides les plus fréquemment détectés dans l’alimentation française. Récemment, ces résidus ont été retrouvés dans les petits pots destinés à l'alimentation des bébés, mais aussi dans l'air et dans l'eau. Nous avons montré précédemment que l'exposition à 3 fongicides à la dose reglementaire, autorisée dans l'eau potable, aggrave les marqueurs de la maladie d'Alzheimer dans un modèle de souris génétiquement modifié. Notre objectif est donc d'étudier l'impact de ces composés sur le neurodevelopppement, puis au cours du vieillissement chez la souris. Notre hypothèse est que ces composés pourraient induire des altérations moléculaires lors du développement du cerveau conduisant à des défauts de comportements, voire à un phénotype de type autistique, caractéristique des pathologies neurodéveloppementales. De la même manière, nous nous intéressons aussi à 3 types de résidus plastiques : -les PET (polyethylène téréphthalate), les PVC (polychlorure de vinyle) et les PS (polystyrène) présents dans les emballages alimentaires. Des résidus type "nanoplastiques" contaminent directement les aliments ou l'eau des bouteilles. Par ailleurs, les "microplastiques" issus de la dégradation de déchets plastiques de plus grande taille, envahissent les océans et les eaux de surface type lacs ou rivières, et sont une voie d'entrée dans la chaine alimentaire. Leurs impacts sur l'environnement et la santé sont préoccupants. Notre objectif est d'étudier leurs effets sur le neurodéveloppement et le vieillissement.

Bénéfices attendus

Le projet aura des bénéfices sur la santé humaine : - identification des polluants perturbant le neurodéveloppement et le vieillissement (au niveau moléculaire, cellulaire et phénotypique). - les expositions utilisées dans notre modèle correspondent aux doses réglementaires à ne pas dépasser dans l'eau potable ou à faibles doses, en fonction des résultats obtenus, une révision de la réglementation actuelle pourrait être envisagée - si les animaux développent des phénotypes spécifiques de certaines pathologies (autisme, Parkinson, Alzheimer,TDAH), ces données permettraient d'expliquer en partie l'étiologie de ces maladies et de proposer des méthodes préventives.

Procédures

Les nuisances subies par les animaux sont les suivantes : 1) Exposition des animaux, femelles gestantes et progénitures, aux polluants environnementaux dans l’eau de boisson. Les femelles sont exposées entre 1-2 mois avant la reproduction et pendant toute la durée de la gestation, lactation, jusqu’au sevrage des petits. La progéniture est exposée in utéro, pendant la lactation, et jusqu’à leur date d’euthanasie. Nombre total d’animaux exposés dans l’étude : 3036. 2) Analyse de la morphologie de la progéniture, et tests d'observation et de comportements chez des animaux jeunes. Ces tests comportementaux sur la progéniture seront effectués dès 3 jours post-natal jusqu'à 3 mois. La durée est variable selon le test: entre 1 min pour les tests d'observation du phénotype, et jusqu'à 3 séances consécutives de 10 min pour les tests d'interactions sociales. Ces tests sont non-invasifs. Nombre d'animaux = 752. 3) Tests de comportements chez des animaux âgés à 3, 6, 9 et 12 mois. Les animaux ont 1 séance de 10 min par jour pendant 3 à 5 jours selon le test. Ces tests sont non invasifs. Nombre d'animaux = 752 animaux. 4) Des résultats préliminaires ont montré que les animaux exposés à certains polluants développent un comportement type trouble déficitaire de l’attention et hyperactivité (TDAH). Il existe un traitement médicamenteux chez l’humain pour traiter le TDAH, et notre objectif est d’administrer ce médicament aux souris afin de les soigner. Cela permettra de confirmer que les animaux ont bien un phénotype TDAH. Dans ce but, les souris subiront deux injections, une injection par test de comportement, mesurant soit l’activité locomotrice, soit l’impulsivité. Ces tests sont non invasifs et durent entre 5 min et 1h30. Nombre d'animaux = 92 animaux.5) Chirurgie sur des femelles gestantes pour marquer les cerveaux des embryons avec de l’ADN. Cette intervention va induire la production de protéines fluorescentes pour visualiser les cellules du cerveau en développement. La nuisance va durer le temps de l’intervention chirugicale, entre 30-45 min selon le nombre d'embryons à électroporer par femelle, et la durée du rétablissement des femelles opérées (7 jours). Nombre d'animaux = 768 (dont 128 femelles opérées).

Impact sur les animaux

D'après nos études conduites chez des souris adultes génétiquement modifiées (modèle Alzheimer) traitées aux fongicides pendant 11 mois, aux doses réglementaires autorisées dans l'eau potable, nous n'avons pas observé de douleurs, souffrance, perte de poids, stress, consécutives au traitement. De même, chez les souriceaux préalablement exposés aux polluants pendant la gestation, aux doses réglementaires autorisées dans l'eau potable, et analysés à 3 jours post-natal, nous n'avons pas observé d'anomalies morphologiques, de douleur ou de souffrance induites par l'exposition aux fongicides. Les nuisances attendues pour le traitement par les composés aux doses indiquées sont légères. Pour les chirurgies, les nuisances attendues sont des nuisances post-opératoires de classe modérée : douleurs, saignement suspect, mobilité (prostration éventuelle), aspect du pelage (terne, hérissé), éventuelle inflammation abdominale, infection ou problème de délivrance.

Devenir

A l'issue des 5 interventions décrites ci-dessus en 5.6.1, tous les animaux (3036) seront euthanasiés et les tissus prélevés pour analyser les marqueurs de pathologies neurodéveloppementales ou neurodégénératives.

Remplacement

Nous avons déjà étudié les effets des fongicides sur des modèles cellulaires. Nos travaux ont montré que les fongicides ciblés dans ce projet sont toxiques pour les cultures de neurones à de faibles concentrations. Nous étudions également les effets des fongicides sur les cellules souches issues de patients Alzheimer. Pour les différents plastiques, nous avons montré dans des études in vitro, qu'ils favorisaient la formation d'aggrégats de protéines. Toutefois, étudier les effets de ces polluants sur la cognition et le comportement, en lien avec des pathologies de type autisme ou des maladies neurodégénératives, telles que Alzheimer, nécéssite d'avoir recours à un modèle plus complexe telle que la souris.

Réduction

Pour ce projet nous envisageons d'utiliser 3036 souris sur la durée du projet, réparties en 5 procédures. Nous procéderons par étapes, avec des études pilotes avec un faible nombre d'animaux avant de générer l'ensemble des expériences prévues. D'autre part, les études sur le PVC et PET seront réalisées ultérieurement après les études sur le PS. Le nombre d'animaux adéquat a été calculé grâce à un logiciel permettant d'avoir des analyses robustes. Nous avons également tenu compte de notre expertise de manière à réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés tout en en gardant un nombre suffisant d'animaux pour ne pas compromettre la validité statistique des expériences qui seront menées. Seules les expériences considérées comme absolument indispensables seront réalisées.

Raffinement

Les industriels ne sont pas tenus de faire des tests de toxicité avec les fongicides à la dose maximale autorisée dans l’eau potable par l’Union Européenne et dose utilisée dans l’étude, ni pour les résidus de plastiques, car à ces faibles doses, il n'est pas attendu de toxicité. D'après nos résultats obtenus sur les fongicides, et à ces doses, il n’est pas attendu de souffrance chez l’animal. Les animaux (5/cages) seront hébergés sous surveillance quotidienne, dans un milieu enrichi, avec un accès illimité à la nourriture et à l’eau de boisson, avec ou sans polluants. Si les points limites adaptés à nos expérimentations sont atteints lors de l’expérimentation les souris seront euthanasiées. Concernant les souris qui subissent une chirurgie: l’acte chirurgical est réalisé de préférence le matin pour suivre le réveil des animaux pendant la journée et s’assurer de l’absence de complications post-opératoires. Les femelles seront anesthésiées pendant la chirugie. En post-opératoire un analgésique sera administré pour éviter la douleur. Les souris sont surveillées régulièrement pendant la période post-opératoire. Concernant les points limites pour les femelles électroporées, une grille de suivi adaptée sera mise en place avec 5 critères notés de 0 (bon) à 5 (mauvais). Si le score se situe entre 0 et 9, l'animal est considéré bien portant, entre 10 et 12, une surveillance augmentée est mise en place, et au delà de 12, l'animal est euthanasié. Cette décision est prise par le personnel formé qui réalisera la procédure.

Choix des espèces

Dans les modèles d'expositions aux polluants environnementaux pendant la gestation, la souris représente un modèle de choix, pour les raisons suivantes: - ce sont des mammifères donc le mode de transmission des polluants via le placenta et le lait est similaire à l'humain; - la reproduction et la gestation sont relativement rapides ce qui permet de générer les groupes nécessaires à l'étude assez rapidement; - le nombre de petits par portée est élevé, ce qui permet d'avoir une robustesse dans nos études comportementales, de prendre en compte le sexe dans les groupes et d'avoir des échantillons en nombre suffisant pour les analyses biochimiques et histologiques; - des études précédentes sur l'exposition aux polluants ont permis de mettre en évidence des modèles d'autisme et de TDAH chez la souris. Les souris sont donc un bon modèle de pathologies neuro-développementales et de vieillissement, c'est pourquoi nous privilégions les souris sauvages dans ce projet. Les mères seront traitées avec les polluants avant l'accouplement (1 ou 2 mois selon le polluant), puis pendant l'accouplement et la gestation. Elles seront en permanence sous traitement à la concentration résiduelle, comme c'est le cas de la population humaine exposée chroniquement aux polluants tout au long de leur vie. Les petits issus de ces portées seront soumis aux polluants à faibles doses pendant le développement (stade foetal), pendant la lactation et jusqu'à la date d'euthanasie prévue des animaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 25
Souffrances
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Devenir
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 25

Le rat Sprague Dawley est choisi pour sa taille, assez grande pour que la lésion vise le segment médullaire T4 plutôt que le T3. 25 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une chirurgie d'une heure à une heure quinze leur sectionne la moelle épinière et les laisse paralysés de l'arrière-train pendant soixante jours, incapables de vider leur vessie seuls, exposés aux infections urinaires, à l'obstruction stomacale et à des épisodes brutaux d'hypertension, pendant que leur pression artérielle est mesurée sous anesthésie toutes les deux semaines et la force de leurs pattes avant testée chaque semaine. Le porteur qualifie la procédure de lourde, handicapante et sévère, et prévoit de tuer tous les rats à l'issue en prélevant un maximum de tissus pour éviter d'avoir à recommencer.

Objectifs

Les lésions de la moelle épinière (LM) sont un problème de santé important dans le monde, touchant des individus jeunes et en bonne santé. Outre les déficits moteurs bien connus, les sujets présentent une altération majeure du contrôle du système cardiovasculaire ainsi que des problèmes de régulation de la température interne. Les conséquences sur la qualité et l’espérance de de vie sont extrêmement préjudiciables, impliquant une réelle prise en charge. Chez les rats présentant une lésion de la moelle épinière, l'administration quotidienne pendant 28 jrs d’une molécule similaire à un neuromodulateur, la sérotonine, favorise la récupération motrice. Outre ce rôle démontré, la sérotonine est connue pour jouer également un rôle dans le tonus des vaisseaux sanguins ou la rythmicité cardiaque. L'utilisation chronique de cette même molécule sur 28 jours a confirmé les précédentes études sur la locomotrice mais a aussi mis en évidence une amélioration des fonctions cardiovasculaires. Si ces résultats sont prometteurs et pourraient être utilisés dans de prochaines études cliniques, il est malgré tout nécessaire d’approfondir les données afin de mieux caractériser notre modèle murin. Nous souhaitons donc faire un suivi longitudinal sur 60 jours de rats présentant une lésion de la moelle épinière pour voir l’évolution des paramètres cardiovasculaires dans le temps sans traitement.

Bénéfices attendus

Les lésions hautes de la moelle épinière présentent une incidence dramatique sur tous les aspects de la vie quotidienne individuelle. Outre les déficits sensori-moteurs, des troubles cardiovasculaires importants sont présents chez ces individus. Certains troubles comme les dysreflexies autonomes (épisodes soudains d'hypertension et de bradycardie réflexive) peuvent mettre en jeu le pronostic vital du patient. Le but du projet est l'amélioration des conditions de vie des patients présentant une lésion haute de la moelle épinière par une réduction des épisodes de dysfonctionnement cardiovasculaires et une amélioration de la capacité de rétention urinaire..

Procédures

Tous les animaux subiront une lésion haute de la moelle épinière entraînant une paralysie des membres postérieurs (n=20) pendant 60 jours : la chirurgie dure 1heure à 1h15 maximum. Ensuite chaque animal sera anesthésié pendant 1h15 (1h d'enregistrement plus la stabilisation) toutes les 2 semaines afin de mesurer la pression artérielle avec un tensiomètre. Enfin, toute les semaines, la force des membres avant sera mesurée grâce à un test (on fait s'agripper les animaux sur une grille penchée et on mesure le temps durant lequel l'animal tient). Cette mesure prend en moyenne 3 à 5 minutes. Au total les animaux subiront 8 tests de mesure de la force, 4 anesthésies courtes pour la mesure de la pression artérielle et 1 anesthésie pour chirurgie.

Impact sur les animaux

20 animaux subiront une chirurgie de la moelle épinière entraînant une paralysie complète des membres arrières. La conséquence de cette paralysie est une mobilité réduite, une impossibilité de vidanger leurs vessies, seuls, des troubles cardiovasculaires (dysfonctionnements des paramètres cardiovasculaires avec des épisodes de dysreflexies autonomes - épisodes soudains d'hypertension et de bradycardie réflexive), des risques infectieux liés à l'impossibilité de vidanger la vessie et des risques d'obstruction stomacale lié à la réduction de la motilité intestinale (capacité de l'intestin à faire avancer les aliments dans le tractus intestinal). Le risque infectieux est surtout présent pendant les 10 jours post-opératoire et le risque d'obstruction stomacale dure entre 4 et 5 jours post-opératoire. Les autres conséquences de la lésion médullaire dure sur l'ensemble du temps du projet, soit 60 jours.

Devenir

La procédure subie par les animaux est lourde, handicapante et sévère, ils seront donc tous euthanasiés à l'issu de la procédure. Il est donc important de ne pas devoir refaire des expérimentations pour faire de possibles exploitations immuno-histologiques. Nous avons donc fait le choix de récupérer un maximum de tissus à l'issu de l'expérimentation pour de possible exploitations futures.

Remplacement

Ce projet éthique s'inscrit dans un projet scientifique plus vaste où des études préliminaires ont mis en évidence l'implication du système sérotoninergique (5-HT) dans les épisodes cardiovasculaires dysfonctionnels qui apparaissent à la suite d'une lésion haute de la moelle épinière. L’organisation du système sérotoninergique est complexe avec de nombreux types ou sous-types de récepteurs différents qui se retrouvent à plusieurs niveaux tant centraux que périphérique. Il n'existe pas de modélisation de ce système qui permettrait de prédire les effets la lésion dans notre modèle

Réduction

Nous avons déterminé le n des lots en fonction des premiers résultats obtenus dans le précédent projet. Nous ne pouvons faire des tests statistiques de détermination du n puisque l'objectif principal du projet n'est pas une comparaison de lots mais un comparatif avec des résultats obtenus par une équipe américaine sur une souche différente de rats. Malgré cela, nous ferons une comparaison pour savoir si nous avons un effet sexe dans nos résultats (eu égard au fait qu’il existe des différences importantes dans la régulation du système cardiovasculaire entre mâles et femelles). Il va falloir n=7 animaux par lots (avec ce nombre, nous avons été en mesure de faire des statistiques claires lors de notre précédent projet éthique). Toutefois, la complexité de l'expérimentation nous oblige à prévoir une marge d'erreur que nous aimerions ne pas avoir à utiliser (n=10 animaux par sexe). Le système de mesure de pression artérielle permet de faire un suivi longitudinal jusqu'à J60 post-chirurgie sans avoir à euthanasier des individus à chaque temps. Cela réduit d'autant le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Les soins post-opératoires sont basés sur notre expérience de cette technique ainsi que sur des publications de raffinement écrites par les quelques équipes travaillant sur des sujets similaires au nôtre. Il a été validée par la Structure de bien-Etre Animal et l'équipe vétérinaire. Les animaux sont anesthésiés par voie gazeuse (isofluorane). Nous utilisons une analgésie multimodale (morphinique, anti-inflammatoire et anesthésiques locale) pendant 5 jours minimum (sauf la lidocaïne qui n’est donnée que 48h), nous avons adapté les cages qui ont été usinées à façon pour s'adapter à la paralysie des animaux (eaux proche du sol, mangeoire basse, tapis souple agrippant dans la cage pour aider à la mobilité, alimentation liquide pendant 4 jours pré et post-opératoires pour pallier aux problèmes gastriques, vidange manuelle de la vessies de 1 à 4 fois par jour en fonction de la récupération des animaux et antibiothérapie post-opératoire pour éviter les infection urinaires. Des points limites stricts ont été mis en place avec l'aide de l'équipe vétérinaire.

Choix des espèces

Nous avons choisi le rat car c'est un mammifère de petite taille dont la physiologie reste proche de l'humain mais qui reste suffisamment grand pour permettre de bien repérer le tronçon médullaire que nous étudions. En effet, la lésion médullaire doit se faire au plus bas de la vertèbre T3 pour cibler le tronçon T4 et non le T3 (sur le haut de la vertèbre T3). Enfin, depuis 2019, notre modèle est le rat Sprague Dawley et ce projet éthique est la suite d'un projet scientifique plus global. Les animaux seront implantés à 225-275gr soit à 8/9 semaines d'âge environ. Les individus subissant des lésions de la moelle sont souvent de jeunes adultes (cf. description du projet) d'où le choix de la tranche d'âge. Nous avons aussi une contrainte de limite de poids (200gr) pour la pose du capteur de télémétrie.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 200
Souffrances
▲ -
▲ 200
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Devenir
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 25
 175

Un puçage sous-cutané à 21 jours avec prélèvement de poils, ou un tatouage entre 5 et 10 jours pour les souriceaux trop petits, sans administration d'antidouleur. 200 souris de deux lignées transgéniques sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, le projet consistant à entretenir et faire reproduire ces lignées dans un nouvel établissement. Le porteur décrit chez elles des rythmes perturbés, des capacités reproductives diminuées, un transit ralenti qui augmente le risque de cancers digestifs à partir de six mois et une hypersensibilité aux stimuli douloureux, puis conclut que leur bien-être n'est pas altéré en hébergement classique. Les reproducteurs sont tués vers huit mois, quand ils ne renouvellent plus la colonie, à l'exception d'environ 25 souris KO plus jeunes destinées à des projets ultérieurs.

Objectifs

Notre équipe travaille actuellement sur un facteur spécifique qui est impliqué dans la croissance et la protection du cerveau embryonnaire, et joue un rôle de médiateur anti-inflammatoire. Nous souhaitons étudier le rôle joué par ce facteur pendant la gestation, en cas d’inflammation maternelle. Pour cela, nous souhaitons utiliser une lignée transgénique de souris qui n’expriment pas ce facteur, et une seconde lignée transgénique qui permet d’étudier spécifiquement l’inflammation cérébrale. Dans la mesure où ces colonies sont transférées vers un nouvel établissement, nous souhaitons entretenir et faire reproduire ces deux lignées dans le nouvel environnement afin de voir si elles pourront être utilisées dans des projets ultérieurs.

Bénéfices attendus

De nombreux facteurs de stress, psychosociaux, inflammatoires ou autres, peuvent toucher les femmes enceintes, et on sait aujourd’hui que les conséquences peuvent être néfastes pour le développement du bébé. Cela peut engendrer l’apparition de troubles neurodéveloppementaux (TND), dont l’origine est souvent mal comprise car complexe et multifactorielle. Nos lignées de souris transgéniques permettent l’étude de facteurs protégeant le cerveau de l’inflammation. En transférant ces lignées dans notre nouvel établissement et en s’assurant de leur bonne adaptation, nous pourrons mettre en œuvre des projets enrichissant la connaissance sur le lien entre l’inflammation maternelle et le développement de TND.

Procédures

Identification par puçage : animal vigile, une seule fois à 21 jours, suivie d’un prélèvement de poils. Tous les animaux sont concernés sauf exception. Durée de quelques secondes. Identification par tatouage : animal vigile, une seule fois entre 5 et 10 jours d’âge. Concerne les animaux pour lesquels le puçage est impossible. Ces interventions ne nécessitent pas l’administration d’anti-douleur. Durée de quelques secondes.

Impact sur les animaux

Nos deux lignées d’animaux transgéniques présentent une légère perturbation des rythmes, des capacités reproductives diminuées, et des troubles digestifs (transit ralenti qui augmente le risque de développer des cancers digestifs à partir de l’âge de 6 mois). Lors de tests spécifiques, ils peuvent également présenter une hypersensibilité aux stimuli douloureux, et une hyperréactivité pro-inflammatoire face à une infection. Néanmoins, dans des conditions d’hébergement classiques et en absence de stimulation ou de tests, le bien-être de ces animaux n’est pas altéré.

Devenir

Les animaux seront mis à mort lorsqu’ils seront trop âgés pour permettre le renouvellement de la colonie (autour de 8 mois). Si à la fin du projet il reste des animaux KO de moins de 8 mois, ils seront réutilisés dans des projets futurs. On estime qu'il devrait rester environ 25 animaux KO maximum susceptibles d'être réutilisés.

Remplacement

Nous souhaitons utiliser ces lignées de souris pour étudier dans le futur des perturbations du développement embryonnaire, et il n’existe pas encore de système alternatif capable de modéliser une gestation et de prendre en compte toutes les interactions mère-embryon qui en résultent. De plus, afin d’appliquer au mieux nos résultats à l’humain, il est nécessaire d’utiliser un modèle de mammifère avec un placenta et un système nerveux proches des nôtres. C’est le cas de nos souris. Enfin, l’utilisation d’un modèle transgénique pour effectuer des travaux à l’échelle de l’organisme entier et du système immunitaire ne peut se faire que via un modèle animal. Ces deux modèles existent chez la souris, répondant à tous nos critères précédents, c’est pourquoi nous souhaitons utiliser ces lignées.

Réduction

Les couples d’animaux reproducteurs pourront être utilisés plusieurs fois afin d’entretenir la lignée. Le nombre d’animaux générés sera suffisant pour le maintien de la colonie, et des animaux supplémentaires ne seront générés que s’ils sont nécessaires à la réalisation de tests définis au préalable dans une demande d’autorisation de projet correspondante. Les animaux transgéniques en bonne santé et aptes à se reproduire à la fin du projet pourront être réutilisés dans des projets ultérieurs.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe dans des cages permettant l’expression de leur comportement naturel (bâtons à ronger, de quoi faire des nids). Ils seront habitués à être manipulés par les expérimentateurs et seront transportés dans des tunnels pour réduire leur stress. Les animaux génétiquement modifiés sont observés au moins deux fois par semaine par les expérimentateurs et les zootechniciens tout en veillant à les déranger le moins possible, plus particulièrement en cas de gestation. L’objectif est de surveiller leur comportement, leur posture, et leur aspect général. Ils sont également pesés deux fois par mois. Si des signes anormaux ou une perte de poids atteignant les points limites choisis sont détectés, la surveillance sera renforcée.

Choix des espèces

Les rongeurs sont un modèle de choix pour étudier les troubles du neurodéveloppement (TND) grâce à l’organisation de leur cerveau et leur mode de gestation mammifère comparables à l’humain. Cela permet, entre autres, de se substituer à l’utilisation des primates. De plus, de nombreux modèles transgéniques s’appuient sur la souris plutôt que le rat, c’est pourquoi nous souhaitons profiter de l’expertise préexistante de ces lignées transgéniques pour mener des travaux futurs sur les TND. Les reproducteurs seront utilisés à partir de 8 semaines d’âge. La progéniture sera sevrée à partir de 3 semaines d’âge. En raison du maintien de la colonie, des animaux de tous les âges et de tous les stades de développement seront présents dans notre animalerie.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 880
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 880
Devenir
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 -
 -
 880

880 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur leur provoque un accident vasculaire cérébral par injection de thrombine ou par application de chlorure de fer sur l'artère cérébrale moyenne, puis les suit à l'IRM à 24 heures et à 5 jours, avec perte de poids, douleurs postopératoires et déficits fonctionnels ou cognitifs attendus. Une partie des souris est rendue diabétique, le diabète étant traité comme facteur de comorbidité de l'AVC. Il indique avoir déjà validé en microfluidique la fixation de ses microparticules de fer sur les caillots, et 880 souris subissent malgré tout un AVC provoqué pour tester trois agents théranostiques.

Objectifs

L’enjeu de ce projet est d’améliorer la prise en charge et de réduire les effets secondaires chez les patients diabétiques associés à l'administration du r-tPA, traitement gold standard des accidents vasculaires cérébraux (AVC) de type ischémique. Pour cela, nous avons développé un nouvel agent théranostique les IO@PDA@tPA. Ce sont des microparticules de fer biodégradables et biocompatibles visibles par imagerie par résonnance magnétique (IRM) couplés au r-tPA. Ce nouvel agent théranostique a montré un réel potentiel dans le traitement des AVC ischémiques en augmentant la recanalisation du vaisseau obstrué et en diminuant la taille de lésion avec une dose 5 fois inférieure à celle utilisée en clinique sur des souris SWISS. Cependant, plusieurs études ont démontré que le r-tPA possède une efficacité limitée dans les caillots riches en plaquettes. C'est pourquoi nous avons développé in vitro deux autres outils théranostiques afin d'améliorer la prise en charge des AVC ischémiques quel que soit la nature du caillot. Ainsi, ce projet a 2 objectifs : -Evaluer l’efficacité des IO@PDA@tPA sur le traitement des AVC ischémiques chez les souris diabétiques. Pour ce faire, nous étudierons ce nouvel outil sur deux modèles d’AVC ischémique, reproduisant différentes physiopathologies. Les IO@PDA@tPA seront testés à différentes doses. -Evaluer le potentiel thérapeutique de deux autres molécules candidates ayant déjà montré leur efficacité dans les caillots riches en plaquettes. Ces deux molécules seront dans un premier temps testées sur des souris swiss après induction d'un AVC ischémique puis dans un second temps sur des souris swiss diabétiques. Ces molécules candidates seront également couplées aux microparticules de fer biodégradables et biocompatibles, testées à différentes doses. Cette étude nous permettra de déterminer la dose minimale permettant le traitement des AVC ischémiques chez les souris diabétiques tout en évitant les effets secondaires associés à ce facteur de comorbidité

Bénéfices attendus

D’un point de vue scientifique, cette étude va permettre des recherches translationnelles ou appliquées menées pour le diagnostic et le traitement des AVC chez l'Homme. Les procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, l’étude d’un potentiel traitement ischémique doit s’effectuer sur des modèles in vivo. De plus, les méthodes in vitro de ce projet aident à la réduction du nombre d’animaux. La technique des microfluidiques nous a permis l’étude de la fixation des IO@PDA@tPA; IO@PDA@ADAMTS13 et IO@PDA@DNase aux caillots et de visualiser leur dégradation. Ainsi l’efficacité de ce couplage est déjà évaluée et validée avant d’avoir recours aux animaux limitant ainsi leurs nombres.

Procédures

Les animaux seront soumis à 2 modèles d'AVC ischémique différents, le modèle thrombine d'une durée moyenne de 30 minutes et 1 fois par animal et le modèle chlorure de fer (application d'une compresse imbibée de chlorure de fer sur l'artère cérébrale moyenne permettant la formation d'un caillot) d'une durée moyenne de 30 minutes et 1 fois par animal. Tous les animaux auront un suivi à l'IRM (imagerie par résonnance magnétique) d'une durée moyenne de 10 minutes à 24h et un second suivi à 5 jours après induction de l'AVC ischémique.

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables étant susceptibles d’apparaître chez les animaux seraient : *Pour le modèle thrombine : - perte de poids - douleurs post opératoires - stress - déficits fonctionnels et/ou cognitifs. *Pour le modèle chlorure de fer : - perte de poids - douleurs post opératoires - stress – déficits fonctionnels et/ou cognitifs. *Pour le suivi à l'IRM : -stress. Tous les animaux auront un suivi attentif et régulier par l’expérimentateur et le personnel animalier qualifié (prise journalière du poids des animaux, observations des animaux dans la cage en s’assurant de leur bien-être (grimace scale, prise alimentaire et boisson).

Devenir

Tous les animaux issus des procédures d'AVC ischémique seront mis à mort afin de prélever le cerveau et étudier les processus inflammatoires par cytométrie en flux et immunohistochimie.

Remplacement

Les procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, l’étude d’un potentiel traitement ischémique doit s’effectuer sur des modèles in vivo. De plus, les méthodes in vitro de ce projet aident à la réduction du nombre d’animaux. La technique des microfluidiques, la technique du clot lysis ou encore de l'halo assay nous a permis l’étude de la fixation des IO@PDA@tPA; et des deux nouveaux agents théranostiques aux caillots et de visualiser leur dégradation. Ainsi l’efficacité de ce couplage est déjà évaluée et validée avant d’avoir recours aux animaux limitant ainsi leurs nombres.

Réduction

Notre projet ne nous permet pas d’utiliser d'autres moyens que l’expérimentation animale. Avant de procéder à une telle étude, nous nous sommes assurés d’utiliser le nombre minimal d’animaux nécessaire pour atteindre le résultat souhaité. Basée sur les études précédemment réalisées aux laboratoires, du traitement gold standard des AVC ischémiques (r-tPA: cette molécule permet la lyse des caillots dans les vaisseaux sanguins empêchant le sang de circuler dans le cerveau), il est attendu pour le groupe "contrôle" une lésion de 19 mm3 plus ou moins 4,5 et pour les groupes traités, un volume de lésion de 10mm3.

Raffinement

Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés pendant tout le projet. Les animaux sont hébergés dans des cages standards aux normes européennes. Le bien-être des animaux est contrôlé 7j/7 par du personnel qualifié. Cette surveillance quotidienne et hebdomadaire permettra de détecter tout signe clinique de souffrance et d’agir rapidement pour mettre fin à cette détresse. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire montre que les animaux se déplacent et s'alimentent normalement, prennent bien soin de leur pelage, n’émettent aucun son et ne présentent aucun « sickness behavior syndrom ». Les animaux seront également placés dans un environnement enrichi : 3 souris par cage, coton, paillettes, petites maisons. Les animaux seront également pesés tous les jours pour surveiller leur poids et mis à mort si une perte de poids de plus de 15% est observée et/ou si un score sur l’échelle de la douleur (grimace scale) est supérieur à 7 pendant les 48h critiques au modèle. Tout le matériel et consommable utilisé dans cette procédure expérimentale sera neuf (comme les seringues et aiguilles) et soigneusement nettoyé et désinfecté pour les réutilisables (pinces métalliques). Durant l'induction de l'AVC, les souris seront sous anesthésie générale, sous analgésie et sous anesthésie locale sur la peau au niveau de la chirurgie. Les yeux de la souris seront couverts afin de ne pas l'éblouir avec la lampe de la loupe binoculaire. Après la chirurgie d'induction de l'AVC, les souris disposeront de croquettes humides dans une coupelle au sol pour faciliter la prise de nourriture et l'hydratation.

Choix des espèces

La souris (mus musculus) est l’espèce animale dont la physiopathologie de l'AVC ischémique est bien définie. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier notre nouvel outil théranostique sur l'AVC ischémique et son impact sur le diabète en tant que facteur de comorbidité. Le stade de développement des animaux est de 8 semaines pour un poids compris entre 35 et 40g. Nous effectuerons donc notre modèle sur des jeunes adultes. Le choix de ce stade de développement est basé sur les données de la littérature et les précédentes études réalisées au laboratoire.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 200
Souffrances
▲ 104
▲ -
▲ 96
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Devenir
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 200

Une semaine d'habituation à la manipulation, puis quatre semaines de tests comportementaux, six ou sept selon le groupe, à raison d'un à trois par semaine. 200 souris génétiquement modifiées pour des protéines du cytosquelette neuronal y sont soumises, dont 96 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 104 opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Un groupe est isolé 48 heures pour mesurer son activité individuelle et privé de nourriture quinze à dix-huit heures, l'autre isolé trois jours pour mesurer sa préférence au sucre, le porteur donnant le nombre de tests sans nommer la plupart d'entre eux. Les cerveaux sont prélevés après la mise à mort, ce que le porteur présente comme un moyen de réduire le nombre de souris utilisées.

Objectifs

Parmi les nombreux symptômes des maladies neurodégénératives et psychiatriques on retrouve des troubles de l’apprentissage, de la mémoire ou des difficultés dans la résolution de problèmes. Ces troubles appelés trouble cognitifs, ont un impact important sur la qualité de vie des patients. Il a été démontré qu’une altération des composants du squelette des neurones peut être impliqué dans ces troubles. Ce squelette donne notamment sa forme aux neurones mais participe également activement à la transmission de l’information entre neurones. Il est apparu ces dernières années comme une nouvelle cible thérapeutique potentielle pour le traitement des maladies psychiatriques et neurodégénératives. L'étude des mécanismes qui régulent ce squelette est donc un sujet de recherche crucial dans le domaine de la neurobiologie. En effet, une meilleure compréhension de sa régulation pourra aider au développement de nouveaux médicaments. Notre objectif est de mieux comprendre le fonctionnement du squelette neuronal en étudiant notamment l’impact d'une très légère perturbation de ce squelette dans l’animal afin d’évaluer les conséquences comportementales et anatomiques.

Bénéfices attendus

Il est maintenant admis que des défauts de communication entre les neurones et/ou des défauts anatomiques sont impliqués dans de nombreuses pathologies neuro-dégénératives et psychiatriques. L'identification des mécanismes moléculaire impliqués apportera de nouvelle cible thérapeutique potentiel

Procédures

Les animaux subiront plusieurs tests de comportement qui permettront de détecter si ils ont des symptômes apparentés à des pathologies psychiatriques ou neurologiques. Les tests de comportements peuvent induire une légère anxiété. Les animaux utilisés pour le comportement seront séparés en deux groupes pour les différents tests. Un groupe participera à 7 tests répartis sur 5 semaines (1 semaine d'habituation puis 4 semaines de tests avec des poses de 1 à 4 jours entre les différents tests) et un second groupe participera à 6 tests également répartis sur 5 semaines (1 semaine d'habituation puis 4 semaines de tests avec des poses de 1 à 4 jours entre les différents tests). Les animaux du groupe 1 seront isolés pendant 48h pour mesurer leur activité individuelle et ceux du groupe 2 pendant 3 jours pour mesurer leur préférence au sucre. Cet hébergement isolé de quelques jours induit un léger stress social. Les animaux du groupe 1 subiront également une privation de nourriture de 15 a 18h qui induit également un léger stress.

Impact sur les animaux

Les souris participant à des tests comportementaux subiront un stress léger. Ces tests se feront sur une durée de plusieurs semaines, avec un à trois tests par semaine et une période d'habituation à la manipulation avant de commencer les tests afin de diminuer l'état de stress des souris.

Devenir

Dans un soucis de réduire le nombre de souris utilisés les cerveaux des souris utilisés en comportement sera prélévé pour des études histologiques et biochimiques

Remplacement

Le cerveau étant un organe extremement complexe Il n'existe aucune alternative à l'animal pour évaluer le volume de chaque région du cerveau et les connections qui existent entre ses différentes régions. D'un point de vue comportemental Il est crucial d'analyser si l'absence, la mutation, d'un gène on un impact global sur les fonctions cérébrales, notamment les capacités de mémoire, d apprentissage, de motivation... L'animal reste actuellement la seule possibilité d'étude pour notre projet.

Réduction

Pour chaque procédure expérimentale le nombre de souris a été évalué au mieux pour permettre une analyse statique fiable et robuste. Nous nous sommes notamment basés sur la littérature. Grâce à une approche statistique le nombre d'animaux sera limité au minimum nécessaire par groupe sans compromettre les objectifs du projet.

Raffinement

Afin de minimiser le stress des souris impliquées dans les tests comportementaux nous mettrons en place un protocole d'habituation sur une semaine qui permet de diminuer significativement l'état d'anxiété des animaux :les animaux seront manipulés quotidiennement pendant une semaine par les deux expérimentateurs qui seront présent pour les tests afin de diminuer le stress lié à la manipulation et habituer les animaux au manipulateurs. Pour chaque test les animaux seront placés dans la pièce d'expérimentation au moins une heure avant le début des tests. Dans la mesure du possible toute la série de tests sera réalisée dans la même pièce afin de diminuer le stress dû au changement d'environnement. 15 minutes avant les anesthésies les animaux subiront une injection d'antaglique.

Choix des espèces

La souris est l'espèce la plus adéquate car il existe un degré de similitude important avec le cerveau humain, notamment au niveau anatomique et fonctionnel des circuits neuronaux. Au niveau des mammifères, l’inactivation de gène ou l’introduction de gènes mutés humains sont classiquement effectuées chez la souris. Nous utiliserons des souris adultes pour les différents tests de comportements. Pour les études biochimiques et histologiques nous étudierons également des animaux jeunes et âgés, en effet des différences peuvent apparaitre sur des cerveau immature ou au contraire au cours du vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Rats : 336
Souffrances
▲ -
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▲ 336
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Devenir
 -
 -
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 336

Des rats issus d'autres projets pourront être intégrés à celui-ci s'ils correspondent aux critères d'âge, de poids et de sexe. 336 rats vont être utilisés au total, tous tués à l'issue pour prélèvement du cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Tous subissent au moins une chirurgie, et 168 d'entre eux reçoivent un cathéter intraveineux puis s'auto-administrent de la cocaïne ou de l'alcool pendant trois mois, avec chocs électriques sur les pattes pendant le protocole comportemental et syndrome de sevrage ensuite. Le porteur revendique une démarche réductive en testant les mêmes rats avant et après l'exposition, et affirme que le rat est "un modèle de choix, ne pouvant être remplacé" puisqu'il s'auto-administre les substances consommées par l'être humain.

Objectifs

Ce projet vise à améliorer notre compréhension de la susceptibilité individuelle à l’addiction à la cocaïne ou à l’alcool chez les rats, en identifiant des prédicteurs comportementaux de la vulnérabilité à la dépendance au sein des groupes sociaux de rats. L'analyse du comportement joue un rôle essentiel dans l'étude de la vulnérabilité à la dépendance, et les progrès récents dans les techniques de suivi de l'apprentissage automatique ont fourni des informations précieuses. Ce projet combinera des approches comportementales permettant de modéliser les critères d’addiction, observés chez l’homme, à des outils de pointes pour l'analyse comportementale, incluant le «Live Rat Tracker » (LRT) et le « Motion Sequencing (MoSeq2) ». Ces outils permettent d’enregistrer de façon automatique de nombreux comportements sociaux et individuels, au sein d’une cohorte d’animaux durant plusieurs jours. L’inclusion de rats mâles et femelles permettra d’explorer les différences potentielles de développement en matière de susceptibilité à la dépendance à la cocaïne ou l’alcool. Ce projet déterminera donc comment l’exposition à la cocaïne ou l’alcool modifie les comportements sociaux entre congénères. Une analyse fine des marqueurs comportementaux (en groupe vs. addiction) nous permettra de déterminer s’il existe des marqueurs comportementaux permettant d’identifier de façon précoce et non-invasive les individus vulnérables à l’addiction.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet est de découvrir s’il existe des marqueurs comportementaux, sociaux ou individuels, pouvant prédire la future vulnérabilité à la cocaïne ou l’alcool des individus testés. Ce projet permettra également de disséquer le rôle de certaines régions d’intérêts dans ces comportements. Ce projet génèrera des résultats comportementaux et moléculaires, permettant d’approfondir nos connaissances dans le domaine des sciences de l’addiction, tant au niveau fondamental que translationnel. En effet, sur la base de nos résultats, il sera possible d’étudier chez l’homme certains comportements spécifiques (sociaux et/ou individuels) afin de tester leur potentiel prédictif. Ainsi, ce projet pourrait apporter de nouvelles perspectives en termes de politique de prévention et de « dépistage » des individus vulnérables à l’addiction.

Procédures

L'ensemble des animaux (n=336) subira au moins une intervention chirurgicale sous anesthésie générale et analgésie adaptée (implantation puce d’identification, 10min). 168 animaux seront soumis à un deuxième acte chirugical (implantation de cathéter intra-veineux, 45min). 168 animaux seront soumis au protocole d’auto- administration de cocaïne (3 mois). 168 animaux seront soumis au protocole d’auto-administration d’alcool (3 mois).

Impact sur les animaux

Légère: Perte de poids et/ou activité réduite suivant l'intervention chirurgicale, alimentation contrôlée après la phase de récupération chirurgicale, Stress induit par la remise en dyade après la phase de récupération chirurgicale, Syndrome de sevrage (perte de poids et/ou apathie et/ou agressivité) après le protocole d'auto-administration de cocaïne. Modérée: Douleur au niveau des cicatrices suivant la chirurgie, Choc électrique sur les pattes pendant le protocole comportemental.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de prélever leur cerveau pour mener des études immunohistochimiques

Remplacement

Ce projet a pour but d'étudier l'état fonctionnel d'un réseau cérébral dans une pathologie précise. L'étude des comportements de consommation, qu'ils soient physiologiques ou pathologiques, requiert par définition que l'animal soit vigile et libre de ses mouvements et choix. Le rongeur, et plus particulièrement le rat, est donc un modèle de choix, ne pouvant être remplacé pour ce genre d’étude.

Réduction

De par sa nature exploratoire, et dans l’objectif de générer une grande quantité de données, nous utiliserons un nombre prédéfini de sujets (mâles et femelles), en se basant sur notre expérience, supportée par une analyse statistique a priori. Toutefois, dans une démarche réductive, les animaux seront testés plusieurs fois LRT, avant et après l’exposition aux protocoles d’addiction, permettant des analyses intra-sujet. De plus, après obtention de l’accord auprès de la SBEA (Structure du bien être animal de l’établissement), des animaux issus d’autres projets (âge, poids, sexe correspondant à nos conditions expérimentales) pourraient être intégrés au projet.

Raffinement

Les animaux seront hébergés par 2 dans leur cage à l'animalerie, avec accès ad libitum à l'eau. La nourriture sera contrôlée afin de garder les animaux à un poids conforme à la législation en vigueur concernant les conditions d’hébergement en animalerie. Les cages sont enrichies grâce à la présence d'objets divers et variés (bâtonnets en bois, rouleau en carton…changés régulièrement afin de diversifier au maximum l’environnement des animaux). Durant les sessions LRT, les animaux sont monitorés en temps réel via une interface informatique par contrôle visuel, permettant d’intervenir rapidement en cas de besoin. La gestion de la douleur pendant et après les procédures douloureuses et les expérimentations est toujours prise en compte par des personnels compétents et sera améliorée si besoin par injection d'analgésiques spécifiques. L'état de santé général de tous les animaux de l'étude est suivi quotidiennement, ce qui nous permet de réagir immédiatement et de manière appropriée en cas de besoin. En cas de souffrance (prostration, poils hérissés, absence de toilettage, dos courbé...) et/ou de perte importante de poids, l’animal sera isolé et aura accès ad libitum à une nourriture enrichie et un traitement antidouleur sera mis en place si besoin. Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale et analgésie appropriée.

Choix des espèces

Le rat est un modèle animal de choix pour l'étude de l'addiction. Les modèles comportementaux de référence sont connus et maîtrisés, et il existe de nombreux tests comportementaux permettant de tester les différents symptômes de la pathologie. Par ailleurs, l'étude des comportements de consommation, qu'ils soient physiologiques ou pathologiques, requiert par définition que l'animal soit vigile et libre de ses mouvements. Le rongeur, et plus particulièrement le rat, est donc un modèle de choix, puisqu'il s'auto-administre l'ensemble des agents toxicologiques consommés par l'homme. Nous travaillerons chez le rat adolescent/jeune adulte (7-8 semaines), une période critique de vulnérabilité à l’addiction, au cours de laquelle les interactions jouent un rôle important dans le développement.