Système nerveux
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Impact de l’hyperglycémie sur la réparation cérébrale chez le poisson zèbre
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour mesurer comment l'hyperglycémie freine la réparation du cerveau, 280 poissons zèbres adultes vont être utilisés, tous tués à l'issue pour analyse de leurs tissus. 140 relèvent de procédures menées sous anesthésie sans réveil, 140 d'un niveau de souffrance léger. Une partie des animaux passe quatorze jours immergée dans une eau sucrée à 20 grammes de glucose par litre, renouvelée deux fois par jour, et 140 subissent une lésion du cerveau sous anesthésie, l'acte durant moins de quinze secondes. Le porteur n'attend aucune nuisance notable tout en reconnaissant que la littérature ne rapporte pas cette information, et fixe comme points limites des nages en cercle, une flottabilité anormale, une couleur anormale ou l'incapacité de se nourrir.
Objectifs
Le diabète est une maladie caractérisée par une hyperglycémie chronique (glycémie à jeun supérieure à 1,26g/L). Cette pathologie constitue un enjeu majeur de Santé Publique à l’échelle mondiale car sa prévalence augmente depuis plusieurs décennies. De façon intéressante, il a été démontré que le diabète/hyperglycémie était associé à une perturbation de l’homéostasie cérébrale (trouble de la mémoire, perte de substance grise) favorisant les accidents vasculaires cérébraux et aggravant leurs conséquences neurologiques. Ainsi, la condition d’hyperglycémie semble être délétère pour le fonctionnement du cerveau. Plus largement, lors des dommages cérébraux, l'hyperglycémie/diabète a un impact négatif sur la taille des lésions et la récupération fonctionnelles (élocution, locomotion, sensibilité, ...). Cependant, les impacts réels de l'hyperglycémie sur les mécanismes propres à la réparation cérébrale ne sont pas bien connus. Les objectifs du projet sont de comprendre l'impact de l'hyperglycémie sur les mécanismes de réparation cérébrale en utilisant le poisson zèbre. Cet animal est un modèle reconnu de plasticité et de réparation cérébrales. C'est aussi un modèle permettant de mimer des situations d'hyperglycémies chroniques. Dans ce contexte, nos sous-objectifs sont de déterminer l'impact de l'hyperglycémie sur la mort cellulaire à la suite d'une lésion cérébrale, (2) sur l'angiogenèse régénérative (création de nouveaux vaisseaux), (3) sur le recrutement de la microglie (cellule immunitaire du cerveau) au site de la lésion, et enfin (4) la neurogenèse régénérative permettant de générer de nouveaux neurones pour remplacer ceux qui sont morts à la suite de la lésion.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes mis en jeu et affectés par l'hyperglycémie lors d'un dommage cérébral. Il pourrait permettre d'identifier des problèmes de réparation induite par l'hyperglycémie (ex: suractivation microgliale, problème d'activation des cellules souches). Ainsi, cette meilleure compréhension du fonctionnement régénératif en condition hyperglycémique pourrait permettre de mettre en œuvre des thérapies favorisant ou limitant ces processus (ex: limiter la mort cellulaire, limiter la neuroinflammation, favoriser la neurogenèse). A terme, ce projet a pour but de favoriser la réparation cérébrale dans des conditions qui lui sont délétères (ex: hyperglycémie) afin de limiter les conséquences de dommages cérébraux.
Procédures
La moitié des animaux (soit 70) sera plongée dans de l'eau contenant du D-glucose (20g/L) afin de mettre en place une hyperglycémie chronique chez ces derniers. Ce traitement est effectuée pendant une période de 14 jours. La solution eau/D-glucose dans laquelle sont immergés les animaux est renouvellée 2 fois par jour (une fois le matin et une fois le soir). L'eau des animaux contrôles est également changée deux fois par jour pour respecter les mêmes contraintes expérimentales (cela se fera donc sur les 70 animaux contrôles). Les animaux seront soumis à des lésions cérébrales (140 animaux) avant la fin de l'expérimentation pour étude de la mort cellulaire induite par la lésion cérébrale (1 jour après lésion, soit lésion à J13), de l’angiogenèse et réactivité des microglies (2 et 3 jours après lésion, soit lésion à J11 et J12) et neurogenèse (3 jours après lésion, soit lésion à J11). La durée de la lésion est de moins de 15 secondes une fois l'animal anesthésié. La durée totale anesthésie, lésion et réveil est inférieure à 5 minutes.
Impact sur les animaux
Des expériences précédentes sur les modèles de lésions chez le poisson zèbre n'ont pas révélé de nuisances notables (ex: surmortalité, troubles du comportement, stress, douleur). Il en est de même sur les modèles d'hyperglycémie chez le poisson zèbre. Aussi, même si des lésions cérébrales chez le poisson zèbre hyperglycémique pourraient impacter certains processus régénératifs, nous n'attendons pas de nuisances et/ou effets indésirables par rapport aux données précédentes de la littérature pour lesquelles ces informations importantes n’ont pas été rapportées, ni même observées au laboratoire.
Devenir
A la fin de l'expérimentation, tous les animaux seront euthanasiés pour analyse tissulaire par immunohistochimie.
Remplacement
La complexité des processus physiologiques se déroulant lors de la réparation cérébrale ne sont pas modélisables par des techniques in vitro. Les processus de réparation impliquent plusieurs types cellulaires: microglies, oligodendrocytes, macrophages, cellules endothéliales, neurones, et cellules souches neurales. De plus, plusieurs processus physiologiques se mettent en place lors de la réparation : hypoxie, inflammation, stress oxydatif, sécrétion de facteurs trophiques et neurotrophiques ainsi qu'endothéliaux. A l'heure actuelle, nous ne pouvons réaliser des procédures in vitro permettant d'intégrer l'ensemble de ces acteurs cellulaires et de signalisation.
Réduction
Chaque expérimentation sera scindée dans la mesure du possible en deux expériences indépendantes. Cela permettra de ne pas utiliser l'ensemble des animaux si nous observons que les résultats obtenus sont suffisamment étayés. De plus, si jamais une souffrance ou une mortalité inattendue venait à apparaitre, cela éviterait de relancer une expérimentation avec le deuxième groupe d'animaux. De part notre expérience et les données de la littérature, de tels effectifs permettent de fournir des données statistiques solides. Nous réaliserons des tests statistiques (t-test) pour déterminer la significativité de nos résultats.
Raffinement
Les animaux seront observés plusieurs fois par jour dans leur milieu contrôle et/ou hyperglycémique. Après lésion, ils seront observés de façon intensive dans les premières 30 minutes, puis une fois toutes les heures. Tout signe de souffrance ou de comportement anormal sera rapporté au vétérinaire référent afin de prendre les mesures adéquates. Un espace suffisant limitant au maximum les contraintes subies et permettant un comportement normal sera assuré. Les procédures invasives seront réalisées sous anesthésie générale par une personne qualifiée. Différents points limites spécifiques tels qu'un comportement anormal (mouvements circulaires), nutrition anormale (voire incapacité à se nourrir), flottabilité anormale, couleur anormale seront analysés. Si un de ces paramètres ou points limites est atteint, nous en ferons part au vétérinaire pour arrêt de l’expérimentation et par conséquent euthanasie pour limiter les souffrances de l’animal (sédation profonde puis euthanasie). Les données bilbiographiques et notre expérience ne montre pas de signes de souffrance, stress, modifications majeures du comportement alimentaire et locomoteur à la suite de la balnéation dans le glucose ou de la lésion. Nous resterons néanmoins vigilants sur l'ensemble des points limites.
Choix des espèces
Le poisson zèbre partage de 70 à 85 % de gènes en commun avec l’espèce humaine, impliqués dans les processus physiologiques et pathophysiologiques, respectivement. La situation diabétique (d'hyperglycémie) peut être mimée en mettant les animaux dans de l'eau supplémentée en D-glucose. De plus, c’est également un modèle de réparation cérébrale reconnu avec des processus de réparation similaires à ceux des mammifères. Animaux adultes entre 3 mois et 18 mois. A ces stades, les activités neurogéniques sont globalement similaires.
Evaluation thérapeutique de l’électrostimulation du nerf splénique sur des modèles inflammatoires expérimentaux de la maladie de Parkinson
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
528 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. 480 reçoivent une endotoxine bactérienne quatre jours de suite pour déclencher une neuroinflammation et détruire une partie de leurs neurones dopaminergiques, 288 se font implanter une électrode sur le nerf de la rate avec des connecteurs fixés au crâne, et 384 traversent une piste les pattes encrées pour mesurer leur longueur de foulée. Reliée trente-six jours par un fil à un stimulateur électrique, chaque souris opérée est séparée de ses congénères, et le bénéfice annoncé pour les personnes atteintes de Parkinson reste une piste thérapeutique à explorer. Sur le remplacement, le porteur affirme qu'un tel travail ne peut être mené que sur des "organismes entiers" préservant les interactions entre système nerveux et système immunitaire.
Objectifs
L'objectif de ce projet de recherche est d'évaluer sur des modèles murins l'effet thérapeutique de l'électrostimulation du nerf splénique de la maladie de Parkinson. Ce modèle de Parkinson est caractérisé par une réponse pathogénique neuroinflammatoire médiée par le système immunitaire. Il a pour finalité éventuelle d'appliquer ce traitement par électrostimulation en clinique. La maladie de Parkinson est une maladie du cerveau qui entraîne de la neuroinflammation, des problèmes moteurs, des troubles de la santé mentale et du sommeil, ainsi que des douleurs et d’autres problèmes de santé. L'efficacité des traitements actuels est malheureusement inconstante, et épuisable obligeant à changer souvent de molécule. Il n’y a pas de traitements curatifs. Une thérapie basée sur l’électrostimulation des nerfs périphériques est une approche thérapeutique innovante et pourrait apporter une nouvelle alternative thérapeutique pour les patients réfractaires aux traitements actuels. Nous avons ainsi récemment démontré que la stimulation du nerf de la rate (splénique) réduisait significativement la neuroinflammation dans un modèle murin de la sclérose en plaque. On sait que la stimulation de certains nerfs périphériques agit également directement sur les cellules du système immunitaire en inhibant leur activité inflammatoire. Toutefois, l’impact d’une stimulation chronique du nerf splénique sur l’évolution de la maladie de Parkinson n’a jamais été évalué. Le projet consiste à : 1- implanter chez une souris une électrode de stimulation au niveau du nerf de la rate (nerf splénique); 2- puis induire la maladie de Parkinson (modèle par injection intra-péritonéale d’une endotoxine bactérienne ; 3- puis réaliser ou non des sessions d'électrostimulation du nerf de la rate. La comparaison des scores cliniques entre les animaux ayant subi une électrostimulation du nerf splénique et ceux n'ayant pas subit cette électrostimulation nous permettra de déterminer l'effet de l'électrostimulation sur le développement de la maladie de Parkinson.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de déterminer l'effet thérapeutique de l'électrostimulation du nerf splénique dans un modèle murin de la maladie de Parkinson. Une thérapie basée sur l’électrostimulation des nerfs périphériques est une approche thérapeutique innovante, présentant une toxicité potentielle moindre comparée aux molécules de type stéroïdien par exemple. Déterminer si l’électrostimulation inhibe les principales cellules immunitaires pathogéniques impliquées dans la sclérose en plaque pourrait conforter l’utilisation de cette nouvelle alternative thérapeutique pour les patients réfractaires aux traitements actuels.
Procédures
Induction de la maladie de Parkinson : 480 animaux Les animaux subiront une anesthésie générale gazeuse et recevront une injection d'endotoxine bactérienne tous les jours pendant 4 jours consécutifs afin d’activer le système immunitaire (durée de l'intervention: 10 minutes). Implantation électrode : 288 animaux. Les animaux recevront un analgésique 20 minutes avant l’opération puis subiront une anesthésie générale pendant 20 minutes. Une électrode sera implantée au niveau du nerf splénique et les connecteurs seront fixés au niveau du crâne. La durée prévue de l’opération est de 20 minutes. Le lendemain de l'opération, les animaux opérés recevront un traitement anti-inflammatoire maintenu pendant les 3 jours suivants. Mesure de la longueur de foulé : 384 animaux. Les longueurs de foulée sont mesurées sur une piste plein champ contenant une bande de papier et disposée pour déboucher sur de la nourriture. Les pattes antérieures et postérieures de la souris sont humidifiées au préalable avec de l'encre avant d'être relâchées pour traverser la piste éclairée. Pas de prélèvement sur animaux vigiles, pas de prélèvement sanguin.
Impact sur les animaux
1- Nuisances associés à l’induction de la maladie de Parkinson par injection d'endotoxine bactérienne : Dans ce modèle, la maladie de Parkinson est induite par injections d'une endotoxine bactérienne. Ces injections provoquent chez l’animal une réaction immunitaire induisant de la neuroinflammation et à terme la perte partielle de neurones dopaminergiques dès le 5ième jour. A partir du 19ème jour après la première injection , un déficit moteur modéré apparaît qui se traduit par une diminution maximale de la longueur de foulé de l’ordre de 8%. Le pic de la pathologie est atteint aux alentours du jour 19 post induction puis les symptômes associés à la maladie vont décroitre progressivement jusqu’à la fin de l’expérimentation (jours 36). 2- Nuisances associées à l’électrostimulation : Il n’y a pas de douleurs associées à l’électrostimulation du nerf splénique car ce nerf n’est pas constitué de fibres nerveuses sensitives. La procédure d'implantation d'une électrode sur le nerf de la rate et l'électrostimulation chronique de ce nerf est réalisée de manière récurrente au sein de notre équipe. Une douleur d’une durée estimée à 48 heures est par contre engendrée par la procédure chirurgicale permettant l’implantation de l’électrode de stimulation sur le nerf splenique du fait de l’incision de la peau et du péritoine. Lors de l'électrostimulation les animaux seront séparés les uns des autres car la stimulation électrique requiert une connexion à un stimulateur électrique externe par un fil incompatible avec une stabulation en groupe pendant 36 jours (risques de rognage de fils).
Devenir
Afin de limiter au maximum les souffrances potentielles associées à l'évolution de la pathologie, l'ensemble des animaux sera euthanasié à l'issue de chaque procédure
Remplacement
Ce type d’étude ne peut être envisagés que sur des organismes entiers préservant l’intégrité des interactions entre les systèmes immunitaires et nerveux dans un contexte pathologique et non pathologique.
Réduction
Les estimations du nombre d'animaux par condition expérimentale a été determiné par une approche statistique afin de calculer au plus juste le nombre d’animaux nécessaire au bon déroulé de l’expérimentation et donc de limiter le nombre d’animaux
Raffinement
Des mesures de raffinements seront mises en place afin de limiter au maximum les contraintes imposées aux animaux dans le contexte de cette étude : les interventions chirurgicales seront menées suivant un protocole d’anesthésie et d’analgésie en prenant soin de maintenir la température corporelle des animaux en les plaçant sur une couverture chauffante. Le suivi postopératoire inclura un traitement antalgique et une grille d’observation préétablie prévoyant des mesures correctives et la mise en oeuvre le cas échéant de points limites précoces et adaptés.
Choix des espèces
Le modèle souris a été choisi car c’est l’espèce animale de référence en Immunologie chez laquelle l’induction de la maladie de Parkinson par injection d'une endotoxine bactérienne a été bien caractérisée. Le projet portera sur des souris mâles C57Bl/6 âgées de 12 semaines permettant une chirurgie aisée (poids entre 20 et 25 gr).
Etude longitudinale des effets de l’hyperphénylalaninémie sur les fonctions neurocognitives dans un modèle murin de phénylcétonurie
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
Jusqu'à vingt-cinq injections dans l'abdomen, commencées deux à trois jours après la naissance, et quinze heures sans nourriture avant chaque imagerie : 80 souris porteuses d'une mutation reproduisant la phénylcétonurie vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Ce classement coexiste avec un écart de poids pouvant atteindre 30 % chez les animaux privés de régime, une microcéphalie et une dépigmentation qui s'aggrave jusqu'à la sixième semaine. Les souris subissent aussi des prélèvements de sang dans la veine faciale, avec risque d'hématome, deux anesthésies accompagnées d'une injection de traceur radioactif, et quatre séries de quatre tests comportementaux étalées sur six mois, pour savoir ce que devient le cerveau d'un patient qui abandonne son régime à l'âge adulte. Le porteur retient la souris parce qu'elle est, écrit-il, "le seul modèle animal de phénylcétonurie disponible à ce jour".
Objectifs
La phénylcétonurie est une maladie génétique qui induit de sévères déficits intellectuels et développementaux si non traitée. Un dépistage néonatal a été mis en place dans les années 70 en France qui permet d’instaurer un traitement par un régime alimentaire particulier qui permet d’aboutir à un développement et un quotient intellectuel (QI) normal. Cependant, ce régime qui doit être suivi à vie, est faiblement suivi à l’âge adulte. Les conséquences de l’arrêt du régime à l’âge adulte restent encore largement méconnues, les premiers patients dépistés par test néonatal atteignant aujourd’hui la cinquantaine. Afin d’en apprendre plus sur la question et potentiellement améliorer le suivi de ces patients à l’âge adulte, notre projet a pour objectif d’étudier l’évolution des comportements concernant la motricité, la mémoire et l’anxiété de souris mutantes mimant la phénylcétonurie. Ces souris seront suivies de la naissance à l’âge adulte en fonction du maintien ou non du régime alimentaire afin de pouvoir voir l’impact de celui-ci sur les comportements cités précédemment. Des analyses sanguines et d’imageries serviront à étudier le fonctionnement du corps (métabolisme) dans ces conditions. Des analyses similaires seront faites in vitro sur des zones cérébrales impliquées dans la mémoire, l’anxiété et la motricité.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra une meilleure compréhension de l’évolution de la santé mentale (mémoire, anxiété) et physique (motricité) des patients phénylcétonuriques en fonction du maintien ou non du régime à l’âge adulte ; ce qui permettra une meilleure prise en charge des patients phénylcétonuriques adultes. Il permettra également de mieux comprendre l’impact de l’arrêt du régime sur le fonctionnement du corps (métabolisme) en général, ainsi que sur le fonctionnement (métabolisme) de certaines structures cérébrales critiques impliquées dans la mémoire, l’anxiété et la motricité
Procédures
Les animaux subiront un prélèvement sanguin submandibulaire lors des 3 phases de tests répartis sur 6 mois, le dernier prélèvement sera fait post-mortem. Les souris recevront quatre injection intrapéritonéale hebdomadaire à partir de la naissance jusqu’au sevrage (hormis le groupe recevant les injections à vie (soit 25 injections totales) ; la durée de l’acte est de quelques secondes. Les animaux seront également injectés avec un radiotraceur et anesthésiés 2 fois chacun pour l’imagerie métabolique cérébrale. Les animaux auront 4 phases de tests comportementaux (4 tests par phase) sur les 6 mois d’expérimentations ; la durée de l’ensemble de ceux-ci est d’environ 78 minutes.
Impact sur les animaux
Les animaux mutants non traités avec un régime faible en phénylalanine présentent une divergence de poids pouvant atteindre au maximum 30%, ce de la première à la septième semaine. Ils présentent également une microcéphalie (n’implique pas d’anomalie au regard du comportement et de la motricité selon le fournisseur), ainsi qu’une hypopigmentation commençant à partir de la deuxième semaine et s’aggravant jusqu’à la sixième semaine. Les particularités énoncées précédemment sont réversibles chez la souris suivant un régime faible en phénylalanine (hormis pour la microcéphalie). L’isolement des animaux lors des tests comportementaux peuvent engendrer du stress. Les souris subiront une douleur lors des prises de sang au niveau de la veine faciale qui se trouve à l’arrière de la mâchoire avec possibilité d’hématome. Les injections hebdomadaires intrapéritonéales peuvent engendrer une légère douleur au niveau du site d’injection. La pièce d'imagerie pour manipuler l'animal et sa contention nécessaire à l’induction de l’anesthésie rajoute un stress supplémentaire. Une douleur au point d’injection du traceur radioactif en intrapéritonéal peut être ressentie quelques heures. Les différentes contentions entrainent du stress pour les souris. La veille de l’imagerie, les souris devront être à jeun durant 15 heures.
Devenir
A la fin du suivi longitudinale, tous les animaux seront mis à mort pour étude du métabolisme cérébrale.
Remplacement
Le projet se base sur le suivi du régime alimentaire (longitudinalité) et son impact sur le comportement afin de pouvoir observer des potentielles séquelles cognitives, émotionnelles et motrices. L’analyse du désordre comportemental induit par les divergences dans le suivi du régime alimentaire à l’âge adulte ne peut être menée que sur un animal entier exprimant toute la variété de son répertoire comportemental.
Réduction
Le calcul statistique pour l’optimisation des effectifs mène à des groupes de 16 souris (8 mâles et 8 femelles), soit 80 souris pour 5 groupes.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes sociaux de 2 à 4 individus. Du matériel de nidification sera mis à disposition (ouate et cabane en carton). Ils seront observés quotidiennement et toutes les stratégies d'analgésie, d'anesthésie et de soin seront mises en œuvre pour réduire au maximum tout inconfort qui pourrait être induit par les procédures. Un régime spécifique sera administré aux animaux sur une durée dépendant de leur groupe expérimental. Pour l’imagerie métabolique, une phase d’acclimatation sera faite, les animaux seront habitués à la salle d’expérimentation pour diminuer leur stress. L’induction d’anesthésie sera réalisée en gazeux à 3% (Vetflurane®) et pendant l’imagerie, l'anesthésie sera maintenue à 2%. L’animal sera maintenu durant toutes les expérimentations d’imagerie sur tapis chauffant. Nous assurerons une surveillance accrue du rythme respiratoire et de la température corporelle de l’animal chaque jour d’expérimentation
Choix des espèces
La souris est le seul modèle animal de phénylcétonurie disponible à ce jour. Leur répertoire comportemental est suffisamment étendu pour l’étude des nombreuses affections comportementales qui sont connues et susceptibles de survenir à l’âge adulte dans le cadre de la phénylcétonurie. Jusqu’au sevrage, les animaux recevront une injection d’enzyme hebdomadaire à partir du 2ème/3ème jour post-natal pour parer les effets délétères de la phénylalanine dans le lait maternel. Ensuite, les animaux seront utilisés à partir du sevrage (28 jours). Le régime sans phénylalanine sera instauré à ce moment-ci. Celui-ci ne pouvant être administré avant sevrage. C’est également à partir de ce stade que les animaux seront utilisés pour les tests comportementaux et prises de sang.
2/2 – Étude d’une molécule pharmacologique à visée thérapeutique in utero sur un modèle de souris de la Trisomie 21.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Gavées chaque jour de leur gestation, jusqu'à vingt et une fois, 255 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Les femelles porteuses sont mises à mort au sevrage de leurs petits, qui subissent ensuite trois tests de mémoire, une imagerie de la rétine sous anesthésie injectable de trente à quarante-cinq minutes, une IRM et un prélèvement de sang avant la fixation de leur cerveau. Il s'agit de tester in utero une molécule contre les déficits cognitifs liés à la trisomie 21, dont le porteur espère qu'elle déplacera "de quelques dizaines de points" le quotient intellectuel des patients. Le RNT décrit une douleur de gavage "accentuée à cause de la répétition" et un stress lié aux tests, tout en affirmant ailleurs que "les tests comportementaux sont sans contraintes".
Objectifs
La trisomie 21 (T21), est due à la présence d’un chromosome 21 surnuméraire. C’est la forme la plus fréquente de retard mental qui touche environ 1 nouveau-né pour 2000 naissances. Elle représente environ un tiers des déficiences intellectuelles chez les enfants d’âge scolaire. Plusieurs traitements visant à améliorer le retard mental ont déjà été investigués. Parmi ceux-ci, on trouve une molécule qui a montré des effets bénéfiques dans des modèles animaux mais aussi chez l’Homme à l’âge adulte. Pour autant, peu d’études portant sur l’impact d’une action au cours de la gestation ont été réalisées chez le modèle animal, alors que des modifications importantes se mettent en place très tôt au cours du développement dans la T21. Pour palier a ce manque, une molécule sera administré aux souris femelles gestantes. Suite à ce traitement au cours de la gestation, 4 domaines seront évalués. 1) Le domaine de la mémoire à l’origine du retard mental. 2) Le domaine ophtalmologique qui servira à mieux comprendre les mécanismes impliqués dans ces défauts chez les patients. 3) Le domaine de du cerveau pour évaluer par Imagerie par Résonance Magnétique son fonctionnement avec ou sans le traitement. 4) Le domaine de fonctionnement du foie qui comporte des défauts chez les porteurs de T21. Ici nous voulons tester l’hypothèse que ces problèmes commence au cours de la gestation. Ce projet sera réalisé sur 2 etablissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
Arriver à déplacer, de quelques dizaines de points le quotient intellectuel des patients T21 leur permettrait d’avoir une vie plus autonome et socialement intégrée. Cela constituerait un progrès très important pour leur qualité de vie et celle de leur entourage. Peu d’études portant sur l’impact d’une action au cours de la gestation ont été réalisées chez le modèle animal, alors que des modifications structurales de l’hippocampe et du cervelet se mettent en place très tôt au cours du développement embryonnaire dans la T21 et donc au cours de la période gestationnelle. Dans 2 études précédentes, nous avons montré que le traitement in utero chez la souris avec des inhibiteurs ciblant l’activité d'une proteine cible, améliore les déficits observés en lien avec la T21 chez plusieurs modèles murins. Ceci montre que le traitement au cours de la gestation entraîne des modifications qui perdurent sur le long terme. Nous attendons pour cette étude, les mêmes effets bénéfiques mais en utilisant une molécule de dernière génération, soluble, permettant une administration per os, indispensable pour une transposition chez l’Homme. Nous espérons que ce traitement sera suffisant pour permettre de ne plus avoir besoin de traitement chronique chez l’adulte. Une amélioration significative des performances cognitives est attendue, notamment pour la mémoire de travail et la mémoire explicite dans un modèle murin de trisomie 21, qui montre de faibles performances dans ce test. L’imagerie rétinienne révélera si le traitement a un impact sur les phénotypes rétiniens, ça n’a jamais été investigué. De plus, les potentielles améliorations seront également caractérisées par de l’imagerie fonctionnelle. L’étude des marqueurs sanguins permettra de savoir si le défaut du métabolisme hépatique à une origine développementale. D’une façon plus générale, pour une recherche fondamentale, les résultats obtenus devraient également permettre d’approfondir les connaissances sur le rôle de cette protéine cible au cours du développement et son impact sur les défauts cognitifs des patients.
Procédures
Les femelles gestantes seront traitées avec la molécule par gavage tous les jours pendant la durée de la gestation. Le traitement sera administré 1 fois par jour, tous les jours durant la gestation (21 jours maximum) per os par gavage. Les animaux seront soumis à 3 tests de comportement qui permettent d'évaluer leur mémoire. Ces tests se déroulerons sur 4 jours, avec 1 session unique par jour. Chaque session dure de 8 à 15min suivant le test. Les souris recevront 4 anesthesies, -1 gazeuse pendant toute la durée de l’imagerie ophtalmique, 15 minutes maximum. -1 anesthésie gaseuse complementée par une analgesie pour l'imagerie par resonnance magnétique (IRM) - 1 anesthesie pour effectuer une fixation du cerveau ou une anesthésie de quelques minutes par inhalation pour un prelevement sanguin. La production des animaux traités in utero ainsi que les tests de comportement et les analyses ophtalmologiques seront fait dans l'EU235. L'IRM, les prelevements de sang et les fixations des cerveaux au PFA seront fait dans l'EU466.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont l'introduction d'une canule de gavage pour l'administration des molécules par voie orale. Cette douleur sera accentuée à cause de la répétition des gavages, au maximum 21 fois, soit 1 gavage par jour de gestation. L’électrorétinographie implique une anesthésie longue (30-45 minutes) obtenue par injection d'anesthesique. L'IRM se fait sous une anesthésie gazeuse avec analgésie, necessitant une injection. Le prélèvement de sang se fait sous anesthésie gazeuse, pouvant induire une angoisse chez l'animal. Les test de comportement nécessite de placer les souris dans des sytèmes quelles ne connaissent pas, ce qui peut engendrer un stress.
Devenir
Tous les animaux sont mis a mort. Des organes seront prelevés pour études.
Remplacement
La compréhension des mécanismes ainsi que les origines développementales des pathologies génétiques associées à des retards mentaux requièrent l’étude d’un organisme vivant dans son intégrité et sa globalité et il n’existe donc pas de méthode autre que l’étude in vivo. La souris est une espèce physiologiquement et génétiquement proche de l’Homme dans laquelle nous pouvons réaliser les manipulations génétiques pour obtenir ces modèles de pathologies humaines.
Réduction
Le taux de transmission de la trisomie dans ce modèles souris et d’à peine 30%. 1 portée compte en moyenne 6 petits dont 2 trisomiques. Pour assurer la production des animaux, il faut accoupler 40 animaux femelles au total pour le traitement au cours de la gestation. Il faut multiplier ce chiffre par 2 pour avoir des mâles et des femelles, car l’analyse IRM montre des différences significatives en fonction du sexe. En effet, il nous intéresse de connaître la différence d’action que peut avoir la molécule inhibitrice sur des souris de sexes différents. Les effets du genre sur l’action de la molécule pourront ainsi être étudiés. La taille des groupes a été déterminée grâce aux résultats de nos précédentes études qui nous ont permises de déterminer le nombre minimum d’animaux à utiliser. Comme les tests comportementaux sont sans contraintes, certains animaux ne répondront pas, c'est pourquoi nous testeront 4 animaux de plus dans chaque groupe.
Raffinement
Dans notre étude précédente, l’administration répétée pendant 19J par gavage chez l’adulte de cette molécule n’a pas montré d’effets délétères chez les animaux traités. Un suivi des femelles sera cependant réalisé sur la totalité de l’expérience, notamment durant la période gestationnelle où aura lieu le traitement. Un arbre décisionnel basé sur le reflet de la douleur chez la souris sera utilisé pour ne pas prolonger des souffrances éventuellement constatées. Les conditions d’élevage seront améliorées pour les femelles gestantes pour leur permettant de faire un nid plus complexe et ainsi de mieux gérer leur exposition à la lumière et aux menaces perçues. De plus, un tube de transfert sera placé dans les cages pour manipuler les animaux sans les toucher et servira également comme enrichissement du milieu durant toute l’expérience. Les animaux seront ensuite sevrés de leur mère à 4 semaines et hébergés par groupe de 4 ou 5 pour leur assurer une vie sociale. Lors des tests ophtalmiques, du gel ophtalmologique sera appliqué sur les deux cornées dès que l’animal sera endormi, ainsi qu’à la fin de la séance d’imagerie, afin d’éviter tout dessèchement cornéen. Le transport se fera dans des cages sécurisées dédiées au transport avec nourriture et eau gélifiées. Une habituation de deux semaines avant les acquisition IRM sera mise en place. L’animal sera placé sur un coussin chauffant pendant l’imagerie et jusqu’à son réveil. Durant l’examen d’IRM une anesthésie est utilisée afin de réduire au maximum le stress de l’animal. La température et la respiration des animaux sont en permanence surveillées par un système de monitorage et les animaux sont maintenus à une température optimale grâce au système de chauffe berceau de l’IRM. En cas de chute de la température et/ou de la respiration non gérable, l’acquisition en cours est immédiatement interrompue et l’animal est sorti de l’IRM. Il est alors placé dans une cage mis sous une lumière chauffante jusqu’à son réveil, sous surveillance. Le transport se fera dans des cages sécurisées dédiées au transport avec nourriture et eau gélifiées et sera pris en charge par un transporteur. Une habituation de deux semaines avant les acquisition IRM sera mise en place.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) est l’espèce de choix pour générer des modèles de maladies humaines. Son anatomie, sa physiologie et la génétique sont bien connues. De plus, les méthodes pour la manipulation génétique de ces animaux sont les plus développées. La nécessité d’utiliser des transgéniques est liée à l’absence de tout mutant spontané dans une espèce de mammifères qui correspond à la maladie humaine. Les femelles qui seront traitées durant leur gestation, utilisées pour générer les groupes d’animaux, seront accouplées à partir de 8 semaines, dès la maturation sexuelle atteinte. Les animaux issus de ces croisements, seront utilisés dès le début de la gestation. Le but de l’expérience étant de réduire les deficits qui ont lieu in utero, pendant la gestation chez les souris trisomiques. Après la naissance, les animaux sont sevrés à 4 semaines. Les femelles porteuses seront mises à mort à ce stade. Les nouveaux nés seront gardés jusqu’à 3 mois, âge adulte, auquel ils seront évalués dans différents paradigmes. C’est aussi l’âge où le développement cérébral est complet et où le comportement exploratoire et les aptitudes de mémorisation sont présentes.
Suivi de l’expression des récepteurs à la sérotonine de sous-type 6 dans un modèle d’anorexie mentale chronique chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
45 rates adolescentes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Isolées et pesées chaque jour, trente d'entre elles subissent trois semaines de restriction alimentaire pour reproduire une anorexie mentale, toutes passent deux examens d'imagerie de soixante minutes sous anesthésie après injection d'un produit radioactif, et quinze reçoivent en plus une injection dans l'abdomen chaque jour pendant trois semaines. Le porteur reconnaît que la restriction peut provoquer une constipation et que l'isolement peut stresser les rates, et fixe la sortie de l'étude à une perte de poids supérieure à 25 %. L'avancée espérée sur un sous-type de récepteur à la sérotonine "pourrait ouvrir la porte" à de nouveaux traitements, et le porteur affirme qu'un modèle animal est "nécessaire" parce qu'il veut suivre l'installation d'une maladie chronique.
Objectifs
L’anorexie mentale fait partie des troubles alimentaires dont l'origine est multifactorielle. Ce trouble se caractérise par une restriction des apports alimentaires durant plusieurs mois, voire plusieurs années, conduisant à une perte importante de poids associée à un certain "plaisir de maigrir" et une peur intense de prendre du poids. La prise en charge de cette pathologie passe par différentes stratégies (soutien psychologique, renutrition, traitement antidépresseur) mais il n’existe pour le moment pas de traitement médicamenteux spécifique de l’anorexie mentale. Une étude a montré l’implication de la sérotonine (un neurotransmetteur impliqué dans de nombreuses fonctions physiologiques) à diminuer la prise alimentaire chez le rat entraînant une perte de poids significative. Ces résultats préliminaires laissent entrevoir un potentiel rôle du récepteur à la sérotonine dans la prise alimentaire et plus largement dans l’anorexie mentale. Nous proposons donc d’explorer l’évolution de la densité d’un sous type de récepteurs à la sérotonine chez des rats dont l’anorexie mentale aura été induite par un régime alimentaire et une activité physique adaptés à l’aide de la Tomographie par Emission de Positons (TEP).
Bénéfices attendus
L'anorexie mentale a été longtemps considérée comme un trouble principalement influencé par des facteurs socioculturels ; cependant, des études ont montré qu’elle est plus fréquente dans certaines familles ce qui suggère une influence génétique dans ce trouble. Le rôle de la sérotonine dans l'anorexie mentale découle en grande partie des données pharmacologiques établissant un lien entre le système sérotoninergique et la régulation de l'appétit. Le système sérotoninergique peut en effet médier la sensation de satiété et la motivation de la consommation de nourriture. L’avancée des connaissances sur les récepteurs impliqués dans l’anorexie mentale pourrait alors ouvrir la porte à la conception de nouveaux traitements.
Procédures
Tous les rats (n=45) seront isolés et pesé quotidiennement. Deux groupes (n=30) seront soumis à un régime alimentaire restreint pendant trois semaines. Deux examens TEP sous anesthésie générale de 60 minutes, par injection intraveineuse, d’un radiopharmaceutique seront réalisés au début et en fin de procédure pour tous les rats (n=45). Un groupe (n=15) sera traité pendant trois semaines par injection intra péritonéale quotidienne d’un médicament.
Impact sur les animaux
Le régime hypocalorique pourrait induire une modification du transit intestinale avec apparition de constipation chez les rats. L'isolement des rats envers ses congénères pendant la période de l’étude pourrait provoquer des symptômes de stress chez les rats.
Devenir
Les rats seront mis à mort par utilisation d’un agent euthanasiant. En cas d’atteinte des points limites, la mise à mort d’un sujet sera envisagée. Les cerveaux pourront être extraits pour des analyses sur tissu frais congelé. D’autres organes pourront être prélevés si l’étude le nécessite.
Remplacement
Un modèle animal est nécessaire car nous souhaitons explorer l’évolution de certains récepteurs suite à l’apparition d’une maladie chronique. Une fois la preuve de concept obtenue chez l’animal, ce projet d’imagerie sera rapidement transférable chez l’Homme en utilisant le même radiotraceur.
Réduction
Le nombre d’animaux choisi correspond au minimum acceptable afin d’analyser les données de façon pertinente d’un point de vue statistique. Ce nombre est fonction du nombre d’examens techniquement réalisables par notre équipe. Le suivi longitudinal des rats en imagerie permet de diminuer le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Le choix de rats comme modèle repose sur le fait qu’ils sont un modèle robuste et connu pour la maladie étudiée. Un monitorage rapproché sera appliqué chez les rats du groupe ABA chronique. Les points limites justifiant la sortie d’un sujet de l’étude seront l’observation d’un comportement de souffrance (selon l’apparence, les comportements naturel et provoqué, l’hydratation et les selles) et une perte de poids supérieure à 25%. Lors des examens d'imagerie, les animaux seront sous anesthésie générale profonde permettant à l’animal de ne ressentir aucune douleur.
Choix des espèces
Dans cette étude potentiellement translationnelle chez l’Homme, le rat apparaît comme étant le plus adapté en termes de faisabilité, modélisation et translation. L’anorexie induite chez le rat est physiologiquement proche de celle retrouvée chez l’Homme : hyperactivité malgré la baisse de prise alimentaire, perturbation du cycle oestral. Le choix du rat est préféré à la souris pour la plus grande taille du cerveau, au regard de la résolution limitée de la TEP. Selon le modèle d’anorexie mentale chronique, des rats femelles de 8 semaines seront utilisées. Ainsi, nous pourrons suivre l’impact de la nourriture sur leur développement et influencer leur perte de poids permettant de créer un modèle d’anorexie mentale chronique se rapprochant de ce qui est observé chez l’humain. Le choix de rates adolescentes est motivé par le fait que l’anorexie mentale est fréquemment observée chez la femme entre 15 et 17 ans.
Evaluation de l’efficacité de composés sur les réseaux neuronaux après une administration unique ou répétée par voie entérale et / ou parentérale chez des rongeurs (2024-E-024)
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 600
L'atteinte d'un point limite déclenche les mesures inscrites sur une fiche d'observation, jusqu'à la mise à mort. 1 000 souris et 600 rats vont être utilisés, tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des candidats médicaments par l'abdomen, la bouche, la peau, la veine ou le muscle, subissent des prélèvements de sang parfois sans anesthésie, puis une perfusion intracardiaque avant que leur cerveau soit prélevé pour enregistrer l'activité électrique de coupes cérébrales. Le porteur présente ces essais comme un moyen d'accélérer le développement de médicaments contre les maladies du cerveau, sans nommer les composés testés ni les pathologies visées, et prévoit d'utiliser des animaux de 3 à 95 semaines.
Objectifs
Les maladies du cerveau sont un fléau dans notre société. Le développement de nouveaux médicaments est un processus long et coûteux. Afin d’accélérer le développement de nouveaux médicaments, il est crucial de déterminer l’efficacité et la toxicité des candidats médicaments le plus tôt et le plus rapidement possible. Dans ce cadre, l’objectif de ce projet est de tester l'efficacité de candidats médicaments en développement sur l’activité électrique neuronale. Pour ce faire, des candidats médicaments seront administrés à des rongeurs (souris et rats) et leur effet sur l’activité électrique des cellules neuronales sera évalué par la technique d’électrophysiologie, sur coupes cérébrales.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre l’effet de candidats médicaments sur la physiologie des cellules neuronales, dans le but de développer de nouvelles approches thérapeutiques chez l’Homme afin de traiter les pathologies cérébrales.
Procédures
Administrations : intrapéritonéale : 5 secondes, orale : 5 secondes, sous cutanée : 5 secondes, intraveineuse : 10 secondes, intramusculaire : 5 secondes Prélèvements sanguins : avec anesthésie légère par administration du mélange d’anesthésiques/analgésiques (10 secondes), anesthésie par inhalation (induction maximum 3 minutes) ou sans anesthésie, 5 secondes. Euthanasie : Administration du mélange d’anesthésiques/analgésiques (10 secondes), anesthésie par inhalation (induction maximum 3 minutes), perfusion intracardiaque d’un liquide physiologique (30 secondes), euthanasie pour prélévement du cerveau (3 secondes).
Impact sur les animaux
Les administrations et prélèvements peuvent induire un certain niveau de stress, et potentiellement une douleur modérée, qui seront limités par la maitrise des gestes techniques. Suite à l’administration des composés à tester, il se peut que des signes légers d’inconfort ou d’intolérance se manifestent (rougeur, gonflement...).
Devenir
Les animaux seront tous euthanasiés afin de réaliser les coupes cérébrales et procéder aux enregistrements de l’activité cérébrale sur ces coupes.
Remplacement
Les neurones et leur modulation peuvent être étudiés sur des coupes cérébrales de rongeurs par électrophysiologie. Ces approches expérimentales ne peuvent pas être remplacées par des méthodes substitutives type approche in sillico / in vitro ou culture cellulaire. L'étude de l'effet de composés en développement et une meilleure compréhension des pathologies du système nerveux central nécessitent donc l'administration de composés sur un organisme entier.
Réduction
Le nombre de souris a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables. L'évaluation du nombre d'animaux nécessaire a été effectuée par un programme adapté, (10 animaux par groupe / entre 2 et 10 groupes par étude et par espèce). Les résultats seront analysés par des tests statistiques. Nous adapterons les tests statistiques en fonction des observations.
Raffinement
Les animaux plus âgés pourront être placés individuellement pour éviter le risque de bagarre dès leur arrivée, suite à un retour d’expérience et conformément aux recommandations de l’éleveur. Ils resteront toujours en contact visuel et olfactif. Avant toute administration, une période d’acclimatation des animaux d’au moins 5 jours sera respectée. Un suivi quotidien des animaux sera effectué sans exception (Week-ends & jours fériés), les animaux seront pesés une fois par semaine dès la fin de la période d’acclimatation par les expérimentateurs pour suivre l’état de santé général. En particulier, ils seront observés après chaque geste technique (administration, prélèvement), afin de s’assurer de l’absence d’effet indésirable inattendu. En cas d’altération de l’état de l’animal, la surveillance sera rapprochée et il sera soigné selon les recommandations du vétérinaire et en accord avec le directeur d’étude. Ce suivi nous permettra de déceler précocement tout signe de souffrance ou d’angoisse et nous appliquerons strictement les points limites définis. Les animaux seront évalués grâce à la fiche d’observation /points limites et l’atteinte d’un point limite entrainera les actions documentées dans cette fiche. Lors des prélèvements sanguins réalisés par du personnel compétent et qualifié, les animaux pourront être sous anesthésie générale. Une alternance ou rotation des sites d’injection peut être mise en place si les traitements sont sur plusieurs jours pour les différentes voies d’administrations. Afin de respecter le cycle adopté chez le fournisseur et pour des raisons d’études scientifiques, certaines études seront réalisées en cycle inversé jour / nuit pour que le rythme de l’animal soit le moins perturbé possible.
Choix des espèces
Nos expérimentations sont réalisées chez la souris et le rat, dont l’étude est extrêmement répandue au sein des laboratoires de recherche en Neurosciences, rendant les résultats pertinents pour la communauté scientifique nationale et internationale. Ces rongeurs, de petite taille et d’élevage facile, possèdent un système nerveux dont le développement est extrêmement proche de celui du système nerveux humain, et dont l’organisation, certes simplifiée, est suffisamment complexe. Ils constituent des modèles de choix pour l’étude des mécanismes du fonctionnement cérébral. Ils constituent des modèles de choix pour l’étude des mécanismes du fonctionnement cérébral. Les animaux seront utilisés de l'âge de 3 semaines à 95 semaines, afin de couvrir tous les âges, du jeune à l'adulte âgé.
Elevage de souris génétiquement altérées
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Fournir des souris génétiquement altérées à 20 à 25 projets du laboratoire, répartis sur 40 à 45 lignées : telle est la finalité de ce projet, qui prévoit le génotypage de 4 000 souris par an, soit 20 000 sur cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque souris subit à vif un prélèvement de tissu à l'oreille de moins d'une minute, qui sert en même temps d'identification définitive. Celles dont le génotype ne convient pas sont tuées, les autres restant en vie pour une utilisation continue. Sur le remplacement, le porteur se limite à une phrase, qui redit que le projet existe pour alimenter les études in vivo du laboratoire.
Objectifs
L'objectif est de générer des souris génétiquement altérées pour les équipes de recherche du laboratoire. Il y a en moyenne entre 20 et 25 projets autorisés dans la structure. Cela implique l'élevage de 40 à 45 lignées différentes.
Bénéfices attendus
Le projet permet d'optimiser la production d'animaux modèles pour les différents projets du laboratoire avec des retombées positives dans les domaines de la biologie du développement, du cancer et des maladies neuropsychiatriques et neurodégénératives.
Procédures
Un prélèvement d'un échantillon de tissu sur animal vigile. Durée totale de moins d'1 minute.
Impact sur les animaux
La contention induit un stress léger de moins d'1 minute qui peut s'accompagner d'une douleur brève et légère lors du prélèvement de tissu à l'oreille.
Devenir
Soit mise à mort des animaux si le génotype n’est pas approprié, soit animaux gardés en vie pour une utilisation continue.
Remplacement
L'objectif de ce projet est de générer des animaux pour les études in vivo développées au laboratoire.
Réduction
Les stratégies d'élevage sont discutées avec les utilisateurs pour optimiser le nombre d'individus utiles pour les projets. Sur la base des 2 dernières années, nous estimons que la génération d'animaux issus des 40 à 45 lignées hébergées dans la structure nécessite le génotypage d'environ 4000 souris par an, soit 20 000 sur 5 ans.
Raffinement
Le prélèvement de tissu et le marquage aux doigts sont réalisés au même moment pour minimiser le stress de l'animal. Les animaux sont ainsi soumis à une seule contention d'environ 1 à 2 minutes qui permet ensuite de les identifier tout au long de leur vie sans avoir à les manipuler de nouveau.
Choix des espèces
Les projets scientifiques développés par les utilisateurs utilisent le modèle souris. Le prélèvement est réalisé au moment de l'identification soit entre 14 et 21 jours.
Comparaison inter-souches post-mortem des projections neuronales à différents stades de développement chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
Quinze minutes : une injection d'anesthésique dans l'abdomen, puis une chirurgie qui ne se termine pas par un réveil. 800 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées pour que leur cerveau soit prélevé, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet cartographie l'innervation de l'hypothalamus, centre de régulation du comportement alimentaire et social, en comparant des souris sans flore intestinale et des souris de souche classique à 14, 21 et 56 jours de vie. Le porteur annonce des lots de 10 souris par condition, ce qui laisse l'essentiel des 800 animaux sans justification chiffrée, et écrit par ailleurs que la procédure "n'induit pas de nuisances sur les animaux".
Objectifs
Le cerveau est divisé en différentes régions, noyaux et sous-noyaux produisant de nombreux neuropeptides avec son rôle propre dans le comportement de l’hôte. L’hypothalamus est le centre de régulation du comportement motivationnel : alimentaire, social. Il produit des neuropeptides et des récepteurs qui vont influencer le comportement motivationnel de l'hôte. Des mutations des gènes produisant ces neuropeptides ou récepteurs peuvent influencer ces comportements. L'objectif du projet est d'étudier l'innervation de l'hypothalamus par différentes populations neuronales impliquées dans le comportement motivationnel (comportement alimentaire, comportement social notamment), en conditions normale et pathologiques.
Bénéfices attendus
Une meilleure visualisation et l’établissement d’une cartographie des cellules nerveuses exprimant ces différents peptides et récepteurs permettra de mieux appréhender les mécanismes de communication neuronale, et ce chez différentes espèces ayant des métabolismes et comportements différents (sociaux, alimentaires). Une quantification des neurones positifs peut être faite pour comparer l’expression entre les souches. Une quantification de l’expression des peptides et récepteurs permettra de compléter ces datas et de comparer entre les souches l’expression des ARN messagers.
Procédures
Les animaux soumis à la procédure 1 recevront une injection intra-péritonéale d'anesthésique/analgésique, suivie d'une chirirgie terminale sous anesthésie générale. La procédure complète dure 15 minutes à compter de l'injection. cette procédure n'induit pas de nuisances sur les animaux.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à une douleur au niveau du site d'injection et a un éventuel stress dû à la contention nécessaire à la réalisation des injections. Cependant, les gestes étant réalisés par des personnes habilités et habitués à ces procédures, la durée et l'intensité de ces effets sera minime, 2 minutes maximum.
Devenir
Mise à mort pour prélèvements d'organes pour des études histologies
Remplacement
Les techniques de prélèvement du cerveau pour des etudes d'histologie et d'imagerie sont à ce jour irremplaçables pour observer les projections neuronales entre les différentes régions cérébrales. Ce sont des techniques classiques utilisées en neurosciences, tant pour observer l’expression génique que l’expression protéique. Des méthodes in vitro existent pour étudier la structure et le fonctionnement d'un organe en condition physiologique et pathologique. Nous pouvons notamment citer les techniques d'organes sur puce (organ on chip), qui sont tout à fait pertinentes pour étudier les effets de molécules / médicaments sur l'organe ainsi que réaliser des tests de toxicité sur le tissu. Cependant, dans le cadre de ce projet, nous souhaitons observer les différentes structures anatomiques (noyaux neuronaux) et l'architecture mise en place dans le cerveau pour relier les différents noyaux (fibres), ce qui n'est pas reproductible in vitro. De plus, nous souhaitons également voir l'impact du microbiote intestinal sur le développement du cerveau (souris axéniques vs souris C57Bl6), impliquant 2 organes, ce qui est actuellement pas reproductible in vitro.
Réduction
Afin de limiter le nombre d’animaux, des marquages multiples seront réalisés sur un même tissu. De plus, l’utilisation de ce type de modèles animaux permet de réduire le nombre de souris utilisées puisque le génotype est plus garanti que via des mutations spontanées. De mêle pour les études d'expression génique, plusieurs marqueurs peuvent être ciblés par tissu. Pour limiter le nombre d'animaux utilisés, les marquages seront analysés sur des lots de 10 souris par condition. Ces effectifs nous assureront d’obtenir des données statistiquement comparables. Nous allons quantifier le nombre de cellules positives par région, et comparer les différences entre les conditions (age et sexe). Nous évaluerons aussi la densité des fibres nerveuses positives, chaque noyau possédant plusieurs projections neuronales. Les 30 animaux par sexe correspondent donc à 10 souris à P14, 10 à P21 et 10 à P56.
Raffinement
Les conditions d’élevage et de manipulation des animaux seront raffinées pour réduire au maximum la douleur, la souffrance et l’angoisse éventuelle des animaux. Les animaux seront maintenus à trois à cinq par cage pour éviter tout isolement social et leur environnement sera enrichi (présence de matériel pour construire un nid). Pendant toute la durée du séjour, les animaux seront suivis quotidiennement pour déceler tout signe de souffrance. Parmi ces signes, seront notamment relevés : perte de poids importante (20% du poids initial), posture « dos voûté », prostration, plaies, poil terne, vocalisations anormales, agressivité. Si l’un de ces signes ou combinaison de signes apparaît, le suivi de l’animal sera renforcé. Si l’état de l’animal s’aggrave dans les heures qui suivent ou ne s’améliore pas dans les 24h, il sera considéré qu’un niveau de souffrance intolérable est atteint et une mise à mort sera réalisée. L’ensemble des actes pouvant entrainer une douleur sera réalisé sous anesthésie (locale ou générale). Bien que la mise au point de ces modèles animaux soit couteuse, cela permet d’éviter la souffrance des animaux induite par l’administration des toxines.
Choix des espèces
Seule l’utilisation d’un modèle mammifère entier, donc in vivo chez l’animal, peut nous permettre de comprendre de façon globale l’organisation des neuropeptides dans un tissu entier. La souris présente de nombreux avantages pour l’élevage en animalerie : taille et coûts d’entretien réduits, fortes performances reproductives. De plus, la souris est un modèle animal largement utilisé pour les études physiopathologiques liées à la prise alimentaire, le comportement social, permettant ainsi une comparaison aisée de nos données avec celles d’autres équipes. Nous étudierons les animaux avant le sevrage (P14) ainsi qu’au sevrage à P21 et à l'age adule P56, afin d’observer le processus de développement chez les jeunes animaux et comparer les circuits hypothalamiques qui se développement principalement après le sevrage.
Développement d’une méthode diagnostique et théragnostique dans le cadre de la maladie d’Alzheimer : enregistrement des niveaux de glutamate par imagerie IRM GluCEST.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Injectées chaque jour dans l'abdomen pendant deux mois et demi, de leur quatorzième jour de vie à l'âge de trois mois, la moitié des 40 souris de ce projet reçoit un candidat-médicament. Toutes passent deux séances d'IRM d'une heure sous anesthésie générale, à un mois puis à trois mois, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Aucune n'est tuée ici : à l'issue des séances, elles sont transférées vers d'autres protocoles. Il s'agit de souris transgéniques porteuses de mutations humaines de la maladie d'Alzheimer, dont le porteur affirme que le modèle "n'induit pas de dommage aux stades prévus", en s'appuyant sur une étude antérieure où les mêmes injections ont été répétées pendant six mois.
Objectifs
La maladie d'Alzheimer est la plus fréquente des maladies neurodégénératives (65% des cas de démence, 900 000 personnes atteintes en France en 2021). Elle est caractérisée par une atteinte des neurones d’évolution lente mais progressive et affectant les capacités de mémorisation et d’apprentissage des patients réduisant progressivement leur autonomie. Cette pathologie complexe est liée à un dysfonctionnement de la communication entre les neurones qui aboutit progressivement à la dégénérescence des neurones impliqués dans la mémoire puis de l'ensemble du cerveau. Les patients doivent endurer une perte irréversible de ces fonctions puisqu'à l'heure actuelle, aucun traitement ne permet de stopper l'évolution de la pathologie. Ce constat est notamment dû au fait qu’on ne peut pas diagnostiquer la maladie suffisamment tôt pour proposer un traitement dans la phase de mise en place, encore réversible, de la maladie. Nous avons récemment identifié un stade auquel on peut stopper la progression de la maladie avec une substance pharmacologique originale. Ce stade est notamment caractérisé par une activité anormale de l’hippocampe chez la souris. Nous souhaitons étudier la mise en place de cette activité par des techniques d’imagerie chez la souris afin de proposer cette technique en complément des techniques de diagnostic actuelles (reposant essentiellement sur des questionnaires cliniques) ou futures (biomarqueurs sanguins en cours de développement) mais également pour suivre l’efficacité d’un traitement. Nous utiliserons des souris transgéniques modèles de la maladie d’Alzheimer qui manifestent, in vitro, cette activité anormale du cerveau entre 1 mois et 3 mois post-natal. Cette technique d’imagerie pourrait être facilement adaptable à l’homme afin de statuer précocement sur la mise en place de la pathologie et proposer des thérapeutiques curatives précoces.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de proposer une méthode diagnostique et de suivi d’efficacité thérapeutique non invasive, facilement mise en œuvre en médecine hospitalière et visant à mesurer un paramètre cérébral chez des patients susceptibles de présenter des troubles associées à la maladie d’Alzheimer. Ce paramètre a été récemment associée aux phases précoces réversibles de la pathologie et semble prédictif de l’évolution de la pathologie. Généraliser sa détection, par des techniques d’imagerie, pourrait permettre de proposer des traitements curatifs empêchant ou retardant l’évolution de la maladie. A l’heure actuelle, le diagnostic de la maladie est tardif car il est essentiellement clinique et s’appuie peu sur les techniques d’imagerie. Cette technique d’imagerie pourra être envisagée à large échelle. Elle pourra également être associée aux méthodes de diagnostic en cours de développement (biomarqueurs sanguins par exemple) pour confirmer le diagnostic, attester du stade de la maladie et proposer des thérapeutiques adaptées. Elle permettra également de suivre l’efficacité des thérapeutiques futures puisque la mise en place de l’activité anormale de certaines structures du cerveau semble être une des étapes critiques induisant l’irréversibilité de la neurodégénérescence.
Procédures
- Imagerie réalisée sous anesthésie générale à 1 mois et 3 mois (durée de chacune des deux séquences : 1h maximum). Concerne tous les animaux. - Injection dans l’abdomen d’un candidat-médicament sur animal éveillé tous les jours de 14 jours post-natal à 3 mois (soit 2 mois et demi). Concerne la moitié des animaux.
Impact sur les animaux
L’injection quotidienne d’un traitement pharmacologique par injection abdominale peut éventuellement induire une douleur légère au point d’injection et la formation d’un hématome. Dans une étude précédente, nous avons effectué ces injections sur des animaux pendant 6 mois sans relever de douleur ni d’angoisse particulière. Le candidat-médicament est déjà utilisé chez l’homme (essais cliniques dans d’autres indications) et chez l’animal sans induire d’effets indésirables. La procédure d’imagerie est indolore et a lieu sous anesthésie pour immobiliser l’animal. Le modèle animal utilisé n’induit pas de dommage aux stades prévus dans cette étude.
Devenir
A l’issue de ces procédures, les animaux seront intégrés dans d’autres projets.
Remplacement
Notre approche méthodologique permet d'avoir accès à l’activité d’une structure dans un réseau complexe au sein du cerveau. Ce modèle ne peut être remplacé par des modèles de culture cellulaire ou d’autres approches in vitro. De plus, la souris permet d’avoir accès à des lignées transgéniques modèles de la pathologie humaine. La similarité moléculaire, cellulaire et fonctionnelle des circuits impliqués dans les processus de mémoire chez la souris en fait un modèle de choix pour ce projet.
Réduction
Plusieurs mesures sont appliquées pour réduire le nombre d'animaux utilisés dans ce projet. Grâce à une approche statistique, le nombre d'animaux sera limité au minimum nécessaire par groupe sans compromettre les objectifs du projet.
Raffinement
Les animaux seront endormis puis maintenus sous anesthésie pendant toute la durée de la séance d’imagerie. La température corporelle des animaux est maintenue constante à l’aide d’une couverture chauffante. Les yeux sont protégés du dessèchement par application d’un gel ophtalmique. Les paramètres vitaux de l’animal seront suivis tout le temps de l’enregistrement : respiration, rythme et fréquence cardiaque, température. Le niveau d’anesthésie sera alors ajusté individuellement en fonction des signes physiologiques, de sur-anesthésie ou de réveil de l’animal. En fin de procédure, les souris sont replacées dans leur cage d’origine, sous une lampe chauffante, le temps de leur réveil, avant de retourner en salle d’hébergement. L’injection du candidat-médicament dans l’abdomen peut éventuellement induire une douleur légère au point d’injection et une gêne pour l’animal. Pour prévenir cela, nous utilisons des seringues microfines pour induire le moins de lésion et de douleur possible. Le point d’injection est alternativement placé sur la partie droite et gauche de l’abdomen. Les animaux sont habitués à la manipulation la semaine précédent le début des injections. Une échelle de cotation de douleur basée sur des signes indicatifs de gêne sera utilisée afin d'évaluer l'état général de chaque animal et de définir le point limite, permettant ainsi de prendre le plus rapidement possible des mesures nécessaires pour préserver le bien-être de l'animal. Les animaux seront également hébergés dans des conditions répondant aux critères relatifs aux soins et à l'hébergement des animaux de l'Annexe II du premier février 2013 de l'arrêté fixant les conditions d'agrément, limitant ainsi les angoisses qui pourraient être induites par l'environnement.
Choix des espèces
Le modèle souris permet d’avoir accès à des modèles transgéniques mimant certaines pathologies humaines. Dans notre cas, l'existence de modèles transgéniques murins exprimant des mutations humaines de deux protéines impliquées dans les formes familiales génétiques de la maladie et responsables d’une surproduction d’une protéine toxique, permet de mimer la maladie d’Alzheimer et de l'étudier dès les stades précoces avant l’apparition des premiers symptomes. Cette lignée permet l’utilisation de contrôles issus de la même portée. La similarité moléculaire, cellulaire et fonctionnelle des structures du cerveau impliquées dans la mémoire en fait un modèle de choix pour ce projet. Les animaux seront traités de 14 jours post-natal à 3 mois et subiront deux séances d’imagerie, une à 1 mois et une autre à 3 mois.
Imagerie in vivo non invasive par échographie et photoacoustique
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
Rats : 200
2 415 souris et 200 rats vont être utilisés, chacun pouvant subir jusqu'à 18 anesthésies, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L'imagerie par échographie et photoacoustique dure jusqu'à 40 minutes par séance et peut se répéter chaque semaine pendant 18 mois, avec parfois l'injection intraveineuse d'un produit de contraste sans analgésie. Le projet est une prestation de service qui ouvre cette imagerie à d'autres équipes : 1 831 animaux non-humains seront tués pour prélèvement d'organes, 784 renvoyés au laboratoire demandeur pour y poursuivre son projet. Le porteur juge l'analgésie "non nécessaire" pour un acte qu'il qualifie de non invasif, tout en admettant que la procédure peut aggraver la faiblesse, la perte de poids ou la souffrance des animaux fragiles.
Objectifs
L'objectif de ce projet générique de service est de fournir aux scientifiques un accès à l'imagerie échographique et photoacoustique non invasive et en temps réel de tissus d'animaux vivants anesthésiés. Les principales applications comprennent : 1- Le suivi de molécules photoacoustiques ou fluorescentes dans les tissus (biodistributions) 2- L'observation superficielle (par exemple, la peau) ou en profondeur (par exemple, les organes de la cavité abdominale) pour une caractérisation anatomique (par exemple, épaisseur des parois, diamètres des cavités) 3- Une caractérisation fonctionnelle et hémodynamique des tissus (par exemple, débits vasculaires, perfusion tissulaire, contractilité myocardique) 4- Le suivi non invasif de la progression tumorale 5- La caractérisation de potentielles nouvelles molécules thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Le suivi par imagerie ultrasonore à haute résolution associée à la photoacoustique est une approche non invasive qui permet d'obtenir des résultats concernant l'anatomie, la fonction, voire le profil moléculaire des organes où chaque animal est son propre contrôle. Cette méthode offre la possibilité d'orienter plus efficacement la recherche fondamentale et clinique dans des domaines tels que la cardiologie, la neurologie, l'oncologie, etc. Les données générées seront publiées, ce qui les rendra accessibles à la communauté scientifique et médicale.
Procédures
La procédure d'échographie/photoacoustique est réalisée sous anesthésie mais est non invasive. Elle permet d'analyser l'anatomie et la fonction des tissus mous des animaux (cœurs, cerveaux, foie, reins, etc.) avec ou sans pathologie et/ou traitement. Il peut être nécessaire d'injecter un produit de contraste par voie intraveineuse (pendant l'anesthésie de l'animal) pour une meilleure visualisation des tissus. La procédure d'échographie/photoacoustique se déroule sur une durée maximale de 40 minutes (temps médian de 11 minutes), incluant l'anesthésie, la mise en place et la préparation de l'animal, l'acquisition d'images et le réveil. La durée d'acquisition des images est variable en fonction de la complexité de l'organe et/ou des séquences d'images et peut varier de 5 à 30 minutes. L'imagerie proposée pour un suivi longitudinal pourra s'étaler sur une période allant d'une semaine à plusieurs mois (maximum 18 mois), avec une fréquence d'imagerie d'au moins une fois par semaine. Pour les protocoles courts (
Impact sur les animaux
La contention et les phases d'induction et de réveil lors d'une anesthésie peuvent générer du stress. Les injections intraveineuses peuvent entraîner une légère douleur car elles sont effectuées sous anesthésie mais sans analgésie. Pour cette procédure, l'administration d'analgésie est considérée comme non nécessaire, voire susceptible d'ajouter des effets indésirables pour ce type d'intervention non invasive. Cependant, dans le cas d'animaux fragiles présentant un phénotype dommageable, il n’est pas improbable que cette procédure puisse exacerber l'apparition éventuelle d'effets indésirables tels que la faiblesse, la perte de poids ou la souffrance.
Devenir
À la fin du protocole expérimental, les animaux seront soit euthanasiés et les organes cibles prélevés pour des analyses histologiques, moléculaires et biochimiques, soit nous organiserons un retour sur le site du demandeur pour la poursuite du projet dans le cadre d’une utilisation continue.
Remplacement
L'imagerie ultrasonore joue un rôle essentiel dans la compréhension des grandes fonctions en recherche préclinique, en particulier dans des domaines où les méthodes substitutives ne peuvent pas fournir des informations équivalentes. Le suivi des processus physiologiques tels que le métabolisme, la perfusion tissulaire, la fonction des organes complexes ou la distribution de médicaments dans le corps offre ainsi des informations précieuses sur les grandes fonctions biologiques. Les modèles cellulaires ne peuvent pas reproduire fidèlement ces fonctions complexes, dynamiques et spatiales présentes dans les systèmes biologiques.
Réduction
Nos procédures sont non invasives, ce qui nous permet de maximiser le nombre d'expériences réalisées tout en minimisant l'utilisation d'animaux. Le suivi longitudinal, où chaque animal est son propre témoin, sera effectué par imagerie non invasive de la fonction des organes afin d'explorer leur évolution dans le temps dès l'apparition des premiers signes de dysfonction. Nous limiterons donc le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Toutes les procédures sont effectuées de manière à limiter le stress et la souffrance des animaux, notamment par l'utilisation d'anesthésie et d'antalgiques en cas de douleur. Les souris seront surveillées quotidiennement par notre personnel qualifié afin de détecter le moindre signe de souffrance chez l’animal. Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux sera strictement respecté et effectué régulièrement en concertation avec l'équipe de zootechnie
Choix des espèces
L'utilisation de rongeurs tels que les souris et les rats permet de reproduire les pathologies humaines telles que les maladies cardiovasculaires, neurodégénératives, digestives, le cancer, etc. L'utilisation de souris génétiquement modifiées reproduit des modèles de pathologie, ce qui en fait un choix privilégié dans la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques. Le panel d'âges sera variable car il dépendra du projet scientifique auquel nous serons confrontés. Techniquement, nous pouvons imager des animaux allant de P15 (15 jours après la naissance) à 24 mois d'âge.
Développement du faisceau corticospinal : études de modèles murins de mouvements miroirs congénitaux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Des souriceaux de 7 à 10 jours ont l'extrémité de la queue coupée sur moins de 2 mm, à vif, pour être génotypés. D'autres, nouveau-nés, sont endormis par hypothermie dans la glace avant un geste chirurgical sans réveil. 11 712 souris vont être utilisées au total, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour comprendre comment trois gènes provoquent les mouvements miroirs congénitaux, une maladie humaine rare sans traitement. Le porteur chiffre à dix le nombre d'animaux par génotype, sans préciser en quoi consiste le geste chirurgical pratiqué sur les nouveau-nés.
Objectifs
Le syndrome des mouvements miroirs congénitaux (MMC) induit chez le sujet un mouvement incontrôlé d'une main qui mime le mouvement volontaire réalisé par la main opposée. Les personnes présentant des mouvements miroirs ne sont pas capables d'effectuer des tâches motrices unimanuelles pures, comme écrire et ont des difficultés pour les tâches bimanuelles nécessitant un contrôle indépendant des deux mains, comme ouvrir un pot de confiture. Il s'agit d'une maladie génétique rare dans laquelle les mouvements miroirs sont la seule manifestation clinique. Trois gènes sont connus à ce jour pour être impliqués dans cette maladie mais leur rôle n'est pas clairement identifié. L’objectif de ce projet sera d'identifier le mécanisme par lequel ils influent sur l'apparition de cette pathologie.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra des avancées importantes dans la compréhension des mécanismes de mise en place des axones des neurones impliqués dans le contrôle des mouvements volontaires et des fonctions dans le système nerveux central d’une protéine impliquée dans la réparation de l’ADN (constituant principal des chromosomes). A plus long terme et au-delà des connaissances fondamentales sur le développement du système permettant la réalisation des mouvements volontaires, nous espérons clarifier la pathogenèse des Mouvements en Miroir Congénitaux (MMC) et proposer de nouvelles hypothèses de travail pour la recherche clinique dans le champ des maladies du mouvement. En effet, l'étude de modèles animaux et cellulaires reproduisant les défauts génétiques impliqués dans les MMC clarifiera la pathogenèse de ce trouble. Cela est important car il n'existe actuellement aucun traitement, et certains patients ont une incapacité significative dans les activités de la vie quotidienne, des douleurs aux membres supérieurs, une inhibition psychosociale et une perte d'estime de soi en raison de la maladie. Enfin, l’étude des mutations détectées chez les patients atteints de MMC de la protéine connue pour son rôle dans la réparation de l’ADN pourrait également intéresser le domaine de la réparation de l'ADN et du cancer.
Procédures
Un prélèvement de moins de 2mm de l’extrémité de la queue sera réalisé sur animaux vigiles entre leur 7ème et leur 10ème jour de vie postnatale pour identification génique. Ce geste sera réalisé une seule fois et n’excèdera pas 2 minutes par animal. Certains animaux de ce projet présentent une ataxie (altération de la coordination des mouvements), ils seront euthanasiés dès l'apparition des signes. Les animaux seront euthanasiés par une méthode règlementaire. Les nouveau-nés recevront un antalgique avant d’être profondément endormis par hypothermie dans la glace et d’être soumis à un geste chirurgical sans réveil (durée moins de 2 minutes). Ils ne seront pas en contact direct de la glace. Certains mâles seront isolés entre deux accouplements (4 mois maximum, isolement intermittent avec mise en accouplement 1 fois par semaine au moment de la génération des petits), cela pourra générer un stress.
Impact sur les animaux
Lors de la génération des animaux expérimentaux, l’isolement des mâles pour la réalisation des accouplements contrôlés pourra générer un stress. Le prélèvement de l’extrémité de la queue, pour connaitre le patrimoine génétique des animaux, peut générer une légère et brève douleur. Certains animaux de ce projet présentent une ataxie (altération de la coordination des mouvements). Ils ont ainsi des difficultés à maintenir leur posture et à se déplacer, ce qui peut générer un stress. Ils seront euthanasiés dès l’apparition des signes. L’anesthésie par le froid même sous analgésie pourra générer un stress. Toutes les contentions des animaux lors des manipulations engendreront un stress pour les animaux.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin du projet soit parce que ce sont : i) des animaux non porteurs des génotypes d’intérêt pour notre étude, des reproducteurs qui atteindront un âge avancé (12 mois) et ne pourront donc plus être des reproducteurs, iii) des animaux expérimentaux pour l’analyse de leur cerveau.
Remplacement
Les neurones impliqués dans ce syndrome et qui contrôlent les mouvements volontaires ont leur corps cellulaire dans le cortex et leur axone va jusque dans la moelle épinière. Pendant le développement, ces axones traversent de nombreuses régions du cerveau. Il n’est pas possible d’étudier un faisceau qui traverse d’aussi nombreuses régions dans des modèles de culture cellulaire. Une fois les acteurs déterminés, nous étudierons les mécanismes moléculaires à l’aide de modèles de cultures cellulaires pour limiter le nombre d’animaux utilisés.
Réduction
Le nombre total d’animaux du projet sera de 11712. Pour le maintien de lignées et l’expérimentation, nous avons adapté les croisements en fonction de la complexité des lignées et des objectifs pour générer le moins d’animaux possible. Dès le nombre d’animaux reproducteurs ou expérimentaux atteint, nous arrêterons de générer de nouveaux animaux. Pour la partie expérimentale, des expériences préliminaires ont permis d’estimer à 10 le nombre d’animaux par génotype (calcul de puissance) pour obtenir des résultats statistiquement concluants. Nous optimisons ainsi la composition des groupes d'animaux en restreignant leur effectif tout en garantissant l'obtention de résultats statistiquement concluants. Par exemple dès que nous aurons obtenus le nombre de 10 petits par génotype et par âge, nous ne générerons plus d’animaux pour la partie expérimentale. Nous avons calculé un nombre théorique d’animaux pour le rafraîchissement en suivant les bonnes pratiques en élevage. Les souris d’une même lignée sont comme une grande famille avec des caractéristiques spécifiques héritées. Si une mutation génétique survient dans cette famille, elle peut devenir plus importante à cause des croisements entre membres de cette famille. Pour éviter cela, nous ajoutons de nouveaux membres à la famille avec un patrimoine génétique connu. Pour chaque croisement, le calcul du nombre de petits à générer a été optimisé.
Raffinement
Les animaux seront hébergés sous la surveillance de zootechniciens et du vétérinaire désigné. L’hébergement des animaux sera réalisé conformément à la directive européenne 2010/63/UE en termes d’espace et d’environnement, à savoir pas plus de 5 souris adultes par cage, la température et l’hygrométrie sont contrôlées journellement, les souris seront soumises à un cycle lumière- obscurité de 12h avec transitions progressives avec un accès libre à la nourriture et à l’eau. Pour l’enrichissement, du matériel pour réaliser un nid végétal sera placé dans la cage ainsi que du matériel à ronger (bâtonnet en bois). Pour les accouplements, une maisonnette est ajoutée. Les souris seront observées quotidiennement. Des points limites sont définis et respectés de manière à éviter toute souffrance des animaux. Dans le cadre des mâles isolés des maisonnettes voire du kraft seront ajoutés comme enrichissement complémentaire. Les 2 manipulations pour l’identification et le prélèvement de l’extrémité de la queue des animaux sont réalisées au même moment pour limiter le nombre de manipulations des souriceaux. Elles seront sont réalisés par des personnes compétentes dans un endroit calme et dédié. Les souriceaux des portées de la lignée présentant un phénotype dommageable seront surveillés plus spécifiquement au moment de la mise en place de la locomotion. En effet, certains petits de cette souche mutante peuvent présenter un problème de coordination de leur mouvement qui les empêchent de se déplacer correctement. Les petits présentant ce signe clinique seront systématiquement euthanasiés. Les souriceaux endormis par le froid ne seront pas en contact direct avec la glace, ils seront dans un gant nitrile et recevront au préalable une injection d’analgésique. Pour assurer la reproductibilité et la validité de nos études, nous rafraîchirons régulièrement le patrimoine génétique de nos lignées afin de les garder aussi génétiquement similaire que possible aux lignées contrôles.
Choix des espèces
Les souris sont des rongeurs, et comme les écureuils, elles utilisent leurs deux pattes avant pour effectuer des tâches complexes, comme manipuler de la nourriture. Les neurones qui contrôlent les mouvements volontaires fins chez les souris sont similaires à ceux que nous avons chez les humains. L’étude de ces neurones chez la souris représente un bon modèle pour mieux comprendre le syndrome des mouvements en miroir. Chez les souris, nous pouvons créer des modèles génétiques spéciaux qui nous permettent de comprendre comment certains gènes influencent certaines parties de leur cerveau. Ces modèles sont utiles car ils nous aident à éviter des mutations génétiques trop graves, tout en nous permettant d'analyser précisément comment un gène particulier fonctionne dans une région spécifique du cerveau. Dans cette étude, des souris femelles ou mâles seront étudiées à 3 stades. Pendant la période embryonnaire, moment où les premiers axones du faisceau que nous étudions traversent des régions importantes du cerveau pour leur développement. A la naissance l’âge où ces premiers axones traversent la ligne médiane et arrivent dans la moelle épinière. A l’âge adulte entre 3-4 mois. Les animaux reproducteurs auront entre 3 et 12 mois (maximum).
Rôle des segments initiaux d’axones des neurones sérotoninergiques dans les troubles affectifs chez la souris
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
Comprendre le rôle d'un segment de l'axone dans la régulation de la sérotonine, pour identifier une cible antidépressive: 680 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 360 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 320 un niveau sévère. Elles subissent un génotypage, une ou deux chirurgies cérébrales de trente minutes sous anesthésie générale, des injections de LSD qui provoquent des ébrouements, des injections d'hormone adrénocorticotrope et sept semaines d'hébergement individuel. Les tests sont détaillés, trois tests d'anxiété de cinq à trente minutes, un test d'apathie de dix minutes, deux tests de six minutes dont une suspension par la queue que le porteur décrit comme un stress important, trois jours de mesure d'anhédonie et une privation de nourriture de douze heures. L'isolement de sept semaines est présenté comme un "facteur indispensable" à l'induction de la résistance aux antidépresseurs, et le choix des rongeurs justifié par le fait qu'il s'agit des plus petits mammifères dont le cerveau reste "suffisamment homologue" à celui de l'être humain.
Objectifs
Avec un taux de 15 à 20 % pour la population générale, la dépression majeure est le trouble psychiatrique le plus fréquent. L’Organisation Mondiale de la Santé prédit que la dépression majeure va devenir la première cause d’handicap d’ici 2030. Cependant, malgré la grande variété de médicaments disponibles pour traiter cette maladie, deux problèmes majeurs restent encore non résolus : un tiers des patients ne répondent à aucun traitement, et il existe un délai de 3-8 semaines avant le début de la réponse thérapeutique. Ces questions mettent l’accent sur la nécessité d’intensifier les recherches afin de développer des traitements plus efficaces et d’accélérer la réponse antidépressive. Un déficit de sérotonine dans le cerveau serait une des causes neurobiologiques de cette maladie psychiatrique. L’objectif principal des traitements actuels est donc de rétablir des taux normaux de sérotonine. Le segment initial de l’axone (AIS) est un élément clé de régulation de l’activité électriques des neurones. Ce projet vise à mieux comprendre le rôle de l'AIS dans la régulation des neurones qui produisent la sérotonine. Ceci pourrait permettre de découvrir un rôle crucial de l’AIS dans la régulation de l’humeur et ainsi identifier une nouvelle cible pour le développement de stratégies thérapeutiques antidépressives innovantes.
Bénéfices attendus
Ces études devraient permettre de mettre en évidence le rôle du segment initial de l’axone (AIS) dans la régulation d'un neurotransmetteur, la sérotonine et des comportements émotionnels associés. La perspective à plus long terme sera de proposer de nouveaux traitements anxiolytiques et/ou antidépresseurs plus efficaces que ceux actuellement disponibles en agissant sur l’AIS. Enfin, nous croyons que les résultats du présent projet aideront à orienter les recherches futures axées sur les causes de la dépression.
Procédures
Ils subiront : 1 génotypage (30 secondes), 1 ou 2 chirurgies sous anesthésie générale d'environ 30 minutes. l'hébergement en individuel de 24 heures suite à une chirurgie. 7 semaines d’l'hébergement en individuel lors du modèle de l’hormone adrénocorticotrope suivi des tests comportementaux, 1 à 3 injections (10-20 secondes). Une suspension par la queue pendant 6 minutes. Les tests comportementaux utilisés ont pour finalité l’évaluation des conséquences de type anxieux (3 tests de 5 à 30 min), d’apathie (10 min), dépressif (2 tests de 6 min) et d’anhédonie (3 jours) chez un modèle de dépression résistante.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent être soumis à différentes nuisances listées ci-dessous : 1) après un génotypage et après l’injection des virus, les animaux seront placés individuellement dans des cages munies d’un capteur infrarouge permettant de mesurer le rythme de leur activité locomotrice en continu pendant une semaine. Par la suite ils seront regroupés 4 par cage. 2) Les animaux subiront des administrations de substances actives comme le LSD entrainant des ébrouements. 3) Certains seront un par cage et recevront des injections de l’hormone adrénocorticotrope (substance dépressiogène). 4) Certains animaux seront exposés au test de suspension caudale qui induit un stress important pendant 6 minutes et au test d'éclaboussure qui induit un stress léger pendant 5 minutes. Certains animaux seront exposés au test d'alimentation induit par la nouveauté qui implique une privation de nourriture de 12h, ce qui peut engendrer du stress.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour vérifier l'efficacité de la stratégie de perturbation de l'AIS grâce des approches histologiques.
Remplacement
Des approches in vitro sont déjà réalisées au laboratoire (évaluation de la neurogenèse et de la synaptogenèse, électrophysiologie in vitro). Cependant, l'utilisation de modèles complexes, i.e. d'animaux vivants, est incontournable afin d'analyser les réponses antidépressives dans des modèles de dépression pharmacorésistants. Les souris génétiquement modifiées sont aujourd’hui le principal modèle animal pour l’étude du rôle de certaines protéines dans différentes fonctions biologiques. Dans ce projet, l’utilisation d’un modèle original de souris privées de l’ANK3 spécifiquement dans les neurones sérotoninergiques permettra de déterminer le rôle de cette protéine sur le comportement émotionnel. Il n'existe pas d'outil équivalent dans une autre espèce. Ce rôle sera notamment déterminé dans un modèle validé d’exposition à l’hormone adrénocorticotrope. Ce modèle présente la particularité de conduire à une résistance aux traitements antidépresseurs conventionnels.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé sur la base de nos études antérieures et est réduit au minimum nécessaire pour obtenir une puissance suffisante pour les analyses statistiques. Les génotypes et traitements seront répartis de façon aléatoire dans les cages. La zone ciblée par les AAV étant très petite, nous prévoyons un maximum 20% d'animaux devant être exclus des analyses pour cause d'un défaut de ciblage de la zone d'injection. Pour les analyses comportementales nous comptons donc 10 animaux par groupe pour pouvoir en inclure au moins 8 dans l'analyse. Pour les expériences d'électrophysiologie, nous comptons 10 animaux par groupe pour pouvoir en inclure au moins 8 dans l'analyse. Pour les expériences ex vivo, les échantillons issus des seront regroupés et nous comptons 10 animaux par groupe pour pouvoir en inclure au moins 8 dans l'analyse. Afin de limiter le nombre d'animaux, les symptômes d'anxiété et de dépression seront étudiés sur les mêmes individus en prenant soin de limiter le nombre total de tests à 3.
Raffinement
Des mesures seront mises en œuvre pour optimiser le bien-être des animaux. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générales (Rompun+Kétamine) et l'analgésie est assurée par une injection de Bupracare. En cas de signes de douleur dans les heures/jours qui suivent, les animaux sont traités avec un anti-inflammatoire non stéroïdien (Metacam). Pour pallier à l'hébergement en individuel des animaux, facteur indispensable à l’induction du modèle de résistance, plusieurs enrichissements sont apportés dans chaque cage (nid végétal à base de fibres de coton, igloo et buchette). Pendant une dizaine de jours, ils feront l’objet d’une attention particulière afin de vérifier le bon développement du modèle. Un monitoring du poids sera entrepris. En cas de problème d’alimentation, les animaux auront accès à de la blédine directement dans une coupe dans la cage. L’observation des animaux sera effectuée quotidiennement et nous attacherons une grande importance à l'apparence physique externe et aux changements comportementaux de ceux-ci (une grille de score et des points limites seront mis en place).
Choix des espèces
Les rongeurs sont choisis car il s'agit des plus petits mammifères ayant un cerveau encore suffisamment homologue à celui de l'homme pour mener des études expérimentales en neuropsychiatrie Les souris génétiquement modifiées sont aujourd’hui le principal modèle animal pour l’étude du rôle de certaines protéines dans différentes fonctions biologiques. Dans ce projet, l’utilisation d’un modèle original de souris privées de l’ANK3 spécifiquement dans les neurones sérotoninergiques permettra de déterminer le rôle de cette protéine sur le comportement émotionnel. Il n'existe pas d'outil équivalent dans une autre espèce. Ce rôle sera notamment déterminé dans un modèle validé d’exposition à l'hormone adrénocorticotrope. Ce modèle présente la particularité de conduire à une résistance aux traitements antidépresseurs conventionnels. Des animaux adultes seront utilisés car chez l'homme, les antidépresseurs sont majoritairement prescrits chez l'adulte. De plus, nous envisageons l’utilisation d’un modèle de résistance aux antidépresseurs chez l’adulte. Les expériences débuteront sur des animaux âgés de 8 semaines.