Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
imagerie et aide à la chirurgie des nerfs
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
64 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent une injection intraveineuse d'un agent fluorescent censé marquer les nerfs, puis sont tués avant une chirurgie de dissection des nerfs, pour évaluer un outil d'aide au repérage nerveux en chirurgie maxillo-faciale. Le porteur affirme n'attendre aucune nuisance, la toxicité ayant selon lui déjà été testée et le seul geste sur l'animal vivant étant l'injection sous anesthésie. Il décrit l'expérimentation animale comme "incontournable" pour l'anatomie une fois les tests in vitro réalisés.
Objectifs
Les agents de contrastes fluorescents seront injectés in vivo par voie intraveineuse. De par leur conception, ces agents sont capables de marquer les nerfs en les rendant fluorescents et détectables en intraopératoire lors d’une chirurgie guidée par l’imagerie proche infra-rouge. La visualisation immédiate et en temps réel des nerfs nous permet donc de mieux opérer et enlever les tissus affectés sans endommager les nerfs présents dans le champs opératoire et parfois difficiles à voir par le chirurgien. C’est en particulier un problème aigu pour la chirurgie maxillo-faciale. Chez le rat qui nous servira de modèle, au cours d’une chirurgie cervicale il est possible de repérer les nerfs moteurs équivalent au nerf vague (X) chez l'humain et le nerf grand hypoglosse (XII) chez l'humain. Des dissections préliminaires sont nécessaires pour étudier l'anatomie du nerf facial (VII) chez l'humain au sein de la glande salivaire principale chez le rat (glande parotide chez l'humain).
Bénéfices attendus
Le premier bénéfice attendu de ce projet est de nous permettre de bien évaluer les performances des agents de contrastes de notre collaborateur. Après injection nous vérifierons donc la capacité de ces molécules à bien colorer les nerfs chez le rat. En termes de chirurgie, les bénéfices attendus concernent : - La qualité du repérage des fibres du nerf laryngée inferieur dans la neurotomie sélective des nerfs laryngées inférieures. Chez les patients, l’endommagement de ces nerfs entraine des problèmes dysphonie spasmodique, qui résistent aux injection de toxines botulique. Nous vérifierons donc que ces nerfs peuvent être très clairement visibles sous lumière infrarouge lors de la chirurgie. - Qualité du repérage du nerf récurrent du larynx pour éviter les paralysies laryngées - Qualité du repérage du nerf laryngé supérieur. Au final, si ces expériences précliniques donnent satisfaction, nous envisageons de lancer des procédure cliniques avec notre partenaire.
Procédures
injection intra veineuse, une fois, 5 minutes
Impact sur les animaux
Nous n'attendons pas de nuisance ni d'effet indésirable sur les animaux. En effet, la toxicité a déjà été testé par notre collaborateur et l'injection de ce produit aux rongeurs ne pose pas de problème. De plus les aimaux seront mis à mort avant la dissection, donc aucun geste ne sera effectué sur les animaux vivants à part l'injection du produit en intra veineuse sous anesthésie gazeuse.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure 1 car ensuite une chirurgie autour des nerfs sera effectuée sur l'animal.
Remplacement
A ce stade du projet, tous les tests in vitro ont été effectués. Le modèle murin nous semble le plus approprié, il permet de se rapprocher d'un grand nombre des caractéristiques humaines. De plus, puisqu'il s'agit ici d'anatomie, l'expérimetation animale est incontournable.
Réduction
Le nombre d’animaux a été déterminé en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés afin d’obtenir des résultats significativement exploitables et valides. Dans la première partie du protocole, n=3 est suffisant car nous nous attendons à des résultats très homogènes. Dans la seconde partie du protocole, une partie des nerfs disséqués sans la caméra ne seront pas endommagés, nous devons donc avoir 20 individus par groupe expérimentaux afin d'avoir une puissance statistique nécessaire.
Raffinement
Le composé et la stratégie ont été testés in vitro sur des cultures cellulaires. Ces expériences nous ont permis de déterminer des doses efficaces qui seront injectées in vivo. Toutes les procédures expérimentales seront réalisées dans un établissement autorisé et en stricte conformité avec le comité local de protection des animaux, les lignes directrices de l'UE (directive 2010/63/UE) et le Comité national français (2010/63) . Les animaux seront hébergés et surveillés dans des conditions répondant aux critères relatifs aux soins et à l’hébergement des animaux de l’Annexe II du 1er février 2013 de l’arrêté fixant les conditions d’agrément. La conception et l’application des procédures expérimentales, le soin et l’hébergement des animaux seront effectuées par du personnel compétent et formé. La plus grande vigilance sera apportée aux animaux afin de prévenir, minimiser et/ou abroger la souffrance et le stress. L'état des animaux sera surveillé durant les 24h maximum entre l'injection intra-veineuse et la mise à mort. La mise à mort sera faite sous anesthésie générale.
Choix des espèces
Le modèle rat nous semble le plus approprié, il permet de se rapprocher d'un grand nombre des caractéristiques humaines. Les animaux seront utilisés "à l'âge adulte" c'est à dire à partir de l'âge de 2 mois. A cet âge, les animaux sont de bonne taille et cela facilite la chirurgie post mortem.
Production d’embryons ovins porteurs d’anomalies génétiques
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système urogénital
30 brebis vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Leur cycle est synchronisé par éponge vaginale et injections hormonales, puis elles sont inséminées et tuées huit jours après pour prélever leur utérus et récupérer les embryons, afin d'étudier trois mutations récessives qui réduisent la fertilité des élevages ovins laitiers. Le porteur présente les bénéfices d'abord comme "technico-économiques", limitant les pertes liées à la baisse de fertilité, puis évoque la santé des animaux. Il affirme qu'aucune alternative n'existe et que l'espèce ovine est étudiée pour elle-même.
Objectifs
La ségrégation de mutations récessives de l'ADN dans les populations d’élevages en sélection peut conduire à des anomalies génétiques lorsqu’elles se retrouvent à l’état homozygote (2 copies mutées) chez un individu. Ces anomalies peuvent être bégnines, affectant la couleur du pelage, la taille, ou l’absence de cornes par exemple, d’autres sont délétères. Ces mutations délétères peuvent affecter la survie de l’embryon au cours du développement précoce et/ou induire des avortements au cours de la gestation, impactant négativement les résultats de fertilité. Elles peuvent également donner lieu à de la mortalité des jeunes animaux (en périnatal ou avant le sevrage). Elles peuvent encore créer des altérations morphologiques handicapantes, ou de multiples syndromes affectant la santé et le bien-être. Il y a donc un enjeu socio-économique pour les filières d'élevage dans la découverte et le contrôle de la diffusion de ces mutations dans les populations en sélection de façon à limiter la procréation d’animaux homozygotes et ainsi limiter l'impact négatif sur la santé et le bien-être. Une étude préliminaire de génétique chez des ovins laitiers a permis de mettre en évidence trois de ces mutations nommées « m1 à m3 » qui affectent trois gènes importants pour le métabolisme et la multiplication cellulaire. Les données populationnelles chez ces moutons indiquent une fertilité réduite (baisse de réussite à l’insémination animale) lorsque deux animaux porteurs supposés de ces mutations sont accouplés, laissant penser à une action délétère de ces mutations sur le développement embryonnaire précoce. L’objectif de ce projet expérimental est d’étudier l’effet des mutations « m1 », « m2 » et « m3 » à l’état homozygote (m/m) chez le mouton pour expliquer le défaut de fertilité dans l’accouplement d’animaux hétérozygote m/+. Ainsi, la réalisation d’accouplements orientés entre individus porteurs hétérozygotes (m/+) pour ces mutations est une étape essentielle pour produire des embryons homozygotes m/m et établir si la période du développement embryonnaire précoce est affectée. Avec un déterminisme supposé récessif (les deux copies du même gène doivent être mutées pour observer un effet), il y a une chance sur quatre qu’un tel accouplement génère un embryon homozygote (m/m) atteint d’une anomalie.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet est de pouvoir objectiver le/les phénotype(s) affecté(s) par des mutations récessives supposées délétères découvertes chez les ovins laitiers. Les bénéfices attendus sont multiples. D’un point de vue scientifique et cognitif, la réalisation de ce projet permettra d’apporter à court terme des connaissances de biologie fondamentale sur le rôle et le fonctionnement des gènes touchés par les mutations « m1 », « m2 » et « m3 » dans le développement des embryons de mammifères. D’un point de vue appliqué, ce projet bénéficie du soutien de l’interprofession en génétique pour l’élevage ovin. Par une gestion adaptée des reproducteurs porteurs de ces mutations, les bénéfices attendus à moyen terme sont d’ordre technico-économique d’une part pour limiter les pertes économiques dues à la baisse de fertilité engendrée (entretien de brebis vides, coûts vétérinaires pour avortements, manque à gagner pour la production laitière et la vente d’agneaux) et d’autre part pour améliorer la santé et le bien-être des animaux (baisse de la mortinatalité et de l’apparition d’anomalies génétiques handicapantes directement imputables à ces mutations).
Procédures
Pour réaliser les inséminations animales chez la brebis en vue de la production d’embryons après une stimulation ovarienne, nous devons préalablement synchroniser le cycle reproductif de chaque brebis par l’introduction intravaginale (J0) d’une éponge imprégnée d’une hormone progestagène (une pose d'éponge dure 2min) que l'on retire 14 jours plus tard (J14, le retrait prend quelques secondes). La stimulation ovarienne est réalisée par l’injection intramusculaire d'hormones gonadotropes en 6 doses décroissantes, avec 12h d’intervalle entre chaque injection et sur 3 jours (entre J12 et J14, chaque injection dure quelques secondes). Puis, l'insémination par dépôt intra-vaginal de la semence est réalisée 55h après retrait de l’éponge (J16, l'insémination dure 2 minutes). Huit jours après l’IA (J24), les brebis ainsi inséminées seront euthanasiées pour le prélèvement post-mortem des utérus et la collecte et l'analyse des embryons présents dans les cornes utérines (l'injection létale dure quelques secondes).
Impact sur les animaux
Cette procédure (sans euthanasie) est classiquement utilisée pour produire des embryons en centre d’élevage agrée des entreprises de sélection ovine et n’induit pas d’effets indésirables récurrents connus. Néanmoins, la procédure nécessitera plusieurs contentions des brebis (pose de l’éponge, intravaginale, injections intramusculaires, insémination) qui peuvent générer du stress durant les quelques minutes (5 min maximum) que durent les contentions.
Devenir
La procédure expérimentale pour produire des embryons est de classe légère. Cependant, le projet scientifique dans lequel s'inscrit cette procédure expérimentale nécessite la récupération des embryons produits pour analyse génétique. Pour cela, les 30 brebis seront euthanasiées 8 jours après la dernière intervention de la procédure (insémination animale) pour la collecte post-mortem des utérus contenant les embryons.
Remplacement
La réalisation et le suivi d’accouplements orientés pour produire des embryons ovins du génotype désiré ne peuvent se faire que par l’utilisation d’animaux vivants. Aucune alternative existe.
Réduction
Nous souhaitons obtenir une vingtaine d’embryons homozygotes mutés pour chaque mutation. Le projet utilisera 30 brebis (10 brebis par mutation, 3 mutations étudiées) identifiées comme porteuses d’une de ces mutations récessives délétères pour obtenir le nombre d’embryon souhaité. Cette estimation prend en compte l’efficacité du traitement de superovulation (12 ovulations/brebis en moyenne), le taux de fécondation après insémination (80%) et le taux de récupération des embryons (85%). Ainsi, la réalisation d’accouplements à risque de 30 brebis permettra d’obtenir environ 240 embryons (=30*12*0,8*0,85). Parmi ces 240 embryons, un quart devrait être homozygote, soit une soixantaine. De ce fait, ce projet permettra d’obtenir environ 20 embryons homozygotes par mutation étudiée permettant l'observation d'une altération du développement embryonnaire précoce par comparaison aux 20 autres embryons non porteurs de la mutation (observation d'un écart de 5 embryons au stade blastocyste entre les deux groupes, avec une puissance de 88%). Sans l’utilisation de biotechnologies de la reproduction (stimulation ovarienne, insémination animale), le nombre de brebis nécessaire serait de 210 pour obtenir 240 embryons (1,5 ovulation/brebis en moyenne, 90% de fertilité en monte naturelle, 85% de récupération des embryons) avec la gestion d’au moins 5 béliers en 2 lots de lutte.
Raffinement
Les poses d’éponges intra-vaginales, injections intramusculaires et inséminations seront réalisées par du personnel animalier expérimenté et formé pour ce type de gestes. Grâce au suivi journalier, toute suspicion d’impact négatif sur la santé et le bien-être des animaux sera pris en compte par un traitement médicamenteux vétérinaire adaptée. Ce projet sera réalisé en condition d’élevage des ovins offrant une litière paillée, un accès à l'eau et à la nourriture sans restriction, et respectant le comportement grégaire de cette espèce.
Choix des espèces
Les mutations identifiées ne sont présentes que chez les ovins. Les conséquences technico-économiques des pertes embryonnaires affectant la fertilité ne concernent que l'espèce ovine. L'espèce ovine est donc étudiée pour elle-même. Pour réaliser les accouplements nécessaires, les brebis seront adultes et cyclées, aptes à la reproduction (2 à 7 ans).
Etude par manipulation génétique des plexus choroïdes et de leur fonction sur le cerveau
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système nerveux
4 790 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des vecteurs viraux sont injectés dans leur cerveau par stéréotaxie, sur des embryons via une laparotomie de la mère, sur des nouveau-nés ou sur des adultes, avant des tests comportementaux non précisés puis la mise à mort par exsanguination. Le porteur indique que les chirurgies peuvent provoquer une douleur modérée et que les nouveau-nés atteignant un point limite sont mis à mort par décapitation avant quinze jours. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ou ex vivo ne rend compte de la complexité du tissu et que l'étude ne peut être menée qu'in vivo.
Objectifs
Depuis la découverte de la barrière hémato-encéphalique par Paul Erhlich à la fin du XIXe siècle, le cerveau a été considéré comme virtuellement séparé des autres organes et de la circulation sanguine. Pourtant, cette dernière décennie a vu l'émergence du concept selon lequel la fonction cérébrale est façonnée par divers facteurs biologiques, tels que le microbiote intestinal, les cellules et signaux immunitaires systémiques ou encore le cycle jour/nuit. Parallèlement, les zones barrières du cerveau, comme les méninges et les plexus choroïdes, ont été identifiées comme des interfaces de dialogue croisé actif entre la périphérie et le cerveau, plutôt que comme des tissus barrières inertes. Les plexus choroïdes constituent la barrière sang-fluide céphalorachidien, l'une des frontières séparant le cerveau de la périphérie. Ils sont situés dans chacun des quatre ventricules du cerveau et sont adjacents à des zones impliquées dans la neurogenèse. D'un point de vue structurel, les plexus choroïdes sont composés d'un réseau de capillaires sanguins fenêtrés entourés d'une monocouche de cellules épithéliales et peuplés entre les deux par une grande variété de cellules immunitaires. Les principaux rôles physiologiques des plexus choroïdes sont la production de liquide céphalorachidien, qui débarrasse le cerveau des déchets métaboliques et des agrégats de protéines, ainsi que la production et le passage contrôlé du sang au cerveau de diverses molécules de signalisation, notamment des hormones et des facteurs neurotrophiques. Les molécules sécrétées par les plexus choroïdes façonnent l'activité du cerveau, par exemple en modulant la neurogenèse et la fonction des cellules immunitaires microgliales localisées dans le cerveau, ce qui rend les plexus choroïdes cruciaux pour l'homéostasie du cerveau. Des travaux antérieurs et d’autres travaux préliminaires ont montré que le niveau d’expression de certains gènes exprimés par l’épithélium des plexus choroïdes varient en fonction de l’âge et notamment au cours du vieillissement, et en réponse aux variations environnementales telles que celles du microbiote et du cycle circadien. Notre but est de mieux comprendre comment ces facteurs influent sur la biologie des plexus choroïdes et la fonction du cerveau.
Bénéfices attendus
Cette analyse permettra l’identification des facteurs produits par les plexus choroïdes et potentiellement impliqués dans la modulation de l’activité neuronale en fonction de l’âge, depuis la naissance et au cours du vieillissement, en fonction des facteurs environnementaux que représentent les variations de la composition du microbiote et celles du cycle circadien. Cette étude devrait permettre une meilleure compréhension de la biologie de cette interface barrière que constitue les plexus choroïdes et qui reste encore très peu étudiée et d’identifier de nouveaux mécanismes via lesquels les plexus choroïdes modulent la fonction du cerveau. A terme, ce projet pourrait permettre la mise au point d’immunothérapie afin de mieux lutter notamment contre les maladies dégénératives associées au vieillissement.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale sous anesthésie générale et analgésie : - soit une laparotomie sur femelle gestante (durée de la procédure : 45 min à 1h), - soit une injection de vecteurs viraux dans le cerveau par stéréotaxie (durée de la procédure : incluse dans la durée de la laparotomie quand réalisée sur embryons, 5 à 10 min sur nouveau-nés, 30 min à 1h sur adulte). 12 jours (dans le cas des nouveau-nés injectés à la période embryonnaire) à 12 semaines (adultes) après chirurgie, les animaux seront mis à mort par exsanguination sous anesthésie générale et analgésie. Les animaux adultes auront été avant mise à mort (4 à 8 semaines après chirurgie) impliqués dans des tests de comportement non invasifs.
Impact sur les animaux
Les procédures décrites visent à réduire autant que possible le mal-être animal. Toutes les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale et sur tapis chauffant sur lesquels ils seront maintenus pendant leur réveil. Les chirurgies sur adultes peuvent entraîner une douleur modérée au cours de la cicatrisation qui sera prévenue par une injection de buprénorphine, 30 min avant chirurgie, 6h après, puis toutes les 12h pendant 48h en cas de douleur. De la lidocaïne sera appliquée sur les zones à inciser. De l’acétaminophène sera également ajouté après chirurgie dans l’eau de boisson pendant la cicatrisation soit 2-3 jours pour une stéréotaxie et 4-5 jours pour une laparotomie. Les signes de douleur plus importante qui pourraient provenir de complications seront surveillés en observant les signes suivants : prostration, altération de la qualité́ du poil (hirsute, terne) ou apathie. Si l’animal présente deux de ces trois signes (point limite), il sera mis à mort. Les chirurgies sur embryons seront indirectement surveillées via le suivi des femelles gestantes : toute perte de sang vaginale qui pourrait attester de la mort d’un ou plusieurs embryon(s) sera surveillée et nous appliquerons les points limites définis précédemment. Les stéréotaxies sur nouveau-nés pourront entrainer une douleur légère qui sera prévenue par application de lidocaïne au niveau du site d’injection. Après chirurgie, l’acceptation des nouveau-nés par leur mère sera surveillée au travers des signes suivants synonymes d’abandon : isolement du reste de la portée, bleuissement de la peau associé à une hypothermie et absence visible de lait dans l’estomac. Si le nouveau-né présente ces trois signes (point limite), il sera mis à mort. Les animaux en élevage et ceux qui auront récupérés de leur chirurgie seront régulièrement surveillés et nous suivrons les signes et points limites précédemment définis. Nous éviterons que les animaux soient isolés dans leur cage et nous ajouterons un abri dans la cage des portées, femelles gestantes et géniteurs en plus du papier/coton présent dans toutes les cages. La procédure 2 s’achève par l’injection par voie-intrapéritonéale de l’anesthésique et analgésique qui pourra générer un peu de stress à l’animal mais peu ou pas de douleur.
Devenir
Les animaux ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés. Les géniteurs qui n’auront pas subi de chirurgie (procédures 1 et 2) seront mis à mort par exposition croissante en CO2 après 6 mois de reproduction. Les femelles gestantes qui auront subi une laparotomie (procédure 1) seront mis à mort par exposition croissante en CO2 au moment de la séparation avec les nouveau-nés P6 ou P21. La mise à mort des souris auxquelles auront été injectés les vecteurs viraux (procédure 2) aura lieu par perfusion de PBS (exsanguination) sous anesthésie générale profonde et analgésie afin de prélever les tissus nettoyés du sang et à analyser post-mortem. Si un animal atteint les points limites définis, il sera mis à mort par exposition croissante en CO2 (jeunes de plus de 15 jours et adultes) ou par décapitation (nouveau-nés de moins de 15 jours).
Remplacement
Notre but est d’étudier comment les cellules situées au niveau des plexus choroïdes, agissent sur le cerveau, en condition physiologique, au cours du développement, du vieillissement et en réponse aux variations de composition du microbiote et du cycle circadien. Les plexus choroïdes sont un tissu composé d’un endothélium fenêtré, de cellules épithéliales, de cellules de type neuronal, de cellules mésenchymateuses et de cellules immunitaires. Les cellules immunitaires du système périphérique pourraient induire l’expression de facteurs produits par les cellules des plexus choroïdes qui pourraient eux-mêmes moduler l’activité neuronale du cerveau. Il n’existe aucun modèle in vitro ou ex vivo rendant compte de la complexité́ d’un organisme ou d’un tissu avec ses composantes endothéliale, épithéliale, neuronale, mésenchymateuse et immunitaire. De plus, nous étudions la physiologie des plexus choroïdes en fonction de l’âge et des variations des facteurs environnementaux tels que le microbiote et le cycle circadien, ce qui ne peut être étudié qu’in vivo.
Réduction
Nous souhaitons étudier les gènes des plexus choroïdes et du cerveau qui auront montré par une précédente approche transcriptomique des différences d’expression considérables en fonction des paramètres comparés. Les quantités d’animaux utilisées pour mener à bien notre projet sont établies en tenant compte de notre précédente expérience et de tests statistiques (test ANOVA, source SHADE). Les 4 plexus choroïdes d’un animal doivent être groupés pour pouvoir réaliser une analyse moléculaire ou transcriptomique sur ces petits tissus. Seuls 10 microlitres de liquide céphalo-rachidien peuvent être prélevés à partir du cerveau d’une souris, ce qui ne permet qu’un seul type d’analyse. Les analyses moléculaires du liquide céphalo-rachidien, des plexus choroïdes et des zones d’intérêt du cerveau pourront cependant être réalisées sur les mêmes animaux qui auront au préalable été impliqués dans des tests de comportement (adultes). Nous prévoyons pour chaque groupe, 4 animaux par analyse. Le sexe des animaux pouvant influer sur les phénotypes observés, des mâles et femelles seront inclus (ratio 1/1). Des triplicatas d’expérience seront réalisés pour permettre l’obtention de résultats solides. Selon le nombre de groupes comparés, avec une puissance de 80% et un risque alpha de 5% : - 3 groupes comparés (P6, P21 et adultes) : les effectifs proposés (36 individus) devraient nous permettre d'obtenir des résultats significatifs pour des tailles d'effet supérieures à 1.07 (effets considérables à extrêmes). - 2 groupes comparés (adultes jeunes et âgés) : les effectifs proposés (24 individus) devraient nous permettre d'obtenir des résultats significatifs pour des tailles d'effet supérieures à 1.65 (effets très forts à considérables). - 6 groupes comparés (4h cycle fixe et 2h cycle perturbé) : les effectifs proposés (72 individus) devraient nous permettre d'obtenir des résultats significatifs pour des tailles d'effet supérieures à 0.85 (effets très forts à considérables). - 4 groupes comparés (P21 et adultes, conventionnels et axéniques) : les effectifs proposés (48 individus) devraient nous permettre d'obtenir des résultats significatifs pour des tailles d'effet supérieures à 0.97 (effets considérables à extrêmes). Ces résultats nous permettront d’identifier les différences majeures dans la biologie des plexus choroïdes et sa fonction sur le cerveau en fonction de l’âge, du microbiote et du cycle circadien, tout en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les procédures décrites visent à réduire autant que possible le mal-être animal. Toutes les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale et sur tapis chauffant sur lesquels ils seront maintenus pendant et quelques heures après leur réveil. Les chirurgies sur adultes peuvent entraîner une douleur modérée au cours de la cicatrisation qui sera prévenue par des administrations d’analgésiques (buprénorphine, 30 min avant chirurgie, 6h après, puis toutes les 12h pendant 48h en cas de douleur ; lidocaïne appliquée sur les zones à inciser ; de l’acétaminophène sera également ajouté après chirurgie dans l’eau de boisson pendant la cicatrisation soit 2-3 jours pour une stéréotaxie et 4-5 jours pour une laparotomie). Les signes de douleur plus importante qui pourraient provenir de complications seront surveillés en observant les signes suivants : prostration, altération de la qualité́ du poil (hirsute, terne) ou apathie. Si l’animal présente deux de ces trois signes (point limite), il sera mis à mort. Les chirurgies sur embryons seront indirectement surveillées via le suivi des femelles gestantes : toute perte de sang vaginale qui pourrait attester de la mort d’un ou plusieurs embryon(s) sera surveillée et nous appliquerons les points limites définis précédemment. Les stéréotaxies sur nouveau-nés pourront entrainer une douleur légère qui sera prévenue par application de lidocaïne au niveau du site d’injection. Après chirurgie, l’acceptation des nouveau-nés par leur mère sera surveillée au travers des signes suivants synonymes d’abandon : isolement du reste de la portée, bleuissement de la peau associé à une hypothermie et absence visible de lait dans l’estomac. Si le nouveau-né présente ces trois signes (point limite), il sera mis à mort. Les animaux en élevage et ceux qui auront récupérés de leur chirurgie seront régulièrement surveillés et nous suivrons les signes et points limites précédemment définis. Nous éviterons que les animaux soient isolés dans leur cage et nous ajouterons un abri dans la cage des portées, femelles gestantes et géniteurs en plus du papier/coton présent dans toutes les cages. La procédure 2 s’achève par l’injection par voie-intrapéritonéale de l’anesthésique et analgésique qui pourra générer un peu de stress à l’animal mais peu ou pas de douleur.
Choix des espèces
La souris est l'espèce la plus utilisée en laboratoire pour l’étude des fonctions cognitives et notamment des maladies dégénératives car de nombreuses lignées sont disponibles, invalidées pour de nombreux gènes d'intérêt et/ou génétiquement manipulable après injection de vecteurs viraux. Elle est facile à élever et ses grandes capacités de reproductions facilitent les études sur embryons et nouveau-nés. Il est aisé d’en manipuler le microbiote. La souris permet également l’analyse des capacités cognitives au cours d’expériences comportementales. L’ensemble de ces avantages permet, en utilisant ce modèle, de répondre rapidement aux questions scientifiques posées. Ce modèle permet de travailler avec la meilleure efficacité́ possible tout en offrant une représentation certes imparfaite mais néanmoins proche de la physiologie humaine. Le phénotype induit par les vecteurs viraux n’est analysable qu’au minimum 10 jours après injection. Afin d’étudier comment la biologie des plexus choroïdes et sa fonction sur le cerveau évoluent avec l’âge, nous injecterons les vecteurs viraux à des souris embryonnaires afin d’en étudier les effets chez les souris : (i) âgées de 6 jours, stade important avec la mise en place du système immunitaire et de nombreuses variations métaboliques en réponse à l’allaitement maternel, (ii) âgées de 21 jours qui correspond à la période du sevrage avec d’importantes variations métaboliques et du microbiote qui devient mature, (iii) adultes, âgées de 7 à 12 semaines, qui seront notre point de référence physiologique. De la même manière, nous étudierons les effets du microbiote en injectant les vecteurs viraux à des souris âgées de 3-4 jours afin d’en étudier les effets lorsqu’elles auront 21 jours ou qu’elles seront adultes et les effets du vieillissement en injectant les vecteurs viraux à des souris adultes jeunes de 7 à 12 semaines et âgées de 10 à 20 mois.
Défaut maxillaire chez le rat : un modèle pour tester des biomatériaux destinés à la régénération de l’os alvéolaire
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
280 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une perte osseuse est créée chirurgicalement dans leur mâchoire, puis la régénération est suivie au microscanner pendant deux mois avant la mise à mort pour analyse histologique, afin de tester des biomatériaux de comblement. Le porteur indique que la chirurgie maxillo-faciale provoque une douleur modérée et une gêne à la mastication les premiers jours. Il affirme que les produits destinés à l'humain doivent "nécessairement" être testés sur l'animal et qu'aucune approche in vitro ne répond à la réglementation sur les dispositifs implantables.
Objectifs
Les pertes de substances osseuses représentent un challenge en chirurgie orale et une problématique de santé. Ces pertes osseuses au niveau de la mâchoire peuvent avoir différentes origines : traumatismes dû à un accident, tumeurs bénignes ou malignes, infection, .... En clinique, l'utilisation de greffe pour réparer la zone est très répandue mais présente certains inconvénients (chirurgie lourde, problème de compatibilité et d'intégration du greffon...). Ainsi, le développement de biomatériaux en régénération osseuse est indispensable pour pallier à ces limitations et optimiser la prise en charge des patients. Pour évaluer le potentiel ostéogénique des biomatériaux étudiés et envisager à terme de les utiliser chez l'homme, il est nécessaire d'avoir recours à un modèle animal. Dans notre projet le modèle proposé est le rat, qui est une espèce pertinente et reconnue dans le cadre de la validation des biométériaux implantables à visée humaine. Le suivi de la régénération osseuse sera réalisé par de l'imagerie par un micro-scanner, cette technologie est composée d'un système d'acquisition et d'un logiciel dédié, qui effectue des analyses de densité radiologique point par point pour reconstituer des images du site d'intérêt extrêmement précises. Cette technologie permet un suivi performant du site d'intérêt et est indolore pour l'animal. Ainsi l'objectif du projet est de tester le pouvoir ostéogénique de biomatériaux implantés spécifiques de ce type de reconstruction au niveau de la face en vue de futur essai clinique chez l'Homme.
Bénéfices attendus
Ce projet permettrait le développement de nouveaux dispositifs médicaux (matériaux de comblement ou membranes pour la régénération osseuse guidée) dans le domaine de l'ingénierie tissulaire osseuse au vue d'être utilisé en clinique.
Procédures
Les animaux subiront une chirurgie au niveau de la mâchoire (création d'un défaut). Cette intervention dure environ 30 min par animal. Suite à l'opération, le suivi par micro scanner de la régénération osseuse pour chaque rat sera réalisé à des intervalles de temps espacés de 2 semaines. L'acquisition du microscanner dure environ 15 min. Il est envisagé de réaliser 5 fois cette acquisition sur chaque rat (suivi longitudinal sur 2 mois, avec une acquisition à: T0, 2, 4, 6 et 8 semaines).
Impact sur les animaux
Les animaux subiront une intervention chirurgicale maxillo-faciale. Cette chirurgie engendrera une douleur modérée pour les animaux et une éventuelle difficulté lors de la mastication pour s'alimenter lors des premiers jours post-opératoires. Une surveillance sera établie afin de pallier à ces inconvénientset et toutes les mesures sont mises en place pour prendre en charge le bien-être des animaux tout au long du projet.
Devenir
Suite à la chirurgie, les animaux seront suivis par microscanner sur 2 mois (examen d'imagerie non invasive). Après le dernier temps d'acquisition (2 mois après la chirurgie), les animaux seront euthanasiés par les expérimentateurs formés à ce geste, afin de pouvoir réaliser des analyses histologiques sur ces animaux et poursuivre les examens post-mortem permettant de valider le pouvoir ostéogénique du biomatériau étudié.
Remplacement
Les produits destinés à être implantés chez l'Homme doivent nécessairement être testés chez l'animal avant les essais cliniques. Il n'existe pas de méthode basée sur une approche in vitro permettant d'évaluer ces matériaux pour répondre à l'objectif du projet et à la réglementation en vigueur dans le cadre de l'évaluation des dispositifs médicaux implantables chez l'Homme.
Réduction
Pour réduire le nombre d'animaux utilisé, un suivi longitudinal par analyse au micro scanner sera réalisé. L'intérêt est qu'il est ainsi possible d'obtenir des informations sur l'aspect cinétique du processus, sans avoir à sacrifier des animaux à différents temps. Il est ainsi possible de s'assurer que le processus se déroule correctement, et de décider de sacrifier les animaux en fonction de ces observations.
Raffinement
Pour réduire l’angoisse des animaux, une période d’adaptation d’une semaine au sein de l'animalerie sera respectée avant le début des expérimentations. Les mesures de raffinement sont mises en place tout au long du projet, notamment lors de la phase de la chirurgie : les animaux recevront au préalable une couverture analgésique (anti-douleur), ils seront ensuite endormis, sous anesthésie générale durant toute l'opération. Après la chirurgie, chaque rat se réveille dans une cage à part sur tapis chauffant. Après le réveil complet, le rat reviendra dans sa cage et il sera suivi individuellement pendant quelques jours afin de s'assurer que l'opération s'est bien passé et que l'animal récupère correctement. Les critères d'évaluation et de suivi sont définis et adaptés au projet. Suite à cette surveillance, les animaux seront hébergés en groupes sociaux, avec un raffinement des conditions d’hébergement adapté à leur espèce : enrichissement de l’environnement d’hébergement (litière en copeaux, jouets, bâton à ronger...).
Choix des espèces
Le rat est une espèce adaptée à la première étape de validation chez l'animal de matériaux destinés au traitement des pertes osseuses chez l'homme. De par sa taille, il permet de réaliser des lésions circulaires de diamètre suffisant dans l'os alvéolaire de la mâchoire. Le rat permet ainsi de valider la biocompatibilité, la stabilité dans le temps et l'efficacité thérapeutique du produit. En cas de résultats satisfaisant et supérieur à ce qui est obtenu avec les produits de référence actuellement sur le marché, le processus de validation pourra se poursuivre, afin à terme leur utilisation chez les patients. Des rats Sprague-Dawley adultes de 10 semaines, d'un poids d'environ 400 g seront utilisés. En effet les animaux utilisés doivent avoir achevé leur développement et leur croissance au niveau osseux pour répondre à l'objectif de l'étude.
EVALUATION DE DEUX NOUVEAUX CAPTEURS MINIATURISES DE BIO-AEROSOLS POUR LA CARACTERISATION DE L’INFECTION PAR QUATRE AGENTS PATHOGENES IMPLIQUES DANS LE COMPLEXE RESPIRATOIRE PORCIN
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
40 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères, pour comparer des capteurs d'air à des prélèvements sur animaux vivants. Ils sont inoculés avec quatre agents pathogènes respiratoires, puis subissent pendant trois à six semaines des prélèvements répétés de mucus trachéal, des écouvillonnages, des prises de sang et des collectes d'air. Le porteur indique que l'infection par Actinobacillus pleuropneumoniae peut provoquer une forte fièvre et la mort dans les 48 heures chez dix porcs, les autres agents ne devant pas entraîner de symptômes sévères. Tous les porcs sont mis à mort par saignée sous anesthésie pour obtenir des prélèvements de qualité.
Objectifs
Le complexe respiratoire porcin (CRP) constitue l’une des maladies les plus fréquentes affectant les porcs élevés dans de grandes collectivités en bâtiment. Il est responsable de pertes économiques importantes pour la filière porcine. L’origine du CRP est multifactorielle. Au niveau des facteurs infectieux, le CRP résulte de la combinaison d’infections par plusieurs agents pathogènes. Mycoplasma hyopneumoniae (Mhp), les virus influenza A porcins (swIAV) et le virus du syndrome dysgénésique et respiratoire porcin (SDRPV) représentent les principaux agents pathogènes impliqués et Actinobacillus pleuropneumoniae (App) dans une moindre mesure. Différents travaux ont montré que ces agents infectieux peuvent être détectés dans l’air mais la viabilité dans l’air de ces agents infectieux est actuellement mal documentée. Le projet propose d’évaluer les capacités de nouveaux capteurs de bioaérosols (utilisant une collecte à sec par voie cyclonique ou par voie électrostatique) à détecter et quantifier quatre agents pathogènes impliqués dans le CRP et excrétés dans l’air par des porcs infectés, à savoir Mhp, App, les swIAV et le SDRPV. Ces capacités de détection seront comparées à celles des prélèvements sur animaux vivants, lesquels sont considérés comme étant la référence pour mettre en évidence l’excrétion de ces agents. Les prélèvements de référence sur animaux sont le prélèvement de mucus trachéal pour Mhp, l’écouvilllonnage amygdalien pour App et l’écouvillonnage nasal pour les swIAV et le SDRPV. Des prélèvements sanguins seront en outre effectués pour suivre la virémie SDRPV et la séroconversion vis-à-vis des pathogènes afin de confirmer les infections. Le projet vise également à évaluer la viabilité des bactéries et des particules virales contenues dans les aérosols collectés à partir de ces équipements. Le projet poursuit aussi l’objectif de décrire la composition de l’air exhalé par des porcs infectés.
Bénéfices attendus
La disponibilité de techniques de prise d’air pratiques et faciles à mettre en œuvre, alliées à des techniques de laboratoire performantes ouvrirait la voie à l’utilisation des prélèvements d’air comme nouvelle méthode pour le diagnostic des infections respiratoires. Sous réserve que l’échantillonnage d’air associé à des techniques de laboratoire ad hoc soit aussi performant que les prélèvements sur animaux vivants pour la détection et la quantification d’agents infectieux, le prélèvement d’air constituerait une alternative plus respectueuse du bien-être des animaux. Les techniques considérées comme « référence » pour la mise en évidence des infections respiratoires varient selon les agents pathogènes. Une prise d’air permettrait la recherche de multiples agents infectieux et simplifierait les modalités pratiques de collecte des échantillons diagnostic pour les gestionnaires de la santé du porc. Ce type d’outil permettrait de plus de suivre les cinétiques d’excrétion et de transmission des pathogènes dans des conditions expérimentales et de terrain. Au final, l’échantillonnage d’air et la qualification de ceux-ci vis-à-vis des agents pathogènes du CRP permettrait d’améliorer les connaissances sur les voies de transmission aéroportée et de mettre en œuvre des mesures de gestion appropriées pour réduire les probabilités de survenue de ces évènements.
Procédures
Des prélèvements seront réalisés sur chacun des porcs avant inoculation. Après inoculation, les animaux seront prélevés 3 fois par semaine pendant 6 semaines pour 3 expérimentations (lots infectés par Mhp, App ou SDRPV ; 18 interventions post-inoculation (pi)/porc) et 3 fois par semaine pendant 3 semaines pour l’expérimentation impliquant un swIAV (9 interventions pi/porc). La cadence de prélèvements des lots témoins sera plus faible que celle prévue pour les lots infectés, l’objectif étant de s’assurer de la conservation de leur statut négatif et de la spécificité des techniques sans générer un nombre excessif de prélèvements. Les lots témoins seront prélevés 1 fois par semaine (6 interventions pour les lots associés aux lots infectés par Mhp, App ou SDRPV et 3 interventions pour le lot associé au lot infecté par un swIAV). Selon l’agent pathogène inoculé, une partie des prélèvements sur animal vigile va différer afin de correspondre au prélèvement servant de référence pour suivre la durée d’excrétion. Du mucus trachéal sera prélevé sur chacun des porcs du lot inoculé par Mhp et son lot témoin (
Impact sur les animaux
Hormis une hyperthermie et une baisse d’appétit temporaires et des troubles respiratoires (toux, dyspnée), il n’est pas attendu de symptomatologie sévère suite à l’inoculation par Mhp, un swIAV ou le SDRPV (n=18 animaux). Toutefois, l’infection par App peut entrainer une hyperthermie transitoire et de la mortalité dans les 48 h post inoculation (n=10 porcs). En cas d’atteinte de points limites préalablement définis, les porcs seront mis à mort afin qu’ils ne souffrent pas.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort par une méthode permettant la récolte de prélèvements de bonne qualité. Ils seront tout d’abord anesthésiés avec un agent pharmacologique puis la mise à mort se fera par saignée. Il est nécessaire de saigner correctement les porcs afin d'obtenir des prélèvements de bonne qualité impactant directement les résultats des analyses.
Remplacement
Une alternative non animale disponible tiendrait à l’aérosolisation de chaque agent infectieux avec un générateur d’aérosols. Toutefois, cette technique physique ne reproduit pas totalement le processus naturel d’excrétion et d’aérosolisation qui se produit au niveau de l’organisme de l’animal. En effet, cette technique pourrait impacter négativement la viabilité des particules infectieuses générées artificiellement. Le projet ayant pour objectifs d’étudier la capacité de deux capteurs de particules à détecter des particules infectieuses viables dans l’air exhalé par des animaux lors d’un épisode infectieux et de quantifier la charge microbiologique des aérosols infectieux, l’utilisation d’une technique produisant des aérosols de manière artificielle et pouvant réduire la viabilité même des agents infectieux dans ces aérosols n’est pas envisageable. L’expérimentation consistant en la génération naturelle d’aérosols par les animaux, il n’y a aucune possibilité de remplacement du modèle animal par une étude in vitro ou in silico.
Réduction
Ce projet impliquera 40 porcs. Ce nombre d’animaux utilisés sera le plus faible possible tout en permettant l’estimation précise des performances de détection des capteurs de particules.
Raffinement
Les porcs seront élevés en groupe stable, bénéficieront d’un enrichissement social et auront à leur disposition des objets manipulables (mordilles, boules plastiques, tourniquets et tubes à relever et abaisser). Ils seront nourris et abreuvés à volonté. Du premier au dernier jour de l'essai, les animaux seront examinés quotidiennement. En cas d’atteinte de points limites préalablement définis, les porcs seront euthanasiés afin qu’ils ne souffrent pas. La cadence de prélèvements du lot témoin sera plus faible que celle prévue pour les lots infectés, les objectifs étant ici de s’assurer de la conservation de leur statut négatif et d’estimer les capacités des capteurs à réveler l’absence d’infection sans générer un nombre excessif de prélèvements. Un système de récompense sera proposé aux porcs une fois l’ensemble des prélèvements réalisé afin d’associer un moment positif aux manipulations opérées pour les besoins du projet.
Choix des espèces
Le porc est l’espèce cible de Mycoplasma hyopneumoniae, Actinobacillus pleuropneumoniae, des virus influenza porcins et du virus du SDRP. Il est donc la seule espèce adaptée aux objectifs et aux conditions des procédures expérimentales. Les animaux impliqués dans ces expérimentations auront entre 5 et 6 semaines de vie au début de l’étude. Les modèles expérimentaux ont été précédemment validés à ces stades physiologiques ce qui permettra de s’affranchir d’une étape de validation de chaque modèle expérimental.
Impact de l’exposition alimentaire chronique à des additifs alimentaires sur le développement et le fonctionnement cérébral des descendants
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 402 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Exposées à des additifs alimentaires de la vie in utero à l'âge adulte, elles subissent deux tests comportementaux au sevrage et huit à l'âge adulte, dont le porteur ne précise pas la nature. Il affirme que ces tests ne durent que quelques minutes et n'induisent pas de stress majeur, et que l'exposition alimentaire ne peut être étudiée que sur des animaux vivants. Toutes les souris sont mises à mort pour des analyses biochimiques et cellulaires.
Objectifs
Le projet porte sur l’étude de l’impact d’une exposition chronique à des additifs alimentaires sur la mise en place du cerveau et de ses fonctions depuis la vie in utero jusqu’à l’âge adulte, en observant la régulation et les fonctions microgliales ainsi que le développement cérébral et le comportement
Bénéfices attendus
L’ensemble des résultats permettra de mettre en avant l’importance de la période périnatale ou non dans l’exposition aux additifs alimentaires, d'explorer le devenir périnatal des additifs alimentaires, et d’en évaluer les effets sur les fonctions cérébrales des descendants, jusque dans leurs intéractions directes. Ceci permettra de d’accroitre les connaissances scientifiques sur les additifs alimentaires qui sont largement critiqués voir prohibés dans l’alimentation et de valider ou non leur lien avec des altérations comportementales, neurologiques et moléculaires.
Procédures
Tests comportementaux au sevrage (2 tests) et à l’age adulte (8 tests) – quelques minutes par test
Impact sur les animaux
Les tests comportementaux réalisés ne durent que quelques minutes et n’induisent pas de stress majeur induisant une altération de l’état général des animaux.
Devenir
tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de réaliser des analyses biochimiques et cellulaires lors des différents temps d'exposition proposés dans le projet.
Remplacement
L’étude de l’exposition à des additifs alimentaires nécessite l’utilisation d’animaux vivants. De même, les comportements ne peuvent être étudiés que sur des animaux vivants et vigiles. Une recherche d’alternatives et d’autres méthodes dans des bases de données démontre que les solutions de rechange appropriées à ces procédures ne sont pas disponibles, et qu’aucun dupliqua du travail proposé n’est aujourd’hui identifié.
Réduction
Le nombre d’animaux sera réduit au mieux grâce à l’utilisation de tests statistiques montrant la différence entre plusieurs groupes.
Raffinement
Toutes les précautions possibles seront prises afin de raffiner nos procédures et réduire au mieux l'inconfort (manipulation régulière et hébergement en cage collective avec enrichissement, utilisation d'antalgiques) des animaux.
Choix des espèces
La souris est un modèle pertinent et reconnu en toxicologie, pour lequel de nombreux outils sont développés afin d’étudier notamment le cerveau et son fonctionnement (test comportementaux et électrophysiologie). Nous travaillerons avec la lignée C57bl/6. Les souris mâles et femelles reproducteurs seront utilisées à l’âge adulte (8 semaines) afin qu’ils soient capables de procréer et leurs descendants seront utilisés au sevrage ou à l’âge de 3 mois selon les procédures. Cela permettra d’étudier les impacts d’une exposition périnatale suivie d’une exposition post-sevrage sur le développement des fonctions cérébrale, ainsi que son maintien chez l’adulte.
Etude des mécanismes moléculaires impliqués dans la mégacaryopoïèse et l’activation plaquettaire chez la souris : impact des mutations d’un canal ionique dans l’hémostase
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
516 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les souris étant tuées avant tout réveil. 66 subissent une coupure de l'extrémité de la queue pour mesurer le temps de saignement, 66 une thrombo-embolie pulmonaire provoquée par injection, et 384 une exsanguination, pour étudier le rôle d'un canal ionique dans la coagulation. Le porteur indique que toutes les souris meurent pendant l'expérience ou sont mises à mort juste après, sous anesthésie et analgésie, car elles perdent trop de sang ou développent des thromboses. Il affirme que le modèle transgénique est plus spécifique qu'un activateur chimique et juge le recours à la souris "indispensable" pour reproduire l'activation du canal par le flux sanguin.
Objectifs
Les plaquettes sanguines sont des éléments essentiels de l’hémostase qui conduit à la formation du caillot et arrête le saignement. Elles sont également impliquées dans plusieurs pathologies. Ce projet concerne la caractérisation du rôle d’un canal ionique. A ce jour, cette protéine est très peu étudiée en hémostase et en particulier dans les plaquettes, bien que les mutations observées chez des patients pourraient être à l’origine d’événements thrombotiques. Nos travaux préliminaires effectués in vitro sur du sang humain, sont en faveur d’un rôle important de cette protéine dans l’activation plaquettaire. Cependant, ces travaux sont basés sur l’utilisation d’un activateur chimique, plus ou moins spécifique. Or physiologiquement la protéine que nous étudions est activée par un mécanisme complexe qui fait intervenir les forces mécaniques qui accompagnent le flux sanguin. C’est pourquoi, il est important de valider ces résultats en étudiant in vivo et ex vivo l’activité fonctionnelle des plaquettes de souris génétiquement modifiées exprimant sur cette protéine une des mutations fréquemment retrouvées chez les patients. Ainsi, la comparaison des réponses des plaquettes de souris témoins à celles des souris transgéniques nous permettra de caractériser les mécanismes à l’origine des thromboses observées chez les patients.
Bénéfices attendus
Identifier de manière plus précise la physiopathologie associée aux mutations de ce canal ionique, permettra une avancée majeure dans la connaissance de la pathologie et du rôle de ce canal ionique dans l'hémostase et l'apparition d'événements thrombotiques. Notre étude devrait également permettre d'ouvrir éventuellement la voie vers de nouvelles recherches comme le développement de nouvelles molécules antiplaquettaires.
Procédures
66 souris auront une coupure de l'extrémité de la queue (temps de saignement) ; 66 souris seront utilisées pour le modèle de thrombo-embolie pulmonaire induit par l’injection d’activateurs plaquettaires et - une exsanguination sera effectuée sur 384 souris. Toutes ces expériences sont de courtes durées (moins de 10 min) et sont réalisées sur des souris prémédicalisées afin de diminuer leur stress et améliorer l'efficacité de l'anesthésie effectuée avec un mélange d’anesthésique - analgésique.
Impact sur les animaux
Toutes les souris utilisées dans les expériences décèderont : soit pendant l'expérience , soit seront mises à mort immédiatement à la fin de l'expérience (toujours sous anesthésie-analgésie)
Devenir
Toutes les souris qui seront utilisées pour les expériences seront mises à mort sous anesthésie-analgésique, directement suite à l'expérience, car en fonction des expériences, les souris perdent trop de sang, ou présentent des thrombo-embolis entrainant des phénotypes dommageables (incompatibles avec la réutilisation de ces souris), ou le décès de l'animal. De plus, à la fin des expériences des prélèvements d'organes (poumon, moelle osseuse, ...), sur les souris mises à mort, seront également effectués afin d'étudier les thombo-embolies, et mettre en culture les cellules de la moelle osseuse pour étudier l'erythropoïèse et la mégacaryopoïèse.
Remplacement
Suite à l’étude de l’impact d’un activateur chimique du canal ionique sur les plaquettes humaines, il est crucial de confirmer le rôle du gain de fonction de ce canal dans l’hémostase grâce au modèle de souris transgénique qui est plus spécifique. Par ailleurs, les mécanismes impliqués dans l’hémostase mettent en jeu différentes cellules et molécules ainsi que diverses interactions (cellule-cellule et cellule-matrice), il est donc indispensable d’associer aux études in vitro des études in vivo chez l'animal. Enfin, le canal étudié étant activé par le flux sanguin, le modèle in vivo nous permet de nous affranchir de l’utilisation d’activateurs chimiques plus ou moins spécifiques.
Réduction
Si aucune différence dans les réponses plaquettaires n’est observée entre les mâles et les femelles, pour l’étude de la caractérisation de la signalisation, métabolome... (études moléculaires) un seul groupe sera alors étudié incluant mâles et femelles (au lieu de 2 groupes séparés). Ainsi, l’approche par étapes nous permettra peut être selon les résultats obtenus de ne pas atteindre le nombre d’animaux estimés pour l’ensemble de ce projet. En s’appuyant sur notre expérience dans ces modèles et ce qui est habituellement réalisé dans la littérature et en utilisant des tests statistiques à l’aide du logiciel invivostat, ceci nous permettra d’utiliser le nombre minimal d’animaux tout en atteignant la significativité, importante pour assurer la robustesse de notre étude. Ainsi, afin d'avoir une puissance suffisante, nous estimons le besoin de 11 animaux par groupe pour les études in vivo et 6 à 8 animaux par groupe pour les études ex vivo et les études de signalisation. De plus, nous développons régulièrement des méthodes d’études de l’hémostase nécessitant moins de sang. Ces tests, appliqués au modèle murin, nous permettent de diminuer le nombre de souris pour effectuer l’ensemble des études nécessaires à la caractérisation de l’activité des plaquettes des souris.
Raffinement
Bien que nous ne nous attendions pas à ce que ce modèle de souris transgénique en soi soit associé à la douleur et à la souffrance, dans un premier temps nous vérifierons, à l'aide d'une fiche d’observation, que ce modèle n’est pas dommageable et si nécessaire, la mise en place de points limites nous permettra de prendre en charge et/ou mettre à mort, tout animal présentant des signes de souffrance. Toutes les expériences effectuées sur les souris sont de courte durée (maximum 10 min) et sans réveil. Elles seront réalisées sur des souris prémédicalisées par une injection d'analgésique (Buprénorphine 0.1 mg/kg par voie SC) ce qui permet de diminuer leur stress et d'augmenter l'efficacité de l'anesthésie (isoflurane 2,5% ou mélange de kétamine (125 mg/kg)- xylazine (12,5mg/kg). La profondeur de l’anesthésie sera vérifiée par la laxité de la queue, l’absence de mouvement au niveau des vibrisses, l’absence de réflexe oculaire, de retrait de la patte à la stimulation et/ou de réaction au pincement de la queue. La qualité de l’anesthésie sera contrôlée régulièrement au cours de l'expérience Tout signe de douleur (petits mouvements des vibrisses, agitations, augmentation de la fréquence respiratoire) entrainera un renouvellement de l’injection par voie intra-péritonéale.
Choix des espèces
La souris est le seul modèle permettant de réaliser à la fois des expériences d’hémostase in vivo (thrombose et saignement sur les vaisseaux artériels) et d’obtenir suffisamment de sang et de progéniteurs hématopoïétiques nécessaires à l’étude ex vivo de l’hémostase, de la mégacaryopoïèse, et l’érythropoïèse. Par ailleurs, le modèle murin permet la construction de modèle transgénique utilisée dans notre étude . Cette étude doit se faire sur des souris adultes âgées d’au moins 10 semaines. Ce stade de développement a été choisi par analogie avec la littérature.
Etude de molécules inductrices de mort cellulaire immunologique sur des cellules tumorales
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent deux injections de cellules tumorales dans le flanc sous anesthésie locale, avec des prélèvements de sang, pour tester des molécules censées déclencher une mort des cellules cancéreuses reconnue par le système immunitaire. Le porteur décrit une croissance tumorale sous-cutanée dont il qualifie les nuisances de limitées. Il affirme que des tests in vitro existent mais n'évaluent pas la réponse immunitaire mémoire, juge l'animal vivant entier "indispensable", puis met à mort les souris pour prélever rate, ganglions et tumeur.
Objectifs
Le développement des tumeurs dépend fortement de l’interaction entre les cellules cancéreuses et leur microenvironnement, particulièrement avec les cellules immunitaires présentes comme les lymphocytes cytotoxiques. Ces dernières reconnaissent spécifiquement la tumeur via la présentation d’antigènes, qui sont de petites protéines spécifiques à la tumeur. Après avoir été activatés, les lymphocytes cytotoxiques peuvent détecter et détruire la tumeur. Le profil antigénique de la tumeur est donc un point déterminant dans la réponse anti-cancéreuse. Cependant, la présentation antigénique n’est pas suffisante pour produire une réponse immunitaire efficace ; d’autres paramètres sont requis. Les lymphocytes cytoxiques sont activés les cellules dendritiques, or lors de cet échange, des signaux co-stimulateurs sont requis pour finaliser l'activation. Ce paramètre est décrit comme l’adjuvanticité, et l'absence de ces signaux se traduit par l’échappement de la tumeur au près système immunitaire. Dans un contexte tumoral, l’adjuvanticité est décrite, entre autre, par l’émission de motifs moléculaires associés au danger (DAMPs). Ces DAMPs sont des biomolécules sécrétées lors de mort des cellules cancéreuses et causent une réponse inflammatoire locale. La mort cellulaire immunogène (ICD) est définie par l'induction d'un stress aux cellules cancéreuses, et aboutit à la mort de celles-ci, accompagnée de la libération de nombreux DAMPs. Ces DAMPs sont reconnus par les cellules dendritiques et initient une cascade cellulaire aboutissant à l'activation de réponse immunitaire anti-cancéreuse . Plusieurs études ont décrit certaines chimiothérapies et radiothérapies comme inductrices de mort cellulaire immunogène, ce qui renforce leurs effets thérapeutiques. Jusqu'à présent, peu de molécules ont été caractérisées comme inductrices de l’ICD. Or ces agents pourraient être pertinemment utilisés en thérapie combinatoire en oncologie, avec des immunothérapies par exemple, afin de renforcer la réponse immunitaire anti-cancéreuse, et à terme d’améliorer la prise en charge des patients.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de déterminer la capacité de molécules à induire une vaccination contre 3 modèles tumoraux différents via une induction de la mort cellulaire immunologique. Cette mort cellulaire permet d’engendrer des populations de lymphocytes T spécifiques contre la tumeur. Ainsi les souris seraient vaccinées contre la tumeur étudiée, ce qui serait un bon modèle préclinique en vue de développer des stratégies identiques ou similaires dans l'espèce humaine.
Procédures
Les animaux seront soumis à deux injections durant toute la durée de l’expérience. Ces injections se feront après anesthésie locale sur l’un des deux flancs de l’animal, durée 5-10 minute. Du sang pourra être prélevé au niveau sub-mandibulaire après anesthésie sous anesthésie gazeuse (1 fois par semaine pendant la période entre la 1ère et la 2nde injection de cellules), durée: 2-3 minutes.
Impact sur les animaux
Croissance tumorale sur le flanc des souris, en sous-cutanée. Nuisances limitées liées à la présence de cette tumeur.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés afin de prélever des organes (rate, ganglions drainants et tumeur) et d'étudier au mieux la réponse immunitaire mémoire mise en place.
Remplacement
Concernant cette étude, il existe des alternatives non-animales comme des tests elternatifs in vitro. Cependant ces alternatives nous permettent seulement de décrire la capacité de nos molécules à induire la mort cellulaire, or il nous est impossible d’évaluer leur capacité à engendrer une population celulaire spécifique. L'utilisation d’animaux vivants est donc indispensable car seul un animal vivant, entier, peut permettre d’étudier la réponse immunitaire mémoire, et une potentielle vaccination complète contre les tumeurs étudiées. En effet, les relations entre les cellules cancéreuses et les cellules immunitaires s’effectuent via différents organes, nécessitant toutes les interactions nécessaires, impossibles à reproduire in vitro ou ex vivo.
Réduction
Les traitements et procédures seront faits après tirage au sort et en aveugle. Afin réduire le nombre d’animaux, seules deux concentrations par molécule seront testées afin d’observer une vaccination in vivo. Ces deux concentrations seront déterminées au préalable via des tests de toxicité in vitro. Les témoins seront regroupés pour éviter la multiplication des groupes témoins lors du test in vivo en faisant toutes ces procédures en parallèle pour chaque modèle tumoral. Les résultats seront analysés par des tests statistiques appropriés.
Raffinement
Afin de réduire la douleur chez l’animal : - Les injections seront effectuées après anesthésie locale - Le milieu est enrichi afin de réduire le stress des animaux. - Les prélèvements sanguins seront effectués sous anesthésie gazeuse . - Les animaux seront maintenus en groupes et logés dans des cages appropriées de taille adaptée au nombre d’individus. De plus, le milieu sera enrichi afin de réduire le stress des animaux. - Des points limite ont été définis a priori et seront strictement appliqués.
Choix des espèces
- Génétique proche de celle de l’Homme - Les modèles de tumeurs existants sont issus de lignées cellulaires murines et leur implatation chez la souris est indispensable pour étudier la réponse immunitaire anti-tumorale dans sa globalité. Animaux à maturité sexuelle, entre 7 et 12 semaines (travaux sur les cancers de l'adulte).
Etude des complications rénales du diabète chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection intrapéritonéale quotidienne pendant six semaines, subissent l'ablation chirurgicale d'un rein, puis des prélèvements d'urine en cage à métabolisme et un prélèvement de sang terminal, pour étudier l'atteinte rénale du diabète. Le porteur indique que la chirurgie provoque une douleur post-opératoire traitée par analgésiques et que le diabète peut atteindre cœur, reins et rétines. Toutes les souris sont mises à mort pour prélever et analyser les reins.
Objectifs
Le diabète est la première cause de mise sous dialyse en Europe. L’insuffisance rénale est de sévérité variable au moment de la découverte de la maladie, mais la règle est que la néphropathie diabétique conduit à une altération lente et progressive des unités de filtration du rein, les glomérules. Nous recherchons les stimuli à l’origine des lésions des glomérules induites au cours du diabète. Nous avons identifié récemment un mécanisme de protection des glomérules au cours du diabète, l'autophagie. En recherchant des régulateurs de l'autophagie, nous avons identifié d'autres molécules qui sont impliquées dans une régulation négative de l'autophagie. Nous allons maintenant étudier de façon plus précise le lien entre l'autophagie et ces régulateurs dans le rein, à la fois en contexte normal et en contexte pathologique.
Bénéfices attendus
A terme ce projet conduira à une meilleure compréhension de la progression de la néphropathie diabétique et pourrait permettre d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour le traitement de cette complication sévère du diabète.
Procédures
Une injection intrapéritonéale quotidienne pendant 6 semaines (20 secondes/ jour). Une procédure chirurgicale: uni-néphrectomie (20 minutes). 6 Prélèvements urinaires en cage métabolique sur animal vigile (6 heures d'isolement par semaine). Un prélèvement sanguin terminal sur animal anesthésié (1 minute) .
Impact sur les animaux
Effets indésirables liés à l'expérimentation: inconfort lié à la préhension des animaux, douleur au point d'injection, inconfort lié aux cages métaboliques. Effets de la chirurgie: douleurs post-opératoire soulagée par des analgésiques. Effets du modèle pathologique de diabète: potentiellement atteinte des organes cibles (coeur, reins et rétines).
Devenir
Tous les animaux du projet seront mis à mort afin de prélever les organes et analyser les atteintes rénales.
Remplacement
Nous utilisons différentes approches pour analyser les mécanismes de l'atteinte microvasculaire liés au diabète incluant les cultures cellulaires (in vitro). En général, les expériences de remplacement ne peuvent pas reproduire la complexité des mécanismes mis en jeu au cours du diabète comme les interactions entre les vaisseaux et le système immunitaire ou les interactions entre organes. C'est pourquoi nous aurons aussi recours au modèle animal, en choisissant la souris comme modèle classique de mammifère, et comme modèle expérimental établi, avec de nombreux outils génétiques disponibles, un temps de génération court et des portées de grande taille.
Réduction
Réduction : le nombre d'animaux est calculé sur la base d’un plan expérimental stéréotypé permettant d’obtenir la puissance statistique nécessaire à l’obtention de conclusions biologiquement pertinentes. Le calcul des effectifs nécessaires a été fait sur le logiciel en ligne https://sealedenvelope.com/power/continuous-superiority/ avec un risque alpha de 5%, une puissance de 80%, une moyenne du groupe contrôle de 22, une moyenne pertinamment différente attendue de 26 dans le groupe traité, une déviation standard de 3 et un ajustement de 10%; ce qui donnait 15 animaux par groupe requis. 5 animaux de plus sont prévus par groupe pour pallier aux risques du modèle expérimental (pénétrance incomplète de la streptozotocine, mortalité liée à la chirurgie, point limites atteints). Nous optimisons l'utilisation des reins pour les différentes analyses réalisées dessus afin de réduire le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Raffinement : les animaux seront élevés en cages enrichies et surveillés au cours des procédures pour repérer l’éventuelle apparition de signes cliniques pouvant indiquer une souffrance ou un mal-être. Les souris diabétiques urinent beaucoup. Pour cette raison, le nombre d'animaux par cage est limité à 3 et les cages sont changées plus fréquemment et dès que nécessaire. En cas d’apparition de signes cliniques, ou à la fin de la procédure, les animaux sont mis à mort. Les procédures chirurgicales sont réalisées sous anesthésie générale (isoflurane 2%) avec une analgésie péri-opératoire (bubrénorphine 0,1mg/kg sc).
Choix des espèces
La souris est le seul modèle permettant à la fois de réaliser des expériences de physiopathologie de mammifère et d’utiliser la recombinaison homologue ou l’excision allélique dirigée afin de connaître la fonction des produits des gènes in situ et in vivo. De plus, le modèle de diabète utilisé au cours de ce projet est établi et validé par la communauté scientifique. Souris adultes agées de 8-12 semaines car il faut de jeunes adultes. En effet, l'age est un facteur de risque de fibrose rénale et utiliser des souris trop agées induirait une plus grande variabilité de nos résultats expérimentaux.
Evaluation de molécules à visée thérapeutique dans les sarcoglycanopathies.
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
484 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Modèles génétiques de dystrophie des ceintures, elles reçoivent des molécules par gavage et par injection intrapéritonéale deux à cinq fois par semaine, des injections de vecteurs viraux et des prélèvements de sang répétés, avant évaluation de la force musculaire puis mise à mort par dislocation cervicale. Le porteur affirme que les molécules testées sont toutes bénéfiques et sans toxicité aux doses utilisées, et que le modèle présente un phénotype moins marqué que la maladie humaine. Il conclut qu'aucun modèle sans animaux ne permet d'étudier la perte de locomotion, et renvoie l'effet thérapeutique espéré à un éventuel essai clinique.
Objectifs
Ce projet se place dans le domaine de la recherche de solutions thérapeutiques pour des maladies qui n’ont à ce jour aucun traitement. Les maladies ciblées dans ce projet sont une catégorie de maladies musculaires d’origine génétique appelées les dystrophies des ceintures. Ces maladies se caractérisent par une dégénérescence progressive du muscle conduisant à une perte des fonctions motrices telles que la marche. Elles peuvent aussi être associées à des atteintes cardiaques ou respiratoires qui peuvent conduire à un décès prématuré. Dans le cas des maladies génétiques, certaines mutations entrainent des anomalies de la structure de la protéine correspondante. De façon intéressante, il est possible d’aider par une approche utilisant des petites molécules à ce que les protéines mutées récupèrent une meilleure conformation, produisant ainsi un effet thérapeutique. Nous avons identifié des molécules ou des combinaisons de molécules ayant montré un effet positif sur des cellules déficientes dans le cas d’un groupe de dystrophies des ceintures appelées sarcoglycanopathies. L’objectif de ce projet va être de valider le potentiel thérapeutique de ces molécules et combinaisons sur un modèle animal de la maladie. Une validation sur ce modèle permettra d’envisager des essais cliniques afin d’aboutir à un traitement chez les patients. Les animaux utilisés sont des souris modèles et leurs contrôles normaux. Le nombre nécessaire pour cette étude est de 484 animaux. Les molécules seront administrées aux animaux soit par gavage, soit par administration intrapéritonéale sur une durée variable. L’évaluation de l’effet thérapeutique sera réalisée par des études de la fonction du muscle et, après sacrifice, par des études moléculaires.
Bénéfices attendus
Les bénéfices devant découler de ce projet concernent le domaine de la santé humaine. Il vise à valider l’effet thérapeutique de molécules d’intérêt pour un groupe de maladies humaines sur un modèle murin de la maladie. L’observation d’un effet thérapeutique permettra d’envisager un essai clinique qui, s’il est probant, devrait permettre de stopper l’évolution de la pathologie chez les patients atteints de dystrophie, et donc de valider une thérapie pour des maladies qui n’en n’ont pas à ce jour.
Procédures
Toutes les molécules pharmacologiques seront injectées entre 2 et 5 fois par semaine en fonction de leur demi-vie. Elles seront administrées soit par voie orale, soit par injection intra-péritonéale sur animaux vigiles. L’administration par voie orale se fait par gavage à l’aide d’une canule souple en plastique à bout arrondi afin de ne pas blesser l’animal. Les AAV seront injectés par voie intraveineuse une seule fois soit sur animaux vigile avec injection à la veine caudale, soit sur animaux anesthésiés au sinus rétro-orbital. Dans ce cas, l’anesthésie est une anesthésie gazeuse de courte durée. Les prélèvements de sang se font une fois par semaine sur animaux anesthésiés en gazeux de courte durée, voire au maximum à 2 jours d’intervalle en fin de protocole. L’injection de Bleu Evans sera réalisée par voie intra-péritonéale sur animaux vigiles. L’évaluation fonctionnelle avant le sacrifice sur le muscle TA semi-isolé sera pratiquée par l’administration 30 minutes avant l’acte d’un analgésique, sur animal anesthésié. L’état d’anesthésie sera évalué par différents critères : absence de réflexes, immobilité, relaxation musculaire, insensibilité à la douleur.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont liés en particulier à la nature des différents actes réalisés : * Piqûres en intrapéritonéal pour administration de molécule faites tous les jours ou tous les 3 jours allant de 100µl à 400µl/20g ou pour administration d’anesthésique (100µl/20g). Pour réduire les nuisances, les animaux seront traités 30 minutes avant avec un analgésique. * Administration per os quotidien à 200µl/20g. * Intraveineuse caudale 200µl/20g ou en retro-orbitale 150µl/20g. * Prélèvement de sang en rétro-orbital 100µl/20g au maximum une fois par semaine . * Possibilité de sécheresse oculaire au cours des anesthésies (utilisation d’OCRY-GEL® pour réduire cette nuisance). Les modèles utilisés, même s’ils portent une anomalie génétique correspondant à une dystrophie musculaire progressive chez l’homme, présentent un phénotype moins important que les patients. Dans cette étude, les animaux sont utilisés à un âge où aucune conséquence sur le comportement n’est observée. Ils ne présentent donc pas de phénotype délétère. Il n’y a pas de nuisances attendues dans ce projet par rapport à l’effet des traitements qui sont tous de nature bénéfique et utilisés à des doses non toxiques.
Devenir
Tous les animaux de la procédure seront sacrifiés par dislocation cervicale.
Remplacement
Un effort de remplacement a été réalisé en amont de ce projet. En effet, l’identification des molécules ayant un intérêt potentiel pour l’objectif thérapeutique de ce projet a été réalisée sur des modèles cellulaires soit individuellement, soit par criblage de chimiothèques (environ 3000 composés ont été criblés) en utilisant le critère de relocalisation du complexe des sarcoglycanes à la membrane. Un criblage combiné par des concentrations faibles d’un inhibiteur du protéasome a aussi été réalisé afin de faire ressortir des effets supplémentaires. Seules les molécules ou combinaisons ayant montré les meilleures activités in vitro seront testées dans ce projet. Afin de valider l’effet thérapeutique in vivo au préalable à une application chez l’homme, nous souhaitons utiliser un modèle animal (souris), car aucun modèle in vitro ou de culture cellulaire ne nous permet d’étudier les symptômes de perte de la locomotion typiques des dystrophies musculaires.
Réduction
Au cours des 5 années du projet, nous avons prévu d’utiliser un total de 484 souris pour faire l'ensemble des expériences in vivo. Ce projet se limite aux expériences considérées comme absolument indispensables et prévoit l'exploitation maximale des données obtenues. Lorsque ce sera possible, nous utiliserons les mêmes souris contrôles pour des expériences différentes en tant que contrôle pour les différents modèles évalués. De plus, un maximum d’analyses sera réalisé sur organes prélevés après la mort des animaux pour éviter des doublons de procédures expérimentales. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est optimisé pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Pour la PE1, le critère est l’adressage à la membrane de la fibre musculaire de la protéine d’intérêt. Le test utilisé est un test de comparaison des moyennes unilatéral et donne un N de 8 par groupe. Le critère pour les PE2 et PE3 est la mesure de la force musculaire. Le test utilisé est un test de comparaison des moyennes unilatéral et donne un N de 6 par groupe.
Raffinement
Le raffinement du projet inclut la sélection des modèles : la souris est un modèle déjà utilisé et bien étudié pour les maladies musculaires. De plus, le modèle de souris que nous avons développé correspond à une mutation retrouvée chez les patients. Le souci de raffinement est une préoccupation permanente tout au long de la vie des animaux et pendant les différentes étapes des protocoles expérimentaux. En cas d’observation de la moindre douleur, les souris recevront un traitement analgésique, et si cette douleur devait persister, les animaux seraient sacrifiés pour éviter toute souffrance. Les animaux sont élevés dans un environnement enrichi, ils sont observés quotidiennement pendant les jours ouvrés. Les souris étant des animaux sociaux, aucun animal n’est seul dans une cage, sauf si problème d’agressivité. Les souris sont anesthésiées lorsque les procédures expérimentales sont jugées potentiellement douloureuses ou stressantes. Les animaux auront également eu au préalable un traitement analgésique. Les prélèvements de sang seront effectués sous anesthésie de courte durée (moins de 5 minutes). Nous appliquons les points limites établis préalablement et utilisons les procédures de sacrifice appropriées. Des mesures pour augmenter le confort des animaux sont également appliquées telles que l’utilisation d’une plaque thermostatée pour maintenir la température corporelle stable lors de la phase de réveil et l’application de gel oculaire pour éviter le dessèchement des tissus lors des anesthésies.
Choix des espèces
Les modèles murins utilisés dans ce projet sont des souris modèles représentatifs de la pathologie étudiée. Dans cette étude, les animaux seront utilisés au stade jeune adulte. A partir du sevrage, les animaux présentent une taille de muscle et des conditions physiques suffisantes pour évaluer la fonction musculaire.
Ciblage thérapeutique des cancers à l’aide de nanoparticules magnétiques et champs magnétiques
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1 440 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une xénogreffe de tumeur dans le pancréas par chirurgie, parfois une seconde chirurgie d'exérèse, puis des injections de nanoparticules magnétiques, une exposition à des champs magnétiques et une irradiation, pour tester une destruction locale des tumeurs. Le porteur renvoie les retombées cliniques annoncées, sensibiliser des cancers résistants et abaisser les doses de chimiothérapie, au conditionnel et au long terme. Sur le remplacement, il affirme que la validation in vitro déjà obtenue doit maintenant passer par la souris, sans détailler d'alternative.
Objectifs
Les objectifs de cette étude consistent à analyser l’effet anti-tumoral de nanothérapies par ablation mécanique ou hyperthermie magnétique locales, consistant en l’injection de nanoparticules magnétiques suivie d’une application de champ magnétique alternatif à basse fréquence [amplitude 1 à 380 mT / Fréquence 0 à 20 Hz] ou haute fréquence [amplitude 1-50 mT, fréquence 100 à 350 kHz] en association ou non avec des agents chimiothérapeutiques, pharmacologiques ou un traitement radiothérapeutique.
Bénéfices attendus
Le projet vise à développer de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur les nanothérapies pour des cancers incurables pour lesquels la clinique ne dispose pas ou peu de solutions thérapeutiques, tels que le cancer du pancréas. Ces stratégies nano-thérapeutiques pourront être associées aux traitements conventionnels (chimiothérapeutiques et radiothérapeutiques) et devraient sensibiliser ces tumeurs très résistantes à ces traitements. Les stratégies nanothérapeutiques pourraient également permettre d’abaisser la dose des traitements conventionnels (chimiothérapie, radiothérapie), réduisant ainsi leurs effets indésirables.
Procédures
Les animaux pourront être soumis à une procédure chirurgicale permettant de réaliser des xénogreffes orthotopiques (intra-pancréatiques principalement, durée 15 minutes). Une seconde procédure chirurgicale sera éventuellement envisagée, consistant à l’exérèse de la tumeur principale (durée 30 minutes), antérieurement aux traitements nanothérapeutiques an association ou non avec un traitement chimiothérapeutique, pharmacologique ou radiothérapeutique, afin de mimer les conditions retrouvées en clinique humaine proposant les traitements anti-cancéreux après chirurgie. Les autres interventions consisteront en : 1) l’injection de nanoparticules, d’agents chimiothérapeutiques ou pharmacologiques (durée :
Impact sur les animaux
De nombreuses études in vivo utilisant des nanoparticules d’oxyde de fer ont été menées et permettront l’utilisation de ces nanoparticules (concentration, mode d’injection…) sont induire de nuisances sur les animaux. Il existe aussi des données sur l’utilisation des champs magnétiques. Ceux-ci peuvent induire quelques effets indésirables (notamment les champs à haute fréquence). Nous prévoyons de limiter les expositions en s’appuyant sur les données de la littérature pour ne pas induire de nuisances ou limiter les effets indésirables : les temps et séquences d’exposition ainsi que les paramètres de champs seront scrupuleusement choisis pour obtenir le meilleur rapport bénéfice/risque. L’implantation de xénogreffes peut engendrer des effets indésirables sur les animaux, ainsi que la chirurgie d’exérèse de ces tumeurs. Les souris ayant subi ces procédures (xénogreffes, chirurgie d’exérèse) sont suivies quotidiennement, pesées au moins une fois par semaine afin d’identifier une potentielle souffrance, pendant toute la durée de l’étude. Si les animaux présentent des signes de souffrances (tels que perte de poids, défaut de toilettage, agressivité, …§points limites) les animaux seraient placés en cage individuelle dans un milieu enrichi et suivis attentivement. Si leur état ne s’améliorait pas, les animaux seraient euthanasiés.
Devenir
Les animaux utlisés dans les procédures 1 à 7 et 10 sont gardés en vie pour réaliser les procédures suivantes. Les animaux utilisés dans les procédures 8 et 9 sont maintenus en vie jsuquà la fin de l'expériences consistant à analyser l'efficacité des traitements sur la croissances tumorales. Les souris seront quotidiennement observées afin d’évaluer le bien-être ou la douleur. Les points limites sont définis ci-dessous : #1 : Perte de poids de 20% par rapport au poids initial #2 : Nécrose ou ulcération des tumeurs cutanées macroscopiquement visible Tumeur cutanée atteignant 2 cm³ #3 : Posture de prostration ou léthargie au-delà de 24 heures après la chirurgie En cas de dépassement des points limites, les animaux seront suivis attentivement pendant quelques jours et, si leur état ne s’améliorent pas, les animaux seront euthanasiés selon la méthode prévue décrite au paragraphe 3.3.3.
Remplacement
Nous avons validé in vitro l’efficacité de stratégies de ciblage des cellules cancéreuses, du microenvironnement ou de la matrice extracellulaire à l’aide de nanoparticules vectorisées. Nous devons maintenant valider l’efficacité de ce ciblage in vivo, afin d’optimiser ces stratégies qui feront l’objet de tests précliniques, notamment pour le dépistage et la thérapie des tumeurs. Nous avons validé que ces nanoparticules constituent in vitro un agent anti-cancéreux efficace : ciblage efficace des cellules d’intérêt, induction de mortalité et arrêt de prolifération des cellules après application d’un champ magnétique... Nous devons maintenant valider que cette efficacité thérapeutique est réelle in vivo, sur des modèles murins de cancer. Cette validation permettra d’optimiser ces stratégies (améliorer la conception de nanoparticules magnétiques, les paramètres de champs magnétiques…) qui pourront faire l’objet de tests précliniques.
Réduction
Les études in vitro ont été menées précédemment de façon approfondie afin d’anticiper au maximum les futurs résultats in vivo, de privilégier les orientations scientifiques prometteuses, et limiter le nombre d’animaux qui seront utilisées pour valider les stratégies thérapeutiques proposées dans le projet. Nous devons maintenant valider que cette efficacité thérapeutique est réelle in vivo, sur des modèles murins de cancer. Cette validation permettra d’optimiser ces stratégies (améliorer la conception de nanoparticules magnétiques, les paramètres de champs magnétiques…). Le retour aux validations in vitro, à chaque étapes-clefs (validation d’une nouvelle association de traitements nanothérapie + nouvel agent chimiothérapeutique, par exemple), seront toujours privilégiées afin de limiter les études in vivo.
Raffinement
Des tests sur un faible nombre d’animaux seront toujours envisagés, autant de fois que nécessaire, afin de définir et d’optimiser les conditions (concentrations en agents thérapeutiques, en nanoparticules, temps et séquences d’exposition aux champs magnétiques…) afin de garantir l’obtention de résultats concluants dans les études pré-cliniques menées.
Choix des espèces
Des données dans la littérature montrent une bonne tolérance des souris au protocole envisagé et la biocompatibilité des nanoparticules utilisées a été validée dans cette espèce. D’autre part, nous avons antérieurement validé que les modèles cellulaires utilisés (lignées tumorales pancréatiques humaines et murines – i.e. MiaPaca2, BxPc3, Panc1, R211…- et lignées de CAFS ou Cancer-associated fibroblasts humains et murins) permettent de réaliser des xénogreffes chez la souris nude ou C57/BL6 dans de bonnes conditions, sans souffrance de l’animal. Jeunes adultes pour les souris xénogréffées : Ce choix se justifie par la réalisation plus facile de la chirurgie chez de jeunes adultes. Jeunes adultes ou adultes pour les souris transgéniques par la nécessité d’attendre le développement d’une tumeur.
Evaluation de nouvelles cibles immunologiques thérapeutiques -sur les cancers humains greffés chez la souris
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1260 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, la plupart tuées à l'issue et 60 reproducteurs réutilisés pour l'élevage. Immunodéprimées, elles reçoivent des greffes de cellules tumorales humaines sous la peau et jusqu'à quatre injections sous anesthésie, avec mesure régulière des tumeurs avant mise à mort et recherche de métastases. Le porteur signale une possible perte de poids, une altération de l'état général et une ulcération des tumeurs. Il affirme que la croissance tumorale et son micro-environnement ne peuvent être reproduits en culture cellulaire et retient la souris comme "modèle de référence" en cancérologie.
Objectifs
Actuellement, pour rétablir une réponse anti-tumorale efficace dans différents types de cancers dont les cancers urologiques, la thérapie privilégie le blocage par des anticorps des molécules, dites « de checkpoints », qui inhibent la réponse immunitaire anti-tumorale. La molécule de checkpoint HLA-G n'est pas exprimée dans la plupart des tissus adultes normaux mais est exprimée dans la plupart des cancers. Des travaux préliminaires chez la souris ont montré que l'utilisation d’anticorps anti-HLA-G permettait de restaurer la réponse anti-tumorale. Notre présent objectif est de démontrer qu'en cas de non-réponse aux thérapies « classiques », le checkpoint HLA-G constitue une meilleure cible thérapeutique très prometteuse dans certains cancers, dont les cancers urologiques. Dans le cadre de ce projet, les études sur des modèles animaux sont requises afin de répondre aux questions scientifiques suivantes : - Les cellules immunitaires présentes dans les tumeurs humaines de rein sont-elles anti-tumorales et donc potentiellement capables de détruire la tumeur ? - Des anticorps bloquant le checkpoint HLA-G sont-ils capables de restaurer l’action des cellules immunitaires ? - L’expression du checkpoint HLA-G sous diverses formes protéiques empêche-t-elle l’action des cellules immunitaires ? - L’expression du checkpoint HLA-G sous diverses formes protéiques contrôle-t-elle la dissémination et la vascularisation de la tumeur ?
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont tout d’abord de faire progresser et d’étoffer les connaissances scientifiques sur les cancers urologiques en démontrant, pour ces cancers ne répondant pas aux thérapies dirigées contre des checkpoints « classiques » et que le checkpoint HLA-G constitue une cible thérapeutique à privilégier. Dans le même temps, la caractérisation de différentes formes de la protéine HLA-G et son effet sur l’échappement de la tumeur au système immunitaire permettra aussi de mieux appréhender les différents mécanismes sous-jacents de nombreux cancers ainsi que les effets de ces formes sur les checkpoints immunitaires. A plus long terme, ce projet permettra la mise en place de nouveaux traitements plus efficaces et plus spécifiques contre les cancers urologiques et probablement d’autres cancers impliquant les checkpoints immunitaires.
Procédures
Les animaux seront soumis à un nombre différent d’injections. Au maximum, ils recevront 4 injections : des cellules tumorales par voie sous-cutanée, des cellules immunitaires et celles avec le traitement contenant des anticorps (x2) et un prélèvement sanguin. Ces souris seront anesthésiées avant chaque injection pour une durée d’environ 30 minutes. Cela correspond à un maximum de 2h d’anesthésie pour 4 injections (30 min / injection) + un prélèvement sanguin sur une période de 30 jours. De plus les animaux seront manipulés sans être anesthésiés au moins 3 fois par semaine pour réaliser des mesures des tumeurs au pied à coulisse et/ou des relevés de poids.
Impact sur les animaux
L’implantation de tumeurs chez la souris par injection d’iPSC et/ou de cellules tumorales est une technique éprouvée et publiée par de nombreux laboratoires depuis plusieurs années, ce qui nous permet d’avoir du recul sur les nuisances ou effets indésirables attendus. Il se peut que ces souris perdent du poids ou aient une altération de leur état général une à deux semaines après l’injection ou qu’elles présentent une ulcération au niveau de la tumeur deux à trois semaines après l’injection des cellules tumorales. Le développement de ces tumeurs et/ou l’apparition de métastases à un impact sur la santé de l’animal, dont les premiers signes sont un amaigrissement et des modifications comportementales. Il n’y a pas d’impact du développement des tumeurs primaires qui soit attendu sur les fonctions vitales de l’animal, en revanche la présence de métastases peut avoir des conséquences en fonction de leur emplacement.
Devenir
A l’exception des animaux reproducteurs (élevage et production des animaux pour les autres procédures), les animaux entrant dans les procédures seront euthanasiés afin de rechercher et scorer la présence de métastases dans les différents tissus. A cette occasion les tumeurs seront prélevées pour réaliser leurs études histologiques et biochimiques. Les animaux reproducteurs seront réutilisés tant qu’ils seront fertiles, toujours en tant qu’animaux reproducteurs pour d’autres projets ou le maintien de la lignée dans l’animalerie.
Remplacement
De nombreuses caractérisations ont déjà été effectuées en culture cellulaire, comme l’analyse des biomarqueurs ou l’activité des cellules immunitaires. Il s’agit maintenant de d’évaluer la croissance tumorale et son développement in vivo. Pour ce faire, le modèle animal est requis afin d’évaluer la croissance tumorale dans un environnement adéquat. En effet, les cellules cancéreuses ont besoin de multiples signaux pour croitre correctement, d’une interaction avec les différents tissus et en particulier avec le système vasculaire de l’hôte, ce qui ne peut être reproduit en culture cellulaire. De plus, nous nous intéressons ici au micro-environnement tumoral et en particulier aux cellules immunitaires présentes dans cet environnement. Pour évaluer toutes ces interactions avec les différents tissus et/ou types cellulaires, nous avons besoin d’utiliser un modèle animal.
Réduction
Dans la littérature spécialisée, les expérimentations « pilotes » se font sur des groupes de 5 à 15 souris immunodéficientes par expérience. Pour satisfaire aux conditions de répétabilité nécessaire dans la science, chacune d’elles doit être répétée au moins 1 fois et jusqu’à 2 fois si besoin pour obtenir des données statistiquement exploitables. Au cours d’études préliminaires et dans la littérature scientifique, les tailles des tumeurs présentent un coefficient de variation important (environ 20%). En considérant une variation de 20% et en recherchant un effet bénéfique de traitements avec une réduction de 30% de la taille des tumeurs, des groupes de 10 animaux nous permettront d’obtenir des données statistiquement significatives (dans les conditions classiques de risque). Des tests statistiques seront effectuées sur les données obtenues lors des expérimentations. Pour une expérience donnée, si les résultats statistiques se montrent significatifs après une répétition, la seconde et dernière répétition ne sera pas effectuée.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe de 5, dans un environnement approprié à leur statut immunodéficitaire (litière et nourriture stérilisées, eau sur filtre antibactérien d’exclusion 0,22 µm, cages avec couvercle filtrant dans un local isolé) à température contrôlée, avec cycle diurne-nocturne de 12h. L’eau et la nourriture seront fournies autant que nécessaire. Les animaux seront examinés quotidiennement par les zootechniciens, sous la supervision permanente du vétérinaire clinicien, également en charge du bien-être animal au niveau de l’équipe local de la SBEA. L’hébergement animal est en accord avec l’annexe III de la directive 2010/63/EU. Un environnement enrichi sera fourni aux animaux, selon nos procédures standards (tubes de carton, boules de coton…).
Choix des espèces
Le modèle souris est le modèle de référence dans le domaine de la cancérologie. Il s’agit du modèle le plus utilisé et le plus étudié dans la communauté scientifique et une bibliographie riche et abondante y est associée. Pour réaliser notre projet, nous nous appuyons sur les différentes données déjà publiées, comme l’évolution des cellules cancéreuses RCC7 chez les souris ou encore les effets des protéines HLA-G sur d’autres types de cancers. Ces données nous permettent de faire reposer ce projet sur des bases bibliographiques solides qui ne sont pas à répéter, ce qui va aussi dans la logique d’une réduction du nombre d’animaux utilisés. Nous utiliserons des souris : de 6 à 8 semaines et de 20 à 25g. Il s’agit d’après la littérature scientifique du stade optimal pour l’injection de cellules tumorales chez la souris qui présente un système immunitaire mature.