Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
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- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
Élevage et caractérisation de souris transgéniques développant une fibrose de peau et évaluation de la tolérance et de l’efficacité d’un traitement (2022-B-015)
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
2 980 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles portent une mutation qui provoque une fibrose de la peau et un phénotype "dommageable" (posture voûtée, pelage hirsute, organes thoraciques plus gros), et subissent biopsies d'oreille, prises de sang et administrations d'un traitement pendant six semaines. Le porteur indique retenir la lignée selon le critère "requis par le client". Les animaux sont tués pour prélèvements, le remplacement étant écarté au motif qu'un "organisme entier" est nécessaire.
Objectifs
Le but de ce projet est de caractériser un modèle de souris atteintes de fibrose de peau et d’évaluer le profil d’élimination, la tolérance et l’efficacité d’un traitement sur ce modèle. Ces souris sont issues d’une mutation spontanée. Bien que le mécanisme ne soit pas clairement établi, cette mutation conduirait à une augmentation de la matrice extracellulaire et une fibrose des tissus concernés. Cette lignée mutante est utilisée en recherche pour étudier les pathologies humaines lourdes liées à la fibrose et ce projet permettra de sélectionner des molécules candidates d’intérêt pour des études cliniques.
Bénéfices attendus
Cette lignée mutante est utilisée en recherche pour étudier les pathologies humaines liées à la fibrose comme le syndrome de Marfan, la sclérodermie, l’emphysème pulmonaire ou la cardiomégalie. Ce sont des pathologies lourdes pouvant être très handicapantes, voire léthales et pour lesquelles aucune thérapie efficace n’existe. C’est pourquoi il est nécessaire de mieux comprendre les mécanismes impliqués et de développer de nouvelles thérapies. Ce projet permettra de sélectionner des molécules candidates d’intérêt pour des études pré-cliniques et cliniques.
Procédures
Prélèvements sur animaux vigiles : une biopsie d’oreille (durée environ 20s), sang (veine saphène ou submandibulaire ; maximum 1/sem pendant 6 semaines maximum; il faut compter environ 3 min pour un prelevement de sang). Un prélèvement terminal sur animaux anesthésiés : sang par voie retro-orbitaire (environ 3 min). Administration sur animaux vigiles : sous cutanée ou intra-péritonéale ou intra-veineuse ou orale pendant 6 semaines maximum (il faut compter environ 1 min par admnistration).
Impact sur les animaux
Les souris mutantes ont un phénotype dommageable et présentent une hyperplasie du tissu conjonctif, du cartilage et des os. En revanche, les tendons sont plus courts en comparaison à des souris contrôles. Aussi, les organes thoraciques (cœur, poumons) sont plus gros, mais les autres organes ne sont pas affectés par la mutation. Les mâles et femelles mutants sont fertiles mais leur performance de reproduction est légèrement inférieure à la normale. Selon la littérature, les animaux mutants sont reconnaissables dès 7 jours par la « rigidité » cutanée et à mesure que les souris vieillissent, les souris développement une posture voutée et un pelage hirsute. Il n’y a cependant à notre connaissance aucune donnée dans la littérature sur une mortalité prématurée des souris mutantes. Ces animaux seront surveillés quotidiennement et une grille d’observation a été établie afin de limiter les effets indésirables sur les animaux.
Devenir
Mise à mort. Des prelevements tissulaires pour analyse seront effectués sur les animaux.
Remplacement
Le but de ce projet est d’évaluer le profil d’élimination, la tolérance et l’efficacité d’une molécule à visée thérapeutique en développement pour une utilisation chez l’Homme. Pour cela un organisme entier est nécessaire. Il n’existe aucune méthode in vitro validée scientifiquement qui offrirait une alternative à l’expérimentation animale pour répondre aux questions adressées dans ce projet.
Réduction
La stratégie expérimentale permet de diminuer le nombre d’animaux utilisés puisque : - seules des molécules candidates optimisées in vitro seront testées sur l’animal - les deux sexes pourront être utilisés, - les souris mutante et contrôles seront issues de la même portée permettant ainsi d’utiliser des tests statistiques plus puissants avec un nombre d’animaux limités. Au cours de l'étape de validation du modèle des tests statistiques adaptés seront appliqués dans le but de réduire le nombre d'animaux utilisés : tests statistiques paramétriques de type Student’s t-test, pour comparer les groupes 2 à 2, ou ANOVA, pour comparer plusieurs groupes.
Raffinement
La stratégie expérimentale permet de réduire la souffrance et l’angoisse des animaux puisque le bien-être des animaux sera évalué quotidiennement par l’observation générale des signes cliniques (week-ends et jours fériés inclus). Les animaux présentant des signes de souffrance seront pesés et suivis quotidiennement selon une fiche d’observation/points limites. Les animaux ayant atteint les points limites seront mis à mort immédiatement.
Choix des espèces
La finalité de ce projet est d’évaluer une thérapie sur un modèle animal présentant une fibrose de peau. La lignée murine Tsk1 correspond au critère requis par notre client (phénotype, croissance rapide, données dans la littérature, ...), c’est pourquoi cette espèce est utilisée dans ce projet. Les animaux sont utilisés à l’âge adulte pour le maintien de lignée et l’obtention de jeunes souris. Aucun animal n’est gardé au-delà de 10 mois, âge auquel la reproduction est moins efficace (Procédure 1). Dans les études, les animaux sont utilisés entre 5 et 12 semaines d’âge (Procédure 2). L’utilisation de ces souris nous permet de faire un parallèle avec l’Homme et de couvrir une période au cours de laquelle le traitement serait potentiellement utilisé.
Inhibition de l’accumulation thalamique de fer dans la prévention de la dégénérescence secondaire après infarctus cérébral
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
252 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées de gravité légère. Après un infarctus cérébral, elles subissent des IRM répétées, des injections dans le nez trois fois par semaine et des tests comportementaux d'apprentissage étalés sur trois jours, pour tester des médicaments réduisant l'accumulation de fer dans le cerveau. Le porteur classe l'ensemble en gravité légère hors la mise à mort finale, alors qu'un infarctus cérébral est induit chez ces animaux. Toutes les souris sont tuées pour prélever leur cerveau et confirmer par histologie ce que l'IRM ne montre pas seule.
Objectifs
L'objectif principal de ce projet est d'apporter des solutions au suivi post-AVC, afin d'éviter des symptomes secondaires suite à l'infarctus cérébral. Pour cela, bous allons tester plusieurs médicaments, pour certains, déjà utilisés dans la pratique médicale courante, dans le but de réduire l'accumulation de fer dans des régions déconnectées par l'AVC.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but d'améliorer la prise en charge des patients après un accident vasculaire cérébral, de les suivre de manière adéquate grâce à de nouveaux biomarqueurs et d'apporter de nouvelles solutions thérapeutiques pour diminuer les symptômes secondaires à l'infarctus cérébral. Les bénéfices attendus sont donc ceux-ci, avec une translation à l'Homme rapide (étude clinique déjà en cours de recrutement en parallèle à ce projet, avec un des médicaments testés).
Procédures
Les animaux ne sont soumis a aucune intervention faisant l'objet de procédures dans cette saisine. Seule la procédure 2 implique une manipulation des souris pour des injections en intra-nasal ou per os de médicaments, pouvant être considérée comme une intervention. Toutes les souris de ce projet sont soumises à cette manipulation (252 souris).
Impact sur les animaux
Les animaux ne subiront que des procédures de classe légère durant le projet, en-dehors de la dernière, qui nécessite leur euthanasie afin de récupérer les cerveaux et d'effectuer des analyses post-mortem. Les animaux seront donc suivis et pris en charge sans nuisances, ni effets indésirables attendus, jusqu'à leur euthanasie. La procédure 1 (IRM) dure 1h30 par souris et par IRM, répété toutes les deux semaines. La procédure 2 (injection intra-nasale) dure environ 1 minute par souris et par injection, répété 3 fois par semaine. Enfin, la procédure 3 (analyse comportementale) dure environ 4h par souris, étalées sur trois jours (apprentissage...) et ne sera pas répétée. Pour la dernière procédure (euthanasie et prélèvements), les souris ne sont plus conscientes, la procédure dure environ 20 minutes depuis l'injection d'anesthésiant jusqu'au prélèvement des cerveaux.
Devenir
Les modifications de signal observées en IRM ne sont pas parfaitement spécifiques et seule une étude histologique (immunofluorescence), génomique (qPCR) et analytique (dosage du fer in situ) combinée permettra de confirmer cette hypothèse et de connaitre la forme sous laquelle l’excès de fer est présente (fer libre ou ferritine notamment) et si elle peut être traitée. Cette analyse histologique nécessite le prélèvement des cerveaux des souris de ce projet, impliquant une euthanasie pour toutes les souris.
Remplacement
Chez l’Homme les modifications thalamiques post-AVC sont compatibles avec une augmentation du fer. Néanmoins, les modifications de signal observées en IRM ne sont pas parfaitement spécifiques et seule une étude histologique combinée permettra de confirmer cette hypothèse et de connaitre la forme sous laquelle l’excès de fer est présente (fer libre ou ferritine notamment). Des analyses histologiques et comportementales permettront également d'éclaircir les mécanismes sous-jacents à la neurodégénérescence observée chez l'Homme. Enfin un premier niveau de preuve d’efficacité des traitements luttant contre l'accumulation de fer et son impact sur la mort cellulaire est nécessaire chez l’animal. La démonstration de leur effet bénéfique thérapeutique avant transposition chez l'homme ne peut se faire que dans un modèle animal proche de la physiopathologie humaine car la culture cellulaire ne peut reproduire la complexité des réseaux qui relient le cortex au thalamus et dont l’interruption est à l’origine des phénomènes de neurodégénérescence à distance.
Réduction
Notre projet a été designé dans le but de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés, afin d'obtenir des statistiques correctes, extrapolables à des cohortes plus nombreuses. Nous avons pris à coeur d'inclure des femelles et des mâles dans nos analyses également afin d'obtenir des résultats fiables pour une translation à l'Homme efficace.
Raffinement
Tous les animaux seront soigneusement suivis au cours de ce projet. Une grille d'évaluation de la douleur a été établie pour permettre un suivi adéquat. Aucune des procédures de cette saisine, en dehors de la dernière qui nécessite la mise à mort des animaux, ne sont de classe moyenne ou sévère, réduisant ainsi au maximum la douleur. En cas de propblème, des protocoles ont été mis en place pour pallier à une éventuelle douleur (détaillés dans cette saisine).
Choix des espèces
Le modèle envisagé a déjà été induit chez la souris et il a été démontré que les AVC étaient de petite taille mais s’accompagnaient de modifications thalamiques via des phénomènes de déconnexion. Une éventuelle accumulation de fer ainsi que sa temporalité n’a néanmoins pas été étudiée. Nous utiliserons des souris adultes mâles et femelles âgées de 6 à 8 semaines au moment de la chirurgie. Les animaux subiront la chirurgie à l'âge adulte, équivalent à un infarctus humain.
Evaluation d’approches de thérapie génique et de stratégies antisens pour des maladies génétiques
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 450
2 090 rongeurs, 1 640 souris et 450 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des injections répétées par de nombreuses voies, jusque dans le duodénum ou la trachée sous anesthésie, pendant jusqu'à 24 semaines, pour tester des molécules de thérapie génique contre des maladies génétiques. Le porteur mentionne des modèles génétiquement modifiés au phénotype "dommageable", les animaux étant tués avant l'apparition des symptômes. Il justifie le recours à deux espèces par les exigences des études réglementaires et qualifie le modèle animal d'"indispensable" pour un développement préclinique.
Objectifs
Notre équipe développe des outils moléculaires de transfert de gène et d’approches antisens dont l’objectif principal est l’identification d’un ou plusieurs candidats susceptibles d’être utilisés dans de futurs essais cliniques. Nos efforts se focalisent sur des pathologies génétiques essentiellement neuromusculaires. Le challenge est d’autant plus grand qu’il s’agit de maladies qui nécessitent un traitement sur corps entier. Ainsi, face à ces contraintes physiopathologiques nous focalisons nos efforts sur des stratégies, des technologies et des outils moléculaires capables de répondre efficacement à ce défi. Dans ce contexte, nous développons une approche innovante de modulation de l’épissage en interférerant avec la machinerie d’épissage des ARN pré-messagers. Il s’agit plus précisément de forcer la machinerie d’épissage à former et « libérer » des ARN messagers exempts de mutations et capables d’être traduits en protéines fonctionnelles. Pour cela nous développons de courtes séquences d’oligonucléotides antisens (AON) chimiquement modifiés qui gardent la capacité de se lier aux ARN par complémentarité de bases. Le deuxième outil est matérialisé sous la forme d’un petit ARN nucléaire, l’U7snRNA, modifié au niveau de sa séquence d’origine pour participer, au même titre que les AONs, à la modulation de l’épissage des ARN mutés. Les outils dérivés de l’U7snRNA sont délivrés par deux types de vecteurs. Les premiers sont des vecteurs dérivés des virus adéno-associés (AAV). Le deuxième type de vecteur que nous développons est matérialisé sous forme de molécule d’ADN nu dérivée du génome des AAV. Le recours aux AAV comme vecteurs de gènes est largement utilisé à travers le monde et des essais cliniques de thérapie génique sont autorisés par les instances règlementaires depuis de nombreuses années.Dans le cadre de cette approche envisagée, il s’agit de trouver la meilleure molécule et la meilleure voie d’administration pour la délivrance de nos outils thérapeutiques dans l’environnement in vivo.
Bénéfices attendus
L’objectif principal de notre projet est d’identifier une ou plusieurs molécules thérapeutiques susceptibles d’être utilisées dans de futurs essais cliniques pour le traitement de maladie génétiques. Les bénéfices attendus de ce projet sont donc de pouvoir sélectionner les molécules candidates présentant le plus fort potentiel thérapeutique ainsi que la voie d'administration la plus appropriée, permettant une amélioration significative chez les modèles animaux etudiés, et à plus long terme chez les patients traités.
Procédures
Les animaux seront soumis à des injections de molécules actives selon différentes voies (intramusculaire, intraveineuse, intra-péritonéale ou sous cutanée) afin d’évaluer les meilleures voies pour la biodistribution. Les injections se dérouleront sous anesthésie générale avec une durée maximum de 30 minutes entre l’anesthesie et le réveil, les injections intra péritonéale ou sous cutanée pourront être plus brèves de l’ordre de 1 à 2 minutes si elles sont réalisées sur animaux vigiles. Aucun animal ne recevra plus d’une injection par jour. En revanche, afin de permettre l’accumulation progressive et compte tenue de la demi-vie des molécules thérapeutiques dans la circulation, les injections systémiques pourront être répétées chaque semaine, sur une durée maximum de 24 semaines. Si nos molécules se révèlent efficace après analyse de la procédure 1, nous testerons des voies d’administration moins invasives chez le patient en vue d’un essai clinique, à savoir une administration orale (intra-stomachal ou intra dudodenum) et une administration pulmonaire (intra- nasale ou intra-tracheal). L’administration intra-duodenum sera réalisée uniquement sur un petit nombre d’animaux pour voir si la molécule passe le duodenum. Cette intervention durera 1h entre l’anesthesie et le réveil de l’animal et ne sera pas répétée. En revanche, pour l’administration intra stomachal, intra nasal et intra tracheal ; afin de permettre l’accumulation progressive et compte tenue de la demi-vie des molécules thérapeutiques dans la circulation, les administrations pourront être répétées 1 à 4 fois par semaine, sur une durée maximum de 12 semaines. Les administrations intra-stomachal et intra-nasale sont brèves, de lors de 1 à 2 minutes par animaux. Pour les administrations intra tracheal elles se dérouleront sous anesthésie générale avec une durée maximum de 30 minutes entre l’anesthesie et le réveil. Les animaux pourront également de façon optionnel être soumis à des prélèvements sanguins. Pour cela, les animaux recevront une anesthésie générale et le sang sera prélevé sur une veine superficielle (veine de la queue, sinus retro-orbital ou sous maxilaire). Un volume sanguin maximum de 10% du volume total sera recueilli et jamais plus de 15% sur une période de 28 jours selon les normes en vigueur. Les animaux pourront de même de facon optionnelle être placés en cage métabolique pendant 24h afin de récolter l’urine.
Impact sur les animaux
Les procédures expérimentales de ce projet (anesthésies, administration de molécules, euthanasie) sont simples et peu ou pas douloureuses. Cependant les critères tels que l’activité générale, la prise de nourriture et d’eau, la présence de plaies seront évalués post-adminsitration jusqu’au sacrifice. Les animaux montrant un signe quelconque de détérioration de santé dûe à une potentielle toxicité de nos molécules seront sacrifiés immédiatement. Les autres nuisances qui pourraient être observées concernent surtout les animaux subissant la procédure d’administration intra-duodenum qui pourraient présenter des difficultés d’alimentation du fait du déplacement possible du duodenum lors de l’administation. Leurs états seront donc particulièrement surveillés avec ajout de nourriture en gelée si besoins. Concernant les modèles utilisés, il peut s’agir d’animaux altérés génétiquement classé « dommageable », car les gènes responsables des maladies génétiques étudiées sont invalidés. Ces modèles développent des phénotypes dommageables très légers et tardifs, et les animaux dans ce projet seront sacrifiés avant l’apparition des symptômes. Les points limites sont donc similaires à ceux définis pour des souris sauvages. Cependant en cas de protocole long allant jusqu’à 6 mois dans nos procédures, les animaux seront particulièrement surveillés afin d’être euthanasiés si les symptômes devaient apparaitre prématurément.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de toutes les procédures afin de collecter l’ensemble des tissus d’interet et de valider l’impact du traitement au niveau moléculaire (Analyse ARN, protéine, etc.)
Remplacement
Dans notre respect de la règle des 3R, nos molécules actives font systématiquement l’objet d’une évaluation in vitro afin de ne sélectionner que les meilleurs candidats thérapeutiques et d’éviter ainsi le recours systématique à des méthodes d’évaluation in vivo. Cependant, dans le cas d’un développement préclinique de ces molécules, l’utilisation de modèles animaux s’avère indispensable pour sélectionner les molécules les plus prometteuses d’un point de vue efficacité mais également présentant un profil toxicologique favorable. L’efficacité thérapeutique de nos molécules, seules ou en combinaison, est évaluée grâce à des modèles rongeurs appropriés.
Réduction
Toutes nos molécules sont préalablement testées in vitro afin de déterminer leurs potentiels thérapeutiques et leurs toxicités. Si ces molécules sont efficaces in vitro, et qu’elles ne sont pas toxiques sur cellules nous vérifions tout d’abord chez un petit nombre de rongeurs qu’elles présentent le même potentiel en injection locale (intra-musculaire). Les molécules ayant démontré une efficacité après injection locale en intramusculaire, seront évaluées par injection systémique pour évaluation moléculaire et tissulaire. Si et seulement si nos molécules sont efficaces par injection systémique, nous testerons les autres voies d’administrations (moins invasives pour le patient en vue d’un essai clinique) à savoir l’administration par voie orale ou pulmonaire. Les tests type student, fisher, ANOVA ou Bonferroni/Dunn seront effectués pour chaque lot afin d’obtenir une analyse statistique correcte en utilisant le moins d’animaux possibles suite au plan d’expérience préalablement défini.
Raffinement
LLors de leur arrivée, les rongeurs auront 5 jours d'acclimatation à leur nouvel environnement. Ils seront stabulés sur des portoirs ventilés avec un système d'abreuvement et de la nourriture à volonté. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (jour entre 6h et 18h). Le milieu est enrichi avec du coton compacté pour la nidification et des igloos en polypropylène sont disposés dans leur cage permettant les jeux et le repos des animaux. Une alimentation adaptée et enrichie est donnée à volonté et de l’alimentation en gelée pourra être disposés dans la cage pour des animaux jeunes ou ayant subi une procédure afin de faciliter l’accès. Concernant le phénotype de certains modèles pouvant être utilisés, il est classé « dommageable » car les gènes responsables des maladies génétiques sont invalidés. Cependant, ces modèles développent des phénotypes dommageables légers et tardifs, et les animaux seront sacrifiés avant l’apparition des symptômes. Les points limites sont donc similaires à ceux définis pour des souris sauvages. Cependant ces animaux au phénotype dommageable font tout de même l’objet d’une autorisation à part au sein de notre animalerie pour la procédure d’élevage.Tout au long du protocole, l’état de santé des animaux sera surveillé quotidiennement par du personnel compétent afin de réduire tout inconfort ou douleur qui pourraient se développer. Nous avons plusieurs années de pratique de ces procédures et n’avons jamais observé de souffrance liée à sa pratique. Néanmoins, les rongeurs seront surveillés après la procédure pour vérifier leur réveil et le retour à un comportement normal.
Choix des espèces
Nous évaluerons l’efficacité et le profil toxicologique de nos molécules administrées sur modèle rongeurs, celui-ci étant le plus adapté (taille, disponibilité, lignée appropriée aux maladies génétiques étudiées) pour une évaluation thérapeutique pré-clinique. Nous travaillerons sur 2 espèces, à savoir sur les souris et les rats, cette condition de 2 espèces étant exigés dans les études réglementaires (notamment de toxicité chronique) de produits destinés à un traitement pharmaceutique La majorité des animaux utilisés seront des rongeurs d’âges adultes afin d’évaluer l’efficacité, ainsi que le profil toxicologique des molécules sur animaux adultes Cependant, afin d’évaluer l’efficacité d’un traitement précoce ayant pour objectif d’empêcher ou de retarder l’apparition d’un phénotype pathologique, nous évaluerons également les molécules thérapeutiques sur des rongeurs plus jeunes (allant du stade nouveaux-nés à 4 semaines). Enfin, un de nos objectifs consistera à vérifier la possibilité du passage de la barrière placentaire des médicaments, et nous traiterons pour cela des adultes gestantes.
Evaluation de l’effet d’un extrait de microalgue sur l’amélioration des capacités d’endurance dans le cadre d’une activité physique
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
54 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles courent sur un tapis roulant trois fois par semaine pendant six semaines, subissent un test d'endurance final et deux prélèvements de sang, pour évaluer l'effet d'un extrait de microalgue sur la performance sportive. Le porteur reconnaît que la course peut stresser les animaux et prévoit des séances d'habituation. L'objet du projet relève de la nutrition sportive, et les animaux sont tués pour recueillir du matériel biologique.
Objectifs
L'effort d'endurance mobilise de nombreuses ressources, notamment les nutriments issus de l'alimentation. Ces nutriments sont majoritairement utilisés au niveau musculaire afin de produire une contraction et une relaxation optimales, mais également afin que les muscles puissent récupérer correctement après l'effort. Toutefois, les sportifs qui s'entrainent avec une grande fréquence ont besoin d'une plus grande quantité de substrats afin de pouvoir soutenir un effort intense sur une base régulière, nécessaire pour progresser. Ce protocole est destiné à évaluer l'effet d'un extrait de microalgue dans ce contexte de nutrition sportive.
Bénéfices attendus
Les effets potentiels de la supplementation en microalgue seront évalués sur la performance des animaux suite au test d'endurance final. De plus, les modifications métaboliques seront identifiées par des dosages des marqeurs des voies du métabolisme énergétique et musculaire. Des marqueurs inflammatoires et du stress oxydant seront également recherchés.
Procédures
Les souris seront nourries ad libitum pendant 6 semaines avec un régime contrôle ou avec un régime supplémenté avec un extrait de microalgue (1 extrait, 4 doses). Les animaux courront sur un tapis de course adapté pendant ces 6 semaines tous les lundis, mercredis et vendredi pendant 1h. Lors de la dernière course, les souris seront soumises à un test d'endurance afin de mesurer leur performance. 2 prélévements de sang de 100µL sur animal vigile seront réalisés à 6 semaines d'intervalle.
Impact sur les animaux
La course sur tapis roulant peut engendrer un stress chez l'animal. Afin de limiter ce stress, les animaux suivront des séances d'habituation lors des premières séances de course. Lors de ces séances, les souris seront tout d’abord laissées libres d’exploration sur le tapis d’exercice éteint. L’appareil sera ensuite allumé pour que les animaux s’habituent au bruit du moteur puis le tapis roulant sera mis en marche pendant 5 min à la vitesse de 9 m/min, avec une pente de +5 degré.
Devenir
A l'issu de la procédure, tous les animaux mis à mort pour recueil du materiel biologique nécessaire aux analyses.
Remplacement
L'étude des relations entre alimentation et activité physique ne peut s'envisager que dans un modèle in vivo. Aucun modèle in vitro n’a la capacité d’intégrer cette complexité ni de mesurer les niveaux d'endurance à l'effort physique.
Réduction
Le nombre d'animaux est le nombre minimum nécessaire pour mettre en évidence des différences statistiquement significatives entre les groupes. Des études du même type portent sur 8 à 10 animaux, du fait de la forte variabilité entre animaux au niveau de la performance sportive. Nous avons choisi de travailler avec 9 animaux afin que le nombre d'animaux par cage soit homogène (3 souris par cage). Nous chercherons à mettre en évidence des différences statistiquement significatives entre les groupes à l'aide de tests statistiques.
Raffinement
Les animaux sont hébergés par cage de 3, et l'environnement sera enrichi par la présence d'un igloo en plastique et de matériel de nidification (bandelettes de papier kraft). Les animaux seront manipulés régulièrement pour les habituer à notre contact et ainsi limiter leur stress. La course sur tapis roulant peut engendrer un stress chez l'animal. Afin de limiter ce stress, les animaux suivront des séances d'habituation lors des premières séances de course. Lors de ces séances, les souris seront tout d’abord laissées libres d’exploration sur le tapis d’exercice éteint. L’appareil sera ensuite allumé pour que les animaux s’habituent au bruit du moteur puis le tapis roulant sera mis en marche pendant 5 min à la vitesse de 9 m/min, avec une pente de +5 degré. Les animaux seront observés hebdomadairement afin de détecter des comportements agressifs de certains animaux, si tel est le cas l'animal agressif sera isolé de ses congénères dans une cage individuelle. Si un animal est blessé, il sera soigné par badigeonnage de bétadine sur la zone lésée, il sera également isolé le temps de la cicatrisation de ses blessures. Dans tous les cas, les animaux isolés resteront en contact visuel, olfactifs et auditifs avec leurs congénères. Pour chaque procédure, des points limites spécifiques et des points d'arrêt ont été prévus.
Choix des espèces
La souris est un modèle classiquement utilisé dans les études concernant la mobilisation des ressources énergétiques, notamment au cours d’un exercice imposé. Le modèle C57Bl/6J est une souche reconnue pour ce type d'expérimentation. Les animaux seront âgés de 6 semaines à l’achat et d’environ 7 semaines lors du début du protocole. Ces animaux correspondent donc à de jeunes adultes, afin de ne pas faire intervenir de paramètres confondant tels que le vieillissement.
Imagerie non invasive de l’inflammation myocardique
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
42 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une ouverture du thorax provoquant une ischémie du cœur, une prise de sang à la queue puis des injections d'un agent d'imagerie sous anesthésie à deux et sept jours, pour vérifier si cet agent visualise l'inflammation cardiaque après infarctus. Le porteur indique une mortalité chirurgicale d'environ 20 %, qu'il place dans la fourchette basse de la littérature. Les animaux sont tués pour des analyses post-mortem, le porteur affirmant que la réponse inflammatoire ne peut être évaluée qu'in vivo.
Objectifs
L’infarctus du myocarde induit une réponse inflammatoire qui est nécessaire à la cicatrisation. Cette inflammation peut cependant parfois avoir un effet délétère. C’est le cas lors de la reperfusion du territoire ischémique qui s’accompagne d’une forte production de radicaux libres, de l’activation du complément, de neutrophiles et de macrophages. Ce phénomène est dénommé en anglais « ischaemia-reperfusion-injury » et il peut avoir pour conséquence une augmentation de la taille du territoire infarcie. Des thérapies visant à moduler la réponse inflammatoire, soit en la stimulant soit en l’inhibant selon le contexte et la fenêtre temporelle, sont donc à l’étude. Un agent d’imagerie permettant de visualiser de manière non invasive la réponse inflammatoire dans le post infarctus permettrait de mieux appréhender sa cinétique, et d’évaluer des thérapies ciblant celle-ci. L’agent d’imagerie de l’inflammation qui va être évalué dans ce contexte a déjà fait ses preuves chez la souris pour l’imagerie des plaques d’athéromes qui se développent dans la paroi des artères, ainsi que pour l’évaluation de l’inflammation hépatique. Il est en cours d’évaluation clinique pour l’imagerie de l’athérosclérose. L’objectif ici est donc de déterminer s’il est suffisamment spécifique et sensible pour permettre la visualisation de l’inflammation du muscle cardiaque dans le contexte du post-infarctus. Si oui, il pourra être utilisé dans le cadre de la recherche ou de la pratique clinique pour évaluer cette inflammation et pour tester de nouvelles thérapies. Cela ouvrira également la voie à l’exploration d’autres pathologies caractérisées par de l’inflammation du muscle cardiaque telles que l’endocardite, la myocardite, ou le rejet de greffe.
Bénéfices attendus
L’agent d’imagerie étudié fait a déjà fait ses preuves pour l’imagerie de l’athérosclérose et il fait actuellement l’objet d’un essai clinique pour cette application. La cible de cet agent d’imagerie (VCAM-1) est exprimée dans d’autres pathologies caractérisées par des phénomènes inflammatoires. Evaluer le potentiel de cet agent d’imagerie dans d’autres contextes physiopathologiques tels que le post-infarctus du myocarde permettra donc potentiellement d’étendre son champ d’applications diagnostiques. Cela permettra également de disposer d’un outil de recherche pour tester de manière non invasive des traitements ciblant la réponse inflammatoire.
Procédures
Les animaux subiront une unique procédure chirurgicale (
Impact sur les animaux
La procédure a été classée en sévère du fait de la chirurgie et de l’induction d’une ischémie myocardique. Toutefois, le modèle est bien maitrisé par le laboratoire en charge de sa réalisation. Ainsi, la taille de l’infarctus est bien contrôlée, et le vide pleural correctement réalisé. De ce fait la mortalité associée à la procédure chirurgicale se trouve dans la fourchette basse de ce qui est classiquement reporté dans la littérature (20%). Une médication et des points limite adaptés permettent de prendre en charge efficacement la douleur et le stress.
Devenir
A l’issu de la procédure les animaux seront mis à mort. En effet, des analyses post-mortem seront nécessaires pour caractériser la réponse inflammatoire et la distribution de l’agent d’imagerie à une échelle cellulaire et tissulaire.
Remplacement
La réponse inflammatoire dans le post-infarctus ne peut être évaluée qu’in vivo. Toutefois, l’agent d’imagerie a été préalablement entièrement caractérisé et validé in vitro sur protéine recombinante et sur cellules. Sa spécificité et sensibilité pour lier sa cible exprimée par des cellules endothéliales ont ainsi été préalablement démontrées in vitro.
Réduction
Le design de l’étude a été conçu de sorte à réduire le nombre d’animaux. En effet un faible effectif sera utilisé pour évaluer la faisabilité de la méthode lors d’une étude pilote, et l’étude principale ne sera réalisée que si cette première étude est concluante. Par ailleurs l’imagerie non invasive permet de suivre la réponse inflammatoire sur un même animal au cours du temps, est ainsi de réduire le nombre d’animaux nécessaires à l’étude.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe avec enrichissement du milieu de vie adapté à l’espèce. Une médication et des points limites adaptés au modèle permettront de réduire le stress et la souffrance. L’imagerie sera réalisée sous anesthésie volatile.
Choix des espèces
La souris constitue un modèle de référence, avec le rat, pour l’étude du post-infarctus chez le petit animal. L’agent d’imagerie évalué est un fragment d’anticorps reconnaissant la protéine de souris et la protéine humaine, mais pas la protéine de rat. De ce fait l’espèce retenue est la souris, et plus particulièrement la souche c57Bl/6J fréquemment utilisée dans la recherche cardiovasculaire. Des souris c57Bl/6J adultes seront utilisées afin de se rapprocher du contexte clinique.
Imagerie non invasive de l’inflammation myocardique
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
42 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une chirurgie d'ouverture du thorax provoquant un infarctus du cœur, puis des injections d'un agent d'imagerie sous anesthésie à deux et sept jours, pour vérifier si cet agent visualise l'inflammation cardiaque. Le porteur indique une mortalité liée à la chirurgie d'environ 20 %, qu'il situe dans la fourchette basse de la littérature. Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem, et le porteur affirme que la réponse inflammatoire ne peut être évaluée qu'in vivo.
Objectifs
L’infarctus du myocarde (muscle cardiaque) induit une réponse inflammatoire qui est nécessaire à la cicatrisation. Cette inflammation peut cependant parfois avoir un effet délétère. Des thérapies visant à moduler la réponse inflammatoire, soit en la stimulant soit en l’inhibant selon le contexte et la fenêtre temporelle, sont donc à l’étude. Un agent d’imagerie permettant de visualiser de manière non invasive la réponse inflammatoire permettrait de mieux appréhender sa cinétique, et d’évaluer des thérapies ciblant celle-ci. L’agent d’imagerie de l’inflammation qui va être évalué dans ce contexte a déjà fait ses preuves chez la souris pour l’imagerie de lésions qui se développent dans la paroi des artères, ainsi que pour l’évaluation de l’inflammation du foie. Il est en cours d’évaluation clinique. L’objectif ici est donc de déterminer s’il est suffisamment spécifique et sensible pour permettre la visualisation de l’inflammation du muscle cardiaque dans le contexte du post-infarctus. Si oui, il pourra être utilisé dans le cadre de la recherche ou de la pratique clinique pour évaluer cette inflammation et pour tester de nouvelles thérapies. Cela ouvrira également la voie à l’exploration d’autres pathologies caractérisées par de l’inflammation du muscle cardiaque telles que le rejet de greffe.
Bénéfices attendus
L’agent d’imagerie étudié fait a déjà fait ses preuves pour l’imagerie de lésions des artères et il fait actuellement l’objet d’un essai clinique pour cette application. La cible de cet agent d’imagerie est exprimée dans d’autres pathologies caractérisées par des phénomènes inflammatoires. Evaluer le potentiel de cet agent d’imagerie dans d’autres contextes physiopathologiques tels que le post-infarctus du myocarde permettra donc potentiellement d’étendre son champ d’applications diagnostiques. Cela permettra également de disposer d’un outil de recherche pour tester de manière non invasive des traitements ciblant la réponse inflammatoire.
Procédures
Les animaux subiront les conséquences de la chirurgie. A J2 et J7 les animaux recevront une injection intraveineuse d’un agent d’imagerie suivi d’une anesthésie volatile de courte durée (
Impact sur les animaux
La procédure a été classée en sévère du fait de la chirurgie et de l’induction d’une ischémie myocardique. Toutefois, le modèle est bien maitrisé par le laboratoire en charge de sa réalisation. Ainsi, la taille de l’infarctus est bien contrôlée, et le vide pleural correctement réalisé. De ce fait la mortalité associée à la procédure chirurgicale se trouve dans la fourchette basse de ce qui est classiquement reporté dans la littérature (20%). Une médication et des points limite adaptés permettent de prendre en charge efficacement la douleur et le stress.
Devenir
A l’issue de la procédure les animaux seront mis à mort. En effet, des analyses post-mortem seront nécessaires pour caractériser la réponse inflammatoire et la distribution de l’agent d’imagerie à une échelle cellulaire et tissulaire.
Remplacement
La réponse inflammatoire dans le post-infarctus ne peut être évaluée qu’in vivo. Toutefois, l’agent d’imagerie a été préalablement entièrement caractérisé et validé in vitro sur protéine recombinante et sur cellules. Sa spécificité et sensibilité pour lier sa cible exprimée par des cellules endothéliales ont ainsi été préalablement démontrées in vitro.
Réduction
Le design de l’étude a été conçu de sorte à réduire le nombre d’animaux. En effet un faible effectif sera utilisé pour évaluer la faisabilité de la méthode lors d’une étude pilote, et l’étude principale ne sera réalisée que si cette première étude est concluante. Par ailleurs l’imagerie non invasive permet de suivre la réponse inflammatoire sur un même animal au cours du temps, est ainsi de réduire le nombre d’animaux nécessaires à l’étude.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe avec enrichissement du milieu de vie adapté à l’espèce. Une médication et des points limites adaptés au modèle permettront de réduire le stress et la souffrance. L’imagerie sera réalisée sous anesthésie volatile.
Choix des espèces
La souris constitue un modèle de référence, avec le rat, pour l’étude du post-infarctus chez le petit animal. L’agent d’imagerie évalué est un fragment d’anticorps reconnaissant la protéine de souris et la protéine humaine, mais pas la protéine de rat. De ce fait l’espèce retenue est la souris.
Etude de l’efficacité de nouvelles approches thérapeutiques dans des modèles murins de tumeurs solides ou hématologiques
- Recherche appliquée
- Cancers
20 750 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance qui vont de léger à sévère, la grande majorité (19 100) en gravité sévère. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau ou dans une veine, des injections répétées de candidats médicaments par de multiples voies et des prélèvements de sang au sinus rétro-orbital, pour évaluer des immunothérapies visant les cellules NK. Le porteur indique que les greffes peuvent provoquer perte de poids, nécrose, ulcération, difficulté à respirer et cachexie, des points limites déclenchant la mise à mort. Les bénéfices pour les patients, rémission ou espérance de vie accrue, restent renvoyés au conditionnel, tandis que le remplacement est écarté au motif qu'un candidat médicament exige une preuve de concept sur "animal entier".
Objectifs
Chaque année, environ 18 millions de cancers sont diagnostiqués à travers le monde, responsables de plus de 9 millions de décès. Les approches pour le traitement du cancer ont profondément évolué ces dernières années et l’immunothérapie représente aujourd’hui une approche thérapeutique prometteuse dans ce domaine. Sa particularité n’est pas de cibler les cellules tumorales comme les autres stratégies thérapeutiques (chimiothérapie, radiothérapie etc) mais d’aider à restaurer le bon fonctionnement du système immunitaire du patient pour l’induire à reconnaitre et détruire les cellules tumorales. Avec l’approbation de ces immunothérapies par les autorités réglementaires et leur introduction dans l’arsenal thérapeutique des oncologues depuis 2010, de nombreux patients ont pu bénéficier d’effets spectaculaires de traitements par immunothérapie. Cependant, malgré le succès de ce type d’approches pour une partie des malades, une majorité d’entre eux ne retire qu’un bénéfice limité des molécules actuellement disponibles. Ce constat force à la recherche de nouvelles stratégies pour induire une réponse immune contre le cancer arborant des modes d’actions différents, efficaces ou pouvant se combiner et améliorer l’efficacité des molécules déjà utilisées. L’immense majorité de ces nouvelles voies de traitement cible les cellules lymphocytes T de l’immunité adaptative. Notre laboratoire travaille sur des immuno-thérapies innovantes basées sur les cellules Natural Killer (NK), qui sont clés de la réponse immunitaire anti-tumorale. En effet, les cellules NK peuvent directement et rapidement reconnaître et tuer les cellules tumorales. En outre, grâce à leur production de cytokines, elles peuvent induire une réponse spécifique et durable via notamment l’activation de lymphocytes spécifiques. Ce projet sera utilisé dans les phases précoces de développement de nouvelles immunothérapies au sein de la société. Il détaille un schéma général précis qui sera communément utilisé pour tous les nouveaux traitements qui seront ultérieurement évalués afin de mettre en évidence l’efficacité de ces nouvelles approches dans des modèles de tumeurs solides ou hématologiques. Ce projet a donc pour objectif de valider le concept thérapeutique antitumoral de nouveaux traitements ayant la capacité de booster le système immunitaire (et en particulier les cellules NK) pour lutter contre le cancer.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus pour ce projet sont importants. Si ce projet permet d’identifier un nouveau médicament contre le cancer, alors le bénéfice à moyen et long terme pour les patients sera considérable. En effet, depuis 2004, le cancer est la première cause de mortalité prématurée en France, devant les maladies cardiovasculaires. On estime que 3,8 millions de personnes vivent en France aujourd'hui avec un diagnostic de cancer (données ARC pour 2018). L’approche pour le traitement du cancer a profondément évolué ces dernières années. Jusqu’alors, les traitements de références étaient la chirurgie et la radiothérapie pour des cancers très localisés, la chimiothérapie pour des cancers plus diffus et les thérapies ciblées pour des cancers ayant des mutations génétiques particulières. Malgrè ces traitements, plus de 150 000 patients meurent d’un cancer chaque année. Le besoin médical en thérapies innovantes et efficaces est donc considérable. L’immunothérapie est aujourd’hui une nouvelle approche thérapeutique qui a permis une avancée majeure dans le traitement du cancer. Notre approche vise à cibler les cellules NK du système immunitaire inné, qui sont des acteurs majeurs de la réponse anti-tumorale, pour in fine stimuler le système immunitaire du patient contre le cancer. Le projet présenté ici vise à évaluer l’efficacité de nouvelles stratégies immunothérapeutiques visant ou utilisant les cellules NK dans le modèle murin. S’ils s’avèrent efficaces, ces nouveaux médicaments seront ensuite testés en phases cliniques chez des patients. Les bénéfices pour les patients seraient la rémission, l’augmentation de l’espérance de vie et/ou une meilleure qualité de vie.
Procédures
Injection de cellules tumorales : Injection sous-cutanée (Procédure 2) ou injection intra-veineuse (Procédure 3). Toutes les souris de la procédure seront injectées. Injection dans le flanc d’animaux vigiles (procédure 2) ou dans la veine caudale d’animaux vigiles (procédure3). Une injection par souris. Pour l’étude de la réponse mémoire, un nombre restreint de souris sera ré-injecté avec des cellules tumorales dans le flanc opposé (procédure 2) ou dans la veine caudale (procédure 3), 2 à 6 mois après la première injection. Dans ces 2 procédures, injection des cellules tumorales avec des aiguilles 30G 1/2, volume ≤100 µL pouvant aller jusqu’à 200 µL si cellules de grosse taille ou grand nombre de cellules. Injection des nouveaux candidats médicaments (Procédures 1, 2 & 3) : La méthode et la fréquence d’injection sera définie pour chaque nouveau traitement, suivant sa stabilité, sa concentration et sa biodistribution prédite. a. Injection intra-veineuse, dans le sinus rétro-orbital d’animaux anesthésiés par voie gazeuse (isoflurane). Aiguille 30G 1/2, V≤100 µL et jusqu’à 200 µL si la concentration du composé trop faible. Maximum une injection/œil /semaine ; b. Injection intra-péritonéale dans des animaux vigiles. Aiguille 26G ou 30G 1/2, V≤400 µL, maximum 5fois/semaine ; c. Injection sous-cutanée intra-scapulaire dans des animaux vigiles. Aiguille 26G ou 30G 1/2, V≤200 µL, maximum 5fois/semaine ; d. Injections per os d’animaux vigiles avec sondes de gavage, V≤200 µL, maximum 5fois/semaine ; e. Injection intra-tumorale dans souris anesthésiées par voie gazeuse (isoflurane). Aiguille 30G 1/2, V≤100 µL, maximum 5fois/semaine. Prélèvement poumons et organes (Procédure 3, uniquement si injection de cellules « transparentes ») après surdosage chimique par une injection IP de 300-360 mg/kg de kétamine + 30-40 mg/kg de xylazine, aiguille 26G, sur un animal anesthésié par voie gazeuse (isoflurane)). Prélèvement de sang (Procédures 1, 2 & 3) : au sinus rétro-orbital sur animaux anesthésiés par voie gazeuse (isoflurane). V
Impact sur les animaux
Les gestes réalisés sur les animaux dans les procédures 1, 2 et 3 toutes les procédures bien que répétés et/ou multiples, sont de gravité modérée. Cependant, les modèles de greffes sous-cutanée ou intra-veineuse de cellules tumorales réalisées lors des procédures 2 et 3 peuvent induire une incidence sur le bien-être de l’animal : Les modèles de greffe en SC (procédure 2) peuvent induire une incidence significative sur le bien-être ou l’état général de l’animal se traduisant par une perte de poids, une nécrose importante et/ou saignement et/ou ulcération et/ou inflammation très importante, une tumeur altérant la mobilité des animaux, signes d’isolement ou posture de dos voûté et/ou prostration et/ou difficulté à respirer (dyspnée) et/ou cachexie (affaiblissement profond de l’organisme). Des points limites précoces sont appliqués sur ces modèles pour réduire au maximum les douleurs/souffrances/anxiété des animaux. Les modèles de greffe en IV (procédure 3) peuvent induire une incidence significative sur le bien-être ou l’état général de l’animal se traduisant par une perte de poids, signes d’isolement ou posture de dos voûté et/ou prostration et/ou difficulté à respirer (dyspnée) et/ou cachexie (affaiblissement profond de l’organisme). Des points limites précoces sont appliqués sur ces modèles pour réduire au maximum les douleurs/souffrance/anxiété des animaux. Les nouveaux traitements testés dans ce projet peuvent, également, induire une toxicité transitoire dans les jours suivant leur administration qui peut se traduire par une perte de poids transitoire, un poil piqué et une diminution d’activité. Cette toxicité ne dure que quelques jours (inférieure à 8 jours) et les animaux reviennent à leur état « normal » rapidement. Une attention particulière sera portée aux animaux en phase de perte de poids afin de réduire au maximum les douleurs/souffrance/anxiété des animaux. Les gestes réalisés sur les animaux de la procédure 4 sont de gravité légère. Aucune incidence significative sur le bien-être ou l’état général ne devrait être observée.
Devenir
Les animaux de la procédure 1, ayant subit un nombre répété de gestes techniques (injection et prélèvement), seront sacrifiés afin de limiter les nuisances sur le bien-être des animaux et éviter tout effet indésirable. Les animaux des procédures 2 et 3 seront sacrifiés lors de l’atteinte des points limites afin de limiter les nuisances sur le bien-être des animaux et éviter tout effet indésirable. Les animaux n’atteignant pas les points limites à la fin de la procédure expérimentale mais ayant été greffé avec des cellules tumorales seront sacrifiés afin de limiter les nuisances sur le bien-être des animaux et éviter tout effet indésirable. Dans les procédures 1, 2 et 3, les animaux exclus et les animaux dédiés au prélèvement d’organes/sang pour expérimentations ex-vivo seront euthanasiés avant l’atteinte des points limites. Les animaux de la procédure 4 seront sacrifiés immédiatemment après le prélèvement de sang.
Remplacement
Evaluer de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à réactiver le système immunitaire implique d’être dans un système biologique complexe qui rassemble tumeur, environnement tumoral et système immunitaire. Compte tenu de l’interaction étroite entre ces différents systèmes, qu’il n’est pas possible de reproduire in vitro, il est nécessaire d’obtenir des preuves de concept sur animal entier dans le processus de développement de candidats médicaments. Le remplacement des animaux est donc impossible.
Réduction
Les effectifs d'animaux nécessaires seront réduits au minimum selon la règle des 3R. Les lots de souris ont été définis par analyse statistique prédictive de taille de populations, basée sur les tests qui seront appliqués aux données collectées : test statistique de rang non paramétrique one-way ANOVA, Mann Whitney, student t-test non-apparié (en présumant que les données des lots que l’on compare suivent des lois normales de même variance) et test de survie (test Log-rank). D’après ces analyses prédictives, il faudra des lots de 20 souris pour pouvoir obtenir des résultats exploitables dans les études de pharmacodynamie (procédure 1) et des lots de 5 à 12 souris pour les études d’efficacité et de réponse mémoire (procédures 2 et 3). Des lots de 5 à 10 souris seront nécessaires pour les expériences visant les études ex-vivo des procédures 2 et 3 (histochimie, RTqPCR, cytométrie en flux). Quand nous utiliserons de nouveaux modèles de tumeurs, des mises au point seront effectuées afin de déterminer combien de cellules devront être injectées par souris (3 doses seront testées). Cela requièrera 10 souris par groupe. Pour réduire le nombre de souris utilisées, si plusieurs composés candidats ayant le(s) même contrôle(s) doivent être testés dans la même expérience, les groupes contrôles communs ne seront réalisés qu’une seule fois. Pour les études in vitro de la procédure 4, des lots de 15 souris seront nécessaires pour obtenir des données significatives. Ces nombres de souris représentent un compromis entre sensibilité et robustesse statistique suffisante. Les données obtenues pour chaque paramètre sur des animaux traités pourront être comparées aux données obtenues sur des animaux ayant reçu un traitement placebo et/ou traitement de référence et permettre ainsi l’évaluation précise de l’efficacité de nouveaux candidats médicaments. Pour l’utilisation des souris transgéniques, animaux mâles et femelles d’âges différents pourront être utilisés, afin de réduire le nombre d’animaux générés.
Raffinement
Une période d’acclimatation de 5 jours sera respectée à la réception des animaux. Les animaux seront hébergés maximum 5 par cage avec 2 enrichissements de milieu au minimum. Dans la mesure du possible, aucun animal ne sera maintenu seul dans sa cage en cours d’expérimentation, sinon un enrichissement supplémentaire sera ajouté dans la cage. Dans la mesure du possible, des aiguilles 30G 1/2 seront utilisées pour toutes les injections. Les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie générale (gazeuse à l’isoflurane) et les volumes ainsi que les fréquences de prélèvement suivront les recommandations du CEEA et de la SBEA (cf. Annexe01). Le poids des animaux sera suivi une fois par semaine. Certains nouveaux candidats médicaments peuvent induire une perte de poids transitoire des animaux intervenant généralement entre 1 à 8 jours après le traitement. Lorsqu’une perte de poids sera initiée (10% de perte de poids), les souris seront pesées 3 fois par semaine. Dès l'atteinte de 15% de perte de poids, les animaux seront pesés quotidiennement. Cette surveillance renforcée sera maintenue jusqu'à ce que leur poids ne diminue plus sur 2 pesées successives. Au-delà de 15% de perte de poids, il sera ajouté de la nourriture humidifiée ou gélifiée, au fond de la cage, afin de faciliter l’accès à la nourriture aux animaux. L’aspect général de l’animal (apparence, comportement, aspect des tumeurs) sera suivi lors des mesures de poids ou de volume tumoraux (classiquement deux fois par semaine). S’il se dégrade (yeux plissés, oreilles rabattues, prostration, isolement) mais ne nécessite pas son sacrifice, la surveillance des animaux sera réalisée tous les deux jours. Dans le cas d’un modèle agressif, les souris seront surveillées quotidiennement. Si une tumeur commence à montrer des signes de nécrose modérée (inflammation importante et/ou croute), les souris seront surveillées tous les deux jours. Dans le cas d’un modèle agressif avec signe de nécrose modérée, les souris seront surveillées quotidiennement. Les points limites relatifs à la perte de poids, à l’apparence et au comportement des animaux, à l’aspect et aux volumes des tumeurs sont des critères qui justifieront le sacrifice des animaux Les prélèvements sanguins de la procédure 4 seront réalisés sous anesthésie générale (gazeuse à l’isoflurane) avec une injection de buprénorphine. Les souris seront euthanasiées immédiatement après le prélèvement.
Choix des espèces
Le choix de la souris comme modèle in vivo est guidé par le haut niveau de similarité de sa biologie par rapport à l’homme, les outils et les structures disponibles pour sa manipulation et des temps de gestation et de sevrage courts. De plus, l’analogie fonctionnelle des systèmes immunitaires murin et humain font de la souris un modèle pertinent pour analyser l’efficacité de nouvelles thérapies et l’activation du système immunitaire. Des modèles murins de tumeurs solides et hématologiques sont à disposition dans différentes souches de souris. Enfin, le modèle murin est un modèle de choix de par l’existence de souris immuno-déficientes et de souris génétiquements modifiées qui nous permettront de disséquer le rôle de nos nouveaux traitements sur le système immunitaire (souris transgéniques déficientes en cellules NK, par exemple). Les animaux utilisés dans le cadre de ces études auront un âge minimal de 7 semaines, âge auquel le système immunitaire est décrit comme mature.
Etude des effets antagonistes du sélénium sur la toxicité au mercure chez les géniteurs de truite arc-en-ciel.
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
5 778 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées de gravité légère, une partie mise à mort sous anesthésie sans réveil. Reproductrices et alevins sont nourris pendant plusieurs semaines avec un aliment contenant du méthylmercure à quatre fois la limite légale, pour étudier l'effet protecteur du sélénium sur cette contamination. Le porteur revendique des retombées pour la santé humaine et pour la valorisation de coproduits de thon dans l'élevage de la truite. Il affirme que l'étude des mécanismes chez la descendance ne peut être menée sur lignée cellulaire ni par modélisation.
Objectifs
L’objectif de ce projet sera de mieux comprendre et caractériser l’antagonisme du sélénium vis-à-vis du méthylmercure dans l'alimentation des géniteurs de truite arc-en-ciel, principale espèce aquacole produite en France, sur son métabolisme, sa détoxication, ainsi que sur les paramètres antioxydants et la réponse pro-inflammatoire chez la descendance.
Bénéfices attendus
Ces travaux auront ainsi des répercutions en santé humaine en améliorant les connaissances sur les conséquences qu’entraînent une exposition, par l’alimentation parentale, au méthylmercure sur la descendance. Cette expérimentation permettra aussi d’évaluer la possibilité d’utiliser des coproduits de thon comme ingrédient alternatif pour l’élevage de la truite arc-en-ciel.
Procédures
Trois prélèvement de sang au maximum de 2 mL chez les géniteurs de truites d'un poids moyen compris entre 0,6 et 1 kg anesthésiés dans un bain de benzocaïne (durée : environ 1 minute pour chaque prélèvement de sang). Alimentation pendant 6 mois de plusieurs lots de géniteurs de truite (90 animaux au total) avec un aliment contenant 2 ppm de méthylmercure. Alimentation pendant 3 semaines de plusieurs lots d'alevins de truite (1800 animaux au total) issus des géniteurs utilisés dans le projet avec un aliment contenant 2 ppm de méthylmercure.
Impact sur les animaux
La limite légale de mercure et de sélénium dans les aliments aquacoles est de 0,5 mg/kg, donc la dose la plus haute représente ici 4 fois la limite légale pour le mercure et 8 fois la limite légale pour le sélénium. Ces concentrations ont été choisies suite à un premier essai nutritionnel réalisé chez des truites juvéniles ainsi qu’une étude bibliographique des effets du sélénium et du mercure chez les poissons au stade géniteur (Penglase et al., 2014 ; Khadra et al., 2019). Ces doses assurent l’observation d’un challenge pro-oxydant et inflammatoire par le mercure, tout en évitant une non métabolisation de ce dernier ainsi qu’un blocage de la reproduction ou une mortalité certaine des poissons. Une légère baisse de la croissance transitoire avait été observée chez les juvéniles et pourrait également être observée chez les géniteurs ou alevins, en plus de l'observation au niveau métabolique d'un stress oxydant et pro-inflammatoire limité.
Devenir
L’ensemble des animaux de l’expérimentation sera euthanasié et destiné au prélèvement d’échantillons pour analyses
Remplacement
S’agissant d’un essai nutritionnel chez des géniteurs de truite et dans le but d’étudier les mécanismes physiologiques et moléculaires qui en découlent chez la descendance, l’étude ne peut donc pas être réalisée sur des lignées cellulaires ou par des calculs et des modélisations informatiques.
Réduction
Le nombre de poissons mis en expérimentation est calculé a minima compte-tenu de la variabilité individuelle observée dans des études antérieures avec dix femelles et cinq mâles par bassin pour pouvoir obtenir suffisamment de pontes simultanées dans chaque lot pour la deuxième partie de l’essai sur la descendance. Avec 6 régimes testés chacun dans deux bassins, le nombre de géniteurs de truite mis en expérimentation sera de 6x2x15=180. A J0, 9 poissons n’ayant pas encore reçu de régime expérimental seront prélevés pour les analyses, soit un total de 189 géniteurs utilisés pour cet essai sur les géniteurs.
Raffinement
Les procédures sont raffinées avec des conditions d’élevage optimisées énoncées ci-dessus. Les animaux seront nourris à satiété visuelle afin d’assurer leur bien-être et ne pas polluer le milieu par une trop grande distribution d’aliment qui ne serait pas consommé. Les effectifs seront limités afin de réduire les rejets dans l’eau. La supplémentation en mercure organique sera testée car mieux assimilée que la forme inorganique, donc potentiellement plus toxique pour l’animal mais moins polluante au niveau environnemental. Les doses minimales à partir desquelles un effet est visible ont été choisies. Le mercure sera ajouté avant extrusion de l’aliment afin de limiter sa potentielle dissolution dans le milieu aquatique. Un mélange attractant sera ajouté dans l’aliment végétal afin de maximiser la prise alimentaire. Des analyses de mercure seront réalisées en cours d’essai afin de vérifier l’absence de pollution de l’eau. Si tel était le cas, l’essai serait stoppé.
Choix des espèces
La truite arc-en-ciel est la première espèce piscicole produite en France et a donc un poids agronomique et commercial important, ce qui en fait un choix privilégié pour cet essai, en plus de son intérêt scientifique : espèce à gros œufs avec alevins contenant de larges réserves vitellines issues des dépôts maternels. Les animaux utilisés seront des géniteurs de truites femelles et mâles avec un ratio 2/1, afin d’être dans les conditions optimales de reproduction et pouvoir étudier l’effet de l’alimentation parentale : maternelle et paternelle (en particulier pour les effets épigénétiques) chez la truite arc-en-ciel.
Procédures liées à l’activité de référence en matière de rage (suite de la saisine # 3164-2015121414072410 v3)
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
370 renards et chiens viverrins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère, une partie tuée et 200 réutilisés dans d'autres projets. Selon les volets, ils sont vaccinés puis saignés, exsanguinés pour produire du sérum, ou infectés par le virus de la rage par voie intracérébrale, cette épreuve provoquant des signes cliniques de souffrance puis la mort. Le porteur reconnaît que l'infection par les lyssavirus est source de souffrance et conduit au décès, et présente des points limites qu'il indique vouloir tester lors des prochaines procédures. Il affirme que la réglementation européenne impose ces essais sur l'espèce cible et qu'ils ne peuvent être menés sur culture cellulaire.
Objectifs
Ce projet s’inscrit dans les actions de lutte contre la rage, en particulier garantir que l’Europe reste indemne de rage. Il utilisera des renards et des chiens viverrins, espèces importantes pour la persistance de la maladie dans certaines parties du monde. Le diagnostic de la rage repose sur la détection directe de virus sur animaux morts ou celle d’anticorps à l’infection ou vaccination (tests sérologiques pour évaluer l’efficacité d’une campagne vaccinale par exemple). Le projet comporte 2 volets : d’une part l’évaluation de l’efficacité protectrice de candidats vaccins oraux antirabiques avant toute autorisation de mise sur le marché et réglementairement faite sur les espèces cibles ; d’autre part, la production de produits biologiques pour le diagnostic et l’évaluation de nouveaux vaccins : production de virus homologue, de sérums négatifs sur des animaux non vaccinés, de sérums positifs sur animaux vaccinés. Ce projet fera l’objet de 4 procédures distinctes : Procédure 1 : Production de sérum positif sur renard et chien viverrin préalablement vaccinés avec des vaccins anti-rabiques oraux authorisés en Europe. Procédure 2 : Production de sérum naïf (sans anticorps spécifiques contre les lyssavirus) sur renard et chien viverrin sains non vaccinés entrant dans des procédures d’autres projets. Procédure 3 : Test d'efficacité de vaccins antirabiques oraux sur renard et chien viverrin selon un protocole réglementaire (monographie 0746 de la Pharmacopée Européenne): pour chaque vaccin évalué, 25 animaux vaccinés et 10 animaux non vaccinés, sont éprouvés avec une souche virale rabique. Le groupe témoin valide la dose virale utilisée (mortalité attendue d’au moins 80%). Procédure 4 : Production de virus d'épreuve homologue sur renard et collecte de données physiologiques à l'aide d’un implant télémétrique sous-cutané. Elle vise à produire un stock de virus rabique homologue sur renard principalement pour le contrôle des vaccins antirabiques à partir des glandes salivaires mandibulaires et parotidiennes d’animaux infectés par la voie intracérébrale puis euthanasiés. Le suivi continu de la maladie (température, rythme cardiaque, activité) sera obtenu par des implants sans manipuler les animaux afin d’affiner la détermination de points limites précoces.
Bénéfices attendus
L’objectif du présent projet est de contribuer directement ou indirectement à la lutte contre la rage par l’évaluation de l’efficacité protectrice de nouveaux vaccins oraux antirabiques (prérequis avant toute autorisation de mise sur le marché) et réglementairement réalisée sur espèce cible. La production de réactifs (sérum naïf, sérum positif et stock de virus) est également nécessaire pour fournir les contrôles positifs (contenant des anticorps) et négatifs pour divers tests diagnostiques à usage interne ou distribués aux réseaux de laboratoires impliqués dans la lutte contre la rage. La mesure de données physiologiques par implants devrait permettre de raffiner les protocoles, de détecter plus précocement les points limites afin de limiter la souffrance des animaux.
Procédures
Procédure 1: Production d'un sérum positif de référence antirabique sur renard et chien viverrin : 3 doses vaccinales IM à 2 semaines d'intervalle (1min), puis 3 prises de sang sur animal vigile (3min). Afin de récolter le sérum, les animaux sont anesthésiés pour procéder à une exsanguination terminale (30 min). Procédure 2: Production de sérum naïf sur renard et chien viverrin : prélèvement de 50 ml de sang (3min) à 2 semaines d’intervalle sur animal vigile. Procédure 3: Test d'efficacité des vaccins antirabiques oraux sur renards et chiens viverrins : prises de sang sur tous animaux (volume = 7.5ml, 3min)) 8 fois à 1 mois d’intervalle. Pour chaque vaccin, 25 animaux vaccinés puis éprouvés 6 mois plus tard par administration par voie intracérébrale d’une souche virale rabique (15min), de même que 10 animaux contrôles non vaccinés. Procédure 4: Implantation sous-cutanée d'un système télémétrique (30min) sur animaux anesthésiés par injection IM de cocktail anesthésique. 14j plus tard, infection virale par voie intracérébrale (20 min) des animaux anesthésiés par injection IM de cocktail anesthésique.
Impact sur les animaux
Les prises de sang sont réalisées avec une contention manuelle et sont bien tolérées. Certaines actions sont effectuées sous anesthésie afin d’éviter les effets indésirables : L'infection expérimentale par des lyssavirus génère des signes cliniques qui sont source de souffrance pour les animaux et conduit à la mort. La contention chimique pour le positionnement de l'implant et l'infection expérimentale génère peu d'effets secondaires au réveil. Les implants seront positionnés avec toutes les précautions chirurgicales requises, et ne devraient induire aucune réaction de rejet. Les implants sont adaptés pour des animaux aussi petits que des furets adultes de plus de 1kg. L’implant est peu invasif, et est très bien toléré en SC chez d’autres espèces. Nous avons également choisi la voie la moins invasive (SC), plutôt que péritonéale souvent utilisée. La collecte des données s'effectuera à distance des animaux, sans manipulation fréquente. Les animaux sont issus d'élevages et ne subiront pas de stress de mise en captivité. Ils seront gardés dans des cages qui stimuleront les comportements naturels des espèces.
Devenir
Procédure 1 : Production d'un sérum positif de référence antirabique. Les animaux sont euthanasiés afin de recueillir la quantité maximale de sérum. Procédure 2 : Production de sérum naïf. Les animaux sont gardés vivants et utilisés dans d’autres projets. Procédure 3 : Test d'efficacité des vaccins antirabiques oraux. Les animaux sont euthanasiés. Chez les animaux vaccinés et chez les animaux témoins, le taux de virus dans le cerveau sera analysé. Procédure 4: Production de virus d'épreuve homologue et collecte de données physiologiques à l'aide d’un implant télémétrique sous-cutané. Les animaux sont euthanasiés, afin de prélever les organes riches en virus.
Remplacement
La réglementation européenne impose de réaliser les essais d’efficacité vaccinale sur espèce cible et ne nous permettent pas de nous affranchir de l’expérimentation animale. La production de sérums de référence ne peut se faire que sur animaux d’expérimentation. Enfin les productions de virus, utilisées notamment pour les essais d’efficacité vaccinale, requièrent de réaliser des infections virales de souches homologues et ne peuvent se faire sur culture cellulaire.
Réduction
Les animaux utilisés dans la procédure 2 seront réutilisables pour d'autres projets. Le nombre d’animaux dépendra du besoin annuel en serum et du nombre d’animaux disponibles.
Raffinement
L’ensemble des animaux utilisés dans ces procédures seront hébergés individuellement dans des cages modifiées pour tendre vers la surface réglementaire pour chiens, tout en respectant le caractère solitaire de ces espèces. Les cages seront enrichies avec des plateformes, des tunnels, jouets, os, et caisson en bois afin de stimuler le comportement naturel exploratoire et mordeur de ces animaux. Les animaux expérimentalement infectés par du lyssavirus sont inspectés plusieurs fois par jours afin de vérifier leur état de santé et mettre en place un traitement palliatif dès que possible. Des points limites ont été établis pour les procédures impliquant une infection par le virus de rage afin de limiter la souffrance animale, et il est prévu de tester lors des prochaines procédures. La sédation des animaux n’est pas considérée comme requise pour les prélèvements de sang qui se font aussi rapidement aussi facilement que pour des chiens, par contention manuelle.
Choix des espèces
La production de virus d'épreuve ne peut être réalisée que sur l'espèce "homologue", c'est-à-dire renard ou chien viverrin selon les cas, afin de ne pas induire une pression de sélection dans la population virale. La pharmacopée européenne demande que les tests d'efficacité de vaccin soient réalisés sur l'espèce cible lors de l'épreuve pour un dossier d'AMM. Enfin les productions de sérums de référence nécessitent d’obtenir des volumes conséquents de sang ; l’utilisation de renards et chiens viverrins d’autres protocoles nous permet d’atteindre ce critère quantitatif. Les animaux sont adultes.
Etude des nouveaux variants SARS-CoV-2 chez des furets naïfs ou immunisés
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
230 furets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent une instillation nasale de variants du SARS-CoV-2 sous anesthésie, puis des lavages nasaux quotidiens et des prises de sang, pour comparer gravité, réplication et transmission entre furets naïfs, vaccinés ou convalescents. Le porteur décrit une infection peu symptomatique, avec au plus une toux faible et une apathie transitoire, et garde certains animaux jusqu'à quatre mois comme convalescents avant de les tuer. Il affirme que l'excrétion virale et la transmission entre individus ne peuvent être reproduites in vitro.
Objectifs
La gestion de l'épidémie de COVID19 est compliquée par l'émergence régulière de nouveaux variants de SARS-CoV-2 dont les mutations génétiques influencent la capacité du virus à se transmettre entre individus infectés, la gravité de l’infection et l’efficacité protectrice issue d’une vaccination ou d’une infection préalable. Le présent projet a pour objectif d’évaluer ces caractéristiques pour 5 variants en faisant appel à des études in-vitro et in-vivo. Pour les études in-vivo, le furet est un bon modèle de l’infection humaine de l’appareil respiratoire supérieur. Ce projet vise donc à évaluer pour chaque variant testé 1/ la gravité de l’infection 2/ sa vitesse de réplication chez le furet 3/ sa transmission entre furets. Pour chaque variant testé, cette évaluation se fait par comparaison avec un variant pour lequel la gravité de l’infection, la vitesse de réplication et la transmissibilité sont connues. L’autre partie du projet vise pour chaque nouveau variant à mesurer l’efficacité vaccinale ou la protection conférée par une infection préalable à SARS-CoV2. Les mêmes caractéristiques de gravité de l’infection, de vitesse de réplication et de transmissibilité seront ainsi évaluées chez des furets vaccinés ou convalescents d’une infection préalable. Les furets seront gardés en groupes sociaux de trois animaux à six animaux dans des cages de dimensions répondant à celles requises par la réglementation. Un enrichissement composé de tunnels, de coins de repos, d’espaces de jeux et d’exploration sera assuré. Tous les prélèvements seront effectués sous anesthésie générale. Le suivi des animaux sera réalisé quotidiennement, puis deux fois par jours dès apparition des symptômes. Le nombre d’animaux utilisé par variant est de 46 furets pour obtenir les données requises pour caractériser un nouveau variant, pour évaluer la protection vaccinale et la protection conférée par une infection préalable. Le projet est prévu pour l’étude de l’émergence de 5 nouveaux variants.
Bénéfices attendus
La caractérisation des nouveaux variants d’intérêt, l’évaluation de la protection vaccinale et la protection conférée par une infection préalable est une aide aux pouvoirs publiques dans l’anticipation et la gestion des nouveaux variants.
Procédures
Les inoculations expérimentales seront réalisées sous anesthésie générale gazeuse pour un furet par lot (virus instillé dans les narines). Des lavages nasaux seront réalisés quotidiennement sous anesthésie générale gazeuse (500µl d’une solution saline instillés à l'entrée de chaque narine, le liquide de lavage étant recueilli sous l'animal par gravité) (1minute). Des prises de sang seront réalisées à J4 et J8 sous anesthésie générale gazeuse dans la veine cave antérieure (3minutes).
Impact sur les animaux
L’infection à SARS-CoV-2 chez les furets est peu symptomatique: pas ou peu de perte de poids, peu d'hyperthermie. Une faible toux a été remarquée chez certains animaux et une apathie transitoire vers le 7ème- 8ème jour d’infection avec le variant alpha. L’inflammation locale des voie aériennes supérieures reste modeste et courte. L'inoculation virale intranasale et les lavages nasaux sont peu invasifs. Les furets étant des animaux sociaux, ils seront hébergés par groupes d’au moins 3 animaux avec des contacts permanents 6 heures après l’inoculation expérimentale des donneurs.
Devenir
Certains animaux issus de la procédure 1 seront gardés en vie jusqu'à 4 mois maximum après la fin de la procédure en tant que convalescents immunisés pour la procédure 2. Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure 2.
Remplacement
Les objectifs de ce projet requièrent une excrétion physiologique virale, de la transmission inter individus par la pénétration du virus dans des tissus des volutes nasales et le développement de réponses immunitaires locales et périphériques qu'il n'est pas possible de reproduire in-vitro. Le modèle animal reste donc nécessaire pour étudier la capacité réplicative de variants et son impact après infection chez des animaux immunisés ou non.
Réduction
Les nombres de furets par lot sont réduits. Certains lots pourront être supprimés. Ainsi, pour la procédure 1, les 2 lots utilisés pour le variant de référence pourront être supprimés s’il est conservé pour plusieurs variants à tester. Les lots sacrifiés à J8 des procédures 2 et 3 pourront s’avérer inutiles s’il est démontré par les résultats des essais préliminaires que la meilleure date pour avoir un maximum de titre viral est J4 (voir procédures 2 et 3). Aucune approche statistique n'a été réalisée, car les comparaisons entre variant seront qualitatives ou semi-quantitative.
Raffinement
Les furets sont anesthésiés pour tout prélèvement (prise de sang, lavage nasal) et pour les inoculations. Les furets seront gardés en groupes sociaux de trois à six animaux dans des cages de dimensions répondant à celles requises par la réglementation. Un enrichissement composé de tunnels, de coins de repos, d’espaces de jeux et d’exploration sera assuré. Tous les prélèvements seront effectués sous anesthésie générale. Le suivi des animaux sera réalisé quotidiennement, puis deux fois par jours dès apparition des symptômes.
Choix des espèces
Les furets constituent un modèle expérimental reproduisant la pathogénicité généralement peu marquée et courte de l’appareil respiratoire supérieur, ce qui est aussi observé lors de COVID-19. Les animaux auront plus de 18 semaines, car il est nécessaire que les animaux aient un système immunitaire mature afin que le modèle animal soit le plus proche possible de l’infection adulte humaine.
Activité des circuits corticaux dans un modèle murin d’autisme
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
105 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie cérébrale sous anesthésie pour injecter un virus et implanter une fibre optique, puis un test de reconnaissance d'objet avec enregistrement de l'activité neuronale, avant une perfusion intracardiaque terminale. Le porteur décrit des souris invalidées pour un gène lié à l'autisme et à la déficience intellectuelle, et indique que la chirurgie peut causer œdème et douleur post-opératoire. Il affirme que ces procédures sont "essentielles" et qu'aucun modèle informatique des comportements complexes n'existe encore.
Objectifs
Le but de notre projet est d'étudier la contribution d'un gène muté dans le trouble du spectre autistique. Nous explorerons son rôle dans l'apprentissage et la mémoire. Nous analyserons l'activité des circuits neuronaux du cortex préfrontal par photométrie par fibre lors d'un test de reconnaissance d'objet chez des souris invalidées pour le gène d'intérêt comparées aux souris sauvages. Nous étudierons l'activité de différentes sous-populations neuronales impliquées dans la neurotransmission excitatrice et inhibitrice.
Bénéfices attendus
Ces expériences devraient permettre de déterminer le rôle du gène d'intérêt dans l'activité des circuits corticaux préfrontaux lors de la mémoire de reconnaissance, contribuant ainsi à mieux comprendre son implication dans l'autisme et la déficience intellectuelle. L'étude dans des modèles murins des conséquences neurobiologiques de l'absence des gènes mutés dans l'autisme et autres troubles neurodéveloppementaux est une étape clé dans la compréhension des mécanismes impliqués dans la pathogénèse de ces maladies, afin de permettre à terme de développer des approches thérapeutiques adaptés.
Procédures
Une procédure chirurgicale est effectuée sous anesthésie générale pour injecter dans le cerveau un virus exprimant un marqueur calcique fluorescent et implanter la fibre optique pour la photométrie par fibre. La durée de la chirurgie est de 30-40 min. Aucun phénotype dommageable n’est prévu suite à la procédure. Après une période de récupération de 3 semaines, les souris sont habituées pendant 3 jours (10 min, 2 fois par jour) à un champ ouvert où sera effectué le test de reconnaissance d'objet. Le jour du test, l'activité neuronale est enregistrée par photométrie par fibre pendant 15-20 min en état basal, puis pendant 10 min lorsque l'animal explore 2 objets identiques. L'animal est ensuite replacé dans sa cage et au but de 10 min, il est réintroduit dans le champ et l'activité neuronale est enregistrée pendant 10 min lorsqu'il explore un objet familier et un objet nouveau. Au total, la procédure dure 45-50 min. Après 2 jours de repos, les souris sont enregistrées à nouveau lors d'un deuxième test de reconnaissance d'objet (45-50 min). A la fin des expériences, les animaux subiront une perfusion intracardiaque avec un agent fixateur pendant 3 min, sous anesthésie profonde, afin de prélever le cerveau pour des analyses histologiques. Au total, la procédure de perfusion dure 10-15 min.
Impact sur les animaux
La chirurgie pour injecter le virus dans le cerveau et implanter la fibre optique peut causer un œdème localisé associé à une douleur post-opératoire passagère. Il existe un risque faible d'infection suite à la chirurgie et l'implantation de la fibre optique. La manipulation par l'expérimentateur et l'exposition à un environnement nouveau lors du test comportemental peuvent engendrer un léger stress chez les souris. Les souris mâles logées dans la même cage peuvent parfois se battre et être blessées.
Devenir
Tous les animaux injectés avec le virus et utilisés dans les expériences de photométrie par fibre (n=105) seront perfusés avec un agent fixateur à la fin des expériences, afin de prélever le cerveau pour des analyses histologiques.
Remplacement
Nos travaux nécessitent l’utilisation de rongeurs puisque nous étudions des mécanismes pathologiques complexes associés à l’autisme et la déficience intellectuelle tels que des déficits cognitifs et l'activité des circuits neuronaux intacts. Les procédures d’expérimentation animale décrites ici sont donc essentielles pour mieux comprendre les conséquences de l'inactivation du gène d'intérêt dans le cerveau. La nature expérimentale de notre recherche nécessite l’utilisation de modèles animaux plutôt que des sujets humains. De plus, il n’existe pas encore de modèle computationnel des comportements complexes animaux.
Réduction
Nous utiliserons au maximum 105 souris. Nous réduisons le nombre d’animaux au strict nécessaire afin d’obtenir des résultats robustes statistiquement dans ce type d'expériences. Pour cela, le nombre d’animaux doit se situer entre 12-15 par condition étudiée. En effet, la variabilité interindividuelle élevée observée lors des tests comportementaux, y compris le test de reconnaissance d'objet, nécessite de groupes de taille relativement élevée. La taille des groupes est déterminée sur la base de la littérature scientifique et notre propre expérience dans ce type d'analyses. Les données seront analysées à l'aide de tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats.
Raffinement
Dans le cadre du raffinement de l’expérimentation animale, les protocoles utilisés ont été optimisés pour exposer les animaux au minimum de douleur possible. L’injection stéréotaxique de virus et la pose de fibres optiques sont réalisées sous anesthésie totale et locale pendant la chirurgie et un analgésique est administré en péri-opératoire. Les animaux sont observés quotidiennement par une personne compétente. Toute souris qui montre des signes de mauvaise santé engendrant une souffrance selon des points limites préétablis, est exclue du protocole et euthanasiée. Les souris sont hébergées à raison de 4 animaux par cage dans une animalerie de stabulation (température 19–21°C, cycle jour–nuit 12h–12h), avec accès libre à l’eau et aux croquettes. La stratégie d’enrichissement consiste à ajouter un nid des lanières de papier Kraft. La litière est changée tous les 7 jours pour éviter le stress. Une semaine avant le test de reconnaissance d'objet, les souris sont manipulés quotidiennement par l'expérimentateur pendant 5 min afin de les habituer et réduire le stress. De plus, les souris sont exposées au champ ouvert plusieurs fois avant le test de reconnaissance d'objet, d'abord en groupe et ensuite individuellement, afin de réduire le stress engendré par l'environnement nouveau. 48 h de repos sont réservées entre les procédures comportementales.
Choix des espèces
Le système nerveux de la souris présente des analogies avec celui de l’être humain. De plus, ce rongeur constitue un modèle de choix bien caractérisé pour les études neurobiologiques et comportementales en rapport avec l'autisme et autres troubles neurodéveloppementaux. Enfin, on a accès à des souris transgéniques afin d’étudier le rôle des gènes d’intérêt, ce qui permet d’aborder leur fonction dans le cerveau de manière intégrée, dans l’organisme vivant. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (2-6 mois). L'autisme étant un trouble qui persiste toute la vie, nous avons choisi d'étudier les conséquences de la perte du gène chez l'adulte, une fois que l'ensemble du système nerveux est développé.
Evaluation des effets d’une exposition chronique au TiO2 sur l’homéostasie intestinale et métabolique
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
96 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont exposées pendant 115 jours au dioxyde de titane, additif alimentaire E171, avec gavages et prélèvements de fèces réguliers, pour évaluer ses effets sur l'intestin et le métabolisme. Le porteur affirme attendre un léger surpoids, une perméabilité et une inflammation intestinales, et présente le recours à l'animal comme "difficilement remplaçable" pour reproduire les échanges entre organes sur une longue durée. Il indique que les résultats doivent aider industriels et autorités à décider du maintien de l'autorisation du E171.
Objectifs
Les particules minérales manufacturées sont abondantes dans les produits de la vie quotidienne (cosmétiques, textiles, matériaux de construction), dont l’alimentation. Parmi ces particules, le dioxyde de titane (TiO2) est un additif alimentaire utilisé comme colorant/opacifiant et agent de brillance dans les confiseries, les aliments transformés, les sauces et le glaçage. En Europe, l'utilisation du TiO2 alimentaire (référencé E171) est autorisée sans établissement d'une dose journalière acceptable. L'autorité européenne de sécurité sanitaire des aliments (EFSA) a estimé les niveaux d'exposition journalière au E171 entre 0,9 et 10,4 mg/kg de poids corporel (p.c)/jour chez l’enfant et entre 0,3 et 6,8 mg/kg p.c/j chez l’adulte. Face à ces niveaux élevés de consommation, les conséquences pour l’homme d'une exposition chronique aux particules de TiO2 soulèvent des questions de santé publique. Les craintes vis-à-vis de cet additif composée de particules micro- et nanométriques reposent sur des effets génotoxiques, de stress oxydant et inflammatoires des nanoparticules de TiO2 observés sur cellules intestinales. Cependant, la toxicité orale du TiO2 est encore peu étudiée et les autorités sanitaires ont conclu à la nécessité de tests pour évaluer les risques pour la santé des additifs alimentaires contenant des nanoparticules, particulièrement avec le E171. Dans les pays occidentaux, l'augmentation de la prévalence de l'obésité associée à des désordres métaboliques suggère des facteurs de risque liés au mode de vie. Parmi ces facteurs, l'ingestion chronique de particules inorganiques a été proposée. Le but de ce projet est d'étudier le lien entre l'exposition orale chronique au E171 et l'apparition et/ou l'aggravation de désordres métaboliques et intestinaux.
Bénéfices attendus
Outre l'apport de données inédites sur les effets d'une ingestion de TiO2 alimentaire sur le développement de désordres intestinaux et métaboliques, ce projet aidera les parties prenantes et les industriels dans leur décision de maintenir ou non l'autorisation et l'utilisation du E171 dans les aliments. Ce projet pourrait également permettre d'établir un lien potentiel entre facteurs environnementaux (ici ingestion d'additif alimentaire) et augmentation exponentielle dans les pays occidentaux de désordres métaboliques. En conclusion, ce projet fournira des données précieuses pour l'évaluation des risques chez l'Homme d'une exposition au TiO2 alimentaire.
Procédures
Les animaux seront soumis à un gavage avec du Dextran-FITC à J94 pour évaluer la perméabilité intestinale et à un gavage avec du glucose à J108 pour réaliser le test de tolérance au glucose. Des prélèvements de fèces seront réalisés tout au long de l'expérimentation (1 fois toutes les deux semaines).
Impact sur les animaux
Il est attendu que les animaux exposés au E171 développent un léger surpoids accompagné d'une perméabilité inestinale, d'une inflammation intestinale a bas bruit ainsi que d'une intolérance au glucose. Toutefois ces désordres intestinaux et métaboliques devraient être d'une intensité inférieure a celle observé lors d'un traitement des animaux avec un régime riche en graisse. Nos données préliminaires n'indiquent aucune altération de comportement et de prise alimentaire chez les animaux exposés au E171 incorporé aux croquettes à la dose testé dans cette étude.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de réasliser différents prélèvements de tissus sur l'animal en fin d'expérience.
Remplacement
Le projet étudie les effets du E171 (nanomatérieux alimentaires) après une période d'exposition chronique de 115 jours. De plus, l'étude portera sur les impacts sur l'axe microbiote-intestin-foie. Aucun modèle alternatif ne permet de recréer tous les dialogues inter-organes sur une période aussi longue. Le recours à l'animal est donc nécessaire et difficilement remplaçable par des modèles in vitro ou ex-vivo.
Réduction
Les régulations attendues, principalement concernant les tests de tolérance au glucose peuvent être assez fines. Ainsi, chaque groupe expérimental sera donc constitué de 12 souris pour que les résultats soient statistiquement exploitable, après analyse avec des tests statistiques adaptés. De plus, les procédures de notre projet seront réalisées 2 fois pour pouvoir générer suffisamment d'échantillons pour nos différents end points.
Raffinement
Pour réduire au minimum la douleur, la souffrance et l'angoisse infligées aux animaux, la coupure effectuée au niveau des queues de souris nécessaire pour la mesure de perméabilité intestinale et le test de tolérance au glucose seront réalisé sous analgésie locale. De plus, de l'enrichissement sera disposé dans les cages, sous la forme d'une maisonnette et de dispositif de nidification. Le bien-être des animaux sera assuré par une observation quotidienne et également par un suivi de poids et prise alimentaire hebdomadaire.
Choix des espèces
La souris est un modèle reconnu en toxicologie, pour lequel de nombreux outils sont développés afin d’étudier le microbiote et l’intestin. Les souris utilisées seront âgées de 5 semaines afin de faire des observations sur des souris adultes et matures.