Recherche appliquée

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    • Troubles urogénitaux
Souris : 750
Rats : 750
Souffrances
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Devenir
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Le pédicule d'un rein ou des deux clampé pour couper le flux sanguin, l'uretère gauche ligaturé, ou du cisplatine injecté dans le péritoine : 750 souris et 750 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, 1 000 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 500 un niveau sévère. Les chirurgies durent jusqu'à deux heures sous anesthésie générale, et souris et rats reçoivent ensuite les composés à tester par voie intranasale, intratrachéale, intramusculaire, intradermique, orale, sous-cutanée ou intrapéritonéale. Le porteur ne décrit qu'une douleur "modérée durant 3 jours environ" après les chirurgies, alors qu'un tiers d'entre eux relève d'un niveau de souffrance sévère. L'effectif de dix rongeurs par groupe peut être porté à vingt si les analyses réclament un volume de prélèvement plus important, le nombre d'individus utilisés suivant ainsi les besoins de la bioanalyse.

Objectifs

L’objectif est de tester l’efficacité thérapeutique de composés chimiques ou biologiques dans des modèles de lésions rénales résultant en des états inflammatoires aigus et chroniques du rein : lésions dues à une ischémie/reperfusion rénale ou à une obstruction urétérale unilatérale causant de la fibrose. En général, la lésion rénale initiale est associée à une insuffisance rénale aiguë (déclin rapide et potentiellement réversible de la fonction rénale), tandis que la fibrose tend à se produire dans le cadre de la maladie rénale chronique. La maladie rénale chronique peut par ailleurs résulter d’une non résolution d’insuffisance aiguë. Chez l’homme, plusieurs agressions initiales peuvent déclencher des lésions rénales. L’objectif de ce projet est de modéliser chez le rongeur deux d’entre elles : l’ischémie-reperfusion (arrêt temporaire du flux sanguin dans un rein ou les deux), et l’obstruction des voies urinaires (uretère). Ces modèles nous permettront de tester des candidats médicaments visant à traiter des patients présentant des lésions rénales. Les lésions d'ischémie reperfusion (IR) rénales sont une cause fréquente d'insuffisance rénale aiguë chez les patients. Aucun traitement spécifique n'est actuellement disponible. Parmi les modèles in vivo existants, le modèle de clampage du pédicule rénal (contenant les vaisseaux sanguins rénaux) chez la souris est couramment décrit dans la littérature et utilisé en raison de l’existence de nombreuses souches de souris transgéniques. Ce clampage temporaire génère une ischémie rénale. Selon l’objectif à atteindre, le clampage peut être réalisé sur un rein (pour mimer une ischémie-reperfusion au cours de la transplantation de l’organe) ou sur les deux reins à la fois (pour mimer une ischémie-reperfusion secondaire à une forte hypotension). Aucun traitement n’existe à ce jour pour la fibrose rénale chez l’homme. Le modèle d'obstruction urétérale unilatérale (UUO) sera utilisé pour modéliser des affections rénales aboutissant à un fibrose rénale. Ce modèle d’obstruction urétérale se caractérise par une dilatation tubulaire, une expansion interstitielle, une perte de masse tubulaire proximale, une hypertrophie, une hydronéphrose, une infiltration de leucocytes, la mort des cellules épithéliales tubulaires et la présence de fibroblastes, qui conduisent tous à une fibrose tubulo-interstitielle progressive.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de tester de nouvelles molécules candidates pour une utilisation mode préventif ou thérapeutique sur les lésions rénales. A terme, cela permettra l’introduction en clinique de nouvelles stratégies thérapeutiques pour ces lésions rénales pour laquelle les options sont pour le moment limitées.

Procédures

Les lésions rénales seront induites sur des animaux sevrés de plus de 6 semaines soit ischémie reperfusion unilatérale ou bilatérale rénale ou par ligature de l’uretère gauche soit par administration de cisplatine (intrapritonéale). Les trois procédures chirurgicales auront lieu sous anesthésie générale qui durera au maximum deux heures. Le cisplatine sera administré sur animal vigile (5 min maximum) ou anesthésié (30 minutes maximum). Afin d’évaluer l’efficacité de potentiels traitements sur les lésions rénales, des composés chimiques ou biologiques pourront être administrés aux animaux par toutes les voies possibles : intranasale et intratrachéale, sous anesthésie générale d’au maximum une heure; intramusculaire et intradermique sous anesthésie générale d’environ une heure avec analgésie ou en moins de 5 min sur animal vigile; orale sur animaux vigiles (acte bref d’une minute environ); sous cutanée et intrapéritonéale sur animal anesthésié ou vigile (acte bref d’une minute sur animal vigile, anesthésie d’au maximum une heure sinon). Les volumes administrés et fréquences d’administration respecteront les recommandations. Des prélèvements de sang ou d’urine pourront être réalisés. Les prélèvements de sang sur animal vigile prendront environ deux minutes. En fin de projet, les animaux seront euthanasiés pour récupération des tissus, organes, et du sang. Les études dureront au maximum 2 mois pour les modèles chirurgicaux et au maximum une semaine pour le cisplatine

Impact sur les animaux

La constitution de groupes lors de la randomisation impliquera un remaniement des groupes sociaux qui pourra générer un stress léger durant moins de 3 jours. Les chirurgies pourront générer une douleur modérée durant 3 jours environ compte tenu de l’analgésie prévue. Dans le cas d’administrations par injections ou dans le cas de prélèvements sanguins, ceux-ci génèreront une douleur limitée à celle d’une piqûre d’aiguille.

Devenir

Après les trois procédures, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir procéder à la récupération des organes et de grands volumes de sang, nécessaires pour évaluer l’efficacité des composés testés sur les maladies d’intérêt.

Remplacement

L'étude des mécanismes impliqués ne peut être remplacée par des modèles cellulaires en raison des très nombreux types cellulaires composant le rein et de la complexité des voies de signalisation cellulaire modifiées par l'ischémie reperfusion rénale ou l’obstruction des voies urinaires, à l’origine de fibrose. Ainsi, ce projet ne peut être évalué que dans un modèle in vivo chez l’animal tant pour la compréhension précise de ces phénomènes que pour la mise en évidence de nouvelles cibles thérapeutiques.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe est réduit au minimum nécessaire pour permettre une analyse statistique fiable des résultats. Dans le cas où des composés auraient besoin d’être testés dans les trois modèles au même moment, les animaux sham seront mis en commun pour ne pas être dédoublés. Sur la base de la littérature, le nombre minimum permettant d’obtenir une puissance statistique suffisante pour conclure est de 10 animaux par groupe. Cependant, les premières études visant à établir les modèles permettront de modifier au besoin ce nombre, s’il est insuffisant, ou au contraire s’il peut être réduit. Dans le cas où la bioanalyse suite aux prélèvements nécessiterait un volume trop important de fluides, le nombre d’animaux devra être augmenté, jusqu’à au maximum 20 animaux par groupe. Dans le cas de prélèvements terminaux à différents points de temps (collecte d’organes/tissus), un groupe d’animaux devra être inclus pour chaque point de temps. Le nombre d’animaux nécessaire a été validé par une analyse statistique.

Raffinement

Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale et analgésique avec maintien de la température corporelle via l’utilisation de plaque chauffante thermostatée. Une surveillance quotidienne stricte, avec évaluation du réveil et de l’état de santé post-opératoire, permet de détecter rapidement toute complication éventuelle et d’adapter immédiatement la prise en charge, en respect des points limites préétablis, en particulier par un traitement analgésique adapté. Les animaux recevront une analgésie préalable à la chirurgie (buprénorphine au moins 30 minutes avant la chirurgie) et un anesthésique local sera utilisé (SC autour du site d’ouverture chirurgicale au moins 5 minutes avant, et sur le feuillet musculaire avant fermeture de la peau). En cours d’étude, les animaux seront pesés 2 fois par semaine jusqu’à la chirurgie puis tous les jours à partir de la chirurgie. La déshydratation sera évaluée quotidiennement à partir de la chirurgie et les animaux déshydratés seront réhydratés par voie sous cutanée. A partir de la chirurgie, de la nourriture gélifiée sera placée en fond de cage, pendant une semaine Les points limites concernent l’état général de l’animal et sont listés en détail dans la procédure. Si la litière venait à se souiller plus rapidement que ce qui est constaté habituellement, la fréquence de change des cages sera augmentée.

Choix des espèces

Ces modèles sont décrits dans la littérature chez le rat et la souris. Les mâles seront privilégiés car leur utilisation est bien décrite dans la littérature. La souris sera privilégiée lorsque l’utilisation de souches génétiquement modifiées est nécessaire. Seuls des animaux sevrés seront utilisés (jeunes adultes et adultes, 6 semaines minimum), tel que référencé dans la littérature.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 79950
Souffrances
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Devenir
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79 950 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, chacune pour une biopsie d'oreille au poinçon de deux millimètres ou une prise de sang, contention comprise, en une trentaine de secondes. Aucun anesthésique ni analgésique n'est prévu, le porteur estimant la douleur aiguë mais limitée à deux secondes environ. Ces prélèvements servent au génotypage de lignées de souris immunodéficientes élevées en vue d'être utilisées dans d'autres projets, et le porteur indique qu'une méthode non invasive sur poils ou salive sera privilégiée quand elle sera au point. Une partie des souris est gardée vivante selon les génotypes recherchés et les besoins de reproduction, les autres sont tuées faute de génotype utile, en fin de reproduction, ou parce qu'aucune procédure ne les attend.

Objectifs

Il concerne donc toutes les méthodes de prélèvements invasives d’échantillons en vue des génotypages (biopsies oreilles ou prélèvements sanguins) ainsi que l’hébergement de souris immunodéficientes. Le génotypage des animaux est indispensable afin de définir le génotype de chaque individu, ce qui permettra par la suite d’identifier les animaux qui seront utilisés en reproduction ou à des fins scientifiques dans le cadre de projets/procédures de recherche autorisés. A terme, lorsque la technique de génotypage sur échantillon de poils ou salivaire sera mise au point et que cela sera possible techniquement, une méthode non-invasive sera privilégiée.

Bénéfices attendus

Pouvoir fournir des animaux d’intérêts de lignées de souris génétiquement altérées qui seront utilisés dans les différentes procédures expérimentales des projets autorisés. De manière à atteindre les objectifs scientifiques dans les domaines de l’inflammation, du cancer et de l’infectiologie.

Procédures

Biopsies oreilles : animaux vigiles, prélèvement unique, durée de l’intervention moins de 20 secondes (30 secondes avec la pose de la bague) Prélèvements de sang : animaux vigiles, prélèvement unique, durée de l’intervention moins de 20 secondes (30 secondes avec la pose de la bague)

Impact sur les animaux

Les nuisances pouvant être causées aux animaux sont : - le stress lié à la contention (environ 30 secondes) - la douleur, aigue mais de très courte durée, ressentie lors du poinçonnage de l’oreille (environ 2 secondes) ou au point de ponction pour le prélèvement sanguin (environ 2 secondes)

Devenir

Les animaux sont gardés en vie, en fonction des procédures expérimentales en cours, des génotypes d’intérêts ainsi que des besoins en reproduction. Les animaux mis à mort concernent les animaux ayant un génotype ne présentant pas d’intérêt, arrivant en fin de reproduction, n’étant pas inclus dans une procédure expérimentale.

Remplacement

L’utilisation du modèle animal est incontournable dans certains projets des équipes de l'institut. En effet, la nature des travaux qui sont menés imposent le choix du modèle murin, dans la mesure où les processus développementaux étudiés ne peuvent être abordés dans leur complexité physiopathologique dans des lignées cellulaires ou d’autres systèmes in vitro.

Réduction

Une gestion raisonnée des accouplements est mise en place au sein du service de zootechnie. Nous adaptons au mieux le schéma de reproduction en fonction de la spécificité de chaque lignée et/ou des besoins expérimentaux. Cela ayant pour objectif de limiter au maximum la production d’animaux.

Raffinement

Les procédures expérimentales ont été optimisées afin de générer le moins de stress et de douleurs aux animaux. Le personnel étant formé et sensible au bien-être animal et les animaux habitués à la manipulation, le stress engendré lors de la préhension (pince au-niveau de la peau du cou ou tunnel) et de la contention est moins présent. De plus, toutes les mesures sont prises lors des gestes techniques afin de minimiser au maximum les dommages causés aux animaux. Le matériel est adapté à l’espèce et la taille ou le volume de prélèvement est minimisé (poinçon de 2 mm pour la biopsie d’oreilles et volume de 50µl pour le sang). Tous ces éléments font qu’il n’est pas prévu d’utiliser d’anesthésiques volatils, d’analgésique et/ou anesthésique local.

Choix des espèces

Le modèle murin offre plusieurs avantages : 1) sa génétique est bien connue ce qui permet une certaine souplesse dans le choix du fond génétique approprié aux questions posées, 2) il existe de nombreuses lignées mutantes permettant des analyses génétiques et développementales fines, 3) le fonctionnement de son système immunitaire est relativement bien connu et est à maints égards semblable au système immunitaire humain. Les animaux seront prélevés au sevrage soit entre 21 et 27 jours pour les biopsies d’oreilles et à partir de 28 jours pour les prélèvements sanguins.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies infectieuses
Souris : 1500
Souffrances
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Devenir
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 1500

Inoculées par le virus de la rage dans le muscle ou directement dans le cerveau, des souris développent une perte de poids, une mobilité réduite puis une paralysie des membres postérieurs. 1 500 souris vont être utilisées, 1 440 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 60 un niveau léger, avec craniotomies, laparotomies, pompes implantées sous la peau et tests comportementaux nommés : champ ouvert, rotarod, test de serrage, reconnaissance d'objet, labyrinthe en croix surélevé. Le porteur écrit que chez les souris traitées efficacement une paralysie, souvent d'un seul membre, peut persister "sans qu'il y ait d'impact sur l'état général des animaux". Toutes sont tuées, ni réutilisées ni adoptées, parce qu'infectées par un agent de biosécurité de niveau 3, les souris non infectées subissant le même sort du fait de leur hébergement en confinement.

Objectifs

Les encéphalites chez l'humain présentent une incidence de 2 à 12 pour 100000 suivant l'âge des patients considérés et leur localisation géographique. Une fraction de ces encéphalites corresponde à des cas de rage. Ils sont très souvent la conséquence d'une morsure de chien enragé et concernent principalement des enfants. L'OMS estime l'impact de la rage sur l'humain à au moins 50000 décès par an. Ce projet a trois objectifs : 1) Diagnostic des virus agents d'encéphalite et en particulier des Lyssavirus (les agents responsables de la rage) chez l’humain et chez les animaux 2) Évaluation et mise au point de nouvelles approches thérapeutiques et prophylactiques de la rage chez l'humain 3) Compréhension des mécanismes liés à la neuroinvasion, virulence et pathogénie des Lyssavirus en lien avec leur capacité à franchir la barrière d'espèce et à infecter l'humain

Bénéfices attendus

Bénéfice à court terme : 1) La surveillance de la rage chez l'humain et chez l'animal sera assurée, ainsi que la coordination de la prophylaxie de la rage chez l'humain en France Bénéfices à long terme : 2) Contribution au développement de nouvelles approches thérapeutiques et prophylactiques de la rage chez l'humain 3) Progression des connaissances des mécanismes infectieux des Lyssavirus, notamment liés aux facteurs de virulence, les voies de neuroinvasion et la capacité à franchir la barrière d'espèce et à infecter l'humain.

Procédures

Interventions uniques - Inoculation virale sur animaux vigiles (injection intramusculaire). Durée de l’intervention : moins d’une minute - Inoculation virale sous anesthésie (injection intracérébrale, et/ou dans la sous-muqueuse duodénale). Durée de l’intervention : moins d’une minute - Procédures chirurgicales (laparotomie, craniotomie, installation de pompes sous-cutanées). Durée de l’intervention : entre 30 et 60 minutes - Tests de comportement non-invasifs (test du champ ouvert, rotarod, test de serrage, test de reconnaissance d’objet, labyrinthe en croix sur-élevé). Durée de l’intervention : entre 5 et 10 minutes/test - Tests d’imagerie sous anesthésie. Durée de l’intervention : entre 5 et 10 minutes Interventions répétées - Prélèvement sanguin sur animaux vigiles. Durée de l’intervention : moins d’une minute. Nombre d’interventions : 2 à 3 - Administrations de composés antiviraux (injections intrapéritonéale, intraveineuse ou intramusculaire). Durée de l’intervention : moins d’une minute. Nombre d’interventions : 1 injection tous les 5 jours (5 injections)

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus sur les animaux sont des conséquences directes de l’infection par les Lyssavirus, à savoir perte de poids et une mobilité réduite, et une paralysie des membres postérieurs. Ces effets apparaissent de façon progressive au début de l'évolution clinique et ont une durée de 2 à 3 jours avant d’atteindre le point limite de l’expérimentation. Une exception à cette durée concerne les expérimentations qui visent le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour la rage : dans certains cas de traitement efficace, les animaux traités peuvent survivre à l'injection de virus rabique tout en présentant une forte baisse de poids ou une paralysie des membres postérieurs. Avec la progression efficace du traitement, le poids revient souvent à la normalité, mais une paralysie (souvent monoplégie) peut occasionnellement persister, sans qu’il y ait d’impact sur l’état général des animaux.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car infectés par un pathogène de biosécurité niveau 3. Les animaux non-infectés ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car hébergés dans une animalerie de confinement niveau 3.

Remplacement

Les expériences proposées dans ce projet font suite et viennent compléter des expérimentations effectuées sur culture cellulaire et ne sont utilisées que lorsqu’elles représentent une étape incontournable pour l'avancement de la connaissance scientifique et non actuellement remplaçable par des tests in vitro. Dans ce contexte, l’utilisation d’animaux sera nécessaire dans 3 cas, notamment (i) pour l’isolement viral à partir du cerveau et des procédures liées au diagnostic de la rage ; (ii) pour la validation in vivo de molécules candidates pour la prophylaxie ou la thérapie de la rage ayant montré une efficacité in vitro ; et (iii) pour comprendre la pathogénie (les mécanismes utilisés par les virus pour envahir le système nerveux central) d'agents infectieux responsable d'encéphalites.

Réduction

Les analyses statistiques seront appliquées aux variables primaires suivantes : poids, score clinique, charge virale. On s'intéresse aux effets de souche virale, voie d'infection, traitement sur ces variables. 1500 animaux (en 5 ans) seront utilisés selon trois procédures décrites ci-dessous. Les effectifs prévus sont compatibles avec la recherche d'effets forts. Des tests statistiques seront appliqués pour les comparaisons multiples entre groupes. A la fin de chaque procédure les animaux ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car infectées par un pathogène de biosécurité niveau 3. Les animaux non-infectés ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car hébergées dans une animalerie de confinement niveau 3.

Raffinement

Les animaux seront suivis de façon quotidienne pour analyse de leur poids et des éventuelles signes cliniques liés à l’infection. Des mesures seront prises pour réduire la douleur et la souffrance (anesthésie, analgésie, support nutritionnel et hydrique).

Choix des espèces

La souris est l’animal de choix des modèles d’évaluation de l’efficacité de prophylaxie et du traitement antirabique chez l'humain. Elle a une durée d’incubation relativement courte et une sensibilité au virus rabique suffisante. Les souris adultes et les souriceaux sont extrêmement sensibles aux virus neurotropes en général. Leur utilisation permet d'isoler des virus dont la culture serait difficile voire impossible (absence de lignées cellulaires susceptibles). Souris adultes et souriceaux nouveau-nés. La souris adulte et le souriceau sont extrêmement sensibles aux virus à l'origine d'encéphalite en général. L'utilisation de ces animaux permet d'isoler des virus dont la culture serait délicate voire impossible autrement (absence de lignées cellulaires susceptibles).

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Macaques à longue queue : 60
Souffrances
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Devenir
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60 macaques à longue queue vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chirurgie stéréotaxique de deux à quatre heures pour implanter des électrodes dans le cerveau ou y injecter des vecteurs viraux, jusqu'à dix prélèvements sanguins en quarante-huit heures, ponctions de liquide céphalorachidien, imagerie de trois heures sous anesthésie, séances quotidiennes d'une à deux heures en chaise de contention, et injections d'harmaline pour provoquer des troubles moteurs. Ce travail relève d'une "activité pré-clinique de service" menée pour des clients qui font tester électrodes et molécules avant un passage éventuel chez l'humain. Le porteur justifie le recours au macaque en écrivant que "l'éthique spéciste actuelle interdit l'utilisation d'approches neurobiologiques invasives chez l'homme", et retient cette espèce pour sa proximité anatomique avec l'espèce humaine.

Objectifs

La stimulation cérébrale profonde (DBS) est une procédure neurochirurgicale pratiquée chez les personnes souffrant de troubles du mouvement notamment dans la maladie de Parkinson (MP). La stimulation interfère avec les signaux pathologiques dans le cerveau pour restaurer les fonctions motrices normales. Cette thérapie a été reconnue comme sûre et efficace pour l'amélioration des symptômes chez les patients atteints de MP tel que les tremblements, rigidité ou autres fluctuations motrices. Cette méthodologie a été une évolution technique majeure pour le traitement de la MP et l’intervention chirurgicale est maintenant explorée également pour d'autres conditions, comme l'épilepsie et la dépression. Ceci explique le développement permanent de nouvelles sondes DBS capables d'enregistrer l'activité cérébrale dans les structures cibles afin de contribuer au développement de nouvelles thérapies chez les patients atteints d’autres affections neurologiques. D’un autre côté, de nouvelles stratégies innovantes basées sur la thérapie génique pourraient également bénéficier aux patients atteints de ces affections. Cette approche utilise des virus modifiés ; ils ont perdu leur pouvoir de se multiplier mais peuvent apporter dans des cellules ou des organes malades, un gène réparé, ou des molécules qui soignent. On parle alors de vecteurs viraux ou non viraux (peptides, anticorps...) ou plus génériquement d’inocula. Pour le cerveau, la voie la plus efficace d’administration de ces vecteurs tout comme la DBS reste l’approche chirurgicale par stéréotaxie. Si la validation de nouvelles sondes DBS passent par des enregistrements des signaux, la mesure des effets des inocula se fait par des analyses biochimiques sur des prélèvements biologiques puis cellulaires après mise à mort. Les études précliniques nécessitent de valider ces outils (sondes pour la DBS ou inocula) chez le primate non humain (PNH). Le projet a donc pour objectif de valider d’une part de nouveaux vecteurs qu’ils soient porteurs d’une molécule «contrôle» ou de protéines d’intérêt à visée thérapeutique et d’autre part de nouvelles sondes DBS chez le PNH.

Bénéfices attendus

Les études précliniques permettent d’acquérir les premières connaissances sur le comportement d’un candidat médicament ou d’un nouveau dispositif médical (électrode), indispensable avant les essais chez l’homme. Le développement de nouvelles électrodes sur les animaux visant à améliorer l’impact de la DBS dans les troubles neurologiques sont fondamentaux pour confirmer que les prototypes atteignent les niveaux de sécurité, d’efficacité et d’ergonomie attendus et pourrait permettre à terme de maximiser le temps du patient "en thérapie". Ce projet est mené obligatoirement sur l’animal. En effet, il n’est pas envisageable d’implanter un nouveau dispositif médical ou d’administrer un nouveau composé à l’homme - sain ou malade - compte tenu des risques non connus susceptibles d’apparaître. A terme, nous souhaitons démontrer l’efficacité et la tolérance d’outils de thérapie génique chez un modèle de grand animal, pour demander par la suite une autorisation d’essai clinique chez des patients atteints de formes génétiques (en particulier) des maladies neurodégénératives.

Procédures

Les animaux sont soumis aux différentes étapes décrites dans la procédure. - Prélèvements sanguins sur animal anesthésié ou vigile (10 min), fréquence max en 24/48 h = 10 prélèvements et volume max sur une semaine entre 5 à 7 ml/kg / semaine - Prélèvements LCR, sur animal anesthésié, 1 ml max sur un mois (10 min) - Imagerie (3 heures) sur animal anesthésié (2 à 3 max. selon la durée du suivi longitudinal) - Chirurgie stéréotaxique sous anesthésie pour l'implantation, l'enregistrement ou la stimulation d'électrodes intracérébrale ou l'administration d'inoculum sous imagerie par rayons X (durée 2-4 heures). - - Traitement prophylaxique par gavage (fréquence variable, max 2 fois par jour) sur animal vigile pour une durée entre une semaine et 10 jours. Ceci afin de conserver un score inférieur à 5 sur l’«Échelle d'évaluation du bien-être PNH». - Tache en chaise avec enregistrements électrophysiologiques et/ou stimulation (séances quotidiennes de 1-2h, sur jour ouvré pendant toute la durée du projet) sur animal vigile en absence ou en présence de fluctuations motrices (induites par l’harmaline, max 1 fois par semaine).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont celles associées aux différentes étapes. Pour la chirurgie : stress de l’anesthésie, hypothermie, douleur post opératoire possible, infection au niveau des points de sutures. Pour l’aspect comportemental : stress et inconfort dus à la captivité et au conditionnement à une tache comportementale, administration systémique d’harmaline entrainant les fluctuations motrices. Pour les prélèvements (sang, LCR) : stress de la contention et de l’anesthésie, hématome, douleur possible. Pour l’imagerie : réaction imprévue à l’administration de produit de contraste, inconfort liée à l’anesthésie durant le transport. Bien que les vecteurs viraux soient réputés pour leur faible toxicité, une surveillance des paramètres biologiques et comportementaux (anxiété, motricité, etc..) permettra de les détecter. Une échelle d’évaluation du bien-être décrite en annexe 1 est applicable pour ces points limites.

Devenir

L'ensemble des animaux à la fin du projet seront euthanasiés afin de réaliser des analyses ex-vivo. Des organes pourront également être proposés à d'autres équipes de recherche.

Remplacement

Ce projet s’inscrit dans le cadre de notre activité pré-clinique de service. Ce projet recourt exclusivement à l’utilisation du PNH, vivant en groupe dans un environnement enrichi. Ce recours à l’animal peut se justifier pour plusieurs raisons éthiques : 1) l’éthique « spéciste » actuelle interdit l’utilisation d’approches neurobiologiques invasives chez l’homme, rendant ainsi inaccessible l’étude directe des processus de causalité neurobiologique dans notre espèce (sauf, bien sûr, lorsque ceux-ci sont non-invasifs); 2) il n’existe pas encore de modèles mathématique ou in silico valides et réalistes permettant d’étudier ces processus causaux; 3) Enfin, dans le cadre des modèles de maladies neurodégénératives, l’objectif à terme (bien que non décrit dans le présent projet) est de proposer un modèle animal présentant toutes les caractéristiques (moteur, cognitif) de ces affections qui en tant que telles ne peuvent être étudiées sur des lignées cellulaires (humaine ou animale) ou tout autre modèle in vitro cellulaire ou subcellulaire. De ce fait, le recours à l’animal et tout particulièrement le PNH (du fait de sa proximité avec l’homme en termes d’anatomie cérébrale, de répertoire comportemental etc.) pour étudier les manifestations comportementales et les mécanismes impliqués dans ces processus apparait comme nécessaire en vue de découvrir de nouvelles voies thérapeutiques. Enfin, dans les tests pré-cliniques que nous abordons et dont le but est de se poursuivre chez l’homme, le recours exclusif au rongeur ne peut être satisfaisant. Dans bien des cas par exemple les immunothérapies testées ne peuvent interagir qu’avec des tissus provenant de PNH, ce qui impose souvent l’utilisation du modèle primate.

Réduction

Nos modèles sont générés dans le cadre d’une activité pré-clinique sur des composés thérapeutiques ou le développement de nouveaux dispositifs médicaux (ici électrodes de stimulation/enregistrement) avec un nombre estimé de 3 études par an, comprenant 4 animaux maximum par étude, soit un total de 60 animaux maximum sur 5 ans. Bien qu’un nombre de 4 animaux soit faible pour avoir une puissance statistique élevée, il est suffisant pour effectuer des tests statistiques de comparaison. Il est également important de noter que les études de neurophysiologie ou de développement de neurotechnologies sur «gros animal» se limitent généralement à un nombre de 3 à 5 animaux, en raison de la complexité technique et expérimentale inhérente à ce domaine. Il s’agit du nombre généralement attendu par les comités de lecture dans le cadre de l’évaluation par les pairs, qui attendent dans ce cas les résultats individuels sur chaque animal. Les inocula auront été testés préalablement in vitro ou chez le petit animal (rongeur) par nos clients pour déterminer les doses à utiliser et s’affranchir d’éventuels effets toxiques nécessitant un apport supplémentaire d’animaux. Dans le cadre d’une étude de validation de dispositif médical (électrode), la chirurgie implantatoire peut ne concerner qu’un seul hémisphère cérébral, l’autre hémisphère pouvant être utilisée comme contrôle. Ce qui permet de réduire le nombre d’animaux de moitié. Enfin des males comme des femelles pourront indépendamment être utilisés dans nos projets.

Raffinement

Pendant la procédure, les animaux sont maintenus sous anesthésie générale avec une surveillance constante de leurs paramètres vitaux (fréquence cardiaque, pression sanguine, température...). Ceux-ci nous permettent d’apporter la nécessaire hydratation ou de fournir des antiarythmiques en cas de risque de fibrillation ventriculaire. Un défibrillateur est toujours disponible en salle d’opération pour éviter la mort précoce de l’animal durant les tests. Pendant l’hébergement, l’animal est placé dans des locaux adaptés, avec les méthodes de raffinement appropriées pour son espèce (groupe social, enrichissement adapté). Pour le transport à la plateforme d’imagerie située à 200 m de l’animalerie, une cage dédiée placée sur un chariot protégée des regards extérieurs par une housse est préparée. et l’animal sous sédation légère et dont les constantes sont toujours contrôlées, est maintenu au chaud sous une couverture et bordé d’une bouillote. Le suivi des animaux est quotidien, assurée par du personnel qualifié pour cette espèce sur des critères comme la posture de l’animal, son activité, son interaction, sa nutrition. La surveillance est renforcée durant la période post opératoire et en cas d’apparition de troubles. L’ensemble de ces informations sont reportés dans des fiches de suivi adapté. Cette surveillance permet une intervention rapide auprès du vétérinaire et du responsable de projet pour adapter les soins analgésiques si nécessaire. Si une étape du protocole chronique affecte l’état de santé au point d’atteindre l’un des points limites sans qu’aucune action ne puisse permettre un retour à l’état basal alors le protocole sera interrompu et l’animal mis à mort selon les modalités éthiques. Les volumes de prélèvements de sang comme de LCR sont adaptés au poids de l’animal, et sont réalisé sur animaux sédatés. L’apparition d’hématome au point de prélèvement est surveillée.

Choix des espèces

Parmi les modèles animaux ayant des caractéristiques anatomiques et fonctionnelles proche de l’homme le PNH a été retenu car (i) les modèles sont bien décrits et caractérisés et constituent donc une référence dans la communauté scientifique ; (ii) le personnel impliqué dans ce projet possède une expertise établie de la gestion de ces modèles animaux. De plus, l'anatomie cérébrale du PNH est proche de celle de l’homme en terme de taille. Il existe de plus une forte homologie entre les structures cérébrales du porc et celles de l’homme (basées sur des atlas) ce qui est indispensable dans le cadre de l'étude de la faisabilité de la procédure Enfin, ce passage par le PNH avant la clinique relève d’un principe éthique visant à protéger démontrant la faisabilité de l’approche thérapeutique de l’espèce la plus proche de l’homme. Adultes afin que de pouvoir appréhender un système nerveux central en pleine maturité (2 ans minimum). Au stade défini, la taille et les caractéristiques du cerveau des animaux sont proches de celle de l’homme ce qui permet une évaluation fiable des cibles pour la chirurgie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 650
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 650
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Devenir
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 650

Pour mettre au point des traceurs d'imagerie de la fibrose pulmonaire et tester des traitements, 650 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La fibrose est induite à la bléomycine, suivie d'injections de traceurs radioactifs, de jusqu'à cinq séances d'imagerie de quarante minutes sous anesthésie, d'un gavage quotidien de J8 à J28 ou d'injections intrapéritonéales quotidiennes, puis d'une ponction dans le cœur. Pendant la phase d'inflammation, les souris peuvent perdre du poids, se déshydrater, respirer difficilement et rester prostrées, sans analgésie, le porteur indiquant que les antidouleurs interféreraient avec le développement de la fibrose. Le nombre de souris par groupe a été fixé d'après l'expérience de l'équipe, le porteur précisant qu'aucune approche statistique n'a été utilisée.

Objectifs

Ce projet porte sur l’étude de la fibrose pulmonaire qui se caractérise par une modification de la structure du tissu pulmonaire qui devient plus rigide. Elle résulte de l’accumulation excessive de protéines comme le collagène et mène à des défauts de fonctionnement des poumons. Il n’existe à l’heure actuelle aucune méthode permettant un diagnostic précoce et le suivi de la progression de la maladie. Peu de traitements sont disponibles car les mécanismes menant à la fibrose sont peu connus. Ces traitements permettent uniquement de ralentir la progression de la maladie mais ne permettent pas de la stopper. De plus, il n’existe, à l’heure actuelle, aucun moyen de suivre l’efficacité de ces thérapies chez les patients. Ce projet est donc construit avec un triple objectif: 1/ Mettre en place de nouveaux traceurs d’imagerie pour le diagnostic précoce et le suivi de la progression non-invasif de la fibrose pulmonaire, 2/ évaluer l’action de ces traceurs pour le suivi de l’efficacité de traitements anti-fibrose et enfin 3/ évaluer les effets de nouveaux traitements.

Bénéfices attendus

La découverte de biomarqueurs pour la FPI en est encore à ses débuts et il n'existe pas de consensus dans ce domaine, en particulier pour l'imagerie moléculaire. L'imagerie actuelle de la FPI repose uniquement sur le scanner haute résolution et n'a que peu d'impact sur le diagnostic précoce et la survie. En outre, l'efficacité des thérapies actuellement approuvées pour la FPI dans l'ensemble de la population atteinte de FPI reste incertaine et les outils permettant de contrôler l'efficacité des thérapies font cruellement défaut. Ce projet permettra donc de développer et d’évaluer des traceurs d’imagerie qui pourraient être des biomarqueurs d'imagerie pour la FPI. Un nombre important de patients atteints de FPI doivent subir une biopsie pulmonaire pour obtenir un diagnostic définitif. Cependant, l'hétérogénéité spatiale des lésions fibrotiques dans le poumon de la FPI rend difficile l'échantillonnage précis de la zone pulmonaire malade afin d'obtenir une décision de diagnostic fiable. Le développement de sondes radiomarquées spécifiques des zones pulmonaires affectées par la FPI, telles que les sondes développées dans notre projet, pourrait aider les cliniciens à prendre des décisions thérapeutiques. En outre, ce projet fournira des outils innovants pour la détection de voies biologiques spécifiques impliquées dans la fibrose pulmonaire. Dans ce contexte, les sondes développées dans le cadre de ce projet constitueront une première étape dans le développement de thérapies personnalisées pour les patients atteints de FPI, ce qui n'est pas le cas actuellement, en identifiant les répondeurs potentiels ou les non-répondeurs aux thérapies évaluées dans ce projet. Notre projet ambitieux favorisera donc le développement de thérapies ciblées qui sont inexistantes pour le traitement de la FPI.

Procédures

Intervention subies par les animaux : - Injection de traceur radioactifs par voie IV sous anesthésie (100µl, 2 minutes, 1 à 4 injection par animal) - Prélèvement sanguins sous anesthésie (2 minutes, 4 par animal, n=30 (procédure 1 seulement)) - Imagerie in vivo sous anesthésie (40 minutes maximum, 1 à 5 imagerie par animal) - Traitement par gavage sur souris vigile (procédure 3 uniquement, 200µl, gavage quotidien de J8 à J28, 1 minute) - Traitement par injection IP sur souris vigile (procédure 4 uniquement, 100µl, quotidien de J8 à J28, 1 minute) - Prélèvement de sang terminal sans réveil par ponction intracardiaque sans thoracotomie sur animal anesthésié (1 minutes).

Impact sur les animaux

Durant la phase d’inflammation de J0 à J7 les animaux peuvent subir une perte de poids importante et présenter des signes cliniques caractéristiques tels que la déshydratation, l’augmentation de la fréquence respiratoire (associé à une difficulté respiratoire) et un comportement de prostration et d’isolement. Toute observation anormale sera répertoriée et suivie de mesures.

Devenir

A l’issue de chaque procédure la totalité des animaux seront mis à mort afin de mesurer et quantifier la fibrose pulmonaire par des méthodes ex vivo classiques (histologie, dosage de protéine) et les comparer avec nos techniques d’imagerie in vivo.

Remplacement

L’étude de la fibrose pulmonaire ainsi que l’effet d’un traitement sur celles-ci ne peut se passer d’une étude chez l’animal. En effet, les modèles cellulaires ne reflètent pas l’environnement complexe et pluricellulaire présent physiologiquement, ni la fonction pulmonaire (rigidité, stress mécanique dû à la respiration…) dans son ensemble. Néanmoins, les molécules qui seront évaluées dans ce projet auront été au préalable sélectionnées dans des tests in vitro afin de s’assurer de leur efficacité, de leur spécificité et de leur absence de toxicité. Puisqu’il est impossible dans un système in vitro de déterminer toutes les propriétés d'une substance, car aucune circulation sanguine ou système excréteur n'est présent, la seule alternative reste l’utilisation d’animaux.

Réduction

Dans le cadre de cette étude, les traceurs/composés seront évalués à l'aide de techniques d'imagerie préclinique in vivo couplées à des techniques de comptage de la radioactivité ex vivo. Ces techniques étant particulièrement sensibles et spécifiques, seuls de faibles effectifs sont nécessaires pour obtenir des données fiables et précises tout en réduisant le nombre d’animaux au maximum. De plus l’imagerie in vivo permet d’évaluer les traceurs/composés à plusieurs stades de fibrose sur les mêmes animaux limitant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Le nombre d'animaux par groupe a été déterminée suivant notre experience de ce type de manipulation et aucune approche statistique n'a été utilisée. De plus, le nombre d’animaux utilisé pourra être revu à la baisse pour certaines procédures en fonction des résultats obtenus lors des procédures précédentes.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des cages, en groupe (10 maximum par cage), suivant un cycle jour/nuit inversé avec accès illimité à l’eau et la nourriture. Les litières des cages seront supplémentées par un enrichissement de type « SIZZLE PAD ». Les gestes de ce projet (injection, imagerie, mise à mort) se dérouleront tous sous anesthésie et sur lit chauffant réduisant l’inconfort potentiel à son minimum et permettant ainsi le raffinement de l’étude. Les animaux recevant de la bléomycine seront observés une fois par jour pendant la phase aigüe d’inflammation (de J0 à J7) puis trois fois par semaine de J8 à J28 pendant la phase de progression de la fibrose. Le développement de la fibrose reposant sur l'induction d'une phase d'inflammation, il n'est pas possible d'utiliser des analgésiques qui pourraient interfèrer avec le bon développement de la fibrose. En dehors des effets induits par le modèle, aucun effet indésirable n’est attendu mais des points limites adaptés ont été définis. Toute observation d’un signe de souffrance excédent les points limites sera suivie de l’arrêt immédiat du protocole et de la mise à mort.

Choix des espèces

Les rongeurs sont les modèles de choix pour l’étude de la fibrose pulmonaire. La souris est l’espèce la plus utilisée et la plus connue notamment pour le modèle à la bléomycine, permettant ainsi une extrapolation à l’homme et une comparaison à de résultats antérieurs. Les souris débuteront les études à un âge de 8 semaines, déterminé en fonction de résultats déjà publiés. Cet âge correspondant à un stade de développement adulte de l’animal.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système urogénital
Souris : 260
Souffrances
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▲ 160
▲ 100
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Devenir
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 260

Jusqu'à treize anesthésies en dix jours pour une même souris : 260 souris vont être utilisées, 160 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 100 un niveau modéré. Elles sont épilées, reçoivent des bactéries en injection dans la mamelle, parfois une sonde fluorescente dans la veine de la queue, et certaines sont gavées tous les jours pendant deux semaines. Le modèle sert à étudier l'immunité mammaire des ruminants, le porteur indiquant que le passer chez la souris évite "des protocoles plus dommageables sur des espèces telles que la brebis". Les mères infectées sont tuées pour mesurer la charge bactérienne dans leur glande mammaire, et leurs souriceaux le sont aussi, l'allaitement s'interrompant avant le sevrage sans possibilité d'adoption dans la zone d'expérimentation.

Objectifs

L'occurence des mammites dans les élevages représente un problème majeur en santé animale. Une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans l'immunité mammaire est nécessaire pour améliorer la santé et le bien-être des animaux d'élevage, ainsi que la qualité (nutrionnelle, microbiologique...) des produits d'origine animale tout en réduisant le recours aux intrants chimiques dont les antibiotiques.

Bénéfices attendus

Le caractère inédit du protocole mis en place, ainsi que l'utilisation d'une technique d'imagerie innovante permettront d'apporter des informations de grande importance dans le domaine de l'immunité mammaire. De plus, la mise en place de ce modèle chez la souris évite l'application de protocoles plus dommageables sur des espèces telles que la brebis.

Procédures

Les souris sont anesthésiées par inhalation d'un anesthésiant à plusieurs reprises : - une fois pour leur épilation, pour une durée maximale de 20 minutes - une fois pour les injections intra-mammaires pour une durée maximale de 30 minutes - potentiellement une fois pour une injection de sonde fluorescente pour une durée maximale de 15 minutes - une fois par jour pour les analyses pour une durée maximale de 15 minutes, durant la durée du protocole (durée maximale de 10 jours), soit un nombre maximal de 13 anesthésies. Les souris sont également soumises à des injections de bactéries intra-mammaires (sous anesthésie gazeuse comme indiqué ci-dessus) qui durent environ 5 à 10 sec. Elles seront aussi potentiellement soumises à une injection de sonde fluorescente (sous anesthésie gazeuse comme indiqué ci-dessus) dans la veine caudale des souris qui doivent durer environ 5 à 10 sec. Enfin, elle subissent une euthanasie à la fin du protocole. Pour le deuxième projet, les souris sont prélablement gavées quotidiennement pendant 2 semaines, la durée de l'intervention est d'environ 5 à 10 secondes.

Impact sur les animaux

Les animaux utilisés lors des expériences d’infections réalisées à ce jour dans le cadre de ce projet ont montré une légère perte de poids mais cette perte s'est rapidement résorbée au cours de l'expérimentation. Des signes de prostration ont pu être observés sur certaines souris après réveil suite aux injections mais n'étaient plus visibles dès le 1er jour post-infection. Aucun autre signe de souffrance ou d'altération du bien-être des animaux n'a pu être observé au cours de ces expériences.

Devenir

Les souris adultes sont euthanasiées à la fin des expériences afin de pouvoir faire des prélèvements de glande mammaire dans le but de faire des mesures de charge bactérienne. De plus, l'infection subie par les animaux induit une modification de leur statut immunitaire ce qui empêche leur utilisation dans de nouvelles expériences d'infection qui nécessitent l'utilisation d'animaux n'ayant jamais été infectés. Les souriceaux sont également euthanasiés car l'interruption de la lactation survient avant le sevrage (du fait de l'euthanasie des mères) et il n'est donc plus possible de les maintenir en vie du fait de l'impossibilité de réaliser des adoptions et des déplacements d'animaux dans une nouvelle zone à cause des spécificités de la zone d'expérimentation.

Remplacement

Les infections expérimentales réalisées chez la souris ont pour but la compréhension du rôle d'une protéine et de l'administration d'alicaments sur la sévérité et l'issue de l'infection, ainsi que le recrutement des cellules immunitaires. Ces expériences ne peuvent être réalisées qu'à l'échelle de l'organisme d'animaux vivants et ne peuvent être reproduites in vitro puisqu'elles impliquent des interactions entre les différents acteurs du système immunitaire de l'organisme, après contact avec les bactéries en multiplication. Elles permettront ainsi une analyse pertinente et complète du point de vue physiopathologique, dont les résultats seront à priori plus fiables et auront une plus grande probabilité d'être transférables aux espèces de ruminants.

Réduction

Cette technique d'imagerie a été choisie car elle est non invasive et qu'elle permet d'analyser plusieurs paramètres simultanément sur les mêmes souris tout en réalisant une cinétique de suivi de l'infection. Cette méthode permet donc de limiter grandement le nombre d'animaux utilisés pour obtenir un grand nombre d'informations sur les mêmes souris : intensité de l'infection et du recrutement des cellules immunitaires à différents temps post-infection. Des premiers essais tests seront réalisé sur des lots successifs de nombres réduits d'animaux pour optimiser les conditions expérimentales au fur et à mesure et ajuster la cinétique pour avoir le maximum d'information et de fiabilité des résultats tout en limitant au mieux la durée du protocole et la souffrance des animaux. Les expériences seront ensuite réalisées sur des lots successifs de souris et les résultats obtenus analysés à l'aide de tests statistiques pour évaluer leur fiabilité, et ainsi déterminer la nécessité ou non d'augmenter les effectifs examinés pour l'obtention de résultats statistiquement fiables.

Raffinement

Les anesthésiques choisis sont peu toxiques et permettent ainsi une anesthésie de courte durée pour les analyses (15min maximum) et le réveil rapide avec une reprise immédiate de l'activité. L'infection des souris se fera par injection intra-mammaire, geste non traumatisant pour la glande mammaire. Le nombre d'analyse sera limité à un ou deux par jour et un suivi régulier des animaux sera effectué pendant toute la durée du protocole. Tout animal présentant des signes de souffrance ou de léthargie, dont la gravité sera évaluée en fonction des points limites pré-établis, sera exclu de l'étude puis euthanasié.

Choix des espèces

Les protocoles de modifications génétiques sont beaucoup plus faciles à mettre en place chez la souris que dans les autres espèces. La souris a donc été choisie pour créer un modèle d'intérêt de souris génétiquement modifiées. De plus, la grande majorité des données publiées sur l'immunité et les thématiques d'intérêt des projets d'intérêt ont été acquises chez la souris. Il est donc nécessaire de prolonger les analyses dans la même espèce afin de pouvoir s'appuyer sur les résultats déjà obtenus pour la réalisation des protocoles et pour compléter les données pré-existentes tout en ayant des points de référence. Enfin, l'utilisation de la souris permet d'éviter la mise en oeuvre de protocoles beaucoup plus dommageables sur des espèces telles que la brebis. Les souris seront utilisées à l'âge adulte, entre 14 et 16 semaines, puisqu'elles doivent être en lactation.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 1145
Souffrances
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▲ 1145
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Devenir
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 1145

Une partie des souris utilisées est immunodéficiente et porte une greffe de peau humaine, le méningocoque n'interagissant qu'avec des vaisseaux humains. 1 145 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Greffe de peau de quarante-cinq minutes sous anesthésie générale, infection par injection intraveineuse, injections intrapéritonéales d'anticorps et d'inhibiteurs, jusqu'à cinq ponctions veineuses : le porteur indique que l'infection peut provoquer une baisse d'activité, une perte de poids et une hypothermie, des points limites devant permettre de tuer les souris avant que l'infection ne le fasse. Le sang est ensuite prélevé par ponction dans le cœur sous anesthésie, l'analyse des vaisseaux et des organes exigeant leur mort à toutes.

Objectifs

La méningite et le purpura fulminans sont des infections bactériennes foudroyantes et sévères qui touchent principalement les enfants et les jeunes adultes. La mortalité approche 100% en l'absence de prise en charge médicale. En France, malgré une prise en charge adaptée, le taux de mortalité reste élevé : 3%pour les cas de méningite et 30% pour les cas de purpura fulminans qui se traduit par des plaques hémorragiques cutanées et un choc septique foudroyant. De plus, lorsque l’évolution n’est pas fatale, les séquelles sont fréquentes, graves et handicapent leur vie durant les jeunes patients atteints : amputations, troubles de la vision, perte partielle ou totale de l’audition, déficience mentale permanente, difficultés d’apprentissage, mémorielles, dépression nerveuse… Le purpura fulminans est un syndrome infectieux très sévère, qui associe une septicémie à des lésions tissulaires nécrotiques disséminées sur la peau et les organes internes. Ces infections sont complexes et impliquent plusieurs organes et systèmes physiologiques à l’échelle de l’organisme. Une étape essentielle de ces infections sévéres est l'infection des vaisseaux sanguins. La bactérie responsable de ces infections n’interagit qu’avec les vaisseaux sanguins humains, nous utiliserons donc une lignée de souris gréffées avec de la peau humaine (modèle mimant le purpura fulminans). Différents variants bactériens seront utilisés afin de déterminer l’importance de différents facteurs de virulence. Nous analyserons le rôle des cellules du système immunitaire dans ces infections. Nous chercherons également à valider in vivo les effets d’agents pharmacologiques préalablement validés in vitro .

Bénéfices attendus

Les résultats attendus sont importants, car mieux comprendre les mécanismes de la méningite cérébro-spinale et du purpura fulminans, pourra conduire au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. Cela permettra à terme de diminuer voire supprimer la mortalité et les séquelles dramatiques de ces infections sévères et fulgurantes.

Procédures

Ce projet comporte 5 types d'intervention : - 1 Greffe de peau humaine, durée : 45 min. sous anesthésie générale - 2 : Infections expérimentales à méningocoque par injection intraveineuse, durée de 4h pour les souris NOD/SCID gréffées et 72h pour les souris Balb/c. une infection par animal - 3: Injection d’anticorps et d'inhibiteurs par voie intra-péritonéale (moins de 5 min) (deux injections par animal, 24 et 48h avant l'infection). Injection d’agents pharmacologiques en association ou non avec un antibiotique (moins de 5 min) (une injection par animal). - 4 : Mesure de la bactériémie chez les souris par ponction veineuse (moins de 5min). (une mesure pour les souris NOD/SCID; 5 pour les souris Balb/c)- 5 : Prélèvement de sang par ponction intracardiaque sur des souris anesthésiées avant leur mise à mort 3 min.

Impact sur les animaux

La greffe peut provoquer un stress lié à l’anesthésie. La greffe peut produire une inflammation ou une infection. L’infection peut provoquer un stress chez les souris se traduisant par une diminution de leur activité, une perte de poids ainsi qu’une potentielle hypothermie, la définition des points limites permet de mettre à mort les animaux avant la léthalité due à l'infection. L’injection d’agents pharmacologique peut produire un stress. La mesure de la bactériemie peut produire du stress lié à la manipulation et la contention.

Devenir

L'analyse de l'impact de l'infection et des traitements sur l'intégrité vasculaire et l'analyse de différents organes, nécessite la mise à mort de tous les animaux.

Remplacement

Ces infections sont complexes et impliquent plusieurs organes et systèmes physiologiques à l’échelle de l’organisme (cellules endothéliales, circulation sanguine, coagulation, système immunitaire…), c’est pourquoi notre étude nécessite le recours à un modèle animal. Il est impossible de mener une telle étude sur les modèles in vitro existants.

Réduction

Nous utiliserons pour chaque expérience le nombre minimal d'animaux permettant d'observer une différence significative en se basant sur des données publiées. Pour les comparaisons statistiques entre les groupes de souris, nous utiliserons un test adapté aux petits effectifs in vivo. Afin de réduire le nombre d’animaux dans l’étude, nous avons développé des expériences permettant l'analyse de plusieurs paramètres sur un même animal, comme par exemple les analyses sanguines et les analyses sur les greffons de peau.

Raffinement

Pour réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse des souris au cours de notre étude, de l’enrichissement sera ajouté dans chaque cage d’hébergement (coton et maison en carton) afin de limiter le stress des animaux. De plus, nous réaliserons les greffes sous anesthésie générale et des analgésiques seront utilisés en période péri- et postopératoire. L’analgésie per et post-opératoire sera réalisée par injection sous-cutanée d’un antalgique 30 min. avant la chirurgie et dans les deux jours suivants. Des points limites ont été définis et leur atteinte entraînera la mise à mort anticipée de l’animal.

Choix des espèces

La souris est un bon modèle d'infection à méningocoque largement décrit dans la littérature. Il permet d'obtenir une bactériémie reproductible et prolongée après infection par voie intraveineuse. Ce modèle sera utilisé pour analyser les effets de différents variants bactériens et agents pharmacologiques sur l’initiation et la progression des lésions tissulaires. Souris femelles adultes âgés de 7 à 10 semaines car il est nécessaire que ces souris présentent une surface corporelle suffisante pour greffer des fragments de peau.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Rats : 1500
Souffrances
▲ -
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▲ 1500
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Devenir
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 1500

Les rats reçoivent dans la vessie une instillation d'isothiocyanate d'allyle, principal composé de l'huile de moutarde, qui y provoque une inflammation sur laquelle l'établissement teste les candidats médicaments de ses clients. 1 500 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'instillation dure une trentaine de minutes sous anesthésie, la sensibilité abdominale est mesurée en appliquant des filaments de Von Frey pendant deux à trois minutes, et les animaux reçoivent des administrations quotidiennes de molécules dont le porteur écrit ne connaître "ni la nature ni les effets secondaires possibles". L'effectif ne repose sur aucun calcul statistique, le porteur invoquant son expérience pour fixer dix animaux par groupe et annoncer cinq études par an, soit 1 500 rats sur cinq ans.

Objectifs

L'inflammation joue un rôle important dans la plupart des pathologies de la vessie et représente une réaction de défense à une lésion physique, des substances chimiques, des micro-organismes ou d'autres agents pathogènes. Cette inflammation entraîne notamment une augmentation de la perméabilité vasculaire vésicale. Le projet proposé permettra d’évaluer l’effet de candidats médicaments sur l’œdème vésical et la douleur associée à l’inflammation. Dans la littérature, il est décrit que l’instillation intravésicale d’huile de moutarde ou de son principal constituant, l'isothiocyanate d'allyle (AITC) provoque une forte réaction inflammatoire dans les tissus de la vessie, entraînant une extravasation.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de tester de nouveaux candidats médicaments pour trouver de nouvelles molécules plus efficaces que les molécules utilisées actuellement pour traiter les pathologies vésicales.

Procédures

Tous les animaux vont recevoir des administrations de candidats médicaments (voie, fréquence dépendant de chaque protocole expérimental mais des administrations quotidiennes per os, intrapéritonéales, sous-cutanées ou intraveineuses seront classiquement les plus utilisées). Cependant, ces gestes étant réalisé par du personnel qualifié et avec de l’expérience, ces gestes seront très rapides (1 min). Les animaux seront anesthésiés et recevront une instillation vésicale de produit irritant la vessie. Lors de cette procédure, les animaux seront placés sur des plaques chauffantes thermorégulées (classiquement instillation de 30 min). Les animaux seront placés dans un set-up de Von Frey et des filaments de différentes forces seront appliqués sur l’abdomen (au niveau de la vessie). Cette méthode est non invasive et est très rapide (environ 2-3 min par animal). Les animaux seront anesthésiés avec un anesthésique sans réveil car l’anesthésique utilisé est le seul qui n’a pas d’effet sur la contrcation de la vessie et auront des administrations de composés et des prélèvements sanguins (gestes très rapides 1-2 min).

Impact sur les animaux

Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possibles, il nous est, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux dues aux candidats médicaments. Toutefois, des manipulations, administrations répétées, prélèvements de sang, anesthésies sur les animaux peuvent provoquer du stress, une légère douleur (douleur de l’aiguille). De plus, ce modèle crée une inflammation vésicale donc les animaux pourront avoir les mêmes symptômes que chez l’Homme (sensation de « brûlure » lors des mictions, œdème vésical, gène pour uriner, mictions fréquentes…).

Devenir

L’anesthésique utilisé étant un anesthésique irréversible (l’animal ne peut pas se réveiller) tous les animaux de l’expérience sont mis à mort à la fin et des prélèvements de sang et des tissus seront réalisés.

Remplacement

Actuellement, aucun modèle in silico, in vitro ou ex vivo ne peut mimer la pathologie dans son ensemble et dans sa complexité. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.

Réduction

Aucun test statistique sera utilisé pour calculer le nombre d’animaux par groupe mais de par notre forte expérience en expérimentation animale, les publications scientifiques publiées, un nombre minimum e 10 animaux par groupe sera utilisé pour avoir des résultats statistiquement différents et fiables. Des tests statistiques seront réalisés pour évaluer la différence entre les groupes expérimentaux. Nous avons établi une stratégie d’expérimentation nous permettant dans la mesure du possible, de mesurer la valeur basale de chaque animal (l’animal est son propre contrôle). Cette stratégie permet donc de réduire sensiblement le nombre d’animaux par groupe. Nous pensons réaliser 5 études par an avec un total de 1500 animaux pour 5 ans.

Raffinement

Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et auront une phase d’acclimatation de 3-4 jours minimum avant d’être manipulés. De plus un enrichissement (type tunnel et aspen brick) sera introduit dans l’hébergement des animaux. L’état des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être et de l’absence de point limite à savoir prostration, perte de poids, difficulté à se mouvoir, s’alimenter, boire, piloérection, présence de blessure, … Toutes les procédures nécessitant une anesthésie des animaux se feront en utilisant des plaques chauffantes thermorégulées afin d’éviter toute hypothermie. Si un animal présentait un mauvais état général (prostration, perte de poids importante, pâleur, plaie…), celui-ci serait observé plus attentivement, soigné s’il avait une blessure et séparé de ces congénères si son état le nécessitait, réhydraté si besoin. L’accès à la nourriture pourra être facilité (directement dans la cage). Si après les premiers soins, son état ne s’améliorait pas dans les 72h, les expérimentateurs compétents excluraient l’animal de l’étude et l’euthanasieraient.

Choix des espèces

L’instillation intravésicale d’huile de moutarde ou de son principal constituant, l'isothiocyanate d'allyle (AITC) provoquant une forte réaction inflammatoire dans les tissus de la vessie chez le rat est très bien décrite dans la littérature. Nous utiliserons des rats âgés d’au moins 7 semaines afin d’avoir des jeunes adultes matures en accord avec la littérature.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Rats : 31
Souffrances
▲ -
▲ 31
▲ -
▲ -
Devenir
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 31
 -

Aucun des 31 rats de ce projet n'est tué à son terme. Ils sont mis à jeun huit heures, gavés une fois, équipés d'un cathéter posé sur une veine de la queue sous crème anesthésiante, puis soumis à neuf prélèvements sanguins étalés sur huit heures, dans des procédures classées au niveau de souffrance le plus léger. Le porteur indique que ni les gestes ni la substance administrée ne provoquent d'effets irréversibles, et prévoit quatre semaines de récupération avant de les réutiliser dans une autre procédure. L'objet est de mesurer si l'encapsulation de l'acétate d'abiratérone dans des nanoparticules lipidiques améliore son passage intestinal, pour un effectif de quatre animaux en étude pilote et vingt-sept en cinétique, dont trois de réserve mobilisés seulement si un point limite est atteint.

Objectifs

Le projet vise à développer une nouvelle forme d’administration orale de substances actives pharmaceutiques (SA) à base de nanoparticules lipidiques (NPL) afin d’améliorer l’efficacité de SA présentant une très faible biodisponibilité orale. En effet, du fait de leur faible solubilité et faible perméabilité intestinale, elles sont généralement soit administrées par voie parentérale soit par voie orale en dose très importante. L’encapsulation de ces SA faiblement biodisponibles dans des NPL pourront pallier ce problème et permettre de diminuer les doses administrées aux patients et la toxicité qui pourrait en découler. L’acétate d’abiratérone a été retenu comme molécule modèle de notre étude, puisqu’il constitue le meilleur candidat en termes d’intérêts thérapeutique, pharmacologique et galénique. Du fait de sa faible solubilité et perméabilité à travers la barrière intestinale, cette dernière présente une très faible biodisponibilité orale (

Bénéfices attendus

De façon générale, ce projet permettra d’étudier les effets de l’encapsulation de la substance active dans des nanoparticules lipidiques sur ses paramètres de pharmacocinétique, en comparaison à la substance active seule en suspension. Plus précisément, les paramètres de pharmacocinétique étudiés seront la concentration plasmatique totale de la SA ainsi que sa concentration maximale atteinte. Dans le cadre de l’objectif (1a), il permettra de mettre en évidence l’impact des nanoparticules lipidiques sur l’absorption intestinale de l’actif mais aussi d’identifier laquelle des deux formules de NPL développées offre les meilleurs paramètres de pharmacocinétique (de l’absorption jusqu’à l’élimination). Plus précisément, une augmentation significative de la concentration plasmatique totale est attendue lorsque la substance active est encapsulée dans les NPL. Dans le cadre de l’objectif (1b), le projet permettra de démontrer l’innocuité des étapes de séchage et compression sur l’amélioration de la biodisponibilité orale de la substance active encapsulée. Ceci permettrait de valider l’administration des NPL sous forme de comprimés pour le traitement chez l’homme.

Procédures

Une mise à jeun des animaux aura lieu (sans restriction hydrique), pour une durée totale de 8h. Elle débutera 4h avant administration de la dose et durera jusqu’à 4h post-administration. Un gavage oral d’une durée inférieure à 30 secondes sera réalisé par un personnel compétent et qualifié, une seule fois pour l’administration de la dose. Un cathéter périphérique sera installé sur la veine caudale latérale des animaux, chez l’animal vigil ou sous anesthésie gazeuse si nécessaire. La durée de la pose sera de maximum 10min, en incluant la pose du tube de protection. Au total, 9 prélèvements sanguins seront réalisés, pendant une durée inférieure à 1min, sur une plage horaire de 8h, par le biais du cathéter et sans nécessité d’anesthésie.

Impact sur les animaux

Concernant les nuisances liées à la procédure de pharmacocinétique, l’administration unique est réalisée par gavage oral car il est indispensable que tous les animaux reçoivent la même dose précise et au même moment. De plus, l’absorption de la substance active étant fortement influencée par l’administration concomitante de nourriture, une période totale de mise à jeun (sans restriction hydrique) de 8h est indispensable. Enfin, pour réaliser les prélèvements sanguins, un cathéter sera installé sur la veine caudale de l’animal. Bien que le cathéter ne nécessite pas d’anesthésie de l’animal à chaque prélèvement, il peut présenter un risque d’inconfort et dans de rares cas une réaction au site de prélèvement.

Devenir

L’étude de la pharmacocinétique ne nécessite pas, in fine, une mise à mort des animaux dans la mesure où, théoriquement, ni les gestes techniques ni la substance active administrée n’engendrent d’effets indésirables importants et/ou irréversibles. Une période de 4 semaines de récupération sera nécessaire aux animaux avant de pouvoir être réutilisés pour une autre procédure.

Remplacement

La pharmacocinétique d’une substance active consiste à étudier son devenir dans l’organisme après son administration, en incluant les étapes d’absorption, distribution (dans le sang puis dans les organes cibles), métabolisme et d’élimination par les voies d’excrétion. Des expériences in vitro ont été réalisées afin de prédire certains paramètres d’absorption tels que la cytotoxicité et le passage des nanoparticules lipidiques à travers la couche de cellules intestinales. Malheureusement, aucune étude in vitro n’est, à l’heure actuelle, suffisamment robuste et complète pour prédire toute la complexité de l’organisme, et en particulier de son système digestif. C’est la raison pour laquelle le recours au rongeur apparait comme la seule issue possible pour évaluer de façon globale le profil pharmacocinétique de la substance active.

Réduction

Le nombre d’animaux est optimisé pour être le plus restreint et permettant d’obtenir rapidement des résultats scientifiquement robustes. La cohorte totale est composée de 3 groupes de 8 animaux, dont un seul groupe contrôle commun (administration de la substance active seule, en suspension dans de l’eau) et de deux groupes recevant chacun une formule différente de nanoparticules lipidiques en suspension dans de l’eau. Afin de minimiser les biais de sélection, la répartition des animaux dans chaque groupe sera faite par méthode de randomisation par paire à l’aide du logiciel Excel. Ces deux formules étudiées (une formule par groupe expérimental) ont été retenues en raison de leur innocuité et intérêt pharmacologique après un screening préliminaire in vitro. Le calcul du nombre de rats a été réalisée par une approche statistique et en s'appuyant sur des études similaires publiées dans la littérature. Un animal par groupe sera rajouté dans le cas où un point limite serait atteint durant la cinétique avec une mise à mort requise. Ainsi, chaque groupe sera composé de 8 animaux étudiés + 1 animal supplémentaire (inclus dans l’étude uniquement si besoin), soit au total 9 animaux par groupe, donc 27 animaux prévus au total pour la pharmacocinétique des 3 groupes. A chaque temps de prélèvement, il sera considéré une amélioration significative de la concentration plasmatique totale des groupes expérimentaux si cette dernière est au moins deux fois supérieure à celle du groupe contrôle. Cette différence sera appréciée à l’aide d’un test statistique de comparaison des moyennes pour échantillons indépendants. Ainsi, 4 animaux seront nécessaires pour l’étude pilote préalable et 27 animaux pour la pharmacocinétique, soit un total de 31 animaux.

Raffinement

La pharmacocinétique implique des prélèvements sanguins répétés. Après anesthésie locale à la queue par crème EMLA, un cathéter sera implanté sur la veine caudale latérale de l’animal vigile ou si besoin anesthésié par isoflurane, par un personnel qualifié. Cela évite les anesthésies répétées et permet une cinétique complète pour chaque animal, limitant les variations inter-individuelles et donc le nombre d’animaux nécessaire. Cette technique, recommandée par notre vétérinaire, s'appuie sur un protocole similaire de prélèvements répétés chez le rat dans un autre établissement. L'absorption de la SA est influencée par la prise alimentaire. Une mise à jeun de 4h avant et après l'administration de la dose, avec accès illimité à l'eau, permet de garantir que l’absorption n’est pas biaisée par un bol alimentaire présent dans l’estomac ou le petit intestin et donc assure des résultats plus robustes. Pour limiter les effets du jeun, du sucre pourra être rajouté dans l’eau de boisson 2h après administration de la dose jusqu’à la fin du jeun. Pour réduire au maximum le stress, la procédure se déroule en période diurne, période de moins activité chez les rats. Les animaux sont hébergés par groupes de 2, dans des cages aux dimensions, litière et matériel d’enrichissement adaptés. Pendant l’acclimatation, ils seront habitués à la manipulation, au tube de contention et récompensés après les gestes par une céréale ou du lait concentré sucré. Le cathéter est posé sous anesthésie locale (EMLA) et retiré avec de l'EKYFLOGYL gel anesthésique anti-inflammatoire. En cas de problème avec un cathéter bouché, un autre abord veineux (sur la veine saphène) est utilisé pour éviter l'euthanasie en cours de procédure. Des points limites stricts et spécifiques au projet ont été définis afin de soustraire l'animal à toute souffrance.

Choix des espèces

Le choix du modèle « rat » a été établi selon plusieurs critères. Du point de vue scientifique, le rongeur, et en particulier le rat, présente des similitudes non négligeables avec l’homme, étant un mammifère avec des organes digestifs équivalents, ce qui permet une transposition des résultats à l’homme. Du point de vue technique, une pharmacocinétique requière des prélèvements sanguins répétés ce qui implique que l’espèce animale choisie doit posséder un volume sanguin suffisant. C’est pourquoi, par exemple, la souris n’était pas un modèle adapté aux besoins de l’étude, en raison de son volume sanguin trop faible. Afin de pouvoir transposer les résultats à l’homme adulte, l’ensemble des tissus et organes des animaux doivent être arrivés à maturité. C’est la raison pour laquelle les rats doivent être adultes, de préférence jeunes adultes, pour limiter les variations inter-individuelles liées au vieillissement. Ils présenteront un poids de 300-325g à leur arrivée sur la plateforme pour permettre d’être en adéquation avec la réglementation sur la fréquence et volumes de sang prélevés.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles respiratoires
Souris : 581
Souffrances
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▲ 581
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Devenir
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 581

581 souris saines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées au niveau de souffrance le plus léger. Chacune reçoit sous anesthésie générale une administration de médicament directement dans la trachée ou dans une veine, puis un prélèvement de sang, avant d'être tuée pour que ses organes soient dosés. Aucun animal n'est infecté, le projet mesurant seulement où se dépose la poudre inhalée et à quelle concentration, les retombées annoncées contre la grippe et la Covid-19 restant à distance de cette étape. Le porteur indique avoir déjà évalué les formulations sur un impacteur multi-étages qui reproduit approximativement l'appareil pulmonaire, mais juge le passage chez l'animal "incontournable" faute d'y retrouver le mucus et les échanges gazeux.

Objectifs

Les infections virales respiratoires telles que la grippe ou la Covid-19 restent l’une des principales causes de décès dans le monde et l’émergence de nouvelles souches virales continue d’être une préoccupation majeure. Il n’existe actuellement aucun médicament efficace contre les coronavirus et le virus de la grippe A. La vaccination constitue pour l’instant la stratégie préventive la plus efficace. Cependant, la courte durée de l’immunité induite par le vaccin associée à la dérive génétique des virus et à la réticence actuelle des populations à l’égard des vaccins peut compromettre cette stratégie. Par conséquent, il est nécessaire de développer des médicaments antiviraux innovants pour traiter et soigner les personnes infectées. Les virus n’ont pas de métabolisme propre et ne sont pas capables de se reproduire sans l’aide d’une cellule étrangère qu’ils infectent et dont ils utilisent la machinerie pour se multiplier. Ces cellules deviennent des usines à virus et sont détruites lors de la libération des nouveaux virus. L’objectif global du projet est d’explorer une nouvelle stratégie qui au lieu de cibler le virus lui-même, s’appuie sur les médicaments modulant le métabolisme cellulaire des cellules hébergeant le virus pour renforcer la réponse immunitaire innée et empêcher la croissance virale. Des liens essentiels entre le métabolisme et l’immunité ont été découvert récemment. Donc interférer avec les voies métaboliques en utilisant des médicaments pour empêcher la croissance virale est une stratégie intéressante pour développer des antiviraux dirigés contre l’hôte. L’équipe a montré que certains métabolites des cellules inhibent fortement l’infection par le virus de la grippe A et du SARS-CoV-2 in vitro et in vivo. Sur la base de cette découverte, une série d’analogues sélectifs et plus puissants que les molécules naturelles ont été conçus et synthétisés. Des poudres sèches pour inhalation pour administrer ces composés (molécules naturelles et analogues) directement dans les voies respiratoires ont été développées. La voie pulmonaire est hautement souhaitable car elle permet de délivrer des doses plus élevées au site même de l’action du médicament et de réduire les potentiels effets indésirables systémiques. L’objectif de ce projet est maintenant d’évaleur la pharmacocinétique et la biodistribution de ces poudres in vivo sur un modèle animal sain.

Bénéfices attendus

La crise du Covid-19 a mis en évidence l’importance des maladies virales émergentes dans un contexte de mondialisation des flux, notamment des personnes. Cette crise sanitaire a souligné l’absence de traitement efficace contre les infections virales aiguës transmises par l’air, responsable de la majorité des infections virales mortelles. Nous parvenons actuellement à contrôler le SRAS-CoV-2 et la grippe A grâce à la vaccination mais des épidémies avec de nouveaux variants ou de nouveaux virus se produiront certainement dans les années à venir. L’impact humain, social et économique de médicaments antiviraux innovants est donc considérable. Le développement de formulations sous forme de poudre sèche pour délivrer localement par inhalation les antiviraux dans les poumons permettrait une administration aisée et ciblée des tissus respiratoires, lieu de l’infection et de diminuer les effets secondaires systémiques potentiels.

Procédures

Chaque souris subira sous anesthésie générale une administration de médicament soit par voie intratrachéale (dans les poumons) soit par voie intraveineuse et un prélèvement de sang sous anesthésie générale à la fin de la procédure. La durée de ces gestes n’excèdera pas une minute chacun.

Impact sur les animaux

Les souris peuvent subir un inconfort modéré et transitoire pendant et après l’administration des formulations. Un léger stress peut être induit au moment de l’anesthésie gazeuse.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure afin de prélever les organes et le sang pour des dosages des médicaments.

Remplacement

La performance aérodynamique des formulations a été évaluée in vitro à l’aide d’un impacteur multi-étages qui permet une modélisation approximative de l’appareil pulmonaire. Cette technique permet de répondre à des exigences réglementaires et de déterminer la quantité de poudre qui atteint les différents segments du poumon, notamment d’évaluer la fraction respirable d’un médicament inhalé qui correspond aux particules les plus suceptibles de se déposer dans les alvéoles pulmonaires (particules

Réduction

Une étude pilote sur un petit nombre d’animaux permettra d’affiner les différents paramètres de la pharmacocinétique et de valider le modèle. Le nombre de formulations testés in vivo dans ce projet a été limité à trois grâce à des études préliminaires in vitro pour réduire le nombre d’animaux. Le dimensionnement des groupes expérimentaux a été réalisé à l’aide du logiciel GPower qui est un outil permettant de calculer des analyses de puissance statistiques et de définir le juste nombre d’animaux à inclure dans une étude afin de pouvoir exploiter les résultats de façon statistiquement fiable. Les animaux seront alloués aux groupes expérimentaux par randomisation. Les données obtenues à partir de chaque animal seront maximisées. Les organes seront prélevés et congelés pour des études ultérieures.

Raffinement

L’ administration de poudre dans les poumons ou l’injection de la substance active sous sa forme soluble ainsi que les prélèvements de sang s’effectueront sous anesthésie générale afin de réduire au maximum la douleur et le stress que pourraient subir les animaux lors des gestes techniques. Les volumes d’air administrés ne dépasseront pas le volume courant des poumons. Les souris seront surveillées pendant toute la durée de la procédure qui dure 24h et des points limites adaptés seront strictement appliqués en cas de souffrance avérée déterminée à partir de signes cliniques précis. Les animaux seront hébergés en groupes dans un environnement enrichi de tubes en cartons et de matériaux de nidification (type sizzle nest ou cocon) afin de favoriser les comportements naturels tels que l’activité et la fabrication d’un nid.

Choix des espèces

La pharmacocinétique se fera sur des souris afin de pouvoir comparer nos résultats avec des études déjà effectuées sur cette souche par les équipes partenaires du projet. Nous utiliserons des souris entre 7 et 15 semaines car leur appareil respiratoire aura atteint sa taille adulte et leur système immunitaire dont les cellules peuvent interférer avec les composés administrés sera mature.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles immunitaires
Souris : 7186
Souffrances
▲ -
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▲ 6996
▲ 190
Devenir
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 7186

Des cellules tumorales humaines sont injectées dans la veine ou dans le péritoine de souris immunodéficientes, qui développent des tumeurs du péritoine, du foie, des ovaires ou des poumons, avec ascite, difficultés respiratoires, prostration et apathie. 7 186 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 190 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 6 996 un niveau modéré. Chacune passe deux séances d'imagerie par semaine pendant huit à douze semaines, sous anesthésie à chaque fois. Le porteur écrit que le raffinement de ces modèles "ne fait pas appel à des antalgiques mais à un suivi rapproché", en s'appuyant sur les recommandations européennes en cancérologie expérimentale, et fait reposer la limitation de la souffrance sur des points d'arrêt anticipés grâce au niveau de bioluminescence.

Objectifs

Au cours de la dernière décennie, les immunothérapies ont révolutionné la façon dont nous traitons le cancer. En particulier, l’immunothérapie cellulaire permet d’éliminer les cellules cancéreuses, entraînant des rémissions durables dans certains cancers du sang et de ses précurseurs. Cette technologie repose sur l’utilisation de cellules immunitaires (lymphocyte) faisant suite à une modification génétique lui permettant de reconnaitre spécifiquement des marqueurs présents à la surface des cellules cancéreuses. Ces cellules (CAR-T) sont modifiées en laboratoire et réinjectées ensuite aux patients pour cibler et détruire la tumeur. Les avantages des cellules CAR T sont nombreux, notamment la possibilité d'un traitement plus court, d'une durabilité prolongée et d'une réduction des effets secondaires. Cependant, les avantages cliniques sont encore limités pour les tumeurs solides et même dans le domaine des cancers du sang, les patients qui répondent aux thérapies par des cellules CAR T restent exposés au risque de rechute en raison de plusieurs facteurs, notamment l'absence de réponse durable après le transfert chez le patient. Au laboratoire, on a récemment démontré que le ciblage de notre gène d’intérêt renforce la protection à long terme induite par les cellules CAR T contre les rechutes tumorales. Malheureusement, le manque de durabilité n'est pas la seule limitation des thérapies cellulaires. En effet, un autre facteur qui compromet l’utilisation des cellules CAR T pour le traitement de certains cancers est la difficulté à trouver des marqueurs spécifiques (ou associés) aux tumeurs. La plupart des marqueurs tumoraux identifiés sont des protéines mutées ou surexprimées, mais ces antigènes sont parfois aussi exprimés par des cellules saines. En plus, plusieurs cancers n’expriment pas ces antigènes. Dans ce contexte, nous avons récemment découvert des nouveaux antigènes (appelés par la suite néo-antigènes) spécifiques de tumeurs, ce qui élargit la gamme des cancers pouvant être traités par la thérapie cellulaire. L’objectif général de ce projet est d’utiliser nos cellules CAR T plus durables dans plusieurs modèles de cancers d’origine très diverse et exprimant des néo-antigènes, en plus des antigènes spécifiques connus.

Bénéfices attendus

L'immunothérapie cellulaire représente une avancée importante dans le domaine de l'oncologie et de la médecine personnalisée. Toutefois, cette thérapie pose des problèmes tels que les rechutes ainsi qu’une activité limitée sur les tumeurs solides. Ce projet a pour but de surmonter ces deux obstacles à travers : I. L'optimisation du processus de fabrication des cellules CAR T par des approches d'ingénierie en laboratoire, en particulier en produisant des cellules CAR T déficientes pour notre gène d’intérêt. Ceci devrait renforcer leur persistance in vivo et donc la capacité à éliminer les tumeurs de façon maintenue dans le temps. II. L’identification d’antigènes spécifiques aux tumeurs qui garantissent une élimination sûre et efficace des cellules cancéreuses par les cellules CAR T, avec un risque réduit de cibler des tissus sains. À long terme, notre projet a le potentiel clinique d’augmenter l'efficacité des cellules CAR T actuellement disponibles, en plus d'élargir les types de cancers qui pourront être traités. Cela augmenterait considérablement le nombre de patients pouvant bénéficier de cette technologie révolutionnaire.

Procédures

Dans une première procédure des celulles tumorales seront injectées aux animaux vigiles (une seule injection de cellules tumorales au cours de l’expérience – durée du geste inférieure à 20 sec). Puis 3-4 jours après l’injection des cellules, les souris seront imagées. Pour l’imagerie, les souris vigiles recevront une injection (durée du geste inférieure à 10 sec), 12 à 15 minutes plus tard, les souris seront anesthésiées pour être imagées (durée de l’anesthésie : 15 min). Deux séances d’imagerie seront effectuées par semaine pendant 8-12 semaines. Dans une seconde procédure, des cellules tumorales seront injectées aux animaux vigiles (une injection de cellules tumorales au cours de l’expérience – durée du geste inférieure à 20 sec). Les souris seront ensuite traitées par une seule injection unique (durée du geste inférieure à 20 sec). Puis, 3-4 jours après l’injection du traitement, les souris seront imagées. Pour l’imagerie, les souris vigiles recevront une injection (durée du geste inférieure à 10 sec), 12 à 15 minutes plus tard, les souris seront anesthésiées pour être imagées (durée de l’anesthésie : 15 min). Une à deux séances d’imagerie seront effectuées par semaine.

Impact sur les animaux

Les animaux greffés avec des cellules tumorales développeront potentiellement des tumeurs au niveau du péritoine, du foie, des ovaires ou des poumons Les effets indésirables subies par les animaux seront les suivantes : prise ou perte de poids excessive par rapport au poids de départ, difficultés respiratoires, ascite, troubles du comportement (difficulté́ de locomotion, absence de toilettage, prostration, apathie). Les nuisances attendues lors de l’administration des produits non irritants et non toxiques seront celles liées à l’injection elle-même (gêne de courte durée)

Devenir

Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem

Remplacement

Jusqu'à présent, aucun modèle n'a été décrit pouvant remplacer les fonctions complexes d'un système vivant, respirant, multi-organe avec des structures pulmonaires et circulatoires comme celles de l'homme. L'efficacité des cellules CAR T sera préalablement évaluée dans des modèles in vitro (2D et 3D) en utilisant les mêmes lignées cellulaires tumorales qu’on utilisera pour l’établissement des modèles in vivo. Néanmoins, bien qu'il existe des modèles de tumeurs in vitro, aucun ne permet de reproduire la physiopathologie du cancer aussi bien que les modèles murins. Les cultures cellulaires en 2D ou 3D ne permettent pas de modéliser toutes les interactions physiques et mécaniques entre la cellule tumorale et son environnement. De plus, la thérapie cellulaire est administrée par voie intraveineuse et, malheureusement, la complexité de la vascularisation est aujourd'hui impossible à reproduire, même avec des modèles complexes tels que les organoïdes tumoraux générés par la culture tridimensionnelle de cellules tumorales issues de biopsies de patients. Pour qu'une cellule CAR-T atteigne la tumeur, elle doit passer d’abord par le sang, franchir la barrière imposée par l'endothélium vasculaire par diapédèse, pénétrer le stroma (tissu non-tumoral présent dans tous les types de cancers invasifs) pour enfin exercer son activité antitumorale. Avant d'envisager de passer à l'homme, le recours à la souris reste donc inévitable.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés dans ce projet, l'efficacité des cellules CAR T sera préalablement évaluée dans des modèles in vitro (2D et 3D) en utilisant les mêmes lignées cellulaires tumorales qu’on utilisera pour l’établissement des modèles in vivo. Nous avons également décidé d'utiliser des modèles de tumeurs par injection intraveineuse et intrapéritonéale. Ces modèles nous permettent (i) de mimer différents processus physiopathologiques du cancer. (ii) d'induire des tumeurs de manière très homogène. Pour chaque lignée cellulaire utilisée dans ce projet, l'homogénéité de leur croissance chez les souris NSG sera vérifiée par imagerie de bioluminescence longitudinale. Leur localisation et leur cinétique de croissance seront vérifiées deux fois par semaine. Les lignées tumorales qui mettent longtemps à établir des foyers métastatiques (plus de 21 jours) ou qui présentent une cinétique de croissance ou une localisation hétérogène ne seront pas utilisés dans la suite du projet. Le nombre de souris porteuses de tumeurs et traitées par des cellules CAR-T sera de 8 par condition, afin que les résultats obtenus puissent présenter une puissance statistique suffisante. Ce nombre d’animaux tient compte de la nécessité d'utiliser le moins de souris possible et de pouvoir effectuer des statistiques fiables pour valider les effets biologiques observés.

Raffinement

Afin d’éviter le recours à la chirurgie (et les nuisances associées : douleurs, risques d’infection) pour l’implantation des tumeurs, l'utilisation de modèles de tumeurs solides induites par dissémination métastatique a été privilégiée dans ce projet (injection intraveineuse et intrapéritonéale de la cellule tumorale). En effet, ce type de modèle nous permet de limiter les infections associées à la chirurgie, tout en permettant de mimer des processus physiopathologiques du cancer. Ceci est particulièrement important, puisqu’afin d'éviter le rejet de cellules d'origine humaine, l'ensemble du projet nécessitera l'utilisation de souris immunodéficientes qui présentent un risque d’infection très élevé. Une injection intraveineuse ou intrapéritonéale permettra aux cellules tumorales de se loger dans différents organes. Pour évaluer le lieu exact où les cellules tumorales se développent, nous utiliserons l'imagerie par bioluminescence. Cette technique, réalisée sous anesthésie, extrêmement sensible (seules quelques dizaines de cellules tumorales peuvent être détectées) nous permettra de savoir très précisément et très précocement où les tumeurs vont former des foyers métastatiques. Cette technologie, non invasive, permet donc de suivre un même animal au cours du temps. Des corrélations entre l’état de la souris et le niveau de bioluminescence qui seront établies dans une étude pilote vont nous permettre d’anticiper dans les expériences d’efficacité l’atteinte des points limites ce qui évitera la souffrance de l’animal. En effet, conformément aux guides de la Commission Européenne et aux recommandations internationales en cancérologie expérimentale, le raffinement de ces modèles ne fait pas appel à des antalgiques mais à un suivi rapproché pour déterminer des points d’arrêt les plus précoces possibles. Un contrôle fréquent du site de croissance de la tumeur, ainsi que la mise en place d’une grille de score adaptée prenant en compte l'ensemble des symptômes associés à la douleur chez la souris nous permettront de limiter au maximum la souffrance. En cas d’atteinte d’un point-limite, l’animal sera mis à mort.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour les expériences menées en recherche en immunologie anti-cancéreuse, car la connaissance complète du génome murin permet d'utiliser de nombreux outils bien caractérisés, dont les souris génétiquement modifiées pour des protéines spécifiques d’intérêt ainsi qu’un grand nombre de modèles de tumeurs transplantées En particulier pour notre projet, la disponibilité de souches murines parfaitement définies et hautement immunodéficientes sera clé. En effet, ces souches favorisent le développement de cellules tumorales humaines, ainsi que le traitement ultérieur par de la thérapie cellulaire, également d'origine humaine. Autrement, le système immunitaire de la souris rejetterait facilement les cellules humaines greffées. Les souris seront utilisées à l'âge adulte afin qu’elles aient fini leur croissance, et que les résultats ne soient pas affectés par des modifications dues à un âge trop avancé des animaux. De plus, cet âge est adapté pour générer des modèles de tumeurs par la greffe de lignées de cellules tumorales.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
Souris : 180
Souffrances
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▲ 180
Devenir
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 180

180 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Deux injections d'une émulsion de collagène à la base de la queue, à vingt et un jours d'intervalle, déclenchent l'arthrite, ce qui peut provoquer des grattages et des plaies. Les articulations des pattes gonflent, avec des difficultés possibles à se déplacer, à saisir et donc à se nourrir, tandis que chaque souris est contenue cinq à dix minutes par jour et soumise jusqu'à une heure trente de tests de réponse à la douleur, deux à trois fois par semaine pendant six semaines. Le porteur conclut que la mesure de la réponse aux stimulations thermiques et mécaniques est une méthode "irremplaçable" pour estimer la douleur et que la procédure présente un "caractère de stricte nécessité".

Objectifs

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie inflammatoire chronique, caractérisée par une atteinte articulaire, souvent bilatérale et symétrique, évoluant par poussées vers la déformation et la destruction des articulations atteintes. Il s’agit du plus fréquent rhumatisme inflammatoire chronique, touchant entre 0,5 et 1% de la population mondiale, et touchant 4 fois plus les femmes que les hommes. Les premiers symptômes se traduisent par des douleurs articulaires, des rougeurs et des gonflements des articulations, en particulier des mains et des pieds. A l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement de la PR, seulement des moyens de soulager la douleur ou réduire l’intensité des symptômes. Il est donc nécessaire de développer des médicaments à la fois efficaces contre la progression de la maladie mais aussi ses symptômes et notamment la douleur. Différentes études suggèrent que la modulation d’EZH2, une histone méthyltransférase, pourrait être une cible thérapeutique intéressante pour le traitement de la PR. En effet, des études in vitro et in vivo ont démontré que l’inhibition d’EZH2 permet de réduire l’inflammation dans de nombreux contextes physiopathologiques. Plus particulièrement, le laboratoire a démontré que dans des modèles murins d’arthrose, une autre pathologie articulaire inflammatoire, l’inhibition d’EZH2 par l’EPZ-6438 permet de réduire la progression de la maladie (destruction de l’articulation), et la douleur associée. Dans la mesure où, comme dans l’arthrose, l’expression d’EZH2 est augmentée dans l’articulation des patients arthritiques, il a été proposé que l’inhibition d’EZH2 pourrait réduire la progression de la PR. Dans ce contexte, le but de cette étude est d’évaluer l’effet de l’inhibition d’EZH2 dans un modèle expérimental d'arthrite afin de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et d’envisager de nouvelles pistes de traitements. Contrairement à la plupart des études pré-cliniques qui visent à évaluer uniquement la capacité de nouveaux traitements à inhiber l’inflammation et la destruction des articulations, nous évaluerons ici à la fois ces paramètres (inflammation, destruction et/ou gonflement de l’articulation) mais aussi la capacité de l’inhibiteur d’EZH2 à réduire la douleur. En effet, c’est l’intérêt clinique majeur pour les patients.

Bénéfices attendus

Plusieurs laboratoires dont le nôtre ont démontré que l’inhibition d’EZH2 par l’EPZ-6438 ralentit la progression de l’arthrose en réduisant la dégradation du cartilage et l’inflammation articulaire, et améliore les fonctions motrices des souris ainsi que la douleur, ce qui suggère qu’EZH2 serait une cible thérapeutique intéressante dans le traitement de cette pathologie articulaire. Pour cette étude, nous nous attendons à des effets comparables voire plus prononcés dans la mesure où l’arthrite est une maladie articulaire à forte composante inflammatoire. Les bénéfices attendus sont donc l’identification d’une nouvelle cible thérapeutique pour le traitement de la PR, capable d’induire une réduction des signes cliniques (réduction du gonflement et de l’inflammation sur les pattes des animaux, réduction de la douleur/sensibilité tactile). L’EPZ-6438 étant un traitement déjà utilisé en médecine humaine pour le traitement de certains cancers, une stratégie de repositionnement du médicament dans cette nouvelle indication pourrait être envisagée.

Procédures

Les animaux recevront deux injections à 21 jours d’intervalle pour induire l'arthrite ainsi que deux injections par semaine pendant 3 semaines pour le traitement. Une contention régulière afin d’observer les animaux et les signes cliniques de la maladie seront nécessaires quotidiennement (5-10 min par jour et par animal). Des tests de comportement permettant de mesurer la réponse à la douleur seront effectués 2 à 3 fois par semaine (1h30 par jour par animal maximum) pendant 6 semaines. Un prélèvement sanguin sera effectué sous anesthésie générale avant la mise à mort.

Impact sur les animaux

L’induction de l’arthrite se traduit généralement par le gonflement des articulations des pattes ainsi que par l’apparition de rougeurs. Ces gonflements, s’ils atteignent un stade élevé, peuvent induire des difficultés à se déplacer et à la préhension et donc des difficultés à se nourrir et à une réduction de la mobilité. Une perte de poids peut donc être attendue. L'injection de l'émulsion de collagène à la base de la queue peut générer une irritation conduisant la souris à se gratter au point d'injection et à former des plaies. Aucun effet secondaire ou mortalité n’ont été mis en évidence sur les souris après administration répétées d’EPZ-6438 dans la littérature.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à l’issue de la procédure afin de procéder à des analyses des tissus.

Remplacement

Au sein de notre projet scientifique, nous étudierons l’impact d’un traitement contre la PR, une maladie inflammatoire chronique qui touchent plusieurs articulations. La physiopathologie est complexe avec l’implication de nombreuses cellules immunitaires (lymphocytes, macrophages, etc) et articulaires (chondrocytes, synoviocytes), ne permettant pas de récapituler l’ensemble des processus in vitro. Ainsi, l’impact du traitement par l’EPZ-6438 sur l’évolution de la maladie (notamment gonflement des pattes et rougeurs) ne peut pas être évalué sur un modèle ex vivo ou in vitro. De même, l’analyse comportementale et notamment l’évaluation de la réponse à des stimulations thermiques et mécaniques est une méthode irremplaçable pour estimer la douleur, que nous ne pouvons pas substituer par des méthodes alternatives. Ainsi, la procédure expérimentale décrite dans ce projet a un caractère de stricte nécessité et ne peut pas être remplacée par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.

Réduction

Notre projet scientifique applique le principe de la réduction puisque pour déterminer le nombre d’animaux prévu pour cette étude, des tests statistiques notamment le test de puissance a été réalisé. Le nombre d’animaux requis pour l’étude a été déterminé après avoir effectué un test statistique de puissance. En se basant sur les données de la littérature correspondant à notre étude (score clinique de l’arthrite et évaluation de la douleur), l’effectif par groupe a été déterminé à 15 animaux par groupe soit un total de 180 animaux. Cependant, les données cliniques de l’arthrite indiquent que le sexe a une influence significative sur le développement de la pathologie et notamment la mise en place de la réponse du système immunitaire, nous souhaitons donc étudier l'effet du sexe. Nous prévoyons donc des groupes composés de 15 souris mâles et 15 souris femelles. Un total de 90 animaux par modèle d’arthrite est donc nécessaire. Les deux modèles d’arthrite (modèle de poussée à fort caractère inflammatoire et modèle précoce) seront étudiés. Ce projet nécessite donc un total de 180 animaux.

Raffinement

Les animaux seront contrôlés quotidiennement pour évaluer et réduire au maximum tout risque de douleur. Des points limites ont été definis pour chaque procédure. Les gestes susceptibles d’entraîner une douleur ou un stress seront réalisés sous anesthésie et l'administration d'un analgésique est prévu pour limiter la douleur. Les conditions de vie seront améliorées au maximum (5 souris maximum par cage, ajout de matériel de nidication et igloo en carton).

Choix des espèces

Deux souches de souris seront utilisées dans ce projet. L'injection de collagène de type II chez la souris DBA/1J entraine le développement d’arthrites sévères par réaction auto-immune, ce qui représente un bon modèle des phases de poussées de la maladie. La deuxième souche de souris mime les phases précoces de la maladie chez l’homme, avec l’apparition d’une arthrite moins sévère. Les souris utilisées sont âgées de 7 semaines, elles sont alors adultes et ont fini leur croissance.