Système musculosquelettique
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Recherche de traitement adjuvant à l’immunothérapie par injection d’anticorps monoclonaux anti-PD1 dans un modèle murin de tumorigenèse pulmonaire 2/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système musculosquelettique
Pour tester si une supplémentation nutritionnelle et l'exercice volontaire renforcent l'effet d'une immunothérapie anticancéreuse, 84 souris mâles de cinquante semaines vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour un prélèvement de sang et de tissus. Des cellules tumorales leur sont injectées dans la veine de la queue, puis un anticorps anti-PD1 dans le péritoine tous les quatre jours pendant trente jours, avec une imagerie hebdomadaire sous anesthésie. Les tests mesurent la force par traction sur un dynamomètre, l'animal étant tiré par la queue, la vitesse maximale de course sur tapis roulant jusqu'à l'épuisement, et l'équilibre sur un cylindre rotatif. Le porteur signale que la tumorisation pulmonaire peut provoquer des difficultés respiratoires, une léthargie et une agressivité accrue, et prévoit la mise à mort dès trois points limites notables ou un point limite sévère.
Objectifs
L’immunothérapie est une stratégie thérapeutique en plein essor, notamment dans le cancer du poumon, car elle n’induit pas de toxicité secondaire comme les traitements par radiochimiothérapie. Son efficacité reste cependant à améliorer car tous les patients ne répondent pas aux traitements d’où la nécessité de travailler sur des traitements adjuvants. Nous souhaitons combiner 2 approches pour améliorer cette efficacité : - nutritionnelle : supplémentation en acides gras polyinsaturés et en béta-hydroxybutyrate - activité physique : mise en place d’enrichissement dédié à l’augmentation de l’activité physique volontaire. Afin de répondre à cet objectif, le projet se déroulera sur 2 établissements utilisateurs (un principal et un second pour la réalisation d'imagerie optique in vivo)
Bénéfices attendus
Nous attendons à ce que nos traitements améliorent l’efficacité de l’immunothérapie. Pour voir cela, nous suivrons l’évolution du volume tumoral. Des traitements adjuvants tels qu’une supplémentation nutritionnelle ou la mise en place d’une activité physique adaptée est envisageable au cours du traitement par immunothérapie chez les patients. Il y a donc une réelle possiblité de transfert des résultats obtenus dans ce projet en clinique.
Procédures
Les supplémentations nutritionelles se feront ad libitum, par remplacement de l’eau de boisson par le béta-hydroxybutyrate et avec des croquettes pour les acides gras en débitant une semaine vant la tumorigenèse puis pendat les 30 jours du suivi tumoral. L’implantation des tumeurs sera effectuée par injection I.V dans la veine de la queue. Le suivi du volume tumoral sera réalisé par imagerie de biolomuminescence à raison d'un examen par semaine sur une durée 30jours. L’administration de l’immunothérapie sera effectuée tous les 4 jours pendant les 30 jours de tumorigenèse par injection intra-péritonéale d’anicorps anti PD-1. La tumorigenèse sera suivie par imagerie avec calcul du volume tumoral sous anesthésie à l’halothane. La mesure de la synthèse protéique sera effectuée après injection sous cutané d’un traceur (isotope stable). Le test d'agrippement sera réalisé à l'aide d'un dynamomètre munie d'une grille où la souris s'accroche, le manipulateur tire alors la souris par la queue. La mesure de la vitesse maximale de course sera effectuée sur un tapis roulant, le test s'arrête quand la souris est épuisée, elle reste alors sur une grille en bout de tapis. Le test dure en moyenne une quizaine de minutes. Une habituation au tapis de course aura leiru en amont du test. Le test d'équilibre au rotarod se déroule sur un cylindre en rotation, les souris seront habituées à cette procédure en amont. Le test dure en moyenne 2-3 minutesLe passage en echoMRI implique une légère contention des animaux dans un tube placé dans l'appareil. La mesure dure 1 minute environ. Les mesures de performances physiques ainsi que l'echoMRI auront lieu juste avant l'implantation (J0) puis à J15 et J30 post-implantation. Pour ce projet, l'ensemble des procédures se déroulera dans l'EU.1. Seule les acquisitions d'imagerie de bioluminescence seront réalisées au sein de l'EU.2.
Impact sur les animaux
La tumorigenèse peut s'accompager de difficultés respiratoires, d'une perte de poids, de comportements anormaux, tels que l'isolement social, la léthargie, l'agressivité́ accrue ou une altération de la locomotion. Les souris seront surveillées quotidiennement pour suivre leur comportement général.
Devenir
tous les animaux seront euthanasiés à la fin du protocole pour prélèvements de sang et de tissus
Remplacement
L’utilisation d’animaux, dans ce projet est absolument nécessaire et ne peut être remplacer par l’utilisation de systèmes de culture cellulaire à 2 voire 3 dimensions. En effet, ces systèmes ne permettent pas d’aborder les relations inter-organes et de mesurer simultanément la digestibilité des acides gras polyinsaturés w3 et du béta-hydroxy-butyrate, l’évolution de la fonctionnalité musculaire, de la performance et de la mobilité, le métabolisme protéique musculaire et le statut inflammatoire circulant et enfin l’évolution du volume tumoral.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est réduit à son minimum sans en compromettre les objectifs. Il a été déterminé par un calcul d’échantillonnage. Le nombre de souris nécessaires à l’étude est calculé pour une différence attendue de 25% pour le volume tumoral entre les souris supplémentées en acides gras ou en béta-hydroxybutyrate + activité physique et les souris nourries avec un régime standard. Des études antérieures ont montré que la variabilité du paramètre choisi est de 14%. L’effectif est calculé pour un risque de 1ère espèce alpha de 5% et un risque de 2ème espèce béta de 5%. Ainsi, le nombre de souris nécessaires par groupe est de 8. Toutefois, afin d’anticiper une mortalité éventuelle liée à la tumorigénèse, nous avons choisi de débuter l’étude avec des groupes de 12 souris. Le nombre total de souris nécessaires à la réalisation de ce projet est donc de 84.
Raffinement
Les conditions d’élevage, d’hébergement, de soin et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour éviter et réduire au maximum toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable que pourraient ressentir les animaux. Les souris seront hébergées par 6 dans des cages T4 (55cm x 33cm, soit 1815cm2, et 19cm de hauteur sous grille). Tous les animaux auront un accès illimité à leur régime et à l’eau de boisson. Quotidiennement, l’animalier observera le comportement général de chaque souris, son apparence et contrôlera la présence d’eau et de nourriture. Hebdomadairement, les animaux seront pesés et un contrôle de consommation sera réalisé. L’état général de l’animal sera noté sur le cahier de suivi et l’expérimentateur sera informé de toutes observations anormales. Une grille d'évaluation définissant des points limites sera mise en place. Elle permettra d'identifier des points limites notables et des points limites graves. Si un animal présente 3 points limites notables ou 1 point sévère, il sera pris une décision afin de limiter la douleur à son maximum. Les points limites et l’arbre de décision adapté à cette étude sont présentés en annexes 1 et 2. Afin de réaliser les imageries optique dans l'EU.2 les animaux seront transportés dans des cages à filtres dans un véhicule dédié. Le transport dure moins de 5min d'un site à l'autre. A leur arrivée, les animaux seront hébergés au calme dans une armoire ventilée.
Choix des espèces
Pour réaliser notre projet d’étude, nous avons choisi la souris C57BL/6 car nous allons leur injecter des cellules tumorales issues de souris C57BL/6. Le modèle de tumorigenèse est donc syngénique. De plus, ces souris sont très actives en environnement enrichi ce qui est crucial pour tester l’effet de l’activité physique volontaire. Nous avons utilisé cette espèce par le passé et validé toutes les procédures détaillées dans ce dossier avec ces souris. Chez l’homme, le cancer du poumon non à petites cellules est diagnotiqué à l’âge moyen de 65 ans. Nous utiliserons par conséquent des souris mâles adultes de 50 semaines.
Rôle du récepteur des glucocorticoïdes GR et de ses co-régulateurs SRC1 et TIF2 dans l’atrophie musculaire 1/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système musculosquelettique
Gavées de prednisone tous les jours pendant un mois ou injectées à la dexaméthasone trois jours de suite, sans anesthésie ni analgésique, 960 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour des analyses moléculaires et histologiques. Trois semaines de nourriture médicamenteuse puis cinq jours d'injections intrapéritonéales servent d'abord à désactiver dans leur muscle deux corégulateurs du récepteur des glucocorticoïdes. Un test d'agrippement, réalisé une seule fois en trois essais, mesure ce qu'il reste de force musculaire. Le porteur écrit qu'aucun effet secondaire majeur n'avait été observé lors d'études comparables, tout en prévoyant d'exclure les souris ayant perdu plus de 20 % de leur poids en une semaine et en signalant que le gavage répété peut causer des fausses routes et une irritation de la gorge.
Objectifs
Les glucocorticoïdes (cortisol chez l'homme et corticostérone chez la souris) sont des hormones exerçant différents effets chez les mammifères. Elles contribuent en particulier au métabolisme, à la réaction immunitaire et à la réponse au stress. En raison de leurs propriétés anti-inflammatoires, les glucocorticoïdes sont des traitements largement prescrits qui ont révolutionné le domaine de la médecine. En effet, les composés comme la prednisone et la dexaméthasone sont couramment utilisés pour traiter les maladies inflammatoires chroniques telles que la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, l'asthme et certaines myopathies. Néanmoins, leur utilisation prolongée peut entrainer d'importants effets secondaires, comme le diabète de type 2, l'ostéoporose ou l’atrophie musculaire. Les effets des glucocorticoïdes sont relayés par le récepteur des glucocorticoïdes appelé GR. Il est communément admis que GR une fois lié à son hormone est convoyé dans le noyau de la cellule, où il se lie à l’ADN pour activer ses gènes cibles. Il effectue cette tache en coopération avec d’autres protéines qui sont appelées des « corégulateurs ». L'objectif de ce projet est d'identifier le rôle de deux de ces corégulateurs dans l'atrophie musculaire dépendante des glucocorticoïdes en utilisant des souris dans lesquelles ils sont sélectivement supprimés (mutés) dans le muscle squelettique. Le projet sera mené sur deux établissements utilisateurs (ci-après EU1 et 2 par souci de simplicité). Les animaux seront produits et élevés dans l'EU1. La mutation sera induite dans l'EU1 ou dans l'EU2 s'il s'avère que le personnel de l'EU1 n'est pas disponible. Les autres traitements seront réalisés dans l'EU2 afin que nous puissions suivre l’évolution des animaux. En effet, notre équipe travaille sur ces modèles depuis de nombreuses années et peut ainsi anticiper les dommages occasionnés. Par ailleurs, les animaux seront déjà présents dans l'EU2, à laquelle les membres de l'équipe ont accès, afin d’effectuer des tests d'agrippement, évitant ainsi un nouveau stress généré par le transfert. S’il s’avère que les membres de l’équipe ne sont pas disponibles, les traitements pourront être réalisés dans l'EU1 afin de ne pas gâcher de groupe.
Bénéfices attendus
L'ensemble de ces études nous permettra d'identifier le rôle de deux corégulateurs du récepteur des glucocorticoïdes dans le muscle au cours de l'atrophie musculaire provoquée par les glucocorticoïdes. Contrôler l'activité du récepteur des glucocorticoïdes en modulant celle des co-régulateurs ouvrirait de nouvelles perspectives thérapeutiques pour réduire les effets indésirables causés par les traitements prolongés avec ces hormones.
Procédures
Les animaux pour lesquels la mutation doit être induite (groupe 1 et 2) seront traités par le biais d’une nourriture spécifique pendant 3 semaines, puis par voie intra-péritonéale pendant 5 jours (30 sec/ souris). Le groupe 1 qui nous permettra de comprendre le rôle des deux corégulateurs dans l'atrophie musculaire induite par un traitement aigü aux glucocorticoïdes sera injecté une seule fois par jour pendant 3 jours avec le composé ou un placebo par voie intra-péritonéale (30 sec/ souris). Le groupe 2 qui nous permettra de comprendre le rôle des deux corégulateurs dans l'atrophie musculaire induite par un traitement prolongé aux glucocorticoïdes sera traité avec le composé ou avec un placebo par gavage (1 min/ souris) tous les jours pendant 1 mois. Le groupe 3 sera injecté une seule fois par jour pendant 3 jours avec le composé ou avec un placebo par voie intra-péritonéale (30 sec/ souris). Le groupe 4 sera traité avec le composé ou avec un placebo par gavage (1 min/ souris) tous les jours pendant 1 mois. Un test d'agrippement sera réalisé une seule fois en triplicat sur l'ensemble des cohortes à la fin des traitements (30 sec/ souris) .
Impact sur les animaux
Les procédures expérimentales prévues dans ce projet sont toutes maîtrisées par notre équipe et les expérimentateurs prévus sur ce projet. Par ailleurs, le nombre d’injection et la période prévues de traitement ont été définies car on sait qu’aucun effet secondaire majeur n’avait été observé auparavant lors d’études comparables. Néanmoins nous ne pouvons exclure le risque d’infection due au point d’injection qui sera surveillé. Les traitements aux glucocorticoïdes durant de longue période peuvent entrainer une fonte musculaire, c’est pourquoi nous prendrons soin d’exclure les animaux ayant perdu plus de 20% de leur poids corporel en une semaine. De plus, le gavage répété peut conduire à des fausses routes et une irritation de la gorge pouvant impacter la prise alimentaire que nos pesées régulières nous permettrons d’observer rapidement. Le projet cible les muscles squelettiques, c’est pourquoi la démarche de la souris sera examinée afin de s’assurer qu’elle ne présente pas de difficultés à se déplacer (boitement, absence de déplacement, …).
Devenir
L’ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de chaque procédure expérimentale pour des études moléculaires et histologiques.
Remplacement
Afin de déterminer les effets des glucocorticoïdes synthétiques (Dex et Prednisone) sur l'atrophie musculaire, le recours à un organisme entier est nécessaire. En effet, même si des myotubes en culture peuvent être utilisés pour modéliser le muscle squelettique et connaitre les effets directs des glucocorticoïdes au niveau moléculaire, ils ne permettent pas de récapituler le microenvironnement musculaire ainsi que les nombreux facteurs et hormones intervenant dans l’homéostasie tissulaire. Ainsi, il est nécessaire d’utiliser un modèle in vivo afin que tous les facteurs physiologiques pouvant contribuer à ce processus soient pris en compte. A ce titre, la souris est un modèle de référence.
Réduction
De nombreuses études menées au laboratoire ont apporté une bonne connaissance du modèle de mutation et de la méthodologie à utiliser, permettant ainsi la mise en place d’expérimentations de qualité et raffinées sur un nombre limité de cohortes. Cela permettra l'utilisation d'un nombre d'animaux limité au strict minimum, tout en assurant une pertinence statistique et qualitative des résultats. Pour réaliser le type d’analyses envisagées, un faible nombre d’animaux est requis par groupe, à savoir 10 animaux par condition. En effet, les études montrent qu’il faut 10 animaux par condition pour détecter la différence escomptée à l’aide d’un test statistique. De plus, pour une même souris une patte sera utilisée pour l'analyse d'expression des gènes et l'autre patte pour les analyses histologiques, limitant ainsi le nombre d'animaux.
Raffinement
Le risque d’infection sera pris en considération au niveau de la zone d’injection du tamoxifène et des glucocorticoïdes. Les animaux utilisés pour ces expérimentations seront observés quotidiennement. L’état de chaque souris sera référencé dans un tableau comprenant des indicateurs comportementaux et physiologiques permettant de détecter la souffrance des animaux. Les paramètres utilisés seront le poids, la posture de l’animal, l’état de son pelage, son activité. Par exemple, si l'animal présente un dos vouté, un pelage hérissé ou est inactif après stimulation, ces observations seront référencées dans le tableau. Ces indicateurs nous permettront d’anticiper toute souffrance inutile, et d’intervenir au plus vite afin d’améliorer le bien-être de l’animal. Si l’un des animaux atteint le point limite, celui-ci sera immédiatement mis à mort. De plus, en cas de diminution de plus de 20% du poids corporel sur une semaine, l'animal sera sorti du lot et une euthanasie sera réalisée. L'injection de dexaméthasone n'est en général pas problématique pour l'animal. Néanmoins, si l'injection est mal effectuée et entraine des souffrances pour l'animal pouvant éventuellement causer sa mort, celui-ci sera euthanasié afin d'éviter toute douleur inutile. Les expérimentations prévues dans ce protocole seront exécutées sur l'animal vigile. Nous n'avons pas prévu d'anesthésier les souris, ni de leur administrer d'analgésiques.
Choix des espèces
Les effets des glucocorticoïdes sur un type cellulaire donné impliquent des voies de signalisation complexes ainsi que le microenvironnement cellulaire. Ainsi, l'utilisation de modèles cellulaires reste limitée. La souris présente un intérêt particulier pour l'administration de traitements pharmacologiques du fait de sa facilité de manipulation, mais aussi de la similarité avec l'homme, tant au niveau histologique qu'au niveau du type de réponse aux traitements. Par ailleurs, les techniques de mutagénèses conditionnelles ne sont disponibles que chez les souris et sont validées pour des études physiopathologiques de gènes. Le projet s’intéresse au rôle de GR et deux de ses co-régulateur dans l'atrophie musculaire de l’organisme adulte. Les animaux inductibles seront donc traités au tamoxifène entre 5 et 7 semaines d'âge et étudiés dans les semaines suivant l'injection.
Rôle d’un traitement aux glucocorticoïdes dans la régénération musculaire
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système musculosquelettique
Modifiées pour que le récepteur des glucocorticoïdes puisse être désactivé dans leurs cellules souches musculaires, 1 440 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le génotypage passe par un tatouage au doigt ou l'amputation de la première phalange, sur des souriceaux de 7 à 10 jours. Suivent cinq injections de tamoxifène, une injection de cardiotoxine qui lèse le muscle, puis selon les groupes de la dexaméthasone en intrapéritonéal ou un gavage quotidien de prednisone pendant deux fois sept jours, le porteur précisant qu'aucune anesthésie ni aucun analgésique n'est prévu. Toutes sont tuées à la fin de chaque procédure pour des analyses moléculaires et histologiques, celles qui perdent plus de 20 % de leur poids en une semaine étant sorties de l'étude et tuées.
Objectifs
Les muscles représentent plus de 40 % de la masse corporelle et permettent le maintien de la posture et le déplacement. Suite à une lésion, le muscle squelettique adulte est capable de se régénérer à partir des cellules satellites, des cellules souches localisées à la périphérie des fibres musculaires. Ce processus prend environ un mois à l'issue duquel les muscles sont régénérés et le pool de cellules satellites disponible pour une éventuelle nouvelle lésion est rétabli. Bien que les cellules satellites possèdent un grand potentiel en médecine régénérative, les mécanismes régulant leur prolifération et leur différentiation sont encore mal caractérisés. Les glucocorticoïdes, comme la prednisone, sont des anti-inflammatoires prescrits dans le cas de maladies chroniques telles que l’asthme ou l’arthrite rhumatoïde. Cependant, des traitements prolongés avec ces composés peuvent induire une perte de la masse musculaire, posant un sévère problème clinique, en particulier chez les personnes âgées. Les glucocorticoïdes exercent leurs actions via leur récepteur, le récepteur des glucocorticoïdes (GR), qui va contrôler l’expression de gènes cibles. Des études in vitro montrent que les glucocorticoïdes promeuvent la différenciation cellulaire. L’objectif de ce projet est de comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires par lesquels les glucocorticoïdes sont impliqués dans la régénération musculaire en jouant sur la différenciation des cellules satellites. Pour ce faire, nous invaliderons sélectivement GR dans les cellules satellites avant d'induire une lésion à la cardiotoxine, et nous déterminerons si un traitement avec un agoniste du récepteur des glucocorticoïdes permet une amélioration ou au contraire une aggravation des dommages musculaires.
Bénéfices attendus
L'ensemble de ces procédures permettra de déterminer le potentiel thérapeutique des glucocorticoïdes dans le processus de régénération musculaire.
Procédures
Les animaux issus des croisements sont identifiés par tatouage au doigt ou amputation de la première phalange. Cette procédure est réalisée entre 7 et 10 jours après la naissance. L'ensemble des animaux subiront 5 injections au tamoxifène pour induire la mutation par voie intra-péritonéale pendant 5 jours (30 sec / souris), ainsi qu'une injection de cardiotoxine pour induire une lésion musculaire (30 sec / souris). Le groupe 2 qui nous permettra de comprendre l'impact d'un traitement aigü aux glucocorticoïdes dans la régénération musculaire sera en plus injecté une seule fois par jour pendant 3 jours à la dexaméthasone ou avec un placebo par voie intra-péritonéale (30 sec/ souris). Le groupe 3 qui nous permettra de comprendre l'impact d'un traitement chronique aux glucocorticoïdes dans la régénération musculaire sera quant à lui traité à la prednisone ou avec un placebo par gavage (1 min/ souris) tous les jours pendant 2 fois 7 jours.
Impact sur les animaux
L’injection de tamoxifène peut très rarement causer des infections. Le site d'injection sera surveillé chaque jour, et désinfecté si besoin. L'injection de cardiotoxine engendrera une douleur au niveau du muscle lésé. Le gavage peut conduire à des fausses routes et les traitements aux glucocorticoïdes peuvent entrainer une fonte musculaire allant jusqu'à une perte de 20% du poids du muscle. Dans les deux cas, les animaux seront sortis de l'étude et mis à mort. La phalangectomie effectuée pour le génotypage peut engendrer une douleur légère et de courte durée.
Devenir
L’ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de chaque procédure expérimentale pour des études moléculaires et histologiques.
Remplacement
Afin de déterminer le potentiel thérapeutique des molécules identifiées dans des systèmes cellulaires, le recours à un organisme entier est nécessaire. Par ailleurs, de nombreux facteurs et hormones interviennent dans la régénération fibrillaire. Ainsi il est nécessaire d’utiliser un modèle in vivo afin que tous les facteurs physiologiques pouvant intervenir dans ce processus soient pris en compte. A ce titre, la souris est un modèle de référence. En effet, l'histologie des muscles de la souris et la cinétique de régénération sont similaires à celles de l'Homme. Par ailleurs, le temps de gestation de la souris est relativement court (21 jours en moyenne) et permet la production de larges cohortes, contribuant à la production de résultats significatifs.
Réduction
De nombreuses études menées au laboratoire ont apporté une bonne connaissance du modèle CreERT2 et de la méthodologie à utiliser, permettant ainsi la mise en place d’expérimentations de qualité et raffinées sur un nombre limité de cohortes. Cela permettra l'utilisation d'un nombre d'animaux limité au strict minimum, tout en assurant une pertinence statistique et qualitative des résultats. Pour réaliser le type d’analyses envisagées, un faible nombre d’animaux est requis par groupe, à savoir 10 animaux par condition. En effet, pour une même souris une patte sera utilisée pour l'extraction d'ARN et l'autre patte pour les analyses histologiques, limitant ainsi le nombre d'animaux. De plus, les études montrent qu’il faut 10 animaux par condition pour détecter la différence escomptée à l’aide d’un test de Student ou d'une ANOVA au risque de se tromper de 5%.
Raffinement
Le risque d’infection sera pris en considération au niveau de la zone d’injection du tamoxifène, de cardiotoxine et des glucocorticoïdes. Les animaux utilisés pour ces expérimentations seront observés quotidiennement. L’état de chaque souris sera référencé dans un tableau comprenant des indicateurs comportementaux et physiologiques permettant de détecter la souffrance des animaux. Les paramètres utilisés seront le poids, la posture de l’animal, l’état de son pelage et son activité. Par exemple, si l'animal présente un dos vouté, un pelage hérissé ou est inactif après stimulation, ces observations seront référencées dans le tableau. Ces indicateurs nous permettront d’anticiper toute souffrance inutile, et d’intervenir au plus vite afin d’améliorer le bien-être de l’animal. Si l’un des animaux atteint le point limite, celui-ci sera immédiatement mis à mort. De plus, en cas de diminution de plus de 20% du poids corporel sur une semaine, l'animal sera sorti du lot et une euthanasie sera réalisée. L’injection de dexaméthasone et le gavage à la prednisone ne sont en général pas problématiques pour l'animal. Néanmoins, s’ils sont mal effectués et entrainent des souffrances pour l'animal pouvant éventuellement causer sa mort, celui-ci sera euthanasié afin d'éviter toute douleur inutile. Le risque de fausse route au moment du gavage sera également pris en compte. Les expérimentations prévues dans ce protocole seront exécutées sur l'animal vigile. Nous n'avons pas prévu d'anesthésier les souris, ni de leur administrer d'analgésiques.
Choix des espèces
Afin de déterminer le potentiel thérapeutique des molécules identifiées dans des systèmes cellulaires, le recours à un organisme entier est nécessaire. Par ailleurs, de nombreux facteurs et hormones interviennent dans la régénération fibrillaire. Ainsi il est nécessaire d’utiliser un modèle in vivo afin que tous les facteurs physiologiques pouvant intervenir dans ce processus soient pris en compte. Le projet s’intéresse au rôle de GR dans la régénération musculaire de l’organisme adulte. Les animaux seront donc traités au tamoxifène entre 7 et 11 semaines afin d'effectuer les expériences sur des animaux adultes. Ils seront ensuite analysés un mois ou un an après afin de déterminer le rôle des glucocorticoïdes chez les souris jeunes et âgées.
Elevage d’une lignée de souris à phénotype dommageable d’une pathologie neuromusculaire héréditaire
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système musculosquelettique
Les souris homozygotes de cette lignée développent à partir de quatre mois une cardiomyopathie qui évolue en insuffisance cardiaque vers sept mois, accompagnée d'une cyphose, d'une atteinte des muscles squelettiques et d'une perte d'environ 20 % de leur poids. 980 souris vont être utilisées pour entretenir cet élevage, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger, 106 d'entre elles subissant une biopsie de queue pour génotypage. Le porteur indique que les animaux sont mis à mort systématiquement à l'âge de sept mois, pour limiter la contrainte de ce phénotype qu'il qualifie lui-même de dommageable. Les reproducteurs sont tués en fin de période de reproduction pour prélèvement d'organes, les souriceaux alimentant les projets de l'équipe déjà en cours ou à venir.
Objectifs
Le but de ce projet est d’entretenir une lignée transgénique de souris, modèle murin d’une pathologie neuromusculaire héréditaire. Cette pathologie est une maladie rare et à l’heure actuelle il n’existe pas de thérapie curative pour les patients. Cette lignée générée par notre équipe est un outil essentiel pour approfondir nos connaissances sur la physiopathologie et le développement de thérapies innovantes pour cette pathologie. Cette lignée, n’est pas commercialisée et n’est donc pas disponible en dehors de notre établissement utilisateur. Ce projet permettra le maintient de cette lignée, pour fournir les animaux, pour ce projet et pour les autres projets de l’équipe déjà en cours et approuvés par le ministère ou à venir qui feront l’objet d’un dépôt de dossier afin d’obtenir les autorisations nécessaires.
Bénéfices attendus
Le bénéfice premier de projet est de maintenir notre lignée de souris transgénique en évitant la dérive génotypique afin de fournir des animaux pour les projets en cours ou à venir de l’équipe. Cette production d’animaux permettra de fournir des lots expérimentaux qui seront utilisés pour mettre en évidence des nouveaux mécanismes de signalisation moléculaire impliqués dans le développement d’une pathologie neuromusculaire héréditaire ou de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques. On estime la prévalence de cette pathologie est environ 1 à 2 cas pour 100 000 personnes dans la population générale, les futurs traitements pourraient donc bénéficier à plusieurs milliers de personnes.
Procédures
Une biopsie de queue d’environ un millimètre sera réalisée sur une partie des animaux (106) pour lesquels une identification génétique est nécessaire. Le phénotype dommageable des souris homozygotes débute à 4 mois avec l’apparition progressive d’une cardiomyopathie dilatée d’abord légère et qui évolue vers 7 mois en insuffisance cardiaque. Cette progression de l’atteinte cardiaque est corrélée à une atteinte progressive et moins sévère des muscles squelettique de type oxydatif, l’apparition d’une cyphose légère et une perte de poids d’environ 20 pour cent par rapport au poids de l’animal à 4 mois (environ 20 g). Ce phénotype réduit l’espérance de vie des animaux.
Impact sur les animaux
Le phénotype dommageable des souris homozygotes débute à 4 mois avec l’apparition progressive d’une cardiomyopathie dilatée d’abord légère et qui évolue vers 7 mois en insuffisance cardiaque. Cette progression de l’atteinte cardiaque est corrélée à une atteinte progressive et moins sévère des muscles squelettique de type oxydatif, l’apparition d’une cyphose légère et une perte de poids d’environ 20 pour cent par rapport au poids de l’animal à 4 mois (environ 20 g). Ce phénotype réduit l’espérance de vie des animaux. La biopsie pour le génotypage d’une partie des animaux qui constitue une nuisance (douleur et stress) de courte durée.
Devenir
Les animaux reproducteurs seront euthanasiés en fin de période reproductive pour prélèvement d'organe. Les souriceaux issus des accouplements serviront d’une part comme animaux reproducteurs, et d’autre part ils serviront en utilisation continue au sein des projets de recherche en cours ou à venir préalablement autorisés
Remplacement
Nous sommes toujours dépendant de l’utilisation de modèles animaux car les questions que nous abordons, ne peuvent pas être abordées uniquement avec des modelées cellulaires. Effectivement, les cardiomyocytes ayant atteint un état de différenciation terminale ne se divise pas et ne peuvent pas être maintenues en cultures. Il est par conséquent impossible d’en dériver une lignée cellulaire stable. D'autre part, les quelques modèles cellulaires existant ne reproduisent pas les conditions physiologiques spécifiques des cellules cardiaques. Ils seront toutefois utilisés pour tester certaine de nos hypothèses qui ne nécessitent pas de modèle animal.
Réduction
Pour n’utiliser que le nombre d’animaux nécessaire à ce projet (980), nous avons recourt au service d’un biostatisticien pour nous épauler dans l’élaboration de notre plan expérimental. Le nombre d’animaux inclus dans ce projet est évalué à partir de la connaissance et l’expérience approfondie de l’investigateur principale en matière d’entretien de lignée de souris. Le nombre d’accouplement par an et par génotype est évalué en fonction de la durée d’un accouplement, le temps moyen entre deux portés, du nombre de portées moyen par femelle, la taille moyenne d’une portée (sevrée), du taux de sevrage, du taux de mortalité, du sexe ratio, de génotype ratio, de l’indice de reproductivité.
Raffinement
Les animaux seront observés tous les jours par les membres qualifiés de l'animalerie et tout comportement anormal sera directement communiqué à la personne responsable du projet. Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d'hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (6h-18h). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères, 6 par cage maximum pour les cages après sevrage, jusqu'à 15 (souriceaux et reproducteur) pour les cages de reproduction. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire au maximum toute douleur, souffrance ou angoisse que pourraient subir les animaux: enrichissement du milieu (lanières de papier Kraft, maisons en carton), acclimatation d'une semaine avant toute manipulation, hébergement en groupe, formation technique des utilisateurs. L’isolement des animaux est évité au maximum, cependant il est possible que certains animaux se retrouvent isolés de manière imprévue (seul mâle d’une portée, animal arrivé seul d’un fournisseur, agression entre congénères, dernier animal dans la cage…). Dans ce cas, l’animal bénéficiera d’un enrichissement supplémentaire dans sa cage. Afin de réduire la contrainte liée au phénotype dommageable, une fiche de scoring est utilisée pour suivre l’évolution du phénotype et les animaux sont mise à mort systématiquement à l’âge de 7 mois.
Choix des espèces
La souris est l’animal choisi pour ce projet en raison des similitudes de son système cardiovasculaire et musculaire avec celui des humains et de l’existence d’une lignée génétiquement modifiée portant responsable à l’état homozygote d'une pathologieneuromusculaire. Cette mutation est aussi présente dans notre modèle cellulaire iPS que nous pouvons dériver en cardiomyocyte ou en myoblaste, ce qui rend comparable les résultats obtenus dans les deux modèles d’études. De plus, la souris est le modèle animal le plus utilisé dans ce champ de recherche, permettant ainsi des comparaisons avec d’autres études ou d’utiliser les résultats d’autres études afin de limiter le nombre d’animaux utilisés. Les animaux seront utilisés à maturité sexuelle entre 3 et 6 mois avant l'apparition des stymptomes dommageables et entre 5 et 7 jours de vie pour les biopsies caudales pour génotypage.
Comprendre comment un dysfonctionnement mitochondrial conduit à une atteinte de la régénération musculaire chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
324 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection intrapéritonéale ou un gavage chaque jour pendant cinq jours, puis une injection de toxine ou de chlorure de baryum dans le muscle de la patte, qui le paralyse le temps que dure l'effet. Le projet cherche à comprendre comment un dysfonctionnement des mitochondries perturbe la régénération du muscle, avec en ligne de mire les dystrophies musculaires et la sarcopénie. Le porteur qualifie sa propre étude de "menée de manière éthique" et affirme utiliser "judicieusement des modèles animaux" avec des "stratégies d'intervention humaines".
Objectifs
L’ensemble du projet vise à apporter de nouvelles connaissances fondamentales sur la mise en place des muscles squelettiques au cours du développement, de la régénération musculaire et des pathologies. Nous souhaitons comprendre comment les mitochondries sont impliqués dans le développement de muscles des membres. Ces études sont essentielles pour comprendre l’origine des maladies qui touchent le muscle squelettique, appelées dystrophies musculaires, ainsi que la sarcopénie. Pour cette étude, il est essentiel de recourir à des modèles murins génétiquement modifiés qui i) nous permettent de marquer et suivre spécifiquement leur devenir ou éliminer des cellules d’intérêts pour comprendre leur origine et leur fonction et ii) nous permettent d’altérer les fonctions mitochondriales. Le deuxième aspect que nous étudions est le développement du muscle post-natal et sa capacité à régénérer après une blessure ou dans des cas de dystrophies musculaires. Ces processus font intervenir des cellules souches adultes. Les cellules souches ont la propriété de générer des cellules différenciées (les myofibres) qui assurent la fonction contractile du muscle, et de s’auto-renouveler afin d’assurer leur maintenance. La compréhension du fonctionnement normal des cellules souches est nécessaire pour définir l’origine de leur dysfonctionnement dans les pathologies musculaires ou le vieillissement. Notre étude vise à comprendre les propriétés des cellules souches musculaires, les myofibres et les populations interstitielles des muscles des membres. Pour cela, il est essentiel d’utiliser des modèles de souris génétiquement modifiées qui nous permettent d’identifier et d’isoler les cellules souches musculaires, les myofibres et les populations mutantes afin de les étudier aux niveaux cellulaires, moléculaires et fonctionnels. Si certaines expériences d’analyse peuvent être établies in vitro, d’autres doivent impérativement être réalisées in vivo car aucun système in vitro ne permet à ce jour de reproduire fidèlement les conditions naturelles et complexes d’un tissu.
Bénéfices attendus
Cette recherche s'efforce d'explorer la relation complexe entre la dysfonction mitochondriale, les cellules souches adultes et les fibres musculaires, en mettant particulièrement l'accent sur les implications pour la sarcopénie et la dysfonction musculaire. En comprenant les mécanismes moléculaires impliqués, cette étude vise à élucider comment les dommages mitochondriaux contribuent à la dégénérescence et à la régénération du muscle squelettique. La compréhension de ces processus complexes offre d'énormes perspectives pour faire progresser les stratégies thérapeutiques ciblant des conditions telles que la sarcopénie et les maladies musculaires génétiques, visant finalement à améliorer la qualité de vie des personnes concernées. Les avantages potentiels vont au-delà de l'amélioration des pathologies liées aux muscles, car les connaissances acquises grâce à cette recherche pourraient avoir des implications plus larges pour atténuer la fragilité liée à l'âge, réduire le risque de chutes et de fractures, et améliorer l'homéostasie générale du muscle squelettique. Menée de manière éthique, cette étude utilise judicieusement des modèles animaux, mettant en œuvre une surveillance rigoureuse, des statistiques prédictives et des stratégies d'intervention humaines, garantissant que les connaissances acquises contribuent de manière éthique et efficace à la compréhension plus large de la communauté scientifique de la dysfonction mitochondriale dans le contexte des cellules souches adultes et des fibres musculaires. L’ensemble de ces résultats nous permettra d’apporter des informations nouvelles sur les bases moléculaires qui contrôlent la prédisposition des muscles aux pathologies musculaires et de ce fait, des informations essentielles pour les thérapies à développer.
Procédures
- La procédure comporte essentiellement des injections intrapéritonéales ou intramusculaires. - La procédure comporte en général une injection intrapéritonéale (quelques secondes) ou un gavage (de l’ordre d’une minute) chaque jour, pendant 5 jours, avec optionnellement 4 injections intrapéritonéales supplémentaires avant mise à mort (1 injection/jour) et d’une injection intramusculaire (quelques secondes) sous anesthésie. - La procédure dure au maximum 1 mois
Impact sur les animaux
Nous veillerons dans nos expériences à impacter le moins possible le bien-être des souris. Les expériences consistent essentiellement en des injections intrapéritonéales ou intramusculaires sur quelques jours. La piqure d'aiguille pour injection de toxine ou chlorure de baryum entraine une douleur légère de courte durée. Les effets indésirables attendus est une boiterie transitoire de courte durée (
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort, selon les critères énoncés pour la procédure, à la fin de des expériences, pour collecter les tissus nécessaires à nos travaux de recherche.
Remplacement
La formation et la régénération des muscles squelettiques impliquent une multitude de réponses et d’interactions cellulaires entre les progéniteurs/cellules souches musculaires et leur environnement au sein d’une ultrastructure tridimensionnelle complexe. L’environnement ou la niche, est composé de multiples facteurs comme une matrice extracellulaire tridimensionnelle et des types cellulaires interstitiels variés. Les cultures in vitro ne peuvent pas récapituler la complexité de ces interactions. Néanmoins, l’approche in vitro pour les stratégies d’analyses moléculaires sera mise en place toutes les fois où cela sera possible afin de limiter le recours à l’animal en utilisant des lignées cellulaires ou des cellules primaires amplifiées in vitro.
Réduction
Les effectifs des groupes expérimentaux ont été ajustés : - en tenant compte de notre expérience, - en fonction de la nature de l'expérience et des paramètres mesurés, - de la variabilité de ces paramètres, - de façon à produire des résultats interprétables, permettant d'atteindre une signification statistique, par des biostatisticiens.
Raffinement
Un suivi régulier des animaux inclus dans le projet selon leur état général de santé est prévu. L’effet local de l’injection de toxines peut être une paralysie transitoire du muscle tibial antérieur injecté et donc une incapacité pour l’animal de s’appuyer sur son membre inférieur durant le temps de paralysie. Au réveil de l’anesthésie, l’animal présente une boiterie transitoire (
Choix des espèces
L’utilisation de la souris est basée sur plusieurs critères : - Les souris sont des petits Mammifères. Ils partagent donc de nombreuses similarités avec l’homme notamment au niveau des mitochondries. - Leur temps de génération est court et les effectifs des portées élevés, ce qui permet d’avoir rapidement accès à un grand nombre d’animaux. - De nombreuses lignées existent (souris génétiquement modifiées) pour étudier les acteurs de la régénération notamment la souris transgénique étudiée qui permet d’isoler une population pure de cellules souches musculaires. Adulte. Les animaux sont considérés comme adulte après 6 semaines et âgés à partir de 20 mois. Au-delà de 6 mois, le nombre de cellules satellites décroit chez les souris. Pour ces raisons, nous utilisons essentiellement des souris de 6 à 12 semaines.
Etude du rôle d’EZH2 sur un modèle expérimentale de polyarthrite rhumatoïde murin
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
180 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Deux injections d'une émulsion de collagène à la base de la queue, à vingt et un jours d'intervalle, déclenchent l'arthrite, ce qui peut provoquer des grattages et des plaies. Les articulations des pattes gonflent, avec des difficultés possibles à se déplacer, à saisir et donc à se nourrir, tandis que chaque souris est contenue cinq à dix minutes par jour et soumise jusqu'à une heure trente de tests de réponse à la douleur, deux à trois fois par semaine pendant six semaines. Le porteur conclut que la mesure de la réponse aux stimulations thermiques et mécaniques est une méthode "irremplaçable" pour estimer la douleur et que la procédure présente un "caractère de stricte nécessité".
Objectifs
La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie inflammatoire chronique, caractérisée par une atteinte articulaire, souvent bilatérale et symétrique, évoluant par poussées vers la déformation et la destruction des articulations atteintes. Il s’agit du plus fréquent rhumatisme inflammatoire chronique, touchant entre 0,5 et 1% de la population mondiale, et touchant 4 fois plus les femmes que les hommes. Les premiers symptômes se traduisent par des douleurs articulaires, des rougeurs et des gonflements des articulations, en particulier des mains et des pieds. A l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement de la PR, seulement des moyens de soulager la douleur ou réduire l’intensité des symptômes. Il est donc nécessaire de développer des médicaments à la fois efficaces contre la progression de la maladie mais aussi ses symptômes et notamment la douleur. Différentes études suggèrent que la modulation d’EZH2, une histone méthyltransférase, pourrait être une cible thérapeutique intéressante pour le traitement de la PR. En effet, des études in vitro et in vivo ont démontré que l’inhibition d’EZH2 permet de réduire l’inflammation dans de nombreux contextes physiopathologiques. Plus particulièrement, le laboratoire a démontré que dans des modèles murins d’arthrose, une autre pathologie articulaire inflammatoire, l’inhibition d’EZH2 par l’EPZ-6438 permet de réduire la progression de la maladie (destruction de l’articulation), et la douleur associée. Dans la mesure où, comme dans l’arthrose, l’expression d’EZH2 est augmentée dans l’articulation des patients arthritiques, il a été proposé que l’inhibition d’EZH2 pourrait réduire la progression de la PR. Dans ce contexte, le but de cette étude est d’évaluer l’effet de l’inhibition d’EZH2 dans un modèle expérimental d'arthrite afin de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et d’envisager de nouvelles pistes de traitements. Contrairement à la plupart des études pré-cliniques qui visent à évaluer uniquement la capacité de nouveaux traitements à inhiber l’inflammation et la destruction des articulations, nous évaluerons ici à la fois ces paramètres (inflammation, destruction et/ou gonflement de l’articulation) mais aussi la capacité de l’inhibiteur d’EZH2 à réduire la douleur. En effet, c’est l’intérêt clinique majeur pour les patients.
Bénéfices attendus
Plusieurs laboratoires dont le nôtre ont démontré que l’inhibition d’EZH2 par l’EPZ-6438 ralentit la progression de l’arthrose en réduisant la dégradation du cartilage et l’inflammation articulaire, et améliore les fonctions motrices des souris ainsi que la douleur, ce qui suggère qu’EZH2 serait une cible thérapeutique intéressante dans le traitement de cette pathologie articulaire. Pour cette étude, nous nous attendons à des effets comparables voire plus prononcés dans la mesure où l’arthrite est une maladie articulaire à forte composante inflammatoire. Les bénéfices attendus sont donc l’identification d’une nouvelle cible thérapeutique pour le traitement de la PR, capable d’induire une réduction des signes cliniques (réduction du gonflement et de l’inflammation sur les pattes des animaux, réduction de la douleur/sensibilité tactile). L’EPZ-6438 étant un traitement déjà utilisé en médecine humaine pour le traitement de certains cancers, une stratégie de repositionnement du médicament dans cette nouvelle indication pourrait être envisagée.
Procédures
Les animaux recevront deux injections à 21 jours d’intervalle pour induire l'arthrite ainsi que deux injections par semaine pendant 3 semaines pour le traitement. Une contention régulière afin d’observer les animaux et les signes cliniques de la maladie seront nécessaires quotidiennement (5-10 min par jour et par animal). Des tests de comportement permettant de mesurer la réponse à la douleur seront effectués 2 à 3 fois par semaine (1h30 par jour par animal maximum) pendant 6 semaines. Un prélèvement sanguin sera effectué sous anesthésie générale avant la mise à mort.
Impact sur les animaux
L’induction de l’arthrite se traduit généralement par le gonflement des articulations des pattes ainsi que par l’apparition de rougeurs. Ces gonflements, s’ils atteignent un stade élevé, peuvent induire des difficultés à se déplacer et à la préhension et donc des difficultés à se nourrir et à une réduction de la mobilité. Une perte de poids peut donc être attendue. L'injection de l'émulsion de collagène à la base de la queue peut générer une irritation conduisant la souris à se gratter au point d'injection et à former des plaies. Aucun effet secondaire ou mortalité n’ont été mis en évidence sur les souris après administration répétées d’EPZ-6438 dans la littérature.
Devenir
Les animaux sont mis à mort à l’issue de la procédure afin de procéder à des analyses des tissus.
Remplacement
Au sein de notre projet scientifique, nous étudierons l’impact d’un traitement contre la PR, une maladie inflammatoire chronique qui touchent plusieurs articulations. La physiopathologie est complexe avec l’implication de nombreuses cellules immunitaires (lymphocytes, macrophages, etc) et articulaires (chondrocytes, synoviocytes), ne permettant pas de récapituler l’ensemble des processus in vitro. Ainsi, l’impact du traitement par l’EPZ-6438 sur l’évolution de la maladie (notamment gonflement des pattes et rougeurs) ne peut pas être évalué sur un modèle ex vivo ou in vitro. De même, l’analyse comportementale et notamment l’évaluation de la réponse à des stimulations thermiques et mécaniques est une méthode irremplaçable pour estimer la douleur, que nous ne pouvons pas substituer par des méthodes alternatives. Ainsi, la procédure expérimentale décrite dans ce projet a un caractère de stricte nécessité et ne peut pas être remplacée par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
Notre projet scientifique applique le principe de la réduction puisque pour déterminer le nombre d’animaux prévu pour cette étude, des tests statistiques notamment le test de puissance a été réalisé. Le nombre d’animaux requis pour l’étude a été déterminé après avoir effectué un test statistique de puissance. En se basant sur les données de la littérature correspondant à notre étude (score clinique de l’arthrite et évaluation de la douleur), l’effectif par groupe a été déterminé à 15 animaux par groupe soit un total de 180 animaux. Cependant, les données cliniques de l’arthrite indiquent que le sexe a une influence significative sur le développement de la pathologie et notamment la mise en place de la réponse du système immunitaire, nous souhaitons donc étudier l'effet du sexe. Nous prévoyons donc des groupes composés de 15 souris mâles et 15 souris femelles. Un total de 90 animaux par modèle d’arthrite est donc nécessaire. Les deux modèles d’arthrite (modèle de poussée à fort caractère inflammatoire et modèle précoce) seront étudiés. Ce projet nécessite donc un total de 180 animaux.
Raffinement
Les animaux seront contrôlés quotidiennement pour évaluer et réduire au maximum tout risque de douleur. Des points limites ont été definis pour chaque procédure. Les gestes susceptibles d’entraîner une douleur ou un stress seront réalisés sous anesthésie et l'administration d'un analgésique est prévu pour limiter la douleur. Les conditions de vie seront améliorées au maximum (5 souris maximum par cage, ajout de matériel de nidication et igloo en carton).
Choix des espèces
Deux souches de souris seront utilisées dans ce projet. L'injection de collagène de type II chez la souris DBA/1J entraine le développement d’arthrites sévères par réaction auto-immune, ce qui représente un bon modèle des phases de poussées de la maladie. La deuxième souche de souris mime les phases précoces de la maladie chez l’homme, avec l’apparition d’une arthrite moins sévère. Les souris utilisées sont âgées de 7 semaines, elles sont alors adultes et ont fini leur croissance.
Rôle d’un facteur de transcription dans la réponse à l’exercice physique et à un régime hyperglucidique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système musculosquelettique
Contraintes de courir sur un tapis roulant sous stimulations électriques, jusqu'à cinquante par séance, 90 souris subissent aussi un test de tolérance au glucose avec injection dans l'abdomen et scarification de la queue. 42 relèvent d'un niveau de souffrance modéré, 48 d'un niveau léger, et toutes sont tuées pour prélever six organes chacune. Le gène étudié n'est jamais nommé dans le résumé, désigné seulement comme un facteur de transcription induit par l'exercice et par le glucose. Le porteur qualifie la stimulation électrique de désagréable sans être douloureuse, et affirme que l'eau sucrée n'induit aucun stress, la stéatose hépatique qu'elle provoque étant selon lui asymptomatique.
Objectifs
La sédentarité est un facteur de risque pour de nombreuses pathologies, et l’activité physique s’impose de plus en plus comme un moyen de prévenir et/ou de contribuer à guérir des pathologies telles que les maladies métaboliques (diabète, stéatose hépatique non alcoolique ou ‘‘maladie du soda’’), et les cancers. Le muscle squelettique capte l'essentiel du glucose sanguin après un repas, c'est donc un organe clé dans le contrôle de l’homéostasie glucidique. Cette captation de glucose dépend du type de muscle (glycolytique ou oxydatif), elle est augmentée par l’exercice physique alors qu’elle est altérée dans le cas de maladies métaboliques comme diabète et l’obésité. Le projet de recherche a pour but de déterminer le rôle d’un gène induit par l’exercice physique et le glucose dans la performance physique, le métabolisme musculaire et l’homéostasie métabolique de l’organisme.
Bénéfices attendus
Ce projet est pleinement justifié d'un point de vue scientifique et respecte la règle des 3R. Il a pour but d'étudier le rôle d'un gène dont l'expression varie au cours de la journée, dont l'expression est augmentée par l'exercice physique et par le glucose, et qui joue un rôle dans le métabolisme glucidique et lipidique et dans la physiologie du muscle squelettique. Ce projet devrait permettre d’évaluer le rôle de ce gène musculaire dans la performance physique en fonction du temps de la journée, et d’identifier les gènes régulés par l’augmentation de l’expression de ce gène, soit lors de l’exercice physique, soit lors d'un régime sucré dans différents muscles glycolytiques et/ou oxydatifs. La physiologie musculaire jouant un rôle important dans l'homéostasie métabolique systémique, ce projet permettra également de déterminer le rôle de ce gène musculaire dans la régulation de la glycémie., Sur la base des résultats obtenus, nous pourrons étendre le projet à l’étude des voies de régulation et des processus métaboliques les plus affectés par la délétion de ce gène dans le muscle squelettique.
Procédures
Pour le test de performance physique, les souris reçoivent des stimulations électriques de l'intensité la plus faible. Pour le test de tolérance au glucose, durée 2h, chaque souris subit une injection intrapéritonéale de glucose au début du test et une seule scarification à la queue pour prélever une goutte de sang.
Impact sur les animaux
Il y a peu d’effets indésirables concernant le test de performance physique car il sera effectué pendant la phase active nocturne des souris. L'intensité de la stimulation électrique utilisée pour contraindre les souris à courir est la plus faible. Elle est désagréable mais n'induit pas de douleur. En ce qui concerne le challenge nutritionnel, l’ajout de glucose-fructose dans l’eau de boisson conduit à une prise de poids modérée ainsi qu’à une stéatose hépatique une résistance à l’insuline asymptomatiques et n'induit donc aucun stress ni aucune douleur.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de chaque procédure pour prélèvement d'organes
Remplacement
Nous avons utilisé un modèle cellulaire de myotubes (cellules C2C12) pour montrer que l’expression du facteur de transcription d'intérêt est induite rapidement et fortement par le glucose. De plus nous collaborons avec d'autres équipes afin d’analyser les fibres musculaires isolées et d’établir un modèle mathématique multi-échelles d’organisation et de fonctionnement des muscles.
Réduction
Nous prélevons 4 muscles (EDL, gastrocnemius, soleus, tibialis antérieur) ainsi que d’autres organes impliqués dans l’homéostasie métabolique (foie, tissu adipeux) chez chaque souris et à partir de ces différents organes nous allons réaliser une analyse transcriptomique, et une analyse des fibres musculaires. Comme nous prélevons 6 tissus/organes à partir de chaque souris, nous réduisons le nombre d'animaux par 6. Une collection d’échantillons d’ARN sera constituée et réutilisable dans le cadre du prolongement de ce projet ou pour d’autres projets. Les données brutes de transcriptomique seront déposées dans un entrepôt de données publiques (ENA, EBI). Les effectifs sont élaborés à partir d'expériences antérieures d'une autre équipe de recherche avec laquelle nous collaborons. Nous utiliserons ensuite des tests non paramétriques pour analyser les résultats.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans les conditions habituelles d’animalerie avec un environnement enrichi varié (dôme, briquette en bois, frizzoti pour nidification) , en groupes sociaux et en accord avec la réglementation en vigueur. Le suivi sanitaire effectué chaque jour ouvré par les animaliers permet de déceler tout signe de souffrance ou d’angoisse. En amont de chaque procédure, des dispositions (habituation) sont prises pour minimiser tout stress aux animaux. Pour limiter le stress lié à l'exercice physique sur tapis roulant, une habituation de 10 minutes au tapis roulant sera réalisée 3 fois par semaine la semaine précédant le début du protocole. La 1ère session d'habituation consiste en une habituation à l'environnement (les souris se déplacent librement sur la ligne du tapis roulant, mise en route du tapis à très faible vitesse (les souris se déplacent en marchant). Les souris incapables de courir ne seront pas incluses dans la procédure. Nous réaliserons les séances d'entrainement et d'habituation en pendant la phase d’activité nocturne des souris. . Points limites : Lors du test de performance physique, si la souris ne court pas spontanément, mais uniquement sous la contrainte de stimulations répétées,nous arrêterons ces stimulations lorsque le nombre de 50 sera atteint. Toutefois, si la souris refuse de courir malgré la stimulation, l'expérience sera immédiatement stoppée et la souris sera considérée comme étant dans le groupe contrôleL’ajout de glucose-fructose n’induit pas de stress car les souris ont une appétence naturelle pour le sucré. Aucune souffrance n’est attendue par cette procédure qui induit une stéatose hépatique connue pour être asymptomatique chez l’homme et l’animal. Avant le test de tolérance au glucose, les souris seront régulièrement manipulées pour éviter le stress au moment du test. La mesure de la glycémie aux temps 0, 15, 30 ,60 et 120 min, se fait par dépôt d’une 1 goutte de sang sur une électrode et analyse avec un glucomètre (Abbott). La goutte de sang est obtenue par scarification de l’extrémité de la queue. Pendant la durée du test, la cicatrisation est incomplète, il n’est donc pas nécessaire de répéter le geste à chaque mesure de glycémie. Point limite : si la souris perd du poids (>10%), si elle a un comportement anormal (prostrée), elle sera euthanasiée.
Choix des espèces
1- La souris est le seul modèle chez lequel des mutants du gène d'intérêt peuvent être générés. 2- Elle est très utilisée dans les études fondamentales sur le métabolisme et permet de faire des analyses physiologiques. Le gène étudié est conservé chez l’humain. Les échantillons permettent d’obtenir assez de matériel pour réaliser des analyses protéiques, génomiques et histologiques. Des travaux antérieurs de notre équipe et les données in vivo de la littérature sont obtenus sur des souris et les modèles génétiques des mutants de ce gène, ce qui permet de faire des comparaisons indispensables et de ne pas répéter certaines expériences. 3-Nous utilisons la souris C57Bl6J car la régulation du métabolisme est similaire chez la souris et l'humain et la souche C57Bl6J est prédisposée au maladies métaboliques. les souris seront âgées de 2-4 mois au début du challenge exercice physique car c'est à cet âge que les résultats montrant une diminution de l'endurance ont été générés. les souris seront âgées de 6 à 10 semaines au début du challenge hyperglucidique car c'est à cet âge que nous avons montré que la délétion de ce facteur de transcription hépatique aggravait la stéatose hépatique.
Xénogreffe de cellules souches normales ou leucémiques humaines chez la souris immunodéficiente
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Immunodéficientes par construction, les souris de ce projet accueillent des cellules souches humaines saines ou leucémiques sans les rejeter. 19 959 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance modéré. Chacune est transportée, irradiée jusqu'à quatre-vingt-deux secondes, injectée par voie intraveineuse, prélevée au sang une fois par semaine et ponctionnée dans la moelle osseuse du tibia sous anesthésie gazeuse. Toutes sont tuées, y compris les trios reproducteurs une fois passés leurs six mois de reproduction, et l'effectif de près de vingt mille souris tient en une phrase du porteur affirmant qu'il correspond au minimum déterminé par une approche statistique.
Objectifs
Décrire les différences génomiques (activation de gènes) entre les cellules souches humaines et les cellules issues de patients souffrant de leucémie afin d’établir des cibles thérapeutiques pour de nouveaux traitements. Découvrir de nouvelles caractéristiques au sein des cellules souches lors de leur développement durant l’hématopoïèse.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes contrôlant le développement normal et leucémogénique des cellules lymphoïdes humaines. Ce projet constitue un prérequis pour le développement de stratégies thérapeutiques innovantes des leucémies.
Procédures
Injection intraveineuse, 1 min par intervention. Prélèvements sanguins, 2 min par intervention une fois par semaine. Prélèvement de moelle osseuse au niveau du tibia sous anesthésie gazeuse, 5 min par intervention, transport (10min), irradiation (82 secondes maximum).
Impact sur les animaux
Le transport et l’irradiation sur site peuvent provoquer un stress transitoire durant les heures qui suivent. L’anesthésie gazeuse peut provoquer une baisse de la température corporelle et un assèchement des yeux. Les injections intraveineuse et intrapéritonéale peuvent provoquer un stress transitoire. Les prélèvements sanguins et de moelle osseuse peuvent provoquer une douleur.
Devenir
L’ensemble des animaux expérimentaux et trios d'accouplement seront mis à mort à la fin de la procédure. Les animaux expérimentaux sont injectés avec des cellules humaines et leur mise à mort est indispensable pour récupérer les cellules d'intérêts. Les trios d'accouplements seront mis à mort car ils auront passé les 6 mois de reproduction. Ces animaux sont à phénotype dommageable et ne peuvent être remis en liberté.
Remplacement
Les cellules humaines étudiées (saines et leucémiques) ne peuvent être maintenues en culture. L’utilisation d’un modèle murin immunodéficient permet de les maintenir fonctionnelles et de les expandre.
Réduction
Les expériences sont réalisées avec le nombre minimum d’animaux nécessaires à l’obtention d’un résultat significatif déterminé par une approche statistique.
Raffinement
Les animaux seront élevés au sein d’une animalerie dont le statut sanitaire apporte un niveau de stérilité important. Les souris seront hébergées à raison de 5 animaux par cage sur portoir ventilé avec un accès à la nourriture et à la boisson ad libitum. Chaque cage bénéficie d’un enrichissement matérialisé par un tunnel translucide rouge destiné à diminuer le stress et stimuler l’activité des souris, par des carrés de cellulose afin de favoriser la nidification. Le bien-être des animaux sera surveillé régulièrement et une grille de score d’évaluation sera mise en place. Lors des prélèvements au niveau du tibia, les animaux seront placés sur une plaque chauffante et sous anesthésie gazeuse et des soins analgésiques seront appliqués.
Choix des espèces
Les souris utilisées ont été décrites dans la littérature scientifique comme le modèle de référence pour greffer les cellules hématopoïétiques humaines, étudier le développement des leucémies humaines, et ainsi servir de modèles précliniques pour l’évaluation de nouvelles thérapies. Les animaux subiront une greffe de cellules humaines à l'âge adulte (6 à 8 semaines) car il s'agit de l'âge optimal pour obtenir les meilleures chances de succès de greffe
Prélèvement de tissus pour la caractérisation d’animaux génétiquement altérés utilisés pour l’étude de la déficience en OTC
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système musculosquelettique
Tuées quand leur génotype ne présente pas d'intérêt, gardées vivantes dans le cas contraire : sur les 3 113 souris de ce projet d'élevage, 2 823 sont conservées pour être utilisées dans d'autres projets. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance léger et consistent, pour une partie des animaux, en un prélèvement de trente secondes à l'oreille pour lire leur génotype. Le projet sert à purifier le fond génétique d'une lignée modifiée pour ne plus produire un acide aminé, lignée dont les souris perdent du poids et voient leur fonction cardiaque se dégrader sous régime pauvre en protéines. Le porteur affirme qu'un modèle in vivo est "indispensable" pour cette physiologie intégrée et que la souris est la seule espèce permettant de choisir le lieu et le moment exacts de la mutation.
Objectifs
Depuis plusieurs années, l’intérêt s’est porté sur les propriétés régulatrices des acides aminés. En effet, différents travaux ont montré qu’un acide aminé particulier avait des effets sur plusieurs fonctions de l’organisme, comme sur la fonction musculaire, la fonction cardiaque, le système immunitaire, le métabolisme glucidique,... Cependant, dans toutes les études réalisées jusqu’alors sur cet acide aminé, celui-ci était apporté par voie exogène. Les effets de cet acide aminé endogène, c’est-à-dire produit par l’organisme, et plus particulièrement dans un organe précis, n’ont quant-à-eux jamais été étudiés. Pour palier cela, nous avons développé une lignée de souris qui n’exprimait pas le gène de l’enzyme responsable de la production de cet acide aminé, et qui ne produisait donc pas cet acide aminé au niveau de l’organe voulu. A l’aide de ce modèle, nous avons mis en évidence que l’absence de cet acide aminé au niveau plasmatique (via l’absence de production), lors d’un régime standard, n’avait pas d’effet sur les animaux. En revanche, sous régime faible en protéines, l’absence de cet acide aminé au niveau plasmatique entrainait une importante perte de poids chez les animaux (masse maigre et masse grasse) ainsi qu’une forte altération de leur fonction cardiaque. Cependant, le rôle majeur de cet acide aminé en cas de régime hypoprotéique, et non sous régime standard, sur le métabolisme protéino-énergétique et sur le système cardiovasculaire n’est pas encore totalement compris. Lorsqu’on possède une lignée de souris transgéniques, il est nécessaire, pour éviter une dérive génétique, de purifier le fond génétique de ces souris en les croisant avec des souris sauvages ayant un fond génétique « pur ». Le but de ce projet-ci est donc de purifier puis de conserver notre lignée de souris génétiquement modifiées. Pour cela, nous devons effectuer un génotypage invasif afin de définir les animaux qui comportent la modification génétique et ceux qui ne la possèdent pas.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de purifier le fond génétique de notre lignée de souris transgénique, puis de conserver nos 2 lignées de souris de façon à poursuivre les investigations pour une meilleure compréhension du rôle de notre acide aminé d’intérêt dans les différentes fonctions de l’organisme.
Procédures
Une partie des animaux sera prélevée au niveau de l’oreille pour génotypage (durée : 30 secondes).
Impact sur les animaux
Les nuisances sur les animaux sont les suivantes : stress lié au prélèvement d’un morceau de l’oreille pour le génotypage.
Devenir
Certains animaux sans génotype d’intérêt sont mis à mort et les autres sont conservés pour une utilisation continue dans les projets (2823 souris).
Remplacement
Le modèle animal que nous souhaitons conserver est utilisé dans des projets qui étudient les conséquences d’une diminution de la concentration d’un acide aminé au niveau plasmatique (via la suppression de l’enzyme permettant sa production) sur différentes fonctions de l’organisme, et notamment le métabolisme protéino-énergétique. Le recours à des modèles alternatifs comme des cellules en culture n’est, dans l’état actuel des connaissances, pas possible parce que nous nous situons dans le domaine de la physiologie intégrée. L’objectif des projets qui utilisent ce modèle de souris transgéniques est de mieux comprendre comment cet acide aminé module différentes fonctions de l’organisme au niveau corps entier. Dans ce but, un modèle in vivo est indispensable. Le choix de la souris se justifie car c’est la seule espèce qui permet de créer des animaux transgéniques pour lesquels nous pouvons choisir le lieu exact de la mutation génétique, ainsi que le moment précis où nous voulons que celle-ci apparaisse.
Réduction
Comme un des gènes que nous ajoutons au génome des souris transgéniques doit absolument rester à l’état hétérozygote, nous devons obligatoirement conserver les 2 lignées distinctes. Cependant, tous les calculs ont été effectués de façon à ajuster au maximum les accouplements et les animaux à conserver pour la purification du fond génétique de la lignée dans laquelle notre gène d’intérêt est marqué et la conservation de ces 2 lignées.
Raffinement
Les animaux seront en collectivité, en cages ouvertes, permettant aux individus de sentir la présence de leurs congénères, avec un milieu enrichi par l'ajout d'objets dans les cages (tunnels, abris en carton...). De plus, nous utiliserons des points limites gradés précis et adaptés permettant de suivre objectivement l’état général des animaux, et d’agir rapidement en cas de problème. Enfin, les expérimentateurs/soigneurs ont été formés aux différentes techniques utilisées dans ce protocole, et ont développé les compétences permettant de respecter le bien-être des animaux.
Choix des espèces
Le recours à l’utilisation de lignées cellulaires n’est, dans l’état actuel des connaissances, pas réalisable parce que nous évoluons dans le domaine de la physiologie intégrée et nous nous inscrivons dans une approche fonctionnelle du métabolisme. L’objectif des projets utilisant ces lignées de souris est de mieux comprendre le rôle d’un acide aminé endogène dans la régulation de l’équilibre protéino-énergétique au niveau corps entier. Dans ce but, un modèle in vivo est indispensable. Le choix de la souris se justifie car c’est la seule espèce qui permet de créer des animaux transgéniques pour lesquels nous pouvons choisir le lieu exact de la mutation génétique, ainsi que le moment précis où nous voulons que celle-ci apparaisse. Les animaux seront mis en accouplement à l’âge de leur maturité sexuelle, soit 8 semaines.
Preuve de concept du rôle d’une protéine de la réponse inflammatoire dans la régénération musculaire chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
Irradiées, puis greffées avec de la moelle osseuse d'un animal déficient, 40 souris reçoivent enfin une toxine injectée dans le muscle de la patte pour y provoquer une lésion. Ces procédures impliquent un niveau de souffrance modéré et toutes les souris sont tuées pour prélever leurs organes. Le porteur décrit une immunodépression, une fatigue générale, une mobilité réduite pendant quatre jours et une perte de poids allant jusqu'à 15 % après l'irradiation, tout en qualifiant la lésion musculaire d'"inconfort passager" après lequel la mobilité "n'apparaît pas affectée". L'effectif tient à 6 ou 7 individus par point d'analyse, pour une étude que le porteur présente lui-même comme une preuve de concept préalable à des travaux plus complets.
Objectifs
Le muscle adulte a la capacité de régénérer complètement après une lésion, grâce aux cellules souches musculaires et aux cellules de l'immunité qui jouent un rôle important dans ce processus. Une protéine a été identifiée comme un candidat important impliqué dans la fonction des cellules immunitaires au cours de la régénération musculaire, ce qui a été validé par des expériences réalisées sur des cellules in vitro. La validation du rôle de cette molécule dans les cellules immunitaires au cours de la régénération musculaire in vivo nécessite l’utilisation d’un modèle de souris présentant une inactivation de cette molécule spécifiquement dans ces cellules. Une approche économe en nombre d'animaux consiste à transplanter les cellules de la moelle osseuse d’un animal déficient pour la molécule dans des souris receveuses normales. De cette manière, seules les cellules immunitaires sont inactivées pour la molécule dans les animaux transplantés. Ensuite, une blessure musculaire est réalisée afin de pouvoir analyser les muscles de ces souris. L’objectif de cette étude est de valider la pertinence de l’inactivation spécifique de la molécule dans les cellules immunitaires au cours de la régénération musculaire en réalisant des expériences de transplantation de moelle et de lésion musculaire sur un petit nombre d’animaux.
Bénéfices attendus
Cette étude preuve de concept permettra d'identifier si la molécule est nécessaire dans les cellules de l'immunité pour la régénération musculaire. Le cas échéant, des études plus complètes seront mises en place ultérieurement afin d'en analyser le fonctionnement moléculaire. A terme, la compréhension des mécanismes permettant la régulation de l'inflammation au cours de la réparation tissulaire sera bénéfique pour améliorer les conditions de vie des patients atteints d'inflammation persistante en général, et de dystrophies musculaires en particulier
Procédures
- irradiation (1 fois 1 minute) - injection intraveineuse de moelle osseuse (1 fois 10 minutes sous anesthésie) - injection sous-cutanée d'analgésique (1 fois 1 minute) - induction de blessure musculaire : injection d’un agent chimique dans le muscle situé le long du tibia (1 fois 10 minutes sous anesthésie)
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues incluent le stress dû à la manipulation des animaux lors des transfert de cage et du transport et lors du déplacement dans la boite d’anesthésie lors des injections intraveineuse et intramusculaire. L'irradiation puis la transplantation provoquent une immunodépression transitoire. Ceci induit une fatigue générale chez les animaux et peut entrainer une réduction de mobilité pendant environ 4 jours, conduisant à une perte jusqu'à 15% de poids de corps 4 jours après l'irradiation, et qui est récupérée à partir du 6ème jour. L'irradiation peut également, dans de très rares cas, induire une pousse des dents. L'induction de la blessure musculaire engendre un inconfort passager chez les animaux, avec une diminution transitoire de l’activité après l’injection de la toxine (24h) bien que la mobilité des animaux n’apparaît pas affectée
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort pour prélèvement des organes
Remplacement
Les alternatives non animales ont déjà été utilisées dans ce projet. Il s'agit des expériences de co-culture cellulaire in vitro dans des modèles qui miment la régénération musculaire in vitro. Il est désormais nécessaire de valider ces résultats in vivo afin de les intégrer dans l’organisation complexe du tissu musculaire dans l’organisme.
Réduction
Le modèle mis en œuvre dans ce projet a été choisi car c’est celui qui permet de réduire le plus possible le nombre d’animaux nécessaire. Des outils statistiques ont permis de définir que 6 à 7 individus par point d’analyse, en fonction des analyses réalisées, sont suffisants pour réaliser des statistiques robustes.
Raffinement
Des mesures sont prises pour améliorer les conditions d’élevage et de bien-être afin d’enrichir l’environnement des souris. Le raffinement inclut l'anesthésie lors de l'injection de la moelle osseuse, de l'induction de la blessure musculaire et lors de la mise à mort des animaux, ainsi que l'administration d'analgésique lors de la lésion musculaire. Le raffinement inclut le maintien des animaux dans des conditions sanitaires propres et une surveillance quotidienne des animaux après l'irradiation comprenant le dépôt de nourriture hydratée et de gel nourrissant directement dans la cage, une pesée tous les 2 jours, la surveillance d’une pousse des dents en plus de la surveillance de l'état général des individus. Ces mesures de raffinement sont issues de recommandations publiées issues de travaux de la communauté scientifique. Des points limites qui auront pour effet l’arrêt de la procédure ont été définis.
Choix des espèces
Le tissu musculaire de la souris est très proche de celui de l'Homme dans sa structure et son fonctionnement, avec les mêmes séquences de l'inflammation chez la souris et chez l'homme au cours de la régénération musculaire. Le projet s'intéressant aux mécanismes de réparation tissulaire à l'âge adulte, les souris sont utilisées à l'âge adulte, soit entre 8 et 12 semaines.
Etude des mécanismes impliqués dans l’altération de la masse et du métabolisme musculaire au cours du vieillissement
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Douze heures de jeûne nocturne avec une perte de poids attendue de 10 à 15 %, 48 heures seules en cage de mesure du métabolisme, six passages en résonance magnétique et une course jusqu'à la vitesse maximale sur tapis roulant, 120 souris subissent ces procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à la fin pour prélever de nombreux tissus. Elles reçoivent aussi une injection quotidienne pendant cinq jours, un poinçon à l'oreille et des prélèvements de sang à la queue, une partie d'entre elles étant nourries jusqu'à l'obésité. L'objet déclaré est de comprendre la fonte musculaire et la résistance à l'insuline qui accompagnent le vieillissement. Le porteur indique que le tapis roulant retenu remplace la stimulation électrique par un jet d'air sur l'arrière-train, et qu'il n'a jamais observé de blessure.
Objectifs
Le vieillissement se traduit par atrophie musculaire, c'est à dire une perte de la masse musculaire, conduisant à la perte d’autonomie des personnes et à l’augmentation de leur mortalité. L’étude des mécanismes impliqués dans la mise en place de ce phénomène est donc d’un intérêt clinique non négligeable. Cette perte musculaire affecte un type particulier de fibres, les fibres à contraction rapide. De plus, le vieillissement est également associé à une perturbation de la régulation du taux de sucre dans le sang avec une résistance à l’insuline. Notre projet à deux objectifs : 1) identifier les mécanismes cellulaires responsables de la perte de muscles induites par traitement aux glucocorticoïdes (médicaments anti-inflammatoires utilisés fréquemment) et au cours du vieillissement 2) identifier les mécanismes cellulaires responsables de la perturbation de la régulation de la glycémie (taux de sucre dans le sang et résistance à l’insuline) qui apparait en en cas d’obésité ou au cours du vieillissement
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la perte de la fonction musculaire au cours du vieillissement pour permettre à plus long terme d’augmenter la qualité de vie (favoriser le bien vieillir). De plus, nous nous intéressons à la vulnérabilité des fibres musculaires à contraction rapide qui sont également touchées préférentiellement au cours de différentes pathologies (cancers, infections, sclérose latérale amyotrophique, insuffisance cardiaque et la broncho-pneumopathie chronique obstructive) ainsi qu’en cas de jeûne ou d’hypoxie (manque d’oxygène). Nos résultats pourraient donc être aussi intéressants pour de nombreuses autres pathologies.
Procédures
Tous les 120 animaux seront identifiés par poinçon à l'oreille (1 fois, 2 secondes) et seront traités avec 1 injection par jour (piqure 2 secondes) pendant 5 jours. Ils seront également soumis à des tests de composition corporelle par Résonance Magnétique Nucléaire (équivalent d'un IRM à l'hopital) (6 répartis sur l'ensemble du protocole, soit 6 x1min30 ). Ensuite, 48 animaux recevront aussi 1 injection par jour (piqure 2 secondes) pendant 7 jours. Le reste des animaux (soit 72) subiront aussi une administration orale d'une solution de glucose (volume et sonde respectant les recommandations / 5 secondes), un prélèvement de sang à la queue (volume et voie respectant les recommandations/ 30 secondes) puis 5 prélèvements d’une goutte espacés sur 2 heures (5 secondes par prélèvement) ainsi qu'un test de vitesse maximale aérobie sur tapis (1 fois, 30min). Ils seront également soumis à des tests comportementaux (3 fois 5 min et 3 fois 10 secondes).
Impact sur les animaux
Tous les animaux subiront des tests non-invasifs pour caractériser leur croissance, leur composition corporelle, leur activité physique et leur métabolisme. Ces tests pourront induire du stress. Les tests de capacités fonctionnelles sur les tapis pourraient engendrer du stress chez les animaux. Les effets indésirables pour le test d’activité sur tapis roulant peuvent être: l’épuisement de l’animal, une blessure à la patte. Les effets indésirables du traitement avec les glucocorticoïdes sont les modifications de poids et de comportement, ces derniers seront vérifiés tous les jours lors du traitement qui sera arrêté si un changement important de comportement est observé. Les animaux subiront un stress léger lié à la manipulation lors des tests de composition corporelle (2 minutes/semaine), de motricité (3 fois 5 min).Lors de la mesure du métabolisme respiratoire (48h) on peut attendre un stress modéré lié à l’individualisation nécessaire pour l’analyse. Pour le test de tolérance au glucose, on peut attendre une perte de poids de 10 à 15% liée au jeûne (12h sur la nuit, de 20h à 08h) et les animaux subiront une administration orale de glucose. Les prélèvements sanguins à la queue et le marquage à l'oreille induisent une douleur légère. Pour l'étude de l'influence d'un régime hypercalorique, qui reprend les mêmes tests mais sur des animaux ayant une nourriture plus riche, on attend les mêmes effets indésirables.
Devenir
Pour mener notre une étude et identifier les mécanismes d’interaction liant fonte musculaire, vieillissement, inflammation et obésité, nous devons prélever de nombreux tissus et réaliser des analyses moléculaires à l’issue de la procédure. Cela nécessite d’euthanasier les animaux en fin de projet.
Remplacement
Cette étude ne peut être conduite qu’avec des animaux car il n’y a pas de modèles cellulaires alternatifs pour l’étude des effets dépendant du type de fibres musculaires. De plus le vieillissement et la résistance à l’insuline sont des problèmes pathologiques impliquant de nombreux facteurs et de nombreux organes ce qui ne permet pas non plus le remplacement par des méthodes in vitro.
Réduction
Nous avons utilisé un logiciel de calculs statistiques pour définir le nombre minimal d’animaux nécessaires. Nous utiliserons un seul groupe contrôle pour l’ensemble des procédures. L’utilisation des deux sexes nous permettra d’inclure tous les animaux à l’étude et d’éviter les mises à mort inutiles lors de la production des lots expérimentaux.
Raffinement
Les animaux seront préalablement habitués à tous les tests de motricité et de course en étant simplement placés sur l’appareil, d’abord 1 minute sans mouvement, puis 1 minute à vitesse réduite. L’habituation sera répétée 2 fois, espacées de 24h, avant le test. Le tapis roulant utilisé sera un nouveau modèle sur lequel l’utilisation de stimulation électrique pour motiver la souris à courir est remplacée par un système qui envoie de l’air sur l’arrière train de l’animal. De plus, des points limites spécifiques ont été établis pour chaque geste permettant d’éviter une trop grande fatigue, le stress ou la blessure. Par expérience nous n'avons jamais vu de blessure, cependant si c’était le cas, l’animal serait soigné et sorti du protocole. Chez les animaux obèses, la nourriture enrichie en graisse étant plus friable que la nourriture standard, nous ajouterons un bâtonnet de bois à ronger dans la cage afin de prévenir la croissance continue des incisives. Pour le change et la réalisation des tests, les animaux seront déplacés à l’aide d’un tunnel de contention auquel ils seront habitués (enrichissement présent dans les cages). Ce tunnel permet aussi l’habituation à la mesure de composition corporelle où l’animal est maintenu dans un système équivalent le temps de la mesure (2 min environ). Nous utiliserons de la poudre hémostatique pour arrêter les éventuels saignements lors de la mesure de glycémie. Pour la surveillance des animaux et plus particulièrement des souris obèses, nous utiliserons la grille de score adaptée.
Choix des espèces
Les conditions de perte de muscles chez l’humain que nous souhaitons étudier plus précisément sont bien reproductibles dans le modèle souris. De plus, nous utiliserons un modèle génétiquement modifié qui n’existe que chez la souris. Les animaux seront utilisés au stade adulte afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé. D'autre part, des souris âgées seront utilisées pour étudier la perte de muscle qui s’installe à partir de 18 mois.
Etude de l’effet du PEDF sur le processus d’ossification primaire chez la souris adulte
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Opérées du fémur droit sous anesthésie générale, puis passées deux fois au scanner sous anesthésie gazeuse pendant trente-cinq minutes, 32 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent aussi deux injections intrapéritonéales, cinq jours puis un jour avant leur mise à mort, et toutes sont tuées pour récupérer leurs fémurs et les analyser par histomorphométrie. Le fémur gauche de chaque animal sert de contrôle, ce que le porteur compte comme une réduction du nombre de souris utilisées. Il écrit par ailleurs que la procédure n'entraîne "ni douleur ni problème pour se déplacer" à long terme, à propos d'une chirurgie osseuse suivie d'une surveillance post-opératoire par grille de score.
Objectifs
L'ostéogénèse imparfaite de type VI est une maladie génétique dûe à des mutations sur le gène codant pour une protéine anti-angiogénique. Des études précédentes ont montré que l'injection d'un traitement ayant un effet anabolique sur la formation osseuse conduit à une surexpression de cette protéine. Notre équipe a donc cherché à trouver le lien entre l'effet de celle-ci sur la microvascularisation osseuse et la formation osseuse.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre l’implication de cette protéine anti-angiogénique dans la formation osseuse et particulièrement sur le processus d'ossification primaire qui conditionne le devenir de l'os adulte. Sur le long terme, cela nous permettra de mieux comprendre les processus pathologique impliqués dans l'ostéogénèse imparfaite de type VI et de proposer des traitements adaptés.
Procédures
Injection d'une substance (200ul) en intra-péritonéale x2 (5j et 1j avant mise à mort) et scanner x2 (48h après chirurgie et 1j avant mise à mort) sous anesthésie gazeuse (35min). Chirurgie au niveau du fémur droit sous anesthésie générale (10min).
Impact sur les animaux
L'injection d'une substance (200ul) en intra-péritonéale et le scanner s'effectue sous anesthésie gazeuse. On s’attend à un léger stress après les manipulations. La chirurgie se fait sous anesthésie générale. La procédure n'entraîne pas de douleur ni de problème pour se déplacer chez l'animal sur le long terme. Ces procédures sont donc de classe modérée.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de pouvoir récupérer les fémurs afin de faire des analyses par histomorphométrie.
Remplacement
Nous cherchons à étudier la relation complexe entre la microvascularisation et la formation osseuse ainsi que les mécanismes moléculaires impliqués. Compte tenu du fait que la moelle osseuse est un tissu complexe constitué de très nombreux types cellulaires, il est impossible de modéliser ces expérimentations in vitro.
Réduction
En accord avec le pourcentage des variations observées dans les mesures des paramètres biologiques et pour réaliser une étude statistique solide, nous utiliserons 8 souris/groupe. Les génotypes seront séparés en 2 groupes, eux-même divisés en 2 sous-groupes mis à mort à J14 ou J21. Pour réduire le nombre d'animaux utilisés nous utiliserons le fémur gauche de chaque souris comme contrôle.
Raffinement
Les animaux seront manipulés en limitant le stress au maximum, par des personnes compétentes en expérimentation animale, un temps d’acclimatation sera prévu avant toute manipulation et une définition précise des points limites conduisant à l’arrêt du protocole et à la mise à mort immédiate des souris sera mise en place. Une surveillance adaptée (observation régulière des animaux et grille de scoring) sera mise en place post-chirurgie et permettra de limiter au maximum la souffrance. La chirurgie se fait sous anesthésie générale. Cette technique a déjà été utilisée dans notre laboratoire et elle est maîtrisée par un personnel compétent. La procédure n'entraîne pas de douleur ni de problème pour se déplacer chez l'animal sur le long terme. L'injection d'une substance (200ul) en intra-péritonéale et le scanner s'effectue sous anesthésie gazeuse. On s’attend à un léger stress après les manipulations. Ces procédures sont donc de classe modérée.
Choix des espèces
Nous cherchons à étudier la relation complexe entre la microvascularisation et la formation osseuse ce qui est impossible à faire in vitro. Nous avons, de plus, validé toutes nos mesures chez des souris et le travail sera effectué chez des souris dont le gène codant pour notre molécule d'intérêt a été invalidé. Ce mutant chez la souris est une souche robuste sur laquelle des études ont déjà été faites, c’est donc actuellement le meilleur modèle. Nous souhaitons étudier un processus d'ossification primaire, il est donc plus simple et plus rapide de le reproduire chez un animal adulte avec un os mature plutôt que de l'étudier chez un souriceau. La procédure se fait donc chez des souris de 2 mois. Des souris mâles et femelles seront utilisées car on ne s'attends pas à de différence entre les sexes au niveau de l'étude de ce processus.