Recherche appliquée

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    • Système immunitaire
Souris : 10000
Souffrances
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10 000 souris génétiquement modifiées vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, une biopsie du pavillon de l'oreille et parfois un prélèvement de sang pour identifier leur génotype. Le porteur indique que les souris au génotype recherché sont expédiées vers un institut de recherche et que celles qui ne portent pas les caractères souhaités sont tuées à l'élevage, sans chiffrer la part de chaque devenir. Il signale que les lignées immunodéficientes développent des infections faciales à staphylocoque et sont tuées dès l'apparition d'abcès. Il affirme que l'étude du système immunitaire "à l'échelle du corps entier" rend l'animal "indispensable", ce projet servant à fournir des lignées à d'autres travaux sur le cancer.

Objectifs

Dans le cadre des projets de recherche menés par notre Institut sur le système immunitaire dans la lutte contre le cancer, des lignées de souris transgéniques ont été générées afin de vérifier l'implication et le rôle de certaines molécules dans la réponse immunitaire. Pour ce faire, nous avons modifié le génome de souris en délétant ou en modifiant des gènes à l'origine de ces molécules d'intérêt. C'est ainsi qu'un ensemble de 16 lignées ou sous-lignées génétiquement modifiées a été établi et maintenu en zone d'élevage dans cet objectif.

Bénéfices attendus

La génération de ces lignées d’animaux transgéniques permet en premier lieu d'approfondir les connaissances scientifiques fondamentales afin de mieux comprendre le fonctionnement du système immunitaire. L'acquisition de ces connaissances permet en second lieu aux équipes de recherche d’avancer sur des projets plus appliqués. De manière plus globale, ces animaux sont utilisés comme modèles pour répondre à différentes questions scientifiques dans les domaines de la cancérologie, de la thérapie cellulaire, de l’immunothérapie, de l'allergie, de la réparation tissulaire, etc.…. Les connaissances provenant des résultats de ces projets doivent permettre d’améliorer l’efficacité des outils thérapeutiques appliqués à l'oncologie et de proposer de nouveaux outils.

Procédures

Au stade de l'élevage, l'identification génétique des animaux soumet ces animaux à un prélèvement d'un petit fragment d'oreille obtenu avec une pince emporte-pièce (1 à 1,5 mm) et suivant les lignées, un prélèvement de sang peut être pratiqué. Que l'identification génétique des animaux se fasse à partir d'une biopsie du pavillon de l'oreille (génotypage) ou d'un prélèvement sanguin, (phénotypage), la contention nécessaire pour réaliser ces actes ne dépasse pas 10 secondes.

Impact sur les animaux

Les biopsies d'un petit bout du pavillon de l'oreille peuvent s'accompagner d'une légère douleur passagère n'excédant pas quelques heures post-intervention. Dans le cas du prélèvement sanguin nécessaire à l'analyse sanguine, un hématome peut survenir au niveau de site de prélèvement. S'agissant des animaux immunodéficients qui sont sujets à développer des infections faciales à staphylocoque doré, ils sont euthansiés dès l'apparition d'abcès.

Devenir

Les animaux présentant les génotypes d'intérêt seront expédiés à un institut de recherche tandis que ceux ne présentant pas les caractères souhaités seront mis à mort dans l'établissement d'élevage.

Remplacement

Les projets de recherche impliquant ces animaux étudient des mécanismes immunologiques à l’échelle du corps entier. Il n'est pas encore possible de reproduire in vitro toutes les interactions complexes entre les différents acteurs du système immunitaire. C'est pourquoi une étape passant par un système physiologique vivant et intégré tel que les modèles animaux que nous utilisons est nécessaire. C'est une étape indispensable pour tester les interactions des populations cellulaires du système immunitaire entre elles. Chaque projet fait l'objet d'études préalables in vitro et in sillico dans le cadre d'évaluation de molécules candidates d'intéret bio- ou immunothérapeutiques appliqués à la lutte contre le cancer. Les tests doivent ensuite être corroborés et validés dans un environnement in vivo.

Réduction

Une stratégie d’accouplement est mise en place pour chaque lignée en amont de la production afin de générer les animaux transgéniques d’intérêts pour satisfaire les besoins expérimentaux et limiter le nombre d’animaux surnuméraires. Le calcul des objectifs de production est basé sur un long historique des données d'élevage collectées et une utilisation raisonnée des animaux d'étude. Par la suite, la taille des groupes expérimentaux sera défini par l'EU d'accueil des animaux.

Raffinement

Lors de la biopsie d’oreille, le site de prélèvement est préalablement désinfecté à l'alcool et la pince emporte-pièce utilisée stérilisée. Une biopsie d'une taille maximale de 1 à 1,5 mm est opérée. Les prélèvements sanguins pour phénotypage sont pratiqués une seule fois et sous anesthésie gazeuse. Pour les lignées immunodeficientes, un suivi particulier a été mis en place pour détecter au plus tôt l’apparition d’une infection. Le suivi de ces animaux a été rapporté en plénière de la structure du bien-être animal (SBEA) du fournisseur. Les animaux sont élévés dans des cages eurostandardisées et des conditions sanitaires très protégées et jouissent d'un statut sanitaire indemne de pathogène spécifique. Des points limites on été mis en place de manière à anticiper des situations d'inconfort, de signes cliniques indicateurs d'une dégradation de l'état physiologique ou comportemental, de blessures (plaies) ou l'apparition d'éventuels abcès chez les animaux immunodéficients. L'anticipation de la suvenue de points limites s'exerce dans la cadre de la surveillance quotidienne qui est appliquée aux animaux 7 jours sur 7.

Choix des espèces

La souris est un modèle de choix pour les expériences menées en immunologie pour différentes raisons : a) une très bonne connaissance du génome de l'espèce qui nous permet de créer des souris génétiquement modifiées pour des protéines spécifiques dont les gènes correspondant ont été identifiés ; b) Il existe une grande collection de variants congéniques et transgéniques chez cette espèce dans le commerce et au sein des réseaux professionnels qui mettent ces modèles à disposition ;. c) Notre Laboratoire de recherche a consacré plusieurs dizaines d’années à l’étude du système immunitaire chez la souris et ses variants et possède une grande maitrise de la création et du maintien de lignées de soruis multitransgéniques. Les stades de développement des animaux utilisés porteront du sevrage (3-4 semaine) jusqu’à l'âge de 25 semaines en moyenne . Pour certains projets de recherche, un stade juvénile peut être nécessaire alors que d’autres projets requièrent l’utilisation d’animaux adultes. Le stade utilisé sera projet dépendant.

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Lapins : 234
Souffrances
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234 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue pour prélèvement des organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère pour 200 d'entre eux et léger pour 34. On leur implante une tumeur (modèle VX2) avant de tester des traitements mini-invasifs, avec des injections sous anesthésie et sur animal vigile, des traitements endovasculaires, des imageries répétées et des prélèvements sanguins. Le porteur indique que la tumeur peut envahir les organes voisins, que la chimiothérapie peut être toxique et que l'embolisation peut provoquer des lésions sévères des zones saines. Il reconnaît que des cultures cellulaires servent en amont mais affirme que la mise au point des traitements "nécessite" un système in vivo reproduisant les conditions cliniques, les lapins étant retenus parce que les rongeurs sont jugés trop petits.

Objectifs

Les thérapies mini-invasives désignent l’ensemble des traitements qui ne nécessitent pas de chirurgie lourde avec des incisions larges des tissus. En oncologie, ces thérapies peuvent être des techniques de ponction directe à travers la peau pour injecter des substances anticancéreuses, des traitements qui passent par l’intérieur des vaisseaux pour atteindre la tumeur ou des traitements médicamenteux par des molécules qui ciblent spécifiquement les cellules tumorales. Le projet vise à déterminer l’efficacité ou la sécurité de nouvelles thérapies mini-invasives dans un modèle de tumeur chez le lapin avant leur évaluation chez des patients. Le projet concerne donc la création et le suivi des tumeurs chez les animaux ainsi que différents protocoles de traitement et l’évaluation de leurs effets sur ces tumeurs.

Bénéfices attendus

Le modèle de tumeur VX2 chez le lapin est couramment utilisé par les équipes académiques ou entreprises travaillant en oncologie, pour les cas où les modèles rongeurs ne sont pas disponibles, pas pertinents ou ne sont pas de taille suffisante. Les bénéfices attendus du projet sont les suivants : - démontrer l’efficacité d’un traitement anticancéreux mini-invasif soit dans un essai pilote soit dans un essai comparatif - évaluer les propriétés de nouveaux agents de contraste ou de nouvelles procédures d’imagerie en cancérologie - étudier les processus d’installation du cancer, d’invasion tumorale, et les éléments de la réponse immunitaire engendrée par la présence de la tumeur dans l’organisme.

Procédures

Les procédures réalisées sont les suivantes : -Injection sous anesthésie générale (N=1-durée maximale 40 min). -Injection d'un traitement sur animal vigile (N=4 maximum - duréz maximale 2h). -Traitement endovasculaire sous anesthésie générale (N=3 maximum-durée maximale 60 min). -Imagerie echographique sur animal vigile (N=hebdomadaire, maximum 4 - durée environ 20 min). -Imagerie IRM sous anesthésie générale (N=hebdomadaire, maximum 4 -durée maximum 60 min) -Prélèvement sanguin sur animal vigile (N=8 maximum - durée 5 min).

Impact sur les animaux

Douleurs légères liées aux injections de traitement ou de molécules de prémédication. Possible légère et transitoire diminution de l’appétit pendant les 2-3 premiers jours suivant l’implantation tumorale. Au-delà de 30 jours après implantation tumorale, risque d’envahissement métastatique aux organes voisins de la zone d'implantation de gravité modérée. La chimiothérapie intraveineuse peut avoir des effets toxiques modérés. Possible douleur légère à modérée postopératoire liée aux chirurgies sous anesthésie générale. Le risque majeur et potentiellement sévère correspond à des lésions des zones saines adjacentes aux zones traitées. Pour les procédures d’embolisation les complications sont les embolisations de branches digestives non prédictibles mais potentiellement sévères.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés pour prélever les organes traités (tumeur, foie, muscle) et pour évaluer par examen nécropsique les éventuelles lésions sur les organes à distance. Les paramètres histologiques évalués sur les prélèvements nécropsiques concernent les réactions tissulaires associées au traitement (nécrose tumorale ou du tissu saine, œdème, fibrose, inflammation…).

Remplacement

En amont, des méthodes alternatives de culture de cellules VX2 peuvent être utilisées pour des tests de prolifération/viabilité sur de plus larges gammes d’agents thérapeutiques ou pour évaluer les mécanismes moléculaires des traitements ensuite testés in vivo. Cependant, la mise au point, l’évaluation et l’optimisation des traitements anticancéreux nécessitent l’utilisation d’un système in vivo reproduisant les conditions pratiques cliniques : conditions d’anesthésie, anatomie et physiologie, matériel utilisé, biologie tumorale pour évaluer la réponse au traitement.

Réduction

On utilise les données des études déjà effectuées ainsi que des analyses statistiques pour de démontrer l’efficacité ou non d’un traitement en utilisant le moins d’animaux possible. On implante plusieurs tumeurs sur un même animal donneur de tumeur pour réduire le nombre total d’animaux donneurs. On effectue également le suivi dans le temps de la taille de la tumeur ou des paramètres sanguins sur le même animal plutôt que sur un animal différent à chaque délai pour diminuer le nombre d’animaux utilisés. Les traitements, le recueil des données et leur analyse statistique sont réalisées par un opérateur qui ne sait pas ce qu’ont reçu les animaux (en aveugle) pour limiter le risque de biais et le nombre d’animaux nécessaires

Raffinement

Un protocole de suivi des animaux et de prise en charge de la douleur avec des traitements analgésiques systématiques et symptomatiques est mis en place. Des points-limites avec évaluation des paramètres de suivi sont utilisés afin de réduire au maximum la douleur animale. Les animaux sont hébergés dans des cages individuelles. Le milieu est enrichi par du papier kraft ciselé et compacté, morceaux de bois, jouets en plastique pour que les animaux puissent jouer, ainsi que des carottes, du persil et du foin.

Choix des espèces

Les animaux utilisés dans le projet sont des lapins adultes, mâles ou femelles, pesant entre 3 et 4 kg. La taille et l’anatomie du lapin permettent d’utiliser le même matériel que dans la plupart des procédures cliniques. Les rongeurs sont trop petits pour réaliser la plupart des interventions prévues. On ne sait pas à ce jour induire de façon contrôlée et reproductible des tumeurs cancéreuses chez les animaux de grande taille (cochon, mouton, chèvre, chien). Il existe au contraire une tumeur de lapin largement utilisée depuis les années 50 pour évaluer différentes thérapies anticancéreuses dans différents organes qui est simple à implanter et à maîtriser.

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    • Cancers
Souris : 760
Souffrances
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 760

Soumises sans anesthésie à une injection dite hydrodynamique, porteuses de tumeurs du foie qui peuvent devenir douloureuses au-delà d'une certaine taille, 760 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue pour prélever tumeurs et foies. Chaque semaine, elles reçoivent une injection suivie d'une mesure sous anesthésie, jusqu'à dix injections au total, et certaines un anticorps deux fois par semaine pendant quatre semaines. L'équipe teste un anticorps qu'elle développe depuis une dizaine d'années, seul ou associé aux immunothérapies du cancer du foie, et indique qu'il est déjà entré en essai clinique pour d'autres maladies du foie. Le porteur affirme que les procédures "invasives ou stressantes sont réalisées sous anesthésie générale et analgésie", et écrit que l'injection hydrodynamique, faite sur souris éveillées, "peut entrainer du stress et peut-être de la douleur".

Objectifs

Le cancer du foie qui est le 3ème cancer le plus meurtrier dans le monde. Le traitement de référence des formes graves fait appel à des anticorps ciblant le système immunitaire, mais seul un faible pourcentage de patients répond à ces traitements. Il y a donc urgence à améliorer les thérapies actuelles. Depuis une dizaine d’années nous avons développé un anticorps reconnaissant spécifiquement une protéine localisée sur la membrane des cellules et connue pour participer au développement de différents cancers, notamment celui du foie. Nous avons montré que notre anticorps conduisait à une inhibition partielle de la croissance du cancer du foie dans un modèle de souris ne présentant pas de système immunitaire. Nous avons également montré que le traitement de cellules issues de patients par notre anticorps permet d’activer les cellules immunitaires. Ceci suggère que notre anticorps pourrait améliorer l’efficacité des thérapies existantes ciblant le système immunitaire pour le traitement du cancer du foie. L’objectif de notre projet est tout d’abord de valider nos résultats précédents en confirmant la capacité de notre anticorps à inhiber la progression tumorale dans des souris présentant un système immunitaire fonctionnel, mais également d’évaluer l’efficacité de notre anticorps en combinaison avec des anticorps ciblant le système immunitaire.

Bénéfices attendus

Le cancer du foie est un cancer pour lequel le nombre de cas est en augmentation constante partout dans le monde, et les traitements actuels ne permettent de soigner qu’un faible pourcentage de malades. Notre projet est une étape vers la mise en place de nouveaux traitements. Nous pensons que notre anticorps peut améliorer l’efficacité des thérapies actuelles qui ciblent le système immunitaire et ainsi la prise en charge des malades dans le futur. Cet anticorps a d’ailleurs déjà passé les tests de toxicité avec succès et est récemment entré en essai clinique pour le traitement d’autres pathologie du foie.

Procédures

Tous les animaux de ce projet seront soumis à une injection unique, réalisée sur animaux vigile qui durera moins d’une minute. Puis une fois par semaine, les animaux recevront une injection sur animaux vigiles qui prend moins d’une minute. Puis les animaux seront anesthésiés afin de réaliser une mesure, qui dure moins de 5 minutes. Le nombre d’injection totale sera de 10 au maximum. Certains animaux recevront un traitement par anticorps 2 fois par semaine pendant 4 semaines par injection réalisée sur animal vigile. Les animaux subiront un prélèvement de sang terminal. Cette procédure est réalisée sur animaux anesthésiés et est réalisée en environ 1 minute.

Impact sur les animaux

La procédure « injection hydrodynamique » peut entrainer du stress et peut-être de la douleur à court terme mais l’animal récupère en général rapidement (5 à 10 minutes) et complètement au bout d’une heure. Notre modèle induit des tumeurs dans le foie, qui peuvent entrainer une gêne et des douleurs au cas où la tumeur dépasse une certaine taille. De même, les injections répétées peuvent parfois engendrer de l’inflammation, une douleur ou très rarement une ulcération au niveau des sites d’injection.

Devenir

Tous les animaux de ce projet seront mis à mort afin de collecter les tissues (tumeurs, foies) qui seront utilisées pour des analyses ultérieures.

Remplacement

Afin de remplacer les études in vivo, nous avons procédé à des études in vitro sur lignées cellulaires et ex vivo sur des tissus de patients afin de démontrer la validité de l’approche. Celle-ci nécessite maintenant une validation dans un modèle physiologique complet sur animal entier avant transposition clinique chez l’humain.

Réduction

Afin de réduire la quantité de groupes d’étude, nous prévoyons d’adopter une démarche pas-à-pas, en améliorant au fur et à mesure les conditions d’étude de notre anticorps. Les tailles d’effectifs ont été déterminées à priori grâce à un logiciel dédié afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Les données obtenues grâce aux animaux de ce projet seront analysées avec des tests statistiques classiques.

Raffinement

Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont. L’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification et des briques de tremble à ronger. Les animaux seront maintenus en groupe. Des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre si nécessaire les procédures permettant de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance. Les procédures invasives ou stressantes sont réalisées sous anesthésie générale et analgésie. Avant les procédures le nécessitant, au cours de la période d’acclimation de 7 jours, les souris seront laissées 2-3 jours sans manipulation puis habituées à la contention afin de diminuer le stress lié aux injections répétées

Choix des espèces

Les souris sont de petits mammifères très proches de l’homme notamment du point de vue immunologique. Le modèle proposé dans cette étude a contribué dans le passé à établir le potentiel curatif des approches thérapeutiques ciblant le système immunitaire actuellement prescrites chez l’homme. Les animaux seront utilisés à un âge adulte de 6 à 8 semaines afin qu’ils présentent un système immunitaire mature

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Lapins : 40
Souffrances
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40 lapins vont être utilisés, puis réutilisés dans d'autres projets, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils subissent des prélèvements de sang répétés sur animal vigile, une anesthésie suivie d'une chirurgie, une vaccination, un transport et des tests comportementaux en enclos face à un objet et une personne inconnus. Le porteur teste une phéromone de synthèse censée apaiser le lapin dans des situations stressantes, un produit déjà commercialisé. Il indique que l'étude, portant sur le comportement et la physiologie, doit porter sur des animaux vivants.

Objectifs

Les lapins sont souvent confrontés à des situations stressantes. Le stress exerce des effets qui réduisent la qualité de vie des lapins, pouvant sur le long terme entrainer des problèmes de santé ou des troubles du comportement. Les facteurs de stress potentiels comprennent la manipulation et les stimuli courants qui provoquent la peur. Peu de remèdes sont aujourd’hui disponibles pour aider les lapins à faire face aux différents défis qui pourraient perturber leur bien-être. La copie synthétique de la phéromone maternelle apaisante du lapin (RAP = Rabbit Appeasing Pheromone) reproduit la composition de la substance originale produite par la lapine lors de la mise bas. En condition naturelle, cette substance assure l'attraction des lapereaux au nid tout en étant pour eux un message rassurant et apaisant. Une étude préliminaire menée sur des lapins de production a montré que les animaux traités avec RAP semblaient plus calmes, et une amélioration était observée pour la fertilité, la taille des portées et la viabilité des lapereaux à la naissance. Le produit est actuellement commercialisé sous forme de bloc diffuseur. D’autres formulations (émulsion cutanée ; diffèrent dispositifs de diffusion) sont en cours d’étude pour optimiser la captation des phéromones (molécules volatiles) de la part des lapins. Une application sur la peau permet au lapin d'être diffuseur pour lui-même et pour d'autres lapins voisins ; cette formulation aussi serait à préférer pour la gestion d’un évènement ponctuel. Une application au travers un diffuseur serait plus indiqué pour un traitement à long terme. Le but du projet est d’étudier les effets de la RAP (contre un placebo) dans des conditions de laboratoire contrôlées sur un groupe de lapin représentant un modèle du lapin de compagnie. Nous proposons une étude composée de deux procédures incluant chacune deux situations potentiellement stressantes pour le lapin : 1) l’arrivée dans un nouvel environnement et l’anesthésie pour la réalisation d’une chirurgie ; 2) La vaccination et le transport. Les hypothèses pour chaque situation sont que les lapins traités avec la RAP aient : une meilleure adaptation au nouvel environnement ; une réaction plus calme aux manipulations vétérinaire et une anesthésie et récupération post chirurgie de meilleure qualité ; une meilleure réponse immunitaire après la vaccination ainsi que des manifestations mineures de stress lors du transport.

Bénéfices attendus

En étant une proie, le lapin tende à stresser et paniquer en toute situation qui pourrait représenter un danger pour lui. Qu'ils soient de compagnie, de ferme ou de laboratoire, les lapins domestiques sont généralement exposés à plusieurs sources de stress qui peuvent inclure un changement d’environnement, les manipulations, un transport. Étant donné que les lapins sont très sensibles aux systèmes d’élevage et de gestion, les événements suscitant la peur sont également des facteurs importants à traiter. Le stress et la peur peuvent nuire au bien-être du lapin et provoquer des problèmes de santé et/ou un stress chronique et des réactions agressives envers le propriétaire qui voit sa relation avec son animal se dégrader. Dans un contexte vétérinaire, la peur et le stress prouvé par le lapin sont des facteurs pouvant avoir un impact négatif sur la qualité des soins, de l’anesthésie, la réponse aux thérapies ou la récupération d’une chirurgie. L’utilisation d’un produit capable de réduire les effets négatifs du stress chez le lapin est donc de grand intérêt. Pour ses propriétés, la copie synthétique de la phéromone maternelle du lapin est un outil visant à réduire le stress, aider les animaux à mieux s’adapter aux défis et améliorer le bien-être animal. Les expériences ici décrites ont comme objectif d’étudier les effets de la RAP dans des situations connues pour être stressantes et qui sont souvent vécues par le lapin domestique. Nous nous attendons que les lapins traités avec la RAP aient, selon la situation testée : une meilleure adaptation à un nouvel environnement ; une réaction plus calme aux manipulations vétérinaire et une anesthésie et récupération post chirurgie de meilleure qualité ; une meilleure réponse immunitaire après la vaccination ainsi que des manifestations mineures de stress lors du transport. Le produit sera appliqué sous des formes différentes (en émulsion cutanée ; diffusé dans l’air) selon l’expérience, afin de tester aussi les formulations disponibles et pouvoir conseiller le meilleur produit pour chaque situation.

Procédures

Le projet prévoit la réalisation de prises de sang. Dans la première procédure, 4 prises de sang/lapin (en raison d’un prélèvement tous les 5 jours) sont prévues pour le premier test tandis que 3 prises de sang/lapin (en raison d’un prélèvement tous les 2 ou 10 jours) sont prévues pour le deuxième test. Dans la deuxième procédure, un total de 6 prises de sang/lapin (espacées d’’une semaine) sont prévues pour le premier test ; 3 prises de sang/lapin (en raison d’un prélèvement tous les 4 ou 6 jours) sont prévues pour le deuxième test. Chaque prélèvement dure environ 10 minutes. Dans la première procédure, chaque lapin reçoit une anesthésie suivie d’une chirurgie ; l’ensemble des ces actes dure 30 minutes. Le projet inclus aussi des tests comportementaux effectué dans un enclos neutre (aréna) pour évaluer la réaction du lapin confrontés à des situations potentiellement stressantes. Dans la première procédure, chaque lapin effectue le test 3 fois (en raison d’un test tous les 6 jours). Le test dure 10 minutes : le lapin est seul dans l’aréna (4’) ; le lapin est exposé à un objet inconnu (3’) ; le lapin est exposé à une personne inconnue (3’). Dans la deuxième procédure, chaque lapin effectue le test 1 fois durant lequel il sera seul dans l’aréna pendant 10 minutes. Ces mêmes lapins subiront un transport en voiture d’une durée de 30 minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux lors de la procédure 1 sont :l’hébergement individuelle; la contention pour la réalisation des prises de sang ; les prises de sang sur animal vigile à la veine saphène ; la possible création d’un hématome sur le site du prélèvement ; la réalisation répétée 3 fois d’un test comportementale incluant des tests de nouveauté (lapin seul dans l’aréna ; lapin exposé à un objet inconnu et à un intrus) ; la pesée ; une anesthésie suivie par une chirurgie ; possible douleur due à la chirurgie; injection de produits pour soulager la douleur. Les nuisances attendues sur les animaux lors de la procédure 2 sont : la contention pour la réalisation des prises de sang ; les prises de sang sur animal vigile à la veine saphène ; la possible création d’un hématome sur le site du prélèvement ; la vaccination ; la pesée ; le transport ; la réalisation d’un test comportementale (lapin seul dans l’aréna).

Devenir

A la fin de ce projet, tous les animaux seront réutilisés dans d’autres projets de recherche.

Remplacement

Il s'agit d'une étude de recherche investiguant les effets de la phéromone apaisante de lapin (RAP) sur le comportement, la physiologie et la zootechnie du lapin. En tant qu'étude sur ces trois indicateurs, elle doit nécessairement porter sur des êtres vivants.

Réduction

Il s’agit de procédures expérimentales exploratoires. Pour les premières deux test sur les réactions des lapins à un nouvel environnement et à l’anesthésie les 16 lapins sont achetés pour d’autres finalités scientifiques. Cela évite l’achat d’autres animaux (réduction). La taille de l’échantillon est acceptable pour des résultats statistiques exploitables car les mesures sont répétées. L'etude prevoit 3 types d’observations : comportementales, zootechniques et physiologiques. Pour chacun, les effets « traitement » et/ou « temps » seront évalués à l’aide de méthodes statistiques qui varient selon le plan d’expérience et la nature de chaque variable, quantitative ou qualitative. Pour les tests autour de la vaccination et le transport, 24 lapins seront répartis en 2 groupes de 12 animaux. Ces études sur les effets de la RAP étant exploratoires, nous n’avons pas de données préliminaires permettant un calcul de puissance, néanmoins cet effectif est cohérent avec des données bibliographiques sur des études similaires. Les données seront analysées statistiquement à l’aide de modèles mixtes pour mesures répétées, afin d’évaluer l’effet du traitement, du temps et de leur interaction.

Raffinement

L’hébergement des lapins est conforme aux guidelines pour taille des cages et enrichissement. Les cages seront fournies d’une litière absorbante pour assurer le confort des animaux ; une plateforme/abris (pour se cacher dessous et s’allonger dessus ; du matériel à ronger (exemple : buchettes en bois, boules en osiers). Pour les deux tests où le logement est individuel, les cages seront grillagées et entreposées les unes à côté des autres pour permettre le contact visuel, olfactif et auditif entre les lapins. Pour les autres deux tests, l’hébergement est prévu par couple de lapins socialement compatibles. Les paramètres environnementaux seront adaptés aux besoins des lapins et surveillés (une température ambiante moyenne de 21°C et une photopériode de 12h-12h). Chaque matin et soir les lapins sont contrôlés par le vétérinaire ou le personnel en charge du projet afin de suivre leur santé et bien-être même en week-end. Afin de limiter la réaction de peur des lapins, l’opérateur frappe 3 fois à la porte pour avertir de son entrée dans la salle. Aussi, des séances de socialisation (caresser les lapins dans leur cage en leur offrant des friandises) seront prévues pour limiter la peur des lapins durant la sortie de la cage et des manipulations. Les prélèvements sanguins respectent les guidelines pour volume et fréquence, elles sont effectuées par un vétérinaire et/ou un opérateur expérimenté, toujours en binôme avec un autre operateur formé à la contention. Les prises de sang se feront dans une salle différente à l’élevage, et loin des congénères ; une attention particulière sera portée aux gestes et au ton de la voix qui seront doux et calmes. Une serviette pourra être utilisée pour mieux contenir le lapin, contenir les mouvements brusques et cacher ses yeux pour diminuer ainsi sa peur. Pour peser les lapins, ils seront introduits dans une boite qui est posée sur la balance, donc les animaux ne sont pas du tout contenus. La pesée servira aussi à monitorer la croissance des animaux et détecter d’éventuels problèmes de santé. Le transport sera réalisé dans le calme ; le trajet sectionné ne sera pas très long (environ 30’), inclura des routes peu empruntées et la conduite sera douce. La caisse contiendra une serviette ainsi que du foin. Durant les test comportementaux, l’opérateur est proche et prêt à intervenir à tout moment pour arrêter le test et reconduire l’animal dans sa cage en cas de stress important.

Choix des espèces

La phéromone apaisante testée est la copie synthétique de la phéromone maternelle du lapin. Plus précisément, il s'agit d'une substance apaisante émise par la mère au moment et dans les jours qui suivent la mise bas et qui a pour effet d'apaiser le nouveau-né, de façon espèce spécifique. Pour cette raison nous allons impliquer l'espèce lapin de notre projet. Pour les deux premiers tests (réactions des lapins à un nouvel environnement et à l’anesthésie) les lapins auront 9 semaines (63 à 69 jours). L’âge n'a pas été choisie, on s'est adapté au stade choisi pour d'autres finalités de recherche. Néanmoins ce stade convient aux types d'expériences menées car les lapins représentent un modèle du lapin de compagnie qui arrive dans le nouveau foyer normalement à l’âge de 2 mois. Pour les deux autres tests (réactions des lapins à la vaccination et au transport) les lapins auront entre 5 et 7 semaines ; cela représente un modèle adapté du lapin de compagnie qui normalement est adopté à cette âge et qui est peu après amené chez le vétérinaire pour une consultation ainsi que pour sa première vaccination. Le lapin jeune est préféré aussi pour faciliter son habituation à l’Homme et aux manipulations.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 3000
Souffrances
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Devenir
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 3000

3 000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections de peptides déclenchant des symptômes migraineux et une hypersensibilité à la lumière, mesurée par un test de boîte claire et obscure, et peuvent subir jusqu'à 34 prélèvements sanguins en 28 jours. Le porteur veut cribler des molécules contre la photophobie migraineuse pour développer des traitements chez l'homme. Il affirme que la migraine reste difficile à modéliser in vitro.

Objectifs

La migraine est une maladie neurovasculaire qui affecte plus de 12% des adultes. Elle se caractérise par d’intenses céphalées, résultantes d’une hyperexcitabilité neuronale. Ce phénomène de suractivation neuronale est lié à des facteurs génétiques complexes associés à des facteurs environnementaux, et s’accompagne fréquemment d’une hypersensibilité au bruit et à la lumière (photophobie). Plusieurs neuropeptides ont été mis en évidence comme ayant un rôle crucial dans le déclenchement des migraines. Les taux dans le sang de certains peptides se voient nettement augmentés lors de migraines. Dans notre laboratoire, nous utilisons ces peptides pour modéliser la migraine chez la souris et l’évaluation de l’état migraineux est suivi par la mesure de l’hypersensibilité à la lumière dans un dispositif de boite claire et obscure. Le test est basé sur la possibilité laissée à l’animal de choisir de rester dans un compartiment peu éclairé par rapport au second compartiment fortement éclairé. Ainsi un traitement induisant une hypersensibilité à la lumière ou photophobie, ici l’utilisation des peptides CGRP, PACAP38 ou VIP chez la souris, causera une diminution de l’exploration du compartiment lumineux. Ainsi dans ce projet, nous allons utiliser ce modèle comme un outil d’évaluation des nouvelles molécules thérapeutiques dans le traitement de la migraine.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet est de mettre en évidence des molécules qui seraient capables d’agir sur la photophobie induite chez des souris et ainsi de développer des traitements contre les céphalées migraineuses chez l’Homme.

Procédures

Dans ce projet, un animal subira au maximum 3 tests comportementaux (d’une durée de 20 à 30 min chacun). De plus les animaux subiront un maximum de 6 injections de peptides et bien entendu le traitement avec la molécule à étudier (le schéma de traitement sera fixé en fonction des données pharmacologiques disponible sur cette molécule). En cas une injection intraveineuse, elle dure environ 5 min avec le temps de l’anesthésie, le temps de dilater la veine, l’injection et le point de compression au site d’injection. Pour le reste des administrations (Per-Os, IP, SC, IN et IM), la durée est de moins de 30 seconds en prenant en compte le temps d’injection et également le temps de la contention. En parallèle des tests de comportement, des prélèvements de sang peuvent avoir lieu en cours d’expérience. Selon les tests et la voie d'administration choisie, les animaux pourront subir de 1 à 34 prélèvements sanguins sur la période de 28 jours en ne dépassant pas les recommandations. Les prélèvements de sang durent 1 à 5 minutes selon la méthode utilisée.

Impact sur les animaux

Dans ce modèle, une baisse de l’activité locomotrice peut être attendue à la suite du traitement avec le peptide inducteur des symptômes migraineux. Les souris traitées avec les peptides peuvent présenter une sensibilité à une forte lumière une fois la deuxième injection de peptide réalisée. De plus les administrations peuvent induire une douleur localisée et passagère.

Devenir

L'ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de l'expérience, une partie des animaux est sacrifiée pour faire des prélèvements, l’autre partie ne peut pas être replacée ou ré-utilisée car les animaux sont traités avec des substances aux effets inconnus à long terme.

Remplacement

La migraine est un trouble neurovasculaire complexe, dont l’origine et les mécanismes ne sont que partiellement appréhendés. Il implique diverses structures cérébrales, nombreux vaisseaux sanguins intracrâniens et nerfs sensoriels. Cette synergie reste difficile à modéliser in vitro. Néanmoins, les molécules testées dans ce projet font l’objet, autant que possible, d’une sélection sur des tests in vitro afin de choisir celles qui ont le plus fort potentiel thérapeutique.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’informations scientifiques par test. C’est pourquoi, très souvent, des prélèvements post-mortem seront associés aux études in vivo dans l’objectif de soutenir les données obtenues par des analyses biochimiques ou histologiques. Au regard de notre expertise, de la littérature et de la variabilité phénotypique inter-individuelle et d'une éventuelle différence inter-individuelle à l’exposition aux traitements, les groupes expérimentaux seront constitués de 12 animaux. Toutefois l’effectif pourra être amené à n = 20 par groupe. Des analyses statistiques finales seront réalisées.

Raffinement

Le bien-être des animaux est primordial pendant les expérimentations. Ainsi, plusieurs mesures sont mises en œuvre notamment l’inclusion d’une phase d’acclimatation (minimum 1 semaine) à l’arrivée des animaux, avant toute expérimentation. Les animaux sont hébergés dans des conditions optimales afin de réduire au maximum le stress lié à la captivité et aux expérimentations. Les animaux seront hébergés en cohorte pour respecter leurs besoins sociaux. Nous portons une attention particulière à ce que les animaux puissent exprimer certains de leurs comportements propres par un enrichissement important du milieu. L’enrichissement comporte un tunnel en carton accroché à la grille de la cage afin d’en augmenter le volume utile, une maisonnette en carton afin de permettre aux animaux de se cacher et de la frisure pouvant servir de matériel de nidification, de jeu et de matériel à grignoter. Les animaux sont observés tous les jours et leur comportement est suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Les manipulations sont faites par du personnel compétent. Le nombre et la durée des tests sont réduits et espacés autant que possible. Les souris traitées avec les peptides peuvent présenter une sensibilité à une forte lumière une fois la deuxième injection de peptide réalisée. L’éclairage de la salle de comportement est atténué. Les animaux sont anesthésiés pour les traitements par voie intraveineuse et pour les prélèvements sanguins. De plus nous avons établis des points limites afin de soustraire l’animal à un mal-être ou une douleur qui n’est pas en relation avec les signes attendus du projet. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec notre Structure du Bien-Être Animal (SBEA) pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures.

Choix des espèces

Dans le cadre de ce projet, nous utilisons des souris non transgéniques. Le choix de l’espèce a une importance primordiale dans la recherche à visée médicale. Ce choix prend en compte plusieurs critères mais le critère majeur est la pertinence scientifique du modèle. Nous n’utilisons que des modèles fiables qui présentent une prédictivité reconnue, une bonne reproductibilité et dont l’extrapolation des conclusions à l’homme est largement admise. Etant donné que l’étude de comportements nécessite des systèmes neurobiologiques matures, des animaux adultes seront utilisés (début des procédures à 8 semaines).

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1110
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 1110
Devenir
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 -
 1110

1 110 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une implantation de tumeur cérébrale suivie d'une résection, d'une irradiation et d'une chimiothérapie, la tumeur pouvant provoquer perte de poids, désorientation et déséquilibre. Le porteur reproduit sur la souris le protocole clinique des patients pour tester le ciblage de l'autophagie dans le glioblastome. Il affirme que l'implantation chez la souris est "indispensable" faute de modèle in vitro reproduisant le microenvironnement tumoral.

Objectifs

Les glioblastomes sont des tumeurs cérébrales caractérisées par l’existence de différentes zones tumorales dans lesquelles les cellules cancéreuses interagissent avec un microenvironnement spécifique. L'autophagie est un moyen de dégrader les composants intracellulaires afin de de recycler des éléments nécessaires au fonctionnement cellulaire ou d’éliminer des composants toxiques ou non fonctionnels. Il existe des formes non spécifiques d’autophagie et des formes spécifiques de certains composants intracellulaires comme les mitochondries ou les zones de stockage des lipides : les gouttelettes lipidiques. L’autophagie est le plus souvent activée par les conditions de stress retrouvées dans les tumeurs. Elle est majoritairement associée à la survie des cellules cancéreuses mais le rôle des différentes formes d’autophagie dans les glioblastomes reste peu connu. Le projet vise à élucider le rôle de l’autophagie sélective et non sélective sur la progression des glioblastomes et en particulier son rôle dans le microenvironnement tumoral. Nous souhaitons valider notre hypothèse de l’implication de l’autophagie dans la progression des glioblastomes sur un minimum d’animaux pour tenir compte du contexte physiologique et du microenvironnement tumoral. Nous avons pour objectifs de (1) mesurer l’activité de l’autophagie sélective et non-sélective dans les différents compartiments des glioblastomes, (2) comprendre le rôle de l’autophagie sélective et non-sélective dans les cellules de glioblastomes, (3) étudier le rôle de l’autophagie dans la réponse aux traitements anticancéreux et (4) tester des modulateurs d’autophagie comme nouvelle stratégie thérapeutique.

Bénéfices attendus

L'absence de résultats cliniques significatifs pour le traitement des glioblastomes peut s'expliquer par la complexité, la grande capacité d’adaptation de ces tumeurs et le manque de modèles reproduisant cette complexité. L'autophagie est un des acteurs majeurs dans les interactions entre les cellules cancéreuses et le microenvironnement tumoral. Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle de l'autophagie dans les différents compartiments de la tumeur et d’apporter de nouvelles connaissances sur l'hétérogénéité des tumeurs cérébrales. Nous élargirons nos résultats à des conditions plus proches de ce qui est observé en clinique chez les patients, ce qui constitue un bénéfice pour l'étude du rôle de l’autophagie dans l’agressivité des glioblastomes. Pour cela, nous allons appliquer le protocole thérapeutique des patients aux modèles murins. Ce protocole consiste en la résection de la tumeur primaire puis traitement par radio et chimiothérapie. Grace à cette étude, nous pourrons tester le ciblage de l’autophagie comme une nouvelle stratégie thérapeutique afin d'améliorer le traitement des patients.

Procédures

Les animaux seront soumis à deux interventions chirurgicales : une implantation de tumeur (10 min), une résection tumorale (10 min). Irradiation (10min). Injection d'un agent chimiothérapeutique (2 par jour pendant 8 jours non consécutifs). Suivi par bioluminescence: 6-25 min, une à deux fois par semaine. Injections de traitement ciblant l’autophagie (moins d'une minute par souris).

Impact sur les animaux

Le développement de tumeurs cérébrales peut générer des souffrances se manifestant par des pertes d’appétit donc de poids, des signes neurologiques invalidants (désorientation, déséquilibre). Douleur légère mais répétée d’injections intrapéritonéales lors des injections de traitement ciblant l’autophagie. L'irradiation et la chimiothérapie peuvent induire des symptômes ressemblant à l'anxiété, des troubles de la mémoire spatiale et d'apprentissage chez la souris. Les souris seront exposées à des douleurs post chirurgie à l’issue des 2 interventions. De manière générale, chaque manipulation est génératrice de stress. Toutes les douleurs liées au protocole seront prises en charge en amont et en aval de la procédure.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés car tous les animaux sont utilisés pour l'implantation tumorale qui conduit aux points limites décrits précédemment.

Remplacement

Nous avons déjà mis en évidence par des tests fonctionnels in vitro que l’autophagie est impliquée dans les caractéristiques oncogéniques de cellules de glioblastome humaines. Or, nous savons que le microenvironnement tumoral est une composante essentielle à la régulation de l’autophagie dans les tumeurs. Bien que des tests in vitro existent pour mimer ce microenvironnement, aucun n'est capable de récapituler précisément ce qu'il se passe in vivo. L'implantation de tumeur chez la souris est donc indispensable pour tenir compte de la structure 3D, de la composition chimique, de l'interaction avec d'autres types cellulaires, avec la matrice extracellulaire, avec le flux sanguin. De plus, les conditions thérapeutiques des patients sont impossibles à mimer in vitro.

Réduction

Les études statistiques seront réalisées grâce aux tests statistiques adaptés à ce type d'expérience. Pour réduire le nombre d'animaux, nous avons calculé le nombre minimal de souris par groupe pour atteindre de bons résultats qui est de 8 souris. Nous prévoyons donc 10 souris par groupe pour éviter de finir une expérience avec moins de 8 souris par groupe en cas de problème pendant la procédure. Enfin, femelles et mâles seront utilisés. Par ailleurs, nos modèles murins de tumeurs se développent de manière très reproductible, gage d’utilisation de moins d’animaux pour nos expériences.

Raffinement

Durant les expériences, nous assurons un confort des animaux (gel sur les yeux pour éviter de dessèchement durant l'anesthésie, tapis chauffant pour réguler la température corporelle). Des enrichissements (cocons et maisons rouges) sont placés dans les cages en tout temps et les hébergements sont collectifs. Nous assurons un suivi des animaux tout au long du projet, quotidiennement. Ceci nous permet de prendre en charge toutes les douleurs par une médication adaptée. Pour cela, nous utilisons des points limites spécifiques et adaptés à notre modèle (tumeur cérébrale). Nous procédons selon un arbre décisionnel évitant des souffrances inutiles grâce à des critères d’arrêt de l'expérimentation suffisamment précoces.

Choix des espèces

Nous utilisons un modèle immunodéfient car il permet d'implanter des tumeurs humaines sans que le système immunitaire ne rejette la greffe. La greffe récapitule la tumeur observée chez des patients. Les autres lignées murines sont immunocompétentes, elles possèdent toutes les cellules immunitaires. Elles permettent d'étudier le rôle du microenvironnement dans le développement tumoral. Dans tous les cas, nous utilisons des souris de 7 à 9 semaines (adultes). Les expériences peuvent durer longtemps et nous voulons que le vieillissement n'intervienne pas dans le développement de la tumeur et le maintien en forme des souris. Nous utiliserons des souris de 7 à 9 semaines pour avoir une croissance tumorale optimale. En effet, les expériences peuvent s’étaler sur plusieurs mois, donc l’implantation dans de jeunes animaux permet de s’affranchir de l’affaiblissement d’individus plus âgés.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles gastrointestinaux
Rats : 800
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 800
▲ -
Devenir
 150
 -
 250
 400

800 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent un régime contenant de la charcuterie pendant dix-huit jours puis passent jusqu'à 48 heures seuls en cage à métabolisme, source de stress, pour recueillir urines et fèces. À l'issue, le porteur indique que 150 rats seront adoptés, environ 250 réutilisés en formation et le reste tué. Il affirme qu'aucune étude in vitro ne permet d'évaluer l'effet des nitrites sur l'"organisme entier".

Objectifs

Les études épidémiologiques réalisées chez l’Homme montrent une association entre la consommation de charcuteries et le développement du cancer colorectal. Les additifs nitrés (nitrites et nitrates) sont utilisés dans les charcuteries pour limiter le développement de bactéries pathogènes mais aussi pour retarder la date limite de consommation. Les charcuteries contiennent également du fer héminique, constituant important des muscles ou viandes. Les études épidémiologiques et celles réalisées chez le rat montrent que ces additifs nitrés et le fer héminique pourraient être responsables de cet effet néfaste, car pendant la digestion, ils favorisent la formation de composés toxiques. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’effet de la diminution ou du retrait des additifs nitrés dans les charcuteries sur la formation des composés toxiques. Les doses de nitrites et nitrates seront choisies pour évaluer l’effet d’une diminution importante de l’utilisation de ces additifs dans les charcuteries les plus consommées en France. Les charcuteries représentatives des 20 charcuteries les plus consommées seront produites avec quatre doses d’additifs nitrés : la dose actuellement utilisée dans la production des charcuteries, deux doses plus faibles et une charcuterie sans additif. En plus d’un groupe sans charcuterie, l’effet du retrait ou de la diminution des additifs nitrés sera testé en ajoutant ces différentes charcuteries à la ration des rats. Dans ce projet, 800 rats seront nourris avec un régime contenant ou non de la charcuterie pendant 18 jours. Leurs urines et leurs fèces seront récupérées. Ces échantillons permettront des mesures des produits toxiques formés pendant la digestion de ces charcuteries contenant un gradient d’additifs nitrés.

Bénéfices attendus

L’objectif est d’identifier une dose d’additifs nitré la plus basse possible afin de préconiser des doses faibles voire nulle d’additifs dans les charcuteries. Ainsi cela aurait comme bénéfice de proposer un levier de prévention du risque du cancer colorectal associé à la consommation de charcuterie.

Procédures

Pour les prélèvements des fèces et urines de 24 h, tous les rats seront hébergés en cage individuelle spécifique pendant maximum 48h en continu. Les rats seront en habituation pendant 3h dans ces mêmes cages la veille. Les prélèvements sont en fait des recueils dans des réceptacles sous la cage à métabolisme. Nous recueillons toute la production de 24h en fèces et en urine séparément, 2 fois, au bout de 24 et 48h à J17 et J18. Les rats ne sont pas manipulés.

Impact sur les animaux

Le projet comporte un passage en cage spécifique pendant 48h (après 3h d’habituation) ce qui peut générer du stress chez le rat (rat isolé). Nous sommes très attentifs au suivi des animaux pendant cette période (ouverture d’une fiche de suivi sanitaire scoré avec 9 points de contrôle en 2.5 jours). Pour compléter, nous réaliserons une mesure de la consommation alimentaire et d’eau de boisson le deuxième jour et une mesure de poids corporel.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux rentreront dans un processus de don après une période de 7 jours d'adaptation à une alimentation conventionnel, afin que - 150 rats maximum soient adoptés via une association d'adoption d'animaux. - qu’environ 250 rats soient réutilisés lors de formation. - Le reste des animaux sera euthanasié.

Remplacement

Aucune étude in vitro ne permet d'évaluer les répercussions des doses de nitrites dans les charcuteries d'un organisme entier, sur la physiologie, sur le métabolisme et sur les formations des composés toxiques au niveau de la lumière colique. Seule une approche in vivo permet de prendre en compte la complexité de l’écosystème colique.

Réduction

Dans l'objectif de réduire au strict minimum l'utilisation d'animaux de laboratoire, pour ces études nutritionnelles, sur la base un test statistique, le nombre d'animaux a été limité au maximum (n=8 animaux/lot) et la durée de l’étude au maximum (18 jours). Notre expérience, nos publications et une analyse statistique montrent que ce nombre de 8 animaux par lot est nécessaire pour observer un effet sur les indicateurs précoces du cancer colorectal.

Raffinement

L’environnement des rats sera enrichi avec une niche. Les cages utilisées seront transparentes pour maintenir un contact visuel et le suivi sanitaire sera plus fréquent. Pour les interventions potentiellement stressantes (hébergement individuelle pendant 48h), les rats seront habitués au préalable. Les interventions des opérateurs seront minimales hors observation sanitaire, de manière à les maintenir dans un lieu d’hébergement le plus calme possible.

Choix des espèces

Le rat Fisher est un bon modèle pour étudier la modulation de la cancérogenèse colorectale associée à la consommation d’un régime riche en charcuteries et pour étudier le rôle des nitrites et du fer héminique. Les mâles sont privilégiés pour analyser le développement des pathologies à l’âge adulte afin d’éviter les effets hormonaux liés aux cycles de la femelle (observés sur la cancérogenèse). Les études se feront sur des rats adultes. Ils seront âgés de 5 à 6 semaines à leur arrivée et leurs organes seront matures en particulier ceux de l'appareil digestif et l’écosystème colique L'ensemble des études précédentes du laboratoire ont été menées sur des rats adultes du même âge dont la fonction digestive est totalement fonctionnelle. Afin de rester en accord avec ces études précédentes, il est important de rester au même stade de développement.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 1200
Souffrances
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▲ 1200
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Devenir
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 -
 1200

1 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules leucémiques, des traitements et une radiothérapie qui peut provoquer diarrhées et saignements digestifs, avant d'être tuées pour des prélèvements d'organes. Le porteur décrit une évaluation de médicaments avant passage chez l'homme, bénéfices situés au long terme. Il affirme qu'il n'existe pas de méthode de substitution et que l'animal constitue un passage "indispensable".

Objectifs

Ce projet vise à évaluer l’efficacité thérapeutique de nouveaux médicaments dans des modèles murins pertinents de leucémie.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de démontrer que les traitements testés sont actifs dans un modèle de cancers du sang et aussi d’évaluer ses éventuels effets secondaires avant son passage chez l'homme. Ainsi, à long terme, les bénéfices attendus sont la découverte de nouvelles thérapeutiques pour traiter ce type de cancers.

Procédures

Greffe de cellules tumorales (durée de l'injection inférieur à 1 min). Application / Administrations des traitements (moins de 2min pour les injections et environ 5 min pour la radiothérapie). En cas de prélèvement de sang (moins de 2min) ceux-ci seront réalisés sous anesthésie et limités à 1 par semaine et à un volume inférieur à 10 %. Un suivi par imagerie pourra être réalisé sous anesthésie comme par exemple par Bioluminescence (durée moyenne < 10 min) ou encore par IRM (durée moyenne = 30 min).

Impact sur les animaux

Stress lié à l’anesthésie par agent chimique en inhalation et/ou injection lors des administrations / imageries. Stress lié à la contention pour l'implantation de cellules tumorales dans la veine caudale et lors des suivis clinique. Le développement de tumeurs chez la souris pourra à terme être associé à des effets délétères (ex: présence d'une tumeur associé ou non à de la perte de poids). Traitements par différentes voies d'administration (douleur équivalente à la piqure d’une aiguille) - De même, l’utilisation de traitements novateurs pour lesquels par définition nous ne connaissons pas tous les effets, pourront également induire des effets délétères. Les effets de la radiothérapie, notamment sur les aspects digestifs (diarhée, saignement).

Devenir

Euthanasie des animaux pour réaliser des prélèvements d’organe/ fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal. Euthanasie des animaux suite aux effets indésirables provoqués le développement de la tumeur ou encore par le produit / modèle chez les animaux.

Remplacement

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez la souris car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur ces cancers. De plus, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage indispensable pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’une nouvelle thérapeutique. A ce jour, la souris est l’espèce qui est la plus adaptée à ce type de modèle d’étude.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques. Nombre d’animaux minimal et suffisant par groupe pour réaliser une analyse statistique : classiquement 10 par groupe en fonction de l’effet thérapeutique attendu. L’analyse statistique sera par la comparaison des groupes d'animaux en fonction du traitement réalisé.

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • Le suivi des signes cliniques et la détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • Un protocole analgésique adapté pour la chirurgie et la période post-opératoire et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins et un enrichissement adaptés afin de permettre une bonne récupération des animaux, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse, • des conditions d'hébergements garantissant la non-contamination des animaux immunodéficients

Choix des espèces

La souris est l'une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées notamment pour évaluer l’efficacité de traitements anti-tumoraux, de par leurs facilités d’entretien, de stabulation, de manipulation, et leurs similitudes physiologiques avec l’espèce humaine. Animaux adultes (à partir de 3 semaines). Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 520
Souffrances
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▲ 520
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Devenir
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 520

520 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des souris immunodéprimées reçoivent une greffe de mélanome humain, une résection de la tumeur et des traitements, avec un suivi par imagerie, avant le prélèvement des organes. Le porteur indique vouloir caractériser une protéine limitant l'invasion métastatique, retombée pour les patients formulée au conditionnel. Il affirme que seul le modèle animal reproduit la complexité de la métastase du mélanome.

Objectifs

Le laboratoire a identifié une protéine comme régulateur des métastases de mélanome, cause principale des décès liés à cette maladie. Plus précisément, cette protéine diminue les capacités invasive et migratoire des cellules, diminuant le potentiel métastatique de la tumeur. Ce projet cherche donc à caractériser les effets de notre protéine sur la migration, l’invasion et les métastases de mélanomes, permettant à terme d’améliorer la prise en charge thérapeutique de cette maladie.

Bénéfices attendus

Le mélanome métastatique est particulièrement létal : à ce jour, le taux de survie à 5 ans de cette maladie est de 22,5%. L’objectif est de mieux comprendre le rôle de notre protéine dans les mécanismes de migration et d’invasion métastatique du mélanome. Des résultats préliminaires montrent que notre protéine inhibe les capacités migratoires et invasives du mélanome métastatique. Ainsi, promouvoir l’expression et/ou l’activité de cette protéine dans la tumeur pourrait être bénéfique pour améliorer la survie des patients.

Procédures

Lors de l’implantation tumorale nous réalisons une anesthésie en intrapéritonéale (2 secondes) puis nous procédons à l’implantation des cellules tumorales en sous cutanée (20 secondes). Lors de la résection tumorale nous procédons à une analgésie en sous-cutanée (2 secondes) 30 minutes avant l’anesthésie qui elle est en intrapéritonéale (2 secondes), puis nous réalisons la résection tumorale (3 minutes). La suture de la peau est réalisée à la fin de l’implantation avec du fil de suture (2 minutes). Les traitements sont réalisés par voie intrapéritonéales (2 secondes). . Un suivi par imagerie pourra être réalisé sous anesthésie comme par exemple par Bioluminescence (durée moyenne

Impact sur les animaux

Stress lié à l’anesthésie par agent chimique en inhalation et/ou injection lors des administrations / imageries. Stress lié à la contention pour l'implantation de cellules tumorales et lors des suivis clinique. Le développement de tumeurs chez la souris pourra à terme être associé à des effets délétères (ex: présence d'une tumeur associé ou non à de la perte de poids). Traitements par différentes voies d'administration (douleur équivalente à la piqure d’une aiguille) - De même, l’utilisation de traitements novateurs pour lesquels par définition nous ne connaissons pas tous les effets, pourront également induire des effets délétères.

Devenir

En fin de procédure les organes seront prélevés afin de réaliser des analyses immunohistologiques

Remplacement

La migration et l’invasion peuvent être étudiées via des modèles in vitro, mais celles-ci ne peuvent récapituler aussi fidèlement les métastases du mélanome observées in vivo. L’environnement tumorale, notamment vasculaire et immunitaire étant absent, aucun modèle cellulaire ne permet de reproduire la complexité de la métastase du mélanome, et seul le modèle animal permet de conduire ce projet. La souris est un animal très adapté à ce travail avec une littérature validant ce choix.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au strict minimum nécessaire pour être statistiquement significatif et scientifiquement irréprochable. Pour ces études les tests statistiques non seront utilisés en cohérence avec le nombre de groupes analysés et d'animaux. Au total 520 souris maximum seront nécessaires pour cette étude.

Raffinement

Afin de raffiner les conditions de vie des souris, un suivi adapté des animaux sera instauré afin de réduire, supprimer ou soulager l'inconfort, mais aussi la détresse ou l'angoisse qu'ils pourraient éprouver. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux et bénéficieront d’un enrichissement adapté. Des soins pré-, per- et postopératoires adéquats seront réalisés. Toutes les interventions seront réalisées sous anesthésie générale et des traitements analgésiques sont systématiquement utilisés pour prévenir toute douleur.

Choix des espèces

Nous utiliserons un modèle immunodéprimé (NSG) permettant le développement de mélanomes humains. L’utilisation de ce modèle va nous aider à mieux appréhender la croissance tumorale et surtout avoir un modèle animal très proche de ceux rencontrés chez les patients. Les cellules utilisées nous permettent de contrôler la croissance tumorale par bioluminescence et de mieux visualiser les métastases. Nous utiliserons des souris de 8 à 10 semaines pour avoir une croissance tumorale optimale. En effet, les expériences peuvent s’étaler sur plusieurs semaines, donc l’implantation sur des jeunes animaux permet de s’affranchir de l’affaiblissement d’individus plus âgés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 2979
Souffrances
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▲ 2979
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Devenir
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 2979

2 979 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un modèle transgénique de trisomie 21 présente des malformations cardiovasculaires et une fréquence anormale d'hydrocéphalie, et les souris subissent tatouage et coupe de la queue, chirurgies cérébrales avec implants optiques, restriction alimentaire de six jours et tests cognitifs. La plupart sont tuées pour prélever le cerveau, tandis que le porteur indique garder les surplus d'élevage porteurs du génotype pour d'autres projets. Il affirme qu'il n'existe pas de méthode alternative aux modèles souris et prête aux procédures un caractère de "stricte nécessité".

Objectifs

Le syndrome de Down (SD) est causé par une modification du chromosome 21 humain. Il entraîne des caractéristiques physiques et neurologiques spécifiques, y compris des problèmes intellectuels. Les personnes atteintes de SD ont des difficultés avec des fonctions cérébrales importantes pour mener une vie autonome, comme l'attention et la mémoire. Ces fonctions dépendent d'une partie du cerveau appelée le cortex préfrontal. Les personnes atteintes de SD rencontrent des difficultés dans leurs interactions sociales et ont du mal à filtrer les informations, en particulier au niveau de certaines cellules cérébrales. On pense que l’excès d'inhibition du cortex préfrontal est un mécanisme important à l'origine des problèmes intellectuels chez les personnes atteintes de trisomie. Cependant, on ne sait pas encore quel rôle jouent les différents types de cellules cérébrales dans ces difficultés. Ce projet vise à comprendre comment les modifications des circuits cérébraux chez les personnes atteintes de trisomie du chromosome 21 influent sur leurs capacités cognitives. Pour ce faire, nous utiliserons des modèles murins de la trisomie.

Bénéfices attendus

Cette étude devrait nous permettre de mieux comprendre les mécanismes physiologiques et moléculaires impliqués dans le dysfonctionnement des circuits corticaux qui sous-tendent les déficits cognitifs connus. En particulier, ce projet fournira des informations précieuses sur les cibles moléculaires potentielles pour les thérapeutiques pharmacologiques visant à améliorer les performances cognitives des personnes atteintes du syndrome de Down.

Procédures

Ce projet nécessitera d’élever nos animaux pour réaliser nos procédures expérimentales, afin de piloter de manière raisonnée cet élevage et ne pas produire plus d’animaux que nécessaire certains mâles pourraient êre isolés de manière temporaire. Dans le cadre de l’élevage il y aura la réalisation d’un tatouage et d’un prélèvement de l’extrémité terminale de la queue à l’âge de 10 jours. Les deux actes ne sont réalisés qu’une seule fois et dureront moins de 2 minutes par animal au total. Nous allons enregistrer l'activité électrique neuronale dans la region préfrontale du cerveau en utilisant des souris transgéniques. Pour cela, les animaux subiront une chirurgie sous anesthesie générale qui prendra environ 30-40 minutes par animal. Ensuite, nous implanterons du matériel optique pour stimuler le cerveau avec de la lumière (30 minutes d'intervention pendant la même anesthésie). Nous enregistrerons l'activité des neurones chez des animaux qui seront éveillés et libres de leurs mouvements, ce qui nécessitera 1 à 3 heures d'intervention. Nous allons également stimuler le cerveau de ces animaux pendant qu'ils effectuent des tâches cognitives. Cette étape impliquera à nouveau une chirurgue et une implantation de fibres optiques pour la stimulation. Certaines de ces expériences nécessiteront des injections de substances pharmacologiques dans la cavité abdominale des souris et une restriction alimentaire pendant 6 jours pour les motiver à effectuer certaines tâches comportementales. Enfin, les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire afin de permettre les différents prélèvements et analyses nécessaire. Toutes les opérations chirurgicales (durée 30-40 min) seront effectuées sur des animaux complètement endormis et soumis à un traitement analgésique avant, pendant et après l'intervention.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir une légère et brève douleur au moment du prélèvement de l’extrémité distale de la queue pour le génotypage et au moment du tatouage au niveau de la pulpe digitale. Les systèmes cardiovasculaire et gastro-intestinal des embryons de notre modèle de souris de la trisomie 21, présentent des malformations ce qui complique leur survie. Les malformations du système cardiovasculaire sont similaires à celles observées chez les patients atteints du syndrome de Down. Ces souris présentent aussi des déficiences intellectuelles observées dans les tests de mémoire de court et de long terme. Des observations préliminaires indiquent une fréquence anormalement élevée d'hydrocéphalie. Nous allons surveiller et documenter l'incidence des hydrocéphalies afin de déterminer si cela est dû à un accouplement particulier avec des lignées de souris congéniques ou si cela fait partie du phénotype. Concernant la chirurgie des implants les nuisances comprennent douleur post opératoire, risque potentiel d’infection et de perte de l’implant. Stress et isolement pour les tests comportementaux et contraintes avec la restriction alimentaire. Dans le cas où il serait nécessaire d’isoler un animal, s’agissant d’animaux grégaires, il pourrait ressentir un stress.

Devenir

Les animaux reproducteurs seront euthanasiés à 18 mois maximum. Les animaux non porteurs des génotypes d’intérêt seront euthanasiés. Une partie des animaux sera euthanasiée afin de prélever leur cerveau pour analyse post-mortem. Les animaux produits dans notre procédure d’élevage non utilisés dans ce projet et porteurs d’un génotype d’intérêt seront utilisés dans des projets scientifiques dédiés de notre équipe, donc en utilisation continue.

Remplacement

Les questions traitées dans cette étude n’ont pas encore trouvé de réponse dans les recherches menées par la communauté scientifique internationale et, à notre connaissance, a l’heure actuelle nous sommes la seule équipe à y travailler. Il n’existe pas de méthode alternative autre que le recours aux modèles souris de la trisomie et aux croisements avec des souris exprimant des rapporteurs fluorescents, pour atteindre les objectifs du projet: analyses des caractéristiques physiologiques ainsi que moléculaires des circuits neuronaux inhibiteurs génétiquement identifiés dans le contexte de la trisomie. Les procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d’autres méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants et susceptibles d’apporter le même niveau d’information (comportement, neuropathologie produisant des déficiences cognitives et neurodegeneration chez l'Homme).

Réduction

Le nombre total d'animaux impliqués dans ce projet (n = 2979) est calculé en tenant compte des mesures de réduction. Le nombre d'animaux utilisés dans les procédures sera réduit en effectuant différentes procédures sur un seul animal : les animaux seront implantés d’un côté à la fois pour l'électrophysiologie et la photométrie par fibre, et d’un autre pour l'électrophysiologie et l'optogénétique afin de maximiser les mesures longitudinales multiples sur un même animal. Notre maitrise du geste chirurgical limite les pertes d’animaux en post-opératoire. Toutefois, les avantages de l'utilisation d'animaux pour de nombreuses techniques sera mis en balance avec les effets négatifs sur leur bien-être, en tenant compte de l'expérience cumulée au cours de la vie de l'animal. En outre, notre expertise dans l'entraînement des souris aux tâches cognitives réduira également la variabilité et, dans une large mesure, les nombres globaux nécessaires pour obtenir une signification statistique dans les cohortes. Enfin, notre choix de la taille de l'échantillon est basé sur des études précédentes et il est cohérent avec ceux généralement employés dans le domaine. La taille de chaque groupe sera déterminée par l'utilisation de tests statistiques appropriés, y compris le calcul de puissance. La taille réelle de l'échantillon, et donc la signification statistique, dépend de la variabilité de la lecture biologique. Il est donc nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats. Des tests paramétriques et non-paramétriques sont utilisés en fonction de la distribution normale ou non-normale des données. Il est également important de noter que le projet comporte un plan de partage de données. Les données expérimentales seront disponibles en libre accès sur une plateforme en ligne ce qui permettra à d’autres équipes de profiter de ces données, leur évitant ainsi de reproduire ces expériences, et réduira donc le nombre d’animaux utilisés à terme.

Raffinement

Les méthodes utilisées et la manière de traiter les animaux pendant les expériences et dans l’animalerie assureront à ces derniers un minimum de contraintes et un maximum de bien-être. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les procédures expérimentales sont les plus appropriées pour minimiser toute douleur, souffrance, anxiété/détresse ou dommage que les animaux pourraient subir. Les conditions d'élevage et d'hébergement (enrichissement de l'environnement avec des carrés de coton) sont mises en œuvre afin d'accroître autant que possible le bien-être des animaux. La préférence pour les procédures non invasives par rapport aux procédures invasives est prise en considération et, lorsque des interventions invasives sont nécessaires, les directives appropriées en matière d'anesthésie/analgésie seront approuvés par le comité d’ethique et le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Les animaux auront à manger et à boire à volonté. Des croquettes adaptées à la gestation/allaitement seront mise à disposition pour les animaux en accouplement. Toutes les expériences seront réalisées sur des souris âgées de moins de 120 jours après la naissance pour garantir qu’elles s n’arrivent pas aux phases critiques du phénotype Un suivi de poids sera réalisé de manière hebdomadaire afin de détecter l’apparition de formes marquées du phénotype. Pour les animaux fragilisés par le phénotype des croquettes seront disponibles en fond de cage, de l’hydrogel, ou des biberons d’accès facilité (tétine plus longue). Nous serons attentifs et tracerons tous les signes d’hydrocéphalie dès la naissance des petits. Nous définirons des points limites qui, s'ils sont atteints, nous conduiront immédiatement à l'euthanasie de l'animal afin de réduire les souffrances inutiles.

Choix des espèces

Les propriétés de base des microcircuits neuronaux chez la souris sont similaires à celles d’autres mammifères. Actuellement, seuls les modèles murins nous permettent de visualiser les types d’interneurones que nous étudions. Les approches expérimentales multiples réalisées chez la souris permettent une analyse complète allant du comportement jusqu’à l’activité d’un seul neurone. Les souris peuvent être génétiquement modifiées révélant ainsi la fonction de gènes spécifiques. De plus, chez la souris, la période de gestation est courte et les portées sont importantes, permettant de produire suffisamment d’animaux pour plusieurs expériences à partir de peu de fondateurs. Le développement du cerveau est très bien caractérisé, ce qui facilite les études anatomiques et fonctionnelles. Nous maîtrisons suffisamment les techniques proposées dans ce projet pour réduire le nombre d’animaux nécessaires aux expériences. Des animaux adultes seront utilisés pour toutes les procédures (mâles et femelles). L'élevage nécessite d'avoir des animaux reproducteurs adultes. Toutes les procédures qui nécessitent des interventions chirurgicales qui ne peuvent être pratiquées que sur des animaux adultes. En outre, toutes les expériences seront réalisées chez des souris adultes, lorsque les circuits corticaux ont atteint un stade de maturation final.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 3366
Souffrances
▲ -
▲ 306
▲ 3060
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3366

3 366 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des souriceaux et leurs mères sont placés en hyperoxie à 75 % d'oxygène pendant cinq jours pour induire une rétinopathie proche de celle du prématuré, les mères étant tuées dès le retour à l'air ambiant qu'elles supportent mal. Le porteur indique viser des cibles thérapeutiques contre une cause de cécité infantile, retombées formulées au conditionnel. Il affirme que cette néovascularisation rétinienne ne peut pas être modélisée in vitro.

Objectifs

La rétinopathie du prématuré (ROP) est la principale cause de cécité chez l’enfant. La ROP est une maladie multiphasique liée à la maturation incomplète des vaisseaux sanguins de la rétine. En effet, la physiopathologie de la ROP se caractérise par deux phases. La phase 1 est associée à l'interruption du développement vasculaire de la rétine, ce qui entraîne des zones rétiniennes non vascularisées et une ischémie consécutive. La seconde phase de la maladie est le déclenchement d’une angiogenèse proliférative et aberrante qui est la conséquence indirecte de l'ischémie rétinienne. Bien que les traitements déjà mis en place contre la ROP semblent être efficaces, il est encore nécessaire d'identifier de nouveaux mécanismes de régulation du développement vasculaire rétinien pour réduire l'incidence de cette maladie. Récemment, notre équipe de recherche a montré qu’un déficit rétinien en certains lipides particuliers, les plasmalogènes, est associé à un phénotype de type ROP. Les plasmalogènes sont des phospholipides membranaires abondants dans les cellules rétiniennes. Ils sont considérés comme des réservoirs d’acides gras polyinsaturés (AGPI). Ces AGPI entrent potentiellement dans « le système endocannabinoïde ». De manière très intéressante, deux études ont démontré que le blocage de deux récepteurs aux cannabinoïdes appelés CB1R et CB2R réduit la sévérité de la ROP chez la souris. Dans ce contexte, nous proposons de caractériser les mécanismes par lesquels les endocannabinoïdes issus des plasmalogènes régulent le développement vasculaire rétinien et sous-tendent le développement de la ROP. Ces données permettront de définir dans un second temps des cibles thérapeutiques potentielles de prévention de la ROP.

Bénéfices attendus

La ROP est une maladie neurovasculaire dévastatrice de la rétine qui peut entraîner des déficits visuels, voire la cécité des nouveau-nés. La néovascularisation anarchique et aberrante est la principale caractéristique de cette maladie. Malgré les progrès réalisés dans la prise en charge clinique des naissances extrêmement prématurées, la ROP reste la principale cause de cécité infantile dans le monde. Notre projet élucidera non seulement les mécanismes par lesquels les plasmalogènes et le système endocannabinoïde participent à la physiopathologie de la ROP, mais aidera également à mieux comprendre les mécanismes fondamentaux liés aux lipides qui déterminent l'angiogenèse et le développement vasculaire de la rétine. Ces résultats de recherche fondamentale contribueront à améliorer les connaissances mais également les théories et hypothèses liées aux complications vasculaires dans de multiples tissus et organes. Aussi, la mise en évidence de nouveaux mécanismes physiologiques participant au déclenchement de la ROP qui seraient des cibles thérapeutiques et donc, permettrait le développement de stratégies thérapeutiques pour cette pathologie.

Procédures

Placement en hyperoxie (75% oxygène) pendant 5 jours, avant retour en normoxie (20% oxygène)

Impact sur les animaux

Le modèle d’OIR pourrait induire un stress physique et une détresse respiratoire chez les femelles (mères) lors du retour en normoxie. Cela pourrait engendrer une malnutrition ainsi qu’un stress thermique chez les souriceaux. Par conséquent, nous utiliserons des mères adoptantes de la souche Swiss, qui sont connues comme étant d’excellentes mères adoptives à la fin de la procédure 1.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés.

Remplacement

La néovascularisation rétinienne caractéristique de la rétinopathie du prématuré est un phénomène complexe qui implique des interactions entre plusieurs types cellulaires et des interactions moléculaires complexes. Un tel système ne peut pas être modélisé in vitro.

Réduction

Dans cette étude, et puisque le genre n’aura pas d’impact sur les données recueillies, nous avons décidé d’utiliser les 2 sexes de souriceaux sans distinction. Par ailleurs, nous avons limité au maximum le nombre d’animaux nécessaire pour avoir une puissance statistique suffisante pour obtenir des résultats statistiquement interprétables. En effet, dans le cadre de ce projet, les échantillons de rétine issus de nos animaux serviront à 5 types d’expériences : analyse protéomique, RNAseq, RNAscope, dosage couplé d’endocannabinoïdes et plasmalogènes, et immunohistochimie). Pour ces expérimentations, nous poolerons les 2 rétines et limiterons le nombre de souris à n=8 (qui est le n minimum pour réaliser ces expériences) à l’exception de la partie immunohistochimie qui est une analyse qualitative et non pas quantitative, où nous n’utiliserons que 6 souris par expérience. Pour les analyses quantitatives, nous savons que la distribution des données générées ne seront pas normales avec des effectifs de 8 par groupe. Pour cette raison, et afin de ne pas augmenter le nombre d’animaux par groupe pour disposer d’une distribution normale, nous utiliserons les tests non-paramétriques de Mann-Whitney pour les comparaisons groupe à groupe et un test de kruskall-Wallis pour les comparaisons multi-groupe.

Raffinement

Le modèle d’OIR pourrait induire un stress physique et une détresse respiratoire chez les femelles (mères) lors du retour en normoxie (air ambiant). Cela pourrait engendrer une malnutrition ainsi qu’un stress thermique chez les souriceaux. Par conséquent, nous utiliserons des mères adoptantes de la souche Swiss, qui sont connues comme étant d’excellentes mères adoptives à la fin de la procédure 1. Par ailleurs, les animaux sont hébergés par 2 pendant l’accouplement et par portée pendant la gestation/lactation dans des cages qui comporteront un enrichissement consistant en plusieurs cotons et un dôme pour que les animaux puissent procéder à la nidification. Tous les animaux de l’étude seront suivis par un personnel compétent selon les modalités qui sont en cours de mise en place par la structure chargée du Bien-Être Animal du laboratoire. Ce suivi se fera à trois niveaux sur les animaux adultes : i) une observation quotidienne des conditions d’hébergement (environnement de la cage : enrichissement, environnement de la pièce : température, hygrométrie, bruit, lumière), ii) un examen clinique hebdomadaire de chaque animal (vérification de la posture, du masque, du pelage, et de l’état corporel en général), et iii) un suivi spécifique déterminé par les procédures expérimentales (voir plus bas). Tout animal adulte présentant une absence d’activité (absence d’interaction sociale, d’exploration, de fabrication de nid) sera tout particulièrement surveillé. Ces observations ne seront pas réalisables sur des souriceaux nouveau-nés. Suite à l’hyperoxie, le retour en condition de normoxie est mal supporté par les mères et peut induire une détresse respiratoire. Afin d’éviter cela, nous euthanasions les mères dès leur retour en normoxie.

Choix des espèces

L’étude des mécanismes physiopathologiques conduisant à la néovascularisation rétinienne sur la souris a été validée par de nombreuses publications. En effet, le modèle de rétinopathie induite par l’oxygène (OIR) est un modèle de ROP bien établi chez la souris. La souris est un petit animal facilement manipulable et qui comporte de nombreuses similitudes physiologiques avec l’homme. Cependant, une des principales différences entre l’homme et la souris est la mise en place des vaisseaux rétinien. En effet, celle-ci se met en place après la naissance chez la souris et avant la naissance chez l’homme. Cette différence majeure est un avantage et nous conforte dans l’utilisation de ce modèle animal puisqu’elle nous permet un accès plus facile à l’étude du développement vasculaire dans le cas de la ROP. Nous utiliserons d’une part des animaux adultes en âge de se reproduire (6 semaines d’âge) et d’autre part des portées de nouveau-nés aux périodes critiques du développement vasculaire rétinien, c’est-à-dire à 7, 12, 15, 17 et 21 jours d’âge.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Lapins : 14
Souffrances
▲ -
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▲ 14
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Devenir
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 14

14 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des tirs de laser femtoseconde dans le cristallin sous anesthésie générale et locale, un motif dans l'œil droit pouvant selon le porteur diminuer "de manière très modérée" l'acuité visuelle, avant d'être tués pour l'analyse histologique des tissus oculaires. Le porteur affirme que le traitement "reste sans douleur" et s'appuie sur une étude antérieure menée sur neuf lapins. Il indique qu'il n'existe aucun modèle in vitro ou ex vivo du cristallin permettant un suivi sur plusieurs semaines, le projet servant une startup à établir une preuve de concept contre la presbytie.

Objectifs

La presbytie, qui survient systématiquement après 45 ans, concerne 1,8 milliard de personnes, dont 826 millions ne sont pas ou sont mal corrigés. Il est documenté qu'elle est causée par une rigidification du noyau du cristallin empêchant les muscles accrochés à sa périphérie de modifier l’épaisseur et la courbure nécessaires à l'accommodation. Le cristallin est composé de cellules contenant des protéines appelées cristallines, qui sont solubles et le rendent transparent en homogénéisant son indice de réfraction. En vieillissant, les agrégats de cristallines (création de ponts disulfures principalement), deviennent insolubles et rigidifie le noyau. L’hypothèse principale est qu’il est nécessaire de « ramollir » le noyau du cristallin en désagrégeant les protéines cristallines. Une des techniques les plus appropriées pourrait être le laser femtoseconde. Ce dernier permet d’envoyer de très courte impulsion d’énergie photonique avec précision dans le tissu sans dégagement d’énergie thermique. Après une étude de safety menée en 2021 sur 9 lapins ayant montré que la création de patterns (= motifs 2D ou 3D) au laser femtoseconde dans le cristallin d'un lapin n'entraine pas d'effets délétères à court, moyen et long terme sur les tissus opthamologiques de l'animal ; la startup a effectué de nombreux tests ex vivo sur cristallin de cochon. Ces tests avaient pour objectif d'effectuer une gamme de marquage au laser femtoseconde (distance entre les points de tir laser, puissance...) afin d'en étudier les interactions laser-matière. Ils ont alors pu observer des paramètres permettant d'obtenir des tirs lasers qui restaient transparents dans le cristallin. 1/ confirmer ou infirmer IN VIVO la correspondance entre les paramètres laser et types d’interaction laser matière observés en EX VIVO (bulles de coalescence, bulle de cavitation, marquage sans apparition de bulles, pas de marquage apparent) 2/ confirmer ou infirmer l’évolution des différents types d’interactions sur plusieurs semaines (résorption des bulles, atténuation ou disparition totale des marquages…) 3/ identifier les paramètres qui permettent d’obtenir un marquage maintenant la transparence ou permettant de la récupérer en IN VIVO afin d’en évaluer les effets biomécaniques (assouplissement), dioptriques ou autres. Données d’entrée à des études ultérieures. 4/Caractériser In situ les impacts laser des différentes interactions lasers (tissulaires et protéiques) 3 semaines après le traitement.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra à la stratup d'obtenir des connaissances sur l'interaction laser-matière sur le long terme (impossible à obtenir en ex-vivo ou in-vitro) confirmant ou infirmant les résultats qu'ils obtenus en ex vivo et leur permettant ensuite d'aller plus en avant sur des études d'efficacités de leur traitement.

Procédures

Les animaux seront soumis à des tirs de laser femtoseconde dans le cristallin. 6 lapins auront 2 phases de tirs lasers. et 4 lapins n'en auront qu'un seul. Les animaux seront sous anesthésie générale et locale. Rapellons que ce traitement laser très focalisé reste sans douleur pour l'animal et que des tests précédents ont montrés qu'à cette puissance, il n'y a pas d'effets délétères pour la cornée et la rétine des animaux.

Impact sur les animaux

Les nuanciers créés dans l'oeil gauche de l'animal sont de très petite taille (environ 2mm²) et ne devraient pas avoir d'impact sur la vision de l'animal. Le pattern qui sera créé dans l'oeil droit de l'animal pourrait diminuer l'acuité visuelle de manière très modérée. Les puissances lasers qui seront utilisées durant cette étude sont inférieures à celles utilisées durant l'étude de 2021, par conséquent aucun effet délétère pour la cornée ou la rétine n'est attendu.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car nous devons analyser en histologie les tissus oculaires de ces animaux afin de pouvoir conclure.

Remplacement

A ce jour, il n'existe aucun modèle in vitro ou ex vivo de conservation du cristallin satisfaisant et permettant un suivi de l'organe sur plusieurs semaines. De plus, il n'existe aucun modèle de cristallin permettant de simuler l'interaction avec le système immunitaire pour ce genre d'intervention chirurgicale.

Réduction

Il a été jugé que le nombre minimum, mais suffisant d’animaux était de 3 lapins par groupe pour prendre en compte les différences interindividuelles pour ce type d'intervention chirurgicale pour la première phase et de 4 lapins par groupe pour la deuxième phase afin de pouvoir effectuer toutes las analyses histologiques dont certaines nécessite un globe oculaire entier.

Raffinement

Les animaux arriveront au moins une semaine (7 jours) avant toute manipulation. Tout est mis en œuvre pour LIMITER AU MAXIMUM LE STRESS ET LA DOULEUR DE L’ANIMAL (sédation pendant les observations). Chaque animal bénéficie d’une attention et de soins de qualité, par du personnel qualifié, pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d’assurer un bien-être optimal tout au long de l’étude. La douleur est rigoureusement contrôlée grâce à des points limites évalués en amont, et gérer grâce aux moyens pharmacologiques appropriés (myorelaxant/anesthésie). Par ailleurs, les lapins sont hébergés en cage règlementaire pouvant communiquer entre elles ; dans un environnement enrichi (jouet kong et autres jeux). Enfin, l'eau et la nourriture (granules et foin) sont mises à disposition "ad libitum" et de la musique est diffusée en salle d’hébergement pour diminuer le stress et atténuer les bruits environnementaux. Une précédente étude menée par notre laboratoire a démontrer qu'à cette fluence de laser le tir laser dans le cristallin n'induit aucun dommage à la rétine et la cornée du lapin. Cette précédente étude a par ailleurs permis de tester et d'optimiser le système de tir laser et son docking. Ce dernier sera d'autant plus optimisé puisqu'il sera testé sur des têtes de lapins de boucheries et des yeux de lapins énucléés ex vivo et modifié au besoin courant la fin de l'année 2023 et le début 2024. Toutes les techniques d'imagerie de suivi in vivo se font sans contact avec l'oeil et sans docking.

Choix des espèces

D'un point de vue éthique et pratique, les lapins sont les seuls animaux communément utilisés en expérimentation animale et présentant une anatomie oculaire (cristallin et cornée) proche de l'homme. Pour que le traitement du cristallin soit représentatif de ce qu’il puisse être chez l’homme dans le futur, la chambre antérieure de l’œil de l’animal ne doit pas être trop petite. C’est pour cela que nous optons pour des lapins âgésd’environ 3 mois (12 semaines).