Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
Effet du cannabidiol (CBD) sur la qualité de vie de chiens âgés atteints d’arthrose ou d’un dysfonctionnement cognitif
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
240 chiens de sept ans ou plus, atteints d'arthrose ou d'un dysfonctionnement cognitif, reçoivent du cannabidiol par voie orale toutes les douze heures pendant six mois, soit environ 360 administrations par animal. Les procédures impliquent un niveau de souffrance léger et les chiens restent chez leur propriétaire ou en refuge, sans mise à mort prévue. Chacun porte un collier d'activité 24 fois sur six mois par périodes de 72 heures, passe huit séries de tests filmés dont une résolution de problème et une mesure d'attention soutenue, et subit trois prélèvements de sang et d'urine ainsi que des radiographies répétées. Le porteur part de l'expansion du marché légal du cannabidiol pour animaux de compagnie et attend du complément qu'il retarde la progression des signes cliniques, effets indésirables digestifs, salivation excessive, somnolence et ataxie légère compris.
Objectifs
Le marché légal du cannabidiol (CBD) pour la consommation humaine et animale est en pleine expansion dans le monde entier. La médecine vétérinaire a augmenté la longévité des animaux de compagnie et à mesure que la population vieillit, il y a une augmentation des maladies liées à l'âge susceptibles de compromettre leur qualité de vie (QV). Nous souhaitons donc étudier dans un second temps les effets du CBD dans la prise en charge de chiens âgés atteints d’arthrose pour augmenter les connaissances actuelles (limitées en taille de population et de durée des études), et de chiens âgés atteints de dysfonctionnement cognitif, syndrome avec une gestion complexe (où à l’heure actuelle aucune étude n’a été réalisée sur les effets du CBD), afin d’évaluer le potentiel de cet outil dans l’amélioration de la qualité de vie des animaux de compagnie.
Bénéfices attendus
La première partie du projet permettra d’obtenir une base d’information sur le profil des populations canine et féline en France et la perception vis-à-vis du CBD des propriétaires de chiens/chats, du personnel de refuge, des vétérinaires/ASV, ainsi que son utilisation. Au vu des résultats d’études sur les effets du CBD chez des chiens et/ou autres mammifères, nous nous attendons à ce qu’un complément à base de CBD, associé au non à d’autres traitements, retarde la progression, voir réduisent les signes cliniques liés à l’arthrose ou au dysfonctionnement cognitif dans notre population, et par conséquent améliore la qualité de vie de ces chiens. Dans ce cas, cette molécule pourrait être recommandée et participer à l’amélioration de la qualité de vie de nombreux chiens. Par ailleurs, ces études pourraient permettre d’encourager d’autres études sur les effets du CBD chez le chien dans des situations différentes (maladies etc.) ou chez d’autres animaux, afin de voir tout le potentiel de cette molécule.
Procédures
Le projet implique une administration orale du produit par le propriétaire ou personnel du refuge toutes les 12h pendant 6 mois, des tests réalisés et filmés par le propriétaire ou personnel du refuge (8 fois sur 6 mois), un port du collier d’activité (24 fois sur 6 mois, durant 72h), un suivi vétérinaire avec prélèvements sanguins et urinaires (trois prélèvements par chien sur toute la durée de l’étude). Les chiens seront dans un état vigile. Les tests seront les suivants : Time Up and Go (distance parcourue égale à 10 fois la taille du chien avec mesure du temps et score associé, jusqu’à 2 min, 3 essais) ; résolution de problème (atteindre une friandise rendue difficilement accessible, jusqu’à 2 min, 3 essais) ; attention soutenue (mesure du temps durant lequel l’individu maintient son regard vers le visage du propriétaire/soigneur ou de la friandise tenue proche du visage, jusqu’à 2 min, 3 essais). Des radiographies, échographies, examens d’ophtalmologies et ECG (électrocardiogramme) seront réalisés à l’inclusion. Les radiographies et échographies dureront entre 10 et 30 minutes environ, l’ECG est plus rapide. Les radiographies pourront être répétées pour l’arthrose aux mois 3 et 6 en plus de l’inclusion. Des analyses biochimiques seront effectuées à l’inclusion, puis aux mois 3 et 6 des études. Les endocannabinoïdes et les métabolites seront analysés à l’inclusion et au mois 6. Aucune anesthésie, aucun appareillage, aucune médication et aucune contention n’est prévue pour les différents examens. La méthode d’approche attentive et de contrôle doux sera adoptée, la réaction des individus sera observée et la méthode réadaptée si nécessaire.
Impact sur les animaux
Le projet implique une administration orale du produit par le propriétaire (ou personnel du refuge), des tests réalisés et filmés par le propriétaire (ou personnel du refuge), un port de collier d’activité non constant mais régulier, un suivi vétérinaire avec prélèvements sanguins et urinaires. Ces événements peuvent être sources de stress et de douleur de courte durée pour les prélèvements. Aucune anesthésie, aucun appareillage, aucune médication et aucune contention n’est prévues pour les différents examens. Nous appliquerons les pratiques "pet friendly", les patients individus animaux seront les agents de leur coopération ou pas. La méthode d’approche attentive et de contrôle douce sera adoptée, la réaction des individus sera observée et la méthode réadaptée si nécessaire. L’administration de CBD peut être source d’effets indésirables (rares cas documentés au sein des études). Ces effets peuvent notamment être des symptômes gastro-intestinaux légers, une sécrétion excessive de salive, une somnolence, une légère ataxie, une réaction cutanée, des vomissements, une augmentation du taux de phosphatase alcaline, un gonflement local mineur pendant plusieurs jours.
Devenir
Les animaux étant des chiens vivant chez leur propriétaire en tant qu’animal de compagnie, ou vivant en refuge, ils resteront dans leur lieu de vie et poursuivront leur vie habituelle à l’issue du projet. Les chiens qui seront exclus des études, seront suivis jusqu’à l’établissement des causes de cette exclusion et suivis jusqu’au rétablissement si la cause s’avère être liée à notre étude. Les propriétaires et le personnel soignant pourront indiquer au-delà de la durée des études (jusqu’à 6 mois) tout éventuel événement indésirable et pourront remplir un questionnaire sur le long terme.
Remplacement
Le projet consiste notamment à comprendre les effets du CBD (cannabidiol) chez des chiens âgés atteints d’arthrose ou de dysfonctionnement cognitif. Cela implique par exemple des observations comportementales. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité cognitive et comportementale d’organismes entiers.
Réduction
Nous avons choisi d’utiliser environ 240 individus au total (environ 120 atteints d’arthrose et 120 de dysfonctionnement cognitif). La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et il sera nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats. L’effectif total pourrait être réduit dans le cas d’individus à la fois atteints d’arthrose et de dysfonctionnement cognitif.
Raffinement
Les animaux seront hébergés à leur domicile habituel (chez leur propriétaire ou en refuge). Nous mettrons en place des séances de familiarisation progressive pour chaque élément potentiellement source de stress (objets pour les tests, collier d’activité). L’ensemble des gestes techniques nécessaire au suivi physiologique des animaux seront effectués par un vétérinaire garantissant ainsi la réalisation des prélèvements selon les bonnes pratiques. En dehors du suivi vétérinaire avec prélèvements, les manipulations/mesures seront réalisées par le propriétaire et au domicile (ou personnel soignant au refuge) limitant le stress. Les propriétaires/personnels seront formés à la réalisation des tests comportementaux. Le collier d’activité mesurera la durée et fréquence de l’activité (course, marche, grattage, agitation de la tête) et de l’inactivité (repos et sommeil). Les individus montrant des signes d’effets indésirables (dûs ou non à l’administration de cannabidiol), de douleur ou de stress élevé seront exclus des études et suivis par un vétérinaire au besoin (point limite).
Choix des espèces
Un des objectifs du projets est d’améliorer les connaissances sur les effets du CBD (cannabidiol) chez les animaux de compagnie et plus particulièrement dans le vieillissement. En effet, la commercialisation de CBD pour animaux de compagnie se développe, il est donc nécessaire d’apporter des connaissances quant à cette utilisation. Peu d’études ont déjà été réaliser chez les chiens et ceux-ci sont connus pour être touchés par l’arthrose influencée par l’âge, qui est la première cause de douleur chronique chez les chiens. De plus, le dysfonctionnement cognitif représente un problème de santé considérable pour les chiens âgés, sa prévalence y est extrêmement élevée. Nous prévoyons d’utiliser des chiens âgés de 7 ans ou plus. En effet, la médecine vétérinaire a augmenté la longévité des animaux de compagnie et à mesure que la population vieillit, il y a une augmentation des maladies liées à l'âge susceptibles de compromettre leur qualité de vie. Notre objectif est d’évaluer les effets du CBD chez des chiens âgés atteints d’arthrose ou de dysfonctionnement cognitif, tous les deux influencés par l’âge. Lorsque les chiens sont âgés de sept ans ou plus, on considère qu'ils sont des chiens seniors ou gériatriques à risque de développer un problème de santé lié à l'âge.
Mesure de la valeur alimentaire des aliments pour ruminants sur des ovins
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Réutilisés d'une période de mesure à la suivante après au moins quatre semaines de repos, les moutons réintègrent à la fin du projet la filière classique d'élevage ovin. 35 moutons de race Texel vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun est conduit au licol jusqu'à une cage de digestibilité et maintenu à l'attache pendant onze jours, avec une pesée au début et à la fin de la période. Le porteur reconnaît que cette attache de onze jours est la principale nuisance et précise que les moutons voient, sentent et touchent leurs congénères à travers les parois ajourées, l'objet du projet étant de mesurer la valeur alimentaire de fourrages destinés aux élevages de ruminants.
Objectifs
L’objectif du projet est de mesurer la valeur alimentaire des fourrages ce qui implique de mesurer l’ingestion de ces fourrages par les animaux et la digestibilité des mêmes fourrages.
Bénéfices attendus
L'alimentation des ruminants est une des principales clefs de réussite de leur élevage. Clef technique, pour réaliser les objectifs de production de l'éleveur, clef économique puisque c'est une des principales charges des élevages. Il importe donc de pouvoir optimiser les aliments utilisés et/ou produits sur l'exploitation pour nourrir les animaux de la dite exploitation. La connaissance la plus précise possible de la valeur alimentaire de ces aliments, fourrages notamment, est donc un facteur de réussite technique et économique des élevages de ruminants. Ce projet permet également de caractériser finement les fourrages distribués à nos bovins, et donc de calculer les apports des rations ingérées par nos bovins expérimentaux et de les mettre en regard des caractères que nous mesurons (production laitière, croissance,...).
Procédures
Les moutons sont conduits au licol de leur parc jusqu'à la cage au début de la période de mesure. Ils sont également pesés au début et à la fin de chaque période. Chacune de ces opérations dure environ une minute. Les moutons sont à l'attache lors des périodes de mesure qui durent 11 jours.
Impact sur les animaux
La principale nuisance attendues sur les animaux est le fait qu'ils soient à l'attache dans la cage de digestibilité pendant 11 jours. Ils ne sont cependant pas totalement isolés puisqu'ils peuvent voir, sentir et toucher leurs congénères à travers les parois ajourées des cages de digestibilité.
Devenir
A l'issue de la procédure, les animaux sont réutilisés pour une nouvelle période de mesure, mais après une période de repos d'au moins 4 semaines pendant l'hiver. Sur la saison de pâturage, il n'y a pas de période de mesure donc les animaux sont toujours au pré (d'avril à octobre). A la fin du projet, les animaux réintègrent la filière classique d'élevage des ovins.
Remplacement
Il existe une méthode chimique pour déterminer la digestibilité des fourrages. Cette méthode n'est cependant pas assez précise pour obtenir des résultats scientifiques fiables, d'où l'utilisation de la méthode de référence, à savoir des mesures in vivo.
Réduction
L'utilisation de 6 moutons pour une période de digestibilité est l'effectif minimum pour avoir une moyenne représentative.Les résultats obtenus (mesures et analyses) sont moyennés pour obtenir la valeur alimentaire du fourrage étudié. Si un mouton a des valeurs à plus d'un écart-type de la moyenne (de la digestibilité de la matière sèche), ses mesures et analyses sont retirées du calcul de la valeur alimentaire du fourrage.
Raffinement
Pour mesurer la valeur alimentaire d'un fourrage, 6 moutons sont attachés en stalles individuelles contiguës pendant 11 jours. Pour leur confort alimentaire, une transition alimentaire permet de les habituer progressivement à l'aliment testé. Pour améliorer leurs conditions d'hébergement dans les stalles, celles-ci sont équipées d'un abreuvoir individuel et d’une petite brosse pour le grattage. Les moutons sont de race TEXEL. En effet, la race TEXEL étant doté d'aplombs solides, elle a été utilisée dès la création de la méthode. Elle continue à l'être.
Choix des espèces
L’espèce cible est un ruminant (bovin) et le mouton est utilisé comme modèle de ruminant de plus petite taille. Les ovins (40-100 Kg de poids vif) sont plus facilement manipulables que des bovins (700-1000 Kg de poids vif) et plus dociles que des chèvres. Et leurs résultats sont extrapolables aux autres espèces de ruminants. Animaux entre 1.5 et 4 ans d'âge à un poids compris entre 40 et 85 Kg de poids vif.
Etude de la réponse immunitaire induite chez le furet après vaccination BCG par voie orale ou sous-cutanée
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système respiratoire
Commandés à un fournisseur après une première série de quatre furets utilisés entre novembre 2023 et février 2024 pour que les expérimentateurs acquièrent les gestes, 12 furets vont être utilisés à leur tour, tous tués à l'issue pour constituer une banque de tissus. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré. Sur onze semaines, chaque furet reçoit un implant télémétrique, jusqu'à huit prises de sang, une vaccination BCG par voie orale ou sous-cutanée, une administration intratrachéale et un lavage broncho-alvéolaire, tous ces actes sous anesthésie générale de 5 à 30 minutes. Le furet est retenu parce qu'il est sensible à Mycobacterium bovis comme le blaireau, espèce sauvage visée par le programme de vaccination, dont l'expérimentation est soumise à une réglementation plus contraignante.
Objectifs
Ce projet s’inscrit dans un projet scientifique plus global visant à étudier la vaccination contre la tuberculose, dans la faune sauvage. Le furet et le blaireau sont deux espèces de Mustélidés qui sont sensibles à Mycobacterium bovis. Le blaireau étant une espèce sauvage, l’expérimentation sur cette espèce est soumise à une réglementation complémentaire contrairement au furet qui est une espèce domestique. Les objectifs sont d’analyser l’influence de la voie de vaccination (orale vs sous cutanée) sur la mise en place d’une réponse immunitaire contre les mycobactéries. Le modèle furet est utilisé pour la première fois dans nos conditions « infectieuses » d’expérimentation. Une première expérimentation a eu lieu avec 4 furets entre novembre 2023 et février 2024 afin de permettre aux expérimentateurs d’acquérir les gestes techniques. Le présent projet est prévu pour au maximum 12 furets : 1 lot de 6 qui recevra le vaccin par voie orale et 1 lot de 6 qui recevra le vaccin par voie sous-cutanée. Le sexe ratio sera adapté selon les capacités du fournisseur à nous fournir au moment de la commande. La voie sous cutanée a été testée sur des blaireaux mais elle nécessite une capture des animaux. Si ce projet démontre que la voie orale est aussi efficace, elle serait plus adaptée pour une vaccination à grande échelle. La voie sous-cutanée est une référence car elle est bien décrite dans différents modèles pour son efficacité. La voie intratrachéale est utilisée pour mimer l’exposition des animaux au pathogène (voie pulmonaire) afin de visualiser la réponse protectrice développée par la vaccination. Il s’agit d’un boost pour pouvoir quantifier la réponse immunitaire. Dans le modèle murin il s’agit d’une voie classique d’exposition. Ce projet a 3 finalités : 1) Répondre à la réglementation en expérimentation animale en vigueur concernant la maitrise et le maintien du savoir-faire du personnel. Ce projet permettra de perfectionner la mise en œuvre de gestes techniques sur modèle furet (manipulation, anesthésie générale, prise de sang, pose de puces télémétriques, administration par voie intratrachéale, injection sous-cutanée et lavage broncho-alvéolaire) 2) Valider les outils d’analyse de la réponse immunitaire developpé sur des furets sains « non infectés » 3) Quantifier la reponse immunitaire des furets suite à une vaccination BCG.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont doubles : 1) valider les outils nouvellement developpés (analyse des cellules immunitaires par cytométrie en flux, analyse des réponses immunitaires par transcriptomique) 2) définir la meilleure voie d’administration du vaccin BCG (voie sous cutanée ou orale), permettant la mise en place d’une protection optimale contre les mycobactéries.
Procédures
Au cours des 11 semaines du projet, chaque furet sera soumis au maximum à : - 1 pose de puces télémétriques qui durent quelques secondes - 8 prises de sang : au maximum 1 prélèvement par semaine. Une prise de sang dure quelques secondes - 1 LBA (lavage-broncho-alvéolaire) qui dure 2 à 5 min - 1 administration en SC (sous cutanée), qui dure quelques secondes - 1 administration en intra-trachéale, qui dure quelques secondes.Tous ces actes se feront sous anesthésie générale pendant 5 à 30 minutes selon la nature et le nombre d’actes effectués.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables pourraient être liés à une mauvaise réaction des animaux à l’anesthésie générale ou à un des gestes techniques qui induirait une réaction inflammatoire locale, un hématome ou une infection. En raison de leur hébergement en couple, d'éventuelles blessures infligées par les congénères sont possibles (griffure, morsure, abcès…).
Devenir
La totalité des animaux sera mis à mort à l’issue du projet afin de constituer une banque de tissus d’animaux qui seront utilisés pour des analyses ultérieures.
Remplacement
A ce jour, il n’existe aucun système in vitro ou méthode alternative permettant de reproduire la complexité du tissu pulmonaire et les processus complexes de recrutement des cellules immunitaires.
Réduction
Pour ce projet, le nombre minimal d’animaux a été fixé à 6 par lot pour favoriser d’une part le lien social entre les animaux (hébergement en couple) et pour avoir suffisamment d’échantillons biologiques qui soient statistiquement pertinents pour la suite du projet. En fonction de ce que le fournisseur sera en mesure de nous fournir au moment de la commande, le sexe ratio de chaque lot pourra être adapté. L’expérimentation contient 2 lots : un lot pour lequel le BCG est administré par voie orale et un lot avec une administration par voie sous-cutanée. Le nombre d’animaux utilisés pour fournir des échantillons a été déterminé grâce à un test statistique de calcul de la puissance ou de l'effectif nécessaire en utilisant un test de comparaison de deux échantillons indépendants.
Raffinement
Dans les 2-3 jours suivants leur arrivée, les furets seront anesthésiés pour permettre la pose des implants télémétriques puis une période d’acclimatation à l’environnement et d’habituation au personnel sera mise en place pendant 21 jours. La seule intervention du personnel sera de les habituer à leur présence et aux contacts : jeux, friandises. Ils seront également vermifugés. Les animaux seront hébergés dans des cages conçues spécifiquement pour le furet. Chaque furet disposera de sa propre cage mais elles seront interconnectées par 2 avec un système de tunnel permettant aux furets de se regrouper. Un hamac en tissu sera suspendu à l’intérieur de chaque cage permettant aux furets d’avoir un coin repos. Différents types de jouets seront utilisés (balle, tissus…). Des récompenses alimentaires (saumon, jus de thon, pâte appétente) seront données après les interventions qui ne nécessitent pas d’anesthésie (pesée, traitement anti-parasitaire). Ces récompenses alimentaires qui seront données au cours de la période d’acclimatation permettront d’habituer les animaux pour l’administration orale du vaccin à J0. Les furets seront maintenus sous anesthésie générale gazeuse. Tout au long de l’anesthésie, ils seront sous monitoring (fréquence respiratoire, fréquence cardiaque, température), sous lampe et/ou tapis chauffant et sous la supervision du personnel en charge des anesthésies. Lors de l’intubation intra-trachéale, du gel sera mis sur la sonde pour anesthésier la gorge. Lors de la phase de réveil, une surveillance rapprochée de l’animal sera faite, jusqu'à son réveil complet. En cas de besoin, des traitements seront mis en place pour faciliter le réveil et gérer une éventuelle douleur. En cas d'infection, un traitement antibiotique sera mis en place. La vétérinaire de l'unité sera systématiquement consultée en amont. Deux visites quotidiennes seront réalisées afin d'assurer les soins quotidiens, de surveiller l’état de santé des animaux. Des point limites adaptés ont été définis et la vétérinaire de l’unité sera avertie en cas d’apparition de signes cliniques.
Choix des espèces
Le furet est un modèle validé pour l’étude d’espèces de la faune sauvage (blaireau) qui constitue l’espèce ciblée par le projet de vaccination contre la tuberculose animale. Le furet et le blaireau sont deux espèces de Mustélidés qui sont sensibles à Mycobacterium bovis. Le blaireau étant une espèce sauvage, l’expérimentation sur cette espèce est soumise à une réglementation complémentaire contrairement au furet qui est une espèce domestique. Animaux adultes âgés d’environ 1 an (poids d’environ 1400 g pour les mâles et 1200 g pour les femelles). Le choix d’animaux adultes est conditionné par le fait que la vaccination est plus pertinente sur animaux adultes que chez des jeunes dont le système immunitaire est en cours de développement.
Distribution 3D de la bléomycine après instillation intratrachéale et relation dose-effet dans un modèle de fibrose pulmonaire chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
Une instillation de bléomycine directement dans la trachée sous anesthésie, répétée jusqu'à trois fois pour le groupe suivi trente jours, provoque chez 48 souris une fibrose pulmonaire. Toutes sont tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, pour prélever les poumons et cartographier en trois dimensions la distribution du produit et des lésions. Le projet doit fournir un atlas de référence à un modèle mathématique, présenté comme une étape vers un "jumeau numérique" qui réduirait ensuite le nombre d'animaux utilisés. Le porteur affirme que l'instillation ne cause aucune douleur au réveil et que le développement de la fibrose est indolore faute d'innervation sensitive du poumon, tout en annonçant une insuffisance respiratoire sévère et une mortalité de 20 à 30 % après sept à dix jours à forte dose.
Objectifs
La fibrose pulmonaire progressive correspond à un ensemble pathologie pulmonaire fibrosante qui met en jeu le pronostic vital et qui recouvre des causes très différentes, avec des réponses hétérogènes et insatisfaisantes aux traitements. L’étude de cette pathologie nécessite de développer des modèles réalistes pour comprendre les mécanismes impliqués dans le remodelage tissulaire à l’origine de la morbidité associée à la maladie et la proposition de nouveaux traitements ciblés. Le modèle de fibrose pulmonaire le plus largement utilisé est réalisé in vivo chez la souris par instillation dans la trachée d'un agent pro-fibrosant. Cependant, ce modèle présente des inconvénients tels que l'hétérogénéité spatiale anatomique des lésions. Ce modèle étant malgrés tout le plus utilisé et reproduisant un certains nombre d’éléments retrouvé chez le patient, nous envisageons : 1/ d’évaluer virtuellement la distribution de l'agent pro-fibrosant après instillation intra-trachéale en utilisant les mathématiques probabilistes, d'abord appliquées à un modèle simplifié ; 2/ de comparer les résultats obtenus dans les modèles virtuels avec la distribution pulmonaire 3D de cet agent pro-fibrosant immédiatement après instillation intra-trachéale, ainsi que les lésions fibrotiques induites 1 semaine plus tard.
Bénéfices attendus
La fibrose pulmonaire progressive est une pathologie qui met en jeu le pronostic vital et qui recouvre des causes très différentes, avec des réponses différentes aux traitements disponibles. Cette pathologie pulmonaire est considérée comme un problème majeur de santé publique. L’étude de cette pathologie nécessite de développer des modèles animaux en injectant dans le poumon un agent fibrosant. Ces modèles permettent de comprendre les mécanismes impliqués dans les modifications de l’organisation du tissu pulmonaire à l’origine des symptômes associés à la maladie. Ce projet vise à approfondir nos connaissances du modèle de souris qui reproduit la fibrose pulmonaire progressive. L’objectif est de construire un « atlas de référence » de l’apparition et de l’évolution de la maladie à partir d'un modèle mathématique. Ce modèle permettra de prédire l’apparition et la distribution des lésions afin de mieux comprendre et mieux traiter les modifications de l’organisation du tissu pulmonaire. Nous utiliserons une technique d’imagerie tridimensionnelle à haute résolution afin de : 1) déterminer la distribution 3D des instillations de l’agent fibrosant injecté dans le poumons des souris en fonction des programmes d'administration (injection unique ou répétée) ; 2) déterminer la distribution des lésions dans le poumon de la souris; 3) réaliser un "atlas" de référence pour la construction des modèles mathématiques. Une meilleure connaissance du modèle animal permettra de construire un jumeau numérique afin de réduire le nombre d'animaux utilisé et permettra également une meilleure connaissance de la pathologie humaine.
Procédures
La réalisation de ce projet nécessite deux types d’induction et deux temps de maintien. L’induction de lésion pulmonaire aigue (8 jours) via l’administration unique d’un agent pro-fibrosant sous anesthésie générale (durée 10 min). L’induction de lésion pulmonaire progressive (30 jours) via l’administration répétée d’un agent pro-fibrosant sous anesthésie générale (durée 10 min répétée 3 fois). Les animaux seront euthanasiés selon une méthode réglementaire afin de réaliser les différents prélèvements nécessaires aux analyses soit immédiatement après administration de l’agent pro-fibrosant soit une semaine après.
Impact sur les animaux
L'instillation intra-trachéale d’un agent fibrosant n'entraîne aucune lésion trachéale ni de douleur particulière au réveil de l'animal. Le développement d'une fibrose pulmonaire est également indolore du fait de l'absence d'innervation sensitive à la douleur dans le parenchyme pulmonaire. Elle peut néanmoins entraîner une insuffisance respiratoire sévère et une mortalité de 20 à 30 pour cent après 7 à 10 jours suite à l’administration d’une forte dose d’agent fibrosant ou de 10 pour cent après 45 jours lors des instillations répétées de faibles doses de cet agent. Les anesthésies par voie intra-péritonéale sont suivies par l'euthanasie de l’animal (sans réveil). Lors de l’anesthésie gazeuse, les niveaux seront ajustés en temps réels en fonction des réactions de l’animal afin d’éviter les risques anesthésiques.
Devenir
A la fin de la période de maintien ou en cas d’atteinte d’un point limite, les animaux seront euthanasié pour prélèvement d'organes. Tous les prélèvements sont nécessaires pour répondre à la question scientifique
Remplacement
La réalisation de ce projet nécessite d’instiller des agents pro-fibrosant et des produits de contratse avant d’étudier leurs distributions post instillation ainsi que l'induction de lésions pulmonaires in vivo. De fait, il n'existe pas de méthodes alternatives à l'expérimentation animale in vivo à ce jour pour cette expérimentation.
Réduction
48 animaux sont prévus dans ce projet. Le nombre de souris par groupe à été estimé en fonction de la littérature existante. Il s’agit du nombre minimum d’animaux requis pour l’obtention des acquisitions par tomographie par contraste de phase à rayons X à haute résolution permettant une imagerie volumétrique nécessaire à l’étude de la distribution 3D des lésions.
Raffinement
Toutes les procédures seront réalisées dans le respect total des règles du raffinement. Les souris seront hébergées dans un environnement enrichi par groupes sociaux de 4 animaux par cage. La température de l’animalerie et l’humidité relative sont contrôlés en permanence. La nourriture sera fournie ad libitum et la photopériode sera de 12h/12h. L'enrichissement du milieu sera composé de matériel de nidification (bandes de papier naturel compacté) et d'abri en cellulose. Concernant l'instillation intra-trachéale, celle-ci sera réalisée sous anesthésie gazeuse. Ce type d’anesthésie est de courte durée et l'instillation n'entraîne aucune lésion trachéale ni de douleur particulière au réveil de l'animal. Les souris seront ensuite surveillées jusqu'à leur réveil complet. Afin d’améliorer le confort de l’animal suite à l’instillation intra-trachéale et afin de prévenir une perte de poids trop importante, un gel hydraté enrichi pourra être proposé au animaux afin de faciliter l’alimentation et la récupération des animaux dans les premières heures suivant la procédure. En fin de procédure, lors de l'anesthésie précédant l’euthanasie, la profondeur d'anesthésie sera vérifiée via l’observation des signes suivants: le relâchement des muscles, la perte du réflexe de retrait sur les deux pattes et la queue, la perte du réflexe de fermeture des paupières, une respiration calme. Durant toute la procédure, les conditions de soins et les méthodes utilisées ont été choisies pour réduire le plus possible toute souffrance qu’auraient pu ressentir les animaux. Les points limites seront basés sur l'examen visuel des signes suivants: immobilité, difficultés respiratoires (râle, respiration rapide..), position anormale (dos vouté, couché sur le coté..), réduction de la mobilité (faiblesse musculaire, manque de coordination, tremblements, paralysie..), perte de poids rapide ou progressive, mauvais état du pelage (poil ébouriffé, mal entretenu..), vocalisation, pâleur des yeux ou des extrémités, automutilation. Pour cela, une échelle d'évaluation avec score est utilisée.
Choix des espèces
Ce projet a pour objectif d’induire des lésions pulmonaire puis de prélever les poumons afin visualiser la distribution de ces des lésions pulmonaires. Notre choix c'est porté sur la souris car le modèle murin de fibrose pulmonaire induite par instillation intra-trachéale d'agents pro-fibrosant est un modèle validé dans la littérature et couramment utilisé pour l’étude des fibroses pulmonaires progressives. Il est parfaitement décrit et il a permis l’identification de multiples phénomènes moléculaires et cellulaires impliqués dans la fibrogénèse pulmonaire et a été́ utilisé pour tester de nombreuses stratégies thérapeutiques Pour réaliser notre étude, nous avons besoin que le système ventilatoire soit mature et fonctionnel. Les souris jeunes semblent moins sensibles aux agents pro-fibrosant comparées aux souris âgées. Cependant, il est bien décrit dans la littérature que les souris plus âgées, développent une fibrose pulmonaire plus sévère, ce qui risquerait d’induire une surmortalité. Le compromis qui a été choisi est un âge de 8 semaines.
Evaluation de nouveaux outils radiothérapeutiques ciblant le noyau des cellules cancéreuses – EU2/2
- Recherche appliquée
- Cancers
- Diagnostic des maladies
Les souris retenues sont dépourvues de thymus, donc privées d'une grande partie de leurs cellules immunitaires, pour que leur organisme ne rejette pas la tumeur humaine qu'on leur greffe. 2 480 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit jusqu'à six anesthésies, une greffe sous-cutanée, une injection intraveineuse de composé radiomarqué, jusqu'à 45 minutes d'imagerie et des mesures de tumeur au pied à coulisse, avec hébergement individuel après l'injection radioactive, ce que le porteur décrit comme un "sentiment d'isolement et absence de liberté d'expression". La mise à mort sert à compter la radioactivité organe par organe, le cadavre étant lui aussi récupéré.
Objectifs
Malgré les efforts de la recherche et les nombreux traitements développés dans le cadre de la lutte contre le cancer, les cellules cancéreuses parviennent parfois à échapper aux thérapies de différentes façons. Afin de contourner ce problème, la mise au point de nouveaux outils ciblant des vulnérabilités tumorales clés couplés à la radioactivité est actuellement en plein essor. Cette technologie est appelée radiothérapie interne vectorisée (RIV). Elle consiste à lier un élément radioactif à une molécule, ou vecteur, capable de se lier de manière spécifique à une cible biologique fortement exprimée dans la tumeur afin que le vecteur puisse diriger et concentrer l’élément radioactif dans les cellules cancéreuses. En fonction de l’élément radioactif choisi, il sera alors possible d'effectuer la détection de la tumeur par imagerie nucléaire ou bien de traiter les cellules tumorales via des rayonnements fortement énergétiques. Ces rayonnements détruisent l’ADN des cellules cancéreuses, menant à la destruction de la tumeur. Il a été démontré que la protéine N est fortement exprimée dans de nombreux cancers. Plusieurs types de vecteurs capables de se lier spécifiquement à la protéine N ont été développés. A la différence de nombreuses autres protéines exprimées par les cellules cancéreuses, la protéine N est capable de transporter les vecteurs qui s’y lient jusqu’à son noyau cellulaire qui contient l’ADN. En rapprochant l’élément radioactif de l’ADN, il est possible de potentialiser l’effet de la thérapie, tout en diminuant sa toxicité pour les cellules saines. Nous avons sélectionné deux vecteurs se liant à la protéine N de manière différente afin de maximiser les chances d’identifier un système efficace. Comme il existe plusieurs types d’élément radioactif avec des propriétés très différentes, il est nécessaire de comparer l’efficacité de plusieurs combinaisons vecteur-élément radioactif afin d’identifier le couple le plus efficace. Alors que certains de ces éléments radioactifs émettent des rayonnements ionisants capables de détruire les cellules cancéreuses, d’autres peuvent être utilisés pour détecter les tumeurs par imagerie, ce qui permettra dans un premier temps de vérifier que les vecteurs s’accumulent bien dans la tumeur chez la souris. Dans un second temps, l’imagerie permettra de sélectionner les patients dont les tumeurs expriment la protéine N et qui seront donc éligibles à la thérapie. Le projet se déroulera sur deux établissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
Les traitements actuels par radiothérapie interne vectorisée sont presque systématiquement accompagnés d’effets secondaires graves dus aux dommages provoqués aux cellules non-cancéreuses. En dirigeant les éléments radioactifs de manière spécifique au noyau des cellules cancéreuses, la stratégie de ce projet a pour but d’augmenter l’efficacité de ces thérapies tout en diminuant leur toxicité. Le but final est de réaliser une phase I clinique chez l’Homme à la fin de l’étude
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - 1 Injection en sous-cutané au moment de la greffe de cellules tumorales (réalisée dans l'établissement 1, 5 min maximum). - 1 injection de produit en intraveineuse dans la veine de la queue lors des expérimentations d'imagerie ou de traitement (réalisée dans l'établissement 2, 5 min maximum). - Anesthésie à l'isoflurane réalisée lors de la greffe des cellules tumorales (réalisée dans l'établissement 1, 5 min maximum), lors de l’injection intraveineuse des produits (réalisée dans l'établissement 2, 5 min maximum) ou au moment de la mise à mort (réalisée dans l'établissement 2, 5 min maximum) ainsi que pendant l’acquisition des images (réalisées dans l'établissement 2, 45 min maximum). Il y aura au total 6 anesthésies au maximum pour chaque animal. - Imagerie à l’aide d’un scanner dans les procédures d’imagerie (réalisées dans l'établissement 2, 45 min maximum). - Mesures du poids et de la taille des tumeurs dans les procédures d’imageries et d’évaluation de l’efficacité des traitements (réalisée dans l'établissement 2, 1 min maximum).
Impact sur les animaux
Au sein de ce projet, plusieurs nuisances ou effets indésirables sur les animaux sont attendus et cités ci-dessous : - douleurs générées lors de la greffe des cellules tumorales, lors de l’injection des agents d’imagerie ou de thérapie. - lésions locales au site d’injection dû à la rétention du composé radiomarqué. - gêne ou douleur provoquée par la croissance des tumeurs - fatigue provoquée par la déplétion légère à modérée de cellules sanguines ou troubles digestifs dans les jours suivant l'injection du traitement radioactif, notamment lors de la détermination de la dose radioactive maximale tolérée par l'animal préalable à l'évaluation de l'efficacité thérapeutique de notre composé. - stress généré par les contentions lors des pesées, lors des mesures de la taille de la tumeur à l'aide du pied à coulisse ou encore lors de l'anesthésie générale effectuée pour la greffe, les injections ou avant la mise à mort de l'animal. - sentiment d'isolement et absence de liberté d'expression causés par l'hébergement individuel des animaux à partir de l'injection radioactive lors des expérimentations d'imagerie et de biodistribution.
Devenir
Les animaux seront mis à mort sous anesthésie générale à l'issue de l'ensemble des manipulations expérimentales qui constituent le présent projet. Cette méthode se justifie par la présence d'une greffe de tissu tumoral humain sur chacun des animaux ainsi que la réalisation d'une injection radioactive sur chaque souris incluse dans les expérimentations d'imagerie ou de thérapie. Les organes ainsi que le cadavre devront également être récupérés à la fin des procédures d'imagerie pour permettre un comptage de la radioactivité organe par organe. Un suivi de la courbe d'atteinte de points limites sera également nécessaire lors des études de l'efficacité thérapeutique.
Remplacement
Les expérimentations in vitro sur cellules permettent de réaliser beaucoup d'études de mise au point de nouveaux traitements. Cependant, elles n'offrent pas la possibilité de prédire l'influence de l'environnement tumoral, l'éventuelle toxicité de la molécule sur l'organisme ou encore le devenir du candidat médicament après administration. Un remplacement par une approche entièrement réalisée sans animaux vivants n'est donc pas envisageable car il serait alors impossible d'évaluer l'ensemble de ces paramètres. De plus, l'acquisition de données précliniques sur animaux est imposée par les autorités pour les nouveaux médicaments. L'expérimentation animale est donc requise pour le présent projet.
Réduction
Afin de respecter la règle des 3R, le nombre d'animaux utilisés sera réduit au minimum. Pour la détermination de l'efficacité thérapeutique de la molécule, les effectifs des animaux ont été calculés à partir d'un logiciel afin de tenir compte des analyses statistiques appliquées aux résultats expérimentaux. La procédure d’imagerie permet d’observer la localisation du vecteur au cours du temps sans avoir mettre l’animal à mort (suivi longitudinal), ce qui permet de maximiser les informations recueillies en minimisant le nombre d’animaux mis à mort. Les expériences de ce présent projet ne seront pas répétées.
Raffinement
Méthodes utilisées pour réduire la douleur : Raffinement des conditions d'hébergement : - Dans les procédures 1 et 2, les cages seront obligatoirement transparentes et mises côte à côte afin d'atténuer l'effet de l'isolement causé par l'hébergement individuel suite à l'injection du vecteur radiomarqué et de permettre un contact visuel des animaux. Chaque boite sera également enrichie d'un igloo et d'une roue en polycarbonate. - Dans toutes les procédures, des croquettes mouillées seront rajoutées dans les cages des souris souffrant de fatigue ou de faiblesse. Dans les procédures 3 et 4, des croquettes mouillées seront ajoutées systématiquement la première semaine suivant l’injection des vecteurs radiomarqués. - De la litière de cellulose sera utilisée pour limiter l’apparition de plaie chez les souris porteuses de tumeurs. - Le transport des animaux de l’EU1 à l’EU2 sera réalisée à l’aide de cages opaques à couvercle filtrant. Anesthésie : les animaux seront anesthésiés lors de la greffe des cellules tumorales (5 min maximum), lors de l'injection intraveineuse des composés (5 min maximum), lors des acquisitions d'image (45 min maximum) et lors de leur mise à mort (5 min maximum). Analgésie: en cas d'apparition de douleur, des analgésiques seront administrés aux animaux. Des points limites spécifiques à ce projet ont été mis en place pour limiter la souffrance des animaux au minimum. Ces points limites seront appliqués de manière stricte.
Choix des espèces
Le taux de réussite du développement des modèles tumoraux humains est fortement lié au type de souris utilisé pour implanter le tissu tumoral. Les souris immunodéprimées sont couramment utilisées pour développer des modèles de tumeurs humaines car celles-ci se caractérisent par l'absence d’un organe (le thymus), ce qui se traduit par un nombre considérablement réduit de cellules immunitaires fonctionnelles afin d'éviter que leur système immunitaire empêche le développement des cellules cancéreuses. Ces animaux présentent le meilleur taux de réussite pour la prise tumorale de tissu humain et seront donc utilisés dans ce projet. Les animaux ont 8 semaines lorsqu'ils sont inclus dans chacune des procédures car la prise tumorale est meilleure à cet âge, et ils sont plus résistants aux radiations.
Evaluation de traitements contre la rhinite chez le cobaye
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
Sensibilisés quatre fois par injection, triés selon leur réaction inflammatoire, puis exposés à l'allergène dans les deux narines, 1 260 cobayes développent éternuements, frottements du museau, larmoiement et écoulement nasal, comportements observés pendant deux heures. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré pour 1 080 d'entre eux et léger pour 180, avec jusqu'à 28 administrations d'un candidat médicament sur quatre semaines. Le porteur écrit que "les symptômes de la rhinite ne sont pas graves en soi" au moment de justifier l'intérêt du projet, après avoir décrit ces mêmes symptômes comme le résultat recherché chez les cobayes. Les animaux répondants sont tués pour prélèvement terminal du liquide nasal, du sang et d'organes, les 180 non-répondants restant en vie pour de "potentielles études futures".
Objectifs
La rhinite allergique est une maladie chronique des voies respiratoires très fréquente. Sa prévalence a augmenté considérablement ces dernières décennies, au point de constituer un problème de santé publique. 25% de la population est affectée dans les pays développés. La rhinite allergique constitue un problème de première importance en raison de sa prévalence élevée, des coûts qu’elle occasionne, de son évolution vers l’asthme et de ses effets considérables sur la qualité de vie des personnes affectées. La rhinite est déclenchée par une réaction excessive du système immunitaire en présence d’un allergène, comme le pollen ou les acariens. Pour défendre l’organisme, le système immunitaire libère divers composés, notamment de l’histamine, qui sont responsables des symptômes allergiques. Le traitement le plus efficace est l’éviction de l’allergène en cause, mais ceci est difficilement possible en pratique (e.g. cas d’une allergie aux pollens). Différents traitements sont disponibles. Cependant, les corticoïdes en suspension nasale ont des d’effets indésirables, tels que saignement de nez, irritation, fragilisation de la muqueuse nasale en cas de traitement prolongé. Les antihistaminiques peuvent également entrainer de la sédation. L’immunothérapie spécifique ou désensibilisation permet aussi d’induire une tolérance à un ou plusieurs allergènes. Dans ce contexte, le présent projet aura pour objectif d'évaluer l’efficacité préclinique de candidats médicaments susceptibles de lutter contre l’inflammation et les symptômes (éternuement, écoulement nasal,…) de la rhinite chez le cobaye.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d'évaluer l'efficacité de substances en cours de développement sur l'apparition des symptômes de la rhinite mais également sur la réponse inflammatoire. En effet, si les symptômes de la rhinite ne sont pas graves en soi, leur association peut les rendre difficiles à supporter et avoir un impact non négligeable sur la qualité de vie des patients (troubles du sommeil, fatigue chronique, difficultés de concentration, baisse de performance,…). Sans compter que les allergies peuvent exacerber les maladies suivantes : asthme, infection des voies respiratoires supérieures, sinusite ou bronchite. Dans ce contexte, il est nécessaire de développer un traitement efficace afin d’inhiber les symptômes de la rhinite et améliorer la qualité de vie des patients.
Procédures
Dans ce projet, les cobayes seront sensibilisés à 4 reprises en standard par l'injection d’un réactif (durée d’environ quelques secondes). Une semaine a minima après la dernière sensibilisation, les animaux répondants seront sélectionnés par injection (durée de quelques secondes) du même réactif (observation non invasive pendant 40 minutes de l’apparition d’une réaction inflammatoire au point d’injection). La rhinite est ensuite induite par une injection du réactif au niveau des 2 narines, durée de quelques secondes. Les symptômes de la rhinite seront évalués par observation du comportement de l’animal (en général pendant 2 heures après le challenge, après une période d'habituation de 30 minutes). Des prélèvements sanguins (durée de quelques secondes) peuvent être réalisés au cours de l’étude (maximum 2 prélèvements). Après l’évaluation des symptômes, les animaux seront euthanasiés pour prélèvements, e.g. sang, liquide nasal ou organes d’intérêt (durée de quelques secondes). Les candidats médicaments seront administrés (durée de quelques secondes) de manière aigue (une administration unique) ou chronique (durée maximum de 4 semaines selon le composé, soit 28 administrations).
Impact sur les animaux
Dans ce type de procédure, il est attendu le développement des symptômes de la rhinite après le challenge par voie nasale, i.e. principalement éternuement, frottement du museau, larmoiement, rhinorrhée et sécrétion de mucus. Il n’est pas attendu d’effets indésirables pendant la phase de sensibilisation des animaux. Pendant la phase d’observation des animaux, ces derniers sont isolés afin de mieux les observer. Des prélèvements intermédiaires réalisés au cours de l’expérience chez les animaux vigiles pourraient également constituer un stress.
Devenir
Tous les animaux répondants sont euthanasiés en fin de procédure car ils sont soumis à un prélèvement terminal (prélèvement du liquide nasal, de sang et/ou d'organes) afin d'évaluer l'effet des candidats médicaments sur la réponse inflammatoire. Les animaux non-répondants à la sensibilisation sont maintenus en vie car ils ne présentent pas de symptômes particuliers et pourront donc être utilisés dans de potentielles études futures.
Remplacement
Dans le cadre du développement des médicaments testés, de nombreux tests in vitro et in silico ont déjà eu lieu avant l'utilisation de l'animal. Ceux-ci constituent un point de départ permettant de générer des données préliminaires et d’effectuer un tri moléculaire pour ne retenir que les molécules présentant une certaine efficacité. Bien que ces tests permettent une réduction significative du nombre de substances à tester (et donc du nombre d’animaux), ils ne reflètent pas la complexité de l’environnement biologique et du système respiratoire chez l’Homme. De même, il n'est pas possible de prédire les effets secondaires des substances utilisées. Ainsi, les modèles d'animaux restent indispensables pour valider et optimiser de nouvelles thérapies pour leur utilisation en toute sécurité chez l'Homme.
Réduction
Les mesures de réduction s'intégrant à la règle des 3Rs vont consister à utiliser le plus petit nombre d’animaux possible pour chaque étude permettant d'obtenir des données suffisantes pour interpréter les résultats de façon correcte et d’éviter ainsi une répétition inutile des études (otamment, les prélèvements terminaux systématiques permettent d'éviter d'utiliser d'autres animaux). Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose-effet et la comparaison par rapport à un groupe non sensibilisé, à un groupe contrôle négatif et éventuellement à un contrôle positif si cela s'avère pertinent. Les données de la littérature indiquent qu’un effectif 8-10 animaux par groupe est généralement nécessaire pour atteindre une sensibilité correcte du test.
Raffinement
Les mesures de raffinement s'intégrant à la règle des 3Rs vont consister en un suivi des points limites permettant l'euthanasie précoce de tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids). De plus, les animaux sont suivis par le vétérinaire et manipulés fréquemment par des techniciens préalablement formés et attentifs, prêts à agir lorsque les critères d'interruption prédéfinis sont atteints. Par ailleurs, et au quotidien, un enrichissement complet est fourni aux animaux, celui-ci inclut dans leur hébergement : litière, objets de nidification, objets à ronger ou à mastiquer, présence de congénères (sauf cas contraire imposé par la procédure). Lorsque nécessaire, les animaux sont anesthésiés et analgésiés. Le programme d’anesthésie et d’analgésie est défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance.
Choix des espèces
Le choix de l'espèce est basé sur la bibliographie scientifique. Le cobaye est reconnu comme un bon modèle d'asthme ou inflammation pulmonaire, car contrairement à la souris et au rat, il démontre une réaction allergique précoce et tardive comme c'est le cas chez l'humain. C'est également l'espèce classiquement utilisée pour l'évaluation des symptômes de rhinite ou toux. Les études sont principalement réalisées chez des cobayes sevrés, âge variant entre 3 semaines et 2 ans, conformément à la bibliographie scientifique.
Etude des effets de différentes techniques de préparation de spermatozoïdes utilisées pour la procréation assistée sur le profil épigénétique de la descendance de souris minces ou obèses.
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
Pour savoir si les techniques de préparation du sperme utilisées en procréation médicalement assistée modifient le profil épigénétique de la descendance, 3 180 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les femelles donneuses reçoivent deux injections d'hormones à 48 heures d'intervalle puis sont tuées pour récupérer leurs ovocytes. Les mâles, soumis à des régimes alimentaires contrastés pendant quatre à douze semaines, subissent un gavage et neuf micro-prélèvements de sang lors du test de tolérance au glucose, un scan de composition corporelle, puis un prélèvement sanguin terminal. Les femelles receveuses d'embryons sont transférées par voie vaginale ou par chirurgie abdominale, avec sept à dix jours de convalescence, et tuées quand elles sont "trop âgées pour être utilisées pour la procréation".
Objectifs
L’infertilité, due à une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux, est une condition qui touche 1 couple sur 6 en âge de procréer. Les techniques de procréation médicalement assistée (PMA) sont des traitements largement acceptés pour les couples infertiles. Elles sont considérées comme des procédures sûres, cependant, des corrélations avec l’augmentation de l’incidence de syndromes liés à des anomalies épigénétiques (modification de l’activité de gènes sans changement de la séquence d’ADN mais pouvant être transmis) ont été suggérées. Des incertitudes demeurent quant à l’attribution de ces anomalies à la procédure elle-même, à des facteurs liés à l'infertilité, à des facteurs médicaux et environnementaux sous-jacents, ou à une combinaison de ceux-ci. Il est donc important de déterminer si les techniques de procréation assistée apportent des modifications entraînant des conséquences sur le développement et la santé de leur progéniture. La majorité des travaux dans ce domaine se concentre sur les influences maternelles, mais l’importance du rôle des pères apparait de plus en plus évidente. Certaines anomalies présentes au niveau des spermatozoïdes ont été associées à une diminution de la fertilité et suscitent des interrogations quant à une éventuelle transmission à la descendance. L’objectif de ce projet est d’établir les profils des pères et de leurs descendants afin de mieux comprendre comment sont transmises ces anomalies en évaluant les effets du style de vie (alimentation) et des techniques de préparation d’échantillons de spermatozoïdes sur l’efficacité et la qualité de la reproduction dans le cadre de techniques de PMA utilisées en Clinique.
Bénéfices attendus
Les résultats de cette étude pourraient avoir des implications significatives en ce qui concerne la procréation médicalement assistée, et plus généralement en termes de santé métabolique et reproductive. Déterminer les effets du style de vie et des techniques actuellement utilisées sur la santé de la progéniture représenterait une avancée importante dans le domaine. Les découvertes liées à ce projet aideront au développement d’outils qui permettront aux cliniciens d’identifier les échantillons de sperme présentant des caractéristiques associées à une susceptibilité accrue aux troubles de la fertilité, facilitant le parcours de traitement pour les couples ayant recours à la procréation assistée. Par ailleurs, mieux comprendre l’hérédité de la prédisposition aux maladies pourrait ouvrir de nouvelles voies dans le domaine de la prévention.
Procédures
Les femelles donneuses d’ovocytes ou d’embryons subissent deux injections d'hormones (30s/injections) à 48h d’intervalle. Lors du test de tolérance au glucose, les males subissent un gavage (administration orale à l’aide d’une sonde adaptée) (20s) et 9 micro-prélèvements de sang (20s/par prélèvement). Pour la détermination de la composition corporelle (masse maigre et masse grasse présentes dans le corps des animaux) la durée du scan par l'appareil est de moins de 5min. Les animaux sur lesquels un transfert d’embryon par voie vaginale est pratiqué subissent une anesthésie gazeuse de courte durée (environ 10min). Les animaux sur lesquels une chirurgie est pratiquée pour le transfert d’embryons (durée
Impact sur les animaux
Les femelles donneuses d’ovocytes ou d’embryons subissent deux injections d'hormones à 48h d’intervalle. Compte tenu de l’innocuité connue des substances administrées, aucun effet indésirable particulier n’est attendu suite à cette procédure. Lors du test de tolérance au glucose, une douleur modérée de courte durée associée aux prélèvements de sang est attendue. Pour la détermination de la composition corporelle des animaux, un appareil permettant d’utiliser des animaux vigiles et avec un minimum de stress (contrainte de quelques minutes seulement) est utilisé.Les animaux sur lesquels un transfert d’embryon par voie basse est pratiqué subissent une anesthésie gazeuse de courte durée (environ 10 min) il n’est pas attendu de douleur pour ce geste. Les animaux sur lesquels une chirurgie est pratiquée pour le transfert d’embryons (durée
Devenir
La collecte des échantillons de sperme ainsi que des tissus à analyser à l'issue de l'étude où les mâles sont soumis à différents régimes nécessite la mise à mort des animaux. La récupération des ovocytes chez les femelles stimulées hormonalement nécessite également la mise à mort des animaux. Les femelles receveuses d'embryons seront euthanasiées lorsqu'elles seront trop agées pour être utilisées pour la procréation.
Remplacement
L’objectif de ce projet est d’étudier les caractéristiques transmises à la génération suivante. Pour cette raisons, nous ne pouvons pas procéder sans un organisme vivant qui nous permettra d’obtenir plusieurs générations mais également de reproduire les techniques de procréation médicalement assistée utilisées actuellement en clinique. L’utilisation de souris est donc essentielle pour que les résultats soient transférables pour des applications chez l’Homme.
Réduction
Le nombre d’animaux a été déterminé afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables. Afin d’optimiser les protocoles de collecte d’ovocytes, de fécondation in vitro et de transfert d’embryons, nous prévoyons tout d’abord d’utiliser un nombre restreint d’animaux au cours d’une étude pilote qui sera réalisée avant le démarrage de l’étude principale. Les animaux impliqués dans l’étude pilote représentent 1,5% du nombre total d’animaux. Ceci permettra de s’assurer que les méthodes utilisées sont appropriées pour répondre à notre problématique avant d’impliquer un plus grand nombre d’animaux. Les prélèvements de sperme pour cette étude pilote seront réalisés post-mortem sur des mâles surnuméraires de l’établissement, afin de ne pas impliquer d’animaux supplémentaires.
Raffinement
Toutes les expériences prévues ont été planifiées de telle sorte que les points finaux (lorsque la souris est euthanasiée) précèdent autant que possible le moment où le stress ou la douleur surviennent. Nous effectuons une évaluation précise de l’état de santé des animaux lors de l’hébergement et des procédures expérimentales. A leur arrivée, les animaux seront hébergés dans des cages collectives avec un environnement enrichi (dômes, briquettes en bois pour ronger etc.). La boisson et la nourriture seront disponibles à volonté. Les conditions d'hébergement et de soins ainsi que les méthodes utilisées ont été choisies et conçues pour minimiser toute douleur, anxiété ou dommage durable que pourraient subir les animaux. La voie « basse » est privilégiée par rapport à une méthode chirurgicale pour le transfert d’embryons car elle est moins traumatique pour l’animal. Les animaux sont surveillés quotidiennement et pesés chaque semaine. Des points limites précis et adaptés ont été établis pour ce projet.
Choix des espèces
La souris est le plus petit mammifère modèle utilisé en recherche nutritionnelle, de plus s’agissant d’études concernant la transmission de caractères héréditaires, il est essentiel d’utiliser une espèce nous permettant d’obtenir plusieurs générations mais également de pouvoir reproduire des techniques utilisées chez l’Homme dans le cadre de la procréation médicalement assistée. Les mâles seront réceptionnés au sein de l’établissement utilisateur à 3-4 semaines et soumis à un minimum de 4 semaines de régimes (maximum 12 semaines) afin de pouvoir procéder à la collecte de sperme au moment de leur maturité sexuelle. Les femelles donneuses d’ovocytes sont utilisés à partir de 3-4 semaines d’âge (âge permettant la récolte du plus grand nombre d’ovocytes et permettant ainsi de diminuer le nombre d’animaux utilisés). Les femelles receveuses seront utilisées entre 8 et 12 semaines d’âge (âge correspondant à la maturité sexuelle).
Evaluation préclinique de composés visant à prévenir et traiter la lymphopénie radio-induite
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
1 018 souris vont être utilisées, chacune recevant une greffe de cellules tumorales sous la peau puis jusqu'à dix injections de composés, toutes tuées à l'issue pour analyse des tissus et des organes. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré. L'abdomen est irradié sous anesthésie gazeuse pendant un quart d'heure, ce qui provoque selon le porteur une toxicité et une perte de poids modérée dans les jours suivants, les tumeurs entraînant une gêne et un inconfort qualifiés de modérés. Le projet vise d'abord à installer chez la souris un modèle de chute des lymphocytes après radiothérapie, l'espoir d'un traitement pour les patients étant placé "à plus long terme" et suspendu à d'éventuels essais cliniques.
Objectifs
La radiothérapie fait partie du traitement de près de 60% des patients atteints de cancer, que ce soit dans le cadre d’un traitement ou à des fins palliatives. Un des mécanismes d’action de la radiothérapie est l’induction de dommages létaux au niveau de l’ADN des cellules, et notamment des cellules tumorales. La radiothérapie est délivrée principalement par des accélérateurs externes et les rayons, pour atteindre la tumeur, traversent également des tissus sains et touchent des vaisseaux sanguins. Les lymphocytes sont des cellules très radiosensibles. Un des effets secondaires majeurs de la radiothérapie réside dans la survenue d’une lymphopénie. Il s’agit d’une baisse drastique du taux de lymphocytes après le début du traitement par radiothérapie. La lymphopénie radio-induite (RIL) est un phénomène transitoire qui dure généralement jusqu’entre 3 et 9 mois après la fin du traitement par radiothérapie. Elle peut persister parfois pendant des années après le traitement. La sévérité comme la durée de la lymphopénie radio-induite ont été corrélées à une plus mauvaise survie globale chez les patients traités par radiothérapie. Ce phénomène est encore mal compris. Nous savons aujourd’hui que les lymphocytes sont des acteurs majeurs de la réponse anti-tumorale et cette chute du taux de lymphocytes pourrait concourir à une mauvaise réponse anti-tumorale. Notre projet vise à établir un modèle de lymphopénie radio-induite chez la souris pour avoir un modèle sur lequel tester de nouveaux composés pouvant éventuellement réduire ou abroger cette lymphopénie.
Bénéfices attendus
La radiothérapie est un outil puissant qui fait partie de l’arsenal de traitements anticancéreux. 50% des patients traités pour un cancer reçoivent une radiothérapie au cours de leur traitement. Le but de la radiobiologie est de permettre l’amélioration de l’efficacité des radiations ionisantes sur les tumeurs (en diminuant la radiorésistance), et de minimiser les effets secondaires sur les tissus sains traversés par les rayons. La lymphopénie radio-induite est un effet secondaire majeur de la radiothérapie. Il est actuellement reconnu que les lymphocytes sont essentiels dans la réponse anti-tumorale. De plus, il a été montré que les patients qui subissent cet effet secondaire ont une plus faible chance de survie. Réduire la durée ou la sévérité de la lymphopénie pourrait éventuellement permettre d’améliorer l’efficacité antitumorale du traitement par radiothérapie et d’augmenter les chances de survie des patients traités par radiothérapie. La mise en place d’un modèle préclinique de lymphopénie radio-induite permettra d’obtenir des connaissances sur ce phénomène encore assez peu exploré et permettra de tester si certains composés peuvent réduire ou atténuer cette lymphopénie. A court terme, notre étude permettra l’apport de connaissances scientifiques supplémentaires pour mieux appréhender le phénomène de lymphopénie radio-induite mais elle constituera surtout un socle de données précliniques permettant d’envisager à plus long le transfert en clinique de nouvelles combinaisons thérapeutiques lors d’essais cliniques et donc potentiellement permettra la mise au jour d’un nouveau traitement.
Procédures
Une injection de cellules tumorales en sous-cutané sera réalisée chez tous les animaux, durée 10 secondes, sous anesthésie locale. L’injection des composés se fera par injection intrapéritonéale, sous-cutanée ou intraveineux (une à 10 injections selon les composés), durée 10 secondes, sous anesthésie locale. Les souris seront anesthésiées pendant l’irradiation (maximum 15 minutes), une fois. Les prélèvements de sang sur les souris seront réalisés sous anesthésie générale, n=3, durée 3 minutes..
Impact sur les animaux
Le type d’irradiation utilisée dans notre étude est une irradiation localisée de l’abdomen. Elle a lieu sous anesthésie gazeuse (maximum 15 minutes). Cela peut générer du stress et de l’anxiété. Par contre, l’irradiation en elle-même est indolore. Elle peut induire de la toxicité qui va se traduire par une perte de poids modérée dans les jours suivants l’irradiation.L’administration des composés par voie intrapéritonéale ou sous-cutané ou intravein eux peut engendrer de la douleur et un stress léger et transitoire (mais les injections seront faites sous anesthésie locale). L’administration des composés per os peut engendrer du stress léger et de courte durée. Les tumeurs peuvent entraîner une gêne et un inconfort modérés.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures expérimentales aux fins d'analyses sur tissus et organes post-mortem.
Remplacement
Il a clairement été mis en évidence ces dernières décennies que le système immunitaire et le microenvironnement tumoral jouent un rôle fondamental dans la progression tumorale ainsi que dans la réponse à la radiothérapie et aux traitements anticancéreux en général. Il n’existe actuellement pas d’alternative permettant de récapituler aussi bien qu’un organisme vivant l’ensemble de ces interactions dans leur nombre et leur complexité. De même, il n'existe pas de sytème permettant de reproduire les interactions entre les éléments du sang, les cytokines, la tumeur et le sytème immunitaire dans sa globalité. La phénomène de la lymphopénie n'a pour l'instant pas pû être modélisé in vitro ou in silico.is
Réduction
Une analyse statistique à priori a été effectuée afin de calculer le nombre minimum d’animaux nécessaires pour détecter des différences significatives au niveau du taux de lymphocytes dans le sang au cours du temps. L’analyse des différences de taux de lymphocytes se fera avec une analyse de la variance pour tester la significativité des différences obtenues pour les différents groupes.
Raffinement
Au cours de notre projet, les nuisances aux animaux sont de la douleur et du stress. Pour les injections un anesthésique local sera appliqué sur la peau avant chaque injection. L’irradiation sera réalisée sous anesthésie générale pour réduire le stress induit. Les prélèvements de sang seront réalisés par une personne entraînée qui effectue déjà ce geste depuis longtemps au sein du laboratoire pour réduire le temps et le stress induit, sous anesthésie locale. Les animaux seront observés quotidiennement (vérification de l’état général) et pesés 3 fois par semaine (pour surveiller la survenue d’une éventuelle perte de poids. Du Diet Gel Hi Energy pourra être introduit en cas de perte de poids). De l’enrichissement est introduit dans les cages tout au long de l’expérience. Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués.
Choix des espèces
Les souris ont été choisies pour leur capacité à développer rapidement et efficacement des tumeurs et pour l’homogénéité et donc la fiabilité des résultats que l’on peut générer avec ce modèle (souris congéniques, avec recul important sur les données antérieures). Les animaux auront 8 semaines, jeunes adultes, ce qui correspond au meilleur âge pour les greffes et à la population de patients visées.
Evaluation de l’effet antitumoral et de l’effet abscopal d’un immunomodulateur combiné à un traitement par radiothérapie
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Greffées de deux tumeurs, injectées trois fois d'un immunomodulateur puis irradiées un quart d'heure sous contention, vigiles, 1 496 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées à l'issue pour prélever le sang et les tumeurs. Le projet cherche à savoir si cet immunomodulateur amplifie l'effet dit abscopal de la radiothérapie sur des métastases situées hors du champ d'irradiation, la retombée pour les patients étant renvoyée au long terme et à d'éventuels essais cliniques. Le porteur reconnaît que la tumeur, en grossissant ou en se nécrosant, peut faire souffrir la souris et gêner ses déplacements, et annonce des points limites "précoces" appliqués strictement, sans dire lesquels.
Objectifs
Notre projet consiste à évaluer l’impact de l’addition d’un immunomodulateur à un traitement par radiothérapie dans le cas de cancers multi-site. Cette voie de recherche est intéressante à explorer. En effet, elle peut contribuer à améliorer de façon significative l’efficacité des radiations ionisantes, sachant qu’aujourd’hui un traitement de radiothérapie est indiqué chez plus de la moitié des patients atteints d’un cancer. De plus, il a été montré que l’irradiation d’une tumeur pouvait engendrer des effets sur des métastases situées hors du champ d’irradiation. Cet effet, nommé « effet abscopal » provient du système immunitaire et serait très intéressant à amplifier grâce à des combinaisons thérapeutiques. Par ailleurs, des combinaisons thérapeutiques combinant irradiation et d’autres immunomodulateurs ont déjà montrées des effets en clinique soulignant le potentiel et l’intérêt de telles combinaison. De nombreuses études précliniques et cliniques montrent que l’efficacité antitumorale de la radiothérapie dépend du système immunitaire de l’hôte. Suite à l’irradiation, la réponse interféron-gamma puis la sécrétion de cytokines et de médiateurs vont favoriser l’infiltration de cellules immunitaires pro tumorale ou anti tumorales par vagues successives. Certaines réactions vont promouvoir l’effet antitumoral, tandis que d’autres, comme l’infiltration intratumorale radio-induite des lymphocytes T régulateurs vont freiner l’efficacité de la radiothérapie. Ces cellules ont normalement pour rôle de réprimer les réponses immunitaires anormales ou excessives envers des antigènes du soi ou du non-soi pour maintenir l’homéostasie immunitaire. Dans les cancers, elles sont impliquées dans le développement et la progression tumorale car elles inhibent l’immunité antitumorale. Le but de notre projet est de combiner une molécule permettant d’éliminer ces cellules avec la radiothérapie et de voir si cela peut améliorer l’efficacité de la radiothérapie et/ou l’effet abscopal induit par l’irradiation. Il a également été montré que cette nouvelle molécule augmentait l’efficacité de certains traitements dans des modèles résistants . Nous testerons donc dans un second temps le triple traitement avec radiothérapie.
Bénéfices attendus
La radiothérapie est un outil puissant qui fait partie de l’arsenal de traitements anticancéreux. 50% des patients traités pour un cancer reçoivent une radiothérapie au cours de leur traitement. Le but de la radiobiologie est de permettre l’amélioration de l’efficacité des radiations ionisantes sur les tumeurs (en diminuant la radiorésistance), et de miniiser les effets secondaires sur les tissus sains traversés par les rayons. L’amélioration de la réponse tumorale à l’irradiation pourrait permettre de réduire les doses d’irradiation et ainsi les effets secondaires sans affecter l’efficacité du traitement anti tumoral. Les progrès en immunologie ont révolutionné le pronostique de maladies métastatiques autrefois incurables et de nombreuses études montrent des combinaisons prometteuses entre radiothérapie et immunothérapie chez l’humain. L’effet abscopal induit par l’irradiation qui est médié par le système immunitaire est également un thème de recherche actif en radiothérapie. A court terme, notre étude permettra l’apport de connaissances scientifiques supplémentaires pour mieux appréhender les interactions radiothérapie/immunité mais elle constituera surtout un socle de données précliniques permettant d’envisager à plus long le transfert en clinique de cette combinaison lors d’essais cliniques et donc potentiellement permettra la mise au jour d’un nouveau traitement.
Procédures
Deux injections de cellules tumorales seront réalisées chez tous les animaux, une fois, durée 1 minute, sous anesthésie locale. L’injection des médicaments durera 10 secondes, sous anesthésie locale (3 administrations au total pour chaque immunomodulateur, une injection tous les 4 jours). Les souris vigiles seront mises dans un système de contention pendant l’irradiation (maximum 15 minutes, une irradiation). Le prélèvement de sang sur les souris dédiées sera réalisé sous anesthésie générale, durée 2 minutes.
Impact sur les animaux
Le type d’irradiation utilisée dans notre étude est une irradiation localisée de tumeurs sous-cutanées. Les souris sont placées dans un système de contention pendant une quinzaine de minutes ce qui peut générer du stress et de l’anxiété, légers et transitoires. Par contre, l’irradiation en elle-même est indolore et, comme elle est localisée, elle induit pas une perte de poids modérée et transitoire. L’administration des immonumodulateurs par voie intrapéritonéale peut engendrer de la douleur (un spray contenant de la lidocaïne sera appliquée avant chaque injection intrapéritonéale). La tumeur quand elle grossit ou quand elle commence à nécroser peut gêner la souris (douleur, difficulté à se déplacer,…). Les souris seront sacrifiées aux points limites pour éviter cela. Pour les prélèvements, les souris seront d’abord anesthésiées pour prélever le sang ce qui peut générer du stress mais ces souris seront sacrifiées juste après le prélèvement.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures expérimentales afin de réaliser les prélèvements de sang et tumeurs pour analyses ultérieures.
Remplacement
Il a clairement été mise en évidence ces dernières décennies que le système immunitaire et le microenvironnement tumoral jouent un rôle fondamental dans la progression tumorale ainsi que dans la réponse à la radiothérapie et aux traitements anticancéreux en général. Il n’existe actuellement pas d’alternatives permettant de récapituler aussi bien qu’un organisme vivant l’ensemble de ces interactions dans leur nombre et leur complexité.
Réduction
Une analyse statistique à priori a été effectuée afin de calculer le nombre d’animaux minimum nécessaire pour détecter des différences significatives de croissance tumorale . L’analyse de la croissance tumorale se fera avec une analyse de la variance pour tester la significativité du traitement triple combinaison radothérapie avec des immunomodulateurs par rapport aux doubles combinaisons.
Raffinement
Au cours de notre projet, les nuisances aux animaux sont de la douleur et du stress. Pour les injections en sous-cutanée et en intrapéritonéale, un anesthésique local sur la peau avant chaque injection. La mise en contention pour l’irradiation sera réalisée par une personne entraînée qui effectue déjà ce geste depuis des années au sein du laboratoire pour réduire le temps de la contention et le stress induit. Les prélèvements de sang se feront sous anesthésie générale. Les animaux seront observés quotidiennement (vérification de l’état général) et pesés 3 fois par semaine (pour surveiller la survenue d’une éventuelle perte de poids, même si elle est non attendue dans ce projet. Du Diet Gel Hi Energy pourra être introduit en cas de perte de poids). De l’enrichissement est introduit dans les cages tout au long de l’expérience. Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués.
Choix des espèces
Les souris ont été choisies pour leur capacité à développer rapidement et efficacement des tumeurs et pour l’homogénéité et donc la fiabilité des résultats que l’on peut générer avec ce modèle (souris congéniques, avec recul important sur les données antérieures). Les animaux auront 8 semaines, jeunes adultes, ce qui correspond au meilleur âge pour les greffes et à la population de patients visées.
Etude de tolérance et de biodistribution d’un nouveau traitement par aérosol chez la souris
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles respiratoires
264 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune est pesée tous les jours pendant une semaine, puis placée vigile dans une boîte d'exposition pour un traitement unique par aérosol de 30 à 45 minutes. Aucune n'est infectée, le projet mesurant seulement la tolérance et l'élimination de nouveaux antibiotiques activables par la lumière, l'efficacité étant renvoyée à une autre demande d'autorisation. Le porteur écrit que les études in vitro ne reproduisent pas la complexité du poumon et conclut que l'expérimentation animale reste une étape "incontournable et irremplaçable", tout en annonçant qu'une espèce plus proche de l'humain, le cochon, pourra être utilisée ensuite.
Objectifs
Ce projet vise à répondre à la pénurie d’antibiotiques restants actifs contre les bactéries pathogènes pour l’homme, en particulier celles responsables d’infections respiratoires. Il s’inscrit dans le cadre de l’appel lancé par l’organisation mondiale de la santé (OMS) pour le développement de nouveaux traitements ciblant une liste de bactéries pathogènes multirésistantes. Pour ce faire, de nouveaux antibiotiques activables par la lumière ont été mis au point et leur intérêt démontré en condition in vitro. Cependant, ces études ne permettant pas de reproduire la complexité d’un organe tel que le poumon ni de récapituler tous les paramètres d’une infection, des tests sur animaux doivent maintenant être effectués. La nébulisation permet de cibler directement les voies respiratoires et d’y atteindre une concentration élevée tout en réduisant la dose à administrer et ainsi les risques d’intolérance et/ou d’effets secondaires. L’objectif de ce projet est de déterminer si les nouveaux antibiotiques administrés sous forme d’aérosol chez des animaux non infectés sont bien tolérés et de quelle manière ils sont éliminés. Si une bonne tolérance est mise en évidence, l’efficacité pourra ensuite être évaluée (dans le cadre d’une autre demande d’autorisation de procédure) pour le traitement d’infections respiratoires par des bactéries résistantes aux antibiotiques.
Bénéfices attendus
Les composés mis au point pourraient avantageusement compléter les antibiotiques actuellement disponibles, lesquels tendent à perdre en efficacité du fait du développement de résistances chez les bactéries. Le mécanisme d’action des nouveaux composés développés est différent de celui des antibiotiques dits classiques. Il repose notamment sur une activation par la lumière causant de nombreux dommages aux bactéries, limitant ainsi leur possibilité d’adaptation et d’échappement au traitement. Au-delà de ce projet, la stratégie envisagée pourrait être adaptée pour traiter divers pathogènes responsables d’infections graves dans différents tissus et organes, en particulier chez les patients atteints de pneumonie, les grands brûlés, ou les personnes hospitalisées contractant une infection au cours de leur séjour dans un établissement de soins. Ce projet a donc le potentiel d’importantes répercussions économiques et sociales, au profit des patients, de leurs proches et plus généralement de la société dans son ensemble.
Procédures
Les animaux vigiles seront soumis à un traitement unique par aérosol dont la durée peut varier entre 30 et 45 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus seront : - Lors des pesées : les animaux pourront subir un stress dû à la contention pour procéder à la pesée laquelle sera effectuée tous les jours pendant 7 jours avant le traitement. Ce stress sera d’environ 30 secondes à chaque fois, son intensité étant estimée légère. - Lors du traitement par aérosol : les souris pourront éprouver un stress lors de l’étape d’aérosolisation dont la durée sera d’environ 30 minutes. Le traitement par aérosol est de gravité prospective modérée.
Devenir
Tous les animaux seront sédatés avant d’être mis à mort à différents temps afin de pouvoir procéder aux prélèvements post-mortem.
Remplacement
De nombreuses études préliminaires ont été menées au laboratoire (en condition dites in vitro) afin de s’assurer, autant que possible, que les composés pourront fonctionner en exerçant les effets souhaités chez la souris. Cependant, les études in vitro ne permettant pas de reproduire la complexité d’un organe tel que le poumon ni de récapituler tous les paramètres d’une infection, l’expérimentation animale (en ayant recours à un modèle pertinent reproduisant la pneumonie survenant chez l’homme) demeure une étape incontournable et irremplaçable.
Réduction
Les études in vitro menées au préalable ont permis de sélectionner des candidats et d’optimiser leur formulation, réduisant ainsi fortement le nombre d’évaluations à conduire chez l’animal. En effet, partant d’une collection de près de 50 composés, 4 composés ont été sélectionnés à ce stade pour être évalués in vivo. En outre, le nombre d'animaux est fixé au minimum en veillant à ne pas mettre en péril l'obtention de résultats exploitables ni compromettre les objectifs et chance de succès du présent projet.
Raffinement
La procédure sera enrichie par une phase d'habituation réalisée avant la nébulisation. Pour cela, une semaine avant le traitement par aérosol, les souris seront chaque jour transférées dans la boite d’exposition pendant 10 à 15 minutes, le temps d’être pesées avant d’être remises dans leur cage d’hébergement. Ceci permettra d’établir leur courbe de croissance avant traitement tout en habituant les animaux à la boite d’exposition. Un renforcement positif (par récompense de nourriture (beurre de cacahuète)) sera effectué après chaque pesée dans le but de réduire le stress pour les animaux. Des points limites ont été définis afin d'observer d’éventuelles nuisances et mettre en place un traitement analgésique approprié.
Choix des espèces
La souris est un modèle pertinent en première approche pour cette étude. Des animaux âgés de 8 à 10 semaines (poids 20-25 g) seront utilisés, comme dans d'autres études sur la pneumonie aigue. Les affections respiratoires humaines peuvent affecter des sujets jeunes comme plus âgés. Les effets du vieillissement sur le système respiratoire entraînent une diminution progressive des performances fonctionnelles, notamment une baisse du débit expiratoire de pointe, de l’échange de dioxyde de carbone et d’oxygène, ainsi que de la capacité vitale. Cependant, les jeunes peuvent également être touchés par des infections respiratoires telles que la pneumonie. La pneumonie est l’une des premières causes de mortalité infantile dans le monde. Il est donc essentiel de prendre des mesures pour toutes les tranches d’âge. Par la suite, selon les résultats obtenus avec cette DAP, il pourra être envisagé des expérimentations sur une espèce animale plus proche de l’humain du point de vue de son système respiratoire, en particulier le cochon.
Alphavirus : Etude de la réponse immunitaire en modèle murin.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
Les alphavirus étudiés n'infectent pas naturellement les rongeurs et les souris immunocompétentes ne développent aucun symptôme, aussi le protocole commence par les priver de leur immunité innée par injection d'un anticorps, ce qui les rend capables de développer des pathologies sévères. 1 614 souris vont être utilisées ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune est anesthésiée pour l'injection de l'anticorps, puis 24 ou 48 heures plus tard pour l'inoculation du chikungunya, du virus Mayaro ou du O'nyong-nyong, parfois réinfectée à distance, et subit deux prélèvements sanguins à un jour d'intervalle. Toutes les survivantes sont tuées à la fin de chaque procédure parce que les manipulations se font avec un virus infectieux, et le porteur annonce que ces résultats serviront d'abord à monter des expériences chez le primate non humain.
Objectifs
Les alphavirus causent des pathologies aiguës et chroniques chez l'homme, incluant des formes persistantes et débilitantes dans le cas du virus Chikungunya (CHIKV) qui s’est récemment répandu en Amérique et affecte des millions de personnes dans le monde. CHIKV est un virus qui co-circule avec des alphavirus autochtones antigèniquement proches, notamment le virus Mayaro (MAYV) en Amérique Latine et le virus O’nyong nyong (ONNV) en Afrique. Les connaissances sur les relations immunitaires liant ces alphavirus sont actuellement limitées mais pourtant nécessaires à la mise en place de programmes vaccinaux. Ce projet permettra, à travers l’utilisation de modèles murins d’infections maîtrisées, d’obtenir des données sur l’immunité croisée entre ces alphavirus.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet amélioreront profondément la compréhension de l’immunité croisée entre ces alphavirus. Ils seront dans un premier temps utilisés pour mettre au point des expériences chez le primate non humains et, à plus large échelle, seront précieux pour la mise en place et la sécurité des futurs programmes de vaccination contre ces menaces émergentes pour la santé humaine.
Procédures
Les animaux, anesthésiés au préalable, seront immunodéprimés transitoirement grâce à l’injection d’un anticorps. Cette intervention durera en moyenne 3 minutes pour chaque animal (anesthésie + injection de l’anticorps). 24 ou 48h plus tard, les animaux anesthésiés seront soit infectés par un alphavirus (Chikungunya, Mayaro ou O’nyong-nyong) soit injectés par du sérum convalescent. Dans les deux cas, cette intervention durera en moyenne 3 minutes pour chaque animal (anesthésie + injection virus ou sérum). Dans certains cas, les animaux seront de nouveau infectés par un alphavirus à distance de la première infection (ou de l’injection de sérum), selon les mêmes modalités techniques et temporelles. Enfin, certains animaux seront anesthésiés afin de réaliser un prélèvement sanguin, qui durera en moyenne 4 minutes (anesthésie + prélèvement). Sur chaque animal, au total 2 prélèvements sanguins seront réalisés à un jour d’intervalle (1 seul prélèvement par jour).
Impact sur les animaux
Les alphavirus CHIKV, MAYV et ONNV utilisés dans cette étude n’infectent pas naturellement les rongeurs. Les souris immunocompétentes ne développent pas de symptomes lors d’une injection de ces virus. Ainsi, l’injection d’anticorps anti recepteurs de l’Interféron (IFNAR1) qui entraine une suppression transitoire de l’immunité innée. Les souris ayant reçue ces anticorps peuvent développer des pathologies sévères.
Devenir
Les manipulations s'effectuant avec un virus infectieux, l'ensemble des animaux survivants sont mis à mort à la fin de chaque procédure.
Remplacement
Les études sur la protection immunitaire, notamment dans le cadre de la production de vaccins, necessitent de recueillir des sérums immuns pour étudier l’immunité contre certains virus. Ainsi l’utilisation d’êtres vivants (animaux de laboratoires) est indispensable à ce type d’études. Ils permettent de reproduire l’infection naturelle par un virus et d’évaluer l’immunité croisée induite par celle-ci chez un animal vivant notamment via la réalisation d’expériences de challenge.
Réduction
Les effectifs ont été calculés grâce au logiciel de statistiques, ainsi nous avons déterminé les effectifs suivants : - 4 souris par lot pour les groupes non infectés - 6 souris par lot pour les groupes infectés - 8 souris par lot pour les groupes infectés par deux virus pour les expériences de challenge
Raffinement
Pour réduire au minimum la douleur, la souffrance et l’angoisse, les animaux seront anesthésiés avant toute inoculation de virus, administration d’anticorps ou prélèvement sanguin. D’autre part, un traitement analgésique sera administré chez les souris présentant une altération sévère de l’état général (évaluée grâce à une grille de score). Par ailleurs des points limites adaptés ont été choisis afin de détecter précocement ce type d’atteinte. Après une période d’acclimatation de 6 jours, les animaux seront hébergés en cage enrichie par un « aspen brick » et des « paper shaving » et ne seront soumis à aucune privation de nourriture ou d’eau. Ils seront surveillés cliniquement et pesés quotidiennement durant la période d’expérimentation.
Choix des espèces
Au vu de l’état de l’art rapporté dans la littérature, Mus musculus est le modèle de référence pour l’étude des alphavirus (via l’utilisation d’anticorps anti recepteurs de l’Interféron). Les expériences seront réalisées sur des souris adultes pour minimiser la variabilité due à l’immaturité du système immunitaires des jeunes animaux. Les souris seront reçues entre 6 et 8 semaines de vie.
Production d’oeufs de canes de barbarie EOPS (exempts d’organismes pathogènes spécifiés)
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Tests réglementaires
Produire des œufs exempts d'organismes pathogènes spécifiés pour les analyses du laboratoire : 700 canards de barbarie vont être utilisés à cela, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal subit des prises de sang répétées, à 10 semaines d'âge puis à 19, 27, 37, 47, 57 et 67 semaines, 2 ml par prélèvement. Le porteur ne retient comme source d'angoisse ou de souffrance que ces prélèvements sérologiques, et affirme que le maintien du troupeau est "indispensable" à la poursuite des activités du laboratoire. Tous les canards sont tués à 67 semaines au motif qu'en fin de production, ils "ne peuvent pas avoir d'autres utilisations".
Objectifs
Les objectifs du projet sont de maintenir un troupeau de canards de barbarie EOPS, produisant des œufs utilisés pour assurer les activités du laboratoire : analyses virologiques et expérimentation animale. Ces activités sont nécessaires pour étudier les pathologies majeures du canard, en santé animale et santé publique.
Bénéfices attendus
Le maintien de ce troupeau de canards EOPS est indispensable à la poursuite des activités du laboratoire, pour étudier les pathologies majeures du canard, en lien avec la santé animale et la santé publique.
Procédures
Prélèvements sérologiques sur animaux vigiles à 10 semaines d’âge puis 19, 27, 37, 47, 57 et 67 semaines d’âge. A 10 et 37 semaines d’âge, l’ensemble des animaux présents sont prélevés alors qu’à 19, 27, 47, 57 et 67 semaines d’âge, 15 femelles et 5 mâles sont prélevés. Le volume de chaque prélèvement est de 2 ml.
Impact sur les animaux
La seule source d’angoisse ou de souffrance peut être les prélèvements sérologiques répétés, réalisés par du personnel expérimenté.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort, ces animaux en fin de production à 67 semaines ne peuvent pas avoir d'autres utilisations
Remplacement
Le remplacement n’est pas possible car il s’agit de produire des œufs EOPS
Réduction
Le nombre d’animaux est basé sur les besoins en œufs EOPS du laboratoire. Cette procédure permet de générer du matériel biologique et il ne sera réalisé aucune analyse statistique.
Raffinement
Les animaux sont élevés dans un environnement enrichi (caillebotis plastique au sol avec une partie litière en copeaux de bois, abreuvement et alimentation à volonté, différents éléments de perchage) et en ayant des contacts avec leurs congénères (élevage en groupe, 40 femelles et 15 mâles dans la même animalerie).
Choix des espèces
Le besoin concerne les œufs de canard de babarie EOPS Les animaux sont éclos à un jour dans notre bâtiment, sont élevés jusqu’à 27 semaines et commencent à pondre à 28 semaines jusqu’à 67 semaines d’âge