Système nerveux

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Rats : 193
Souffrances
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 193

193 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une neurochirurgie pour induire dans l'hypothalamus l'expression d'une protéine, et 16 femelles reçoivent en plus un frottis vaginal quotidien pendant cinq semaines, afin d'étudier l'effet de l'hormone IGF1 sur le contrôle cérébral de l'ovulation. Le porteur indique que la chirurgie peut provoquer des hémorragies et une baisse de température, et que les animaux atteignant les points limites sont mis à mort. Il affirme que la reproduction, fonction intégrée, ne peut s'observer que sur un "organisme vivant", ce qui justifierait selon lui le recours au rat.

Objectifs

L'ovulation dépend de l'intégration de facteurs hormonaux, métaboliques, et environnementaux par le cerveau et plus particulièrement par les neurones hypothalamiques à kisspeptine (KP) qui vont orchestrer la sécrétion de la gonadolibérine ou GnRH permettant le pic de l'hormone lutéinisante (LH) à l'origine de l'ovulation. L'objectif est de développer et de mettre en oeuvre une technique permettant d'induire la synthèse d'une proteine dans une région cible du cerveau sur une période de temps étendue (supérieure à 3 semaines) afin d'étudier l'influence de cette proteine sur le contrôle central de l'ovulation.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de deux ordres: le premier consiste en une meilleure compréhension des effets de l' Insulin Growth Factor 1 (IGF1), hormone périphérique, sur le fonctionnement dans le noyau arqué des neurones à KP et plus généralement sur la synchronisation du moment de l'ovulation par l'hypothalamus; le second est la mise au point d'une technique innovante, ne nécessitant pas la mise en oeuvre de bâtiments ayant un niveau de biosécurité élevé, pour induire une proteine dans une région délimitée du cerveau et à un âge déterminé de l'animal ce qui permettra de mieux comprendre sa fonction. Cette technique si elle est validée pourra être déployée chez des espèces animales (telles les espèces de rente) chez lesquelles les outils de génie génétique sont peu disponibles.

Procédures

Tous les animaux (n=193) seront soumis à une neurochirurgie d'une durée moyenne de 15 minutes par animal. Pour ce faire, les animaux seront anesthésiés et leur température corporelle sera maintenue grâce à un tapis chauffant. Parmi ces 193 animaux, 16 femelles auront un suivi de cyclicité par frottis vaginal réalisé pendant cinq semaines à raison d'un frottis quotidien (les femelles vigiles sont maintenues le temps du frottis).

Impact sur les animaux

Effets directs: Toute neurochirurgie peut entrainer des diminutions de la température corporelle et des hémorragies. L'incision de la peau du crâne peut induire une douleur localisée. Effets indirects: Mobilité et hygiène du pelage éventuellement réduites suite à la neurochirurgie, l'induction de la synthèse d'IGF1 pourrait avoir des effets sur le poids de l'animal (perte ou gain). Les effets directs sont de courte durée (

Devenir

Le projet porte sur le cerveau et sur l'analyse anatomique et fonctionnelle d'un traitement in situ constitué par un transfectant et un plasmide. De ce fait, il est nécessaire d'euthanasier tous les rats de ce projet en fin d'expérimentation afin de confirmer la zone d'injection, de mesurer son étendue et de caractériser d'éventuelles lésions tissulaires.

Remplacement

La fonction de reproduction étant une fonction intégrée sous contrôle de l'hypothalamus, elle ne peut s'observer que sur un organisme vivant. Les expériences s'appuieront néanmoins sur les données de la littérature pour choisir les critères expérimentaux les plus pertinents et réduire le nombre de tests.

Réduction

Le choix du nombre d’individus par lot s'appuie sur les données de la littérature et notre expérience antérieure montrant que des résultats exploitables et statistiquement fiables peuvent être obtenus avec des groupes compris entre 5 et 7 animaux selon les données à exploiter. La réalisation successive des expériences (et non en parallèle) permet de réduire le nombre de lots expérimentaux car chaque critère établi sera réutilisé dans l'expérience suivante. La taille des lots a été déterminée en nous basant sur notre expérience antérieure où selon les données quantifiées, la variabilité inter-animale et le test statistique utilisé il faut au minimum 7 animaux/groupe. Nous avons ajouté 1 animal par lot afin de prévenir tout risque lié à la chirurgie.

Raffinement

Les rats seront hébergés par trois en présence d'objets en carton (boites à oeufs, tube). Une semaine d'habituation à la manipulation par l'expérientateur sera prévue pour chaque lot de chaque série d'expérience. Les rats seront anesthésiés lors des chirurgies et recevront un traitement antalgique consécutivement à la neurochirurgie. Les rats recevront une pommade ophtalmique pour conserver une bonne lubrification de l'oeil pendant la chirurgie. La surveillance post-opératoire s'appuiera sur l'observation quotidienne du comportement, de l'apparence physique et du poids corporel. La molécule étudiée est une hormone endogène qui n'est pas connue pour avoir des effets nocifs sur la santé des animaux, de même l'absence de nocivité du transfectant a été établie. Néanmoins, une surveillance quotidienne des animaux sera effectuée tout au long de l'expérimentation ainsi qu'un suivi de poids bihebdomaire.

Choix des espèces

C’est une espèce de référence pour l'étude du contrôle central de la reproduction utilisée en routine par de nombreux laboratoires. L'intérêt de cette espèce dans le cadre de notre projet est la durée courte des cycles ovariens (4 jours) et la bonne reproductibilité/fiabilité des coordonnées stéréotaxiques pour les approches de neurochirurgie. Les animaux seront sexuellement matures afin d'avoir un axe gonadotrope activé et, dans le cas des femelles une activité de reproduction régulière facilement observable par la réalisation de frottis vaginaux. De plus, les coordonnées stéréotaxiques de l'atlas de référence s'appliquent pour des animaux dont le poids est proche de 280g.

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Souris : 520
Souffrances
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 520

520 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures allant du sans réveil au niveau modéré. La microglie de la descendance est altérée in utero, puis les petits subissent une occlusion d'un œil, une imagerie du cortex visuel après incision du cuir chevelu et une perfusion intracardiaque sous anesthésie, les 40 mères étant tuées par dislocation cervicale. Le projet cherche à savoir si la microglie participe à l'établissement de la période critique de plasticité cérébrale. Le porteur renvoie au conditionnel les retombées thérapeutiques, rouvrir un jour la plasticité chez l'adulte, et affirme qu'aucune culture cellulaire ni simulation ne peut remplacer l'enregistrement d'un cerveau intact.

Objectifs

La plasticité cérébrale décrit la capacité du cerveau à remodeler ses connexions en fonction de l'environnement et des expériences vécues par l'individu. Cette plasticité est élevée peu après la naissance et diminue chez l’adulte. Elle est maximale au cours d’une période limitée dans le temps, appelée « période critique », pendant laquelle les circuits neuronaux sont particulièrement susceptibles d’être remodelés en réponse à un changement de l’environnement. Ainsi, une pathologie touchant par exemple la vision pendant la période critique aura des impacts irréversibles sur la perception visuelle par le cerveau. Comprendre les mécanismes permettant la mise en place des périodes critiques est donc essentiel pour espérer un jour rouvrir chez l’adulte une forte plasticité et recouvrer, après un handicap ou un environnement inadéquat pendant leur mise en place, des réseaux neuronaux optimaux. Cependant, nos connaissances sur ces mécanismes restent profondément incomplètes, et le présent projet a pour objectif d’étudier si la microglie participe à l’établissement de la période critique. La microglie est en effet une population de cellules du cerveau dont le rôle est d’assurer la défense immunitaire grâce à ses capacités phagocytaires. Des données préliminaires ont montré qu’une altération du niveau de microglie chez l’embryon de souris induisait une modification profonde des circuits neuronaux après la naissance. En particulier, certains de ces circuits neuronaux sont connus pour être des régulateurs importants de l'ouverture de la période critique. Cela suggère donc un rôle majeur de la microglie dans l’établissement de la période critique. Le but de ce projet est maintenant de tester si des changements de plasticité ont lieu in vivo dans le but de confirmer ces résultats préliminaires et de caractériser ainsi les conséquences de modifications prénatales des microglies sur la période critique.

Bénéfices attendus

D’un point de vue fondamental, nos connaissances concernant le rôle de la microglie dans l’établissement des périodes critique est profondément incomplet. De plus, la compréhension des mécanismes qui sont impliqués ouvre donc des perspectives thérapeutiques de pouvoir réinstaller une plasticité neuronale chez l’adulte et rétablir des connexions corticales normales suite à une pathologie pendant l’enfance.

Procédures

Pour les animaux dont la microglie aura été altérée in utero: 3 procédures distinctes seront réalisées sur le site demandeur. Les animaux subiront d'abord une occlusion monoculaire (environ 20 min, classe légère). La plasticité induite par cette occlusion sera évaluée dans le cortex visuel par imagerie (environ 2h, classe modérée) suivie d'une perfusion intracardiqaue (environ 30 min depuis l'analgésie initiale, classe sans réveil). Pour les mères: Aucune intervention ne sera effectuée sur le site demandeur.

Impact sur les animaux

Pour les animaux dont la microglie aura été altérée in utero: La procédure d'occlusion est rapide (environ 15 minutes, une seule fois) et de classe légère. Néanmoins, cela peut mener à un inconfort dans les jours suivants et une attention particulière sera donnée si l’animal se gratte et présente une plaie autour de l’œil. Pour l’enregistrement par imagerie intrinsèque (environ 2h, une seule fois), la peau au-dessus du crâne sera incisée ce qui peut engendrer une douleur. Pour les mères aucune nuisance particulière n'est attendue.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés: Par dislocation cervicale pour les mères ayant servies à altérer l'expression de la microglie in utero ou par perfusion intracardiaque pour les autres.

Remplacement

Des données préliminaires obtenues in vitro par l'équipe partenaire indiquent que les circuits neuronaux impliqués dans la période critique sont modifiés suite à une altération de la microglie in utero. La prochaine étape consiste à tester directement cette hypothèse in vivo au sein d'un organisme complexe. Il n’est pas alors possible de remplacer les enregistrements du cerveau intact par des simulations ou par des cultures de cellules du cerveau.

Réduction

Dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés, la taille de chaque lot a été optimisé pour pouvoir utiliser le test statistique approprié. Nous estimons à 10 animaux la taille optimale par lot, ce qui porte à 520 le nombre d'animaux total (480 animaux seront enregistrés, auxquels s'ajoutent 40 mères qui accompagneront les animaux en plus bas âges)

Raffinement

Pour les animaux dont la microglie aura été altérée in utero: Durant les procédures expérimentales, nous utiliserons les analgésiques et anesthésiques appropriés pour limiter au maximum l’inconfort des animaux. Suite à l'occlusion monoculaire, les animaux seront surveillés quotidiennement pendant 3 jours et une attention particulière sera donnée si l’animal se gratte et présente une plaie autour de l’œil. Dans ce cas, nous procéderons à une désinfection de la zone opérée et, à l’application d’un anesthésique local (lidocaïne). Nous examinerons en parallèle le comportement et l'apparence des souris opérées pour détecter tout inconfort et un analgésique (Metacam) pourra être injecté si besoin. Pour l'expérience d'imagerie, pour pallier à la douleur induite par l'incision de la peau au-dessus du crâne, de la lidocaïne sera injectée avant. De plus, la technique d'imagerie utilisée pour l’enregistrement de l’activité cérébrale est minimalement invasive et ne nécessite pas de chirurgie lourde. Pour les mères un suivi sera effectué en même temps que leur progéniture pour déceler des changements dans leur comportement et leur apparence. Tous les animaux seront logés à plusieurs dans des cages enrichies à l'aide de coton pour faire leur nid et boisson et nourriture à volonté.

Choix des espèces

Nous utiliserons le modèle murin qui est un modèle idéal puisque son développement est proche de celui de l’homme. La souris est l’espèce animale la plus répandue dans les laboratoires de Neurosciences aujourd’hui. Elle permettra une meilleure reproductibilité́ des résultats et une meilleure comparaison avec ceux publiés dans la littérature. De plus, la période de gestation est courte et le nombre d’embryons important, ce qui nous permet de générer un nombre d’animaux suffisant pour plusieurs expériences à partir de relativement peu de parents. Ces animaux seront testés soit à P21, P28, P50 et P100. Ces âges constituent des âges remarquables pour la plasticité visuelle chez la souris car : - La période critique pour la dominance oculaire chez la souris est maximale vers P28. - A P21, la période critique commence à s’ouvrir. - A P50, la plasticité est largement réduite - A P100 la période critique est totalement fermée.

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Rats : 368
Souffrances
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Devenir
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368 rats sevrés depuis peu vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont entraînés à nager puis soumis à des séances d'apnée en immersion, avec des gavages répétés et des IRM sous anesthésie légère, pour étudier le stress lié au manque d'oxygène et l'effet d'un extrait de la plante Guiera senegalensis. Le porteur qualifie l'apnée de "volontaire" et écarte tout stress émotionnel, tout en indiquant que l'hypoxie peut détruire des neurones de l'hippocampe. Il affirme que l'analyse des structures cérébrales impose des animaux vivants et exclut les cellules isolées ou les invertébrés.

Objectifs

Le stress oxydant correspond à une agression des cellules de notre organisme par des radicaux libres. L’excès de radicaux libres non neutralisés par les défenses antioxydantes est très dommageable pour les macromolécules essentielles de nos cellules, entraînant des anomalies d’expression des gènes et des récepteurs membranaires, la prolifération ou mort cellulaire, les troubles immunitaires, la mutagenèse et les dépôts de protéines ou de lipofuscine dans les tissus. Le stress oxydant a été incriminé dans la physiopathologie de nombreuses affections humaines (par ex, maladie d’Alzheimer). L’apnée, un arrêt de la respiration pendant au moins 20 secondes, conduit à l’’hypoxie (déficit d’apport en oxygène dans les tissus de l’organisme). Au niveau cérébral, l’hypoxie génère des processus inflammatoires qui peuvent se solder par une destruction des neurones au niveau de l’hippocampe, structure très impliquée dans l’apprentissage et la mémoire. Lors de l’apnée volontaire, l’activité métabolique se poursuit de manière à maintenir les fonctions vitales. Elle repose sur les réserves d’oxygène engrangées lors des secondes précédant l’apnée. Cette propriété est utilisée par les apnéistes pour maintenir leur métabolisme au cours de l’apnée. Cependant, l’apnée, même si elle est volontaire, pourrait participer à la genèse d’un stress oxydant à travers l’hypoxie créée. Dans des conditions normales, les radicaux libres sont produits à de faibles concentrations et agissent comme des molécules de signalisation. Cependant, la situation d’hypoxie conduit à une production élevée de radicaux libres et induit des lésions tissulaires oxydatives. En Afrique, Guiera senegalensis (Combretaceae) est une plante utilisée en pharmacopée traditionnelle. Sur le plan phytochimique, les feuilles de cette plante possèdent de nombreux composés, notamment les flavonoïdes et les acides polyphenoliques, qui sont des antioxydants naturels. Par ailleurs, des études antérieures ont révélé ses propriétés antioxydantes. L’objectif général de ce projet est d’évaluer les effets bénéfiques de l’extrait hydroéthanolique des feuilles de Guiera senegalensis dans la gestion du stress et dans la prévention d’impacts neurobiologiques de l’hypoxie au niveau cérébral.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera une information précieuse sur le lien entre hypoxie sous apnée et les corrélats neurobiologiques dans l’hippocampe comme prédicteurs de désordres mnésiques, ainsi que le bénéfice potentiel de Guiera senegalensis dans le traitement des effets hypoxiques des phénomènes d’apnée naturelle. De plus, ce projet permettra d’entrevoir une applicabilité potentielle de cette plante dans des pathologies liées au stress. Autrement dit, Guiera senegalensis pourrait offrir un choix alternatif ou complémentaire dans la prévention et le traitement de ces pathologies. Il permettra également de collecter des données pilotes nécessaires pour un projet collaboratif plus large, d’études complémentaires chez l’Homme qui s’élargit à l’animal (projet ANR obtenu et projet FRC déposé).

Procédures

L’apnée étant volontaire, aucun stress émotionnel n'est envisagé. La pièce expérimentale est à température de 24°C, l'eau à 30°C et les animaux sont immédiatement séchés après leur passage dans la piscine (

Impact sur les animaux

L’apnée étant volontaire, aucun stress émotionnel n'est envisagé. Le modèle d'hypoxie pourrait induire des lésions cellulaires et des processus inflammatoires qui pourraient se solder par une destruction de certains neurones au niveau de l'hippocampe, mais cela ne devrait pas affecter le bien-être de l'animal. L’examen IRM étant une modalité de neuroimagerie totalement non-invasive et non-irradiante réalisé chez l’animal sous anesthésie légère, aucun effet indésirable n’est attendu. Il est cependant possible d’observer une légère perte de poids le lendemain de l’examen, suite au stress potentiellement induit par la combinaison transport/examen entre deux bâtiments se faisant face.

Devenir

A la fin des procédures, tous les animaux seront euthanasiés pour réaliser des dosages biochimiques ou des analyses de marqueurs moléculaires au niveau de différentes structures cérébrales.

Remplacement

Ce projet de recherche fondamentale s’inscrit dans le champ des Neurosciences comportementales. En effet, l’évaluation comportementale et neurobiologique en réponse à un stress hypoxique induit par apnée, nécessite l’utilisation des animaux vivants possédant les structures cérébrales requises. L'analyse cellulaire des différentes structures cérébrales ne peut être réalisée in silico ou en cellule isolée ou chez les invertébrés.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés sera minimisé autant que possible grâce à l’étude de plusieurs paramètres chez le même animal et de façon longitudinale avec des approches non-invasives comme l’IRM. Par ailleurs, les animaux de certaines procédures expérimentales pourront être extraits des autres procédures dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés: Des animaux d'une procédure pourraient être transférés vers une autre dans le cas où il y a plus d'animaux que nécessaire dans la cohorte de la procédure initiale. Les analyses statistiques seront celles classiquement utilisées dans la littérature.

Raffinement

Nous réduirons au maximum les techniques douloureuses ou stressantes, et utiliserons de l’anesthésie légère au cours de l’examen IRM et profonde durant la mise à mort des animaux. Les animaux seront hébergés par groupe (2 à 4) avec de l’enrichissement autant que possible (tunnel transparent de couleur rouge, bâton à ronger, papier à déchiqueter). Chaque animal sera suivi tout au long de l’expérience afin de détecter tout indicateur de souffrance (mise en place de points limites) et déterminer si besoin l’arrêt de l’expérimentation en accord avec le SBEA et les conseils vétérinaires.

Choix des espèces

La littérature concernant le stress hypoxique est majoritairement basée sur des études chez le rat, fournissant une base de connaissances solide. De plus, la littérature sur les expériences d’apnée est plus importante chez le rat. Ce modèle animal est donc le plus approprié à la fois pour les études comportementales, biochimiques, immunohistochimiques et de neuroimagerie IRM. Des rats nouvellement sevrés (~23-26 jours) seront utilisés en accord avec les données de la littérature concernant la période adaptée à un bon apprentissage de la nage chez les rats.

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    • Bien-être animal
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Souris : 695
Souffrances
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Devenir
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695 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune subit une chirurgie de trente minutes, une IRM et deux séances de tests comportementaux non précisés, pour provoquer et étudier un accident vasculaire cérébral hémorragique et tester un anticorps, le Glunomab. Le porteur indique que les animaux sont mis à mort dès des signes de douleur mesurés sur une grille faciale ou une perte de poids supérieure à 15 %. Il présente le développement de nouvelles stratégies contre l'AVC comme "indispensable", la maladie étant une cause majeure de handicap.

Objectifs

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une pathologie neurologique survenant suite à l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau. Cette pathologie est la 3ème cause de mortalité et la 1ère cause de handicap acquis chez l’adulte dans le monde. L’AVC pose donc un problème majeur tant dans le domaine de la santé publique que sur le plan humain. Les AVC de type hémorragique sont causés par un saignement intracrânien dû à la rupture de la barrière hémato-encéphalique provoquant des lésions cérébrales, de l’inflammation et de graves dommages neurologiques. Bien que le volume de l’hématome résultant du saignement soit un facteur prédictif du devenir neurologique des patients, il n’existe aucun traitement permettant de stopper le saignement ou d’améliorer le devenir neurologique des patients. Actuellement, la prise en charge en phase tardive des patients dont le saignement est stoppé s’effectue par l’administration cérébrale de tPA. Le tPA, ou tissue type plasminogen, est une sérine protéase impliquée dans la dégradation des caillots sanguins. Il s’agit d’une enzyme qui va catalyser la conversion du plasminogène en plasmine, la principale enzyme responsable de la dégradation des caillots. La forme recombinante du tPA (rtPA) ou altéplase est, à ce jour, le seul traitement pharmacologique utilisé pour traiter les accidents vasculaires cérébraux ischémiques. Il s’agit d’une intervention chirurgicale lourde entraînant bon nombre de séquelles neurologiques chez les patients. Ainsi, il parait indispensable de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques innovantes visant à traiter efficacement cette pathologie.

Bénéfices attendus

A travers ce projet de recherche, le bénéfice principal attendu est de tester l’innocuité de Glunomab/Lys19 et Chimeric comme traitement potentiel des AVC hémorragiques et sa capacité à améliorer le devenir fonctionnel des patients. L’AVC étant la 1ère cause de handicap physique acquis chez l’adulte nécessite une rapide amélioration de l’accessibilité aux traitements de référence afin de prévenir d’effets délétères éventuels.

Procédures

Procédure 1 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 2 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 ou 2 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 3 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 4 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 5 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 6 (par animal) : 1 mise à mort (5 minutes)

Impact sur les animaux

Les animaux seront euthanasiés si l'une des situations suivantes se présente : - Signes de douleur extérieure indexés sur le Mouse Grimace Scale (Score >5), - Absence de réaction, - Animal inactif dans sa cage ou montrant d’autres signes de détresse, - Arrêt de la prise alimentaire et de boisson, - Perte de poids >15% du poids initial. L’état sanitaire des animaux sera contrôlé 7 jours sur 7 par l’expérimentateur et/ou l’animalier. Par ailleurs, une pesée des animaux concernés par cette procédure d’injection sera réalisée régulièrement sur toute la durée de l’expérience.

Devenir

Tous les animaux (soit 695) seront concernés par la mise à mort en vue de prélévements d'organes et de liquides corporels post-mortem.Tous les échantillons seront répertoriés et stockés à -80C pour une conservation à long terme afin d’optimiser l’utiliser des échantillons prélevés.

Remplacement

Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'informations. Nous avons sélectionné le modèle présentant le meilleur compromis entre pertinence scientifique et sensibilité de l’espèce. La souris est avec le rat l’espèce animale la plus étudiée dans le domaine des mécanismes d’action du tPA au niveau du cerveau. La physiopathologie est donc globalement établie, ce qui nous permettra d’interpréter nos résultats de manière fiable. L’ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons rend cette espèce particulièrement intéressante dans le cadre de notre étude.

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, nos travaux précédemment publiés et la littérature.

Raffinement

Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés et analgésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les weekends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en œuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les weekends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en œuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal. En effet, dès lors que l'animal présentera des plaies externes, de l'Aluspray, un agent cicatrisant, sera appliqué une à deux fois par jour. Egalement, de la Lidocaïne, un agent analgésiant sera appliquée de manière locale dès lors que des signes de douleur physique apparaîtront. Lors des procédures chirurgicales, de la vitamine A sera appliquée sur le globe oculaire de l'animal afin de prévenir de tout asséchement. Si des signes de détresse physique apparaissent, des massages quotidiens seront effectués. Tous les animaux utilisés pour les expériences de cette demande de projet seront âgés de 8 semaines, et ce, quelle que soit la souche de rongeur employée. A l'âge de 8 semaines, les animaux sont considérés comme « jeunes adultes ». En effet, il s'agit d'un âge où la dominance et la maturité sexuelle sont établies. Il s'agit aussi de l’âge le plus couramment utilisé dans la littérature. Contrairement aux souris âgées, les souris jeunes adultes sont plus résistantes aux anesthésies répétées et aux chirurgies et induisent moins de mortalité dans les groupes expérimentaux.

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Souris : 80
Souffrances
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80 souris transgéniques modèles d'autisme vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit dans la veine de la queue, sous anesthésie, un virus marquant les neurones, puis un traitement oral modulant le système endocannabinoïde, avant que le cerveau soit prélevé. Le porteur présente l'évaluation de cette stratégie comme une étape pouvant mener à terme à des essais cliniques chez les personnes autistes. Il affirme que l'étude de la morphologie des neurones exige un modèle animal plutôt que des sujets humains.

Objectifs

L'objectif de ce projet est d'évaluer une nouvelle stratégie thérapeutique consistant à administrer des modulateurs du système endocannabinoïde aux souris transgéniques modèles d'autisme. Nous étudierons leur capacité d'améliorer ou corriger les anomalies de la morphologie des cellules nerveuses (neurones) observées chez les souris transgéniques. Le système endocannabinoïde régule la communication entre les neurones (neurotransmission) ainsi que la plasticité synaptique, c'est à dire la capacité du système nerveux de former et de défaire des connexions entre les neurones (synapses). L'autisme et d'autres troubles neurodéveloppementaux tels que la déficience intellectuelle sont caractérisés par des anomalies de la neurotransmission et la plasticité synaptique et pourraient donc être améliorés par des traitements ciblant le système endocannabinoïde.

Bénéfices attendus

L'étude dans des modèles murins des conséquences neurobiologiques de l'absence des gènes mutés dans l'autisme et autres troubles neurodéveloppementaux est une étape clé dans la compréhension des mécanismes impliqués dans ces maladies, afin de permettre de développer des approches thérapeutiques adaptés. Ces expériences devraient permettre d'évaluer une nouvelle stratégie thérapeutique consistant à administrer des modulateurs du système endocannabinoïde aux souris modèles d'autisme et pourraient mener à terme à des essais cliniques chez les personnes atteintes.

Procédures

Afin de marquer les neurones du cerveau, les souris seront injectées dans la veine de la queue avec un virus exprimant une protéine fluorescente ; cette injection sera effectuée sous anesthésie générale (durée de la procédure : 3-5 min). Après un délai de 6 semaines, pendant lequel le virus est exprimé, le cerveau est prélevé pour des analyses morphologiques. Deux semaines avant l'euthanasie les animaux recevront un traitement chronique avec un modulateur du système endocannabinoïde, administré par voie orale dans l'eau de boisson. Après 2 semaines de traitement, les animaux seront euthanasiés sous anesthésie profonde afin de prélever le cerveau pour des analyses de la morphologie neuronale.

Impact sur les animaux

La manipulation par l'expérimentateur peut engendrer un léger stress chez les souris. L'injection du virus dans la veine de la queue peut engendrer une douleur passagère. L'administration par voie orale des traitements n'engendre pas d'effets secondaires. L'injection intrapéritonéale d'un anesthésique avant l'euthanasie peut causer de la douleur.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des expériences (6 semaines après l'injection du virus), afin de prélever le cerveau et effectuer des analyses histologiques.

Remplacement

Nos travaux nécessitent l’utilisation de rongeurs puisque nous étudions des mécanismes pathologiques complexes associés à l’autisme et la déficience intellectuelle tels que des déficits comportementaux, l'activité des circuits neuronaux intacts et la morphologie des neurones corticaux. Les procédures d’expérimentation animale décrites ici sont donc essentielles pour développer de nouvelles approches thérapeutiques. La nature expérimentale de notre recherche nécessite l’utilisation de modèles animaux plutôt que des sujets humains.

Réduction

Nous utiliserons au maximum 80 souris. Nous réduisons le nombre d’animaux au strict nécessaire afin d’obtenir des résultats robustes statistiquement. Pour cela, le nombre d’animaux doit se situer entre 8-10 par condition étudiée. Ce nombre tient compte de la variabilité interindividuelle observée lors de ce type d'analyses morphologiques et du fait que le marquage neuronal suite à l'injection du virus peut ne pas bien marcher chez certaines souris. La taille des groupes est déterminée sur la base de la littérature scientifique et notre propre expérience dans ce type d'analyses. Les données seront analysées à l'aide de tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats.

Raffinement

Dans le cadre du raffinement de l’expérimentation animale, les protocoles utilisés ont été optimisés pour exposer les animaux au minimum de gêne possible. L’injection du virus dans la veine de la queue est réalisée sous anesthésie générale. Le virus injecté n'affecte pas le bien être des animaux. Les animaux sont observés quotidiennement par une personne compétente. Toute souris qui montre des signes de mauvaise santé engendrant une souffrance est exclue du protocole. Les souris sont hébergées à raison de 2 à 4 animaux par cage dans une animalerie de stabulation (température 19–21°C, cycle jour–nuit 12h–12h), avec accès libre à l’eau et aux croquettes. La litière est changée tous les 7 jours pour éviter le stress. A la fin des expériences nécessitant de prélever le cerveau pour des analyses histologiques, les souris sont anesthésiées avant d'être euthanasiées, leur évitant toute détresse.

Choix des espèces

Le système nerveux de la souris présente des analogies avec celui de l’être humain. De plus, ce rongeur constitue un modèle de choix bien caractérisé pour les études neurobiologiques et comportementales en rapport avec l'autisme et autres troubles neurodéveloppementaux. Enfin, on a accès à des souris transgéniques afin d’étudier le rôle des gènes d’intérêt, ce qui permet d’aborder leur fonction dans le cerveau de manière intégrée, dans l’organisme vivant. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (2-4 mois). L'autisme étant un trouble qui persiste toute la vie, nous avons choisi d'étudier les conséquences de la perte du gène chez l'adulte, une fois que l'ensemble du système nerveux est développé.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Souris : 90
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Devenir
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90 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un diabète leur est provoqué par injection puis maintenu huit semaines, avec jusqu'à seize séances d'imagerie de l'œil sous anesthésie, pour étudier l'atteinte des nerfs de la cornée. Le porteur indique que les souris présentent une hyperglycémie et une production d'urine excessive durant tout le projet, et qu'elles sont tuées pour prélever leurs cornées, une glycémie dépassant 500 mg/dl entraînant une euthanasie. Il affirme que la complexité de l'innervation cornéenne rend l'animal "indispensable" et qu'il n'existe pas d'alternative in vitro.

Objectifs

Les maladies de la cornée sont la deuxième cause de cécité dans le monde après la cataracte. Leur origine peut être génétique, dégénérative (vieillissement, diabète) et/ou environnementale. Il est donc essentiel de mieux comprendre la physiologie de la cornée pour proposer de nouvelles options thérapeutiques aux patients souffrant de défauts de la cornée. L'atteinte de l'innervation cornéenne se traduit par des symptômes allant d'une diminution de la sensibilité oculaire sans lésion cornéenne au syndrome de l'œil sec en passant par la kératite neurotrophique et la perforation cornéenne. Actuellement, il n'existe aucun traitement disponible en routine pour la gestion de l'innervation cornéenne. Dans ce projet, nous souhaitons étudier comment l’innervation cornéenne est affectée par le diabète de type 1. Grâce à des techniques d’imagerie en temps réel combinés à l’utilisation de souris transgéniques, nous sommes capables de suivre l’innervation de la cornée des souris au cours du temps.

Bénéfices attendus

La bonne compréhension des mécanismes de dégénérescence de l’innervation de la cornée ainsi que les interactions se produisant entre les nerfs et les cellules immunitaires pourront servir de base pour développer et tester des traitements contre la dégénérescence de l’innervation cornéenne chez des patients diabétiques.

Procédures

Nous allons induire un diabète de Type-1 chez des souris (par injection IP d'une molécule ou d'une solution contrôle, injection sur animal vigile, réalisée par du personnel qualifié, le geste est rapide et prends moins d'une minute par animal), et les maintenir pour une durée de 8 semaines. Une partie des animaux recevront également une injection IP de tamoxifène (injection sur animal vigile, réalisée par du personnel qualifié, le geste est rapide et prends moins d'une minute par animal). Tout au long du projet (1 à 2 fois par semaine), nous réaliserons des sessions d'imagerie (maximum 16 session par animal, chaque session durera environ 40min) sur les animaux anesthésiés (anesthésie gazeuse, non invasive) afin d'étudier l'évolution de l'innervation cornéenne au cours de la pathologie. Nous pèserons les animaux une fois par semaine pour surveiller leur poids et nous mesurerons également la glycémie une fois par semaine par prélèvement d'une goutte de sang à l'extrémité de la queue.

Impact sur les animaux

Pour réaliser ce projet, nous allons induire un diabète chez les souris et les maintenir pendant 8 semaines pour étudier la dégénérescence de l’innervation cornéenne. Ces animaux présenteront une activité hyperdurièse et une hyperglycémie tout au long du projet, due à la pathologie. Les injections IP qui seront réalisées sur les animaux peuvent être sources de stress mais le geste est rapide et réalisée par du personnel qualifié afin de limiter le stress des animaux.

Devenir

A l'issue de la dernière session d'imagerie 8 semaines après l'induction de la pathologie, les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire. Cela se justifie par le fait que les animaux seront diabétiques et ne pourront pas être utilisés par un autre projet. De plus, nous prélèverons les cornées des souris pour réaliser des analyses histologiques.

Remplacement

Du fait de la complexité de la complexité de l’innervation cornéenne et des interactions avec les cellules immunitaires et le tissu épithélial de la cornée, l’utilisation de l’animal nous est indispensable. Il n’y a pas d’alternative par des modèles in vitro.

Réduction

Ce projet impliquera au maximum 90 souris. Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est le minimum requis pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et atteindre l’objectif scientifique de ce projet. Un test de puissance a été réalisé pour determiner le nombre minimal d'animaux requis.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des cages de stabulation standard avec enrichissement (bâtons en bois, coton), avec un cycle jour-nuit de 12h. La température des cages (20-24°C) et l’hygrométrie (45-55%) sont contrôlées, le cycle jour-nuit est de 12h. Les animaux sont examinés quotidiennement par le personnel qualifié de l’animalerie et/ou les expérimentateurs. Pour les sessions d'imagerie, les rongeurs bénéficieront d'une anesthésie gazeuse (isoflurane) complémenté par une anesthésie locale de la cornée (chlorhydrate d'oxybuprocaïne). Des points limites ont été défini du fait de l'induction du diabète de type 1. Nous mesurerons la glycémie des animaux 1 fois par semaine et les pèserons à chaque session d'imagerie, soit 1 à 2 fois par semaine. De plus, à cause de l’activité hyperdurièse des animaux diabétiques, un change des cages plus régulier sera effectué. La glycémie des animaux sera mesurée une fois par semaine, les animaux présentant une glycémie supérieure à 500mg/dl seront euthanasiés.

Choix des espèces

Le modèle animal est requis pour ce projet car seule l'utilisation d'animaux transgéniques permet de visualiser les interactions entre les neurones et les cellules immunitaires. L’innervation de la cornée se développe en post-natal jusqu’au 45ème jour de vie des animaux. Nous utiliserons donc des jeunes adultes à partir de 7 semaines, une fois le développement de l'innervation cornéene finie.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 192
Souffrances
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Devenir
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192 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées, elles sont soumises au test de la piscine de Morris, une épreuve de nage forcée pour mesurer la mémoire spatiale, dans le cadre d'une recherche sur la maladie d'Alzheimer. Le porteur reconnaît une composante aversive au premier essai et un stress modéré lié à la nage, et indique que toutes les souris sont tuées dans les 48 à 72 heures suivant le test pour prélever leur hippocampe. Il affirme qu'aucune méthode alternative n'existe pour étudier la mémoire et l'apprentissage et juge le modèle murin le plus "adéquat".

Objectifs

Depuis plus de 30 ans, les études sur la protéine amyloïde (APP) se sont focalisées sur la synaptotoxicité d’un fragment en particulier, le peptide amyloide beta (Aβ) dans la maladie d’Alzheimer. Mais APP qui est une protéine physiologiquement clivée, va produire de nombreux autres peptides comme les peptides Aη-α et Aη-β. Le rôle de ces peptides dans le cerveau est encore très peu connu. L’objectif de ce projet est de comprendre si la modulation de la quantité de peptides dans le cerveau peut entrainer une altération des capacités mnésiques. Plus particulièrement, ce projet va permettre d’analyser l’effet d’une accumulation d’un peptide sécrété de cette voie (Aη-α) à l’aide d’une lignée de souris transgénique ainsi que d’observer l’effet d’une délétion totale de cette voie à l’aide d’une seconde lignée de souris génétiquement modifiée par la méthode CRISPR/Cas9. Ce projet va permettre d’approfondir un projet déjà en cours, en analysant plus particulièrement les capacités de flexibilité de la mémoire spatiale mnésique sur ces animaux.

Bénéfices attendus

Cette voie de découpage de l’APP a été nouvellement découverte et à ce jour cette souris n’a pas encore été caractérisée. Ce modèle est tout à fait pertinent dans l’étude de la pathologie Alzheimer et des troubles mnésiques associés. Ce projet permettra de comprendre le rôle physiopathologique des peptides au sein du cerveau et plus particulièrement dans la mise en place d’une mémoire spatiale.

Procédures

Les animaux effecturont une tache comportementale en piscine de Morris. Si cette tache peut contenir une composante aversive lors de ses premiers essais chez la souris, la température de l'eau à 21°C+/-1°C, de l'air à >25C et l'attente des animaux entre les essais sous une lampe chauffante permet de réduire très fortement le stress associé avec la nage chez la souris (et éviter l'hypothermie). Une fois la procédure terminée, l’ensemble des animaux sera euthanasié (n=192) dans les 48-72h suivantes la fin de la procédure comportementale. Une fois la confirmation de la mort validée par absence de battements cardiaques et de mouvements respiratoires une dissection du cerveau sera effectuée afin de récupérer des structures telles l'hippocampe pour des études de quantification protéique.

Impact sur les animaux

Un stress modéré est généré par la mise dans la piscine lors de leur premier essai car l’animal ne sait pas ce qu’il doit faire puis ensuite il sait qu’il doit rejoindre la plateforme donc le stress s’atténue. Les animaux développent une pathologie amyloide avec l'âge, indépendante des procédures effectuées.

Devenir

Nous devons prélever les hippocampes pour effectuer desdosages protéiques sur ces tissus, c’est pourquoi nous avons besoin que l'ensemble des animaux (n=192) soit euthanasiés par par une méthode réglementaire une fois la procédure terminée.

Remplacement

Notre modèle de souris est le modèle le plus adéquat pour cette étude car les structures impliquées chez l’Homme dans la mémoire sont conservées chez la souris et présentent le même phénotype comportemental associé à un apprentissage. L'absence de méthodes alternatives quant à l'étude de la mémoire et de l'apprentissage au cours du vieillissement pathologique nous oblige à utiliser les modèles murins mentionnés.

Réduction

Le nombre total d’animaux impliqués est 192. Pour ce projet nous avons réduit le nombre d'animaux utilisés au maximum en calculant le nombre nécessaire par groupe expérimental grâce à un calcul de puissance. Des tests statistiques seront utilisés pour pemettre une interprétation fiable des résultats.

Raffinement

Les souris seront hébergées par groupe de 3 dans des cages adaptées à leur taille et leur nombre. Dans ces cages, l’enrichissement utilisé sera du nid vegetal. Les animaux seront suivis 7 jours sur 7 durant l'ensemble de la procédure. Une pesée hebdomadaire sera effectuée. Une détérioration de leur état général (perte de poids, prostration, poils souillés) entrainera un arrêt immédiat de la procédure, un suivi journalier de l’animal avec traitement antalgique et éventuellement une mise à mort pour éviter toute souffrance. Pour tous les tests comportementaux, les animaux sont habitués à être manipulés par les expérimentateurs avant le début des tests afin de réduire le stress des souris. La présence de points limites généraux mais également spécifiques à la procédure sont définis pour permettre un meilleure raffinement.

Choix des espèces

Les caractéristiques morphologiques et physiologiques des souris sont largement documentées. La souris possède un éventail génétique vaste, une reproductibilité fiable et rapide, ce qui constitue un atout pour développer efficacement notre projet. La souris constitue un excellent modèle pour l’étude des processus mnésique d’un point de vue physiologique, comportemental ou cellulaire. Les mécanismes moléculaires mnésique ainsi que les propriétés neuronales de ces rongeurs au niveau de l’hippocampe sont très proches de ceux du cerveau humain. Cela nous permettra de réaliser des études dont l’impact sera important pour la compréhension de la mise en place de la mémoire, et ainsi pouvoir mieux cibler les approches thérapeutiques. Nous disposons de techniques adaptées à cette espèce (électrophysiologie, comportement, chirurgie). Pour toutes ces raisons, ce choix d’espèce constitue un bon modèle pour notre étude. Deux nouveaux modèles murins transgéniques pour la maladie d'Alzheimer seront utilisés. Toutes les souris seront utilisées à l’age adulte, mais selon le modèle murin et l'apparition des dépots amyloides chez ceux-ci, les animaux seront utilisés à des âges plus ou moins avancés.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 176
Souffrances
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Devenir
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 176

176 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour produire deux protéines humaines, elles reçoivent dans le cerveau, à cinq mois, des extraits cérébraux prélevés sur des personnes atteintes de maladies neurodégénératives, afin d'accélérer l'apparition de la maladie. Le porteur indique que les souris développent une démarche saccadée et des troubles de l'équilibre, et qu'elles sont tuées dès ces signes pour éviter la paralysie du train postérieur qui les empêcherait de se nourrir. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne permet de remplacer l'expérimentation animale pour cette étude.

Objectifs

L’objectif du projet est d’induire une maladie accélérée chez des souris (APPxM83) produisant les deux protéines humaines alpha-synucléine et béta amyloïde après inoculation d’extraits cérébraux humains provenant de patients atteints des 3 formes de maladies humaines associées à l’alpha-synculéine (démence à corps de Lewy, maladie de Parkinson et atrophie multisystématisée).

Bénéfices attendus

Le projet vise à apporter des nouvelles connaissances sur la diversité des différentes maladies neuro-dégénératives humaines associées à la protéine alpha-synucléine.

Procédures

Les souris font l’objet d’une inoculation dans le cerveau à l’âge de 5 mois réalisée sous anesthésie générale et locale. L’ensemble des souris disponibles à cet âge parmi les 176 animaux produits pour l’étude font l’objet de cette procédure.

Impact sur les animaux

Les animaux font l’objet à l’âge de 5 mois d’une inoculation intra-cérébrale par voie stéréotaxique, sous anesthésie générale et locale. Les injections stéréotaxiques sont réalisées régulièrement au laboratoire et n’induisent pas d’effets indésirables chez les souris. Cette inoculation est réalisée afin de mesurer le délai d’apparition des premiers signes cliniques moteurs, premier élément de caractérisation dans ce type d’étude. Ceux-ci se manifestent par une démarche saccadée de l’animal, qui peut présenter une posture voûtée. La confirmation de ces anomalies de locomotion détermine la décision de mise à mort des animaux, avant la survenue d’une paralysie du train postérieur qui empêcherait l’animal de se nourrir et boire à volonté.

Devenir

Les animaux sont mis à mort dès l’apparition des signes de démarche saccadée ou troubles de l’équilibre, annonciateurs d’une paralysie, et au plus tard à l’âge de 22 mois.

Remplacement

Le projet ne peut être actuellement réalisé que chez la souris, visant à évaluer le délai d’apparition des signes locomoteurs, les lésions du cerveau et les caractéristiques biochimiques de la protéine alpha-synucléine. Il n’existe pas aujourd’hui de méthode alternative permettant de remplacer l’expérimentation animale.

Réduction

Les lots expérimentaux sont constitués chacun de 16 souris adultes, mâles et femelles, pour chaque inoculum. Cet effectif permet de disposer du nombre d’animaux nécessaire et suffisant aux analyses fondées sur l’examen de la durée d'incubation de la maladie, de la distribution des lésions cérébrales et de la caractérisation biochimique de l’alpha-synucléine agrégée. L’analyse statistique de la distribution des lésions cérébrales nécessite en particulier un minimum de 5 à 6 souris au stade clinique de la maladie. La constitution de lots de 16 souris doit ainsi nous permettre de pouvoir disposer d’au moins 6 souris, pour les analyses biochimiques et d’au moins 6 souris pour l’analyse des lésions cérébrales. Les autres prélèvements (yeux, intestin, pancréas, sang) contribuent aux travaux menés au laboratoire sur les marqueurs de la maladie dans les tissus périphériques.

Raffinement

Pour les inoculations dans le cerveau l’anesthésie de la peau est réalisée afin de limiter la douleur du scalp. Ceci est réalisé chez un animal sous anesthésie générale par la xylazine/kétamine dont le temps d’action est estimé à 4-5 h, permettant de limiter la douleur après l’intervention. Les animaux sont hébergés dans un environnement enrichi pendant toute l’expérimentation. Les souris sont observées tous les jours et suivies individuellement lorsque la maladie apparaît dans le lot expérimental. La maladie se manifeste d'abord par des signes de démarche saccadée et des troubles de l’équilibre, stade auquel les animaux sont mis à mort. La connaissance des zootechniciens concernant la maladie de ces souris permet d’éviter que ces signes évoluent vers une paralysie, avec des difficultés d’alimentation et un mal-être de la souris. Une fiche individuelle est renseignée pour chaque souris, consignant les signes cliniques observés et justifiant la mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

Le projet prévoit des inoculations dans le cerveau de la souris à l’âge de 5 mois. Le choix de cet âge à l’inoculation permet de réaliser l’inoculation par stéréotaxie chez un animal adulte et son observation pendant une durée suffisante avant le possible développement de signes cliniques spontanés lors du viellissement (au-delà de l’âge de 22 mois chez les animaux hémizygotes M83). Ces souris sont entretenues et surveillées jusqu’à l’apparition des premiers troubles d’équilibre ou de démarche, à partir de laquelle les animaux sont mis à mort sous anesthésie générale par ponction ou perfusion intra-cardiaque sans réveil. Les animaux éventuellement survivants à l’âge de 22 mois, à partir duquel ils deviennent susceptibles de développer spontanément un phénotype dommageable de souris M83 hémizygotes, sont sacrifiés.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 75
Souffrances
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Devenir
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75 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des injections dans le cerveau d'un virus puis de cellules de gliome, avant des enregistrements optiques sous anesthésie sans réveil, pour tester la faisabilité d'une méthode d'imagerie calcique. Le porteur présente cette étude pilote comme un moyen de réduire à terme le nombre d'animaux en remplaçant l'électrophysiologie, et indique que les souris sont tuées par perfusion intracardiaque ou décapitation sous anesthésie pour prélever le cerveau. Il précise avoir privilégié, quand c'était possible, des approches ex vivo sur tranches de cerveau.

Objectifs

L'objectif du projet est la mise en place d'une approche expérimentale, l'imagerie calcique par photométrie in vivo pour évaluer les dommages fonctionnels occasionnés au sein de la substance blanche par la présence de cellules de gliome. Ce projet a donc pour objet de valider la faisabilité d’une nouvelle approche expérimentale dans cette thématique. A terme, cette technique devrait donc améliorer nos connaissances sur les interactions neurones-cellules de gliome dans la substance blanche. La photométrie à fibre optique (fiber photometry) désigne une méthode d’imagerie in vivo basée sur l’utilisation de fibres optiques de diamètres modérées (de quelques dizaines à quelques centaines de µm de diamètre), généralement implantées stéréotaxiquement dans des régions cérébrales d’intérêt. c'est une technique qui s'enligne dans la règle des 3R, puisqu'à terme, cette approche permettra de faire de l'imagerie in vivo, sur plusieurs semaines. Cette imagerie permet donc de faire de l’imagerie en profondeur et s’avère être une technique de choix pour beaucoup de chercheurs dans le domaine des neurosciences, en raison de sa simplicité relative comparée à d’autres techniques d’enregistrement in vivo (notamment l’électrophysiologie), de son rapport signal/bruit élevé et de son prix modéré. Les questions de ce projet sont les suivantes : peut-on utiliser cette approche pour monitorer l'activité des axones, dans les faisceaux de substance blanche ? Si c'est le cas, sera-t-il possible de détecter des changements d’activité neuronale dans les zones infiltrées ? L'objectif de ce projet est d'évaluer dans une étude pilote, la faisabilité de cette approche, par une étude in vivo sur souris anesthésiées.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de deux ordres. 1 - d'un point de vue scientifique : Ce projet est un projet pilote pour évaluer la faisabilité d'une technique. Une fois validé, il sera possible d'utiliser cette technique pour de monitorer l’activité d'axones dans la substance blanche dans un contexte physiopathologique et de mettre en évidence d'éventuels changements d’activité au sein de la substance blanche dans les zones d’infiltration, sur plusieurs semaines. 2 - d'un point de vue éthique : cette nouvelle approche constituerait une technique alternative à d’autres techniques d’enregistrement in vivo telles que l’électrophysiologie in vivo (plus chères, plus longues à mettre en oeuvre et à maitriser pour les étudiants, nécessitant de fait plus d'animaux) et s'intègre donc ici dans la règle des 3R, puisque nous permettrait à terme de réduire le nombre d’animaux, dans certains aspects du projet.

Procédures

75 souris subiront des procédures chirurgicales sous anesthésie et analgésie (procédure 1, durée : 23-30 min), pour l'injection stéréotaxique d'AAV ou de cellules tumorales. Parmi ces souris, 5 subiront une perfusion intracardiaque de PBS puis PFA 4% pour le prélèvement de cerveau à des fins histologiques (procédure 2, durée 20 min). Parmi ces souris, 10 subiront une euthanasie par décapitation sous anesthésie, à des fins de prélèvements de tissus pour des expériences ex vivo (pas de procédure, durée : 1 min). Parmi ces souris, 60 souris seront soumis à des expériences sous anesthésie/analgésie pour des enregistrements aigus de photométrie in vivo (procédure 3, sans réveil, durée : entre 2 et 6 h)

Impact sur les animaux

Dans ce projet, certaines souris seront soumises à deux procédures chirurgicales stéréotaxiques sous anesthésie et sous analgésie (Procédure décrite dans la procédure numérotée 1, avec l'injection stéréotaxique d’AAV suivie quelques semaines plus tard d’une injection de cellules tumorales), ainsi qu’à deux procédures sous anesthésie et analgésie, sans réveil (Procédure décrite dans la procédure numérotée 2 , pour la mise à mort en vue de prélèvements de tissus fixés au formaldhéhyde, et dans la procédure numérotée 3, pour l'enregistrement par imagerie calcique in vivo). Ainsi, une attention particulière devra être apportée à l'utilisation adéquate des analgésiques et anesthésiques, et à la surveillance post-opératoire en aval des deux chirurgies (voir dans la procédure 1, la section "méthodes pour supprimer la douleur, la souffrance et l'angoisse" , dans le paragraphe "SUIVI DES ANIMAUX").

Devenir

Les animaux étant soumis à la procédure 1 (" Injections stéréotaxiques cérébrales répétées sur souris adultes, sous anesthésie et sous analgésie") seront maintenu en vie, puis apres quelques semaines seront soumis à des procédures sans réveil : soit la procédure 2 ("mise à mort de souris adultes en vue de prélèvement de tissu fixés au formaldéhyde), soit la procédure 3 ("enregistrement calcique sous anesthésie et analgésie), soit seront décapités sous anesthésie (isoflurane 5%) afin de prélever les tissus cérébraux et effectuer des expériences ex vivo.

Remplacement

Quand cela a été possible et justifié, l'utilisation d'approches ex vivo a été privilégiée dans ce projet. Elle permettra de limiter le nombre d'expériences in vivo à son maximum. Il s'agit d'approches sur tranches de cerveau de souris (perfusées avec du liquide de survie, de l'oxygène. Il s'agit de tranches aigues ou organotypiques) pour évaluer ex vivo l'activité calcique dans les soma et axones des neurones, au sein des tissus.

Réduction

La réduction est un objectif final phare de ce projet de recherche. En effet, il s’agit d’une étude pilote (réalisés sur un nombre réduit d’animaux, sur deux ans), pour évaluer la faisabilité d’une approche expérimentale pour le bénéfice d’un plus large projet de recherche sur le glioblastome. Si la photométrie in vivo permettait effectivement d’évaluer l’activité des axones par imagerie calcique, alors elle pourra être utilisée au sein du laboratoire, pour des enregistrements sur plusieurs semaines, chez un même animal - permettant ainsi de cumuler de nombreux résultats avec un seul animal – et servira d’alternatives dans certaines expériences, à d’autres approches in vivo comme l’électrophysiologie. Au sein même du projet, le nombre de souris a été réduite au minimum, et a été conçu pour permettre une recherche « pas à pas ». Si la première partie du projet n’est pas validée (validation sur des souris naÏves) alors la deuxième partie n’aurait pas lieu. De plus, ce projet est un projet pilote, utilisé pour évaluer, par évaluation de la puissance statistique a posteriori, le nombre minimum de souris nécessaire pour évaluer l’excitabilité et les changements d’excitabilité axonales chez la souris, par photométrie in vivo.

Raffinement

HEBERGEMENT AVEC ENRICHISSEMENT : les animaux sont hébergés en groupe dans les conditions réglementaires, nourris et abreuvés ad libitum selon un rythme nycthéméral de 12h/12h, à 22°C, avec un enrichissement dans chaque cage, pour leur permettre de faire des nids. SURVEILLANCE QUOTIDIENNE POUR EVALUER DES POINTS D ARRETS ANTICIPES : Le bien-être des animaux sera surveillé quotidiennement afin de déceler des signes précoces de stress ou de douleur. Après toute chirurgie, les animaux seront en plus pesés pour détecter des pertes de poids anormales (révélateurs de douleur et/ou stress éventuels). Les expériences et le suivi des animaux seront réalisés par du personnel expérimenté. UTILISATION D UN ANIMAL POUR PLUSIEURS PROCEDURES : Lors que cela est possible et justifié, un même animal sera utilisé à plusieurs fins. TRAVAIL DE PAIR AVEC LE RESPONSABLE DE L ANIMALERIE : pour optimiser Les doses d’anesthésie et d’analgésie nécessaires.

Choix des espèces

La progression des cellules tumorales dans l'organisme dépend d'une part des propriétés intrinsèques des cellules tumorales mais aussi de l'environnement spécifique dans lequel la tumeur évolue. Il est donc essentiel de pouvoir étudier les cellules tumorales dans leur environnement immédiat, par le biais de greffes orthotopiques. Des souris Nude et/ou C57BL6 seront utilisées respectivement pour la greffe de lignées tumorale humaine (GMB-Hum) et la greffe de lignée tumorale murine (GMB-Murin). L'utilisation de souris Nude permet l'étude de lignées de souris humaines, ce qui constitue un modèle proche de la pathologie observée chez l'homme. D'autre part, parce que l'activation du système immunitaire est inhérante à la progression des cellues tumorales cérébrales, nous procéderons à des expériences sur des souris C57BL6, greffées de lignées de cellules murines de glioblastome. Les expériences sont faites sur des jeunes souris adultes (injection d'AAV et de cellules tumorales à 4-10 semaines). les Expériences de photométrie seront effectués 2 à 4 semaines plus tard. Chez l'homme, le glioblastome est un cancer cérébral malin particulièrement fréquent chez l'adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 40
Souffrances
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40 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent dans le cerveau, par chirurgie stéréotaxique, une forme agrégée d'alpha-synucléine qui déclenche une maladie proche de la maladie de Parkinson. Le porteur indique que cette inoculation conduirait de toute façon à la mort par paralysie progressive, et que les souris sont tuées dès l'apparition d'une démarche saccadée et de troubles de l'équilibre, avant la paralysie du train arrière. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne permet aujourd'hui de remplacer l'expérimentation animale pour décrire l'extension de ces lésions.

Objectifs

Le projet vise à caractériser la maladie chez la souris génétiquement modifiée M83 après injection dans le cerveau d’une forme particulière d’alpha-synucléine agrégée, non détéctable par les méthodes de laboratoire jusqu'à présent utilisées. L’alpha-synucléine est la protéine majoritaire dans les lésions des maladies humaines assocciées (maladie de Parkinson et démence à corps de Lewy , atrophie multisystématisée), au sein desquelles elle se présente sous une forme agrégée.

Bénéfices attendus

Le projet vise à mieux connaître les relations entre les structures moléculaires de l’alpha-synucléine agrégée et les maladies associées à cette agrégation, par la description approfondie des lésions et des caractéristiques moléculaires observées chez les souris.

Procédures

Les souris font l’objet d’une inoculation par stéréotaxie dans le cerveau de jeunes souris M83 (6-8 semaines) réalisée sous anesthésie générale et locale chez les 40 animaux prévus dans l’étude. L’intervention chirugicale dure 30 à 45 minutes.

Impact sur les animaux

L’inoculation d’alpha-synucléine agrégée est réalisée afin de mesurer le délai d’apparition des premiers signes cliniques moteurs, premier élément de caractérisation dans ce type d’étude. Ceux-ci se manifestent par une démarche saccadée de l’animal et une perte d’équilibre. La confirmation de ces anomalies de locomotion détermine la décision de mise à mort des animaux, avant la survenue d’une paralysie du train postérieur.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à la fin du protocole d’expérimentation. En effet, l’inoculation d’alpha-synucléine altérée chez les souris modifiées génétiquement M83 utilisées dans ce projet conduirait irrémédiablement à leur mort suite à la progression d’une paralysie, et leur mise à mort dès l’apparition des premiers symptômes permet de leur éviter des souffrances ultérieures.

Remplacement

Le projet ne peut être réalisé qu’in vivo, visant à évaluer le délai d’apparition des symptomes moteurs et à décrire l’extension des lésions et les altérations de l’alpha-synucléine. Il n’existe pas aujourd’hui de méthode alternative permettant de remplacer l’expérimentation animale.

Réduction

Les lots expérimentaux conduits jusqu’au stade clinique sont constitués chacun de 14 souris adultes, mâles et femelles, homozygotes et hémizygotes. Cet effectif permet de disposer du nombre d’animaux nécessaire et suffisant aux travaux de caractérisation fondés sur l’examen de la durée d'incubation de la maladie, de la distribution des lésions dans les différentes régions du cerveau et de la caractérisation biochimique de l’alpha-synucléine pathologique. Un lot de 14 souris permet de disposer d’au moins 6 souris, pour les analyses biochimiques et d’au moins 6 souris pour les analyses des lésions du cerveau, prélevés lorsque la maladie apparaît chez la souris. Les autres prélèvements (yeux, intestin, pancréas, sang) contribuent aux travaux menés au laboratoire sur les marqueurs périphériques de la maladie dans ce modèle transgénique.

Raffinement

Pour les inoculations par voie stéréotaxique, l’anesthésie de la peau est réalisée afin de limiter la douleur du scalp. Ceci est réalisé dans le contexte d’un animal par ailleurs soumis à une anesthésie générale par la xylazine/kétamine dont le temps d’action est estimé à 4-5 h, permettant aussi de limiter la douleur post-opératoire. Les animaux sont maintenus dans un environnement enrichi pendant toute la durée de l’expérimentation. Les souris sont suivies quotidiennement et de façon individuelle lorsque la maladie apparaît dans le lot expérimental. La maladie se manifeste d'abord par des signes de démarche saccadée et des troubles de l’équilibre dont la manifestation constitue le stade auquel les animaux sont mis à mort. La connaissance des zootechniciens concernant la symptomatologie et son évolution permet ainsi d’éviter que ces troubles évoluent vers une paralysie du train postérieur qui entraînerait des difficultés d’alimentation et un mal-être chez la souris. Une fiche individuelle de suivi pour chaque souris est renseignée, consignant les signes cliniques observés et justifiant la mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

Le projet prévoit des inoculations dans le cerveau chez des souris adultes, âgées de 6 à 8 semaines, permettant l’inoculation stéréotaxique des fibrilles dans le striatum, qui sont ensuite entretenues et surveillées cliniquement jusqu’à l’apparition de la maladie avant son délai d’apparition normale lors du vieillissement spontané de cette lignée, lors de laquelle les souris sont mises à mort sous anesthésie générale par ponction ou perfusion intra-cardiaque sans réveil.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 490
Souffrances
▲ 160
▲ -
▲ 90
▲ 240
Devenir
 -
 -
 -
 490

490 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures allant du sans réveil au niveau de souffrance sévère. Elles subissent des injections dans les ventricules du cerveau, une immunisation reproduisant une encéphalite auto-immune, des tests comportementaux et des séjours en cage métabolique isolée, avant une mise à mort par ouverture du thorax et perfusion du cœur. Le porteur indique que l'immunisation provoque une perte de poids allant jusqu'à 12 %, de l'anxiété et des troubles de la mémoire. Il écrit ne pas pouvoir "souscrire au principe de remplacement" et juge "nécessaire d'utiliser des animaux" pour tester ces paramètres.

Objectifs

Nos données préliminaires montrent des troubles de la prise alimentaire dans notre modèle murin d'encéphalite. En effet les souris développent un comportement anorexique en comparaison de leur contrôle sham, seulement l'origine de ce comportement est inconnu au sein de cette pathologie. Aussi nous avons pu montrer la présence en grande quantité de tPA (tissue Plasminogen Activator), dans les épendymocytes et dans les neurones du noyau arcqué, en moindre quantité dans les tanycytes. Ainsi nous désirons déterminer les rôles du tPA au niveau des échanges et des flux entre LCR et parenchyme cérébral, mais aussi dans la plasticité de la barrière épendymaire et tanycytaire situées dans la région médiobasale de l'hypothalamus, où il existe un carrefour de signaux métaboliques impliqués dans le comportement alimentaire et la reproduction. De plus la mise en évidence du récepteur NMDA à la surface des tanycytes suggère une implication dans la plasticité de la barrière hémato-épendymaire, par l'interaction du tPA et du récepteur NMDA. Enfin, il existe chez l'homme d'autres troubles neuro-endocrines associés à cette pathologie. L'étude du sommeil et des variations de la température corporelle dans notre modèle nous permettrons d'établir des liens avec la pathologie chez l'homme et ainsi de permettre une étude de ces troubles visant à leur compréhension et à une meilleure prise en charge thérapeutique.

Bénéfices attendus

En premier lieu, en tant que bénéfice à long terme, nous pensons d'après nos résultats préliminaires, que le récepteur NMDA tanycytaire pourrait avoir un rôle similaire à celui des récepteurs NMDA que l'on trouve sur les cellules endothéliales des vaisseaux sanguins cérébraux. En effet, ceux-ci possèdent un rôle dans la plasticité de la barrière hémato-encéphalique, l'interaction entre le tPA (tissue Plasminogen Activator) et le récepteur NMDA entraine une ouverture de la barrière. Ainsi la modification de la barrière tanycytaire sous l'influence du récepteur NMDA et du tPA, constituerai une nouvelle cible de traitement thérapeutique des pathologie liés aux troubles de de la prise alimentaire, en vue des résultats observés lors de l'analyse du métabolisme du modèle murin d'encéphalite anti-récepteur NMDA. En effet l’utilisation de l’anticorps Glunomab (en cours de développement pour une utilisation chez l’homme), permettrai d’empêcher cette interaction en tPA et récepteur NMDA. Secondement, à court terme nous pourrons déterminer les bénéfices liés à la présence du tPA épendymocytaire. C’est un évènement nouvellement mis en évidence, nous n’avons alors, aucunes informations quant à son rôle dans ce type cellulaire. Ainsi nous pourrons mettre en évidence de nouvelles fonctions de cette protéase, qui pourrait être lié à la motilité des cils des épendymocytes, et donc aux flux de LCR dans les ventricules et le parenchyme, à la recapture d’ions et autres molécules présents dans le LCR favorisant la clairance de celui-ci, enfin il peut aussi interagir avec d’autres cellules bordants les ventricules mais aussi dans les espaces du parenchyme en bordure des zones perméable des ventricules cérébraux (e.g. murs latéraux du 3e ventricule).

Procédures

1. Injection intraventriculaire de molécules fluorescentes, de MPIO ou Gadolinium (traceur IRM), et des AAV (30 minutes, n=390) 2. Immunisation active avec ou sans peptide GluN1 359-378 (15 minutes, n=220) 3. Tests comportementaux (de 5 à 30 minutes, n=150) 4. Cages métaboliques (6 jours à 3 semaines, n=160) 5. Injection dans la cisterna magna de Dextran fluorescents (15 minutes, n=90) 6. Pose d'un cathéter intraveineux pour injection de molécules fluorescentes (30 minutes n=90) 7. Mise à mort par thoracotomie et perfusion intracardiaque (10 minutes, n=220) 8. Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) (1 heure ou 20 minutes, n=90) 9. Mesure du sommeil par système piezoeclectric (15 jours, n=30) 10. Implantation sous cutanée d'un capteur de température corporelle (30 minutes, n=30).

Impact sur les animaux

Selon la procédure, des nuisances ou effets indésirable sont à prévoir sur les animaux : Toutes les douleurs liées à des lésions de la peau des animaux (incision, perforation) seront empêchées par l’utilisation de la lidocaïne en spray 10 minutes avant le geste (procédure 1, 2, 5, 6, 7, 10). Ces douleurs seront temporaires et se résorbe sous 48h. Aussi, pour diminuer la douleur en post-opératoire, les animaux auront, accès à une eau dans lequel a été dilué le paracétamol durant 24h à raison de 300mg/kg (procédure 1,5,6,10). Pour les procédures pour lesquels la douleur est plus importante, nous utiliserons la buprénorphine en injection sous cutanée, à raison de 150ul avec une concentration de 0.5mg/kg, sous forme d’une injection unique. Nous observons une perte de poids 24h après immunisation (procédure 2) jusqu'à 12% de leur poids total, mais retrouve un poids d’origine 48 à 72h après immunisation. De plus, deux semaines après immunisation, des comportements anormaux apparaissent chez les animaux. Ils développent une anxiété, une résilience et des troubles mnésiques. Ces troubles deviennent plus légers 3 semaines après immunisation et inexistant 4 semaines après immunisation (procédure 2). Les procédures 3, 4 et 9 sont indolores, mais peuvent engendrer un léger stress qui ne perdure pas dans le temps, due soit à un nouvel environnement (procédure 3) soit à l’isolement social (procédure 4 et 9). Les animaux retournent à un état basal dès qu’ils sont de retour dans leur cage et leur boxe de stabulation. Toutes les procédures sont effectuées sous anesthésie générale grâce à l’Isoflurane 1% N2O/O2 (80%/20%), aucune souris ne sera vigile lors des procédures.

Devenir

A la suite des procédures 1, 2, 3, 4, 9, 10, les animaux sont maintenus en vie. La procédure 7 est la procédure d'euthanasie, les procédures 5 et 6 sont de classes sans réveil.

Remplacement

Nous ne pouvons souscrire au principe de remplacement dans ce protocole. En effet, il est nécessaire d'utiliser des animaux dans le cadre de notre protocole. Que ce soit pour les effets de l'immunisation ou bien encore du comportement, il est important de pouvoir tester ces paramètres chez l'animal. De plus, cette étude utilisant des animaux se base sur une bibliographie pertinente rendant cette étude sérieuse et fondée sur des bases déjà établies. Egalement, le système immunitaire est bien connu chez la souris. Il existe notamment d'autres modèles de maladie auto-immunes touchant le système nerveux central tel que l'encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EAE) mimant une sclérose en plaque. Ce modèle est bien connu et décris dans la littérature scientifique ce qui en fait un modèle pertinent et sérieux au regard de notre travail. Néanmoins, il y a des paramètres que nous devons étudier et qui n'ont pas fait l'objet de publication dans le monde scientifique, notamment le métabolisme des animaux suite à l'immunisation.

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, et selon nos travaux précédents publiés et la littérature. 490 souris seront nécessaires pour réaliser cette étude, et l’utilisation d’outils d’imagerie non invasive permettant de mesurer les lésions cérébrale et l'activité in vivo des flux cérébrales permet de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés et sous une couverture analgésique adaptée au niveau de sévérité du geste, durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les weekends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Enfin, une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux, notamment par l'hébergement en groupes sociaux de 5 ou 6 animaux, l'enrichissement de leur environement avec maison et matériel de nidification. Tout sera mis en oeuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est l’espèce animale qui a été étudiée dans le modèle d'encéphalite à anticorps anti récepteur NMDA par immunisation active (Wagnon et al., 2020). L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier le métabolisme. Aussi L’anatomie du système nerveux murin et la physiologie de la souris sont également bien connus et sont proches de celles de l’Homme, ce qui fait des modèles utilisés dans ce projet des approches expérimentales fiables. Les expériences envisagées nécessitent l’utilisation d’animaux transgéniques tPA WT, tPA Null, de GluN1 Flox +/+ et -/-. Ces modèles transgéniques ne peuvent être réalisés que chez la souris (Mus musculus). Les animaux seront utilisés au stade jeunes adultes. En effet c'est à ce stade du développement que les animaux sont classiquement utilisés dans la littérature pour des modèles de pathologie auto-immune. En effet le modèle spécifiquement utilisé a été développé chez des animaux de 8 semaines (Wagnon et al., 2020). De plus, l'encéphalite à anti-récepteur NMDA concerne majoritairement chez l'Homme une population de jeunes adultes, rendant le développement de la pathologie et la symptomologie plus approrié pour une étude translationnelle.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 640
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 240
▲ 400
Devenir
 -
 -
 -
 640

640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Une partie subit une chirurgie du cerveau pour implanter des électrodes ou des canules, reste branchée à des appareils d'enregistrement pendant 72 heures, ou reçoit un composé qui déclenche des crises d'épilepsie. D'autres passent des tests comportementaux de mémoire et d'anxiété, avant que toutes soient tuées par dislocation cervicale ou au CO2 pour localiser les implants. Le porteur présente ce travail comme une étude du rôle d'un peptide dans la maladie d'Alzheimer et affirme que seules les lignées de souris existantes permettent d'analyser ces réseaux neuronaux.

Objectifs

Cette étude vise à étudier le rôle d'une protéine dans le cerveau potentiellement impliquée dans la maladie d’Alzheimer. A l’heure actuelle nous n’avons toujours pas de traitements curatifs pour cette pathologie, il est donc fondamental de comprendre le rôle de toutes les protéines impliquées dans cette maladie. Pour cela, nous allons utiliser des souris modifiées génétiquement qui ont des quantités modifiées de cette protéine. Sur ces souris, nous allons successivement étudier les aspects comportementaux dans des tâches cognitives (mémoire, anxiété) et enregistrer l’activité globale du cerveau . Nous allons ensuite adresser la question de la susceptibilité éventuelle de ces lignées de souris aux crises épileptiques.

Bénéfices attendus

A court terme, nous allons pouvoir comprendre l'implication des peptides AETA, protéine impliquée dans la maladie d'Alzheimer, dans la régulation de l'activité du cerveau. A plus long terme, nos données pourront aider à mieux comprendre l’origine de la maladie d'Alzheimer et pourront potentiellement aider à élaborer de nouvelles stratégies thérapeutiques innovantes pour prévenir les déficits comportementaux éventuels et les altérations de l'activité cérébrale.

Procédures

Des souris subiront de la chirurgie sous anesthésie générale gazeuse plus anesthésie locale qui durera 1h30 par animal pour implanter des electrodes dans le cerveau. Ces animaux seront ensuite branchés à des machines pendant 72 heures pour enregister l'activité du cerveau. D'autres souris seront traitées avec un composé pharmacologique suivi de temps d’observation de 20 minutes pour vérifier leur sucéptibilité à des crises d'épilépsies. D'autres souris seront entrainées pour des analyses de comportement afin de comprendre leurs capacités de mémorisation et leurs niveaux d'anxiété. Ces analyses de comportement dureront quelques minutes par jour par souris sur une durée d'un mois. Enfin un groupe de souris subira de la chirurgie sous anesthésie générale gazeuse plus anesthésie locale qui durera 1h30 par animal pour implanter des canules dans le cerveau. Après cette chirurgie, les animaux seront utilisés pour injecter une protéine via cette canule lors des analyses de comportement décrites plus haut.

Impact sur les animaux

Certains animaux vont subir des chirurgies au niveau de la tête sous anesthésie gazeuse générale renforcée d'une anesthésie locale pour implanter des electrodes ou des canules dans leur cerveau. Cette chirurgie n'engendre pas de douleur et un suivi post-opératoire strict sera mis ne place pour traiter tout problème eventuel post-chirurgie. Après s'être remis de cette chirurgie, les animaux implantés avec des éléctrodes seront reliés à des machines d'analyse pour plusieurs jours. Cette manipulation n'entraine aucune douleur. Les animaux implantés avec des canules seront soumis à des protocoles de comportement allant d'un inconfort léger à modéré sur plusieurs jours. D'autres animaux ne subiront que les protocoles de comportement allant d'un inconfort léger à modéré sur plusieurs jours. Enfin, d'autres animaux vont être traités avec un composé pharmacologique ce qui peut engendrer des crises d'épilepsie.

Devenir

Ces souris génétiquement modifiées seront mis à mort soit par dislocation cervicale pour analyser ensuite la localisation des électrodes ou cannules implantées et raffiner nous résultats, soit par méthode chimique (CO2), technique de choix pour le rongeur car elle est totalement indolore.

Remplacement

L’activité et la sensibilité aux crises du réseau neuronal ainsi que les comportements étudiés nécessitent l’utilisation d’un cerveau de mammifère. La complexité et l’intégrité de ces réseaux neuronaux qui sous-tendent les fonctions cognitives et comportementales que nous allons analyser ne sont pas présentes dans des modèles moléculaires, in silico ou dans des modèles d’animaux invertébrés. Nous n’avons pas non plus d’autres modèles d’animaux à disposition dans lequels les niveaux de la protéine étudiée sont modifiés. Nous basons donc notre étude sur les seuls modèles existant aujourd’hui que sont les lignées murines.

Réduction

Pour ce projet nous avons réduit le nombre d'animaux utilisés au maximum en calculant le nombre nécessaire par groupe expérimental avec une analyse prédictive du nombre d’animaux en utilisant l’outil statistique G-Power 3.1. De plus, chaque souris suit le maximum de procédures envisageables sans interférences dans les résultats obtenus. Aussi, les experimentations de certaines procedures seront utilisées comme pilote pour déterminer le sexe à utiliser pour d'autres procedures afin de réduire au maximum le nombre d'animaux prévus. Enfin, la mise en groupe de souris est optimisée pour chaque lot d’animaux lors du sevrage grâce au génotypage avant sevrage.

Raffinement

Les animaux seronts maintenus en cage par 6 par sexe, ils auront accès à l'eau et à la nourriture ad libidum. Dans les cages il y aura une petite maison, carré de ouate pour faire leur nid et un morceau de bois à ronger. Le change sera effectué toutes les semaines. Toutes les chirurgies seront sous anesthésie gazeuse ainsi qu'une anesthésie pharmacologique locale. Lors de la chirurgie, la température des animaux sera maintenue constante à 37°C par une sonde rectale et un tapis chauffant. Les yeux des animaux seront protégés par un gel occulaire. Après la chirurgie et jusqu'au réveil, les souris seront isolées dans des cages sous lampe chauffante. Après réveil et vérification post-opératoire, elles seront remises avec leurs congénères et nous ajouterons des carrés de ouate pour nidification supplémentaire pour leur bien-être. Les animaux ayant subi une chirurgie seront soumis à des soins et un suivi post-opératoire rigoureux. Une détérioration de leur état général (perte de poids, prostration, poils souillés) entrainera un arrêt immédiat de la procédure, un suivi journalier de l’animal avec traitement antalgique et eventuellement une mise à mort pour éviter toute souffrance. Pour l’induction de crises épileptiques, les animaux seront mis à mort dès la fin de l’experience. Pour tous les tests comportementaux,les animaux seront habitués à être manipulés par les expérimentateurs avant le début des tests et auront une période de repos entre les tests afin de réduire le stress.

Choix des espèces

L’activité et la sensibilité aux crises du réseau neuronal ainsi que les comportements étudiés nécessitent l’utilisation d’un cerveau de mammifère. La complexité et l’intégrité de ces réseaux neuronaux qui sous-tendent les fonctions cognitives et comportementales que nous allons analyser ne sont pas présentes dans des modèles moléculaires, in silico ou dans des modèles d’animaux invertébrés. Nous n’avons pas non plus d’autres modèles d’animaux à disposition dans lequels les niveaux de la protéine étudiée sont modifiés. Nous basons donc notre étude sur les seuls modèles existant aujourd’hui que sont les lignées murines. L’étude se focalise sur l’activité du réseau neuronal et les tâches cognitives et comportementales associées à l’âge adulte chez la souris donc les souris seront utilisées entre 2 et 8 mois. Pour la souris mutante APPdelEta, nos données obtenues in vitro montrent que l’activité neuronale est perturbée dès le début de l’âge adulte (8 semaines) et ce modèle sera en priorité étudié entre 2 et 4 mois. Pour la souris transgentique AETA, nous données obtenues in vitro montrent que l’activité neuronale est perturbée à partir de 6 mois, donc ce modèle sera en priorité étudié entre 6 et 8 mois.