Système nerveux

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Rats : 260
Souffrances
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Devenir
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260 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit huit injections d'antigène, souvent couplées à l'adjuvant complet de Freund pouvant provoquer ulcérations, fièvre et inconfort, et subit quatre prélèvements de sang sous anesthésie gazeuse, pour produire des anticorps polyclonaux vendus à des équipes de recherche. Le porteur euthanasie tous les rats en fin de protocole, un antigène différent empêchant selon lui toute réutilisation. Il affirme que l'immunisation d'un animal vivant reste "indispensable" et qu'aucune méthode in vitro n'est aussi efficace.

Objectifs

Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces anticorps constituent des ressources largement utilisées dans des applications diagnostiques et thérapeutiques. Les anticorps polyclonaux sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ces anticorps polyclonaux trouvent des applications en biologie et en biochimie, tel que des tests de grossesses ou plus récemment pour détecter la présence du virus SARS-CoV-2. Notre société assure la production d’anticorps polyclonaux pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. Les anticorps sont produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, souvent combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. La réponse immunitaire peut par la suite être amplifiée par des injections de rappel d'antigène. On prélève des échantillons de sang de l'animal pour évaluer le niveau de production d'anticorps. Lorsque la réponse est suffisamment élevée, une purification des anticorps est réalisée à partir de ce prélèvement.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voir thérapeutiques. En effet, les anticorps polyclonaux de rats développés interviendront notamment dans les étapes d’obtention des protéines d’intérêt, qui constituent des médicaments dans le domaine de l’immunologie, de l’hémostase et des soins intensifs. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules d’un tissu ou d’un organe.

Procédures

Huit injections : 4 prélèvements de 2 mL (volume de sang prélevé fonction du poids de l’animal) de sang seront réalisés. L’ensemble des prélèvements sera réalisé au niveau de la veine sublinguale ou au niveau de la veine caudale sous anesthésie par inhalation de gaz anesthésiant (gaz halogéné).

Impact sur les animaux

Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. Les prélèvements seront réalisés sous anesthésie gazeuse. Les injections en sous-cutanée et plus particulièrement celles couplées à l’adjuvant complet de Freund peuvent provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-adjuvant). L’anesthésie gazeuse, a un très faible impact sur l’animal, l’individu récupérant quasiment instantanément ses facultés après retrait du masque anesthésiant. Les prélèvements de sang, n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur), le volume de sang étant adapté au poids de l’animal et correspondront au maximum à 12,5% du volume en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor.

Devenir

Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.

Remplacement

La méthode usuelle pour produire des AcP reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes

Réduction

Réduction : Le nombre d’animaux (20 rats par protocoles) pour l’obtention de réactifs intervenant dans l’obtention des protéines médicaments dans le domaine de l’immunologie, de l’hémostase et des soins intensifs. Ce nombre a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole

Raffinement

Les animaux sont prélevés et sacrifiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout signe d'inconfort ou de douleur et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire (PO418 : Evaluation et suivi du bien-être animal). L’établissement des points limites mis en œuvre se base sur 4 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), physiologiques (respiration, fréquence cardiaque,…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, présence de masses anormales, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec 4 niveaux : normal, observer attentivement, souffrance : mise en œuvre immédiate d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement) de RUSSELL et BURCH, constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Idéalement, les points limites doivent être tels qu’ils permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance.

Choix des espèces

Les rats présentent dans certaines situations des avantages vis-à-vis du lapin, qui est l’animal communément utilisé pour l’obtention d’AcP. Les rats sont intéressants pour l’obtention d’IgG spécifiques pour les protéines de souris et pour la génération d’IgE. L’immunisation du rat nécessite des quantités d’antigène moindre, de plus cet animal est facile à manipuler et à élever en laboratoire. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les rats sont reçus à l’âge de six semaines et entreront en protocole après une semaine de quarantaine.

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Souris : 590
Souffrances
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Devenir
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590 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sans réveil pour 540 d’entre elles et léger pour 50, la plupart tuées et une partie réutilisée dans d’autres projets. Les 50 souris des tests de comportement subissent un test du ruban adhésif et une mesure du sursaut acoustique, tandis que les 540 autres sont tuées par perfusion du cœur pour prélever leur moelle épinière, afin d’étudier le filtrage des informations tactiles dans un modèle d’autisme. Le porteur emploie un modèle de souris porteuses de la mutation du X fragile étudiées à trois âges. Il affirme que ni la modélisation informatique ni les neurones issus de cellules souches ne reproduisent la complexité du réseau spinal.

Objectifs

Les troubles du spectre de l'Autisme (TSA) sont des troubles du développement neurologique affectant environ 1 enfant sur 60. Les facteurs génétiques, ainsi que les facteurs environnementaux, jouent un rôle important dans le développement de ce trouble complexe. Les TSA se caractérisent par des troubles de la communication et de l'interaction sociale ainsi que par des comportements stéréotypés répétitifs. Les personnes touchées par ce trouble présentent souvent une réponse inappropriée aux stimulations sensorielless, et notament aux stimulations tactiles. Cette sensibilité anormale peut avoir des conséquences dévastatrices sur la vie quotidienne des personnes atteintes de TSA (par exemple, incapacité à porter certains vêtements) et peut entraîner des inégalités dans l'accès à l'éducation, etc. A ce jour, il n'existe pas de traitement pharmacologique ciblé pour améliorer la vie des personnes atteintes de TSA. L'objectif de notre projet est d'améliorer notre compréhension du traitement des informations tactiles dans un modèle murin de TSA. Des travaux récents ont démontré qu'une manipulation directe des neurones sensoriels transmettant ces informations tactiles pouvait entraîner le développment de TSA chez la souris. Notre hypothèse est que les réseaux de la moelle épinière dorsale, par ou transitent les informations tactiles avant leur transmission vers le cerveau, opèrent un filtrage anormal de ces signaux chez les individus atteints de TSA. L'information qui parvient alors au cerveau est alors peu pertinente du contexte dans lequel elle a été générée. De plus, en accord avec les données de la littérature, nous formulons l'hypothèse que ce filtrage anormal des informations sensorielles résulte d'un développement anormal des réseaux spinaux durant la période post-natale, particulièrement entre les jours 7 et 24. Les neurones inhibiteurs spinaux jouant un rôle prépondérent dans le filtrage des informations tactiles, nous nous proposons de caractériser ces neurones à différent stades de développement par des méthodes combinant une analyse des propriétés électriques des neurones (électrophysiologie), une analyse des prolongements cellulaires de ces neurones (morphologie) et l'analyse des gènes exprimés par ces neurones (transcriptomique).

Bénéfices attendus

Notre projet s'attaque à des défis importants pour comprendre les bases neurobiologiques de l'expérience sensorielle atypique dans les TSA. En explorant ces déficits au premier niveau d'intégration (moelle épinière) et au moyen d'approches intégrées (combinaison des approches transcriptomiques, électrophysiologiques, morphologiques et comportementales), le projet permettra i) une milleure compréhension du rôle des interneurones spinaux dasn le filtrage et l'amplification des informations somato-sensorielles, ii) l'identification de mécanismes cellulaires et moléculaires à l'origine du disfonctionnement la transmission somatosensorielle dans les TSA iii) l'identification de cibles thérapeutiques potentielles pour le traitement des TSA.

Procédures

Le projet prévoit la mise en place de 2 tests comportementaux (classe de sévérité légère) qui seront appliquées sur 50 animaux. L'ensemble du protocole (de l'arrivée des animaux à l'animalerie d'expérimentation jusqu'à la sortie du protocole) dure 10 jours (5 jours d'acclimatation et 5 jours d'expérimentation).

Impact sur les animaux

Les procédures expérimentales exposées dans le projet sont i) des tests comportementaux sans stress de l'animal (test du ruban adhesif, inhibition du sursaut acoustique) ou ii) des procédures sans réveil (perfusion intracardiaque). Les tests comportementaux étant réalisées dans une animalerie expérimentale distincte de l'animalerie de production (mais dans le même batiment), une période d'acclimation de 5 jours est observée avant le début des expériences comportementales pour laisser les animaux récupérer du stress lié au transfert. Les animaux sont surveillés quotidiennement durant ces 5 jours.

Devenir

Le projet comporte trois procédures. Pour les animaux faisant l'objet de tests comportementaux, ils sont dans la mesure du possible réutilisés dans d'autres projets en cours dans le laboratoire. Lorsque cette réutilisation n'est pas possible, les animaux sont mis à mort conformément à la règlementation en vigueur. Les protocoles d'immunohistochimie et d'électrophysiologie, dans lesquels sont engagés les autres animaux conduisent à une mort rapide de l'animal (procédure sans réveil).

Remplacement

Les alternatives actuelles à l'utilisation des animaux dans le domaine des neurosciences comprennent: - L'utilisation de méthodes in silico (modèlisation) - L'utilisation de neurones issus de cellules souches (IPS) Aucun de ces modèles ne permet de reproduire la complexité des interactions neuronales mises en jeu lors du traitement des interactions sensorielles: - Notre connaissance du système nerveux reste trop fragmentaire pour simuler l'intégralité du réseau spinal, - Les neurones induits à parti de cellules souches présentent des propriétés intrinsèques différentes de celles des neurones spinaux ex-vivo, et les réseaux formés par ces cellules ne sont pas comparables à ceux présents chez l'animal entier. Le modèle animal est donc absolument nécessaire pour reproduire la complexité des interactions neuronales nécessaires au traitement de l’information sensorielle.

Réduction

La taille des groupes expérimentaux a été ajustée sur la base d'expériences pilotes menées précédemment au laboratoire, ainsi que sur la base d'expériences similaires rapportées dans la littérature. Les animaux contrôles et TSA sont obtenus à partir d'une même portée, permettant d'utiliser tous les animaux mâles GFP positifs d'un croisement, indépendemment du génotype Fmr1.

Raffinement

Le projet ne comporte pas de procédure stressante ou dommageable. Pour les expériences de comportement, les conditions de stabulation des animaux sont adaptées de façon à favoriser le bien être des animaux (enrichissement, mise à disposition d'un matériel pour la construction du nid). Les animaux engagés font l'objet d'une surveillance quotidienne portant sur l'état du pelage, la vivacité, la posture et le comportement, et leur état évalué au moyen d'une grille de scorage (fournie en annexe du présent document. Les animaux sont manipulés quotidiennement de manière à éviter la mise en place d'un stress lors de la réalisation de la procédure. Les animaux faisant l'objet d'une mise à mort par perfusion intracardiaque font l'objet d'une couverture analgésique chimique.

Choix des espèces

Cette étude utilise un modèle de souris présentant des troubles autistiques (TSA). Parmi les différents modèles de TSA disponibles chez la souris, nous avons fait le choix du modèle Fmr1-/y car ce modèle présente des similarités remarquables avec les symptomes observés chez les humains atteints par la maladie du chromosome X fragile, une forme héréditaire de trouble autistiques. Ces souris seront croisées avec des souris exprimant un marqueur fluorescents dans les neurones inhibiteurs. Il est ainsi possible, chez les animaux résultatnt de ce croisement, d'identifier viseullement les neurones inhibiteurs de la moelle épinière et de comparer leur propriétés chez les individus contrôles et TSA Il existe une période critique dans le développement des TSA située entre la seconde et la troisième semaine post-natale chez la souris. Afin de mieux caractériser les transformations affectant les neurones au cours de cette période, nous caractériserons les propriétés de ces derniers à 3 stades développementaux: -Chez le nouveau né (7j), avant la période critique -Chez les animaux sevrés (30j), à la sortie de la période critique -Chez les animaux adultes (8 semaines).

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    • Système nerveux
Souris : 650
Souffrances
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Devenir
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650 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie reçoit des chocs électriques pour induire un état de stress post-traumatique, d’autres subissent une chirurgie du cerveau de plus de trois heures pour implanter une fibre optique, avec un isolement de quatorze jours et des tests de peur et d’anxiété, pour tester une stimulation cérébrale censée accélérer l’extinction de la peur. Le porteur reconnaît que l’isolement prolongé ajoute un stress et que le modèle n’est pas transposable directement à l’humain. Il affirme qu’aucune méthode in vitro ne permet d’étudier ce trouble reposant sur le comportement de l’animal vivant.

Objectifs

Il existe plusieurs modèles murins permettant de mimer différents aspects du trouble de stress post-traumatique (PTSD). Le plus utilisé est basé sur le principe de conditionnement de peur au contexte où un contexte nouveau est associé à un événement aversif (chocs électriques). Les souris se rappelleront que l’évènement aversif a eu lieu spécifiquement dans ce contexte et en auront peur lorsqu’elles y seront réexposées. Dans le cas d’un évènement aversif léger, en réexposant l’animal de façon répétée au contexte sans choc électrique, l’expression de la peur associée devrait diminuer jusqu’à disparaitre. Les souris comprennent qu’il n’y a plus de danger dans ce contexte. Ce processus, nommé extinction de peur, est défaillant dans le cas du PTSD. Il est donc important que, chez la souris, la peur associée au contexte persiste après plusieurs réexpositions au contexte. De plus, des traits caractéristiques du PTSD (anxiété, trouble de la mémoire, évitement, hypervigilance, freezing ou immobilité lié à la peur) peuvent être observés à l’aide de différents tests comportementaux. Pour cette étude, nous voulons montrer qu’en activant le cortex infralimbique (zone du cerveau responsable de l’extinction de peur chez la souris) lors du rappel de l’évènement, nous arrivons à accélérer et accentuer l’extinction et que cette amélioration engendrerait une diminution des symptômes associés au PTSD.

Bénéfices attendus

Dans un premier temps, nous démontrerons que les symptômes du PTSD persistent après plusieurs rappels de l’évènement aversif confirmant la qualité du modèle murin de PTSD. De plus, Le cortex infralimbique a été montré comme responsable de la diminution de l’expression de la peur après l’occurrence d’un évènement aversif léger et que, dans le cas d’un PTSD, son activité est largement diminué. Pourtant un nombre très limité d’étude cherche à rétablir cette activité. La technique de stimulation choisie nous permettra d’être spécifique quant à la région ainsi que les neurones stimulés, à l’inverse d’autres techniques de neurostimulations. La stimulation pouvant être effectuée sur l’animal libre de ses mouvements, nous pourrons montrer son importance au cours du rappel de l’évènement aversif. En clinique, parmi les techniques thérapeutiques utilisées aujourd’hui, les thérapies d’exposition semblent être de plus en plus pratiquées. En mettant le patient dans une situation où il est obligé de se remémorer le traumatisme de façon répété dans le temps tout en étant dans un endroit où il se sent en sécurité, les psychiatres cherchent à diminuer l’expression des émotions négatives associées. Malheureusement ces thérapies peuvent prendre du temps et ne sont pas aussi efficaces pour tous les patients. Nous voulons monter qu’en stimulant la région responsable de l’extinction, nous pouvons accélérer le processus. Même si non transposable chez l’Homme directement, cette étude nous permettra ainsi l’obtention de résultats nécessaires pour montrer l’importance de venir stimuler le cortex infralimbique pendant le rappel de l’évènement. Enfin, à ce jour, on constate qu’aucune étude sur le PTSD chez l’animal n’a pris en compte des animaux femelles, posant un problème majeur dans la mise au point de thérapie chez l’Homme

Procédures

Le projet est composé de 3 expériences ayant des objectifs différents. Au cours de la première expérience, les souris vont être divisées en 3 groupes, en fonction du fait qu’elles sont exposés à un l’administration de chocs électriques (intensité moyenne, intensité faible, pas de choc) dans un lieu donné. Trois semaines plus tard, toutes les souris sont réexposées au même lieu pendant 20min par jour sur 3 jours. Enfin, le comportement des souris est évalué à l’aide de tests évaluant la peur, l’anxiété, la mémoire, l’activité. Les souris effectueront 2 tests comportementaux par jours maximum. Pour les expériences 2 et 3, les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale de 3h-3h30 sous anesthésie gazeuse. Elle consiste en une injection dans le cerveau et la mise en place d’une fibre optique permettant d’activer les neurones à l’aide d’une stimulation lumineuse (LED). Au cours de la chirurgie, les souris recevront une injection d’anesthésique local au niveau du crâne, d’analgésique et d’anti-inflammatoire. Pour la troisième expérience, deux semaines après la chirurgie, les souris suivront un protocole de PTSD puis de 3 réexpositions au contexte 3 semaines plus tard. Les jours de réexpositions, les souris suivront ou non un protocole pour activer les neurones : celui-ci se fera sur l’animal éveillé . Il s’agira d’une session unique de 10 min (expérience 2) ou de 3 sessions de 10min (1 session par jour sur 3 jours ; expériences 2 et 3). Cette stimulation n’est pas ressentie par l’animal et n’aura aucun effet néfaste.

Impact sur les animaux

Le PTSD est caractérisé en psychiatrie par une persistance (au moins un mois) de différents symptômes envahissants comme une peur prolongée lorsque l’individu est confronté au stimulus qui a causé le PTSD. Lors de la mise au point du modèle, nous devrons vérifier ce point, et donc confronter à nouveau les animaux avec la source du stress, ce qui peut générer de l’inconfort. Toutefois, les souris ne devraient pas montrer de perte de poids importante lié à l’induction du PTSD ni de signes de mal-être dans la cage d’hébergement. Le modèle de PTSD a montré son efficacité dans plusieurs études antérieures, en particulier lorsque les souris sont hébergées seules au moins 14 jours. Nous devrons donc reproduire ces conditions d’élevage, ce qui risque d’induire un stress supplémentaire prolongé. Toutefois, les cages seront transparentes, rangées les unes à côté des autres : Les souris pourront donc se voir, s’entendre et se sentir. De plus, cette étude nécessite d’effectuer des chirurgies au niveau du cerveau. Les souris auront besoin de quelques jours pour se remettre de la chirurgie. Le cerveau n’étant pas sensible, la douleur liée à la chirurgie sera due uniquement à des aspects périphériques. Enfin, la stimulation lumineuse ne sera pas ressentie par les animaux et n’aura aucun effet néfaste mais demandera d’établir une connexion avec l’appareil de mesure à l’aide d’un câble, ajoutant une gêne dans les déplacements tant que l’animal n’y est pas habitué. Les souris seront donc habituées à cette technique dans leur cage d’hébergement plusieurs jours avant la stimulation. Cette habituation sera accompagnée d’une récompense alimentaire.

Devenir

Les 210 animaux de l’expérience 1 seront euthanasiés car ils ont été isolées ce qui peut déclencher des comportements agressifs après regroupement des animaux. En fin de d’expérience 2 et 3 tous les animaux seront destinés à l’étude anatomique et cellulaire. Pour cela, nous devons traiter le cerveau avec une solution de préservation des tissus injectée dans la circulation sanguine de l’animal euthanasié. Cette solution est nécessaire pour éviter la dégradation ou les modifications post mortem. Nous pourrons ainsi confirmer le site d’injection lors de la chirurgie et faire d’autres analyses post-mortem. Sans cela nous ne pourrons pas montrer que les résultats obtenus sont une conséquence de l’activation de la zone cérébrale visée.

Remplacement

Aucune méthode alternative in vitro n’est disponible à ce jour pour répondre à la problématique posée. Le PTSD chez l’animal, comme modèle de pathologie psychiatrique humaine, repose sur l’observation du comportement de l’animal vivant.

Réduction

Les effectifs sont optimisés, les observations comportementales nécessitent une taille d’effectif suffisant compte tenu de la variabilité inter-individuelle (n=35 sujets par groupe). Ne pouvant nous appuyer sur aucune étude conte tenue de la variabilité entre mâle et femelle, nous sommes obligé de les considérer comme des groupes séparés. Les procédures 1 et 2 sont des procédures préliminaires qui nous permettront d’arrêter l’étude si les résultats ne vont pas dans le sens attendu et nécessaire pour la suite.

Raffinement

Les effectifs sont optimisés, les observations comportementales nécessitent une taille d’effectif suffisant compte tenu de la variabilité inter-individuelle (n=35 sujets par groupe). Ne pouvant nous appuyer sur aucune étude conte tenue de la variabilité entre mâle et femelle, nous sommes obligé de les considérer comme des groupes séparés. Les procédures 1 et 2 sont des procédures préliminaires qui nous permettront d’arrêter l’étude si les résultats ne vont pas dans le sens attendu et nécessaire pour la suite. Les souris reçoivent un injection de buprénorphine à 0.1mg/kg en IP en début de chirurgie pour une injection de Métacam à 5mg/kg en sous-cutanée après la chirurgie. Une injection de Métacam en sous-cutanée sera effectué une fois par jour pendant les deux jours qui suivent la chirurgie. Les souris seront monitorée tous les jours pendant la semaine qui suit afin de vérifier que nous n’atteignons pas le point limite.

Choix des espèces

Le choix de la souris se justifie par la similarité entre la neurobiologie humaine et la neurobiologie murine, par l’expérience du laboratoire dans l’évaluation comportementale des rongeurs ainsi que dans la mise en application de la stimulation optogénétique. La zone ciblée dans cette étude (cortex infralimbique) est un équivalent fonctionnel du cortex préfrontal ventromédian chez l’Homme. Les souris C57/BL6N seront adultes (âgées de 10 semaines) à J0 de l’expérimentation afin de comparer les effets chez des animaux dont le phénotype comportemental est stabilisé (période neuro-développementale terminée).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 124
Souffrances
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Devenir
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124 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. La seule intervention est l’implantation sous la peau d’une puce d’identification sous anesthésie, les animaux étant ensuite filmés en groupe puis tués, pour étudier le rôle d’un récepteur cérébral peu connu dans les comportements sociaux. Le porteur relie ce récepteur à l’addiction, à la dépression et à l’anxiété. Il affirme ne disposer d’aucune méthode de substitution pour étudier un comportement social complexe entre individus.

Objectifs

Ce projet de recherche vise à identifier les circuits neuronaux participant au développement de troubles cérébraux, en mettant l'accent sur les états émotionnels positifs et négatifs. Nous avons un récepteur d'interêt qui est à ce jour très peu connu et documenté. Ce récepteur est exprimé majoritairement une toute petite structure située au centre du cerveau. Ses fonctions sont encore à ce jour mal connues mais sa localisation presque exclusive ce noyau du cerveau suggère un rôle de ce récepteur dans des comportements clés associés à l’addiction aux drogues d’abus, la dépression, les troubles anxieux ou encore la balance entre états émotionnels positifs et négatifs. L’objectif de ce projet vise donc à mieux comprendre le rôle de ce récepteur dans des comportements sociaux, exprimés dans des groupes d'animaux

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mettre en évidence le rôle d'un récepteur peu étudié dans les interactions sociales de groupes, mais aussi sur chaque individu. L'appareillage utilisé effectue en effet un suivi permanent de l'activité des animaux, qu'ils soient proches de congénères ou isolés. Ce type d'analyse complexe nous permettra de poursuivre notre recherche sur le rôle de ce récepteur peu connu.

Procédures

Une implantation sous-cutanée d'une puce constituera la seule intervention que subiront les animaux. Elle se fera sous anesthésie et avec une couverture antalgique durant une durée de 30 minutes maximum..

Impact sur les animaux

Les animaux subiront une implantation d'une puce RFID en sous-cutanée sous anesthésie gazeuse. Ensuite, ils resteront en groupe sociaux dans leur cages d'hébergement. Lors des périodes d'analyse, ils seront simplement transférés dans une arène de 50 cm de côté qui disposera de sciure, boisson et aliment qu'ils pourront explorer. En cas de rixe, l'animal dominant sera retiré du protocole si besoin.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin du projet.

Remplacement

Nous souhaitons étudier un comportement social complexe impliquant des relations entre individus porteurs ou non d'une mutation génétique. Nous ne disposons pas de méthode alternative pour répondre aux questions posées par les données actuellement disponibles sur le gène étudié dans cette étude.

Réduction

Pour cette étude, nous emploierons le minimum d'animaux pour pouvoir conclure de manière robuste et statistiquement significative. Nous avons deux modalités expérimentales dans ce projet qui seront analysées de manière différentes. Les groupes d'animaux homogènes fourniront des données qui seront regroupées par génotype et seront analysées par statistiques paramétriques et des tests de corrélations pra paires. Pour les comparaisons de groupes mixtes (animaux controles et génétiquement modifiés dans la même cage), nous étudierons l'écart des anuimaux génétiquement modifiés, par rapport à la moyenne des animaux contrôles, à l'intérieur de chaque cage. Cette méthode permet de réduire les différences inter-cages qui sont très importantes. Suite à cela, ces écarts seront analysés par des analyses de corrélations.

Raffinement

Les animaux seront surveillés quotidiennement et auront un accès illimité à l'eau et à la nourriture. Ils subiront la pose d'une puce sous-cutanée sous anesthésie et avec une couverture antalgique suite à laquelle une attention particulière sera effectuée afin de vérifier la bonne cicartrisation. Nous avons défini des points limites éthique dans le cadre de la procédure expérimentale. Un antiseptique local par spray pourra être administré si besoin. Pour éviter tout stress de l'animal durant l'implantation, une anésthésie gazeuse sera effectuée.

Choix des espèces

Nous disposons de la lignée génétiquement modifiée pour le gène étudié et nous souhaitons poursuivre son étude dans ce projet. Les animaux seront agés de 8 semaines afin d'être au même stade de développement que lors des expériences précédentes

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1358
Souffrances
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▲ 878
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Devenir
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 1358

1358 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 878 d’entre elles et sévère pour 480. Des femelles gestantes reçoivent une injection d’acide valproïque qui provoque une surmortalité de leur descendance avant le sevrage, les jeunes survivants subissant ensuite des injections de dopamine, l’implantation d’une puce, une chirurgie sans réveil et des tests comportementaux non détaillés, pour évaluer un traitement des troubles du spectre autistique. Le porteur qualifie ces gestes d’inconfort léger malgré une gravité déclarée jusqu’à sévère. Il affirme que ces symptômes de nature comportementale ne peuvent être reproduits en culture cellulaire et présente le recours au modèle animal comme "essentiel".

Objectifs

Les études épidémiologiques ont apporté des preuves tangibles qu’une exposition prénatale à l’acide valproïque (VPA), un anti-épileptique, est associée à un risque accru de développer des troubles psychiatriques et neurologiques tel que les Troubles du Spectre Autistique (TSA). Les TSA sont des troubles du développement qui sont associés à des perturbations dans la communication, les interactions sociales, la conscience et les émotions. Les TSA sont également caractérisés par des comportements répétitifs et restreints. Un nombre croissant de preuves associe les TSA aussi à des troubles complexes du mouvement, dont l’absence de coordination des mouvements. Ces troubles moteurs sont une indication d’une altération du système dopaminergique pouvant concerner les mêmes centres nerveux que ceux affectés dans la maladie de Parkinson. L’objectif de ce projet est de déterminer l’impact d’un traitement à la Dopamine sur les comportements sociaux et moteurs dans le modèle murin des TSA. Ce projet ouvre la voie vers un traitement des TSA avec une molécule éprouvée, la Dopamine, car déjà utilisée depuis plus de 40 ans dans le traitement de la maladie de Parkinson.

Bénéfices attendus

Les données de la littérature montrent des déficits sociaux dans ce modèle animal de TSA avec une diminution significative du niveau cérébral de Dopamine indiquant une possible implication des systèmes dopaminergiques dans les troubles sociaux. Le traitement des animaux présentant un TSA avec la Dopamine pourrait induire une restauration ou une amélioration des capacités sociales avec une compensation des déficits dans les taux de dopamine. Si le traitement à la Dopamine se montre capable de corriger ou améliorer les déficits sociaux et/ou moteurs dans ce modèle, cela pourrait constituer une voie d’approche pour le traitement de ces troubles dans les TSA.

Procédures

1) Traitement par la Dopamine : 1 injection, moins de 2 minutes par animal, 2) Exposition à l’acide Valproïque : une injection, moins de 2 minutes par animal en cours de gestation 3) Chirurgies sous anesthésie avec antalgique : 1 chirurgie de 10 minutes maximum sur la descendance pour implantation d’une puce qui permettra le suivi des animaux, 1 seule fois et 1 chirurgie sans réveil de l’animal, 5 minutes maximum. 4) 2 Tests comportementaux : 15minutes et 6h cumulées, 1 seule fois 5) Prélèvement sanguin sous anesthésie générale et antalgie : 1 seule fois, 5 minutes maximum.

Impact sur les animaux

1/ Léger inconfort lié à l’injection de Dopamine pouvant engendrer des comportements stéréotypiques 2/ Léger inconfort lié à l’injection de l’acide valproïque engendrant une surmortalité chez la descendance avant le sevrage et des symptômes sociaux et moteurs chez la descendance qui atteint le sevrage 3/ Léger inconfort lié au réveil après anesthésie et à l’implantation de la puce de traçage 4/ Léger stress lié aux tests comportementaux 5/ Léger inconfort lié à l’injection de l’antalgique pour le prélèvement sanguin

Devenir

Les lots de souris consacrés à l’étude pilote permettant de déterminer les doses de traitement à la dopamine sont mis à mort à la fin de dette étude. Ces animaux ayant reçus une dose de Dopamine ne peuvent pas être réutilisés dans un autre projet. Pour l’étude de l’effet de la Dopamine sur les comportements sociaux et moteurs dans le modèle des TSA, tous les animaux sont mis à mort à la fin de l’étude pour la collecte des tissus et l’analyse en aval.

Remplacement

Nous étudions les bases cellulaires et moléculaires de pathologies psychiatriques dont les TSA pour ce projet. Les symptômes cliniques de cette pathologie sont de nature comportementale (cognitive et motrice) qu’il est impossible de reproduire en culture cellulaire ou en modèle informatique dans l’état des connaissances actuelles. De ce fait, la nécessité de modèles animaux apparaît essentielle à l’étude de cette pathologie. Ces approches nécessitent la présence du réseau neuronal qui est uniquement accessible dans des modèles d’animaux intègres et donc vivants. Il n’est donc pas envisageable d’utiliser des méthodes de substitution à l’animal entier.

Réduction

Des études statistiques préalables nous ont permis de définir les effectifs nécessaires à la réalisation de ce projet de façon à mettre en évidence des différences significatives tout en limitant au maximum le nombre d’animaux utilisés. Afin de déterminer la taille de l’échantillon nécessaire pour cette étude, nous avons effectué une analyse de puissance : le nombre d’animaux nécessaires pour ce projet est de 1358 souris. Nous avons aussi pris en compte le pourcentage de succès de la reproduction pour la souche murine utilisée ainsi que le taux de survie de la descendance des mères en présence de VPA ou non. Dans ce projet, nous utiliserons également une approche séquentielle permettant de limiter le nombre d’animaux au maximum pour déterminer la dose efficace de L-Dopa pour le traitement des animaux.

Raffinement

Nous avons planifié ce projet en gardant à l'esprit la nécessité de réduire, sinon de soulager l'inconfort, la douleur, la détresse ou l'angoisse des animaux, et dans le but d'obtenir plus d'informations pertinentes en minimisant le "mal être" animal. Les animaux auront une période d’habituation à l’animalerie de 14 jours avant toute intervention. Le bien-être des animaux est pris en compte à chaque étape par une surveillance quotidienne des animaux, l’apport d’enrichissement spécifique aux rongeurs dans le milieu. De plus toutes les chirurgies se font sous anesthésie générale en présence d’antalgique additionnée à une anesthésie locale et sur tapis chauffant. Les animaux sont pesés deux fois par semaine jusqu’au sacrifice et pour les mères durant la gestation. Les descendants ne sont pas manipulés de leur naissance au sevrage, mais seulement observés. Nous réaliserons une étude pilote afin de déterminer la dose optimale de Dopamine à utiliser pour éviter les effets néfastes d’un excès de Dopamine (hyperactivité / stéréotypies). Les femelles, même lorsqu’elles sont gestantes, sont hébergées par 2 dans une cage ventilée avec accès à la nourriture et à l’eau ad libitum et ont à leur disposition un tunnel et du matériel de nidification afin de faire leur nid en vue de la mise-bas. Les femelles gestantes seront séparées au moment de l’injection de VPA ou de solution saline à la moitié de la gestation (12.5jour) afin de limiter les manipulations et le stress de la séparation sur la mise bas et s’assurer de bien pouvoir identifier de quelle mère est issu chacun des petits pour les analyses épigénétiques. Les pères ainsi que la descendance sevrée, sont hébergés à 4/cage. Les animaux de l’étude pilote sont hébergés à 3/cage. L’injection des puces de tracage est une chirurgie légère sous cutanée (10min) s’effectuant sous anesthésie générale et locale. Après cette chirurgie les animaux sont hébergés en groupe de quatre de manière randomisée avec accès à la nourriture et à l’eau ad libitum et à un enrichissement (papier de nidification) leur permettant de se cacher. Les expérimentateurs sont expérimentés et compétents.

Choix des espèces

La souris, et plus spécifiquement la souche C57BL/6Jrj, est l’espèce la plus pertinente pour les études menées sur les TSA car elle ouvre la porte à l'utilisation de souris transgéniques portant des mutations spécifiques en phase avec notre projet de recherche. Les rongeurs sont à ce jour les espèces modèles de petite taille ayant un système nerveux moteur proche de l’Homme. Les souris (Mus musculus) ont l’avantage d’être un modèle de choix pour les études comportementales. Les animaux reproducteurs auront entre 12 et 25 semaines pour les reproductions. La descendance sera étudiée dès le sevrage (J28, implantation de la puce de tracage) et entre J35 et J84 pour les analyses comportementales.

Production d’anticorps monoclonaux

(NTS-FR-701810v1 – 08/08/2022)
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 100
Souffrances
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Devenir
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100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des injections répétées d’antigènes pendant plusieurs semaines pour déclencher une réponse immunitaire, puis sont tuées pour prélever leur rate et produire des anticorps monoclonaux destinés au diagnostic de la maladie d’Alzheimer. Le porteur attend une inflammation minimale aux points d’injection et prévoit d’arrêter le protocole en cas de perte de poids. Il affirme que cette production ne peut se faire sans animaux et la présente comme "indispensable".

Objectifs

L’objectif de nos travaux consiste à étudier les mécanismes pathologiques impliqués dans maladie d’Alzheimer (MA). Le but est de caractériser des marqueurs permettant la compréhension de la pathologie et son diagnostic. Le laboratoire a identifié de nouvelles formes protéiques, les outils nécessaires à leur validation et à leur caractérisation n’existent pas à ce jour. Notre objectif est de développer un panel d’anticorps monoclonaux afin de les détecter et ainsi confirmer ces résultats. Ce protocole va nous aider à mettre à disposition les outils indispensables pour améliorer le diagnostic dans le sang et le liquide céphalo-rachidien et la prise en charge des patients atteints de MA. Ces outils seront également utilisés dans des protocoles thérapeutiques chez la souris (Immunothérapie). Lors de notre dernière évaluation, ce projet de recherche publique a été validé par nos tutelles, il répond aux exigences des différentes instances finançant nos projets de recherche.

Bénéfices attendus

A courts terme, le développement de nouveaux anticorps vont permettre une meilleure caractérisation de nouvelles formes de protéines identifiées par le laboratoire. Ils vont être utilisés sur des échantillons provenant de diverses Tauopathies et aider à la compréhension des mécanismes conduisant au déclenchement et à l’évolution de la maladie dans le cerveau.

Procédures

Etude de recherche fondamentale sur le système nerveux appliquée dans les Troubles nerveaux et mentaux chez l’homme. Injections répétées d’antigènes par voie intra-péritonéales (2), sous-cutanées (2 à 4 selon la réponse obtenue) sur l’ensemble des animaux vigiles afin d’induire une réponse immunitaire. Les injections seront espacées de 3 semaines. L'efficacité de l'immunisation sera contrôlée après prélévement sanguin au niveau de la veine caudale . L’animal ayant la plus forte réponse immunitairesera immunisé une dernière fois par voie intra-veineuse. A la fin du protocole, les souris seront mis à mort pour prélever la rate afin d’isoler les lymphocytes et ainsi produire les anticorps monoclonaux.

Impact sur les animaux

Dans nos expériences, pas de nuisance/effet indésirable majeur espéré. Nous nous attendons à une inflammation minimale au niveau du point d’injection. Le côté des injections intrapéritonéales sera alterné d’un jour à l’autre. Dans le cas où les animaux présenteraient un comportement anormal tels que la perte de poids ou piloéréction, le protocole sera arrêté.

Devenir

L’ensemble des animaux sera mis à mort suite à la procédure.

Remplacement

Les anticorps que nous développons n’ont pas d’équivalent dans le commerce. Il n’existe pas de banque de séquence pour les antigènes visés. Les banques synthétiques disponibles pour d’autres types d’anticorps ne sont pas adaptées aux anticorps monoclonaux développés à des fins diagnostics. La production des anticorps monoclonaux ne peut se faire qu’à partir de cellules issues d’organes lymphoïdes prélévés sur des animaux immunisés. Cette étape ne peut pas être remplacées par des méthodes sans animaux.Afin de répondre à notre besoin, il est donc indispensable de procéder à leur production. Lorsqu’il existe des hybridomes produisant l’anticorps d’interêt, nous privilégions l’achat à la production des anticorps in vivo

Réduction

Les études bibliographiques et les précédentes expériences réalisées par le laboratoire nous ont permis de définir le nombre minimal de souris nécessaires pour l’obtention d’un résultat positif. Nous réaliserons les expériences sur 5 animaux par anticorps à developper. Afin de réduire le nombre d’animaux, les animaux non utilisés dans la procédure d’immunisation du fait de la faible réponse immunitaire seront réutilisés pour des protocoles de lavements intrapéritonéaux.

Raffinement

Nous serons attentifs à la prise en charge de la douleur. Lors des prélèvements de sang, de la lidocaine sera utilisée pour anesthésier la queue de la souris à prélever. Si les souris présentent des signes de douleur, le protocole sera suspendu et les souris mises à mort.

Choix des espèces

Les lapins pourraient être utilisés pour la production d’anticorps polyclonaux. Mais la disponibilité de l’anticorps est limitée au stock de sérum pouvant être prélevés. Lorsque ce stock est épuisé, de nouveaux lapins doivent être immunisés. La technique des anticorps monoclonaux permet une seule utilisation de l’animal, une fois la rate prélevée, les cellules sont immortalisées et conservées en azote liquide ce qui nous procure un stock d’anticorps illimité. La technique des anticorps monoclonaux consiste à isoler les cellules, l’utilisation de souris plutôt que de rats permet d’isoler plus facilement les cellules de la rate et augmentent la probilité d’obtenir un résultat positif. Suite à nos recherches bibliographiques et de part notre expérience sur la production des anticorps monoclonaux, les expériences seront réalisées sur des souris Balb/cbyJ adultes agées de 2 mois. La réponse immunitaire est plus forte à 2mois que sur des soris plus agées, cela permet d’optimiser les chances d’obtenir le résultat espéré et de réduire le nombre d’animaux.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 2720
Souffrances
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▲ 80
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Devenir
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2720 poissons zèbres immunodéprimés vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 80 d'entre eux et modéré pour 2640, la quasi-totalité étant tuée et quelques individus réutilisés pour l'élevage. Chaque poisson reçoit jusqu'à cinq injections, d'abord un tissu humain puis des cellules tumorales humaines et des traitements, pour mettre au point un modèle de cancer greffé dans un microenvironnement humain. Le porteur décrit des lésions des nageoires, des pertes d'équilibre et des poissons prostrés au fond de l'aquarium parmi les effets attendus. Il situe la finalité, des études précliniques sur deux cancers, comme une perspective, ce projet visant d'abord à valider le modèle lui-même.

Objectifs

Le poisson-zèbre est un modèle animal vertébré plus éloigné de l’Homme que les modèles mammifères murins mais il connait aujourd’hui de nombreuses améliorations qui permettent de l’utiliser pour des projets expérimentaux. Tout d’abord, il est maintenant possible d’élever des poissons-zèbres à 37°C, température des mammifères qui permet des conditions optimales pour l’étude du développement des cellules cancéreuses humaine au sein de cet organisme. De plus, les lignées de poissons-zèbres existantes lui permettent d’être immunodéprimé et transparent. Il est ainsi possible de réaliser des cinétiques in-vivo via une observation facilitée en microscopie de la croissance et de la prolifération des cellules greffées. Ce projet vise à recréer la complexité des situations naturelles chez l’homme. A ce jour, la très grande majorité des projets étudient des cellules tumorales humaines dans les tissus de l’animal modèle (murins, poissons….). Dans ce projet, il s’agit d’étudier le développement des cellules tumorales humaines dans un tissu humain chez le poisson. Il s’agit dans un premier temps d’implanter un tissu humain obtenu à partir de cellules humaines, puis dans un second temps, d’y injecter les cellules tumorales. Ce projet a pour objectif d’étudier le comportement de cellules tumorales dans un microenvironnement humain chez le modèle poisson-zèbre. Les paramètres étudiés seront la croissance et la prolifération des cellules tumorales dans l’organisme, la taille de la tumeur et sa vascularisation, et ce pour différents cancers. Nous proposons dans un premier temps d’implanter des tissus humains chez le poisson-zèbre, puis dans un second temps, d’y injecter les cellules tumorales. S’ils s’avèrent concluants, ces travaux permettront à l’avenir d’utiliser le modèle du poisson-zèbre immunodéprimé greffé pour la comparaison d’approches thérapeutiques in-vivo.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait apporter à la communauté scientifique un protocole performant pour réaliser des implantations de tissu exogène humain chez le poisson-zèbre. De plus il permettrait de comparer l’évolution des cellules tumorales dans un tissu humain ou non humain ce qui sera un atout pour réaliser de futures recherches oncologiques en se rapprochant toujours plus des conditions retrouvées chez l’Homme. La finalité ultime de ce projet est de pouvoir réaliser des études pré-cliniques d’efficacité de traitements pour 2 types de cancers : urologique et glioblastome.

Procédures

Les animaux seront soumis à un maximum de 5 injections espacées chacune d’une semaine au minimum (mise en place du tissu hôte, injection des cellules tumorales et 3 injections maximum du traitement). Chaque procédure d’injection étant réalisée sous une anesthésie et une analgésie des poissons-zèbres et ne durant pas plus de 10 minutes entre le début de l’anesthésie et le réveil.

Impact sur les animaux

Suite à l’injection de cellules, différents effets indésirables peuvent apparaitre et être caractérisés chez le poisson-zèbre. Le premier point concerne la taille de la tumeur et la potentielle apparition de métastases. Les cellules tumorales étant fluorescentes, il sera possible de les observer au microscope et de détecter l’apparition des métastases. Il peut y avoir des lésions au niveau du site d’injection, des pétéchies abondantes au niveau des ouïes ou encore des changements anatomiques importants (lésion des nageoires, flexion du corps). Au niveau comportemental, la présence d’effets indésirables peut être caractérisée par une perte importante de l’équilibre, une prise d’air à la surface permanente, l’animal peut être prostré au fond de l’aquarium, une agressivité envers les autres poissons ou encore une nage anormale (en cercle par exemple). Les traitements testés peuvent eux aussi induire des effets indésirables pour les animaux. La toxicité et les effets indésirables associés à chaque molécule sera étudiée et les concentrations adaptées seront évaluées avant d’être administrée.

Devenir

Les animaux entrant dans l’une des procédures expérimentales (hormis les poissons destinés à l’élevage et au maintien de la lignée) seront euthanasiés à la fin des procédures expérimentales. Les tumeurs et les métastases (si présence), sont prélevés pour être analysés par des analyses biochimiques et histologiques. Seuls les animaux utilisés dans la procédure d’élevage seront réutilisés pour maintenir les lignées dans notre animalerie.

Remplacement

Pour l’étude des cancers ou d’implantation de tissus exogènes, le modèle animal est requis afin d’évaluer la croissance tumorale ou du tissu dans un environnement adéquat. En effet, ces cellules ont besoin de multiples signaux pour croitre correctement, d’une interaction avec les différents tissus et en particulier avec le système vasculaire de l’hôte, ce qui ne peut être reproduit en culture cellulaire. Pour évaluer toutes ces interactions avec les différents tissus et/ou types cellulaires, nous avons besoin d’utiliser un modèle animal. De plus ce projet privilégie le modèle poisson-zèbre qui est un modèle vertébré plus éloigné de l’Homme que les modèles mammifères murins mais qui connait aujourd’hui de nombreuses améliorations permettant de baser des projets expérimentaux sur ce modèle.

Réduction

L’étude des cancers est aujourd’hui majoritairement effectuée chez la souris via l’injection de cellules tumorales et l’analyse de tumeurs ex-vivo. Il est très difficile de réaliser des cinétiques sur le développement de des tumeurs. Les cinétiques sont possibles seulement soit avec un grand nombre d’animaux, soit avec des procédures lourdes pour l’animal. Nous cherchons donc à développer un nouveau modèle qui permettra de réaliser des cinétiques au cours de la croissance tumorale in-vivo, ce qui conduira de fait à une réduction du nombre d’animaux. Le développement de nouvelles lignées de poissons-zèbres immunodéprimés et transparents a ouvert ces nouvelles perspectives : elles permettent de suivre in-vivo différents paramètres comme la croissance tumorale ainsi que des tissus spécifiques via l’expression de protéines fluorescentes. Dans la littérature scientifique, les tailles des tumeurs présentent un coefficient de variation important. En considérant cette variation et en recherchant un effet bénéfique de traitements des groupes de 10 animaux nous permettront d’obtenir des données statistiquement significatives (dans les conditions classiques de risque). Des tests statistiques seront réalisés pour évaluer la significativité des résultats obtenues.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe, dans un environnement approprié à leur statut immunodéficitaire à température contrôlée, avec cycle diurne-nocturne de 14h / 10h. Les animaux seront examinés quotidiennement par les zootechniciens ou les expérimentateurs, sous la supervision permanente du vétérinaire clinicien, également en charge du bien-être animal. Avant chaque injection, les poissons seront anesthésiés pour limiter leurs stress. Une grille de scores sera utilisée dès la première expérimentation réalisée sur ces poissons

Choix des espèces

Le modèle poisson est en plein essor dans de nombreux domaines d’études et notamment depuis peu en cancérologie. Il est maintenant possible de maintenir les poissons-zèbres à 37°C, ce qui est la température optimale pour les cellules de mammifères qui seront utilisées. Les poissons-zèbres immunodéficients permettent le maintien des tumeurs dans l’organisme puisqu’ils ont un système immunitaire absent (ou déficient). De plus, les lignées utilisées sont transparentes, ce qui permet de réaliser des cinétiques pour la croissance de la tumeur in-vivo avec la microscopie. Enfin, elles pourront aussi être croisées avec d’autres lignées transgéniques pour obtenir des poissons immunodéficients et exprimant des gènes rapporteurs dans des types cellulaires spécifiques. Ceci permettra de visualiser des cinétiques in-vivo, via des acquisitions microscopiques, des processus cellulaires comme la vascularisation de la tumeur. Ce modèle permettra donc en plus d’une approche quantitative et qualitative, une approche temporelle in-vivo qui sera très innovante, notamment lors de tests de molécules à visée thérapeutique. La lignée utilisée dans ce projet présente un phénotype dommageable lié à son immunodéficience. Elle est de ce fait sensible aux différents types d’infections. L’eau utilisée pour le maintien ou les expérimentations sera stérilisée à l’autoclave et supplémentée en antibiotiques pour fournir un environnement adéquat à ces poissons. De jeunes adultes (12 – 16 semaines), dont tous les systèmes tissulaires et cellulaires sont opérationnels, seront utilisés pour mener à bien ces expérimentations.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 45
Souffrances
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Devenir
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45 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une encéphalomyélite auto-immune, modèle de la sclérose en plaques, leur est induite, provoquant une paralysie ascendante suivie sur une échelle clinique, pour évaluer le rôle d'une cytokine et son effet thérapeutique possible. Le porteur mentionne une perte de poids, une mobilité réduite et un stress liés à la maladie, et prévoit l'euthanasie des animaux les plus atteints. Il affirme qu'aucune expérience in vitro ne rend compte d'une maladie auto-immune dans son ensemble.

Objectifs

La sclérose en plaques est une maladie invalidante touchant le système nerveux central, caractérisée par une démyélinisation (altération de la gaine de myéline entourant les fibres nerveuses), une inflammation et une dérégulation du sytème immunitaire. Cette pathologie est médiée à la fois par des lymphocytes T qui présentent une auto réactivité contre les protéines de la myéline et donc la dégradent, et par l’activation de lymphocytes B qui produisent des anticorps autoréactifs (réactifs contre des protéines du soi). Ce dysfonctionnement du sytème immunitaire est responsable de la pathogénèse de cette maladie autoimmune qu'est la sclérose en plaques. Des études menées par notre équipe ont mis en évidence que l'Interleukine (IL)-34 est une cytokine exprimée par des sous populations de lymphocytes T, et qui permet d'induire une tolérance dans un modèle d'allogreffe cardiaque chez le rat. Cette cytokine régulatrice est aussi nécessaire au recrutement et au développement de la microglie, macrophages résidents du système nerveux central dont le nombre augmente lors d’épisodes neuro-inflammatoires et neuro-dégénératifs, observés notamment dans le modèle murin préclinique de sclérose en plaques (EAE, encéphalomyélite immune expérimentale induite par la glycoprotéine MOG ). Les objectifs de ce projet sont à la fois de déterminer la contribution exacte de la cytokine IL34 dans cette maladie autoimmune, et son effet thérapeutique potentiel dans cette maladie du système nerveux central.

Bénéfices attendus

Par l'administration de la cytokine IL34 à des animaux atteints de sclérose en plaque, nous espérons réduire le dysfonctionnement du sytème immunitaire, réduire l'inflammation et donc réduire les lésions au niveau de la gaine de myéline. L'effet potentiel thérapeutique de cette cytokine dans cette pathologie pourrait par la suite s'étendre à d'autres pathologies du système nerveux central.

Procédures

Trois injections le 1er jour du protocole sur animaux anesthésiés. Une injection quotidienne sur animaux vigiles entre le 1er et le 15eme jour du protocole. Suvi clinique quotidien: observation du comportement général, pesée, évaluation du score clinique locomoteur selon l'échelle standard de paralysie ascendante. Des prélevements sanguins et de tissus (moelle epinière, cerveau, rate) seront effectués lors de l'euthanasie des animaux.

Impact sur les animaux

Perte de poids, mobilité réduite et stress associés à la pathologie.

Devenir

Euthanasie des animaux à la fin de l'expérimentation ou en cas d'atteinte de points limites, pour effectuer des prélevements de tissus post-mortem.

Remplacement

A ce jour, aucune expérience in vitro ou modélisation informatique ne permet de rendre compte d'une maladie auto-immune telle que la sclérose en plaques. De plus, les analyses in vitro ne rendent pas compte de la complexité du système immunitaire dans son ensemble, d'autant plus que l'IL-34 est une cytokine exprimée par différents types cellulaires dont la fonction n'est pas encore entièrement connue dans tous les tissus. Les modèles in vivo permettent donc de prendre en compte ces différents aspects.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe est réduit au nombre nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats statistiquement significatifs.

Raffinement

Durant le protocole, les animaux seront suivis quotidiennemeny pour leurs poids et le développement de la maladie. Les animaux montrant une souffrance importante, selon une grille se score établie, seront euthanasiés.

Choix des espèces

Le modèle d’encéphalomyélite immune expérimentale (EAE) induite par la glycoprotéine MOG (myelin oligodendrocyte glycoprotein) chez la souris C57Bl/6 est proche de la forme progressive de sclérose en plaques observée chez l’homme, et est le modèle préclinique le mieux caractérisé. Les souris utilisées auront 6-8 semaines, âges auxquels les protocoles d'EAE sont classiquement réalisés.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 260
Souffrances
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▲ 260
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Devenir
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260 souris génétiquement modifiées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie du crâne pour la pose de canules puis des stimulations cérébrales répétées destinées à provoquer aversion, évitement et troubles anxio-dépressifs, avant divers tests de comportement. Le porteur indique que cette aversion et ces troubles sont attendus et ne peuvent être évités car ils sont l'objet de l'étude. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ou in silico ne peut remplacer l'observation chez l'"animal entier" vivant.

Objectifs

Les neurones de l'aire tegmentale ventrale (VTA) constituent le point de départ du système de récompense du cerveau. Ils sont donc impliqués dans les processus motivationnels et dans la récompense, mais également dans l’aversion et dans les troubles de l’humeur (anxiété et dépression). Les neurones de la VTA sont régulés différents niveaux et notamment par des structures inhibitrices telles que la "queue de la VTA" (tVTA). Les données pionnières sur la tVTA ont conduit à de premières études fonctionnelles montrant un potentiel rôle de cette région dans les processus aversifs chez le rat. Néanmoins l’absence de marqueur spécifique de la tVTA ne permettait pas de manipuler et d’étudier spécifiquement cette région. Récemment un marqueur spécifique des neurones de la tVTA a été mis en évidence et nous avons à présent des souris permettant de manipuler spécifiquement ce marqueur et donc la tVTA. Ces souris nous permettent de spécifiquement stimuler ou enregistrer l’activité des neurones de la tVTA grâce a des approches virales Le but de ce projet est de définir le(s) rôle(s) de la tVTA dans la réponse à des stimuli aversifs. Pour se faire nous allons 1/définir si des stimulations de la tVTA sont aversive, 2/ enregistrer l’activité des neurones de la tVTA dans des taches aversives 3/définir si une stimulation chronique de la tVTA induit un phénotype anxio-dépressif. Ces expériences seront réalisées chez la souris vigile libre de ses mouvements impliqués dans diverses taches comportementales. Des souris mâles et femelles seront utilisées.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet est d'étudier le rôle de la tVTA dans la réponse aux stimuli aversifs ainsi que d’évaluer une potentielle implication de la tVTA dans l’anxiété et la dépression. Le but premier de cette étude est fondamental, mais il amènera également des avancées permettant de révéler de nouvelles cibles thérapeutiques, potentiellement différentes chez le mâle et la femelle.

Procédures

Les animaux pourront subir une chirurgie de 1h30, et des tests comportementaux d’aversion et d’évaluation des troubles anxieux et dépressifs. Maximum 1 test par jour (allant de 5min à 6h). Des stimulations chroniques de la tVTA (20min par jour pendant 10 jours) seront également effectuées. Les animaux subiront au maximum 7 tests ce qui correspond à 20 jours de procédures. 2 tests de 1 jour de procédure pourront etre répétés 2 fois (inclue dans les 20 jours).

Impact sur les animaux

La chirurgie peut induire de la douleur post-opératoire et une inflammation locale transitoire autour du dispositif des canules (peau du crane). Les stimulations de la tVTA peuvent induire une aversion (comportement d’évitement et arrêt comportemental) et le développement de troubles anxio-dépressifs. Cela est attendu et ne peut être évité, car c'est l'objet de l'étude. Les tests comportementaux génèrent un stress pendant le test. Cela est inhérent à ces tests qui interrogent le niveau d'anxiété et/ou de dépression des animaux. Cela est attendu et ne peut être évité. Le stress s'arrête dans tous ces cas à l'arrêt du test.

Devenir

les animaux seront mis à mort pour prélèvements de tissus

Remplacement

Au vu de notre thématique d’étude, il nous est malheureusement de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in sillico. En effet, le développement des troubles anxio-dépressifs nécessite une observation comportementale, uniquement possible chez l’animal entier vivant et vigile.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire le nombre d’animaux, mais en obtenant le maximum d’information scientifique par test. Les effectifs ont été calculés grâce à deux facteurs. A : un calcul statistique pour calculer le nombre de sujets nécessaires pour tirer des conclusions scientifiques statistiquement fiables de notre étude. B : Les effectifs ont été augmentés de 30% pour prendre en compte la variabilité comportementale interindividuelle des animaux et d'éventuelles mauvaises positions des injections virales et des canules. En effet, la littérature et notre expérience dans le domaine de l’anxiété et de la dépression montrent une forte variabilité (physiologique) dans les niveaux de base d’anxiété et de dépression des animaux naïfs. Certains animaux naïfs peuvent montrer des niveaux d’anxiété et de dépression élevés nécessitant leurs exclusions. Ensuite, comme dans tout modèle d’anxiété et de dépression (conformément à ce qui se passe chez l’homme) tous les animaux ne montrent pas une aversion à un stimulus aversif et ne développent pas de phénotype anxio-dépressif en réponse à des stimuli aversifs répétés. Ces animaux dits résilients nécessitent une augmentation des effectifs. Ces facteurs de variabilités interindividuelles nous amènent à augmenter de 20% nos effectifs. Enfin, nous évaluons a 10 % la perte d’animaux du a des mauvais placements des injections virales et des canules pendant la chirurgie dû à la taille réduite de la structure cible. Toujours dans l’idée de diminuer au maximum le nombre d’animaux utilisés, les animaux subiront un enchaînement de gestes expérimentaux. 20 souris mâles ou femelles sont également ajoutées afin de réaliser des essais de chirurgie et de comportement et de raffiner au mieux les expériences

Raffinement

Les animaux sont hébergés en animalerie (température, humidité et le cycle jour/nuit contrôlé). Nourriture et boisson sont disponibles à volonté. Les animaux sont hébergés en cohorte de 2 à 5 individus pour respecter leurs besoins sociaux. Des carrés de coton seront placés dans la cage pour favoriser la nidation, et des barreaux de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Nous travaillerons en cycle jour/nuit inversé (lumière allumée de 21h à 9h), pour éviter les manipulations durant le temps de sommeil des animaux et ainsi diminuer le stress. Les tests comportementaux, à l’exception des tests du labyrinthe en croix surélevé basé sur l’aversion a la lumière) se fond en lumière rouge afin de limité au maximum la perturbation du cycle circadien des animaux. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement suivit afin de déceler tout signe de mal-être. Durant les chirurgies des méthodes d’anesthésie et d’analgésie sont utilisées. En cas de signes de souffrance de l’animal, des soins (désinfection, suture de plaie), une administration d’antalgique ou d’anti-inflammatoire, une séparation (blessures entre congénères) sera réalisée après concertation avec le vétérinaire ou la SBEA. Des points limites adaptés, un arbre décisionnel et de critères d’arrêt de souffrance est sont utilisé tout au long des experiences. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, elle pourrait être intégrée dans nos procédures.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris modifié génétiquement pour cibler spécifiquement la tVTA. Ceci implique l'utilisation de souris spécifique et ne permet pas l'utilisation d'autres espèces Étant donné que l’étude de comportements nécessite des systèmes neurobiologiques totalement matures, des animaux adultes seront utilisés (début des procédures à partir de 8 semaines, poids supérieur à 20g). La limite d’âge supérieur est de 1an afin d’éviter les facteurs liés au déclin cognitif des animaux âgés

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système nerveux
Souris : 72
Souffrances
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Devenir
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 72

72 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un accident vasculaire cérébral leur est provoqué par injection de thrombine ou de collagénase dans le cerveau, après une injection intracérébrale de liposomes, pour étudier le rôle de certains macrophages dans les hémorragies cérébrales. Le porteur décrit des signes de douleur dans les premières heures et un affaiblissement de la patte avant gauche qui peut disparaître en une semaine. Il affirme que les techniques de remplacement n'apporteraient pas le même niveau d'information que la souris.

Objectifs

Les transformations hémorragiques (HT) sont des complications fréquentes chez les patients victimes d'un accident vasculaire cérébral ischémique (AVC). Elles se produisent lorsque le sang traverse la barrière hémato encéphalique (BHE) lésée et pénètre dans le cerveau après un AVC. Les HT aggravent l'issue de l'AVC et augmente la mortalité. Les vaisseaux sanguins du cerveau sont entourés d’un compartiment périvasculaire rempli de liquide céphalo-rachidien (LCR) nommé espace périvasculaire. Au sein de cet espace, on retrouve une population cellulaire spécifique : les macrophages périvasculaires (PVM). Les PVM participent à la BHE. De par leur localisation, ces cellules sont à l’interface entre le compartiment vasculaire et le cerveau. Cependant, le rôle des PVM dans les maladies cérébrovasculaires reste à ce jour peu étudié. Ce projet vise donc à caractériser le role des PVM dans la physiopathologie des HT. Notre hypothèse, basée sur les études précédentes et sur la localisation privilégiée des PVM à l’interface entre le compartiment vasculaire et le parenchyme cérébral, est que les PVM pourraient jouer un rôle déterminant dans les HT. Pour ceci, nous disposons au sein du laboratoire d'une technique permettant de dépléter spécifiquement les PVM dans les espaces périvasculaires ce qui permet ainsi d'étudier leurs roles.

Bénéfices attendus

Une meilleure compréhension de l'implication des macrophages périvasculaires dans les transformations hémorragiques permettra une meilleure compréhension de ce phénomène et à terme, une meilleure prise en charge des patient victimes d'un AVC.

Procédures

Phase 1 : Etude de l'impact de la déplétion des PVM "per se" sur les transformations hémorragiques - (J-5) : Déplétion des PVM par injection intracérébroventriculaire de liposomes contenant du clodronate (30min). - (J0) : Modèle d’ischémie thromboembolique cérébrale focale par injection de thrombine dans l'artère cérébrale moyenne (40min). - (J1) : Evaluation des transformations hémorragiques à 24h post AVC par Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) (15min). - (J+5) : Evaluation des transformations hémorragiques à 5 jours post AVC par Imagerie par Résonance Magnétique (15min). Phase 2 : Etude de l’impact de la déplétion des PVM et de la thrombolyse tardive (rtPA) sur les transformations hémorragiques : - (J-5) : Déplétion des PVM par injection intracérébroventriculaire de liposomes contenant du clodronate (30min). - (J0) : Modèle d’ischémie thromboembolique cérébrale focale par injection de thrombine dans l'artère cérébrale moyenne (40min). Pose d’un cathéter intraveineux et injection intraveineuse de rtPA à 4h30 post occlusion (20min). - (J1) : Evaluation des transformations hémorragiques à 24h post AVC par Imagerie par Résonance Magnétique (15min). - (J+5) : Evaluation des transformations hémorragiques à 5 jours post AVC par Imagerie par Résonance Magnétique (15min). Phase 3 : Etude de l’impact de la déplétion des PVM sur un modèle d'AVC hémorragique : -(J-5) : Déplétion des PVM par injection intracérébroventriculaire de liposomes contenant du clodronate (30min). - (J0) : Modèle d'AVC hémmorragique par injection intrastriatale de collagènase VII (30min). -(J1) : Evaluation des transformation hémorragiques à 24h post AVC par Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) séquence T2 anatomique, T2* pour visualiser les HT (15min).

Impact sur les animaux

Certains animaux peuvent montrer des signes de douleur dans les premières heures après la chirurgie. Un affaiblissement transitoire de la pâte avant gauche (correspondant à la zone cérébrale lésée par l'AVC) qui disparaît dans la première semaine après l'AVC. Les mesures pour réduire au maximum toute forme d’inconfort et de douleur sont le suivi strict et rapproché des animaux, une évaluation de la douleur basée sur le « grimace scale », une couverture analgésique suffisante en période pré et post opératoire, l’hébergement en petits groupes sociaux stables (n=5) avec un enrichissement minimum (un carré de coton (Nestlets), dôme en carton, paillettes). Les animaux seront maintenus dans des conditions optimales d’hébergement, dans un environnement stabilisé en température (21°), hygrométrie (55%), luminosité (100 lux), et durée du cycle de lumière (12h/12h).

Devenir

A l'issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort afin de réaliser des analyses immunohistochimiques.

Remplacement

Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Nous avons sélectionné le modèle présentant le meilleur compromis entre pertinence scientifique et sensibilité de l’espèce. La souris est avec le rat l’espèce animale la plus étudiée dans le domaine des mécanismes d’action du tPA au niveau du cerveau. La physiopathologie est donc globalement établie, ce qui nous permettra d’interpréter nos résultats de manière fiable. L’ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons rend cette espèce particulièrement intéressante dans le cadre de notre étude.

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, nos travaux précédemment publiés et la littérature. L’utilisation d’outils d’imagerie non invasive (IRM) permettent de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les weekends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en œuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les souris seront pesées et acclimatées pendant une heure dans la pièce expérimentale. Un suivi strict et rapproché des animaux, une évaluation de la douleur basée sur le grimace scale, une couverture analgésique suffisante en période pré et post opératoire, un accès facilité à la nourriture seront mis en place. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des neurosciences vasculaires. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. Les propriétés tissulaires des artères cérébrales sont identiques chez l’homme et la souris. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier le rôle des PVM dans les HT. Les souris Swiss utilisées dans cette étude seront âgées de 8-12 semaines correspondant à un stade jeune adulte. Ce stade est classiquement utilisé dans la littérature pour l'étude de l'AVC.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 338
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 338
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Devenir
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 338

338 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une chirurgie de quatre heures, une privation de sommeil de dix-huit heures et une épreuve d'endurance respiratoire sous contention, pour étudier le lien entre manque de sommeil et fatigue des muscles respiratoires. Le porteur relie ce travail au sevrage de la ventilation en réanimation, une retombée située dans le futur. Il affirme qu'aucune méthode substitutive comme la culture cellulaire ne peut remplacer l'étude du comportement veille-sommeil chez l'animal.

Objectifs

L’un des enjeux majeurs pour les patients en service de réanimation est le sevrage de l’aide artificielle à la respiration (ventilation mécanique). En effet, les patients en échec de sevrage chez qui il est nécessaire de maintenir la ventilation mécanique ont plus de risques de décéder au cours de leur hospitalisation en réanimation. L’endurance des muscles respiratoires joue un rôle essentiel lors du sevrage de la ventilation mécanique, puisqu’elle doit être suffisante pour permettre une respiration spontanée non assistée. Il a été proposé que le manque de sommeil puisse diminuer cette endurance inspiratoire, les patients en réanimation ayant un sommeil diminué et fragmenté. Des études ont effectivement montré chez l’être humain une diminution de l’endurance inspiratoire après une privation d’une nuit de sommeil. Une étude précédemment menée au laboratoire a démontré qu’il existe un lien entre la privation de sommeil et l’endurance inspiratoire chez le rat. Les objectifs de ce projet sont 1) de comprendre les mécanismes cérébraux à l'origine de la fatigue des muscles respiratoires suite à une privation de sommeil et 2) de tenter de limiter la fatigue musculaire en administrant des médicaments qui sont connus pour avoir un effet "éveillant"

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre une meilleure compréhension du fonctionnement du lien entre endurance inspiratoire et sommeil. Le projet devrait aussi permettre dans le futur de proposer de nouveaux médicaments pour faciliter le sevrage à la ventilation assistée pour les patients en réanimation. D'un point de plus large, ce projet ouvre la voie à des pistes thérapeutiques pour soulager les patients atteints de maladies respiratoires chroniques très souvent associées à des troubles du sommeil.

Procédures

chirurgie (4h), injection intrapéritonéale de molécules (moins de 1 min), enregistrement de l'activité de l'animal +/- privation de sommeil (18h), épreuve d'endurance respritoire (1h)

Impact sur les animaux

Stress lié à l'isolement des animaux en post chirurgie, à la privation de sommeil et à la contention lors de l'épreuve d'endurance respiratoire

Devenir

A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort afin de prélever leur cerveau pour les analyses post-mortem.

Remplacement

Ces approches nécessitant des expériences comportementales avec interaction entre différents organes (système respiratoire et système nerveux) et ce en fonction de deux états très différents de l’organisme (la veille et le sommeil), il n’est pas envisageable d’utiliser des méthodes substitutives à l’expérimentation animale telles que la culture cellulaire ou les analyses informatiques.

Réduction

Des études statistiques préalables nous ont permis de définir les effectifs nécessaires à la réalisation de ce projet de façon à mettre en évidence des différences significatives tout en limitant au maximum le nombre d’animaux utilisés. Un calcul de puissance statistique a été utilisé pour minimiser le nombre d’animaux nécessaires pour obtenir des données significatives. Pour satisfaire à ces critères, ceci implique d'utiliser des groupes expérimentaux composés de 13 rats. De plus, le nombre d'animaux contrôles sera réduit en utilisant un même lot contrôle pour plusieurs molécules médicaments ayant le même solvant, il a été possible de réduire le nombre d’animaux pour ces groupes contrôles. Des tests statistiques seront utilisés pour l’analyse des résultats.

Raffinement

Nous avons planifié ce projet en gardant à l'esprit la nécessité de réduire, sinon de soulager l'inconfort, la douleur, la détresse ou l'angoisse des animaux, et dans le but d'obtenir plus d'informations pertinentes à moindre coût en termes de "mal être" animal. L’évaluation et la prise en charge de la douleur, la souffrance et l’angoisse seront effectuées lors du suivi quotidien des animaux. Des critères de points limites gradés précis sont définis dans une grille de suivi (perte de poids, apparence, comportement de l’animal…). Un animal atteignant un des points limites définis nécessitant une intervention est pris en charge sans délai. Le bien-être des animaux est pris en compte à chaque étape, une pesée 2 fois par semaine, l’apport d’enrichissement spécifique aux rongeurs dans le milieu et le recours à l’anesthésie générale, additionnée d’une anesthésie locale en présence d’antalgiques ainsi que d’un maintien de la température et d’une hydratation régulière des tissus lors des procédures de chirurgie. Les animaux sont hébergés en groupe de deux avec accès à la nourriture et à l’eau à volonté et à un enrichissement (bâton de peuplier et baguette de papier compressé) pour assouvir leur besoin naturel de ronger. Le stress lié à la nouveauté sera diminué par l’habituation de l’animal aux différents appareils (non fonctionnels). Les expérimentateurs sont compétents en chirurgie.

Choix des espèces

L’espèce animale utilisée est le rat (Rattus norvegicus) de souche Sprague-Dawley. Il s’agit de l’espèce la plus pertinente pour l’étude combinée du sommeil et de la fonction respiratoire. La lignée Sprague-Dawley a été choisie en raison d’une variabilité inter-individuelle faible et des données déjà disponibles. Âge adulte (8 semaines à 12 semaines) pour s’approcher au mieux des données de la littérature et des résultats obtenus par le laboratoire

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 420
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 140
▲ 280
Devenir
 -
 -
 -
 420

420 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 140 d'entre elles et sévère pour 280. Une partie subit une chirurgie de la patte induisant une douleur neuropathique pendant neuf semaines, une autre un stress répété une heure par jour pendant trois semaines, avant des tests d'anxiété et de dépression et une injection de kétamine. Le porteur indique que la douleur et les symptômes dépressifs ne peuvent être soulagés car ils sont l'objet de l'étude. Il conclut qu'aucun modèle in vitro ou in silico ne peut remplacer l'observation comportementale chez l'animal vivant.

Objectifs

La dépression affecte approximativement entre 8% et 20% de la population. Les traitements pharmacologiques disponibles actuellement sont très insuffisants puisque moins d’un tiers des patients recevant une thérapie pharmacologique parviennent à la rémission après 14 semaines de traitement. En outre, les patients rétablis à la suite d’un premier épisode dépressif présentent un risque de récidive dans les 6 mois évalué à 50% en cas d’arrêt du traitement et il a été montré qu’en l’absence de traitement 15% des patients succombent à la suite d’un suicide et qu’entre 60% et 80% des suicides (entre 10000 et 15000 par an en France) sont le fait d’individus fortement dépressifs. Ainsi, la dépression est un problème majeur de santé publique, nécessitant de mieux comprendre ses origines biologiques afin de développer nouveaux traitements. Le stress chronique mais également la douleur chronique sont deux facteurs déterminant dans l’apparition de la dépression. En effet, environ 50% des patients souffrant de douleur ou de stress chronique vont développer une dépression. Actuellement il existe deux types de traitements utilisés pour soigner la dépression : les antidépresseurs à action lente (qui vont mettre plusieurs semaines avant d’agir) et les antidépresseurs à action rapide (qui vont agir dans les heures qui suivent). Malgré les données cliniques, les mécanismes sous-jacents au développement de symptômes dépressifs dans les cas de stress ou de douleurs chroniques et le fonctionnement de ces 2 types d’antidépresseurs restent encore inconnus et nécessitent des études précliniques. Le but de ce projet est de caractériser et de comparer les changements biologiques dans des structures cérébrales clés connues pour être impliquée dans la dépression chez le mâle et la femelle traités par ces 2 types antidépresseurs.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet est d'étudier les changements moléculaires dans 4 structures cérébrales d’intérêt induits par deux familles de traitements antidépresseurs : les antidépresseurs à action lente versus les antidépresseurs à action rapide (kétamine), dans deux modèles murins où la dépression est induite par des évènements différents. A l’issue de ce projet, nous serons en mesure de décrire les adaptations moléculaires liées aux différents traitements antidépresseurs dans deux modèles de dépression différents et ce chez les deux sexes. Cette avancée pourrait permettre de révéler de nouvelles cibles thérapeutiques, potentiellement différentes chez le mâle et la femelle.

Procédures

Les animaux seront soumis à une douleur chronique pendant 9 semaines ou un stress chronique pendant 3 semaines avec dans les deux cas développement de troubles anxio-dépressifs. Un premier lot d’animaux subira donc une chirurgie au niveau de la patte droite de l'animal d’une durée de 5 min environ. Ces animaux subiront plusieurs fois le test de douleur durant une vingtaine de minutes environ avant la chirurgie neuropathique puis une fois par semaine (délai de 5 jours minimum après la chirurgie avant la reprise des tests) jusqu’à la fin du protocole expérimental. Ils subiront également 3 tests anxio-dépressifs d’une durée comprise entre 5 et 6 min selon les tests (avec 48h minium entre chaque test).Un second lot d’animaux subira un évènement stressant pendant 1 heure chaque jour pendant 21 jours. A la fin de ces 21 jours, ils subiront également 3 tests anxio-dépressifs d’une durée comprise entre 5 et 6 min selon les tests (avec 48h minium entre chaque test). Un lot d’animaux subira également une unique injection de kétamine d’une durée de 45 secondes environ.

Impact sur les animaux

Il y a présence de symptômes anxio-dépressifs et de douleur qui ne peuvent être soulagés car c'est l'objet de l'étude. Suite à la chirurgie neuropathique, une difficulté dans les déplacements des animaux est attendue mais disparaît dans les 48-72h après la chirurgie. Les animaux seront traités avec des antidépresseurs qui vont réduire leurs symptômes anxio-dépressifs.

Devenir

A l'issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements pour analyses de biologie moléculaires.

Remplacement

Au vu de notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in sillico. En effet, la caractérisation de la douleur et de sa composante émotionnelle et affective nécessite une observation comportementale, uniquement possible chez l’animal vivant et vigile.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que faire se peut le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’information scientifique par test. Au regard de la littérature et de la variabilité phénotypique inter-individuelle, les groupes expérimentaux explorant les comportements de type anxio-dépressif liés à la douleur chronique ou au stress imprédictible variable seront constitués de 20 souris car seulement 60 à 75 % des animaux développent un phénotype anxio-dépressif. Un calcul statistique a également été réalisé pour s’assurer que les résultats obtenus sont valides au plan statistique. Toujours dans l’idée de diminuer au maximum le nombre d’animaux utilisés les 2 procédures expérimentales détaillées ci-après feront partie d’un enchainement et utiliseront les mêmes animaux, ce qui en réduira grandement l’effectif. Pour cette raison une même cohorte d’animaux sera étudiée et caractérisée au niveau comportemental et émotionnel, puis fera l’objet d’investigations moléculaires.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en cohorte de 4 ou 5 individus pour respecter leurs besoins sociaux. Des carrés de coton seront placés dans la cage pour favoriser la nidation, et des barreaux de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Nous travaillerons en cycle jour/nuit inversé (lumière allumée de 21h à 9h), pour éviter les manipulations durant le temps de sommeil des animaux et ainsi diminuer le stress. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Durant la chirurgie d’induction de douleur neuropathique des méthodes d’anesthésie sont systématiquement utilisées. Un suivi post-chirurgical rapproché sera réalisé. Des points limites sont mis en place pour l’ensemble des procédures expérimentales. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, nous metterons en place ces approches moins stressantes.

Choix des espèces

Les similarités entre la neurobiologie humaine et celle de la souris, ainsi que l'expérience du laboratoire dans l'évaluation comportementale des rongeurs, font de la souris un modèle pertinent. Etant donné que l’étude de comportements nécessite des systèmes neurobiologiques totalement matures, des animaux adultes seront utilisés (début des procédures à 8 semaines, poids supérieur à 20g).