Troubles musculosquelettiques

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Souris : 10905
Souffrances
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▲ 3030
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Devenir
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 10905

10 905 souris pour des groupes expérimentaux de cinq animaux, quatre à cinq expériences par an sur cinq ans. 7 875 d'entre elles sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré et 3 030 dans des procédures légères, toutes tuées pour prélever des tissus musculaires. Chaque animal subit une biopsie entre sept et dix jours après sa naissance pour identification, des gavages quatre jours de suite, une injection sous anesthésie et deux injections par semaine pendant quatre semaines, la mise à mort étant prévue si le manipulateur se trompe pendant l'administration. Le porteur justifie cet effectif par des stratégies d'accouplement calculées pour produire assez d'animaux génétiquement modifiés, et annonce des thérapies des maladies musculaires comme retombée à long terme.

Objectifs

Ce projet a pour but d'étudier la régénération du muscle et plus particulièrement les facteurs régulant les cellules souches musculaires essentielles à sa régénération. Pour cela nous utilisons des modèles de souris transgéniques pour tester la fonction de plusieurs gènes communs à l’homme qui pourraient être impliqués dans le développement de ces cellules. Ces études visent à développer des thérapies pour les maladies musculaires.

Bénéfices attendus

Le bénéfice de cette étude est la découverte de nouveaux facteurs qui régulent le potentiel de réparation des cellules souches musculaires. À long terme, cela pourrait conduire au développement d'outils pouvant être utilisés pour la manipulation des cellules souches musculaires dans le cadre de thérapies cellulaires.

Procédures

Contention Biopsie pour identification: 30 secondes 1 fois/animal gavages: 1minute - 1 fois/jour pendant 4 jours injection d' un composé chimique sous anesthesie : 5 min - 1 fois/animal injection d'un inhibiteur: 1 minute - 2 fois par semaines pendant 4 semaines.

Impact sur les animaux

La contention et la biopsie peuvent provoquer un stress chez l’animal. Le gavage peut provoquer un stress et une fausse route. L’injection de molecules chimiques peut engendrer une douleur légère et locale.

Devenir

Toutes les souris seront mises à mort à la fin de la procédure afin de recueillir des échantillons de tissus.

Remplacement

Nous utilisons des systèmes de culture cellulaire spécialisés pour réaliser nos expériences. Cependant, la composition du micro-environnement des cellules souches musculaires est très complexe et très difficile à reproduire de façon artificielle en laboratoire. Utiliser des souris transgéniques nous permet d’étudier les cellules souches musculaires en conditions physiologiques.

Réduction

Les stratégies d’accouplement ont été calculés afin de générer un nombre suffisant d’animaux pour obtenir un résultat statistique fiable. Nous utiliserons 5 souris par condition pour plusieurs expériences par an (entre 4 et 5) pour pouvoir générer une quantité suffisante de matériel biologique à analyser par différentes méthodes. Nous utilisons des souris des 2 sexes car il n’y a pas de différence dans la reconstitution musculaire entre mâles et femelle.

Raffinement

Le gavage sera effectué à l’aide d’une sonde adapté à la taille de souris. Si le manipulateur fait une erreur lors de l'administration d'une molecule chimique, la souris sera mise à mort. L’injection d'un composé chimique peut provoquer une douleur légère de courte durée. Les injections seront pratiquées sur des souris anesthésiées au préalable. Les souris retrouvent une mobilité et une activité normale dès leurs réveil. Cependant dans le cas contraire nous disposerons dans la cage de la nourriture humidifiée et de l'hydrogel. Les animaux seront observés très régulièrement par le manipulateur/zootechnicien. Une grille de score pour évaluer l'état général de nos souris est mise en place et si un animal atteint les points limites il sera alors mis à mort.

Choix des espèces

La souris représente un organisme modèle de choix car étant un mammifère elle possède une structure de muscle squelettique très similaire à celle du muscle squelettique humain. Les durées de gestation ainsi que le temps de maturité post-natal de ce modèle sont courtes et compatibles avec la durée de nos expériences. Nous disposons d’outils adaptés à cette espèce nous permettant de réaliser diverses techniques de visualisation. Enfin le fait de pouvoir travailler avec des modèles de souris génétiquement modifiées nous permet de répondre à nos questions scientifiques pour augmenter notre expertise dans le domaine de la régénération des muscles squelettiques. Quand elles necessitent une biopsie, celle-ci est faite entre 7 et 10 jours après la naissance. Nous utilisons des souris adultes de 6 à 14 semaines. Avant 6 semaines, le muscle continue de se développer et certaines cellules souches prolifèrent encore. Après 14 semaines les muscles ont tendance à accumuler de la graisse et du tissus conjonctif.

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Rats : 210
Cochons d'Inde : 120
Lapins : 600
Chiens : 240
Cochons : 60
Chèvres : 330
Moutons : 660
Souffrances
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▲ 1530
▲ 690
Devenir
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 2220

Des animaux issus d'études précédentes sont réutilisés pour des essais de faisabilité, une pratique que le porteur range parmi ses mesures économiques et éthiques. 660 moutons, 600 lapins, 330 chèvres, 240 chiens, 210 rats, 120 cobayes et 60 cochons vont être utilisés, dont 690 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, et tous seront tués. Chacun subit l'implantation chirurgicale d'un dispositif orthopédique pouvant durer trois heures, parfois suivie d'une seconde opération pour retirer l'implant, avec un risque infectieux que le porteur qualifie lui-même de modéré à sévère. Le nombre total d'animaux dépend du nombre d'études signées avec les donneurs d'ordre, estimé à 39 sur cinq ans, ces essais servant à constituer des dossiers de mise sur le marché.

Objectifs

Ce projet vise à évaluer la tolérance (ou sécurité) ainsi que la performance (ou efficacité) des produits de santé en orthopédie . Ces produits destinés à être mis en contact avec le corps humain doivent être préalablement testés pour garantir le bon rétablissement des patients après chirurgie, et pour garantir leur efficacité lors de l'utilisation clinique. La réglementation exige de prouver l'efficacité des produits de santé et de réduire au minimum le risque de réactions indésirables avant de proposer un produit sur le marché. Compte-tenu de la complexité des mécanismes de régulation d'un organisme vivant, le recours au modèle animal est nécessaire pour répondre aux objectifs du projet.

Bénéfices attendus

Ce projet permet d'obtenir dans différents modèles animaux des données de performance et de tolérance des produits de santé en orthopédie. Ainsi, il est possible d’étudier ces produits en vue de répondre aux exigences des autorités réglementaires dans l'obtention d'une autorisation de mise sur le marché, élargissant l’offre et améliorant ainsi les chances de guérison et le confort des patients humains traités.

Procédures

Pour l'ensemble des procédures, tous les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale afin d'implanter le dispositif médical à tester (cette intervention chirurgicale peut durer entre 0h30 et 3h00). Cette intervention a toujours lieu sous anesthésie générale (chimique et gazeuse), analgésie et antibiothérapie . Certains animaux peuvent être soumis à une intervention chirurgicale supplémentaire si le but de l'étude est aussi d'évaluer la cicatrisation après retrait du dispositif de son site d'implantation (cette intervention chirurgicale peut durer entre 00h30 et 3h00). Cette intervention aura lieu dans les mêmes conditions que celles précédemment citées. Des prélèvements sanguins peuvent être réalisés en cours d'étude. Ceux-ci pourront se faire sous anesthésie ou non, selon le contexte de réalisation de cet acte (en cours de chirurgie, pendant le temps de l’étude ou juste avant l’euthanasie des animaux en fin d’étude). D'autres type d'interventions non douloureuses, de type scanner ou radiographies pour observer le dispositif en cours d'étude, peuvent être réalisées sous anesthésie légère (en général, en fonction de la durée de l'étude (plusieurs années possibles), 1 à 3 sessions d'imagerie peuvent etre envisagées en cours d'étude.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables pouvant survenir chez les animaux sont, selon les procédures, les suivants : - douleur et stress liés à la chirurgie (nuisance modérée). - perte de poids ou d’appétit liée aux effets de l’anesthésie et/ou de la chirurgie, pendant quelques jours (nuisance légère)- risque infectieux lié à la chirurgie (nuisance modérée à sévère)- hématome ou oedème au niveau du site opératoire, pouvant entrainer une gêne locomotrice en plus de la douleur (exemple : déficit sensitif et/ou moteur des membres postérieurs) (Nuisance légère à modérée).

Devenir

Pour répondre aux objectifs de chacune des procédures du projet, des observations post-mortem sont nécessaires. En effet, la sécurité des produits est évaluée en observant la réaction des tissus au contact du dispositif à tester, et ceci se fait par prélèvements des tissus et organes entourant le produit, afin de réaliser des analyses microscopiques (histologie notamment, qui est la meilleure méthode d'évaluation des effets locaux induit par un produit étranger à l'organisme, comme l'inflammation par exemple). De même la performance peut, elle aussi, être évaluée par des tests spécifiques sur les organes et le dispositif prélevé (exemple : tests mécaniques sur des vertèbres pour évaluer la fusion dans le cadre de la procédure de stabilisation de la colonne vertébrale ). En raison des objectifs des procédures de ce projet, il n'est pas possible de maintenir en vie les animaux utilisés.

Remplacement

L’utilisation d’animaux est requise dans la réglementation. A ce jour, il n'existe pas de méthode alternative permettant d’évaluer la performance et la tolérance locale des produits de santé en orthopédie.

Réduction

Pour réduire le nombre d'animaux inclus en étude, il est possible d'utiliser un même groupe "contrôle" (produit dont l'effet est déjà connu) pour plusieurs groupes "test" recevant des produits à tester différents. Les études de screening précédemment citées permettent également de sélectionner un produit test qui présente le plus d'intérêts à être développé, réduisant de ce fait le nombre de tests sur des produits ayant un intérêt moindre. Les études dites "pilotes", sur quelques animaux seulement, peuvent aussi servir à orienter les choix de poursuite de développement d'un produit ou le choix du modèle expérimental le plus approprié (matériel ou abord chirurgical le plus adéquat…), avant d'entamer les études réglementaires à plus grande échelle et devant répondre aux normes en vigueur pour l'élaboration du dossier pour la mise sur le marché (nombre d'animaux minimum, durée de mise en contact minimum, etc). Le nombre d’animaux est arbitré à partir du nombre de sites requis en analyse. Le nombre total d’animaux utilisés dépend directement du nombre d’études signées avec les différents donneurs d’ordre durant les 5 années du projet. MODIFICATION V15: De cette façon, le nombre d’animaux précisé ci-dessus constitue une estimation basée sur l’historique des essais conduits durant ces dernières années. De plus les normes requierent un nombre minimal d'animaux par produit analysé et par délai d'analyse, et le type de dispositif implanté ne permet pas toujours la réalisation d'un grand nombre de sites par animal. Le nombre d’études sur 5 ans est donc estimé à 39 (3 x 13 procédures expérimentales ; pour 660 ovins ; 330 caprins ; 240 chiens ; 600 lapins ; 210 Rats ; 120 cobayes; 60 porcs).

Raffinement

Des mesures sont mises en place pour limiter : - Le stress des animaux : Avant la chirurgie, une période d’habituation aux actes spécifiques est réalisée si nécessaire, pour réduire l’aspect anxiogène de ces manipulations. Des enrichissements sont présents dans l’environnement des animaux (en fonction de l'espèce : jouets, plateforme de repos…), et ces mesures sont renforcées en phase post-opératoire (ajout d’enrichissements alimentaires…). - La douleur des animaux : En phase post-opératoire, les suivis sont renforcés et completée par des scores de suivi de la douleur. La présence d'un vétérinaire sur site permet également la réalisation de soins post-opératoires spécifiques et adaptés. Les signes cliniques servant de points limites sont listés dans le document joint en annexe, pour la prise de décision des mesures à mettre en place pour limiter les souffrances.

Choix des espèces

L’espèce animale choisie est définie dans le(s) texte(s) de référence. Les produits de petite taille/miniaturisés seront testés préférentiellement chez les rongeurs ou le lapin. MODIFICATION V15: Les produits de taille importante seront préférentiellement testés chez le chien, porcins ou les ovins/caprins. Lorsque plusieurs espèces répondent aux critères, le choix est arbitré par la durée de l’essai (pour une étude sur le long terme, utilisation d’espèces à longue durée de vie). Le choix entre les grands modèles repose aussi sur les similarités avec l’Homme : - Caractéristiques anatomiques (structure des os, épaisseur du cartilage...), poids, propriétés mécaniques et régénération osseuse des porcs, ovins/caprins et des chiens - Caractéristiques anatomiques et mécaniques des lapins, des cobayes et des rats. Ces espèces sont souvent utilisées également pour des raisons économiques et éthiques (exemple : réalisation d’études de faisabilités via la réutilisation d’animaux d’études précédentes ) - Colonne vertébrale uniforme et régulière simplifiant les procédures chirurgicales, structure et biomécanique de la colonne lombaire et thoracique similaires.

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Rats : 170
Souffrances
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▲ 170
Devenir
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 170

Trop faibles pour se relever ou pour ronger, les rats mâles porteurs d'une myopathie myotubulaire reçoivent leur nourriture posée à même le sol de la cage. 170 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués pour prélèvement de tissus. Un régime alimentaire modifie la composition de leur bile afin de provoquer une cholestase, cette accumulation de bile qui détruit le foie, et leur sang est prélevé une à quatre fois par la veine de la queue ou par voie intra-orbitale. L'objectif est de reproduire chez le rat les atteintes hépatiques qui ont tué quatre enfants inclus dans l'essai de thérapie génique ASPIRO, pour rendre les prochains essais moins dangereux.

Objectifs

La myopathie myotubulaire est une maladie génétique rare et très grave qui touche surtout les garçons. Elle provoque une forte faiblesse des muscles, y compris ceux qui servent à respirer, et entraîne souvent le décès avant l’âge d’un an. Elle est causée par une mutation du gène MTM1, indispensable au bon fonctionnement musculaire. Un essai clinique appelé ASPIRO teste une thérapie génique : un virus inoffensif est utilisé pour apporter une copie normale du gène dans les muscles. Quatre patients, qui présentaient déjà des signes de mauvais fonctionnement du foie, sont décédés d’une insuffisance cholestatique. Chez ces patients, la bile ne parvient plus à s’écouler vers l’intestin et s’accumule dans le foie, endommageant l’organe jusqu’à sa défaillance. Chez le rat, modèle de la maladie, la faiblesse musculaire et respiratoire est très proche de celle des patients. En revanche, les rats ne développent pas de cholestase, probablement grâce à la composition moins toxique de leur bile. Mais ils présentent déjà certains signes de mauvais fonctionnement du foie liés au manque de myotubularine. Notre projet consiste à modifier l’alimentation des rats pour changer la composition de leur bile et la rendre plus proche de celle des humains. Cela devrait provoquer une cholestase et donc mieux reproduire les atteintes observées chez les patients. Nous pourrons alors tester si, dans ces conditions, la thérapie génique aggrave les troubles du foie comme chez les enfants. Ce modèle permettrait d’anticiper les risques et de rendre les futurs essais cliniques plus sûrs.

Bénéfices attendus

Des troubles hépatiques avaient été détectés pour un percentage des patients sélectionnés pour participer à l’essai clinique visant à guérir la myopathie myotubulaire par thérapie génique. Ces conditions n’impliquaient pas une raison d’exclusion de l’essai clinique, et beaucoup des patients ont vu leur état amélioré après le traitement. Néanmoins, certains sont décédés à cause des complications hépatiques. Avec ce travail, nous cherchons à créer chez le modèle de myopathie myotubulaire une condition hépatique, appelé cholestase, qui nous permettra à approcher les caractéristiques du modèle à celles des patients. De cette façon, de nouvelles thérapies pourraient être testés dans des conditions similaires à la réalité des patients de myopathie myotubulaire avec complications hépatiques, ce qui nous aiderait à réduire les effets indésirables.

Procédures

Prélèvements de sang sur animaux vivants anesthésiés: environ 5 min par rat, entre 1 et 4 fois en fonction de la durée de l’étude. Injections intraveineuses du traitement : environ 1 min par rat, 1 fois. Injection d’anesthésiques : environ 1min, 1 fois.

Impact sur les animaux

Les nuisances que les animaux utilisés dans cette étude peuvent rencontrer sont liées à trois circonstances : - Le phénotype délétère lié au manque d’expression de la protéine myotubularine. Les mâles Mtm1-KO développeront une faiblesse musculaire généralisée, ce qui rendra difficile leurs déplacements et l’accès à la nourriture située dans la partie supérieure des cages. Cette condition amène les rats vers une condition sévère. - Les prélèvements du sang seront réalisés par la veine caudale ou par voie intra orbital (ce qui provoque une douleur légère), à une fréquence de 1 à 4 reprises, entre 3 semaines et l’euthanasie. - Les traitements seront appliqués par injection (ce qui provoque une douleur légère), et ils risquent d’exacerber les problèmes hépatiques (interruption du flux biliaire vers le système digestif) chez les rats qui seront nourris avec un régime visant à changer la composition de la bile provoquant ainsi des douleurs modérées.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de pouvoir prélever les tissus qui nous permettront de déterminer les effets des régimes alimentaires seuls ou en combinaison avec la thérapie génique.

Remplacement

Le modèle de rat utilisé dans ce projet reproduit la myopathie myotubulaire avec fidélité, et grâce aux régimes alimentaires particuliers, nous visons à reproduire aussi les troubles hépatiques qu’on retrouve chez certains patients. Ces troubles, impliquant plusieurs organes du corps, ne peuvent pas être étudiés avec des cellules et nécessitent l’utilisation d’un animal. L’évaluation de l’état du foie dans le contexte de cette maladie et l’impact que la thérapie génique peut avoir sur lui n’est pas réalisable avec les modèles en laboratoire, car nous avons besoin d’étudier le métabolisme de la bile et le structure et l‘organisation des tissus hépatiques.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires pour chaque étape de ce projet a été défini à partir de références bibliographiques permettant de déduire le nombre minimal d’animaux pour observer les effets des régimes alimentaires sur le foie des animaux sains et des animaux malades. La première étape de ce projet nous permettra d’évaluer l’impact de deux régimes différents sur l’état de santé du foie par rapport à un régime contrôle. Si cet effet est avéré, nous allons les tester dans le contexte des thérapies géniques, afin d’observer si nous observons les mêmes effets que chez les patients. Si un des deux régimes testés ne nous permets pas de nous rapprocher du phénotype du foie des patients, il ne sera pas testé dans le contexte de la thérapie génique.

Raffinement

Afin de garantir qu’ils puissent se nourrir correctement, la nourriture (pro-cholestase ou pas) sera placée au sol de la cage pour garantir son accessibilité, pour que les animaux malades (qui ont des problèmes musculaires qui les empêchent de se relever ou de bien ronger) puissent le manger facilement. Afin de réduire la souffrance et le stress des animaux, des points limites et un l’arbre décisionnel ont été établis, décrivant les actions adaptées à réaliser en fonction de l’état des animaux. En cas d’appréciation de manque des interactions grégaires ou d’apathie, des conditions d'hébergement particulières seront appliquées garantissant ainsi leur survie et leur bien-être (inclusion de cylindres en carton). Les animaux seront traités avec de la crème soulageant et des pansements en cas de démangeaisons. Des soins particuliers seront administrés en cas de besoin des animaux : désinfection locale de la peau, des soins dentaires et des soins oculaires.

Choix des espèces

Le rat a été choisi comme animal modèle pour les raisons suivants: 1) Un modèle de rat de la myopathie myotubulaire a été caractérisé et il reproduit avec fidélité les signes cliniques caractéristiques de la maladie humaine. 2) Les rats Mtm1-KO montrent une atteinte au niveau du foie. 3) La gestation étant de 3 semaines, les animaux nécessaires peuvent être obtenus rapidement. Les animaux utilisés seront tous des mâles, pour se rapprocher de la clinique, car seulement les garçons sont touchés par la maladie. Les rats seront utilisés à partir de la 3ème semaine, au sevrage, ce qui correspond au moment où les premiers symptômes de la maladie apparaissent ; à 5 semaines en l’absence de traitement, et à 10 semaines après traitement de thérapie génique. Les rats seront utilisés à partir de la 3ème semaine, au sevrage, ce qui correspond au moment où les premiers symptômes de la maladie apparaissent ; à 5 semaines en l’absence de traitement, et à 10 semaines après traitement de thérapie génique.

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Souris : 108
Souffrances
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Devenir
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 108

Soumises pendant six mois à des entraînements de course sur tapis de 45 minutes trois fois par semaine, plus force et équilibre, 108 souris de 50 semaines vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever sang, muscle, foie et tissu adipeux. Elles passent sept séries de tests de performance qui les fatiguent, sept mesures de composition corporelle avec contention et jeûne allant jusqu'à quatorze heures, et un transport de 15,3 kilomètres entre deux établissements. Le protocole vise à démontrer que des protéines de ténébrion valent des protéines laitières pour accompagner la reprise du sport chez les personnes vieillissantes. Le porteur écrit d'emblée penser démontrer l'effet attendu, et destine les résultats au développement de nouveaux produits alimentaires.

Objectifs

Ce projet se fera sur 2 établissements utilisateurs (EU1 et EU2). Notre objectif est de tester l’impact d’une approche combinant une complémentation nutritionnelle en protéines d’insectes (Ténébrion) et en vitamine D avec un programme d’activité physique adaptée dans le but de limiter la perte de fonction musculaire au cours du vieillissement chez la souris en surpoids. Les critères principaux d'investigation sont les performances physiques, la composition corporelle, la synthèse protéique musculaire, l'inflammation et le métabolisme de la vitamine D. A l'issue du projet, plusieurs dosages biochimiques (protéines circulantes relarguées) seront effectués au niveau circulant et au niveau du muscle squelettique, du foie et du tissu adipeux. L’objectif final de ce projet est de démontrer que la qualité nutritionnelle des protéines d’insectes est compatible avec la pratique sportive dans un contexte de veillissement.

Bénéfices attendus

Nous pensons démontrer par ce protocole qu’une complémentation combinée de protéines et de vitamine D a un effet anabolique musculaire plus fort qu’une complémentation protéique simple ou qu’une situation sans complémentation. Nous nous attendons à ce que la vitamine D puisse potentialiser l’effet anabolique des protéines, et puisse favoriser la restauration de l’homéostasie glucidique et lipidique, limiter l’inflammation du tissu adipeux et l'infiltration lipidique dans les tissus. Nous attendons également que la complémentation en protéines de ténébrion ait des effets anaboliques comparables aux protéines laitières (protéines de référence) afin de démontrer que cette source de protéines présente une bonne digestibilité et est aussi efficace qu’une protéine laitière au cours de la récupération sportive. En perspective à long terme, ce projet apportera des données scientifiques pour le développement de nouveaux produits alimentaires destinés aux personnes (âgées) souhaitant un accompagnement nutritionnel lors de la reprise d'activité physique.

Procédures

Les animaux seront soumis à des entrainements d’endurance (45 min 3x/sem), de force (15 min 1x/sem) et d’équilibre (15 min, 1x/sem) ainsi que des tests de performances physiques (vitesse maximale de course, force d’agrippement, équilibre) chaque mois (15 min par tests) pendant 6 mois à l’EU1 pour suivre leurs capacités locomotrices. Les animaux seront soumis de manière non invasive à une estimation de leur masse maigre et grasse par résonnance magnétique 1x/mois et à une estimation de leur dépense énergétique par calorimétrie indirecte (2x) pendant 6 mois à l’UE2 pour suivre l’évolution de leur composition corporelle et leur dépense énergétique.

Impact sur les animaux

Les animaux seront souris à un protocole d’activité physique modérée de 16 semaines (course sur tapis, entrainement en résistance et équilibre) qui entrainera la prise en main quotidienne des animaux. Le personnel impliqué dans les mesures est formé à la contention low stress. Les animaux seront soumis à des tests de performances physiques (vitesse de course, force, équilibre) répétés 7x sur la durée du protocole (24 semaines) qui entraineront de la fatigue suivie d’une période de récupération. Des mesures de composition corporelle (7x) nécessiteront une contention des animaux d’une durée inférieure à 2 min et une mise à jeun des animaux d’une durée inférieure à 14h. Pour la mesure de la synthèse protéique musculaire (mesure unique en fin de protocole), les animaux seront soumis à une injection sous-cutanée. La piqure d’aiguille pour l’injection est réalisée sur animal vigile en contention et entrainera une douleur légère de courte durée.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure afin de prélever les tissus nécessaires aux analyses biochimiques (sang, muscle, tissu adipeux, foie).

Remplacement

L’utilisation d’animaux, dans ce projet est absolument nécessaire et ne peut être remplacée par l’utilisation de systèmes de culture cellulaire à 2 voire 3 dimensions. En effet, ces systèmes ne permettent pas de mesurer simultanément l’évolution de la fonctionnalité musculaire (masse et force), de la performance et de la mobilité, le métabolisme protéique musculaire et le statut inflammatoire circulant. Il est difficile de suppléer l’activité physique par des systèmes in vitro même si des systèmes de stimulation électriques de cellules musculaires existent, ils ne remplacent pas les adaptations cardio-respiratoires à l’exercice. Ce projet requiert une analyse multi-tissus du métabolisme de la vitamine D afin de comprendre pourquoi la déficience en vitamine D est si importante chez l'homme. Pour effectuer une télle étude chez l'homme, il faudrait pratiquer des biopsies tissulaires du foie, du tissu adipeux et du muscle squelettqiue. Ces techniques restent trop invasives à mettre en place chez un même volontaire sain.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est réduit à son minimum sans en compromettre les objectifs. Il a été déterminé par un calcul d’échantillonnage. Le nombre de souris nécessaires est calculé pour une différence attendue de 25% pour la synthèse protéique musculaire entre les souris nourris avec les régimes non supplémentés en protéines et les souris nourris avec les régimes supplémentés en protéines (protéines de lactosérum ou protéines d’insectes). Des études antérieures ont montré que la variabilité du paramètre choisi est de 14%. Ainsi, le nombre de souris nécessaires par groupe est de 8. Toutefois, afin d’anticiper une mortalité éventuelle liée à l'âge, nous avons choisi de débuter l’étude avec des groupes de 12 souris. Le nombre total de souris nécessaires à la réalisation de ce projet est donc de 108.

Raffinement

Les conditions d’élevage, d’hébergement, de soin et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour éviter et réduire au maximum toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable que pourraient ressentir les animaux. Les souris seront hébergées par 6 dans des cages de dimension conforme à la réglementation comportant à mimina une maison en carton à double entrée, des batonnets en bois, et des ficelles de carton pou la nidification . Tous les animaux auront un accès illimité à leur régime et à l’eau de boisson. Quotidiennement, l’animalier observera le comportement général de chaque souris, son apparence et contrôlera la présence d’eau et de nourriture. Hebdomadairement, les animaux seront pesés et un contrôle de consommation sera réalisé. L’état général de l’animal sera noté sur le cahier de suivi et l’expérimentateur sera informé de toutes observations anormales. Si un animal présente 3 points limites notables ou 1 point sévère, il sera pris une décision afin de limiter la douleur à son maximum. Les points limites et l’arbre de décision adapté à cette étude sont présentés en annexes 1 et 2. Pour le transport des animaux à l'EU2, les animaux seront placés dans des cages de transport agrées opaques avec nourriture + eau gélifiée + enrichissement. Les animaux seront transportés dans un véhicule climatisé sous condition d’autorisation pour le statut sanitaire (distance 15.3 km).

Choix des espèces

Pour réaliser notre projet d’étude, nous avons choisi la souris car cette espèce a montré une très bonne compliance à la course sur tapis dans nos études antérueures. De plus, ces souris sont très actives en environnement enrichi ce qui est crucial pour tester l’effet de l’activité physique volontaire. Nous avons utilisé cette espèce par le passé et validé toutes les procédures détaillées dans ce dossier avec ces souris. Notre protocole vise à freiner une diminution de la fonction musculaire avec l’âge (sarcopénie). Nous utiliserons donc des souris de 50 semaines à l’entrée dans le protocole. A la fin du protocole, les souris seront âgées de 74 semaines ce qui est suffisant pour obersver une baisse de la force musculaire et des performances physiques dans les groupes non supplémentés et non entrainés.

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Souris : 82
Souffrances
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Devenir
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 82

Les souris malades perdent l'usage de leurs pattes arrière vers sept à huit semaines, après des difficultés locomotrices apparues dès quatre semaines, et le groupe suivi pour la survie est maintenu jusqu'à l'atteinte d'un point limite. 82 souris mâles vont être utilisées, 66 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère et 16 d'un niveau modéré, toutes tuées à l'issue. Le porteur écrit qu'il n'est pas exclu que les animaux puissent ressentir de la douleur liée à leurs problèmes musculaires, formulation prudente pour une paralysie progressive et une mesure de force contractile sous anesthésie à l'issue de laquelle les souris sont tuées sans réveil. Leurs muscles et organes sont prélevés après la mise à mort pour les analyses histologiques et moléculaires.

Objectifs

Cette étude s’intéresse à une maladie rare du muscle responsable de graves atteintes musculaires (myopathie) chez les hommes, menant à une mort prématurée des patients avant 18 mois dans la moitié des cas. De précédentes études suggèrent un rôle important d’une protéine d'intérêt dans le mécanisme de la maladie. L’objectif de ce projet est donc d’évaluer l’importance de la protéine d'intérêt dans cette maladie par diminution de cette protéine dans un modèle souris de myopathie. La diminution de la protéine d'intérêt sera réalisée par croisement de souris. L’avancée de la maladie et l’impact de la modulation de la protéine d'intérêt sera évaluée en suivant la force musculaire et/ou la survie des animaux.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de mieux comprendre les causes de la maladie, les acteurs impliqués, et pourrait fournir des pistes pour de futures thérapies.

Procédures

Le projet est divisé en 2 groupes d’animaux : (Groupe 1) : Evaluation de la diminution de la protéine d'intérêt sur la survie des souris. Un suivi non invasif des souris sera mis en place avec un test de suspension durant 3 fois 1 minute réalisé une fois par semaine et une pesée régulière, une fois par semaine de 2 à 4 semaines d’âge, tous les 2 à 3 jours à partir de 4 semaines d’âge et tous les 1 à 2 jours à partir de 6 semaines. (Groupe 2) Evaluation de la diminution de la protéine d'intérêt sur la force des souris : deux tests seront réalisés, un test non invasif de suspension durant 3 fois 1 minute qui sera réalisé une fois par semaine de 4 à 7 semaines, et un test de mesure contractile du muscle réalisé une fois sous anesthésie générale à la fin de l’étude durant au maximum 1 heure. Une pesée régulière sera mise en place une fois par semaine de 2 à 4 semaines d’âge, tous les 2 à 3 jours à partir de 4 semaines d’âge et tous les 1 à 2 jours à partir de 6 semaines. Le test de mesure de force contractile étant sans réveil, les animaux seront mis à mort consécutivement.

Impact sur les animaux

Les souris malades présentent des difficultés locomotrices commençant à 4 semaines, et entrainant une paralysie des membres postérieurs et une perte de poids vers 7/8 semaines. Il n'est pas exclu que les animaux puissent ressentir de la douleur liée aux problèmes musculaires (comme des crampes). Les nuisances liées aux tests incluent du stress lors du test de suspension, et lors de la contention durant les injections, ainsi qu'une douleur lors de l'insertion de l'aiguille.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de prélever les muscles et organes nécessaires aux études histologiques et moléculaires.

Remplacement

Le projet consiste à mieux comprendre les acteurs impliqués dans le développement de la maladie afin de pouvoir trouver des nouvelles approches thérapeutiques. Malheureusement, l’utilisation d’un modèle cellulaire ne permet pas d’évaluer les effets sur la contractilité du muscle, ni sur l’ensemble de l’organisme. Evaluer les fonctions motrices et la force musculaire in vivo est indispensable pour déterminer l'efficacité d'un traitement contre des myopathies. Le modèle murin est suffisamment proche physiologiquement et structurellement pour étudier la physiopathologie ainsi qu'une potentielle amélioration des symptômes.

Réduction

Le nombre d'animaux a été choisi à partir des données présentes dans la littérature, ainsi que de façon à pouvoir détecter une différence statistiquement significative entre les différents groupes d’animaux (malades, sains, etc.). Lorsque cela est possible, des animaux du groupe 1 pourront être utilisés pour réduire le nombre nécessaire pour le groupe 2. Le test de suspension étant non invasif, il permet de réutiliser les mêmes animaux à chaque point dans le temps, et un même animal pourra donc produire des données de force globale, contractile, ainsi qu’histologiques et moléculaires.

Raffinement

Chaque cage sera enrichie avec des nids de chanvre et un tube pour permettre la préhension des animaux avec un minimum de stress. Pour prévenir toute malnutrition qui pourrait être due à des difficultés locomotrices, de la nourriture hydratée en gelée sera placée dans la cage dès l’apparition des premiers symptômes à 4 semaines. Lors du test sous anesthésie générale, la température corporelle de l’animal sera maintenue par le biais d’une plaque chauffante. Pour les nouveau-nés, leur capacité à se mouvoir et le comportement maternel seront observés quotidiennement durant la première semaine de vie. Pour tous les groupes, les animaux seront pesés une fois par semaine de 2 à 4 semaines, tous les 2 à 3 jours à partir de 4 semaines d’âge et tous les 1 à 2 jours à partir de 6 semaines. Des analgésiques pourront être administrés sur avis du vétérinaire si les animaux montrent des signes de douleur persistante. En cas d'infection importante, suite à une bagarre par exemple, l'animal pourra recevoir des antibiotiques ou être euthanasié sur avis vétérinaire.

Choix des espèces

Le modèle de souris récapitule fidèlement le phénotype locomoteur et histologique présent chez les patients, et constitue donc un bon modèle pour l’étude des mécanismes pathologiques et l’évaluation de thérapies. La maladie affectant les hommes, seuls les animaux mâles seront étudiés. Les défauts locomoteurs apparaissent à 4 semaines et progressent jusqu’à 8 semaines. Le suivi longitudinal de force globale sera donc effectué à partir de 4 semaines, avec un test contractile final à 7 semaines, précédant la paralysie des membres postérieurs, dans le cas du groupe 2. Pour les études de la survie (groupe 1), le suivi de la force est prolongé jusqu'à l'atteinte d'un point limite. Tous les animaux sont pesés régulièrement dès 2 semaines d'âge pour détecter toute détresse animale au plus vite.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 218
Souffrances
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Devenir
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 218

Une injection dans l'abdomen déclenche chez les souris une spondylarthrite qui gagne les poignets et les chevilles, avec des douleurs, une perte de poids et un rythme jour-nuit désorganisé. 218 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur décrit les gestes en secondes, l'injection dure moins de dix secondes, les contentions hebdomadaires quelques minutes, quand la maladie installée, elle, dure des semaines. Il écrit lui-même que les symptômes avancés ne permettent pas une vie dans de bonnes conditions, ce qui justifie selon lui la mise à mort de tous les animaux, par ailleurs commandée par les examens post mortem.

Objectifs

Les spondylarthrites sont un groupe de maladies inflammatoires qui comprennent l’arthrite réactionnelle, rhumatisme déclenché à la suite d’infection bactérienne (Chlamydia …), la spondylarthrite ankylosante (rhumatisme caractérisé par une ankylose progressive du rachis), le rhumatisme psoriasique et d’autres. Les spondylarthrites touchent 0,5 à 2 % de la population mondiale et se manifestent par des inflammations rachidiennes, articulaires, et extraarticulaires : psoriasis, uvéite et maladies inflammatoires chroniques de l'intestin. Une inflammation intestinale infraclinique a été décrite chez près de 60% des patients avec une spondylarthrite ankylosante. Nos objectifs scientifiques à long terme sont de mieux caractériser les mécanismes de l'immunité mis en oeuvre lors de la progression de la maladie, de proposer et de valider de nouveaux moyens de traitement. A plus court terme, nous étudions l'effet du microbiote et de l’immunité intestinale sur la progression de la maladie.

Bénéfices attendus

Le mécanisme des spondylarthrites humaines implique une interaction entre des prédispositions génétiques et des facteurs déclencheurs durant la vie comme des infections. Les bactéries de l'intestin produisent des substances qui modifient les cellules de l'immunité impliquées dans la spondylarthrites. Afin d’explorer les relations de cause à effet entre les bactéries du tube digestif, les prédispositions génétiques et la progression des spondylarthrites, nous utiliserons des aliment avec prébiotique. Nous explorerons l'immunité de nos souris. Cela permettra à long terme la recherche de nouveaux moyens de prévenir ou traiter les spondylarthrites.

Procédures

L’induction de la maladie se fait par une injection dans l’abdomen qui prend moins de 10 secondes lors d'une contention de moins d'une minute. Il pourra y avoir jusqu’à deux prises de sang la première semaine et une les semaines suivantes, avec la même durée que pour l'injection précédemment décrite. La pesée, le prélèvement de crottes, la mesure du diamètre des articulations demandent des contentions une fois par semaine de quelques minutes.

Impact sur les animaux

La progression des lésions d’arthrite, principalement au niveau des poignets et des chevilles entraine des douleurs et des contraintes de niveau modéré, accompagnés d’une perte de poids et d’une perturbation du rythme d’activité entre le jour et la nuit. L’induction de la maladie se fait par une injection sous cutanée ou dans l’abdomen. Il pourra y avoir jusqu’à deux prises de sang la première semaine et une les semaines suivantes, avec des douleurs et contraintes qui durent quelques minutes. La pesée, le prélèvement de crottes, la mesure du diamètre des articulations demandent des contentions une fois par semaines de quelques minutes. Les études sur le microbiote peuvent provoquer des désagréments digestifs.

Devenir

La très grande majorité de nos expériences comprennent des examens post mortem afin d'obtenir le maximum d'information des expériences. De plus les symptômes de la spondylarthrite avancée ne permettent pas une vie dans de bonnes conditions. Donc la mise à mort concerne tous les animaux de ce projet.

Remplacement

Comme remplacement partiel, les effets de la prédisposition génétique sont étudiés ex vivo sur des prélèvements post-mortem de souris issues de notre élevage et auxquelles nous n’avons induit la maladie. Une partie des effets des produits des bactéries est étudié in vitro, avec un fermenteur de bactéries et des cellules de l'immunité en culture. Enfin, la mise au point des tests enzymatiques et bactériens pour l’analyse des échantillons se fait in vitro. Sinon, les spondylarthrites sont des maladies complexes qui font intervenir des facteurs génétiques, un déclencheur, et un emballement immunitaire qui s’attaque aux organes ciblés dont les articulations. Ce processus ne peut pas pour l’instant être modélisé en dehors d’un animal.

Réduction

Dans nos expériences avec un suivi clinique, grâce à des calculs basés sur nos données statistiques passées, nous incluons le nombre minimal d’animaux qui permette de détecter avec des chances raisonnables l’effet d’un traitement par nos tests. Le geste technique de mesure des diamètres des articulations est toujours réalisé par la même personne afin de réduire la variabilité de cette mesure. Pour nos expériences courtes qui explorent des mécanismes avec des effets de type tout-ou-rien, le nombre de répétition est réduit entre 4 et 6, en accord avec le type de test statistique utilisé pour valider.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions sanitaires contrôlées qui font que leur déficit immunitaire n’est pas un handicap. Seuls les prélèvements, injections et tests en rapport avec la question scientifique seront faits durant une expérience, et ils seront couplés de façon à ne manipuler les souris qu'un nombre minimal de fois par semaine. Les prises de sang seront faites sous anesthésie générale volatile ou après administration d’un antalgique. La manipulation de nos animaux avant l’induction de la maladie nous permet de les habituer à la pièce d'animalerie, à notre passage et aux manipulations. Cela permet d’avoir des données de références, de diminuer le stress de nos animaux lors des contentions et aux animaux de s’adapter à leurs nouveaux locaux. Les souris sont ramenées dans leur litière et groupe d'origine après chaque intervention. Le geste technique de mesure des diamètres est toujours réalisé par la même personne afin que les souris soient habituées à cette manipulation contraignante et afin de réduire cette durée de contention. Des points limites sont mis en place et des mesures de raffinements sont mises en place selon des critères intermédiaires de cette grille. Notamment, selon ces critères, une alimentation riche et humide leur sera donnée dans la cage en plus des croquettes sèches habituelles.

Choix des espèces

Notre modèle de souris est celui est qui reproduit le mieux les symptômes de l’arthrite réactionnelle et de la spondylarthrite ankylosante de l’homme. L’âge des souris enrôlées dans cette étude est compris entre 5 et 15 semaines au moment de l’induction. Cet âge permet d’avoir une maturité immunitaire.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 218
Souffrances
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Devenir
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Porteuses d'une mutation qui provoque l'ossification progressive de leur colonne vertébrale et une arthrite des membres, les souris de ce projet perdent du poids, souffrent et voient leur mobilité se réduire pendant neuf mois de suivi. 218 d'entre elles vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère pour 110 et modéré pour 108, et toutes seront tuées. Le porteur ne compte comme interventions que deux séances d'imagerie sous sédation, une heure puis vingt minutes, alors que l'essentiel des atteintes vient du phénotype qu'il a construit et des trois transferts entre laboratoires qu'il décrit lui-même comme sources de stress. Des souris de quatre à cinq jours sont également tuées pour mettre en culture leurs cellules osseuses, et deux autres à dix semaines pour congeler leur sperme.

Objectifs

La spondylarthrite est un des rhumatismes inflammatoires chroniques les plus fréquents, avec une prévalence en France estimée à 0,27% de la population en 2018. Les formes sévères sont caractérisées par des ossifications du rachis pouvant aboutir à une ankylose. Il existe ce jour de très nombreuses données qui suggèrent un rôle prépondérant de l’inflammation dans la physiopathologie de la SpA notamment dans sa forme sévère. L’objectif de ce projet est donc d’établir et d’étudier un modèle de souris porteur d’une mutation d’un gène identifié chez l’homme comme impliqué dans la SpA et ce dans un état pro-inflammatoire. Ce projet implique 3 laboratoires différents.

Bénéfices attendus

L’étude d'un modèle murin transgénique, porteur d’une mutation d’un gène identifié chez l’homme comme impliqué dans la spondylarthrite et d’une mutation entrainant un état pro-inflammatoire, doit confirmer l'hypothèse à savoir que les phénomènes d'ossification dans la spondylarthrite sont secondaires à l'association d'un état proinflammatoire et d'autres facteurs notamment d'altération. Ce projet va permettre une meilleure compréhension de la pathologie notamment sur les mécanismes d’ossification dans la spondylarthrite dans sa forme sévère et l'identification des mécanismes moléculaires, permettant à terme de développer de nouvelles thérapeutiques ciblant spécifiquement l'ossification dans cette pathologie.

Procédures

Les interventions prévues sont deux modalités d'imageries nécessitant une sédation gazeuse. Les animaux élevés dans le laboratoire 1 iront dans le laboratoire 2 pour la première session d'imagerie qui durera au maximum 1 heure et sera réalisée une fois. Ils iront ensuite dans le laboratoire 3 pour la seconde session d'imagerie qui durera au maximum 20 minutes et sera réalisée une fois.

Impact sur les animaux

Un modèle de souris associé à des manifestations cliniques d’ankylose rachidienne et d’arthrite périphérique sera développé. Le phénotype dommageable va induire les effets indésirables suivants : douleur, perte de poids, diminution des capacités fonctionnelles et des capacités de mobilités, stress. Le fait d’être maintenu immobile et l'anesthésie peut être une source de stress pour l’animal. Les animaux subiront deux transferts responsables de stress.

Devenir

A la fin des 9 mois de suivi longitudinal, une étude histologique des tissus cibles (rachis et articulation sacro-iliaque) sera réalisée pour tous les animaux. Cette étude histologique est nécessaire pour confirmer les anomalies documentées par imagerie, et étudier les mécanismes tissulaires et cellulaires associés aux anomalies visualisées.

Remplacement

La spondylarthrite ankylosante est une maladie qui affecte l’ensemble du corps, notamment le squelette. Sa complexité rend difficile sa reproduction en laboratoire à partir de simples cultures de cellules. Pour mieux comprendre les mécanismes impliqués, un modèle animal est utilisé. Des cellules osseuses et cartilagineuses seront également mises en culture à partir de tissus prélevés, après mlise à mort de très jeunes souris (âgées de 4 à 5 jours). Cela permettra d’analyser plus finement certains phénomènes observés au niveau des os et des articulations.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés dans les expériences sera réduit au minimum nécessaire pour produire une conclusion statistique valable. Le nombre d’animaux a été déterminé sur les résultats d’études antérieures. Plusieurs structures osseuses (articulations sacro-iliaques et rachis) seront caractérisées lors d’une même session d'imagerie, ce qui limite le nombre de sessions et d’animaux nécessaires. Afin de limiter le nombre d’animaux requis, les animaux seront évalués selon deux modalités d'imagerie, puis un suivi longitudinal de ces mêmes souris sera réalisé à 3, 6 et 9 mois. Les souris seront évaluées aux 3 temps puis mises à mort pour une étude histologique.

Raffinement

Pour les procédures d'imagerie, les animaux seront maintenus sous anesthésie gazeuse et monitorés (température, respiration). Des points limites ont été définis et leur atteinte entraînera la mise à mort anticipée de l’animal. De plus, les souris sont maintenues dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi afin de limiter le stress des souris. Les souris seront transportées entre les différents sites, d'abord de l'EU 1 vers l'EU 2 puis de l'EU 2 vers l'EU 3. Après chaque transport les souris auront une semaine d'acclimatation avant de passser en procédure d'imagerie. Tous les transports seront réalisés par un transporteur agréé. Les souris seront transportées dans des cages de transport dédiés, contenant notamment de l'hydrogel, des croquettes d'alimentation et de l'enrichissement.

Choix des espèces

La souris est une espèce fréquemment utilisée pour l’étude de la spondylarthrite axiale. Le modèle animal porteur de la mutation a été réalisé chez la souris du fait de la facilité de manipulation génétique. Pour la caractérisation phénotypique, les animaux seront étudiés à 3 âges différents : 3 mois, 6 mois et 9 mois, ce qui correspond à des étapes de développement du phénotype étudié. Les anomalies apparaissent à l'âge de 3 mois et sont maximales à 9 mois. Les 2 animaux utilisés pour la congélation de sperme sont mis à mort à 10 semaines d'âge, âge idéal pour ce type de prélèvement (fertilité).

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Lapins : 210
Souffrances
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▲ 210
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Devenir
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 210

210 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués pour que leur articulation du genou soit analysée au micro-scanner. Un chirurgien rompt le ligament croisé antérieur de chaque animal pour provoquer une arthrose, sous une anesthésie de 45 minutes à une heure quinze, puis jusqu'à six injections sont pratiquées dans le genou lésé, avec des prises de sang hebdomadaires sur animal vigile. Le porteur prévoit une mobilité altérée, des douleurs articulaires, une inflammation du genou et une possible ouverture de la plaie opératoire. Ces arthroses provoquées servent à tester jusqu'à cinq produits candidats en vue d'une mise sur le marché, le porteur affirmant qu'aucune méthode alternative ne modélise de façon fiable le comportement d'un produit injecté dans un "organisme entier vivant".

Objectifs

D’après l’organisation mondiale de la santé, l’arthrose est une des dix maladies les plus invalidantes dans les pays développés. A l’échelle mondiale, 9.6% des hommes et 18% des femmes âgés de 60 ans en souffrent. Dans les prochaines décennies, le vieillissement de la population couplé à des facteurs de risques tels que l’obésité laisse suggérer que le nombre de personnes atteintes d’arthrose va continuer d’augmenter. Grâce à de nombreuses études, les connaissances sur l’arthrose se sont améliorées. Désormais, cette pathologie n’est plus considérée comme une maladie associée seulement à des lésions du cartilage mais comme une maladie provoquant des anomalies pathologiques au niveau de nombreuses structures telles que les muscles périarticulaires, les ligaments, la synovie, le système neurosensoriel et l’os. Ces nouvelles données permettent la création de nouvelles molécules cibles permettant de prévenir le développement de l'arthrose. Ce projet consiste à évaluer l'efficacité de produits à visée anti-arthrosique, destinés aux traitements préventifs ou curatifs, sur un modèle d’arthrose du genou induit chirurgicalement (rupture du ligament croisé antérieur) chez le lapin. Les produits à tester pourront être administrés par voie intra-articulaire dans le genou lésé. Au maximum 5 études seront réalisées afin de tester plusieurs produits et/ou posologies.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera au développement et éventuellement à la mise sur le marché de nouveaux produits anti-arthrosiques offrant des traitements plus efficaces et mieux tolérés contre l’arthrose.

Procédures

Les animaux subiront une intervention chirurgicale permettant la mise en place du modèle d’arthrose. La procédure chirurgicale durera entre 45 minutes et 1h15 (durée de l’anesthésie). À la suite de cette procédure, des administrations d’analgésique, anti-inflammatoire et antibiotique seront administrés à raison de 1 à 2 fois par jour pendant 3 jours. Ces injections sont très rapides réalisés en 2 minutes. Les animaux seront soumis à 1 à 6 injections des produits tests. Ces injections seront réalisées en environ 15 minutes (anesthésie comprise). Des prélèvements sanguins seront réalisés sur animal vigile, en environ 2 minutes à une fréquence maximale d’une fois par semaine.

Impact sur les animaux

En raison du caractère invasif de la procédure chirurgicale, des complications post-opératoires pourraient survenir telle qu’une baisse de la consommation alimentaire et hydrique pouvant entrainer une perte de poids ou une ouverture de la plaie opératoire. Ce modèle d’arthrose peut également altérer la mobilité de l’animal, générer des douleurs articulaires et une inflammation locale du genou. D’autres effets indésirables sont liés aux anesthésies, aux prélèvements sanguins (hémorragie, hématome) et aux injections intra-articulaire (hématome, inflammation locale). Un stress inhérent à toute manipulation des animaux est également attendu mais sera limité grâce à une phase d’acclimatation et un hébergement collectif.

Devenir

Las animaux seront euthanasiés en fin d’étude car des prélèvements de l’articulation du genou seront réalisés pour analyse par micro-scanner et histologique.

Remplacement

Afin de répondre aux objectifs de ce projet, le recours à l’expérimentation animale est nécessaire car il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode alternative permettant de modéliser de manière fiable le comportement de produits injectés dans un organisme entier vivant. Ce comportement dépend de très nombreux facteurs tels que la zone d’injection, les tissus environnants et l’activité de l’animal.

Réduction

Le nombre d’animaux inclus dans chaque étude et par groupe a été évalué en fonction de l’objectif du projet. De façon à réduire au maximum le nombre d’animaux et éviter l’utilisation de groupe contrôle non injecté, chaque animal sera son propre témoin, à partir des données du genou sain et de données récoltées avant administration des produits à tester (prises de sang, poids). Ainsi, un minimum de 6 animaux par groupe sera utilisé. Les études comprendront au minimum 2 groupes : soit un groupe injecté avec le produit à tester (produit préventif ou curatif) et un groupe injecté avec un produit contrôle (adjuvant, produit déjà sur le marché, …), soit des groupes recevant une posologie de produit à tester différente.

Raffinement

Une période d’acclimatation de minimum 10 jours sera respectée pour les lapins. Les animaux seront hébergés avec les enrichissements appropriés (plateforme et cachette, bâtonnet de bois à ronger, balles (jeux) et galet de foin), autant que possible en groupe sociaux de 2 à 5 individus en parcs ou en cages En cas d’animaux hébergés de manière individuelle chez le fournisseur, les animaux subiront une période de sociabilisation durant la période d’acclimatation afin de pouvoir les héberger collectivement dans nos locaux. Les animaux seront observés quotidiennement. Des pesées et un suivi avec grille de scoring permettant d’observer à la fois l’état général des animaux et leur mobilité, afin de déceler précocement tout signe clinique anormal et mettre en place des mesures de prise en charge aussi rapidement que possible (mesures de soutien de type désinfection de plaies, hydratation, isolement etc. ou bien mise à mort en cas d'état de santé considérablement dégradé et irréversible) seront réalisées quotidiennement en post-opératoire puis au minimum 1 fois par semaine (fréquence pouvant être augmentée en fonction de l’état de santé des animaux). De plus, un suivi post-opératoire (poids, suivi de la consommation de nourriture et d’eau, suivi de la zone opérée, traitements analgésique, anti-inflammatoire, antibiotique) sera effectué sur chaque animal pendant au minimum 5 jours. Pendant ce suivi, des médicaments visant à soutenir les fonctions digestives pourront être administrés aux animaux en fonction de leur état clinique. Lors de l’anesthésie, une attention particulière sera portée pour éviter l'hypothermie : mise en place de tapis chauffant et/ou réveil des animaux sous lampe chauffante. Un gel oculaire sera appliqué sur les yeux de l’animal pendant l’anesthésie pour éviter le dessèchement cornéen. Un protocole analgésique, antibiotique et anti-inflammatoire sera mis en place avant la procédure chirurgicale et poursuivi jusqu’au minimum 2 jours après chirurgie. Les lapins seront habitués à la contention. Pour cela, la contention sera réalisée plusieurs fois en amont de l’étude sans réalisation de geste technique. Une récompense pourra être apporté à l’animal. La chirurgie sera réalisée par un vétérinaire spécialisé en chirurgie et maitrisant ce modèle.

Choix des espèces

Le lapin est une espèce couramment utilisée pour réaliser un modèle arthrose du genou. En effet, l’anatomie du genou du lapin est proche de celle de l’homme et sa taille facilite les analyses histologiques et d'imagerie par rapport à des plus petites espèces. L'âge des lapins sera choisi en fonction de la visée thérapeutique des produits testés. Généralement, on utilisera des lapins âgés entre 22 et 32 semaines lors de la chirurgie afin de s'affranchir de la croissance osseuse.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Rats : 80
Souffrances
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Devenir
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Une injection dans le muscle qui commande le mouvement de l'œil, une autre dans une patte arrière : 40 rats de 24 mois subissent ces deux gestes sous anesthésie générale, avant des injections abdominales quotidiennes pendant deux semaines. Avec 40 rats plus jeunes soumis à quatre prélèvements sanguins en huit heures sur animaux éveillés, 80 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués pour prélever leurs tissus. L'objet est de tester si la forskoline, une molécule végétale repérée en étudiant la résistance des muscles oculaires, améliore la régénération musculaire chez des animaux âgés. Le porteur retient le rat pour sa proximité évolutive avec l'être humain et pour une longévité qu'il juge compatible avec l'étude du vieillissement dans un délai raisonnable.

Objectifs

Dans certaines maladies musculaires graves, comme les dystrophies musculaires, les cellules souches musculaires — responsables de la réparation des fibres — vieillissent trop vite et perdent leur capacité de régénération. Avec l’âge, un phénomène similaire se produit également dans les muscles sains, qui deviennent progressivement moins capables de se réparer. Des recherches récentes menées sur un modèle de dystrophie musculaire de Duchenne ont montré que la forskoline, une molécule d’origine végétale, peut activer une voie biologique permettant de restaurer partiellement la fonction réparatrice des cellules souches. De façon remarquable, cette substance a été identifiée grâce à l’étude des muscles extra-oculaires (les muscles qui bougent les yeux). Ces muscles sont connus pour être étonnamment résistants, aussi bien au vieillissement qu’aux dystrophies musculaires, suggérant qu’ils disposent de mécanismes naturels de protection. Le présent projet vise donc à comparer les mécanismes de vieillissement normal et ceux liés aux maladies musculaires au niveau des cellules souches, et à tester si la forskoline (ou une molécule analogue) peut également améliorer la régénération musculaire chez des animaux âgés. L’objectif final est d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques permettant de préserver la force et la masse musculaire au cours du vieillissement.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet devraient permettre de mieux comprendre les mécanismes responsables du vieillissement prématuré des cellules souches musculaires. Cette connaissance est essentielle pour développer, à terme, de nouvelles approches pharmacologiques visant à limiter la perte progressive de masse et de force musculaire liée à l’âge. Plus largement, l’étude pourrait mettre en évidence des mécanismes naturels de protection des cellules souches musculaires, en complément de ceux déjà connus et activés par la forskoline. L’identification de tels mécanismes ouvrira la voie à la découverte ou au développement de nouvelles molécules capables de retarder la sénescence des cellules souches et de renforcer la capacité de réparation des muscles.

Procédures

La première moitié des animaux (40 animaux au total, âgés de 2-3 mois) sera traitée une seule fois avec l’une des 4 molécules d’intérêt et le véhicule, via une injection dans la zone abdominale. Des prélèvements sanguins sous anesthésie locale seront réalisés à quatre reprises, réparties sur les 8 heures suivant l’administration des molécules (volume total prélevé de 2 mL). La durée estimée de chaque prélèvement est d’environ 5 minutes par animal. Toutes ces interventions seront effectuées sur des animaux éveillés. La seconde moitié des animaux (40 au total, âgés de 24 mois) sera soumise à une injection dans un muscle d’une patte arrière et d’un œil (dans le muscle que permet le mouvement de l’œil). Cette procédure sera réalisée sous anesthésie générale et ne dépassera pas 3 minutes par animal au total. Un traitement médicamenteux contre la douleur sera administré par une injection 30 minutes avant de l’injection dans le muscle, puis toutes les 12 h pendant 2 à 3 jours (5 à 6 injections avec la molécule contre la douleur par animal, d’une durée inférieure à une minute chacune). Deux jours plus tard, les animaux — éveillés — seront soumis à des injections quotidiennes dans la zone abdominale (avec le véhicule ou la molécule d’intérêt), chacune durant moins d’une minute. Les animaux seront répartis en deux groupes (20 par groupe) : le premier avec un point de terminaison au jour 6, impliquant 4 injections (jours 2, 3, 4 et 5), et le second avec un point de terminaison au jour 30, impliquant 12 injections (du jour 2 au jour 14 inclus).

Impact sur les animaux

Dans le cas des injections dans la zone abdominale et des prélèvements sanguins répétés, la piqûre de l’aiguille et la contention peuvent provoquer un inconfort passager chez les animaux. Chez les animaux âgés (40 rats, âgés de 24 mois), une sensibilité accrue aux manipulations et aux conditions environnementales est possible, ce qui peut renforcer la gêne ressentie lors des injections. Par ailleurs, les injections dans le muscle (patte arrière et œil) peuvent provoquer une douleur temporaire ainsi qu’un léger malaise ou une gêne passagère dans la mobilité. Ces effets sont généralement transitoires et disparaissent en deux à trois jours, grâce à la mise en œuvre systématique de mesures antidouleur et à un suivi clinique attentif.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de permettre le prélèvement des tissus nécessaires aux analyses histologiques et moléculaires.

Remplacement

Les étapes qui pouvaient être réalisées sans recours aux animaux ont été effectuées en amont de ce projet. Ainsi, l’efficacité des composés a d’abord été testée in vitro. L’innocuité dans un organisme de mammifère a été validée, étape indispensable pour évaluer la toxicité éventuelle des produits administrés ainsi que celle de leurs métabolites issus de la transformation par les organes, en particulier le foie. Sur cette base, ce projet vise à comparer les similitudes et les différences dans le processus de détérioration des cellules souches musculaires entre le vieillissement naturel et la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD), en s’appuyant sur les résultats déjà obtenus dans un projet précédent. Cette étude cherche à répondre à une question qui ne peut être abordée qu’in vivo, dans un organisme entier où tous les organes interagissent en permanence : la perte de fonction des cellules souches musculaires observée lors du vieillissement est-elle liée aux mêmes mécanismes que ceux altérés dans un contexte de déficience en dystrophine (comme dans la DMD) ? De plus, la forskoline ou ses analogues conservent-ils leur capacité à stimuler efficacement les cellules souches musculaires et à favoriser la régénération dans un muscle sain mais âgé ?

Réduction

Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, une optimisation préalable du plan expérimental a été réalisée. Les analyses statistiques ont montré qu’un effectif de 8 animaux par groupe était suffisant pour obtenir des résultats fiables dans le cas des animaux jeunes ou adultes. Ce nombre a déjà été validé dans des projets similaires, avec des résultats significatifs. Pour les animaux âgés (plus de 20 mois), un effectif légèrement plus élevé (10 par groupe) est prévu afin de compenser le risque accru de mortalité spontanée. Enfin, les animaux dystrophiques (DMD) ne seront pas inclus dans cette étude, car ils ont déjà été étudiés dans un projet précédent, ce qui permet de réduire davantage le nombre total d’animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux sont habitués dès leur plus jeune âge à être manipulés en douceur très régulièrement. Les animaux sont hébergés à deux ou plus et le milieu est enrichi. Afin d’anticiper tout signe de douleur, des critères de suivi du bien-être ont été établis et sont évalués hebdomadairement (ou quotidiennement si nécessaire, week-ends et jours fériés inclus) en observant individuellement les animaux. Ces critères portent sur l’aspect général des animaux (pelage et yeux), leur comportement (mobilité) et l’état général de l’animal (masse corporelle). En cas de signes de douleur, des mesures sont prises : surveillance renforcée (biquotidienne) et mesures médicamenteuses visant à atténuer ou supprimer la douleur.

Choix des espèces

Le rat est un mammifère appartenant à la même classe que l’être humain, présentant de nombreux aspects anatomiques et physiologiques en commun, notamment pour la constitution et le fonctionnement des organes, ainsi que pour les processus métaboliques. Cette proximité évolutive en fait un modèle très apprécié. Les récents outils d’édition du génome ont permis de faire du rat un modèle de choix pour l’analyse des troubles musculaires. Les modèles de rat reproduisent ce type de maladies humaines de manière très fidèle, tout en conservant les atouts propres aux rongeurs : courte durée de gestation, taille raisonnable et longévité compatible avec l’étude des effets à long terme dans un délai raisonnable, en particulier chez les individus âgés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 800
Souffrances
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▲ 800
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Devenir
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 800

Les souris utilisées portent une ostéogenèse imparfaite, la maladie des os de verre, et s'exposent donc à des fractures spontanées accompagnées de douleurs modérées. 800 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune recevant onze injections et deux radiographies sous anesthésie. Le médicament testé vise à corriger la petite taille associée à la maladie, que les bisphosphonates prescrits aux patients ne traitent pas. Le porteur écrit qu'il est "indispensable" d'étudier la croissance dans un "organisme entier", et prévoit la mise à mort de toutes les souris pour prélever leurs organes.

Objectifs

L'ostéogenèse imparfaite, ou « maladie des os de verre », est une maladie génétique rare caractérisée par une fragilité osseuse. Les personnes atteintes se fracturent des os facilement tout au long de leur vie. Cette fragilité osseuse est due à l'anomalie d'une protéine essentielle à la structure des os. Quand cette protéine est défectueuse, les os deviennent plus fragiles et moins résistants aux chocs. Les personnes atteintes sont souvent de plus petite taille que la moyenne, et mesurent entre 92 et 108 cm à l'âge adulte. Les causes de cette petite taille ne sont toutefois pas encore comprises. Pour traiter cette maladie, la plupart des patients reçoivent des médicaments appelés bisphosphonates. Ces médicaments aident à limiter les fractures en réduisant la perte osseuse. Cependant, ils ne favorisent pas la croissance des os ni leur bonne qualité. De plus, environ 20 % des patients ne réagissent pas à ce traitement. Il est donc important de trouver de nouveaux traitements qui favorisent la croissance et la solidité des os. Ce projet vise à tester un nouveau médicament sur des souris atteintes d’ostéogenèse imparfaite, afin de déterminer s’il améliore la croissance des os, en particulier dans la zone responsable de l’allongement des os longs. Parallèlement, l’étude portera sur l’évolution du cartilage dans cette zone afin de mieux comprendre les mécanismes responsables de la petite taille observée chez les personnes atteintes.

Bénéfices attendus

Les bénéfices du projet sont au nombre de deux : - mettre en évidence un traitement permettant de corriger la petite taille observée chez les patients atteints d'ostéogénèse imparfaite - comprendre comment la plaque de croissance est altérée suite à une anomalie de la protéine

Procédures

Contention et injection : 5 secondes, 11 fois/souris. Radiographie : 5 minutes, 2 fois/souris.

Impact sur les animaux

- La contention peut causer un stress léger de courte durée - Injections causent un stress léger et une douleur légère de courte durée - Risque de fractures spontanées avec douleurs modérés dû à la pathologie.

Devenir

Les souris seront mises à mort afin de prélever leurs organes et de les étudier.

Remplacement

La croissance est un phénomène dynamique impliquant plusieurs types cellulaires. Or, à ce jour, aucun modèle in vitro ne permet d'étudier la croissance dans son ensemble. Il est donc impératif d'étudier ce processus au sein d'un organisme entier afin d'étudier les communications entre ces différentes cellules, plutôt que de se limiter à l’étude d’un seul type cellulaire.

Réduction

Les effectifs sont déterminés et les résultats seront analysés avec des tests statistiques.

Raffinement

Les souris seront maintenues dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Les radiographies et les injections seront effectuées sous anesthésie générale afin d'éviter tout stress supplémentaire pour l'animal. Des points limites spécifiques ont été définis. Toutefois, tout animal en souffrance sans possibilité de le soulager sera mis à mort.

Choix des espèces

La croissance chez la souris est très similaire de celle chez l'homme. Le mécanisme de croissance est un processus dynamique faisant intervenir plusieurs types cellulaires et donc il est indispensable de pouvoir l'étudier dans un organisme entier. Les analyses seront réalisées à deux âges clés : à 5 semaines, correspondant à la fin de l’enfance chez l’être humain, à 11 semaines, correspondant à la fin de l’adolescence et donc à la fin de la croissance. Certaines souris seront étudiées à différents moments de la formation de la plaque de croissance, afin de mieux comprendre son développement et son rôle dans la croissance osseuse.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 2530
Souffrances
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▲ 2530
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Devenir
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 2530

La moitié des souris nées dans cet élevage rejoindront d'autres projets déjà autorisés, d'autres resteront pour entretenir la colonie, et celles qui ne portent pas le génotype recherché seront tuées avec les anciens reproducteurs. 2530 souris porteuses de la dystrophie musculaire de Duchenne sont concernées, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger réduites à une biopsie de la queue entre 7 et 14 jours après la naissance. Les lignées développent, selon le porteur, des difficultés locomotrices, respiratoires et cardiaques plus ou moins marquées selon le modèle. Il chiffre le "besoin" à 1200 naissances pour 600 animaux exploitables, la moitié des souriceaux n'ayant pas le bon génotype, et affirme qu'aucun système in vitro ne reproduit un "organisme entier".

Objectifs

Des souris à phénotype dommageable (souris dystrophiques) sont nécessaires pour réaliser des projets de recherche. Les recherches ciblent le muscle squelettique et le cœur, et en particulier l’effet de thérapies sur la force musculaire et la cardiomyopathie dilatée induite par la dystrophie musculaire de Duchenne. Les lignées de souris dystrophiques sont essentielles pour pouvoir étudier la régénération musculaire et la fonction cardiaque en condition pathologique et pour pouvoir mettre au point des stratégies thérapeutiques. L’objectif est donc l'entretien et le maintien d'une lignée de souris dystrophiques qui permet l'obtention de 2 phénotypes d'interêts qui sont utilisées dans des projets de recherche.

Bénéfices attendus

La cardiomyopathie est une atteinte cardiaque responsable de la mortalité chez les patients atteints de la dystrophie musculaire de Duchenne (la dystrophie la plus fréquente des maladies neuromusculaires chez l’enfant qui affecte l’ensemble des muscles du corps et qui touche un garçon sur 3500 nés). Les souris générées dans ce projet permettront de réaliser des projets d’étude centrés sur la mise en place d'approches thérapeutiques pour la correction des atteintes musculaires squelettiques et de la fonction cardiaque dans les dystrophies musculaire chez l’homme, des maladies qui touchent le muscle et le coeur et permettront ainsi de proposer des nouvelles stratégies thérapeutiques.

Procédures

Une biopsie caudale pour l’identification génétique des animaux sera réalisée , ce qui pourra engenrer un léger stress de courte durée.

Impact sur les animaux

Les souris du modèle dystrophique modéré peuvent développer des signes d’anxiété, une faiblesse musculaire et un phénotype cardiaque chez les animaux âgés. Les souris du modèle dystrophique sévère développent un phénotype induisant des difficultés locomotrices, respiratoires et cardiaques à plus ou moins long terme. Une biopsie caudale pour l’identification génétique des animaux sera réalisée, ce qui pourra engendrer un léger stress et une douleur légère de courte durée.

Devenir

La moitié des animaux seront affectés à d’autres demandes de projets autorisés (utilisation continue). Un projet est déjà en cours, d’autres sont en cours d’écriture pour soumission au comité d’éthique et d’autres encore le seront dans l’avenir. Des animaux seront maintenus en vie pour l'entretien de la colonie. Les animaux ne portant pas le génotype d’intérêt et les anciens reproducteurs seront euthanasiés par une méthode réglementaire.

Remplacement

Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et moléculaire participant au développement des pathologies musculaires et notamment cardiaques. Un modèle animal est donc nécessaire comme modèle préclinique pour tester des approches thérapeutiques.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux générés dans cet élevage, nous contrôlons le nombre de couple afin de ne pas générer d'excédent de stock. Afin de réduire le nombre d’animaux nous utilisons une seule lignée qui permet de générer les 2 modèles animaux. Le projet en cours nécessite 600 animaux dystrophiques soit 1200 naissances car la moitié des naissances n’ont pas le bon génotype. D’autres demandes d'autorisation de projet sont en cours de rédaction et nous devons garder suffisamment de reproducteurs pour maintenir la lignée. S'agissant d'un projet d'élevage, il n'y a pas d'analyse statistique, cependant, nous estimons à l’aide des données du logiciel de gestion des animaux que 2530 animaux seront utilisés dans le cadre de ce projet. Les accouplements seront échelonnés dans le temps afin d’obtenir des portées tout au long de l’année et d’arrêter les croisements si un nombre suffisant d’animaux est obtenu. Basé sur les recommandations des éleveurs, les souris utilisées pour les accouplements auront entre 3 et 8 mois d'âge afin conserver une bonne productivité des accouplements. Si les expériences dans le cadre des projets actuels et futurs, venaient à s’interrompre, les accouplements seront arrêtés.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements ci-après : carré de lanière kraft, carré de coton, bâtonnet en bois, rouleau en carton ou maisonnette. Les conditions de températures et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Les animaux sont vérifiés quotidiennement. Les animaux ne devraient pas développer de phénotype au cours de l’entretien de la lignée, si une déclaration précoce se présente, de la nourriture hydratée sera disposée au fond de la cage pour améliorer la prise alimentaire. Tout animal blessé ou montrant des situations d'inconfort sera euthanasié. Une surveillance accrue sera réalisée lors des prélèvements de tissu pour génotypage : une compression de la zone d'incision sera effectuée pour stopper les petits saignements, le regroupement et la prise en charge des souriceaux par la mère seront vérifiés. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés.

Choix des espèces

Le modèle le plus commun utilisé dans les études précliniques dans le domaine musculaire et cardiaque est la souris due à la facilité d'élevage, le coût relativement peu élevé ainsi que la disponibilité d'outils analytiques. Des animaux dystrophiques sont indispensables pour étudier le muscle et le coeur in vivo dans un système pathologique. Les accouplements seront échelonnés dans le temps afin d’obtenir des portées tout au long de l’année et d’arrêter les croisements si un nombre suffisant d’animaux est obtenu. Basé sur les recommandations des éleveurs, les souris utilisées pour les accouplements auront entre 3 et 8 mois d'âge afin conserver une bonne productivité des accouplements. Ils seront génotypés entre 7 et 14 jours qui suivent la naissance afin de réaliser un génotypage précoce.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 78
Souffrances
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▲ 48
▲ 30
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Devenir
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 78

78 souris déficientes en dysferline vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue pour analyses histologiques et moléculaires de leurs organes. Sous anesthésie d'une dizaine de minutes, chacune reçoit deux injections, dont une en rétro-orbitaire, avant application d'ultrasons focalisés destinés à ouvrir les membranes des fibres musculaires par cavitation de microbulles de gaz. Le porteur prévoit d'arrêter avant l'apparition des signes cliniques de la myopathie, qui ne se déclarent qu'après treize mois, et reconnaît que les souris pourront souffrir des injections malgré l'anesthésie. Sur les 78 souris comptées, 30 seulement entrent dans les groupes expérimentaux, les 48 autres relevant de l'élevage de la lignée, et le porteur conclut que l'approche "ne peut éviter un essai sur un modèle in vivo".

Objectifs

Les dysferlinopathies sont un groupe de maladies musculaires rares et héréditaires caractérisées par des mutations dans un gène impliqué dans la réparation des fibres musculaires, ce qui entraîne une altération de cette fonction. Les atteintes cliniques dans les dysferlinopathies incluent généralement une faiblesse musculaire progressive qui affecte principalement les muscles des membres ; en particulier les épaules, les hanches et les cuisses. Les patients présentent aussi avec l’évolution de la maladie une perte de la force et de la fonction musculaire ce qui entraîne des difficultés à effectuer des activités quotidiennes telles que monter les escaliers, se lever d'une chaise, ou porter des objets lourds. Ces atteintes cliniques peuvent varier en gravité d'un individu à l'autre. Les souris ayant une mutation dans ce gène présentent une atteinte musculaire très progressive avec un impact clinique pour l'animal au-delà de 13 mois. Notre objectif est donc de délivrer le gène entier dans le muscle squelettique des souris. Ce gène étant trop grand pour passer les membranes, nous allons utiliser la technique de FUS (ultrasons focalisés) pour permettre à l'ADN de rentrer dans les cellules musculaires murines. En effet, des microbulles de gaz seront injectées dans la circulation sanguine et grâce aux ultrasons focalisés, ces microbulles vont s’agiter et provoquer un effet de cavitation qui va permettre l’ouverture des barrières biologiques. Au cours de tests préliminaires, nous avons démontré l’efficacité des ultrasons focalisés pour le passage de molécules à travers les membranes des fibres musculaires. Ce nouveau projet a pour objectif de tester l'efficacité de délivrance de notre gène à l’aide du FUS dans un modèle de souris déficient ; le but final étant de développer une thérapie génique efficace et sûre.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ce travail seront principalement pour les patients atteints de ce type de myopathie. En effet si notre hypothèse s’avère valide, la thérapie par remplacement de gène entier va pouvoir éviter la dégénérescence des fibres musculaires et réduire l’inflammation observée chez les patients ainsi que d’améliorer potentiellement d’autres phénotypes métaboliques sans utiliser de vecteur viral.

Procédures

Les animaux seront soumis à une anesthésie d’environ 10 minutes afin de procéder aux deux injections et à l'application des ultrasons focalisés.

Impact sur les animaux

Les animaux utilisés au cours de ce projet vont développer une atteinte musculaire progressive ayant surtout un impact histologique puisqu'aucun animal ne sera gardé au-delà de l'âge auquel la myopathie clinique se déclare. Malgré l'anesthésie gazeuse, les souris pourraient ressentir des douleurs suite à la procédure comprenant deux injections.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue des procédures afin de récupérer les organes qui seront analysés d'un point de vue histologique et moléculaire.

Remplacement

Les techniques in vitro ne peuvent être utilisées qu’afin de voir un effet à l’échelle cellulaire de l’administration de la dysferline entière. L’efficacité de transduction de la dysferline entière dans le muscle squelettique grâce à la technique des ultrasons focalisés ne peut être explorée que sur des modèles vivants. Les premières étapes de notre projet ont démontré que cette approche était fonctionnelle ; nous devons maintenant étendre cette étude à des injections dans le muscle. Malheureusement, l’approche envisagée ne peut éviter un essai sur un modèle in vivo.

Réduction

Afin de réduire au strict minimum le nombre d’animaux utilisés dans notre projet, nous utilisons une approche statistique qui nous permet de conclure qu'au moins 4 souris par groupe sont nécessaires. Afin de faire face à d’éventuelles pertes d’animaux ou incidents techniques, nous avons augmenté ce nombre de 15% ; nous arrivons donc à un total de 5 souris par groupe, soit au total 30 souris (15 pour la première phase et 15 pour la deuxième). En prenant en compte les souris pour l’élevage (procédure 1), ce nombre atteint 78 souris.

Raffinement

Dès la naissance des animaux dans notre établissement utilisateur, nous porterons une attention au bien-être animal. Les animaux seront hébergés par groupe de 3 à 5 avant d’entrer en procédure. L’environnement sera enrichi en fonction des préférences des animaux à l’aide de bandelettes de kraft, de dômes en carton et/ou de buchettes de bois. La manipulation des animaux sera faite par des personnes compétentes et sensibilisées à la contention low stress. Le modèle que nous allons utiliser a été caractérisé d’un point de vue phénotypique et connaissant l’âge d’apparition des signes de souffrance ou de détresse qui est très tardif, nous étudierons les animaux avant l’apparition des phénotypes dommageables. Pendant la procédure qui se fera sous anesthésie gazeuse, nous appliquerons un anesthésique local en collyre avant l'injection retro-orbitale. Les points limites nous permettront de limiter au strict minimum l’apparition de souffrance.

Choix des espèces

L’anatomie et la fonction des muscles squelettiques sont proches des muscles humains. Les souris génétiquement modifiées sont de bons modèles d’étude des atteintes du système neuromusculaire, de leurs physiopathologies et de leurs causes génétiques. Afin d'étudier l'évolution naturelle de la pathologie, les animaux seront étudiés de l'âge de 1 mois jusqu'à l'âge de 4 mois (3 mois post-injections).