Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
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- Système respiratoire
- Système urogénital
Rôle des rétroéléments endogènes dans la régulation de l’immunitaire pulmonaire au cours des infections et du cancer
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- Système immunitaire
- Système respiratoire
18 360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Les interventions prévues vont du gavage quotidien pendant quatorze jours à l'irradiation aux rayons X suivie d'une greffe de moelle osseuse, en passant par l'inoculation intranasale du virus de la grippe, l'injection de cellules cancéreuses et jusqu'à vingt-quatre séances d'imagerie par animal. Les tumeurs pulmonaires ou sous-cutanées qui en résultent provoquent une perte de poids, une baisse d'activité et une gêne respiratoire croissante, et toute souris perdant plus de 20 % de son poids est mise à mort. L'objectif reste la connaissance fondamentale du rôle de séquences virales anciennes intégrées au génome, et le porteur présente l'effectif de 18 360 comme minimal au terme d'analyses de puissance dont aucun résultat n'apparaît.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de mieux comprendre comment certaines molécules (rétroéléments endogènes, séquences génétiques issues d’anciens virus, intégrées naturellement dans notre génome lors d’infections passées, et généralement inactives) modulent les réponses immunitaires. Ces séquences peuvent être réactivées dans des cellules infectées ou cancéreuses et produire des signaux capables d’alerter le système immunitaire et d’activer les défenses naturelles du corps.L’ampleur avec laquelle ces signaux influencent le fonctionnement du système immunitaire et les mécanismes biologiques impliqués restent encore mal compris. Ce projet utilisera un modèle d’infection respiratoire par le virus de la grippe chez la souris. Ce modèle bien caractérisé permet d’étudier l’impact des rétroéléments endogènes sur le système immunitaire dans un contexte où les mécanismes immunitaires impliquées dans la défense contre les virus sont fortement activés. Ce projet poursuivra 3 objectifs principaux : 1. Définir si une infection respiratoire par le virus de la grippe favorise la réactivation des rétroéléments endogènes et étudier les mécanismes par lesquels le système immunitaire détecte cette réactivation. 2. Identifier et caractériser les populations de cellules immunitaires impliquées dans la reconnaissance des rétroéléments endogènes réactivés et dans les réponses immunitaires qui en découlent. 3. Évaluer dans quelle mesure les réponses immunitaires déclenchées par la détection de ces rétroéléments endogènes sont susceptibles d’influence la capacité de l’organisme à limiter l’apparition ou la progression du cancer. En intégrant des modèles d’infection, des approches génétiques et des modèles de cancer chez la souris, ce projet établira un cadre mécanistique reliant infection virale, activation des rétroéléments endogènes et protection immunitaire. Les résultats attendus permettront de faire progresser les connaissances fondamentales sur la manière dont le système immunitaire détecte des signaux de danger internes et sur la façon dont les réponses contre les virus peuvent influencer la protection contre le cancer. Ces découvertes pourraient contribuer au développement d’immunothérapies améliorées ou de stratégies vaccinales exploitant les voies de détection par le système immunitaire des rétroéléments endogènes afin de renforcer la protection contre les infections et le cancer.
Bénéfices attendus
Ce projet générera des connaissances fondamentales sur la manière dont certaines molécules (rétroéléments endogènes) façonnent la fonction immunitaire lors d’infections virales et dans le contexte du cancer. Les rétroéléments endogènes sont des séquences génétiques issues d’anciens virus, intégrées naturellement dans notre génome lors d’infections passées, et généralement inactives. Ces séquences peuvent toutefois être réactivées dans des cellules infectées ou cancéreuses. Comprendre comment ces éléments sont détectés par le système immunitaire et comment ils modulent les défenses naturelles du corps est essentiel pour mieux comprendre les mécanismes qui relient infection et réponse immunitaire contre les virus et contre les tumeurs. En identifiant les cellules et les mécanismes impliqués dans la détection des rétroéléments endogènes, ce projet permettra de mieux connaître comment le système immunitaire intègre des signaux de danger provenant à la fois de microbes pathogènes et du génome de l’organisme hôte. Il permettra également de déterminer si les réponses immunitaires induites lors de l’infection par un virus peuvent influencer la reconnaissance et le contrôle des cellules cancéreuses. Les bénéfices scientifiques attendus sont multiples : - identifier les mécanismes par lesquels la réactivation des rétroéléments endogènes conduit et contribue à l’activation du système immunitaire ; - améliorer les connaissances sur les cellules à l’origine des signaux immunitaires induits par les rétroéléments endogènes ; - mieux comprendre l’impact de la réactivation des rétroéléments endogènes lors d’une infection virale sur la surveillance immunitaire contre les tumeurs et le développement du cancer. Ce projet aura également des retombées biomédicales importantes en améliorant la compréhension du rôle des éléments étudiés dans plusieurs pathologies humaines, notamment les infections virales, les maladies inflammatoires et les cancers. Les connaissances acquises fourniront des bases scientifiques pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques ou vaccinales exploitant les mécanismes naturels de détection par le système immunitaire pour renforcer les réponses protectrices contre les virus ou pour le contrôle du cancer.
Procédures
- Administration orale par gavage d’un traitement : souris vigiles, quelques secondes, quotidienne pendant 14 jours maximum. - Injection intrapéritonéale (dans la cavité abdominale) d’un produit permettant d’étudier le renouvellement des cellules : souris vigiles, quelques secondes, jusqu’à 4 injections espacées de 24 heures. - Administration intranasale unique d’un virus respiratoire ou de bactérie : souris anesthésiées, quelques secondes. - Administration intranasale unique de molécules mimant une infection virale : souris anesthésiées, quelques secondes. - Injection intrapéritonéale d’un produit bloquant la migration des cellules immunitaires : souris vigiles, quelques secondes, quotidienne pendant 16 jours maximum. - Injection intrapéritonéale d’un produit permettant la déplétion spécifique d’une population de cellules immunitaires : souris vigiles, quelques secondes, jusqu’à 3 injections espacées de 24 heures. - Administration intranasale de ce même produit : souris anesthésiées, quelques secondes, jusqu’à 3 injections espacées de 24 heures. - Exposition à des rayons X : souris vigiles, jusqu’à 2 doses de rayons X espacées de 3-4 heures. - Injection intraveineuse unique de cellules de moelle osseuse : souris anesthésiées, quelques secondes. - Injection intraveineuse unique de cellules cancéreuses : souris anesthésiées, quelques secondes. - Injection intrapéritonéale unique d’anticorps: souris vigiles, quelques secondes. - Injection intranasale unique d’anticorps: souris anesthésiées, quelques secondes. - Injection intrapéritonéale d’anticorps: souris vigiles, quelques secondes, 2 fois par semaine pendant 4 semaines maximum. - Imagerie in vivo : souris anesthésiées, environ 15 min, au maximum 3 fois par semaines pour un nombre maximum de 24 sessions. - Injection sous-cutanée unique de cellules cancéreuses : souris vigiles, 1 min. - Injection intraveineuse unique de cellules immunitaires : souris anesthésiées, quelques secondes. - Prélèvement sanguin: souris vigiles, 1 min, fréquence variable (au maximum 2 fois par semaine pendant 3 semaines maximum ou une fois toutes les 2 semaines pendant 14 semaines maximum). - Injection sous-cutanée préopératoire d’un médicament anti-douleur : souris vigiles, quelques secondes. - Injection sous-cutanée d’un anesthésique local avant incision : souris anesthésiées, quelques secondes. - Prélèvement sanguin terminal par ponction cardiaque : souris anesthésiées.
Impact sur les animaux
Ce projet sera attentif aux 5 libertés individuelles de l’animal. Cependant, certaines procédures décrites dans ce projet peuvent induire divers effets indésirables, dont l’intensité et la durée dépendent de la nature de l’intervention. De manière générale, les effets les plus fréquemment observés sont une douleur et/ou un inconfort de courte durée (quelques secondes) liée à la manipulation et la contention et aux différentes administrations (gavage, injections), ainsi qu’aux prélèvements sanguins. L’administration par la voie nasale du virus de la grippe, du virus respiratoire syncytial ou de la bactérie Streptococcus pneumoniae ne provoque pas de douleur au moment du geste mais peut entraîner, dans les jours suivants, une infection pulmonaire transitoire chez l’animal. Celle-ci peut se manifester par un pelage ébouriffé, une posture voûtée, une diminution de l’appétit, une perte de poids, une baisse d’activité et, dans certains cas, une respiration plus difficile. Ces signes apparaissent généralement entre 2 et 7 jours après l’administration. Une récupération de l’animal est ensuite observée, avec une reprise progressive du poids et de l’activité. Plus rarement, une aggravation de l’état clinique peut être observée. L’administration de cellules cancéreuses, qu’elle soit réalisée sous la peau ou dans la circulation sanguine, conduira au développement de tumeurs au niveau du poumon ou sous la peau, respectivement. Le développement des tumeurs entraînera une altération progressive de l’état général, associée notamment à une perte de poids et une diminution de l’activité. Dans le cas de tumeurs pulmonaires, elles peuvent provoquer à terme une gêne respiratoire croissante. Dans le cas des tumeurs sous la peau, elles peuvent devenir visibles et palpables, entraîner une gêne locale liée à leur volume, une sensibilité de la zone concernée, et parfois une limitation des mouvements selon leur localisation. L’irradiation des souris suivie de la transplantation de moelle osseuse peut provoquer une faiblesse générale, une diminution de l’activité et une perte de poids pendant quelques jours après cette procédure. Une amélioration progressive de l’état des animaux est ensuite attendue.
Devenir
Toutes les procédures expérimentales nécessitent l’analyse des cellules immunitaires présentes dans différents organes, dont les poumons. La seule façon d’effectuer ces analyses est de mettre les animaux à mort à la fin de chaque expérience.
Remplacement
Les objectifs scientifiques de ce projet nécessitent l’étude du système immunitaire dans son environnement physiologique complet, incluant les interactions entre différents types de cellules, plusieurs organes et différents tissus dans le contexte d’une infection ou d’un cancer. À l’heure actuelle, ces interactions ne peuvent être intégralement reproduites ni in vitro ni in silico. Des méthodes substitutives seront néanmoins mises en œuvre chaque fois que possible. Des cultures cellulaires, des organoïdes et des approches fondées sur des simulations informatiques seront utilisés en complément afin d’explorer certains mécanismes moléculaires et de limiter le recours aux animaux. Toutefois, ces modèles ne permettront pas d’étudier de façon intégrée les interactions complexes entre plusieurs populations de cellules au sein de différents organes dans le contexte d’un organisme tout entier au cours d’une infection par virus ou d’un cancer. En l’état actuel des technologies disponibles, l’utilisation d’animaux vivants demeure donc indispensable pour atteindre les objectifs scientifiques décrits dans ce projet.
Réduction
Le nombre d’animaux a été soigneusement déterminé à partir d’analyses de puissance statistiques basées sur des jeux de données antérieures, afin de garantir l’utilisation du nombre minimal d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats valides et fiables. Des groupes témoins seront partagés entre différentes procédures chaque fois que possible. Les lignées de souris génétiquement modifiées seront élevées de manière à limiter les surplus, et des animaux contrôles issus de la même portée seront utilisés afin d’optimiser les données recueillis pour chaque groupe. Toutes les expériences seront réalisées avec un nombre suffisant de réplicas biologiques pour tenir compte de la variabilité, tout en évitant toute répétition inutile.
Raffinement
Les procédures expérimentales nécessitant une anesthésie seront réalisées sous anesthésie générale appropriée dont la durée aura été optimisée pour faciliter une récupération rapide des animaux. Pour les manipulations répétées (prélèvements sanguins, injections), des méthodes peu invasives seront privilégiées et les sites d’injection ou de prélèvement seront alternés lorsque cela est possible, afin de limiter les irritations locales. Les animaux feront l’objet d’un suivi clinique régulier tout au long des procédures expérimentales avec une surveillance renforcée après infection ou injection de cellules cancéreuses. Leur état général, leur activité, leur comportement et leur poids seront suivis afin de repérer rapidement tout signe de souffrance ou d’altération de leur état de santé. La taille et l’aspect des tumeurs sous-cutanées feront également l’objet d’un suivi attentif. En cas de besoin, des mesures de raffinement supplémentaires seront systématiquement mises en œuvre afin d’optimiser le bien-être des animaux. Celles-ci incluront notamment la mise à disposition d’une litière douce, le renforcement de l’enrichissement du milieu, le maintien de conditions thermiques appropriées (avec apport de chaleur si nécessaire, en particulier pour les animaux fragilisés), ainsi que l’administration de supports nutritionnels adaptés (gel nutritif). Des points limites précis, spécifiques et précoces pour chaque protocole expérimental seront établis : tout animal présentant des signes de détresse ou de douleur persistante (léthargie, piloérection, perte de poids supérieure à 20%, difficultés respiratoires) sera mis à mort immédiatement selon les procédures appropriées.
Choix des espèces
La souris est un modèle particulièrement pertinent pour étudier les interactions entre infection virale, immunité et développement tumoral, en raison de son utilisation largement répandue dans les domaines de la virologie, de l’immunologie et de la cancérologie. Son système immunitaire, bien caractérisé, présente de nombreuses similitudes fonctionnelles avec celui de l’être humain. Des modèles murins d’infection par le virus de la grippe A et de tumeurs pulmonaires transplantables sont déjà bien établis, facilitant l’étude des interactions entre infection virale, immunité et développement tumoral. De plus, la disponibilité de nombreuses lignées de souris génétiquement modifiées permet d’explorer précisément le rôle de gènes ou d’éléments génomiques, comme les rétroéléments endogènes, dans la régulation immunitaire. Enfin, la petite taille des souris facilite également la constitution de cohortes expérimentales de taille appropriée tout en limitant l’impact sur le bien-être animal, comparativement à des espèces de plus grande taille. Les souris seront utilisées à l’âge adulte (6-12 semaines), car il correspond à une période où le système immunitaire est mature et pleinement fonctionnel. Ce choix permet d’obtenir des résultats plus reproductibles, en limitant les variations liées à la croissance, au développement ou à l’immaturité de certains systèmes biologiques observés chez les animaux plus jeunes. Ce stade est également le plus adapté pour étudier les interactions entre infection virale, activation des rétroéléments endogènes et développement tumoral, ainsi que leurs conséquences sur l’immunité dans des conditions proches d’un fonctionnement physiologique stable. Par ailleurs, les animaux adultes tolèrent généralement mieux les différentes interventions prévues au cours de ce projet, ce qui contribue à limiter les contraintes et à préserver leur bien-être. L’utilisation de souris adultes permet ainsi de répondre aux objectifs scientifiques du projet tout en assurant des conditions expérimentales appropriées et compatibles avec le respect de l’animal.
Interaction entre l’organisation sociale et la sensibilité à la nicotine chez la souris
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Opérées une ou plusieurs fois au cours d'interventions de quarante-cinq à quatre-vingt-dix minutes, puis abreuvées à la nicotine pendant trois semaines, 1 900 souris subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Leur comportement est filmé en continu par groupes de trois pendant une à deux semaines dans de grandes cages, et leur activité neuronale est manipulée avant ou pendant la tâche au cours de sessions d'une heure. L'objectif déclaré est d'établir dans quel sens joue le lien entre organisation sociale, plasticité dopaminergique et sensibilité à la nicotine, un lien que le porteur affirme impossible à mettre en évidence sans recourir à des lignées animales. Toutes sont tuées : le porteur écrit que "la mort des animaux est nécessaire pour l'étude post mortem" du cerveau, afin de localiser les injections et les enregistrements.
Objectifs
L’addiction à la nicotine présente une forte variabilité interindividuelle qui n’est pas entièrement expliquée par des facteurs génétiques. L’organisation sociale constitue un régulateur majeur de la fonction dopaminergique et du traitement de la récompense, et pourrait ainsi influencer la vulnérabilité à la nicotine. À l’inverse, l’exposition chronique à la nicotine modifie la plasticité dopaminergique ainsi que les comportements sociaux. L’objectif de ce projet est de déterminer la relation causale réciproque entre l’exposition chronique à la nicotine, la plasticité dopaminergique et l’organisation sociale. En combinant des approches comportementales, neurobiologiques et de manipulation neuronale, ce projet permettra d’identifier les mécanismes par lesquels l’environnement social et la plasticité cérébrale façonnent la sensibilité individuelle à la nicotine.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’identifier comment l’environnement social et la plasticité dopaminergique interagissent pour façonner la vulnérabilité individuelle à l’addiction à la nicotine. Il apportera une compréhension mécanistique causale reliant l’organisation sociale à la sensibilité aux drogues, des mécanismes qui ne peuvent être mis en évidence sans recourir à des modèles animaux. Ces résultats pourront contribuer au développement de nouvelles stratégies de prévention et d’intervention dans l’addiction à la nicotine, intégrant explicitement la dimension sociale.
Procédures
Les souris subiront une ou plusieurs procédures chirurgicales (durée : environ 45–90 min). Certaines souris seront exposées à un traitement chronique dans l’eau de boisson pendant une durée de 3 semaines. Les souris sont placées dans de grandes cages, et leur comportement est enregistré en continu pendant une semaine. Un test de sensibilité sera réalisé en administrant différentes doses du traitement aux animaux pendant l’enregistrement de l’activité neuronale (deux enregistrements d’une heure chacun). Chez un autre groupe de souris, l’activité neuronale est manipulée avant la tâche (une session de 60 minutes) ou pendant celle-ci (deux sessions de 60 minutes) afin d’évaluer l’impact sur le comportement. Le comportement des animaux sera évalué par groupes de trois pendant 1–2 semaines dans une grande cage. À la fin de certaines procédures, un enregistrement unitaire de neurones sera effectué sur les animaux anesthésiés.
Impact sur les animaux
La douleur post-opératoire transitoire et une diminution temporaire de la mobilité peuvent apparaître à la suite des interventions chirurgicales. Une irritation locale ou une inflammation au niveau des sites d’implantation peut également induire une douleur de courte durée, rapidement prise en charge. Des troubles digestifs peuvent survenir en lien avec l’exposition chronique à la nicotine, provoquant un stress ou une gêne légère de courte durée. Un stress léger et transitoire peut aussi être associé aux administrations répétées de nicotine et aux manipulations expérimentales. Enfin, un stress social léger et de courte durée peut survenir lors de l’établissement et du maintien de l’organisation sociale au sein des groupes.
Devenir
La mort des animaux est nécessaire pour l’étude post mortem du cerveaux (localisation des injections et enregistrements).
Remplacement
Les niveaux d’analyse proposés dans ce projet nécessitent l’étude du comportement chez des souris évoluant librement, car les interactions entre l’organisation sociale, le comportement individuel et l’activité cérébrale ne peuvent pas être appréhendées à l’aide de systèmes simplifiés ou de modèles in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux sera maintenu au strict minimum nécessaire. Le suivi comportemental continu à haute résolution permet des analyses longitudinales et multidimensionnelles approfondies pour chaque souris, maximisant ainsi la valeur scientifique des données recueillies, qui pourront également être partagées avec d’autres équipes de recherche. Le nombre d’animaux requis a été déterminé à l’aide d’une analyse statistique, sur la base d’une littérature solide et de données pilotes. Les procédures ont été conçues afin de permettre à un même animal de participer à plusieurs expériences successives, limitant ainsi le recours à de nouveaux animaux. Une marge supplémentaire a été prévue afin de tenir compte d’éventuelles pertes liées aux procédures chirurgicales. Des réévaluations régulières des effectifs seront réalisées au cours du projet et le nombre d’animaux pourra être ajusté à la baisse si les résultats obtenus permettent d’atteindre les objectifs scientifiques avec un effectif plus faible.
Raffinement
Des mesures de raffinement sont mises en place afin de limiter la douleur et le stress. Lors des procédures chirurgicales, des anesthésiques locaux et des analgésiques sont administrés, et les sites opératoires sont étroitement surveillés. Des critères d’arrêt précoces sont définis à l’aide d’une grille d’observation scorée.
Choix des espèces
Le cerveau de la souris possède des circuits dopaminergiques qui sont très similaires à ceux de l’Homme, et de nombreux comportements liés à l’addiction sont bien établis chez cette espèce. La souris dispose également d’outils génétiques uniques permettant de moduler finement certains circuits neuronaux et de mieux comprendre comment la nicotine agit sur le cerveau et le comportement. Ces outils n’étant pas disponibles chez d’autres espèces, la souris constitue le modèle le plus adapté pour notre étude. Les animaux seront utilisés au stade adulte (à partir de 8 semaines d’âge). Ce stade est choisi car les circuits neuronaux impliqués dans les comportements liés à l’addiction et à la motivation sont alors matures et stables, permettant une étude fiable des effets de la nicotine sur le cerveau et le comportement. L’utilisation d’animaux adultes permet également de limiter les variations liées au développement du système nerveux observées chez les animaux plus jeunes.
Validation de la qualtié d’outils d’imagerie moléculaire par induction ciblée d’une neuroinflammation striatale.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 60
240 rongeurs, 180 souris et 60 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Une solution de lipopolysaccharides leur est injectée dans le striatum sous anesthésie pour provoquer une inflammation du cerveau, puis, vingt-quatre heures plus tard, un cathéter est posé dans la veine de la queue et deux séances d'IRM encadrent l'injection du produit à tester. La mise à mort se fait sous anesthésie, par dislocation cervicale chez la souris, par décapitation ou par injection létale de pentobarbital. L'inflammation cérébrale sert ici de terrain de contrôle : elle permet de vérifier qu'un lot d'anticorps couplés à des billes de fer se fixe bien, à raison d'un animal par semaine, la préparation ne se conservant que sept jours.
Objectifs
L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une pathologie neurologique grave causée par la formation d’un caillot entraînant l’occlusion partielle ou totale d’une artère cérébrale. Lors d’un AVC, les cellules immunitaires orchestrent la réponse inflammatoire en interagissant avec les neurones soumis à l’ischémie. Cette réponse inflammatoire locale peut s’avérer délétère, contribuant alors à l’aggravation de la zone lésionnelle lors de la phase aigüe. L’analyse des marqueurs inflammatoires à différents moments clés représente un enjeu majeur pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à améliorer la prise en charge de l’AVC. L'objectif de ce projet est de valider, dans un modèle d’inflammation cérébrale, le bon couplage des anticorps reconnaissant des marqueurs de l’inflammation, avec les billes de fer pour visualiser l’inflammation par imagerie par résonnance magnétique (IRM). Pour rappel, les billes viendront se fixer à la zone inflammée. Avant leur utilisation dans des modèles d’AVC (pour lesquels nous disposons d’ores et déjà de DAP), chaque préparation doit être testée et validée chez des animaux présentant une inflammation cérébrale marquée. Celle-ci est en effet essentielle pour valider l’efficacité de la solution et éviter les faux négatifs. Pour se faire, nous utiliserons un modèle consistant en l’injection de lipopolysaccharides (LPS) dans le striatum pour induire une inflammation cérébrale à l’origine de la réponse inflammatoire, chez des souris ou des rats adultes et mâles (même espèce et même souche dans le contrôle de la solution de MPIO que pour notre étude principale). Avec cet animal, nous validerons alors la bonne fixation de la solution sur une zone inflammé, induite par le LPS. Pour bien comprendre la finalité, une fois validée, la solution de MPIO est alors administrée à des animaux entrant dans un autre projet (ayant une DAP à part) pour lesquels nous voulons identifier la présence ou non d’inflammation après l’induction d’un AVC.
Bénéfices attendus
L’objectif fondamental de ce projet consiste en la validation de la qualité d’outils d’imagerie moléculaire permettant de détecter l’inflammation cérébrale. En effet, cette procédure permettra de valider que le couplage billes magnétiques/anticorps de la solution préparée est suffisamment efficace pour détecter une inflammation dans le tissu via une séquence IRM. Cette étape est indispensable pour l’évaluation de l’inflammation chez des animaux soumis à un AVC et traités par des stratégies thérapeutiques innovantes. En présence de résultats encourageants, les molécules fournies par les partenaires industriels seront soumises à des essais cliniques, avec pour objectif ultime la mise sur le marché, dans les années à venir, de potentielles thérapies. Quel que soit leur caractère positif ou négatif, les résultats obtenus auront un impact significatif sur la recherche scientifique, en orientant les choix stratégiques et en affinant les axes de recherche.
Procédures
Les animaux seront soumis à une injection intracérébrale d’une solution de lipopolysaccharides (LPS) qui permettra d’induire une inflammation au niveau du striatum. Cette injection se fera sous anesthésie générale et analgésie et durera 20 minutes. Ensuite, 24 heures après l’administration de LPS, les animaux seront de nouveau anesthésiés et analgésiés et un cathéter sera posé au niveau de la veine de la queue (environ 1 minute). Ensuite, toujours sous anesthésie, les animaux passeront une IRM en environ 30 minutes puis les molécules à tester seront administrées par voie veineuse avant nouvelle acquisition IRM (10 minutes). A la fin de la procédure, les animaux toujours sous anesthésie et analgésie seront mis à mort par dislocation cervicale (uniquement chez la souris) décapitation ou injection léthale de pentobarbital.
Impact sur les animaux
L’administration striatale de LPS chez l’animal entraîne une neuro-inflammation associée à une inflammation systémique, pouvant induire une réduction de l’activité spontanée et une légère perte d’appétit, traduisant une souffrance modérée. L’administration intraveineuse des MPIO par la veine caudale des rongeurs n’entraînera pas de désagrément supplémentaire.
Devenir
A la fin du projet, tous les animaux seront donc mis à mort.
Remplacement
Ce projet correspond à l’étape indispensable de validation in vivo d’outils utilisés pour réaliser de l’imagerie moléculaire permettant de visualiser l’inflammation cérébrale. Actuellement il n’existe aucune méthode alternative à l’expérimentation animale nous permettant d’obtenir le même niveau d’information obtenue avec l’expérimentation animale. En effet, l’objectif est de valider la bonne détection d’une neuro-inflammation par IRM, méthode utilisée dans la plupart de nos études pour avoir un suivi longitudinal des animaux et éviter ainsi une multiplication du nombre d’animaux par groupe pour chaque temps étudié. Or, ce type d’analyse n’est pas compatible avec des méthodes alternatives telles que des coupes de tissus ou des cultures cellulaires.
Réduction
Nous avons déjà réduit le nombre d’animaux au strict minimum, en n’utilisant qu’un seul animal par semaine pour valider chaque préparation de MPIO couplés aux anticorps, dont la durée de validité n’excède pas 7 jours.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles et isolés de tous les bruits extérieurs. Au sein de chaque cage, les animaux auront toujours accès à divers types d’enrichissements : kraft, dôme en carton + brique aspen ainsi qu’accès ad libitum à la nourriture et à l’eau pendant toute la durée de stabulation. Leur bien-être sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés. Durant toute la durée de l’étude, les animaux seront également régulièrement pesés (2 fois par semaine au minimum). Ils seront systématiquement pesés le jour de la chirurgie et le lendemain, avant l’injection des MPIO et de la réalisation de l’imagerie IRM. En cas de constatation de dépassement des points limites fixés et détaillés plus bas dans cette DAP, l’animal recevra une injection de buprénorphine si la précédente couverture analgésique n’est plus active, et 30 minutes après, sera placé sous anesthésie profonde et euthanasié par dislocation cervicale (uniquement chez la souris) ou décapitation. Alternativement, les animaux pourront être euthanasiés par injection léthale de pentobarbital.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) et le rat (Rattus norvegicus) occupent une place prépondérante dans la recherche médicale, particulièrement dans le développement de stratégies thérapeutiques. Cette prééminence découle de divers facteurs, notamment les homologies entre l’Homme et ces deux espèces, ainsi que la facilité de manipulation génétique, le coût relativement bas, et la logistique aisée associée à l'élevage et la stabulation de ces rongeurs. Ces caractéristiques (entre autres) font de la souris et du rat des modèles animaux privilégiés pour la recherche préclinique. Ils offrent la possibilité d'une analyse comparative et critique des résultats obtenus avec ceux de la littérature, renforçant ainsi la fiabilité des conclusions et leur applicabilité potentielle chez l'Homme Les animaux utilisés seront adultes le jour de l’administration de LPS (entre 8 et 12 semaines pour la souris, 6 à 10 semaines pour le rat) afin de nous placer dans les mêmes conditions que pour les animaux utilisés dans les modèles d’AVC.
Etude de l’effet de candidats médicaments dans un modèle d’infarctus du myocarde par ligature de l’artère coronaire avec insuffisance cardiaque
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Le protocole dépend de la demande des laboratoires pharmaceutiques, jusqu'à l'âge des rats retenus pour chaque série. 1 770 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère. Une chirurgie de trente minutes bloque l'arrivée du sang dans une artère du cœur pour provoquer un infarctus, suivie d'un suivi pouvant atteindre vingt-sept semaines, d'une pompe implantée au cours d'une seconde chirurgie, de huit échographies au maximum, de prélèvements sanguins jusqu'à trois fois par semaine et de mesures de pression terminales. Le porteur attend une mortalité liée à la chirurgie ou aux complications cardiaques, et présente l'établissement comme "prestataire de service".
Objectifs
Les maladies cardiovasculaires sont l'une des principales causes de décès dans le monde. Parmi elles, l'infarctus du myocarde, communément appelé « crise cardiaque », est provoqué par l'obstruction d'une artère coronaire qui prive une partie du cœur de son apport en oxygène. Cette atteinte peut entraîner une dégradation durable de la fonction cardiaque et évoluer vers une insuffisance cardiaque chronique. L'objectif de ce projet est d'évaluer l'efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques destinées à limiter les conséquences d'un infarctus du myocarde ou à ralentir l'apparition d'une insuffisance cardiaque après cet événement. Pour cela, un modèle expérimental reproduisant chez le rat certaines caractéristiques de la maladie observée chez l'humain sera utilisé. Les médicaments étudiés pourront agir à différents niveaux : réduction des lésions cardiaques provoquées par l'infarctus, amélioration de la fonction du cœur, limitation des modifications morphologiques du cœur ou ralentissement de la progression vers l'insuffisance cardiaque. L'efficacité des composés sera évaluée grâce à différentes mesures de la structure et du fonctionnement du cœur ainsi qu'à l'analyse de tissus et d’indicateurs biologiques.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de tester de nouvelles molécules thérapeutiques à la suite d’une crise cardiaque et de mieux identifier les molécules en développement les plus prometteuses avant leur évaluation chez l’humain.
Procédures
Les animaux subiront une intervention chirurgicale visant à reproduire une crise cardiaque. Cette chirurgie, réalisée sous anesthésie générale et analgésie, consiste à bloquer l’arrivée de sang dans l’artère irriguant le cœur afin de provoquer une atteinte contrôlée du muscle cardiaque. La durée de cette intervention est d'environ 30 minutes. Après une période de récupération, les animaux pourront recevoir les traitements expérimentaux selon différentes voies d'administration. Ces administrations pourront être répétées tout au long du suivi, pendant une durée pouvant atteindre 27 semaines. Les animaux pourront subir une chirurgie supplémentaire d’environ 15-25 minutes, réalisée sous anesthésie générale et analgésie, afin d’implanter une pompe qui permettra de diffuser les médicaments testés en continu. Des examens d'imagerie cardiaque (échocardiographie) seront réalisés sous anesthésie légère afin d'évaluer l'évolution de la fonction cardiaque. Jusqu'à sept examens intermédiaires ainsi qu'un examen final pourront être effectués, chaque séance durant environ 20 minutes. Des prélèvements sanguins pourront également être réalisés jusqu'à trois fois par semaine sur 28 jours maximum, ou jusqu’à dix fois sur 24 à 72h maximum, afin d'étudier les indicateurs biologiques et la présence des médicaments dans l'organisme. Enfin, des mesures de pressions terminales seront réalisées sous anesthésie générale (environ 20 minutes) en fin d'étude avant le prélèvement des organes nécessaires aux analyses scientifiques.
Impact sur les animaux
L'intervention chirurgicale peut entraîner une douleur ou un inconfort transitoire malgré les mesures d'analgésie mises en place. Dans les heures ou les jours suivant l'opération, les animaux peuvent présenter une diminution temporaire de leur activité, une baisse de l'appétit ou une perte de poids. Le blocage du flux sanguin dans l’artère irrigant le cœur, induit une atteinte cardiaque pouvant provoquer une diminution progressive de la fonction du cœur et, dans certains cas, une insuffisance cardiaque. Une mortalité liée à la chirurgie ou aux complications cardiaques est également attendue. Les traitements administrés peuvent occasionnellement entraîner des effets secondaires liés au composé étudié ou à la voie d'administration. Les injections répétées, les prélèvements sanguins et les périodes de contention nécessaires à certaines procédures peuvent être sources de stress léger et de gêne passagère.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de pouvoir récupérer le coeur et d'autres tissus pour faire une analyses approfondies de l'effets des médicaments testés sur ces organes.
Remplacement
Avant toute étude chez l'animal, les nouvelles molécules thérapeutiques sont évaluées à l'aide de méthodes alternatives appropriées, telles que des essais sur des cellules. Toutefois, ces méthodes ne permettent pas de reproduire l'ensemble des interactions complexes observées dans un organisme vivant, notamment les conséquences d'une crise cardiaque sur le fonctionnement du système cardiovasculaire, la distribution du médicament dans l'organisme ou l'évolution d’indicateurs biologiques. L'utilisation d'animaux demeure donc nécessaire pour obtenir les informations indispensables à l'évaluation de l'efficacité thérapeutique des composés étudiés.
Réduction
Le nombre d'animaux a été déterminé à partir de l'expérience acquise avec ce modèle expérimental et d'analyses statistiques permettant d'obtenir des résultats scientifiquement fiables tout en limitant les effectifs. Les mêmes animaux sont suivis tout au long de l'étude grâce à des examens répétés, ce qui réduit le nombre total d'animaux nécessaires. La répartition des groupes et l'utilisation de méthodes statistiques adaptées contribuent également à limiter les effectifs tout en garantissant la qualité scientifique des résultats.
Raffinement
Toutes les procédures susceptibles d'entraîner une douleur ou un inconfort sont réalisées sous anesthésie et accompagnées d'une prise en charge analgésique adaptée. Les animaux bénéficient d'une période d'acclimatation avant le début des expérimentations et sont hébergés dans des conditions favorisant leur bien-être, avec enrichissement du milieu et surveillance régulière. L'état de santé des animaux est évalué tout au long de l'étude à l'aide de critères prédéfinis permettant de détecter précocement toute souffrance. Des soins complémentaires, une adaptation des traitements ou une mise à mort anticipée sont mis en œuvre dès que nécessaire afin d'éviter toute souffrance inutile. Les procédures sont réalisées par du personnel qualifié et expérimenté afin de limiter au maximum le stress et les nuisances associés aux manipulations.
Choix des espèces
De nombreuses études expérimentales sur l'infarctus du myocarde utilisent les rats. En effet, cette espèce possède un système cardiaque similaire à celui de l'humain et l'ensemble des paramètres mesurés lors d'une procédure expérimentale d’IM sont identiques à ceux mesurés chez le patient humain. Cette espèce développe des lésions cardiaques reproductibles, ce qui en fait un modèle préclinique de choix. Son utilisation a permis de développer et de tester de nombreux médicaments ayant donné lieu à des essais cliniques. Des rongeurs mâles ou femelles adultes (à partir de 6 semaines pour les mâles et 8 semaines pour les femelles) au moment où ils arrivent en acclimatation dans nos locaux sont utilisés dans ce modèle. En tant que prestataire de service, le choix de l’âge des animaux utilisés pour chaque série expérimentale dépend de la demande des laboratoires pharmaceutiques.
Remplacement du Tibialis Anterior par une matrice mimétique dans un modèle murin immunodéprimé EU2-2
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Immunodéprimées par construction, donc exposées à un risque accru d'infection, 120 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le muscle tibial antérieur est remplacé par une matrice artificielle au cours d'une chirurgie de quinze minutes, avant une injection de cellules humaines et six séances d'imagerie sous anesthésie. Entre les deux établissements où se déroule le projet, elles voyagent vigiles dix minutes à pied, dans une boîte glissée dans un sac opaque. Toutes sont tuées à la fin de la procédure pour prélever et analyser les muscles, le porteur écrivant que l'utilisation de souris immunodéficientes est "indispensable" pour évaluer la greffe de cellules humaines.
Objectifs
Ce projet vise à tester une nouvelle approche pour remplacer un muscle endommagé. Aujourd’hui, lorsqu’un muscle est perdu à cause d’une maladie ou d’un accident, il ne peut pas être remplacé. Nous développons une structure artificielle qui imite un muscle et qui peut être implantée à la place du muscle manquant. Cette structure est ensuite enrichie avec des cellules capables de former du tissu musculaire. L’objectif est de vérifier si cette approche permet de recréer un muscle fonctionnel dans un organisme vivant. Ce projet sera mené sur deux établissements, les équipements nécessaires à sa réalisation n’étant pas disponibles sur un même site.
Bénéfices attendus
La perte d’un muscle, liée à une maladie ou à un accident, est aujourd’hui irréversible car il n’est pas possible de transplanter un muscle entre humains en raison des réactions du système immunitaire. Pourtant, ce type de handicap pourrait concerner des centaines de millions de personnes dans le monde. En effet, les maladies musculaires touchent une personne sur 3000 en Europe et la prise en charge actuelle varie entre 100 000 et 150 000 euros par patient et par an pour les formes les plus avancées. Ce projet propose une nouvelle approche pour répondre à ce besoin : remplacer le muscle manquant par une structure artificielle qui imite un muscle naturel. Une fois implantée, cette structure est enrichie avec différents types de cellules humaines capables de reconstruire un tissu musculaire. L’objectif est de démontrer que cette solution peut permettre de recréer un muscle fonctionnel. À terme, cette approche pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements pour les personnes ayant perdu la fonctionnalité d'un muscle.
Procédures
Au cours du projet, les animaux auront une chirurgie sous anesthésie et analgésie (1 fois, durée : 15 minutes) et une injection de cellules sous anesthésie (1 fois, 5 minutes). Les animaux seront transportés d'un établissement 1 vers un établissement 2 (animaux vigiles, 10 minutes). Enfin, les animaux seront suivis par imagerie sous anesthésie (6 fois, durée : 15 minutes).
Impact sur les animaux
Dans le cadre de ce projet, les animaux sont immunodéprimés ce qui les exposent à un risque accru aux infections. Plusieurs actes seront réalisés sous anesthésie (chirurgie, injection, imagerie), elle pourra engendrer une baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse cardio-respiratoire. L’intervention chirurgicale pourra engendrer des douleurs modérées et des risques d’infections. Les injections pourront induire une douleur légère de courte durée. Les imageries pourront engendrer un léger stress.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire à la fin de la procédure afin de prélever et analyser les muscles.
Remplacement
Avant toute utilisation chez l’animal, les différentes cellules sont étudiées en laboratoire grâce à des modèles in vitro. Ces tests permettent de vérifier leur bon fonctionnement et leur capacité à former des structures proches de celles observées dans l’organisme. Concrètement, certaines cellules sont sélectionnées pour leur capacité à former des fibres musculaires capables de se contracter, d’autres pour leur aptitude à former des vaisseaux sanguins, et d’autres encore pour leur rôle dans la production de composants essentiels du tissu. Ces propriétés sont évaluées à l’aide d’observations au microscope, de manière qualitative. Cette étape permet de s’assurer que les cellules présentent les caractéristiques attendues avant leur utilisation dans un organisme vivant. Cependant, à ce jour, il n’existe pas de méthode alternative permettant de reproduire l’ensemble des mécanismes impliqués dans la formation d’un muscle complet. Les interactions complexes entre les différents types de cellules, les vaisseaux sanguins et les tissus ne peuvent pas être modélisées de manière fiable uniquement en laboratoire. C’est pourquoi une approche in vivo reste nécessaire pour répondre aux objectifs de ce projet.
Réduction
Le nombre d’animaux a été défini de manière à obtenir des résultats fiables tout en respectant la règle des 3R. Au total, jusqu’à 120 animaux seront utilisés dans le cadre du projet. Afin de réduire le nombre d’animaux nécessaires, chaque souris servira de contrôle pour elle-même lorsque cela est pertinent, notamment en comparant les deux muscles de l’animal. Cette approche permet d’augmenter la puissance des analyses sans augmenter le nombre d’animaux. Les données seront comparées entre groupes à l’aide d’analyses statistiques adaptées, afin de garantir la robustesse et la fiabilité des résultats.
Raffinement
Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’hébergement individuel est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec deux enrichissements minimum et les animaux sont vérifiés quotidiennement. Le projet a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable des résultats dans le respect du bien-être animal. Pour limiter les risques d'infections liés au phénotype, les animaux auront de la nourriture, de la litière et des enrichissements stérilisés et l'eau de boisson sera purifiée. Les animaux seront également manipulés avec des gants sous hotte et hébergés en cages ventilées. L'ensemble des actes seront réalisés sous anesthésie générale et avec analgésie pour la chirurgie. Pendant l'anesthésie, les animaux sont placés sur tapis chauffant afin de maintenir leur température corporelle et un gel ophtalmique est appliqué pour prévenir le dessèchement des yeux. Avant et après la chirurgie, un gel nutritif sera introduit dans la cage ainsi que des croquttes au sol pour faciliter la prise hydrique et alimentaire. Pour le transfert entre les deux établissements, les animaux seront placés dans une boite de transport avec litière, croquettes et enrichissement. La boite sera placée dans un sac opaque pour préserver les animaux de la lumière extérieure. Le transport de l’établissement 1 à l’établissement 2 est de 10 minutes maximum à pied. Les examens seront réalisés après une semaine d’acclimatation. Ainsi, la douleur et le stress sont limitées en apportant des soins adaptés ainsi qu’une surveillance attentive accompagnée de points limites suffisamment prédictifs et précoces.
Choix des espèces
L’utilisation de souris immunodéficientes est indispensable pour ce projet, car elle permet d’évaluer la greffe de cellules humaines dans un organisme vivant. Ces animaux présentent une déficience du système immunitaire ce qui limite fortement le rejet des cellules humaines injectées. Cette caractéristique est essentielle pour permettre la survie, l’intégration et l’étude des cellules humaines dans le tissu musculaire. Le modèle murin est largement utilisé en recherche biomédicale pour l’étude de la régénération musculaire, en raison de sa pertinence biologique et de la disponibilité de modèles adaptés. Ainsi, l’utilisation de cette lignée permet d’obtenir des résultats fiables et pertinents au regard des objectifs du projet. Les animaux seront utilisés à un stade adulte (entre 2 et 8 mois), ce qui correspond à un organisme mature et permet d’étudier la régénération musculaire dans des conditions proches de celles observées chez l’humain adulte. Ce choix est particulièrement pertinent pour évaluer l’intégration de la matrice et la formation d’un tissu musculaire fonctionnel dans un environnement physiologique stabilisé.
États de vigilance et circuits neuronaux chez la souris au cours de tâches appétitives et d’évitement, de la chasse aux grillons à la fuite devant la menace
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Une première chirurgie de deux heures, une seconde de quatre à six heures au moins sept jours plus tard, puis des enregistrements cérébraux courant sur dix à douze semaines : 536 souris subissent des procédures d'un niveau de souffrance allant de léger à sévère, toutes tuées à l'issue pour vérifier que les électrodes visaient bien les zones ciblées. Les souris implantées vivent seules pour protéger le matériel, et réalisent jusqu'à trente sessions de quarante-cinq minutes où elles chassent des grillons ou fuient une menace visuelle. L'objectif déclaré est de relier la vision, la décision d'approche ou de fuite, le sommeil et le stress, avec pour horizon lointain la compréhension de l'anxiété et de la dépression. Le porteur retient la souris parce qu'elle exprime "spontanément des comportements naturels de chasse et d'évitement de prédateurs", ce qui dispense de longs apprentissages.
Objectifs
Ce projet vise à comprendre comment la vision guide des décisions rapides chez la souris, notamment lorsqu'il s'agit de s'approcher d'un stimulus appétitif ou d'éviter une menace. Il cherche également à déterminer comment ces expériences visuelles fortes influencent ensuite les états cérébraux, en particulier le sommeil et les réponses émotionnelles. L'objectif est d'établir un lien entre le traitement des scènes visuelles naturelles, les stratégies comportementales d'approche et de fuite, et la régulation du sommeil et du stress. À terme, ces connaissances pourraient contribuer à mieux comprendre comment certaines expériences émotionnelles perturbent le sommeil, un mécanisme impliqué dans l'anxiété et la dépression.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait d’abord améliorer les connaissances de base sur la façon dont la vision, les émotions et le sommeil interagissent. En observant des comportements naturels, il permettra de mieux comprendre comment des scènes visuelles réalistes influencent les décisions d’approche ou de fuite, puis la qualité du sommeil. À plus long terme, ces connaissances pourraient aider à mieux comprendre pourquoi certains stress visuels ou émotionnels dérèglent le sommeil, un problème fréquent dans l’anxiété et la dépression, et orienter le développement de nouvelles stratégies pour améliorer le sommeil et la gestion du stress.
Procédures
Les animaux seront soumis à deux grandes catégories d'interventions. Premièrement, des séances comportementales en état d'éveil : les souris vigiles réalisent au maximum deux sessions par jour d'environ 45 minutes chacune, pendant une période maximale de trois semaines comprenant 15 jours de test, soit jusqu'à 30 sessions par animal. Deuxièmement, pour une partie des animaux, des interventions chirurgicales sous anesthésie générale : une première intervention d'environ 2 heures, suivie, au moins 7 jours plus tard pour certains animaux, d'une seconde intervention également sous anesthésie, plus complexe d'une durée de 4 à 6 heures. Après une phase de récupération post-chirurgicale, ces animaux font l'objet d'enregistrements chroniques de leur activité cérébrale, musculaire et cardiaque lors de sessions comportementales (deux sessions de 45 minutes par jour, sur des blocs de 5 jours séparés par 2 jours de pause) et pendant les 24 heures suivant chaque session. Ces enregistrements peuvent se poursuivre sur une durée totale ne dépassant pas 10 à 12 semaines après la chirurgie.
Impact sur les animaux
Les principales nuisances attendues concernent la chirurgie d’implantation, le port des implants, l’isolement en cage individuelle et l’exposition à des situations potentiellement stressantes sur de courtes périodes. À court terme, après la chirurgie (quelques heures à 1–2 jours), des effets indésirables moyennement douloureux et de courte durée peuvent survenir. À moyen et long terme, la présence d’électrodes et de fibres peut entraîner une gêne locale, ou une gêne mécanique le temps que les animaux s’y habituent, ainsi qu’un stress lié à l’hébergement individuel nécessaire pour protéger les implants. Les tâches comportementales peuvent induire un stress émotionnel aigu le temps du test en lui-même et est réversible un fois qu’il est terminé.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de leur participation au projet. Pour garantir les résultats obtenus, il faut analyser le cerveau des animaux post mortem afin de vérifier que les dispositifs ont bien été placés aux endroits ciblés et que les signaux enregistrés proviennent des régions cérébrales visées. Cette vérification est indispensable pour garantir la validité des résultats.
Remplacement
Ce projet porte sur des comportements complexes faisant intervenir simultanément la vision, la prise de décision, les émotions et le sommeil. Ces phénomènes nécessitent un organisme complet, avec une vision, une motricité, des émotions et un sommeil fonctionnels, et ne peuvent pas être reproduits uniquement sur des tissus isolés, des modèles informatiques ou chez des animaux au système nerveux très simple. Les modèles computationnels permettent de simuler certains aspects du traitement visuel, mais ne rendent pas compte des interactions entre vision, comportement et états cérébraux dans un organisme vivant. Les cultures cellulaires et tissus isolés ne permettent pas d'étudier des comportements intégrés. Les organismes invertébrés ne possèdent pas les structures cérébrales impliquées dans la régulation du sommeil et des émotions.
Réduction
Le nombre d'animaux est calculé à l'avance pour obtenir des résultats fiables en utilisant le minimum nécessaire, sur la base d'analyses statistiques de puissance. Chaque animal est suivi sur plusieurs volets du projet (comportement, activité cérébrale, sommeil), ce qui limite le nombre de groupes expérimentaux et réduit le nombre total d’animaux. Par ailleurs, les conditions expérimentales les plus informatives sont identifiées progressivement au cours du projet, ce qui permet de concentrer les expériences suivantes sur les situations les plus pertinentes et d'éviter des expériences inutiles.
Raffinement
Plusieurs mesures sont prévues pour limiter au maximum l’inconfort et le stress. Les souris sont d’abord habituées aux différents environnements utilisés. Les animaux sont suivis et une grille de score avec des points limites précoce est utilisé pour détecter tout signe de douleur ou d’inconfort. Les gestes invasifs sont réalisés sous anesthésie avec des antalgiques adaptés et les animaux implantés sont logés individuellement dans des cages enrichies.
Choix des espèces
L'espèce utilisée est la souris, qui est la plus adaptée aux objectifs de ce projet portant sur le comportement, la physiologie et le fonctionnement du cerveau. Les souris adultes expriment spontanément des comportements naturels de chasse et d'évitement de prédateurs, ce qui permet d'étudier directement des réponses d'approche et de fuite guidées par la vision, sans passer par de longs apprentissages artificiels. Chez la souris, les cycles de sommeil, les réponses au stress et de nombreux aspects du fonctionnement cérébral sont déjà bien décrits, ce qui facilite l'interprétation des résultats et la comparaison avec des travaux antérieurs. De plus, il existe des lignées génétiquement modifiées qui permettent de suivre ou de moduler l'activité de groupes précis de neurones impliqués dans la vision, le stress ou le sommeil. Les animaux sont utilisés à l’âge adulte, c’est-à-dire entre 6 et 22 semaines après la naissance. Cet intervalle correspond à un stade où les comportements innés de chasse et d’évitement sont pleinement exprimés et stables, et où les cycles de sommeil sont matures.
Rôle de l’ostéopontine dans le processus de vieillissement chez certaines cellules immunitaires lors des modifications cardiaques liées à l’obésité et à l’âge.
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
1 400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Une partie reçoit une alimentation enrichie en graisses pendant seize semaines, et chaque souris passe trois échographies cardiaques sur animal vigile, trois prélèvements sanguins, puis un test de glycémie comportant six prélèvements répétés en deux heures. Le porteur signale une sensibilisation ou une irritation de la queue liée à la répétition des prélèvements, et annonce qu'aucun effet indésirable n'est attendu chez les souris transgéniques. Sur le remplacement, il écrit que l'étude des interactions entre vieillissement, obésité, inflammation et fonction cardiaque "nécessite un organisme entier", et mentionne des analyses complémentaires sur une banque de tissus humains.
Objectifs
L’obésité et le vieillissement augmentent le risque de maladies du cœur. Parmi celles-ci, il existe une forme particulière d’insuffisance cardiaque dans laquelle le cœur pompe normalement mais se remplit mal, appelée insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée. Cette pathologie est particulièrement fréquente chez les personnes âgées et en situation d’obésité, et reste encore mal comprise et difficile à traiter. L’ostéopontine (OPN) est une molécule impliquée dans l’inflammation et les modifications tissulaires, qui sont augmentés dans l’obésité et les pathologies cardiovasculaires. Ce projet vise à déterminer le rôle de l’OPN et de la sénescence (processus de vieillissement) de certaines cellules immunitaires dans les restructurations cardiaques associées à l’obésité et au vieillissement, et avec l’apparition d’une insuffisance cardiaque. Trois différents modèles de souris sont utilisés, chacun ayant une spécificité vis-à-vis de l’OPN ou de la sénescence, et étudiés notamment sous régime riche en graisses et au cours du vieillissement.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans les maladies cardiaques liées à l’obésité et au vieillissement. À terme, ces travaux pourraient contribuer à identifier de nouvelles pistes de traitement pour des maladies pour lesquelles il existe encore peu de solutions thérapeutiques.
Procédures
Certaines souris reçoivent une alimentation enrichie en graisses pendant une durée de 16 semaines. Au cours de l’étude, chaque animal bénéficie de trois échographies cardiaques, d’une durée d’environ 5 minutes chacune, réalisées sur animaux vigiles. Des prélèvements sanguins de très faible volume sont également réalisés, à trois reprises au cours de l’étude (environ 1 minute par prélèvement), sur animaux vigiles. Des tests visant à évaluer la régulation de la glycémie sont également effectués. Ces tests consistent en l’administration d’une substance (glucose ou insuline), suivie de six points de prélèvements sanguins répétés sur une durée totale de 2 heures, sur animaux vigiles. Enfin, un prélèvement sanguin terminal est réalisé une seule fois en fin d’étude, sous anesthésie générale
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus dans ce projet sont globalement modérés et de courte durée. Aucun phénotype dommageable ni effet indésirable n’est attendu chez les souris transgéniques. Les manipulations nécessaires aux examens (contention, échographie, prélèvements sanguins) peuvent entraîner un stress passager chez les animaux. L’utilisation d’une crème dépilatoire avant l’échographie peut occasionner une légère irritation cutanée transitoire. Les prélèvements sanguins répétés au niveau de la queue peuvent provoquer une gêne locale légère, des saignements transitoires et, plus rarement, la formation d’un léger hématome. La répétition de ces prélèvements peut également entraîner une sensibilisation locale ou une irritation de la queue. Les injections réalisées dans le cadre des tests métaboliques peuvent entraîner une gêne ponctuelle au point d’injection. Certains tests peuvent induire une baisse transitoire du taux de sucre dans le sang, susceptible d’entraîner des signes cliniques tels qu’une diminution de l’activité ou une faiblesse passagère. Le régime enrichi en graisses peut entraîner une prise de poids et des altérations métaboliques, correspondant au phénotype expérimental recherché.
Devenir
Les animaux expérimentaux seront mis à mort afin de permettre la réalisation des prélèvements biologiques nécessaires aux analyses prévues dans le projet.
Remplacement
L’étude des interactions complexes entre vieillissement, obésité, inflammation et fonction cardiaque nécessite un organisme entier avec un système immunitaire fonctionnel et un environnement métabolique intact. Il n’existe pas de modèle in vitro ou silico capable de reproduire fidèlement ces processus systémiques, c’est pourquoi l’utilisation de modèles murins est justifiée scientifiquement. Néanmoins, nous intégrons autant que possible des approches alternatives pour réduire la dépendance aux animaux vivants. Par exemple, nous mènerons des analyses sur des échantillons humains disponibles (banque de tissus myocardiques/adipeux de patients) en complément des données animales. Ces expériences in vitro permettent d’explorer certains mécanismes (voie de signalisation de l’OPN, interactions cellulaires) sans mobiliser d’animaux supplémentaires. De plus, les modèles informatiques et l’analyse de bases de données transcriptomiques publiques seront mises à profit en amont pour affiner nos hypothèses et réduire les explorations in vivo hasardeuses. Ainsi, le recours à l’animal est limité au strict nécessaire, c’est-à-dire pour valider les phénomènes intégrés qu’on ne peut tester autrement (impact global sur la fonction cardiaque, réseau hormonal et immunitaire entier).
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé à l’aide d’analyses statistiques afin d’obtenir des résultats fiables tout en limitant leur utilisation. Les paramètres étudiés concernent la fonction cardiaque (évaluée par échocardiographie) et le métabolisme (gestion du sucre dans le sang). Sur la base de l’expérience du laboratoire et de la littérature, un effectif de 10 animaux par groupe a été retenu, correspondant au minimum nécessaire pour atteindre la puissance statistique souhaitée. Pour les souris âgées (12 mois), cet effectif est porté à 15 animaux par groupe afin de compenser les pertes attendues liées à l’âge.
Raffinement
Des points limites ont été définis pour chacune des procédures. Tout signe témoignant d’une mauvaise tolérance au régime riche en graisse (par exemple perte de poids non désirée, souffrance, apathie, déshydratation des animaux) conduira à l’interruption de la procédure. Les animaux sont maintenus en groupes sociaux leur permettant d’exprimer leurs besoins avec leurs congénères et les cages sont enrichies avec une maison en carton et du papier kraft pour leur permettre de nicher. Un examen clinique des animaux sera effectué quotidiennement ou toutes les semaines selon le plan des procédures. De plus, les procédures que nous utilisons ont été optimisées et standardisées, ce qui permet de limiter la répétition des procédures.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris pour des raisons multiples : 1)Le développement d’une cardiomyopathie métabolique liée à l’obésité induite par un régime riche en graisse est un modèle pathologique expérimental bien établi et reproductible chez les souris. De plus, ce modèle murin présente l’avantage de développer le vieillissement et d’offrir des conditions très reproductibles d’induire une cardiomyopathie métabolique. 2)L’étude des voies impliquées dans le mécanisme de sénescence cellulaire est possible en recourant aux animaux transgéniques. Les animaux déficients pour les gènes d’intérêt de notre étude existent uniquement chez la souris ce qui explique l’utilisation de souris. 3)La courte durée de gestation chez la souris est compatible avec la durée de nos expériences qui contiennent pour la plupart des protocoles chronophages et des analyses à différents âges parfois tardifs. Les animaux âgés de 5, 8 et 12 mois correspondant respectivement au stade jeune adulte, âge intermédiaire et âge avancé afin de caractériser l’évolution progressive des altérations cardio-métaboliques liées au vieillissement et/ou au régime riche en graisse.
Recherche des mécanismes cellulaires et moléculaires induit par la dénervation et réinnervation dans le muscle squelettique.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Le nerf sciatique pincé sur une patte, l'autre patte servant de témoin sur le même individu : 480 souris subissent une chirurgie de quinze minutes sous anesthésie, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour analyser leurs tissus. La compression du nerf provoque une douleur et une gêne pour marcher, que le porteur qualifie de légères et suit avec une grille d'évaluation de la douleur. L'objectif déclaré est d'imiter chez des souris saines la déconnexion des nerfs et des muscles observée dans la maladie de Charcot, faute de traitement capable d'en arrêter la progression. Le porteur présente l'effectif de 480 comme "soigneusement calculé" et réduit au minimum, sans qu'aucun calcul ni aucune référence n'apparaisse dans le résumé.
Objectifs
La maladie de Charcot est une maladie qui touche les nerfs et les muscles et rend les malades de plus en plus paralysés. Il n'existe à l'heure actuelle aucun traitement capable de stopper la progression de cette maladie gravement invalidante qui finit par être fatale. Notre objectif est de comprendre comment les défauts du nerf altèrent les muscles pour aboutir à la paralysie progressive constatée chez les patients atteints de la maladie de Charcot. Pour cela, nous devons mimer les atteintes des nerfs chez des animaux sains et chercher les défauts du muscle qui en découlent. Les résultats attendus permettront de trouver de nouveaux moyens d'empêcher les muscles de se paralyser pour ralentir voire stopper la progression de la maladie.
Bénéfices attendus
La SLA (Sclérose Latérale Amyotrophique) ou maladie de Charcot est une maladie grave qui affecte les nerfs et les muscles, entraînant une faiblesse progressive et la mort. Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement pour la guérir. Notre projet a pour objectif de mieux comprendre la maladie et trouver de nouvelles pistes pour la traiter. Nous étudions particulièrement le muscle qui est une des cibles principales de la maladie. Nous comparerons les défauts que nous avons découverts dans la SLA à un modèle où les nerfs sont déconnectés puis reconnectés aux muscles, pour mimer une mort des neurones moteurs comme dans la SLA, pour mieux comprendre les changements. En observant l’évolution des dégâts sur les neurones, les connexions nerfs-muscles, et les muscles eux-mêmes, nous espérons mieux identifier les premières étapes de la SLA. En combinant cette compréhension des causes de la SLA avec des tests de traitements, notre projet espère ouvrir la voie à de futurs soins plus efficaces pour ralentir, voire arrêter, cette maladie.
Procédures
480 animaux seront destinés à la procédure chirurgicale de compression du nerf sciatique. La chirurgie dure quelques minutes (15 minutes environ) et sera effectuée sous anesthésie générale après traitement analgésique. Après ouverture de la peau au niveau de la cuisse, le nerf sciatique sera pincé sur une des 2 pattes puis la peau sera refermé
Impact sur les animaux
Une pression exercée sur le nerf sciatique peut provoquer une légère douleur et une gêne pour marcher, L’opération peut aussi être une source de stress pour les animaux. Nous mesurerons régulièrement la douleur chez les souris en utilisant la grille spécifique d'évaluation de la douleur que nous avons mise en place afin de prendre en charge chez ces animaux les nuisances induites par cette procédure.
Devenir
Les animaux sont mis à mort à la fin des procédures pour analyser les tissus et mieux approfondir la compréhension de la maladie. Dans tous les cas, ces étapes sont menées avec le plus grand respect pour l’animal et dans le souci constant de limiter toute forme de souffrance.
Remplacement
Cette maladie neuromusculaire est très complexe. Elle touche plusieurs organes et types de cellules en même temps, ce qui rend son étude difficile en laboratoire avec des méthodes simples. Les dommages subis par les nerfs et les muscles ont des conséquences directes sur le mouvement et la coordination, ce qui ne peut être observé qu’en étudiant des animaux vivants. Pour mieux comprendre cette maladie, il est donc essentiel de mener des recherches sur des modèles vivants. Cependant, en parallèle, nous utilisons aussi des techniques sur des cellules cultivées en laboratoire. Ces approches permettent d’explorer plus en détail certains mécanismes biologiques et d'identifier des cibles thérapeutiques potentielles.
Réduction
Dans le cadre de nos recherches, nous avons fait en sorte d’utiliser le moins d’animaux possible tout en garantissant des résultats fiables. Notre objectif est de mieux comprendre cette maladie neurodégénérative. Pour cela, nous avons soigneusement calculé le nombre d’animaux nécessaires afin d'obtenir des résultats solides, sans en utiliser plus que ce qui est strictement nécessaire. Nous analysons ensuite les données recueillies à l’aide de méthodes adaptées à chaque situation, afin de tirer des conclusions justes. Pour réduire le nombre d’animaux, les deux pattes de chaque souris sont utilisées : une dans le groupe contrôle et une dans le groupe expérimental. De plus, nous analysons les mâles et les femelles, ce qui limite les reproductions pour obtenir le nombre d’animaux. Par ailleurs, pour éviter le non emploi, nous prélevons autant de tissus que possible sur chaque animal à la fin de l'expérience Ces échantillons sont ensuite conservés et mis à disposition de l’ensemble des chercheurs de notre équipe. Une liste des tissus encore disponibles est également partagée afin qu’ils puissent être utilisés dans d’autres projets, réduisant ainsi encore le besoin d’utiliser de nouveaux animaux.
Raffinement
Dans notre projet de recherche chez la souris, nous mettons tout en œuvre pour respecter le bien-être des animaux utilisés et réduire au maximum leur stress et leur inconfort. Pour cela, nous avons mis en place plusieurs mesures spécifiques. Tout d’abord, nous avons créé des grilles d’évaluation de la douleur et de la souffrance, adaptées à ces expériences. Ces grilles ont été conçues avec l’aide du personnel spécialisé en soins animaliers. Elles permettent de repérer rapidement tout signe de détresse chez les souris. Si un animal montre des signes de faiblesse, comme une perte de poids ou des difficultés à se déplacer, des aliments faciles à consommer et des gels d’hydratation sont placés à sa portée. Et surtout, si malgré tout l’état d’un animal se dégrade, nous appliquons des règles strictes pour arrêter l’expérience à temps. Cela permet d’éviter toute souffrance inutile. Ces points d’arrêt anticipés sont décidés à l’avance pour chaque situation.
Choix des espèces
Les souris sont souvent utilisées dans la recherche car leur fonctionnement biologique est assez proche de celui de l’être humain. Cela permet de mieux comprendre certains mécanismes naturels qui protègent le corps, en particulier lorsqu’ils font intervenir plusieurs organes. Ce type d’étude ne peut se faire que sur un organisme entier, ce qui rend l’animal indispensable. Dans le cadre de nos travaux, nous mimons la dégénérescence des neurones pour mieux comprendre son effet sur le muscle, ce qui est essentiel pour comprendre comment les muscles sont impliqués dans la pathologie.
Toxicité cardiopulmonaire des microplastiques inhalés dans un modèle de pathologie broncho-pulmonaire chronique chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système immunitaire
- Système respiratoire
Pour mesurer ce que des microplastiques inhalés font aux poumons et au cœur de rats atteints d'une maladie respiratoire chronique provoquée en laboratoire, 80 rats subissent des procédures d'un niveau de souffrance allant de léger à sévère, tous tués à l'issue pour prélever cœur, poumons, muscles et vaisseaux. Ils sont exposés plusieurs fois à des particules fines sous anesthésie sur cinq semaines, reçoivent un composant bactérien qui imite une infection pulmonaire, courent quinze minutes sur un tapis roulant et passent une échographie cardiaque. Le porteur annonce une gêne respiratoire modérée, une accélération du rythme respiratoire, une baisse d'activité physique et une perte de poids. Une perte de poids ou des signes de détresse respiratoire sévère constituent les points limites, et déclenchent la mise à mort du rat concerné.
Objectifs
L’air que nous respirons est de plus en plus pollué : fumées d’usines, poussières fines, et surtout microplastiques (des morceaux de plastique invisibles à l’œil nu). En France, nous en inhalons 30 000 par jour, et jusqu’à 2,8 millions en Chine ! Pourtant, on ne connaît pas encore bien leurs effets sur la santé. Que se passe-t-il dans notre corps ? Ces particules, une fois respirées, peuvent s’enfoncer profondément dans les poumons, affaiblir nos défenses immunitaires, provoquer des inflammations ou des maladies comme l’asthme ou la BPCO (une maladie pulmonaire chronique), et enfin passer dans le sang, avec des risques encore mal compris pour le cœur et les vaisseaux sanguins. Les objectifs du projet sont donc les suivants : 1/Comment le corps (poumons et système cardiovasculaire) réagit-il à ces microplastiques, chez une personne en bonne santé ou atteinte de BPCO ? 2/ Où ces particules se propagent-elles dans l’organisme ? 3/ Quels sont les effets sur le fonctionnement des poumons et du cœur ? Les résultats seront comparés à des analyses de tissus pulmonaires de patients atteints de BPCO, pour mieux comprendre les risques réels.
Bénéfices attendus
Le projet vise à étudier la distribution des particules fines d’origine microplastique dans l'organisme et d’approfondir notre compréhension des mécanismes impliqués dans les effets cardiopulmonaires. Cette étude permettra d’identifier les altérations inflammatoires, structurelles et fonctionnelles induites par ces particules, en mettant en évidence leur impact sur les voies physiopathologiques sous-jacentes. Elle contribuera également à mieux cerner les risques associés à une exposition chronique, offrant ainsi des perspectives pour l’évaluation des dangers environnementaux et la mise en place de stratégies de prévention en santé publique. Les résultats obtenus avec le modèle animal seront mis en perspective avec des données obtenues sur des biopsies humaines de patients BPCO.
Procédures
Certains animaux seront soumis aux mêmes procédures expérimentales. Chez l’animal éveillé, une mesure de la fonction respiratoire sera réalisée dans une chambre d’exploration pendant environ 15 minutes. Un test d’effort sur tapis roulant sera également effectué pendant environ 15 minutes. Les animaux seront exposés plusieurs fois à des particules fines sous anesthésie sur 5 semaines. Nous mimerons une infection pulmonaire avec un composant bactérien pour faire réagir le système immunitaire. Cette procédure est susceptible d’entraîner une nuisance transitoire pouvant se manifester par une diminution temporaire de l’activité, une altération modérée de l’état général ou une gêne respiratoire. Enfin, la fonction cardiaque sera évaluée par échographie sous anesthésie, pendant environ 15 minutes. Les animaux feront l’objet d’une surveillance adaptée tout au long de l’étude afin de détecter rapidement tout signe de souffrance ou d’inconfort.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent ressentir du stress ou de l’inconfort, par exemple lorsqu’ils sont manipulés, maintenus dans les chambres d’explorartion, ou lors de mesures et prélèvements. Une agitation excessive ou persistante est surveillée pour garantir leur bien-être. Les animaux peuvent présenter des symptômes transitoires liés au modèle de maladie respiratoire chronique , tels qu'une gêne respiratoire modérée, une augmentation de la fréquence respiratoire, une diminution de l'activité physique et une perte de poids. Une perte de poids ou l'apparition de signes de détresse respiratoire sévère constituent des points limites et entraîneront l'euthanasie de l'animal.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure. Différents organes (cœur, poumons, muscles, vaisseaux sanguins) seront prélevés pour d’autres études. Ce processus est essentiel pour obtenir une compréhension détaillée des éventuelles altérations tissulaires et pour évaluer les atteintes pulmonaires et cardiaques consécutives à l’exposition aux microplastiques.
Remplacement
La BPCO est une maladie complexe mettant en jeu différents types cellulaires qui ne peuvent pas être étudiés in vitro. Les expériences sur les rongeurs demeurent indispensables pour mener des explorations in vivo et, surtout, ex vivo. Nous optimisons nos expériences pour utiliser le moins d’animaux possible. Chaque rongeur subit plusieurs analyses complémentaires, ce qui permet de limiter le nombre d’animaux tout en obtenant des résultats scientifiques plus riches et fiables. Le nombre d’animaux inclus a été calculé statistiquement pour garantir la robustesse des résultats.
Réduction
Nous avons conçu ce projet de manière à utiliser le moins d'animaux possible. Plusieurs mesures et analyses seront réalisées sur chaque animal afin d'obtenir un maximum d'informations à partir d'un même individu. Cette approche permet de réduire le nombre d'animaux nécessaires tout en garantissant la qualité scientifique des résultats. De plus, se souciant de réduire le nombre des animaux en expérimentation, après la mise à mort, nous réaliserons de multiples études ex vivo sur différents organes.
Raffinement
Un suivi quotidien sera réalisé par des personnes formées, compétentes et soucieuses du bien-être animal, basées notamment sur l’apparence physique externe, la prise de poids et le comportement des animaux. Ces contrôles permettent de repérer tout animal en inconfort, d’en avertir le responsable du projet et de prendre les mesures appropriées. Des protocoles d’habituation ont été mis en place pour que les animaux s’habituent aux procédures et réduire leur stress. Afin d’éviter tout inconfort, les animaux seront anesthésiés et analgésiés si nécessaire en fonction de l’évaluation de l’état des animaux par rapport aux points limites.
Choix des espèces
Le modèle de rat est largement utilisé et bien caractérisé sur le plan cardiovasculaire. Sa physiologie cardiaque présente de nombreuses similitudes avec celle de l’Homme, tant sur le plan de la régulation que de l’organisation anatomique et fonctionnelle du cœur, permettant l’étude approfondie des mécanismes impliqués, de l’échelle moléculaire aux mesures in vivo. Les études seront réalisées sur des rats adultes mâles et femelles âgés de 8 semaines.
Susceptibilité à l’épilepsie chez deux nouveaux modèles murins génétiquement modifiés
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Exposée à une température élevée pendant vingt minutes pour provoquer des crises fébriles, ou injectée avec des molécules qui déclenchent des crises d'épilepsie, une partie des 1 240 souris de ce projet subit des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. D'autres reçoivent un implant cérébral sous anesthésie puis vivent seules jusqu'à cinq semaines, avec des enregistrements de dix heures par jour sur quatorze journées consécutives et un suivi vidéo du comportement dont le résumé ne dit pas ce qui y est observé. Le porteur indique que l'induction des crises provoque une fatigue intense et une réduction de la mobilité pendant deux à sept jours, et qu'il arrive que des crises très sévères soient fatales. Il présente par ailleurs l'hébergement en groupe comme respectant la "nature sociale" des souris, l'hébergement individuel n'étant employé que lorsqu'il est "indispensable pour protéger un implant".
Objectifs
Pour fonctionner correctement, le cerveau a besoin d'un équilibre précis entre les signaux qui activent les neurones et ceux qui les freinent. Une protéine spécifique joue un rôle clé dans le maintien de cet équilibre. Lorsque le gène responsable de la fabrication de cette protéine est altéré, les neurones peuvent devenir trop excitables, ce qui peut provoquer des crises d'épilepsie. Des travaux préliminaires menés dans notre laboratoire et par nos collaborateurs ont montré que des souris porteuses d'une anomalie de ce gène - la même que celle découverte chez un enfant atteint d'une forme sévère d'épilepsie - font des crises spontanées à l'âge adulte. Toutefois, ces crises restent rares et nous ne savons pas encore quelles zones du cerveau sont touchées, ni comment elles se déclenchent. Nous étudions également une autre famille de souris chez lesquelles une des deux formes de la protéine que nous étudions a été supprimée. Nos premiers résultats laissent penser que ces souris pourraient, elles aussi, être plus vulnérables aux crises, mais qu'elles pourraient en même temps disposer de défenses naturelles contre l'installation d'une épilepsie durable. Ce projet poursuit donc trois grands objectifs : - Repérer les zones du cerveau impliquées dans les crises chez les souris porteuses de l'anomalie génétique, grâce à une technique qui permet de rendre visibles les neurones actifs au moment d'une crise ; - Mesurer la facilité avec laquelle des crises peuvent être déclenchées dans ces deux lignées de souris génétiquement modifiées, à l'aide de substances utilisées de façon courante en recherche pour provoquer des crises de manière contrôlée ; - Déterminer si la suppression d'une forme de la protéine d’intérêt protège ou non contre le développement d'une épilepsie chronique, en utilisant un modèle expérimental reconnu et proche de ce qui est observé chez les patients. À terme, ces travaux permettront de mieux comprendre comment les anomalies de cette protéine conduisent à l'épilepsie et d'évaluer si elle pourrait représenter une cible pour le développement de nouveaux traitements.
Bénéfices attendus
L'épilepsie touche environ 50 millions de personnes dans le monde, et près d'un tiers des patients ne répondent pas correctement aux traitements existants. Parmi les causes identifiées, certaines anomalies génétiques perturbent une protéine clé du cerveau, dont le rôle est de maintenir l'équilibre entre les signaux qui activent les neurones et ceux qui les freinent. Lorsque cet équilibre est rompu, les neurones deviennent trop excitables, ce qui peut déclencher des crises d'épilepsie, parfois sévères et résistantes aux médicaments. Ce projet apportera deux types de bénéfices majeurs : 1) Mieux comprendre l'origine des crises pour mieux les traiter. En identifiant précisément quelles zones du cerveau sont touchées et comment les crises se déclenchent lorsque le gène de la protéine d’intérêt est altéré, ces travaux fourniront des informations essentielles pour concevoir, à terme, des traitements mieux ciblés et plus efficaces pour les patients porteurs de ce type d'anomalie génétique. Actuellement, ces patients disposent de très peu d'options thérapeutiques adaptées à la cause précise de leur maladie. 2) Ouvrir la voie à une nouvelle classe de médicaments. La protéine que nous étudions existe sous deux formes légèrement différentes dans le cerveau. En déterminant si l'une de ces formes peut être ciblée sans affecter l'autre, ce projet permettra d'évaluer la faisabilité d'une approche thérapeutique entièrement nouvelle. Si cette piste se confirme, elle pourrait déboucher sur le développement de médicaments plus sélectifs, avec potentiellement moins d'effets indésirables. Au-delà de l'épilepsie, ces résultats pourraient également bénéficier aux patients atteints d'autres maladies neurologiques dans lesquelles la même protéine ne fonctionne pas correctement, comme certains troubles du développement cérébral ou des douleurs chroniques. En résumé, ce projet vise à transformer des connaissances fondamentales sur les mécanismes de l'épilepsie en pistes concrètes pour le développement de nouveaux traitements, répondant à un besoin médical aujourd'hui largement insatisfait.
Procédures
Afin d’identifier le patrimoine génétique de nos animaux de lignées génétiquement modifiées nous prélèverons un petit fragment de tissu chez tous les souriceaux (animal vigile, une seule fois, durée inférieure à 1 minute). Par la suite, certains animaux se verront administrer une molécule permettant d’activer une modification génétique une fois par jour pendant une durée maximale de 5 jours (vigile, quelques secondes par administration). Ils seront également filmés pendant les 5 jours d’administration (5 jours consécutifs) et hébergés seuls sur cette durée afin de pouvoir les identifier. Une partie des animaux aura une chirurgie sous anesthésie générale et analgésie adaptée pour implanter un dispositif permettant d’enregistrer l’activité cérébrale (1 fois, 1 heure environ). Dès cette chirurgie ils seront hébergés seuls (3 semaines maximum). Ils recevront ensuite des injections permettant d’induire le modèle d’épilepsie (vigile, 1 injection, quelques secondes par injection) de même pour un autre lot d’animaux n’ayant pas eu de chirurgie. Tous seront ensuite filmés et enregistrés pour le suivi de leur activité cérébrale (une seule fois, animal vigile, 2h10 environ). Un dernier lot d‘animaux recevra des injections permettant d’induire le modèle d’épilepsie (vigile, 6 injections maximum, quelques secondes par injection), puis après 4 semaines minimum, aura une chirurgie sous anesthésie générale et analgésie adaptée pour implanter un dispositif permettant d’enregistrer l’activité cérébrale (1 fois, 1 heure environ). Ils seront ensuite habitués à l’enregistrement de l’activité cérébrale (vigile, branchement du dispositif les laissant libre de se déplacer) pendant 2 à 4h par jour, 5 jours. Puis leur activité cérébrale sera ensuite enregistrée sur 14 journées consécutives pendant 10h environ par jour. Dès la chirurgie, et lors de ces enregistrements, ces animaux seront hébergés seuls pour une durée de 5 semaines maximum. Un autre lot d'animaux sera exposé à une température élevée pendant 20 minutes maximum afin de provoquer des crises fébriles.
Impact sur les animaux
Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera associé à une légère et brève douleur, ainsi qu’un risque rare de saignement. La modification génétique d’une partie des animaux provoquera des crises d’épilepsie spontanées. Ces épisodes engendrent un stress et une fatigue marqués, pouvant s'accompagner d'une baisse d'activité et d'une perte de poids durant quelques heures à quelques jours. Pour une autre partie des animaux la mutation génétique sera associée à de légères difficultés respiratoires passagères visibles juste à partir de la naissance jusqu’à 5 jours d’âge, ce qui peut être une source de stress pour les petits et la mère. L'induction de crises d'épilepsie provoque une fatigue intense et une réduction de la mobilité pendant 2 à 7 jours. L’injection des molécules pour mettre en place le modèle peut induire des effets périphériques (accélération du pouls, sudation, saignements). Il arrive que des crises très sévères soient fatales pour les animaux. Les injections seront associées à une légère et brève douleur au point d’injection. Les administrations orales peuvent irriter l’œsophage. La chirurgie sera associée à un risque de douleur post-opératoire et de perte de poids transitoire durant les 48 heures suivant l'opération. Le matériel implanté pour enregistrer l’activité cérébrale peut occasionner une gêne physique pour la souris ou, plus rarement, un risque de perte ou d'infection. L’anesthésie générale réalisée pour les chirurgies sera associée à des risques d’hypothermie, de sécheresse oculaire et plus rarement de difficultés cardiaques et respiratoires. L'hyperthermie induite peut engendrer un stress, des convulsions, une perte de conscience et des difficultés respiratoires. Enfin, l'hébergement individuel, rendu nécessaire pour protéger les dispositifs de mesure, peut générer un stress lié à au manque de contact sociaux pour ces animaux habitués à vivre en groupe.
Devenir
L'objectif principal est d'analyser précisément comment certaines mutations génétiques modifient la structure et le fonctionnement des réseaux de neurones. Ces analyses (biochimiques ou microscopiques) nécessitent de prélever le cerveau des animaux après la fin des observations comportementales ou des enregistrements d'activité. Ainsi tous les animaux impliqués dans ces analyses devront être euthanasiés pour répondre à notre question scientifique. Les autres animaux du projet seront euthanasiés car ils ne pourront pas être replacés ou réutilisés dans un autre projet en raison de leur modification génétique spécifique.
Remplacement
Notre projet s'inscrit dans une démarche de recherche de long terme. Avant d’envisager des études sur les animaux, notre équipe a travaillé durant plusieurs années sur des méthodes alternatives. Nous avons ainsi caractérisé les effets des mutations génétiques étudiées au niveau le plus simple : à l’échelle de la molécule et de la cellule. Ces recherches ont été menées sur des cultures de neurones et des modèles cellulaires simplifiés en laboratoire. Bien que riches d'enseignements, ces tests « en tube » ou sur des cellules isolées ne permettent pas de reproduire la complexité d'une pathologie comme l'épilepsie. L’épilepsie n’est pas seulement le dysfonctionnement d’une cellule, mais le résultat d’une activité anormale et synchronisée de milliards de neurones organisés en réseaux complexes, interagissant avec l’ensemble de l'organisme. Pour progresser dans la compréhension de cette maladie et espérer mettre au point de nouveaux traitements, il est aujourd'hui indispensable d'observer ces phénomènes chez un organisme vivant complet. Seul un modèle vivant permet de : - Évaluer précisément la sévérité et le déroulement des crises d'épilepsie. - Analyser comment les structures cérébrales communiquent entre elles lors de ces crises. - Vérifier si les mécanismes observés en cellule se confirment dans un environnement biologique réel et complexe. À ce jour, il n’existe aucune simulation informatique ou culture de tissus suffisamment sophistiquée pour remplacer totalement l'étude de l'activité cérébrale globale liée à l'épilepsie. Le recours aux souris est donc une étape scientifique nécessaire pour valider nos hypothèses et avancer vers des solutions thérapeutiques pour les patients.
Réduction
Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été rigoureusement calculé pour chaque expérience (1240 au total). Nous utilisons des méthodes de calcul statistique qui permettent de définir précisément la taille des groupes nécessaire pour que les résultats soient significatifs et indiscutables, tout en veillant à utiliser le nombre d’individus minimum strictement requis. Ce calcul prend également en compte les éventuels aléas techniques afin de garantir la réussite de l'étude sans avoir à la recommencer, ce qui utiliserait davantage d'animaux. Afin de limiter le nombre total de sujets, nous avons conçu nos procédures pour recueillir un maximum d'informations sur chaque individu. Par exemple, une même souris fera l'objet d'observations de son comportement et d'enregistrements de son activité cérébrale. Après l’euthanasie, son cerveau sera systématiquement prélevé pour mener plusieurs types d'analyses microscopiques et biochimiques. Cette approche multi-facette permet d’obtenir une compréhension complète des mécanismes de l'épilepsie sans avoir à créer des groupes d'animaux distincts pour chaque type de mesure. Nous portons une attention particulière à la gestion de nos colonies de souris. Le nombre d’accouplements est strictement planifié et limité en fonction des besoins réels des expériences afin de ne produire que le nombre strictement nécessaire d’animaux.
Raffinement
Les souris sont hébergées dans un environnement contrôlé (température, cycle de lumière) et enrichi pour favoriser leurs comportements naturels. Elles disposent de matériaux pour construire des nids (carrés de coton) et de bâtonnets à ronger au minimum. L’hébergement en groupe est privilégié pour respecter leur nature sociale, l’hébergement individuel n’étant utilisé que de manière temporaire lorsqu'il est indispensable pour protéger un implant ou assurer un suivi précis. Tous les animaux sont observés quotidiennement, en cas d’anomalie celle-ci est transmise au vétérinaire, à la structure chargée du bien-être animal et à notre équipe pour assurée une prise en charge adaptée pour chaque animal. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera le plus petit possible et réalisé sur de jeunes animaux afin de profiter de la cicatrisation rapide des jeunes animaux. Nos procédures d’induction de la pathologie sont raffinées afin de provoquer le moins possible d’effets indésirables aux animaux et d’assurer la meilleure prise en charge possible. Une surveillance quotidienne est assurée par un personnel qualifié. Pour les procédures induisant une fatigue ou une perte d’appétit (comme après une crise d'épilepsie), des soins de soutien sont mis en place : mise à disposition de nourriture ramollie et d'eau sous forme gélifiée dans le fond de la cage pour faciliter l'alimentation et l'hydratation sans effort. De plus, nous privilégions, chaque fois que possible, l’administration de traitements de manière volontaire (à la pipette) afin de réduire le stress lié aux manipulations. Pour chaque intervention chirurgicale, un protocole strict est appliqué : les animaux sont placés sous anesthésie générale et bénéficient d’une anesthésie locale complémentaire. Des médicaments antidouleur (analgésiques) sont administrés avant l’acte et maintenus pendant au moins 48 heures après la chirurgie. Durant l’opération et le réveil, les animaux sont maintenus au chaud sur des tapis chauffants et reçoivent un gel protecteur pour éviter la sécheresse oculaire. Nous les surveillons spécifiquement après ces gestes pour s’assurer de leur bonne récupération. Des points limites sont définis, ces critères d’alerte précis et quantifiables permettront une prise en charge des animaux pour éviter toute souffrance..
Choix des espèces
Pour ce projet de recherche sur l'épilepsie, nous avons choisi de travailler exclusivement avec la souris. Ce choix repose sur plusieurs raisons scientifiques et éthiques majeures. La souris est le modèle animal le plus adapté pour étudier les maladies neurologiques humaines comme l'épilepsie pour trois raisons principales : Proximité biologique : Le cerveau de la souris et celui de l'humain partagent une organisation et des mécanismes de communication entre neurones très similaires. Modélisation génétique : C'est l'espèce pour laquelle les outils de modification génétique sont les plus performants. Cela nous permet d'étudier précisément des mutations identiques à celles découvertes chez des patients humains souffrant d'épilepsies sévères du nourrisson. Connaissances accumulées : Notre équipe possède une expertise de plusieurs années sur ces lignées de souris, ce qui garantit la fiabilité des résultats et une parfaite maîtrise des soins à leur apporter. Les expériences sont réalisées sur des animaux à différents stades de leur vie, choisis précisément en fonction des objectifs scientifiques : Phase précoce (10 jours) : Un test de suscpetibilité aux crises sera effectué à ce stade afin de déterminer si une susceptibilité précoce existe. Phase juvénile et adulte (à partir d'un mois) : La majorité des tests de susceptibilité aux crises et les enregistrements de l'activité cérébrale sont effectués sur des souris âgées de 1 à 2 mois. Ce stade est crucial car il permet d'étudier le cerveau avant ou au tout début de l'apparition des premières crises spontanées, afin de comprendre comment la maladie s'installe. Suivi à long terme : Certains groupes sont suivis jusqu'à l'âge de 4 mois ou plus pour caractériser l'évolution de l'épilepsie vers une forme chronique, ce qui reflète la réalité de la pathologie chez les patients. Stades précoces (nouveau-nés) : L'étude inclut également une surveillance dès la naissance pour certaines lignées présentant des particularités respiratoires transitoires, afin de comprendre l'impact de ces mutations sur le développement très précoce du système nerveux. Ce choix de stades de développement permet de couvrir l'ensemble du cycle de la maladie, depuis les premières anomalies cellulaires jusqu'à l'installation d'une épilepsie durable, tout en limitant la durée des procédures au strict nécessaire pour obtenir des réponses scientifiques valables.
impact d’un traitement par chimiothérapie, délivré via des microcapsules, sur la croissance tumorale chez des souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
24 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Des cellules cancéreuses pancréatiques leur sont implantées dans le flanc sous anesthésie, et lorsque la tumeur atteint 80 à 100 mm3, une injection sous-cutanée de microcapsules est déposée à côté, la croissance tumorale étant ensuite mesurée au pied à coulisse quatre fois par semaine. Sur le remplacement, le porteur affirme qu'aucune culture in vitro ne reproduit les échanges entre cellules cancéreuses, cellules immunitaires et microenvironnement tumoral. Le bénéfice annoncé tient en une phrase, montrer si le dispositif permet de diminuer les doses, quand le porteur décrit la tumeur greffée comme un "stress léger" et la mesure au pied à coulisse comme un geste "sans aucune douleur".
Objectifs
Le cancer du pancréas est l’un des cancers les plus difficiles à traiter, car il est souvent diagnostiqué tardivement et répond peu aux traitements disponibles. Malgré les progrès réalisés ces dernières années, les échecs thérapeutiques restent fréquents et le pronostic des patients demeure limité. Le traitement par chimiothérapie occupe une place importante, car elle permet de ralentir la progression de la maladie et d’améliorer temporairement l’état des patients. Cependant, son efficacité reste limitée en raison de sa dégradation rapide dans l’organisme et des effets secondaires liés aux fortes doses nécessaires. Dans ce contexte, l’utilisation de microcapsules biocompatible et biodégradable, représente une approche prometteuse. Les microcapsules permettent notamment de protéger le principe actif et d’assurer une libération progressive du traitement sur une longue durée. L’objectif de ce projet est donc d’étudier l’impact d’une libération continue d’agent de chimiothérapie incorporé sous forme de poudre dans des microcapsules, afin d’améliorer l’efficacité du traitement tout en limitant les effets indésirables.
Bénéfices attendus
Montrer si le nouveau dispositif de microcapsules délivrant une chimiothérapie permet de gagner en efficacité pour permettre de diminuer les doses.
Procédures
Les cellules cancéreuses seront implantées au niveau du flanc sous anesthésie (durée
Impact sur les animaux
- stress léger suite au développement d’une tumeur au flanc (volume limité) ne limitant pas la mobilité ni le comportement normal de la souris – Stress minime lié à la préhension pour mesure de la croissance tumorale à l’aide d’un pied à coulisse sur animal vigile (La manipulation peut induire un stress léger, sans aucune douleur, mais dure moins de 30 secondes par souris)
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de prélever les tumeurs en respectant l'application de la règle des «trois R»
Remplacement
Pour pouvoir répondre à cette question biologique, nous avons besoin d'un modèle physiologique récapitulant au mieux l'organisation d'une tumeur et son microenvironnement tumoral. Or, à ce jour, aucun modèle in vitro ne permet de récapituler l'ensemble des échanges qu'il peut y avoir entre les cellules cancéreuses, les cellules immunitaire et l'impact du microenvironnement tumoral. C'est pourquoi, le modèle in vivo est le plus à même de récapituler l'ensemble de ces paramètres et de répondre au besoin de ce projet.
Réduction
L'effectif du nombre d'animaux requis a été calculé statistiquement en nous basant sur des études similaires menées au sein de notre laboratoire.
Raffinement
Des mesures de raffinement sont prévues pour l'hébergement, respectant les règles en vigueur au sein de l’UE. Les expérimentations débuteront après une période d’acclimatation de 7 jours aux conditions de l’animalerie.Les injections seront effectuées sur animaux anesthésiés afin de limiter le stress. Des critères d'arrêt anticipé de l'expérimentation ont été identifiés en cas de survenue d'une complication. Dès qu’un des points limites est atteint, la souris en question sera écartée du protocole et mise à mort.
Choix des espèces
Le modèle de souris sélectionné possède un système immunitaire efficace et est le modèle animal le plus approprié pour induire un développement d’une tumeur et étudier l'impact de traitement anticancéreux. Dans la cadre de ce projet, nous utiliserons des souris adultes, dont le système immunitaire est mature.
Rôle de la voie Notch dans les microglies lors de la dégénérescence rétinienne chez la souris
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
672 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune subissant une biopsie de l'oreille sur animal vigile, trois injections quotidiennes pour activer une modification génétique, puis une quatrième une semaine plus tard qui provoque la dégénérescence de sa rétine, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. L'objectif déclaré est de comprendre comment deux types de cellules de la rétine communiquent par la voie de signalisation Notch, les retombées thérapeutiques étant renvoyées par le porteur au "plus long terme". La mise à mort sert à prélever les rétines, analyse qu'il dit impossible sur des souris maintenues en vie. Il annonce des effets indésirables "limités et de sévérité légère", la liste qui suit comprenant une perte de la vision.
Objectifs
La rétine, qui est une partie de l’œil essentielle à la vision, a une capacité très limitée à se réparer lorsqu’elle est endommagée, notamment dans les maladies dégénératives. Certaines cellules présentes dans la rétine, appelées cellules de Müller, possèdent toutefois un potentiel de réparation, qui peut être stimulé dans certaines conditions expérimentales. Nous avons montré que d’autres cellules, impliquées dans la défense de l’organisme (les microglies), jouent un rôle important dans l’activation de ce processus de réparation. Dans ce contexte, notre projet vise à mieux comprendre les mécanismes de communication entre les microglies et les cellules de Müller, notamment le rôle de la voie de signalisation Notch. Pour cela, l’objectif est de manipuler l’activité de cette voie dans les microglies dans un modèle de souris reproduisant une dégénérescence de la rétine et étudier l’impact de ces manipulations sur la réparation. À terme, ce travail permettra de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la réponse de la rétine aux lésions et dans ses capacités de réparation.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’améliorer les connaissances fondamentales sur les mécanismes impliqués dans les maladies de la rétine. À plus long terme, ces travaux pourraient contribuer au développement de stratégies thérapeutiques pour des maladies dégénératives de la rétine, actuellement sans traitement curatif.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : • Prélèvement pour génotypage : biopsie d'un morceau d'oreille (environ 1-2 mm de diamètre), réalisée une seule fois par animal. La procédure dure environ 5 secondes et est effectuée sur animal vigile. • Injections (672 souris) : réalisées sur animal vigile, d’une durée inférieure à 30 secondes par injection. Les injections sont effectuées une fois par jour pendant 3 jours consécutifs pour activer la modification génétique, puis une injection une semaine plus tard avec une autre molécule permettant de provoquer la dégénérescence de la rétine.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont limités et de sévérité légère. Ils incluent : • un inconfort transitoire et de très courte durée lié aux injections • une possible perte de poids liée au traitement • une perte de la vision et une inflammation locale dans la rétine Ces effets font l’objet d’une surveillance quotidienne afin d’adapter rapidement la prise en charge si nécessaire.
Devenir
Les animaux doivent être mis à mort à l’issue des procédures expérimentales afin de permettre le prélèvement des rétines et l’analyse des cellules étudiées (microglies et cellules de Müller). Ces analyses nécessitent des tissus prélevés et ne peuvent pas être réalisées sur des animaux maintenus en vie. Il n’est donc pas possible de réutiliser ou de replacer les animaux.
Remplacement
La nécessité d’avoir recours à des animaux se justifie par le fait que la rétine est un tissu complexe composé de nombreux types de neurones et de cellules gliales dont les interactions sont cruciales et l’objet même de notre étude. Les modèles alternatifs existants ne permettent pas d’étudier l’ensemble des mécanismes impliqués dans un contexte physiologique complet.
Réduction
Le nombre d’animaux a été déterminé à partir d’une estimation statistique permettant d’obtenir des résultats robustes avec un effectif minimal. L’utilisation des deux yeux par animal et l’optimisation des croisements permettent de réduire le nombre total d’animaux. Les animaux non porteurs des modifications génétiques induites servent de contrôles, évitant ainsi l’utilisation d’animaux supplémentaires.
Raffinement
Les animaux sont hébergés selon la réglementation en vigueur. Des mesures additionnelles sont mises en place pour limiter la douleur et le stress (suivi quotidien, enrichissement du milieu, limitation des manipulations, prévention de la perte de poids).
Choix des espèces
La souris est un modèle couramment utilisé pour l’étude des maladies de la rétine. Elle présente une organisation rétinienne comparable à celle de l’humain et permet l’utilisation d’outils génétiques adaptés à l’étude des mécanismes cellulaires et moléculaires. Les animaux sont utilisés à des stades compatibles avec l’étude du développement et de la réponse à la dégénérescence rétinienne.