Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Effet de la modulation de l’activité de cellules de soutien dans un modèle de migraine
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Placés une semaine en cages enrichies puis habitués cinq jours à la pièce d'expérimentation, les rats sont anesthésiés avant de recevoir l'injection d'une molécule qui déclenche des crises de migraine. Viennent ensuite les stimulations de la face au filament et au jet d'air, jusqu'à trois secondes, dont le retrait de la tête signale la douleur, mesurée ici comme paramètre du protocole. 520 rats mâles et femelles vont être utilisés ainsi, 320 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 200 sous anesthésie sans réveil, par groupes de six à dix. La procédure se termine par des études immunohistochimiques et électrophysiologiques, donc par la mise à mort.
Objectifs
Ce projet vise à mieux comprendre le rôle d’une molécule capable de déclencher des crises de migraine. Cette molécule, présente dans certaines régions du cerveau et des vaisseaux sanguins, participe à l’inflammation et à la sensibilité des neurones liés à la douleur. Des études chez l’homme ont montré que son injection peut provoquer des crises de migraine. Pour l’étudier en laboratoire, nous utiliserons cette molécule chez le rat afin d’examiner son effet sur le cerveau, le comportement et sur des cellules de soutien qui entourent les neurones. Nous testerons également comment la modulation de ces cellules de soutien peut influencer la réponse à la molécule. Nous comparerons les réactions des mâles et des femelles pour identifier d’éventuelles différences entre les sexes. L’objectif est de mieux comprendre les mécanismes de la migraine et de contribuer au développement de traitements plus efficaces.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mieux comprendre la migraine en utilisant un modèle animal plus proche de la réalité clinique. La migraine touche plus souvent les femmes, mais la plupart des études ont été menées sur des mâles, alors que des différences liées au sexe et aux hormones existent. Nous étudierons ces différences ainsi que le rôle de différentes zones du cerveau et de cellules de soutien qui entourent les neurones, en testant comment leur modulation peut influencer la migraine. Aujourd’hui, les traitements anti-migraineux ne sont efficaces que chez environ 60 % des patients, ce qui suggère l’existence d’autres mécanismes. Ces travaux pourraient ainsi ouvrir de nouvelles pistes pour développer des traitements plus efficaces.
Procédures
La sensibilité de la peau est étudiée chez le rat en observant son comportement et sa réaction à différentes stimulations légères. Les animaux sont filmés afin d’observer leur comportement naturel. Leur sensibilité est ensuite évaluée en touchant doucement la peau et en envoyant de petits jets d’air à intervalles réguliers pendant plusieurs heures. Lors d’une seule journée d’expérimentation, les rats reçoivent des injections sous anesthésie légère afin de provoquer un état qui reproduit certains aspects de la migraine. Dans une autre série d’expériences, l’activité du système nerveux est étudiée afin de mieux comprendre comment ces stimulations influencent son fonctionnement. Ces observations durent plusieurs heures et les animaux ne se réveillent pas après l’expérience. Enfin, avant la collecte des échantillons, une stimulation de la peau est appliquée pendant une courte période sous sédation. Certains tissus liés au système nerveux sont ensuite prélevés afin d’étudier les mécanismes impliqués dans la douleur.
Impact sur les animaux
Nous utilisons un modèle de migraine qui provoque une douleur modérée de l’animal. Cette douleur est ressentie après les injections, mais n’empêche pas les mouvements de l’animal. Enfin, les stimulations mécaniques avec les filaments ou les jets d’air induisent un retrait de la face signe d’une douleur modérée. L’animal peut échapper à cette stimulation puisqu’il n’est pas en contention. Cette stimulation dure au maximum 3 secondes.
Devenir
La procédure ne permet pas de réutiliser les animaux. En effet, elle se termine par des études immunohistochimiques et électrophysiologiques : les animaux seront donc mis à mort à la fin de la procédure.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole. En effet il est nécessaire de réaliser ces études in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux central et périphérique simultanément.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe est fixé à un maximum de 10 pour assurer une étude fiable, en tenant compte des étapes clés comme l’habituation, les injections, les observations comportementales, les prélèvements, la préparation des échantillons et l'électrophysiologie. Les études comportementales étant un facteur limitant, nous prévoyons suffisamment d'animaux pour garantir des résultats solides pour ce modèle de migraine. Enfin, pour prendre en compte les différences entre mâles et femelles dues aux hormones, l’étude inclura les deux sexes. Si lors des procédures, 6 animaux sont suffisants, nous n'utiliserons pas plus d'animaux.
Raffinement
Avant les études comportementales, les animaux sont placés dans des cages enrichies (tunnels et contacts sociaux) pendant une semaine, puis habitués au nouvel environnement pendant 5 jours pour réduire leur stress. Avant les injections, les rats sont anesthésiés, vérifié par l'absence de réflexe de retrait. La douleur est la principale nuisance identifiée, et pour les stimulations mécaniques, nous suivons les recommandations internationales pour limiter leur durée et intensité.
Choix des espèces
Le rat est couramment utilisé au sein du laboratoire depuis de nombreuses années et dans les études précédentes sur le sujet dans d’autres laboratoires. C’est par ailleurs un des modèles les plus utilisés pour les études comportementales dans le domaine de la douleur. Les animaux seront âgés de 6-12 semaines pour la comparaison avec les autres données de la littérature.
Etude du développement et de la fonction d’une population particulière de globules blancs
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Les souris dont l'état ne s'améliore pas malgré un traitement antidouleur sont mises à mort, sur la base d'une grille de score portant sur le poids, la posture, l'aspect du poil et le comportement. 288 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 160 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une irradiation qui peut provoquer perte de poids, déshydratation et diarrhée la première semaine, une immunisation, puis des prélèvements sanguins répétés pouvant conduire à une hémorragie. Les traitements espérés contre l'asthme et la fibrose pulmonaire idiopathique restent lointains, l'objet immédiat étant de savoir si l'absence d'une protéine de surface modifie le développement d'une population de globules blancs, sans qu'aucun effectif par groupe soit donné.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’étudier le rôle d’une protéine particulière présente à la surface de certains globules blancs du système immunitaire inné (première ligne de défense de l'organisme en cas d'infections par des bactéries ou des virus), et d’évaluer si son absence affecte leur développement et leur fonction. Ces cellules étant également impliquées dans diverses pathologies, notamment les pathologies des voies respiratoires comme l’asthme et la fibrose pulmonaire idiopathique, il est essentiel de comprendre comment elles se développent afin de pouvoir intervenir sur leur formation et ainsi pouvoir apporter de nouvelles stratégies de traitement de ces maladies.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre l’origine du défaut de développement de certains globules blancs notamment dans des maladies comme l'asthme et d’avoir un modèle d'étude pour tester leur importance lors d'infections pulmonaires. A plus long terme, ce modèle pourra être utilisé afin d’étudier de nouvelles stratégies de traitements.
Procédures
Dans ce projet, une partie des souris (normales ou n'exprimant pas la protéine d'intérêt) seront irradiées (exposition à des rayons X qui permettront d'éliminer les cellules de la moelle osseuse en vue de leur remplacement par les cellules qui seront injectées; durée 2 fois 5 min). Une heure après cette étape, les souris recevront des cellules de moelle osseuse exprimant ou non la molécule d'intérêt par voie intra-veineuse (injection dans la veine de la queue, sans anesthésie; durée: 1 min). Nous vérifierons par un prélèvement sanguin au niveau de la veine de la joue si la prise de greffe a bien été obtenue 1 mois après le début de la procédure expérimentale (sur souris non anesthésiée; durée: 15 secondes) puis une fois par mois (3 prélèvements de sang sur la durée de l'expérience). Trois mois après le début de l'expérience, les souris seront euthanasiées. Dans la seconde partie du projet, les souris normales ou n'exprimant pas la molécule d'intérêt, recevront un traitement favorisant l'activation d'une partie des globules blancs (injection dans le ventre sur souris non anesthésiées; durée 15 secondes). Quatre heures plus tard, les souris seront euthanasiées.
Impact sur les animaux
L’irradiation peut constituer une nuisance. En effet, Il y a un effet indésirable possible au cours de la première semaine (perte de poids, déshydratation/diarrhée). L’immunisation (injection d'une molécule qui stimule les cellules que nous étudions) ne constitue pas une nuisance particulière,mise à part le stress de la contention. Les doses administrées ne présentent pas d’effets indésirables. Les prélèvements sanguins répétées entraineront un stress pour l'animal lié à la contention et pourraient dans de très rares cas conduire à une hémorragie.
Devenir
Toutes les souris seront euthanasiées en fin de procédures (soit 3 mois soit 4 heures après le début de l'expérience) afin de prélever les différents organes du système immunitaire et de faire une analyse complète de leur composition.
Remplacement
Le développement du système immunitaire inné implique de nombreux organes qu'il est impossible à l'heure actuelle de modéliser. L'utilisation d'organisme vivant entier est donc indispensable afin de comprendre comment les globules blancs se développent et fonctionnent dans des conditions normales mais également lorsque des modifications affectant certains gènes sont présentes.
Réduction
Nous avons réalisé des analyses statistiques grâce un logiciel nous permettant de déterminer le nombre d’animaux nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats interprétables scientifiquement.
Raffinement
Nous réaliserons une observation visuelle quotidienne et un suivi clinique hebdomadaire à l'aide d'une grille d'évaluation (évaluation de la perte de poids, de la posture, de l'aspect du poil, du comportement) permettant d'établir un score clinique pour le protocole expérimental de 3 mois. En cas d'apparition de signes de souffrance, les souris recevront un traitement anti-douleur et l'euthanasie sera réalisée en cas de non amélioration de leur état. Nous veillerons à apporter des conditions d'hébergement adaptées aux souris en ajoutant dans les cages des enrichissements (buchettes en bois à ronger et papier kraft pour la création de nid et de cachettes). Dans le cas du protocole ne durant que 4h, les souris seront observées 30 minutes après l'injection pour s'assurer de l'absence d'effet indésirable.
Choix des espèces
L’espèce animale choisie dans ce projet est la souris. Cette espèce présente l’avantage d’être un petit mammifère dont la génétique et le comportement sont bien connus. Ainsi, l’évaluation du bien-être de la souris ainsi que de la douleur liée à l’expérimentation peut être effectuée aisément permettant une prise en charge adaptée. De même, les modèles de souris génétiquement modifiées sont utilisés depuis longtemps en immunologie fondamentale et la littérature qui en a découlée nous permet d’avoir un recul important sur nos expériences. De manière importante, il y a une conservation des gènes impliqués dans le développement de ces cellules chez l’homme et la souris permettant de faire un parallèle justifiant l’utilisation de la souris comme espèce animale. Pour les expériences de greffe et de traitement, les souris receveuses seront des souris adultes afin d'avoir un système immunitaire inné développé et fonctionnel.
Maintien de lignées murines d’intérêt pour l’étude de circuits néocorticaux avec prélèvement invasif pour génotypage
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Un morceau de queue est coupé sur chaque souriceau pour lire son patrimoine génétique, l'oreille étant entamée en cas de second prélèvement. 10 800 souris vont être utilisées ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour entretenir des lignées génétiquement modifiées destinées à l'étude de circuits du néocortex. Les animaux qui ne portent pas la mutation recherchée sont tués, le porteur indiquant qu'ils ne peuvent être ni réutilisés ni replacés du fait de leur modification génétique. Sur l'effectif annoncé, 1 450 souris resteront en vie pour les lignées et 6 040 partiront vers d'autres projets, ce qui laisse environ 3 300 souris tuées pour n'avoir pas hérité du bon gène.
Objectifs
Le néocortex des mammifères, siège de fonctions cognitives majeures telles que la perception sensorielle, l’initiation des mouvements ou encore la mémoire de travail, est organisé en aires corticales hiérarchisées. Cette région du cerveau se caractérise par une grande diversité fonctionnelle, avec des zones spécialisées reposant sur un large éventail de sous-types neuronaux. Ces populations multiples s’agencent en réseaux hétérogènes dotés de signatures moléculaires, physiologiques et plastiques spécifiques, observables notamment au niveau synaptique. Une question fondamentale demeure : comment l’activité corticale, à l’origine de comportements adaptés et complexes, émerge-t-elle de cette diversité cellulaire et moléculaire ? L’étude de ces dynamiques à différentes échelles nourrit notre compréhension générale du fonctionnement cérébral et ouvre des perspectives pour des applications cliniques. Afin d’explorer le rôle de chaque population neuronale, nous modifions leur fonctionnement par des approches génétiques ciblées. Dans le cadre de ce projet et pour répondre à cette question, nous utilliserons des souris dont certains gènes ont été modifiés, afin d’observer plus précisément le rôle des différentes catégories de cellules cérébrales et la façon dont elles interagissent. Ces expériences servent à mieux comprendre le fonctionnement du cerveau, notamment les mécanismes reliés à la mémoire, à l’apprentissage et à la régulation de l’activité nerveuse. Ce savoir est important pour progresser dans la recherche sur des maladies comme l’épilepsie, la schizophrénie, l’autisme, la dépression ou certaines formes de déficience intellectuelle. Le projet consiste aussi à entretenir ces lignées de souris modifiées et à identifier précisément celles qui portent les caractéristiques nécessaires pour les études scientifiques.
Bénéfices attendus
Les maladies du cerveau entraînent des répercussions majeures sur la santé des individus, sur leur autonomie, leur éducation, leur emploi et leur mobilité, ce qui représente un lourd fardeau social et économique. Il est donc primordial d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques pour leur prise en charge. Ce projet nous permettra de connaitre le patrimoine génétique des animaux produits à partir de lignées génétiquement modifiées d’intérêt afin de les utiliser par la suite dans nos projets de recherches sur cette thématique. Les bénéfices attendus à plus long terme sont donc liés à ces projets de recherche et concerneront toutes les informations que nous pourrons obtenir pour comprendre le fonctionnement du néocortex et l’origine de ses dysfonctionnements. Ces informations pouvant ensuite amener à identifier de nouvelles pistes thérapeutiques pour les patients impactés par un tel dysfonctionnement.
Procédures
Un petit prélèvement de tissu sera fait sur tous les jeunes animaux vigiles (1 fois, moins d’1minute) afin de connaitre leur patrimoine génétique. En cas de problème technique (rare) il pourrait arriver que certains animaux aient un autre prélèvement (1 fois, moins d’1 minute).
Impact sur les animaux
Les petits prélevés pour génotypage pourront ressentir une légère et brève douleur lors du prélèvement pour génotypage (queue, ou pavillon de l’oreille en cas de nécessité de reprélèvement). Il existe un faible risque de saignement suite à ces prélèvements.
Devenir
Les animaux non porteurs des mutations génétiques d’intérêt seront euthanasiés car ils ne pourront pas être réutilisés ou replacés du fait de leur modification génétique spécifique. La majorité des animaux produits sera maintenu en vie soit pour le maintien de nos lignées (1450) soit pour leur utilisation continue dans des procédures expérimentales dédiées d'autres projets autorisés (6040).
Remplacement
Nos recherches portent sur l’étude du fonctionnement de zones spécifiques du cerveau et les différentes interactions entre ces zones. A l’heure actuelle aucun modèle in vitro ou in silico ne permet de modéliser la complexité de ces connexions. Ainsi il nous est nécessaire de recourir à l’utilisation d’animaux pour nos projets de recherche.
Réduction
Le nombre total d'animaux impliqués dans ce projet (10800) est calculé en tenant compte des mesures de réduction. Nous piloterons notre élevage de manière raisonnée afin de ne produire que le nombre d’animaux strictement nécessaire pour nos projets de recherche et en limitant au maximum le nombre d’animaux produits non porteurs des modifications génétiques d’intérêt. La production d’animaux non utilisées en expérimentation est strictement limitée au minimum nécessaire, et la possibilité de recourir à la cryopréservation sera envisagée afin de réduire davantage le nombre d’animaux élevés. S’agissant d’un projet d’élevage il n’y aura pas de tests statistiques. Pour les projets dans lesquels les animaux produits seront transférés, les effectifs par groupe auront été définis sur la base d’études précédentes et à l’aide de tests statistiques si cela est possible. Les données générées seront ensuite analysées à l’aide des tests statistiques appropriés. Les données expérimentales seront disponibles en libre accès sur la plateforme de partage de données neuroscientifiques financées par l’Union Européenne (ebrains.eu) ce qui permettra à d’autres équipes de profiter des données générées, leur évitant ainsi de reproduire ces expériences, et par conséquent amènera à réduire le nombre d’animaux utilisés de manière plus globale.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera réalisé dans une pièce dédiée, au calme, à l’aide de matériel désinfecté entre chaque animal afin de prévenir tout risque d’infection ou de contamination croisée. Les petits sont replacés rapidement avec leur mère et le reste de la portée pour leur redonner un environnement réconfortant. L’état du souriceau est vérifié immédiatement après le prélèvement puis environ 30 minutes après pour s’assurer qu’il soit bien repris en charge par sa mère. Si un re-prélèvement était nécessaire sur un animal, il n’aura lieu que s’il est justifié auprès de la structure chargée du bien-être animal. La taille des prélèvements est limitée au strict nécessaire et est donc la plus petite possible. Les animaux sont observés quotidiennement. En cas d’anomalie un suivi est mis en place par la structure chargée du bien-être animal et le vétérinaire et des conseils sont donnés à l’équipe de recherche pour assurer une prise en charge rapide et optimale de l’animal. Des points limites sont définis et respectés de manière à éviter toute souffrance des animaux.
Choix des espèces
La souris permet de modéliser de nombreuses pathologies humaines, en effet sa forte homologie génétique avec l’humain et les nombreux outils disponibles pour générer des modifications génétiques chez cette espèce en font un modèle de choix. Nos projets de recherche portent sur l’étude du fonctionnement de zones spécifiques du cerveau et les différentes interactions entre ces zones. En utilisant différentes lignées de souris génétiquement modifiées nous pourrons étudier l’effet et le rôle de cellules spécifiques pour comprendre le fonctionnement et identifier les interactions entre ces différentes zones du cerveau. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera réalisé à l’âge de 7 à 10 jours afin de connaitre le plus tôt possible les mutations génétiques d’intérêt, nous permettant ensuite de réaliser nos procédures à différents stades de développement pour répondre à nos questions scientifiques.
Etude du rôle de l’intestin grêle dans les altérations métaboliques chez le porc.
- Formation professionnelle
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Un cathéter est posé chirurgicalement dans la veine jugulaire de chaque animal, qui subit ensuite cinq prélèvements de l'intestin grêle sous endoscopie et un régime riche en graisses et en sucres, avec ou sans émulsifiants. 70 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, l'hébergement en loges individuelles étant reconnu comme une source de stress. L'objectif déclaré est de suivre l'intestin grêle du mini-porc Yucatan pendant l'installation de l'obésité, puis pendant une perte de poids obtenue par un régime de type méditerranéen. Le porteur annonce une prise de poids, une dyslipidémie, un contrôle glycémique perturbé et une hypertension chez les animaux nourris au régime obésogène, en précisant que ces atteintes "font partie des objectifs du projet".
Objectifs
La prévalence actuelle de l’obésité et du surpoids, qui touchent plus de 40% de la population mondiale, et des pathologies associées comme le diabète de type 2, nécessite d’accentuer les efforts de recherche pour comprendre les liens entre alimentation et santé. La composition de l’aliment, notamment riche en lipides et en sucres mais aussi la présence d’émulsifiants dans l’alimentation sont des facteurs clés du développement de l’obésité. De nombreux travaux ont montré le rôle joué par le microbiote intestinal et l’intestin distal dans le développement du surpoids et de l’obésité. Alors que la plupart des travaux se sont focalisés sur le microbiote fécal chez l’Homme, des travaux récents suggèrent que le microbiote du petit intestin pourrait aussi jouer un rôle. Cependant, les données actuelles chez l’Homme ne permettent pas de bien comprendre ce rôle lors de l’installation de l’obésité ou au contraire lors d’une prise en charge diététique pour perdre du poids. Or, ces connaissances sont nécessaires pour pouvoir proposer des stratégies pertinentes pour prévenir ou atténuer les conséquences du surpoids et de l’obésité L’objectif de ce projet est de suivre l’évolution de différents paramètres au niveau du petit intestin chez le mini-porc Yucatan rendu obèse via la consommation d’un régime hyperénergétique riche en lipides et en sucres et contenant ou non des émulsifiants puis lors d’une perte de poids induite par la réduction des apports énergétiques et un régime de type Méditerranéen. Ce régime est en effet connu chez l’Homme pour ses effets protecteurs sur la santé.
Bénéfices attendus
Ce projet ayant recours à l’expérimentation animale est complémentaire d’une étude clinique menée chez l’Homme. Ce projet mené chez le mini-porc apportera des connaissances plus fines sur la cinétique des interactions entre le microbiote du petit intestin et les modifications du métabolisme et du comportement alimentaire dans la mise en place de l’obésité et la perte de poids. Nos analyses permettront d’identifier des espèces bactériennes et/ou des métabolites bactériens d’intérêt et leurs liens avec la composition de l’aliment. Ces données pourront être comparées aux données obtenues chez l’Homme. Ces connaissances seront utiles pour, à terme, proposer des régimes alimentaires préservant la santé chez l’homme via leur action sur la composition ou le métabolisme bactériens et pour développer des probiotiques à partir des souches bactériennes identifiées.
Procédures
Endoscopie sous anesthésie générale pour prélèvement de biopsies mucosales : 1 endoscopie sur 20 porcs conventionnels et 5 endoscopies sur une période de 16 semaines sur 50 mini-porcs Pose chirurgicale d’un cathéter jugulaire sous anesthésie générale : 50 mini-porcs, 1 seule fois, possibilité de répéter si problème de fonctionnement du cathéter Tests de comportement alimentaire : validation du dispositif sur 20 porcs conventionnels, tests de préférence et motivation, 50 mini-porcs, répété 5 fois en 16 semaines Tests de tolérance au glucose nécessitant le prélèvement de 40 mL de sang en 2h, 50 mini-porcs, répété 5 fois en 16 semaines Hébergement en cages individuelles : 50 mini-porcs pendant 18 semaines et 20 porcs conventionnels pendant 2 semaines Mise à jeun nocturne de 18h à 8h : 50 mini-porcs pendant 18 semaines et 20 porcs conventionnels pendant 2 semaines
Impact sur les animaux
Un développement de perturbations du métabolisme avec des signes cliniques tels qu’une augmentation du poids, un profil lipidique plasmatique perturbé (triglycéridémie, cholestérolémie, LDL-cholestérol augmentés), une perturbation du contrôle glycémique lors d’une hyperglycémie provoquée et une hypertension, est attendu chez les animaux recevant le régime riche en lipides et en sucres additionné ou non d’émulsifiant mais font partie des objectifs du projet. Une perte de poids pour les groupes recevant un régime moins riche en énergie que le régime obésogène est attendue mais fait partie des objectifs du projet. La chirurgie pour la pose de cathéter peut engendrer de l’inconfort transitoire au réveil et des douleurs post-opératoires. La répétition des prélèvements sous endoscopie (5 prélèvements par animal) peut entrainer de l’inconfort transitoire au réveil. L’hébergement en loges individuelles peut engendrer du stress.
Devenir
Les animaux utilisés en procédure 1 seront mis à mort. Il s’agit d’animaux dit de réforme qui ne seraient pas rentrés dans la chaine alimentaire. Cette mise à mort sera suivie de divers prélèvements afin de constituer une banque de tissus. Les animaux de la procédure 2 seront mis à mort afin de pouvoir prélever divers organes et tissus et analyser les effets des différents traitements sur des paramètres physiologiques et métaboliques.
Remplacement
L’objectif de ce projet est de mettre en relation des données issues de la composition de l’aliment, du microbiote intestinal et de l’intestin en regard de perturbations du métabolisme et du comportement alimentaire. Ces derniers font intervenir de nombreux organes (tissu adipeux, foie, cerveau, muscle). Le manque de connaissances actuel et la complexité de ces interactions rend difficile leur modélisation in vitro ou in silico, justifiant le recours à l’animal pour les étudier..
Réduction
Le projet prévoit l’utilisation de 20 porcs conventionnels et 50 mini-porcs. Le nombre de porcs conventionnels utilisés permettra d’observer l’ensemble des comportements alimentaires individuels (4 profils type sont décrits chez le porc) et de travailler sur des animaux de poids différents. Un nombre de minimal de 8 mini-porcs par groupe a été calculé sur la base de nos expériences précédentes sur le développement de l'obésité chez ce modèle animal. Afin de s’affranchir de difficultés liées notamment au fonctionnement du cathéter jugulaire, un nombre de 10 mini-porcs par groupe a été décidé. Le choix de procéder à des prélèvements duodéno-jéjunaux sous endoscopie permet d’éviter de mettre à mort des animaux à chaque point de la cinétique choisie et donc de réduire le nombre d’animaux.
Raffinement
Toutes les expériences seront réalisées par du personnel formé et expérimenté. La surface des loges et les interactions visuelles, tactiles et auditives entre animaux permettront aux mini-porcs d’avoir des interactions avec les congénères. Des jouets (chaine, ballon) permettront d’enrichir le milieu et aux animaux d’avoir de l’activité physique. Ils seront régulièrement remplacés pour limiter l’ennui. La pose d’un cathéter jugulaire à demeure permettra d’éviter les prises de sang répétées lors de certains tests. La procédure chirurgicale de pose de ce cathéter sera faite sous anesthésie générale avec mise en place d’une analgésie per-opératoire. La procédure de prélèvements sous endoscopie sera réalisée sous anesthésie et analgésie pour éviter stress et inconfort. Une pesée hebdomadaire des animaux et une surveillance quotidienne de leur état clinique et de leur comportement ainsi que la mesure de leur consommation alimentaire quotidienne sera mise en place afin de détecter tout signe de mal-être ou inconfort. Des points limites ont été définis et seront scrupuleusement suivis pendant les expérimentations.
Choix des espèces
Le mini-porc est un modèle pertinent pour l’étude de la mise en place de l’obésité car il reproduit les signes cliniques du syndrome métabolique (augmentation de poids et d’adiposité, notamment viscérale, perturbations du bilan lipidique plasmatique, augmentation de la pression artérielle, perte de la sensibilité à l’insuline) lorsqu’il consomme de façon chronique un régime riche en lipides et en sucres. Des altérations du microbiote intestinal et de la fonction de barrière intestinale sont aussi décrites comme chez l’Homme. L’utilisation de porcs conventionnels pour une partie du projet est liée à des raisons de disponibilité au sein de l’établissement utilisateur. L’anatomie oro-gastrique des deux races est identique. Nous utiliserons des porcs conventionnels de poids corporels variés (entre 45 et 90 kg). Les porcs conventionnels utilisés seront des animaux de réforme de 3 à 6 mois d’âge afin que la gamme de poids soit proche de celle des mini-porcs utilisés dans le reste du projet. Les mini-porcs utilisés seront de jeunes adultes (12 à 14 mois d’âge) afin de travailler sur des animaux avec un microbiote stable au début de l’expérience et s’affranchir d’une variabilité liée au vieillissement.
Rôle et ciblage thérapeutique d’une protéine dans le cancer du foie
- Recherche fondamentale
- Oncologie
910 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour que leurs foies soient collectés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie, des injections répétées et le développement de tumeurs du foie, par groupes de dix. Une nouvelle piste thérapeutique pour les patients atteints de carcinome hépatocellulaire est annoncée au conditionnel et à terme, quand l'objectif immédiat est de caractériser une protéine et de tester des anticorps qui la bloquent. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne répond de façon fiable à ces questions et minimise l'atteinte en décrivant le foie comme un tissu "peu sensible (peu innervé)".
Objectifs
Le carcinome hépatocellulaire est la principale forme de cancer du foie. Il est particulièrement agressif et cause chaque année environ 800 000 décès dans le monde. Lorsque la chirurgie n’est plus possible, les traitements actuels restent souvent insuffisants : même si l’immunothérapie a marqué un progrès, seul un patient sur trois y répond durablement. Il est donc nécessaire de développer de nouvelles approches. Notre projet s’intéresse à une protéine présente à la surface des cellules et impliquée dans la croissance des tumeurs du foie. Des anomalies génétiques augmentant l’activité de cette protéine sont retrouvées chez 10–15 % des patients et sont associées à un moins bon pronostic. Cette protéine est encore peu étudiée, mais nos partenaires académiques ont mis au point des anticorps capables de la bloquer. L’objectif est double : (1) comprendre le rôle précis de cette protéine dans l’apparition et l’évolution du cancer du foie à l’aide de modèles pertinents ; (2) évaluer des anticorps ciblant cette protéine comme candidats médicaments, afin de vérifier s’ils freinent la croissance tumorale. À terme, ces travaux pourraient ouvrir une nouvelle piste thérapeutique pour des patients aujourd’hui sans alternative efficace.
Bénéfices attendus
Nous attendons des résultats qui éclaireront comment certaines cellules du foie deviennent cancéreuses, avec des enseignements possiblement utiles à d’autres cancers. Le projet devrait préciser le rôle de la protéine étudiée et valider dans nos modèles un anticorps contre cette protéine comme agent thérapeutique capable de ralentir la croissance tumorale. En parallèle, nous viserons l’identification d’un marqueur sanguin simple permettant de repérer les patients les plus susceptibles de répondre, pour aller vers une médecine plus personnalisée. À court terme, les retombées incluent des publications et des outils biologiques partagés ; à moyen terme, ces données pourraient ouvrir la voie à une évaluation clinique précoce et à de nouvelles options thérapeutiques pour des patients aujourd’hui sans alternative efficace.
Procédures
Les animaux seront soumis à une injection des cellules dans le foie, nécessitant un acte chirurgical sous anesthésie (15 minutes par souris), ou bien à une injection de solution saline contenant de l’ADN (30 secondes par souris). Des produits permettant l’imagerie des tumeurs seront injectés avant acquisition des images, et pour certaines souris du sang sera prélevé de manière hebdomadaire.
Impact sur les animaux
Les effets sont le développement de tumeurs du foie. Elles se développent sans affecter de manière importante l’animal car nous collectons les tumeurs lorsqu’elles sont encore de taille réduite. De plus, le foie est un tissu peu sensible (peu innervé), et le développement tumoral n’affecte pas le fonctionnement de l’organe. Il existe également un stress induit par la contention de l’animal,l’injection des produits, et une gêne possible liée à la cicatrice. Les animaux sont évalués quotidiennement pour, si besoin, arrêter l’expérience avant toute apparition de nuisance pour l’animal.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de collecter les foies pour les analyses liées au projet.
Remplacement
Notre objectif est de caractériser in vivo les effets cancereux de la protéine PZR et d’évaluer des anticorps dirigés contre ce récepteur. Nous avons réalisé le plus d’expériences possible sur cellules en culture, ce qui nous a permis d’obtenir des résultats importants tout en limitant l’usage d’animaux (principe de remplacement). Cependant, pour tester efficacement ces anticorps comme nouvelle option thérapeutique et vérifier leur impact réel sur la formation et la croissance des tumeurs, nous devons maintenant passer à des expériences chez la souris : l’environnement du foie, les interactions avec d’autres organes et la réponse globale de l’organisme ne peuvent pas être entièrement reproduits en culture. À ce jour, aucune méthode alternative ne permet de répondre de manière fiable à ces questions. Cette étape in vivo est donc nécessaire ; dès que les informations clés auront été obtenues dans ce modèle, nous reviendrons aux lignées cellulaires pour affiner et prolonger nos analyses
Réduction
Nous avons tout mis en œuvre pour utiliser le moins d’animaux possible dans ce projet. En collaboration avec notre service de statistiques, nous avons soigneusement calculé le nombre minimal d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats fiables. Il en ressort qu’il nous faut 10 animaux par groupe expérimental pour pouvoir répondre de manière rigoureuse à notre question scientifique. Par ailleurs, nous avons restreint nos expériences au strict nécessaire, en limitant à la fois le nombre de cellules testées et le nombre de moments d’analyse, afin de réduire au maximum l’impact sur les animaux tout en conservant la validité des résultats.
Raffinement
Nous avons soigneusement planifié et optimisé notre protocole expérimental, en suivant les recommandations européennes, afin de réduire au maximum les contraintes pour les animaux. Concrètement, nous avons choisi une anesthésie plus légère, réduit la durée de la chirurgie et utiliserons un tapis chauffant pour stabiliser la température corporelle, ainsi que l’application d’une crème réparatrice pour favoriser la cicatrisation. Les solutions injectées sont préchauffées. Ensuite, grâce à une grille de surveillance, nous suivrons les animaux quotidiennement pour intervenir si nécessaire et éviter qu’ils ne développent un inconfort lié à la tumeur.
Choix des espèces
La souris est l'espèce animale de choix pour l'étude des cancers du foie et de la physiologie hépatique. Le modèle proposé est le plus proche de la maladie humaine, permettant d’analyser les premières étapes du développement de tumeurs. La souris est également un modèle d’étude classique pour tester de nouveaux médicaments dans les cancers. Ces approches sont soutenues par de nombreuses publications scientifiques dans des revues internationales, et ont conduit à de nombreux essais cliniques chez l’homme, et, au final, à l’approbation de nouveaux traitements. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (7-8 semaines). Nous voulons modéliser au mieux le fonctionnement de l’organe et la pathologie humaine (cancer de l'adulte).
Développement de nouvelles thérapies ciblant les cellules immunitaires chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
848 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, par groupes de douze ou vingt, dont 560 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. L'induction d'une encéphalomyélite auto-immune, modèle de sclérose en plaques, paralyse progressivement leurs membres postérieurs, et un composé injectable mis au point in vitro leur est administré. Les traitements annoncés contre la sclérose en plaques et les maladies inflammatoires chroniques restent au conditionnel, le porteur qualifiant ce travail de première étape. La seule nuisance qu'il déclare est une "légère perte de poids liée à la diminution de mobilité".
Objectifs
L'apparition d'une inflammation attire les cellules du système immunitaire. Dans les maladies chroniques inflammatoires, ces cellules libèrent des substances qui augmentent l’inflammation et ainsi la progression de la maladie. Dans le cas du cancer, ces cellules peuvent empêcher la réponse immunitaire contre les cellules tumorales. Nous avons découvert l’un des mécanismes contrôlant le comportement des cellules immunitaires lors de l'inflammation et réussi à limiter le développement des symptômes dans un modèle animal de sclérose en plaque. Nous avons mis au point in vitro un composé injectable qui pourrait modifier le comportement de ces cellules immunitaires. Le but de ce projet est de tester ce composé dans des situations physiologiques in vivo, et en particulier pour le traitement de la sclérose en plaque. Ce travail constitue la première étape pour le développement de cette nouvelle piste thérapeutique qui pourrait déboucher sur de nouveaux traitements dans la sclérose en plaques, et les maladies inflammatoires chroniques.
Bénéfices attendus
Grâce à ce projet, nous pourrons faire avancer de manière conséquente le développement de nouvelles approches thérapeutiques afin de limiter l'inflammation chronique et traiter les maladies inflammatoires auto-immunes.
Procédures
Tous les animaux subiront une injection pour tester notre composé (quelques secondes). Certains lots d'animaux subiront des injections supplémentaires pour induire une inflammation (1 injection supplémentaire, quelques secondes) ou le modèle de sclérose en plaque (3 injections supplémentaires, quelques secondes chaque).
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont : stress lié à la préhension (légère et rapide) et douleur légère liée à la piqure. Le modèle de sclérose en plaque induit une paralysie progressive des membres inférieurs, les nuisances attendues sont une légère perte de poids liée à la diminution de mobilité.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort (fin de l'expérience ou pour analyses post-mortem).
Remplacement
Nous avons identifié in vitro et dans des souris génétiquement modifiées une cible thérapeutique intéressante. Afin d’évaluer le potentiel de cette stratégie, nous devons à présent utiliser un modèle animal représentant un organisme entier et autonome. Il n’existe pas de méthode alternative pour réaliser ce travail qui nécessite l’analyse de tissus entiers en conditions saines ou inflammatoires. La dynamique de l'inflammation, des cellules immunitaires recrutées ainsi que les interactions et le recrutement potentiel de cellules d’autres organes sont des conditions qui ne peuvent pas être adéquatement reproduites in vitro. De plus, le système immunitaire est un système dynamique dont les acteurs évoluent entre différentes localisations au sein de l’organisme selon des flux très précis. Ni les modélisations mathématiques, ni les systèmes in vitro ne permettent de reproduire cela, ceci nous oblige donc à utiliser des animaux afin de tester notre stratégie thérapeutique dans un système physiologique complexe. Des expériences in vivo sont donc nécessaires pour compléter les découvertes obtenues in vitro. De plus, l’utilisation de modèle animal reste indispensable pour pouvoir aborder la phase d’application de nos découvertes en clinique.
Réduction
Le nombre de souris à utiliser a été calculé à l’aide d'un logiciel statistique, pour obéir aux minima nécessaires à des analyses statistiques valides, condition nécessaire pour une interprétation biologique des résultats. Le nombre de souris par condition est de 12 ou 20 afin que les résultats obtenus puissent présenter une puissance statistique suffisante. Pour analyser l'effet de notre composé in vivo, nous testerons dans un premier temps plusieurs modalités d'administration. Si nous mettons en évidence une différence significative entre le traitement et le contrôle, nous poursuivrons les analyses. Dans le cas contraire, le projet s'arrêtera.
Raffinement
Les animaux seront maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Dans chaque procédure, les animaux seront surveillés tous les jours pour l’état général, afin d’assurer leur bien-être et pour surveiller les éventuels signes de douleur, de souffrance ou de stress. Des soins spécifiques seront mis en place si nécessaire, tels que l'injection de solution réhydratante en cas de déshydratation. Les animaux seront pesés et évalués au minimum deux fois par semaine grâce à une grille de score pour éviter la souffrance inutile des animaux.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix car la physiologie de la souris est proche de celle de l’Homme. D’autre part les mécanismes immunitaires sont bien caractérisés chez la souris, ce qui en fait un modèle particulièrement adapté pour étudier les cellules immunitaires. Les souris seront utilisées à l'âge adulte (de 8 à 12 semaines) afin que les souris aient fini leur croissance, et que les résultats ne soient pas affectés à cause de modifications dues à un âge trop avancé des animaux
Modèle d’étude du colon et de ses perturbations
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
La muqueuse du côlon est abrasée à plusieurs reprises chez un même animal, ce qui provoque une inflammation et peut faire saigner, et des tumeurs se développent jusqu'à un centimètre et demi de l'anus. 1 965 souris vont être utilisées, dont 1 440 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, avec une endoscopie hebdomadaire sous anesthésie générale de dix minutes. Le porteur qualifie pourtant l'inflammation de transitoire, dit n'avoir jamais noté d'hémorragie ni de déshydratation et juge le risque de perforation "pratiquement nul", tout en surveillant chaque semaine l'envahissement du côlon pour éviter un fécalome et une occlusion. Toutes seront tuées pour des analyses post-mortem.
Objectifs
Le côlon, aussi appelé gros intestin, joue un rôle essentiel dans la digestion. C’est lui qui prend en charge ce que notre intestin grêle n’a pas pu absorber. Grâce à la présence de milliards de bactéries (qu'on appelle aussi le microbiote intestinal), il transforme ces résidus en matières fécales, prêtes à être évacuées. Mais ce rôle n’est pas le seul : le côlon est aussi impliqué dans de nombreuses maladies. Parmi les plus fréquentes, on trouve le syndrome du côlon irritable, qui provoque douleurs abdominales, ballonnements et troubles du transit. Il y a aussi des maladies beaucoup plus graves, comme le cancer colorectal. Ce type de cancer est aujourd’hui le deuxième cancer le plus fréquent, et son nombre de cas augmente chaque année. Cette hausse est en grande partie liée à notre mode de vie, en particulier à la consommation élevée de produits ultra-transformés, pauvres en fibres et riches en additifs. Le cancer du côlon est dangereux car il peut former des métastases (des cellules cancéreuses qui se déplacent vers d’autres parties du corps), souvent difficiles à traiter. Ce sont d’ailleurs ces métastases qui sont responsables de la majorité des décès liés à ce cancer. Un point commun à beaucoup de maladies du côlon est l’inflammation chronique des cellules qui tapissent sa paroi interne. C’est cette inflammation qui peut, avec le temps, favoriser l’apparition de troubles digestifs ou de cancers. Ce projet de recherche a pour but de mieux comprendre ce qui déclenche cette inflammation, comment elle évolue, et comment elle peut conduire à la prolifération anormale des cellules ou à leur capacité à "envahir" d'autres tissus (comme dans le cas du cancer). En étudiant en détail ces mécanismes, les chercheurs espèrent trouver de nouvelles pistes pour prévenir, mieux diagnostiquer, ou mieux traiter les maladies du côlon, notamment les formes graves comme le cancer colorectal.
Bénéfices attendus
Les études menées sur l’inflammation du colon permettront une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans les maladies chroniques inflammatoires. Les études menées sur les modèles les greffes issues de l’implantation de tumeurs dans le colon des souris permettront une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans la tumorigénèse et l’apparition de métastases.
Procédures
Dans un premier lot d’animaux, des micro-blessures de la paroi du colon seront effectuées afin d’étudier les mécanismes d’inflammation. La durée de cette procédure est inférieure à 10 minutes et se fait sous anesthésie générale. Ces animaux seront injectés en amont par un traitement permettant d’inactiver une protéine afin d’en étudier son rôle. Le traitement sera adminsitré 1 fois par jour pendant 5 jours , La durée de chaque injection ne dépassant pas 10 secondes. Dans un second lot d’animaux, la même procédure que ci-dessus sera effectuée avec en plus l’apport de cellules permettant le développement de cancer. Le temps pour cette procédure ne dépasse pas 10 minutes. Ces souris pourront avoir été injectées en amont ou aval par le traitement inactivateur de protéine. Tous les animaux du second lot seront surveillés par coloscopie sous anesthésie générale à raison d’une fois par semaine (durée de l’anesthésie : 5 min) . Certains animaux pourront être imagés in vivo à la fin de l’expérience, La durée de l’imagerie sera au maximum de 10h sous anesthésie générale, Certains animaux pourront recevoir une injection de marqueurs fluorescents afin de suivre le développement de tumeur, 2h avant la mise à mort, d’autres pourront recevoir une injection de marqueurs luminescent afin de suivre la croissance des tumeurs et/ou des métastases,
Impact sur les animaux
Les abrasions provoquent une inflammation de la muqueuse colique qui est transitoire, Elles peuvent également provoquer des saignements lors de la procédure. Lors de nos précédentes expériences d’abrasion, il n’a jamais été noté d’hémorragie, de diarrhées ni de déshydratation. Le risque de perforation est également pratiquement nul. La cicatrisation de la muqueuse colique sera évaluée sous endoscopie. De part nos précédentes expériences, les tumeurs se développent dans le colon au maximum à 1,5cm de l’anus, La croissance des tumeurs sera monitorée une fois par semaine sous endoscopie tout au long de l’expérience., Les endoscopies seront effectuées sur des souris sous anesthésie générale (10 min) pouvant entraîner une baisse de la température corporelle ainsi qu’une irritation transitoire. La croissance des tumeurs pourra entrainer une difficulté de passage des selles , Le pourcentage d’envahissement de la lumière colique sera monitorée sous endoscopie de façon hebdomadaire afin d’éviter la formation de fécalome pouvant provoquer des douleurs abdominales ou des occlusions,
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour des analyses post-mortem.
Remplacement
Des études effectuées in vitro sur des lignées cellulaires et/ou sur des organoïdes (cultures cellulaires en 3D) sont en cours. Ces organoïdes, dérivés de tumeurs représentent des modèles physiologiques avancés permettant une étude précise des mécanismes cellulaires. Cependant, il reste nécessaire de valider l’effet observé dans un système intégré, tenant compte de la complexité d’un organisme vivant, des multiples interactions biologiques. En effet, l’inflammation, développement de cancer et de métastases sont le résultat d’un ensemble d’interactions entre différents types cellulaires qu’il est impossible de reconstituer in vitro.
Réduction
1. Le nombre de souris prévu dans ce projet est donné comme un nombre maximum mais peut être réduit en fonction des résultats et des analyses obtenus. Il a été établi grâce à une étude pilote qui a permis de déterminer le nombre de souris nécessaires pour obtenir un pourcentage de tumeurs significatif. Également, des techniques d'imagerie in vivo seront utilisées tout au long de ce projet afin de réduire le nombre d'animaux nécessaires. Grâce à la technique d’abrasion, il est possible de prélever les cellules qui tapissent l’intérieur du côlon (la paroi colique) de manière longitudinale, c’est-à-dire en suivant l’évolution de ces cellules au fil du temps, chez un même animal. Cette méthode permet donc de réaliser plusieurs prélèvements tout au long de la vie de l’animal. Les cellules ainsi récupérées peuvent ensuite être étudiées en laboratoire (in vitro), dans des conditions contrôlées. Elle contribue donc à réduire considérablement le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Un protocole rigoureux est mis en œuvre afin de minimiser les contraintes et la douleur infligées aux animaux. Le personnel est spécifiquement formé aux gestes techniques requis. L'utilisation d'anesthésiques et d’analgésiques est systématique lors de chaque procédure et des mesures sont prises pour réduire l'hypothermie pendant la chirurgie. L'utilisation de tapis et de lampe chauffante est systématique du début de l'anesthésie jusqu'au réveil des animaux. Pour toutes les procédures,L'analgésie est prolongée systématiquement 48h. Des gels nutritifs sont proposés aux souris après l'opération, et une hydratation supplémentaire est fournie en cas de perte de poids ou de difficulté à se déplacer. Une surveillance étroite des animaux est mise en place le jour de l’intervention et pendant 48h. Par la suite, un suivi clinique rapproché au minimum est assuré par du personnel qualifié afin de garantir le bien-être des animaux tout au long de l’expérience, et rapproché si baisse de l’état général de l’animal. Une grille de score est utilisée pour évaluer objectivement l'état des animaux et déterminer les points-limite. En cas de signes de douleur, des analgésiants sont administrés. L'expérience est interrompue lorsque la tumeur atteint la limite éthique, ou si d'autres points limites décrits dans cette grille sont atteints.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce souris a été fait pour plusieurs raisons : - En tant que mammifère, la souris possède une physiologie proche de celle de l’Homme, ce qui en fait un modèle pertinent pour étudier les mécanismes d’inflammations et de développement de cancer. - La disponibilité de souches immunodéficientes chez la souris offre la possibilité de greffer des cellules humaines, sans provoquer de rejet de ces tumeurs. Cette approche est souvent plus complexe avec d’autres espèces (le poisson zèbre, par exemple, se révèle moins immunodéprimé) Les expériences seront réalisés sur des jeunes adultes ou adultes, à partir de 5 semaines, période au cours de laquelle les souris ont terminé leur croissance. Dans certains cas elles pourront être réalisées sur des souris âgées (>12 mois) dans le cas de l’étude de l’inflammation pour étudier les mécanismes d’inflammation liés à l’âge. Pour ce qui est de la greffe de cellules tumorales sur des souris immunodéficientes, le choix d’utiliser des animaux jeunes adultes/adultes est stratégique, car il permet d’augmenter les chances de prise de la tumeur greffée, l’immunodéficience des souris ayant tendance à diminuer avec l’âge. De plus à cet âge, les souris supportent également mieux les interventions telles que l’anesthésie, la chirurgie.
Etude du rôle d’un gène impliqué dans le développement embryonnaire précoce
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système urogénital
425 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les femelles reçoivent un traitement de superovulation, subissent une anesthésie de trois minutes avec un risque d'hypothermie, puis sont tuées pour que leurs ovules soient récoltés. L'objectif déclaré est de comprendre le rôle d'un gène de la méthylation de l'ADN dans le développement embryonnaire précoce, dont l'absence réduit le réservoir ovarien et rend les femelles stériles. Le porteur affirme qu'aucun protocole ne permet d'étudier ce développement in vitro à partir d'ovules fécondés.
Objectifs
La méthylation de l'ADN est une modification chimique pouvant réguler l’expression des gènes sans modifier la séquence d’ADN. Ces modifications chimiques sont des groupements « méthyles » qui peuvent être ajoutés sur l’ADN et qui peuvent modifier la manière dont est perçu l’information génétique. Nous pourrions comparer la méthylation de l’ADN à la ponctuation d’une phrase. Prenez par exemple la phrase : « On va manger, mami ! ». Si vous enlevez la virgule et remplacer le « ! » par une « . » la phrase n’a plus du tout la même signification (On va manger mami.). Chez les mammifères, la méthylation de l’ADN peut induire une répression stable des gènes de façon réversible. En effet, il est important d’exprimer les gènes embryonnaires au bon stade du développement et pas à l’âge adulte. Ainsi, cette modification a des fonctions régulatrices importantes au cours du développement embryonnaire et gamétique et est transmise à travers les générations. Une altération de ces profils de méthylation est observée dans les cadres de cancers et autres maladies. L’objectifs de ce projet est de mieux comprendre le rôle d’un nouvel acteur de la méthylation de l'ADN sur le développement embryonnaire précoce. En effet, des résultats préliminaires démontrent que son l’absence de ce gène conduit à une hypofertilité chez les femelles avec une réduction du réservoir ovarien ainsi qu’une stérilité (pas de naissance). Les données obtenues au cours de ce projet pourront avoir des retombées pour mieux comprendre l’infertilité humaine puisque ce gène est conservé chez l’être humain.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de mieux comprendre le rôle d'un gène dans le développement des ovocytes et de mettre en évidence de nouveaux mécanismes moléculaires qui régulent la fertilité et le développement embryonnaire chez la souris. L’objectif final de ce projet est de transposer nos résultats à l’homme dont les problèmes d'infertilité sont en constante augmentation et constituent un enjeu de santé publique majeur. En effet, ce gène étant conservé chez l’être humain, il serait envisageable d’utiliser ce dernier soit comme outils de diagnostic, soit comme nouvelle cible thérapeutique dans le cadre de la procréation médicalement assistée pour des maladies tel que l’IOP (Insuffisance ovarienne prématurée, prévalence de 1/10 000 chez les femmes de moins de 20 ans, 1/1 000 chez les femmes de moins de 30 ans et 1% chez les femmes de moins de 40 ans).
Procédures
Les animaux recevront deux injections espacées de 48h sous anesthésie. L'injection dure environ 30 secondes.
Impact sur les animaux
Il y a un risque d’hypothermie des animaux bien que l’anesthésie soit de courte durée (~3min).
Devenir
Les animaux seront mis à mort dans le but de récolter les ovules.
Remplacement
Actuellement, il n’existe pas de protocole pour étudier le développement embryonnaire in vitro à partir d’ovules fécondés. C’est pourquoi nous effectuerons nos expériences sur des échantillons primaires isolés de souris.
Réduction
Le protocole de superovulation permet de stimuler la production d'ovocytes et donc de réduire le nombre de femelles utilisées. L’utilisation du protocole de culture in vitro d’embryons à la suite du protocole de superovulation permet d'étudier tous les stades de développement embryonnaire précoce et tardif simultanément pour un nombre significatif d’embryons. Ceci limite fortement le nombre de femelles utilisées par rapport à une approche in vivo qui nécessiterait de sacrifier des femelles à chaque stade de développement embryonnaire.
Raffinement
Les souris seront élevées en groupe dans des cages aux normes européennes et enrichies (maison, tube en carton, bâton en bois, frisures en carton pour la nidification…). Les enrichissements permettront : -de réduire le stress des animaux au cours de l’élevage en répondant à leur besoin de nidification et de cachette (maison, tube, frisures en carton) -de combler leur besoin de ronger/user leur dent afin de palier à la croissance continue de leurs incisives (bâton en bois) L’environnement et le bien-être des animaux seront vérifiés quotidiennement. Nous avons également établi des points limites afin d’atténuer la souffrance ou/et le stress des animaux. Dès lors que nous observerons un point limite, en fonction du degré de sévérité et de sa durée, soit nous soignerons l’animale, soit nous le mettrons à mort.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce est justifié par les éléments suivants : (i) La méthylation de l’ADN est absente chez les modèles invertébrés tels que la levure, la drosophile (mouche du vinaigre) et le nématode (ver), (ii) les fonctions biologiques sont très conservées entre la souris et l’homme. (iii) la souris offre de nombreux modèles génétiques déjà existant, ce qui justifie son utilisation comme modèle d’étude. Dans le cadre de ce projet, nous utiliserons des souris femelles âgées de 4 semaines pour la récolte d’ovules car il s’agit de l’âge auquel les femelles répondent le mieux à la stimulation hormonale.
Criblage de candidats médicaments en termes d’efficacité antitumorale sur modèles de souris immunodéficientes porteuses de xénogreffes de type cancers du sang d’origine humaine.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Pour cribler jusqu'à douze candidats médicaments par cible et sur trois cibles au maximum, 6 000 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules leucémiques humaines par injection dans la veine de la queue sur animal vigile, un poinçonnement auriculaire sans anesthésie, puis des prélèvements sanguins une à deux fois par semaine et un prélèvement de moelle osseuse deux fois par mois. Le porteur fixe la mise à mort à 80 % de cellules humaines détectées dans le sang ou à 20 % de perte de poids. Le criblage doit aboutir à un candidat principal mené en développement réglementaire et à une estimation de la dose pour la première injection chez l'être humain.
Objectifs
Ce projet vise à déterminer les données d’efficacité antitumorale lors d’administration par voie intraveineuse de candidats médicaments de thérapie ciblée à visée thérapeutique humaine de type conjugué-drogue-anticorps (ADC), dans des souris immunodéficientes porteuses de xénogreffes de lignées cellulaires leucémiques humaines. Ces composés étant majoritairement cross-réactifs humains/souris avec le même profil d’expression dans les deux espèces), les résultats chez la souris permettront de modéliser l’efficacité chez l’humain. Ces données d’efficacité en escalade de dose permettront d’effectuer une étude de criblage de candidats médicaments en fonction de leur cible, de leur niveau d’expression et des indications thérapeutiques pertinentes. Ces données permettront de sélectionner un candidat principal à mener en développement réglementaire et de contribuer à l’évaluation les doses minimales efficaces antitumorales (MED) pour la première injection chez l’homme. Ce projet est divisé en 2 procédures consécutives et interdépendantes pour chaque cible (répétables jusqu’à 3 cibles) : # Procédure-1 : Consiste en une Tumorogénèse sur différents modèles de xénogreffe tumorale issue de lignée cellulaire cancéreuse humaine (CDX – jusqu’à 10 modèles). Différents protocoles de la littérature seront testés en termes d’expression de la cible, de dispersion des courbes de croissance et d’homogénéité de croissance tumorale. # Procédure-2 : A l’issue des procédures de mise au point et de sélection des modèles CDX en termes de croissance tumorale, cette deuxième procédure (cœur du projet), consiste à cribler différents candidats médicaments (jusqu’à 12 par cible), en face de contrôles positifs et négatifs, à différentes doses et fréquences, sur 1 à 5 modèles CDX validés et sélectionnés précédemment.
Bénéfices attendus
Ce projet dans son ensemble vise à développer de nouvelle thérapie ciblée à visée thérapeutique humaine de type conjugué-drogue-anticorps (ADC). Ces thérapies de rupture permettent de cibler spécifiquement les cancers habituellement de très mauvais pronostiques (poumon, tète et cou, colorectal, utérus, ovaire, pancréas, leucémies…), tout en minimisant les effets secondaires et représente l’un des meilleurs espoirs depuis l’avènement des immunothérapies anticancéreuses. Cette étude permettra ainsi d’évaluer la dose minimale efficace antitumorale (MED), qui, en comparaison avec la dose maximum tolérée (MTD - étude séparée), définiront les bornes de la fenêtre thérapeutique. Ces études permettront ainsi de cribler les molécules sur leur fenêtre thérapeutique la plus grande et de modéliser au mieux les doses et les fréquences à utiliser dans les modèles pré-cliniques et cliniques. La première procédure permettra de sélectionner et caractériser le/les meilleurs modèles tumoraux. La deuxième procédure permettra de déterminer quels sont les meilleurs candidats médicaments, ainsi que leur dose et fréquences d’injections optimales (en vue d’une phase clinique chez l’Homme), en utilisant le/les modèles sélectionnés dans la procédure précédente.
Procédures
# Après une semaine d'adaptation à l'environnement, les souris seront identifiées : - Soit par poinçonnage auriculaire sur souris vigiles (2-3 minutes si moins de 100 souris). - Soit par puçage électronique (injection sous-cutanée sous capsulaire du transpondeur), sous anesthésie gazeuse (4-6 minutes). # Traitement des animaux par les différents médicaments par voie intraveineuse sur souris vigiles (2-3 minutes). # Des échantillons de sang périphérique seront prélevés 1 ou 2 fois par semaine. Chaque prélèvement de sang cumulé ou non retirera en fonction du poids de la souris un volume qui n’excédera pas la limite de 7.5% du volume sanguin total par semaine glissante (2-3 minutes). Ces échantillons de sang pourront être analysés NFS et/ou en cytométrie de flux pour évaluer l’évolution de l’infiltration blastique. De manière plus précise, prélèvements sanguins, de préférence par micro-échantillonnage ou par échantillonnage classique (veine caudale, sinus submandibulaire ou SRO). Des prélèvements de moelle osseuse en intra-fémoral seront également réalisés, sous anesthésie générale gazeuse en alternant les sites de prélèvements entre patte arrière gauche et droite, à un intervalle de deux semaines et à une fréquence d’un prélèvement par patte (J Vis Exp. 2014 Jul 5;(89):51660. doi: 10.3791/51660). Une dose préventive de buprénorphine avant la procédure, à raison de 0,05–0,1 mg/kg par voie sous‑cutanée toutes les 6 à 12 heures, peut être utilisée pour prévenir la douleur associée à la procédure, en complément du carprofène à 5 mg/kg par voie sous‑cutanée pourra être utilisé. Les souris prélevées en intra fémoral sont ensuite anesthésiées (induction de l’anesthésie dans la boîte à 3% d’isoflurane et 3% d’oxygène puis entretien de l’anesthésie au masque à 2-2,5% d’isoflurane et 2% d’oxygène) (6-8 minutes). # Les animaux atteignant les points limites ou en fin d’expérience seront mis à mort. Une nécropsie ainsi qu’un prélèvement d’organes / tumeur pourront être réalisés post-mortem sur les animaux ayant atteint les critères éthiques ainsi que sur les animaux arrivant en fin d’expérience. En cumule toutes ces manipulations ne dureront pas plus de 20 minutes.
Impact sur les animaux
Les animaux subiront un stress durant plusieurs minutes (pendant et suivant l’acte) lors de la manipulation : (1) changes, (2) pesées, (3) contentions et (4) anesthésie (s'il y a lieu - puçage électronique). Les animaux subiront une douleur de légère à modérée durant plusieurs secondes pendant l’acte lors : (1) de la numérotation sur animal vigile par poinçonnement auriculaire, (2) de la greffe tumorale sur animal vigile par injection intraveineuse dans la veine caudale ainsi que lors (3) de l’injection par intraveineuse dans la veine caudale sur souris vigiles des candidats médicaments et (4) lors du prélèvement sanguin sur animal vigile et de moelle osseuse sous anesthésie. De façon plus particulière à cette étude (basée sur des modèles de souris dépourvues de système immunitaire et greffées en injection intraveineuse avec des cellules tumorales humaines - CDX), ces animaux seront suivis pour la croissance tumorale 1 à 2 fois par semaine par prélèvement sanguin et 2 fois par mois par prélèvement de la moelle osseuse, pour mesurer et analyser la tumeur et l'état général des animaux. Cette surveillance sera renforcée à l'approche des points limites. Les souris ayant un % de hCD45 de plus de 80% seront mises à mort par dislocation cervicale ou par augmentation progressive de la concentration en gaz carbonique (CO2).
Devenir
Pour chacune des deux procédures: - Tous les animaux ayant atteint les points limites ou en fin d’étude seront euthanasiés.
Remplacement
Les preuves de concept in-vitro et ex-vivo de ces candidats médicaments anticancéreux (efficacité, stabilité dans les sérums, internalisation/vectorisation dans cellules tumorales), ont déjà été effectuées avec succès. A présent, un modèle préclinique physiologique complexe est nécessaire pour permettre de poser les bases d’une étude clinique « first in human » dans les conditions d'injection par voie intraveineuse afin d’appréhender la dose minimale efficace anticancéreuse (MED) normalisées sur les données d’exposition pharmacocinétiques (PK). S’agissant d’analyses d’efficacité in-vivo par voie intraveineuse, un organisme entier et vivant est nécessaire afin d’obtenir des résultats représentatifs. De plus, les candidats médicaments étudiés dans ce projet étant majoritairement cross-réactif entre la souris et l’humain (cible exprimée de la même façon et sans mutation entre les deux espèces), aucune alternative ne peut se substituer à un modèle murin. Également, l’implantation des cellules tumorales par voie intraveineuse est primordiale à évaluer. En effet, ces cellules sont nichées dans une matrice extracellulaire riche en molécules allant de différents métabolites et d’espèces réactives d’oxygène jusqu’à plusieurs facteurs inflammatoires, comme c’est notamment le cas de la niche ostéo-médullaire chez les patients atteints de leucémie. L’ensemble de ces acteurs cellulaires et moléculaires sont soumis à des contraintes mécaniques et à des niveaux d’oxygénation différents d’une localisation à une autre au sein de la même niche. Ainsi, l’étude d’efficacité de médicaments ciblant des cellules notamment leucémiques exige le maintien des interactions qu’il peut y avoir entre ces cellules et leur environnement, et ceci ne peut être assuré in vitro.
Réduction
La procédure-1 permettra de mettre au point les modèles et de les caractériser au mieux grâce à une tumorogénèse couplée à une étude d'efficacité, toutes deux effectuées sur un nombre limité d’animaux (sans toutefois mettre en péril l’interprétation des résultats). Seul(s) le(s) modèle(s) ayant donné satisfaction lors de ces procédures de mise au point (tumorogénèse et étude pilote) seront utilisés par la suite. La procédure-2 s’effectue également sur un nombre limité d’animaux (qui sera adapté à la baisse en concertation avec notre structure bienêtre animal, en fonction des résultats obtenus lors de la procédure 1).Egalement, le fait de tester une dose en injection unique ou répétée une à deux fois en fonction des résultats obtenus au fil de l’eau (Q7D x1, x2 ou x3), permet de diminuer drastiquement le nombre de groupes utilisés en testant jusqu’à deux doses pour la même molécule, au plus près des résultats biologiques. L'analyse statistique des résultats obtenus par les différentes expériences se fera au moyen de tests de Student et de Mann-Whitney (comparaison de deux groupes) ou d'analyses des variances (comparaison de plusieurs groupes), et de Kaplan-Meier (analyse de survie). L'analyse du nombre minimum d'animaux à utiliser pour répondre à chaque objectif avec une puissance statistique suffisante a été implémentée grâce au logiciel G*Power (critères de calcul : effectifs d'animaux équivalents entre chaque groupe, two-tailed, alpha = 0.05). Ce nombre sera de 10 souris par groupe, et a été estimé afin de générer des résultats significatifs en restant en accord avec la règle des 3R.
Raffinement
Les animaux seront hébergés par groupe sociaux de 4/5 dans des cages transparentes, aux dimensions adaptées, avec un accès à l’eau et à la nourriture ad libitum et un enrichissement de l’environnement (coton pour nidification, tunnels…). Les conditions sanitaires permettent que leur phénotype ne soit pas dommageable (SPF). Une période de stabulation d’au moins 7 jours avant le début du protocole permettra leur acclimatation afin de réduire le stress des animaux. L’identification des souris sera effectuée sous anesthésie gazeuse si besoin pour le puçage électronique ou par poinçonnage auriculaire. Une surveillance comportementale/physiologique poussée des animaux et la définition d’une grille de score adaptée suffisamment prédictive, permettront de prévenir toute souffrance animale. Concernant les souris ayant reçu les cellules tumorales via injection intraveineuse, l’utilisation d’une technique d'imagerie non invasive ou des prélèvements de sang 1 à 2 fois par semaine sans anesthésie sera effectué pour suivre la croissance tumorale. Les prélèvements resteront dans la limite de 7,5% du volume sanguin total par semaine glissante. Aussi, 2 fois par mois, un prélèvement de moelle osseuse sous anesthésie sera effectué pour suivre le développement leucémique et la charge tumorale. Les animaux auront reçu une dose préventive de buprénorphine avant la procédure (à raison de 0,05–0,1 mg/kg par voie sous‑cutanée pouvant être répétées toutes les 6 à 12 heures). En plus, pour prévenir la douleur associée à la procédure e plus du carprofène à 5 mg/kg par voie sous‑cutanée, pourra être utilisé. Cela permet de déterminer le plus précocement possible le début du traitement et de la réponse. Le pourcentage limite de 80% de détection de hCD45 dans le sang et perte de poids de 20% constitueront des points limites. Un système de surveillance 7/7 est mis en place au sein de l'EU pour le suivi des animaux. Les animaux inclus dans la grille de score n’atteignant pas les critères éthiques de mise à mort recevront des soins conservateurs adaptés dès que nécessaire (alimentation et abreuvement facilités, réchauffement...). Les animaux atteignant les points limites ou en fin d’expérience sont mis à mort par dislocation cervicale si besoin sous anesthésie gazeuse ou par augmentation progressive de la concentration en gaz carbonique. Afin de s’assurer de la mort effective des animaux, une vérification de la mort (prise de pouls …) sera effectuée.
Choix des espèces
S’agissant d’analyses d’efficacité in-vivo par voie intraveineuse, un organisme entier et vivant est nécessaire afin d’obtenir des résultats représentatifs. Afin d’étudier les effets de candidats médicaments sur des xénogreffes de tumeurs humaines (CDX), dans un contexte physiologique, des animaux immunodéprimés sont nécessaires afin d’éviter tout rejet des cellules humaines par le système immunitaire. La souris est une espèce animale à la fois petite et parfaitement caractérisée pour ces études (avec des données allométriques permettant de transposer ces données chez l’Homme). Enfin, les candidats médicaments étudiés dans ce projet pouvant être cross-réactif entre la souris et l’humain, aucune alternative ne peux se substituer à un modèle murin. Les animaux immunodéprimés (portant la mutation Nude ou SCID et de fond génétique choisi en cohérence avec le modèle tumorale décrit dans la littérature), seront livrés à partir de 7 semaines de développement et inclus en expérience après 7 jours d’acclimatation dans l’EU. A cet âge-là, les animaux sont adultes avec des organes matures permettant une allométrie pertinente par rapport aux thérapies médiées par des anticorps. Il est à noter que le phénotype « immunodéprimé » ne sera pas un phénotype dommageable dans nos conditions d’hébergement et d’expérimentation (animalerie SPF et expérimentation sous PSM).
Etude in vivo de l’effet du facteur plaquettaire 4 dans le contexte de l’infarctus du myocarde reperfusé chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Génétiquement modifiées pour être privées de facteur plaquettaire 4, une partie des souris de ce projet est comparée à des souris non modifiées. Elles sont 300, dont 160 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune subit une ouverture du thorax et la ligature temporaire d'une artère coronaire pour provoquer un infarctus, une intervention d'environ une heure, suivie de quatre prises de sang en huit jours et de douleurs intercostales pouvant durer plusieurs jours. Toutes sont tuées pour récupérer leur sang et leur cœur, dont le tissu cicatriciel est ce que le projet cherche à mesurer.
Objectifs
Les maladies cardiovasculaires dont le chef de file est l’infarctus du myocarde constituent à l’heure actuelle la première cause de mortalité aussi bien dans les pays développés que les pays en développement. Malgré une amélioration de la prise en charge de cette pathologie au cours des dernières années, peu de thérapies cible efficacement les lésions d’ischémie/reperfusion (I/R). La situation d’I/R associée à un infarctus du myocarde induit une activation massive des plaquettes (cellules qui aident à la coagulation) et la libération dans la circulation sanguine du contenu des granules qu'elles contiennent. L’hypothèse de notre travail est que la protéine plaquettaire la plus abondante (le facteur plaquettaire 4 ou PF4) contenue dans ces granules favoriserait les lésions post-infarctus entrainant le remodelage cardiaque pathologique avec l’apparition d'une cicatrice au niveau du coeur pouvant à terme conduire à des phénomènes d’insuffisance cardiaque. Des études in vitro préliminaires réalisées au laboratoire ont déjà mis en évidence l’implication du PF4 dans la différenciation ou sur la survie des cellules cardiaques, justifiant ainsi l’exploration de son rôle in vivo. La modulation de cette protéine par l’utilisation d’anticorps pourrait permettre de diminuer l’impact de l'I/R cardiaque en préservant l’intégrité des cellules cardiaques post-infarctus et en diminuant le remodelage. Les objectifs de notre projet sont donc d’évaluer le rôle du PF4 dans les lesions d’I/R myocardiques ainsi que le potentiel thérapeutique d’anticorps ciblant le PF4.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra tout d’abord de mieux comprendre l’implication des plaquettes, et en particulier du facteur plaquettaire 4 (FP4), dans les lésions d’ischémie/reperfusion consécutives à un infarctus du myocarde et représenterait une avancée significative tant sur le plan fondamental que translationnel. Ce projet vise à dépasser la vision classique des plaquettes limitées à leur rôle dans la coagulation, en explorant leur implication dans le remodelage pathologique post-infarctus, notamment via la promotion d’une fibrose cardiaque (tissu cicatriciel) délétère. L’identification du facteur plaquettaire ouvre de nouvelles perspectives en recherche cardiovasculaire. Sur le plan clinique, une meilleure compréhension de l’implication du FP4 dans les complications post-infarctus pourrait conduire, d’une part, à l’identification de nouveaux biomarqueurs précoces permettant d’évaluer la sévérité de l’événement, et, d’autre part, au développement de stratégies thérapeutiques innovantes comme les anticorps anti-PF4 et ciblant spécifiquement un médiateur plaquettaire impliqué dans le processus de fibrose cardiaque. Ainsi, ce projet s’inscrit pleinement dans une dynamique de recherche translationnelle, à l’interface entre physiopathologie, innovation thérapeutique et santé publique.
Procédures
Les animaux seront soumis à la procédure chirurgicale d'infarctus du myocarde. La durée totale de l'intervention est d'environ 60 min entre l'anesthésie, et la fin de a chirurgie. 1 injection intrapéritonéale d'anticorps sera réalisée juste avant la reperfusion pour les groupes de souris concernés. 4 prélèvements de sang seront réalisés à J-1, J1, J3 et J7 . La durée totale de cette intervention est d'environ 2 min.
Impact sur les animaux
Notre objectif est d’offrir aux animaux la meilleure qualité de vie possible et de garantir que toute nuisance ou souffrance due aux procédures soit détectée et réduite le plus rapidement possible. Suite à l'anesthésie et au cours de la procédure chirurgicale, les nuisances ou effets indésirables (qui seront surveillés) sont l'hypotension, le refroidissement corporel et la perte de poids pouvant causer un stress modéré. Une douleur modérée au site de ponction veineuse pourrait être induite par les prélèvements sanguins multiples. Après la chirurgie thoracique (thoracotomie suivie de la ligature transitoire de l’artère coronaire), d’éventuelles douleurs post-opératoires modérées pendant plusieurs jours au niveau des nerfs intercostaux (douleurs thoraciques), une gêne respiratoire, du stress et une diminution temporaire de l’état général (baisse d’activité, réduction de la prise alimentaire pendant les premières heures post-chirurgie) pourront avoir une incidence sur le bien-être des animaux. Dans certains cas, une altération plus marquée de l’état clinique est possible, notamment chez les animaux présentant une atteinte cardiaque sévère. Ces effets indésirables seront surveillés étroitement à l’aide d’une grille de suivi clinique. Les seuils de tolérance seront clairement définis : au-delà de ces limites, les animaux seront mis mort.
Devenir
Tous les animaux compris dans cette étude seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale pour une récupération du volume sanguin ainsi que la récupération du cœur pour réaliser différentes analyses permettant de valider l’implication des plaquettes dans le développement de dommages au cœur associé à un infarctus du myocarde.
Remplacement
Dans le cadre de ce projet, le recours à des modèles animaux est justifié par la nécessité d'étudier les mécanismes complexes de l'ischémie/reperfusion et du remodelage cardiaque post-infarctus, processus qui impliquent des interactions cellulaires et tissulaires difficiles à reproduire par des méthodes alternatives. Actuellement, les modèles in vitro ou in silico ne permettent pas de simuler de manière fiable l'ensemble des phénomènes physiopathologiques observés in vivo, tels que la réponse inflammatoire systémique, la fibrose cardiaque et les interactions entre les plaquettes, les cellules immunitaires et les cellules résidentes cardiaques. Des approches alternatives, telles que les cultures cellulaires primaires de fibroblastes cardiaques ont déjà été réalisées au préalable de ce projet pour étudier certains aspects du remodelage cardiaque in vitro. Des études in vitro préliminaires réalisées au laboratoire ont déjà mis en évidence l’implication du PF4 dans la différenciation des fibroblastes cardiaques ou sur la survie des cardiomyocytes, justifiant ainsi l’exploration de son rôle in vivo. Cependant, ce modèle ne reproduit pas la complexité du microenvironnement cardiaque et les interactions cellulaires dynamiques observées in vivo. Par conséquent, bien que des progrès soient réalisés dans le développement de modèles alternatifs, l'utilisation du modèle animal reste indispensable pour une compréhension approfondie des mécanismes impliquant les plaquettes dans l’infarctus du myocarde.
Réduction
Dans le respect de la règle des 3R, nous réduirons le nombre d'animaux à maximum 20 souris par groupe. Ce nombre est basé sur notre expérience et a aussi été estimé à l'aide d'un logiciel approprié (c’est le nombre minimal qui permet d’assurer la robustesse des résultats pour évaluer au mieux le rôle de protéines dans l'ischémie-reperfusion myocardique, sans qu’il soit excessif en termes d’animaux à inclure. Une analyse statistique des résultats sera ainsi réalisée. Seules les expériences indispensables seront réalisées et il n’y aura pas de répétition inutile d’expérience. Dans le cas où les souris déficientes en facteur plaquetaire ne présenteraient pas de sensibilité accrue à l’ischémie/reperfusion myocardique, les groupes avec administration d'anticorps ne seront pas réalisés. Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, nous réaliserons toute une série de collecte de données sur une même souris: prélèvement sanguin, histologie, expression génique et protéique.
Raffinement
Pour éviter tout stress, nous raffinerons cette étude par un hébergement des animaux selon la réglementation en vigueur : - dans des cages aux normes suivant leur âge et leur poids - en groupe social au sein de l’animalerie - en leur mettant à disposition un enrichissement du milieu pour faciliter le comportement sauvage (cabanes, tunnels pour des zones de repli, papier, coton pour la confection de nids). Les animaux sont élevés avec une attention particulière (passage du personnel minimum 2 fois/jour et observation de l'état général). Les manipulations sont réduites au minimum afin de limiter le stress des animaux. La souffrance de l’animal sera réduite au maximum ou supprimée par l’utilisation systématique d’anesthésiques avant la chirurgie et d’analgésiques à différents temps (15 min avant la chirurgie, au réveil de l'animal soit environ 2h après la chirurgie et si l'animal montre des signes de douleurs). Notre objectif est d’offrir aux animaux la meilleure qualité de vie possible et de garantir que toute nuisance ou souffrance due aux procédures soit détectée et réduite le plus rapidement possible. Une période d’acclimatation d’au moins 7 jours sera respectée après réception des animaux. Durant la chirurgie, l’animal sera placé sur un tapis chauffant afin d’éviter les problèmes d’hypothermie liés à l’anesthésie. Le réveil des animaux sera suivi par les personnels impliqués dans le protocole. Après le reveil, les animaux seront placés en cage individuelle pour observations journalières et maintenus à 37°C dans une chambre de réveil supplémentée en oxygène. L’utilisation de gelose pour faciliter la prise d’alimentation et d’eau par les souris sera mise en place en cas d’apparition de douleur. La gélose pourra être supplementée de buprénorphine. Une grille d’évaluation des points limites sera mise en place pour évaluer l’état de l’animal après la chirurgie et mettre en évidence un éventuel point limite. En cas d’évaluation d’une douleur sévère persistante, la souris sera mise à mort. La décision de garder en vie les souris sera prise par le responsable du projet en concertation avec la structure de bien-être animal (SBEA). La mise à mort sera réalisée par un protocole adapté en vue des prélèvements post-mortem.
Choix des espèces
Sur le plan biologique et physiopathologique, le système cardiovasculaire de la souris se rapproche de celui de l’homme, notamment en ce qui concerne la réponse à l’ischémie/reperfusion myocardique, l’inflammation post-infarctus, l’activation des plaquettes et les mécanismes de fibrose. Des modèles bien établis d’infarctus du myocarde par ligature de l’artère coronaire permettent de reproduire de manière fiable les phénomènes observés chez l’homme. Ces modèles sont largement validés dans la littérature scientifique et permettent une extrapolation pertinente des résultats. Par ailleurs, le projet utilisera des souris génétiquement modifiées, outils précieux pour étudier des mécanismes cellulaires et moléculaires. L’utilisation de modèles existant déjà chez la souris permet également de simplifier la mise en place de ce projet car ne nécessite pas la création d’une lignée. Nous utiliserons des souris de 3-4 mois (jeunes adultes) pour réaliser les interventions chirurgicales de manière optimale chez des animaux matures et pour éviter la sensibilité accrue à l'ischémie-reperfusion liée au vieillissement. Notre étude porte sur une pathologie touchant principalement des individus adultes.
Mise en place d’un modèle d’infections par le virus de la grippe chez la brebis en lactation pour l’étude des interactions « hôte – pathogène ».
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Infectées par le virus de la grippe directement dans la mamelle ou par une seconde voie d'administration, 12 brebis en lactation développent une inflammation mammaire et une montée de température. Elles portent un capteur télémétrique implanté par une petite chirurgie et sont traites deux fois par jour pour rester en lactation, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées en fin de projet, du fait de l'infection expérimentale. Le porteur justifie six animaux, trois par lot pour deux souches ou deux voies d'inoculation, et prévoit de recommencer l'infection en l'absence de signes, sans expliquer d'où viennent les six autres brebis déclarées.
Objectifs
Contexte et objectif : Jusqu'à récemment, les ruminants n'étaient pas considérés comme des hôtes sensibles aux virus de la grippe aviaire. Cette vision a toutefois changé à la suite d’études récentes faisant état d'infections par le virus de la grippe aviaire hautement pathogène chez des vaches laitières aux États-Unis. Ces infections se caractérisent par une réplication virale massive dans la glande mammaire, entraînant une propagation du virus au sein des troupeaux et entre ceux-ci, ainsi qu'une transmission de la vache à l'homme par le lait infecté. Un cas d'infection par le virus chez une chèvre a également été documenté aux États-Unis début 2024. Des enquêtes sérologiques démontrant la présence d'anticorps chez les caprins, les ovins et les bovins suggèrent que les espèces ruminantes sont des hôtes sensibles et peuvent agir comme des réservoirs facilitant l'émergence de nouveaux virus grippaux aviaires présentant un potentiel zoonotique (voire pandémique) accru. Cependant, le tropisme viral pour la glande mammaire, ainsi que les mécanismes impliqués dans la réponse immunitaire des mamelles des ruminants aux infections par le virus grippal aviaire, sont mal compris. Pour répondre à ces questions, cette proposition rassemble l'expertise de cinq équipes dans le but de : 1/ Évaluer la capacité de souches du virus Influenza A faiblement pathogène à infecter de manière productive les cellules épithéliales mammaires primaires ovines; 2/Mettre en place un modèle d'infection in vivo chez l'ovin afin d'étudier les intéractions entre le virus de la grippe et son hôte, ainsi que les défenses antivirales dans la glande mammaire des ruminants. La demande d’autorisation de projet formulée ici concerne donc le point 2.
Bénéfices attendus
Le consortium bénéficiera du partage des connaissances, des outils et des ressources afin d'anticiper le développement de solutions pour un problème émergent en matière de santé animale. Ce projet représente également une opportunité pour les équipes disposant de compétences complémentaires de nouer des collaborations et de produire des travaux préliminaires qui pourraient ouvrir la voie à des projet scientifiques plus ambitieux. Il sera tiré parti de ce projet pour mettre en œuvre et valider des modèles d'infection par Influenza chez les petits ruminants qui pourront être mis à disposition des scientifiques et d’autres parties prennantes du secteur de la santé animale. La mise en œuvre de ce projet représente ainsi une précieuse opportunité de formation pour le personnel. Enfin, le programme scientifique proposé de tester de nouveaux outils de surveillance clinique chez les moutons (capteurs de température et caméra thermique infrarouge) et de mettre en place un modèle animal original (et plus abordable) pour reproduire les infections par le virus chez les bovins ou d'autres ruminants, qui pourrait être exploité pour le dépistage de vaccins/traitements.
Procédures
Pose des capteurs télémétriques : 20 minutes par animal 2 voies d'infection : 5 minutes par animal Prises de sang : 5 minutes par animal Ecouvillons nasaux : 1 à 2 minutes par animal
Impact sur les animaux
Les animaux vigiles seront soumis soit à une administration de deux souches de virus, dans un des deux quartiers sous contention, soit à deux voies d'administration d’une souche de virus, sous contention. Il est attendu que les animaux soient atteints par la maladie. Les symptômes attendus sont une inflamation localisée de la mamelle accompagnée d’une montée en températue localisée ou systémique. Il peut y avoir un stress supplémentaire lié aux des différentes interventions (traite ou contention pour observation clinique).
Devenir
Les animaux seront mis à mort en fin de projet, étant donné qu’ils seront soumis à une infection expérimentale.
Remplacement
Travail in vitro : depuis plus de 20 ans, des études ont été réalisées in vitro pour mieux comprendre les mécanismes de défense de la mammelle des ruminants. Au vu de la complexité des mécanismes de la réponse immunitaire, pas reproductibles en laboratoire, la mise au point du modèle doit être réalisée chez l’espèce cible(la brebis, dans ce cas particulier). Concenant la pertinance des modèles murins comme modèle, des différences majeures entre les cycles de lactation chez les rongeurs et chez les ruminants sont amplement décrites dans la littérature. Ces différences limitent l’utilisation de la souris pour aborder des questions précises, comme la réponse innée de la mamelle contre les infections. Outre les principales différences entre la souris et la brebis, il est pertinant de souligner que chez la souris, au retrait des souriceaux, la glande mammaire entre en tarissement/involution. Ainsi, la souris doit continuer d’allaiter afin de maintenir ses glandes mammaires en lactation. Lors des infections expérimentales, la présence de souriceaux genererait leur infection par l’ingestion du lait contaminé et rendrait l’étude inviable.
Réduction
Dans le cadre de ce projet, un criblage in vitro de souches sera réalisé afin de tester leurs capacités à se répliquer de manière productive dans des cellules épithéliales mammaires primaires ovines. Les résultats de ces travaux permettront ainsi de réduire le choix à 1 ou 2 souches qui seront utilisées dans les infections in vivo. Le projet visant à mettre en place un modèle d'infection in vivo chez l'ovin, nous estimons qu’il faut à minima 3 animaux par lot pour tester soit 2 souches virales, soit 2 voies d’inoculation, donc 6 animaux au total. Etant dans une démarche de preuve de concept, nous prévoyons de pouvoir reconduire l’infection au bout de quelques jours si nous ne constatons pas de signes d’infection lors de la première série d’inoculations. Ce projet constitue une étude pilote visant à évaluer pour la première fois la faisabilité du modèle expérimental proposé. Compte tenu de la taille limitée des effectifs, aucune analyse statistique n’est envisagée. Des analyses comparatives des paramètres avant et après infection seront effectuées pour chaque animal et les données individuelles seront présentées sous forme de graphiques de dispersion, afin de visualiser la variabilité interindividuelle et d’évaluer la cohérence des réponses observées. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer la mise en œuvre pratique du modèle, sa tolérance par les animaux et la pertinence des procédures expérimentales, afin d’ajuster si nécessaire le protocole avant toute étude ultérieure de plus grande ampleur
Raffinement
A partir de la période d'acclimatation, les brebis seront équipées d’un dispositif télémétrique afin de suivre la température corporelle, dispositif couramment utilisée dans nos installations. Une petite chirurgie sera necessaire pour l’implantation du capteur sur la brebis. Les données de température seront transmises à une base positionnée à proximité des animaux. Cette base est équipée d’un écran pour permettre de relever les températures enregistrées. Elle pourra également être connectée ultérieurement à un système informatique pour récupérer l’ensemble des données de températures acquises tout au long du projet. Ces données permettront de visualiser très précisement les changements de température liés à l’infection. La technologie de thermographie infrarouge (caméra thermique) sera testée pour assurer le suivi de l’inflammation et de la température au niveau de la glande mammaire. Cette approche serait une alternative moins invasive et moins contraignante pour les animaux. En effet, lors d’une mammite, une augmentation de la température au niveau local est attendue et pour l’analyser, nous devons utiliser des approches complémentaires comme la thermographie infrarouge. Cette analyse nous permettra ainsi d’évaluer la faisabilité de cette approche dans le cadre d’une inflammation contrôlée et les données générées pourrons nous aider à raffiner nos futurs modèles de mammite. Il est prévu également d’effectuer un travail de conditionnement et de renforcement positif pour les interventions prévues lors de la traite. Les animaux étant déjà présents dans notre élevage, ce travail sera mis en place et initiée sur ces animaux pour les préparer notamment aux interventions lors de la traite. Plusieurs agents de l’unité se sont formés à cette méthode. Enrichissement social : Les animaux seront hébergés en groupes. Une visite régulière des animaliers sera assurée. Une récompense alimentaire sera fournie aux animaux après les interventions.
Choix des espèces
Des enquêtes sérologiques démontrant la présence d'anticorps chez les caprins, les ovins et les bovins suggèrent que les espèces ruminantes sont des hôtes sensibles et peuvent agir comme des réservoirs facilitant l'émergence de nouveaux virus grippaux présentant un potentiel zoonotique (voire pandémique) accru. La mise en place d’un modèle infectieux sur petits ruminants est le plus pertinent et plus adapté à notre capacité actuelle de travail et d’hébergement en confinement biologique. Pour ce projet, nous avons decidé de travailler sur l’espèce ovine en tant que modèle plus abordable que l’espèce bovine pour sa facilité d’hébergement sous confinement biologique et d’approvisionnement. Cela nous permettra également d’effectuer un travail d’acclimatation et de conditionnement renforcé des animaux avant le démarrage de la procédure expérimentale. Le projet portant sur la mise en place d’un modèle d'infection in vivo chez la brebis afin d'étudier les mécanismes de défense antivirale dans la glande mammaire, les animaux utilisés seront des brebis en lactation. Les brebis seront soumises à une traite biquotidienne pour être maintenues en lactation.
Caractérisation de l’infection par le pteropine orthoreovirus et de la réponse anticorps associée dans un modèle murin
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Les souris qui perdent plus de 20 % de leur poids sont tuées, celles qui en perdent plus de 10 % passent sous surveillance renforcée. 160 souris vont être utilisées, dont 40 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, et toutes sont tuées pour prélever et analyser leurs organes. Le virus est déposé dans leurs narines, puis certaines subissent une prise de sang par semaine pendant trois ou six semaines, toujours sous anesthésie, avant une chirurgie terminale. Le porteur attend des difficultés respiratoires sévères et rattache l'étude à l'analyse future de sérums humains prélevés en Asie du Sud-Est, ce pteropine orthoreovirus transmis par les chauves-souris restant peu documenté.
Objectifs
Les virus zoonotiques émergents constituent une menace croissante pour la santé publique, notamment dans les zones où le contact entre les humains et les animaux est de plus en plus fréquent. Les pteropine orthoreovirus (PRV) peuvent être transmis par les chauves-souris, probablement par l’intermédiaire d’aliments contaminés, peuvent infecter l’humain et provoquer des infections respiratoires aiguës, principalement en Asie du Sud-Est. Une particularité de ces virus est leur capacité à provoquer de la fusion entre cellules. Ce phénomène est commun à plusieurs virus émergents reconnus comme prioritaires par l’Organisation mondiale de la santé. Toutefois, l’impact de la formation de ces cellules fusionnées dans la gravité de l’infection chez l’animal reste encore mal compris. Il en est de même pour la réponse immunitaire. Ce projet s’articule autour de deux axes principaux : 1. Etudier l’infection par ce virus, sa pathogénicité, la dose virale, et ses manifestations dans les poumons des souris infectées. 2. Évaluer la réponse anticorps antivirale des souris.
Bénéfices attendus
Le pteropine orthoreovirus (PRV) est un pathogène émergent encore peu étudié. A terme, en utilisant ce modèle de virus, cette étude permettra une meilleure compréhension des infections virales, ainsi que leur impact sur les maladies associées. Elle fournira également des informations importantes sur la réponse anticorps antivirale. Ces études permettront d’optimiser une méthode de détection de la réponse anticorps qui sera utilisée pour analyser des échantillons de sérum provenant de cohortes humaines de personnes infectées par ce virus en Asie du sud-Est. Ces travaux apporteront des données sur ce virus, mais aussi, plus largement, sur tous les virus exploitant des mécanismes analogues. Ces connaissances pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies de ciblage de ces virus, permettant ainsi de mieux lutter contre les épidémies futures. Par ailleurs, les données obtenues avec cette étude sur le modèle souris (notamment la dose infectieuses et la pathogénèse) faciliteront les études ultérieures consacrées à de potentielles perspectives thérapeutiques contre ce virus.
Procédures
- Infection des souris par le virus. Procédure courte de quelques minutes par ajout de liquide sur les narines. - Prise de sang (quelques secondes) unique, précédée d’une anesthésie, pour tous les animaux au début de l’étude. - Prise de sang (quelques secondes) 1 fois par semaine pendant 3 semaines (3 fois, 30 souris), ou pendant 6 semaines (6 fois, pour 30 souris), précédée d’une anesthésie, pour les animaux destinés à l’étude de la réponse anticorps antivirale. - 1 procédure terminale chirurgicale de mise à mort précédée d’une anesthésie et d’une analgésie. 1 fois, pour tous les animaux, procédure rapide de quelques minutes, sans réveil.
Impact sur les animaux
- Inconfort et douleur de courte durée liées aux injections et aux prélèvements sanguins. - Perte de poids jusqu’à 20%, problèmes respiratoires, difficultés respiratoires sévères liés à l’infection.
Devenir
L’intégralité des animaux seront mis à mort, nécessaire pour le prélèvement et l’analyse des organes.
Remplacement
Des approches utilisant des cellules en culture sont menées en parallèle et permettent d’orienter les hypothèses expérimentales, d’optimiser les protocoles et ainsi de réduire autant que possible le nombre d’animaux utilisés. Des études in vitro ont été menées, toutefois, ces modèles ne permettent pas de reproduire la complexité d’une infection systémique, ni les interactions tissulaires, ni la réponse immunitaire associée, nécessaires pour répondre aux objectifs du projet. Ainsi, ces études utilisant des animaux permettront de compléter les résultats déjà obtenus.
Réduction
La réduction à 5 animaux par groupe permet de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en assurant un nombre suffisant pour permettre d’émettre des conclusions sur les résultats obtenus en utilisant des tests statistiques. Le nombre d’animaux a été évalué à l’aide d’outils statistiques. Des études menées en parallèle sur des cellules en culture permettent d’orienter l’étude, réduisant ainsi le nombre d’animaux. Les expérimentations seront réalisées sur des souris mâles et femelles afin de détecter un éventuel effet sexe-dépendant sur les paramètres étudiés. Bien que ce choix augmente le nombre d’animaux nécessaires, il est indispensable pour garantir la robustesse scientifique des résultats et assurer leur validité pour les deux sexes. Les résultats impliqueront l’utilisation de tissus provenant des poumons, qui seront traités afin d’être conservés. Sous cette forme, ils seront facilement réutilisables pour des analyses ultérieures, limitant l’utilisation d’animaux supplémentaires.
Raffinement
Afin de réduire le stress lié à l’environnement, 2 semaines d’acclimatation précéderont les premières manipulations des souris, et ces dernières seront ensuite habituées à être manipulées. Les mâles hébergés ensemble proviendront d’une même fratrie afin d’éviter les comportements agressifs, le stress et les blessures. Bien que chacune des procédures de ce projet puisse occasionner des effets néfastes pour les animaux dus aux infections par le virus, chaque animal fera l’objet d’une surveillance attentive et régulière tous les jours via une grille d’observation standardisée, permettant une détection précoce des signes de détresse dans le but de minimiser toute douleur et/ou souffrance et d’optimiser le bien-être animal. Des points limites spécifiques et précoces seront mis en place. Les animaux avec une perte de poids supérieure à 10% feront l’objet d’une surveillance accrue. Si des animaux atteignent une perte de poids supérieure à 20%, ils seront mis à mort. En cas de difficulté à s’alimenter suite à l’infection, un gel nutritif pourra être ajouté à l’alimentation, et une hydratation sous-cutanée pourra être réalisée. Les animaux seront chauffés en cas d’hypothermie lors des procédures impliquant de l’anesthésie, ou causée par l’infection.
Choix des espèces
Le modèle murin a été choisi car il a déjà été montré que celui-ci est sensible aux infections par le virus utilisé pour ces expériences, et sont donc plus susceptibles de fournir des résultats exploitables. D’autre part, celles-ci figurent parmi les modèles les plus couramment utilisés en recherche. Ainsi, les données obtenues dans cette étude pourront être utilisées pour des études ultérieures utilisant ce modèle. Les procédures seront réalisées sur des souris adultes, au moins âgées de 7 semaines. Celles-ci seront commandées à un âge de 5 semaines de manière à intégrer une période d’acclimatation suffisante avant le début de l’étude. D’autre part, les souris adultes ont un système immunitaire mature, essentiel pour étudier la réponse immunitaire et la pathogénicité virale. Enfin, l’utilisation d’animaux adultes limite les variations inter-individuelles des résultats liées au développement.