Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Traitement des informations sensorielles par les neurones des noyaux thalamiques d’ordre supérieur chez la souris MODIFICATION
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
300 souris vont être utilisées, chacune opérée une fois sous anesthésie pour une ouverture de la boîte crânienne et une injection dans le cerveau, l'intervention durant environ quatre-vingt-dix minutes. Trois semaines plus tard, elles sont tuées et leur cerveau prélevé, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur relève les risques d'hypothermie, d'arrêt cardio-respiratoire sous anesthésie, de douleur postopératoire et de perte de poids rapide, et attend de cette recherche fondamentale sur un noyau du thalamus des données qu'il présente comme utiles à la compréhension de troubles psychiatriques. Cette version du projet demande 50 souris de plus que la précédente, alors qu'il affirme utiliser mâles et femelles pour éviter d'en tuer inutilement.
Objectifs
Le thalamus, porte d'entrée du cortex, est constitué d’un ensemble de structures subdivisées sur des critères anatomiques en deux catégories : les noyaux de premier ordre et les noyaux d’ordre supérieur. Les noyaux thalamiques de premier ordre ont fait l’objet de nombreuses études. Les relations entre les neurones de ces noyaux et les autres structures cérébrales ont été bien décrites et leurs rôles dans le traitement des informations, en particulier sensorielles, sont en partie établis. En revanche, l’organisation anatomique et les fonctions des noyaux d’ordre supérieur sont très mal connues. Les neurones de ces noyaux reçoivent des informations excitatrices et inhibitrices issues de nombreuses régions cérébrales mais la manière dont ces différentes entrées sont distribuées au niveau de la cellule thalamique unique et comment elles interagissent sont à ce jour inconnues. Centré sur un noyau d’ordre supérieur lié au système somatosensoriel, le noyau postérieur médian, notre projet vise à comprendre comment ces diverses informations sont intégrées par le neurone thalamique pour aboutir à un traitement complexe sensorimotreur. MODIFICATION Afin de répondre aux objectifs scientifiques sans modifier les actes mis en œuvre, ce projet nécessite une demande de modification en cours de réalisation, impliquant une augmentation du nombre d’animaux (50 animaux supplémentaires). MODIFICATION
Bénéfices attendus
Le thalamus est une structure sous-corticale par laquelle transitent la plupart des circuits neuronaux de notre cerveau ; elle établit de multiples connexions avec les régions corticales, sous-corticales et cérébelleuses. En tant que nœud de ce vaste système, le thalamus joue un rôle central dans le traitement des données sensorielles et constitue une plaque tournante essentielle pour le traitement cognitif, tel que mise en œuvre dans la mémoire de travail, l'attention ou pendant le sommeil. Des anomalies dans le système de connectivité thalamique ont été décrites chez les patients atteints de schizophrénie, de troubles bipolaires, de troubles dépressifs majeurs et de troubles du spectre autistique. De récentes données de neuro-imagerie proposent que des altérations de la circuiterie thalamique pourraient contribuer aux symptômes et aux déficits présents chez des patients psychiatriques. L’étude de la circuiterie thalamique aurait donc une grande utilité translationnelle et transdiagnostique mais les mécanismes cellulaires et moléculaires sous-jacents à ces altérations sont peu connus. En étudiant de manière précise comment s’organise d’un point de vue fonctionnel la circuiterie thalamique, ce projet de recherche fondamentale apportera des données cellulaires et moléculaires indispensables pour répondre à ce type de question.
Procédures
Toutes les souris du projet recevront sous analgésie et anesthésie générale des injections intracérébrales afin de faire exprimer des protéines fluorescentes dans des régions spécifiques du cerveau par des techniques de biologie moléculaire. Chaque souris est opérée une fois et l'ensemble de la procédure chirurgicale, de l'induction au réveil de la souris, dure environ 90 minutes. Trois semaines après injection les protéines fluorescentes sont exprimées dans les neurones. Les souris sont alors euthanasiées sous anesthésie générale sans réveil et le cerveau est prélevé soit dans le but d'effectuer des études anatomiques, soit pour étudier les propriétés fonctionnelles des régions cérébrales d'intérêt, comme par exemple d'analyser le fonctionnement des réseaux de neurones.
Impact sur les animaux
Dans de ce projet, nous pratiquerons sur les animaux des chirurgies sous analgésie et anesthésie générale pendant lesquelles une ouverture de la boîte crânienne est réalisée afin de procéder à des injections dans une région cérébrale donnée. Les éventuels nuisances et effets indésirables à court et à long terme liés à cette chirurgie sont : i) une hypothermie, ii) un arrêt cardio-respiratoire liée à l’anesthésie, III) une douleur post-opératoire se traduisant par une apparence, une position et des comportements anormaux et iv) une perte de poids rapide.
Devenir
Toutes les souris sont euthanasiées environ 3 semaines après les injections intracérébrales. Les cerveaux sont ensuite prélevés soit dans le but d'effectuer des études anatomiques, soit pour étudier les propriétés fonctionnelles des régions cérébrales d'intérêt.
Remplacement
La complexité inhérente du cerveau impose l'utilisation de modèles animaux. Ainsi, l’étude du fonctionnement des réseaux synaptiques ne peut être abordée que par des enregistrements effectués dans un cerveau intact ou sur des préparations ex-vivo qui préservent une grande partie de la circuiterie neuronale comme les préparations de tranches de cerveau. Par ailleurs, la variété des techniques de modifications génétiques chez la souris, qui permettent de visualiser ou de cibler spécifiquement des mécanismes cellulaires ou des protéines, fait de cette espèce le modèle animal privilégié. Nous considérons donc le recours à la souris comme guidé par des considérations scientifiques, techniques et éthiques.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaire pour les différentes procédures afin d’obtenir des résultats fiables a été dimensionné en s’appuyant sur nos études antérieures. L’analyse en continue des résultats nous permettra de limiter le nombre de souris dès que les valeurs moyennes estimées par rapport à notre échantillon seront dans l’intervalle de confiance satisfaisant. 300 souris seront nécessaires. Les animaux mâles et femelles seront utilisés. Cela permet de maximiser l’utilisation des animaux et de ne pas euthanasier inutilement des souris générées dans l’animalerie. Cette démarche s’inscrit donc dans l’esprit de la règle des 3R.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans l’animalerie sous la supervision des soigneurs et du vétérinaire-référent. L’hébergement des animaux est réalisé conformément à la directive européenne 2010-63-EU en terme d’espace et d’environnement. Les souris sont soumises à un cycle de lumière-obscurité dans un environnement à température et hygrométrie contrôlées avec un accès ad libitum à la nourriture et à l’eau. L’anxiété des animaux est réduite par un maintien en groupe social. Les cages complètes sont changées chaque semaine. Pour l’enrichissement, un nid végétal est placé dans la cage. Après les interventions chirurgicales, le réveil des souris est étroitement surveillé. Afin de faciliter l’hydratation des croquettes humidifiées sont disposées au fond de la cage. Des analgésiques sont administrés pour gérer la douleur post-opératoire. Lorsque le réveil est complet, la souris retourne dans sa cage avec ses congénères. Une surveillance accrue journalière est réalisée pendant 5 jours suivant l’opération afin d’observer les signes potentiels d’un mal-être. Les critères absolus suivants seront observés : i) Apparence et position anormale: poil ébouriffé, perte excessive de poils, dos courbé, yeux enfoncés, couché sur le coté et hypothermie, ii) Comportements anormaux : agressivité soudaine, abattement, inactivité, vocalisation et mutilation, isolement, diminution de l’appétit et déshydratation, iii) une perte de poids rapide. Les animaux seront pesés tous les jours pendant 5 jours après le protocole de chirurgie puis 1 fois par semaine, et iv) difficulté respiratoire. Puis une surveillance quotidienne est assurée soit par l’expérimentateur soit par les zootechniciens qui préviennent le responsable du projet en cas d’anomalie. Celui-ci prend alors une décision sur le devenir de cet animal en coordination avec le vétérinaire-référent.
Choix des espèces
Le projet utilise la souris car il s’agit du modèle mammifère de référence pour les approches expérimentales nécessitant des modifications génétiques. La puissance des outils génétiques permettra de connaitre la nature des neurones, par exemple excitatrice ou inhibitrice, et d'étudier comment l'activation de ces neurones contrôle le fonctionnement des réseaux synaptiques. Les injections intracérébrales sont effectuées chez des souris âgées d'environ 6 à 8 semaines afin que le système somatosensoriel soit parfaitement mature. Les expériences anatomiques ou les enregistrements électrophysiologiques sont réalisés 3 à 4 semaines après l'injection de virus pour permettre l’expression des protéines, soit chez des souris âgées de 9 à 12 semaines.
Etude de l’impact d’une supplémentation par des oméga-3 dans la neuropathie toxique induite par le bortézomib chez le rat
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
Jusqu'à soixante minutes d'immobilisation par test de sensibilité tactile, chaque semaine : 192 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Ils reçoivent des injections répétées de bortézomib, un anticancéreux qui provoque une neuropathie douloureuse, pour vérifier si un oméga-3 en limite les effets. Le porteur indique que l'induction de cette neuropathie constitue en elle-même une nuisance modérée qu'il juge "indispensable", et suit l'allodynie tactile et thermique, une douleur déclenchée par un stimulus normalement indolore. Le rat est retenu parce que l'équipe a déjà travaillé sur ce modèle et dispose des doses et des durées de traitement.
Objectifs
L’objectif principal de ce projet est d’étudier l'effet d'un oméga-3 sur le mécanisme toxique des neuropathies induites par un anticancéreux utilisé en clinique et d'améliorer la compréhension de l’implication d’une altération de la membrane cellulaire (impliquant aussi bien une modification de la composition en lipides qu’en protéines) dans ce mécanisme.
Bénéfices attendus
Ce projet propose d’étudier de nouvelles cibles thérapeutiques pour prendre en charge ces neuropathies pour lesquelles à ce jour la prise en charge reste très limitée en clinique. Le mécanisme sous-jacent reste encore mal élucidé et l’implication d’un remodelage membranaire potentiellement responsable des neuropathies doit être élucidé.
Procédures
Ce projet reposera sur un modèle de neuropathie chimio-induite (CIPN) chez le rat. Tous les animaux seront suivis par des tests comportementaux hebdomadaires afin d’établir l’apparition de la neuropathie et jusqu’à une semaine après la fin des injections : - évaluation de la sensibilité tactile : durée du test pour un animal de 60 minutes (max). Le test en lui-même est beaucoup plus court, mais cette durée correspond à la durée maximale de mobilisation d’un animal – évaluation de la sensibilité thermique : durée du test pour un animal 5 minutes (max). La mesure de la conduction se fera sur animal sous anesthésie permettant la pose des capteurs au niveau du nerf sciatique (3-5 min max) avant euthanasie.
Impact sur les animaux
L’induction de la CIPN chez l’animal sera une nuisance modérée à part entière, mais indispensable à la conduite de l’étude. L’induction du modèle se faisant progressivement sur une semaine, nous pouvons redouter des symptômes notables associés à une altération de son bien-être sur les quelques jours qui suivent cette induction. Les administrations répétées d’anticancéreux peuvent notamment être responsables d’une diminution du gain de poids des animaux (suivi quotidien du poids permettant un ajustement des doses ainsi que du bien-être de nos animaux). A noter que ce type d’étude ayant recours à des tests comportementaux pour suivre la CIPN nécessitent un bon état général des animaux. Un phénotypage des animaux au cours de l’induction de la neuropathie reposera sur l’évaluation des troubles du toucher et de la perception de la température au travers de tests comportementaux rapides et indolores. La mesure de la conduction nerveuse pourra être réalisée sur animal sous anesthésie gazeuse (capteurs cutanés) avant sa mise à mort.
Devenir
L'ensemble des animaux sera euthanasié à l'issue des expérimentations, après une sédation profonde et rapide. Car l’objectif sera de prélever des échantillons tissulaires du système nerveux central et périphérique afin d’étudier des anomalies retrouvées au niveau des membranes cellulaires aussi bien au niveau de la composition lipidique que protéiques (expression et localisation) pouvant expliquer l’apparition des neuropathies.
Remplacement
Ce type d'étude sur modèle animal de CIPN n'est pour le moment pas encore remplaçable par des modèles in vitro. Néanmoins, des travaux in vitro sont réalisées en parallèle sur une lignée cellulaire. Bien que ces travaux aident à compléter les connaissances sur le mécanisme lié à cette pathologie (notamment au travers de l’étude du stress oxydant), ils ne permettent pas encore d'appréhender la complexité de la physiopathologie de la neuropathie induite par les anticancéreux. Enfin, s'agissant d'étude sur la douleur, l'animal vivant est encore nécessaire pour explorer et évaluer ces troubles neurotoxiques générés par les anticancéreux au travers de tests comportementaux.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaire pour ce projet sera réduit au maximum. Généralement nous travaillons avec des groupes de n=12 animaux. Mais le plus souvent, nous devons fractionner les études en nombre d'animaux plus petits (pour des raisons de faisabilité des tests comportementaux) et avec une approche par bloc de traitement. Cette méthodologie peut permettre de réduire les effectifs d'animaux si par exemple avec n=6 ou 8, les résultats attendus sont significatifs.
Raffinement
Les tests comportementaux utilisés dans ce projet sont eux aussi bien maîtrisés par le personnel technique de notre unité de recherche. Les troubles nociceptifs seront explorés chez l’animal au moyen de tests comportementaux mesurant les seuils d’allodynie tactile ou thermique (stimulus non douloureux perçu comme douloureux), plutôt que des seuils d’hyperalgésie (stimulus douloureux). L’allodynie est un symptôme plus proche de la clinique humaine, et offre une démarche de raffinement et éthique vis-à-vis de l’animal de laboratoire. Le poids des animaux sera suivi régulièrement dans le cadre des administrations d’anticancéreux et permettra de contrôler la tolérance des animaux au traitement anticancéreux. Une grille de score basée sur le comportement de l’animal a été créée pour évaluer son niveau de souffrance et repérer une dégradation trop importante de son état, pouvant conduire à sa mise à mort anticipée.
Choix des espèces
Le rat est habituellement utilisé pour ces travaux portant sur les neuropathies chimio-induites (CIPN). D’autres travails antérieurs de l’équipe sur cette thématique ont eu recours à la même espèce ce qui permet de bénéficier d’une expertise et de données antérieures ainsi que du modèle de neuropathie chimio-induite (choix des doses et du temps de traitement). Enfin, le rat possède une activité et un comportement spontanée tout à fait adaptés à l’étude de la douleur au travers de tests comportementaux permettant de confirmer l’induction de la neuropathie. Les animaux auront 5 semaines à la réception à l'animalerie, et ils auront 1 semaine d'acclimatation, pour avoir un âge d’environ 6 semaines au début des expérimentations. L’âge de 6 semaines est communément choisi pour ce type de projet.
Sélection de nouvelles constructions génétiques chez le rat pour la restauration visuelle par stimulation optique ou ultrasonore.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Une partie des 780 rats utilisés est aveugle, issue d'une lignée dont la rétine dégénère comme dans la rétinite pigmentaire humaine. 580 relèvent de procédures d'un niveau de souffrance léger et 200 d'un niveau modéré, tous sont tués et leurs yeux comme leurs cerveaux prélevés. Les uns reçoivent une injection dans les deux yeux, les autres une injection dans l'aire visuelle du cerveau au cours d'une chirurgie de trente minutes, suivie pour la moitié d'entre eux d'un enregistrement cérébral pouvant durer trois heures sous anesthésie. Le porteur annonce 780 rats et renvoie, pour seule justification de ce chiffre, à un calcul de puissance fondé sur des études passées.
Objectifs
La rétinite pigmentaire (RP) et le glaucome sont parmi les maladies les plus fréquentes menant à la cécité. Le développement de méthodes pouvant assurer la restauration d’une vision utile tout en couvrant cette variété de pathologies reste un défi majeur. Les stratégies de restauration visuelle par des techniques novatrices appelés optogénétiques et sonogénétique reposent sur l’expression de protéines sensibles à la lumière ou aux ultrasons, dans les structures du système visuel. Dans ce projet, nous traiterons différentes structures : la rétine et les aires visuelles du cerveau Ces nouvelles techniques sont de plus en plus utilisées aujourd’hui pour trouver denouvelles alternatives thérapeutiques et permettre de « redonner » la vision » à des patients aveugles. Pour cela nous allons tester différentes protéines photosensibles ou mécanosensibles. Ces constructions seront administrées dans les tissus cibles grace à des vecteurs non pathogènes pour l’Homme et l’animal. Nous étudierons dans ce projet l’efficacité de nos constructions dans l’activation des neurones cibles de la rétine et du cerveau .
Bénéfices attendus
En France, 0,12 pour cent de la population (80 000 personnes) souffre de cécité et 2 pour cent (1,3 million de personnes) souffre de malvoyance Notre projet comporte des stratégies d’amélioration de la thérapie au niveau de l'œil. Le but du projet étant de tenter de redonner une vue avec une acuité suffisante pour pouvoir vivre de manière autonome à l’aide de technologies innovantes. La comparaison des résultats entre stimulation lumineuse pour l’optogénétique et par ultrason pour la sonogénétique sera également un atout majeur, apportant un bénéfice direct de combiner ces tests et trouver la meilleure thérapeutique.
Procédures
Dans cette étude, nous réaliserons deux types d'interventions chirurgicales, oculaires et cérébrales. Ces interventions chirurgicales sont pratiquées sur deux groupes d'animaux différents. Elles seront réalisées comme suit : Chirurgie oculaire : injection dans l’oeil de particules sélectionnées, sous anesthésie générale et analgésie. Durée de l’intervention : 10 minutes ; une fois par animal pour les deux yeux. Études ; Observation du fond d'œil par des techniques optiques, sous anesthésie générale. Durée : 10 minutes ; jusqu’à quatre fois par animal. Chirurgie cérébrale : injection dans l’aire visuelle du cerveau de particules sous anesthésie générale et analgésie. L’intervention dure 30 minutes par animal et est réalisé une seule fois. Études ; La moitié des animaux de ce groupe subissent des enregistrements cérébraux pendant que leur cerveau est stimulé par la lumière ou le son. La durée d’une mesure est de 180 minutes (au maximum) sous anesthésie et analgésie. La mesure est réalisée une seule fois par animal, expérience.
Impact sur les animaux
La manutention des animaux peut engendrer un leger stress. Les injections peuvent engendrer une légère douleur au moment de l’introduction de l’aiguille. Il y a un léger risque d’hypothermie et de défaillance cardiovasculaire lors des anesthésies générales. Suite aux chirurgies de l’œil, il existe un faible risque d’une brève hémorragie localisée et d’inflammation de l’œil. Il existe un risque de douleur postopératoire. Suite aux chirurgies au niveau du cerveau, il existe un petit risque d’ouverture des points de suture dans les 24 heures qui suivent la chirurgie. L’animal pourra aussi éprouver de la gêne momentanée vis-à-vis de points de sutures. Tous ces risques aussi rares soit-il peuvent créer un stress physique sur les animaux et engendrer une perte de poids.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure. Les yeux et les cerveaux des animaux seront prélevés post mortem pour des analyses complémentaires, ce qui justifie l’euthanasie.
Remplacement
Avant de mener des expériences sur des animaux, nous testons les protéines dans des cultures cellulaires. Nous testerons préalablement nos constructions virales sur des organoïdes rétiniens in vitro. Parallèlement, nous développons une plateforme d'organoïdes rétiniens pour le criblage viral. Cependant, Les mécanismes physiologiques de diffusion des particules virales dans l’œil et le cerveau ainsi que leur pénétrance dans les tissus et la pénétrance de ces particules dans la rétine, ne peuvent être observés que dans un organe dans son ensemble. De même, les mécanismes physiologiques de diffusion des particules utilisés pour une diffusion dans le cerveau ne peuvent être observés que dans des cerveaux fonctionnels. L’utilisation de l’animal est donc indispensable dans notre étude.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit au minimum pour pouvoir obtenir suffisamment de données statistiquement significatives et atteindre l’objectif scientifique fixé ci-dessus ; il a été défini grâce a un calcul de puissance statistique se basant sur des études passées utilisant une technique similaire. Les résultats seront quant à eux analysés avec des outils statistiques adaptés. Nous prévoyons d’utiliser 780 rats
Raffinement
Les animaux en provenance de l’extérieur observeront une période d’acclimatation (minimum 5 jours). Les animaux sont hébergés dans des cages de stabulation avec enrichissement, alimentation et abreuvement à volonté. L’atmosphère est contrôlée pour les conditions d’hébergement (température et hygrométrie stable). Nous utilisons de la litière de peuplier dépoussiérée de 2 mm en vue de limiter la poussière qui pourrait etre irritante pour les yeux. Lors de la procédure d’imagerie, les animaux bénéficieront d’une anesthésie gazeuse. Pour les enregistrements d’électrorétinogramme, une anesthésie fixe et locale de la cornée sera administrée et les animaux seront placés sur une table chauffante. Les chirurgies se feront dans le respect de l’asepsie, les animaux seront maintenus sur un tapis chauffant. Ils bénéficieront d’une analgésie, d’une anesthésie générale et d’une anesthésie locale adapté aux actes. Suite à la chirurgie, le bien-etre des animaux est surveillé quotidiennement. Une signalétique indiquant le type d’intervention permet une surveillance plus adapté en fonction des actes réalisés. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet seront appliqués.
Choix des espèces
Nous avons choisi le rat car c’est un modèle très largement utilisé pour l’exploration de la perception sensorielle. C’est un animal qui nous permettra de tester de nombreuses combinaisons et d’obtenir des résultats prédictifs sur l’efficacité des molécules candidates. Nous avons choisi un modèle de référence de rat aveugle. Ce modèle a une dégénérescence des cellules rétiniennes comparable à celle de l’Homme dans le cas d’une rétinite pigmentaire qui nous permettra d’avoir des résultats pertinents Notre deuxième modèle est un modèle courant de rat souche commerciale, non aveugle. Les animaux commerciaux seront agés de 9 semaines, les animaux aveugles seront agés de 36 semaines au début des études. À cet age, la structure cérébrale et rétinienne sont matures, et la dégénérescence rétinienne est complète pour le modèle aveugle
Création et évaluation du bien-être animal d’une lignée de souris à visée de recherche sur la thématique des maladies valvulaires cardiaques associées au gène de la Filamine A
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Six échographies cardiaques de vingt minutes sous anesthésie, entre trois semaines et douze mois d'âge, attendent 96 souris créées pour porter une mutation qui provoque un prolapsus de la valve mitrale. Le niveau de souffrance déclaré est léger et toutes seront tuées. Le porteur écrit qu'aucune nuisance ni effet secondaire ne sont attendus, alors que le projet consiste à installer dans une lignée une mutation cardiaque humaine et à en suivre les effets pendant un an. La mise à mort en fin de protocole sert à prélever les cœurs.
Objectifs
Le prolapsus valvulaire mitral (PVM) est l’une des pathologies cardiovasculaires les plus fréquentes, et est associé à un haut taux de morbidité et de mortalité. A l’heure actuelle, aucun traitement pharmacologique n’est disponible pour les patients porteurs d’un PVM, la seule option étant la chirurgie valvulaire mitrale, une approche thérapeutique très invasive. Notre projet a pour objectif d'analyser et d’identifier les mécanismes physiopathologiques impliqués dans la survenue du PVM, mais aussi de la cardiomyopathie potentiellement associée à cette maladie valvulaire. Notre équipe a identifié lors de l’analyse génétique d’une grande famille vendéenne, la première mutation causale associée au PVM. L’objectif du projet est de créer et d’évaluer le bien-être animal d’une nouvelle lignée porteuse de cette mutation.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra, via la génération d’un nouveau modèle animal, une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques impliqués dans le développement et la progression du PVM, ainsi que l’identification de potentielles cibles thérapeutiques pour traiter les patients.
Procédures
Des approches macroscopiques (observation du comportement, suivie du poids et de la prise alimentaire), un prélèvement unique pour le génotypage (pour une durée de 5 minutes) et enfin une approche d’imagerie (échocardiographie) seront réalisés à 3 semaines, 6 semaines, 3 mois, 6 mois, 9 mois et 12 mois pour tous les groupes (durée de l’échographie 20 minutes par animal). Ces approches seront réalisées, pour certaines, sous anesthésie dès le jour 21 après la naissance jusqu’à 12 mois.
Impact sur les animaux
Aucune nuisance ou effet secondaire ne sont attendus lors de la réalisation de cette étude. Le stress ressenti par les animaux sera limité ou maitrisé. Les pesées seront rapides et la préhension réduite par l’utilisation d’un tunnel (1 fois par semaine pendant 12 semaines puis 1 fois par mois pendant 12 mois). L’acquisition des images échocardiographiques est réalisée sous anesthésie générale à l’isoflurane en ventilation spontanée.
Devenir
Euthanasie en fin de protocole afin de prélever les cœurs pour analyse.
Remplacement
La modélisation in vitro ou in silico de la pathologie valvulaire cardiaque est limitée. En effet, les valves subissent à chaque cycle cardiaque des stress mécaniques multiples (tension, pression, flux) et répétitifs, qu’il est impossible de modéliser. De plus, le retentissement sur le myocarde de la pathologie, ne peut lui non plus être modélisé in vitro ou in silico. Une approche de physiologie et pathophysiologie intégrée est donc nécessaire pour répondre aux questions auxquelles nous faisons face. Comparativement au modèle de rat pour lequel les outils d’exploration restent très limités, un modèle de souris nous permettra une exploration plus poussée des mécanismes physiopathologiques impliqués.
Réduction
Les croisements sont élaborés pour obtenir un nombre suffisant d’animaux permettant d’obtenir des résultats robustes et fiables pour l’évaluation du bien-être animal. Leur nombre est adapté aux besoins de l’évaluation du bien-être chez les deux sexes (au moins 14 animaux par génotype selon les recommandations européennes).
Raffinement
Les souris sont hébergées en cages ventilées enrichies en tunnel et frisottis, avec un accès à l’eau et la nourriture en continue. La procédure d’imagerie proposée est non invasive et permet de suivre un même animal longitudinalement. Elle est réalisée sous anesthésie avec contrôle continue des constantes de l’animal. Les points limites ont été identifiés.
Choix des espèces
De nombreux processus et systèmes biologiques inter-régulés et intégrés sont décrits dans le PVM. Il est donc impossible de substituer ou modéliser par des approches in vitro ou in silico l’ensemble de ces processus. Le recours au modèle animal est donc primordial. L’utilisation de ce modèle permet quant à lui d’étudier la protéine mutée endogène, ce qui est primordial au regard de son activité ubiquitaire, intervenant dans différentes voies de signalisation. Le modèle murin est le modèle de choix car il est utilisé de longue date pour caractériser les différentes complications cardiaques. Il nous permet également d’avoir accès à de nombreux outils d’analyse qui nous permettront de définir les mécanismes impliqués dans le développement de la pathologie, et ainsi identifier de potentielles cibles thérapeutiques pour les patients porteurs de cette maladie. Un phénotype similaire au modèle de rat est attendu chez les souris. Le bien être animal sera évalué de la naissance jusqu’à 52 semaines. Le génotypage sera réalisé au moment du sevrage à 21 jours.
« Etude des réponses pulmonaires inflammatoires aiguës et chronique et tests de composés thérapeutiques »
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système respiratoire
4 320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, réparties à parts égales entre des procédures d'un niveau de souffrance léger, modéré et sévère. Sous anesthésie, chacune reçoit dans le nez ou la trachée un produit qui enflamme son épithélium pulmonaire, puis des candidats médicaments jusqu'à deux fois par jour, soit au maximum 32 administrations par animal. Le projet précédent avait provoqué des difficultés respiratoires, une perte de poids et un poil hérissé, effets que le porteur attend de nouveau. Il annonce comme retombées des cibles thérapeutiques potentielles et des publications scientifiques, affirme qu'aucun modèle in vitro ne remplace "l'animal entier" et conclut que la souris reste "indispensable".
Objectifs
Ce projet est la suite d’un précédent projet qui vise à étudier les mécanismes qui participent à la mise en place de la réponse immunitaire pulmonaire en réponse à des agressions répétées (comme des agents toxiques, des particules, etc) de l’épithélium pulmonaire et causant des pathologies pulmonaires. L’objectif est d’étudier le rôle des acteurs immunologiques qui participent à la réponse inflammatoire pulmonaire suite à un endommagement et qui peuvent conduire au développement de pathologies irréversibles comme la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI). La FPI est la plus grave des maladies pulmonaires interstitielles caractérisées par une inflammation du tissu interstitiel qui soutient les alvéoles pulmonaires. C’est une pathologie dévastatrice caractérisée par une dérégulation des processus de réparation mis en place lors d’un dommage du tissu pulmonaire. Cela se traduit par une cicatrisation des poumons conduisant à une perte progressive de la fonction respiratoire. Les causes de la FPI restent à ce jour peu connues. L’objectif est d’étudier le rôle des cellules, cytokines, récepteurs ou voies de signalisation impliqués dans la réponse immunitaire de l'hôte afin de participer à l’amélioration de nos connaissances. Dans un second temps, une fois que des cibles thérapeutiques auront été identifiées, nous testerons ces composés à visée thérapeutique pour voir l’évolution sur la pathologie.
Bénéfices attendus
La mise en place de ces modèles chez des souris déficientes en certains gènes permettra de valider la contribution des gènes correspondants et donc des voies de signalisation ou cytokines impliquées dans ces mécanismes pathologiques. Une fois validées ces molécules représentent des cibles thérapeutiques potentielles dont la pertinence sera vérifiée par l’utilisation d’inhibiteurs spécifiques. Ces travaux feront l’objet de publications scientifiques.
Procédures
Un prélèvement sanguin unique sous anesthésie gazeuse sur tous les animaux utilisés dans le projet pourra être effectué. Les administrations d’inducteur se feront par voie intranasale ou intratrachéale sous anesthésie ou par voie intrapéritonéale. 3 administrations maximales auront lieu espacées de minimum 6h pour la procédure 1 et 24 h pour la procédure 2. Les administrations de « candidat médicament » pourront se faire par par voie intranasale/intratrachéale, intrapéritonéale, sous-cutanée ou gavage. Le traitement pourra commencer jusqu’à 24h avant l’exposition inflammatoire ou au moins 1h après induction et se prolonger pendant toute la durée de l’expérience pour assurer un effet optimal. A noter que les traitements pourront être réalisés 2x par jour durant les 3 premiers jours, ce qui correspond au pic de l’inflammation aigüe, soit au maximum 32 administrations par animal. Les interventions, que ce soit prélèvement ou administration, sont de courte durée soit 30 sec/intervention.
Impact sur les animaux
La fibrose pulmonaire chez l'homme comme chez la souris est associée à une perte d'appétit et un amaigrissement. Il pourra s’en suivre une locomotion limitée. Les souris en expérimentation sont observées tous les jours pour identifier d’éventuels effets indésirables et d’éventuels signes de souffrance. Dans le projet précédent, nous avons constaté des difficultés respiratoires, une perte de poids, un poil hérissé. L’état général peut conduire à une locomotion réduite. Dans certains modèles, une légère hypothermie peut avoir lieu. Un stress sera induit par la manipulation et l’anesthésie. Une légère gêne sera présente lors de l’administration intranasale ou intratrachéale. Certaines lignées utilisées sont immunodéficientes, cependant, les phénotypes ne s’expriment pas dans nos conditions d’élevage en portoir ventilé.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort. Al'issue de la mise à mort, un lavage bronchoalvéolaire et des prélèvements seront effectués pour étudier la réponse immunitaire dans les différents compartiments.
Remplacement
Nous menons des études in vitro sur des cellules épithéliales murines qui nous permettent d’évaluer la toxicité des molécules utilisées. Nous regardons l’efficacité potentielle de ces molécules en regardant la sécrétion de molécules de l’inflammation (cytokine pro-inflammatoire par exemple). Bien que nous conduisons en parallèle ces études in vitro, l’inflammation et la fibrose pulmonaires sont des pathologies globales qui ne peuvent être étudiées de façon complète que sur des animaux entiers avec leur physiologie et les différents échanges inter-organes. Le modèle animal reste indispensable afin d’examiner la réponse de l’organisme dans son ensemble. Aucun modèle expérimental in vitro n’est à même de remplacer l’animal entier pour étudier la réponse et les inter-relations entre les différents acteurs cellulaires et moléculaires des réponses immunitaires innées et acquises. C’est le seul moyen d’analyser les interactions entre les différents types cellulaires au niveau du poumon et d’examiner la pathologie au niveau histologique, aspects qui ne peuvent pas être développés in vitro ou in silico.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence des résultats statistiquement pertinents et reproductibles, sur les paramètres étudiés. Il ressort ainsi que 5 animaux/groupe contrôle où la variabilité attendue est faible et 10 animaux par groupe traité où la variabilité est plus grande seront nécessaires. Des tests statistiques seront réalisés systématiquement pour valider nos résultats afin de prendre en compte le nombre d'animaux et de répétitions adéquats. Nous optimisons chaque expérience en termes de prélèvements effectués et de paramètres mesurés.
Raffinement
Les principaux signes cliniques observés dans ces modèles de pathologie font partie des critères d’évaluation à savoir la prostration, amaigrissement et difficultés respiratoires. Si le poids ou la mobilité des souris sont affectés, de l’hydrogel sera déposé au fond de la cage pour limiter la perte de poids et la déshydratation. Suite aux résultats précédents et en accord avec la Structure Bien-Etre Animal, des croquettes mouillées seront déposées dans la cage dès l’administration de l’inducteur causant une perte de poids. Tout au long du déroulement des expériences, une observation quotidienne de l'état clinique des souris utilisées sera assurée, et une surveillance renforcée selon les cas. Les instillations intranasales ou intratrachéales seront réalisées sous anesthésie gazeuse afin de réduire à un strict minimum le stress et la souffrance de l'animal. Afin d’éviter la déshydratation lors de l’étude des effets du gaz halogéné, plusieurs raffinements ont été apportés en accord avec la Strcuture Bien-Etre Animal : tapis chauffant pendant l’exposition, application oculaire d’une solution en début et en fin d’exposition, système humidificateur d’air, croquettes humidifiées en fin d’exposition afin de faciliter la ré-hydratation des souris après l’anesthésie générale. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet seront appliqués.
Choix des espèces
Le choix de la souris pour la réalisation des expériences envisagées se justifie scientifiquement : -La souris est un mammifère qui présente une architecture anatomique et fonctionnelle comparable à l’espèce humaine. -La souris est l’un des seuls modèles de mammifères permettant de telles modifications génétiques de précision cellulaire. -La souris reste l’animal modèle de référence dans la communauté scientifique pour étudier expérimentalement les mécanismes immunitaires pulmonaires. En particulier, des modèles de maladies pulmonaires chez la souris ont été développés dans différents laboratoires dont le nôtre depuis plusieurs années, ce qui nous permet de maitriser ce smodèles. L'espèce murine est le seul modèle pour lequel nous disposons de lignées génétiquement déficientes validées pour les voies de l'inflammation. Les animaux sont utilisés au stade adulte (7 semaines minimum) afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé et dont le système immunitaire est mature.
Étude des récepteurs impliqués dans la plasticité et la mémoire hippocampique chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
54 souris subissent deux injections dans le cerveau au cours d'une chirurgie de quatre-vingt-dix minutes, et une partie d'entre elles une seconde opération de une à six heures sans réveil, pendant laquelle leurs neurones sont stimulés et enregistrés. 30 de ces 54 souris relèvent de procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, et toutes sont tuées à la fin pour des analyses histologiques. L'objectif tient en une phrase, déterminer quels mécanismes contribuent à la plasticité synaptique, et les bénéfices annoncés se limitent à mieux comprendre les troubles de la mémoire à plus long terme. Les seules atteintes décrites sont une douleur post-opératoire de vingt-quatre à quarante-huit heures, un stress léger lors des pesées et un stress aigu de deux secondes pendant un test comportemental que le porteur ne nomme pas.
Objectifs
La mémoire repose sur la modification des connexions neuronales dans l'hippocampe, un processus appelé plasticité synaptique. Ce projet de recherche fondamentale vise à déterminer quels mécanismes contribuent à ce processus.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes de la mémoire. Il permettra d’identifier les mécanismes qui font qu’on se souvient de certaines choses et pas d’autres, et à plus long terme de mieux comprendre les troubles de la mémoire.
Procédures
Les animaux seront soumis à une ou deux interventions chirurgicales sous anesthésie générale, une première permettant deux injections intracérébrales durera environ 90 minutes et une seconde pour les enregistrements de l’activité neuronale et la stimulation des neurones à dopamine durera de 1 à 6 heures.
Impact sur les animaux
Les animaux subiront soit une, soit deux chirurgies : la première, d’une durée inférieure à 90 minutes, pourra induire une douleur post-opératoire modérée durant 24 à 48 heures. Le suivi post-opératoire comprendra des pesées régulières pouvant induire un stress léger de quelques dizaines de secondes. La seconde chirurgie, sans réveil, durera entre 1 et 6 heures pour les enregistrements électrophysiologiques et la stimulation des neurones. Les animaux soumis à une seule chirurgie seront soumis à un test comportemental provoquant un stress aigu mais de courte durée de 2 secondes.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure en vue d'analyses histologiques.
Remplacement
Le projet vise d'une part à déterminer comment la dopamine déclenche la plasticité synaptique dans l’hippocampe. Cette question nécessite l’intégrité fonctionnelle du cerveau. D'autre part, l’évaluation des conséquences de ces mécanismes sur les performances mnésiques impose la réalisation de tests comportementaux, qui requièrent l’utilisation d’animaux vivants et conscients. Pour ces raisons, l’utilisation de l’animal in vivo demeure indispensable pour atteindre les objectifs scientifiques du projet.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé à partir de nos données antérieures de manière à obtenir une puissance statistique a priori de 90%. Sur cette base, 12 souris par groupe seront incluses pour les analyses électrophysiologiques et 15 souris par groupe pour les analyses comportementales.
Raffinement
Les animaux seront habitués une semaine aux conditions d’élevage après réception puis progressivement entraînés à la manipulation afin de limiter le stress avant les procédures expérimentales. Tout au long du protocole, une surveillance quotidienne sera assurée, avec une attention accrue en période postopératoire. Des mesures spécifiques seront mises en place pour minimiser les effets indésirables sur le bien-être des animaux : maintien de la température corporelle pendant et après la chirurgie et mise à disposition de gel réhydratant et d’aliments faciles d’accès et gestion systématique de la douleur en post opératoire. En cas d’altération de l’état général d’un animal, une évaluation clinique structurée sera réalisée afin de définir la conduite à tenir.
Choix des espèces
Les outils nécessaires pour stimuler spécifiquement les neurones à dopamine avec une précision de l’ordre de la milliseconde sont disponibles uniquement chez la souris. Les structures impliquées dans la mémoire étudiées dans ce projet sont conservées chez la plupart des mammifères. Ce qui nous permet d'extrapoler nos conclusions tirées de cette étude chez l’humain. Les animaux seront inclus dans le protocole à l’âge adulte, entre 2 et 8 mois afin d’éviter des effets du développement ou du vieillissement.
Exploration des mécanismes moléculaires et cellulaires du renforcement des connections entre neurones induit par la dopamine dans le cerveau de la souris anesthésiée-MODIFICATION
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Une première chirurgie d'environ quatre-vingt-dix minutes sous anesthésie générale sert à injecter un vecteur viral dans le cerveau, et laisse vingt-quatre à quarante-huit heures de douleur post-opératoire modérée. Vient ensuite une seconde chirurgie de une à six heures, sans réveil, pour enregistrer l'activité des neurones et stimuler ceux qui libèrent de la dopamine. 120 souris vont être utilisées de cette façon, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées au terme de la seconde opération pour des analyses histologiques. Le porteur rattache le projet à une meilleure compréhension, à plus long terme, de la maladie de Parkinson, de l'addiction et du trouble du déficit de l'attention, quand l'objet immédiat reste de décrire un mécanisme de plasticité chez la souris anesthésiée.
Objectifs
Dans ce projet nous explorerons par quels mécanismes la dopamine permet la plasticité neuronale responsable de la mémorisation chez la souris. Pour cela, nous provoquerons la modification des connexions entre neurones de l’hippocampe en stimulant les neurones à dopamine. Après la mise à mort des souris, nous prélèverons des organes pour étudier les modifications moléculaires et cellulaires déclenchées par de cette plasticité.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes neurobiologiques de la mémoire chez les mammifères en général et chez l’homme en particulier. Il permettra d’identifier les mécanismes qui font qu’on se souvient de certaines choses et pas d’autres, et à plus long terme de mieux comprendre les troubles cognitifs associés à des dysfonctionements de la transmission dopaminergique, comme par exemple dans la maladie de Parkinson, dans l’addiction ou les désordre neurodéveloppementaux comme le Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH).
Procédures
Les animaux seront soumis à deux interventions chirurgicales sous anesthésie générale, une première permettant l’injection d’un vecteur viral durera environ 90 minutes et une seconde pour les enregistrements électrophysiologiques et la stimulation des neurones à dopamine durera de 1 à 6 heures.
Impact sur les animaux
Les animaux seront exposés à deux anesthesies générales, une première d'une durée inferieure à 90 minutes et une seconde sans réveil (durée comprise entre 1h et 6h). La première chirurgie est susceptible d’induire une douleur post-opératoire modérée durant 24 à 48 heures. Les pesées nécessaires au suivi post-opératoire peuvent entraîner un stress léger de quelques dizaines de secondes.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure en vue d’analyses histologiques.
Remplacement
Le projet a pour objectif d’évaluer comment la dopamine déclenche la plasticité dans l’hippocampe. Ceci nécessite l’intégrité de l’ensemble du cerveau (l’hippocampe et le système à dopamine) et l’utilisation de souris transgéniques qui permettent de stimuler spécifiquement les neurones à dopamine avec une résolution de l’ordre de la milliseconde. Il n’est pas possible, à l'heure actuelle, d’étudier cela par d’autres moyens que l’expérimentation animale in vivo (ni modélisation ni culture cellulaire) car les données biologiques sur ce sujet sont trop rares et parcellaires.
Réduction
Cette étude étant exploratoire, le nombre d’animaux par groupe (n= 12) a été déterminé sur la base de d’études antérieures utilisant les mêmes techniques de mesure des modifications neurobiologiques induites par des plasticités synaptiques s’approchant de celle étudiée ici. Les tissus prélevés seront réutilisés pour mesurer plusieurs types de modifications moléculaires et cellulaires.
Raffinement
Pendant les jours qui suivent la première chirurgie, une fiche de suivi est remplie quotidiennement pendant tout le temps nécessaire à la récupération totale de l'animal. Si une altération de l’état de l’animal est observée suite à la chirurgie une grille de scoring sera utilisée pour déterminer la conduite à tenir. Les animaux seront anesthésiés et analgésiés avant le début de la première chirurgie. Des analgésiques seront également administrés en post opératoire le lendemain. Pendant les semaines qui suivront la chirurgie, les animaux seront inspectés tous les jours. Les animaux seront anesthésiés pendant toute la durée de la seconde chirurgie et tout au long des enregistrements électrophysiologiques, jusqu’à la mise à mort des animaux.
Choix des espèces
Dans cette étude, nous utilisons la souris en raison de sa pertinence comme modèle en neurosciences et de la disponibilité d’outils adaptés pour manipuler précisement les circuits neuronaux. Les animaux seront des jeunes adultes afin d’éviter les effets liés au développement ou au vieillissement.
Impact de l’inactivation d’un isoforme de PI3K sur les propriétées anti-thrombotique et anti-inflammatoire de l’endothélium MOFDIFICATION.1/2
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Pour évaluer si l'inactivation d'une protéine protège les vaisseaux de la thrombose et de l'inflammation, 178 souris génétiquement modifiées vont être utilisées, dont 54 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une partie reste sous anesthésie jusqu'à sept heures d'affilée pour l'observation de ses vaisseaux, puis est tuée par excès d'anesthésique. D'autres subissent la ligature d'un vaisseau abdominal, avec un risque de saignement important, un réveil difficile, une douleur au site d'incision et une paralysie transitoire possible des pattes arrière, ou une inflammation généralisée provoquée par injection dans le ventre. Le porteur indique que les souris reçoivent des aliments enrichis en analgésiques, et qu'une souris qui ne réagit plus aux stimulations est tuée immédiatement.
Objectifs
L’inhibition d’une protéine d’intérêt a été identifié par nos collaborateurs comme protecteur de l’intégrité endothéliale et de la barrière vasculaire dans le contexte thrombo-inflammatoire des accidents cardiovasculaires cérébraux. L’inhibition d’une protéine d’intérêt a été identifié par nos collaborateurs comme agissant sur la conservation d’un état protecteur des vaisseaux sanguins. En effet au niveau cérébral le sang contenu dans les vaisseaux n’est pas capable de s’en échapper et les amas de plaquettes sont plus petit chez ses animaux. Dans ce contexte, l’objectif de cette demande qui sera réalisé sur deux établissements utilisateurs présents sur le même campus, est d’évaluer en précliniques l’impact de son inactivation sur les propriétés inflammatoire des vaisseaux et sur les amas de plaquettes en temps reel. L’impact de cette molécule d’intérêt sera évalué grâce à des souris génétiquement modifiées et en utilisant des molécules inhibitrices candidates générées par nos collaborateurs.
Bénéfices attendus
Ce type d’expérimentation permettra d’évaluer dans un modèle complexe vertébré ne pouvant pas être reproduit in vitro, les capacités anti-thrombotique ou/et anti-inflammatoire de la protéine d’intérêt et des molécules d’intérêts testées. Nous pourrons notamment évaluer le statut inflammatoire du vaisseau dépourvu de la protéine d’intérêt mais également le développement et la solidité du thrombus (amas plaquettaire) ainsi que sa capacité à emboliser (à se détacher du vaisseau). Ces amas plaquettaires circulants sont critiques car ils sont à l’origine des obturations des vaisseaux cérébraux ou pulmonaire. Mieux comprendre l’impact de cette molécule est indispensable pour clarifier les mécanismes impliqués dans la thrombose et pour évaluer son potentiel en tant que cible thérapeutique. Cette étape est également cruciale pour envisager, à terme, le développement de molécules inhibitrices spécifiques.
Procédures
Trois types d’interventions sont réalisées sur des lots différents d’animaux : 1-Une injection intraveineuse la veille de l'expérimentation sera réalisée sur certains lots. L’intervention dure moins de 5 minutes dans EU1. Dans EU2, Le lendemain Les animaux sont, sous anesthésie profonde, préparés pour visualiser les vaisseaux sanguins, afin d’étudier la thrombose ou l’inflammation. Les animaux sont maintenus sous anesthésie tout au long de l’expérience et sont euthanasié à la fin des expérimentations qui durent respectivement 4 pour étudier la thrombose et 7 Heures pour étudier l’inflammation locale. 2- Dans EU2,Des lots différents sont exposés à un prélèvement sanguin sous anesthésie (5 minutes), à une chirurgie sous anesthésie avec ligation d’un vaisseau sanguin abdominal (40 minutes). 48 heures après la chirurgie les animaux sont euthanasiés. 3-Dans EU2 Les derniers lots d'animaux sont soumis à une inflammation généralisée par une injection intrapéritonéale. 24h après cette induction les animaux sont anesthésiés et préparés pour visualiser les vaisseaux sanguins et la réponse inflammatoire grâce à la mobilité des globules blancs. Ces animaux sont maintenus sous anesthésie tout au long de l’expérience et euthanasié après une heure d'expérimentation.
Impact sur les animaux
Les souris exprimant une forme inactive de la protéine d'intérêt sont viables et ne présentent aucun défaut morphologique apparent ni de reproduction. Les Animaux seront maintenus sous anesthésie durant la totalité de la procédure qui dure maximum 7 heures et seront mis à mort par excès d’anesthésique. Concernant les procédures sévères : Lors de ces interventions, certains effets indésirables peuvent survenir. Par exemple, l’anesthésie peut parfois perturber la respiration des souris, la rendant irrégulière ou provoquant de courtes pauses. Il existe aussi un risque de saignement important au moment de l’intervention, notamment lorsqu’on sépare certains gros vaisseaux sanguins. Après l’opération, certaines souris peuvent avoir du mal à se réveiller ou ressentir de la douleur à l’endroit où l’incision a été faite. Dans certains cas, une faiblesse ou une paralysie transitoire des pattes arrière peut apparaître. L’induction du sepsis va entrainer une inflammation généralisée chez les souris. L’inflammation sera étudiée à 24h post induction puis les souris seront euthanasiées par excès d’anesthésique.
Devenir
Les procédures utilisées étant invasives, il est nécessaire d'euthanasier les animaux en fin de procédures car ils ne pourraient pas survivre aux interventions.
Remplacement
Le recours à l’espèce souris est irremplaçable pour le déroulement de ce projet pour deux raisons majeures : (i) la complexité des mécanismes et la nature des différentes cellules misent en jeu ne sont pas modélisables par des approches in vitro et (ii) le test d’inhibiteurs sélectifs pour la protéine d'intérêt que nous souhaitons valider in vivo.
Réduction
Dans un souci d'utilisation d'un nombre minimal d'animaux, le nombre d'animaux annoncé a été calculé au plus juste à l'aide d'outils statistiques. Dans la mesure du possible, dans les experimentations de thrombose, plusieurs types cellulaire et/ou molécules seront visualisés dans les mêmes animaux. Cependant si une différence significative est obtenue entre deux groupes expérimentaux avant la réalisation de la totalité du lot, nous ne réaliserons pas le lot en entier. De plus, si aucune différence n’est obtenu avec les souris exprimant une forme inactive de la protéine d'intêret, nous ne réaliserons pas les expériences avec les molécules inhibitrices.
Raffinement
Les souris sont hébergées en groupes de 5, en présence de coton de nidification, avec boisson et nourriture à volonté. Une période de 7 jours d’acclimatation sera réalisée pour tous les animaux avant expérimentation. Les animaux sont surveillés tous les jours par du personnel. Le transport entre les deux établissements sur le même campus est effectué de sorte à minimiser les bruits et les vibrations pouvant être perçu par les animaux. Les actes invasifs sont tous réalisés sous anesthésies. Les injections permettant le maintien de l’anesthésie tout au long de l’expérimentation sont minutées et dosés pour assurer un état stable sans réveil des animaux. Cependant, si un animal venait à avoir un réveil même léger il sera immédiatement anesthésié. Pour les procédures necessitant un suivi: les souris reçoivent un traitement antidouleur régulier, des aliments enrichis en analgésiques sont mis à leur disposition, et leur état est évalué quotidiennement. Si une souris montre des signes de douleur ou de difficultés à se déplacer, des soins supplémentaires sont administrés. En l’absence d’amélioration rapide, l’animal est euthanasié pour éviter toute souffrance prolongée. De même, si une souris ne réagit plus aux stimulations, elle est immédiatement euthanasiée.
Choix des espèces
Le modèle souris est le modèle de choix pour l’étude préclinique de la thrombose et de l'inflammation. En effet la formation d’un thrombus (amas plaquettaire) et le développement d'une inflammation dans les souris est excessivement proche de celle de l’Homme, aussi bien au niveau des molécules que des cellules impliquées. Nos collaborateurs ont établi une lignée de souris génétiquement modifiées pour notre protéine d’intérêt qui nous permet d’étudier spécifiquement son impact sur la thrombose et l’inflammation. Nous travaillons sur des animaux adultes de 5 à 25 semaines, nous avons besoin d'un système immunitaire et d'une production de plaquettes maturess.
Rôle du fibrinogène dans la formation et la croissance du thrombus
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Tuées sans jamais se réveiller, parce qu'une perte de sang importante et une thrombose ne sont pas compatibles avec le maintien en vie, 1 620 souris vont être utilisées dans des procédures menées entièrement sous anesthésie. Selon les lots, elles reçoivent deux injections puis un prélèvement de sang de vingt minutes, ou deux injections puis une chirurgie de quarante-cinq minutes, ou une injection puis une coupure et la mesure du temps de saignement pendant quarante minutes. Il s'agit de comprendre le rôle du fibrinogène dans la thrombose et de chercher les combinaisons d'anticoagulants les plus sûres pour les patients porteurs d'anomalies de cette protéine. Le porteur affirme que le risque de saignement ne peut pas s'étudier in vitro faute de modèle adéquat, et que les modèles disponibles ne sont pas assez sophistiqués pour reproduire la thrombose artérielle.
Objectifs
Le fibrinogène est une protéine du plasma nécessaire à l’arrêt du saignement mais également impliquée dans la thrombose. Certaines anomalies rares du fibrinogène, comme l’absence complète ou la présence d’une forme anormale, peuvent provoquer des thromboses artérielles. Le traitement actuel consiste à remplacer le fibrinogène manquant ou non fonctionnel. Cependant, cette stratégie peut parfois elle-même favoriser la formation d’une thrombose. On utilise alors des médicaments anticoagulants ou antiplaquettaires. Ces traitements restent toutefois difficiles à utiliser, car ils augmentent le risque de saignement. L'objectif de cette étude est d'étudier le rôle du fibrinogène dans la thrombose et d’identifier les combinaisons de traitements anticoagulants ou antiplaquettaires les plus sûres et efficaces pour les patients présentant des anomalies du fibrinogène.
Bénéfices attendus
Les résultats de ces expériences contribueront à mieux comprendre comment le fibrinogène influence la formation de la thrombose. Ils permettront aussi d’identifier de nouvelles stratégies de traitement de la thrombose chez les patients atteints d’anomalies du fibrinogène. À long terme, ces avancées pourraient améliorer la prise en charge de ces patients et réduire les complications liées à ces maladies.
Procédures
Certaines souris sont soumises à 2 injections et un prélèvement de sang sur souris anesthésiées (20 min). D’autres souris sont soumises à 2 injections et une chirurgie sur souris anesthésiées (45 min). Les dernières souris sont soumises à une injection et une coupure sur souris anesthésiées (40 min).
Impact sur les animaux
Une des nuisances attendues est un impact de l’anesthésie sur le rythme respiratoire (irrégulier ou apnée). On pourra également observer une douleur localisée après les injections ainsi que d’éventuels saignements dus à la nature des molécules injectées. On pourra observer un stress dû à la contention.
Devenir
A l’issue du prélèvement de sang en quantité importante, des thromboses et du temps de saignement, les animaux sont mis à mort car la perte de sang importante et le développement d’une thrombose ne sont pas compatibles avec le maintien en vie des animaux.
Remplacement
Le but de ce projet est d’évaluer le rôle du fibrinogène dans la thrombose liée à des pathologies touchant le fibrinogène. Le risque de saignement ne peut pas être étudié in vitro car il n’existe pas de modèle adéquat à l’heure actuelle. De plus, la thrombose artérielle, étant un processus particulièrement complexe faisant intervenir plusieurs types de cellules (plaquettes, globules rouges, globules blancs) ainsi que les conditions de flux sanguin (vaisseau, pression artérielle, flux), les modèles in vitro ne sont pas assez sophistiqués pour reproduire toute la complexité de ce processus.
Réduction
Le projet se fera par étapes. Le nombre d’animaux utilisés lors de cette étude est réduit au minimum et permet l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Les effectifs sont calculés par des tests statistiques adaptés.
Raffinement
Une période d’acclimatation de 2 semaines entre l’arrivée des souris à l’animalerie et leur utilisation sera respectée. Une habituation à la manipulation et à la contention est prévue 5 jours avant le début de l’expérimentation. Le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet seront diminués au minimum : Les animaux sont hébergés en groupes sociaux. - Par une anesthésie de l’animal avant et pendant la durée de la procédure - Par l’installation de l’animal sur une plaque chauffante afin lutter contre l’hypothermie pendant la procédure - Par l’injection d’analgésique et d’anesthésique local avant chaque procédure en sous-cutanée et également appliqué sur l’œil lorsque nécessaire. Des points limites ont été déterminés afin de soustraire les animaux à toute souffrance inutile.
Choix des espèces
Des lignées de souris génétiquement modifiées sont disponibles et particulièrement adaptées à notre étude, expliquant le choix de la souris comme espèce animale. Les expériences seront menées sur des souris adultes âgées de 8 à 24 semaines, une période idéale pour éviter les effets liés à la croissance ou au vieillissement. Seule une des procédures de thrombose nécessite l’utilisation de souris d’environ 3 semaines afin de d’éviter la présence de lipides autour des vaisseaux sanguins et s’assurer de la reproductibilité du modèle de thrombose utilisé.
Rôle du récepteur aux xénobiotiques (AhR) dans la modulation de la perception orale des lipides alimentaires chez la souris : quel est l’impact d’une délétion partielle de ce récepteur ?
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système endocrinien
120 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue après un prélèvement de sang dans le cœur sous anesthésie. Elles reçoivent un régime gras pendant quinze semaines pour installer un surpoids, passent quatre analyses de composition corporelle, des mises à jeun de cinq à sept heures, des tests de perception gustative et de préférence alimentaire, et jusqu'à trente essais d'apprentissage de trois minutes. Le porteur reconnaît que le surpoids peut gêner leurs déplacements et que les bagarres imposeront d'isoler certains individus. Il affirme avoir minimisé les effectifs pour garantir la solidité statistique, sans donner un seul chiffre à l'appui, et annonce l'arrêt des expériences dès que l'effectif sera suffisant.
Objectifs
Le récepteur nucléaire d’aryl hydrocarbone (AhR) est impliqué dans la toxicité des substances comme des polluants, dans les maladies du foie et des reins, et sur le fonctionnement du système immunitaire. Des études ont également mis en évidence l'influence de l'AhR sur la perméabilité intestinale. Cependant, aucune étude n'a encore analysé son rôle dans la détection orale des lipides Or, une perturbation de ce système de détection lipidique peut avoir des conséquences néfastes sur le métabolisme et le comportement. Les individus en condition d’obésité présentent un dérèglement de ce système. Cette étude vise ainsi à décrypter le rôle de l'AhR dans la détection orale des lipides, notamment dans un contexte d’obésité. En menant cette recherche, nous espérons contribuer à une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans l'obésité et ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Les perspectives par rapport aux résultats obtenus devraient : - Etablir les rôles « physiologiques » de l’AhR au niveau de la sphère orale - Déterminer si les effets obésogènes des molécules environnementales et ligands de AhR, pourraient avoir pour origine des interactions sur la détection orale des lipides.
Procédures
Les souris seront toutes soumises à 4 tests d’analyse de leur composition corporelle de 2 min, un test d’analyse de leur prise alimentaire et hydrique sur 24h, puis à des tests comportementaux : 1) analyse de leur mobilité et anxiété (30 min), perception gustative (4 tests de 30 min avec mise à jeun entre 5h et 7h) et préférence alimentaire (16h maximum) ou 2) analyse de leur motivation (4 tests de 10 min, dont 2 tests avec mise à jeun entre 5h et 7h) et de leur apprentissage (entre 25 et 30 tests de 3 min, dont 7 maximum avec mise à jeun de 6h). Un prélèvement sanguin sera réalisé, de moins d’une minute, sous anesthésie, juste avant l’euthanasie des animaux. Un hébergement individuel durant les périodes de mise à jeun aura lieu si les animaux se battent.
Impact sur les animaux
La majorité des analyses sont des études du comportement alimentaire des animaux. Les effets indésirables attendus sont un stress dû aux mises à jeun et la possibilité de bagarres qui nécessitera l’isolement des animaux pour la réalisation de ces tests qui seront minimisés aux durées d’expérimentation. Les autres nuisances possibles sont associées à l’utilisation d’un régime gras qui entrainera possiblement un surpoids chez les animaux. La durée du régime (15 semaines) qui sera appliquée permet de mettre en place une obésité mais sans aller jusqu’au développement d’une insulino-résistance ni d’un diabète. Les animaux en régime hyperlipidique peuvent également avoir des difficultés à se mouvoir en raison du surpoids. Les animaux pourront également être stressés à cause des manipulations, un minimum de personnel, auquel les souris auront été habituées, réaliseront les protocoles.
Devenir
A l’issue de chaque procédure, tous les animaux seront euthanasiés sous anesthésie afin de réaliser des prélèvements sanguins et tissulaires.
Remplacement
Le remplacement est impossible car il s’agit d’étudier des processus physiologiques mettant en jeu plusieurs organes (intestin, tissu adipeux et foie). Il est donc indispensable de recourir au modèle animal pour une approche intégrée. Ce projet est couplé à des expériences réalisées in vitro dans l’objectif à terme de développer des études sur la détection des lipides dans ces modèles cellulaires sans nécessité d’avoir recours à des animaux.
Réduction
Les effectifs ont été minimisés tout en garantissant une pertinence biologique et une solidité statistique afin d’obtenir des résultats fiables. De plus, les analyses seront réalisées rapidement, dans le but d’arrêter les expérimentations dès que l’effectif sera suffisant pour obtenir des résultats fiables et diminuer ainsi le nombre d’animaux utilisé à son minimum.
Raffinement
Hormis les périodes de tests de comportement les animaux seront hébergés par fratries, dans des cages transparentes, pour garantir le maintien des interactions sociales. Les animaux seront hébergés dans des conditions optimales avec un enrichissement de leur milieu adapté. Ils bénéficieront d’un suivi quotidien de leur état général. Le prélèvement sanguin intracardiaque sans thoracotomie sera réalisé sous anesthésie générale, par des personnes expérimentées. S’agissant d’un projet nécessitant l’utilisation d’animaux vivants, l’utilisation de techniques non invasives et indolores ainsi que de tests comportementaux est privilégiée afin d’acquérir les paramètres physiologiques nécessaires au projet tout en respectant les questions d’éthiques en expérimentation animale et la règle des 3Rs. Enfin, un nombre restreint d’expérimentateurs disposant d’une formation et d’une qualification adéquate à l’expérimentation animale interviendra dans ce projet. Cependant, si les animaux atteignent les points limites du projet, ils seront sortis de l’étude puis euthanasiés.
Choix des espèces
Beaucoup d’études sur la thématique associée au projet ont été réalisées chez la souris. La confrontation de nos résultats avec la littérature s’avèrera donc plus pertinente. En effet, la souris est un modèle couramment utilisé dans les études sur l’obésité et les organes associés. D’autre part, dans le cas présent, le modèle transgénique utilisé permet d’éviter le passage sous un autre fond génétique et la génération d’animaux que cela engendre. Les animaux seront à l’âge adulte car tous les systèmes biologiques étudiés doivent être matures, hors phase de puberté et avant la phase de dégénérescences physiologiques liées à l’âge.
Altérations de la plasticité synaptique de l’hippocampe de rats adolescents après alcoolisation répétée à 2 fréquences différentes
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Huit injections d'alcool en huit ou quatorze jours, matin et soir ou par cycles de deux jours, sont administrées à des rats de deux mois. 180 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués ensuite pour l'enregistrement électrique de leurs neurones. L'objet déclaré est de comprendre les troubles de la mémoire chez les adolescents qui pratiquent l'alcoolisation ponctuelle importante, et le rôle de la fréquence des épisodes. Aucun test de mémoire ne figure au protocole, et le porteur ne précise ni la dose d'alcool injectée ni l'intensité de l'intoxication obtenue, retenant comme seules atteintes une douleur transitoire et une somnolence d'une heure.
Objectifs
Notre souhaitons comprendre les mécanismes cellulaires perturbés par la prise d’alcool sous forme d'intoxication répétées et responsables des troubles de la mémoire chez les adolescents pratiquant l'alcoolisation ponctuelle importante. Cette pratique est un facteur de vulnérabilité à déclencher une dépendance à l’alcool à l’âge adulte et la fréquence de cette pratique a été récemment démontré comme primordiale dans l’établissement de cette vulnérabilité. Nos résultats précédents montrent que les expositions à l’alcool à 2 fréquences différentes engendrent des modifications des modalités de communication entre les neurones de l’hippocampe (zone du cerveau impliquée dans la mémoire). Toutefois, nous ne savons rien des effets cellulaires d’expositions à l’alcool importante à différentes fréquences et par exemple, si l’intensité des défaillances mnésiques se reflète dans cette fréquence de pratique. Ici, nous souhaitons connaître le rôle des voies inhibitrices et de la voie intracellulaire, qui contrôle la production de protéines, dans les altérations de la communication entre les neurones de l’hippocampe de rats soumis à des expositions à l’alcool de type alcoolisation ponctuelle importante à 2 fréquences différentes.
Bénéfices attendus
Nos résultats précédents montrent que les expositions à l’alcool à des fréquences différentes engendrent des modifications des modalités de communication entre les neurones de l’hippocampe. Ici nous souhaitons déterminer les acteurs cellulaires responsables de ces modifications. Ce projet permettra de déterminer le type de perturbations cellulaires engendrées par les expositions à l’alcool à 2 fréquences différentes et plus particulièrement le rôle des inhibitions dans ces modifications. L’étude de la voie intracellulaire, impliquée dans la production de protéines nécessaire à générer ces modalités de communication entre les neurones, indiquera si l’alcool perturbe à long terme la production protéique, ce qui pourrait expliquer pourquoi la mémoire est altérée (sans protéines, il n’y aura pas de plasticité). Enfin, le fait de comparer deux fréquences indiquera si nous avons les mêmes cibles cellulaires impliquées dans les défauts de communication entre les neurones et si donc, on devrait prendre en compte plus sérieusement, la fréquence des expositions à des épisodes d'alcoolisation intenses et rapides (i.e., binge drinking) dans la jeune population.
Procédures
Les animaux subiront 8 injections d'alcool sur une durée de 8 ou 14 jours. Deux fréquences d’injections seront étudiées : - Fréquence 1 : une injection le matin et le soir (en alternant les côtés) tous les 2 jours pour un total de 8 injections (durée du protocole : 8 jours, Fréquence 1 binge/j) - Fréquence 2 : une injection le matin pendant 2 jours de suite, suivie de 2 jours sans alcool. Ce cycle sera répété 4 fois pour un total de 8 injections (durée du protocole : 14 jours; Fréquence de 1 binge/2j). La manipulation de l'animal nécessaire à l’injection durera moins d’une minute
Impact sur les animaux
Les animaux recevront des injections d’une solution d'alcool. Les nuisances ou effets indésirables attendus sont donc liés à l’injection elle- même et à la préhension de l'animal nécessaire pour la réaliser et qui peut induire un stress chez l'animal (contention environ 0.5 à 1 min jusqu’à l’injection), ainsi qu’à une douleur transitoire due à l'injection, et un état de somnolence durant l’heure suivant l’injection puisque l'alcool est un sédatif reconnu.
Devenir
Tous mis à mort pour études électrophysiologiques
Remplacement
La mémoire est localisée dans l’hippocampe et nécessite des interactions entre neurones de cette structure. Il est donc nécessaire d’enregistrer les neurones de l’hippocampe dans un modèle expérimental conservant l’intégrité anatomique et fonctionnelle de la structure. Aujourd’hui des modèles de culture en 3D de neurones de l’hippocampe existent. Ils sont appelés organoïdes. Malheureusement leur usage dans cette étude en remplacement des animaux n’est pas envisageable car leur niveau de complexité ne permet pas de reproduire les phénomènes de plasticité synaptique (i.e., changemetns des modalités de communication entre neurones) existant in vivo.
Réduction
Le nombre nécessaire d’animaux a été déterminé en amont à l’aide d’études préalables exécutées dans le laboratoire du dépositaire et d’articles scientifiques. De plus, le nombre d’animaux a été confirmé par un calcul de puissance statistique.
Raffinement
A leur arrivée, afin de réduire toutes formes de stress et souffrance, tous les animaux seront manipulés de manière douce de la part du personnel engagé sur le projet afin de les habituer à la présence et odeur du manipulateur. Ils seront également habitués à être manuellement contendus pour diminuer le stress lié à ce geste pendant les administrations i.p. L’ensemble du personnel est qualifié afin de surveiller quotidiennement les animaux. Chaque animal aura une fiche de bien-être qui sera remplie quotidiennement, des points limites ont été définis et seront appliqués. Si un animal présente des signes de douleur ou de souffrance (perte de poids, posture, respiration ou comportement anormal, ou déshydratation), des actions correctives seront mises en place pour le soulager (réhydratation par voie orale à l’aide de pipettes, accès facilité à la nourriture en posant des croquettes sur la litière, administration d’un traitement antalgique, ou mise à mort). Les animaux sont hébergés par 3 (groupe social stable) dans des cages contenants de l'enrichissement (tubes de carton comme abri et litiére foisonnate pour le nid).
Choix des espèces
Les études seront menées chez le rat, puisque les mécanismes de plasticité synaptique (i.e., changements des modalités de communication entre neurones) chez cet animal sont bien décrits, similaires à ceux retrouvés chez l’homme, et mesurables en laboratoire. Nous travaillerons sur des adolescents (2 mois), parce que l’alcoolisation ponctuelle importante est prépondérante dans cette tranche d’âge chez l’humain.
Influence des récepteurs 5-HT4 corticaux sur le potentiel d’antidépresseurs à action rapide des agonistes des récepteurs 5-HT4.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
129 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue pour prélever leur cerveau. Chacun subit une ablation des bulbes olfactifs par chirurgie intracérébrale d'environ trente minutes, puis une seconde opération onze jours plus tard pour poser un dispositif d'administration continue, avant deux séances d'observation de dix minutes de son activité motrice. Cette ablation sert à reproduire chez le rat un état dépressif, afin de mesurer la vitesse d'action de molécules agissant sur un récepteur de la sérotonine. Le porteur affirme que les rats opérés ne présentent aucune altération comportementale caractéristique d'un stress, d'une souffrance ou d'un inconfort, dans un modèle dont l'intérêt repose précisément sur l'état dépressif que cette ablation installe.
Objectifs
Les molécules actuellement disponibles pour le traitement de la dépression et des troubles de l'humeur sont loin d'être optimales. En effet, seuls 1/3 des patients répondent pleinement aux médicaments, et même dans ce cas, on n'observe une amélioration thérapeutique qu'après plusieurs semaines d'administration continue, un problème qui peut s'avérer crucial dans les cas de crise suicidaire. Il a été montré que des composés capables d'agir en activant un type particulier de récepteur à la sérotonine (un neurotransmetteur présent dans le cerveau des mammifères) présentaient un potentiel d'antidépresseur rapide dans des modèles expérimentaux, se montrant efficaces après seulement 3 jours de traitement. D’autres travaux menés sur le fonctionnement des neurones du cerveau de rat ont clairement indiqué que la capacité de ces composés à agir sur les zones cérébrales qui contrôlent l'humeur sont "freinées" en raison de l'existence d’autres récepteurs qui ressemblent aux premiers cités, mais ayant une autre fonction dans le cerveau. Très récemment, nous avons développé un outil génétique qui permet d'éliminer sélectivement ces récepteurs responsables de l’effet «parasite ». Ainsi, nous allons pouvoir disséquer les mécanismes intimes par lesquels nos composés améliorent l'humeur de façon très rapide. Pour cela, nous procèderons à un test comportemental connu et validé pour modéliser chez le rongeur la vitesse d'un traitement antidépresseur. Ce test nécessite une chirurgie, appelée « OBX » dans la nomenclature.
Bénéfices attendus
Cette étude devrait permettre de comprendre comment les composés à action antidépressive rapide agissent spécifiquement sur le fonctionnement des régions du cerveau concernées. Il deviendra alors possible de proposer la conception de nouveaux traitements contre la dépression, en concevant des molécules qui agiront directement sur les mécanismes mis à jour, sans mettre en jeu le "signal parasite" mentionné ci- dessus.
Procédures
Les animaux seront soumis à deux chirurgies: la première durant laquelle sera réalisée l'OBX (environ 30 min par animal), la seconde 11 jours plus tard pour permettre d’administrer nos composés en continu (3-5 min par animal). Puis, 3 et 14 jours après cette dernière, les animaux seront soumis à deux séances de test comportemental d’une durée de 10 min, où on ne fera qu’observer leur activité motrice. Cela revient donc à 4 interventions sur la durée de vie à la mort de l'animal.
Impact sur les animaux
Le test OBX est connu et validé comme un modèle de test pour traitement antidépresseur depuis plus de 30 ans. Il repose sur la nécessité d’effectuer une chirurgie au préalable, avant de passer aux expériences comportementales proprement dites. Cette chirurgie provoque des douleurs modérées. Il a été montré que les rats opérés ne présentent aucune altération comportementale caractéristique d’un stress, d’une souffrance ou d’un inconfort particulier. La surveillance des animaux sera donc celle qui est classiquement mise en œuvre après une chirurgie intracérébrale, les risques de nuisance étant de type post-opératoire : infections, douleurs inflammatoires, réouverture de plaie. Nous suivrons les rats quotidiennement durant la semaine qui suivra l’opération, ainsi que les trois premiers jours de la semaine suivante. Le jour suivant, 11ème jour, aura lieu le début des traitements en continu. Il s’agit d’une chirurgie extrêmement minime, qui ne nécessite d’anesthésier l’animal que durant quelques minutes : aucune nuisance n’a été rapportée suite à l’utilisation de cette technique.
Devenir
A l'issue des procédures 1 et 2, tous les animaux seront mis à mort. Il sera nécessaire de prélever les cerveaux pour valider les chirurgies effectuées au préalable et analyser les effets des traitements pharmacologiques.
Remplacement
Dans ce projet, nous souhaitons valider, à l'aide d'une sortie comportementale, nos hypothèses issues de travaux menés sur le fonctionnement des circuits cérébraux impliqués dans l'efficacité des antidépresseurs. Par définition, un modèle comportemental ne peut pas s'effectuer autrement que sur le système intégré que représente un animal entier, et vivant.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimal d'animaux permettant l'obtention de résultats statistiquement fiables et robustes. Pour cela, nous avons procédé à l'estimation du minimum requis pour chaque groupe expérimental, en nous basant sur les acquis de nos précédents travaux, et sur des calculs statistiques. Sur cette base, nous avons déterminé qu'il sera nécessaire d'utiliser un effectif compris entre 12 et 15 animaux par groupe, en fonction de la variabilité propre à l’expérimentation. Nous avons ainsi établi un grand total de 129 rats nécessaires pour réaliser l’ensemble du projet.
Raffinement
En ce qui concerne le suivi des animaux, notre priorité sera de viser à favoriser au maximum leur bien être durant la totalité de l’étude. Un minimum de 10 jours d’adaptation sera appliquée à chaque animal dès leur arrivée à l‘animalerie. Ils seront placés en cages collectives par groupe de 2 individus, une pesée et une observation quotidienne durant la période post- opératoire seront réalisées afin de s’assurer du bon état des plaies chirurgicales, des sutures et du bien-être général. Les manipulations seront effectuées ou encadrées par du personnel formé et habitué à ce genre de gestes. Pour chaque intervention chirurgicale, les animaux recevront un anti inflammatoire afin de lutter contre l’apparition de toute douleur éventuelle. En outre, nous utiliserons des anesthésiants locaux autour des zones opérées.
Choix des espèces
Toutes les expériences précédentes, ayant mené aux hypothèses qui sont à la base de ce projet, ont été réalisées chez le rat; il apparaît donc naturel d'utiliser cette même espèce pour en établir la validation comportementale. En outre, le modèle d'OBX, qui nous permet d'évaluer la cinétique d'effet d'un traitement antidépresseur potentiel, a été validé chez le rat et ne semble pas être transposable à la souris. Les rats seront utilisés au stade de jeune adulte (entre 7 et 9 semaines), correspondant à ce qui est classiquement choisi pour le test d'OBX.