Maladies animales

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    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 960
Rats : 1440
Souffrances
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Devenir
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2 400 animaux non-humains vont être utilisés, 960 souris et 1 440 rats, en majorité tués et pour partie réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les nouveau-nés sont placés en atmosphère enrichie en oxygène pour provoquer une atteinte des vaisseaux de la rétine, puis reçoivent des gouttes ou des injections répétées, avec anesthésies et examens d'imagerie jusqu'à leur mise à mort. Le porteur teste des traitements contre les rétinopathies vasculaires et indique réutiliser les mères gestantes dans d'autres procédures après avis vétérinaire. Sur le remplacement, il affirme avoir besoin d'un œil perfusé en développement, que seul l'animal vivant fournirait.

Objectifs

Les pathologies de la rétine ou rétinopathies sont liées en grande partie à des anomalies de la vascularisation rétinienne. Parmi elles, on retrouve la rétinopathie du prématuré. Cette maladie liée à un mauvais développement du système vasculaire qui touche 30% des prématurés de moins de 31 semaines est la principale cause de cécité infantile dans le monde avec 30000 cas de malvoyance. Le but de ce projet est de mettre en place de nouvelles approches thérapeutiques et de trouver de nouveaux traitements en utilisant un modèle qui va mimer cette atteinte vasculaire chez le rongeur après une exposition à une atmosphère enrichie en oxygène. Plus généralement, lorsque le flux sanguin est altéré et que les vaisseaux perdent leur intégrité fonctionnelle, un mécanisme compensateur de réparation se met en place, avec la formation de nouveaux capillaires à partir des vaisseaux préexistants. Ce phénomène est appelé néovascularisation. Ces nouveaux capillaires sont souvent perméables et se développent de façon anarchique. Ils ne peuvent alors plus assurer correctement le transport du sang et aggravent de ce fait les dommages causés à la rétine. C’est le cas de nombreuses maladies comme la forme humide de dégénérescence maculaire liée à l’âge, première cause de handicap visuel chez les personnes de plus de 50 ans et la rétinopathie diabétique, première cause de cécité acquise dans les pays occidentaux chez l’adulte entre l’âge de 25 et 74 ans. Ce projet s’inscrit donc avec ce modèle de rétinopathie, développé dans les années 1950, dans un cadre plus large que la seule rétinopathie du prématuré. Il est largement utilisé depuis pour l’étude de l’angiogenèse et de la néovascularisation pathologique au niveau de la rétine. Il permet de ce fait de tester l’efficacité de thérapies luttant contre la grande famille des rétinopathies vasculaires. Sur la durée du projet, 10 études par espèce sont prévues en plus des études de formation du personnel aux bons gestes techniques, avec à chaque fois au moins un nouveau traitement ou une nouvelle formulation à tester. Chaque étude nécessite un nombre d’animaux minimum afin de pouvoir comparer les différentes conditions expérimentales et évaluer de l’efficacité du traitement.

Bénéfices attendus

Les bénéfices susceptibles de découler de ce projet sont l’identification et la sélection de nouveaux traitements pouvant améliorer la prise en charge de la rétinopathie du prématuré bien sûr mais aussi toutes les maladies incluant une composante vasculaire telles que dégénérescence maculaire liée à l’âge ou rétinopathie diabétique par exemple.

Procédures

Dès la naissance (rats) ou 7 jours après (souris), les animaux seront placés dans des chambres permettant le contrôle du taux d’oxygène durant une durée définie (14 jours pour les rats, 5 jours pour les souris). La durée des traitements variera en fonction de la formulation et du mode d’administration. Les administrations de gouttes se font généralement quotidiennement à raison de 2 à 3 administrations par jour, tout au long de la durée de l’étude c’est à dire jusqu’à la mise à mort de l’animal soit classiquement 17 ou 20 jours après le début de l’étude suivant l’espèce. Pour les administrations systémiques, le schéma d’administration est proche de celui de l’administration de gouttes. Généralement, le nombre d’administrations quotidiennes est un peu plus faible avec 1 ou 2 injections par jour tout au long de la durée de l’étude c’est à dire jusqu’à la mise à mort de l’animal soit classiquement 17 ou 20 jours après le début de l’étude suivant l’espèce. Pour les autres voies d’administration qui nécessitent une anesthésie de l’animal, les traitements ne sont plus quotidiens mais hebdomadaires avec seulement 1 à 2 injections par semaine pendant les 17 ou 20 jours de l’étude. La manipulation des animaux durant ces administrations ne durera que quelques secondes. Les examens (observation à la lampe à fente, angiographie, tomographie…) seront généralement hebdomadaires et de dureront pas plus de 5 minutes. Des anesthésies seront pratiquées autant que nécessaire afin de permettre si besoin l’administration ou l’examen des animaux. Tous les examens réalisés ces procédures sont des examens pratiqués chez l’homme en ambulatoire, en cabinet d’ophtalmologie ou chez l'animal en clinique vétérinaire. Chez l’homme, toutes les procédures qui ont nécessité une anesthésie générale, se font la plupart du temps sous anesthésie locale. Les autres examens (lampe à fente…) sont totalement indolores ou sous anesthésie locale et ne durent que cinq minutes tout au plus. Chez l’animal, l’anesthésie générale est réalisée afin d’immobiliser l’animal, de faciliter la procédure et de réduire un stress éventuel.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont pour l'essentiel liés aux conditions expérimentales d’hébergement, à leur manipulation et à l’administration des produits. La pathologie recherchée - néovascularisation et perméabilité vasculaire rétinienne - n'induit pas de douleur chez l'animal. La croissance des nouveau-nés et des mères exposés à l'hyperoxie (ou alternance de cycles hypoxie/normoxie) n’est que faiblement impactée. Les travaux publiés ne montrent pas d'effet de la modification du taux d'oxygène sur le comportement des animaux. La manipulation des nourrissons peut introduire du stress chez les petits comme chez la mère. Les risques sont qu'un animal soit rejeté de la portée par la mère, ne soit plus alimenté ou mangé par la mère. Pour ne pas induire de stress chez les mères déclenchant ces comportements, les manipulations des animaux seront donc limitées au maximum et seront réalisées par un personnel formé. Les risques liés aux administrations de produits sont l’apparition de signes d'inflammations, de nécroses, de saignements au site d'injection. Les animaux présentant les symptômes, ou exclus volontairement par la mère avec un risque pour leur survie, et si une adoption par une autre femelle n’est pas possible, ils seront sortis de l’étude.

Devenir

A l'issue de chaque étude, les animaux qui auront participé à l’ensemble de la procédure expérimentale seront mis à mort afin de permettre l'analyse des tissus. Pour les études concernant l'évaluation de l’efficacité de traitement, les animaux n’ayant pas suivi la totalité de la procédure, à savoir les mères gestantes pourront être réutilisées dans d’autres procédures expérimentales compatibles après l’avis du vétérinaire si nécessaire.

Remplacement

L’œil est un organe complexe. Il est composé de plusieurs tissus anatomiquement et physiologiquement très différents (très vascularisés ou très innervés pour certains, totalement avasculaires ou faiblement innervés pour d’autres). Il est soumis à d'importantes variations environnementales (température et humidité ambiantes), mécaniques (mouvements des globes, des paupières) et physicochimiques (osmolarité...), ainsi qu'à de nombreuses interactions biologiques avec les tissus et organes voisins. Dans le cadre de notre projet, nous avons besoin d’un œil perfusé en cours de développement. C'est pour cela que nous utiliserons des animaux vivants dans nos procédures expérimentales.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement et du nombre de naissances par portée. Il tient aussi compte du nombre d'études estimées, des variations du métabolisme et de la robustesse des mesures. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à chaque moment à l'aide de tests statistiques. Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux. De même, l'analyse des deux yeux sera privilégiée autant que possible afin de réduire le nombre d'animaux utilisé.

Raffinement

Les animaux, une femelle par cage avec ses nourrissons, sont maintenus dans un environnement enrichi, (bouts de bois, coton pour le nid sur toute la période de l’étude) avec un accès à l'eau et à la nourriture ad libitum. Le change des cages s’effectue par un personnel sensibilisé à la manipulation des portées tout comme le suivi sanitaire quotidien pour minimiser au maximum le stress de la mère afin qu'elle subvienne aux besoins de ses nourrissons. Les examens qui nécessitent un immobilisme complet de l'animal pour la prise de photo, sont réalisés sous anesthésie pour le confort de l’animal. Il en ira de même pour les procédures plus invasives afin de supprimer la douleur provoquée pendant et après l’intervention. L'ensemble des examens envisagés n'engendre pas de douleur pour l'animal, ils sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.

Choix des espèces

Le modèle est connu et utilisé dans de nombreuses publications scientifiques, depuis les années cinquantes pour étudier le développement de la vascularisation de la rétine et ses pathologies. Les espèces choisies sont le rat et la souris. Ce sont les espèces références pour ce modèle. Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. Le principe du modèle est d'agir sur le développement vasculaire de la rétine de nouveau-nés. Les animaux seront donc inclus dans l'étude quelques jours après leur naissance, avec leur mère pour subvenir à leurs besoins.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 4864
Souffrances
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Devenir
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4 864 souris vont être utilisées, la plupart tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les mères et leur descendance subissent un puçage, une séparation maternelle de trois heures par jour, des gavages de contaminants alimentaires et des administrations intranasales, pour étudier l'effet de stress chimiques et psychologiques périnataux sur le développement d'allergies. Le porteur décrit la séparation néonatale comme un stress "nécessaire" à ses hypothèses. Il euthanasie les femelles exposées et leur descendance pour prélever des tissus, les mâles reproducteurs étant réutilisés, et affirme qu'aucun modèle in vitro ne peut reproduire le passage transplacentaire et l'allaitement.

Objectifs

Les maladies allergiques, notamment alimentaires et pulmonaires, sont un problème majeur de santé publique. Elles résultent d’une réponse immunitaire inappropriée et excessive contre certaines protéines environnementales (aliments, pollens, acariens...), alors appelées des allergènes. Ces allergènes devraient être tolérés, car ils sont inoffensifs et peuvent même être essentiels au fonctionnement et à la croissance de l’organisme. L’allergie résulte ainsi de l’absence d’une « tolérance immunitaire », que l’on cherche à rétablir au cours des protocoles de « désensibilisation ». Une augmentation constante de la prévalence et de la sévérité des allergies est observée dans les pays industrialisés depuis plus de 30 ans, démontrant le rôle de facteurs non génétiques dans cette pathologie. Ainsi, différents facteurs environnementaux peuvent agir, dès le plus jeune âge voire pendant la grossesse, et favoriser le développement ultérieur de ces pathologies. Ces facteurs peuvent notamment interférer avec la maturation de la muqueuse intestinale, du système immunitaire, et du microbiote intestinal, les trois étant étroitement liés. Un défaut de l’un de ces paramètres peut être déterminant dans la propension du nouveau-né à développer, plus tard dans la vie, une allergie. Le but de ce projet est donc d’étudier l’effet de certains facteurs environnementaux périnataux sur le développement de ces différents paramètres dans la descendance, et d’analyser leur lien avec la propension à développer une allergie (alimentaire ou pulmonaire), ou au contraire une tolérance immunitaire. Nous réaliserons une évaluation du risque sanitaire liée à l’exposition à deux stress, seuls et combinés: un stress chimique, résultant d’une exposition réaliste à un mélange de contaminants alimentaires (« effet cocktail »), et un stress psychologique. Ces travaux sont basés sur la littérature et sur l’utilisation de données issues de l’analyse de cohortes mère-enfant pour l’identification de facteurs pertinents, mais ils ne cherchent pas à reproduire des travaux déjà réalisés. Ils permettront d’établir le lien de causalité entre les expositions et la pathologie observée dans les cohortes, et d’éclairer les mécanismes sous-jacents. Ils permettront ainsi d’enrichir la connaissance scientifique sur les facteurs environnementaux périnataux favorisant le développement des maladies allergiques, aidant ainsi à établir des politiques publiques de prévention efficaces.

Bénéfices attendus

Ces travaux permettront d’enrichir la connaissance scientifique sur les facteurs environnementaux périnataux favorisant le développement des maladies allergiques, aidant ainsi à établir des politiques publiques de prévention efficace. Ils fourniront également des modèles intéressants pour l’analyse d’autres facteurs périnataux pouvant favoriser, ou au contraire protéger, des allergies. Les résultats « négatifs » (résultats qui ne confirment pas l'hypothèse de l'étude) seront valorisés, notamment par des communications et des publications.

Procédures

- Les mères et la descendance seront identifiées individuellement par puçage : puces adaptées à l’âge des souris, injectées sous anesthésie légère. Le puçage est réalisé en 1-2 minutes. - Induction d’un stress psychique en séparant les portées des mères pendant 3 heures/jour, entre les 17e et 21e jours post-naissance - Des gavages intra-gastriques seront réalisés pour les expositions aux contaminants (uniquement si ces derniers ne peuvent être inclus dans les croquettes pour des raisons techniques) : 3 fois/semaine, pendant 8 semaines pour les mères, 3 fois/semaine pendant au maximum 8 semaines dans la descendance - Des gavages intra-gastriques sur animaux vigiles seront réalisés dans les animaux soumis au protocole d’induction de l’allergie alimentaire (1 gavage/semaine, pendant 7 semaines) - Des administrations intranasales sous anesthésie légère seront réalisées chez les animaux soumis au protocole d’induction de l’asthme (5 administrations, réparties sur 16 jours) - Deux à trois prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie légère, selon les groupes. Les prélèvements sont réalisés en 1-2 minutes maximum - Des prélèvements des fèces seront réalisés sur animaux vigiles : les fèces sont collectés au fond des cages, après mise des animaux en cage propre individuelle pendant quelques minutes.

Impact sur les animaux

Toutes les interventions sur animaux seront réalisées dans une salle dédiée par du personnel expérimenté, limitant au maximum le stress des animaux. On ne peut cependant exclure le stress lié aux manutentions répétées lors des administrations intra-gastriques, des anesthésies, des changes et des pesées. Le puçage est réalisé par voie sous-cutanée, à l’aide de matériel spécifique adapté à la taille des souris et sous anesthésie gazeuse. La douleur et le stress sont limités, restreints au temps de la manipulation. Les prélèvements sanguins sont réalisés sous anesthésie légère. Au maximum, 3 prélèvements sanguins/animal sont prévus, avec des intervalles et des volumes adaptés et conformes à la règlementation. Le stress est limité, lié à la contention. Un isolement des mâles en cage individuelle est réalisé pendant 7 jours, juste en amont des mises en accouplement, ce qui peut générer un stress modéré pour ces mâles. Le stress induit par la séparation néonatale est un stress nécessaire pour répondre à nos hypothèses de recherche, mais reste d’une durée modérée par rapport à d’autres modèles publiés. Les méthodes expérimentales sont donc modérées, voire légères pour les males reproducteurs.

Devenir

Toutes les femelles exposées et leurs descendances seront euthanasiées, pour prélèvementsprélever des tissus d’intérêt pour évaluer l’effet des expositions sur les différents paramètres de l’homéostasie (barrière intestinale, immunité, microbiote, métabolisme global) et de l’inflammation allergique..

Remplacement

Aucun modèle in vitro n’est disponible pour tester l’impact des facteurs périnataux (stress chimiques, stress psychique) sur la descendance : ces effets résultent en effet du passage transplacentaire et dans le lait maternel d’une information (stress chimique appliqué, molécules ou cellules inflammatoires en résultant...), et/ou d’un comportement impactant la mise en place in utero puis en période néonatale de l’homéostasie intestinale et systémique. L’impact de ces maturations altérées ne se révèleront que plusieurs semaines plus tard, sur la capacité à développer une maladie allergique. Cette étude, nécessite donc l’utilisation d’un modèle animal permettant d’analyser de façon intégrative ces différents facteurs. Un modèle mère-enfant et un modèle expérimental d’allergie alimentaire/de tolérance orale induite chez le rongeur seront ainsi mis en œuvre. Afin de limiter le nombre d’animaux en expérimentation : - En amont, la sélection des stress chimiques les plus pertinents sera réalisée grâce à l’analyse de données épidémiologiques obtenues dans des cohortes mère-enfant, combinée à des tests in vitro. - En aval, et selon les résultats obtenus, des analyses in vitro sur des modèles cellulaires humains et murins plus complexes seront réalisés, afin de compléter et de conforter les données (effet doses, études mécanistiques,...),

Réduction

La taille des lots est fixée à 8-12 animaux/lot, selon les taux de reproduction et la descendance obtenue. Ce nombre d’animaux à inclure est déterminé par notre expérience, et permet de prendre en compte la forte variabilité interindividuelle observée sur les paramètres mesurés, tout en assurant une puissance statistique satisfaisante. Des analyses statistiques seront dans un premier temps réalisées sur l’ensemble des paramètres mesurés pour chaque animal, permettant d’identifier tout individu ou toute variable aberrante. Des analyses statistiques seront ensuite menées, visant à construire un modèle discriminant nos groupes de traitement à l’aide de tous les paramètres analysés, et permettant d’identifier les groupes de variables permettant de discriminer les lots. Des analyses sur chaque paramètre mesuré pris individuellement seront réalisées en parallèle, afin de confirmer nos observations. La combinaison de ces approches statistiques permettra une analyse objective et maximisée de l’ensemble des paramètres analysés.

Raffinement

Toutes les interventions sur animaux sont réalisées dans une salle dédiée par du personnel expérimenté, limitant le stress des animaux. Les cages sont enrichies par des sopalins et des coques type boite à œuf, permettant la fabrication d’un habitat et des nids. Les animaux sont hébergés par groupe, avec une taille de cage règlementaire adaptée au nombre d’animaux, permettant un comportement grégaire et sociable. Les cages sont placées en armoire ventilée, permettant une isolation phonique vis-à-vis de l’extérieur. Les animaux sont surveillés visuellement quotidiennement pour identifier rapidement tout animal en souffrance. Des points limites sont établis pour identifier ces animaux. Si un tel animal est identifié, une fiche de suivi individuel est initiée et l’animal sera isolé et surveillé spécifiquement plusieurs fois par jour, par les zootechniciens et les responsables de la procédure. En cas de non amélioration, il sera sorti de la procédure expérimentale et euthanasié. Par ailleurs, chaque animal est suivi par mesure hebdomadaire de son poids.

Choix des espèces

Le modèle souris présente de nombreux avantages, notamment la disponibilité de lignées caractérisées, un système immunitaire bien décrit, de nombreuses données sur la réponse allergique. De plus, de nombreux réactifs permettant l'étude du système immunitaire sont disponibles chez cet animal. La souche de souris utilisée est particulièrement utilisée dans nos protocoles du fait d’un phénotype biaisé vers une réponse immune de type Th2, mimant ainsi le sujet atopique (c’est-à-dire la prédisposition génétique à développer une allergie). Ce modèle est bien caractérisé et maîtrisé au laboratoire, ainsi que le modèle mère-enfant. La mère en devenir, gestante et/ou allaitante, sera exposée aux facteurs environnementaux via son régime alimentaire, à des doses réalistes, afin d’étudier l’impact de ces expositions en période critique sur la santé de la descendance, qui sera évaluée après le sevrage

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Maladies animales
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
    • Troubles urogénitaux
Souris : 270
Rats : 270
Cochons d'Inde : 270
Souffrances
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Devenir
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270 souris, 270 rats et 270 cochons d'Inde vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Cette société de prestations teste pour ses clients des molécules dont elle indique ignorer la nature et les effets, administrées par des voies multiples, avec des prélèvements sanguins par ponction rétro-orbitale, sublinguale ou intracardiaque et des séjours de 24 heures en cage à métabolisme qui isolent chaque animal. Le porteur reconnaît qu'il lui est difficile d'anticiper les nuisances puisqu'il ne connaît pas les composés testés. Il conclut que l'absence de modèle in vitro rend le recours à l'animal "incontournable" et fixe six animaux par groupe d'après quinze ans d'expérience, sans test statistique.

Objectifs

Ce projet approuvé par la direction de la société permettra d’évaluer l’absorption, la distribution et le métabolisme de candidats médicaments dans l’organisme après administration afin d’obtenir des données de pharmacocinétiques et pharmacodynamie. Etant une société de prestations de service, nous testons les molécules de nos clients dont nous n’avons aucune connaissance sur le type/famille de molécule. Cependant, ces molécules seront testées dans le cadre de la recherche de pathologies rénales, urologiques, oncologiques, gastro-entérologiques…nos principales thématiques de recherche.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de récolter du matériel biologique (sang, organes, urines, fecès, salive….) afin d’avoir des données pharmacocinétiques et pharmacodynamiques de candidats médicaments. Ces différentes données, obtenues au tout début des études pré-cliniques, permettront par la suite d’adapter les doses et la fréquence d’administration des composés dans des études plus complexes (pouvant mimer une pathologie).

Procédures

Les animaux seront traités par des molécules par différentes voies possible (per os, intrapéritonéale, intra-veineuse, sous-cutanée, intradermique, intra-vésicale…). Ces gestes sont en général rapides et durent moins d’une minute/animal. Les animaux pourront être anesthésiés pour certains gestes ou prélèvements (gazeuse : isoflurane ou fixe : xylazine/kétamine). Ces anesthésies devraient être rapides et ne pas durer plus de 1 heure (pour les administrations intra-vésicales). Des prélèvements sanguins sur animal vigil ou anesthésié au niveau des veines caudales, saphènes, de la veine abdominale, en sublinguale, submandibulaire, rétro-orbital ou intracardiaque pourront être réalisés. Ces gestes sont rapides et durent moins de 5 min. Les animaux pourront être mis dans les cages à métabolisme et seront donc isolés de leurs congénères quelque temps (24H maximum).

Impact sur les animaux

Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possibles, il nous est, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux. Cependant, les animaux vont être manipulés et vont recevoir des administrations de produits, pouvant engendrer un stress et une légère douleur. Les animaux pourront être mis dans des cages à métabolisme, et donc être isolés temporairement de leurs congénères (24 heures maximum), avoir des prélèvements sanguins, être anesthésiés…tout cela peut provoquer une nuisance.

Devenir

A l’issue de la procédure, les animaux seront euthanasiés car des prélèvements de sang et d’organes seront réalisés.

Remplacement

Actuellement, aucun modèle in silico, in vitro ou ex vivo ne peuvent fournir du matériel biologique afin de réaliser différents tests de pharmacocinétique ou pharmacodynamie. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.

Réduction

Nous avons établi une stratégie d’expérimentation nous permettant dans la mesure du possible, de mesurer la valeur basale de chaque animal (l’animal est son propre contrôle). Cette stratégie permet donc de réduire sensiblement le nombre d’animaux par groupe. En général, ces études préliminaires de pharmacocinétique et pharmacodynamie ne sont pas réalisées sur un grand nombre d’animaux car ce sont des études préliminaires aux tests pré-cliniques. Aucun test statistique n’est utilisé pour déterminer le nombre d’animaux par groupe. Cependant, de par notre expérience de plus de 15 ans, nous savons qu’un nombre de 6 animaux par groupe est suffisant pour avoir des données fiables et statistiquement significatives. Dans une même étude, il sera rare que différentes espèces soient utilisées. Nous prévoyons de réaliser 3 études par an par espèce avec 18 animaux par étude.

Raffinement

Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et auront une phase d’acclimatation de 3-4 jours minimum avant d’être manipulés. Différents types d’enrichissement seront ajoutés aux animaux (coton, aspen brick (bout de bois), igloo en polycarbonate, tunnel, carré de coton…). Les procédures nécessitant une anesthésie seront réalisées avec des plaques chauffantes thermorégulées afin d'éviter une hypothermie à l'animal. Les méthodes utilisées pour récolter tout ce matériel biologique (par exemple les cages métaboliques avec une phase d’acclimatation pour réduire le stress) sont peu invasives et ne devraient pas provoquer chez l’animal un grand stress, ni de souffrance particulière et ne nécessitent donc pas l’utilisation d’antalgique. Tous les gestes techniques seront réalisés par du personnel compétent et qualifié diminuant ainsi les temps de contention et la souffrance ou le stress possible. Le personnel, sensibilisé au raffinement et à l’éthique animal, pourra modifier quelques protocoles, enrichissement des cages…. en fonction des nouvelles techniques mises au point et nouvelles obligations dans le but d’améliorer les conditions des animaux de laboratoire. L’état des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être et de l’absence de point limite à savoir prostration, perte de poids supérieure à 20%, difficulté à se mouvoir, s’alimenter, boire, piloérection, présence de blessure, … . Si un animal présentait un signe de douleur, de mal-être, il serait isolé dans un premier temps, hydraté et mis en présence de nourriture dans la litière si besoin. Si son état ne s’améliorait pas dans les 72h, les expérimentateurs compétents excluraient l’animal de l’étude et l’euthanasieraient.

Choix des espèces

Dans notre laboratoire, nous utilisons ces 3 espèces (rat, souris et cobaye) selon les modèles et aires thérapeutiques employés. Ces trois espèces seront donc utilisées pour réaliser des études de pharmacocinétique et pharmacodynamie. Les animaux utilisés seront très dépendants des demandes de nos clients et de la thématique étudiée. Nous essayerons le plus possible d’utiliser des animaux âgés de 7 à 8 semaines afin d’avoir des animaux sexuellement matures permettant de mimer au mieux les conditions cliniques humaines. Cependant, l’utilisation d’animaux plus jeunes ou plus âgés sera possible.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Poules : 305
Souffrances
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▲ 305
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Devenir
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305 poulets de chair vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger, pour tester deux probiotiques ajoutés à leur alimentation. Le porteur nourrit volontairement les animaux avec une formule "peu sécurisante" enrichie en seigle pour dégrader les conditions digestives et mesurer l'effet préventif des additifs. 94 animaux sont tués pour prélèvements d'organes digestifs, une mortalité d'environ 17 individus est anticipée, et les 194 restants doivent être proposés à l'adoption ou tués faute de famille d'accueil. L'objectif affiché relève de la performance zootechnique et de la rentabilité des élevages intensifs, le porteur présentant ces additifs déjà commercialisés comme une voie "prometteuse".

Objectifs

L’apparition de troubles digestifs est une problématique récurrente des élevages de poulets de chair dits intensifs, en lien avec les fortes capacités d’ingestion des souches d’animaux utilisées, augmentant la sollicitation du système digestif (Ducatelle, 2023). Des facteurs de stress variés (ambiance d’élevage inadaptée, aliment de moindre qualité, manipulations…) et l’apparition de pathogènes contribuent également à l’apparition de ces troubles dits multifactoriels. Ces affections digestives réduisent les performances zootechniques des élevages (mortalité, morbidité, réduction de l’efficience alimentaire…) avec des conséquences économiques élevées. Les effets délétères de ces troubles sur l’environnement (rejets azotés dans les effluents) et sur le bien-être animal (inconfort digestif, litières humides…) sont également montrés. Des approches préventives globales sont essentielles pour lutter contre ces affections digestives. Les plans d’action mobilisés par les professionnels du milieu consistent ainsi à travailler à la fois sur la gestion des environnements d’élevage et des protocoles de nettoyage/désinfection, le contrôle de la qualité des matières premières alimentaires et des transitions nutritionnelles ou encore l’utilisation de solutions nutritionnelles. Dans un contexte où l’amélioration de la durabilité des élevages est un enjeu majeur (limitation des intrants médicamenteux, amélioration du bien-être des animaux de rente, maintien de la rentabilité économique des systèmes d’élevage…), l’utilisation d’additifs alimentaires à visée d'amélioration de la santé des animaux représente donc une voie prometteuse. L’utilisation de probiotiques, additif contenant des micro-organismes à visée santé (généralement bactéries ou levures), est largement répandue dans le secteur de la nutrition animale. L’apport exogène de spores bactériennes est particulièrement intéressant puisque les spores représentent une forme de résistance des bactéries aux conditions défavorables. Cet essai vise donc à valider l’intérêt de deux types de probiotiques (respectivement constitués de spores ou de levures vivantes) intégrés séparément à l’alimentation de poulets de souches standards tout au long de leur vie. Les formules alimentaires utilisées seront dites peu sécurisantes (Matières premières entraînant de potentiels déséquilibres digestifs), de façon à se placer dans des conditions d’élevage légèrement dégradées et à tester l’intérêt préventif des additifs.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à renforcer l’arsenal de lutte préventif pour une meilleure santé intestinale, élément clé de la production (performances technico-économiques) et du bien-être animal (importance de l’intestin pour les activités métaboliques et le système immunitaire). La filière avicole est en effet en recherche constante de plans d’action pour lutter contre ces affections digestives dans le cadre d’une approche globale de préservation de la santé (Filières avicoles, 2020, numéro 839). Des modèles de digesteur in vitro suivis de mise en culture ont permis de pré-valider les capacités d’implantation de ces probiotiques dans le tractus digestif. Les bénéfices santé de ces produits candidats (additifs autorisés sur le marché en alimentation animale) ont également pu être précédemment validés sur d’autres espèces (en ruminants notamment avec des premières méta-analyses publiées), ce qui suggère de potentiels bénéfices zootechniques. L’apport de supplémentations efficaces pour lutter contre les possibles facteurs antinutritionnels de matières premières variées pourrait permettre d’utiliser des ingrédients dits moins digestibles, mais plus durables (ressources locales, co-produits…), tout en maintenant l’efficience alimentaire des animaux et en limitant les rejets azotés. D’un point de vue scientifique, ce projet permettra de mieux définir les modes d’action de probiotiques, à savoir leur rôle sur les communautés microbiennes ou la fonction barrière intestinale (inflammation, jonction serrée…). Les capacités de germination et d’implantation des spores bactériennes seront particulièrement analysées au regard de la physiologie digestive particulière du poulet de chair.

Procédures

Hormis des pesées régulières des animaux (pesées individuelles réalisées dans le calme), aucune intervention n'est prévue sur ces derniers animaux vivants. Seuls des abattages ciblés sont prévus pour la collecte d'échantillons biologiques digestifs.

Impact sur les animaux

L’utilisation de formules enrichies en blé et seigle peut induire une réduction des performances de croissance et des perturbations digestives comparativement à un régime formulé de façon optimale comprenant un mélange de blé et de maïs supplémentés en enzymes exogènes. L’incorporation de seigle sera toutefois limitée à 5% dans nos formules pour ne générer que des perturbations physiologiques légères. A titre de comparaison, en conditions commerciales, les apports sont généralement limités à 2,5%. De précédents essais testant l’incorporation d’enzymes exogènes ont testés des niveaux d’incorporation de seigle allant jusqu’à 25% tout en maintenant un statut sanitaire satisfaisant.

Devenir

94 animaux seront euthanasiés pour les prélèvements Nous faisons l'hypothèse que 6% des animaux (soit 17 animaux) seront morts au bout de 35 jours d'élevage conformément aux résultats observés en élevage (en moyenne 5% avec des aliments commerciaux) Ainsi, en faisant l'hypothèse de ce taux de mortalité atteint,194 poulets de chair seront restants à la fin de l'essai (305 - 94 - 17) et seront conservés pour suivi zootechnique jusqu'à 35 jours puis seront proposés à l'adoption pour des familles de particuliers bénéficiant de basse-cour, ou, dans l'impossibilité de les placer, seront euthanasiés et les carcasses éliminées par équarrissage.

Remplacement

Pour cet essai, l'objectif est d'évaluer l'impact de l'ajout de ces additifs autorisés sur le marché de l'alimentation animale sur les performances et la physiologie digestive des poulets de chair en situations d’élevage légèrement dégradées. L’utilisation d’animaux est nécessairement requise pour la mesure de ces paramètres (prélèvement de contenus et tissus digestifs). Des essais in vitro avec digesteurs statiques ont été préalablement menés pour tester la résistance des probiotiques aux conditions gastriques et leurs viabilités en conditions intestinales. Ainsi seuls les probiotiques avec des bénéfices zootechniques et sanitaires escomptés sont testés.

Réduction

(1) Concernant notre étude mécanistique, lors de la phase de prélèvements à 28 jours d’âge, 24 animaux seront abattus pour chaque traitement expérimental (ntot=24*3 (pour les lots traités) + 22*1 (pour le lot témoin) =94). Des échantillons de contenus et tissus jejunal, iléal et cécal seront prélevés pour chaque animal. Lors de la saignée, le sang sera également récupéré pour l’obtention de sérum. L’estimation du nombre d’animaux nécessaires repose ici sur les analyses de microbiote intestinal. Notre objectif est d’avoir 80% de chances de pouvoir détecter une différence d’abondance relative de genres bactériens de 0,5% entre deux traitements. Pour atteindre cet objectif, on détermine le nombre de poulets de chair nécessaires à l’aide de la fonction power.t.test de R. On obtient ainsi qu’un minimum de 24 individus par groupe est nécessaire compte tenu des objectifs mentionnées ci-dessus. (2) Concernant notre approche zootechnique avec mesure du gain de poids individuel et de la consommation d’aliments, un minimum de 45 animaux par traitement non prélevés apparaît nécessaire. Dans notre cas, 48 animaux seront dédiés au suivi zootechnqiues pour chaque groupe (animaux non prélevés). Le programme R mobilisé a été pwr.anova.test. On obtient le nombre de 44,5 poulets par groupe, soit 45 animaux. De façon à avoir le même nombre de poulets par cage, nous passons ainsi de 45 poulets à 48 poulets par groupe expérimental. Ce nombre est nécessaire et suffisant pour détecter de potentielles différences statistiques de poids vifs entre les 4 traitements.

Raffinement

Dans cette expérimentation, le principe de raffinement est assuré par plusieurs voies. Pour ce faire les animaux sont élevés à plusieurs en cages aux normes (Directive 1999/74/CE) et enrichies (Directive 2010/63/UE, Décret n°2013-118) d’un système de balles pendues ce qui permet aux animaux d’élargir leur gamme d’activité. Ils pourront profiter d’une radio qui leur apporte une ambiance sonore et les apaise. Dans un souci de réduction de l’angoisse et du stress des animaux élevés en cages, l’animalerie a été construite de telle sorte que les animaux puissent interagir entre eux au sein des cages ou entre cages adjacentes : ils se voient, s’entendent et peuvent se toucher. Pendant toute la durée de l’élevage, les animaux sont élevés dans des conditions d’ambiance optimales de température, d’humidité et de luminosité en accord avec les recommandations des sélectionneurs. Un tel dispositif d'élevage en cage sans accès à un parcours assure une bonne répétabilité des mesures (plusieurs cages utilisées par traitement, dans les mêmes conditions d'élevage ce qui limite la variabilité) et permet de mieux contrôler les conditions d’ambiance. Le dispositif en cages grillagées utilisé permet également l’élimination régulière des fientes dans des bacs de récupération. Cela permet ainsi aux animaux de ne pas être en contact avec leur déjection. Pour réduire toute nuisance liée au caractère peu digestible de l’aliment distribué, une attention particulière sera accordée à l’aspect du cloaque des poulets. Une fois par semaine, un score cloacal sera évalué pour chaque individu (lors des pesées). Si plus de 30% des poulets présentent un cloaque sale (score 3), le système d’abreuvement sera purgé et les abreuvoirs et coupelles scrupuleusement nettoyés. Si un score supérieur à 60% des individus est obtenu, nous jugeons que les diarrhées sont trop importantes et mettront un terme à l’essai en repassant (avec transitions alimentaires) sur un aliment commercial. Enfin, un contrôle du comportement social des animaux, de leurs vocalises et de leur répartition spatiale sera effectué quotidiennement. Les pesées (poids vifs et aliments) seront également confrontées aux objectifs de performances fournis par les professionnels pour sassurer du bon déroulé de l'essai. Des décrochages de performance en dehors des intervalels de confiance des données sélectionneurs observées sur plusieurs jours consécutifs pourront justifier également un arrêt de l'essai.

Choix des espèces

La filière avicole recherche de nouvelles solutions pour réduire l’utilisation d’antibiotiques en élevage tout en améliorant la santé digestive des animaux. En agissant sur l’ecosystème microbien et l’épithélium digestif, les probiotiques représentent des solutions à ce défi. L’utilisation de probiotiques à l’efficacité démontrée in vivo sur l'espèce concernée (ici le poulet de chair) apparaît donc fondamentale dans le cadre de démarches préventives de gestion de la santé animale.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Équidés : 200
Souffrances
▲ -
▲ 120
▲ 80
▲ -
Devenir
 140
 10
 50
 -

200 chevaux et poneys vont être utilisés dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré, aucun tué à l'issue selon le porteur, 140 proposés à l'adoption, 50 réutilisés et 10 renvoyés à l'élevage. Ils reçoivent des vaccins vétérinaires en développement, des prélèvements de sang et des biopsies de peau, une partie subissant une épreuve virulente par inhalation d'une solution virale. Le porteur indique que la maladie s'exprime surtout dans le groupe témoin non vacciné. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne permet d'évaluer un vaccin vétérinaire et qu'il doit être testé sur l'espèce cible avant commercialisation.

Objectifs

Afin de commercialiser un nouveau vaccin vétérinaire, un dépôt de dossier d’AMM est nécessaire. Ce projet vise à fournir les données techniques et scientifiques du dossier d’AMM permettant de démontrer l’efficacité et l’innocuité du nouveau produit.

Bénéfices attendus

Les bénéfices escomptés sont les gains sur la santé des chevaux et poneys qui recevront le candidat vaccin testé une fois celui-ci mis sur le marché. Par exemple : prévention de la rhinopneumonie, de la grippe Equine,…

Procédures

Les animaux reçoivent les vaccins testés par injection (intramusculaire, sous cutanée,…). Les injections ont une durée de l’ordre de 3 secondes, La vaccination respecte le calendrier vaccinal prévu pour le vaccin testé (En général 2 à 3 injections espacées dans le temps. Pour les étude d’innocuité, les doses peuvent être plus répétées afin d’amplifier la survenue d’effets secondaires qui ne seraient pas mis en évidence par une simple vaccination. Par exemple lors d’une étude sur mères gestantes, une jument peut-être vaccinée à chaque tiers de gestation. Par la suite, les animaux sont observés : état général, examen clinique, prise de température rectale,… L’observation d’un animal peut durer environ 10 minutes. Il peuvent aussi être prélevés (sang, écouvillons naseaux,…) afin de mesurer la réponse immunitaire ou la diminution de la présence virale grâce à la vaccination. Les prélèvements de sang durent environ 10 secondes. Les observations et prélèvements sont réalisées 2 fois le jour de l’administration, puis une fois par jour pour le reste de l’étude. Lors d’une épreuve virulente, une solution virale est inoculée aux animaux par génération d’un aérosol. Cette manipulation dure environ 1 minute pour chaque animal. Enfin un prélèvement de fibroblastes dermiques par biopsie est réalisé à l’aide d’un punch à biopsie de 10mm sous anesthésie locale. Deux prélèvements sont prévus pour chaque animal à 14 jours d’intervalle. Le geste technique de biopsie doit durer environ 20 secondes, la suture 3 mn.

Impact sur les animaux

Pas ou peu d’effets indésirables sont attendus. Les vaccins sont généralement des évolutions de vaccins plus anciens. On peut s’attendre à une élévation temporaire de la température corporelle, à l’apparition temporaire d’une grosseur au point d’injection. Lors d’une épreuve virulente, on s’attend à l’expression de la maladie principalement dans le groupe témoin. Elévation de la température, écoulement naseaux et/ou oculaires. Les expériences passées montrent de faibles signes cliniques. L’efficacité du vaccin est principalement démontrée par les écouvillons naseaux qui prouvent l’efficacité des vaccins par la baisse de la pression virale. Toute manifestation post traitement (signe clinique, comportement…) est soigneusement enregistrée et fera l’objet d’une évaluation.

Devenir

A l’issu d’un test, les animaux seront soit proposés à l’adoption, soit réutilisés pour le même projet ou un projet différent. Une évaluation vétérinaire est toujours associée à cette décision

Remplacement

Il n’existe pas à ce jour de méthode alternative au recours à l’animal permettant d’évaluer l’efficacité ou l’innocuité des candidats vaccins vétérinaires. Un nouveau vaccin doit être testé dans l’espèce cible avant d’obtenir une autorisation de commercialisation.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé est limité au mieux, de façon à répondre aux exigences réglementaires et scientifiques des études. La variabilité individuelle des réponses à la vaccination contraint à constituer des groupes représentatifs d’au moins 10 animaux pour les études nécessaires au dossier d’enregistrement des médicaments.

Raffinement

Bien que peu ou pas d’effets indésirables soient attendus, des points limites sont mis en place afin d’éviter aux animaux toutes atteintes potentielles à leur bien-être lors des tests d’efficacité, d’innocuité ou d’épreuve. Dans tous les cas un traitement adapté est prodigué à l’animal en mauvais état clinique, défini par le vétérinaire. Lors des étude les animaux sont hébergés en groupe et observés quotidiennement. Une récompense alimentaire est prévue après chaque geste technique et lors de mouvements d’animaux. Lorsqu’ils sont hébergés en confinement, des jeux (balles à granulés, cônes,…) avec récompenses alimentaires leur sont proposés.

Choix des espèces

Les études d’efficacité et d’innocuité des médicaments et vaccins vétérinaires nécessitent l’expérimentation sur l’espèce cible afin de répondre aux exigences du dossier d’AMM.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Poules : 89
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 89
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 89

89 poules vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est infecté par un virus de la maladie de Marek, hébergé en isolateur, puis subit des prélèvements répétés de sang et de plumes, pour étudier la réplication du virus dans la peau et les plumes. Le porteur indique que la maladie est "hautement contagieuse et fatale" et que certains oiseaux peuvent développer paralysie, lymphomes ou détresse respiratoire avant l'échéance prévue. Il justifie le recours à l'animal entier par la spécificité du follicule plumeux, qu'aucune méthode ne reproduit à ce jour.

Objectifs

Ce projet vise à étudier la biologie des virus virulents ou de virus vaccinaux de la maladie de Marek dans leurs tissus cibles, en particulier la peau et les plumes (associées ou non à leur follicule plumeux). Pour cela, nous utiliserons des virus mutants. Nous avons plusieurs objectifs scientifiques : (i) identifier les partenaires protéiques de protéines virales, (ii) identifier les cellules véhiculant le virus dans les follicules plumeux et décrire la formation des particules virales dans l’épithélium de ce tissu, (iii) identifier des cellules du follicule plumeux pouvant contribuer à la persistance du virus dans ce tissu, et (iv) développer d’une nouvelle méthode afin de vérifier la prise vaccinale à l’aide de prélèvements biologiques, comme les plumes. Ce projet a la particularité d’utiliser des méthodes innovantes de protéomique ou d’imagerie in situ.

Bénéfices attendus

Ce projet regroupe des approches innovantes afin de répondre à plusieurs questions de recherche relative à la biologie du virus de Marek et à ses vaccins, en particulier leur transmissibilité via les particules virales matures produites en quantité et excrétées, exclusivement au niveau des follicules plumeux. Les bénéfices sont donc à répartir sur plusieurs niveaux : (i) Maladie de Marek : Meilleure compréhension de la physio-pathologie de la maladie ; (ii) Protéomique : Établissement d’un protocole pour utiliser la technique de biotinylation de protéines à proximité (bioID) in vivo chez la poule, une méthode dont la faisabilité n’a jamais été décrite chez les oiseaux ; (iii) Virologie : Étude des mécanismes d’entrée et de persistance des virus aviaires dans la peau et les plumes ; (iv) Vaccinologie : Intérêt d’un vaccin DIVA contre la maladie de Marek afin d’évaluer la prise vaccinale.

Procédures

Injection du virus sur animaux vigiles par voie intramusculaire dans le bréchet, 1 fois. Prélèvements sanguins sur animaux vigiles = 2 fois. Prélèvements de plumes sur animaux vigiles = entre 2 à 5 fois selon l'expérience. Injection de substrat par voie sous-cutanée : 7 fois. Chaque injection dure entre 2 et 5 sec. Chaque prélèvement sanguin dure au maximum 5 sec. Les prélèvements de plumes dure 1s par plume.

Impact sur les animaux

1/Hébergement : L’hébergement des animaux en isolateurs est nécessaire dans le cadre des recherches portant sur le virus de la maladie de Marek. Cependant, l’hébergement en isolateurs peut induire une compétition sur les ressources alimentaires en fonction de la fréquence des nourrissages. Ce type d’hébergement réduit également considérablement la liberté de mouvement des animaux. 2/ Le développement de tumeurs induites par le virus de la Maladie de Marek (MDV) : La maladie de Marek est une maladie virale hautement contagieuse et fatale pour la majorité des animaux infectés. Il est possible même si rare, que des animaux développent les 1ers signes de la maladie de Marek un peu avant 28 jours. Parmi les symptômes possibles : fièvre, paralysie, mort subite, lymphome, perte de poids, perte de plumes, difficultés respiratoires, ailes pendantes, boiterie. 3/ Les injections intramusculaires et sous-cutanées peuvent entrainer une douleur au niveau du site d’injection. 4/ Les prises de sang et prélèvements de plumes entraineront un stress récurrent chez les animaux concernés. Ces manipulations entraineront également des douleurs ponctuelles. Les prises de sang peuvent être sources d’hématomes au site de prélèvement. Enfin, un animal dont la contention serait mal assurée pourrait se faire mal ou se blesser.

Devenir

les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure afin de rélaiser des prélèvements sanguins et de tissus.

Remplacement

Le projet vise à étudier la biologie de Maladie de Marek avec des virus virulents ou de virus vaccinaux à partir de virus mutants dans les tissus animaux (sang, organes et plumes associées ou non aux follicules plumeux). Ce projet nécessite donc l'animal dans son entier aussi bien pour étudier des partenaires protéiques de protéines virales, que pour celle de la morphogenèse virale dans le follicule plumeux ou encore pour le développement d’une nouvelle méthode afin de vérifier la prise vaccinale à l’aide de prélèvements biologiques. Du fait notamment de l’unique spécificité du follicule plumeux pour la morphogenèse du virus, il n'existe aucune alternative de remplacement pour répondre à ce type de question scientifique à ce jour. De plus, les résultats de ces expériences serviront de référentiel en vue de développer des méthodes alternatives d’infection de follicules plumeux en culture ex vivo qui permettront de grandement limiter le nombre d’animaux requis pour les expériences concernant la morphogenèse virale dans la peau.

Réduction

Le nombre d’animaux dans chaque lot a été établi afin d’être en conformité avec le principe de réduction des règles de bien-être animal et de manipuler un nombre d’échantillons suffisants et/ou pour établir si les différences mesurées entre lots sont statistiquement significatives et donc non dus au hasard. Les meilleurs tests statistiques seront appliqués dans les comparaisons des différents groupes pour permettre un traitement optimal des données. Pour l’expérience 1: Au minimum 2 animaux seront inoculés, même quand 1 seul animal aurait suffi ; étant interdit d’héberger 1 animal seul. Pour l’expérience 2 : Quand une cinétique sera effectuée, 1 animal sera requis par point, sauf pour le dernier point où 2 animaux seront requis pour respecter l’interdiction d’avoir un animal seul. Pour les expériences 4 et 5 : 3 animaux seront infectés par virus, ce qui est le minimum requis pour avoir des expériences interprétables, compte tenu des analyses de protéomique effectuées avec les échantillons collectés. Pour les expériences 6 et 7 : 10 animaux par lot est le minimum requis pour voir des différences statistiques entre virus WT et mutant.

Raffinement

Une visite des animaux est effectuée 2 fois par jour par le personnel technique qualifié afin de détecter l’apparition de signes anormaux liés à la santé et au bien-être des animaux, voire de maladie de Marek entre 21 et 28 jours, même si le développement de la maladie est rare avant 28 jours post-infection. Les animaux présentant des symptômes légers feront l’objet d’une surveillance accrue pour détecter l’apparition de nouveaux symptômes. Des points limites adaptés ont été définis pour la maladie de Marek. L’ensemble des gestes techniques est assuré par du personnel formé et compétent, ce qui limitera le stress des animaux. La contention est effectuée en douceur et les prélèvements sont le plus rapide possible. Les prélèvements de plumes et de sang sont réalisés simultanément pour limiter le stress. Le nombre de prélèvements sur animaux vigiles a été réduit au minimum pour limiter la manipulation et la souffrance liées aux prélèvements répétés. Dans le cas des prélèvements de plumes, de petites plumes en croissance seront prélevées, ce qui limite la douleur par rapport aux prélèvements de plus grosses plumes. Afin de limiter la douleur lors de l’inoculation du virus, nous utiliserons des seringues avec des aiguilles fines et courtes. Les injections seront réalisées sous PSM (poste sécurité microbiologique) avant l’entrée des animaux dans les isolateurs afin de faciliter la manipulation, notamment la contention des animaux et ainsi rendre l’injection plus simple et moins stressante pour les animaux.

Choix des espèces

La maladie de Marek est une maladie des Phasianidés, d'importance principalement dans l'espèce Gallus gallus (poule). Chaque année, des millions de doses de vaccins sont administrées aux poules dans le monde pour les protéger de la maladie, mais également contre d’autres maladies, car les souches de mardivirus (et notamment HVT) sont des vecteurs vaccinaux. Pour chaque expérience, les animaux seront utilisés de la naissance jusqu’à un âge maximum de 5 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Poules : 2080
Souffrances
▲ -
▲ 1080
▲ 1000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2080

2 080 poulets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque animal reçoit une dose de coccidies par voie orale directement dans l'œsophage, les oiseaux inoculés subissant une chute de croissance de 20 %, des diarrhées et des lésions intestinales cotées 3 sur 4. Le but affiché est de produire ces parasites et de calibrer les doses infectieuses pour tester ensuite des alternatives aux anticoccidiens, dans un enjeu que le porteur présente comme "économique et sanitaire". Il affirme qu'il n'existe "pas de moyen" de disposer de ces parasites autrement qu'en infectant des oiseaux hôtes.

Objectifs

Les coccidioses des volailles sont dues à des parasites intestinaux et ne présentent pas de risques pour l’homme (contamination ou ingestion). Cependant, elles entraînent des conséquences économiques et sanitaires majeures, notamment dans les élevages de poulets. Les approches vaccinales sont coûteuses et difficiles à mettre en œuvre correctement. Les approches de prévention par usage d’antiparasitaires dans l’aliment sont donc d’usage courant et peuvent conduire à l’émergence de résistance chez les populations de coccidies, affaiblissant l’intérêt et l’efficacité de ces molécules. Selon la recommandation de la commission de l’UE, le développement et l’évaluation d’alternatives aux méthodes existantes sont nécessaires. Le but de ce projet est d’obtenir suffisamment de coccidies pour déterminer des doses de parasites nécessaires à reproduire une coccidiose modérée en condition expérimentale, dans l’objectif d’investiguer des approches nouvelles pour le contrôle de cette maladie en réalisant des études d’évaluation de solutions alternatives et de nouveaux vaccins susceptibles d’enrichir les moyens de lutte contre les coccidioses du poulet. Pour ce faire il est nécessaire de produire sur oiseaux des nouvelles générations de ces parasites pour avoir à disposition du matériel expérimental frais. En effet, les coccidies, au-delà de six mois, sont moins viables, rendant impossible leur exploitation. Or, il est indispensable de maîtriser les doses infectieuses pour évaluer l’efficacité de nouvelles molécules. Il n’existe pas de moyen de disposer de ces parasites autrement qu’en infectant des oiseaux hôtes. Les autres solutions ne permettent pas de produire suffisamment de coccidies. Que ce soit pour l’utilisation de souches pures de coccidies dans des études d’efficacité de vaccins, ou bien des isolats provenant du terrain pour tester des solutions alternatives, il faut au préalable déterminer une dose permettant de reproduire la maladie. Cette maîtrise de la dose infectieuse permet de garantir la pertinence des résultats obtenus dans le modèle d’évaluation des moyens de contrôle de la coccidiose. Ces coccidies, une fois multipliées et leurs doses infectieuses connues, seront utilisées pour évaluer l’efficacité d’alternatives aux anticoccidiens. En effet, des études sont en cours pour évaluer l’efficacité de vaccins, mais également de nouvelles solutions naturelles comme des probiotiques, huiles essentielles ou encore des post-biotiques.

Bénéfices attendus

Le pouvoir pathogène des coccidies est défini par leur concentration ainsi que leur pathogénicité. De ce fait, il est nécessaire de les renouveler régulièrement pour assurer une viabilité suffisante afin de réaliser l’étude de leur virulence, sachant que le taux de coccidies vivantes commence à décliner à partir de 6 mois. Les bénéfices de la multiplication de ces souches sont donc de préserver leurs caractéristiques intrinsèques, ainsi qu’une quantité de coccidies suffisante pour garantir une souchothèque exploitable pour des études de virulence et d’efficacité qui en découlent. Les études du pouvoir pathogène de souches pures ainsi que d’isolats terrains permettent de définir les quantités d’oocystes optimales pour reproduire expérimentalement une coccidiose à impact modéré. Ces quantités seront alors utilisées lors d’études d’efficacité de solutions pouvant venir en appui ou en remplacement des traitements anticoccidiens actuels qui conduisent de plus en plus à l’apparition de résistances. Les produits qu’il est prévu de tester ultérieurement sont des solutions naturelles alternatives, mais il est également prévu de challenger des vaccins pour permettre l’immunisation des animaux contre cette pathologie.

Procédures

Tous les animaux utilisés lors des travaux réalisés dans ces différentes procédures recevront une dose de coccidies par voie orale, par administration d’un millilitre de suspension directement dans l’œsophage de l’animal. Cette procédure n’implique pas de souffrance pour l’animal, sachant que le geste technique sera réalisé par une personne compétente tandis qu’une autre personne sera en charge de la contention de l’animal pour éviter toute blessure liée à la pipette.

Impact sur les animaux

Pour les procédures de gravité modérée, les animaux inoculés subiront une baisse de gain de poids (GMQ) de 20%, un état clinique dégradé pendant 2 jours avec diarrhées modérées, ainsi que des lésions intestinales d’intensité 3 sur une échelle de 4. Concernant la multiplication, au vu de la dose de coccidies inoculées, les animaux ne sont pas censés subir d’effets indésirables sur leur santé ou leur bien-être.

Devenir

A la fin de chaque procédure, les animaux présents au sein de l’animalerie protégée seront mis à mort conformément aux règles du bien-être animal. En effet, tous les animaux prévus dans ce projet seront soit infectés soit en contact avec un milieu contaminé.

Remplacement

Les coccidies ne se développent que chez leurs hôtes respectifs et il n’existe pas de moyen de produire et d’étudier ces parasites autrement qu’en infectant des oiseaux hôtes. Les multiplications sur cellules in vitro ont un rendement négatif et aucun modèle in vitro n’existe aujourd’hui pour évaluer l’efficacité de moyens de lutte.

Réduction

Pour la procédure de multiplication des coccidies, le nombre de poulets utilisé pourra être diminué lorsque les coccidies les plus prolifiques sont utilisées (passage de 12 à 10 poulets) car la quantité récoltée est suffisante. Pour l’évaluation de la virulence des souches testées, 10 animaux par groupe seront suffisants pour pouvoir faire des tests statistiques fiables.

Raffinement

De nouvelles cages installées en 2017 permettent un meilleur raffinement dans l’hébergement, tel que la mise en place de perchoirs et de mobiles dans les cages, en plus d’un éclairage naturel, déjà disponible, qui permet de respecter le rythme circadien des oiseaux. Tout au long de l’expérimentation, des visites de contrôle quotidiennes seront programmées. Ces visites auront pour but la surveillance de l’état de santé des animaux, vérifier les paramètres d’ambiance dans l’animalerie ainsi que l’accès à l’aliment et le fonctionnement du système d’abreuvement. En ce qui concerne l’évaluation de l’état de santé des oiseaux, une grille de notation de scores de morbidité est définie. Cette grille permettra de déterminer une éventuelle atteinte du point limite et seront euthanasiés conformément aux règles du bien-être animal.

Choix des espèces

Les coccidies des volailles sont strictement spécifiques de leurs hôtes. Ainsi les coccidies du poulet Gallus gallus ne se développent que chez cet hôte. Les animaux seront suivis à un âge compris entre 0 et 30 jours, âge adéquat pour l’étude de ces parasites. C’est à la période entre 15 et 30 jours que les coccidies font le plus de dégâts dans les élevages commerciaux, quelle que soit l’espèce de coccidie étudiée.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Poules : 240
Souffrances
▲ -
▲ 240
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 240

240 poulets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. 220 d'entre eux sont infestés par des vers intestinaux par voie orale ou cloacale, puis abattus à 84 jours pour dénombrer les vers dans leur tube digestif. L'objectif est de mettre au point un modèle d'infestation reproductible pour l'élevage de volailles. Le porteur met en avant un enjeu "technico-économique" et présente le parcours extérieur, obligatoire en élevage biologique, comme un réservoir de parasites.

Objectifs

En élevage avicole biologique et label, l’accès à une zone herbagée extérieure (appelée aussi parcours extérieur) pour les animaux est une obligation réglementaire. Le parcours contribue en partie au bien-être animal car il apporte un environnement adapté à l’expression naturelle de leur comportement exploratoire. Cependant, le parcours de volailles constitue également un réservoir de parasites qui peuvent représenter un facteur de risque pour la santé animale. Parmi eux, les helminthes (vers parasites intestinaux) peuvent avoir un effet négatif sur le bien-être animal, mais également un impact technico-économique considérable dans les élevages de volailles : diminution de la consommation alimentaire, surconsommation d’eau, diminution de la prise de poids, amaigrissement, déséquilibre digestif, diarrhées, voire mortalité dans les cas les plus graves… L’objectif de ce projet est de mettre au point, chez le poulet de chair, un modèle d’infestation par les helminthes, pour reproduire une infestation d’un niveau comparable à ce que l’on peut trouver sur le terrain, mais sans atteindre de mortalité. Afin de trouver un modèle robuste, répétable et en adéquation avec la réalité du terrain, nous testerons plusieurs modèles d’infestation en prenant en compte 4 paramètres principaux : la voie d'administration (orale ou intra-cloacale), le choix du type d’helminthes (œufs ou larves), la fréquence des inoculations et le nombre d’helminthes administrés. Les modalités d’infestations testées au cours de ce projet seront définies à partir de la littérature. Ce modèle permettra par la suite de développer et mettre au point des solutions efficaces pour lutter contre l’helminthiase du poulet, mais également de documenter l’impact du parasite Ascaridia galli sur les performances d’élevage.

Bénéfices attendus

En trouvant le bon modèle d’infestation expérimental, c’est-à-dire une infestation par les helminthes qui entraine des baisses de performances, notre projet offrira la perspective de réaliser des études plus poussées dans la recherche de solutions efficaces contre l’helminthiase du poulet, d’apporter des solutions concrètes aux éleveurs et de documenter les niveaux d’infestation tolérables dans les élevages. Aussi, dans le contexte actuel où la recherche de solutions naturelles est un enjeu de société, notre projet pourra aboutir, à plus long terme, au développement de solutions naturelles pour la lutte contre les helminthiases.

Procédures

Les 240 poulets du projet seront pesés individuellement à 3 reprises entre le début de la procédure à 36 jours et leur abattage à 84 jours, afin de connaitre et comparer leur performance de croissance. La durée d’une pesée est inférieure à 10 secondes par poulet. Parmi les 240 poulets, 220 seront soumis à une infestation par des helminthes. L’infestation se réalisera par inoculation orale ou intra-cloacale sur animaux vigiles. Chaque inoculation (au nombre de 1 ou 5/animal à raison d'une par jour) durera moins de 20 secondes.

Impact sur les animaux

Les effets négatifs sur les animaux sont liés à la contention lors des inoculations, des pesées et de la pose de bague d’identification, et au stress léger et passager que cela peut engendrer pour l'animal. L’infestation pourra entrainer une légère diminution de la consommation d’aliment et un poids des animaux légèrement inférieur.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin d'expérimentation à des fins de prélèvements du tube digestif pour la recherche et le dénombrement de vers d’Helminthes dans les contenus digestifs.

Remplacement

Notre projet a recours à des méthodes alternatives du type « in vitro » pour le développement des œufs d’helminthes, le développement des larves en larves infestantes au sein de ces œufs, ainsi que pour leur maintien en vie. Cependant, il n’existe à ce jour, pas de méthodes in vitro ou in silico pour étudier les réponses physiologiques des individus face aux parasites (ici les helminthes) auxquels ils sont exposés. En effet, le développement d’une helminthiase au sein d’un organisme et la réaction des animaux sont très variables et dépendants de l’animal. Aussi, l’analyse des contenus digestifs en fin de procédure, nécessitent obligatoirement le recours à des animaux.

Réduction

Nous avons choisi d’étudier 11 modèles d’infestation (et 1 modalité témoin non infestée) parmi toutes les possibilités qui combinent le type d’infestation (œufs ou larves), la voie d'innoculation, le nombre d’helminthes inoculés et le nombre d’inoculations (de 1 prise unique à 5 prises). Nous avons sélectionné les modèles qui nous paraissent être les plus pertinents, en combinant la réalité du terrain, la réalité de l’expérimentation et les résultats d'études antérieurs. Nous aurons besoin de 20 animaux dans chacune des 12 modalités (soit 240 animaux au total). Ce nombre de 20 animaux par modalité est optimisé pour réaliser des statistiques fiables et trouver des différences significatives pour évaluer l'effet de l’infestation sur la croissance des animaux et évaluer le degré d’infestation généré par les modèles par dénombrement du nombre de vers retrouvés dans les contenus digestifs à 84 jours d’âge.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans des parquets (petits enclos où se trouvent les poulets), au sol sur des copeaux, en groupe de 20 par parquet afin de créer des relations sociales. Des ficelles et des pierres à piquer seront installées dans chaque parquet en tant que matériel d’enrichissement. Les animaux seront hébergés dans des conditions optimales d’alimentation et de soins. Dans ce projet, nous avons porté une vigilance particulière aux conséquences des modèles d’infestation que nous avons choisis : aucun d’entre eux n’entrainera de mortalité, ni de signes cliniques sévères. Seules des réductions de consommation alimentaire et des ralentissements de croissance sont attendues. Toutes les contentions (inoculations et pesées) seront réalisées dans le calme par des personnes expérimentées. Le matériel de pesée sera adapté à la taille et à la morphologie des animaux. Des points limites sont déterminés et une évaluation du bien-être des poulets sera complétée quotidiennement par le personnel animalier pour permettre de détecter précocement toute altération de leur état de santé ou de leur comportement. Pour chaque paramètre d’atteinte au bien-être, des actions seront prises sans délai.

Choix des espèces

S'agissant d'un objectif finalisé sur la santé des volailles, le choix du poulet (gallus gallus) a été fait car il s’agit de l'espèce majeure sur le terrain et d'un modèle reconnu par la filière. Les poussins arriveront dans notre élevage à 1 jour d’âge, mais ne seront étudiés que sur la période 36-84 jours. En effet, l’infestation n’aura lieu qu’à partir de 36 jours d’âge car c’est à partir de cet âge que les animaux ont accès au parcours extérieur, et qu'ils vont potentiellement commencer à ingérer des œufs d’helminthes. Nous étudierons ensuite les animaux infestés sur toute la durée d’élevage, c’est-à-dire jusqu’à 84 jours qui correspond à l’âge classique d’abattage pour cette souche à croissance lente.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Chiens : 300
Souffrances
▲ -
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▲ 300
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Devenir
 -
 -
 300
 -

300 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réutilisés après une période de repos. Ils subissent 10 à 20 prélèvements de sang, des administrations d'un médicament vétérinaire en développement et des examens cliniques, des effets comme des vomissements ou des troubles respiratoires pouvant apparaître. Le projet évalue la toxicocinétique de produits destinés aux chiens, le chien étant l'espèce visée. Le porteur affirme que le test sur l'espèce visée est une étape "obligatoire" pour la mise sur le marché.

Objectifs

L'objectif de ce projet est d'étudier la toxicocinétique de différentes concentrations de formulations systémiques de produits vétérinaires canins chez le chien adulte mâle ou femelle.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra la mise à disposition de nouveaux médicaments canins permettant de mieux soigner les chiens face à différentes maladies canines.

Procédures

Les interventions suivantes seront réalisées : - prélèvements sur animaux vigiles : 10 à 20 prélèvements sanguins pour la réalisation de l’analyse toxicocinétique sur la durée de l'étude et 1 à 4 prélèvements sanguins pour l’analyse hémato-biochimique. - administrations de traitement sur animaux vigiles selon la posologie et la voie d’administration recommandée par le fabricant - Examens cliniques sur animaux vigiles : diverses mesures non invasives tels que pression artérielle, électrocardiogramme, prise de température rectale, pesée.

Impact sur les animaux

Le but de ce projet est d’évaluer les effets toxiques après administration systémique d’un nouveau médicament vétérinaire chez le chien. Des premiers tests réalisés sur d'autres espèces comme les rongeurs ont déjà permis de sélectionner les formulations les moins toxiques sur ces espèces. Cependant, s’agissant des premiers tests sur l’espèce canine, différents effets indésirables peuvent apparaître et ne peuvent pas être définis à l’avance. Il pourrait par exemple s’agir de vomissement, de trouble de l’alimentation ou de perturbation respiratoire entraînant un mal être/inconfort de l’animal. Les nuisances attendues liées aux prélèvements sanguins des animaux sont celles liées au stress de la contention et de l’introduction de l’aiguille sous la peau entraînant une sensibilité légère et transitoire au point d’introduction.

Devenir

A l’issue du projet tous les animaux seront disponibles pour une autre procédure expérimentale, suite à un repos suffisant.

Remplacement

Le recours aux chiens sur ce projet est justifié car ils représentent l’espèce cible du produit et qu'il n’existe pas de méthode alternative pour ce type de test. L’étude toxicologique du produit d’essai a déjà été conduite sur d'autres espèces comme des rongeurs, et n’a pas révélé d’effets toxiques majeurs. L’étude sur l’espèce cible est une étape obligatoire pour le développement et la mise sur le marché d’un nouveau médicament.

Réduction

Aucune approche statistique ne sera réalisée pour ce projet. Le nombre d’animaux utilisés correspond au minimum pour que chaque test inclut le nombre d’animaux requis afin d’obtenir des résultats interprétables. Selon les guidelines européennes, ce nombre est de 6 animaux par groupe pour une étude réglementaire. Pour une étude exploratoire, ce nombre pourra être ajusté en fonction des besoins définis par les objectifs scientifiques. Le nombre d’animaux pourra être réduit avec des études en cross-over, une optimisation des groupes selon le sexe (ratio 50/50), ou avec des études pilotes pour évaluer les doses ou concentrations maximales.

Raffinement

Les concentrations des formulations seront augmentées progressivement afin de pouvoir arrêter les tests en cas de réactions sévères observées pour l’une des concentrations testées. Les conditions d'hébergement sont adaptées à l'âge des animaux avec divers enrichissements (jouets suspendus, tunnel/plateforme). Des isolements relatifs (les animaux restent en contact visuel, olfactif et sonore avec leurs congénères) pourront être appliqués dans les quatre heures suivants l’administration du traitement. Tout sera mis en œuvre pour limiter le stress qui pourrait être induit sur les animaux avec une surveillance accrue des animaux pendant cette période. Tout au long de la procédure, les animaux auront accès à volonté à l'eau et à une nourriture adaptée à leur âge et répondant à leur besoin énergétique. Les interventions effectuées dans ce projet sont réalisées par des personnes compétentes et les techniques utilisées visent à limiter au maximum la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux. . Les animaux auront été habitués aux équipements de monitoring permettant les mesures de paramètres cliniques tels que la pression artérielle ou l’électrocardiogramme afin d’obtenir des résultats fiables durant le projet. Les prélèvements sanguins seront réalisés par des personnes compétentes avec du matériel adapté. Les volumes prélevés et les doses administrées respecteront les recommandations du Gircor en fonction de la voie d’administration. En cas d’apparition d’un signe de souffrance ou d’un signe clinique sévère chez l’animal (exemple : vomissements très intenses à répétition, prostration de l’animal, difficultés respiratoires…), il sera pris en charge par le vétérinaire désigné et pourra recevoir un traitement adapté pour soulager ses maux.

Choix des espèces

Le chien est l’espèce cible du produit en développement. De précédents tests ont été conduits sur d'autres espèces comme des rongeurs, l’étape suivante pour la validation des dossiers de mise sur le marché est le test sur l’espèce cible. Chiens adultes d'âge et de poids correspondant à celui indiqué pour le traitement.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Cochons : 60
Souffrances
▲ 40
▲ 20
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Devenir
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 20
 -
 40

60 porcelets vont être utilisés, quarante étant étourdis puis mis à mort sans reprise de conscience et vingt, soumis à des atteintes légères, renvoyés auprès de leur mère ou de leurs congénères. L'objet est de tester un outil d'étourdissement et de mise à mort de porcs de moins de 25 kg, comparé à des outils existants, pour la mise à mort d'urgence à la ferme. Le porteur situe le projet dans une "demande des éleveurs" et le règlement européen sur la mise à mort d'urgence. Il affirme qu'aucun remplacement n'est possible et qu'il faut évaluer ces outils en conditions réelles.

Objectifs

Le projet s’inscrit dans le cadre d'une demande des éleveurs de porcs de pouvoir disposer d’outils pour la mise à mort d’urgence de porcs souffrants et en impasse thérapeutique. Cet acte est réglementé au niveau européen par le Règlement 1099/2009. La mise à mort d'urgence y est définie comme la mise à mort d'animaux blessés ou atteints de maladie entrainant des douleurs ou souffrances intenses lorsqu'il n'existe pas d'autre possibilité pratique d'atténuer ces douleurs ou souffrances. Depuis 2022, le décret 2022-137 inscrit également cet élément dans le droit français, stipulant que l'éleveur est autorisé à mettre à mort un animal blessé ou atteint d'une maladie entrainant des douleurs ou souffrances intenses, lorsqu'il n'existe pas d'autre possibilité pratique d'atténuer ces douleurs ou souffrances. Les méthodes actuellement utilisées en élevage de porcs en France sont listées dans l'annexe 1 du règlement européen précédemment cité. Ces méthodes sont également communes aux autres pays de l'Union Européenne. Une étude a été menée en France il y a une vingtaine d'année sur différents outils : les résultats n'ont jamais été publiés et les outils utilisés alors ne sont plus les mêmes aujourd'hui. Nous ne disposons pas à ce jour, de référence sur les outils utilisés en élevage. Cette étude a deux objectifs principaux : acquérir des connaissances sur les outils utilisés pour la mise à mort d'urgence pour des animaux de moins de 25 kg et tester un outil d'étourdissement et de mise à mort alternatif, afin de limiter la souffrance des animaux lorsqu'ils sont blessés, malades, en impasse thérapeutique ou suite à un accident. Cette étude vise à mieux connaitre et améliorer les protocoles actuels de mise à mort utilisés en élevage.

Bénéfices attendus

Des freins existent chez les éleveurs concernant la réalisation de la mise à mort. Or le recours à cette pratique est nécessaire pour prendre en compte le bien-être des animaux en abrégeant leurs souffrances en cas d'impasse thérapeutique. Les données que va permettre d'acquérir ce projet n'ont jamais été collectées. L'étude sera l'occasion de les publier et de communiquer sur les meilleures méthodes à proposer aux éleveurs en termes de bien-être animal.

Procédures

Chaque animal sera amené avec un ou plusieurs autres congénères dans une salle dédiée à l'étude. Après une période d'acclimatation les animaux seront étourdis et mis à mort dans le respect du bien-être animal. Au cours de l'étude, 40 animaux seront étourdis et mis à mort. Les méhodes utilisées impliquent une perte de conscience immédiate.

Impact sur les animaux

C’est une étude sur l’étourdissement et la mise à mort d’urgence. La personne qui réalisera les mises à mort est vétérinaire, est formée à ces techniques et les a déjà mises en oeuvre dans le cadre de son activité.

Devenir

Les animaux gardés en vie à la fin de l'étude (procédure 2) seront replacés dans leur salle (avec leur mère en maternité ou avec leurs congénères en post sevrage). Pour les procédures 1, 3, 4 et 5, les animaux seront mis à mort dans le cadre de l'étude.

Remplacement

Il n’y a pas de remplacement possible dans le cas de la mise à mort de porcs à l’élevage. Les animaux cibles sont les porcs d’élevage. Il faut pouvoir évaluer les outils dans les conditions réelles.

Réduction

Le nombre d’animaux impliqués a été réduit au minimum pour pouvoir comparer les différentes situations. Pour la première partie, le nombre de 20 par modalité a été choisi afin de permettre la comparaison des comportements entre animaux. Pour la seconde partie, le nombre de 5 par modalité a été retenu pour permettre une comparaison des critères physiologiques.

Raffinement

Les animaux seront toujours déplacés en groupe pour limiter le stress lié à l’isolement social. Ils seront toujours à deux ou trois dans le caisson à mousse de diazote pour reproduire la situation la plus fréquemment rencontrée en élevage. Lors de la réalisation des méthodes de mise à mort, il sera pris soin de ne pas les réaliser devant ou dans la même salle que les animaux en attente.

Choix des espèces

L’étude porte sur l'étourdissement et la mise à mort d’urgence de porcs en élevage. Par conséquent, les conditions de réalisation doivent être similaires à ce qui pourrait se produire en élevage de porcs. L’espèce choisie est donc le porc domestique, Sus scrofa domesticus. Les porcelets utilisés auront un poids compris entre 2 et 25 kg : ce sont les poids recommandés pour les différentes méthodes. Il s’agira donc d’animaux sous la mère et d’animaux en post sevrage.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Moutons : 950
Souffrances
▲ -
▲ 950
▲ -
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Devenir
 -
 -
 950
 -

950 brebis vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, et gardées en vie pour être réutilisées. Elles subissent seulement des prises de sang annuelles, trois à cinq en trois ans, avec un stress léger lié à la contention. L'objet est de rechercher les bases génétiques de la résistance à la maladie Maedi-Visna chez les ovins. Le porteur affirme que ces mécanismes ne peuvent être étudiés qu'in vivo.

Objectifs

Chez les petits ruminants, ovins et caprins, il existe deux infections virales : l’arthrite encéphalite caprine virale et le maëdi-visna du mouton. Elles sont induites par deux virus étroitement apparentés appartenant au genre lentivirus de la famille des rétrovirus. La pneumonie progressive ovine, Maedi-visna, est caractérisée chez les moutons infectés par une respiration laborieuse et une maigreur extrême. Des données récentes de la littérature suggèrent que la prédisposition à ces maladies a une composante génétique. Ainsi des études scientifiques à l’international ont montré qu’il existe un contrôle génétique de la réponse des animaux à ces virus. Ces résultats ouvrent donc des perspectives d’étude et de gestion génétique de cette maladie dans nos populations françaises d’ovin. L’objectif de notre projet est de rechercher quel élément constitutif de l’ADN est associé à cette maladie. Pour cela des observations, prélèvements de sang et identification des gènes sont nécessaires. Ainsi nous phénotyperons une population de 950 brebis adultes pendant 3 ans (550 la première année puis 200 chaque année supplémentaire). Cela consistera à réaliser des sérologies Maedi-Visna annuelles, et à observer la présence de toux, d’amaigrissement et présence ou absence de signes associés à une méningo-encéphalite paralysante. L’ensemble des 950 brebis sera génotypé avec une puce à ADN ovine haut débit. Un sondage sérologique en 2012 a confirmé la présence du virus dans l’élevage. Avec une prévalence de cas positif présumée de ~60% pour les 550 brebis de la 1ère année, nous projetons d’obtenir un dispositif d’au moins 220 brebis négatives et 220 brebis positives pour conduire l’analyse d’association tout génome. Cette étude implique le suivi et le prélèvement de brebis en élevage, le recours à l’animal ne peut être évité. En effet La génétique de la réponse à Maedi-Visna implique des mécanismes biologiques complexes, qui incluent différents aspects de l’expression de la maladie (sérologie, expression clinique) qui donc ne peuvent être étudiés qu’in vivo. Les brebis seront hébergées en groupe dans les conditions d’élevage. Elles seront nourries à volonté et ont un accès permanent à l’eau. Le paillage est quotidien. Les prises de sang réalisées ne nécessitent qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à être manipulés par des manipulateurs expérimentés et habilités qui côtoient ces animaux quotidiennement. Le matériel est adapté aux ovins.

Bénéfices attendus

Ce projet permet tout d'abord de dresser un état des lieux du statut sanitaire Maedi-Visna du troupeau et d’initier une première étude du déterminisme génétique de la résistance des brebis à Maedi-Visna. Le cas échéant, les résultats pourront être utilisés par les éleveurs et les organismes de sélection pour sélectionner des brebis plus résistantes ou résilientes (moins de symptômes) à la Maedi-Visna.

Procédures

Les animaux sont soumis à des prises de sang annuelles, soit 3 à 5 prises de sang maximum en 3 ans. Soit un volume de sang prélevé inférieur à 100 ml maximum correspondant à moins de 2% du volume total de l'animal sur une période 5 ans.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, nous réalisons des prises de sang à la jugulaire. Les brebis peuvent éprouver un stress léger lors des contentions nécessaires pour les prises de sang. Une nuisance éventuelle serait l'apparition d'hématome suite aux prises de sang effectuées.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie. Aucune mise à mort n’est prévue, car les brebis ne subissent que des prises de sang. Les animaux pourront être réutilisés selon l’avis du vétérinaire sanitaire et vétérinaire SBEA.

Remplacement

La génétique de la réponse à Maedi-Visna implique des mécanismes biologiques complexes, qui incluent différents aspects de l’expression de la maladie (sérologie, expression clinique) qui nous intéressent ici et qui donc ne peuvent être étudiés qu’in vivo.

Réduction

Les analyses statistiques des marqueurs génétiques de 2 groupes s’appuient sur des analyses d’association pour lesquelles 2 x 220 animaux sont nécessaires. Afin de déterminer les marqueurs génétiques, les brebis seront génotypées. Tout d’abord, la première année 550 brebis laitières adultes en production seront utilisées pour identifier et analyser des cas contrôles sur la base de sérologies Maedi-Visnae. Avec une prévalence supposée de 60% de positifs, nous prévoyons donc d’obtenir un groupe d’au moins 220 brebis positives que nous pourrons apparier à un groupe contrôle de 220 brebis négatives. Ensuite le suivi, pendant 2 ans, des jeunes brebis (2 x 200) permettra d’explorer la dynamique d’apparition des positivités et de fournir des cas contrôles additionnels la troisième année. L’objectif est de confirmer d’éventuels QTL (Quantitive Trai Loci)/gènes majeurs identifiés sur le premier groupe de 550 brebis. Ainsi nous demandons une saisine pour 950 brebis.

Raffinement

Les brebis seront hébergées en groupe, sur une litière paillée dans les conditions d’élevage. Le milieu est enrichi avec des brosses. Elles seront nourries à volonté. Les prises de sang réalisées ne nécessitent qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à être manipulés. Un baume décongestionnant, antiseptique et cicatrisant pourra être appliqué, en massage sur les veines, en cas de besoin. Les brebis ont l’habitude d’être manipulée par des manipulateurs expérimentés et habilités (animaliers) qui côtoient ces animaux quotidiennement. Une récompense alimentaire (poignée de concentré) sera proposée après chaque prise de sang.

Choix des espèces

L’espèce ovine est l’espèce cible. La physiologie et la réponse immunitaire des ruminants sont particulières à ces espèces. La génétique de la réponse à la Maedi-Visna implique des mécanismes biologiques complexes, qui incluent différents aspects de l’expression de la maladie (sérologie, dyspnée respiratoire, amaigrissement) qui nous intéressent ici et qui donc ne peuvent être étudiés qu’in vivo.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Chiens : 20
Souffrances
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▲ 20
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Devenir
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 -
 20
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20 chiens vont être utilisé·es, gardés en vie et réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ces chiens, déjà inclus dans des recherches sur la myopathie de Duchenne, subissent trois prélèvements sanguins lors d'épisodes de bronchopneumonie survenant au cours de leur vie, pour évaluer un marqueur sanguin, la procalcitonine. Le porteur décrit un stress modéré lié aux prises de sang et ne rapporte pas de mise à mort au titre de ce projet. Il affirme qu'il "n'est pas envisageable" d'étudier ce marqueur autrement que dans un "organisme entier" et que l'espèce canine s'impose puisque l'application vise le chien.

Objectifs

Chez le chien, le diagnostic d’une bronchopneumonie par fausse déglutition (BPFD) repose sur le contexte, les signes cliniques, des images radiographiques évocatrices et une augmentation marquée de la protéine C réactive (CRP), un marqueur d'inflammation, dans le sang. Néanmoins, les lésions radiographiques peuvent être discrètes et masquées par des lésions pulmonaires pré-existantes, notamment lors d’épisodes récidivants. De même, la CRP reste peu spécifique : la sévérité de son augmentation lors de BPFD est très variable selon les cas et les valeurs de CRP peuvent se chevaucher entre plusieurs affections respiratoires. Ces limites soulignent la nécessité d’évaluer d’autres biomarqueurs. Ces problématiques sont particulièrement vraies chez les chiens atteints de myopathie de Duchenne et utilisés pour la recherche sur cette maladie, qui conduit à des difficultés de déglutition, prédispose à des épisodes récurrents de BPFD et où la chronicité des signes conduit le plus souvent à des augmentations plus modérées de la CRP. Par ailleurs, l’état inflammatoire inhérent à la myopathie peut être à l’origine d’une augmentation de la CRP sans lien avec une bronchopneumonie. La procalcitonine est un marqueur utilisé chez l’Homme et qui semble plus spécifique des infections bactériennes. Récemment, sa mesure par un kit ELISA a été validée chez le chien L’objectif de ce projet est de déterminer si la procalcitonine pourrait constituer un marqueur de BPFD qui répondrait aux problématiques soulevées par l’état actuel de l’arsenal diagnostique chez le chien. Ce projet exploitera les épisodes de BPFD survenant spontanément chez les chiens myopathes au cours de leur vie, sans interférence avec les projets dans lesquels ils seront inclus ni changement dans la gestion médicale habituelle de ces épisodes. A terme, si ce nouveau biomarqueur s'avère pertinent, il pourra constituer un outil pour mieux gérer ces affections non seulement chez les chiens atteints de myopathie de Duchenne, mais aussi chez tous les chiens de compagnie qui présentent des BPFD.

Bénéfices attendus

Nous éméttons l’hypothèse que la procalcitonine sera un meilleur marqueur de BPFD que la CRP et donc que son augmentation sera plus marquée que celle de la CRP lors du diagnostic. Le bénéfice serait la validation d’un biomarqueur plus spécifique d’une infection bactérienne aiguë et/ou plus sensible dans les cas de bronchite bactérienne (sans pneumonie) afin de mieux diagnostiquer les BPFD, de mieux cibler les patients nécessitant une antibiothérapie, de mieux adapter la durée de l’antibiothérapie et ainsi de limiter l’antibiorésistance.

Procédures

Trois prélèvements sanguins de 3 mL sur chiens vigiles. Durée estimée : 1 minute pour le prélèvement, 5 minutes de manipulation incluant le temps de rassurer le chien, de prélever, d'effectuer un point de compression et de récompenser le chien.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables et nuisances sont modérés et essentiellement liés au stress lié à la réalisation de 3 prises de sang durant le suivi d’étude.

Devenir

Ce projet sera mené sur des animaux déjà inclus en procédures expérimentales et qui présenteraient des complications médicales de BPFD. Les BPFD, si elles n'induisent pas de difficulté respiratoire significative sur les chiens ne constituent pas en elles-mêmes un point limite et la procédure expérimentale initiale pourra donc être poursuivie normalement.

Remplacement

Cette étude visant à déterminer l'intérêt du dosage d'un biomarqueur d'inflammation systémique, il n'est pas envisageable de la réaliser autrement que dans un organisme entier. Par ailleurs, l'application de cette étude étant le diagnostic des bronchopneumonies par fausse déglutition chez le chien, il apparaît nécessaire de réaliser cette étude dans cette espèce. Enfin, les chiens atteints de myopathie de Duchenne développant spontanément ce type d'affection respiratoire et bénéficiant d'un suivi très rapproché dans des conditions standardisées, ils présentent un intérêt évident pour valider ou non ce biomarqueur qui pourra ensuite être appliqué aux chiens de compagnie.

Réduction

Le nombre d'animaux a été déterminé sur la base d'études antérieures sur ce biomarqueur ayant montré des résultats significatifs avec un tel effectif.

Raffinement

Une attention sera portée à la minimisation du stress lié à la procédure de prélèvement. Les chiens seront manipulés avec douceur par des personnes de leur entourage habituel. Le temps sera pris avant le prélèvement pour rassurer le chien. A la fin du prélèvement, une friandise sera donnée au chien, qui sera également félicité par la voix et des caresses. Habituellement les chiens GRMD présentent assez peu de signes d'inconfort respiratoire durant un épisode de bronchopneumonie, mais si tel éait le cas et que le prélèvement n'était pas indispensable au suivi clinique de l'animal, celui-ci ne serait pas effectué. Sur le plan de l'hébergement, les chiens seront hébergés en petits groupes compatibles, sur litière végétale. Ils auront à leur disposition un lieu de couchage (corbeille + tapis), une plateforme, des jouets. Ils bénéficieront d'intéractions quotidiennes avec leurs soigneurs (caresses, jeux), et d'une sortie quotidienne 7j/7 dans des espaces de jeux intérieur et extérieur.

Choix des espèces

Ce projet ayant pour objectif de valider un biomarqueur chez le chien, il sera mené dans l'espèce canine. Les chiens GRMD recrutés pourront l'être à tout moment de leur vie. Les BPFD peuvent survenir à partir de l'âge de 4-5 mois (à ce stade les chiens GRMD pèsent entre 10 et 15 kg).