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Souris : 568
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568 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Souris immunodéficientes, elles sont irradiées, reçoivent des greffes de cellules souches et de cellules leucémiques humaines, puis des injections, des prélèvements sanguins et un prélèvement de moelle osseuse, l'envahissement leucémique pouvant provoquer un amaigrissement. Le projet, mené avec une entreprise de biotechnologies, teste une thérapie cellulaire dérivée des CAR-T contre les leucémies. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ne produit des lymphocytes T humains matures et que seule la xénotransplantation le permet.

Objectifs

Les cellules CAR-T sont des lymphocytes T modifiés génétiquement dans le but de reconnaître puis éliminer les cellules cancéreuses. Elles sont la base d’une toute nouvelle approche de traitement contre le cancer, consistant à prélever des cellules immunitaires d’un patient ou d’un donneur sain (ici, les lymphocytes T), pour les modifier génétiquement et les réinjecter chez le patient. Cette nouvelle approche est un espoir dans le traitement des cancers. Des obstacles d'efficacité, de longévité et de spécificité des lymphocytes T génétiquement modifiés restent à résoudre dans cette thérapie et malgré un taux important de réponse complète aux traitements après thérapie, la rechute de la maladie reste un défi. La perte précoce des cellules liée à leur demi-vie courte et une inefficacité est une des raisons qui expliquent les échecs de cette thérapie. Notre stratégie est une approche cellulaire par l'utilisation de cellules progénitrices de lymphocytes T exprimant un récepteur CAR, génétiquement modifiées appelées ci-après (CAR-ProTcells) qui pourrait contourner certains des obstacles rencontrés. L'utilisation de la thérapie CAR-ProTcells permettrait d’accélérer la reconstitution du thymus, lieu de production des lymphocytes T, du patient, et améliorerait l'efficacité et la durabilité du traitement. Le projet sera mené en collaboration avec une entreprise de biotechnologies qui a mis en place un procédé de production de progéniteurs T et montré son efficacité à produire un compartiment de lymphocytes T matures, importantes. Des études préliminaires ont également mis en lumière une nouvelle génération de produits d’immuno-oncologie cellulaire pour lutter efficacement contre les cancers. Ces produits cellulaires pourraient limiter les effets néfastes secondaires récurrents, par exemple la production massive de cytokines inflammatoire, de la stratégie des lymphocyte T génétiquement modifiés. Notre projet propose de mener des études précliniques dans un modèle rongeur, afin de démontrer le potentiel et l’efficacité de la stratégie CAR-ProTcells comme thérapie pour l’éradication de leucémies.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront de valider et justifier la mise en place d'une stratégie thérapeutique utilisant des progéniteurs de lymphocytes T génétiquement modifiés, et donc d'une plateforme de développement de ces cellules à visée d'utilisation clinique chez l'humain. L’acquisition de nos données est indispensable au développement de cette thérapie innovante, à fort potentiel translationnel. La stratégie de CAR-ProT cells pourrait offrir des réponses antitumorales durables et efficaces en contournant les obstacles majeurs d'efficacité, de longévité et de spécificité des CART reportés à ce jour dans le domaine des immunothérapies pour le cancer.

Procédures

Irradiation : Les animaux receveurs des greffes de CSH et cellules Pro-CAR T cells. La procédure d’irradiation durera moins de 5 minutes sur les animaux vigiles.) Injection intraveineuse rétro-orbitale des cellules 1 fois, sous anesthésie. L’injection durera 1 minute / animal après anesthésie. Injection sous cutanée, 1fois par semaine, animaux vigiles. durée 1 minute/ animal. Injection intraveineuse (queue) des cellules tumorales 1fois. L’injection durera 1 minute par animal vigile. Les souris subiront des prélèvements sanguins (au maximum 3 sur une période de 2 à 3 mois) en cours d'expérience sous anesthésie. Chaque prélèvement dure moins de 2 minutes par animal. Imagerie Bioluminescence sur animaux anesthésiés maximum 1 foi par semaine (dure 10 min/souris) Un prélèvement de moelle osseuse, sous anesthésie générale, avec un traitement anti-douleur avant et après l'intervention (dure environs 3 minutes)

Impact sur les animaux

L’introduction des cellules leucémiques humaines peut occasionner chez l'animal des troubles de type amaigrissement du fait de l'envahissement leucémique prononcé qui joue sur l'appétit des animaux. La durée de nos expériences ne dépassera pas 6 mois pour éviter ces effets indésirables. Nos expériences préparatoires vont anticiper ces possibles troubles en définissant la période précédant leur apparition, qui sera celle choisie pour injecter les CAR-T ou CAR-ProT cells qui devraient agir comme une thérapie. Un prélèvement de moelle osseuse sera réalisé (uniquement sur les groupes ayant reçu les cellules leucémiques du patient) qui pourrait provoquer également de la douleur.

Devenir

L'obtention des résultats requiert que tous les animaux soient euthanasiés en fin d'expériences afin de pouvoir analyser le contenu cellulaire normal et leucémique des organes des souris et donc de conclure sur l'efficacité du traitement.

Remplacement

Les expériences chez l’animal interviennent au terme d’un long processus expérimental de mises au point et s’inscrivent dans le cadre d’une validation in vivo de l’effet thérapeutique des CAR-ProT cells avant un développement clinique chez l'humain. Des études in vitro ont été réalisées avec des cellules humaines afin d’optimiser les conditions de préparation et améliorer le produit de thérapie cellulaire. Néanmoins ces tests sont trop limitants et il n’existe à l’heure actuelle aucun modèle in vitro permettant d’obtenir des cellules T humaines matures et fonctionnelles. Pour l’instant, seule la xénotransplantation de cellules hématopoïétiques humaines à des souris immunodéficientes permet la maturation et la différenciation complète de progéniteurs de lymphocytes humains dans le thymus de ces souris. Nous sommes donc arrivés à un point où nous ne pouvons pas aller plus loin dans le remplacement de l'utilisation d'animaux par un modèle in vitro.

Réduction

Chaque expérience sera répétée 2 fois, afin d’accumuler les datas dans 10 à 12 animaux au total. Nous avons auparavant et au sein d’autres projets acquis des connaissances sur le modèle tumoral de cellules hématopoïétiques. Ce modèle est reproductible et la tumeur peut être éliminée par un traitement classique CAR-T. Selon nos expériences précédentes et les données de la littérature utilisant ce type de modèle, nous avons postulé que si nous accumulons des données sur 10 à 12 souris au total nous devons pouvoir observer une différence significative entre les groupes non-traités et traités par l’approche CAR-ProTcell (diminution de tumeur dans le groupe traité versus groupe non traité). Pour obtenir ces résultats sur le nombre d’animaux déposés, nous allons effectuer 2 expériences indépendantes contenant 5 à 6 souris par groupe.

Raffinement

Les animaux seront suivis très régulièrement pour mesurer l'impact des manipulations sur leur état de santé. L’état de santé sera évalué à l’aide d’une grille de score définie par la structure chargée du bien-être animal au sein de l’organisme. Cette grille permet de réagir rapidement, pour décider de la mise en place de traitements palliatifs ou d’une euthanasie Pour limiter les effets de stress et de douleur des animaux, les interventions telles que les prélèvements sanguins ou les injections de cellules seront réalisées sous anesthésie et analgésie

Choix des espèces

Dans ce projet, nous utiliserons des souris immunodéficientes. Ces souris ne présentent pas de phénotype dommageable. Le déficit immunitaire de ces souris permet la prise de greffe de cellules hématopoïétiques humaines, normales ou pathologiques, et offre la possibilité d'évaluer les immunothérapies avec des cellules humaines in vivo. Ce modèle est couramment utilisé pour tester l’efficacité des cellules CAR-T. Le thymus des souris immunodéficientes adultes, qui joue un rôle majeur dans la maturation des lymphocytes T, ressemble à celui des patients atteints de déficits immunitaires ou conditionnés pour recevoir une transplantation de moelle osseuse. De nombreuses données sur l’étude de la différenciation des lymphocytes T humains chez ces souris sont disponibles, ce qui nous permettra d’évaluer l’efficacité des progéniteurs lymphoïdes produits par nos équipes dans un environnement similaire à celui des patients.

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    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Troubles nerveux
Souris : 2160
Souffrances
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2 160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une administration unique d'un composé par voie orale ou intraveineuse, puis jusqu'à trois prélèvements sanguins, pour étudier le devenir de molécules dans l'organisme. Le projet relève de l'évaluation préclinique d'inhibiteurs de kinases, la sélection des meilleures molécules étant située à "plus long terme". Le porteur affirme que les tests in vitro "ne constituent pas des méthodes alternatives" et que le recours au modèle animal est "indispensable".

Objectifs

Le projet s'inscrit dans un contexte de développement de nouvelles molécules thérapeutiques ciblées de la classe des inhibiteurs de protéines kinases conçues par "fragment based drug design", dans le but de traiter des pathologies à fort besoin médical en santé humaine: maladies inflammatoires, pathologies affectant le système nerveux périphérique et central, et cancers. L’approche du « fragment-based drug design », ou conception de médicaments par la méthode des fragments, consiste à assembler des petites molécules, ou molécules fragments, dirigées contre une cible thérapeutique choisie, dans le cadre d’une pathologie particulière. Chacun des fragments va contribuer à la spécificité de la molécule complète pour sa cible biologique. Ce projet se situera dans la phase d’évaluation préclinique du médicament qui marque les premiers pas de son développement. Les études précliniques ont pour but de collecter des données d’ordre pharmacologique, pharmacocinétique et toxicologique, le tout sur des modèles de protéines recombinantes, de cellules mises en culture et au sein d’organismes animaux vivants. Les études sur les modèles de cellules en culture des composés à tester auront déjà été évaluées en amont de ce projet, qui quant à lui permettra d’obtenir des informations d’ordre pharmacocinétique. L’étude de la pharmacocinétique in vivo d’un nouveau composé permet d’affiner la compréhension et l’analyse du devenir du composé dans l’organisme afin de mieux caractériser son mode d’action et appréhender de potentiels effets indésirables. L'objectif du projet est d'étudier l'effet du système biologique d'un organisme entier sur le devenir d'un composé test au cours du temps suivant son administration.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de déterminer les propriétés pharmacocinétiques de nouvelles molécules thérapeutiques ciblées dans le but de déterminer leur capacité à atteindre leur cible in vivo. Cela permettra d’optimiser leur posologie (dose et fréquence d’administration) pour l’évaluation de leur toxicité d’une part et de leur activité biologique sur des modèles murins de pathologies humaines d’autre part. Ce projet s'inscrit dans un contexte de thérapie ciblée qui regroupe un ensemble de traitements qui s’intègrent dans une stratégie thérapeutique dite « de précision ». Ce terme est utilisé en oncologie pour caractériser les médicaments qui ciblent spécifiquement une protéine et/ou un mécanisme impliqués dans le développement tumoral, de manière à les bloquer. En théorie leur cible n’est censée être présente (ou surexprimée) que dans les cellules tumorales de certains patients, ces médicaments sont donc à priori sans effet sur les cellules saines, en opposition aux cytotoxiques qui agissent sur leur cible mais aussi sur de nombreuses autres cellules (d’où leurs effets indésirables). A plus long terme cette évaluation de nouveaux composés a donc pour but de sélectionner les meilleures molécules thérapeutiques, présentant peu ou pas d'effets indésirables dus au traitement, pour le traitement de maladies à forts besoins médicaux non satisfaits (maladies neurodégénératives, inflammatoires et cancer) et ainsi améliorer la prise en charge des patients.

Procédures

Les animaux se verront administrer un composé test une fois par voie orale (quelques secondes) ou intraveineuse (inférieur à 1 minute). Des prélèvements de sang seront réalisés à différents temps après le traitement n’excédant pas 3 prélèvements par animal (durée du prélèvement inférieure à 1 minute).

Impact sur les animaux

L'effet indésirable attendu suite à l'administration d'une nouvelle molécule et suite aux prélèvements sanguins répétés est une perte de poids. Les animaux se verront administrer le composé test une fois : par voie intraveineuse pour la moitié d’entre eux, et par voie orale pour l’autre moitié. Des prélèvements de faibles volumes de sang (microsampling) seront faits au niveau de la veine caudale ou de la veine mandibulaire, 3 fois maximum par animal, répartis sur une durée maximale de 48h.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés, ils ne peuvent pas être réutilisés car cela risquerait d’introduire un biais dû aux possibles interactions entre les composés testés.

Remplacement

Les molécules testées dans ce projet sont systématiquement préalablement évaluées in vitro pour leur paramètres physico-chimiques, leur activité biologique, leur selectivité pour la cible visée et leur toxicité. Ces tests permettent de sélectionner les meilleures molécules candidates d'une part, et d'autre part d'avoir une première approche de la pharmacocinétique des composés (absorption, métabolisme), mais ils ne peuvent fournir l'ensemble des éléments caractérisant le devenir du composé dans un organisme vivant. Ils ne constituent donc pas des méthodes alternatives ou substitutives à la complexité d’un organisme vivant. L'effet de l’administration du composé test in vivo résulte de l'interaction entre de nombreux mécanismes physiologiques qui ne peuvent être reproduits in vitro. Le recours à l’utilisation d’un modèle animal est donc indispensable.

Réduction

En se basant sur les données de la littérature et notre expérience, il est nécessaire d'avoir au minimum 3 prélèvements par temps pour obtenir des paramètres pharmacocinétiques fiables en tenant compte de la variabilité biologique. Afin de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés nous utiliserons la technique du microsampling : des micro-prélèvements de sang seront réalisés sur un même animal à différents temps de prélèvements réduisant ainsi la variabilité des résultats et le nombre d'animaux nécessaires. Il n'est pas prévu de faire une étude statistique sur ce projet. Les effectifs seront limités à 9 animaux par groupe pour tenir compte de la variabilité biologique (3 animaux par temps de prélèvement) et du nombre de prélèvements répétés possibles (chaque animal sera utilisé pour 3 prélèvements maximum).

Raffinement

Afin de limiter le stress des animaux lors du projet et donc d'augmenter la fiabilité des résultats, une période d'acclimatation de 7 jours sera respectée avant le début de la procédure expérimentale. Durant cette période les animaux seront manipulés et habitués à la boite de contention qui sera utilisée pour réaliser les injections intraveineuses. Au cours de la phase expérimentale les animaux seront observés quotidiennement. Dans le cas de l’atteinte de l’un des points limites définis dans le projet l’animal sera euthanasié. Pour les prélèvements de sang, la technique de microsampling (rapide et entrainant une douleur légère liée à la piqure) sera utilisée.

Choix des espèces

Ce projet s'inscrit dans un contexte de développement d'inhibiteurs de kinases pour le traitement de pathologies dans différentes aires thérapeutiques : oncologie, maladies inflammatoires et pathologie du système nerveux. La majorité des modèles animaux développés pour ces pathologies sont des modèles de souris génétiquement modifiées, souris transgéniques pour les pathologies inflammatoires et système nerveux, souris immunodéficientes pour les modèles en oncologie. Afin de tester l'activité biologique in vivo des molécules développées il est donc nécessaire d'avoir recours à ces modèles murins. Dans ce projet il n'y aura pas d'induction de pathologie, cependant les résultats obtenus serviront pour la suite de l’évaluation préclinique du médicament (dose maximale tolérée et efficacité). Il est donc prévu d’utiliser des souris de même fond génétique que les souches nécessaires et choisies pour la cible thérapeutique considérée. De plus, la souris est un modèle tout à fait pertinent pour les études de pharmacocinétiques en raison de ses similitudes avec les humains dans les processus d'absorption, de métabolisme et d'élimination. Les animaux seront adultes, soit 8 à 10 semaines lors du début de l’étude, afin d’avoir un système immunitaire, hormonal et métabolique mature dans le but d’obtenir la réponse recherchée sans biais.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
Souris : 350
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350 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection intraveineuse dans le sinus rétro-orbital de l'œil sous anesthésie, puis des prélèvements sanguins au même endroit, avant une mise à mort permettant de prélever leurs organes. Le projet vise à documenter un effet inattendu observé lors d'une étude précédente d'un candidat d'immunothérapie, en vue d'un dossier réglementaire. Le porteur affirme qu'aucune méthode in vitro ne mime le système immunitaire complet et qu'il est "obligé" de recourir à la souris.

Objectifs

L’équipe s’intéresse au développement de petites molécules exprimées par des vecteurs viraux notamment pour restaurer le système immunitaire dans certaines pathologies. Plusieurs de ces molécules sont déjà en développement clinique mais il est possible que l’expression d’une ou plusieurs de ces molécules via un vecteur pourrait permettre une expression prolongée et/ou une distribution différente dans l’organisme de ces protéines, voire engendrer une activité biologique différente de celle de la forme non vectorisée et ainsi avoir une efficacité accrue. Des études précédentes (dans des modèles murins) ont permis d’obtenir une preuve de concept pour un candidat, administré par voie intraveineuse, basé sur vecteur virale modifié codant pour une protéine agissant sur le système immunitaire majoritairement décrite pour agir sur un certain type de lymphocyte. Lors de ces études, il a été observé un effet non négligeable et inattendu de ce candidat sur un autre type de cellule. Malheureusement, nous n'avons pas pu investiguer en détails les effets du candidat sur ces cellules, ces dernières n'étant pas la cible privilégiée dans notre étude précédente. Par conséquent, nous souhaitons réaliser une nouvelle étude préclinique ayant pour objectif l'étude de l'impact de ce candidat sur ce type cellulaire dans des souris naïves. Ces résultats permettront de mieux appréhender le(s) mécanisme(s) d’action de notre candidat, dans le but d’étoffer les dossiers règlementaires nécessaires pour initier un développement clinique chez l’homme.

Bénéfices attendus

Ce projet rentre dans une thématique de recherche plus large dont l’objectif global est de développer de nouveaux traitements pour traiter l’immunosuppression en restaurant le système immunitaire des patients et ainsi prévenir les infections secondaires pouvant leur être fatales. Précédemment, nous avons montré la pertinence de vectoriser une protéine particulière sur sa capacité à booster le système immunitaire de souris saines. Néanmoins, lors de cette évaluation, nous avons observé un effet inattendu sur un type particulier de cellule, qui n’a pas pu être pleinement étudié, les tests d’analyse étant focalisé sur la réponse cellulaire T. L’objectif à court terme de ce projet de recherche est donc de confirmer et de documenter plus en profondeur l’effet biologique observé sur ces cellules cibles. Ces résultats permettront de mieux appréhender le mécanisme d’action du produit ce qui peut être critique pour la suite du développement du produit en phase clinique. En effet, mieux connaître le mécanisme d’action d’un produit d’immunothérapie permettrait de mieux cibler les patients pour lesquels le produit pourrait être testé.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : -Injections des produits en intraveineuse au niveau du sinus rétro-orbital sous anesthésie locale suivie d’une anesthésie gazeuse à l’isoflurane sur tous les animaux : (1 fois/souris et 2 à 3 min/animaux) - Prélèvements sanguins au niveau du sinus rétro-orbital sur animaux vigiles après anesthésie locale (1 fois/ souris et 1 à 2 min/souris)

Impact sur les animaux

Aucune toxicité du produit n’est attendue puisque celui-ci a déjà été évalué chez la souris. Néanmoins, les animaux peuvent ressentir un désagrément voire une douleur modérée au moment de l’injection des candidats (injection intra veineuse au niveau du sinus rétro-orbital) qui est minorée par l’utilisation d’une anesthésie locale suivie d’une anesthésie générale mais également lors des prélèvements sanguins à l’œil. La douleur est sont atténuée par l’utilisation d’une anesthésie locale.

Devenir

Le but du projet étant d’évaluer l’activité biologique de notre candidat sur différents types cellulaires provenant de différents organes au cours du temps, il est donc nécessaire de mettre à mort tous les animaux inclus dans la procédure.

Remplacement

Les objectifs de ce projet étant d‘évaluer un candidat d’immunothérapie, susceptible de suivre un développement clinique chez l’homme, nous sommes donc contraints de respecter les obligations réglementaires à savoir qu’un produit ne peut pas passer en clinique en se basant uniquement sur des résultats générés in vitro. La caractérisation in vitro de ce candidat a déjà été réalisée. Désormais, nous voulons évaluer au cours du temps les effets de notre candidat sur une population lymphocytaire et ses sous-types dans différents organes dont le pic de la réponse peut différer, ce qui nécessite l’utilisation d’un organisme vivant entier. Il n’existe pas de méthode alternative in vitro mimant le système immunitaire complet murin et susceptible d’apporter le même niveau d’information pour répondre à ces objectifs. L’utilisation des invertébrés ne semble pas judicieuse en raison d’un système immunitaire très différent de celui d’un vertébré. Nous sommes donc obligés de faire appel à un vertébré, la souris.

Réduction

Tout au long du projet, nous avons essayé de réduire le nombre de souris sans toutefois compromettre la fiabilité des résultats. Ce type d’expérience ayant déjà été réalisé au cours du projet global, nous avons donc pu calculer la taille de l’effet de notre produit sur cette population at ainsi déterminer le nombre de souris nécessaire par groupe pour avoir une puissance statistique adéquat. Vingt souris par groupe seront donc nécessaires pour comparer deux à deux les moyennes des groupes et pour montrer une différence statistique entre les groupes d’intérêt, moins de souris (10 souris/temps) pour le groupe injecté par le tampon de dilution du MVA car les effets biologiques ne varient pas au cours du temps. Dans ce projet, nous prélèverons post mortem la plupart des organes cibles de notre candidat afin de répondre à un maximum de question dans un seul protocole.

Raffinement

Mise en place du raffinement dans la procédure : L’injection intraveineuse au niveau du sinus rétro orbital de notre candidat est réalisée sur animaux anesthésiés, une anesthésie locale par de la tétracaine suivie d'une anesthésie générale gazeuse. Les prélèvements sanguins à l’œil se font sur animaux vigiles après application d’un anesthésique local quelques minutes avant. Les points limites ont été définis de manière suffisamment prédictive et précoce pour éviter toute souffrance de l'animal de la naissance à la mort. Tout au long de la procédure nos animaux sont surveillés au moins 5 fois par semaine avec une observation accrue quelques heures après l’injection des produits (entre 4h et 6h post injection) même s’il n’est pas attendu d’effet délétère de ces derniers sur l’état général des animaux. Néanmoins, en cas d’apparition de signes cliniques (pelage ébouriffé, terne), une surveillance accrue avec suivi de la température sera effectuée. En cas de fièvre (température > 39°C), du doliprane sera donné dans l’eau de boisson (0.6mL/mL). Si persistance de la fièvre (> 2 jours) ou de tout autre signe clinique (immobilité, prostration, apathie) pouvant traduire une douleur/détérioration de l’état général, ce sera un critère de point limite et il y aura mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

Le modèle murin est un bon modèle animal pour étudier la réponse cellulaire car le système immunitaire de la souris est bien décrit et les réactifs nécessaires sont largement disponibles. D’autre part, ayant déjà validé l’efficacité de ce candidat chez la souris, il nous semble pertinent de confirmer et d’approfondir les résultats inattendus précédemment observés dans le même modèle. Nous utiliserons des souris avec un système immunitaire mature, c'est à dire des animaux d'au moins sept semaines pour ces études précliniques

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
Souris : 300
Souffrances
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Devenir
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300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Souris immunodéficientes reconstituées avec des cellules humaines, elles sont irradiées, reçoivent une instillation intra-rectale induisant une colite chimique et des injections répétées d'un traitement, avant le prélèvement de leurs organes. Le projet teste un anticorps humain sur un modèle censé reproduire la maladie de Crohn. Le porteur présente ces souris "humanisées" comme une "alternative solide" à l'utilisation de primates, tout en décrivant des douleurs de colite atténuées par un antalgique.

Objectifs

L’objectif de ce projet est l’évaluation de l’effet d’un traitement humain sur les réponses immunes médiées par l’inflammation du colon. Le modèle conventionnel de colite induite chimiquement sera appliqué sur des souris immunodéficientes reconstituées avec des précurseurs de cellules humaines. Ce type de modèle est très intéressant car il reproduit les mêmes caractéristiques que la maladie de Crohn.

Bénéfices attendus

- Déterminer le potentiel thérapeutique de ce nouveau traitement innovant sur la colite ; - Comprendre les différents mécanismes d’action qui se mettent en place dans ce contexte.

Procédures

- Irradiation des souris vigile dans une boîte spéciale (3min) - Injection des cellules humaines en intraveineuse sur animal vigile (5min/animal) ; - Sous anesthésie gazeuse, des prélèvements sanguins seront réalisés sur toutes les souris (10min/souris) ; - Instillation de mélange de produits en intra-rectal sous anesthésie gazeuse (15min/animal) ; - Injection des traitements en intra-péritonéal sur animal vigile, 3 fois par semaine (1min/animal) ; - Euthanasie sous anesthésie gazeuse (6min/animal) ;

Impact sur les animaux

Irradiation des souris : pas de douleur associée à l’acte Prélèvements sanguins : pas de douleur associée à l’acte fait sous anesthésie ; au réveil, les animaux recevront un collyre pour prévenir l’assèchement des yeux Instillation de produits en intra rectal : pas de douleur associée à l’acte fait sous anesthésie, par contre, douleurs de colite minorées par un traitement antalgique Injection des traitements en intra-péritonéal : légère douleur, traitement non irritant Euthanasie : pas de douleurs, animal anesthésié

Devenir

A la fin de l'expérience, les animaux seront autopsiés afin d'effectuer des prélévements d'organes/tissus ce qui justifie la mise à mort des souris.

Remplacement

Vu la complexité du système immunitaire, les études préalablement réalisées ne peuvent pas remplacer les études sur les organismes vivants. Il est donc nécessaire de tester le potentiel thérapeutique de candidat médicamenteux dans un modèle de colite proche de l’Homme. Une alternative solide à l’utilisation de primates en recherche préclinique est le modèle de souris dites « humanisées ».

Réduction

L’effet d’un candidat médicamenteux dans ce modèle de colite sera analysé par le biais des tests statistiques. Le nombre d'animaux par groupe a été réduit au nombre nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats statistiquement significatifs ; et de sorte à avoir les contrôles suffisants pour pouvoir conclure quant aux résultats obtenus.

Raffinement

Au début du protocole, les souris seront réparties par groupe de 3-5 souris par cage avec des moyens d’enrichissement (frisottis, dôme et tunnel). Une surveillance quotidienne des animaux en protocole sera appliquée pour déceler une éventuelle douleur, souffrance ou mal-être. Nous prévoyons une administration d’analgésique, de la buprénorphine à 0,05mg/kg en sous cutané deux fois par jour, pour tout animal souffrant. A noter qu’en cas de point limite ou souffrance qui ne serait pas gérable par anti-douleur ; l’animale sera euthanasié. Concernant la perte de poids, elle sera est calculée par rapport au poids initial à jour 0. Les conditions d’hébergement et de nursing seront les suivants : Les souris seront hébergées par groupe de 5 maximum dans des cages type 2L disposées sur des portoirs ventilés. Un change de litière régulier (minimum 1 fois par semaine) sera réalisé. Un contrôle de l’alimentation et des boissons sera effectué à chaque passage. La salle d’hébergement est soumise à l’alternation de rythmes jour / nuit et à une isolation efficace afin de limiter les bruits. L’accès à l’animalerie est strictement limité au personnel autorisé. Les personnels habilités à accéder à l’animalerie doivent revêtir une tenue adaptée au niveau de sécurité.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris immunodéficiente pour deux raisons principales : * Elles présentent une facilité de reproduction, d'hébergement et de manipulation. * Nous testons un traitement humain qui ne peut pas être testé que dans un modèle humanisé. Nous avons choisi des souris déficientes en cellules immunes car elles permettent l'acceptation de la greffe des cellules humaines. Un tel protocole chez des souris immunocompétentes ne serait pas possible, les cellules et tissus humains seraient rejetés par le système immunitaire. Nous avons choisi d’utiliser des souris adultes, pour leurs poids relativement stables en fin de croissance, pour la facilité de manipulation (injection des cellules et des traitements), de prélèvement d'échantillons, d'évaluation de bien-être.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Cochons : 20
Souffrances
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Devenir
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20 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie abdominale d'environ une heure pour l'implantation de deux prothèses, gardées en place deux, quatre ou treize semaines, avant une mise à mort permettant de prélever les implants et des organes. Le projet évalue un dispositif médical de réparation des hernies, en testant la résorption et la résistance mécanique des prothèses. Le porteur affirme que le modèle animal est "indispensable" car ces prélèvements ne sont pas réalisables chez l'humain.

Objectifs

Les hernies abdominales et les éventrations restent compliquées à réparer actuellement même pour les chirurgiens les plus expérimentés. La mise au point d’implants abdominaux destinés à améliorer la prise en charge et la réparation de ces plaies est ainsi primordial. L’objectif de cette étude est d’évaluer in vivo plusieurs paramètres suite à l’implantation d’un dispositif, dont le taux de résorption du dispositif et la résistance mécanique. L'objectif du projet est l’obtention des dispositifs médicaux d'essai après une durée d’implantation in vivo (2, 4 et 13 semaines respectivement). Ces échantillons sont nécessaires pour permettre, par des analyses ex-vivo ultérieures, une étude du taux de résorption du dispositif et une analyse de la résistance mécanique. Le critère de jugement principal est l’obtention des dispositifs (avec débors) après une période d’implantation de 2, 4 et 13 semaines chez le porc. Les autres objectifs seront : - D’évaluer les effets locaux induits par l'implantation du dispositif médical pendant 2 semaines, 4 semaines et 13 semaines, - La colonisation des tissus du dispositif médical à l’issue de 2 semaines, 4 semaines et 13 semaines d’implantation (examen visuel)

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont l’évaluation in vivo de la colonisation de la prothèse en fonction du temps. De plus, grâce aux échantillons prélevés à l’issue de l’étude, une analyse de la résistance de la prothèse en situation in vivo et l’évaluation microscopique de l’adhésion de la prothèse par examen histologique pourront être réalisés.

Procédures

Les animaux subiront une chirurgie abdominale pour l’implantation des deux prothèses d’essai d’une durée d’1 h environ, sous anesthésie générale. D’éventuels prélèvements sanguins pourront être effectués en cas de besoin pour compléter l’examen clinique vétérinaire, afin de vérifier les paramètres biologiques qui seront le témoin d’une éventuelle inflammation ou infection de prothèse par exemple. Un traitement analgésique pourra être administré en cas de besoin en fonction des suites opératoires et de l’examen clinique. La durée des actes de prélèvement et d’injection est limitée à quelques minutes.

Impact sur les animaux

Des nuisances au niveau de la cicatrice sont attendus avec des risques d’infection, d’ouverture de la cicatrice, gêne à la marche etc qui seront particulièrement surveillés.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour le prélèvement des deux prothèses de test et d’éventuels autres prélèvement d’organes, qui ne seraient pas compatibles avec leur réveil.

Remplacement

Toutes les analyses qui ont pu être réalisées in vitro ont été faites. Des données complémentaires sur la résistance nécessitent l’obtention de prélèvements de l’implant intégré et des prélèvements biologiques éventuels, ce qui n’est pas réalisable chez l’Homme. Le modèle animal est donc ici indispensable pour pouvoir effectuer ces tests dans des conditions les plus proches de chez l’Homme.

Réduction

Le nombre d’animaux dans cette étude est limité au minimum nécessaire pour obtenir un nombre suffisant d’échantillons permettant d’obtenir des résultats statistiquement significatifs, et ce, sur 3 temps d’étude optimaux pour les résultats escomptés. Deux prothèses seront implantées par animal, ce qui limite d’autant le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans une structure agréée pour l’expérimentation animale, dans des conditions maîtrisées (température, ventilation, éclairage). Ils sont suivis quotidiennement et biquotidiennement dans les premiers jours post-opération. Leur environnement est enrichi par la présence de ballons et d’autres objets permettant de maintenir des comportements normaux. Au cours des procédures, les animaux sont anesthésiés et l’anesthésie est suivie et ajustée par un personnel qualifié. Une analgésie post-opératoire sera mise en place au besoin. En post-opératoire et pour la suite de la manipulation, une grille de cotation évaluera différents paramètres pour identifier des signes de mal-être ou de souffrance de l’animal. L’examen clinique comprendra par ailleurs une surveillance de la tension abdominale, de l’état de la plaie (infection, tenue des sutures) et de la température de l’animal. Si ces signes venaient à apparaître, une analgésie post-opératoire serait mise en place avec un suivi renforcé, conformément à la grille de score et suite à l’examen clinique vétérinaire. Si cette gestion venait à être insuffisante ou inefficace, ou si une complication ne pouvait être gérée, la manipulation sera arrêtée, et l’animal serait mis à mort pour éviter toute douleur inutile.

Choix des espèces

Le modèle porc est le modèle utilisé car il est particulièrement adapté à l’implantation sur des durées longues. De par son anatomie proche de l’homme, le modèle porc se prête à l’implantation preperitonéale (rétromusculaire ou intrapéritonéale) de dispositifs de tailles suffisantes afin de permettre des observations histologiques et mécaniques. Enfin, le modèle porc est un modèle usuellement choisi sur ce type de dispositifs de renforts de paroi de sorte que les résultats obtenus permettront une comparaison des résultats. Les animaux utilisés sont des jeunes de 2 à 4 mois (25-30 kg) car la taille des animaux est compatible avec celle des prothèses implantées.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 2000
Rats : 200
Souffrances
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▲ 2200
Devenir
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 2200

2 000 souris et 200 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent une greffe de tumeur dans l'os du tibia ou du fémur, puis des traitements par voies multiples, des irradiations, des séances d'imagerie et des prélèvements de moelle osseuse à l'aiguille, la tumeur pouvant provoquer douleurs, fractures et métastases pulmonaires. Le projet est mené par une société prestataire de services en recherche préclinique qui propose ces modèles à des clients du secteur pharmaceutique. Le porteur affirme que les méthodes alternatives "ne permettent pas" de prévoir l'efficacité des candidats-médicaments in vivo.

Objectifs

Au niveau mondial, il a été constaté une forte augmentation de l’incidence du cancer du fait du vieillissement de la population et de facteurs environnementaux qui se dégradent. En 2020, quelque 19,3 millions de nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués et 10 millions de décès sont à déplorer des suites de cette maladie, selon des données publiées par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC). Selon l’OMS, une personne sur cinq souffrira d’un cancer dans sa vie. Un homme sur huit et une femme sur onze en décèderont. Le cancer se caractérise par une dégradation pathologique des processus contrôlant la prolifération cellulaire, la différenciation et la mort programmée de certaines cellules. Tous les tissus ou organes peuvent être atteints. Bien que possédant des caractéristiques communes, différents types de cancers ont des causes très éloignées et répondent de façon extrêmement différente à un traitement. L’objectif de ce projet est d’utiliser des modèles de cancer d’origine osseuse ou induisant métastases osseuses, avec ou sans métastases, déjà mis en place dans notre établissement ou bien d’en développer de nouveaux chez les rongeurs (rats ou souris), les plus prédictifs possible afin de refléter la pathologie cancéreuse humaine et de pouvoir évaluer des nouveaux médicaments pour traiter le cancer chez l’homme. Pour cela, nous étudierons ces nouveaux médicaments, seuls ou en combinaison, dans un contexte pathologique le plus proche possible de l’homme et d’arriver, avant les essais cliniques chez l’homme, à établir une évaluation de l’efficacité des molécules destinées à traiter les cancers chez l’homme. Grace à ces modèles de cancer, une évaluation de la toxicité, de la pharmacocinétique et de la biodistribution des traitements pourra aussi être réalisée en plus de l’évaluation de l’efficacité antitumorale.

Bénéfices attendus

Notre société, prestataire de services en recherche préclinique propose un large panel de modèles in vivo nécessaires à l’évaluation de nouveau composés thérapeutiques pour la recherche contre le cancer, spécifiquement les cancers d’origine osseuse ou induisant des métastases osseuses. Ce projet a pour finalité de sélectionner des molécules thérapeutiques grâce à des modèles précliniques les plus prédictifs possibles afin de pouvoir transposer l’utilisation de ces molécules chez l’homme lors d’essais dans différentes phases cliniques. Pour cela, les expériences chez l’animal, qui représente un système d’essai physiologiquement proche de l’homme, permettent d’évaluer l’efficacité, la toxicité, la pharmacocinétique et la pharmacodynamique de nouveaux composés afin d’éviter ces essais directement chez l’homme. Au cours des expériences réalisées, il sera possible d’étudier les mécanismes de croissance d’une tumeur dans un environnement mimant la pathologie chez l’homme, d’étudier les mécanismes de résistance après des traitements avec de nouvelles molécules ou des molécules déjà utilisées en clinique, et les mécanismes de progression tels que la formation de métastases. Grâce à ces études dans un environnement adapté, il sera aussi par exemple possible de suivre la réaction du système immunitaire de l’hôte face à la progression de la maladie, de moduler et/ou orienter le système immunitaire afin de donner à l’organisme les moyens de se défendre contre le cancer.

Procédures

L’implantation de transpondeur pour identifier l’animal est réalisée sous anesthésie générale 0-3 jours avant la greffe (

Impact sur les animaux

Deux types de greffe pourront être réalisées (sous anesthésie générale et analgésie): intra tibiale et intra fémorale. Cela pourra engendrer une douleur modérée sur 1-2j et un stress modéré. L’évolution de la tumeur pourra entraîner une douleur, une gêne, des problèmes de mobilité (liés au membre greffé et au volume tumoral), le développement de métastases pulmonaires causant des difficultés respiratoires, une perte de poids. Les animaux recevront des traitements par voie IM, ID, SC, IV (bolus), orale, IN, IT, IP et / ou seront exposés à des rayons ionisants à visée thérapeutique. Ces traitements pourront entrainer un stress léger et une douleur légère. Dans le cas des rayons ionisants, les animaux seront transportés dans leur cage d’origine vers la plateforme d’irradiation. Cela pourra entrainer un stress léger. Dans le cas de l’imagerie, les animaux seront transportés dans leur cage d’origine vers la plateforme d’imagerie et imagés sous anesthésie générale. Cela pourra entrainer un stress léger. Il pourra aussi être nécessaire de mettre en place un implant sous cutané de diffusion hormonale pour les tumeurs hormonodépendantes, lors d’une chirurgie stérile sous anesthésie avec analgésie. Cela pourra entrainer une douleur modérée et un stress léger sur 1-2 jours. Le jour de la randomisation, les animaux seront potentiellement mis avec de nouveaux congénères. Cela pourra engendrer un stress de 1-2j. Au cours d’une étude, les animaux seront manipulés. Les mesures de poids et de volume tumoral entraînent un stress que l’on peut considérer comme faible, et qui diminue avec l’habituation.

Devenir

Du fait que les animaux sont porteurs de tumeurs, ils seront tous mis à mort en fin de procédure.

Remplacement

Les méthodes alternatives ne permettent pas, à ce jour, de prévoir l’efficacité in vivo de potentiels candidats-médicaments, car les étapes nécessaires au développement d’un médicament pour lesquelles il est nécessaire d’étudier les interactions du médicament dans un contexte globale ne peuvent pas être étudiées dans un système alternatif (in vitro par exemple). Des méthodes alternatives de reconstruction d’organes ou de tumeurs en 3D sont utilisées mais sont toutefois marginales.

Réduction

Dans chaque étude, les animaux seront répartis en groupes expérimentaux selon le(s) critère(s) défini(s) (volume tumoral et/ou poids). Le nombre de groupes contrôles sera ajusté à la question scientifique posée et des paramètres étudiés : en général un groupe non traité et/ou traité par le véhicule utilisé pour la molécule à évaluer, puis un groupe par schéma de traitement (différentes doses, voies, molécules etc). Au minimum, une étude comportera un groupe avec tumeur, non traitéet/ou traité avec le véhicule et un groupe avec tumeur, traité avec le composé à tester. Toutefois, dans la mesure du possible, le maximum de composés sera testé au cours de la même étude afin de ne pas démultiplier les animaux contrôles ainsi que les animaux surnuméraires non randomisés. Compte tenu du taux de prise tumorale variable et afin de pouvoir former des groupes homogènes en poids et/ou en volume tumoral, et pour prendre en compte l’exclusion d’animaux chez lesquels la tumeur se développerait excessivement dans le mauvais tissu (sous cutané, musculaire, au lieu d’intra-osseux) il sera en général nécessaire d’inclure jusqu’à 30% d’animaux non randomisés. Le nombre d’animaux par groupe est choisi sur la base des précédentes études réalisées dans nos laboratoires pour les modèles connus (en général 6 à 15 animaux) afin de sélectionner le nombre d’animaux minimum pour observer des différences significatives sur les paramètres d’intérêt (en général mortalité et volume tumoral). Pour réduire le nombre d’animaux utilisés dans ces procédures, il sera toujours proposé d’utiliser des biomarqueurs et des techniques faiblement invasives d’imagerie chez le petit animal pour remplacer des analyses terminales en cours d’étude.

Raffinement

Les animaux seront monitorés au minimum 2 fois par semaine. Cette fréquence sera augmentée pour les tumeurs à pousse rapide. Un gel nutritif sera placé au fond de toutes les cages dès que la perte de poids >15% sera observée sur certains animaux. La greffe intra osseuse, les prélèvements de moelle osseuse, la pose d’implants hormonaux, ou la thoracotomie, seront réalisés sous anesthésie profonde avec opiacé. Un alpha2 agoniste sera administré pour la thoracotomie. Pour la greffe intra osseuse, une analgésie locale avec dépôt d’anesthésiques locaux en sous-cutané au niveau du genou sera réalisée et les animaux recevront un anti inflammatoire non stéroïdien. Les autres administrations et prélèvements seront réalisés sous anesthésie sauf si la contention génère moins de stress (IV, prélèvement d’urine) ou si l’anesthésie n’est pas possible (administration orale). Les administrations douloureuses (IM, ID) seront réalisées avec analgésie préalable (opiacés). Les prélèvements de moelle osseuse seront limités à 3 fois par patte (2 sur la patte greffée) dans la vie de l’animal et systématiquement espacés de 2 semaines (y compris intervalle avec la greffe pour la patte greffée). Dans les modèles connus pour induire des métastases pulmonaires, ou les modèles inconnus, pouvant donc théoriquement causer des métastases pulmonaires, une attention particulière sera portée à la respiration des animaux (posture, fréquence respiratoire). Les difficultés respiratoires marquées constitueront un point limite. Les principaux points limites concernent l’état général de l’animal et sont listés en détail dans les procédures. Les points limites précoces du modèle seront les suivants : fracture osseuse, incapacité de se maintenir debout ou de se déplacer, perte de poids >20%. Si l’un des signes cliniques liés aux points limites est observé, l’animal est mis en observation et un traitement est si possible mis en place. Par exemple, en cas de douleur constatée, le vétérinaire prescrira un traitement antalgique. Des points limites supplémentaires seront ajoutés en cas de détection d’effets non prévus de l’induction de pathologie cancéreuse et/ou en cas de mise en place de méthodes plus raffinées d’évaluation de la souffrance des animaux. En cas de toxicité un arbre décisionnel validé par la SBEA sera utilisé. Il sera toujours proposé d’utiliser des biomarqueurs et des techniques faiblement invasives d’imagerie pour sortir l’animal de la procédure.

Choix des espèces

Les petits rongeurs, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques, sont les seules espèces animales disponibles pour l’expérimentation présentant un statut immunodéprimé (avec des mutations spontanées ou génétiquement modifiées) indispensable à l’implantation de cellules tumorales humaines dans le cadre de la recherche en oncologie. De plus, diverses souches de souris et rats immunocompétents sont également disponibles pour l’établissement de modèles tumoraux syngéniques. De plus, les rats et les souris autorisent une variété de techniques d’administration, de prélèvement et de chirurgie présentant des analogies avec ce qui peut être réalisé en recherche clinique sur l’homme. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (7-8 semaines lors de leur première manipulation). Toutefois, ils pourraient être reçus à partir de 5 semaines mais ne seront pas manipulés avant 7 semaines minimum. Des animaux adultes sont utilisés afin qu’ils aient leur poids et leur morphologie adulte pour faciliter l’injection des cellules tumorales. Également, la littérature décrit l’utilisation d’animaux adulte pour ce type de modèle.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 7300
Souffrances
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▲ 7300
Devenir
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 7300

7 300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent en intraveineuse des cellules tumorales induisant un lymphome, puis des injections de cellules CAR-T, avec des prélèvements sanguins hebdomadaires et un suivi par imagerie. Le porteur indique que le lymphome peut provoquer une perte de poids, une baisse d'activité et la mort quand il est agressif, les points limites déclenchant une mise à mort anticipée. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ne reproduit la complexité du lymphome dans un "organisme entier", rendant l'étude in vivo "nécessaire".

Objectifs

Les cancers font partie des maladies les plus complexes à traiter. Parmi les différents types de cancer les lymphomes représentent 200 000 personnes en France avec 14 000 nouveaux cas par an. Ainsi, le lymphome est le sixième cancer en termes d’incidence et le 1er chez les 15-25 ans. Depuis quelques années, des thérapies cellulaires innovantes utilisant des lymphocytes T (ou cellules T), un des principaux acteurs de notre système immunitaire, ont émergé en oncologie. Les avancés scientifiques ont permis de modifier génétiquement ces cellules pour qu’elles expriment un récepteur spécifique (appelé CAR pour Chimeric Antigen Receptor) afin qu’elles ciblent et attaquent les cellules cancéreuses. Ce type de thérapie cellulaire (CAR-T) s’est avéré très efficace et potentiellement curatif pour les patients atteints de certains types de cancer. Malheureusement, on observe encore trop de patients qui présentent un échappement au traitement avec des CAR -T. Notre projet permettra de comprendre pourquoi on observe un échappement de la maladie lors de traitement des lymphomes avec des CAR-T et de proposer de nouvelles stratégies pour rendre ces thérapies plus efficaces.

Bénéfices attendus

Les traitements actuels ne permettent pas de traiter 100% des patients atteints de lymphome et l’on observe de plus en plus d’échappement aux thérapies déjà existantes. Ces études permettront à la fois d’expliquer le mécanisme d’échappement des lymphomes à ces traitements mais aussi d’expliquer le mécanisme d’action des CAR-T. Ces résultats seront comparés à ceux obtenus in vitro au préalable mais également avec ce qui est attendu des différents traitements observés lors des phases clinique chez l’homme. De plus, ces études permettront de tester de nouvelles thérapies plus innovantes à base de CAR-T et donc de proposer de nouveaux traitements plus efficaces aux patients atteints de lymphome.

Procédures

Les animaux recevront une injection de cellules tumorales en intraveineux et une ou plusieurs injections intraveineuses de thérapie cellulaire (CAR-T). Des prélèvements sanguins seront réalisés une fois par semaine afin d’avoir un suivi du nombre de CAR-T dans le sang. Le suivi du développement du lymphome implique également une injection intrapéritonéale de luciférase ainsi qu’une anesthésie gazeuse.

Impact sur les animaux

L’injection en intra-veineux de cellules tumorales chez la souris va induire le développement d’un lymphome qui va se développer d’autant plus vite que la souris sera immunodéficiente. Les effets indésirables attendus chez la souris sont dans un premier temps une perte de poids, une diminution de l’activité et induire une mortalité en cas de lymphome agressif

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale, des analyses sur les organes étant nécessaires pour mesurer l’efficacité des molécules testées.

Remplacement

A ce jour, aucun modèle cellulaire ne récapitule complètement la cinétique et la complexité cellulaire impliquées dans la progression d’un lymphome ou son échappement à une thérapie CAR-T dans un organisme entier. lCette complexité rend nécessaire l'utilisation d'étude in vivo en complément des études in vitro pour comprendre ce phénomène et évaluer de potentiels candidats médicaments.

Réduction

Pour respecter le principe des 3R, nous veillerons à ce que toutes les expériences qui pourront être réalisées in vitro le soient et que ne seront testés, in vivo, que les meilleures CAR-T obtenues in vitro . Le nombre de souris utilisées par groupe sera réduit au minimum tout en permettant une bonne analyse statistique. L’utilisation de l’imagerie bioluminescente et de cellules tumorales exprimant la luciférase permettront un suivi longitudinal des animaux et donc diminuera le nombre d’animaux utilisé dans les études. Nous utiliserons un modèle bien établi dans la littérature afin de limiter la phase de mise au point et ainsi de limiter le nombre d’animaux.

Raffinement

Afin de réduire le stress, une acclimatation d’au moins 5 jours sera réalisée avant l'entrée en étude. Les animaux seront hébergés dans un environnement contrôlé en continu (température, pression, hygrométrie, renouvellement d’air, alternance jour/nuit) relié à un système d’alarme. La densité dans les cages sera en conformité avec les recommandations et autant que possible, les groupes d’animaux dans les études resteront ceux formés pendant l’acclimatation. Les animaux et leurs conditions d’hébergement (environnement, nourriture, eau de boisson) seront sous surveillance quotidienne. L’environnement des animaux sera enrichi à leur arrivée et pendant toute la période d’acclimatation (maisons en carton, carrés de coton et feuilles de cellulose). La bonne connaissance des cellules tumorales utilisées permettra de raffiner et d’anticiper le développement de la maladie chez l’animal et donc d’anticiper la mise à mort selon des critères d’interruption prédéfinis. L’utilisation de l’imagerie permettra également d’inclure dans ces points limites un niveau de développement tumoral à partir duquel l’animal sera mis à mort éthiquement. Les injections intraveineuse et l’imagerie se feront sous anesthésie générale avec administration préalable d’analgésique. De plus, les animaux feront l’objet d’une surveillance journalière avec administration d’analgésique en cas de besoin. Enfin, si les points-limites préalablement établis sont atteints, l’animal sera euthanasié de façon anticipée de façon à éviter toute souffrance. Lors de la mise à mort les animaux seront placés sous anesthésie profonde à l’isoflurane (induction et maintien de 3-5%).

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale la plus utilisée pour ce type de modèle et donc le plus décrit car elle permet d’avoir accès à des souches mutantes et/ou immunodéficiente et/ou génétiquement modifiée. Son utilisation permettra de bénéficier de toute la littérature scientifique déjà parue sur ce modèle utilisant cette espèce. Nous utiliserons des animaux à l’âge adulte afin de travailler sur des organes parfaitement développés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Lapins : 476
Souffrances
▲ -
▲ 244
▲ 232
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 476

476 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les femelles reçoivent par voie orale un mélange de contaminants alimentaires chaque jour pendant 90 à 120 jours, avec prélèvements sanguins et suivi échographique de la gestation, puis elles et leur descendance sont mises à mort à différents stades, du fœtus à neuf mois, pour prélever organes et tissus. Le projet vise à évaluer les effets de ces contaminants sur la santé de la mère et des enfants. Le porteur affirme que le recours à l'animal est "indispensable" et qu'aucun modèle cellulaire ou informatique ne peut le remplacer.

Objectifs

La population générale est exposée à de nombreux contaminants alimentaires qui entrent dans la composition d’un grand nombre de produits de consommation courante. La population, dont les femmes enceintes, est exposée quotidiennement à ce mélange de substances par ingestion, inhalation et/ou voie cutanée. Or, cette exposition représente un risque élevé pour la santé de la mère et de sa descendance. Ce risque est mal caractérisé car les études prennent rarement en compte les effets d’une exposition multiple à plusieurs contaminants (effet cocktail). De plus, le pas de temps entre les générations humaines est trop long pour permettre d’identifier les risques de pathologies développés à l’âge adulte. Il apparait donc nécessaire d’utiliser un modèle animal pour explorer ces effets qui peuvent être spécifiques au sexe de la descendance. Les objectifs du projet sont d'évaluer les effets de l’ingestion maternelle d’un mélange de contaminants alimentaires, fréquemment retrouvé dans les prélèvements humains et suspecté d'affecter le poids placentaire et le poids du nouveau-né chez l’humain. Ces effets seront étudiés, chez des lapines, sur le développement et la croissance du fœtus au cours de la gestation, la fonction du placenta, la santé de la descendance en termes de maladies cardiovasculaires, d’obésité, de diabète et de troubles de la fertilité.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra une meilleure compréhension des effets d'un mélange de contaminants alimentaires sur la santé des mères et de leurs enfants en termes de maladies cardiovasculaires, d’obésité, de diabète et de troubles de la reproduction/fertilité. Les résultats obtenus aideront au suivi clinique des enfants dont les mères ont été exposées à ce cocktail de contaminants au cours de la conception, la grossesse et l’allaitement maternel. De plus, ce projet va générer des informations sur la toxicité de l'exposition des mères aux contaminants alimentaires et sur leurs effets sur la descendance, ce qui représente un défi pour les autorités publiques en termes de recommandations et d'évaluation des risques, pour les femmes enceintes, les nourrissons, les enfants et les adultes.

Procédures

1ère étape sur le lot N°1 de 24 animaux : Sur 10 animaux, collecte de sang pour évaluer le niveau de base des contaminants chez les animaux. 15 jours après, injection du mélange de contaminants alimentaires sous anesthésie locale (12 animaux) ou exposition orale aux contaminants alimentaires (12 animaux), prises de sang sous anesthésie locale de 3 min sur animaux vigiles (3 prélèvements maximum par animal). 2nde étape sur le lot N°2 de 40 animaux : exposition orale aux contaminants alimentaires (une fois par jour) pendant 90 jours, prises de sang de 3 min sur animaux vigiles (une fois sur 10 animaux contrôles et 10 exposées), suivi échographique de la gestation à 4 stades de gestation sur des animaux vigiles, 40 min maximum d’échographie par session, 4 sessions par animal à une semaine d’intervalle. 3ème étape sur le lot N°3: exposition orale aux contaminants alimentaires de 40 animaux, une exposition par jour pendant 120 jours. Sur les descendants, 20 mâles et 20 femelles par groupe : - prises de sang avec anesthésie locale sur animaux vigiles à 5 et 8 mois (durée 3 min par prélèvement) - mesure de la pression artèrielle à 5 et 8 mois sur animaux vigiles (durée totale par stade 30 min) - test de tolérance au glucose pour rechercher le développement d’un éventuel diabète sur animaux vigiles (prise de sang à 6 temps différents, durée quelques secondes car pose d’un cathéter pour une durée de 120 min pour ne pas avoir à réintroduire une aiguille) - mesure de la répartition de la masse maigre, masse grasse et densité osseuse à 7 mois (acquisition d’images sur animaux anesthésiés pendant 15 min) - collecte de sperme à 6, 7 et 8 mois Sur les descendants, 10 mâles et 10 femelles par groupe : Mise à la reproduction des descendants âgés de 9 mois, suivi échographique de la gestation à 4 stades de gestation sur des animaux vigiles, 40 min maximum d’échographie par session, 4 sessions par animal à une semaine d’intervalle.et évaluation des effets sur les ovaires et testicules de la seconde génération.

Impact sur les animaux

- Risques de stress liés à la manipulation pour l’exposition par voie orale ou à la contention pour les prélèvements de sang et les approches physiologiques - Le sevrage peut être une étape délicate chez le lapin car il peut parfois causer un risque de diarrhée - Une douleur peut apparaître au point de prélèvement de sang

Devenir

-Mise à mort des animaux adultes afin de collecter un important volume de sang, ce qui est nécessaire pour mettre les dosages des contaminants et de leurs dérivés -Mise à mort des femelles non gestantes et des femelles après sevrage des descendants. Etape nécessaire pour évaluer les effets des contaminants sur les différents tissus par des approches d’histologie et de biologie moléculaire. -Mise à mort des animaux en fin de gestation : cette étape est nécessaire pour déterminer le poids des organes et conditionner les tissus pour de l’histologie et des approches de biologie moléculaire permettant de caractériser les effets des contaminants et de rechercher déjà à cette étape des signatures prédictives de certaines maladies développées à l’âge adulte. -Mise à mort des descendants à différents stades (4 jours, sevrage, 3 mois, 9 mois) : nécessaire pour suivre le développement des ovaires et des testicules et/ou l’apparition de troubles métaboliques mais aussi corréler des effets physiologiques observés chez l’animal aux données histologiques, aux profils en lipides et aux approches de biologie moléculaire.

Remplacement

Le recours à l’animal est indispensable puisqu'il s'agit d’étudier les effets de l’exposition maternelle aux contaminants sur la vie fœtale et au stade adulte. Il n'est donc pas possible de remplacer l’animal vivant par un modèle cellulaire ou une simulation informatique.

Réduction

- Pour étudier la distribution des contaminants dans le sang et les urines, le nombre d’animaux a été défini selon un modèle de distribution des contaminants décrit dans la littérature scientifique et qui permet de limiter le nombre d’animaux à chaque temps de collecte de sang. -,Les animaux adultes seront exposés pendant une période de 90 jours qui inclut la période gestationnelle. Comme les contaminants sont connus pour affecter la fertilité, 40 lapines seront mises en protocole afin d’obtenir 12 lapines gestantes par groupe et 96 animaux dans le groupe témoin et 96 animaux dans le groupe exposé au stade fœtal. Ces effectifs ont été déterminés en nous basant sur nos précédents protocoles et publications scientifiques. - Pour le suivi de la descendance après la naissance, sur les 96 descendants attendus par groupe et de manière à prendre en compte les effets sexe et à avoir des résultats scientifiques robustes : 5 mâles et 5 femelles/groupe seront mise à mort à 4 jours afin d’évaluer les effets sur le développement des ovaires et des testicules ; 10 mâles et 10 femelles/groupe seront euthanasiés au sevrage et à 3 mois afin d’évaluer les effets sur le développement des ovaires et des testicules. Ces effectifs ont été calculés afin d’obtenir des résultats robustes en histologie et en biologie moléculaire. - Pour l’étude de la fréquence cardiaque, la pression sanguine, la composition corporelle (masse maigre, masse grasse et densité osseuse), la qualité du sperme et la recherche d’un diabète, 20 mâles et 20 femelles/groupe seront suivis afin d’obtenir des résultats robustes prenant en compte le sexe. Parmi ces animaux, 10 mâles et 10 femelles/groupe seront euthanasiés à 9 mois pour une exploration de la fonction hépatique et gonadique. -, Pour calculer le taux de reproduction, 10 mâles et 10 femelles/groupe issus de lapines exposées ou non aux contaminants pendant la gestation et la lactation seront mis à la reproduction, il s’agit d’un nombre nécessaire et suffisant pour évaluer ce paramètre. - Tous les tissus maternels et de la descendance seront collectés et stockés afin de pouvoir être utilisés dans le projet lui-même mais aussi ultérieurement dans d’autres projets collaboratifs.

Raffinement

- Les cages d’hébergement des animaux seront enrichies avec une chaînette, des mobiles suspendus, une plateforme et des blocs à ronger composés de foin compressé. De plus, pour le confort de l’animal, les cages disposent de repose-pattes. Les animaux seront en cage individuelle mais les cages sont positionnées les unes à côté des autres ce qui permet aux animaux d’être en contact visuel et olfactif avec leurs congénères. Au moment de la reproduction et de l’élevage, les salles d’hébergement disposent de blocs de phéromones maternelles qui diminuent les sources de stress et apaisent les animaux. - L'état de santé des animaux sera surveillé tous les jours et tout au long de l'expérience, incluant le niveau d’activité, le comportement, la posture au repos, l’apparence (pelage), l’alimentation, les mouvements à la sollicitation. Si un animal présentait une altération de ces critères alors une évaluation de la douleur serait réalisée avec la grille dédiée à l’établissement d’un score. Selon le score, une analgésie serait mise en place. Si la douleur persistait, après concertation avec le vétérinaire, l’euthanasie pourrait être envisagée. - Une phase d’habituation à la manipulation, à l’exposition par voie orale et à la contention sera mise en place 4 semaines avant l’entrée en protocole des animaux. - Avant la mise à mort, les lapines gestantes seront pré-médiquées avec un analgésique de type morphinique qui traverse la barrière placentaire et qui assurera l’analgésie de la mère et des fœtus.

Choix des espèces

Pour ce projet, l’espèce lapin a été choisie pour plusieurs raisons : i/ son type de placentation est plus proche de celle de l’humain que celle des rongeurs ii/ sa taille permet de réaliser un suivi de la gestation en utilisant des appareils d’échographie utilisés en clinique humaine iii/ il n’est pas nécessaire d’anesthésier les lapines pour réaliser les échographies iv/ cette espèce est pertinente pour étudier la toxicité sur le développement du fœtus et offre la possibilité d'évaluer les effets à long terme v/ le lapin est une espèce plus appropriée pour suivre la distribution des contaminants car, chez le lapin comme chez l’humain, l'élimination urinaire prédomine vi/ cette espèce est pertinente car la production d’hormones par les ovaires et testicules pendant la vie fœtale est similaire à celle de l'homme. Stades de développement choisi : - Animaux adultes : nécessaire à l’étude de la distribution des contaminants dans le sang et les urines mais également à l’exposition des femelles pour évaluer les effets sur la santé des descendants aux stades de développement décrits ci-dessous - Stade fœtal (28 jours de gestation) : nécessaire pour étudier les effets des contaminants sur la croissance et le développement fœto-placentaire, les paramètres biochimiques, la biologie moléculaire de différents tissus, dont le placenta, ceci afin de relier la santé des fœtus à la santé à l’âge adulte. - Stade de la naissance au sevrage et à l’âge de 3 mois : nécessaire à l’étude des effets de l’exposition sur le développement de l’ovaire et du testicule. - De l’âge de 5 à 9 mois : nécessaire pour évaluer si l’exposition des mères aux contaminants alimentaires au cours de la gestation et de la lactation altère la santé de la descendance et augmente le risque de troubles cardio-métaboliques (augmentation du risque d’obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires, composition corporelle) et de la fertilité.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Rats : 960
Souffrances
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▲ -
▲ 960
Devenir
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 960

960 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent une supplémentation hormonale quotidienne pendant une à douze semaines, avec parfois une castration, pour induire une hypertrophie de la prostate, puis subissent des mesures de pression artérielle, une cystométrie par cathéter implanté dans la vessie et une mesure de la fonction érectile par chirurgie du nerf caverneux réalisée sans réveil. Le projet, mené dans le cadre d'un partenariat avec une entreprise pharmaceutique, teste des composés contre cette pathologie masculine fréquente. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro pertinent n'existe et que l'interaction des mécanismes en jeu "nécessite un modèle animal".

Objectifs

L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est la forme de tumeur (bénigne) la plus fréquente chez l’homme. Des changements pathologiques de ce trouble peuvent être rencontrés chez quasiment la moitié des hommes âgés de 50 ans, et l’incidence augmente avec l’âge. L’HBP se caractérise par une augmentation de la taille de la prostate. Cette tumeur bénigne va ainsi exercer plus de pression sur l’urètre et la vessie et interférer avec l’écoulement normal de l’urine. L’HBP est une histopathologie caractérisée par une hyperplasie stromale et épithéliale et par un dysfonctionnement de la vessie. Bien que les causes de l’HBP soient encore peu déterminées, les symptômes peuvent être classifiés en deux types : irritatifs, du fait du dysfonctionnement de la vessie et obstructifs, au niveau de l’urètre et de la prostate. Ces derniers découlent à la fois d’une prolifération anormale de la prostate et de l’augmentation du tonus basal contractile du muscle lisse urétral et prostatique. Bien que les traitements pharmacologiques existants soient le plus souvent efficaces à court et moyen terme (alpha-bloquant, anticholinergique, inhibiteur de la 5-alpha réductase etc…), ils n’en restent pas moins symptomatiques et le traitement chirurgical reste inévitable à terme, accompagné d’effets secondaires souvent lourds (dysfonction érectile, infertilité masculine, dépression). Ainsi, les effets secondaires de ces différentes options de traitement continuent de poser des difficultés thérapeutiques et encouragent le développement de nouvelles thérapeutiques plus efficaces qui permettraient idéalement d’éviter le traitement chirurgical. En raison de l'étiologie inconnue de la pathologie, il est nécessaire de conduire une recherche visant tout d’abord à développer et optimiser un modèle animal reproduisant les signes histologiques et cliniques de cette pathologie, pour ensuite permettre la réalisation de tests précliniques sur ce modèle visant à inverser le phénotype pathologique induit.

Bénéfices attendus

L’HBP entraînant des symptômes du bas appareil urinaires (SBUA) est une pathologie définie par des symptômes et ainsi, difficile à appréhender hors d’une situation physiologique. La mise en place d’un modèle animal est donc indispensable pour pouvoir trouver des traitements sûrs et efficaces. Sachant que l’étiologie de l’HBP est encore mal connue, ce projet permettrait d’une part de mettre en évidence et d’optimiser un modèle animal qui mimerait, de manière pertinente, en même temps l’augmentation de taille de la prostate et les SBUA observés chez les patients. D’autre part, ce projet permettrait de sélectionner les nouveaux candidats médicaments pour le traitement de l’HBP. En effet, le projet pourra fournir une preuve de concept pour une nouvelle molécule ou un nouveau traitement, en donnant des indications sur son efficacité pour soigner l’HBP. Et selon le type de protocole suivi, des analyses supplémentaires peuvent aussi être réalisés, qui vont renseigner sur ses effets (bénéfique ou délétère) sur la pression artérielle et la fonction érectile.

Procédures

Les interventions que vont avoir les animaux sont : - Une administration sous-cutanée ou intrapéritonéale d’hormone une fois par jour, pendant 1 à 12 semaines, avec ou sans orchidectomie, pour induire le modèle d’HBP, concomitant ou précédant leur traitement. Et après l’induction du modèle ou de manière concomitante, une administration (voie selon la molécule à étudier) du composé à analyser, d’un contrôle négatif (souvent le véhicule du composé à tester) et de la molécule de référence. La fréquence et la durée du traitement dépendra du composé à tester (une ou plusieurs fois par jour pendant 1 à 12 semaines). Tout type d’administration, réalisé par des personnels tutorés, dure moins d’une minute ; tandis que l’orchidectomie, si elle a lieu, dure environ 30 minutes. - Mesure de la pression artérielle de manière non invasive au niveau de la queue. Elle sera réalisée en début (2 mesures) et en fin de traitement (2 mesures), précédée d’entraînements (3 entraînements avant les 2 mesures). Chaque mesure ou entraînement dure entre 5 et 20 minutes. - Une cystométrie suite à l’implantation d’un cathéter par chirurgie au niveau de la vessie, est réalisée sur animal conscient, placé dans une cage à métabolisme. La cystométrie consiste à évaluer la fonction vésicale de l’animale par perfusion de sérum physiologique dans la vessie et un suivi de la pression intravésicale et des cycles urinaires. Cette mesure est réalisée une seule fois pour chaque animal, et les animaux sont placés dans la cage métabolique pendant une période maximale de 4 heures. - Mesure de la fonction érectile suite à une chirurgie permettant la stimulation du nerf caverneux et l’installation d’un cathéter au niveau du tissu érectile afin d’enregistrer l’augmentation de la pression intracaverneuse (signe de l’érection). Cette mesure est sans réveil, donc réalisée une fois par animal, et la mesure dure environ 2 heures incluant le temps de chirurgie. - Si le protocole le requiert, des prélèvements de sang et d’urines pourront être envisagés jusqu’à une fois par semaine pendant la durée de l’étude. Chaque prélèvement, réalisé par des personnels tutorés, durera moins de 3 minutes. A noter que tous les animaux n’auront pas forcément toutes ses interventions. En effet, les interventions seront limitées selon leur pertinence et selon les recommandations dans le cadre d’un partenariat avec une entreprise pharmaceutique.

Impact sur les animaux

La supplémentation hormonale est un modèle largement utilisé chez les rongeurs dans la littérature pour étudier l’hypertrophie bénigne de la prostate. Selon l’expérience de notre laboratoire, les rats supplémentés en testostérone et/ou œstrogène (pendant 1-12 semaines) ne présentent pas des signes de douleur ni de comportement anormal durant le traitement. Une légère perte de poids peut être observée chez les rats pendant la semaine après la procédure d’orchidectomie, leur courbe de poids reprend normalement par la suite. Les procédures d’évaluation des différents symptômes, qui vont durer le temps de la mesure, sont soit indolore, soit réalisée de manière à diminuer la douleur, la souffrance et l’angoisse de l’animal.

Devenir

Tous les animaux vont avoir une supplémentation hormonale permettant d’induire le modèle d’HBP, suivi d’un traitement par le composé à tester et des composés témoins. Ensuite, une mesure de la pression artérielle, cystométrie, et une mesure de la fonction érectile peuvent être réalisées. Ainsi, au vu des traitements réalisés sur les animaux, ils seront euthanasiés à la fin de la procédure.

Remplacement

Il n’existe à ce jour aucun modèle in vitro pertinent permettant l’étude de l’HBP associée aux SBUA, qui est donc une pathologie définie par des symptômes et ainsi, difficile à appréhender hors d’une situation physiologique. De plus, l’étiologie de l’HBP est encore mal connue, mais pourrait être la résultante de la dérégulation de plusieurs mécanismes physiologiques qui serait initiée par une dérégulation hormonale. Ainsi, l’interaction entre les différents mécanismes impliqués nécessite un modèle animal.

Réduction

Une analyse de puissance statistique a été réalisée afin de réduire au minimum le nombre de rats par groupe. Ce calcul est basé sur la sensibilité du modèle, ainsi que sur les effets attendus lors d’un traitement par une molécule de référence. Ainsi, notre expérience au laboratoire a permis de définir ces paramètres, et donc d’estimer un nombre minimal de 12 animaux par groupe, afin d'avoir une puissance statistique satisfaisante pour conclure sur le potentiel efficacité et la sûreté des composés testés. Les tests statistiques utilisés pour une petite population sont le t-test non apparié pour les comparaisons 2 à 2, et une analyse de variance à 1 ou 2 facteurs pour les comparaisons multiples. Enfin, une réduction du nombre d’animaux en testant 2 composés à la fois sera mise en place lorsque cela s’avèrera possible, afin d’éviter des tests en doublon pour les groupes non traités ou traité par molécule de référence. De même, quand le composé étudié nécessite en même temps l’analyse des effets sur la cystométrie, la pression artérielle et/ou la fonction érectile, ces paramètres seront évalués sur tous les animaux d’un groupe afin de limiter le nombre de groupes.

Raffinement

Une réduction de la douleur, la souffrance et l’angoisse est mise en place dès que cela est possible: - Les rats sont hébergés par 2 animaux par cage, afin de favoriser leur interaction sociale et réduire leur stress. - Un suivi quotidien de tous les rats sera réalisé par les zootechniciens (observation comportement, état de santé général et état sanitaire de leur cage). - La procédure d’orchidectomie se fait sous analgésie et anesthésie générale. - la méthode choisie pour l’évaluation de la pression artérielle (PA) est une méthode non-invasive. La mesure de la PA étant particulièrement sensible au stress et à la douleur, aucune douleur de l’animal n’intervient au cours de cette mesure. Cette méthode est basée sur la même technique sphygmomanométrique utilisée pour mesurer la PA chez l’homme. De plus, afin de limiter le stress potentiel des animaux lors de leur contention, les rats sont entraînés avant le début de la mesure de leur PA. - l’évaluation fonctionnelle de la vessie est un modèle qui a été développé pour être réalisé sur animal conscient. - - l’évaluation de la réponse érectile se fait sous analgésie et anesthésie générale et les animaux sont euthanasiés avant leur réveil. A noter que toutes les procédures expérimentales ne seront pas forcément appliquées aux animaux. Les procédures expérimentales appliquées à chaque groupe de rats seront attribuées en fonction de leur pertinence et selon les recommandations dans le cadre d’un partenariat avec une entreprise pharmaceutique.

Choix des espèces

Le choix du modèle animal est guidé par le souci d’utiliser un nombre minimum d’animaux, les moins sensibles du point de vue neurophysiologique et présentant le maximum de chance d’obtenir des résultats satisfaisants. Les rongeurs sont ainsi le modèle le plus utilisé en recherche et limitant l’utilisation d’animaux tels que le chien ou le chimpanzé. Par ailleurs, les évaluations incluses dans le cadre de ce projet sont plus faciles à réaliser chez le rat, par rapport à la souris. Pour l’analyse des données de miction spontanée, la vessie du rat a une capacité plus importante et permet de faciliter l’analyse de la mesure du volume uriné. Enfin, la littérature montre que les souches de rats choisis pour le projet (Wistar, WKY et SHR) sont plus susceptibles de développer une HBP après supplémentation hormonale. Les animaux seront utilisés adulte, à partir de 8 semaines d’âge. Ce choix est justifié par la littérature scientifique.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 3340
Souffrances
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Devenir
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3 340 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau sous anesthésie, puis l'administration de composés pendant 56 jours maximum, une à deux fois par jour, avec des prélèvements sanguins répétés et une ponction intracardiaque terminale. Le projet vise à confirmer l'activité antitumorale d'inhibiteurs de kinases avant un éventuel passage en clinique, les bénéfices pour les patients étant renvoyés au conditionnel et au long terme. Le porteur affirme que le recours à la souris est "indispensable" pour obtenir des résultats transposables à l'humain.

Objectifs

Le projet s'inscrit dans un contexte de développement de nouvelles molécules thérapeutiques ciblées de la classe des inhibiteurs de protéines kinases conçues par "fragment based drug design", dans le but de traiter des pathologies à fort besoin médical en santé humaine, notamment les cancers. L’approche du « fragment-based drug design », ou conception de médicaments par la méthode des fragments, consiste à assembler des petites molécules, ou molécules fragments, dirigées contre une cible thérapeutique choisie dans le cadre d’une pathologie particulière. Chacun des fragments va contribuer à la spécificité de la molécule complète pour sa cible biologique. Ce projet se situe dans la phase d’évaluation préclinique du médicament qui marque les premiers pas de son développement. Les études précliniques ont pour but de collecter des données d’ordre pharmacologique, pharmacocinétique et toxicologique, le tout sur des modèles de protéines recombinantes, de cellules mises en culture et au sein d’organismes animaux vivants. Pour chaque composé test les études sur les modèles de cellules en culture, la pharmacocinétique et l’évaluation de la dose maximale tolérée in vivo auront déjà été évaluées en amont de ce projet, qui quant à lui permettra d’obtenir des informations d’ordre pharmacologique in vivo. Les composés testés dans ce projet auront été préalablement sélectionnés pour leurs propriétés anti-tumorales vis-à-vis de certains types de tumeurs dans des tests cellulaires adaptés et pertinents. L’objectif du projet est donc de confirmer l’efficacité anti-tumorale attendue in vivo sur des modèles murins porteurs de tumeurs pertinents.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de confirmer l’activité anti-tumorale de nouvelles molécules thérapeutiques ciblées sur des modèles vivo bien caractérisés et pertinents. Ces données, en association avec celles obtenues in vitro et in vivo au préalable permettront de poursuivre (ou stopper) le développement du médicament vers les phases d’essais cliniques. Ce projet s'inscrit dans un contexte de thérapie ciblée qui regroupe un ensemble de traitements qui s’intègrent dans une stratégie thérapeutique dite « de précision ». Ce terme est utilisé en oncologie pour caractériser les médicaments qui ciblent spécifiquement une protéine et/ou un mécanisme impliqués dans le développement tumoral, de manière à les bloquer. En théorie leur cible n’est censée être présente (ou surexprimée) que dans les cellules tumorales de certains patients, ces médicaments sont donc à priori sans effet sur les cellules saines, en opposition aux cytotoxiques qui agissent sur leur cible mais aussi sur de nombreuses autres cellules (d’où leurs effets indésirables). A plus long terme cette évaluation de nouveaux composés a donc pour but de sélectionner les meilleures molécules thérapeutiques, présentant peu ou pas d'effets indésirables dus au traitement, pour améliorer la prise en charge des patients dans le traitement de différents cancers.

Procédures

Les animaux seront anesthésiés avec une injection par voie intrapéritonéale, puis une incision sur le dos sera réalisée suivie d’une injection de cellules dans le tissus sous cutané. L’évolution pondérale des animaux et le suivi de la croissance tumorale seront faits au minimum 1 fois par semaine en même temps, et jusqu’à 3 fois par semaine pour les tumeurs à croissance rapide. Les animaux se verront administrer des composés pendant 56 jours maximum, 1 à 2 fois par jour maximum. Les administrations seront faites par injection du produit par voie orale ou intraveineuse ou intrapéritonéale ou sous-cutanée. Des prélèvements de faibles volumes de sang (microsampling) seront réalisés au niveau de la veine caudale ou de la veine mandibulaire dans le respect des volumes maximaux réglementaires. A la fin de la procédure expérimentale, les animaux seront anesthésiés avec une injection par voie intrapéritonéale et une ponction intracardiaque sera réalisée.

Impact sur les animaux

L’implantation de cellules tumorales aux animaux peut générer une perte de poids transitoire. De même l'effet indésirable attendu suite à l'administration des molécules et suite aux prélèvements sanguins répétés est une perte de poids. L’implantation sous cutanée de cellules tumorales peut entrainer un inconfort transitoire au niveau du site d’incision cutané et du site d’injection. Enfin, l'injection d'un composé test ou d'un anesthésique ou la piqure d'une aiguille pour un prélèvement peuvent générer un inconfort transitoire au niveau du site d'injection/piqure.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés, ils ne peuvent pas être réutilisés car cela risquerait d’introduire un biais dû aux possibles interactions entre les composés testés.

Remplacement

Les molécules testées dans ce projet sont systématiquement préalablement évaluées in vitro pour leur paramètres physico-chimiques, leur activité biologique, leur selectivité pour la cible visée et leur toxicité. Ces tests permettent de ne retenir que les meilleures molécules candidates et d'avoir une première estimation de leur efficacité in vitro sur un panel de lignées cellulaires tumorales humaines, mais ils ne permettent pas de prédire leur efficacité face à la complexité des mécanismes mis en jeu dans un organisme vivant. Les modèles précliniques se doivent de mimer la réponse thérapeutique chez l’homme, et idéalement les mécanismes prédictifs de résistance. Il convient donc d’utiliser des modèles qui reproduiront la physiopathologie des cancers chez l’homme le plus fidèlement possible. Les souris constituent des organismes-modèles présentant de multiples avantages, notamment liés à leur physiologie proche de l’homme. Le recours à l’utilisation de ce type de modèle animal est donc indispensable afin d’obtenir des résultats transposables chez l’homme.

Réduction

Des études préliminaires in vitro et in vivo ont été réalisées afin de déterminer les propriétés toxicologiques et pharmacologiques des composés testés dans ce projet, ceci permettant de ne tester que les meilleures molécules candidates et d’affiner la dose et la fréquence d’injection aux animaux. Dans le cadre de la thérapie ciblée, les modèles de lignées cellulaires utilisés dans ce projet sont préalablement caractérisés au niveau moléculaire (présence de la cible) afin de s’assurer qu’ils soient pertinents et donc susceptibles de répondre aux thérapies envisagées. En effet la maitrise des modèles permet de cibler uniquement les plus pertinents, de gérer la variabilité attendue, notamment le taux de prise de greffe, et donc de réduire au strict nécessaire le nombre d’animaux greffés pour réaliser une étude d’efficacité pertinente. Le nombre d'animaux par groupe a été determiné de manière statistique afin d'obtenir des résultats analysables avec un test statistique. La réduction du nombre d'animaux utilisés dans ce projet passe également par l'optimisation de l'utilisation des groupes contrôles : dans la mesure du possible des études pourront être définies pour tester plusieurs molécules en parallèles afin de limiter l’utilisation d’animaux dans les groupes contrôles.

Raffinement

Afin d’éviter un stress des animaux lors du projet et donc d'augmenter la fiabilité des résultats, les animaux seront manipulés et habitués aux conditions expérimentales au cours de la période d’acclimatation. Au cours de la phase expérimentale les animaux seront observés quotidiennement. Leur évolution pondérale et le suivi de la croissance tumorale seront faits au minimum 1 fois par semaine, et jusqu’à 3 fois par semaine pour les tumeurs à croissance rapide. Des limites ont été définies dans le projet pour renforcer le suivi des animaux lorsqu’ils se rapprochent d’un point limite nécessitant une euthanasie, notamment au niveau des pertes de poids. Si un animal devait atteindre l’un de ces points limites il sera euthanasié. Lors de la greffe de tumeurs les animaux recevront un anesthésique et un tranquillisant afin d'éviter un stress ou une douleur. Il en sera de même pour les prélèvements de sang terminaux en fin de phase expérimentale. Pour des prélèvements de sang de faible volume au cours de la phase expérimentale, la technique de microsampling (rapide et entrainant une douleur légère liée à la piqure) sera privilégiée car elle offre la possibilité de réaliser des prélèvements répétés sur le même animal en s’affranchissant des biais interindividuels et en réduisant le nombre total d’animaux nécessaires.

Choix des espèces

Ce projet s'inscrit dans un contexte de développement d'inhibiteurs de kinases pour le traitement de pathologies dans différentes aires thérapeutiques, notamment en oncologie qui constitue le sujet de ce projet. Les modèles implantables ou de greffe dans lesquels des cellules humaines (xénogreffes) ou murines (allogreffes), préalablement cultivées in vitro, sont greffés sur des souris immunodéficientes ou immunocompétentes, sont des modèles animaux indispensables et systématiquement utilisés pour la découverte, la caractérisation et le développement de candidats médicaments en oncologie. Il est donc nécessaire d'y avoir recours pour tester l'activité anti-tumorale in vivo des molécules testées dans ce projet. Nous cherchons à nous rapprocher de la physiopathologie cible du composé développé afin de pouvoir transposer nos résultats à l’homme, les animaux doivent donc être adultes au début de la phase de traitement. De plus, nous devons prendre en compte la période de latence nécessaire avant traitement pour avoir des tumeurs bien implantées, et le fait que le taux de prise de greffe diminue avec l’âge chez certaines souris immunodéficientes. Les animaux seront donc implantés au stade de jeunes adultes, soit un âge de 6 à 9 semaines environ.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 672
Souffrances
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▲ 672
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Devenir
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 672

672 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour reproduire la maladie de Huntington, elles subissent une injection intracérébrale par chirurgie stéréotaxique vers deux à trois mois, puis, pour une partie, des tests moteurs que le porteur qualifie de "peu stressants" et des séances d'imagerie sous anesthésie. Les souris sont ensuite tuées pour une analyse complète des tissus. Le porteur affirme que seul un mammifère doté d'un striatum et de comportements complexes permet de valider les cibles thérapeutiques visées.

Objectifs

La maladie de Huntington (MH) est une maladie génétique héréditaire provoquant la dégénérescence (mort) de neurones ce qui se traduit par l’apparition progressive de troubles moteurs, cognitifs et psychiatriques extrêmement invalidants. Le symptôme le plus visible est la chorée, qui se manifeste par des mouvements brusques, imprévisibles et involontaires qui s’étendent progressivement à tous les muscles. La maladie apparaît généralement à l’âge adulte, entre 30 et 50 ans. Il y a plus de 6000 patients en France. Cette maladie est due à une mutation affectant le gène HTT, codant pour la protéine huntingtine (HTT). Bien que cette protéine soit normalement exprimée dans tout l’organisme, la forme anormale (mutée) de la protéine HTT qui est toxique, affecte plus spécifiquement le striatum, une région du cerveau jouant un rôle central dans le contrôle du mouvement, la mémoire procédurale (mémoire dite « à long terme ») et les mécanismes d’adaptation cognitive (comme la perception ou l’apprentissage). La maladie s’étend ensuite à d’autres structures du cerveau et les patients décèdent environ 15 ans après le début des symptômes. Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement permettant de ralentir l’évolution de cette maladie. Une meilleure connaissance des mécanismes de la maladie est nécessaire pour trouver des nouvelles cibles thérapeutiques et développer des traitements adaptés. Selon notre hypothèse de travail, des gènes sélectivement exprimés dans le striatum pourraient être impliqués dans sa vulnérabilité spécifique dans le contexte de la MH. En partant de cette hypothèse, une comparaison des gènes exprimés par le striatum en conditions normales ou en conditions pathologiques nous a permis d’identifier des protéines spécifiques du striatum et dont l’expression est diminuée dans la MH. Nos résultats préliminaires indiquent que certaines d’entre elles ont une fonction protectrice vis-à-vis de l’huntingtine mutée. Ce projet vise à comprendre quels mécanismes moléculaires expliquent ces effets protecteurs, et fait appel pour cela à la lignée de souris transgéniques R6/1, un modèle génétique bien caractérisé de la MH. Cela nous permettra de valider sur les plans comportementaux, anatomopathologiques et biochimiques l’effet neuroprotecteur des protéines que nous avons identifiées.

Bénéfices attendus

La maladie de Huntington est une maladie génétique héréditaire qui entraine des troubles moteurs, cognitifs et psychiatriques extrêmement invalidants et qui évoluent inéluctablement jusqu’au décès du patient. Il n’existe actuellement aucun traitement curatif contre cette maladie. Il est donc nécessaire de poursuivre des recherches pour identifier des cibles thérapeutiques et développer des nouvelles stratégies de traitements. C’est le but poursuivi par ce projet qui a pour objet de tester trois nouvelles cibles thérapeutiques dans un modèle de souris pertinent et bien caractérisé de la MH. Au-delà du cas spécifique de la MH, ce projet pourrait également permettre l’identification de cibles thérapeutiques d’intérêts pour l’ensemble des maladies neurodégénératives qui impliquent des mécanismes se rapprochant de la MH et pour lesquels les options thérapeutiques sont actuellement très limitées et largement insuffisantes.

Procédures

L’ensemble des animaux seront soumis à une procédure d’injection intracérébrale pratiquée à l’âge adulte (2-3 mois) par chirurgie stéréotaxique. Cet acte chirurgical dure environ 30 minutes, est peu invasif, et les animaux récupèrent généralement très rapidement dans un délai de l’ordre de quelques heures. Ils seront toutefois sous surveillance quotidienne pendant une semaine à la suite de cette chirurgie, période à l’issue de laquelle les agrafes ou fils de suture utilisés pour refermer la plaie seront retirés. Certaines souris (224 animaux) seront soumises à des tests comportementaux peu stressants et destinés à évaluer leur capacité motrice de façon longitudinale en 4 sessions de 12 jours, avec 1 à 2 jours de repos entre chaque test. Chacun de ces tests durent entre 30 sec et 6 min par souris. Lors des sessions d’imagerie qui concernent 192 animaux, le crâne des souris sera immobilisé dans un cadre stéréotaxique sous anesthésie gazeuse légère (isoflurane 1-2%) tout au long de l’acquisition des données d’imagerie qui dure de 12 à 45 minutes en fonction du type d’image réalisé.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à différents types de manipulations qui pourront entrainer différents types de nuisances ou d’effets indésirables tels que : - Une douleur post-opératoire modérée provoquée par la chirurgie stéréotaxique. - Un stress lié à la contention lors des sessions d’imagerie. - Un stress lié à la manipulation par l’expérimentateur lors des tests comportementaux .

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux seront euthanasiés par des méthodes adaptées et validées, pour la réalisation d’une analyse post mortem complète des tissus.

Remplacement

Ce projet fait appel à un modèle de souris transgéniques déjà caractérisé de la maladie de Huntington. A l’heure actuelle, ce projet ne peut, ni être réalisé à l’aide de modèles cellulaires, ni être simulé par des techniques informatiques. En effet les symptômes neurologiques (moteurs et cognitifs) de la maladie ne peuvent être répliqués que chez l’animal, notamment dans les modèles génétiques murins. Par ailleurs, l’expression des protéines d’intérêt pour le striatum est quasi absente dans les modèles de cultures de cellules striatales. Leur expression est détectée principalement dans le cerveau « adulte », totalement « différencié » (ayant subi toutes les étapes du développement) et requiert toute la complexité des réseaux neuronaux qui se mettent en place au cours de la maturation du cerveau. Au final, seule une approche sur un mammifère modèle possédant un cerveau complexe doté d’un striatum et exprimant des comportements sophistiqués peut nous permettre de valider des nouvelles cibles et stratégies thérapeutiques d’intérêts pour la MH.

Réduction

Une simulation statistique précise a été réalisée pour déterminer le nombre minimum d’animaux par groupe, nécessaire pour observer des effets significatifs compte tenu des valeurs attendues. Cette simulation est fondée, d’une part, sur des données obtenues dans la littérature scientifique et, d’autre part, sur les résultats que nous avons observés dans le passé lors d’expériences utilisant des analyses similaires. Ainsi, nous prévoyons d’utiliser 672 animaux lors des expériences qui seront menées pendant les 5 années de l’étude. Ce nombre maximum (comprenant des groupes témoins de référence) a été déterminé en fonction des expériences à réaliser et des différents groupes expérimentaux requis pour pouvoir répondre à notre question scientifique. Pour minimiser le nombre d’animaux utilisés dans le projet nous prévoyons que les groupes inclus dans les différentes procédures puissent être étudiés sur différents paramètres. Par exemple les animaux inclus dans la procédure 1 permettront de déterminer l’effet des cibles étudiées sur des critères comportementaux et histopathologiques, et ceux inclus dans la procédure 3 permettront une caractérisation par imagerie in vivo, qui sera corrélée à une analyse histologique.

Raffinement

Le suivi quotidien des souris hébergées en groupe dans un milieu enrichi, fournissant une palette de stimulations cognitives et motrices pour les animaux, et l’application de critères d’arrêt en élevage et en expérimentation permettra de garantir leur bien-être. En cas d’apparition d’effets inattendus, le vétérinaire de l’installation sera alerté afin de mettre en œuvre des traitements appropriés. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience. Les protocoles d’anesthésie et d’analgésie des procédures chirurgicales ont été définis et validés par une équipe vétérinaire. Des échelles cliniques journalières permettant d’évaluer l’état de santé des animaux, un soutien nutritionnel adapté et l’application de critères d’arrêts permettent de veiller au bien-être des rongeurs. Les animaux bénéficieront de périodes de récupération suffisantes après les anesthésies générales et les gestes chirurgicaux. Les tests comportementaux seront précédés par une phase d’habituation à l’expérimentateur afin de minimiser le stress et d’assurer une reproductibilité optimale de ces expériences.

Choix des espèces

La région la plus touchée du cerveau des patients atteints de la maladie de Huntington est le striatum. Les modèles invertébrés ne possèdent pas de striatum. Les souris envisagées dans ce projet permettent d’étudier les neurones striataux dans leur environnement cérébral complexe. Ces souris expriment la partie du gène qui porte la mutation, mimant ainsi le défaut génétique observé chez les patients atteints par la maladie de Huntington. Elles présentent aussi des altérations motrices et cognitives et des altérations cellulaires caractéristiques de la maladie de Huntington. La maladie de Huntington est une maladie qui se déclare chez l’adulte mais qui présente des déficits subtils dès le début du développement du cerveau et qui s’aggravent avec le temps. Ce projet vise à valider des cibles thérapeutiques susceptibles d’avoir un effet neuroprotecteur dans la maladie. Pour cette raison les animaux seront traités avant l’apparition des symptômes (2 mois) et les effets sur la pathologie seront étudiés à des stades précoces (jusqu’à 5 mois).

Elevage d’un modèle murin de spondyloarthrite

(NTS-FR-624200v1 – 02/12/2022)
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 150
Souffrances
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▲ 75
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Devenir
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 150

150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Génétiquement modifiées pour développer une spondyloarthrite, elles expriment dès trois à quatre semaines un gonflement des articulations, une déformation des membres et de la queue, une perte de poids d'environ 20 % et des difficultés à se mouvoir et à s'alimenter, la seule intervention décrite étant un prélèvement d'oreille pour génotypage. Les souris non retenues pour les expériences sont tuées. Le porteur indique qu'aucun modèle animal ne reproduit fidèlement la maladie humaine et présente l'élevage de cette lignée comme la base des recherches à venir.

Objectifs

La spondyloarthrites (SpA) est un rhumatisme inflammatoire chronique des articulations qui touche 0,30 à 1,90 % de la population caucasienne. Les traitements actuellement disponibles visent principalement à soulager la douleur et ne sont pas entièrement satisfaisants (recours notamment aux anti-inflammatoires qui peuvent entrainer un certain nombre d'effets secondaires en cas de traitement de longue durée). Le but de ce projet est de produire trois lots de souris expriment la SpA pour étudier la maladie.

Bénéfices attendus

Les études menées sur ces lots de souris permettront à court terme d'améliorer la compréhension de la SpA et de ses mécanismes et pourraient à long terme fournir des pistes pour améliorer la prise en charge médicamenteuse des patients..

Procédures

Les souris d’intérêt seront détectées par génotypage à partir d’une biopsie d'oreille prélevée avant le sevrage des animaux. Chaque souris produite sera génotypée et ne subira donc qu'un prélèvement unique (2 prélèvements pourront être effectués maximum par animal en cas de problème de génotypage).

Impact sur les animaux

Les souris utilisées dans ce projet expriment des symptômes de type arthrite (inflammation des articulations). Ces symptômes apparaissent dès l'âge de 3/4 semaines puis s'aggravent graduellement jusqu’à la semaine 12/16 semaines , où un plateau est atteint. Les signes cliniques sont développés dans les quatre membres et la queue, sans distinction de sexe. Les signes cliniques des membres périphériques consistent en un gonflement articulaire et une déformation généralisée des membres et des doigts. D'autres atteintes plus sévères, sont caractérisées par une queue courbée et, plus tardivement, par un raidissement des articulations. Ces souris présentent un poids corporel et une longueur de corps significativement réduits par rapport aux souris normales (environ -20% et -10% à 15 semaines, respectivement). Au vu des signes cliniques périphériques et vertébrales exprimés chez les souris HE, des difficultés de locomotion sont attendues avec difficultés à se mouvoir et donc à s'alimenter.

Devenir

les animaux de ce projet seront utilisés pour les expériences. Les animaux non utilisés pour les expériences seront sacrifiés.

Remplacement

Des études in vitro ont déjà été menées en amont afin de comprendre les mécanismes impliqués dans la SpA. Les données recueillies laissent supposer une bonne transférabilité de ces résultats chez la souris. L'objectif est donc à présent de valider les hypothèses en in vivo.

Réduction

Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins finaux. Le nombre d’animaux est calculé selon les protocoles expérimentaux de manière à obtenir le minimum d’animaux par groupe permettant des résultats significatifs et homogènes. De plus, et afin de répondre à ces besoins, notre savoir-faire et l’optimisation de nos protocoles permettent d’utiliser peu d’animaux avec la garantie d’un rendement maximum et de résultats homogènes.

Raffinement

Une surveillance des animaux est faite quotidiennement pour déceler tout signe clinique anormal et atteinte des points limites. L’observation est basée sur l’utilisation d’une grille interne d’évaluation. Les animaux sont hébergés en groupe dans des cages contenant un enrichissement minimum (bâtons de bois et matériel de nidification). Les animaux pouvant développer des problèmes de locomotion, un supplément hydrique ainsi que des croquettes mouillées seront ajoutés dans les cages.

Choix des espèces

Actuellement, aucun modèle animal ne permet de reproduire fidèlement les SpA humaines, mais une dizaine de modèles de rat et souris sont disponibles pour étudier certaines de leurs manifestations. Le modèle retenu est donc une souris transgénique qui exprime une pathologie articulaire qui permet de répondre au mieux aux besoins du projet. De plus ce modèle et la pathologie qu'il développe ont déjà̀ été́ finement caractérisés. Les animaux seront utilisés entre 3-4 semaines d'âge pour permettre de suivre l'apparition de la maladie qui survient sur ce modèle dès 4 semaines.