Système nerveux
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Entretien d’une lignée de souris exprimant le rapporteur fluorescent ‘Tomato’ sous le contrôle du promoteur du gène du 26Rfa (26RFa-iCRE/+ ; Tomato-loxP)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L'entretien de cette lignée génétiquement modifiée passe par des biopsies de la queue sous anesthésie pour le génotypage, et par la mise à mort des animaux au génotype "inadéquat" comme des reproducteurs trop âgés. Le porteur indique que le rapporteur fluorescent lui-même n'entraîne pas d'effet délétère. Il présente ce modèle comme "indispensable" pour cartographier l'expression d'un neuropeptide impliqué dans le diabète de type 2.
Objectifs
Ce projet vise à obtenir des souris rapportrices de l’expression du le gène codant le 26RFa, neuropeptide récemment identifié comme acteur de la régulation centrale et périphérique de l'homéostasie glucidique. Cette lignée sera obtenue par croisement d’une lignée transgénique 26RFa-CRE soumise à un « Material Transfert Agreement » convenu entre le laboratoire d’origine et notre unité de recherche et d’une lignée Tomato-loxP (lignée murine B6.Cg-Gt(ROSA)26Sortm14(CAG-tdTomato)Hze/J).
Bénéfices attendus
L'obésité et le diabète de type II connaissent une progression significative et synchrone depuis 30 ans qui fait de la pandémie mondiale de "diabesity" un réel enjeu de santé publique. Des études récentes ont révélé que des neuropeptides connus pour jouer un rôle crucial dans le contrôle hypothalamique du comportement alimentaire sont aussi exprimés dans les îlots pancréatiques, suggérant que les neuropeptides hypothalamiques pourraient servir de lien entre l’homéostasie énergétique et glucidique. C’est le cas du 26RFa : neuropeptide hypothalamique découvert en 2003, il a été identifié comme le ligand endogène d’un récepteur humain orphelin, le GPR103. Les observations suggèrent que le 26RFa est un nouvel acteur de la régulation périphérique et centrale de la glycémie. La compréhension de son rôle et de ses mécanismes d’action pourrait ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques dans le traitement du diabète de type II. Plus specifiquement, l’utilisation d’approches d’immunohistochimie a pu permettre une première évaluation de l’expression du 26Rfa dans le système nerveux central et en périphérie. Cependant ces approches restent limitées par la spécificité des anticorps disponible et l’utilisation d’un modèle rapporteur de l’expression du neuropeptide 26RFa est nécessaire pour cartographier précisément les populations cellulaires exprimant le 26RFa, aussi bien en contextes physiologique et physiopathologique. De plus, les populations cibles des neurones à 26RFa sont encore mal connues. De fait, ce modèle de souris rapportrices de l’expression de 26RFa est indispensable pour cette caractérisation précise de l’expression du 26RFa qui concourra à la compréhension du rôle du 26RFa dans l’homéostasie glucidique et des mécanismes moléculaires sous-tendant son action.
Procédures
Les animaux destinés à la reproduction subiront une biospsie caudale (prélèvement d'un bout de queue de 3 mm déstiné au génotypage des animaux) sous anesthésie à l'isoflurane : un seul prélèvement, 5 minutes d'anesthésie. L’induction de l'anesthésie profonde se fait par voie aérienne dans une cage dite "à induction" : isoflurane à 5% mixé à l'air ambiant (soit 21% d’O2 et 78% de N2 + gaz rares). L’anesthésie est ensuite maintenue par Isoflurane 2% inhalé (mixé à l’air ambiant).
Impact sur les animaux
Le modèle de souris rapportrices de l’expression du 26RFa est fondée sur l’expression dirigée d’une protéine fluorescente (la protéine Tomato) sous le contrôle du promoteur du 26RFa. L’expression de ce rapporteur fluorescent n’induit pas d’effet délétère, de nuisance ou d’effet indésirable chez les animaux.
Devenir
L'ensemble des animaux générés dans ce projet sera destiné à la reproduction et à l'entretien de la lignée 26RFa-iCRE/+ ; Tomato-loxP. Les animaux de génotype adéquats seront placés en accouplement tant que les couples donneront naissances à des portées à un rythme régulier et dans des conditions assurant le bien-être des animaux. Les couples âgés ne produisant plus de portées seront mis à mort selon les procédures précedemment décrites. Les animaux de génotype inadéquats donc inutilisables, seront mis à mort après le génotypage. La stratégie de croisement a été réfléchie afin de réduire le nombre d'animaux ne pouvant être utilisés en expérimentation.
Remplacement
L’étude de la neuroanatomie du système neuronal à 26RFa n’est possible que dans un système intégré et nécessite donc l’utilisation d’animaux modèles.
Réduction
La stratégie de reproduction choisie dans le cadre de ce projet vise à réduire le nombre d'animaux générés en choisissant de travailler sur les animaux homozygotes pour la construction Tomato-loxP, plutôt qu'hétérozygotes. Le nombre d'animaux de génotype non adéquat, générés dans la descendance des croisements est ainsi divisé par deux.
Raffinement
Les conditions d’élevage et de manipulation des animaux seront raffinées pour réduire au maximum la douleur, la souffrance et l’angoisse éventuelle des animaux. Les animaux reproducteurs seront maintenus à trois par cage pour éviter tout isolement social et leur environnement sera enrichi (présence de matériel pour construire un nid). Pendant toute la durée du séjour, les animaux seront suivis quotidiennement pour déceler tout signe de souffrance. Parmi ces signes, seront notamment relevés : perte de poids importante (20% du poids initial), posture « dos voûté », prostration, plaies, poil terne, vocalisations anormales, agressivité. Si l’un de ces signes ou combinaison de signes apparaît, le suivi de l’animal sera renforcé. Si l’état de l’animal s’aggrave dans les heures qui suivent ou ne s’améliore pas dans les 24h, il sera considéré qu’un niveau de souffrance intolérable est atteint et une mise à mort sera réalisée. L’ensemble des actes pouvant entrainer une douleur sera réalisé sous anesthésie (locale ou générale) et la douleur au réveil sera traitée par des analgésiques. C’est le cas lors du prélèvement de biopsies caudales nécessaires au génotypage des animaux. Dans le cadre de la reproduction de lignées de souris, la mise bas peut s’avérer être une étape critique nécessitant une surveillance particulière. Pour réduire une éventuelle souffrance liée à la mise bas, les femelles seront suivies quotidiennement pour déceler tout signe de gestation puis, lorsque la gestation sera avérée et le terme estimé sera proche, le suivi sera renforcé afin de détecter les signes de mise bas. La mise bas en elle-même sera étroitement surveillée afin de vérifier que la naissance des petits se produit dans un délai normal (le processus de mise-bas dure en moyenne 2 heures chez la souris) et l’aide nécessaire sera apportée aux femelles en cas de difficultés au cours de la mise bas (temps de mise bas allongé au-delà de 4h, mise-bas non évolutive, premiers petits mort-nés ou mère présentant des signes de détresse…).
Choix des espèces
La souris présente de nombreux avantages pour l’élevage en animalerie : taille et coûts d’entretien réduits, fortes performances reproductives. De plus, la souris est un modèle animal largement utilisé pour les études de physiologie permettant une comparaison aisée de nos données avec celles d’autres équipes. La souris est également un modèle permettant des approches génétiques complexes qui n’existe pas chez d’autres modèles mammifères. Ainsi, des souris de la lignée C57Bl/6J ont été utilisées afin de générer les animaux portant la construction transgénique 26RFa-iCRE. Elles seront accouplées avec des animaux de la lignée Tomato-floxP (lignée murine B6.Cg-Gt(ROSA)26Sortm14(CAG-tdTomato)Hze/J, fonds génétique C57Bl/6) afin d’entretenir une reproduction. Reproduction des souris à partir de 8 semaines de vie.
Rôle du glucose et du lactate en tant que substrat énergétique neuronal lors de l’activation cérébrale « BrainFuel 1 »
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
36 rats Wistar vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une chirurgie stéréotaxique au cerveau sous anesthésie, puis, vigiles et contenus, une stimulation des vibrisses avec perfusion de substrats marqués et prélèvement sanguin. Le porteur indique que l'anesthésie peut entraîner des troubles cardiorespiratoires, une déshydratation et une infection de la plaie. Il écarte les co-cultures de cellules parce qu'elles "s'affranchissent de la physiologie de l'organisme entier", et rattache l'intérêt du projet à des maladies comme Alzheimer au conditionnel.
Objectifs
Au cours des 20 dernières années des preuves se sont accumulées et montrent que le lactate provenant des astrocytes (cellules de soutien du système nerveux central) servirait de carburant énergétique pour les neurones. Les résultats les plus convaincants ont été obtenus par spectroscopie de résonance magnétique du carbone 13, montrant tout le potentiel de cette méthode pour les études métaboliques. Cependant, la majorité de ces études ont été réalisées soit in vitro, sur des cultures primaires, soit ex vivo sur des extraits de tissu cérébraux ; les résultats de ces études ne reflètent donc pas forcément les processus sur l'organisme entier. Il est désormais possible dans notre laboratoire d'éliminer ces inconvénients grâce à l'utilisation soit de la spectroscopie de résonance magnétique à haute résolution, qui permet d'obtenir directement sur un échantillon tissulaire un spectre de très haute résolution soit de la spectroscopie de résonance magnétique sur l'animal vivant, in vivo. La résonance magnétique nucléaire est une technique non invasive qui permet donc un suivi des animaux. L'objectif du projet est d'étudier in vivo le métabolisme énergétique cérébral de rongeurs, éveillés et stimulés, par spectroscopie de résonance magnétique du proton et du carbone 13 et d'obtenir une réponse claire sur l'utilisation préférentielle du glucose ou du lactate par les neurones lors de l'activation cérébrale. Une analyse ex vivo par spectroscopie à haute résolution permettra d'approfondir les voies métaboliques mises en jeu. Par ces techniques, nous pourrons montrer une préférence des neurones pour la consommation directe de glucose ou de lactate provenant des cellules de soutien du système nerveux, en réponse à la demande énergétique liée à l'activation cérébrale. Ainsi la comparaison des résultats obtenus entre zones activées/non activées pour des rats contrôles et également des rats ne pouvant plus métaboliser le glucose permettra de démontrer les voies métaboliques impliquées lors de l'activation cérébrale. Connaître le carburant énergétique (glucose ou lactate) des neurones, à l'échelle de l'organisme, pourrait permettre de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour des maladies où le métabolisme énergétique cérébral est dérégulé (ex : maladie d'Alzheimer).
Bénéfices attendus
La compréhension des mécanismes impliqués dans le métabolisme énergétique cérébrale et des interactions cellulaires qui en découlent est cruciale d'un point de vue fondamental, mais pourrait aussi avoir une implication dans la compréhension de certains processus pathologiques dans lesquels ce métabolisme énergétique est dérégulé (hypoxie-ischémie néonatale, AVC, Alzheimer, …).
Procédures
- chirurgie stéréotaxique : insertion d'une aiguille sans injection, puis retrait (témoin). Nombre : 1. Durée : 20 min. - contention, stimulation des vibrisses sur animaux vigiles et perfusion de substrats marqués + prélèvement sanguin (200 ml). Nombre : 1. Durée : 1 h.
Impact sur les animaux
Les modèles de KD utilisés dans ce projet sont bien connus des membres de l’équipe. La modification génétique n’entraîne pas de modifications au niveau pondéral, qualité du poil, appétit des animaux, activité et mobilité. Cependant, l'induction du modèle nécessite une chirurgie stéréotaxique sous anesthésie générale à l'isoflurane. Durant la chirurgie, des changements du rythme cardiaque (200-400 bpm) ou du rythme respiratoire (30-60 bpm), mesurés grâce à un capteur placé sous l'animal, peuvent subvenir, du fait de la variabilité de la sensibilité aux anesthésiques. De même, une anesthésie prolongée peut mener à la déshydratation de l'animal. Suite à l'opération, la plaie suturée peut s'infecter ou présenter des difficultés à cicatriser.
Devenir
A l'issue de la procédure correspondant à la fin de l'étude, les animaux seront mis à mort. Les stucures cérébrales seront rélevées et analysées.
Remplacement
Des modèles de co-culture (lignées de neurones et d'astrocytes, cellulels de soutien du système nerveux) existent, cependant, ces modèles s’affranchissent de la physiologie de l’organisme entier. Le but final de notre projet de recherche a une envergure intégrative : décrypter le métabolisme énergétique cérébral. De ce fait, notre projet nécessitant le fonctionnement du cerveau dans son intégrité afin de définir quelle est la source énergétique qui permet l’activation neuronale (glucose ou lactate). En effet, l'activité cérébrale est modulée par l'ensemble de l'organisme. Les données scientifiques obtenues à partir de cultutes de cellules ne reflètent donc pas forcément la réalité des processus et des mécanismes mis en jeu chez l'organisme. Il n'existe donc pas de remplacement disponible à notre modèle expérimental.
Réduction
Nous utiliserons une technique d’analyse de pointe,spectroscopie de résonance magnétique à haute résolution, qui permet de travailler sur des petites quantités de tissu cérébral et permettent donc de limiter le nombre d’animaux.Pour la partie in vivo, l'utilisation de la résonance magnétique nucléaire qui est une technique non invasive est un atout car elle permet de pouvoir tester plusieurs fois les animaux sans que la procédure ne soit délétère. De plus, nos travaux précédant nous permettent de savoir qu'un nombre minimum de 12 rats par groupe permettra de lisser la variabilité interindividuelle et de mettre en évidence des différences significatives entre les individus dont le transporteur au glucose aura été réprimé et les autres groupes (tests statistiques).
Raffinement
Les modèles modifiés génétiquement utilisés dans ce projet sont bien connus des membres de l’équipe. La modification génétique n’entraîne pas de modifications au niveau pondéral, qualité du poil, appétit des animaux, activité et mobilité. Lors de la chirurgie, les rythmes cardiaques et respiratoires seront monitorés. Du gel oculaire sera appliqué pour éviter toute sècheresse oculaire. La récupération post-opératoire sera réalisée sous lampe chauffante jusqu’au réveil complet des animaux et une réhydratation systématique avec sérum physiologique sera réalisée. Après leur retour en cage collective, les animaux seront observés de façon journalière par le zootechnicien et ou la personne en charge de l'expérimentation. Lors de ces observations, la capacité de l’animal à s’alimenter, le comportement et sa vivacité et l’état du pelage seront vérifiés. Les animaux seront pesés 1 fois/semaine afin de détecter les pertes de poids . Un échange quotidien entre le zootechnicien et l’expérimentateur permettra une intervention et une prise de décision rapide en cas de souffrance constatée.
Choix des espèces
Le rat Wistar sont utilisés depuis plusieurs années pour les études du métabolisme dans notre laboratoire, ainsi nous disposons déjà de nombreux groupes témoins permettant les comparaisons et limitant ainsi le nombre d’animaux témoins à refaire. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte, le métabolisme énergétique cérébral étant différent à des stades plus précoces.
SNSC – Importance du système neurosécréteur caudal dans l’homéostasie des téléostéens.
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5 940 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie sert à créer des lignées génétiquement modifiées, l'autre subit des variations rapides de température, de salinité, de pH ou d'oxygène, ou la destruction de neurones par un antibiotique. Le porteur indique que ces modifications peuvent altérer la croissance ou la reproduction, et que les reproducteurs sont tués à deux ans quand leurs capacités déclinent. Il justifie le recours à l'animal par la nécessité d'étudier un "organisme entier", ce système caudal n'ayant selon lui pas d'équivalent chez les mammifères.
Objectifs
Notre projet est d’étudier les fonctions d’un organe neuroendocrinien situé dans la queue du poisson et appelé système neurosécréteur caudal. Ce système est formé de neurones situés à l’extrémité caudale de la moelle épinière des poissons. Ces cellules produisent différentes hormones qui sont libérées dans la circulation sanguine. Sans doute parce que ce système ne semble pas avoir d’équivalent chez les mammifères, ses fonctions restent très peu connues. Les quelques études disponibles suggèrent une implication dans l’adaptation des poissons aux variations de certains paramètres de leur environnement (température de l’eau, salinité, pH, niveau d’oxygène dissous). Pour notre projet, nous allons utiliser l’organisme modèle poisson-zèbre (Danio rerio). Nos objectifs sont de : 1) Décrire précisément comment ce système est organisé et se met en place au cours du développement du poisson. 2) Déterminer précisément les fonctions de ce système. En particulier, nous allons chercher à identifier quelles hormones sont produites par ce système lorsque le poisson fait face à des variations de son environnement. Puis, nous testerons l’importance de ces hormones dans la réponse physiologique du poisson à ces variations de l’environnement.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à comprendre le développement et les fonctions du système neurosécréteur caudal, un organe peu connu des poissons. Les quelques données disponibles suggèrent que cet organe est impliqué dans l’adaptation physiologique des poissons aux variations de leur environnement. Les poissons représentent non seulement une part importante de la diversité des vertébrés mais aussi un élément essentiel pour la biodiversité des écosystèmes aquatiques ainsi qu’une source de nourriture importante pour l’humanité. Les changements climatiques liés à l’activité humaine vont impacter particulièrement les environnements aquatiques en affectant notamment la salinité, le pH, l’oxygène et la température et vont impacter l’ensemble des composantes de ces écosystèmes, en particulier les poissons. Nous pensons que mieux comprendre la physiologie de ces animaux, notamment leurs mécanismes d’adaptation à des variations environnementales, sera utile pour comprendre et anticiper l’influence de ces bouleversements climatiques sur ces animaux. Ceci devrait avoir des implications pour définir les stratégies pour la préservation de ces animaux et de ces écosystèmes ainsi que pour l’élevage et l’aquaculture.
Procédures
Quatre types d’interventions sont utilisés dans ce projet : 1. Création de lignée d’animaux génétiquement modifiés. Des œufs sont obtenus par accouplement naturel de poisson-zèbre reproducteurs élevés et maintenus au laboratoire dans une animalerie confinée et agrémentée. Ces œufs sont injectés à l’aide d’une micro-aiguille contenant les éléments permettant l’ajout d’un gène ou l’introduction d’une mutation inactivant un gène). Les animaux issus de ces œufs sont élevés et utilisés comme reproducteurs. 2. Production d’animaux dépourvus de certaines hormones ou du récepteur à ces hormones. Des reproducteurs génétiquement modifiés sont utilisés pour produire des poisson-zèbre dont le gène permettant la production d’une hormone d’intérêt, ou son récepteur, est inactivé et qui sont donc incapables de les produire. 3. Des expériences consistant à faire subir à des poissons des variations d’un paramètre de l’eau (température, salinité, pH ou niveau d’oxygène dissous). Ces variations sont contenues dans des gammes que l’animal peut rencontrer dans son environnement naturel et durent de quelques heures à quelques jours. 4. Suppressions neurones du système neurosécréteur caudal. Des poissons génétiquement modifiés, dont les neurones du système neurosécréteur caudal sont sensibles à un antibiotique, sont traités avec cet antibiotique ce qui entraîne la mort de ces cellules.
Impact sur les animaux
- La création de lignée OGM est généralement sans effet car les modifications du génomes obtenues sont maintenu à l’état hétérozygote (un seul des deux chromosomes parentaux est affecté). Néanmoins, elle est susceptible d’entraîner des malformations congénitales non souhaitées. De telles malformations sont détectées dès les stades embryonnaires et seuls des animaux ne présentant pas de malformation sont mis en élevage. - Les expériences de variations rapides des paramètres de l’eau sont susceptibles d’entraîner un stress ponctuel des animaux, mais ces variations étant contenues dans des gammes proches de celles pouvant être rencontrées dans le milieu naturel, les stress induits devraient être modérés. - L’inactivation des gènes codant pour les hormones produites par les neurones du système neurosécréteur caudal ou de leurs récepteurs, et la suppression de ces cellules, pourraient entraîner des modifications de la physiologie des animaux engendrant une modification de leur croissance ou de leur capacité à se reproduire. Cela devrait également impacter leurs capacités à s’adapter à des variations des paramètres de l’eau, et pourrait entraîner des stress plus forts ou prolongés lors des challenges.
Devenir
Les animaux génétiquement modifiés créés sont utilisés comme reproducteurs. Ces animaux sont euthanasiés à 2 ans, car à cet âge les capacités de reproduction diminuent fortement. Dans le cadre des challenges et de la production d’animaux dépourvus de SNSC ou de certaines hormones et récepteurs, les animaux sont euthanasiés à l’issu du challenge pour pouvoir prélever les différents tissus qui feront l’objet d’analyses histologique et moléculaire.
Remplacement
Les processus développementaux et physiologiques tel que ceux étudiés dans ce projet sont complexes et impliquent des interactions entre différents organes et parties du corps. Pour étudier ces processus, il est nécessaire de recourir à des organismes entiers. Des alternatives ont été envisagées, notamment la culture in vitro des neurones du système neurosécréteur caudal étudiés. Néanmoins, l’objectif de ce projet et de pouvoir étudier les fonctions des hormones produites par ces neurones sur l’organisme ce qui n’est pas possible avec les alternatives envisagées.
Réduction
Une partie des animaux utilisés dans ce projet permettra la création de lignées génétiquement modifiées et l’autre partie subira des challenges (variations rapides des paramètres de l’eau) afin de déterminer le rôle du système neurosécréteur caudal et des hormones qu’il produit. Le nombre d’animaux envisagé pour la création des lignées génétiquement modifiées est basé sur notre expérience de ce type d’approche. L’optimisation des protocoles nous permet d’utiliser le moins d’animaux possible. En particulier l’utilisation d’un marqueur visible nous permet de sélectionner les œufs porteurs d’un transgène d’intérêt. Pour notre projet, 16 lignées génétiquement modifiés seront nécessaires. Pour chacune, 50 animaux seront utilisés. Ce nombre est nécessaire et suffisant pour garantir l’obtention des lignées souhaitées. Pour les expériences de variations des paramètres de l’eau, 10 animaux seront utilisés pour chaque paramètre de l’eau étudié (4 paramètres en tout), à 3 valeurs différentes, pendant 3 durées différentes et à 3 stades différents. Ces expériences seront réalisées sur des animaux sauvages (non génétiquement modifiés) et des animaux génétiquement modifiés. Les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure pour pouvoir prélever les tissus d’intérêt afin de réaliser des analyses moléculaire ou histologique. Notre expérience de ce type d’analyse montre qu’un nombre de 10 animaux par condition est nécessaire afin de pouvoir obtenir des résultats qui soient statistiquement significatifs. Pour chaque expérience de variations des paramètres de l’eau, des contrôles adaptés ont été prévus et les données obtenues seront analysées à l’aide de tests statistiques adaptés. De plus, pour chaque animal euthanasié, différents tissus seront prélevés et les échantillons seront conservés afin de pouvoir être utilisés pour différentes analyses sans avoir à utiliser de nouveaux animaux. D’une façon générale, ce projet a été conçu et organisé de façon à pouvoir, à chaque étape, sélectionner rigoureusement les lignées à produire et les expériences à mettre en œuvre afin de répondre à nos objectifs. Le nombre de lignées et d’expériences prévus, et donc le nombre d’animaux, ont été optimisés afin de répondre au mieux aux objectifs de ce projet, notamment en termes de tests statistiques.
Raffinement
Les animaux sont élevés dans une animalerie confinée et agrémentée, dans des conditions optimisées pour leur croissance et leur reproduction. Les embryons et larves sont maintenus dans un milieu d’élevage et les adultes dans de l’eau dont les paramètres sont surveillés très régulièrement. Les animaux sont nourris avec de la nourriture sèche pour assurer une croissance optimale ainsi que de la nourriture vivante (larves d’artémia, rotifères) pour permettre un enrichissement du milieu et sont maintenus à une densité adaptée, y compris pendant les expériences de variations des paramètres de l’eau, afin d’éviter tout stress dû à une surpopulation ou un isolement. Pour la création des lignées génétiquement modifiées la sélection des embryons concernés se fait sans avoir recours à des biopsies. De plus, l’observation attentive de ces embryons permet de n’élever que des animaux dépourvus de malformation. Dans le cadre des expériences de variations des paramètres de l’eau et de la production d’animaux dépourvus de système neurosécréteur caudal ou de certaines hormones, les animaux font l’objet d’un suivi particulier (horaire ou quotidien) par du personnel formé afin de surveiller l’éventuelle apparition d’un trouble locomoteur ou comportemental. Des points limites, définis à l’avance, permettent d’interrompre l’expérience de variations des paramètres de l’eau si nécessaire.
Choix des espèces
L’étude dynamique des processus développementaux et physiologiques n’a de sens qu’à l’échelle d’un organisme entier. Ces processus ne peuvent être reproduits totalement in vitro et nécessitent de recourir à des organismes modèles animaux. Le poisson-zèbre (Danio rerio) est un modèle reconnu pour l’étude génétique. Sa relative facilitée d’élevage, son développement rapide et externe, le grand nombre d’embryons synchronisés par ponte, la transparence des embryons, les possibilités d’édition du génome (production de lignées génétiquement modifiées porteuses d’un transgène ou d’une mutation d’intérêt) en font un modèle de choix pour la recherche. Les animaux génétiquement modifiés créés sont utilisés comme reproducteurs. Les animaux sont donc utilisés de la fécondation jusqu'à l'âge adulte. Les études physiologiques sur les animaux dépourvus de système neurosécréteur caudal ou de certaines hormones seront réalisées sur de jeunes larves (2 semaines), des juvéniles (8-10 semaines) et des adultes (4-6 mois) afin d’en tester l’impact en fonction de l’âge des animaux.
Exploration fonctionnelle de la contribution des fibres C-LTMRs dans la modulation de la douleur post lésionnelle
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
842 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures allant jusqu'à un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des injections de formaline ou de carraghénane dans la patte, ou subissent une chirurgie reproduisant une douleur post-opératoire ou neuropathique, puis une étude comportementale de l'hypersensibilité mécanique dont le RNT ne précise pas les tests. Le porteur reconnaît que ces procédures entraînent un stress et une douleur inévitables. Il affirme que l'étude de la douleur sur des souris génétiquement modifiées est "indispensable" et ne peut recourir à des méthodes in vitro.
Objectifs
Notre équipe s'intéresse aux mécanismes cellulaires et moléculaires intervenant dans les douleurs post-lésionnelles. Le but de ce projet est d'étudier la biologie d'une classe particulière de fibres somato-sensorielles: les mécanorécepteurs à bas seuil à fibre C (ou C-LTMRs, pour C-Low Threshold MechanoReceptors). Il s'agit de neurones somato-sensoriels non myélinisés capables de transduire des stimulation mécaniques à bas seuil, détectées au niveau de la peu poilue. Typiquement, chez l'homme, ces neurones interviennent dans la détection et transduction du toucher social ou affectif. De manière intéressante, des études récentes, y compris certaines réalisées au sein de notre équipe, suggèrent que ces neurones sont aussi capables de moduler la douleur post-lésionnelle ainsi que la réponse immunitaire cutanée. Cependant, ces conclusions ont toutes été formulées de manière indirecte et à l'heure actuelle, aucune étude n'apporte la démonstration directe de leur fonction in vivo, à l'état basal et dans la modulation de la douleur post-lésionnelle. C'est précisément le but de notre projet. Il repose sur l'utilisation d'une série de lignées de souris génétiquement modifiées de manière à générer des souris triple-mutantes permettant d'activer, inhiber ou bien éliminer séléctivement les C-LTMRs in vivo, et ce, de manière inductible.
Bénéfices attendus
La prise en charge de la douleur est actuellement un enjeu majeur . En effet, 1/5 de la population mondiale est atteinte de douleurs chroniques, ce qui représente un problème socio-économique important et souligne que les mécanismes moléculaires et cellulaires intervenant dans la mise en place et le maintien des douleurs chroniques restent peu compris. Dans ce projet, nous allons nous intéresser à une classe particulière de neurones somato-sensoriels, les C-LTMRs, dont les propriétés de modulation de la douleur post-lésionnelle ont été récemment suggérées. Par conséquent, nous allons augmenter nos connaissances fondementales sur les mécanismes cellulaires impliqués dans la mise en place et la durée de l'hypersensibilité sensorielle liée à des lésions tissulaires. De plus, notre projet est conçu de sorte à permettre la découverte de nouvelle pistes thérapeutiques, qui pourraient avoir une application chez les patients humains. A noter que les fibres de type C-LTMR ont été egalement décrites chez l'homme.
Procédures
Une partie des animaux de notre projet sera dédiée pour définir le protocole optimal pour l'induction de l'expression d'un transgène (administration de tamoxifen par injection intrapéritonéale ou par gavage, 12 animaux). Un deuxième groupe subira des administrations d'agents inflammatoires (formaline et carraghénane en intra-plantaire, cela concerne 120 et 180 animaux, respectivement). Un troisième groupe subira une procédure chirurgicale qui crée une douleur de type post-opératoire (180 animaux). Un quatirème groupe subira une procédure chirurgicale visant à mimer une douleur de type neuropathique (180 animaux). Les animaux ci-mentionnés feront l'objet d'une étude comportementale visant à démontrer in vivo l'effet de l'activation, inhibition et déplétion des C-LTMRs sur la mise en place et la durée de l'hypersensibilité mécanique post-lésionnelle. Enfin, une dernière cohorte de 90 animaux subira une des trois procédures décrites ci-dessus, afin d'explorer des aspects mécanistiques.
Impact sur les animaux
Les animaux seront amenés à subir des administrations de composés par gavage ou bien par injection intra-péritonéale ou sous-cutanée. De plus, ils subiront des modèles lésionnels mimant une lésion inflammatoire, postopératoire ou neuropathique. Ces procédures entraînent du stress et de la douleur, qui, même si tout est mis en oeuvre pour les minimiser, demeurent inévitables.
Devenir
Les animaux seront tous mis à mort, soit par inhalation de dioxyde de carbone soit par l'administration de doses létales d'anesthésique, pour répondre aux besoins expérimentaux. Etant donné que nous travaillons sur des souris génétiquement modifiées et sur des souris dégénérées, leur mise en liberté est inconcevable.
Remplacement
La thématique principale de notre laboratoire étant de comprendre la physiologie de la douleur, notre projet nécessite l’utilisation d’animaux et ne peut recourir à des stratégies de remplacement par des méthodes in-vitro. Ainsi, l’expérimentation animale sur des souris est indispensable à l’étude des phénomènes physiologiques et à la réalisation de notre projet. De plus, l'utilisation de la souris en tant que modèle expérimental nous permet d'étudier le rôle de populations neuronales définies dans la physiologie de la douleur, grâce à la génération de modèles murins génétiquement modifiés.
Réduction
Les procédures décrites sont appliquées depuis plusieurs années au sein de notre équipe et sont maitrisées par les expérimentateurs. Nous avons donc l'expérience nécessaire concernant la réalisation des procédures et l’évaluation de l'impact sanitaire sur les animaux. La qualité de notre plan expérimental ainsi que l’étude détaillée du nombre d’animaux nécessaires à l’obtention d’un résultat scientifique statistiquement valable nous permettent d’optimiser le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les souris utilisées dans ce projet seront élevées en groupes sociaux, pour optimiser les conditions d’hébergement et favoriser un comportement normal de l’animal. Les élevages sont effectués au sein de notre établissement agréé et 5 personnes sont dédiées à l’organisation et l’entretien des élevages. De ce fait, l’état sanitaire et environnemental des animaux sont contrôlés tous les jours. De plus, les stratégies d’optimisation suivantes seront mises en place au cours du projet afin de réduire voire de supprimer la souffrance chez l’animal.: - Modifications apportées à l'élevage afin d'améliorer le bien-être des animaux : enrichissement des cages. - Planification des procédures expérimentales (disponibilité des locaux d'expérimentation, du matériel, période d'acclimatation des animaux aux pièces d’expérimentation) permettant de diminuer le stress des animaux et favoriser la validité des expériences. - Recours à l'anesthésie/analgésie lors du procédé chirurgical ; soins pré-, per- et post-opératoires adéquats. - Etablissement des points limites les plus précoces possibles en fonction des tests de comportements utilisés.
Choix des espèces
Chez la souris, les populations de neurones spécialisés dans l’intégration des stimuli douloureux sont similaires à celles décrites chez l’homme. Nos tests comportementaux et nos analyses moléculaires seront réalisés sur des souris âgées de 8 à 12 semaines car nous travaillons sur la physiologie d’animaux adultes.
Effets de l’exposition aux odeurs du bouc sur l’avancée pubertaire de la chèvre
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
- Système urogénital
44 chèvres vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, trente tuées à l'issue pour prélever leurs organes reproducteurs et leur cerveau, quatorze gardées en vie. Les femelles reçoivent jusqu'à trente prises de sang et un frottement de la main sur le museau, avec ou sans odeur de bouc selon le groupe, pour observer si l'odeur du mâle avance la puberté. Le porteur résume le bénéfice attendu à une meilleure caractérisation de l'avancée pubertaire caprine. Il affirme que cette question sociosexuelle n'est pas modélisable autrement que sur l'animal.
Objectifs
Nos résultats permettront de déterminer si : 1/ Les signaux sensoriels olfactifs du bouc seuls permettent le déclenchement précoce de la transition pubertaire des femelles et donc l'ovulation 2/ Les signaux sensoriels olfactifs du bouc seuls peuvent induire une maturation précoce du tractus génital et des réseaux neuroendocriniens impliqués dans la vie reproductive des femelles
Bénéfices attendus
Meilleure caractérisation de l'avancée pubertaire caprine induite par un mâle sexuellement actif.
Procédures
Tous les mâles feront l'objet d'une prise de sang une fois par semaine de fin août à fin novembre soit au total 15 prises de sang. Toutes les femelles feront l'objet d'une prise de sang deux fois par semaine de fin août à fin novembre soit au total 30 prises de sang. La réalisation d'une prise de sang sur un animal dure environ 10 secondes. Toutes les femelles feront également l'objet d'un frottement de la main sur le museau (avec ou sans stimulus suivant le groupe). La réalisation de cette procédure ne dure que quelques secondes.
Impact sur les animaux
Potentiellement du stress lors de la stimulation manuelle sur le museau (avec ou sans odeur).
Devenir
Des femelles seront euthanasiées afin de récupérer les organes reproducteurs et le cerveau lorsque toutes les femelles du groupe exposées au mâle actif et au moins 50% des femelles exposées uniquement à l'odeur seront pubères. Ainsi, nous aurons plus de chances de mettre en évidence une différence entre les femelles isolées, celles en contact avec des mâles actifs et celles exposées uniquement aux poils. Les organes reproducteurs nous permettront de déterminer la maturation du tractus reproducteur tandis que les cerveaux nous permettront d’apprécier une maturation au niveau des neurones impliqués dans la fonction de reproduction (plus nombreux autour de la puberté). Des femelles (non pubères et pubères) isolées des mâles et des femelles pubères exposées à des mâles intacts seront également euthanasiées pour récupérer l’épithélium olfactif principal et l’organe voméronasal. Ces organes nous permettront de mettre en évidence une maturation olfactive dépendante de l’environnement social et/ou du statut endocrinien. On réalisera une injection d’anesthésique et analgésique avant l'euthanasie des animaux. Pour résumé : lot de femelles isolées des mâles, 10 animaux euthanasiés et 3 gardés en vie pour réutilisation; lot de femelles exposées à l'odeur mâle (poils), 12 animaux euthanasiés et 2 gardés en vie pour réutilisation; lot exposé aux boucs intacts, 8 animaux euthanasiés et 5 gardés en vie. Tous les mâles (n=4) seront gardés en vie à la fin de l'expérimentation pour une utilisation ultérieure.
Remplacement
Le modèle animal ne peut pas être remplacé dans ce projet étudiant l'impact des relations sociosexuelles sur la puberté car ceci n'est pas modélisable par des modèles alternatifs.
Réduction
Pour pouvoir mettre en évidence un effet après analyse statistique, le nombre d’animaux a été rationnalisé à 40 femelles et 4 mâles. La taille de nos effectifs (13 à 14 individus par traitement expérimental) nous permettra de réaliser des analyses statistiques. Le choix des tests dépendra de la distribution des données et de l’homogénéité des variances. Si les conditions de normalité de la distribution et d’homogénéité des variances sont remplies, nous utiliserons des tests paramétriques pour comparer les aires sous la courbe des résultats de progestérone. Si les conditions ne permettent pas d’utiliser des tests paramétriques, alors nous utiliserons des tests non-paramétriques. Un test de comparaison avec 3 groupes indépendants au seuil α de 0.05 donne une puissance statistique de 100% (test paramétrique) et 96% (test non-paramétriques) avec des effectifs de n=13 pour le lot isolé et le lot exposé au mâle intact devenant sexuellement actif, et un effectif de n=14 pour le lot exposé aux poils de bouc (outil anastats). Cette puissance statistique est dans le cas où toutes les femelles exposées au mâle actif sont pubères 1.5 mois avant le groupe isolé des mâles (d’après les résultats acquis) avec en parallèle 50% des femelles exposées aux poils de boucs sont devenues pubères. 4 mâles sont nécessaires afin d'effectuer une rotation lors de l'exposition auprès des femelles et ainsi éviter un potentiel effet d'habituation pouvant impacter notre expérimentation.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes sur paille et bénéficieront d'enrichissement comme des caisses en bois et ballons. Des récompenses seront données aux individus lors des prises de sang dont nous avons réduit le nombre d’après les précédents protocoles. Une habituation au frottement de la main sur le museau avec récompense gustative sera réalisée avant l'expérimentation pour éviter le stress pendant cette dernière.
Choix des espèces
Chez la chèvre, la présence d'un mâle sexuellement actif peut impacter la physiologie de la reproduction et les comportements sexuels de la femelle. L'activité sexuelle du mâle semble être la condition sine qua non pour induire une puberté précoce de la femelle. Chez cette espèce, l'exposition de femelles en période de repos sexuel (anoestrus) aux indices sensoriels olfactifs de boucs sexuellement actifs peut mener à l'ovulation. Il serait donc intéressant de comprendre si l'exposition continue à ces indices olfactifs est également suffisante dans l'induction d'une puberté précoce des femelles. De plus, les indices sensoriels olfactifs du bouc sexuellement actif sont connus pour déclencher des réponses au niveau central dans le cadre d'un "effet mâle". Il est donc intéressant d'étudier l'impact sur la maturation sexuelle centrale de cette espèce dans ce contexte. Nous utiliserons des mâles adultes sexuellement matures qui stimuleront des femelles pré-pubères pour lesquelles la fonction de reproduction n'est pas encore mature et dont nous voulons observer sa régulation.
Etude de molécules pour le traitement des accidents vasculaires cérébraux dans un modèle d’ischémie-reperfusion chez le rat.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 140 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un accident vasculaire cérébral est provoqué par occlusion puis reperfusion d'une artère cérébrale au moyen d'un filament, suivi d'une IRM et d'une série de tests comportementaux étalés sur trois semaines. Le porteur indique que le modèle reproduit des déficits sensorimoteurs et une désorientation au réveil, et applique des points limites en cas de perte de poids ou d'inactivité. Il présente le rat comme le modèle préférentiel de l'AVC et juge "indispensable" de tester chez l'animal cinq stratégies thérapeutiques financées par l'industrie.
Objectifs
L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une pathologie neurologique survenant après l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau. Actuellement, la prise en charge des patients à la phase aigüe de l’infarctus cérébral est réalisée par l’injection intraveineuse de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) associée ou non à la thrombectomie. Toutefois, seule une faible proportion des patients (
Bénéfices attendus
Ce projet fait l’objet de plusieurs financements industriels afin d'étudier de nouvelles stratégies thérapeutiques permettant l’augmentation de la récupération fonctionnelle et de diminuer la lésion causée par l’occlusion artérielle. L’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique est une pathologie neurologique survenant après l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau. Actuellement, la prise en charge des patients à la phase aigüe de l’infarctus cérébral est réalisée par l’injection intraveineuse de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) associée ou non à la thrombectomie. Toutefois, seule une faible proportion des patients (
Procédures
Les animaux seront soumis à une chirurgie au niveau du cou afin de pouvoir insérer un monofilament dans la carotide interne puis poussé jusqu’à la base de l’artère cérébrale moyenne (ACM) provoquant ainsi une occlusion. Cet acte chirurgical durera 15 minutes. 45 minutes plus tard, une seconde chirurgie sur le même site sera réalisée afin d’extraire ce monofilament et ainsi permettre une reperfusion. Cet acte chirurgical durera 10 minutes. A J+1, ces mêmes animaux seront passés à l'IRM sous anesthésie générale pour une durée totale de 8 minutes et suivront une série de test comportementaux s'étalant de J+1 à J+22 post AVC. Un total de 56 minutes est prévu pour l'ensemble des tests comportementaux. Enfin, à la fin du projet, un prélèvement de sang par ponction cardiaque sera réalisé avant perfusion permettant la fixation du cerveau avant prélèvement. La durée de cette intervention sera comprise entre 10 et 15 minutes pour la perfusion puis 10 minutes pour les différents prélèvements. Les procédures douloureuse (chirurgie, perfusion) seront réalisées sous anesthésie générale associée à une analgésie.
Impact sur les animaux
Le modèle, par définition, reproduit les effets d’un AVC à savoir : déficit sensorimoteur et lésions cérébrales. Cela peut occasionnellement entraîner des pertes d’équilibres et une faiblesse musculaire des membres opposés à la lésion. L’embolisation de l’ACM provoque une désorientation prononcée au moment du réveil post-chirurgical (phénomène de circling). Les fonctions motrices peuvent également être altérées durant les premières heures après l’ischémie-reperfusion. Nous pouvons nous attendre à déceler sur certains animaux des signes de complications et de détresse post chirurgicales tels qu'une absence de réaction aux stimuli, une inactivité de l'animal dans sa cage ou encore une perte de poids suite à un arrêt de la prise alimentaire. Les situations précédemment citées définissent nos points limite à appliquer pour ce projet. Nous surveillerons à ce qu'ils ne soient pas dépassés.
Devenir
A la fin du projet, tous les animaux seront donc mis à mort permettant le prélèvement du cerveau post fixation pour analyse.
Remplacement
Ce projet correspond à l’étape de validation in vivo qui fait suite aux nombreuses validations réalisées in vitro, et ne nous permet pas d’utiliser d'autres moyens que de tester ces stratégies thérapeutiques chez l'animal. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons dans la littérature font que le rat est un modèle préférentiel pour mener à bien ce projet. En effet, le rat est une des espèces animales la plus étudiée dans le domaine de l’AVC ce qui permettra une analyse comparative et critique des résultats obtenus. De plus, les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes alternatives pertinentes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
Les données de la littérature ainsi qu’une étude de puissance statistique en amont permettent de nous assurer que nous utiliserons le nombre minimal d'animaux pour pouvoir conclure d’un effet ou non de nos stratégies thérapeutiques. Le nombre d’animaux utilisés est fixé à 10 rats par groupe (+ 30%) sauf pour les SHAM au nombre de 5 par groupe, ce qui nous permettra de déceler des différences significatives. Ainsi, nous concilions le nombre minimum d'animaux utilisés pour notre projet et sa valeur scientifique.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE) et isolés de tous bruits extérieurs. Les rats seront 2 par cage avec plusieurs enrichissements, auront de la nourriture et de l’eau ad libitum pendant toute la durée du projet. Leur bien-être sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés. Pendant les phases chirurgicales, chaque animal sera anesthésié et aura une couverture analgésique administrée 15 minutes avant incision. L’anesthésie générale sera maintenue jusqu’au réveil. La température corporelle de l’animal est maintenue à 37.5 ± 0.5°C grâce à un système de couverture chauffante rétrocontrôlée. Le site d’incision de peau fait appel à une tonte préalable du pelage, à une désinfection et enfin l’application d’une analgésie locale. Lors de la phase de réveil, de l'oxygène sera administré pour permettre une meilleure récupération post-opératoire. Les animaux seront placés dans une cage individuelle chauffée à 28°C pendant 2 heures avant d’être remis en cage par 2. Même si la surveillance des animaux s’effectuera en continue, elle sera accrue pendant les premières heures de réveil. Les critères d’arrêt de la douleur, de la souffrance et de l’angoisse seront pris en compte. Si en période postopératoire, nous constaterons un dépassement des points limites précédemment fixés, l’animal sera mis à mort. Enfin, une surveillance stricte des rats sera réalisée pendant les jours suivants l’opération : pesée des animaux et contrôle des points limites.
Choix des espèces
Le rat (Rattus norvegicus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des neurosciences et notamment dans le cadre de développement de stratégies de thérapies pharmacologiques. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier la récupération fonctionnelle, la perfusion cérébrale ainsi que le devenir des lésions induites par une ischémie-reperfusion. Les animaux utilisés seront âgés de 7 à 8 semaines soit un poids d’environ 300 g. Nous effectuerons notre modèle sur des adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec la majorité des données déjà disponibles sur les modèles d’AVC.
Rôle du glucose et du lactate en tant que substrat énergétique neuronal lors de l’activation cérébrale « BrainFuel2 »
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
36 rats vont être utilisés dans des procédures déclarées de niveau léger. Ils subissent une imagerie et une spectroscopie par résonance magnétique d'une heure sous anesthésie, avec stimulation des moustaches, une partie étant génétiquement modifiée pour bloquer l'entrée du glucose dans les neurones, afin de déterminer le carburant des neurones lors de l'activation cérébrale. Le porteur présente cette imagerie comme non invasive et indique qu'elle permet de réutiliser les mêmes animaux pour d'autres procédures, sans décrire de mise à mort à l'issue de ce protocole. Il affirme que des co-cultures de neurones et d'astrocytes existent mais ne reproduisent pas la physiologie de l'"organisme entier".
Objectifs
La consommation du glucose par le cerveau est un dogme, cependant, une des particularités de cet organe réside dans sa diversité cellulaire, marquée par des liens métaboliques et fonctionnels étroits entre les neurones et les cellules gliales, notamment les astrocytes, cellules de soutien du cerveau. Cette complexité structurale implique une complexité mécanistique qui reste encore à décrypter et mène au questionnement du type cellulaire consommant le glucose. Il a été proposé que lors de l’activation cérébrale, les astrocytes captent le glucose depuis la circulation sanguine, le transforment en lactate qui est transféré aux neurones. Dans les neurones, ce lactate pourrait servir de carburant. Les preuves de ce processus ont été mises en évidence sur des cultures de cellules ou à partir de prélèvement de cerveaux mais jamais chez l’animal vivant. La validation de ce processus sur l’animal vivant est primordiale puisqu’elle prend en compte l’ensemble des processus physiologiques. L'objectif du projet est d'étudier in vivo le métabolisme énergétique cérébral de rongeurs, lors de l'activation cérébrale. Ce projet vise à déterminer quel est le carburant préférentiel des neurones lors de l’activation cérébrale. Cette question sera appréhendée de manière intégrative sur des animaux vivants pour conserver le contexte physiologique. L’imagerie par résonance magnétique sera utilisée afin de détecter l’activité cérébrale des rats lors de la stimulation de leurs moustaches. La spectroscopie par résonnance magnétique complétera les données afin de mesurer les quantités de lactate dans le cerveau activé. Pour déterminer quel est le carburant des neurones, des rats contrôles et des rats génétiquement modifiés seront utilisés. Les rats seront génétiquement modifiés pour empêcher l’entrée du glucose provenant de la circulation sanguine dans les neurones et donc son utilisation directe. Le maintien ou non de l’activité cérébrale chez ces rats permettra de statuer sur l’importance de la consommation neuronale du glucose dans l’activation neuronale. Outre l’importance de ces résultats au niveau fondamental, la compréhension de ces mécanismes pourra ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques pour des maladies où le métabolisme énergétique est défaillant (hypoxie-ischémie néonatale, cancer, maladies neurodégénératives).
Bénéfices attendus
La compréhension des mécanismes impliqués dans le métabolisme énergétique cérébrale (répondre à la question du type de cellules qui consomme du glucose) et des interactions entre les différentes cellules qui constituent le cerveau est crucial d'un point de vue fondamental. De plus la compréhension de ces processus pourrait aussi permettre de développer des stratégies thérapeutiques pour certaines maladies dans lesquelles ce métabolisme énergétique est dérégulé (hypoxie-ischémie néonatale, accident vasculaire cérébral, maladie d'Alzheimer, …).
Procédures
Les animaux seront soumis à de l'imagerie par résonance magnétique et de la spectroscopie par résonance magnétique. Ces deux techniques sont non-invasives pour les animaux. Durant cet examen, les animaux seront anesthésiés. Tous les animaux du projet subiront cet examen, d'une durée de 1 heure.
Impact sur les animaux
Les modèles d'inhibition des transporteurs pour le glucose utilisés dans ce projet sont bien connus des membres de l’équipe. La modification génétique n’entraîne pas de modifications au niveau pondéral, qualité du poil, appétit des animaux, activité et mobilité. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est une technique non invasive, cependant, l’utilisation d'IRM, un changement important du rythme cardiaque (rythme cardiaque supérieur à 200-400 battements par minute) et/ou respiratoire (30-60 battements par minute), mesurés grâce à un capteur placé sous l'animal, peut subvenir, du fait de la variabilité inter-animaux de la sensibilité aux anesthésiques. Cette nuisance entrainera l'arrêt de l'expérimentation.
Devenir
Ce protocole est rendu possible car l'imagerie par résonance magnétique est une méthode non-invasive qui permet d'utiliser les animaux pour d'autres procédures (réduction).
Remplacement
Des modèles de co-culture (lignées neuronales et astrocytaires) existent, cependant, ces modèles s’affranchissent de la physiologie de l’organisme entier. Le but final de notre projet de recherche a une envergure intégrative : décrypter le métabolisme énergétique cérébral. De ce fait, notre projet nécessitant le fonctionnement du cerveau dans son intégrité afin de définir quelle est la source énergétique qui permet l’activation neuronale (glucose ou lactate), il n'existe pas de remplacement disponible à notre modèle expérimental.
Réduction
Les études in vivo par imagerie de résonance magnétique seront privilégiées. Ces techniques sont non-invasives et non-ionisantes ; elles n’entraînent ni douleurs ni euthanasie. Les animaux pourront subir les examens plusieurs fois ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux nécessaires au projet. Nos précédentes études nous permettent de déterminer le nombre d'animaux nécessaire pour obtenir des différences significatives intergroupes. Ainsi, nos travaux précédant nous permettent de savoir qu’un nombre de 12 rats par groupe est suffisant pour lisser la variabilité interindividuelle et mettre en évidence les différences significatives entre les individus contrôles et ceux pour lesquels le glucose sanguin ne pourra plus entrer dans les neurones . Les résultats seront analysés avec des tests statistiques adaptés.
Raffinement
Les modèles d'inhinibition des transporteurs pour le glucose utilisés dans ce projet sont bien connus des membres de l’équipe. La modification génétique n’entraîne pas de modifications au niveau pondéral, qualité du poil, appétit des animaux, activité et mobilité. L’IRM est une technique non invasive, cependant, l’utilisation d’anesthésique peut entraîner des nuisances et des effets indésirables pour les animaux. Afin de limiter les nuisances éventuelles au bien-être des animaux, durant les expérimentations de résonance magnétique nucléaire, un changement important du rythme cardiaque et/ou respiratoire au cours de l'expérience (augmentation du rytme cardiaque, supérieur à 400 battements par minute, pouvant être le signe du réveil de l'animal ou au contraire, diminution de la fréquence respiratoire et cardiaque de l'animal, pouvant être le signe d'une dépression cardio-respiratoire) sera retenu comme point limite. Après l'examen, les animaux seront réhydratés et la récupération post-imagerie sera réalisé sous lampe chauffante jusqu’au réveil complet des animaux. Après leur retour en cage collective, les animaux seront observés de façon journalière par le zootechnicien et ou la personne en charge de l'expérimentation. Lors de ces observations, la capacité de l’animal à s’alimenter, le comportement et sa vivacité et l’état du pelage seront vérifiés. Un échange quotidien entre le zootechnicien et l’expérimentateur permettra une intervention et une prise de décision rapide en cas de souffrance constatée. Les animaux seront pesés 1 fois/semaine détecter une perte de poids .
Choix des espèces
Le rat Wistar sont utilisés depuis plusieurs années pour les études du métabolisme dans notre laboratoire, ainsi nous disposons déjà de nombreux groupes témoins permettant les comparaisons et limitant ainsi le nombre d’animaux témoins à refaire. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte, le métabolisme énergétique cérébral étant différent à des stades plus précoces.
Role des microARNs dans la compétence des progéniteurs neuronaux du cortex
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
561 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Des femelles gestantes subissent une chirurgie abdominale d'environ une heure pour électroporer le cerveau des embryons in utero, les embryons étant ensuite prélevés et les mères tuées, afin d'étudier le rôle de micro-ARN dans le développement du cortex cérébral. Le porteur indique que la laparotomie peut provoquer douleurs, infection de la plaie ou rupture des sutures, et justifie la mise à mort des mères par des "raisons éthiques" les empêchant de générer d'autres portées. Il affirme que la culture in vitro ne reproduit pas la complexité du cortex et que seule la souris permet cette approche transgénique.
Objectifs
Le cortex cérebral est organisé en 6 couches de neurones qui sont générées successivement entre les stades embryonnaires E12 et E16 (12 et 16 jours de vie fétale). Les neurones des différentes couches présentent une grande variabilité de morphologie, de connectivité et de propriété physiologique, alors qu’ils sont issus du même pool de progéniteurs. Ce projet s’inscrit dans la thématique de recherche générale visant à comprendre les bases génétiques permettant à une même population de progéniteurs de générer des neurones très différents entre eux en fonction du stade de développement de l’embryon. Dans ce projet nous nous intéresserons en particulier au rôle des micro-ARNs. Les micro-ARNs sont de petites molécules d’ARN de 21-24 nucléotides capables de réguler l’expression des gènes. Il est couramment admis qu’un même micro-ARN peut réguler plusieurs centaines de gènes et qu’inversement un gène peut être régulé par de nombreux micro-ARNs. Ainsi nous pensons que, compte tenu de leur mode d’action, des changements subtils dans l’activité des micro-ARNs sont susceptibles de modifier significativement la compétence neurogénique des progéniteurs. Pour confirmer ou infirmer cette hypothèse, nous allons mener cette recherche en 4 objectifs successifs : - 1/ Etudier l’expression des micro-ARNs dans les progéniteurs au cours du temps entre les stades E12 et E16 - 2/ Déterminer parmi le pool des micro-ARNs exprimés, la fraction réellement engagée dans une activité de régulation - 3/ Déterminer les gènes dont l’expression est régulée par ces micro-ARNs actifs - 4/ Valider expérimentalement le rôle fonctionnel de certains micro-ARNs actifs, en manipulant leur expression et en analysant les conséquences de ces manipulations sur la morphologie et la physiologie des neurones générés.
Bénéfices attendus
De nombreux travaux ont montré que l'expression des gènes au sein des progéniteurs des neurones corticaux varie en fonction du stade de développement embryonnaire. Cette variation d'expression des gènes dans les progéniteurs selon le stade de développement induit une grande diversité morphologique et physiologique des neurones corticaux générés à partir de ces progéniteurs. Cette dynamique d'expression génique est encore mal comprise. Nous pensons que les micro-ARNs, parce qu’ils sont capables de réguler simultanément de nombreux gènes et donc de modifier en profondeur l’expression des gènes d’une cellule, peuvent jouer un rôle dans cette dynamique. Le projet présent va permettre de confirmer ou d’infirmer cette hypothèse ce qui présente un intérêt non seulement pour comprendre comment la structure spécifique du cortex cérebral se met en place mais également d’une manière générale pour appréhender comment une cellule souche initiale va évoluer et se renouveler au cours du développement pour générer l’ensemble des tissus qui composent un organisme.
Procédures
Chirurgie abdominale sur 80 souris gestante sous anesthésie générale (environ 1h par souris). Prélèvement de 241 embryons à un stade supérieur ou égal à E14,5 (10 mn par embryon).
Impact sur les animaux
L’électroporation corticale in utero aux stades embryonnaires entre E12,5 et E16,5 est une technique bien établie pratiquée par de nombreux laboratoires. Les nuisances attendues sur les animaux sont les suivantes. Chez la mère : - L'anesthésie, - La laparotomie, - Des injections intra-péritonéale et sous-cutanée, - D’éventuelles problèmes postopératoires comme des douleurs (associées à une perte de poids ou un état de prostration), l’infection de la plaie, ou une rupture des points de suture. Chez le foetus - L'injection d’acide nucléique intra-ventriculaire suivi d’une électroporation
Devenir
Pour les objectifs 1 à 4, les analyses seront réalisées post-mortem sur les cellules de cerveaux d’embryons électroporées. Pour des raisons éthiques, les mères gestantes dont seront issus ces embryons, ne peuvent être réutilisées pour générer de nouvelles portées et seront donc euthanasiées à l’issue de la procédure. Pour l’objectif 5, les analyses seront réalisées post-mortem sur le cerveau d’animaux de 14 jours issus d’embryons électroporés. Les mères de ces animaux seront également euthanasiées à l’issue de la procédure pour les mêmes raisons que précédemment.
Remplacement
L’option alternative à l’approche expérimentale décrite dans ce projet serait la culture in vitro de cellules souche de souris. En effet, il a été montré que la différenciation in vitro des cellules souche génère au cours du temps une succession de sous-types de neurones glutamatergiques qui mime la génération des différentes couches du cortex. Cependant, la culture in vitro ne permet pas de récapituler l’ensemble de la complexité du cortex cérebral. Par exemple, il n’est pas possible de recréer la segmentation du cortex en aires fonctionnelles, ni d’aboutir à une maturation totale des neurones en boite de petri. D’autre part, si la culture in vitro de cellules souche semble maintenir l’existence des facteurs intrinsèques impliqués dans la régulation de la dynamique de différenciation des neurones corticaux, d’autres facteurs de régulation extrinsèques, encore mal connus, ne peuvent pas être maintenus in vitro.
Réduction
Les procédures que nous allons mettre en œuvre visent à limiter l’utilisation d'animaux tout en obtenant suffisamment de données. Elles font appel à certaines techniques délicates à réaliser, c’est pourquoi nous avons recruté pour ce projet un chercheur contractuel ayant une longue expérience dans l'utilisation de ces techniques et de ce fait les maitrisant parfaitement. Le nombre d’animaux par expérience a été estimé au plus juste de façon à répondre aux exigences pratiques et statistiques de chaque expérience. L’objectif final du projet vise à identifier le rôle de micro-ARNs particuliers dans les cellules souche neurales du cerveau d'embryons de souris pour générer de nouveaux neurones. Cette recherche impliquera de manipuler l'expression de ces micro-ARNs et d'observer l'effet de ces manipulations en comparaison avec une condition témoin (sans traitement). Pour chaque micro-ARN étudié les deux conditions « traitement » et « témoin » seront réalisées dans des embryons de la même souris gestante. Ceci permet de limiter le nombre d’animaux utilisés par rapport à des procédures où la même condition seraient appliquées à tous les embryons d’une même portée. De plus, le fait d’avoir les 2 conditions à comparer dans la même souris gestante permet également d’augmenter la solidité des résultats et donc finalement de réduire le nombre d’animaux utilisés. Enfin, l’utilisation de coupes fines de cerveau permet d’étudier tous les paramètres pertinents nécessaires à la caractérisation des conséquences d’un traitement à partir d’un seul individu.
Raffinement
L’état sanitaire et environnemental des animaux est contrôlé quotidiennement. Les cages sont enrichies et les animaux sont hébergés en groupes sociaux. Les animaux ayant subi une procédure sont surveillés et observés régulièrement. Une grille de score a été définie pour chaque procédure pour l’application de points limites précis et adaptés, avec des actions et des prises de décisions définies grâce à un arbre décisionnel. Des soins spécifiques seront apportés à la mère gestante qui subira l’électroporation in utero. En particulier nous aurons pour impératif de réduire au maximum la douleur induite par les procédures, qui seront réalisées par des personnes très expérimentées. Ainsi, des analgésiques seront injectés avant et après la chirurgie qui se déroulera sous anesthésie. De même des actions spécifiques seront entreprises pour contrecarrer les effets induits par l’anesthésie et la chirurgie. Les animaux ayant subi la chirurgie seront hébergés dans une salle de stabulation spécifiquement dédiée.
Choix des espèces
Chez les mammifères, l’espèce souris est la seule pour laquelle nous pouvons réaliser ce projet, et ce pour des raisons techniques et de connaissances théoriques. En effet, notre projet est basé sur l’utilisation d’une lignée transgénique de souris exprimant T6B de façon conditionnelle. Or, la souris est la seule espèce de mammifère pour laquelle la fabrication de lignée transgénique est faisable facilement. D’autre part, l’électroporation in utero est une technique qui n’est réellement bien maitrisée chez les mammifères que chez la souris. Enfin, chez les mammifères non humains, c’est chez la souris que les connaissances génétiques sont les plus développées. Ce projet cherche à comprendre comment la variabilité morphologique et physiologique des neurones du cortex cérebral de souris est codée dans les progéniteurs neuronaux. Comme la différenciation des neurones corticaux s’initie entre 12 et 16 jours de vie fétale, les expériences de ce projet seront réalisées sur des embryons entre E12,5 et E16,5.
Etude de cibles thérapeutiques dans la maladie de Huntington
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
900 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 450 dans des procédures de niveau sévère. Selon les groupes, elles subissent une chirurgie du cerveau ou un gavage trois fois par semaine pendant deux mois, puis une batterie de tests comportementaux, dont le rotarod, la reconnaissance d'objets, le test de la nage forcée et le test splash, avant d'être tuées pour l'analyse du cerveau. Ces tests servent à mesurer les troubles moteurs, cognitifs, anxieux et dépressifs d'un modèle de maladie de Huntington. Le porteur affirme que les études in vitro et sur invertébrés ne permettent pas d'étudier ces comportements et que ce modèle est "nécessaire" à une visée thérapeutique.
Objectifs
La maladie de Huntington (MH) est une maladie génétique, neurodégénérative qui est la plus fréquente des maladies à expansion de polyglutamine maladie de Huntington (MH. Les principales manifestations cliniques de cette maladie génétique sont les mouvements choréiques, un déficit cognitif et des troubles psychiatriques. La transmission est autosomique dominante avec une pénétrance complète. La neuropathologie de la MH affecte préférentiellement le striatum au stade précoce de la maladie mais peut s’étendre progressivement à d’autres structures cérébrales. Il n’existe aucun traitement curatif de la MH si bien que la maladie progresse inexorablement vers la mort. Nous nous intéressons aux mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués à la fois dans les symptomes moteurs et psychiatriques afin de proposer des cibles thérapeutiques testées chez la souris. Nous avons plusieurs cibles thérapeutiques que nous voulons étudier pour ce projet. L'objectif du projet est de préciser les mécanismes cellulaires et moléculaires de la neuroprotection induite par une protéine dégradant le cholestérol CYP46A1 dans la MH et de proposer et tester des petites molécules ayant des effets mimétiques de CYP46A1 comme nouvelles stratégies thérapeutiques dans deux modèles murins de la MH. Le phénotype des souris sera étudié par des approches méthodologiques très complémentaires les unes par rapport aux autres.
Bénéfices attendus
Les résultats prometteurs générés par cette étude permettront de mieux comprendre les effets bénéfiques de la protéine dégradant le cholestérol (CYP46A1) dans la Maladie de Huntington (MH) et d'évaluer le potentiel thérapeutique de nouvelles cibles cellulaires. La stratégie de thérapie génique adoptée au cours du projet est un point de départ important dans l’optique d’une thérapie efficace et durable chez les patients atteints de la MH. De plus, l'analyse comportementales de petites molécules mimant les effets de CYP46A1 sur le phénotype des souris modèles de la MH peut être d'un intérêt majeur pour un développement clinique thérapeutique.
Procédures
Les animaux sont soumis soit à 1 procédure chirurgicale (stéréotaxie) d'une durée de 40 minutes ou bien à des administrations par gavage de petites molécules d'une durée de quelques minutes : trois fois par semaine pendant 2 mois. Toute procédure chirurgicale est réalisée sous anesthésie et analgésie. Aucun prélèvement n’est effectué sur les animaux vigiles. Les tests comportementaux permettant d'évaluer le phénotype moteur et cognitif seront réaliés en utilisant : le Rotarod (durée du test : 3 heures) , l'actimétrie (durée du test 1 heure), le cyclotron (durée du test 2 heures) , ces 3 tests seront réalisés une fois par mois chez les souris zq175 à l'âge de 7 mois jusqu'à 12 mois d'âge. Le test de reconnaissance d'objets (durée du test 15minutes, , 2 fois par jour pendant 4 jours), ce test est réalisé une fois chezles souris zq175 à l'âge de 8 mois. Pour évaluer le phénotype relié à l'anxiété et la dépression, les tests réalisés sont : O-maze (durée du test 12 minutes), clair&obscur (durée du test : 5 minutes), le test splash (durée du test 5 minutes) et la nage forcée (durée du test 6 minutes) qui seront réalisés une seule fois pour les souris zq175 entre 5,5 et 6 mois d'âge et une seule fois pour les souris R6/2 entre 8 semaines et 10 semaines d'âge . L'euthanasie est réalisée à la fin des tests de comportement dans le but d'effecteur les prélèvements de tissus.
Impact sur les animaux
Les procédures sont classées modérées et sévères. Les molécules injectées sont à valence protectrices et donc non nuisibles pour les animaux. Les nuisances ou effets indésirables possibles sont ceux liés aux actes chirurgicaux et au gavage des souris ainsi qu'à certains tests comportements associés à l'état dépressif et anxieux des souris. Un stress et une perte de poids peuvent éventuellement se manifester. Le comportement des souris dans leur cage est donc très minutieusement regardé durant et après les procédures. La règlementation est strictement appliquée et respectée.
Devenir
L'euthanasie des animaux se réalisée dans le but d'effectuer des études sur le cerveau des animaux afin de caractériser les effets neuroprotecteurs des cibles thérapeutiques choisies.
Remplacement
Les études in vitro et sur les invertébrés ne permettent pas l'étude des comportements moteurs et reliés à la dépression et à l'anxiété. La neuropathologie des maladies neurodégénératives comme la MH est complexe , évolutive et multicellulaires ; l’utilisation de lignées cellulaires ne permet pas d’appréhender ces études ni de développer des stratégies à visées thérapeutiques pour obtenir des preuves de concepts pour une application translationnelle. Cependant, avant chaque procédure décrite dans ce projet, des résultats obtenus sur des cultures de cellules ont permis l'obtention de résultats solides afin de limiter les études in vivo chez la souris. En particulier, le choix d'agir sur les cibles provient de résultats obtenus sur des cultures cellulaires.
Réduction
Les résultats publiés et reliés à ce projet nous ont permis de définir le nombre minimal d'animaux permettant de générer des données statistiquement solides. C'est pourquoi, les analyses comportementales, biochimiques, neuropathologiques et moléculaires sont réalisées sur la même cohorte de souris afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Les groupes d’animaux sont créés au fur et à mesure, avec les contrôles adaptés pour chaque procédure. Le nombre total d'animaux est de 900.
Raffinement
Les souris sont hébergés à l'animalerie avec un cycle jour/nuit adapté et avec la boisson et la nourriture ad libitum. Les chirurgies stéréotaxiques sont effectuées sous anesthésie (isofluorane au masque) et analgésique. Les souris sont regroupés après chirurgie pour limiter la période d’isolement et un enrichissement adapté pour les souris avec le nid végétal qui est placé dans la cage. Les souris font l’objet d’un contrôle quotidien par une personne formée et compétente. Ces contrôles, enregistrés et validés par la Structure chargée du Bien Etre des Animaux locale, permettent de repérer tout animal malade ou blessé et de prendre les mesures appropriées. Les points limites sont définis et les méthodes seront mises en place pour supprimer la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux comme l’injection d’antalgiques ou l’euthanasie par injection d’une surdose d’euthanasiant. (ces injections sont réalisées après une brève anesthésie ; induction à l’isoflurane).Les formations de mise à jour pour appliquer au mieux la réglementation sont suivies et permettent d’introduire des améliorations pour le meilleur raffinement possible en le validant en amont par notre Structure chargée du Bien Etre des Animaux et en interagissant avec le vétérinaire référant.
Choix des espèces
En application de l’article R. 214-106 du Code rural et la pêche maritime, l’expérimentation animale sera faite sur 2 lignées, modèles de rongeurs mus musculus génétiquement modifiés afin de satisfaire l’exigence d’utilisation d’animaux d’espèces les moins susceptibles de ressentir de la douleur, de la souffrance ou de subir des dommages durables dans les conditions de la procédure expérimentale. Deux lignées de souris sont utilisées car ce sont des modèles de mammifères qui reproduisent un certain nombre de symptomes moteurs, cognitifs, anxieux et depressifs qui sont caractéristiques des symptomes chez l'homme dans la maladie de Huntington. Une lignée présente des symtomes très précoces dans leur développement (5 semaines) qui correspond au cas juvénile de la maladie humaine. La deuxième lignée présente des symptômes plus tardifs à l'âge adulte, vers 5 mois. Pour la réalisation des tests comportementaux, les souris seront testées à 4 semaines pour une lignée tandis que les souris de la deuxième lignée seront utilisées à 4 mois. Dans la mesure où les souris de la première lignée présentent un phénotype comportemental très rapidement (entre 5 et 12 semaines), il est important de commencer l’étude phénotypique dès 4 semaines d’âge. En revanche, les souris de la deuxième lignée présentant un phénotype comportemental plus tardif (à partir de 5 mois) seront utilisées à partir de 4 mois d’âge. L’objectif du projet étant de valider des cibles thérapeutiques mises en évidence in vitro, un nombre minimum d’une quinzaine de souris par groupe sera nécessaire pour l'étude comportementale.
Evaluation des effets de l’exposition périnatale à un régime alimentaire déséquilibré (« typique de cafétéria ») sur le développement d’un phénotype autistique chez la souris : effet de la flore instestinale
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Des femelles reçoivent un régime déséquilibré autour de la gestation, puis leur descendance subit un transfert de flore intestinale et des tests comportementaux avant d'être tuée pour prélever des tissus, afin de relier alimentation, microbiote et traits autistiques. Le porteur qualifie ces tests comportementaux de non invasifs sans préciser lesquels, et déclare peu d'effets indésirables. Il affirme que l'autisme ne peut être modélisé qu'au niveau de l'"animal entier" exprimant tout son répertoire comportemental.
Objectifs
Les troubles du spectre autistique (TSA) sont des maladies neurodeveloppementale de plus en plus fréquentes, avec une incidence moyenne de près de 1% d’après de récentes études à grande échelle. Les causes de ce trouble sont encore mal identifiées. Le développement de l’autisme pourrait être le résultat d'une combinaison de facteurs environnementaux toxiques et d’une susceptibilité génétique. Parmi les causes environnemantales possibles, l’obésité, conséquence d’un régime alimentaire déséquilibré, est un facteur particulièrement intéressant, puisqu’elle est de plus en plus répandue dans les sociétés occidentales et pourrait ainsi expliquer l’augmentation inquitétante des cas d’autisme dans ces pays. Des études cliniques récentes montrent que les mères souffrant d’obésité ont un risque accru d’avoir un enfant souffrant de TSA. Actuellement il n’existe pas de modèle animal mimant ce facteur de risque, qui permettrait d’en comprendre les mécanismes. Nous avons montré que la descendance de souris gestantes exposées à un régime cafétéria présente une trajectoire développementale altérée ainsi que des symptômes d’autisme à l’âge adulte. La composition de la flore intestinale des ces souris est également altérée. Nous voulons maintenant la contribution du mircobiote intestinal aux altéartions comportementales observées chez les souris exposées au régime cafétéria. Le projet comprendra deux étapes : 1)Exposition de femelles au régime cafétéria une semaine avant l’accouplement et pendant la gestation puis la lactation, 2)Etude comportementale de la descendance avant et après un transfert de flore microbienne entre le groupe exposé au régime cafétéria et le groupe exposé au régime contrôle. L’enjeu de ce projet est d’identifier une nouvelle cause potentielle de développement des troubles autistiques.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra une meilleure compréhension de l’impact du microbiote intestinal sur le développement du phénotype autistique des animaux exposés de manière précoce à un régime déséquilibré.
Procédures
Les animaux seront soumis à un transfert de flore. Ce type d'intervention est en essai clinique chez l'homme pour soulager les patients atteints d'autisme. Les animaux seront soumis à des tests comportementaux ethologique non ivasif. L'ensemble de notre protocole expérimental durera 16 semaines. Les tests comportementaux, que réaliseront auront une durée maximale de 10 minutes.
Impact sur les animaux
Le protocole expérimental ne présente pas d’effet indésirable notoire. Dans une expérirnce précédente, l’exposition au régime cafétéria a conduit à une augmentation de 10-15% du poids des mères, et de moins de 10% chez leur descendance. L’ensemble des tests comportementaux ne génère pas de stress particulier.
Devenir
En fin d'expérience les animaux seront euthanasié dans le but de prélever des tissus et étudier l'impact du transfert de flore au niveau moléculaire
Remplacement
La compréhension des mécanismes causaux de l’autisme et le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour le traiter nécessitent la mise à disposition de la communauté scientifique de modèles précliniques de cette pathologie. Une étude précise et détaillée du répertoire comportemental des animaux modèles permet de vérifier que ces modèles valident bien le critère de validité d’aspect pour la pathologie autistique, et aussi d’évaluer le cas échéant l’efficacité d’une approche thérapeutique. L’évaluation des effets bénéfiques d’un traitement ne peut être réalisée dans ces modèles qu’au niveau comportemental : en effet, il n’existe pas de marqueur biologique pour l’autisme, dont le diagnostic clinique repose entièrement sur une évaluation comportementale. Cette pathologie ne peut donc être modélisée qu’au niveau de l’animal entier, exprimant toute la variété de son répertoire comportemental.
Réduction
Les effectifs ont été calculés afin de permettre une réduction des effectifs optimisée en maintenant une puissance statistique d’au moins 0.9 pour une taille d’effet f de cohen égale à 0.25 à un seuil de significativité de 0.05.
Raffinement
Nous raffinerons nos expériences en soulageant l’inconfort ou le stress potentiels subis par les animaux tout au long du protocole expérimental, en logeant les souris par groupe sociaux de 2 à 4 individus, en mettant à disposition le matériel nécessaire pour faire un nid (ouate et cabane en carton) et en manipulant quotidiennement les animaux par le même expérimentateur. Pour réduire le nombre d’animaux, nous utiliserons les animaux des deux sexes, nous testerons chaque animal dans différentes tâches et nous utiliserons les tests statistiques adéquats. Nous ne pouvons toutefois pas nous passer du modèle animal car l’autisme est une pathologie complexe qui ne peut être modélisée qu’au niveau de l’animal entier, exprimant tout son répertoire comportemental. Pendant les expériences, nous suivront quotidiennement le bien-être de nos animaux en particulier leurs poids, leur posture. Nous mettrons en place des points limites adaptés afin d’éviter de faire souffrir inutilement les animaux.
Choix des espèces
Les souris sont des animaux sociaux, chez lesquels des altérations des compétences sociales, symptôme clé de la pathologie autistique, peuvent être aisément étudiées. Par ailleurs, le répertoire comportemental de ces animaux est suffisamment étendu pour compléter cette étude par une évaluation de nombreuses autres réponses comportementales connues pour être affectées par la pathologie autistique . Les déficits comportementaux détectés chez les souris modélisant l’autisme sont suffisamment importants et robustes pour tester la validité d’aspect du modèle et, le cas échéant, permettre de révéler des effets bénéfiques potentiels de composés pharmacologiques. La trajectoire développementale des animaux sera étudiée dès la naissance des animaux. Nous suivrons le développement des animaux jusqu’à l’âge adulte (8-12 semaines), alors que le répertoire comportemental est totalement développé et les éventuels déficits comportementaux fixés.
Modèle de suivi de l’expression de l’aSynucléine par bioluminescence chez la souris_2/2
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées de niveau modéré. Elles reçoivent une injection puis des séances d'imagerie par bioluminescence de dix minutes par semaine sous anesthésie répétée, avant d'être tuées pour l'analyse histologique du cerveau, afin de mettre au point un modèle de suivi de la protéine aSynucléine impliquée dans la neurodégénérescence. Le porteur présente l'imagerie comme non invasive et justifie ces 360 animaux par la volonté de suivre la maladie dans le temps et de limiter à terme le nombre d'animaux non-humains utilisés. Il indique valider le matériel en culture cellulaire en amont, l'imagerie in vivo ne pouvant selon lui se faire que sur des animaux vivants.
Objectifs
Les modèles de neurodégénérescence induite chez la souris sont bien établis au sein de notre institut. Certains sont basés sur l'injection de virus permettant la surexpression d’une protéine mutée qui forme des agrégats et qui serait une des causes de la mort des neurones dopaminergiques et des problèmes moteurs conséquents. L’accumulation de cette protéine n’est étudiée que post-mortem chez l’animal. L'objectif est la création d’un modèle permettant le suivi au cours du temps de l'évolution du modèle par imagerie, permettant une étude longitudinale tout en limitant le nombre d'animaux pour étudier le modèle.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est le suivi de la mise en place et de l’évolution de la "pathologie" à différents temps et sans sacrifier les animaux, pour ainsi limiter le nombre d’animaux utilisés dans nos recherches et travailler avec un modèle bien maitrisé temporellement.
Procédures
Les animaux sont soumis à de l'imagerie in vivo : 10 minutes par semaine pendant toute la durée de l'étude, sous anesthésie générale. C'est une technique non invasive et nécessitant juste une injection qui est non douloureuse et se fait sur animal vigile.
Impact sur les animaux
Ils sont représentés par la répétition de l'anesthésie durant l'imagerie, mais celle-ci est de courte durée (10 minutes maximum) et légère car gazeuse. Et par le transfert entre le site d’hébergement et la plateforme d'imagerie, réalisé par les porteurs du projet.
Devenir
Les animaux sont sacrifiés à la fin de chaque étude afin de réaliser une étude histologique et biochimique du tissu cérébral.
Remplacement
Nous souhaitons améliorer un modèle pathologique afin d’être plus en adéquation avec la réalité de la maladie chez l’humain, nécessitant l’utilisation de modèles animaux robustes. En amont de nos expériences in vivo, le matériel biologique est testé en culture cellulaire afin de valider leur efficacité, de déterminer les concentrations nécessaires et de valider un protocole expérimental correct. L'imagerie in vivo ne peut être réalisée que sur des animaux vivants.
Réduction
Modèle : la souris C57BL6/JR a été choisie car nos études antérieures ont montré une bonne stabilité et reproductivité, permettant ainsi de limiter le nombre d’animaux pour réaliser ces études. Quant à la souche B6RjTyr c/c, elle représente un atout majeur pour l'imagerie in vivo, du fait de sa dépigmentation cutanée. De plus, le statut sanitaire des animaux étant maîtrisé, la stabilité des modèles est éprouvée. Le développement de modèles avec un suivi en bioluminescence qui est non invasif pour les animaux, permet des études longitudinales et ainsi une diminution du nombre d’animaux utilisés. Ainsi pour ces deux études nous utiliserons : étude 1 : 3 expériences indépendantes x 3 groupes de 10 animaux x 2 souches = 180 souris et dans l'étude 2 : 3 expériences x 3 groupes de 10 souris x 2 souches = 180 souris, il n'y aura pas d'étude statistisque de différences entre les groupes, mais ce nombre nous permet de valider la fiabilité des nos modèles en imagerie.
Raffinement
Acclimatation : une période de deux semaines permet une bonne acclimatation des animaux à leur nouvel environnement. Les animaux sont hébergés dans des conditions veillant au respect de leur bien-être (en fratrie) et avec un milieu enrichi afin de limiter leur stress. Les animaux sont suivis quotidiennement afin de détecter tout inconfort ou souffrance. Une étroite collaboration entre le personnel de l'animalerie et notre équipe d'expérimentateurs permet d'intervenir immédiatement sur les animaux en cas de nécessité. Formation : une grande maîtrise technique est demandée à nos expérimentateurs qui sont régulièrement formés au sein de l'institut pour le bien-être animal.
Choix des espèces
Les modèles de neurodégénérescence induite chez la souris sont bien établis au sein de notre institut. Ces travaux d'étude des maladies neurodégénératives en utilisant la souris comme modèle sont largement décrits dans la littérature ce qui nous donne une base solide pour valider nos résultats. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte qui est compris entre 8 et 12 semaines, car la pathologie étudiée apparait à l'âge adulte chez l'humain.
Utilisation de modèles de souris Tshz3 pour comprendre les bases cellulaires et moléculaires des troubles du spectre autistique
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
99 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées de niveau léger. Les femelles gestantes reçoivent une ou deux injections intrapéritonéales de marqueurs cellulaires puis sont tuées, et leur descendance est mise à mort à P30 par perfusion intracardiaque pour prélever le cerveau, afin d'étudier des interneurones du striatum dans les troubles du spectre autistique. Le porteur classe la procédure comme légère avec peu d'effets, mais décrit une mise à mort par dislocation cervicale ou CO2 en cas de problème détecté. Il affirme que les méthodes in vitro ne peuvent pas remplacer l'"organisme entier" en raison de l'isolement des neurones hors de leur contexte.
Objectifs
L'objectif de ce projet est d'utiliser des modèles de souris pour mieux caractériser la contribution des interneurones cholinergiques du striatum dans les troubles du spectre de l'autisme.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif de caractériser les substrats cellulaires et moléculaires des défauts de comportement liés aux troubles du spectre de l'autisme ceci afin d’envisager des actions thérapeutiques permettant de corriger ces comportements.
Procédures
Ce projet comprend un seul type d’intervention : injection intra péritonéale de BrdU et/ou de EdU. Chaque intervention dure moins de 5 minutes. Les femelles utilisées pour la production d’embryons, seront sacrifiées par injections intracardiaque.
Impact sur les animaux
Les femelles gestantes reçoivent en intrapéritonéale soit une injection de 5-bromodésoxyuridine (BrdU) soit une injection de BrDU, suivie d’une injection de 5-Ethynyl désoxyuridine (EdU). Cette technique est couramment utilisée dans plusieurs laboratoires dans le monde entier. Cette procédure est considérée comme légère avec peu d'effets indésirables (stress lié à la contention, éventuel douleur lié à la 2ème injection intra-péritonnéale). La mise à mort des animaux par perfusion intra cardiaque se fera sous anesthésie générale précédée d’une injection pré-opératoire sous-cutanée de bupréborphine pour limiter la douleur. Ceci étant, le personnel animalier surveille différents paramètres (fourrure ébouriffée, pelage terne, yeux clos, posture voutée, manque d’activité, blessure…). Si un animalier détecte un problème, il prévient par mail ou téléphone le responsable de projet, le chef d’équipe et par mail les membres du SBEA de l’institut. Après un diagnostic réalisé avec le vétérinaire de notre institut, le responsable du projet pourra appliquer des soins adaptés ou devra euthanasier l’animal par dislocation cervicale ou par inhalation de CO2. L’animalier ayant signalé le problème et les membres du SBEA seront informés par mail de la décision prise concernant l’animal.
Devenir
Toutes les femelles gestantes (19) injectées avec du BrdU et/ou EdU seront euthanasiées. Tous les autres animaux (les F1 à P30) seront perfusés en intracardiaque sous anesthésie générale profonde sub létale (voir 3.3.3) pour prélever les cerveaux.
Remplacement
Les méthodes in vitro ne peuvent pas remplacer l’organisme entier en raison de l’isolement des neurones du contexte physiologique. De plus la possibilité d’utiliser des animaux génétiquement modifiés est très utiles pour la visualisation des cellules d’intérêt, leur traçage (« Birth-dating ») et l’analyse des processus cellulaires mis en jeu pendant la morphogenèse des tissus et organes.
Réduction
Nous nous efforçons d’utiliser le moins d’animaux possible (optimisation des conditions d’élevage, des croisements etc), tout en veillant à ce que le nombre d’animaux utilisé soit représentatif. Le nombre d’animaux nécessaires a été estimé sur la base d’expériences antérieures.
Raffinement
Notre établissement possède un agrément pour l’expérimentation animale (Statut EOPS). Les souris sont élevées en groupes sociaux, dans des environnements enrichis par la présence d’objets, au sein d’une animalerie exempte de pathogènes et dont les paramètres physiques et sanitaires sont strictement contrôlés. Les animaux sont examinés quotidiennement afin de prévoir l’apparition éventuelle de douleur/mal être et veiller à ne pas dépasser des points limites. Après les accouplements, les femelles gestantes seront isolées des males et placées en milieu enrichie. Ce projet de recherche mobilisera toutes les ressources humaines (4 chercheurs statutaires et un doctorant). Tous les statutaires sont d’ores et déjà formés à l’expérimentation animale (formation niveau 1 ou «concepteurs »), le doctorant à suivi les formations et notamment celle de chirurgie. Le personnel formé (4 animaliers) s’occupe de l’entretien des animaux et contrôle quotidiennement l’absence d’anomalies chez les animaux ou dans leur environnement. Conformément à la réglementation, l’ajout de nouveaux objets (en alternance chaque semaine) permet d’enrichir le milieu pour le bien être des souris. Enfin, le laboratoire possède tout l’équipement nécessaire à la bonne réalisation du projet.
Choix des espèces
Les comportements caractéristiques des troubles du spectre de l'autisme (TSA) ne peuvent être étudiés qu’in vivo et les méthodes in vitro ne peuvent pas remplacer l’organisme entier en raison de l’isolement des neurones du contexte physiologique. De plus les études chez l’animal permettent de caractériser et d’étudier les types cellulaires impliqués dans les TSA. La souris est un modèle de choix car son utilisation par de nombreux laboratoires dans le monde entier pour étudier les TSA donne accès à de nombreuses informations et permet de comparer les résultats obtenus avec ceux de la littérature. Dans ce projet, nous souhaitons mieux caractériser la contribution des interneurones cholinergiques du striatum dans les TSA. Nous utiliserons des embryons controles ou mutants à différents stades du développement pour mieux caractériser le développement de ces cellules et de jeunes adultes (P30) controles ou mutants pour étudier la distribution de ces interneurones dans le striatum postnatal.