Recherche fondamentale

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    • Système musculosquelettique
Souris : 300
Rats : 100
Souffrances
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Devenir
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Provoquer une arthrite chez des rongeurs pour voir si un vaccin l'empêche : 300 souris et 100 rats vont être utilisés dans ce but, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à la fin pour analyse de leurs tissus. Les souris reçoivent deux doses de vaccin sous la peau, les rats une administration sous-cutanée et nasale, avec des prélèvements de sang et de salive sous anesthésie à trois reprises en un mois. Les rats sont ensuite exposés par la bouche à une bactérie, quatre jours sur sept pendant un mois, jusqu'à développer une inflammation articulaire que le porteur prévoit de traiter par anti-inflammatoires. Cette bactérie n'est jamais nommée, désignée d'un bout à l'autre du résumé par les seuls mots "cette bactérie".

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont : -Determiner le meilleur schéma d’immunisation ainsi que la voie d’administration adaptée chez le rat et la souris -Determiner les conséquences cliniques de l’immunisation sur la survenue d’arthrites chez les rongeurs.

Bénéfices attendus

L’impact fondamental de notre étude est de montrer qu’une immunisation contre cette bactérie présente un avantage majeure dans la prévention des maladies articulaires inflammatoires via une vaccination anti-bactétien et une alternative aux biothérapies.

Procédures

Vaccination sous cutannée Prélèvements sanguins et t salivaires: J0, J15, J30 Les prélèvements sanguins et salivaires sont réalisés sous anesthésie 2 doses vaccinales seront effectués chez la souris sous cutané + intre nasale chez le rats 2 doses de vaccin, la voie sera determiné en fonction des résultats chez la souris. La durée des prelèvements salivaire est de 5 à 10 minutes maximum. L'administration des vaccins chez la souris et le rat dure pour chaque animal environ 1 minute. L'exposition à cette bactérie chez le rat est de 1 mois, il s'agit d'une administration orale (le rat lèche une solution contenant cette bactérie), le rat est exposé 4 jours sur 7 pendant 1 mois. La durée d'exposition quotidienne est d'environ 5 minutes par animal.

Impact sur les animaux

Effet indésirable : douleur lors de la réalisation des prélèvements sanguin et des vaccinations sous cutané : à cet effet une analagésie efficace sera mis en place lors de l’expérimentation En cas de survenue d'arthrite, une analgésie par anti inflammatoire non stéroidien (AINS) connus pour leurs effets efficaces sur les arthrites inflammatoires sera mis en place.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de l'expérience pour prélèvement de tissus afin d’effectuer des analyses histologiques.

Remplacement

Ce projet est une étude préclinique visant à évaluer l’efficacité vaccinale muqueuse et sous cutanée d’une nouvelle stratégie. Ces modèles animaux sont les modèles de référence pour l’évaluation de stratégies vaccinales anti-bactérienne. Ils sont l’étape indispensable avant le passage chez l'Homme. Il n’existe pas de méthodes alternatives in vitro pour étudier la réponse immunitaire induite par un vaccin.

Réduction

Ce nombre a été déterminé en tenant compte des différentes voies d’administrations des vaccins, en tenant compte du nombre de vaccins à tester (5 vaccins différents) et des groupes à tester. Nous avons utilisé le minimum possible par groupe afin de pouvoir mettre en évidence des différences significatives éventuelles. Nous avons aussi tenu compte du nombre de fois nécéssaire à répéter l’expérience afin de montrer que la mise en évidence d’un quelconque effet ne soit pas lié au hasard

Raffinement

Les animaux seront suivis régulièrement pendant toute la durée du projet (l’ensemble des éléments contenus dans la grille de scoring seront intégrés dans les points limites : -Des mesures en amont seront pris pour la douleur comme une analgésie et une sédation efficace, une surveillance accrue lors de la phase de réveil post prélèvement, ainsi qu’une surveillance du comportement et une analyse par echelle visuelle analogique, une surveillance pondérale sera effectuée les jours suivants et durant la permanance des animaux à l’animalerie. -Les éventuels effet indésirable des vaccins chez les animaux sains seront monitorés et si ces effets conduisent à un état douloureux important, une analgésie adéquate sera effectuée. Les différents modèles animaux sont par ailleurs connus pour developper une inflammation articulaire importante lors de l’exposition bactérienne. Une surveillance biologique et par imagerie régulière sera effectuée afin de détecter rapidement la survenue d’arthrite et de prendre en charge par des moyens thérapeutiques (exemple des analgésies) - Les animaux seront manipulés sans stress, par des personnes compétentes. Surveillance adaptée des animaux. Naturellement nous avons introduits dans ce projet une grille de points limites qui seront surveillés strictement dans la réalisation de notre expérimentation .

Choix des espèces

Les animaux choisis dans ce projet sont les modèles les mieux adaptés pour le développement de modèles immunologiques. Nous avons sélectionné ces deux espèces pour étudier l’immunogénicité des stratégies vaccinales (procédure expérimentale). En effet la souris représente le modèle idéal d'étude des schémas d'immunisation avec les différents voies d'administration, la production d'anticorps neutralisant et les différents vaccins contre cette bactérie. Après validation du schéma vaccinal et d'immunisation chez la souris, on passera à l'étude chez le rat, il présente la caractéristique intéressante de présenter une arthrite strictement inflammatoire, proche des arthrites inflammatoires humaines, quelques mois exposition gingivale à cette bactérie ainsi la réalisation d'un vaccin de vaccin sur la survenue de la maladie. Age souris 8 semaines - rats 4 semaines:il s’agit de modèle d’arthrite survenant précocement d’où l’intérèt d’un modèle immunisant juvénile.

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    • Système nerveux
Rats : 400
Souffrances
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 400

Six heures de sommeil retirées chaque jour, onze jours de suite : une partie des rats de ce projet est mise ainsi dans un état censé reproduire la phase maniaque du trouble bipolaire. 400 rats vont être utilisés, la moitié dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, l'autre moitié un niveau modéré, tous tués pour prélever leurs organes. Chacun peut subir l'implantation chirurgicale d'une pompe à lithium, jusqu'à quatre séances d'imagerie d'une heure sous anesthésie générale et jusqu'à huit prises de sang par séance, l'ensemble visant à comprendre comment agit un médicament prescrit depuis soixante-dix ans. Le rat a été préféré à la souris parce que son cerveau est plus gros, son volume sanguin plus important et sa réponse comportementale plus régulière.

Objectifs

Le trouble bipolaire est un trouble psychiatrique chronique grave qui touche 1 % de la population adulte. Il se caractérise par des fluctuations de l'humeur tout au long de la vie, allant d'épisodes dépressifs à des épisodes maniaques. Le lithium en est le traitement de référence depuis 70 ans, grâce à ses propriétés stabilisatrices de l'humeur. Cependant, son mécanisme d'action est assez méconnu, tant au niveau moléculaire que cellulaire. Des études récentes montrent que le lithium peut modifier la façon dont les neurones communiquent entre eux. Ces effets pourraient aider à protéger les cellules nerveuses et favoriser leur croissance et leur équilibre. Notre objectif est d’étudier et comprendre les mécanismes moléculaires à l’origine de ces effets neuroprotecteurs du lithium. Pour y parvenir, nous souhaitons mener notre étude à l’aide de l’imagerie par tomographie par émission de positons (TEP) sur des modèles animaux du trouble bipolaire. Deux modèles animaux représentatifs et bien documentés du trouble bipolaire sont utilisés dans cette étude car ils apportent des informations complémentaires pour comprendre les troubles comportementaux et les altérations cellulaires et moléculaires qui sont impliquées dans ce trouble : un modèle « pharmacologique » obtenu par administration d’un inhibiteur de la dopamine ; et un modèle « environnemental » obtenu par privation temporaire de sommeil. Ces modèles reproduisent l’état maniaque, qui est la phase la plus sensible et caractéristique de la pathologie chez l'humain. Nous utiliserons plusieurs radiotraceurs TEP permettant de mettre en évidence des mécanismes moléculaires impliqués dans l’intégrité cérébrale et dans la plasticité synaptique. Ces études d’imagerie seront complétées par une analyse des comportements impliqués dans cette pathologie (mémoire, anxiété, préférence sociale) afin de les corréler aux données d’imagerie et ainsi d’analyser l’impact du lithium sur ces troubles aux niveaux cellulaires et moléculaires.

Bénéfices attendus

Comprendre les mécanismes d’action de lithium dans le cadre des troubles bipolaires augmenterait considérablement notre compréhension de la physiopathologie de cette maladie et du mode d'action thérapeutique du lithium. Nos résultats faciliteront le développement de nouveaux traitements. Ils doivent aussi permettre le développement de nouveaux marqueurs précoce de la pathologie et de la réponse au traitement et devrait améliorer la prise en charge des patients.

Procédures

Chirurgie pour l’insertion des pompes osmotiques pour la diffusion de lithium ; Cette opération sera effectuée sous anesthésie générale avec un temps d’intervention d’environ 10 minutes ; la pompe de diffusion est insérée dès le début de traitement au lithium et reste en place pendant toute la durée du protocole (3 semaines maximum) Prélèvement sanguin, une fois par semaine (3 prélèvements maximum ;10 min maximum pour la préparation de l’animal et le prélèvement), pour quantifier la concentration de lithium dans le sang. Examen d’imagerie TEP, sous anesthésie générale (4 examens maximum/animal ; 1h/examen, intervalle minimum entre 2 examens 24 à 48 h). Des prélèvements (n=8 maximum) de sang pour l’étude de métabolisme du radiotraceur seront réalisés sous anesthésie générale pendant l’examen TEP.

Impact sur les animaux

Mise en place du modèle animal « pharmacologique » : . L’injection peut provoquer un stress lié à la contention des animaux et à l’acte d’injection lui-même. Mise en place du modèle animal « environnemental » : Privation de sommeil (privation de 6h de sommeil par jour pendant 11 jours consécutifs). A la fin de la période de privation de sommeil, l’animal est remis chaque jour dans sa cage conventionnelle pour pouvoir récupérer. Les nuisances attendues sont une fatigue, un stress, une angoisse. Les deux modèles sont connus pour provoquer des signes d’hyperactivité qui mime l’état maniaque caractéristique des personnes atteintes de troubles bipolaires. Au réveil post-anesthésie des sessions d’imagerie, les rats peuvent être désorientés et stressés. En dehors de la mise en place des modèles, d’autres facteurs sont potentiellement sources de stress : la manipulation fréquente ou l'environnement de laboratoire. Les signes de stress peuvent inclure des changements comportementaux, une posture recroquevillée, et une réponse réduite aux interactions sociales. Le traitement de lithium pourrait engendrer une perte de poids.

Devenir

Les animaux seront mis a mort pour une récupération des organes et une analyse moléculaire des tissus prélevés.

Remplacement

Il n’existe pour l’instant aucun modèle alternatif, non animal, capable de mimer les signes cliniques neurologiques du trouble bipolaire et permettant d’étudier les mécanismes de la maladie aux niveaux cellulaires et moléculaires et de suivre à cette échelle les effets du médicament lithium. En raison de limitations techniques et règlementaires, il n’est pas possible d’effectuer ces études chez l’homme vivant

Réduction

En combinant des techniques d'imagerie non invasives, une analyse statistique et l'utilisation de logiciels spécialisés pour optimiser la taille des échantillons tout en garantissant des résultats fiables et reproductibles, nous minimisons l'impact sur les animaux. Notamment, la tomographie par émission de positons (TEP) permet de réaliser plusieurs examens d'imagerie sur le même animal au fil du temps. Elle permet de suivre la progression de la maladie et la réponse aux traitements chez le même sujet, augmentant ainsi la puissance statistique sans augmenter le nombre d'animaux.

Raffinement

Une semaine d’acclimatation est prévue après l’arrivée des animaux dans l’installation. De l'enrichissement sera ajouté dans les cages des animaux. Un suivi de l’état des animaux est pratiqué de façon régulière (tous les 36-48h). Tous les examens d’imagerie sont réalisés sous anesthésie générale afin de minimiser le stress de l’animal. Une anesthésie avec une analgésie sera appliquée avant la chirurgie. La perfusion de lithium par pompe osmotique a été préférée à l’administration de lithium dans la nourriture afin d’éviter une aversion alimentaire chez les animaux traités. Les animaux seront suivis quotidiennement. L’état de santé de l’animal est évalué selon des critères précis. Si l’un des paramètres n’est pas satisfaisant alors une prise en charge adaptée est mise en place. ,. Des points limites, sont définis et peuvent aboutir à l’exclusion de l’animal de l’étude si necessaire.

Choix des espèces

Le modèle de trouble bipolaire chez les rongeurs est validé dans la littérature scientifique et largement utilisé. Le rat a été préféré à la souris car : - Le volume de son cerveau est plus important et adapté à l’imagerie cérébrale ; - Son volume sanguin plus important facilite les prélèvements sanguins ; - Une variabilité dans la réponse comportementale a été rapportée chez les modèles souris de troubles bipolaires (pharmacologique ou environnemental), mais pas chez le rat. Les animaux utilisés sont des jeunes adultes (6 à 8 semaines ±une semaine), ce qui correspond à la période de la vie où la maladie est le plus souvent diagnostiquée chez l’humain Les animaux utilises sont des jeunes adultes (6 à 8 semaines ±une semaine). Le TB est souvent diagnostiqué à cet âge chez l’homme. .

  • Recherche appliquée
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    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 3720
Souffrances
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 3720

Une partie des souris utilisées est dépourvue de système immunitaire, donc exposée aux infections, et une autre partie est castrée avant même sa maturité sexuelle. 3 720 souris au total vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des tumeurs de mélanome ou de cancer du sein, un implant sous la peau, des injections jusqu'à trois fois par semaine, une prise de sang hebdomadaire et deux séances d'irradiation, la croissance des tumeurs pouvant gêner leurs déplacements, se nécroser et gagner les poumons. Toutes sont tuées à la fin de chaque procédure, l'objet déclaré étant de comprendre pourquoi les femmes résistent mieux au cancer que les hommes.

Objectifs

En France, les cancers sont non seulement plus fréquents mais aussi plus mortels chez les hommes que chez les femmes. Les mécanismes responsables de ces différences liées au sexe dans les cancers sont peu documentés et probablement complexes. A côté du mode de vie (consommation d'alcool, de tabac ...) qui peut varier entre les hommes et les femmes, nous pensons que des facteurs biologiques qui sont différents en fonction du sexe tels que les hormones sexuelles (estrogènes, androgènes) ou encore des facteurs génétiques (gènes du chromosome X ou du chromosome Y) pourraient aussi contribuer à expliquer la meilleure résistance des femmes au cancer en augmentant leur réponse immune anti-tumorale. Les grands objectifs de notre projet sont doubles. D’une part, nous identifierons si des facteurs génétiques liés au sexe contribuent aux meilleures réponses anti-tumorales chez les femelles et influencent leur réponse aux immunothérapies. D’autre part, nous évaluerons si les hormones sexuelles féminines (estrogènes) participent aux meilleures réponses immunitaires chez les femelles.

Bénéfices attendus

Bien qu'observables pour la plupart des cancers, les mécanismes à l'origine des différences dans le cancer entre les hommes et les femmes sont encore très peu explorés et largement négligés dans le diagnostic et la prise en charge thérapeutique. Il est en effet admis que la plupart des cancers se déclarent non seulement plus tôt chez les hommes mais que leur incidence et leur taux de mortalité associée sont plus élevés chez les hommes en comparaison aux femmes, supposant de meilleures réponses immunes antitumorales chez les femmes. Notre projet permettra de contribuer à identifier les mécanismes cellulaires et moléculaires à l'origine de ce dimorphisme sexuel dans l'immunité anti-tumorale. Ces mécanismes pourraient être exploités pour les thérapies de nouvelle génération et la gestion du cancer en fonction du sexe.

Procédures

Les animaux pourront subir : - Une castration, réalisée chez des animaux sous anesthésie générale (injection, 30 sec), opération qui dure moins de 10 min par souris mâle ou femelle - Implant sous la peau réalisée sous anesthésie générale ( 30 sec), dure moins de 5 min - - des injections sous-cutanées et intraveineuses (durée moins de 1 min) au maximum 3 fois par semaine - - des prélèvements veineux de sang - 1 min - au maximum 1 fois/semaine pendant la procédure - deux irradiations de moins de 4 minutes chacune

Impact sur les animaux

Les lignées génétiquement modifiées que nous utiliserons, et dont nous disposons d’ores et déjà au laboratoire dans ce projet n’ont pas de phénotype dommageable hormis les souris immunodéficientes. Ces souris dépourvues de système immunitaire sont plus sujettes aux infections. Une partie des animaux sera ovariectomisée ou castrée. Les animaux récupèrent parfaitement de ces opérations. Cependant, la chirurgie peut induire des douleurs abdominales modérées post-opératoires. Les injections réalisées aux animaux sont associées à des douleurs locales modérées et transitoires au point d’injection. La croissance des tumeurs primaires de mélanome et de cancer du sein peut induire des difficultés de déplacement. La croissance tumorale peut aussi être associée au développement de nécrose. Le lieu préférentiel de métastase du mélanome est le poumon et peut donc être accompagnée de troubles respiratoires. Globalement, la pousse tumorale et le développement de métastases peuvent être associés à une altération de l’état général (absence de nidification, absence de toilettage, asthénie, léthargie, tremblement, dos arqué) et à une perte de poids. De plus, un stress peut être généré chez l’animal par les manipulations répétées (contention lors des injections et de la mesure du volume tumoral). Une grille de scoring decrit avec précision les actions à mener.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure.

Remplacement

Les réponses immunes anti-tumorales misent en place pour l’élimination efficace des cancers sont complexes. Elles nécessitent l’implication de plusieurs types de cellules immunitaires qui agissent de manière coordonnée dans le temps (avec des cinétiques précises) et dans l’espace (site tumoral, site de dissémination métastatique, ganglions lymphatiques drainant). Ces différentes étapes ne peuvent pas être mimées in vitro.

Réduction

Une étude approfondie de la littérature a été réalisée. Elle nous a permis de choisir les modèles les mieux adaptés pour répondre à nos questions scientifiques mais aussi d’adapter le nombre minimal d’animaux nécessaires. Nous avons aussi interrogé des chercheurs maitrisant ces modèles et leur robustesse. Nous en avons conclu que le nombre minimal d’animaux est de 10 par groupe. Le calcul d'effectif a été réalisé en utilisant un test non paramétrique de rang. Les expériences seront reproduites 2 fois. Un maximum d’étude sera réalisé sur le même animal : étude longitudinale de mesure de la pousse tumorale et étude cytométrique/transcriptomique/histologique sur les tissus post-mortem.

Raffinement

Toutes les procédures seront réalisées par du personnel formé à l'expérimentation animale et détenteur du diplôme de chirurgie expérimentale quand cela le nécessite (ovariectomie, castration). Lors de la réalisation des procédures, des précautions et mesures adaptées seront prises pour réduire au mieux le stress et la souffrance des animaux. Afin de limiter les risques d'infection des animaux, en particulier les animaux immunodéficients, les animaux seront placés dans des cages placées sur portoir ventilé et les expérimentateurs seront munis de protection personnelle (combinaison, masque, charlotte, surchaussures, gants). L’environnement de toutes les cages sera enrichi (igloos, sizzelnest pour la nidification, rouleaux en carton) et de la nourriture/eau gélifiée rajoutée dans la cage si nous notons que les souris perdent du poids sans que les points limites ne soient atteints. Du serum physiologique tiédi pourra être injecté en cas de déshydratation. Un collyre anésthésiant sera appliqué sur l'oeil avant les injections en retro-orbitaire. L’ovariectomie, la castration et l’implantation des cellules tumorales mammaires sera réalisée sous anesthésie générale. Un anesthésique local sera administrée au point d'incision pour limiter la douleur. Durant l’opération du gel oculaire sera appliqué afin d’éviter tout dessèchement de la cornée. Durant et après la chirurgie, les animaux sont placés sur un tapis chauffant afin de limiter l’hypothermie et ce jusqu’à leur réveil. En péri-opératoire (avant et après la chirurgie), les animaux seront analgésiés pendant 24 heures. Une surveillance accrue pendant les 3 jours post-chirurgie sera réalisée afin de détecter tout signe de douleur et de détresse. Des points limites spécifiques ont été établis et sont décrits pour chaque procédure. S’ils devaient être atteints, les animaux seront mis à mort.

Choix des espèces

Les acteurs de la réponse immunitaire anti-tumorale chez la souris sont très similaires à ceux de l'Homme. A ce jour, la souris représente le meilleur modèle animal pour étudier la réponse immunitaire anti-tumorale qui est une réponse intégrée dans le temps (précoce avec la réponse immunitaire innée, plus tardive avec la réponse immunitaire adaptative) et dans l'espace (sur le site tumoral ou dans les organes lymphoïdes). Une partie des souris devra être castrée avant maturité sexuelle (4-6 semaines), donc avant toute sécrétion d'hormones sexuelles. Toutes les autres procédures seront réalisées sur des animaux agés de 8-30 semaines. Cet âge correspond à l'âge adulte chez la souris, période durant laquelle nous souhaitons étudier l'impact des facteurs liés au sexe sur la réponse immune anti-tumorale.

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    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 964
Souffrances
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Les femelles sont tuées pour qu'on récupère leurs embryons, et les embryons pour qu'on prélève leur cerveau. 964 souris vont être utilisées ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. 164 femelles gestantes subissent une ouverture de l'abdomen sous anesthésie, jusqu'à quarante-cinq minutes, puis vivent seules en cage de une heure à une semaine, et 800 embryons reçoivent dans le cerveau, à travers un capillaire de verre, une injection que le porteur qualifie lui-même de douleur aiguë et modérée. Sur ce total, 20 femelles et 160 embryons servent à former de nouveaux intervenants aux gestes.

Objectifs

Notre recherche est orientée vers l’étude des maladies du développement du cerveau d’origine génétique. En particulier, l’objectif principal de notre travail est de mieux comprendre, au cours de ce processus complexe de développement, les mécanismes nécessaires à la maturation des cellules souches neuronales en neurones. Ici nous souhaitons comprendre comment le contrôle de la synthèse protéique participe au développement du cerveau. Nous avons récemment mis en évidence un rôle clé des acides ribonucléiques de transfert qui sont des petites molécules adaptatrices de la traduction protéique. Cependant, il reste à étudier comment les voies moléculaires liées à ces molécules adaptatrices contribuent à la génération des neurones. Nous souhaitons donc étudier la teneur en molécules adaptatrices dans les cellules souches neuronales et les neurones à différents stades du développement du cerveau in vivo chez la souris. Pour isoler les différentes populations cellulaires présentes à des stades clés, nous nous appuyons sur une technologie dite FlashTag qui consiste en l’injection, dans les cerveaux d’embryon de souris, d’une molécule fluorescente. En mettant à mort les animaux à des temps variés après injection nous pouvons marquer différentes populations cellulaires dont la date de naissance correspond au stade auquel l’injection a eu lieu. En combinant FlashTag et le tri de cellules basé sur la fluorescence (FACS) , nous souhaitons isoler des populations pures de cellules à différents stades du développement sur lesquelles nous réaliserons un séquençage des acides nucléiques de transfert. Nous avons 3 objectifs : 1. déterminer si, au sein des cellules proneuronales, les quantités d’acides ribonucléiques de transfert varient au cours du développement 2. déterminer si, au cours de la spécialisation de la cellule en neurone, les quantités d’acides nucléiques de transfert sont différentes. 3. déterminer si, au cours de la maturation du neurone, les quantités d’acides nucléiques de transfert varient Au total, un nombre de 144 souris gestantes, soit environ 640 embryons (+512 embryons de stade inférieur aux 2/3 de gestation) seront utilisés dans cette étude. Nous ajouterons 20 femelles et 160 embryons pour la formation de nouveaux intervenants

Bénéfices attendus

Notre étude permettra de comprendre la fonction du contrôle de la synthèse protéique dans le développement du cerveau.

Procédures

164 femelles gestantes vont subir une chirurgie abdominale (laparotomie) unique, réalisée sous anesthésie générale et analgésie. La durée totale de la chirurgie n'excèdera pas 45 minutes. La cicatrisation peut induire une douleur modérée et une plus grande sensibilité aux éventuelles infections. Elles seront par la suite placées dans des cages individuelles, mais auront toujours un contact visuel et auditif avec leurs congénères pour des durées variant entre 1 h et 1 semaine selon l’objectif visé. Les souriceaux (n=640) vont subir une injection dans le cerveau avec un capillaire en verre très fin au stade embryonnaire (entre 1 et 5 secondes) entrainant une douleur aigue et modérée.

Impact sur les animaux

La barrière cutanée des femelles gestantes sera rompue en plusieurs endroits, il en résulte une douleur modérée lors de la cicatrisation et une plus grande sensibilité aux éventuelles infections. Elles seront par la suite placées dans des cages individuelles et de ce fait privées de congénère pendant quelques jours de convalescence, en gardant un contact visuel et auditif, induisant un stress léger. Les souriceaux vont subir une injection dans le cerveau avec un capillaire en verre très fin aux stades embryonnaires (E12, E13, E14, E15, E16 et E17), entrainant une douleur aigue et modérée.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin du projet. Les femelles sont mises à mort pour collecter les embryons ou après la collecte des nouveaux nés. Les embryons ou nouveaux nés sont mis à mort pour prélever les cerveaux.

Remplacement

L’utilisation de l’expérimentation animale pour nos travaux est rendue nécessaire par la complexité de l’environnement du cortex cérébral qui ne peut pas être recréé par des approches in vitro. Le développement du cerveau est très bien caractérisé chez la souris, ce qui nous permet de déterminer les stades du développement auxquels nous intervenons.

Réduction

Nous garderons à l’esprit notre responsabilité de diminuer au maximum le nombre d’animaux expérimentés tout en atteignant la significativité statistique avec le test adéquat. De plus, certaines expériences seront utilisées dans 2 objectifs : nous pourrons utiliser les données de l’objectif 1 dans l’objectif 2.

Raffinement

Nous prendrons en compte avec la plus grande attention le bien être de nos animaux. L’élevage et la reproduction de nos animaux se font dans un environnement contrôlé permettant une réduction du stress pour l’animal, notamment avec l’ajout de nid et de tunnel dans les cages d’hébergement. L’intervention chirurgicale sera effectuée sous anesthésie générale avec prise en charge de la douleur. Nous vérifions que les animaux mangent, s’abreuvent et se toilettent normalement. La cicatrice au niveau du ventre de la mère et le site d’injection sont surveillés et en cas d’infections importantes à ce niveau, ou de douleur manifeste, les animaux sont euthanasiés immédiatement. Des points limites ont été déterminés et seront appliqués.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris pour comprendre la fonction du contrôle de la synthèse des protéines dans le développement du cerveau. Les étapes du développement du cerveau sont très bien caractérisées chez la souris ce qui nous permet de déterminer les stades auxquels nous intervenons. La chirurgie pratiquée dans ce projet est réalisée en routine au laboratoire sur cet animal. Les femelles gestantes seront utilisées à maturité sexuelle car elles doivent être gravides. Les embryons seront injectés à différents stades du développement du cerveau avec une molécule fluorescente. Ils seront mis à mort à des stades précis, et les cellules fluorescentes triées pour répondre aux questions des différents objectifs : 1. déterminer si, au sein des cellules proneuronales, les quantités d’acides ribonucléiques de transfert varient au cours du développement 2. déterminer si, au cours de la spécialisation de la cellule en neurone, les quantités d’acides nucléiques de transfert sont différentes. 3. déterminer si, au cours de la maturation du neurone, les quantités d’acides nucléiques de transfert varient

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 1200
Souffrances
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Les ovaires de 1 200 souris leur sont retirés en dix à vingt minutes, avant la pose sous la peau d'une capsule diffusant des hormones. Toutes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis tuées pour prélever leurs tissus. L'objet est de comprendre pourquoi les plaques d'athérome évoluent différemment selon le sexe et de mesurer l'effet des œstrogènes sur ce processus, y compris chez des souris privées du récepteur qui les reconnaît. La liste des procédures ne mentionne que la chirurgie et la capsule, alors que les effets attendus décrivent aussi un régime obésogène capable de faire dépasser 40 grammes aux animaux et de gêner leurs déplacements.

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité en France chez les femmes, pourtant, elles restent encore sous-estimées. Les femmes présentent souvent des symptômes atypiques, un diagnostic et une prise en charge plus tardive et des différences dans l'évolution clinique des pathologies cardiovasculaires par rapport aux hommes. Les hormones sexuelles peuvent expliquer en partie ces différences, notamment les œstrogènes chez les femmes. En effet, au-delà de leur rôle majeur dans les fonctions de reproduction, leurs actions s’étendent également aux tissus non reproducteurs et en particulier aux artères. Chez la femme en période d’activité génitale, le 17β-estradiol (E2), produit par les ovaires, est l’œstrogène majoritaire. Durant cette période, ces hormones confèrent une protection artérielle à l’origine du moindre risque cardiovasculaire de femmes par rapport aux hommes. Au moment de la ménopause, qui correspond à l’arrêt de la production d’œstrogènes et qui survient en moyenne entre 49 et 52 ans chez la femme, la protection diminue considérablement ce qui entraine une augmentation significative du risque cardiovasculaire à partir de cette période. Le but de ce projet est de comprendre le dimorphisme sexuel dans l’évolution des plaques d’athérome (à l’origine de la plupart des maladies cardiovasculaires) et d’étudier l’impact des œstrogènes dans ce processus. Enfin nous évaluerons les mécanismes d’actions des œstrogènes en utilisant des souris déficientes pour leur récepteur.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet portent sur la santé humaine et plus particulièrement la santé féminine. Cette étude permettra de mieux comprendre le rôle des hormones féminines dans les pathologies cardiovasculaires, en particulier chez la femme au moment de la ménopause. En effet les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez la femme.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : 1-Ovariectomie (10 à 20min) 1200 animaux 2-Pose de capsule à libération prolongée (5min) 1200 animaux

Impact sur les animaux

Les chirurgies sur la souris telles que l’ovariectomie ou la pose de pellet peuvent engendrer une douleur, une légère perte de poids et un stress en post-opératoire durant les premières 24 à 48h. Le régime obésogène provoque une prise de poids qui peut engendrer une gêne de mobilité chez la souris (si le poids de la souris dépasse 40g de poids corporel).

Devenir

A l’issu de chaque procédure les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des analyses sur les tissus prélevés.

Remplacement

L’évaluation des plaques d’athérome dans la paroi des vaisseaux est un phénomène complexe qui ne peut pas être mimé in vitro. De plus, aucun système de culture cellulaire n'a pu reproduire des variations hormonales et ceci d’autant plus que l’ensemble des lignées cellulaires présentent dans le vaisseau « perdent » l’expression du récepteur des œstrogènes.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimal nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Ainsi il ressort que 10 animaux/groupe seront nécessaires.

Raffinement

Les souris subiront des chirurgies dans une salle séparée de la salle d’euthanasie, elle-même séparée de leur pièce d’hébergement. Pour chaque procédure chirurgicale, les souris sont maintenues sur des tapis chauffants et les conditions d’anesthésie générale + anesthésie locale avec analgésique (morphinique) sont réalisées pour une meilleure prise en compte de la douleur. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet seront appliqués en utilisant une grille d’évaluation de la douleur après chaque chirurgie.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce s’est orienté vers la souris car c’est le seul modèle permettant une modification génétique aboutissant à un dépôt de plaque dans les artères. Ces souris sont un modèle reconnu dans l’étude des maladies cardiovasculaires. Les animaux seront utilisés à partir de 7 semaines d’âge (après pic de croissance et puberté).

Une analyse comportementale de l’autisme

(NTS-FR-346853v1 – 01/07/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 396
Souffrances
▲ -
▲ 396
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 396

Privée d'eau pendant vingt-trois heures pour servir de démonstrateur d'émotion positive, une partie des 396 souris passe ensuite des tests comportementaux de dix à trente minutes. Toutes portent des mutations censées reproduire des traits de l'autisme et vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, avant d'être tuées pour prélever leur cerveau. Aucun des tests n'est nommé, alors que chaque animal doit être évalué dans plusieurs contextes comportementaux pour permettre les corrélations recherchées. Le porteur écrit qu'"aucune souffrance inhérente n'est prévue pour les souches utilisées", dans un protocole qui repose sur la privation d'eau et sur la mesure de l'anxiété.

Objectifs

L’autisme est un trouble neurodéveloppemental qui se manifeste dans divers domaines, notamment les interactions sociales, les comportements répétitifs et le traitement sensoriel. Une compréhension approfondie des liens entre ces symptômes ainsi que les comorbidités associées, comme l’anxiété, est essentielle pour un diagnostic précis, une meilleure gestion des symptômes, le développement d’approches thérapeutiques innovantes et l’identification de biomarqueurs diagnostiques. Ce projet vise à capturer la nature complexe et multifacette des phénotypes associés à l’autisme en étudiant des modèles murins de manière intégrée et exhaustive. En évaluant chaque animal dans plusieurs contextes comportementaux, nous pourrons réaliser des analyses de corrélation pour identifier les relations potentielles entre différents comportements et déterminer si certains déficits comportementaux coexistent ou s’expriment de manière indépendante. Ce type d’approche intra-sujet permet d’établir une vision plus complète et précise des interactions entre symptômes, ce qui renforce la validité des modèles animaux. De plus, cette étude permettra d’identifier des sous-types de phénotypes qui reflètent l’hétérogénéité de l’autisme humain. En intégrant ces données, nous espérons identifier des regroupements symptomatiques spécifiques qui non seulement amélioreront notre compréhension des mécanismes de l’autisme, mais faciliteront aussi le développement de traitements ciblés et personnalisés pour une gestion plus efficace de ce trouble.

Bénéfices attendus

Des études de dépistage à grande échelle menées aux États-Unis suggèrent que la prévalence de l’autisme est de 1 enfant sur 34. Bien qu’il n’existe pas d’études de cette ampleur en Europe, la prévalence de l’autisme y est probablement similaire. Ce projet vise à approfondir notre compréhension des mécanismes comportementaux liés à l’autisme. En capturant de manière détaillée la diversité des phénotypes autistiques dans des modèles murins, nous cherchons à mieux comprendre les interactions entre les symptômes sociaux, sensoriels et cognitifs, et à identifier des profils distincts permettant de regrouper des symptômes en sous-types spécifiques. Cette approche aide à mieux représenter l’hétérogénéité des troubles autistiques, facilitant ainsi le diagnostic différentiel et ouvrant la voie à une classification plus nuancée de l’autisme. Grâce à l’identification de regroupements symptomatiques et de biomarqueurs potentiels, ce projet contribuera à l’élaboration de méthodes de diagnostic plus précises. En outre, cette compréhension approfondie des symptômes fournit des bases solides pour le développement de traitements ciblés et personnalisés, adaptés aux besoins spécifiques de chaque sous-type phénotypique. Nous planifions également d’explorer les liens entre les symptômes de l’autisme et les comorbidités associées, comme l’anxiété. En comprenant mieux ces relations, les cliniciens pourront concevoir des approches thérapeutiques qui tiennent compte de ces interactions, optimisant ainsi la gestion des symptômes et améliorant la qualité de vie des personnes autistes.

Procédures

Les animaux seront soumis à des tests comportementaux de durée variable (10min à 30min).

Impact sur les animaux

Les tests comportementaux peuvent provoquer du stress ou de l’anxiété chez les animaux. Les démonstrateurs d’émotion positive, utilisés pour évaluer la valence émotionnelle, seront privés d'eau pendant 23 heures avant de retrouver un accès libre à l'eau.

Devenir

Toutes les souris seront euthanisiées et leurs cerveaux seront prélevés pour des analyses post-hoc.

Remplacement

Les expériences proposées dans cette étude nécessitent des mesures comportementales, pour lesquelles l’utilisation d’un modèle animal est indispensable et ne peut être remplacée par des études in vitro ou in silico. Les modèles animaux plus simples, comme la mouche du vinaigre, ne conviennent pas à notre projet, car ils ne présentent pas la diversité de comportements que nous cherchons à caractériser. Les études cliniques humaines, de leur côté, ne sont pas adaptées à notre objectif expérimental, car elles impliquent une population fragile, sans homogénéité génétique ni contrôle strict des conditions environnementales. Les souris partagent avec l’humain de nombreux gènes et circuits neuronaux impliqués dans les comportements sociaux et sensoriels, ce qui en fait un modèle pertinent pour l’étude des bases neurodéveloppementales de l’autisme. Bien que certaines différences existent, ces similitudes permettent d’obtenir des résultats transposables, posant ainsi les bases de futures recherches cliniques.

Réduction

Une conception expérimentale rigoureuse garantira la reproductibilité des résultats et, grâce à des techniques d’analyse statistique appropriées, permettra de minimiser le nombre d’animaux utilisés. Les mêmes animaux seront intégrés à toutes les tâches comportementales afin de réduire les besoins en effectifs. Le nombre d’animaux est calculé à 396.

Raffinement

Tous les résultats scientifiques concernant les facteurs influençant le bien-être des animaux, ainsi que leur capacité à ressentir et à exprimer la douleur, la souffrance, l'angoisse et les dommages durables, seront pris en compte. Les expériences seront conçues et réalisées de la manière la plus éthique possible. Le matériel adéquat sera mis à disposition des personnes autorisées, compétentes et dûment qualifiées, qui respecteront rigoureusement les procédures mises en place. Aucune souffrance inhérente n'est prévue pour les souches utilisées dans les expériences. Tous les animaux seront manipulés en utilisant les techniques les moins stressantes possibles, conformément à la littérature : l'utilisation d'un tunnel ou des mains en forme de coupe. Un tube en carton et du matériel de nidification seront placés dans chaque cage afin de garantir la poursuite de tous les comportements normaux de l'animal. Les animaux seront placés dans des cages collectives afin de garantir des interactions sociales. Tous les animaux seront habitués dans la pièce d’expérimentation avant chaque tache comportementale. Des points limites spécifiques et des mesures conservatrices pour la procédure sont définis.

Choix des espèces

La souris transgénique a été sélectionnée pour rester cohérente avec les études antérieures effectuées au sein de notre équipe. À ce jour, la souris est le seul mammifère pour lequel il est possible, de manière routinière, de modifier le génome afin de créer des modèles de maladies humaines. L'étiologie de l'autisme étant fortement génétique, les modèles transgéniques, basés sur la manipulation (suppression ou modification) des gènes à haut risque pour l’autisme, sont considérés comme des modèles ayant une forte « valeur de construction » (les gènes à haut risque pour l’autisme sont conservés au cours de l'évolution entre l'homme et la souris). De plus, ces modèles présentent une « valeur de face » élevée, c'est à dire que les symptômes observés chez les souris transgéniques (comme les déficits sociaux, les comportements répétitifs et l’anxiété accrue) reproduisent fidèlement certains aspects comportementaux de l’autisme chez l’humain. Les expériences comportementales seront effectuées sur des animaux adultes âgés de 8 à 12 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 11182
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 9782
▲ 1400
Devenir
 -
 -
 -
 11182

11 182 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1 400 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune peut recevoir un traitement jusqu'à trois fois par jour pendant quatre semaines, porter une tumeur humaine greffée sur le flanc, entre les omoplates, dans la glande mammaire ou le côlon, et subir l'ablation chirurgicale de ses ovaires ou de ses testicules quand le traitement testé est une castration. Les tumeurs sont mesurées deux fois par semaine au pied à coulisse, et les métastases pulmonaires peuvent gêner la respiration. Le porteur écrit qu'en visant une efficacité antitumorale de 80 % plutôt que de 30 %, il ramène ses groupes de dix à cinq souris, ce qui déplace le seuil de résultat jugé intéressant en même temps que l'effectif.

Objectifs

Le cancer demeure l’une des principales causes de mortalité dans le monde. Malgré les avancées thérapeutiques, le développement de nouveaux traitements efficaces nécessite des modèles précliniques pertinents, capables de reproduire fidèlement les caractéristiques des tumeurs humaines. Parmi ces modèles, les xénogreffes—issues de l’implantation de tumeurs humaines sur des souris —constituent aujourd’hui l’une des approches les plus fiables, reflétant la diversité et l’hétérogénéité du cancer chez l’humain. Elles permettent de mener des études pharmacologiques à fort potentiel prédictif clinique, facilitant ainsi l’identification précoce des thérapies prometteuses. Ces modèles jouent un rôle clé dans l’évaluation de l’efficacité des nouvelles molécules, des combinaisons thérapeutiques innovantes ou encore de l’optimisation des schémas d’administration. Ces essais constituent une étape essentielle avant les phases cliniques, chez les patients. En identifiant les traitements les plus prometteurs, ils orientent le développement des nouvelles thérapies et permettent d’optimiser leur utilisation chez l’homme. L’objectif principal de ce projet est d’étudier les effets anticancéreux de nouveaux traitements. Ces recherches visent non seulement à développer de nouveaux traitements contre le cancer, mais aussi à identifier des biomarqueurs permettant de prédire la réponse aux thérapies. Elles permettront également d’explorer les mécanismes de résistance des tumeurs, afin d’optimiser l’efficacité des traitements et d’adapter les stratégies thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Les études menées sur les xénogreffes issues de l’implantation de tumeurs humaines sur des souris jouent un rôle clé dans le développement des médicaments anticancéreux. En testant les thérapies dans des conditions proches de celles rencontrées par les patients, elles augmentent les chances d’obtenir des résultats transposables en clinique. Ce projet contribuera ainsi à l’élaboration de nouvelles stratégies thérapeutiques contre le cancer, dont certaines pourront être testées ultérieurement chez l’homme lors d’essais cliniques. Il offrira également une meilleure compréhension des mécanismes d’action des traitements et des résistances tumorales, permettant d’optimiser la prise en charge des patients

Procédures

Dans un premier lot de souris , des traitements seront administrés aux animaux vigiles, chaque administration durant moins de 10 secondes. Cette phase durera 4 semaines, avec une fréquence variant d’une fois toutes les 3-4 semaines à 3 fois par jour selon les thérapies. Dans un deuxième lot de souris, des cellules tumorales seront implantées sous anesthésie générale lors d’une intervention chirurgicale d’environ 10 minutes. Puis, les souris recevront un traitement dont la fréquence et la durée seront identiques à celles du premier lot d’animaux. Dans certains cas, le traitement consistera en une castration sous anesthésie générale, cette chirurgie durant environ 20 minutes. Les effets du traitement sur la croissance tumorale pourront être suivis par imagerie non invasive une à deux fois par semaine sur animal anesthésie (15 minutes). Dans un troisième lot de souris, des cellules tumorales seront implantées sous anesthésie générale au cours d’une intervention de 10 minutes. En fonction des traitements testés, les souris recevront une administration unique ou répétée des molécules étudiées. Afin d’analyser la distribution et l’action du traitement dans l’organisme, des prélèvements sanguins (durée inférieure à 1 minute) seront réalisés à différents intervalles, allant de 30 minutes à 21 jours après la dernière administration. Des biopsies tumorales sous anesthésie générale (intervention d’environ 10 minutes) pourront également être réalisées 1 fois. Dans un quatrième lot de souris, des cellules tumorales seront injectées à l’aide d’une seringue chez des souris vigiles. Les souris recevront un traitement dont la fréquence et la durée seront identiques à celles du premier lot d’animaux. Dans certains cas, le traitement consistera en une castration sous anesthésie générale, cette chirurgie durant environ 20 minutes. Les effets du traitement sur la croissance des métastases seront suivis par imagerie non invasive 1 à 2 fois par semaine. Des prélèvements sanguins (3 fois– même conditions que les études de cinétique) permettront d’évaluer l’effet des traitements sur les cellules cancéreuses dans le sang.

Impact sur les animaux

Des cellules tumorales seront implantées chez les souris. Selon le site d’implantation, les tumeurs pourront se développer sur le flanc, entre les omoplates, au niveau de la glande mammaire ou du côlon entrainant une gêne locale lors de la greffe (quelques jours) puis lorsqu’elle atteint une taille plus grande (quelques semaines). Pour les modèles métastatiques, une gêne respiratoire pourrait apparaître lors du développement de métastases pulmonaires (quelques jours). Les souris recevront ensuite des traitements. Les effets secondaires attendus dépendront du mode d’administration. Les injections pourront occasionner une gêne passagère au site de la piqure (quelques secondes), le gavage un inconfort en raison de la contention (1 min). Certains traitements pourraient provoquer une perte de poids ou des épisodes de diarrhée au fil des administrations. En cas de traitement par ablation des ovaires ou des testicules, les désagréments seront liés à l’intervention chirurgicale (incision de la peau ou du péritoine, baisse de température due à l’anesthésie, douleurs post-opératoires). Ces douleurs pourront persister jusqu’à 48 heures après l’intervention. Tout au long des tests d’efficacité, les volumes tumoraux seront mesurés deux fois par semaine. Ces mesures seront effectuées soit sur des souris vigiles à l’aide d’un pied à coulisse, après une légère contention, soit par imagerie (au moins une fois toutes les 2 semaines) sous anesthésie générale (10 min) pouvant entraîner une baisse transitoire de la température corporelle. Enfin, certaines expériences nécessiteront des prélèvements sanguins ou tumoraux. Les prises de sang ne provoqueront qu’un inconfort momentané lié à la piqûre. Quant aux biopsies tumorales, elles impliqueront une anesthésie suivie d’une incision cutanée, pouvant entraîner une baisse transitoire de la température corporelle. Toutefois, ces désagréments resteront de courte durée (quelques jours).

Devenir

Les animaux sont mis à mort pour des analyses post mortem.

Remplacement

Avant d’initier une étude d’efficacité sur l’animal, une première étude des molécules est réalisée in vitro sur des lignées cellulaires et/ou sur des organoïdes (cultures cellulaires en 3D). Ces organoïdes, dérivés de tumeurs humaines, représentent des modèles physiologiques avancés permettant une étude précise des mécanismes cellulaires. Cette première étape de validation peut être réalisée au préalable par les collaborateurs ou au laboratoire en utilisant notre banque d'organoïdes issus directement de prélèvements de patients ou de xénogreffes dérivées de tumeurs humaines. Cependant, il reste nécessaire de valider l’effet observé dans un système intégré, tenant compte de la complexité d’un organisme vivant, des multiples interactions biologiques, de la toxicité potentielle et des difficultés qu’une molécule peut rencontrer pour atteindre sa cible. Les xénogreffes de tumeurs dérivées de patients constituent aujourd'hui l’outil d’analyse pharmacologique le plus proche de l’utilisation clinique. Pour sélectionner les meilleurs composés antitumoraux, l’évaluation préclinique reste une étape cruciale dans le développement de tout médicament avant son application clinique. Cette évaluation, combinant les modèles comme les organoïdes et les xénogreffes, optimise les modalités thérapeutiques, prédit les effets des médicaments en association et identifie des marqueurs de réponse ou de résistance. De plus, les effets des thérapies sur la dissémination métastatique et les cellules initiatrices de tumeurs sont également étudiés, renforçant ainsi la robustesse des données obtenues

Réduction

Afin de limiter le nombre de souris utilisées, nous avons mis en place plusieurs stratégies visant à optimiser nos études tout en garantissant la fiabilité des résultats. Nombre minimal de souris par type d’étude 1. Études de tolérance : 3 souris par dose suffisent pour détecter les effets secondaires fréquents. 2. Études d’efficacité (sur tumeur primaire et métastases) : Le nombre de souris est calculé pour détecter une différence de réponse de 30 % entre groupes, en intégrant la variabilité et le développement tumoral. 3. Études de cinétique : 5 souris permettent de réaliser les prélèvements nécessaires aux analyses, en tenant compte de la variabilité interindividuelle. Ce nombre pourra être ajusté selon les besoins des projets. Stratégies pour limiter l’utilisation des animaux 1. Optimisation des doses : Dans les études de tolérance, nous nous appuyons sur la littérature et les données de toxicité de nos collaborateurs pour identifier la dose tolérée par les souris, représentative de celle administrée à l’homme et efficace contre les tumeurs. L’objectif est de tester un minimum de doses sur le plus petit nombre d’animaux possible. 2. Réutilisation des souris : Les souris n’ayant pas développé de tumeurs en étude d’efficacité peuvent être réaffectées aux études de tolérance. 3. Recherche d’effet francs dans les études d’efficacité : Pour certaines molécules, viser une efficacité antitumorale de 80 % (plutôt que 30 %) permet de réduire le nombre de souris à 5 par groupe au lieu de 10. 4. Prélèvements en fin d’étude : Des analyses sanguines et tumorales peuvent être effectuées en fin d’expérience d’efficacité pour éviter des études de cinétique séparées. 5. Lors des études de cinétique, plusieurs prélèvements sur un même animal permettent de suivre l’évolution du traitement tout en limitant le nombre total de souris.

Raffinement

Un protocole rigoureux est mis en œuvre afin de minimiser les contraintes et la douleur infligées aux animaux. Le personnel est spécifiquement formé aux gestes techniques requis. L'utilisation d'anesthésiques et d’analgésiques est systématique lors des interventions chirurgicales, et des mesures sont prises pour réduire l'hypothermie pendant la chirurgie. L'utilisation de tapis et de lampe chauffante est systématique du début de l'anesthésie jusqu'au réveil des animaux. L'analgésie est prolongée systématiquement 48h pour toutes les chirurgies abdominales. Des gels nutritifs sont proposés aux souris après l'opération, et une hydratation supplémentaire est fournie en cas de perte de poids ou de difficulté à se déplacer. Une surveillance étroite des animaux est mise en place le jour de l’intervention pour les greffes de cellules tumorales, et étendue à 48 heures pour les chirurgies abdominales. Par la suite, un suivi clinique hebdomadaire au minimum est assuré par du personnel qualifié afin de garantir le bien-être des animaux tout au long de l’expérience, et rapproché si baisse de l’état général de l’animal. Une grille de score est utilisée pour évaluer objectivement l'état des animaux et déterminer les points-limite. En cas de signes de douleur, des analgésiants sont administrés. L'expérience est interrompue lorsque la tumeur atteint la limite éthique ou si d'autres points limites décrits dans cette grille sont atteints.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce souris a été fait pour plusieurs raisons : - En tant que mammifère, la souris possède une physiologie proche de celle de l’Homme, ce qui en fait un modèle pertinent pour étudier l’effet antitumoral de nouvelle molécule ; - Les souches immunodéprimées de souris permettent la création de xénogreffes de tumeurs humaines sans provoquer de rejet de ces tumeurs ; - La disponibilité de souches immunodéficientes chez la souris offre la possibilité de greffer des cellules humaines, une approche souvent plus complexe avec d’autres espèces (le poisson zèbre, par exemple, se révèle moins immunodéprimé) ; - Enfin, la réglementation exige que tout développement de médicament soit évalué sur deux espèces vertébrés différentes pertinentes avant une administration chez l’Homme. La souris constitue alors le modèle de choix en première instance. Jeune adulte : la greffe est réalisée entre 5 et 8 semaines, une période au cours de laquelle les souris ont terminé leur croissance. Ce choix est stratégique, car il permet d’augmenter les chances de prise de la tumeur greffée, l’immunodéficience des souris ayant tendance à diminuer avec l’âge. À cet âge, les souris supportent également mieux les interventions telles que l’anesthésie, la chirurgie et les traitements.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 1080
Souffrances
▲ 1080
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1080

Anesthésiées, cathétérisées pour recevoir le traitement par voie veineuse, puis sectionnées à l'extrémité de la queue, 1 080 souris saignent pendant quarante minutes filmées, sans jamais se réveiller. Le porteur note que cette procédure sans réveil ne permet d'observer ni perte de poids ni inactivité prolongée. Le sang est ensuite prélevé dans leur cœur, à l'aiguille à travers la peau ou après ouverture de la cage thoracique, et la mise à mort se fait par dislocation cervicale. Il s'agit de mesurer l'effet sur la coagulation de molécules fournies par des partenaires industriels, qui passeront en essais cliniques si les résultats sont encourageants.

Objectifs

En clinique, les saignements résultent d'une irruption plus ou moins importante de sang dans les tissus faisant suite à la rupture d'un vaisseau. L'objectif de ce projet préclinique est de tester des stratégies thérapeutiques innovantes dans un modèle permettant d’évaluer le temps de saignement chez la souris afin d'étudier leur impact sur la coagulation. Pour ce faire, nous utiliserons un modèle consistant en l’induction d’un saignement chez la souris par section de la partie distale de la queue. Le saignement sera induit sur des souris adultes, chez des individus femelles et mâles, afin de reproduire la diversité clinique

Bénéfices attendus

L’objectif fondamental de ce projet qui consiste en l'exploration de diverses approches thérapeutiques, en employant différents modes d'administration distincts, sur des animaux de sexes différents, afin d'évaluer leur incidence sur la coagulation. En cas de résultats défavorables, les différents tests thérapeutiques auront contribué à élargir le champ des connaissances scientifiques dans le domaine de l’hématologie, offrant des enseignements précieux pour orienter de futures recherches et guider le développement de stratégies thérapeutiques novatrices. En présence de résultats encourageants, les molécules fournies par les partenaires industriels seront soumises à des essais cliniques, avec pour objectif ultime la mise sur le marché dans les années à venir. Ces résultats auront également un impact sur la communauté scientifique, stimulant la collaboration entre le secteur public et privé. Les résultats bénéfiques permettront d'encourager la poursuite des travaux de recherche sur des axes thérapeutiques spécifiques. Cette collaboration renforcée entre public et privé favorisera un échange continu d'idées et d'expertise, créant ainsi un environnement propice à l'innovation et à la progression des connaissances dans le domaine de l’hématologie. Pour finir, en obtenant l'approbation réglementaire, certaines des thérapies que nous souhaitons tester pourront donc bénéficier à un grand nombre de patients, marquant ainsi une avancée importante dans la prise en charge de certaines pathologies telles que les coagulopathies ou l’AVC hémorragique par exemple.

Procédures

Les 1080 animaux de cette DAP seront soumis au saignement une seule fois. Cet acte s’effectuera sous anesthésie et durera moins d’une minute. Ensuite, l’animal restera endormi environ 40 minutes pour l’enregistrement vidéo du saignement. En amont, pour tous les animaux recevant un traitement en intraveineux, la pose de cathéters sera nécessaire. Cet acte prendra environ 10 minutes par cathéter sous anesthésie. A la fin de l’enregistrement vidéo, du sang sera prélevé dans le cœur à travers la peau des animaux. Cet acte prendra environ 1 minute. Dans le cas où une étude nécessiterait que le prélèvement sanguin s’effectue directement dans le cœur de l’animal sans que la peau ne soit traversée par l’aiguille, la cage thoracique de l’animal serait ouverte après vérification de l’anesthésie profonde et de l’analgésie de l’animal. Cet acte prendrait environ 5 minutes. Enfin, les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale. Cet acte prendra moins de 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables observés seront principalement dus à l’abord veineux pour les animaux recevant la molécule en i.v. En effet, en cas de problème technique pendant la chirurgie une perte de sang importante pourrait se produire. Pour les autres abords en cas d’administrations répétées, une irritation locale pourrait être observée et devrait être surveillée. La procédure étant sans réveil, elle ne permettra pas d’observer une perte de poids ou une période prolongée d’inactivité par exemple.

Devenir

A l’issue de la procédure, les animaux seront mis à mort immédiatement à la fin de l’enregistrement vidéo.

Remplacement

Ce projet correspond aux étapes des tests d’efficacité de thérapeutiques in vivo faisant suite aux nombreuses expérimentations et validations réalisées in vitro par les industriels financeurs. Actuellement il n’existe aucune méthode alternative à l’expérimentation animale nous permettant d’obtenir le même niveau d’information que celui obtenu avec l’expérimentation animale. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons dans la littérature et au sein de notre laboratoire font de la souris le modèle préférentiel pour mener à bien ce projet. En effet, mus musculus est l’une des espèces animales la plus étudiée dans le domaine de l’hématologie, permettant une analyse comparative et critique des résultats obtenus.

Réduction

Les données extraites de la littérature scientifique préclinique, combinées surtout à une étude de détermination de la puissance statistique régulièrement mise à jour avec nos données permettent de définir un nombre minimal d’animaux de 15 par groupes dans nos conditions protocolaires. Cette approche nous offre la capacité de visualiser des différences réelles de manière statistiquement significative entre les groupes étudiés. Afin d’anticiper les exclusions d’animaux dues à des erreurs techniques ou à de la mortalité, l’augmentation de l’effectif de 18 par groupes expérimentaux est obligatoire pour atteindre un effectif final satisfaisant de 15 animaux par groupe. Maintenir cette marge de sécurité contribue à assurer la validité scientifique de notre projet tout en respectant les normes éthiques et les principes de réduction du nombre d'animaux utilisés en recherche. Ainsi, en optimisant le nombre d'animaux utilisés, nous parvenons à concilier l'efficacité de notre projet avec sa valeur scientifique, conformément aux principes de réduction du nombre d'animaux utilisés en recherche.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles et isolés de tous les bruits extérieurs. Au sein de chaque cage, les animaux auront toujours accès à divers types d’enrichissements ainsi qu’accès ad libitum à la nourriture et à l’eau pendant toute la durée de stabulation. Leur bien-être sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés. Durant toute la durée de l’étude, les animaux seront également régulièrement pesés (2 fois par semaine au minimum). L’animal sera anesthésié par voie gazeuse et aura une couverture analgésique administrée en sous-cutanée avant la première incision expérimentale. Dans le cadre de la pose d’un cathéter (groupe recevant un traitement i.v) une tonte préalable du pelage sera effectuée sur chaque site d’incision de peau, une désinfection et une anesthésie locale seront mises en place. La température corporelle de l’animal sera maintenue à 37.5 ± 0.5°C grâce à un système de couverture chauffante rétrocontrôlée. Les yeux des animaux seront protégés avec du gel ophtalmique durant toute l’anesthésie. Les animaux seront maintenus sous anesthésie tout le long de l’enregistrement vidéo puis mis à mort à la fin de ce dernier. En cas de constatation de dépassement des points limites fixés et détaillés plus bas dans cette DAP, l’animal sera mis à mort après avoir reçu une couverture anesthésique et analgésique adaptées.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) occupe une place prépondérante dans la recherche médicale, particulièrement dans le développement de stratégies thérapeutiques. Cette prééminence découle de divers facteurs, notamment les homologies vasculaires et génétiques entre l’Homme et la souris, ainsi que la facilité de manipulation génétique, le coût relativement bas, et la logistique aisée associée à l'élevage et la stabulation de ces rongeurs. Ces caractéristiques (entre autres) font de la souris un modèle animal privilégié pour la recherche préclinique. Elle offre la possibilité d'une analyse comparative et critique des résultats obtenus avec ceux de la littérature, renforçant ainsi la fiabilité des conclusions et leur applicabilité potentielle chez l'Homme. Les animaux utilisés seront adultes le jour de l’induction du saignement pour un poids moyen compris entre 30 et 40 g (environ 8 semaines). Nous induirons notre modèle sur des adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec celles déjà disponibles dans notre laboratoire et dans la littérature scientifique du domaine.

Modèle de cholangiopathies obstructives

(NTS-FR-058548v1 – 01/07/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Souris : 1700
Hamsters dorés : 1700
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 3400
Devenir
 -
 -
 -
 3400

Tous tués pour prélever les organes visés, 1 700 souris et 1 700 hamsters dorés vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le canal qui évacue la bile leur est ligaturé chirurgicalement, ce qui provoque une jaunisse, une inflammation et une fibrose du foie, avec une douleur que le porteur qualifie lui-même de modérée à sévère. Suivent jusqu'à deux administrations quotidiennes pendant quatre semaines, deux prises de sang et vingt-six heures seuls sur une grille en cage métabolique. Le porteur décrit des cultures cellulaires de plus en plus développées pour imiter les organes, puis conclut qu'elles ne reflètent pas assez fidèlement la complexité de l'organisme.

Objectifs

Les cholangiopathies obstructives (obstruction des voies biliaires due par exemple à des calculs biliaires) sont des maladies pour lesquelles il n'existe pas de traitements efficaces et qui nécessitent le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. Ces maladies touchent les enfants et les adultes et les traitements existants ne font que ralentir la progression de l'inflammation. Les modèles pré-cliniques de ligature du canal cholédoque sont un outil important pour comprendre la maladie. Ils permettront de mieux comprendre les voies de réparation hépatique, et pourront, en fin de compte, aider à définir de nouvelles thérapies médicales.

Bénéfices attendus

Les cholangiopathies obstructives sont des maladies pour lesquelles il n'existe pas de traitements efficaces et qui nécessitent le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. Ces maladies touchent les enfants et les adultes et les traitements existants ralentissent la progression de la cholangite primaire. Cependant, aucun médicament n'agit sur la cholangite sclérosante/obstructive. La solution actuelle est la transplantation du foie. Ces modèles permettent de tester rapidement l’efficacité de différentes thérapies. Par conséquence, après validation clinique, cela permettra d’avoir une alternative à la transplantation de foie.

Procédures

Les animaux seront opérés pour ligaturer le canal cholédoque (qui sécrète la bile) pour induire le modèle souhaité. La chirurgie est faite sous couverture analgésique adaptée. Les composés à tester/de référence seront administrés jusqu’à deux fois par jour par toutes voies possibles : orale, sous-cutanée et intrapéritonéale sur animal vigile et intraveineuse sur animal anesthésié (pendant maximum 4 semaines). L'administration dure environ 1 minute sur animal vigile et 5 minutes sur animal anesthésié. Deux prélèvements de sang seront réalisés au cours de la vie de l’animal (3 jours après la chirurgie, puis en milieu de phase de traitement) afin de suivre des paramètres biologiques ou l’élimination des produits testés. Un prélèvement de sang dure environ 2 minutes par animal. Pour mesurer l'impact sur la fonction rénale des animaux, nous mesurerons divers paramètres urinaires en cage métabolique uniquement en fin de projet. Les récoltes d'urine se feront sur 24h en cage métabolique.

Impact sur les animaux

La chirurgie cause une obstruction du canal qui altère l'écoulement de la bile dans les voies biliaires intra et/ou extrahépatiques. Cela induit une réponse inflammatoire et induit le développement d’une fibrose hépatique. La chirurgie est effectuée sous couverture analgésique adaptée mais les conséquences de la ligature du canal cholédoque seront une jaunisse, une douleur modérée à sévère qui sera encadrée par des points limites bien définis. Les prélèvements de sang et des traitements peuvent induire un stress pour l’animal. La collecte d’urine en cage métabolique implique un isolement des animaux, sur grille pendant 26h. Les cages étant transparentes, et non hermétiques, les animaux se voient et se sentent. Cet hébergement individuel peut entrainer un stress modéré.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés pour prélever les organes cibles.

Remplacement

Des projets de cultures ainsi que de co-cultures cellulaires sont de plus en plus développés pour tenter de mimer les différents organes. Ce seront des alternatives à l'utilisation de l'animal, notamment pour les études de screening, de toxicité et d'efficacité sur l’organe cible. Cependant, ces modèles ne sont encore suffisamment développés et ne sont pas un miroir suffisamment fiable de ce qu'il se passe dans la complexité de l’organisme. Les dysfonctions associées à l’obstruction du canal cholédoque notamment au niveau du foie, de l’intestin et des reins ne peuvent être envisagées et reproduites que dans un système in vivo pour le moment.

Réduction

Toutes les étapes de la procédure seront réalisées sur le même animal. Des étapes de screening sont réalisées afin d’obtenir des groupes homogènes et les animaux ayant les meilleurs critères permettant d’avoir des données fiables et exploitables en fin d’étude et d’éviter de répéter plusieurs fois la dite étude. Nous effectuerons des tests statistiques, le nombre de données par groupe nécessaire pour être statistiquement robuste et donc pouvoir conclure sur l’effet d’un traitement est de 10.

Raffinement

En termes de raffinement, les animaux sont hébergés en groupe pour respecter les normes d’hébergement compte-tenu du poids et puisque la souris est un animal social. De l’enrichissement est également ajouté dans les cages d’hébergement afin de répondre aux différents besoins de la souris : nidification, grignotage, etc. Suite à la chirurgie, les animaux seront remis en collectif, avec une litière cellulose, et l’état physique des animaux est monitoré et scoré 2 fois par jour pendant 3 jours, c’est-à-dire jusqu’à stabilisation du phénotype, puis 1 fois par jour tout le long du projet. En cas de déshydratation, une injection sous cutanée de soluté de réhydratation est envisagée. En cas d’hypothermie, l’animal peut être placé en armoire chauffante. Dans le cas d’atteintes sévères, l’animal est euthanasié. Parce qu’elle est stressante et peut induire une perte de poids, la procédure impliquant l’utilisation de cage métabolique se fait la veille de l’euthanasie. Pour limiter le stress, les cages étant transparentes et les unes à côté des autres, les souris peuvent voir et sentir leur congénère à proximité.

Choix des espèces

Les souris et les hamsters sont des modèles de rongeurs qui ont une vésicule biliaire comme l’Homme et la production et le transport des acides biliaires sont similaires à celui décrit chez l’Homme. L’obstruction du canal cholédoque permettra de tester rapidement l’efficacité de différentes thérapies. Dû à la complexité du modèle, des souris/hamsters adultes (à partir de 8 semaines) seront utilisés.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 10800
Souffrances
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Devenir
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 10800

10 800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. 8 640 reçoivent des cellules tumorales sous la peau du flanc et 2 160 se les font injecter dans le foie au cours d'une chirurgie abdominale, avant des séances de plasma froid appliqué directement sur la peau, jusqu'à sept fois dix minutes, qui peuvent l'assécher jusqu'à la nécrose. S'y ajoutent quatre à cinq imageries par animal et deux à trois prises de sang. Le porteur écrit qu'on peut "raisonnablement espérer" une régression des tumeurs, affirme qu'il est impossible de recréer in vitro la complexité d'un "organisme entier", et indique développer en parallèle des modèles en trois dimensions pour réduire le nombre de souris.

Objectifs

Les cholangiocarcinomes (CCA) sont un type de cancer rare qui atteint le foie et les voies biliaires. A ce jour, seule l’ablation chirurgicale apparaît comme une thérapie efficace mais elle n’est envisageable que dans 20 pourcents des cas, avec sur 5 ans un taux de survie estimé entre 15-40 pourcents. La majorité des patients ne pouvant bénéficier d’intervention chirurgicale reçoit alors une chimiothérapie. En cas de progression tumorale consécutive à cette première ligne de traitement, il n’existe à ce jour pas de thérapie complémentaire approuvée. Par conséquent, l’émergence de nouvelles approches thérapeutiques est plus qu’attendue. Les plasmas froids atmosphériques (PFA) sont des gaz faiblement ionisés, constitués d’électrons, d’espèces radicalaires et excitées et possédant des propriétés de champ électrique et de rayonnement. Les PFA constituent une stratégie physique innovante et prometteuse pour le traitement des carcinomes puisque leurs capacités à réduire la croissance tumorale a récemment été démontrée dans des études in vitro et in vivo. Cependant, le développement et l’efficacité d’une stratégie PFA sur les cholangiocarcinomes (CCA) n’ont pas encore été testés. La finalité du projet est donc d’évaluer l’efficacité de la thérapie PFA comme alternative à l’ablation chirurgicale ou comme approche complémentaire à des traitements conventionnels. L’utilisation PFA permet raisonnablement d’espérer une régression significative de la taille des tumeurs, voire même une régression importante en combinant cette approche innovante à l’approche conventionnelle de la chimiothérapie. Par ailleurs, on peut s’attendre à un « effet sélectif » du plasma, c’est-à-dire qu’appliqué sur une zone présentant des cellules tumorales et saines, le plasma pourrait favoriser la mort des cellules cancéreuses sans endommager les cellules saines. Les objectifs sont de tester l’efficacité antitumorale du PFA et de mieux comprendre les mécanismes d’action du PFA, en particulier sur le phénotype des cellules tumorales, les cellules du microenvironnement tumorale et sur les composants de la matrice extracellulaire (MEC), dans des modèles précliniques de CCA ectopique. La caractérisation des échantillons sera réalisée par des approches multiples de biologie moléculaire et cellulaire. Ce projet sera mené dans 2 établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Les tumeurs des voies biliaires ou cholangiocarcinome (CCA) sont de très mauvais pronostiques et très agressives. Les traitements sont limités, seule la résection chirurgicale est efficace mais seuls 20 à 30 % des patients sont éligibles, les autres recevront une chimiothérapie palliative. La recherche sur traitements dit innovants dans un but de traiter localement la tumeur est nécessaire pour proposer de nouvelles options thérapeutiques pouvant être proposée seule ou en combinaisons avec des thérapies systémiques déjà en place. Dans son ensemble, ce projet est de tester dans des modèles expérimentaux murins, l’effet du plasma froid atmosphérique (PFA) sur le CCA. Les bénéfices attendus sont de démontrer un effet antitumoral du plasma froid atmosphérique dans des modèles bien décrits de CCA représentatifs de la maladie humaine. Si l’effet anti-antitumoral s’avérait efficace, ce projet pourrait permettre de développer un nouvel outil thérapeutique anti-cancéreux applicable en santé humaine dans le cadre des cancers des voies biliaires. Au-delà du cancer des voies biliaires, les PFA pourraient jouer un rôle important dans le développement de nouvelles applications médicales. Par exemple, les résultats pourraient orienter la création de nouvelles thérapies pour d’autres cancers ou d’autres applications comme la cicatrisation des plaies et l'ingénierie tissulaire.

Procédures

- Procédure 1 (EU1). 1. Injection sous cutanées des cellules (n=8640) sur souris vigiles, durée 10 secondes/animal - Procédure 2 (EU1). 1 chirurgie pour injecter dans le foie des cellules sur souris anesthésiées et sous analgésie (n=2160), durée 15-20 minutes/souris - Traitement au plasma froid atmosphérique (EU1/EU2) sur souris anesthésiées (n=1080 procédure 1 et n=540 procédure 2) 10 minutes/souris, répété 6 à 7 fois max. - Imagerie (EU2). Anesthésie + imagerie (4-5 fois sur même souris) (n=6480), durée 15 min/souris - Prélèvements sanguins (EU1/EU2) sur animal vigile (2-3 par souris) (n=6480), durée 10 min/souris - Prélèvement terminal (EU1/EU2). A l’issue des traitements, tous les animaux seront anesthésiés et analgésiés puis soumis à un prélèvement sanguin et tissulaire pour effectuer les analyses et ne durera pas plus de 10 minutes entre de début de l’anesthésie et l’euthanasie de l’animal.

Impact sur les animaux

-le développement des tumeurs : -le modèle ectopique implique une injection des cellules sous cutanée dans le flanc/dos de l’animal ce qui peut engendrer un stress à l’animal en raison de la contention et d’une douleur de courte durée lors de l’introduction de l’aiguille, et un inconfort au fur et à mesure du développement tumoral. -Le modèle orthotopique (injection dans le foie) implique une chirurgie abdominale pour injecter dans un lobe du foie les cellules tumorales, ce qui engendre donc des nuisances liées à l’anesthésie (stress thermique, risque d’arrêt cardio-respiratoire) et à la chirurgie elle-même (douleurs post-opératoires malgré la prise en charge réalisée, inflammation locale, risque de dessiccation de la plaie). - Le traitement par plasma froid. L’utilisation de ce gaz faiblement ionisé appliqué directement sur la peau de l’animal peut générer un assèchement de la peau pouvant aller jusqu’à la nécrose dans les cas les plus extrêmes (peu probable). - Pour les traitements administrés par injection au niveau de l’abdomen ou dans la veine de la queue ou par gavage, les nuisances pourraient être un éventuel durcissement abdominal ou de la queue, une inflammation de l’abdomen, queue ou gorges). Les contraintes liées au gavage sont la contention qui constitue un facteur de stress. - Les traitements seront effectués sous anesthésie (sauf pour le gavage) et impliqueront donc également les contraintes/risques liées à l’anesthésie elle-même.

Devenir

A l’issue des procédures, les animaux seront tous euthanasiés par des méthodes réglementaires afin de prélever le sang et les tissus pour réaliser différentes analyses biologiques. Ces analyses permettront d’évaluer l’impact « biologique » des différents traitements, en utilisant les différents marqueurs de progression de la pathologie.

Remplacement

Dans la mise en œuvre de ce projet, un organisme vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans le développement et l’évaluation de thérapies innovantes anti-cancéreuses. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu dans le développement du cancer. Le modèle animal est donc indispensable dans le cadre de ce projet.

Réduction

Le projet impliquera un total de 10800 animaux. Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique G*Power a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude qui est de 15 par groupe. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyses à effectuer (les différents types de tests donnant des résultats soit qualitatifs, soit quantitatifs). D’une façon générale, les modèles seront testés avec un seuil de validité de 5%. Lorsque ces conditions ne seront pas vérifiées, des tests non paramétriques seront effectués. En parallèle des animaux, nous développons des modèles in vitro en 3 dimensions afin de tester nos thérapies, ce qui permetra de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, enrichissement). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum, le milieu est enrichi. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie). Un analgésique, notamment la buprénorphine, sera utilisé en pré-opréatoire 20 minutes avant et post-opératoire pour limiter la douleur et garantir un bien-être optimal des animaux. Un protecteur oculaire en gel sera aussi utilisé lors de l'anesthésie pour éviter tout assèchement des yeux. Pour le transport des animaux, celui-ci est effectué dans le respect du bien-être animal (mise à disposition d'eau sous forme de gel et de nourriture) et est réalisé par un transporteur agréé.

Choix des espèces

Les cellules en culture ne permettent pas de tester des nouveaux traitements anti-cancéreux dans sa globalité. Aussi, la souris est utilisée pour mimer un cancer avec des caractéristiques de la maladie proche de celles observées chez l’homme. Plusieurs modèles animaux de cancers biliaires (ectopique ou orthotopique) existent chez la souris récapitulant les différentes formes observées chez l’homme. Les souris seront utilisées à l'âge adulte/jeune adulte : 5 à 8 semaines pour les animaux commerciaux dont 1 semaine d’acclimatation. Nous n'utilisons pas d'animaux trop vieux afin de nous affranchir des problèmes de prise de greffes dans le cas des xénogreffes ectopiques et modifications des fonctions hépatiques dues à l'âge dans le cas des greffes syngéniques orthotopiques qui pourraient interférer avec nos résultats.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 101
Souffrances
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Devenir
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 101

Les souris de ce projet sont des femelles génétiquement modifiées, dépourvues de système immunitaire et si sensibles aux agents pathogènes qu'elles sont élevées en milieu stérile. 101 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour des prélèvements de tissus ou dès qu'un point limite est atteint. Elles reçoivent sans anesthésie une injection intraveineuse de cellules tumorales et une de cellules tueuses reprogrammées, passent jusqu'à 12 séances d'imagerie sous anesthésie générale et subissent 6 à 7 prises de sang sans anesthésie, la tumeur pouvant provoquer une perte de poids ou, si elle atteint la moelle osseuse des membres, un déficit moteur. Le porteur n'utilise que des femelles, chez qui les tumeurs se développent selon lui "de manière plus régulière, homogène et prévisible".

Objectifs

Notre corps possède des défenses naturelles contre les maladies : le système immunitaire. Celui-ci est constitué notamment de cellules tueuses, qui peuvent éliminer des cellules infectées ou anormales. Cependant lors d’un cancer, ces cellules n’ont pas forcément la capacité de reconnaître les cellules cancéreuses. Ainsi le cancer se propage. Une nouvelle approche de thérapie cellulaire, appelée CAR-T, améliore cette capacité à cibler les cellules cancéreuses. Les cellules tueuses issues d’un patient atteint d’un cancer sont modifiées génétiquement pour que celles-ci ciblent au mieux les cellules cancéreuses. Cependant, cette approche est 100% personnalisée : longue, coûteuse et incertaine. Pour contourner ces limites, nous développons une alternative : des cellules tueuses reprogrammées « universelles » issues d’un donneur sain et non pas d’un patient. Ces cellules universelles peuvent s’adapter au système immunitaire de chaque patient sans risque de rejet, rendant le traitement plus rapide et accessible. L’objectif de cette étude est de tester ces cellules universelles dans un modèle de souris afin d’observer leur comportement et leur efficacité contre le cancer. Nous voulons notamment vérifier si une modification spécifique améliore leur action anticancéreuse en bloquant un certain mécanisme biologique. À terme, ce projet pourrait ouvrir la voie à des thérapies plus efficaces et accessibles contre le cancer, en simplifiant la production des cellules CAR-T pour une utilisation en clinique.

Bénéfices attendus

Les résultats positifs de ce projet pourraient aboutir à la mise sur le marché d'un nouveau médicament de thérapie cellulaire pour les patients en impasse thérapeutique. Ce médicament sera à la fois plus puissant et plus sûr que les traitements actuels, produit à des coûts drastiquement diminués (puisqu'il s'agit d'une thérapie cellulaire universelle) et donc disponibles à l'ensemble des patients qui en ont besoin. De plus, cela permettra d’avoir un modèle de souris pertinent pour les études des cellules tueuses reprogrammées.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : Injection de cellules tumorales par voie intraveineuse, sans anesthésie (1x/souris, durée ~5 minutes). Injection de cellules thérapeutiques matures ou immatures par voie intraveineuse, sans anesthésie (1x/souris, durée ~5 minutes). Injection d’un médicament afin de permettre la prise de greffe des cellules thérapeutiques immatures (1x/souris, durée ~1 minutes). Imagerie sous anesthésie générale, jusqu’à 12 fois par souris (durée ~10 minutes par session, 1x/semaine), précédée de l’injection d’un agent de détection de la tumeur sur souris vigile (jusqu’à 12x/souris, durée ~1 minute). Prélèvements sanguins, réalisés sans anesthésie (6-7x/souris, ~1 minute, 1x/2semaines) soit sous anesthésie générale (1x/souris, ~5 minutes, pour le dernier prélèvement).

Impact sur les animaux

Stress : l’ensemble des manipulations, contentions et transports peut engendrer un stress chez les souris. Douleurs légères : potentiellement présentes après injection intraveineuse (de cellules CAR-T matures, non matures) ou abdominale et prélèvements sanguins sous antidouleur. Probables maux de tête et nausée par suite du traitement avec un médicament. Altération de l’état général : possible en lien avec le développement tumoral exemple : perte de poids. Déficit moteur des membres inférieurs : possible si la tumeur atteint la moelle osseuse des membres.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort car nous prélèverons des tissus post-mortem pour analyse ou si un point limite est atteint en cours de procédure.

Remplacement

Les cellules tueuses du cancer ont été étudiées en laboratoire. Cependant, la réponse du système immunitaire est très complexe, car elle implique différents types de cellules et des interactions spécifiques. Cela rend difficile d’étudier la réponse complète seulement en laboratoire. Pour cette raison, nous devons utiliser des souris pour ces recherches thérapeutiques, car on ne peut pas encore se passer d'un modèle préclinique avant les essais clinique chez l'Homme. De plus, on utilise des souris modifiées et disponibles à l'achat pour avoir un système immunitaire humain, ce qui permet de tester des cellules humaines directement applicables ensuite en essai clinique. Avant d'être testées chez la souris, les cellules ont été validées dans notre laboratoire selon nos meilleures connaissances. Nous obtenons ainsi des informations qui ne peuvent être obtenues que chez la souris et nous les utiliserons pour réduire encore davantage le recours aux expérimentations animales à l'avenir.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe a été réduit au minimum sans toutefois compromettre l’analyse statistique des résultats. En effet, un outil statistique a été utilisé pour calculer le bon nombre d’animaux à utiliser. Suivre les animaux au fils du temps par des analyses répétées comme l’imagerie (grossissement de la tumeur) et le contrôle du sang entraîne une meilleure analyse de l’effet biologique, ce qui permet des expériences à haute puissance avec un faible nombre de souris.

Raffinement

Tout au long de ce projet, nous serons attentifs au bien-être des animaux grâce à un suivi quotidien des animaux afin de d’observer leur comportement, leur apparence et tous signes qui permettraient d’identifier des indications révélatrices de souffrance animale. Des points limites clairs sont définis pour arrêter le projet afin de limiter la souffrance des animaux. Un tapis chauffant afin d’éviter l’hypothermie de l’animal sera mis en place et du gel hydratant oculaire sera appliqué afin d’éviter un dessèchement lors des séances d’imagerie. Les animaux seront placés sous anesthésie générale et auront des antidouleurs adaptés. De plus, ce projet fait suite à une étude bibliographique afin de raffiner au maximum les expériences, les injections et les prélèvements. Les animaux seront maintenus en groupes sociaux pour éviter le stress lié à l'isolement.

Choix des espèces

Nous utiliserons exclusivement des souris femelles génétiquement modifiées dépourvues de système immunitaire. Ces modèles permettent la greffe de cellules humaines, le développement d’un système immunitaire humanisé, ainsi que la croissance de tumeurs humaines. En plus de leur grande sensibilité aux agents pathogènes, nécessitant des conditions d’élevage en milieu stérile, ces souris présentent une apparence et un comportement comparables à ceux de leurs congénères non modifiées. Le choix d’utiliser uniquement des femelles est motivé par nos observations expérimentales précédentes: chez les femelles, les tumeurs se développent de manière plus régulière, homogène et prévisible, ce qui améliore la reproductibilité et la fiabilité des résultats. Des souris âgées de 4-8 semaines sont utilisées, afin d’observer si le développement des cellules humaines s’effectue de manière plus optimale en l’absence d’interaction avec les cellules immunitaires de souris.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 276
Souffrances
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▲ 132
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▲ 144
Devenir
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 276

Rationnées jusqu'à 18 jours, d'abord à 70 % puis à 50 % de leur ration, des souris peuvent perdre 20 à 25 % de leur poids, et leur glycémie est mesurée tous les trois jours sur une goutte de sang obtenue par une incision au bout de la queue. 276 souris, dont 180 génétiquement modifiées pour que leur intestin ne produise plus de glucose, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement de leur sang et de leurs tissus. Le but est de tester l'hypothèse selon laquelle, dans l'anorexie mentale, la production de glucose par l'intestin enverrait un signal de satiété qui aiderait à supporter la restriction, et le porteur indique que celle-ci peut provoquer chez les souris modifiées une "anxiété importante (voire de la dépression)". Les mâles nés des reproductions "pourront être utilisés pour d'autres recherches", sans que le résumé dise s'ils comptent parmi les 276 souris.

Objectifs

Ce projet cherche à comprendre comment le corps envoie des signaux de satiété, qui conduisent à une disparition des sensations de faim et laissent place à une sensation de bien-être, dans l’anorexie mentale. Normalement, notre poids dépend de l’équilibre entre ce que nous mangeons et ce que nous dépensons en énergie. L’anorexie mentale est une maladie où cet équilibre est rompu à cause d’une forte réduction de l’apport alimentaire, entraînant une perte de poids importante. Cette restriction alimentaire s’accompagne souvent d’une forte activité physique et d’une préférence pour les aliments riches en protéines mais faibles en calories. Pourtant, malgré ces privations, les personnes atteintes arrivent à maintenir un niveau de sucre dans le sang relativement stable et un poids minimum, ce qui suggère que leur corps s’adapte en ajustant sa consommation d’énergie et en produisant du glucose par lui-même. Le glucose est une source d’énergie essentielle, et le corps peut en produire même en dehors des repas, notamment grâce au foie, aux reins et à l’intestin. On sait aujourd’hui que l’intestin peut produire du glucose en réponse à des régimes riches en protéines ou en fibres, ce qui envoie un signal de satiété au cerveau et aide à réguler la prise alimentaire. Les chercheurs pensent que, dans l’anorexie, la restriction alimentaire pourrait stimuler la production de glucose par l’intestin, ce qui activerait un signal de satiété et aiderait à supporter le manque de nourriture. Cette production serait renforcée par la consommation préférentielle de protéines et pourrait aussi expliquer pourquoi ces patients privilégient ce type d’aliments. Pour tester cette hypothèse, l’étude va comparer deux groupes de souris : certaines capables de produire du glucose par l’intestin et d’autres qui en sont incapables. Les chercheurs vont observer comment la restriction alimentaire influence la production de glucose, l’activation du système de récompense lié à l’alimentation et la préférence pour les aliments riches en protéines.

Bénéfices attendus

L'anorexie mentale touche environ 1,4 % des femmes et 0,2 % des hommes en France. Son traitement coûte cher aux systèmes de santé européens, entre 5 et 65 millions d’euros par an, notamment parce qu’il s’agit d’une maladie longue et difficile à soigner. De plus, il n’existe pas encore de traitement réellement efficace, et près de 40 % des patients rechutent après une amélioration. Ce projet de recherche vise à mieux comprendre cette maladie en étudiant plusieurs aspects clés : 1. Comment l’anorexie affecte la régulation du sucre dans le sang. 2. Quelles zones du cerveau sont impliquées dans cette maladie. 3. Pourquoi certaines personnes développent une préférence pour les protéines alimentaires. Ces recherches pourraient ouvrir la voie à de nouveaux traitements et aider à changer notre regard sur l’anorexie mentale. Plutôt que de la considérer uniquement comme une maladie mentale, elle pourrait être vue comme un trouble du métabolisme, causé par un déséquilibre énergétique qui influence aussi le comportement et l’état psychologique.

Procédures

-Pour sélectionner les souris génétiquement modifiées nécessaires à l’étude, un petit bout du pavillon de l’oreille (1mm) sera prélevé pour analyser leurs gènes. La durée du geste est de quelques secondes. -Ces souris recevront une injection quotidienne pendant 5 jours. Chaque injection dure quelques secondes par souris. -La moitié des animaux auront moins de nourriture pendant un maximum de 18 jours. Elles recevront d’abord 70% de leur ration pendant 3 jours, puis elles passeront à 50% à partir du 4ème jour. -Les souris en restriction alimentaire ne devraient pas souffrir d’hypoglycémie ; mais leur taux de sucre dans le sang sera contrôlé tous les 3 jours (au total entre 3 et 6 fois) à partir d’une goutte de sang prélevée à l’extrémité de la queue, après une légère incision. -En fin de procédure, les souris seront mises à jeun pendant 6h. Une prélèvement sanguin rapide (15 secondes) sera effectué juste avant la mise à mort.

Impact sur les animaux

- A l’âge de 7 jours, on prélève un petit morceau du pavillon de l’oreille pour analyser l’ADN des souris génétiquement modifiée. Ceci entraine une légère douleur et un stress lié à la contention des nouveau-nés mais le geste est rapide (quelques secondes). Vers 5-6 semaines, elles recevront une injection quotidienne (piqure sous-cutanée). L’injection est rapide mais peut entrainer une légère douleur et un léger stress. -Le phénotype des animaux génétiquement altérés comprend une incapacité de l’intestin à produire du glucose ainsi qu’une légère anxiété. - Réduire leur alimentation peut rendre les souris plus agitées et causer une perte de poids importante (jusqu’à 20-25% de leur poids initial), qui peut s’accompagner d’une légère déshydratation. Cette restriction alimentaire peut perturber le comportement des souris génétiquement modifiées, pouvant mener à l’induction d’une anxiété importante (voire de la dépression). - Lorsque l’on mesure leur glycémie des souris, l’extrémité de la queue doit être incisée ce qui peut induire une légère douleur. -A la fin de l’expérience, les souris seront mises à jeun pendant 6h, ce qui peut affecter leur bien-être et augmenter leur un stress. La prise de sang, qui nécessite une piqûre et une contention, cause aussi une légère douleur et du stress.

Devenir

Afin de caractériser les effets de la restriction alimentaire, plusieurs tissus devront être récupérés pour des analyses moléculaires et histologiques. Pour cela, tous les animaux seront mis à mort selon une méthode respectant les règles éthiques pour prélèvement leur sang et certains tissus. Les cerveaux seront fixés puis prélevés après le décès des animaux pour des analyses au microscope.

Remplacement

L’anorexie commence souvent par une réduction de l’alimentation, volontaire ou non. Avec le temps, des modifications dans différentes zones du cerveau aggrave la maladie et la rendent persistante. Pour survire à une privation de nourriture, le corps s’adapte en modifiant sont métabolisme. Plusieurs organes, comme le foie, les reins, l’intestin, le muscle et la graisse, participent à ces ajustements. C’est pourquoi il est essentiel d’étudier l’organisme dans son ensemble pour mieux comprendre les mécanismes de l’anorexie mentale.

Réduction

Le nombre de souris utilisées a été calculé avec précision en fonction des connaissances de la pathologie étudiée, des modèles animaux utilisés et du métabolisme, ainsi que de données préliminaires. Le nombre de souris par groupe a été calculé à partir de logiciel informatique. Au total, ce projet nécessitera au maximum 180 souris transgéniques et 96 souris non transgéniques. Le modèle génétique nécessaire à ce projet permet de produire à la fois des souris dont la production intestinale de glucose est réduite et des souris témoins. Ainsi, l’utilisation des souris témoins issues de ces reproductions limite le recours à d’autres animaux, non génétiquement modifiés. Les souris mâles obtenues lors de ces reproductions pourront être utilisés pour d’autres recherches. Enfin, certains tissus non directement nécessaires à ce projet seront placés dans une banque afin de s’en servir pour de futures analyses, évitant d’avoir recours à de nouveaux animaux.

Raffinement

L’étude débute chez des animaux âgés de 10 semaines ce qui nous permet de les acclimater et de les habituer longuement aux conditions de l’expérience. Le maintien des animaux en groupe et l’apport d’éléments d’enrichissement suffit à éliminer le phénotype anxieux des animaux génétiquement modifiés. Un suivi de poids des animaux sera réalisé de façon quotidienne et une habituation à l’expérimentateur sera systématique en prenant du temps avec chaque souris (caresse, contact avec l’expérimentateur, habituation à sa voix). Le personnel zootechniciens et expérimentateurs a été sensibilisé à la préhension des souris dans un tube pour limiter le stress. Pour habituer les souris à leur nouvelle alimentation, on ajoutera dans leur cage, un mois avant la restriction, 3 croquettes de régime classique et 3 croquettes riches en protéines. Cela permettra d’éviter qu’elles refusent la nouvelle nourriture par méfiance. Afin de limiter la douleur, une crème anesthésiante sera appliquée sur les zones qui peuvent être douloureuses. Les souris soumises à une restriction alimentaire peuvent devenir plus agitées et stressées si elles sont trop nombreuses dans une même cage. Pour éviter cela, les souris de poids similaires seront hébergées 2 par cage avec un enrichissement adapté. Concernant l’alimentation, chaque souris recevra une portion individuelle. La réduction de nourriture sera progressive : 30% les 3 premier jours, puis 50% à partir du 4ème jour. Une première étude pourrait permettre de réduire la durée de la restriction alimentaire de 18 jours à 10 jours si cela ne compromet pas le projet. Enfin une grille de suivi et des points limites adaptés ont été mis en place pour surveiller l’état des souris et interrompre l’expérience si nécessaire.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce s’est orienté vers la souris car les études réalisées sur des vertébrés inférieurs tels que le poisson, montrent que les régulations de la production de glucose par l’organisme ne sont pas les mêmes que chez les mammifères. De plus, le modèle de souris transgéniques utilisé n’a été réalisé que dans cette espèce grâce à la transgenèse ciblée et inductible. Enfin, le modèle de restriction alimentaire progressive développé chez la souris reproduit toutes les caractéristiques de l’anorexie mentale et est totalement approprié à ce projet. Les outils d’analyses moléculaires, comme des anticorps, spécifiques de la souris sont disponibles en laboratoire. Une biopsie de l’oreille pour génotypage sera réalisée chez les nouveau-nés âgés de 7-10 jours. Le reste de l’étude sera réalisé chez des souris jeunes de 10 semaines. En effet, chez l’Homme, l’anorexie mentale se déclare généralement au moment de la puberté/début de l’âge adulte.