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Etude pilote pour l’implémentation d’une nouvelle technique d’Induction des cancers du foie
- Recherche appliquée
- Cancers
Une injection unique sous anesthésie, une échographie deux semaines plus tard, puis une imagerie chaque semaine pendant six semaines : 180 souris suivent ce protocole pendant que se développe dans leur foie une tumeur qui peut comprimer les organes, provoquer une jaunisse et des métastases, et gêner leurs déplacements. Les procédures sont classées en niveau de souffrance sévère. Le porteur présente pourtant ce projet comme une manière de rendre les expériences "plus éthiques" et d'améliorer le bien-être des animaux non-humains, en remplaçant une technique d'induction jugée trop complexe. Toutes les souris sont tuées à la fin pour prélever les tumeurs et les foies.
Objectifs
Nous allons mener une étude pilote dans le but de développer un modèle d'étude du cancer du foie. L'objectif est de créer une méthode plus accessible, facile à mettre en place, et moins invasive pour les animaux. Actuellement, les méthodes utilisées pour étudier le cancer du foie peuvent être complexes et nécessiter des procédures invasives qui peuvent nuire au bien-être des animaux. En testant cette nouvelle approche, nous cherchons à rendre les expériences scientifiques plus éthiques tout en obtenant des résultats fiables pour mieux comprendre cette maladie.
Bénéfices attendus
Nous allons remplacer une technique actuellement utilisée, qui est complexe et difficile à mettre en œuvre, par une autre méthode qui sera non seulement plus simple à réaliser, mais aussi moins stressante pour les animaux. L'objectif est de réduire le stress que ces techniques peuvent entraîner pour les animaux, tout en continuant à obtenir des résultats fiables et pertinents pour la recherche. En adoptant cette nouvelle approche, nous espérons améliorer le bien-être des animaux tout en maintenant la rigueur scientifique nécessaire pour faire avancer nos connaissances.
Procédures
Tous les animaux de ce projet seront soumis à une injection unique, réalisée sur animaux anesthésiés qui durera moins d’une minute. Le suivi commencera par une échographie deux semaines après l'injection, puis les animaux seront imagés à partir de la troisième semaine, et ce, chaque semaine pendant six semaines, avec une échographie hebdomadaire. Les échographies seront réalisées sur animal anesthésié et dureront 5 minutes.
Impact sur les animaux
L’injection entraine du stress de contention et une perte de conscience, puis un développement de tumeur qui peut entrainer une compression des organes, une jaunisse, des métastases et des difficultés à se déplacer.
Devenir
Tous les animaux de ce projet seront mis à mort afin de collecter les tissues (tumeurs, foies) qui seront utilisées pour des analyses ultérieures.
Remplacement
Afin de remplacer les études in vivo, nous avons procédé à des études in vitro sur lignées cellulaires et ex vivo sur des tissus de patients afin de démontrer la validité de l’approche. Celle-ci nécessite maintenant une validation dans un modèle physiologique complet sur animal entier avant transposition clinique chez l’humain.
Réduction
Les tailles d’effectifs ont été déterminées à priori grâce à un logiciel dédié afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Les données obtenues grâce aux animaux de ce projet seront analysées avec des tests statistiques classiques.
Raffinement
L'injection sera effectuée sous anesthésie et analgésie. Pendant les 14 jours d'acclimatation, les souris seront laissées sans manipulation pendant 2 à 3 jours, puis progressivement habituées à la contention afin de minimiser le stress. Les animaux seront logés en cages collectives (maximum 5 par cage) sur des portoirs ventilés, avec un environnement enrichi comprenant des tubes en coton pour la nidification et des briques de tremble pour leur permettre de ronger. Des points limites ont été définis pour prévenir toute souffrance animale. En cas de douleur, des traitements analgésiques seront mises en place pour soulager les symptômes.
Choix des espèces
Les souris sont de petits mammifères très proches de l’homme notamment du point de vue immunologique. Le modèle proposé dans cette étude a contribué dans le passé à établir le potentiel curatif des approches thérapeutiques ciblant le système immunitaire actuellement prescrites chez l’homme. Les animaux seront utilisés à un âge adulte de 6 à 8 semaines afin qu’ils présentent un système immunitaire mature.
Etude des mécanismes de sensibilité et évaluation de l’efficacité d’un traitement combinant le Dasatinib et l’Arsenic Tri-Oxide avec la chimiothérapie conventionnelle dans des modèles précliniques de leucémies humaines
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Des cellules leucémiques prélevées chez des patients sont injectées à des souris immunodéficientes, qui développent une leucémie humaine, perdent du poids, voient leur rate grossir et finissent prostrées. 920 souris vont être utilisées, 710 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 150 un niveau sévère, avec des ponctions de moelle osseuse douloureuses au point de piqûre. Toutes sont tuées, le porteur jugeant la mise à mort "indispensable" pour isoler et caractériser les cellules leucémiques après traitement. La chimiothérapie administrée provoque une perte de poids et une anémie, et se trouve décrite dans le même paragraphe comme apportant "une meilleure condition physique" aux souris.
Objectifs
Ce projet de recherche vise à améliorer la prise en charge des leucémies aiguës lymphoblastiques (LAL), cancers du sang agressifs affectant aussi bien les enfants que les adultes. Lorsque ces leucémies résistent à la chimiothérapie classique, les chances de guérison diminuent fortement. Pour mieux comprendre ces résistances et trouver de nouvelles solutions, des modèles de recherche ont été développés à partir de cellules leucémiques prélevées chez des patients. Une particularité de ces cellules est la présence d’anomalies génétiques qui influencent leur comportement face aux traitements. Un premier médicament déjà testé, le Dasatinib, permet de réduire la maladie, mais des cellules cancéreuses survivent et provoquent des rechutes. Pour améliorer l’efficacité du traitement, une autre molécule, l’Arsenic Trioxyde, déjà utilisée pour d’autres types de leucémies, pourrait être une solution prometteuse. Des premiers tests ont montré que la combinaison de ces deux traitements semblait fonctionner. L’objectif est maintenant de mieux comprendre leur action et d’évaluer leur efficacité lorsqu’ils sont associés à la chimiothérapie classique, afin d’ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques. . Trois objectifs spécifiques sont définis : Objectif 1 : Comprendre la sensibilité aux traitements. Nous testerons l’efficacité de Dasatinib + Arsenic Trioxide dans trois types de LAL et étudierons la cause de leur sensibilité aux traitements. Objectif 2 : Suivre la migration des cellules leucémiques Nous étudierons la capacité des cellules leucémiques humaines porteuses des fusions d’intérêt à migrer dans la moelle osseuse des souris, un aspect crucial pour évaluer la progression de la maladie. Objectif 3 : Evaluer l’efficacité de la combinaison de plusieurs traitements. Nous testerons l'efficacité de la combinaison Dasatinib + Arsenic Trioxide avec la chimiothérapie conventionnelle sur des souris greffées avec les cellules leucémiques d’intérêt.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche revêt une importance scientifique et de santé publique considérable. Les avancées récentes de la recherche en génétique ouvrent de nouvelles perspectives thérapeutiques avec la mise en lumière de nouveaux gènes mutés impliqués dans les LAL. L'identification d'une nouvelle fusion oncogénique dans la LAL éclaire des aspects inexplorés des mécanismes sous-jacents de cette maladie. Cette découverte nécessite des recherches pour comprendre comment certaines fusions géniques influent sur l'évolution de la maladie et sur la réaction aux traitements, ce qui permettrait de développer des stratégies thérapeutiques plus ciblées et efficaces. Nos travaux pourraient améliorer la prise en charge des patients en fournissant des informations cruciales sur les mécanismes de sensibilité et en proposant des traitements adaptés à chaque profil de patient. Cela inclut la possibilité de développer des thérapies personnalisées qui prennent en compte les caractéristiques moléculaires spécifiques de chaque tumeur, améliorant ainsi les résultats cliniques et la qualité de vie des patients atteints de LAL.
Procédures
Les animaux seront soumis à plusieurs interventions limitées dans le temps : 1. Une injection unique des cellules leucémiques sera effectuée sous anesthésie. Cette procédure est rapide et ne dure que quelques secondes. 2. Selon les protocoles, certaines souris recevront entre 1 à 4 traitements administrés en moins d’une minute, soit sous anesthésie, soit lorsqu’elles sont éveillées. 3. Trois prélèvements seront réalisés sous anesthésie générale et après analgésie. Cette procédure durera moins de cinq minutes.
Impact sur les animaux
Notre expérience dans la réalisation de protocoles similaires nous permet de prévoir des nuisances pour les animaux utilisés dans ce projet. Plusieurs points sont à retenir : • L'injection des cellules leucémiques et/ou de certaines drogues utilisées en chimiothérapie est effectuée sous anesthésie, ce qui minimise le stress opératoire pour l'animal. Le stress principal est lié à la contention avant anesthésie.. Cependant, une douleur peut être provoquée par la piqûre au site d'injection, similaire à ce que ressentent les patients traités par certaines chimiothérapies. • L'expansion des cellules leucémiques humaines dans le modèle murin entraîne à long terme une perte de poids de l'animal et une augmentation de la taille de la rate. À un stade avancé, nous observons parfois une prostration ou un manque de mobilité de l'animal. • La chimiothérapie utilisée provoque également une perte de poids et peut entrainer une anémie, due aux effets adverses des agents utilisés. Cette chimiothérapie qui réduit le nombre de cellules leucémiques apporte une meilleure condition physique aux souris chez lesquelles les leucémies se sont amplifiées. • Le prélèvement de moelle osseuse et de sang en tant que procédures invasives dans nos protocoles, peut provoquer une douleur au niveau du site de ponction.
Devenir
Tous les animaux utilisés dans nos procédures seront euthanasiés. L'euthanasie est indispensable pour isoler, caractériser et étudier les cellules leucémiques présentes après les différents traitements ou à différents temps après injection et donc mesurer l’efficacité des thérapeutiques appliquées.
Remplacement
Dans ce projet de recherche, nous avons besoin d'utiliser des modèles animaux, en particulier des souris, pour étudier la leucémie. Ces modèles sont essentiels car ils reproduisent de manière précise comment cette maladie se développe. Bien que nous ayons des méthodes de culture pour certaines expériences, elles ne peuvent pas recréer toutes les étapes complexes de la leucémie qui se produisent dans la moelle osseuse et d'autres organes du corps. Ces modèles animaux ne peuvent pas être remplacés par des systèmes de culture cellulaire en laboratoire pour étudier comment la leucémie se développe. Ils sont complémentaires et indispensables pour notre recherche. En parallèle, les expériences réalisées en laboratoire ne peuvent pas reproduire de manière exacte les réponses variées que l'on observe dans le corps humain, ce qui est crucial pour évaluer les effets de potentiels traitements, chez les patients atteints de leucémie aiguë lymphoblastique. En résumé, bien que les cultures cellulaires soient utiles pour certaines expériences, elles ne peuvent pas remplacer les modèles animaux nécessaires pour comprendre et traiter la leucémie de manière efficace. Ces souris sont essentielles pour ce projet car elles nous offrent une méthode précise et fidèle pour tester de nouveaux traitements dans un environnement qui ressemble à celui des humains.
Réduction
Chaque patient réagit différemment à la chimiothérapie. Nous avons observé cette variabilité de réponse à travers nos modèles de xénogreffes. Il est donc judicieux d'utiliser 3 à 4 échantillons de cellules leucémiques de patients par type de leucémie aiguë lymphoblastique. Par ailleurs, les concentrations des médicaments à utiliser sont déjà établies dans la littérature et dans le laboratoire : leur efficacité est confirmée par des résultats précédents du laboratoire. Il n'est donc pas nécessaire de faire des ajustements qui exigeraient plus d'animaux dans cette étude. Le nombre minimum d'animaux requis pour atteindre chaque objectif avec une puissance statistique adéquate a été déterminé à l'aide d’un logiciel spécifique.
Raffinement
Les animaux impliqués dans la réalisation des différents objectifs du projet seront surveillés régulièrement par l'expérimentateur et les animaliers afin de détecter toutes modifications comportementales et éviter les souffrances, douleurs et angoisses inutiles, avec des points limites définis à cet effet. Afin d'éviter toute douleur, souffrance et angoisse liées aux manipulations expérimentales, les souris affaiblies seront supplémentées avec de l’hydrogel et de la nourriture humidifiée déposée directement sur la litière en plus de leurs nids en coton et des tubes en cartons. Un analgésique sera donné lors du prélèvement de la moelle osseuse afin de prévenir les douleurs pouvant survenir après l'intervention. Les injections de cellules et les prélèvements sanguins et médullaires seront réalisés sous anesthésie générale.
Choix des espèces
Nous utilisons en laboratoire des souris adultes immunodéficientes depuis de nombreuses années, car elles ne rejettent pas les greffes de cellules humaines. Ce modèle est particulièrement pertinent pour étudier les cancers du sang, car il reproduit fidèlement l'expansion des cellules leucémiques observée chez les patients. Les cellules cancéreuses provenant de patients interagissent avec tous les éléments cellulaires et moléculaires de la souris, de la même façon qu’elles interagissent dans l'organisme humain. Ce modèle nous permet également d'explorer une question cruciale liée à la diversité inter-individus face à une même maladie. En effet, le terme "leucémie" regroupe plusieurs sous-types, chacun présentant des variations qui influencent la réponse au traitement. Contrairement à des modèles murins où seule une leucémie murine se développe, notre approche de transplantation de cellules humaines chez des souris immunodéficientes permet d'aborder cette diversité inter-patients. Ainsi, ce modèle devient une référence préclinique pour étudier la maladie humaine dans un contexte murin bien établi et documenté dans la littérature spécialisée.
Radiothérapie vectorisée pour le traitement du glioblastome : évaluation thérapeutique et dosimétrique de nouveaux radiopharmaceutiques dans des modèles orthotopiques syngéniques murins
- Recherche appliquée
- Cancers
Pour comparer des radiopharmaceutiques émetteurs alpha contre le glioblastome, une tumeur cérébrale est greffée par chirurgie stéréotaxique puis le traitement injecté par la même voie, chaque opération durant quarante-cinq minutes. 459 souris vont être utilisées, 333 en souffrance modérée, 120 en souffrance sévère et 6 opérées sans réveil, toutes tuées pour prélever leurs organes. S'ajoutent une IRM hebdomadaire sous anesthésie pendant cent cinquante jours et cinq prélèvements sanguins, le porteur signalant que le traitement peut exposer certains organes à une dose proche du seuil toxique. Le choix de la souris plutôt que du rat est justifié par son poids dix fois plus faible, qui divise d'autant le coût du vecteur radioactif et l'irradiation des expérimentateurs.
Objectifs
Le glioblastome est le cancer du cerveau le plus agressif chez l’homme. Même avec différents traitements, la majorité des patients ne survivent pas plus de 15 mois, car les cellules du glioblastome résistent souvent à la radiothérapie et à la chimiothérapie, même après une opération. Une nouvelle méthode prometteuse est l’utilisation de la radiothérapie interne avec des particules appelées émetteurs alpha. Ces particules peuvent détruire des cellules tumorales qui, normalement, sont difficiles à éliminer. De plus, on a découvert qu’une grande partie des glioblastomes exprime une protéine spécifique à leur surface. Dans nos recherches, nous avons vu que l'utilisation d'un anticorps ciblant cette protéine, couplé à un émetteur alpha a considérablement amélioré la survie des souris atteintes de glioblastome. Le but de notre projet est d'approfondir et d'améliorer ces résultats. Pour cela, nous souhaitons : Comparer nos résultats avec ceux obtenus en utilisant deux nouveaux traitements. Evaluer ces résultats par rapport à un traitement actuellement testé sur des patients. Étendre nos recherche en utilisant un autre modèle de souris avec un glioblastome. Mieux comprendre comment ces traitements se distribuent dans la tumeur et dans le cerveau pour saisir comment fonctionnent ces émetteurs alpha. En bref, nous cherchons à perfectionner un nouveau type de traitement pour améliorer la survie des patients atteints de glioblastome.
Bénéfices attendus
Le succès de la radiothérapie interne vectorisée dépend de deux choses : Une bonne dose de radioactivité : Il faut injecter juste assez de radioactivité pour attaquer les tumeurs tout en préservant les organes sains. L’utilisation d’émetteurs alpha : Ces particules sont prometteuses car elles ont une portée plus courte et une énergie plus élevée que d'autres types, appelés émetteurs bêta. Cela signifie qu'elles peuvent délivrer plus d'énergie directement à la tumeur tout en épargnant les tissus sains voisins, comme le cerveau. Ce projet vise à mieux comprendre les doses de rayonnement que nos traitements envoient aux tumeurs. Cela nous aidera à choisir le meilleur traitement pour les essais cliniques. En plus de cela, nous allons également étudier comment ces traitements affectent biologiquement et immunitairement le corps. Comprendre ces effets peut renforcer la réponse du système immunitaire des patients, ce qui pourrait les aider à vivre plus longtemps après le traitement. En résumé, nous travaillons à optimiser un nouveau type de traitement pour le cancer qui cible les tumeurs efficacement tout en réduisant les risques pour la santé.
Procédures
Greffe stéréotaxique de la tumeur sur souris analgésiées et anesthésiées (45 minutes) Injection stéréotaxique du traitement sur souris analgésiées et anesthésiées (45 minutes) Suivi IRM hebdomadaire sur souris anesthésiées (15 à 20 minutes) sur 150 jours. Prélèvements sanguins (5) sur souris analgésiées et anesthésiées (1minute)
Impact sur les animaux
La procédure d’étude d’efficacité thérapeutique peut entrainer une exposition proche de la dose toxique pour certains organes. Pour toutes les expériences prévues, c'est l'étape de greffe orthotopique puis l'évolution tumorale qui peuvent induire des nuisances aux souris. A savoir : -1 Les greffes orthotopiques se font par chirurgie ce qui induit de la douleur. Cette douleur est gérée par un traitement analgésique préventif et postopératoire adapté. 2 L'injection en stéréotaxie du radiopharmaceutique se fait par chirurgie ce qui induit de la douleur. Cette douleur est gérée par un traitement analgésique préventif et postopératoire adapté. 3- L'évolution tumorale peut également engendrer de la douleur notamment dans les groupes contrôle.
Devenir
Mise à mort pour prélèvements d'organes.
Remplacement
Les pathologies chroniques comme le cancer sont des phénomènes complexes qui font intervenir de multiples étapes. Ces paramètres ne pouvant être étudiés in vitro de façon globale et intégrée, le recours aux animaux est indispensable. La spécificité des traitements est préalablement testée in vitro sur des cellules tumorales.
Réduction
Pour chaque étude, le nombre d'animaux utilisés est réduit à un minimum acceptable pour l’obtention d’informations robustes et statistiquement pertinentes. L’apport de l’imagerie permet de réduire le nombre de souris utilisées.
Raffinement
Les animaux seront hébergés selon la réglementation en vigueur avec un enrichissement du milieu. Les souris sont hébergées avec des frisottis pour pouvoir faire un nid , avec un libre accès à l'eau et la nourriture adaptée. Chaque cage contient un tunnel de préhension, pour pouvoir manipuler l'animal sans stress. Pour chaque procédure, les souris bénéficient d'une période d'acclimatation d'une semaine. L’état général et clinique des animaux sera surveillé de façon quotidienne ce qui permet de déterminer le palier de douleur. L’évaluation journalière permettra la mise en place et l’ajustement de traitements analgésiques lorsque ce sera nécessaire, en accord avec le palier de douleur observé. L’apport de l’imagerie permet d’une part de raffiner les modèles animaux existants et d’autre part de développer et proposer des modèles in vivo toujours plus proches des situations cliniques. Par ailleurs, l’imagerie permet de visualiser et quantifier le volume des tumeurs et donc de pouvoir, en parallèle de l’observation comportementale, d’adapter l’analgésie à mettre en place et de déterminer le jour auquel il faut procéder à la mise à mort. Pendant l’acquisition d’imagerie, les souris sont anesthésiées durant les 15 à 20 minutes de l’examen. Elles sont placées dans une cellule d’imagerie chauffante et une goutte de gel est déposée sur leurs yeux pour prévenir le dessèchement oculaire. Elles sont replacées dans leur cage dès le réveil avec libre accès à la nourriture et à l’eau.
Choix des espèces
Leur petite taille, leur grande fécondité et leur coût de production et d’entretien relativement peu élevé en font des animaux de choix. De plus, de nombreux modèles de tumeurs syngéniques ont été développés chez la souris. Il existe plus de modèles de souris que de rats. Les quantités de vecteur sont proportionnelles au poids de l'animal. Un rat pèse environ 200 grammes et une souris entre 20 et 30 grammes. Il faudrait donc injecter 10 fois plus de vecteur radiomarqué à un rat qu'à une souris pour un coût 10 fois plus élevé et une irradiation multipliée par 10 pour les expérimentateurs. A partir de 7 semaines car les souris sont adultes et les glioblastome touchent principalement les adultes. Les greffes sont faites entre 7 et 12 semaines, le suivi se fait jusqu'à 150 jours après la greffe
Evaluation clinique et biologique de marqueurs de biopsie mammaire biodégradables et visibles en imagerie.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Diagnostic des maladies
Tester la biocompatibilité et la dégradation de marqueurs de biopsie mammaire, étape de développement d'un dispositif médical destiné aux patientes, conduit ici à utiliser 115 rates, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit plusieurs clips implantés sous la peau sous anesthésie générale et locale, puis des séances d'imagerie sous anesthésie gazeuse, quatre le premier mois puis une par trimestre jusqu'à trente-six mois. Douze rates subissent en plus jusqu'à huit prélèvements sanguins en deux ans. Le porteur indique implanter plusieurs clips par animal "afin d'augmenter le nombre d'essais et ainsi réduire le nombre d'animaux", et retient des femelles parce que les marqueurs sont destinés à des femmes.
Objectifs
Le cancer du sein est un problème de santé publique. Il représente près de 30 % des cancers féminins. Lorsqu'une anomalie est découverte lors d'un examen d’imagerie (mammographie ou échographie), un prélèvement d’un échantillon de tissu ( biopsie tissulaire) est effectuée pour établir un diagnostic et un petit marqueur d’environ 5 mm appelé "clip" est placé sur le site prélevé. Il permet de marquer la zone biopsée pour pouvoir la retrouver facilement et précisément pour la suite de la prise en charge. Les clips de dernière génération sont composés de matériaux qui permettent aussi une détectabilité en échographie limitant ainsi l’usage de la mammographie et des radiations ionisantes. Ces marqueurs sont particulièrement utiles dans le suivi des lésions dont le caractère malin n’est pas confirmé. Les femmes présentant de multiples lésions solides sont souvent suivies pendant des mois, et les clips mis en place lors de la biopsie peuvent clairement indiquer quelles lésions ont été prélevées, ce qui évite de refaire des biopsies itératives. Cependant, le clip reste en place de manière permanente, même si le résultat de la biopsie ne révèle pas de cancer. C'est pourquoi le développement de marqueurs biodégradables est devenu un enjeu important dans ce cadre spécifique des biopsies mammaires. Les marqueurs sont conçus pour être implantés dans le corps humain et devront donc répondre à des exigences strictes. Ils devront être non toxiques et ne pas déclencher de réactions indésirables. Ils devront aussi répondre à un cahier des charges contraignant (injection à travers des aiguilles de biopsie, biocompatibilité et visibilité en imagerie multimodale), conserver une bonne visibilité en imagerie pendant une période d'environ 2 ans permettant ainsi un suivi médical prolongé et avoir un taux de dégradation contrôlé et progressif dans le temps. Notre laboratoire a développé des marqueurs de biopsie mammaire biodégradables visibles en imagerie multimodale. L’objectif de ce projet est de 3 ordres : évaluer in vivo leur biocompatibilité, leur visibilité en imagerie et leur biodégradabilité dans le temps.
Bénéfices attendus
Les marqueurs biodégradables représentent une avancée majeure pour répondre aux limites des solutions actuelles, notamment leur faible visibilité durable aux ultrasons et leur nature non biodégradable. En se dégradant naturellement après leur usage, ces marqueurs offrent une surveillance précise pour les traitements ou suivis à long terme, tout en éliminant les désagréments des implants permanents. Cette approche réduit non seulement le risque de réactions inflammatoires chroniques souvent associées aux corps étrangers, mais elle améliore également le confort et la qualité de vie des patientes. En intégrant cette technologie, il devient possible d’optimiser les protocoles de suivi, de rationaliser les interventions, et de mieux aligner les soins sur les besoins des patientes. Ce projet, centré sur l’expérience des patientes atteintes de cancer du sein, vise à améliorer les résultats cliniques et à répondre à la demande croissante pour des diagnostics et traitements plus précis, sûrs et axés sur le vécu des personnes concernées. Il incarne une étape importante vers des soins personnalisés.
Procédures
Les rats subiront une courte intervention (10 minutes environ) sous anesthésie générale et locale pour l’implantation sous-cutanée des clips . Ils seront ensuite soumis à plusieurs sessions d’imagerie espacées dans le temps (d'une durée de 10 minutes) et sous anesthésie générale (4 séances en 1 mois puis tous les 3 mois jusqu’à 24-36 mois). Au point terminal, un prélèvement sanguin sera effectué sous anesthésie (d’une durée de 1 minute). Pour 12 animaux, plusieurs prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie gazeuse, d'une durée de 1 minute à une fréquence de un prélèvement par trimestre (au maximum 8 prélèvements sur 2 ans).
Impact sur les animaux
Les rats subiront une courte intervention sous anesthésie pour la pose du clip (environ 5 minutes) qui génèrera une douleur légère et de courte durée (un jour) au site d’injection. Une inflammation locale légère à modérée peut survenir au site d’implantation du clip. Ils seront ensuite soumis à plusieurs sessions d’imagerie espacées dans le temps (4 séances en 1 mois puis tous les 3 mois jusqu’à 36 mois maximum) qui n’induiront aucun effet indésirable hormis un stress léger lié à l’anesthésie gazeuse.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour effectuer des prélèvements de tissus sur lesquels des analyses histologiques seront réalisées (observation fine des tissus et cellules sous microscope).
Remplacement
Dans le cas des études de biocompatibilité portant sur la sécurité d'utilisation d'un dispositif médical, le recours à l’animal est incontournable car nous devons déterminer la toxicité éventuelle des marqueurs de biopsies en mesurant une potentielle réaction inflammatoire aiguë ou chronique en réaction à l’implantation d’un corps étranger (fibrose, inflammation). Cette réaction immunitaire appelé « réponse de l’hôte » est complexe et fait intervenir différents mécanismes biologiques qui ne peuvent être modelisés finement in vitro ou in silico. De plus, les études de biodégradabilité de ces marqueurs doivent être évaluer in vivo afin de caractériser le profil de dégradation du dispositif en condition physiologique et en temps réel. Les essais préliminaires de dégradation in vitro ont fournis un début de réponse mais ne donnent qu’une estimation de leur durée de vie.
Réduction
Ce projet a été conçu pour utiliser un nombre minimal d'animaux, tout en garantissant l'obtention de résultats scientifiquement pertinents et la réalisation des objectifs de l'étude. Des calculs statistiques ont été effectués sur la base d'études similaires dans ce domaine. Trois clips ne présentant pas de toxicité dans les études in vitro seront testés lors d’une étude pilote sur un petit nombre de rats et sur trois temps court (1, 7 et 15 jours) afin de sélectionner les marqueurs ne présentant pas de réaction inflammatoire aiguë et une bonne visibilié en imagerie (échographie et rayons X). Une étude au long cours sera ensuite menée avec au maximum 2 marqueurs de biopsies. Plusieurs clips seront implantés par animal afin d’augmenter le nombre d’essais et ainsi réduire le nombre d’animaux.
Raffinement
Les implantations des marqueurs de biopsie seront réalisées sous anesthésie générale gazeuse associée à une anesthésie locale au site d’implantation. Les rats seront stabulés en groupe sociaux par 2 ou 3 par cages dans un environnement enrichi afin de favoriser l’activité et les comportements naturels. Les rats qui seront gardés longtemps (plus de 3 mois) seront hébergés par 2 en prévision de leur prise de poids par rapport à la surface de la cage. Les animaux seront observés quotidiennement pendant les 15 premiers jours puis 2 fois par semaine si aucune toxicité locale n’est relevée. La fréquence d’observation pourra être augmentée en cas d’anomalie observée. Des points limites adaptés seront mis en place et strictement appliqués. Une revue régulière de la littérature liée aux 3R sera effectuée afin d'identifier les possibilités d'amélioration qui pourraient être appliqués à ce projet.
Choix des espèces
Notre choix s’est porté sur le rat car nous réalisons des études de toxicité et de biodégradabilité sur une longue durée et les rats ont une durée de vie plus longue que les souris (3 ans versus 2 ans). Il offre également une plus grande surface corporelle permettant l’implantation de plusieurs clips sur différents sites. Nous utiliserons des femelles car ces marqueurs de biposies sont destinés à des femmes présentant une anomalie lors d’une mammographie qui nécessitera une biopsie diagnostique.
Etude du dialogue cellules épithéliales-fibroblastes dans le cancer colorectal
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
Une colite est provoquée par un produit ajouté à l'eau de boisson pendant six à sept jours, répétée sur plusieurs cycles, avec diarrhées et perte de poids de 5 à 10 %, et des injections dans l'abdomen déclenchent ensuite un cancer du côlon. 5 004 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet porte sur le dialogue entre cellules épithéliales et fibroblastes du côlon, avec des cibles thérapeutiques annoncées à long terme. Le porteur écrit que la colite provoque une douleur qu'il ne peut traiter ni par analgésique ni par anti-inflammatoire, ceux-ci fausseraient les résultats, et détaille par ailleurs les cabanes en carton, la pâtée et le fond musical installés dans l'animalerie.
Objectifs
Le cancer colorectal est le 3° cancer le plus répandu et le 2° cancer qui tue le plus de patients au monde. Les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, telles que la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn, présentent un risque accru de développer un cancer du côlon. Les patients atteints d’un cancer du côlon suite à une inflammation présentent un pronostic plus sombre que ceux atteints d’un autre type de cancer du côlon, car l’inflammation chronique augmente leur agressivité. De plus, souvent indolore, il est fréquemment diagnostiqué aux derniers stades de la croissance tumorale, ce qui diminue l’efficacité des traitements proposés aux patients et augmente la résistance des tumeurs à ces mêmes traitements. Malgré l’ampleur de cette pathologie dans la population, les cellules et les molécules responsables du déclanchement et de la progression de cette maladie restent encore mal comprises. En conséquence, un grand nombre de cas ne sont pas efficacement diagnostiqués puis soignés. Notre projet est centré sur l’étude du dialogue entre les deux types de cellules les plus importantes du côlon. Ces deux types de cellules interagissent entre elles pour maintenir la structure du côlon, le réparer et coordonner la réponse immunitaire mise en place en cas d’agressions. Leur nombre est très fortement augmenté en pathologie et notamment lors d’une inflammation ou pendant la progression du cancer. Découvrir le rôle précis de ces deux types de cellules et les molécules qu’elles libèrent, pourrait ouvrir la voie vers de nouveaux traitements. Les modèles animaux de pathologies intestinales (inflammation aigue et chronique ou cancer du côlon) constituent des outils importants pour étudier le déclanchement et le développement de ces maladies. Par exemple, ils permettent de suivre les changements des tumeurs depuis une tumeur bégnine à une tumeur plus agressive comme cela a été observé chez l’homme. Enfin, les modèles animaux permettent aussi de tester de nouveaux traitements et étudier la réponse des tumeurs à ces traitements.
Bénéfices attendus
Notre projet, centré sur l’étude du dialogue entre les deux types cellulaires majoritaires du côlon, permettra de mettre en lumière de nouveaux mécanismes favorisant ou inhibant le développement du cancer colorectal. A court terme, l’utilisation des modèles animaux des colites aigues, chroniques et du cancer colorectal permettront de délimiter les similitudes entre ces pathologies induites chez l’animal et les caractéristiques des maladies humaines correspondantes. A long terme, la description de nouvelles cibles thérapeutiques impliquées dans le dialogue entre les fibroblastes et les cellules épithéliales pourront être proposées dans le traitement des patients atteints de cancer colorectal liés à une maladie inflammatoire chronique de l’intestin.
Procédures
Les seules interventions sur animal vigile prévues dans cette étude sont des injections intrapéritonéales. Ces injections sont soit unique, comme celle d’un agent inducteur de mutation pour induire un cancer ; soit double, à deux jours d’intervalle, pour induire la perte du gène d’intérêt. Étant donné notre expérience, chaque injection ne dure pas plus 2-3 secondes avant que l’animal ne revienne dans sa cage. Tous les prélèvements d’organes seront réalisés après anesthésie et euthanasie de l’animal.
Impact sur les animaux
Les injections en intrapéritonéal représentent le premier effet indésirable attendu chez les animaux. Notre pratique régulière de ces injections nous permet de réduire au maximum le temps de contention et d’injection. Les cages restent sous surveillance rapprochée au moins 20minutes après toute injection pour détecter le plus rapidement possible les signes de souffrance chez les animaux (prostration). Les effets indésirables attendus chez les animaux résultent essentiellement de la prise, dans l’eau de boisson, du traitement qui induit une inflammation localisée au niveau du colon. La prise du traitement pendant 6 ou 7 jours induit une altération de la paroi du colon qui provoque une perte de poids entre 5 à10% chez les souris. Cette perte est due à une mauvaise absorbation des aliments et une perte d’eau suite à des diarrhées. Ces effets apparaissent au jour 6 après le début du traitement pour une perte maximale à jour 8 ou 9, puis les souris reprennent très vite du poids pour revenir à leur poids initial en 3-4 jours. Nous n’avons jamais observé une prise d’eau augmentée par les souris au cours de cette procédure, qui pourrait révéler une déshydratation des animaux. D’après la littérature et notre expérience de cette procédure, la perte de poids survient majoritairement lors du 1er cycle de traitement car il est courant que les souris perdent moins de poids lors des deux cycles suivants. Enfin, nos observations des projets précédents montrent que les souris sont susceptibles de développer de multiples tumeurs du côlon avec ce modèle, sans que leur mobilité, leur appétit et leurs relations sociales soient altérées. Comme chez l’homme, la présence de polypes intestinaux est souvent asymptomatique.
Devenir
Tous les animaux utilisés dans chaque procédure de ce projet seront euthanasiés pour le prélèvement d'organes.
Remplacement
Nous pouvons envisager de faire des expériences in vitro sur des cellules épithéliales intestinales et des fibroblastes isolés du colon pour étudier le caractère autonome des modifications génétiques dans ces deux types cellules. Par contre, Il n’existe pas d’alternative autre que l’utilisation d’animaux génétiquement modifiés pour évaluer avec précision et pertinence, le rôle des nouveaux gènes de notre étude dans le dialogue qui peut se mettre en place entre les cellules épithéliales tumorales et les cellules de l’environnement comme les fibroblastes. Nous utiliserons le modèle souris, permettant l’inactivation des gènes d’intérêt.
Réduction
La demande de projet actuelle reprend des procédures déjà réalisée sur d’autres lignées de souris (dans une demande précédente). Ceci nous permet de définir avec précision le nombre de souris suffisant par groupe, pour chaque procédure, afin de générer des données statistiquement robustes tout en prenant en compte une éventuelle variation inter-individuelle ou expérimentale. Ce nombre a été validé par le service de statistique de notre institut pour atteindre un chiffre permettant de valider statistiquement les résultats observés.
Raffinement
Les colites entrainent une douleur pour laquelle il n’est pas possible d’administrer de traitement analgésique ni anti-inflammatoire, qui interféreraient avec le processus de régénération/cancérisation et donc modifieraient les résultats de l’expérimentation. La surveillance des animaux se fera de manière accrue lors de visites quotidiennes. Certaines souris pouvant être gênées plus que d’autres par la colite, de la nourriture pourra également être placée à même le sol de la cage pour s’assurer que toutes les souris puissent se nourrir correctement. De plus, elles auront à leur disposition dans la cage de la pâtée alimentaire en complément de leurs croquettes habituelles pour favoriser leur réhydratation. L’administration des produits permettant l’élimination des gènes d’intérêts ou l’induction du cancer se fera par voie intrapéritonéale, en changeant d’aiguille à chaque souris pour éviter que celle-ci ne s’émousse et provoque de la douleur chez les animaux. Un enrichissement des conditions d'hébergement est prévu grâce à l'ajout dans les cages de cabanes en carton et de cotons à décortiquer. Un fond musical est assuré pour éviter les variantions sonores trop importantes entre les périodes d’expérimentation et les périodes de repos ce qui pourraient générer un stress supplémentaire chez les animaux.
Choix des espèces
La disponibilité de souris génétiquement modifiées pour les molécules que nous étudions justifie l'utilisation de ce modèle pour nos expériences. Le protocole d'induction du cancer colorectal que nous utilisons est bien standardisé chez la souris et largement admis comme le modèle de référence mimant au plus près les étapes du développement du cancer suite à une inflammation chronique. Notre étude porte sur le dialogue entre les cellules épithéliales et les fibroblastes du colon. Pour cela, nous éliminerons des lignées de souris dans lesquelles les gènes d’intérêt seront supprimés soit dans les cellules épithéliales soit dans les fibroblastes. Les gènes que nous étudions ont été démontrés comme : - Impliqués dans d'autres types de cancer que le cancer colorectal. - sur-exprimés ou sous-exprimés chez les patients atteints de cancer colorectal sans que leur fonction soit encore parfaitement déterminée. Les animaux seront utilisés à partir de 2 ou 3 mois d'âge selon le protocole établi dans la littérature ou lorsqu’ils auront atteint un poids minimum de 20g. Cet âge tient compte de la maturité sexuelle nettement dépassée pour les animaux, compatible avec la description des âges des patients atteints de cancer colorectal ou de colites chroniques.
Evaluation chez la souris d’une nouvelle immunothérapie pour lutter contre les cancers
- Recherche appliquée
- Cancers
1 980 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit une injection de cellules tumorales puis une à trois injections de traitement, la tumeur qui pousse sous la peau étant mesurée au pied à coulisse jusqu'à gêner les déplacements de l'animal. Ulcérations, baisse de température, perte de poids et difficultés respiratoires figurent aussi parmi les effets possibles de la croissance tumorale. L'objectif est de documenter une protéine immunomodulatrice déjà repérée par criblage in vitro, le porteur indiquant que ces études chez l'animal sont "requises" pour que le candidat médicament soit autorisé à passer en clinique.
Objectifs
Au cours de la dernière décennie, les approches immunothérapeutiques ont révolutionné le traitement des cancers et constituent un domaine de recherche en plein essor. Les immunothérapies visent à rendre le système immunitaire plus à même de détruire les cellules tumorales. Cependant, la proportion de patients répondant à ce type de médicaments est pour l’instant trop faible. De plus, ces traitements s’avèrent inefficaces pour certains types de cancers (pancréas, glioblastome, etc.). Pour pallier ces limites, nous tentons de créer de nouveaux médicaments immunothérapeutiques. Nous avons développé une technologie permettant de produire une grande variété de protéines immunomodulatrices, c’est-à-dire capables de moduler l’activité du système immunitaire. Sur la base de tests (cribles) d’activité immunologique réalisés in vitro, nous avons identifié et sélectionné une protéine immunomodulatrice capable de limiter, chez un modèle souris, la croissance tumorale de deux cancers différents. Ce composé pourrait représenter un médicament pertinent pour lutter contre les cancers. Ces premiers résultats prometteurs doivent maintenant être complétés par des études approfondies d’efficacité thérapeutique, de mode d’action et d’innocuité, réalisées chez l’animal. En effet, il est requis de fournir ces études pour que le candidat médicament soit ensuite autorisé par les autorités règlementaires à être évalué en clinique, chez des patients atteints d’un cancer. L’objectif de notre projet est de réaliser ces études précliniques approfondies. Nous évaluerons le candidat médicament pour sa capacité à induire les défenses immunitaires et le contrôle d’un large panel de cancers afin de déterminer ceux pour lesquels il pourrait constituer un traitement pertinent. Nous l’évaluerons aussi en association avec d’autres immunothérapies actuellement utilisées chez le patient afin de déterminer le bénéfice de traitements combinés.
Bénéfices attendus
La proportion de patients répondant aux immunothérapies anticancéreuses actuelles est pour l’instant trop faible et l’efficacité de ces traitements varie en fonction du cancer dont le patient est atteint. La caractérisation approfondie de l’efficacité thérapeutique et du mode d’action de notre candidat médicament permettra de progresser dans : i) l’identification des types de cancers pour lesquels il peut s’avérer efficace, ii) l’évaluation du bénéfice procuré par son association avec d’autres immunothérapies déjà commercialisées, iii) la définition d’un dosage optimal pour une efficacité maximale et une toxicité minimale. Les études précliniques réalisées dans ce projet ouvriront la voie à l’évaluation clinique de l’innocuité et de l’efficacité du candidat médicament chez le patient.
Procédures
Les animaux subiront une injection de cellules tumorales, puis une à trois injection(s) des traitements sera(ont) réalisée(s). Deux prélèvements de sang seront réalisés avec un intervalle de six jours. Les injections et prélèvements de sang seront réalisés en quelques minutes. La croissance de la tumeur sous-cutanée sera suivie par mesure au pied à coulisse. Pour éviter tout stress, les animaux seront anesthésiés avant chaque intervention. Les 1980 animaux mentionnés dans la saisine seront soumis à l’injection des cellules tumorales et aux traitements.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent subir une douleur locale liée aux injections et aux prélèvements. La croissance tumorale peut engendrer différents effets chez l’animal. L’effet le plus fréquent consiste en une gêne dans la mobilité liée à l’encombrement de la tumeur. D’autres effets, plus rares, peuvent être rencontrés. Ainsi, les animaux peuvent présenter une température diminuée, iune ulcération des tissus. De plus, de façon encore moins fréquente, les rongeurs peuvent subir une perte de poids, des difficultés respiratoires.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures afin de prélever différents tissus ou organes. Ces organes serviront à des analyses précise des tissus et des cellules permettant d’étudier l’état des défenses immunitaire. Ces données permettront de déterminer ainsi l’effet du traitement sur le système immunitaire en lien avec son impact sur la croissance tumorale.
Remplacement
Notre objectif est de développer de nouveaux médicaments immunothérapeutiques pour lutter contre les cancers. Pour cela, nous avons développé une technologie permettant de produire une très grande variété de protéines immunomodulatrices. Nous avons également mis en place des cribles d’activité immunologique réalisés in vitro permettant de se passer d’animaux dans les premières étapes de sélection de protéines présentant les activités immunomodulatrices les plus adéquates. Ces cribles ont notamment permis de sélectionner le candidat médicament qui fait l’objet de ce projet et qui s’est montré capable de contrôler la croissance tumorale chez la souris lors de travaux préliminaires. Ces résultats prometteurs doivent maintenant être complétés par des études approfondies d’efficacité thérapeutique, de mode d’action et d’innocuité, réalisées chez l’animal. En effet, il est requis de fournir ces études pour que le candidat médicament soit ensuite autorisé par les autorités règlementaires à être évalué en clinique, chez le patient atteint d’un cancer. L’évaluation approfondie de l’efficacité immunothérapeutique de ce candidat médicament doit être faite chez l’animal car aucune technique in vitro ne permet de reproduire le lien complexe entre la croissance d’une tumeur et son contrôle par les défenses immunitaires, ces dernières s’établissant dans un premier temps à distance, au sein d’organes immunitaires, pour migrer ensuite vers le site à protéger.
Réduction
Le nombre d’animaux à utiliser pour le bon déroulement du projet a été réduit au minimum de deux manières. Premièrement, par la réduction du nombre d’animaux dans chacun des groupes d’étude. Pour cela, une étude statistique préalable a permis de déterminer le nombre minimal d’animaux à utiliser pour la mesure d’un effet thérapeutique significatif. Deuxièmement, par la réduction du nombre de groupes dans les études d’efficacité du candidat médicament en association avec d’autres traitements actuellement utilisés chez le patient. Pour réduire ce nombre, uniquement deux traitements, chacun représentatif d’un type d’immunothérapie, seront évalués.
Raffinement
Les protocoles que nous utiliserons sont classiquement employés chez l’animal. Pour préserver le bien-être des animaux, ceux-ci seront hébergés au calme en respectant des cycles diurne/nocturne. De plus, ils seront hébergés en groupe dans un environnement enrichi. Pour limiter le stress des animaux, permettre une manipulation aisée et douce, ceux-ci seront anesthésiés avant l’injection des cellules tumorales, des traitements et des prélèvements. Leur état de santé et l’apparition de signes de souffrance liés au développement d’une tumeur seront surveillés tout au long de l’expérience de façon à intervenir de manière appropriée, notamment via l’utilisation d’analgésiques ou d’antiseptiques. Une grille de score qui permet d’évaluer précisément le bien-être de l’animal, des points limites et critères d’arrêt seront utilisés pour décider de l’euthanasie des animaux.
Choix des espèces
Pour évaluer l’efficacité anti-tumorale du traitement ainsi que son mode d’action, nous travaillerons chez la souris. Pour ce type d’étude, elle représente en effet une référence utilisée par la plupart des chercheurs académiques ou de l’industrie pharmaceutique pour étudier l’efficacité de traitements contre le cancer. Les rongeurs auront entre 8 et 12 semaines car ils présentent un système immunitaire et une physiologie pleinement mature qui s’avère cruciale pour évaluer l’effet de l’immunothérapie sur le système immunitaire ainsi que sur la croissance tumorale.
Evaluation de l’efficacité de vaccins ARNm anti-cancer ciblant les cellules dendritiques chez la souris – Amendement
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
L'observation d'un point limite entraîne la mise à mort anticipée, décidée par le responsable du projet. 1 020 souris vont être utilisées, 828 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 192 dans des procédures modérées, toutes tuées pour prélever leurs organes. Elles reçoivent des vaccins à ARN messager par voie intraveineuse, intramusculaire ou intranasale, portent des tumeurs greffées dans la joue ou le poumon, et subissent un lavage broncho-alvéolaire de cinq fois un millilitre sous anesthésie. Le porteur signale des difficultés respiratoires pour les tumeurs du poumon, une nécrose ou une ulcération pour celles de la joue, et annonce que ces vaccins pourront à terme être utilisés chez l'être humain.
Objectifs
Le cancer demeure la principale cause de mortalité au monde malgré de réels progrès dans les traitements médicaux. Actuellement les traitements les plus prometteurs reposent sur l’immunothérapie, qui consiste à stimuler et/ou réactiver le système immunitaire afin d’induire des réponses anti-tumorales efficaces et spécifiques. Une des stratégies d’immunothérapie consiste à vacciner avec des antigènes tumoraux. L’efficacité de ces vaccins anti-cancer peut être optimisée en travaillant sur leur composition afin de diminuer la dose injectée et sur la voie d’immunisation la plus adéquate. En effet, la majorité des vaccins est administré par voie systémique (sous-cutanée, intramusculaire ou intradermique). Mais dans le cas de cancers localisés dans les muqueuses comme le cancer du poumon ou de la sphère ORL, des travaux ont montré que la vaccination par voie muqueuse (ex :intranasale) est plus efficace pour d’induire localement une réponse immune plus importante. Dernièrement, le succès des vaccins ARNm dans la lutte contre la Covid-19, a suscité un nouvel engouement pour ce type de vaccin. Et une des premières applications cliniques des vaccins ARNm a été pour traiter le cancer. L’objectif de ce projet est d’optimiser des vaccins à ARNm contre des antigènes tumoraux et d’évaluer leur efficacité chez la souris. Pour cela, les souris seront vaccinées avec différentes formulations de vaccins ARNm et différentes voies d’immunisation et nous analyserons la réponse immune. La meilleure formulation sera ensuite testée chez des souris porteuses de tumeurs du poumon ou de localisées dans la sphère ORL afin de voir si le vaccin peut inhiber la croissance tumorale. Ce projet permettra de développer de nouvelles thérapies innovantes pour traiter le cancer.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de développer et de valider un nouvel outil thérapeutique dans le traitement contre le cancer basé sur la technologie innovante des vaccin ARNm avec une optimisation de : - la formulation de l’’encapsulation de l’ARNm - la voie d’immunisation - la vectorisation de l’antigène Ces vaccins pourront être administré en association avec des traitements actuellement utilisés en clinique ( ex : les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires négatifs comme anti-PD-1) pour en maximiser les effets. Ces vaccins pourront à terme être utilisés chez l’homme pour le traitement des tumeurs localisés dans les voies muqueuses (cancer du poumon, de la sphère ORL).
Procédures
raffInjection par voie intraveineuse sur animaux sous anesthésie gazeuse : 2 injections à 2 semaines d’intervalle ou 3 injections à 1 semaine d’intervalle; durée totale environ 5 min. Injection par voie intramusculaire sur animaux vigiles : 2 injections à 2 ou 1 semaines d’intervalle; durée totale du geste 1-2 min. Injection par voie intranasale sur animaux sous anesthésie générale : 2 injections à 2 ou 1 semaines d’intervalle; durée totale environ 30 min. Injection de cellules tumorales dans la joue sur animaux sous anesthésie générale : 1 injection; durée totale environ 30 min. Injection par voir intrapéritonéale de traitement sur souris vigiles : 4 injections (2 fois/semaine sur 15 jours);durée totale du geste 1-2 min. Sur animaux sous anesthésie générale : Prélèvement de sang ( 500μl), Lavage broncho alvéolaire (5x 1ml), perfusion intracardiaque;durée totale environ 30 min. AMENDEMENT :Injection des cellules tumorales par voie sous-cutanée sous anesthésie gazeuse : 1 injection; durée totale environ 5 minutes.
Impact sur les animaux
La vaccination par voie intranasale peut induire une gêne respiratoire transitoire de courte durée pendant la durée de l’administration. Les injections par voie intraveineuse, intramusculaire et intrapéritonéale ne sont pas connus pour engendrer des nuisances ou douleurs. Sur la durée entière de l’expérience (soit environ 3 semaines), les souris avec les tumeurs peuvent perdre du poids pu présenter des signes évocateurs de souffrances tels que des troubles du comportement (immobilité, isolement...) et de l’aspect physique (dos vouté, apparence du poil...). Pour les tumeurs du poumon les souris peuvent présenter des difficultés à respirer ( bien que dans la littérature ces signes sont généralement décrit à partir de 4 semaines). Pour les tumeurs de la joue, une nécrose, ulcération de la tumeur peuvent apparaitre.
Devenir
Tous les animaux du projet seront mis à mort afin de prélever les organes pour l'étude des réponses immunes
Remplacement
Le microenvironnement tumoral est complexe, de même que les réponses immunitaires impliquées dans la réponse immune antitumorale. L’efficacité d’un vaccin ne peut être évalué que dans des organismes entiers et les modèles in vitro ne permettent pas de mimer fidèlement les réponses immunitaires ni le microenvironnement tumoral. L’expérimentation animale est indispensable afin de se rapprocher de conditions observées chez l’homme.
Réduction
Les paramètres expérimentaux ont été déterminées selon des données déjà publiées (cinétique de vaccination, doses, nombre de cellules tumorales à injecter). Nous avons pu déterminer un nombre d’animaux minimum pour avoir assez de matériel pour garantir une analyse statistique fiable. Des groupes de 10 animaux pour tester l’efficacité des vaccins, et pour le groupe vacciné avec notre vaccin de référence le nombre est réduit à 6. Pour les souris porteuses de tumeurs des groupes de 12 sont nécessaires puisqu’il existe une certaine hétérogénéité de la croissance tumorale. Pour chaque expérience, le maximum de tissus est prélevé afin de maximiser les analyses biologiques possibles.
Raffinement
Les injections intranasales et les injections de tumeurs dans la joue sont réalisées sous anesthésie générale pour le confort de l’animal. La profondeur de l’anesthésie est surveillée tout le long de la procédure, et les animaux sont placés sur un tapis chauffant et surveillées jusqu’à leur réveil. Les injections par voie intraveineuse, via la veine de la queue, sont réalisées sur animaux sous anesthésie gazeuse placés sur tapis chauffant. Les injections par voie intramusculaire et intrapéritonéales ne sont pas connus pour engendrer de douleurs particulières et sont réalisées sur animaux vigiles après désinfection à l’éthanol 70% de la surface d’injection. Tous les vaccins et traitements sont préparés dans des formulations déjà utilisés en clinique ou pré-clinique. Les animaux sont élevés en cages enrichies, et regroupés en groupes sociaux afin d’éviter leur isolement ( 5 souris maximum/cage). Les animaux seront acclimatés au minimum 1 semaine avant le début de toute expérimentation. Pour les animaux le nécessitant, la prise alimentaire et l’hydratation seront facilités avec un enrichissement dans la cage de croquettes humidifiées et de gelée hydratante. La croissance tumorale est mesurée 2 fois/semaine à l'aide d'un pied à coulisse par les expérimentateurs. Une évaluation quotidienne de l’état général de l’animal basée sur des points limites sont établis. Les animaux sont surveillés quotidiennement par le personnel qualifié de l’animalerie, en cas de comportement anormal le responsable du projet est alors averti. L’observation de point limite induira une mise à mort anticipée de l’animal par le responsable du projet.
Choix des espèces
Cette étude sera réalisée avec des souris. Ce modèle est parfaitement maitrisé dans l’équipe qui dispose de nombreux outils (lignées tumorales syngéniques, vaccins) Les souris seront utilisées à partir de l’âge de 8 semaines. Cela permet d’avoir un système immunitaire entièrement développé et à cet âge les souris tolèrent bien une anesthésie générale.
Perfusion chez le lapin
- Recherche appliquée
- Cancers
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
L'objet réel du projet est de préparer le dossier d'un immunostimulant avant un essai chez l'être humain annoncé pour le second semestre 2025. 20 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue pour recueillir le maximum de sérum et prélever des organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal peut subir jusqu'à 21 prélèvements de sang sur animal vigile et trois injections intraveineuses sous anesthésie gazeuse. Le porteur passe en revue la modélisation informatique, les tests sur cellules, les technologies omiques, les tissus humains et les organes sur puce, et écarte chacune de ces méthodes au motif qu'elles ne reproduisent pas un "organisme entier".
Objectifs
Ce projet s'intègre dans le cadre du développement d'un immunostimulant du système immunitaire inné en cancérologie. Le but de projet d’étude préclinique chez le lapin est d’évaluer la réponse inflammatoire du produit avant une étude toxicologique qui sera menée chez l’homme au début du second semestre 2025. L’objectif de ce projet est de mesurer l’effet composé injecté aura pour démontrer sa bonne tolérance chez le lapin à travers des prises de sang et la mesure de plusieurs composantes physiologique (cytokinique) et pharmacocinétique.
Bénéfices attendus
Les besoins de nouveau traitement en oncologies sont importants. Malgré des investissements significatifs de nombreux besoins médicaux restent non couvert et nécessite d’explorer de nouvelle voie thérapeutique. La stimulation du système immunitaire est un axe thérapeutique important pour « réapprendre » à l’organisme à éliminer des cellules cancéreuses de manière autonome et efficace. Les points de contrôle immunitaire (Immune-Check points) ont apporté des avancées significatives en oncologie. Ce projet s’inscrit dans cette optique, avec le développement de nouveau immunostimulant du système immunitaire inné. Contrecarrer les mécanismes d’échappement tumorale mis en place par les cellules cancéreuses devrait permettre à l’organisme de pouvoir identifier et éliminer les cellules cancéreuses. Ce type de traitement est d’autant plus efficace qu’il permet une réponse sur le long terme en réduisant les risques de récidives et de rechute des patients.
Procédures
- Prélèvements sanguins sur animaux vigiles, environ 5 min, maximum 21 prélèvements. - Injection intraveineuse (sous anesthésies profonde gazeuse), environ 10 min, 3 injections. - Mise à mort sous anesthésie profonde chimique
Impact sur les animaux
Un léger stress peut être causé : - par les prélèvements rapprochés - par les injections. - par les contentions lors de l’expérimentation D’après les études faites sur d’autres animaux aucune autres nuisances ne nous a été rapporté. Nous resterons néanmoins vigilants à tous effets imprévus.
Devenir
Les animaux seront mis à mort en fin de projet afin d’obtenir le maximum de sérum et de pouvoir prélever des organes.
Remplacement
L'objectif du projet est de mesurer l'impact d'un candidat médicament le) sur un organisme ayant un système immunitaire complet et mature et chez une espèce présentant une sensibilité similaire à l'homme. Après discussion avec l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) il a été conclu que le lapin était l'espèce la plus pertinente. Nous avons réalisé des premiers essais sur du sang frais de lapin pour analyser la réponse des globules blancs sanguins au LipoLPS. En revanche une évaluation de la réponse du système immunitaire complet ne peut être réalisée que sur un organisme entier et nécessite l'administration à des lapins. Nous avons étudié les alternatives qui n’ont malheureusement pas pu être retenues : Modélisation informatique/ in silico : Ces modèles peuvent prédire comment un médicament diffusera dans le corps humain. Néanmoins les modèles informatiques n’arrivent pas encore à prédire comment une réaction de type inflammatoire pourra être quantifiable car les paramètres sont trop nombreux. Méthodes in vitro : Les tests réalisés sur des cellules en culture, permettent d'évaluer en partie la réponse inflammatoire. Dans le cas de ce projet, les modèles in vitro ne peuvent pas mimer une réponse complexe avec de nombreux types cellulaires différents. Méthodes in omic : Les technologies omiques, comme la génomique, la protéomique et la métabolomique, permettent d'analyser les réponses biologiques à un niveau moléculaire détaillé. Ces approches peuvent fournir des informations précieuses sur la réponse inflammatoire, là encore la complexité de la réponse ne permets d’obtenir un niveau d’information suffisante (durée de la réaction, évolution des concentrations des molécules cibles …) Utilisation de tissus humains : Les tissus humains, obtenus par exemple lors de chirurgies, peuvent être utilisés pour des tests ex vivo. Cette méthode ne permet pas de mimer l’organisme en entier. Organes sur puce : Ce sont des dispositifs microfabriqués qui reproduisent les fonctions des organes humains. Ils permettent de tester des médicaments et d'évaluer les réponses inflammatoires dans un environnement contrôlé mais comme l’utilisation de tissus humain, ces organoïdes ne peuvent pas mimer un organisme complet.
Réduction
Afin de réduire autant que possible le nombre d'animaux utilisés nous n'avons prévu que deux groupes d'animaux : un groupe contrôle et un groupe traité. Ceci est possible grâce à des expériences préalables réalisées chez des lapins porteurs de tumeurs et ayant permis de déterminer une posologie sûre dans le cadre d'une administration intraveineuse lente. L'effectif de cinq lapins a été choisi sur la base de la variabilité attendue dans la réponse au médicament. Les comparaisons entre groupe contrôle et groupe traité seront réalisées à l'aide d'analyses non paramétriques de type Mann-Whitney. Nous avons cherché à réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés en n'explorant qu'un seul niveau de posologie du médicament. Ceci a été rendu possible grâce à des études préalables montrant qu'une administration veineuse lente n'entrainait aucun effet secondaire sévère ni irréversible.
Raffinement
Les animaux ont un enrichissement dans les cages sous forme de tablette et de palet dans les cages. Les animaux sont habitués au personnel pour réduire le stress. De plus, les animaux sont manipulés et caressés régulièrement (2 fois par semaines). Le personnel est formé et sensibilisé à une manipulation douce des lapins pour limiter le stress au maximum. Les injections intra-veineuses seront réalisées sous anesthésie et sur un tapis chauffant. Lors du prélèvement les lapins sont bien maintenus et rassurés. La surveillance de la douleur sera réalisée en utilisant une grille de douleur du masque faciale (degré d’ouverture des paupières et d’aplatissement des joues, la forme du museau, la position des vibrisses et celle des oreilles) Des points limites seront mis en place suffisamment précocement pour limiter la douleur à son minimum, sans remettre en cause les résultats du projet.
Choix des espèces
Un test de toxicité a déjà été réalisé sur ce modèle (lapin) et cette expérimentation doit donc se poursuivre sur le même modèle avant de poursuivre les essais chez l’homme. L'objectif du projet est de mesurer l'impact d'un candidat médicament sur un organisme immunitaire complet chez une espèce présentant une sensibilité similaire à l'homme. Après discussion avec l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) il a été conclu que le lapin était l'espèce la plus pertinente était le lapin. Nous utilisons des jeunes adultes (lapins âgés de 12 semaines minimum, environ 1.4kg minimum), cela correspond à l’âge requis pour avoir un système immunitaire mature chez le lapin afin de comparer ces résultats avec l’homme adulte.
Evaluation de l’effet antitumoral d’une thérapie cellulaire sur la croissance tumorale et impact de l’ajout de cytokines sur l’effet de cette thérapie, dans un modèle murin.
- Recherche appliquée
- Cancers
Jusqu'à dix-neuf injections sous la peau, trois injections dans la veine de la queue et un prélèvement de sang : 80 souris dépourvues de système immunitaire subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour analyser leur sang et leur tumeur. Chaque animal porte une tumeur humaine greffée sous la peau, mesurée au pied à coulisse trois fois par semaine pendant huit semaines au maximum. Le projet vise à vérifier chez la souris l'effet de cellules immunitaires modifiées qui ont déjà éliminé des cellules cancéreuses en culture, pour des cancers de l'ovaire et du sein. L'effectif de 80 animaux repose sur un "outil statistique" que le porteur ne nomme pas.
Objectifs
L’immunothérapie dans le domaine du cancer est une approche thérapeutique qui vise à stimuler le système immunitaire du patient pour qu’il puisse éliminer les cellules cancéreuses. Parmi les approches disponibles, il est possible de récupérer certaines cellules immunitaires du patient, de les modifier afin qu’elles reconnaissent spécifiquement les cellules cancéreuses avant de les réinjecter au patient. Cette approche, appelée thérapie cellulaire, a démontré son efficacité dans de nombreux essais cliniques pour le traitement de différents cancers. Nous avons réussi à générer des cellules immunitaires modifiées capables de reconnaître différents types de cancers, tels que le cancer de l’ovaire et un sous-type de cancer du sein très agressif. De plus, nous avons démontré que ces cellules immunitaires modifiées sont capables d’éliminer des cellules cancéreuses in vitro. Cependant, il est nécessaire de vérifier leur potentiel thérapeutique in vivo. Dans ce projet, l’objectif est d’évaluer la capacité de cellules immunitaires reconnaissant notre cible à éliminer les cellules cancéreuses des 2 types de cancer dans ce modèle de souris.
Bénéfices attendus
En cas de résultats positifs, cette étude permettra de valider une nouvelle approche thérapeutique innovante pour les patients atteints de cancer, notamment de cancers de l’ovaire et du sein qui ne répondent pas aux traitements standards. Ceci accélèrera la validation préclinique de cet outil thérapeutique afin d’entamer le transfert vers la clinique.
Procédures
Pour réaliser l’unique injection sous-cutanée de cellules cancéreuses humaines, la souris est maintenue environ 15 secondes. A la suite de cette injection, la souris développera une tumeur sous-cutanée. La croissance tumorale est suivie par des mesures au pied à coulisse 3 fois par semaine, l’animal est maintenu immobile environ 25 secondes. Les injections intraveineuses (1 injection par semaine pendant 3 semaines, soit 3 IV/souris) se feront au niveau de la veine de la queue (1 min d’immobilisation). Pour la procédure 1, les injections sous-cutanées de la molécule de soutien des cellules lymphocytes ou sérum physiologique seront réalisées trois fois par semaine pendant 8 semaines maximum soit 19 injections sous cutanée au total. La souris est maintenue 15 secondes pour ce geste. Ces injections seront réalisées dans la procédure 2 que si elles démontrent un effet bénéfique sur l’efficacité du traitement. Un prélèvement sanguin sera également réalisé sur animaux vigiles, l’animal est maintenu immobile environ 50 secondes (15 secondes pour l’application de l’anesthésique puis 45 secondes pour le prélèvement). Les souris seront également pesées deux fois par semaine, la souris est maintenue environ 15 secondes.
Impact sur les animaux
L’injection des cellules tumorales en sous-cutanée dans le flanc droit de la souris devrait entrainer une douleur temporaire et légère. A la suite de cette injection les animaux développeront des tumeurs localisées sous la peau de l’animal. Le suivi de la croissance tumorale sera effectué par mesure au pied à coulisse et n’entraînera aucune douleur, à l’exception peut-être d’un léger stress temporaire. L’injection sous-cutanée de molécule de soutien des cellules lymphocytes pourrait entrainer un désagrément voire une douleur temporaire légère. L’injection intraveineuse de cellules immunitaires modifiées pourrait engendrer une douleur légère passagère intraveineuse. Le prélèvement sanguin peut entraîner une douleur modérée, qui est atténuée par l’utilisation d’une anesthésie locale.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir analyser la composition du système immunitaire dans le sang et au sein de la tumeur.
Remplacement
Ce modèle permettra d’évaluer l’efficacité d’une thérapie utilisant des cellules immunitaires modifiées. Les animaux sévèrement immunodéprimés correspondent au modèle majoritaire pour l’évaluation de l’efficacité de ce type de traitement, puisqu’elles permettent la greffe de cellules tumorales humaines et l’injection de cellules immunitaires humaines en l’absence de cellules immunitaires murines. Ce modèle est le seul modèle vivo disponible dans le cadre de notre projet, aucune alternative non-animale n’est aujourd’hui disponible pour s’assurer de la fonctionnalité des cellules immunitaires génétiquement modifiées in vivo, ce qui est un des objectifs de cette étude.
Réduction
La première procédure devrait nous permettre de sélectionner la condition expérimentale permettant d’observer le meilleur effet de notre traitement. Cette condition sera utilisée à la fois dans la procédure 2 et, par la suite, pour évaluer d’autres candidats de thérapie cellulaire. Nous avons utilisé un outil statistique pour déterminer le nombre minimal d’animaux nécessaires et suffisants pour garantir la validité scientifique de l’étude. Par ailleurs, un nombre optimal d’échantillons et de données seront collectés pour chaque animal, afin d’utiliser le nombre minimal d’animaux nécessaires pour répondre à l’ensemble des questions de l’étude.
Raffinement
Les animaux utilisés dans ce projet n’ont pas de système immunitaire, ils sont donc incapables de lutter contre des infections virales ou bactériennes. Ils doivent être hébergés dans un environnement protégé pour éviter toutes contaminations. Les analyses de croissance des tumeurs sont non-invasives (mesure au pied à coulisse) et ne requièrent pas d'injection d'anesthésiant ou d'antalgique. L'effet des composés sur l'état physiologique des souris est suivi par l’observation quotidienne des animaux par des personnes compétentes, par la pesée des animaux et la mesure du développement tumoral. Des points limites adaptés sont définis de manière objective, incluant des critères d'arrêt de l'expérience en cas de souffrance. Aucun effet indésirable lié à l’injection des cellules immunitaires humaines dans le modèle de souris utilisé n’est attendu. Le prélèvement sanguin peut entrainer une douleur, pour pallier cela les animaux sont traités par un anesthésique local quelques minutes avant le prélèvement.
Choix des espèces
Les souris utilisées correspondent au modèle majoritaire pour l’évaluation de l’efficacité des thérapies cellulaires utilisant des cellules immunitaires puisqu’elles permettent la greffe de cellules tumorales humaines et l’injection de cellules immunitaires humaines en l’absence de cellules immunitaires de souris. Ce modèle est le seul modèle vivo disponible dans le cadre de notre projet, aucune alternative non-animale n’est aujourd’hui disponible pour s’assurer de la fonctionnalité des cellules immunitaires transférées in vivo, ce qui est l’objectif de cette étude. Les animaux utilisés seront à l’âge de 6-8 semaines afin de pouvoir réaliser les greffes sous-cutanées et l’injection en intraveineuse des cellules immunitaires dans des conditions optimales.
Etude de l’implication de la DNAse1L3 dans les mécanismes de réponses aux rayonnements ionisants, chez la souris invalidée génétiquement pour cette enzyme et porteuse de tumeurs mammaires
- Recherche appliquée
- Cancers
Les expérimentateurs injectent des cellules cancéreuses dans le coussinet graisseux de la glande mammaire, sans anesthésie, geste qu'ils décrivent comme rapide et précis. 780 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever les tumeurs, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec cinq minutes d'irradiation sous anesthésie par animal. Les tumeurs peuvent provoquer une perte de poids, une mobilité réduite et des ulcérations traitées localement, la mise à mort intervenant quand l'ulcération ne s'améliore pas en trois jours. Le porteur écrit par ailleurs que l'irradiation externe n'induit pas d'effet indésirable connu chez la souris.
Objectifs
La radiothérapie aide le système immunitaire à combattre les tumeurs en libérant de l'ADN tumoral. Cet ADN est capté par des cellules spéciales qui activent les lymphocytes, des cellules qui éliminent les cellules tumorales. Ce processus se produit même en dehors de la zone irradiée. Cependant, on ne comprend pas encore bien comment l'ADN tumoral stimule le système immunitaire pendant la radiothérapie. Une enzyme appelée DNASE1L3 dégrade l'ADN libre et empêche normalement une réaction immunitaire. Cette enzyme est produite par certaines cellules du système immunitaire. Des études préliminaires ont montré que, chez des souris avec des tumeurs mammaires, l'absence de DNASE1L3 réduit l'efficacité de la chimiothérapie et la réponse immunitaire. Dans le contexte du cancer, DNASE1L3 pourrait aider à renforcer l'effet de l'ADN tumoral libéré par les traitements anticancéreux. Le projet vise à comprendre le rôle de cette enzyme dans la stimulation du système immunitaire par l'ADN tumoral après radiothérapie, en utilisant un modèle de cancer du sein triple négatif. Pour cela, des tumeurs seront greffées sur des souris avec et sans cette enzyme, puis irradiées. Les tumeurs seront analysées pour comprendre l'impact de l'enzyme sur le traitement par radiothérapie.
Bénéfices attendus
Sur le court terme, notre projet permettra de mieux comprendre le rôle de la DNASE1L3 sur l’ADN tumorale relargué après irradiation. Ce projet permettra d’améliorer la compréhension de l’effet de l’irradiation sur les tumeurs. A long terme, il permettra d’apprécier de nouvelle piste thérapeutique, plus spécifiquement dans le cadre du cancer du sein triple négatif, qui aujourd’hui reste encore très difficile à traiter par les traitements classiques. Ce projet pourrait déboucher sur un traitement basé sur la supplémentation Dnase1l3 pour les patientes atteintes par ce type de cancer.
Procédures
Tous les animaux seront injectés avec des cellules cancéreuses au niveau du coussinet adipeux de la glande mammaire. Ce geste est rapide et précis, et ne nécessite pas que les animaux soient anesthésiés. Les animaux seront anesthésiés pendant l’irradiation qui durera 5 minutes par souris. Les souris seront maintenues en contentions maximum 1 minute pour la greffe et pour le suivi clinique.
Impact sur les animaux
La greffe de tumeurs orthotopiques dans le coussinet adipeux de la glande mammaire peut induire une perte de poids des souris et une mobilité réduite suivant la taille de la tumeur et sa localisation de prise sur la souris. Pour ce modèle, nous avons fixé le volume de tumeur maximum au-delà desquels les souris devront être euthanasiées pour éviter des douleurs importantes. Pour ces raisons, nous avons mis en place des stratégies d'expérimentation et d'observation nous permettant de déterminer des points limites suffisamment précoces afin de limiter la douleur au maximum. A cette fin, les animaux seront surveillés quotidiennement. Les tumeurs sont mesurées deux à trois fois par semaine à partir de l’injection des cellules. Aussi, des signes de souffrance manifestes comme la piloérection, une perte de mobilité ou la prostration de l’animal sont également des points limites adaptés. De plus, nous considérons qu’une souris isolée du reste du groupe est un signe de souffrance et un point limite suffisamment précoce. L’irradiation externe n’induit pas à notre connaissance d’effet indésirable chez les souris.
Devenir
Il est nécessaire d’euthanasier les animaux afin de prélever les tumeurs mammaires et de les utilisés à de fins expérimentales.
Remplacement
Afin d’étudier la fonction de la composante d’intérêt dans l’immunité antitumorale et dans la régulation de l’efficacité thérapeutique de traitements anti-cancéreux nous utilisons des animaux de phénotype sauvage et déficient en cette composante d’intérêt. Ainsi cette étude ne peut pas être réalisée avec des échantillons humains. De plus nous étudions l’interaction entre le système immunitaire et les cellules tumorales dont la modélisation dans un système d’organoïdes n’est pas à ce jour optimale et ne peut remplacer les modèles in vivo.
Réduction
Le nombre d’animaux a été fixé à 15 par groupe afin d’avoir une analyse statistique robuste, tenant compte de l’hétérogénéité dans la prise tumorale. Les différentes analyses statistiques seront réalisées à l’aide d’un logiciel statistique. Concernant la colonie nécessaire à ce projet, les souris femelles seront utilisées pour le modèle de carcinome mammaire, tandis que les souris mâles seront utilisées pour d’autre projet faisant l’objet d’une autre DAP dans un autre institut.
Raffinement
Nous avons établi des point limites gradés, précis et adaptés pour toutes les procédures (décrits dans la section procédure) mises en œuvre au cours de ce projet. Si les animaux atteignent ces points limites, cela constitue un critère d’arrêt de l’expérimentation et les animaux seront euthanasiés par dislocation cervicale. L’approche des points limites entrainera une surveillance accrue des animaux (suivi journalier du poids, du volume tumoral et du comportement) afin réduire au minimum les nuisances sur le bien-être des animaux. Concernant l’enrichissement du milieu, les souris disposent de carrés en cellulose pour la formation d’un nid commun confortable. En cas d’isolement forcé d’une souris dans une cage, un abri supplémentaire sera également fourni. Dans les cas d’apparition d’une ulcération au niveau de la tumeur, un traitement local pourra être appliqué pour traiter l’ulcération. Si celle-ci ne s’améliore dans les 3 jours, la souris sera euthanasiée.
Choix des espèces
Les études débuteront quand les souris auront à minima 8 semaines afin de garantir un système immunitaire mature, et dans le cas du modèle de carcinome mammaire ce délais correspond la maturité sexuelle des souris femelles pour l’injection des lignées E0771-HER2, pour une meilleure vraisemblance avec les cancers du sein humains.
Evaluation de la toxicité de molécules radioactives utilisées dans le traitement de cancers
- Recherche appliquée
- Cancers
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
L'atteinte d'un point limite déclenche la mise à mort, tout comme le prélèvement d'organes en cours d'étude ou la fin de l'étude : aucune des 4 320 souris ne sort vivante du projet. Elles subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 720 d'entre elles et modéré pour 3 600, avec jusqu'à six administrations de composés radioactifs, des pesées jusqu'à sept fois par semaine et des prélèvements de sang par voie rétro-orbitaire sous anesthésie. Le porteur qualifie ces travaux d'"indispensables" pour caractériser la sécurité de médicaments avant leur passage chez l'être humain. Les molécules testées sont fournies par des clients, qui fixent aussi le nombre d'animaux par groupe.
Objectifs
Chaque année, le cancer affecte des millions de personnes et représente la 2ème cause de décès dans le monde. Les modèles murins sont encore aujourd’hui indispensables en oncologie notamment pour comprendre la physiopathologie de ces maladies, trouver des molécules thérapeutiques innovantes et d' évaluer leur efficacité. Notre projet vise à caractériser l’éventuelle toxicité de molécules fournies par nos clients couplées à différents éléments radioactifs ayant fait leur preuve pour le traitement de différents modèles de cancers chez la souris. C’est le rayonnement ionisant de ces derniers qui aboutit à la destruction des cellules tumorales. Ces études sont indispensables pour caractériser la sécurité de ces médicaments avant d'être transféré à l’homme.
Bénéfices attendus
Ce projet doit permettre de tester la non toxicité ou toxicité éventuelle de différentes molécules thérapeutiques couplées à des éléments radioactifs ayant montré leur efficacité préalable dans le traitement de certains cancers afin de les transférer en clinique.
Procédures
Sur animal vigile : Pesée (de 1 à 7 fois/semaine, 20 s) ; Administration de composé thérapeutique (maximum 1 fois /semaine et 6 fois, 15 s) . Sur animal anesthésié : Prélèvement de sang par voie rétro-orbitaire (2 fois maximum, 30 s) ; Prélèvement de sang terminal par voie rétro-orbitaire (1 fois, 1 min) ou en intracardiaque sous analgésie (1 fois, 5 min) ; Administration de composé thérapeutique (maximum 6 fois, 15 s) ;
Impact sur les animaux
stress et douleur légère liés à l’administration des médicaments ; stress lié à l’anesthésie gazeuse; stress lié à la manipulation vigile pour les pesées.
Devenir
Mise à mort de tous les animaux de chaque procédure lorsque l’une des conditions ci après est remplie : -Prélèvement d’organe en cours de l’étude ; - Atteinte d’un point limite justifiant la mise à mort de l’animale ; -Fin de l’étude (prélèvements d'organes et de sang)
Remplacement
L'évaluation de la toxicité éventuelle de molécules couplées à des éléments radioactifs nécessitent d’être en présence d’un système biologique complexe. En effet, il est nécessaire dans le cadre de notre projet de vérifier que le candidat médicament ne présente pas de toxicité moyen ou long terme dans nos modèles animaux. Il n’est pas possible aujourd’hui de faire ce suivi in vitro, l’animal semble donc être un modèle pertinent pour ce type d'étude.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés par groupe est déterminé par notre client en fonction des résultats préalables qu’il a obtenu avec sa molécule de référence lors des analyses hématologiques et biochimiques. En fonction de la variabilité inter-individuelle observée, les groupes seront composée de 6 à 12 animaux maximum. Ainsi ce nombre est réduit au minimum afin d’obtenir des données exploitables et significatives lors des analyses hématologiques et biochimique réalisées en fin d’étude ; ces analyses sanguines sont indispensables à l’évaluation de la radiation des molécules testées sur l’animal.
Raffinement
Afin de réduire la douleur, la souffrance et l'angoisse au maximum, les animaux sont surveillés quotidiennement et des points limites les plus précoces possibles sont mis en place et appliqués. Les animaux sont également hébergés en groupes sociaux harmonieux de 6 par cage maximum dans un environnement enrichi comme la réglementation l'exige et dans un environnement contrôlé au niveau sanitaire. Les injections et les prélèvements de sang effectués sur l’animal vivant le seront selon les bonnes pratiques de bien-être animal en termes de volumes, de matériel utilisé, d’anesthésie éventuelle et de préhension des animaux.
Choix des espèces
Le choix de la souris comme modèle in vivo est guidé par le haut niveau de similarité de sa biologie par rapport à l’homme, les outils et les structures disponibles pour sa manipulation et des temps de gestation et de sevrage courts. De plus, l’analogie fonctionnelle des systèmes immunitaires murin et humain et l’existence de lignées immunodéprimées et/ou génétiquement altérées font de la souris un modèle pertinent pour analyser l’efficacité de nouvelles thérapies anti-cancéreuses. Par conséquent, c'est ce modèle qui est utilisé dans notre étude pour vérifier la toxicité éventuelle des traitements étudiés dans les études préalables sur le modèle murin. Les souris seront utilisées à un âge compris entre 6 et 12 semaines lors de leur entrée en étude, âge auquel le système immunitaire de ces animaux est décrit comme mature et âge auquel les études d’efficacité préalable ont été entreprises.
Etude de l’efficacité d’un médicament à anticorps conjugué ciblant les Lymphocytes Treg intratumoraux dans le cadre de cancers localisés
- Recherche appliquée
- Cancers
Pour tester un anticorps couplé à une chimiothérapie censé tuer les cellules immunitaires régulatrices installées dans les tumeurs, 244 souris transgéniques vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Une injection de cellules tumorales sous anesthésie locale ouvre le protocole, suivie d'une à quatre injections du produit selon les groupes. Le porteur indique que la tumeur peut provoquer une gêne modérée, douleur et perte d'appétit, en fin de procédure quand le traitement reste inefficace, et qu'une toxicité modérée du produit est possible. Les points limites annoncés sont qualifiés de précis et précoces, sans être détaillés.
Objectifs
Une immunothérapie est actuellement approuvée pour le traitement de nombreux cancers localisés et métastatiques. Cependant, de nombreux effets secondaires sont liés à ce traitement. Pour remédier à cela, l'administration intratumorale d'immunothérapies est apparue comme une solution potentielle, visant à atténuer les effets secondaires grâce à une exposition systémique réduite tout en augmentant l'efficacité. Certaines cellules jouent un rôle clé dans la prévention des maladies auto-immunes et inflammatoires. Cependant, leur accumulation dans les tumeurs supprime l'immunité anti-tumorale et ils ont donc un rôle délétère dans le traitement des cancers. L'objectif de notre projet est de démontrer qu'un ciblage thérapeutique ciblant et tuant spécifiquement ces cellules intratumorales permettrait de développer des réponses immunitaires anti-tumorales plus spécifiques contre le cancer et moins toxiques pour les tissus sains. Pour cibler ces cellules, nous avons développé une construction comprenant un anticorps (ciblant une protéine spécifiquement exprimé par les cellules immunitaires activées) relié à une molécule de chimiothérapie. Ce médicament pénètrera dans la cellule cible, relarguera la chimiothérapie dans la cellule et entraînera sa mort. Nous avons développé un tel médicament dans le but de cibler et de tuer les cellules d'intérêt. De plus, l'administration intra-tumorale de ce médicament permettrait de maximiser l’efficacité locale du traitement tout en minimisant sa toxicité systémique. L’objectif de ce projet est donc de montrer l’efficacité de notre médicament dans sa capacité à réduire la tumeur, de trouver la combinaison d'anticorps+molécule de chimiothérapie la plus efficce possible et de déterminer la dose minimale efficace dans un modèle murin transgénique humanisé.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet est de montrer l’efficacité d’un nouveau médicament contre le cancer. En conjuguant un médicament d'immunothérapie à une chimiothérapie, une amélioration du traitement est attendue tout en limitant les effets secondaires. Ce nouveau traitement via son mode d'administration et sa nature pourrait donc être plus efficace et moins toxique que les traitements conventionnels actuels. Par conséquent, les bénéfices attendus sont importants car ce nouveau traitement pourrait avoir un impact significatif sur la vie de nombreux patients. En effet, étant donné que ce nouveau médicament agit sur des cellules immunitaires potentiellement présentes dans tous les types de cancer, il pourrait être utilisé dans de nombreuses indications et changer la vie de nombreux malades.
Procédures
Injection de cellules tumorales, 1 par souris, durée 30 secondes, sous anesthésie locale. Traitement sous anesthésie générale ou locale en fonction des traitements et 4 injections/souris ou 1injection/souris en fonction des groupes. L'injection dure moins de 1 min.
Impact sur les animaux
Les injections de cellules tumorales et les traitements entraîneront un stress physique et transitoire (préhension) et une douleur et une contrainte légère et transitoire lors de l’injection du produit. Les injections se feront sous anesthésie locale ou générale en fonction du type d'injection. Les tumeurs peuvent entraîner une gène légère pour les souris recevant des traitements et une gêne modérée (douleur modérée, perte d'appétit potentielle) en fin de procédure si le traitement est inefficace. Une toxicité modérée du traitement pourrait être observée (fatigue accrue, douleurs).
Devenir
En fin de procédure, tous les animaux sont euthanasiés car ils seront tous porteurs de tumeurs et les organes seront utilisés pour faire des analyses sur tissus post-mortem.
Remplacement
Les modèles cellulaires alternatifs ne permettent pas d’appréhender le comportement tumoral dans toute sa complexité notamment dans le cadre d’injection d’immunothérapies qui font intervenir le système immunitaire et qui nécessitent un organisme vivant entier. L’utilisation des modèles appliqués in vivo reste indispensable. Cependant, le choix de la chimiothérapie qui va composer l'ADC a été basé sur des études in vitro réalisées sur des lignées cellulaires. Nous étudierons également la toxicité induite par l'ADC ce qui implique l'utilisation de modèles in vivo puisqu'il n'est pas possible d'évaluer la toxicité sur des modèles cellulaires in vitro.
Réduction
Afin de limiter le nombre d'animaux utilisés, d'après les données bibliographiques et nos connaissances sur ces types cellulaires, le taux de prise de ces lignées est estimé à 80%. Cette valeur pourra être affinée lors des premières étapes du projet, pour diminuer le nombre d'animaux utilisés. Compte tenu de la prise de greffe, des critères objectifs d'efficacité de traitement ont été définis. Concernant l'analyse des critères d'évaluation de l'efficacité anti-tumorale, une étude statistique préliminaire a permis d'établir le nombre d'animaux greffés.
Raffinement
Les souris sont greffées sous anesthésie générale. Les administrations intratumorales seront réalisées sous anesthésie générale et les injections intraveineuses sous anesthésie locale. Les animaux seront surveillés quotidiennement afin de détecter précocement le développement de la tumeur ou l'apparition de signes cliniques. Des points limites précis et précoces ont été définis et seront strictement respectés. Si des signes de douleur sont détectés, un analgésique adapté sera administré. Les animaux seront hébergés en groupe. Un enrichissement adapté sera présent dans toutes les cages. En cas de suspicion de mal-être, un enrichissement supplémentaire sera ajouté.
Choix des espèces
La souris est le modèle le plus utilisé en oncologie. Leur système immunitaire a été très largement caractérisé. L'utilisation d'une souche transgénique pour la protéine d'intérêt permettra de tester notre candidat médicament (composé de l’anticorps humain) sur lequel nous avons déjà fait des études in vitro et de réutiliser ces données dans le cadre d’études in vivo. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte correspondant à un développement optimal du système immunitaire.