Système nerveux

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Souris : 575
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575 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie menée sous anesthésie sans réveil. Elles subissent une abrasion de la cornée suivie du dépôt d'une solution virale, et pour certaines l'ablation de deux des trois glandes lacrymales afin de provoquer une sécheresse oculaire douloureuse. Le porteur indique que ces gestes induisent une douleur à l'œil, dont le signe principal est la fermeture de la paupière, et administre un analgésique autour des chirurgies. Il étudie l'inflammation neurogène de l'œil sec et affirme cette douleur non modélisable complètement in vitro, aucun modèle in silico n'étant disponible.

Objectifs

Les douleurs chroniques oculaires sont parmi les plus invalidantes et les plus difficiles à traiter. Leurs mécanismes physiopathologiques, de nature neurogène et/ou inflammatoire, demeurent de nos jours très mal connus. Leur compréhension permettrait ainsi d’envisager de nouvelles pistes thérapeutiques. L’objectif principal de ce projet est de caractériser les mécanismes de l’inflammation neurogène dans le cadre du syndrome de l’œil sec. Pour cela nous envisageons de mettre au point un modèle d'inflammation neurogène responsable d'une sécheresse oculaire par activation répétée des fibres nerveuses cornéennes. En parallèle les effets de l’inhibition répétée des fibres nerveuses cornéenne seront étudiés chez des souris souffrant de sècheresse oculaire. Dans ce but nous utiliserons une approche qui utilise des récepteurs synthétiques et des ligands sélectifs pour l'activation ou l'inhibition de structure nerveuse précise.

Bénéfices attendus

La sécheresse oculaire (SO) a une prévalence allant jusqu’à 50% chez les personnes âgées de plus 65 ans. La SO se caractérise notamment par de l’inconfort, des sensations de brûlure, de picotement et surtout est accompagnée de douleur. Les douleurs chroniques oculaires sont parmi les plus invalidantes et les plus difficiles à traiter. En effet, en cas de sécheresse les principaux traitements pouvant être proposés aux patients sont la réhydratation de la cornée par larme artificielle ou un traitement anti-inflammatoire. Malheureusement ces traitements ne sont souvent pas efficaces à long terme pour soulager les douleurs oculaires. En outre, l’intensité des douleurs exprimées par les patients n’est pas toujours corrélée à l’atteinte clinique de la surface oculaire. Ainsi la compréhension de la physiopathologie de la douleur oculaire est un préalable à l’amélioration des thérapies actuelles. Nous nous proposons d’étudier plus précisément les mécanismes de l’inflammation neurogène qui sont à l’heure actuelle peu étudiés. Leurs compréhensions permettraient ainsi d’envisager de nouvelles pistes thérapeutiques.

Procédures

Tous les animaux utilisés lors de la phase 1 (mise au point), 2 (activation répétée des nerfs cornéens sur des souris naïves (ne subissant pas de procédure chirurgicale)) et 3 (inhibition répétée des nerfs cornées sur de souris modèle de sécheresse oculaire), à l’exception du lots 1 de souris de la phase 1 (soit 550 animaux), subiront une transfection des nerfs cornéens. Sous anesthésie profonde, une abrasion de la cornée est effectuée et 1 à 2 µl de solution virale sont déposés. Cette intervention dure environ 1 min par animal. Les souris de la phase 3 (soit 240 animaux) subiront également une chirurgie permettant d’induire une sècheresse oculaire. L’ablation unilatérale de deux des trois glandes lacrymales sera effectuée sous anesthésie profonde. Cette intervention dure au maximum 20 min par animal. Pour ces deux interventions un analgésique sera administré aux animaux avant l’intervention et 24h après. Enfin les animaux seront anesthésiés puis euthanasié en fin d’expérimentation comportementale afin de récolter les différents tissus qui serviront aux études histologiques, de biologie moléculaire et d’électrophysiologie.

Impact sur les animaux

Ce projet s’attèle à étudier la douleur oculaire et plus particulièrement les mécanismes d’inflammation neurogène à l’origine de la douleur oculaire. Au cours de ce projet l’abrasion de la cornée, l’activation répétée des nerfs cornéens ou encore la double exérèse des glandes lacrymales induiront une douleur oculaire chez la souris. Le signe principal de douleur oculaire qui sera observé est la fermeture de l’œil. D’autres signes de douleur pourront être observés au niveau de la face de la souris.

Devenir

Les animaux seront anesthésiés puis euthanasiés en fin d’expérimentation comportementale afin de récolter les différents tissus qui serviront aux études histologiques, de biologie moléculaire et d’électrophysiologie.

Remplacement

La sécheresse oculaire induisant de la douleur oculaire est une pathologie multifactorielle résultant d’une interaction entre différents types cellulaires et impliquant plusieurs systèmes de régulation de l’homéostasie du film lacrymal. Elle ne peut être modélisée complètement in vitro. Également aucun modèle in silico de sécheresse oculaire n’est disponible à ce jour. C’est pour cela que ce projet est mené chez l’animal.

Réduction

Au préalable, une étude in vitro (culture primaire de neurone de ganglions trigéminés), a été menée pour démontrer qu’il est possible d’induire l’expression de gène au sein des ganglions trigéminés. Cela nous a déjà permis de déterminer quel sérotype viral à utiliser au cours de ce projet, tout en utilisant moins de souris. Cependant in vivo l’expression d’un transgène peut varier. Cela nous oblige à tout de même passer par une première phase de mise au point chez la souris. Afin d’utiliser moins d’animaux, chaque souris utilisée pour réaliser des tests comportementaux sera euthanasiée pour réaliser des analyses histologiques ou de biologie moléculaire. Cependant tous les tests comportementaux ne peuvent pas être réalisés chez la même souris. En effets certains tests effectués peuvent être source de stress et d’anxiété ce qui induirait un biais dans la réalisation des tests étudiant le stress et l'anxiété chez l'animal. Cela nous oblige donc à réaliser à chaque fois deux séries d’expérimentations. L’ensemble des données comportementales, histologiques et de biologie moléculaire seront soumis à une analyse statistique en vu de publier nos résultats dans des journaux scientifiques. Ce projet nécessite un total de 575 souris C57BL6J.

Raffinement

Avant toute procédure, une phase d’acclimatation sera respectée pour tous les animaux, dès leur arrivée, pour une durée de cinq jours. Les animaux seront hébergés dans des cages de stabulation par groupe de 5, avec enrichissement (tube en carton, battons) sur portoirs ventilés (température et hygrométrie régulées automatiquement) avec un cycle d'éclairage 12h/12h. La cornée est en contact direct avec l’environnement. De ce fait certains enrichissements placés dans les cages viennent perturber nos expériences. Par exemple, la ouate ou le coton placés dans les cages de souris sont rapidement souillés par l’urine et les excréments favorisant une infection de la surface oculaire. Afin de limiter le stress des souris au cours des tests comportementaux une phase d’habituation sera respectée. Les souris seront placées dans la salle de comportement et seront habituées à être manipulées par l’expérimentateur (5 minutes deux fois par jour) cinq jours avant le début des tests comportementaux. Au moment des chirurgies (transfection ou double exérèse des glandes lacrymales) et 24h après la chirurgie un analgésique sera administré en sous-cutané. Cela permettra de limiter les douleurs aiguës liées à la chirurgie. Également durant la chirurgie du gel ophtalmique est appliqué sur les yeux de la souris afin de les protéger d’une sécheresse oculaire source de douleurs qui serait non souhaitée ici.

Choix des espèces

La souris est un animal petit, facilement manipulable lors des observations cliniques, qui se reproduit bien. C’est une espèce animale fréquemment utilisée dans la littérature comme modèle de sécheresse oculaire, et plus globalement dans la recherche en laboratoire pour des expériences de physiologie et de biologie cellulaire et moléculaire. En effet, sa facilité d’élevage et de manipulation en fait un modèle de choix pour modéliser et décrypter des mécanismes physiopathologiques. Dans ce projet, les procédures seront appliquées sur des souris sauvages mâles adultes C57BL/6J. Ce projet nécessite l’utilisation de souris mâles C57BL/6J adultes. Ces animaux arriveront à l’animalerie à l’âge de 7 semaines (poids environs 20-25g) afin de respecter une semaine d’acclimatation et seront utilisés à l’âge de 8 semaines (âge de la maturité sexuelle) (poids environs 20-25g). Cela permettra de travailler sur des souris adultes et d’éviter des biais liés au changement physiologique de l’animal vieillissant. En effet l’ensemble des procédures de ce projet durant entre 4 à 11 semaines maximum. Les souris auront donc au maximum 19 semaines en sortie de procédure.

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Souris : 2640
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2 640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées de gravité légère. Génétiquement modifiées, elles servent à l'élevage de lignées pour l'étude du développement du cortex cérébral, avec une biopsie de la queue et une boucle d'identification posées au sevrage, puis des accouplements répétés. Le porteur indique que les embryons et les souriceaux sont prélevés pour leurs tissus nerveux, que les mâles se battent et vivent isolés, et que certaines lignées présentent un retard de croissance. Il précise que ces souris génétiquement modifiées ne peuvent être ni replacées ni relâchées, et que les reproducteurs âgés sont "réformés" et tués.

Objectifs

Le cortex cérébral est la région du cerveau responsable de fonctions cérébrales importantes comme par exemple la perception sensorielle, le langage, la mémoire, les actions volontaires et la motricité. L’étude de la formation du cortex cérébral pendant le développement embryonnaire, est essentielle pour comprendre le fonctionnement cérébral dans des conditions normales, mais également pour comprendre pourquoi le cerveau dysfonctionne dans un certain nombre de maladies telles que l’épilepsie ou le retard mental, qui touchent presque 1 enfant sur 100 dans les pays industrialisés. Les études récentes en neuroscience montrent que la gestion de la production d’énergie par les cellules du cerveau (les neurones) est essentielle pour la formation des contacts entre les neurones (appelés ‘synapses') et le développement d’un cortex cérébral fonctionnel. Ce projet a pour finalité d’étudier deux gènes qui participent à la régulation de la production d’énergie neuronale. Pour atteindre ce but, il est nécessaire de prélever des tissus neuronaux chez des embryons de souris ou chez des souriceaux. Ces tissus permettent de réaliser des expériences in vitro en manipulant l’expression de gènes liés à la production d’énergie, et d’observer les conséquences de ces perturbations sur la formation de réseaux de neurones.

Bénéfices attendus

L’étude de la fonction des gènes impliqués dans la formation des réseaux neuronaux au cours du développement embryonnaire permettra à terme d’identifier des biomarqueurs ou des stratégies thérapeutiques dans les maladies du neurodéveloppement.

Procédures

Les animaux subiront une seule fois, une biopsie à la queue et la pose d’une boucle d’identification au moment du sevrage (la procédure dure environ une minute). Les animaux seront accouplés et regroupés régulièrement en fonction des besoins de l’élevage.

Impact sur les animaux

La manipulation répétée des animaux et leur contention peut entraîner un stress modéré qui néanmoins s’atténue à mesure que les animaux s’habituent à l’expérimentateur. Les animaux subissent une biopsie à l’extrémité de la queue et la pose d’une boucle d’identification à l’oreille au moment du sevrage. Suite aux accouplements, il est observé chez la majorité des mâles un comportement de bagarre nécessitant leur hébergement en cage individuelle. Certaines lignées peuvent présenter un retard de croissance ou des anomalies développementales.

Devenir

Les animaux utilisés dans ce projet sont des organismes génétiquement modifiés qui ne peuvent être replacés ou relâchés. Les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour prélèvement des tissus désirés. Les animaux reproducteurs âgés seront réformés et mis à mort, en l’absence de possibilité de replacement.

Remplacement

Le développement d’un réseau de neurones fonctionnel repose sur des mécanismes biologiques (cascades d’activation de gènes et de facteurs de croissance…) qui sont pour l’heure impossible à modéliser parfaitement in vitro. Par conséquent l’étude de préparations microscopiques, par prélèvement de tissus, est une modalité indispensable pour comprendre l’organisation d’un tissu complexe tel que le cortex cérébral. En parallèle, les approches réalisées sur des cultures cellulaires seront dans la mesure du possible testées au préalable dans des lignées de cellules. Néanmoins les lignées de cellules sont des lignées d’origine humaine, modifiées car d’origine tumorale, et ne sont pas dérivées du cortex cérébral. Les informations dérivées de ces lignées ne permettront pas de récapituler pleinement les mécanismes cellulaires spécifique aux neurones du cortex cérébral et ne pourront pas être parfaitement comparées aux analyses histologiques et aux travaux précédents. Par conséquent, il n’est pas possible de remplacer totalement les expériences de cultures de neurones par des modèles purement in vitro.

Réduction

Le projet a pour but de prélever des tissus et cellules servant de base pour les expériences réalisées au laboratoire, par conséquent aucune analyse statistique n’est prévue sur les animaux utilisés dans ce projet. Le nombre d’animaux sera limité au strict nécessaire par une gestion appropriée des plannings de reproduction et des accouplements réalisés afin de maximiser la production de génotypes utiles. Systématiquement, un partage de tissus sera envisagé sur chaque embryon ou chaque animal prélevé, soit entre plusieurs projets de recherche au sein du laboratoire, soit en partageant avec des équipes de recherche qui travaillent sur d’autres tissus.

Raffinement

Les animaux reproducteurs seront habitués à l’expérimentateur par une routine d’élevage (toujours le même expérimentateur, toujours le même jour d’accouplement, à la même heure) qui permet de diminuer le stress des animaux. Une manipulation régulière, par contention douce (dans le creux de la main ou dans un tube en carton servant d’enrichissement) sera privilégiée comme méthode de manipulation des animaux. La taille de la biopsie, à l’extrémité de la queue, sera limitée au strict nécessaire.

Choix des espèces

Le choix d’un modèle de souris est justifié car il s’agit d’une espèce dont l’architecture cérébrale est proche de l’architecture du cerveau humain (en particulier le cortex cérébral, objet de la présente étude, n’est développé de façon satisfaisante que chez les mammifères et n’existe pas dans les espèces inférieures). Par ailleurs la souris présente un développement embryonnaire rapide (21 jours) et un développement postnatal court (21 jours pour des circuits neuronaux « matures ») et la possibilité de croisement de lignées transgéniques déjà existantes. Les animaux seront sélectionnés à l’âge de maturité sexuelle (6 semaines chez les mâles, 7 semaines chez les femelles) et utilisés en reproduction préférentiellement jusqu’à l’âge de 6 mois, après quoi la fertilité diminue et les animaux seront réformés. En cas de besoin les animaux pourront être mis en reproduction après 6 mois et au plus tard jusqu'à 12 mois, en l’absence de reproducteurs plus jeunes disponibles. Les tissus seront prélevés principalement sur des animaux prélevés à des âges standards dans la communauté scientifique : embryon de 15 jours (standard pour les cultures de neurones), à la naissance, entre 10 et 12 jours quand les circuits neuronaux sont en cours de formation, chez le jeune au moment du sevrage, et chez l’adulte. Selon les contraintes expérimentales, et dans le but d’étudier d’autres types de neurones il pourra être réalisé un prélèvement d’embryons à un autre stade embryonnaire, sans que cela n’impacte le bien-être animal.

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Souris : 40
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40 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent le virus de l'herpès HSV-1 par une injection dans la lèvre supérieure, puis sont tuées pour analyser la présence du virus dans leur cerveau. Le porteur indique que la phase aiguë peut provoquer des lésions oculaires, une perte de poids et une léthargie, et rappelle qu'un modèle proche tue 30 % des souris par infection mortelle. Il justifie cette étude pilote comme une étape vers de futurs modèles transgéniques de la maladie d'Alzheimer, et affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit l'infection dans l'"organisme entier".

Objectifs

Environ 80% des sujets âgés sont porteurs du virus de l'herpès simplex de type 1 (HSV-1). Des études épidémiologiques suggèrent fortement que le virus HSV1 est impliqué dans l'apparition de la maladie d’Alzheimer (MA) et que ce même virus peut déclencher expérimentalement l'accumulation dans le cerveau des protéines anormales impliquées dans la maladie d'Alzheimer. De plus, une étude récente a montré que les médicaments anti-herpès réduisent de 15% la survenue de la MA. Chez l’humain, la première infection par le virus HSV-1 est asymptomatique (pas de symptômes observés) dans 94% des cas. Elle survient dans et autour de la bouche et du nez. En quelques heures, le virus se réplique au niveau du site d’infection puis infecte les neurones d’un certain type de ganglions où il entre en latence (le virus reste dormant pendant cette phase de latence). Le phénomène de multiplication du virus s'arrête, mais le matériel génétique viral persiste toute la vie dans l’organisme infecté. La réactivation du virus, à partir de cet état dormant, peut survenir lorsqu'une personne subit divers facteurs de stress (fatigue, fièvre, déficit immunitaire, etc.). Cette réactivation génère de nouvelles particules virales qui migrent via les nerfs infectés et infectent ainsi différents sites de l’organisme dont le cerveau. Notre objectif à long terme est d'évaluer les interactions entre l'infection par le virus de l’herpès HSV1 et les lésions (conséquentes à l’accumulation de protéines anormales tau et Aβ) de la maladie d'Alzheimer chez des souris transgéniques modèles de la maladie d'Alzheimer. Cette étude permettra de valider le virus de l’herpès comme un facteur de risque dans le développement de la MA Il a été établi un modèle murin, le modèle BALB/c, qui reproduit fidèlement l’histoire naturelle de l’infection par HSV1. Malheureusement, les souris transgéniques modèles de la maladie d'Alzheimer qui sont parmi les plus utilisées au monde et qui seront utilisées pour le projet sur l’étude de l’interaction HSV1 et la maladie d'Alzheimer sont établies sur un fond génétique C57BL/6, présentant des caractéristiques génétiques différentes des souris BALB/c. Les objectifs de ce projet seront donc : d’établir et de caractériser dans un premier temps la sensibilité des souris C57BL/6 à l'infection par HSV1; et dans un second temps, d’étudier l’effet de l’infection par HSV1 dans des souris modèles de la MA ayant un fond génétique C57BL/6.

Bénéfices attendus

Cette étude pilote est une étape importante vers la création de nouveaux modèles murins transgéniques qui permettront d'évaluer les interactions entre le virus de l’herpès HSV1 et le développement de la maladie d'Alzheimer. Cette étude permettra d’établir si un lien de causalité entre l’infection par le virus HSV1 et la MA existe.

Procédures

Infection par le virus HSV1 réalisée suite à une inoculation dans la lèvre supérieure par voie sous-cutanée. Cette intervention dure environ 10 minutes. 40 animaux. Une seule intervention par animal.

Impact sur les animaux

L’infection par le virus de l’herpès a des conséquences cliniques dans le modèle murin d'infection à HSV1 lors de la phase aigüe de la maladie (jusqu'à 15 jours post infection). Elle s’exprime par des modifications physiques (changement d’apparence du pelage, lésions oculaires, perte de poids), mais également du comportement (agitation ou léthargie). Chez les souris BALB/c, 30% des animaux développent une infection mortelle.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin du projet pour étudier la présence d'HSV1 dans leur cerveau. Cette analyse (étude de la pathologie cérébrale par histologie et biochimie) ne peut être réalisée qu'en post-mortem.

Remplacement

La pathologie liée à HSV1 dépend de l'interaction entre HSV1 et le système immunitaire de l'hôte lors d'une infection par le HSV1 dans la lèvre, puis des interactions ultérieures qui se produisent dans les ganglions ciblés par l’infection. Il n'y a actuellement aucun modèle disponible pour reproduire les différentes composantes de cette infection au niveau de l’organisme entier.

Réduction

Les expériences vont être réalisées sur des groupes de cinq animaux. Chaque expérience sera interprétée avant de décider si une nouvelle dose de virus ou un nouveau temps post-inoculation est utile ou pas. Le nombre de 5 animaux par groupe, permet d'avoir un nombre minimal qui permet d'être représentatif d'une populations "générale". L'objectif de notre étude est de déterminer le niveau d'infection à HSV1 chez les souris. Nous considérons que le nombre de 5 souris donnera une information sur la variabilité interindividuelle, tout en étant le plus petit nombre de souris permettant de produire une information robuste. Nous pensons que ce nombre de souris est le plus adapté à la loi des 3R.

Raffinement

Pendant toute l'étude, les animaux sont hébergés dans environnement à température contrôlée, avec cycle jour-nuit de 12h optimisés pour l’hébergement des souris. Eau et nourriture seront fournies autant que nécessaire. L'environnement est enrichi par un système de nidification périssable renouvelé lors du change hebdomadaire. Les animaux seront hébergés par groupes. Ils seront examinés quotidiennement par les techniciens animaliers, sous la supervision d'un vétérinaire. L'administration du virus HSV1 est réalisée sous anesthésie générale à l’aide d’aiguilles adaptées. Cela garantit que des doses de virus très précises sont délivrées aux souris. La prise en charge des symptômes liés à l’infection consiste à l’administration d'un anti-inflammatoire non stéroïdien au cours de la phase aiguë d’infection (15 premiers jours). Toutes les souris qui présentent des signes précoces d'une infection létale seront euthanasiées.

Choix des espèces

Les humains sont le seul hôte naturel du HSV-1. Les souris sont des petits mammifères et sont idéales comme modèle pour étudier comment les interactions entre le système immunitaire des mammifères et le HSV-1 influencent l'histoire naturelle de la maladie. Des souris âgées de 5 semaines seront utilisées dans ce projet car c'est à cet âge qu'elles sont sensibles à HSV1.

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Souris : 242
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242 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent des chirurgies d'implantation de pastilles et de minipompes, des injections intracérébrales et un traitement chronique à la corticostérone qui reproduit un état dépressif, puis des tests comportementaux de suspension par la queue et de nourriture enfouie. Le porteur teste pour un partenaire privé des ingrédients olfactifs qu'il présente comme bénéfiques pour l'état émotionnel et la mémoire, et tue les souris pour prélever leurs organes. Il affirme qu'étudier des comportements de type anxio-dépressif impose un modèle animal, et présente le projet comme devant améliorer les conditions d'élevage.

Objectifs

La première partie de ce projet visera à tester différents ingrédients olfactifs (fournis par un partenaire privé) sur les performances cognitives des souris ainsi que leur état émotionnel à l’aide d’une batterie de tests comportementaux adaptés. Une protéine fluorescente sera exprimée dans plusieurs aires cérébrales chez l'animal afin d’observer post-mortem la morphologie des neurones et leurs niveaux de connexions synaptiques. Les animaux seront ensuite mis à mort afin d’étudier l’activation de l’axe du stress, les modifications morphologiques des neurones des régions du cerveau sensibles aux odeurs et les effets sur l'appareil digestif. La deuxième partie de ce projet aura pour but de démontrer le rôle de l’olfaction dans les effets bénéfiques potentiels des ingrédients testés. Pour cela, nous proposons d'utiliser une approche génétique pour bloquer la transmission de l'olfaction dans le cerveau.

Bénéfices attendus

L’objectif de cette étude préclinique est de mettre en évidence les effets bénéfiques des odeurs via l’olfaction sur le bien-être animal (états émotionnels, capacité mnésique) et sur la physiologie intestinale et d’émettre des hypothèses sur le lien cerveau intestin.

Procédures

Deux implantations d’un pellet (chirurgie : 10min, 2 interventions ; durée de traitement 12 à 14 semaines), injection intracérébrale (1h, 2 interventions), perfusion intra-cardiaque (10 minutes, sans réveil), implantation de minipompe (chirurgie : 15 minutes, 1 intervention ; durée de traitement 12 à 14 semaines), tests comportementaux (test de suspension caudale, test de nourriture enfouie).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables peuvent être dus aux chirurgies et/ ou aux traitements, Ils peuvent se traduire par une altération de l’état général de l’animal : hyperactivité puis isolement et indifférence par rapport au milieu extérieur, diminution du comportement exploratoire, perte de poids.

Devenir

Mort de tous les animaux à l'issue de chaque procédure dans le but de prélever des organes pour pouvoir faire des études sur ces tissus.

Remplacement

L’objectif du projet étant l’étude de comportements complexes, les symptômes de type anxio-dépressif, il est indispensable de travailler sur un modèle animal. Il s’agit de valider des stratégies thérapeutiques dans un modèle préclinique en vue d'améliorer le mode de vie des animaux de rente.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe est réduit au minimum nécessaire pour obtenir une puissance statistique suffisante des tests réalisés pour les comparaisons intergroupes : 12 animaux seront utilisés pour à la fois faire des études comportementales et pour les études post-mortem (dont 6 souris permettront de regarder l'activation de du noyau paraventriculaire due à un stress aigu et 6 souris qui permettront de regarder la morphologie des neurones).

Raffinement

En ce qui concerne la douleur, la souffrance ou l’angoisse, nous avons identifié quatre risques principaux. Les chirurgies pour observer la morphologie des neurones et leurs connectivités et pout induire une anosmie transitoire chez les souris, le traitement chronique par la corticostérone et le traitement au méthimazole. En cas d’altération de l’état de l’animal, un suivi quotidien sera réalisé à l’aide d'une grille de scoring. Les actions de soin prévues par cette grille seront appliquées en accord avec le vétérinaire. Par exemple, pour la douleur, des AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) pourront être administrés. De plus, s’il y a une plaie suite à des bagarres ou aux chirurgies, une pommade cicatrisante pourra y être appliquée. Enfin, en cas de perte de poids, de la nourriture sera déposée dans la cage afin que la nourriture soit plus facilement accessible.

Choix des espèces

Le modèle de corticosterone chronique est bien validé chez la souris. Il permet de reproduire un certain nombre des symtômes dépressif observés chez l'homme et répond aux antidépresseurs utilisés en clinique. Il s’agit d’un modèle de stress chez l’adulte. Les expériences débuteront sur des animaux de 10 semaines.

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Souris : 84
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84 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie d'injection intracérébrale sous anesthésie, un régime enrichi en graisses et en sucre pendant dix-sept à vingt-neuf semaines, puis des tests métaboliques avec mise à jeun de quatorze heures, gavage de glucose et sept prélèvements de sang à la queue. Le porteur cible la connexine 43 de cellules gliales pour comprendre la régulation de l'appétit, et renvoie les retombées contre l'obésité au conditionnel et au long terme. Sur le remplacement, il affirme qu'aucune méthode in vitro ne permet d'étudier ces cellules gliales et conclut au recours à la souris.

Objectifs

L’obésité et les troubles métaboliques associés constituent un enjeu de santé publique majeur et une préoccupation planétaire. L’obésité est une maladie chronique de la nutrition qui trouve son origine, en partie, dans des dysfonctionnements de plusieurs structures nerveuses. Ces structures cérébrales intègrent les informations liées à nos réserves adipeuses et à l’alimentation. Elles participent au contrôle de l’appétit pour maintenir un poids corporel stable. Malgré une recherche intense dans le domaine, les mécanismes régulant notre appétit restent mal compris et les stratégies pour lutter efficacement et durablement contre l’obésité sont limitées. Ce projet vise à mieux comprendre comment une structure cérébrale en relation avec le tube digestif régule la prise alimentaire et à identifier des cibles thérapeutiques potentielles. Il étudie le rôle dans la régulation de l’appétit et du poids corporel de cellules non-neuronales appelées cellules gliales. Plus spécifiquement, il étudie un acteur cellulaire, la connexine 43 qui contribue à la communication entre cellules gliales et entre neurones et cellules gliales. Ce projet permettra d’étudier le rôle fonctionnel joué par la connexine 43 dans un contexte d’alimentation enrichie en graisses et en sucres. La moitié des animaux (nourris sous un régime standard ou hypercalorique) auront l’expression de la connexine 43 réduite pendant le développement de l’obésité pour tester la propension des animaux à prendre du poids sous régime enrichi en graisses et en sucre. L’autre moitié des animaux auront l’expression de la connexine 43 réduite alors que l’obésité est déjà installée pour déterminer si la communication des cellules gliales par les connexines 43 modifie le contrôle de prise alimentaire, la glycémie ou le poids corporel chez des souris obèses.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre comment les cellules gliales d’une structure cérébrale en relation avec le tube digestif régulent la prise alimentaire et la glycémie. Les données recueillies apporteront un éclairage nouveau sur l’importance fonctionnelle de la communication des cellules gliales : 1) dans la propension des animaux à développer une obésité lors d’un régime enrichi en graisses et en sucre, 2) dans le contrôle de prise alimentaire ou du poids corporel lors d’une obésité déjà installée. A plus long terme, ces résultats pourraient ouvrir de nouvelles voies thérapeutiques dans le traitement de l’obésité et de ses comorbidités.

Procédures

A partir de 5 semaines d’âge, la moitié des animaux est alimentée avec un régime enrichi en graisse et en sucre, et ce, jusqu’à la fin des procédures (pendant 17 semaines pour la procédure 1 et 29 semaines pour procédure 2). Tous les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale sous analgésie préopératoire et anesthésie générale (durée 45 minutes) pour l’injection intracérébrale d’un composé qui cible la connexine 43. Les animaux seront ensuite hébergés en cage individuelle pour la durée restante du projet, pour leur sécurité (risque de blessures par les congénères) et pour les mesures individuelles nécessaires pour déterminer l’impact de la réduction de la connexine 43 sur le contrôle de la glycémie et la prise alimentaire. Les animaux subiront un (procédure 1) ou deux (procédure 2) test(s) métaboliques (4 h), au cours duquel une solution de glucose sera administrée par voie orale (moins d’1 min), puis des prélèvements sanguins seront réalisés à la veine caudale sous anesthésie locale pour suivre l’évolution du glucose sanguin (7 prélèvements en 4 h, moins d’1 min par prélèvement). Ces tests nécessitent une mise à jeun préalable de 14 h. A l’issue de ces régimes, les animaux seront mis à mort pour les analyses histologiques.

Impact sur les animaux

Les procédures utilisées ont pour objectif de tester la contribution des cellules gliales à la régulation du métabolisme et de la glycémie. La période de récupération post-opératoire est source d’inconfort et de douleur pour l’animal. Les animaux sont hébergés individuellement, pour leur sécurité durant la récupération post-opératoire et pour le suivi individuel de la consommation alimentaire et des régulations du statut glycémique. L’accomplissement de cet objectif implique le recours à une chirurgie d’injection intracérébrale. L’exposition à un régime riche en sucre et en graisse ne génère aucune douleur ou inconfort, mais nécessite des pesées régulières et une manipulation des animaux qui peut être une source d’inconfort. L’administration orale de glucose cause un inconfort dû à la contention de l’animal et à l’administration elle-même. Ces administrations sont précédées d’une mise à jeun indispensable à la standardisation du statut glycémique, limitée à 14 h. Cette mise à jeun est une source de stress pour les animaux. Le suivi du statut glycémique requiert des prélèvements répétés d’une goutte de sang à la veine latérale de la queue.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, des analyses histologiques post-mortems sont indispensables : 1) Pour vérifier que la région d’intérêt a correctement été ciblée; 2) et caractériser les réponses cellulaires gliales. Dans la procédure 2, les animaux « résistants » à l’obésité induite par l’alimentation, c’est-à-dire nourris avec le régime enrichi en graisses et en sucre et qui n’auraient pas eu un gain de poids supérieur ou égal à 130 % à la prise de poids moyenne de la cohorte contrôle sont mis à mort. Ces mises à mort sont réalisées avant les injections intra-cérébrale pour éviter de générer de l’inconfort chez des animaux qui ne pourront pas être utilisés dans nos expériences. Les animaux éventuellement sortis de l’étude prématurément en raison d’une souffrance non-traitable seront mis à mort.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe, à ce jour, aucune méthode de substitution in vitro n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’implication des cellules gliales dans le contrôle de l’homéostasie glucidique, la consommation alimentaire et le poids corporel.

Réduction

Le nombre de souris nécessaire à ce projet est de 84 souris mâles. Notre expertise nous permet de définir ce nombre au plus juste compte tenu du nombre des paramètres à tester et des mesures à effectuer pour chaque lot d’animaux. Nos résultats préliminaires ont vérifié une altération de l’expression de la connexine 43 de la 3e à la 10e semaine post-chirurgie. Il s’agit ici de déterminer l’impact fonctionnel de cette réduction d’expression. Les mesures terminales à effectuer consistent en une analyse immunohistochimique pour vérifier l’efficacité de nos injections intra-cérébrales, et pour observer le nombre et de la morphologie des cellules gliales dans notre modèle. Le nombre de lots nécessaires à ces analyses dépend du nombre de variables testées dans chaque procédure. Pour chaque procédure : Présence ou absence de connexine 43 (des animaux recevront le composé qui permet de réduire l’expression de la connexine 43 et les autres animaux recevront un composé inactif) x 2 conditions différentes de régime alimentaire, soit 4 lots d’animaux. Pour l’effectif par lot, une analyse des données de la littérature indique que la quantification du nombre et de la morphologie des cellules gliales nécessite 7 - 8 animaux par lot, compte-tenu de la variabilité des mesures. Un effectif de 8 animaux par groupe est choisi ici pour prendre en compte la variabilité de ciblage des injections. Néanmoins, nous devons également prendre en compte le pourcentage d’échec, pouvant aller jusqu’à 30 %, pour induire une obésité chez la souris. Un effectif de 13 animaux par lots d’animaux soumis au régime hypercalorique est nécessaire. Ces effectifs par lot sont pleinement compatibles avec les tests métaboliques qui mobilisent 4 lots d’animaux chacuns (2 variables par expérience : composé ciblant ou non la Cx43 x 2 régimes alimentaires.

Raffinement

Les expérimentations seront effectuées par un personnel compétent et entraîné. L’état clinique des animaux sera suivi quotidiennement et tout repérage d’un état anormal fera l’objet d’une quantification par une grille de score adaptée, assortie de points limite et de points d’arrêt préétablis permettant une prise en charge adaptée. Les actes pouvant générer de la douleur seront réalisés sous analgésie et/ou anesthésie. La chirurgie d’injection intracérébrale est réalisée sous analgésie préopératoire, anesthésie locale et anesthésie générale et analgésie post-opératoire. En période post-opératoire, un suivi renforcé est mis en place. Durant les deux premiers jours post-opératoires, une alimentation sous forme de gel enrichi est disposée en fond de cage pour limiter la déshydratation et la perte de poids et une analgésie est systématiquement administrée. Les prélèvements sanguins pour dosages glycémiques seront réalisés sous anesthésie locale. La mise à mort est réalisée sous analgésie préopératoire et anesthésie générale. Les animaux seront habitués à la manipulation et à la contention avant les tests métaboliques. Ces phases d’habituation ont pour objectif de réduire l’angoisse animale et d’éviter des fluctuations importantes de la glycémie dû à la manipulation des animaux et à la contention. De plus, une habituation au retrait de la mangeoire (pendant 2 h en phase diurne les deux jours précédant la mise à jeun de 14 h) contribuera à diminuer le stress des animaux. Le maintien en hébergement individuel est nécessaire pour les mesures individuelles de prise alimentaires et les tests métaboliques. Pour limiter l’inconfort qui résulte de cet isolement, les cages transparentes pour rongeurs sont disposées de façon à permettre des contacts visuels et olfactifs avec les congénères. Par ailleurs, un enrichissement plus varié est mis en place. Deux enrichissements au choix (en plus des nids composés de lanière de papier) seront placés dans la cage et modifiés toutes les deux semaines parmi : dôme en carton, tunnel en polycarbonate rouge, bûchette en bois, tunnel en carton, cylindre de coton.

Choix des espèces

La souris est le meilleur modèle pour ces expériences puisque c’est le modèle le plus documenté dans la littérature. Des souris à partir de 5 semaines seront utilisées. Il est important de débuter les régimes obésogènes peu après le sevrage pour en maximiser les effets sur la croissance pondérale.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 534
Souffrances
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▲ 534
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Devenir
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 534

534 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Modèles génétiques de la maladie d'Alzheimer, elles subissent des prélèvements mensuels de sang et de liquide céphalorachidien, ce dernier via une chirurgie stéréotaxique de pose de canules, et des tests de mémoire, labyrinthe en Y, reconnaissance d'objet et piscine de Morris. Le porteur reconnaît des douleurs post-chirurgicales et un risque d'hypothermie lors du test aquatique, et n'attend qu'un stress léger des épreuves comportementales. Il affirme qu'aucune méthode ne remplace ces modèles murins pour étudier ensemble les lésions d'Alzheimer et les déficits de mémoire, les retombées thérapeutiques restant hypothétiques.

Objectifs

Les personnes atteintes du syndrome de Down présentent des niveaux accrus de DYRK1A dans le tissu cérébral et de plasma. Une expression accrue des transcrits DYRK1A a été signalée dans des échantillons d'hippocampe provenant de patients atteints de la maladie d'Alzheimer, bien que les niveaux de protéine DYRK1A dans des homogénats de cortex frontal se soient avérés similaires entre les patients atteints de la maladie d'Alzheimer et les témoins. Récemment, il a été demontré que les personnes âgées souffrant de troubles de la mémoire et présentant une imagerie amyloïde positive présentaient des taux plasmatiques de DYRK1A plus faibles que celles présentant une imagerie amyloïde négative. En outre, il a éte également observé que les adultes âgés cognitivement normaux et sans dépôts amyloïdes présentaient des niveaux plasmatiques de DYRK1A plus élevés que les individus plus jeunes, ce qui pourrait suggérer que l'augmentation de DYRK1A associée à l’âge protègerait de la maladie d'Alzheimer. Dans cette étude, nous cherchons à préciser le lien entre les niveaux cérébraux et plasmatiques de DYRK1A et les deux neuropathologies de la maladie d'Alzheimer.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera à mieux comprendre le rôle de la surexpression/downregulation de DYRK1A dans l'étiologie de la maladie d'Alzheimer, en particulier les pathologies amyloïdes et tau. Ce projet contribuera également à une meilleure compréhension de l'apparition précoce de la neuropathologie de la maladie d'Alzheimer chez les personnes atteintes du syndrome de Down, étant donné que le gène codant pour la DYRK1A est situé sur le chromosome 21 et qu'il est donc surexprimé dans cette population. L'étude de biomarqueurs plasmatiques capables d'identifier les individus à haut risque pour la maladie d'Alzheimer de manière rapide et efficace permettrait d'initier un traitement pré-symptomatique de cette maladie, en particulier dans les populations à haut risque. Enfin, les efforts visant à élucider les mécanismes moléculaires impliqués dans les pathologies amyloïdes et tau pourraient également ouvrir de nouvelles approches thérapeutiques visant à modifier le développement de la maladie d'Alzheimer.

Procédures

Des prélèvements sanguins et de LCR seront effectué une fois par mois entre l'âge de 2 et 6 mois. La souris sera manipulée (pour 3-5 minutes par animal) pour le prélèvement sanguin et de LCR. Les capacités cognitives des souris seront évaluées dans 3 différents tests d'apprentissage et de mémoire: Y maze (8 minutes par animal), reconnaissance de nouvel objet (4 sessions de 10 minutes – 1 session par jour - par animal) et piscine aquatique de Morris (4 sessions de 1 minute par jour pendant 7 jours et 1 session - “probe test” - de 1 minute le jour 8 par animal). 224 souris seront soumises à une injection i.p. d'un mélange d'anesthésiques (2 à 3 minutes par animal ; 1 injection i.p. par animal).

Impact sur les animaux

Pendant le prélèvement de l’échantillon de sang, l'animal est retenu avec précaution par la peau du cou et du dos afin d'immobiliser la tête. Un stress passager peut survenir en raison de l'immobilisation. Une ponction trop profonde peut entraîner la pénétration du sang dans la cavité buccale et un risque d'hémorragie. Un hématome sur le côté du visage peut se produire occasionnellement. L'anesthésie générale utilisée pour la chirurgie stéréotaxique (mise en place de canules pour le prélèvement du LCR) peut entraîner une altération de la thermorégulation, une dépression des systèmes cardiovasculaire et respiratoire, une diminution de l'activité métabolique et une vasodilatation périphérique pouvant conduire à une baisse de la température corporelle. Des douleurs et une détresse post-chirurgicales peuvent également survenir. Les tests comportementaux sont basés sur les comportements spontanés de l’animal avec une procédure graduelle d’habituation-familiarisation aux dispositifs de test. En général, les tests comportementaux utilisés dans ce projet peuvent causer un stress léger. Pour les tests dans l'eau (Labyrinthe aquatique de Morris), il y a un risque d'hypothermie. La contention et la manipulation par l'injection IP peut provoquer un léger stress à l'animal.

Devenir

Deux méthodes d'euthanasie seront utilisées pour atteindre les objectifs du projet.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative autre que le recours aux modèles souris de maladie d'Alzheimer et aux croisements avec des souris surexprimant ou sous exprimant DYRK1A, pour atteindre les objectifs du projet: analyses de la pathologie Alzheimer (amyloide et tau) ainsi que des déficits d'apprentissage et de mémoire.

Réduction

Le nombre d'animaux est réduit au minimum sans compromettre les objectifs du projet. Ce nombre a été calculé sur la base d'études précédemment élaborées et publiées, notamment des études du laboratoire. Des groupes de 15 souris seront nécessaires afin d’atteindre un poiuvoir statistique suffisant permettant de détecter des variations significatives dans les données comportementales. Nous utiliserons sur 3 ans un total de 534 souris.

Raffinement

Les méthodes utilisées et la manière de traiter les animaux pendant les expériences et dans l’animalerie assureront à ces derniers un minimum de contraintes et un maximum de bien-être. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les procédures expérimentales sont les plus appropriées pour minimiser toute douleur, souffrance, anxiété/détresse ou dommage que les animaux pourraient subir. Des mesures telles que la formation du personnel, la surveillance quotidienne, l'habituation, l'acclimatation et le temps de récupération sont prises pour réduire tout impact physique et psychologique potentiel des procédures expérimentales. Les conditions d'élevage et d'hébergement (enrichissement de l'environnement avec des carrés de coton) sont mises en œuvre afin d'accroître autant que possible le bien-être des animaux. La préférence pour les procédures non invasives par rapport aux procédures invasives est prise en considération et, lorsque des interventions invasives sont nécessaires, les directives appropriées en matière d'anesthésie/analgésie seront suivies, en accord avec le comité de bien-être animal. Un animal sera immédiatement euthanasié après atteinte de l’un des points limites. Les points limites sont définis ci-dessus. Les zootechniciens conseillent sur l’état sanitaire de l’animal identifié et suggèrent les procédures à appliquer, les soins et éventuellement le recours à l’euthanasie. Nous suivrons des recommandations de la cellule bienêtre et vétérinaire avec application de produits disponible par la plateforme. En outre, nous effectuerons un suivi par l’utilisateur journalier avec pour critère l'aspect général de l'animal, comme le poids, le pelage, l'hydratation, l'activité, etc.

Choix des espèces

Deux modèles de souris de la maladie d'Alzheimer seront utilisés dans ce projet. L'un développe une pathologie amyloïde étendue, tandis que l'autre est un modèle de tauopathie, développant des enchevêtrements neurofibrillaires, une perte neuronale et une atrophie cérébrale. Les deux modèles de souris de la maladie d'Alzheimer présentent des déficits cognitifs. Nous utiliserons également un modèle de souris qui porte trois copies du gène Dyrk1a de la souris, comme dans la trisomie 21. Un modèle de souris qui porte une seule copie de ce gène complète cette étude. Dans ce projet, nous analyserons les effets de la surexpression du gène Dyrk1a, ainsi que de sa sous-expression sur les pathologies amyloïdes et tau en croisant ces différentes lignées de souris. Des échantillons de sang et de LCR seront prélevés sur des souris adultes à différents âges afin de détecter différents biomarqueurs. Les performances cognitives seront évaluées à l'âge de 4 mois, et des tissus cérébraux seront prélevés sur les souris à l'âge de 6 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Macaques rhésus : 5
Souffrances
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▲ 5
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Devenir
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5 macaques rhésus vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réutilisés ou rendus à l'élevage plutôt que tués. Chaque animal subit deux chirurgies crâniennes avec pose d'un plot de tête et une craniotomie de 18 mm, puis des mois d'entraînement à des tâches d'attention et des enregistrements par électrodes enfoncées dans le cerveau. Le porteur reconnaît un risque d'infection des chambres d'enregistrement et des lésions cérébrales possibles à chaque session, qu'il juge rares. Il revendique une recherche fondamentale sur l'attention, transposable à l'humain "par extension", et présente le macaque comme le modèle le plus proche, la mise à mort n'étant qu'un dernier recours.

Objectifs

La fonction attentionnelle est une fonction cognitive essentielle à l’implémentation de la plupart des autres fonctions cognitive. Elle améliore ainsi les fonctions d’apprentissage, de mémorisation, de planification, de raisonnement etc. Lorsqu’elle fait défaut, suite à un accident cérébral, une maladie neurodégénérative ou encore des troubles neurodéveloppementaux, les personnes se retrouvent en difficultés cognitives dans leur vie quotidienne et leurs apprentissages. Notre objectif est d’identifier les processus neuronaux et métaboliques qui sous-tendent cette fonction à la fois localement (c’est-à-dire comprendre comment chaque neurone et les neurones d’une même région cérébrale fonctionnent ensemble lorsqu’on utilise notre attention), et dans le réseau cérébral attentionnel (c’est-à-dire entre les différentes aires cérébrales qui sont activées lorsqu’on utilise notre attention). Nous analyserons ces réponses neuronales locales et distantes pendant l’exécution de tâches comportementales impliquant l’attention, en situation normale, ou lors de l’utilisation de molécules stimulant le système noradrénergique et ainsi l’attention, ou encore, en utilisant des approches visant à modifier l’activité corticale par le sujet lui-même et lui permettant d’apprendre à optimiser le fonctionnement de ces régions cérébrales. Le projet combine analyse du comportement, et injections pharmacologiques systémiques et intracérébrales, enregistrements électrophysiologiques, et enregistrements métaboliques. Nous ciblerons spécifiquement le cortex pariétal et le cortex préfrontal, deux régions impliquées dans la fonction attentionnelle. Il sera réalisé chez le primate non humain, le seul modèle animal doté d’un système visuel et attentionnel comparable à celui de l’Homme et capable d’effectuer des tâches aussi complexes que celles réalisées par l’Homme. Ce projet nous permettra d’atteindre une meilleure compréhension de la façon dont le cerveau met en œuvre la fonction attentionnelle, et de proposer des pistes thérapeutiques pharmacologiques ou interventionnelles (invasives ou non-invasive) pour sa réparation ou son amélioration.

Bénéfices attendus

Ce projet est conçu pour enrichir nos connaissances fondamentales concernant le fonctionnement cérébral et la fonction attentionnelle du primate non-humain, et de l’homme par extension. Grâce à ce projet, nous pourrons comprendre comment l’activité neuronale et métabolique du cortex pariétal et du cortex préfrontal organise la fonction attentionnelle et quel rôle la neuromodulation noradrénergique joue dans ce contexte. Nous serons également en mesure de caractériser les bénéfices des approches visant à modifier l’activité corticale par le sujet lui-même (neurofeedback) sur la dynamique cérébrale ainsi que sur la performance comportementale. Ces questions relèvent clairement du domaine des neurosciences fondamentales, et notre principale ambition est de mieux comprendre comment le cerveau met en œuvre la fonction attentionnelle chez l'homme et les primates non humains. Cependant, nous pensons que les réponses que nous apporterons pourront alimenter les neurosciences cliniques.

Procédures

Habituation à la sortie de cage (3 mois) ; 2 Chirurgie sous anesthésie générale (3h/ Chirurgie); Habituation aux tâche comportementales (6 mois); Enregistrements électrophysiologiques et métaboliques (3 mois); 2 Anesthésies générales pour examens d’imagerie anatomique (3h/ examen). La procédure dans son ensemble est considérée comme modérée.

Impact sur les animaux

La partie électrophysiologique du projet implique l’implantation d’un plot de tête et d’une chambre d’enregistrement par l’intermédiaire de vis en céramique et en titane chirurgicalement implantées sur la tête de l’animal. Les chambres d’enregistrement pariétale et préfrontales donneront sur une craniotomie (circulaire 18mm de diamètre) permettant l’accès à la dure-mère et au cerveau pour pouvoir y positionner une électrode (d’enregistrement neuronal ou métabolique) au moment des sessions d’expérimentation. La présence de ces chambres d’enregistrement constitue une source potentielle d’infection requérant une attention particulière, avec des soins fréquents adaptés. De potentiels lésions cérébrales engendrées lors de la pénétration de l’électrode dans le cerveau sont à prévoir avec la répétition des sessions d’enregistrement. Le suivi comportemental quotidien des animaux nous informera sur la présence ou non d’une lésion débilitante. Cette possibilité demeure toutefois extrêmement rare. Il n’est pas démontré que l’effet cumulatif entre les différentes phases du projet soit délétère pour la santé de l’animal. Toutes les étapes du projet étant classées en procédure légère, à l’exception des interventions chirurgicales classées en modérée, nous estimons que la sévérité totale du projet demeure modérée pour les animaux.

Devenir

A la fin du protocole, en concertation avec le vétérinaire réfèrent et dépendamment du degré réel de sévérité de la procédure pour chaque animal, les singes seront préférentiellement réutilisés pour une autre étude. Ces animaux auront acquis une grande valeur scientifique, du fait de leur entrainement à réaliser des taches cognitives. Les animaux ayant un plot implanté seront préférentiellement réutilisés pour une autre étude nécessitant les mêmes approches expérimentales. De ce fait, nous ne prévoyons de désimplantation chirurgicale à la fin de notre protocole que sur les animaux pour lesquels une sortie de protocole sera décidée. Également, notre protocole ne nécessite pas l'euthanasie de ces animaux pour des fins scientifiques. Les animaux sortis de protocole seront candidats à un replacement dans un sanctuaire. En dernier recours, si aucune solution alternative n’est possible, les animaux seront sacrifiés.

Remplacement

L’utilisation du modèle primate non-humain apparait essentiel pour la réalisation de cette étude de recherche fondamentale, utilisant des approches d’électrophysiologie et de pharmacologie. Phylogénétiquement, ce modèle d’étude pré-clinique est le plus proche de l’humain dans l’expression de ses comportements et dans son organisation anatomo-fonctionnelle. Ainsi, les informations obtenues seront plus facilement comparables transposables et identifiables à une application chez l’humain. De plus, des taches comportementales variées peuvent être réalisées par ces animaux permettant ainsi l’étude d’un large spectre de comportements complexes. Aucun autre modèle animal ne présente ces caractéristiques. Par ailleurs, cette approche d’électrophysiologie telle que décrite dans le projet ne peut être à ce jour réalisée chez l’homme.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit à la valeur minimale permettant d’atteindre une significativité et reproductibilité des observations. Au total, nous prévoyons la possibilité d’inclure 5 animaux dans le protocole (4 en réutilisation et 1 en nouvelle inclusion). Ce nombre a été choisi sur la base du nombre minimum standard d’animaux (n=4) défini par la communauté scientifique abordant des problématiques comportementales avec des méthodes d’électrophysiologie chez le primate non-humain, étant données les conditions expérimentales envisagées, et sur la possibilité d’avoir à remplacer des animaux en cours de protocole (n=1). Tous les protocoles seront lancés sur les mêmes animaux ce qui nous permettra de comparer différentes acquisitions sur les mêmes sujets et ainsi optimiser la puissance statistique de notre étude. Les animaux en réutilisation, pour cette étude, sont déjà entrainés aux tâches comportementales et hébergé dans le laboratoire. Deux sont déjà implantés des chambres d’enregistrements. Cette réutilisation est d’autant plus importante que ces animaux doivent être entraînés sur une longue durée de temps, avec renforcement positif, pour arriver à un comportement stable, avant de pouvoir passer à la phase de collecte de données.

Raffinement

Notre méthodologie expérimentale a été planifiée afin de minimiser l’impact de notre étude sur la santé et le bienêtre des animaux. L’expérimentation implique l’utilisation simultanées de plusieurs types d’enregistrements (neuronaux, métaboliques) avec ou sans manipulation pharamacologique, permettant ainsi de maximiser la qualité et la diversité des données recueillis permettant ainsi le recueil de données de haute valeur scientifique, habituellement recueillis dans le cadre de plusieurs protocoles indépendants. L’implantation du plot, réalisée chirurgicalement sera réalisée avec les meilleures techniques d’asepsie possible, par un neurochirurgien, afin de réduire le risque d’infection ou de désimplantation. Les animaux ne seront implantés avec les chambres d’enregistrement qu’au moment d’initier la phase d’électrophysiologie de l’étude. La craniotomie réalisée chirurgicalement sera la plus petite possible à l’intérieur de la chambre d’enregistrement, minimisant ainsi le possible risque d’infection. Les enregistrements seront effectués avec des microélectrodes/sondes fuselées à faible diamètre (150microm) pour ne pas créer de lésion significative au niveau de la structure cérébrale d’intérêt. Les imageries réalisées au préalable nous permettront de cibler avec précision les régions cérébrales à enregistrer et nous indiquerons comment positionner l’électrode pour être le plus efficace possible dans la collection de données électrophysiologiques et métaboliques. En dehors des sessions comportementales qui seront réduites le plus possible, les animaux seront hébergés dans un environnement social avec accès à de grandes volières incluant du matériel de fourrage et de multiples formes d’enrichissement. Pour favoriser des interactions sans stress excessif entre l’animal et l’expérimentateur, les animaux seront entrainés à la technique d’association positive entre un son (clicker), une action, et une récompense alimentaire. De plus, la mise en place de points limites précoces nous permettra un suivi régulier du stress des animaux.

Choix des espèces

Pour cette étude, le modèle primate non-humain (macaque) apparait essentiel pour plusieurs raisons : - Cette étude s’intéresse à des mécanismes neurobiologiques chez le macaque pour des raisons de connaissance fondamentale. - Phylogénétiquement, ce modèle animal est le plus proche de l’humain dans l’expression de ses comportements et dans son organisation anatomo-fonctionnelle la rendant notamment plus « facilement » comparable pour des études cognitives -Toutes informations physiologiques ou physiopathologiques obtenues chez le primate non-humain est plus facilement transposable à une application chez l’humain. Les quatre animaux réutilisés sont des animaux matures. Les animaux reçus de nos fournisseurs sont de jeunes adultes (3.5-4 ans). Ils arrivent généralement déjà en groupe et sont socialement compatibles permettant de les pairer pour leur hébergement. L’étude portant sur des sujets adultes, les variations de maturation ou de vieillissement au sein de cette tranche d’âge restes minimes et ne devrait pas engendrer de variations significatives des réponses neuronales dans les taches étudiées

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Macaques rhésus : 3
Souffrances
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Devenir
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3 macaques rhésus vont être utilisés puis réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un animal au plus subit une chirurgie d'implantation d'un plot de tête, tous étant entraînés pendant des mois puis soumis à des campagnes d'IRM fonctionnelle avec injections de produit de contraste et restriction hydrique. Le porteur indique un stress lié à l'immobilité, au bruit et à la restriction d'eau, et signale que l'oxyde de fer injecté peut provoquer des troubles hépatiques. Il affirme que le macaque est le modèle "le plus proche" de l'humain pour cette étude comparative des fonctions cognitives, une mise à mort n'étant envisagée qu'en dernier recours.

Objectifs

Au quotidien, nous intégrons plusieurs modalités sensorielles afin d’interagir de façon flexible avec l’environnement. Par exemple, la coordination des informations visuelles, proprioceptives et tactiles nous permet d’attraper précisément une tasse sur une table. La transformation de l’information visuelle en mouvement de la main a été largement étudiée en laissant de côté le rôle de l’information tactile dans la planification de l’action, de ce fait nos connaissances sur cet aspect sont restreintes. Pour frapper, de nuit, un moustique posé sur notre main avec notre autre main, notre cerveau a besoin de guider le mouvement de notre main non pas quelque part à l’extérieur du corps, mais quelque part sur le corps. Cette transformation est complexe car notre corps peut prendre de multiples configurations : debout, assis, bras croisés etc. Le traitement tactile-moteur prend très probablement place dans le cortex postérieur pariétal (CPP). Cependant, les régions cérébrales précises ainsi que les mécanismes responsables demeurent méconnus. Notre projet a pour objectif d’identifier, par imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), les régions cérébrales impliquées dans l’organisation de mouvements vers le corps et d’élucider les mécanismes cérébraux sous-jacents. Pour ce faire, des macaques exécuterons des mouvements oculaires vers un endroit sur les mains défini soit par des cibles visuelles placées près des mains, soit par des cibles tactiles sur les mains. Les mains seront tantôt croisées tantôt décroisées passivement grâce à un moteur tactile. La comparaison des activations cérébrales lorsque les mouvements des yeux sont dirigés vers une information visuelle ou vers une information tactile, placées sur des mains croisées ou non croisées, nous permettra de répondre aux questions suivantes : Comment est-ce que la planification des mouvements de yeux change en fonction de la position de la main par rapport au corps ? Comment est-ce que la planification du mouvement des yeux change en fonction de la nature de l’information qui guide ce mouvement, visuelle ou tactile ? Cette étude s’inscrit dans une perspective comparative, puisque les mêmes expérimentations sont réalisées chez l’humain, dans l’objectif de comparer les fonctions du cortex pariétal humain et du primate non-humain, dans le contexte de la préparation de mouvements vers le corps.

Bénéfices attendus

Ce projet est conçu pour enrichir nos connaissances fondamentales concernant le fonctionnement cérébral du processus de transformations somato-motrices. Grâce à ce projet, nous serons en mesure de décrire plus précisément les aires cérébrales impliquées ainsi que leur dynamique de fonctionnement. Ce projet permettra également une comparaison entre l’humain et le macaque et ainsi d’expliquer des différences évolutives entre ces deux espèces proches. Cette comparaison est rendue possible grâce à l’utilisation de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle chez des sujets éveillés chez ces espèces, permettant ainsi la comparaison directe entre les activations cérébrales obtenues. Ces questions relèvent clairement du domaine des neurosciences fondamentales, et notre principale ambition est de mieux comprendre comment le cerveau met en œuvre ces fonctions cognitives chez l'homme et les primates non humains. Cependant, nous pensons que les réponses que nous apporterons pourront alimenter de nombreux domaines des sciences appliquées, des neurosciences cliniques, des sciences vétérinaires à l'intelligence artificielle.

Procédures

Habituation à la sortie de cage (3 mois) ; 1 Chirurgie potentielle sur un animal maximum, sous anesthésie générale (3h) ; Habituation aux tâche comportementales (6 mois); Habituation à l’injection d’agent de contraste (2 mois) comprenant 1 injection vigile (injections: 5s à 10s); Campagnes d’acquisitions IRMf vigile comprenant (3 semaines, 1 session par jour, maximum de 3 campagnes d’acquisition par an): 1 injection pour chaque session (injections: 5s à 10s), 3 prélèvements sanguins pour chaque campagne d’acquisitions IRM pour contrôler les niveaux de fer circulants (prélèvement: 10s à 15s). La procédure dans son ensemble est considérée comme modérée.

Impact sur les animaux

L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) ne constitue pas une source potentielle de nuisances importantes. Les animaux peuvent toutefois subir un stress de par l’immobilité imposée ainsi que de par le bruit important généré par la machine. La restriction hydrique peut s’avérer stressante. La tâche implique le déplacement passif des bras dans un système de contention. Des injections de produit de contraste seront effectuées en vigile. Ce produit de contraste est un oxyde de fer supra-magnétique, qui peut induire des élévations du taux de fer sanguin et potentiellement des troubles hépatiques.

Devenir

A la fin du protocole, en concertation avec le vétérinaire réfèrent et dépendamment du degré réel de sévérité de la procédure pour chaque animal, les singes seront préférentiellement réutilisés pour une autre étude. Ces animaux auront acquis une grande valeur scientifique, du fait de leur entrainement à réaliser des taches cognitives. Les animaux ayant un plot implanté seront préférentiellement réutilisés pour une autre étude nécessitant des approches IRMf. De ce fait, nous ne prévoyons pas de désimplantation chirurgicale à la fin de notre protocole. Également, notre protocole ne nécessite pas l'euthanasie de ces animaux pour des fins scientifiques. Si la décision est prise d’une sortie de protocole, le plot de tête sera désimplanté. A la fin du protocole, en concertation avec le vétérinaire et dépendamment du degré réel de sévérité de la procédure pour chaque animal, les singes pourront être réutilisés pour une autre étude, ou un replacement dans un sanctuaire sera envisagé. En dernier recours, si aucune solution alternative n’est possible, les animaux seront sacrifiés.

Remplacement

L’utilisation du modèle primate non-humain apparait essentiel pour la réalisation de cette étude de recherche fondamentale et comparative, utilisant des approches d’imagerie IRMf. Phylogénétiquement, ce modèle d’étude pré-clinique est le plus proche de l’humain dans l’expression de ses comportements et dans son organisation anatomo-fonctionnelle. Ainsi, les informations obtenues seront plus facilement comparables (approche évolutive) transposables et identifiables à une application chez l’humain. De plus, des taches comportementales variées peuvent être réalisées par ces animaux permettant ainsi l’étude d’un large spectre de comportements complexes. Enfin, le projet scientifique porte spécifiquement sur la comparaison des fonctions cognitives chez l’homme et le macaque. A terme, cela permettra donc de préciser les circonstances expérimentales et cliniques dans lesquelles le macaque peut être utilisé comme un modèle de la cognition humaine, et les conditions où il ne le peut pas.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit à la valeur minimale permettant d’atteindre une significativité et reproductibilité des observations. Au total, nous prévoyons la possibilité d’inclure 3 animaux dans le protocole (2 en réutilisation et un en nouvelle inclusion). Ce nombre a été choisi sur la base du nombre minimum standard d’animaux (n=2) défini par la communauté scientifique abordant des problématiques comportementales avec des méthodes d’imagerie chez le primate non-humain, et sur la possibilité d’avoir à remplacer des animaux en cours de protocole (n=1). Tous les protocoles seront lancés sur les mêmes animaux ce qui nous permettra de comparer différentes acquisitions sur les mêmes sujets et ainsi optimiser la puissance statistique de notre étude. Les animaux en réutilisation, pour cette étude, suite à des recherches peu invasives, sont déjà entrainés à l’IRM et hébergé dans le laboratoire. Cette réutilisation est d’autant plus importante que ces animaux doivent être entraînés sur une longue durée de temps, avec renforcement positif, pour arriver à un comportement stable, avant de pouvoir passer à la phase de collecte de données. Nous prévoyons de lancer 9 campagnes d’acquisitions par animal (15 sessions par animal, chaque session incluant de 2 à 15 scans en fonction de la motivation des animaux).

Raffinement

Notre méthodologie expérimentale a été planifiée afin de minimiser l’impact de notre étude sur la santé et le bienêtre des animaux. Par exemple, l’imagerie constitue une approche non-invasive qui va nous permettre d’étudier l’activité cérébrale dans le cerveau entier des animaux sans engendrer d’effets délétères. L’implantation du plot, réalisée chirurgicalement sera réalisée avec les meilleures techniques d’asepsie possible, par un neurochirurgien, afin de réduire le risque d’infection ou de désimplantation. En dehors des sessions d’imagerie qui seront réduites le plus possible sans compromettre les résultats scientifiques, les animaux seront hébergés dans un environnement social, incluant du matériel de fourrage et de multiples formes d’enrichissement (selon un protocole défini en SBEA et implémenté par les chercheurs et les techniciens animaliers). Pour favoriser des interactions sans stress excessif entre l’animal et l’expérimentateur, les animaux seront entrainés à la technique d’association positive entre un son (clicker), une action, et une récompense alimentaire. Une sortie de cage vers la chaise sans canne est également à l’étude dans notre structure. De plus, la mise en place de points limites précoces nous permettra un suivi régulier du stress des animaux.

Choix des espèces

Pour cette étude, le modèle primate non-humain (macaque) apparait essentiel pour plusieurs raisons : - Cette étude s’intéresse à des mécanismes neurobiologiques chez le macaque pour des raisons de connaissance fondamentale. - Phylogénétiquement, ce modèle animal est le plus proche de l’humain dans l’expression de ses comportements et dans son organisation anatomo-fonctionnelle la rendant notamment plus « facilement » comparable pour des études évolutives - Cette étude s’inscrit explicitement dans une perspective comparative entre espèces, la comparaison homme macaque étant un point clé de cette étude. En plus des connaissances fondamentales générées cela va permettre de préciser l’opportunité d’utiliser le macaque comme un modèle de la cognitive humaine et de ses dysfonctions. -Des taches comportementales variées peuvent être réalisées par ces animaux permettant ainsi l’étude d’un large spectre de comportements complexes du point de vue des neurosciences fondamentales. -Toutes informations physiologiques ou physiopathologiques obtenues chez le primate non-humain est plus facilement transposable à une application chez l’humain. « Les deux animaux réutilisés sont des animaux matures. Les animaux reçus de nos fournisseurs sont de jeunes adultes (3.5-4 ans). Ils arrivent généralement déjà en groupe et sont socialement compatibles permettant de les pairer pour leur hébergement. L’étude portant sur des sujets adultes, les variations de maturation ou de vieillissement au sein de cette tranche d’âge restes minimes et ne devrait pas engendrer de variations significatives des réponses neuronales dans les taches étudiées. A terme, des analyses portant sur un possible effet âge sur les traitements cognitifs qui nous intéressent pourront être entreprises à plus large échelle.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 698
Souffrances
▲ -
▲ 216
▲ 482
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 698

698 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des souriceaux nouveau-nés subissent une chirurgie cérébrale et une électroporation qui peut provoquer un arrêt cardio-respiratoire mortel, ainsi qu'une séparation maternelle pouvant entraîner le cannibalisme par la mère, avant une mise à mort aux jours 7 et 14 pour analyses. Le porteur cherche à observer pour la première fois des nanotubes entre neurones dans le cervelet, une étude qu'il qualifie lui-même de "hautement exploratoire" et à visée qualitative. Il affirme avoir besoin d'un modèle vivant proche de l'humain et retient la souris pour ses outils génétiques.

Objectifs

Le développement du cerveau est un ensemble de processus complexes durant lequel les cellules se divisent, migrent, se différencient, forment des circuits neuronaux et deviennent matures. Le bon déroulement de chacun de ces processus nécessite que les cellules puissent communiquer entre-elles, même à longues distances. Perturber cette communication peut altérer ces différents processus et engendrer des troubles du neurodéveloppement. Il a été montré, in vitro, que les cellules neurales peuvent former des nanotubes (TNTs), des connexions membranaires entre cellules distantes, parmi lesquelles on compte les cellules granulaires du cervelet. Deux types de TNTs ont été définis. Ils peuvent être ouverts à chaque extrémité et permettre ainsi le transfert de matériels cellulaires larges comme les organelles. Ils peuvent également être fermés à une extrémité par une jonction gap et permettre le couplage électrique entre cellules. Notre hypothèse est donc que les TNTs pourraient permettre aux neurones de communiquer entre eux par couplage électrique et/ou par des échanges de matériels cellulaires, notamment par transfert d’organelles, durant la période développementale. Dans ce projet, nous souhaitons identifier et caractériser les TNTs in vivo en prenant comme modèle le cervelet. Une fois que nous aurons confirmé la présence des TNTs et identifié leur localisation, nous nous assurerons que ces TNTs sont fonctionnels. Durant les deux premières semaines post-natales, les cellules granulaires du cervelet prolifèrent intensément. Durant la cytokinèse, dernière phase de la multiplication cellulaire, la membrane cellulaire se rétrécit entre les deux cellules filles, de manière à former transitoirement un pont, appelé pont cytokinétique. La fin de la multiplication cellulaire se traduit normalement par la suppression de ce pont, séparant ainsi totalement les deux cellules filles formées. Toutefois, il arrive que ce pont cytokinétique persiste et, à la manière des TNTs, permette aux deux cellules filles qu’il connecte de communiquer, via des échanges de matériel cellulaire. Nous étudierons donc également la présence de ces ponts cytokinétiques persistants ainsi que la possibilité que les cellules granulaires du cervelet puissent les utiliser pour communiquer entre elles.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet pourraient changer notre conception de la communication entre neurones, qui était jusque-là limitée aux notions relatives aux synapses. Nous mettrons ainsi en lumière un rôle possible des TNTs dans le développement précoce des réseaux neuraux. Ces résultats pourraient aussi améliorer notre compréhension des processus impliqués dans le développement du cervelet. Enfin, mettre en évidence l’existence de TNTs a également le potentiel d'ouvrir à long-terme de nouvelles voies pour le traitement de maladies non seulement neurodéveloppementales mais aussi neurodégénératives, actuellement incurables.

Procédures

Les animaux subiront au plus une seule procédure chirurgicale. Un premier groupe d’animaux nouveau-nés subira une seule intervention chirurgicale d'une durée de 30 minutes maximum sous anesthésie et analgésie profonde précédée et suivie d’injections intra-péritonéale répétées sur 72h00. Un deuxième groupe d’animaux nouveau-nés subira une seule intervention chirurgicale d'une durée de 30 minutes maximum sous anesthésie et analgésie profonde. Un troisième groupe de souris nouveau-né subira une à trois injections intra-péritonéales (chaque injection durant quelques secondes).

Impact sur les animaux

Procédures 1, 2, 3 : L’électroporation peut induire un arrêt cardio-respiratoire conduisant à la mort de la souris nouveau-née dans les minutes qui suivent la délivrance des pulses électriques. La séparation maternelle de plusieurs heures peut induire un stress pour la mère et les souris nouveau-nées. La chirurgie sur les souris nouveau-nées peut induire du cannibalisme par la mère. Des pertes de poids, des douleurs et réactions inflammatoires peuvent être induites par la chirurgie. Procédures 1 et 4: Les injections intra-péritonéales peuvent induire des sensations désagréables de piqûre et des douleurs abdominales modérées.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de réaliser des analyses histologiques ou électrophysiologiques.

Remplacement

Les études mettant en évidence l’existence des TNTs ont été faites sur des cellules en culture. Le but ici est de mettre en évidence leur présence, in vivo, dans le cerveau et de comprendre leur rôle dans le développement du cervelet. Sur le long terme, ce projet est à visée thérapeutique. Nous avons donc besoin d’utiliser un modèle vivant assez proche de l’être humain et utilisable facilement en laboratoire. De plus, nous utiliserons des souris car c’est dans cette espèce que les outils d’ingénierie génétiques sont les mieux développés.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet a été défini au plus juste pour nous permettre d’atteindre nos objectifs scientifiques. Cette étude a pour but principal de montrer pour la première fois l’existence de TNTs in vivo, dans le cervelet, durant le développement. Il s’agit d’une étude hautement exploratoire, à visée principalement qualitative. De ce fait, aucun véritable test statistique ne peut être utilisé pour estimer le nombre de souris dont nous avons besoin. Cependant, le nombre de souris estimé est basé sur ces différents facteurs : - Le taux d’échec des électroporations effectuées (dans 20% des cas, l’électroporation est un échec. - Nos expériences préliminaires n’ont permis de mettre en évidence qu’un TNT par souris. Nous basons donc notre estimation du nombre de souris nécessaire sur ces données préliminaires (qui est le pire scénario que nous envisageons), afin de détecter un nombre suffisant de TNTs pour juger de leur importance biologique. Toutefois, l’approche expérimentale que nous allons employer ici devrait nous permettre de mettre en évidence plus qu’un TNT par souris. Si nous réussissons à mettre en évidence plus de TNTs dans une seule souris, nous utiliserons moins de souris que celui estimé. - Pour les souris transgéniques, nous tiendrons compte du nombre d’animaux potentiellement obtenus par croisement. De plus, nous utiliserons des individus des 2 sexes afin de réduire le nombre d’individus à produire et produire des résultats spécifiques de genre. Les sections de cerveau provenant des animaux tests seront également utilisés dans nos analyses lorsque cela est possible.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des animaleries dont le fonctionnement a été conçu pour maximiser le confort et limiter la souffrance des animaux. En particulier, les souris sont hébergées en cohorte, elles font l’objet d’observations régulières tout au long de l'expérience, l'enrichissement (matériel de nidification et bâton à ronger) est systématiquement appliqué à toutes les cages. L’anesthésie et l’analgésie sera fourni à chaque fois que nécessaire. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. En cas de nécessité, des décisions seront prises en accord avec le vétérinaire, la Structure chargée du Bien-Etre des Animaux (SBEA) et/ou le personnel zootechnique de l’institut pour stopper tout signe de mal-être de l’animal. Des points limites spécifiques ont été définis et le raffinement s’appliquera selon une grille de score pour une prise en charge adaptée des animaux. Cette prise en charge comprend la mise à mort lorsque les nuisances sont importantes.

Choix des espèces

Nos questions biologiques nécessitent d’induire des modifications génétiques. De nombreux outils de manipulation génétique sont disponibles chez la souris, ce qui en fait un modèle animal de choix pour notre projet. De plus, l’organisation du cerveau de souris présente des similarités avec le cerveau humain, ce qui en fait un bon modèle pour étudier le développement du cerveau. Des travaux ont notamment démontré que la souris est un modèle d’étude valide pour étudier les défauts de développement du cervelet. Dans ce projet, nous utiliserons des souris WT et des souris transgéniques permettant de : - Cibler les cellules progénitrices granulaires du cervelet et leurs progénitures. - Cibler toutes les cellules d’origine neuronale. - Suivre les neurones grâce à un marquage fluorescent. - Stimuler l’activité des neurones. Le développement postnatal du cervelet se fait entre les jours postnataux 0 à 21. Au jour postnatal 0, la majorité des cellules progénitrices sont en prolifération, le nombre de cellules progénitrices arrêtant de se diviser augmente progressivement jusqu’à être presque totale au jour postnatal 14. Au jour postnatal 21 ces cellules ont toutes fini de migrer vers leur position finale. Pour les expériences d’électroporation nous devons donc cibler les cellules progénitrices le plus tôt possible (entre le jour postnatal 0 et 5). La mise à mort des animaux qui serviront à identifier la présence des nanotubes et à caractériser leurs fonctions se fera au jours postnatal 7, une période où les cellules progénitrices prolifèrent encore intensivement et où on peut également observer les cellules qui effectuent leur migration, mais aussi au jour postnatal 14, lorsque le développement du cervelet est presque terminé. Des animaux adultes seront également utilisés pour générer les animaux entrant dans les différentes procédures.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 250
Souffrances
▲ 50
▲ 100
▲ -
▲ 100
Devenir
 -
 -
 -
 250

250 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue sous anesthésie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance pouvant aller jusqu'à sévère. Elles subissent l'ablation chirurgicale d'une glande lacrymale pour induire une sécheresse oculaire, l'application de filaments rigides sur la cornée vigile pour mesurer l'hypersensibilité, puis des séances de neuro-imagerie par ultrasons de trois à cinq heures sous anesthésie. Le porteur écrit que, voulant étudier les mécanismes de la douleur cornéenne persistante, il ne pourra pas soulager cette douleur. Il décrit les approches sur l'animal entier comme "incontournables" et affirme qu'aucune méthode substitutive n'existe.

Objectifs

La douleur neuropathique cornéenne (DNC) est une douleur chronique qui s’accompagne d’une hypersensibilité sensorielle (air, lumière, contact) et qui affecte de façon dramatique la qualité de vie des patients. Par ailleurs, un ensemble grandissant d’études montre que l’initiation et le maintien de la DNC pourrait être lié à un dysfonctionnement d’un type particulier de cellules gliales cérébrales appelées ‘les cellules microgliales’. Cependant à l’heure actuelle, les traitements de la DNC restent insatisfaisants et les circuits neuronaux impliqués n’ont été que très partiellement caractérisés, du fait de difficultés techniques notamment en recherche préclinique où l’étude des réseaux neuronaux chez le petit animal reste complexe. Dans cette étude, nous proposons d’étudier les changements fonctionnels et structurels des différentes régions cérébrales impliquées dans la DNC et en particulier le rôle des cellules microgliales grâce à l’utilisation d’une technique innovante de neuroimagerie.

Bénéfices attendus

Nos travaux visent à définir 1) les circuits fonctionnels neuronaux impliqués et leurs modifications dans la douleur cornéenne normale et pathologique (chronique) et 2) le rôle spécifique de la microglie dans le développement de la douleur chronique et comment elle peut finement moduler les réseaux de la douleur cornéenne en condition normale et pathologique. A cette fin nous disposons d’un modèle murin de douleur oculaire chronique liée à la sécheresse oculaire développé au sein de l’équipe de nos collaborateurs. Le modèle de douleur cornéenne persistante est un excellent modèle translationnel et pré-clinique qui permet de développer nos connaissances des réseaux neuronaux de la douleur cornéenne et de leurs altérations en cas de douleur chronique. Cette plasticité inadaptée se développe à différents niveaux des systèmes nerveux périphérique et central et a été observée dans de multiples syndromes douloureux chroniques. L’étude de cette plasticité, de l’impact de l’inactivation des cellules microgliales, ainsi que l’existence (ou non) d’un dimorphisme sexuel dans ces mécanismes aideront à une meilleure compréhension des mécanismes sous-jacents à cette douleur persistante cornéenne, est un point critique pour l’établissement de liens entre observations cliniques et mécanismes endogènes, afin de développer des traitements réellement efficaces.

Procédures

- Réduction du nombre de cellules microgliales des animaux par ingestion de PLX5622 (molécule détruisant la microglie) présent dans leur nourriture. Durée : 3 semaines. Nombre d’animaux impactés : 80. Nombre de répétitions par animal : 1. - Chirurgie de mise en place du modèle de sécheresse oculaire consistant en l’ablation des glandes lacrymales de l’œil droit. Pour la moitié des animaux, ces glandes ne sont pas retirées mais le reste de la chirurgie est inchangée (incision, suture, anesthésie, soin, ...). Réalisée sous anesthésie générale et avec un suivis et une gestion de la douleurs après l’opération. Durée de la chirurgie : 15 à 20 minutes. Nombre d’animaux impactés : 200. Nombre de répétions par animal : 1. - Imagerie de l’œil pour déterminer l’apparition de lésion lors du développement du modèle. Deux types d’imageries sont réalisées sous anesthésie générale pour permettre l’immobilité des animaux. Durée du test : 8 minutes. Nombre d’animaux impactés : 200. Nombre de répétitions par animal : 3. - Mesure des seuils de sensibilité mécanique par application de filaments de plus en plus rigides (jusqu’à ce que l’animal réagisse) sur la cornée d’animaux vigile. Cela permet de mesurer si les animaux développent une hypersensibilité après la mise en place du modèle. Durée du test : 60 à 75 minutes par groupe mais l’application des filaments ne dure que 3 secondes et cette application n’est répétée qu’entre 5 et 8 fois par animal. Nombre d’animaux impactés : 200. Nombre de répétitions par animal : 6. - Neuro-imagerie par ultrason permettant de mesurer de manière non invasive l’activité cérébrale des animaux et leurs réponses à une stimulation des yeux. Réalisée sous anesthésie générale pour permettre l’immobilité des animaux. Durée d’une session : 3 à 5 heures. Nombre d’animaux impactés : 250. Nombre de répétitions par animal : 1.

Impact sur les animaux

Suite aux chirurgies et malgré l’utilisation d’antalgiques pendant et après ces procédures chirurgicales, les animaux peuvent présenter une activité réduire et ressentir une douleur légère à modérée au niveau de la zone opérée en fonction de la réponse aux traitements antalgiques administrés. Comme nous voulons étudier les mécanismes cérébraux associés à la douleur cornéenne persistante, nous ne pourrons pas soulager cette douleur. Notons que nos analyses en imagerie se feront sur animal anesthésié, limitant ainsi la perception douloureuse de l’animal. Néanmoins, l’anesthésie prolongée des animaux pour les séances d’imagerie pourrait induire des effets indésirables notamment sur les constantes vitales de l’animal. Celles-ci seront monitorées grâce au suivi des fréquences cardiaques et respiratoires. Tout dépassement d’un point limite conduira à une réponse adaptée de l’expérimentateur (i.e. correction du taux d’anesthésique gazeux pour maintenir le niveau adéquat d’anesthésie, modification de la procédure ou mise à mort de l’animal).

Devenir

L’ensemble des animaux utilisés pour la mise au point des protocoles d’anesthésies et pour l’identification du réseau cérébrale impliqué dans la perception de la douleur cornéenne seront mis à mort en fin d’expériences de neuroimagerie, sans qu’ils ne reprennent conscience, pour qu’ils ne soient pas impactés par les stimulations de l’œil réalisées. Le reste des animaux de ce projet seront mis à mort en fin d’expérience de neuroimagerie, toujours sous anesthésie, afin de permettre le prélèvement de leurs cerveaux. Ces cerveaux seront ensuite analysés pour révéler les niveaux de présences de marqueurs biochimiques permettant d’aider à l’interprétation des résultats obtenus dans l’étude.

Remplacement

Notre projet porte sur la plasticité des aires cérébrales dans le contexte de la douleur cornéenne. Dans ce contexte, les approches intégratives sur l’animal entier restent incontournables. A l’heure actuelle, il n'existe pas de méthodes substitutives in vitro, ex vivo ou in silico pour obtenir des données sur des processus cognitifs complexes et pour l’étude et l’analyse des mécanismes de la douleur.

Réduction

Pour ce projet et afin de respecter la règle de réduction, nous utiliserons un nombre limité de souris et de groupes tout en gardant la significativité des résultats via une analyse statistique adaptée (analyse de variance suivi d'un test post-hoc paramétrique si la distribution est normale ou un test non paramétrique dans le cas contraire). Ce nombre sera gardé le plus petit possible et a été estimé grâce aux outils disponibles de calcul de puissance statistique.

Raffinement

Afin de réduire le stress et l’anxiété, les animaux seront reçus une semaine avant le début des expérimentations. Un suivi quotidien sera assuré contrôlant leur comportement général, leur apparence et la présence d’eau et de nourriture. Les animaux seront hébergés de deux à six par cage dans le respect des surfaces réglementaires avec enrichissement (tunnel, bois à ronger). Nous avons déterminé des points limites anticipés, liés à l’état général de santé et de bien-être et liés au modèle expérimental et aux procédures. Toute observation anormale sera notée dans un tableau des points limites et nous suivrons l’échelle décisionnelle que nous avons défini, en fonction des observations quotidiennes. L’application de cette échelle permettra de modifier la procédure en cours avec l’administration d’un traitement antalgique, et/ou de décaler dans le temps les actes prévus par la suite ou, enfin, de mettre à mort l’animal en dernier recours. Les chirurgies seront réalisées en conditions aseptiques. Pour réduire la douleur pendant la chirurgie, elle sera effectuée sous anesthésie avec un antalgique. De plus, des antalgiques seront injectés à la fin et le lendemain de la chirurgie.

Choix des espèces

Dans la littérature, les modèles de douleur oculaire ont majoritairement été développés chez des souris mâles et femelles adultes. Le développement de modèles précliniques chez la souris est hautement reconnu et utilisé en routine pour la recherche portant sur la douleur oculaire. La souris de laboratoire est l'animal de choix car (1) elle possède les structures cérébrales adéquates, (2) nous avons accès à tous les outils génétiques requis (ce n'est pas le cas du rat). Ce projet de recherche portant sur la douleur oculaire nécessite d’utiliser des animaux adultes, âgés de plus de 6 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Macaques rhésus : 5
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 5
▲ -
Devenir
 -
 -
 5
 -

5 macaques rhésus vont être utilisés, réutilisés d'une étude à l'autre plutôt que tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Deux d'entre eux peuvent subir une chirurgie d'implantation d'un plot de tête, tous une restriction hydrique, des injections d'un agent de contraste à l'oxyde de fer et des prélèvements sanguins, pendant des séances d'IRM en position immobile. Le porteur étudie le traitement cérébral d'informations sociales et compare l'humain, le macaque et le chien, des applications en psychiatrie comme la schizophrénie ou l'autisme présentées comme lointaines. Il affirme que le macaque est le modèle phylogénétiquement le plus proche de l'humain et le juge "essentiel" pour cette recherche fondamentale.

Objectifs

La perception de l'environnement construite par le cerveau est fondamentalement multi sensorielle et basée sur la combinaison de l'information sensorielle allocentrique (prend sa source en dehors du sujet, e.g. visuelle, auditive, olfactive) et égocentrique (prend sa source en référence au sujet lui-même, e.g. tactile, vestibulaire). Afin d’au mieux refléter le monde, le cerveau doit intégrer les informations multi sensorielles associées à une même source tout en séparant celles provenant de sources différentes ou encore les associer sur la base du contexte (ainsi un groupe qui s’enfuit prédit un cri ou une explosion, et un objet qui s’approche de nous à grande vitesse prédit un impact sur le corps). La combinaison des différents sens permet d’améliorer notre perception en réduisant les ambigüités notamment lorsqu’une modalité sensorielle ne donne pas suffisamment d’information (ex : pour se déplacer dans le noir). Comprendre les mécanismes neuronaux sous-jacents à ces processus cognitifs est essentiel pour mieux comprendre la compensation sensorielle et cognitive qui se mettent en place lors du vieillissement normal (compensation adaptative) ou encore les hallucinations ou les difficultés sensorielles qui s’expriment lors de troubles psychiatrique (compensation mal-adaptative; e.g. schizophrénie, autisme). Par ailleurs, ce projet s’inscrit dans le cadre d’une étude plus large, comparant les bases neurales de la cognition chez différentes espèces : l’homme, le macaque, le marmouset et le chien.Ici, nous utiliserons l’IRM fonctionnelle (IRMf) pour étudier les mécanismes neuronaux sous-jacents au traitement de stimuli sensoriels à connotation sociale (e.g. pour la modalité visuelle : une scène de grooming) en comparaison avec le traitement de stimuli socialement neutres (e.g. pour la modalité visuelle : un objet). Dans la modalité visuelle, nous nous intéresserons au traitement des scènes sociales complexes. Nous nous intéresserons également à la façon dont les animaux intègrent une information de récompense pour modifier la façon dont ils explorent une scène visuelle dynamique. Dans la modalité auditive, nous nous intéresserons au traitement des vocalisations y compris entre espèces. Enfin, dans la modalité olfactive, nous intéresserons à la spécificité du traitement des phéromones. Ce projet s’inscrit dans un projet comparatif plus large impliquant des sujets humains (bases de données accessibles), des macaques et des chiens.

Bénéfices attendus

Ce projet est conçu pour enrichir nos connaissances fondamentales concernant le fonctionnement cérébral et son évolution à travers les espèces. Grâce à ce projet, nous pourrons comprendre comment les macaques interprètent des scènes sociales dynamiques et comment leur cerveau traite ce type d’informations, en comparaison à l’homme. Par ailleurs, nous serons en position de comparer le traitement de vocalises entre trois espèces : homme, macaque et chien, permettant ainsi de mieux comprendre d’une part la spécificité du traitement auditif dans chaque espèce à l’histoire évolutive différente. Enfin, nous seront en position de comparer les bases neuro-cognitives du traitement olfactif d’odeurs et de phéromones entre ces trois espèces. Cette comparaison est rendue possible grâce à l’utilisation de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle chez des sujets éveillés chez ces trois espèces, permettant ainsi la comparaison directe entre les activations cérébrales obtenues. Il est à noter ici que les aspects éthiques de l’imagerie chez le chien sont traités à part. Ces questions relèvent clairement du domaine des neurosciences fondamentales, et notre principale ambition est de mieux comprendre comment le cerveau met en œuvre ces fonctions cognitives chez l'homme et les primates non humains et d’autres espèces plus éloignées phylogénétiquement. Cependant, nous pensons que les réponses que nous apporterons pourront alimenter de nombreux domaines des sciences appliquées, des neurosciences cliniques, des sciences vétérinaires à l'intelligence artificielle. A titre d’exemple, ce projet pourrait permettre de mieux comprendre les mécanismes à l’origine d’hallucinations ou de déficits sensoriels et sociaux chez des patients atteints de maladies psychiatriques et définir des cibles de traitement de maladies comme la schizophrénie ou l’autisme.

Procédures

Habituation à la sortie de cage (3 mois) ; 1 Chirurgie potentielle sur deux animaux maximum, sous anesthésie générale (3h); Habituation aux tâche comportementales (6 mois); Habituation à l’injection d’agent de contraste (2 mois) comprenant 1 injection vigile; Campagnes d’acquisitions IRMf vigile comprenant (3 semaines, 1 session par jour, maximum de 3 campagnes d’acquisition par an): 1 injection pour chaque session, 3 prélèvements sanguins pour chaque campagne d’acquisitions IRM pour contrôler les niveaux de fer circulants. La procédure dans son ensemble est considérée comme modérée.

Impact sur les animaux

L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) ne constitue pas une source potentielle de nuisances importantes. Les animaux peuvent toutefois subir un stress de par l’immobilité imposée ainsi que de par le bruit important généré par la machine. La restriction hydrique peut s’avérer stressante. Des injections de produit de contraste seront effectuées en vigile (Molday Ion®). Ce produit de contraste est un oxyde de fer supra-magnétique, qui peut induire des élévations du taux de fer sanguin et potentiellement des troubles hépatiques.

Devenir

A la fin du protocole, en concertation avec le vétérinaire réfèrent et dépendamment du degré réel de sévérité de la procédure pour chaque animal, les singes seront préférentiellement réutilisés pour une autre étude. Ces animaux auront acquis une grande valeur scientifique, du fait de leur entrainement à réaliser des taches cognitives. Les animaux ayant un plot implanté seront préférentiellement réutilisés pour une autre étude nécessitant des approches IRMf. De ce fait, nous ne prévoyons pas de désimplantation chirurgicale à la fin de notre protocole. Également, notre protocole ne nécessite pas l'euthanasie de ces animaux pour des fins scientifiques. Si la décision est prise d’une sortie de protocole, le plot de tête sera désimplanté. A la fin du protocole, en concertation avec le vétérinaire et dépendamment du degré réel de sévérité de la procédure pour chaque animal, les singes pourront être réutilisés pour une autre étude, ou un replacement dans un sanctuaire sera envisagé. En dernier recours, si aucune solution alternative n’est possible, les animaux seront sacrifiés.

Remplacement

L’utilisation du macaque s’inscrit dans un projet comparatif plus large impliquant plusieurs espèces (humain, macaque, marmouset, chien) dont le but est d’étudier l’évolution des différentes fonctions cognitives. Le macaque possède une place phylogénétique cruciale pour la compréhension de processus évolutif des modalités sensorielles humaines et non-humaines. L’utilisation du modèle primate non-humain apparait essentiel pour la réalisation de cette étude de recherche fondamentale et comparative, utilisant des approches d’imagerie IRMf. Nous cherchons à comprendre le fonctionnement cérébral dans des taches comportementales variées ne pouvant être réalisées que par des animaux (aucun model in silico, in vitro ou ex vivo ne permet pour l’instant de reproduire le fonctionnement d’un cerveau de mammifère dans des situations comportementales). La connaissance produite par ce projet participera à la construction de modèles in silico des fonctions cérébrales. Nous privilégions l’utilisation du macaque car phylogénétiquement, ce modèle d’étude pré-clinique est le plus proche de l’humain dans l’expression de ses comportements et dans son organisation anatomo-fonctionnelle. Ainsi, les informations obtenues seront plus facilement comparables (approche évolutive) transposables et identifiables à une application chez l’humain. De plus, des taches comportementales variées peuvent être réalisées par ces animaux permettant ainsi l’étude d’un large spectre de comportements complexes. Enfin, le projet scientifique porte spécifiquement sur la comparaison des fonctions cognitives chez l’homme et le macaque. A terme, cela permettra donc de préciser les circonstances expérimentales et cliniques dans lesquelles le macaque peut être utilisé comme un modèle de la cognition humaine, et les conditions où il ne le peut pas.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit à la valeur minimale permettant d’atteindre une significativité et reproductibilité des observations. Au total, nous prévoyons la possibilité d’inclure 5 animaux dans le protocole (3 en réutilisation et deux en nouvelle inclusion). Ce nombre a été choisi sur la base du nombre minimum standard d’animaux (n=3) défini par la communauté scientifique abordant des problématiques comportementales avec des méthodes d’imagerie chez le primate non-humain, et sur la possibilité d’avoir à remplacer des animaux en cours de protocole (n=2). Tous les protocoles seront lancés sur les mêmes animaux ce qui nous permettra de comparer différentes acquisitions sur les mêmes sujets et ainsi optimiser la puissance statistique de notre étude. Les animaux en réutilisation, pour cette étude, suite à des recherches peu invasives, sont déjà entrainés à l’IRM et hébergé dans le laboratoire. Cette réutilisation est d’autant plus importante que ces animaux doivent être entraînés sur une longue durée de temps, avec renforcement positif, pour arriver à un comportement stable, avant de pouvoir passer à la phase de collecte de données. Nous prévoyons de lancer 9 campagnes d’acquisitions par animal (15 sessions par animal, chaque sessions incluant de 2 à 15 scans en fonction de la motivation des animaux).

Raffinement

Notre méthodologie expérimentale a été planifiée afin de minimiser l’impact de notre étude sur la santé et le bienêtre des animaux. Par exemple, l’imagerie constitue une approche non-invasive qui va nous permettre d’étudier l’activité cérébrale dans le cerveau entier des animaux sans engendrer d’effets délétères. L’implantation du plot, réalisée chirurgicalement sera réalisée avec les meilleures techniques d’asepsie possible, par un neurochirurgien, afin de réduire le risque d’infection ou de désimplantation. En dehors des sessions d’imagerie qui seront réduites le plus possible sans compromettre les résultats scientifiques, les animaux seront hébergés dans un environnement social, incluant du matériel de fourrageage et de multiples formes d’enrichissement (selon un protocole défini en SBEA et implémenté par les chercheurs et les techniciens animaliers). Pour favoriser des interactions sans stress excessif entre l’animal et l’expérimentateur, les animaux seront entrainés à la technique d’association positive entre un son (clicker), une action, et une récompense alimentaire. Une sortie de cage vers la chaise sans canne est également à l’étude dans notre structure. Les points limites gradés, précis et adaptés ont été défini et permettrons en fonction des observations la prise de décisions selon un arbre décisionnel. Les critères d’arrêts sont définis et appliqués selon les mêmes critères que les points limites.

Choix des espèces

Pour cette étude, le modèle primate non-humain (macaque) apparait essentiel pour plusieurs raisons : - Cette étude s’intéresse à des mécanismes neurobiologiques chez le macaque pour des raisons de connaissance fondamentale. - Phylogénétiquement, ce modèle animal est le plus proche de l’humain dans l’expression de ses comportements et dans son organisation anatomo-fonctionnelle la rendant notamment plus « facilement » comparable pour des études évolutives - Cette étude s’inscrit explicitement dans une perspective comparative entre espèces, la comparaison homme macaque étant un point clé de cette étude. En plus des connaissances fondamentales générées cela va permettre de préciser l’opportunité d’utiliser le macaque comme un modèle de la cognitive humaine et de ses dysfonctions. -Des taches comportementales variées peuvent être réalisées par ces animaux permettant ainsi l’étude d’un large spectre de comportements complexes du point de vue des neurosciences fondamentales. -Toutes informations physiologiques ou physiopathologiques obtenues chez le primate non-humain est plus facilement transposable à une application chez l’humain. Les trois animaux réutilisés sont des animaux matures. Les animaux reçus de nos fournisseurs sont de jeunes adultes (3.5-4 ans). Ils arrivent généralement déjà en groupe et sont socialement compatibles permettant de les pairer pour leur hébergement. L’étude portant sur des sujets adultes, les variations de maturation ou de vieillissement au sein de cette tranche d’âge restes minimes et ne devrait pas engendrer de variations significatives des réponses neuronales dans les taches étudiées. Les données recueillies abonderont PrimeDRE, une initiative de partage de données d’imagerie fonctionnelle de primates non-humains. A terme, des analyses portant sur un possible effet âge sur les traitements cognitifs qui nous intéressent pourront être entreprises à plus large échelle.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 5805
Rats : 707
Souffrances
▲ 6512
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
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 -
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 6512

6512 rongeurs, 5805 souris et 707 rats, vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Ils sont anesthésiés puis décapités, parfois après une perfusion du coeur, pour prélever le cerveau et enregistrer l'activité électrique des neurones sur des coupes. Le porteur, une société privée, présente ce recueil comme un moyen de comprendre le fonctionnement cérébral en vue de traitements chez l'humain. Il affirme que ces enregistrements ne peuvent être reproduits en culture cellulaire et assure respecter l'éthique animale.

Objectifs

L’activité électrique des cellules neuronales (cellules nerveuses) constitue un des mécanismes fondamentaux sous-tendant le fonctionnement cérébral. Il y a donc un intérêt majeur à recueillir de tels signaux électriques directement au sein du cerveau pour mieux comprendre son fonctionnement afin de permettre la mise au point et l’amélioration des techniques de prise en charge en cas de dysfonctionnement ou d’atteintes cérébrales. Pour des raisons éthiques évidentes, les scientifiques qui étudient ces signaux enregistrés directement dans le tissu cérébral s’appuient principalement sur des travaux chez l’animal. L’objectif de ce projet est d’étudier l’activité électrique des cellules neuronales par la technique d’électrophysiologie, sur coupes cérébrales, chez des rongeurs.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre la physiologie des cellules neuronales, dans le but de développer de nouvelles approches thérapeutiques chez l’Homme afin de traiter les pathologies cérébrales.

Procédures

Euthanasie : Administration du mélange d’anesthésiques/analgésiques (par injection, 10 secondes), anesthésie gazeuse de la souris (maximum 5 minutes), décapitation (3 secondes). Perfusion intracardiaque : Selon la structure cérébrale à enregistrer, une perfusion intracardiaque de liquide cérébrospinal artificiel (aCSF), après anesthésie profonde des animaux, pourra être réalisée afin de permettre un meilleure survie des neurones: Injection d'analgésique trente minutes avant l’anesthésie des animaux (10 secondes), injection intrapéritonéale d'anesthésiques/analgésiques (30 secondes) ou anesthésie gazeuse (5 minutes), ouverture de la cage thoracique pour accéder au coeur afin d’y insérer la canule de perfusion dans le ventricule gauche (30 secondes), perfusion intracardiaque d’aCSF (30 secondes), décapitation (3 secondes).

Impact sur les animaux

Ce projet sera réalisé sur des souris ou des rats naïfs de toute expérimentation et non génétiquement modifiés. Pour la perfusion intracardiaque, afin d'éviter toute souffrance, des anesthésiques et des analgésiques seront utilisés.

Devenir

Les animaux seront tous euthanasiés afin de réaliser les coupes cérébrales et procéder aux enregistrements de l’activité cérébrales sur ces coupes.

Remplacement

L'organisation des réseaux neuronaux peut être étudiée sur des coupes cérébrales de rongeurs par électrophysiologie. Ces expériences ne peuvent pas être reproduites, ni étudiées dans des modèles de cultures cellulaires in vitro. Nos expérimentations au sein de la société, même si elles nécessitent l’utilisation d’animaux, sont pratiquées avec un souci permanent de réduction du nombre d’animaux et de bien-être pour nos animaux en expérimentation. Toutes les expériences sont réalisées dans le respect de l'éthique animale.

Réduction

Le nombre de souris a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables. L'évaluation du nombre d'animaux nécessaire a été effectuée par un programme adapté. Les résultats seront analysés par des tests statistiques. Nous adapterons les tests statistiques en fonction des observations.

Raffinement

Avant le prélèvement du cerveau en vue des enregistrements électrophysiologiques, une période d’acclimatation des animaux d’au moins 5 jours sera respectée. Afin d'éviter toute souffrance, des anesthésiques et des analgésiques seront utilisés tout au long des expériences. Des points limites stricts et spécifiques au projet seront appliqués et les animaux seront évalués grâce une fiche de suivi.

Choix des espèces

Nos expérimentations sont réalisées chez la souris ou le rat, dont l’étude est extrêmement répandue au sein des laboratoires de recherche en Neurosciences, rendant les résultats pertinents pour la communauté scientifique nationale et internationale. Ces rongeurs, de petite taille et d’élevage facile, possèdent un système nerveux dont le développement est extrêmement proche de celui du système nerveux humain, et dont l’organisation, certes simplifiée, est suffisamment complexe. Ils constituent des modèles de choix pour l’étude des mécanismes du fonctionnement cérébral. Les animaux seront utilisés de l'âge de 3 semaines à 40 semaines, afin de couvrir tous les âges, du jeune à l'adulte.