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Autres amphibiens : 700
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Relâchés dans la nature à l'issue des expériences, 700 amphibiens d'une espèce sauvage des paysages agricoles vont être exposés pendant un an à des herbicides sulfonylurés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les adultes sont pesés chaque semaine et subissent deux prises de sang, les larves étant maintenues chacune dans un aquarium individuel et observées cinq mois durant, jusqu'à la métamorphose. Le porteur justifie le relâcher par un "4ème R" propre à l'écologie expérimentale, au motif que les concentrations testées reproduisent celles rencontrées dans l'environnement. Le choix de l'espèce, jamais nommée dans le résumé, tient à sa présence dans les milieux agricoles contaminés et à la maîtrise déjà acquise de son maintien en captivité.

Objectifs

Qualifiée de « Révolution Verte », l’évolution des politiques et des techniques agricoles a été le moteur de mutations importantes et d’une réduction de la diversité des paysages agraires et de la biodiversité associée. L’utilisation massive des produits phytosanitaires est fréquemment évoquée comme un facteur majeur de la dégradation rapide de la biodiversité. La plupart de ces travaux portant sur les effets des produits phytosanitaires sur la santé humaine et animale se sont focalisés sur la toxicité immédiate à dose relativement haute. Ce sont pourtant les effets de ces molécules à des niveaux semblables à ceux de l’environnement qui doivent être évalués. En effet, la plupart des molécules utilisées dans l’agriculture sont détectées dans l’environnement à des doses relativement faibles, bien inférieures aux normes environnementales et aux doses létales mesurées en laboratoire. Pourtant, ces doses relativement faibles peuvent également agir sur les organismes, notamment les organismes non-cibles, et modifier des paramètres centraux de leur organisation morphologique ou physiologique. Parmi les produits phytosanitaires largement utilisés dans l’agriculture conventionnelle, les herbicides sont les pesticides les plus épandus dans les cultures. De nombreuses études récentes montrent que les herbicides induisent des effets sublétaux qui altèrent la physiologie, le comportement, la reproduction et la survie des organismes non-cibles, notamment des vertébrés sauvages (oiseaux, amphibiens, reptiles, mammifères). Les herbicides sulfonylurés ont été développés en remplacement de molécules plus toxiques. Ils sont dorénavant largement utilisés dans tous les programmes de désherbage des cultures sur toute la planète et comprennent plus de 50 produits différents. Néanmoins, la structure chimique spécifique des herbicides sulfonylurées en font de potentiels perturbateurs endocriniens puissants. Ce projet vise à évaluer les effets de l’exposition à des concentrations environnementales d’herbicides sulfonylurés chez une espèce d’amphibien emblématique des paysages agricoles.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'évaluer si l'exposition aux herbicides sulfonylurés affecte négativement les mécanismes physiologiques des amphibiens au cours de deux phases cruciales de leur cycle de vie. Les données récoltées seront utilisables dans un objectif de conservation et les résultats permettront d'alimenter les études évaluant les effets non-intentionnels des produits phytosanitaires.

Procédures

Pour les animaux adultes, au début et à l'issue de la période d'exposition chronique aux herbicides pendant 1 an, des mesures morphologiques (taille et masse corporelle) et une prise de sang (durée < 1 minute) seront effectuées, soit deux mesures de taille corporelle et deux prises de sang par individus (intiale et finale). Les pesées seront effectuées de manière hebdomadaire ce qui permet de suivre l'évolution pondérale de chaque individu. Les larves en développement seront observées pendant ~5 mois jusqu'à leur métamorphose.

Impact sur les animaux

Les concentrations faibles d'herbicide testées dans ce projet sont similaires à celles auxquelles les individus font face dans l'environnement naturel. Pour tous les animaux exposés, les effets indésirables potentiels seront donc similaires à ceux auxquels les individus font face sur le terrain. En plus, pour les individus adultes : douleur de courte durée (environ 1 min) lors des prélèvements sanguins, stress de courte durée lors des manipulations.

Devenir

Tous les animaux impliqués dans ces procédures expérimentales seront relâchés dans la nature conformément au "4ème R" en ce qui concerne l'écologie expérimentale. Cette décision est motivée par le fait que nos traitements expérimentaux miment les concentrations auxquelles ces animaux sont confrontés dans la nature.

Remplacement

Les réponses des organismes sauvages face aux contraintes de l’environnement sont plus complexes que chez leurs homologues de laboratoires. C’est là que réside l’intérêt de travailler sur des populations sauvages. L’espèce sélectionnée est présente dans les milieux agricoles (contaminés) et nous maitrisons son maintien en captivité au laboratoire (embryons, larves et adultes). De manière ultime, le projet vise un but de conservation qui nécessite de comprendre les réponses des populations naturelles à la contamination environnementale.

Réduction

La réduction a été prise en compte en limitant le nombre d'animaux employés afin de, comme recommandé par les études d'écotoxicologie, tenir compte de la variation individuelle de réponse (origine, sexe, etc.). Par ailleurs, en ce qui concerne les embryons et les larves, le design expérimentale adopté mutualise le groupe témoin pour le test simultané de deux molécules, ce qui induit une réduction du nombre d'individus utilisés.

Raffinement

La température sera contrôlée et maintenue à 17 degrés Celsius. En ce qui concerne les larves, chaque individu sera maintenu individuellement dans un aquarium moulé afin de suivre individuellement le développement (croissance) tout au long de l'expérimentation. L'eau sera changée de façon hebdomadaire (plus souvent en cas de besoins). L'alimentation (épinards décongelés issus de l'agriculture biologique) sera fournie ad libitum. En ce qui concerne les adultes, ils seront maintenus dans des terrariums dédiés, dont le substrat et l'eau de boisson seront changés de façon hebdomadaire (plus souvent en cas de besoins) et auront un accès à la nourriture adaptée à leur taille et leur besoin. L'accès à l'eau a été amélioré pour correspondre aux besoins de cette espèce lors de sa phase terrestre sans induire d'effets indésirables. Afin de maintenir un comportement d'animal sauvage (enrichissement), les individus disposent d'un abri pour se cacher, et leur alimentation (insectes) sera vivante pour entrenir le comportement de chasse. Pour raffiner nos approches, nous avons développé les méthodes de prélèvement les moins stressantes et les méthodes de contention adaptées pour le prélèvement sanguin (occultation des yeux). Un suivi journalier de l'état de chaque individu et de son terrarium sera effectué. Afin de limiter le dérangement des animaux pendant leur phase de repos diurne pour réaliser les surveillances quotidiennes et les manipulations hebdomadaires, celles-ci seront effectuées tôt en début de journée (fin de la période d'activité). Enfin, nous avons mis en place des points limites (intermédiaires et définitifs) spécifiques et adaptés à l'espèce.

Choix des espèces

Les réponses des organismes sauvages face aux contraintes de l’environnement seront plus complexes que chez leurs homologues de laboratoires. Certains amphibiens persistent même en milieu fortement contaminé (agricole) ce qui en fait un modèle parfaitement adapté pour répondre à ces questions. Stades embryonnaire et larvaire : il s'agit des phases précoces du développement pendant lesquels les individus sont inféodées aux milieux aquatiques où les oeufs sont pondus et où les larves (têtards) se développent. Lors de ces stades, les amphibiens sont exposés à la contamination environnementale par les produits phytosanitaires. Par ailleurs, les perturbations de ces phases sensibles du développement peuvent se répercuter lors de la vie future (juvénile et adulte) de ces organismes. Stade adulte : ce stade de vie est celui sur lequel repose la persistance des populations car ce sont les adultes qui participent à la reproduction. Les perturbations physiologiques et comportementales liées à la contamination par les produits phytosanitaires peuvent donc affecter la reproduction et donc la persistance des populations.

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    • Organes sensoriels
Prosimiens : 6
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Soixante minutes de tests auditifs sous anesthésie, pour six prosimiens adultes : l'étude se limite à vérifier si l'audition de cette espèce peut être mesurée, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les animaux ne sont pas tués et retournent à l'élevage, où ils serviront de reproducteurs. Le porteur affirme que les cultures de cellules de l'oreille interne ne permettent pas encore d'étudier l'audition dans un organisme complet. Il présente le recours à ce petit primate comme un moyen de réduire, voire de remplacer, les expériences menées sur les macaques.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de mesurer l’audition de l'animal. Il s’agit d’une première étude exploratoire et pilote pour vérifier si ces tests sont réalisables chez le prosimien. Si c’est le cas, ils pourront être utilisés plus tard dans un projet plus large impliquant d’autres approches scientifiques.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra d’améliorer les méthodes d’évaluation de l’audition en mettant en place des tests auditifs adaptés à ce petit prosimien dont la physiologie de l’oreille est très proche de celle de l’Homme. Actuellement, ces tests sont réalisés sur des modèles plus éloignés comme la souris, mais leur validation chez le prosimien permettrait à terme de mieux comprendre les déficits auditifs et de développer des approches innovantes pour restaurer l’audition. Ce projet s’inscrit ainsi dans une démarche de réduction du nombre de macaques utilisés en recherche préclinique et ouvre la voie à des études futures sur les traitements de la surdité et l’évaluation de la toxicité de nouvelles thérapies

Procédures

Les animaux recevront une injection d'anesthésique pour permettre les mesures audiométriques. Ils seront exposés à des stimulations auditives de courte durée sous anesthésie: La durée totale pour les tests est de 60 minutes environ.

Impact sur les animaux

Pour évaluer l’audition, nous réalisons des tests fonctionnels sur animal anesthésié. Les animaux recevront une injection de tranquillisant et/ ou d’analgésique/anesthésique qui peut provoquer un léger stress. Les tests sont, quant à eux, peu invasifs et effectués sous anesthésie générale.

Devenir

Les animaux sont gardés en vie et restent dans l'élevage et seront utilisés comme reproducteurs

Remplacement

Même si des progrès sont faits pour cultiver en laboratoire certaines cellules de l’oreille interne ou créer des structures qui imitent l’oreille, ces méthodes ne permettent pas encore de comprendre comment l’audition fonctionne dans un organisme complet. Pour étudier le système auditif de manière réaliste, il est important de prendre en compte les échanges complexes entre l’oreille et le cerveau. C’est pourquoi ce projet nécessite l’utilisation d’un animal, afin de pouvoir observer ces interactions inter-organes.

Réduction

Ce projet est un projet exploratoire sur un petit nombre d’animaux (pour évaluer si l’audition des prosimienss peut être mesurée efficacement). Les animaux prévus dans le projet pourront être réutilisés dans un autre projet ou en élevage puisque la procédure n’est pas terminale. Cette étude nous permettra de réduire ensuite le nombre d’animaux sur une autre saisine si ce projet se poursuit vers de la thérapie génique..

Raffinement

Pour évaluer l’audition chez l'animal, des tests sont réalisés pendant qu’il est sous anesthésie, afin qu’il ne ressente aucune gêne. L’examen est généralement fait le matin, ce qui permet de surveiller l’animal tout au long de la journée. Un tapis chauffant est utilisé pour maintenir sa température corporelle. On applique également du gel sur ses yeux pour éviter qu’ils ne s’assèchent. Pendant toute la durée de l’examen, l’état de l’animal est régulièrement contrôlé pour s’assurer qu’il reste bien endormi. Si nécessaire, une petite dose supplémentaire d’anesthésiant peut être administrée. Une fois les tests terminés, l’animal se réveille doucement sur le tapis chauffant, toujours sous la surveillance attentive de l’expérimentateur. Des points limites ont été mis en place afin de détecter/évaluer toute forme de détresse des animaux

Choix des espèces

Les rongeurs sont déjà utilisés en routine, cependant leur petite taille et le fait que l’audition ne soit pas mature avant un certain âge présente un point bloquant. Nous utilisons aussi des macaques, le but de cette étude serait donc de réduire voire remplacer les expérimentations sur les macaques. L'étude sera réalisée sur des animaux adultes agés de 2 à 3 ans des 2 sexes indifféremment. Le choix d’utiliser des animaux adultes se justifie par la nécessité d’étudier un système auditif arrivé à maturité. Pour que nos recherches soient utiles et proches de ce qui se passe chez l’humain, il est donc important d’étudier l’audition chez des animaux dont l’oreille fonctionne pleinement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 9072
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Tuées pour analyse des tissus pour celles qui entrent en expérimentation, maintenues en élevage pour perpétuer les lignées pour les autres, 9 072 souris vont être utilisées dans des procédures allant d'un niveau de souffrance léger à sévère. Toutes suivent un régime pro-athérogène pendant douze semaines. Selon les groupes, elles subissent une biopsie d'oreille au sevrage, une irradiation de 9 Gy pendant treize minutes, des injections intrapéritonéales quotidiennes ou trihebdomadaires, et des gavages cinq jours sur sept pendant trois mois dont le porteur écrit qu'ils occasionnent "un stress et douleurs sévères en raison de leur caractère répétitif". L'effectif de 9 072 animaux tient en une phrase, qui renvoie à des tests statistiques adaptés sans autre précision.

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès dans le monde, avec une incidence en augmentation. L’athérosclérose est une maladie inflammatoire chronique mettant en jeu les cellules immunitaires innées et adaptatives. Le rôle de l’inflammation endothéliale sur le développement de l’athérosclérose est peu connu. En utilisant des modèles de souris mimant la pathologie humaine, ce projet a pour but de caractériser les conséquences de l’inflammation endothéliale sur le développement de l’athérosclérose expérimentale et d’en identifier les mécanismes physiopathologiques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'améliorer la compréhension des mécanismes immuno-inflammatoires rencontrés dans le développement de l'athérosclérose, et devrait permettre de développer de nouvelles approches thérapeutiques ciblant l'inflammation des cellules endothéliales dans les maladies cardiovasculaires chez l'homme

Procédures

Ce projet comporte une partie d'élevage de souris déficientes pour certains gènes d'intérêt. Lors du sevrage, ces animaux subiront une biopsie à l'oreille (sur souris vigile) pour génotypage (1 seconde/souris). Toutes les souris vont subir un régime pro-athérogène pendant une durée maximale de 12 semaines. Certaines souris vont subir une à deux injections intraveineuses (30 secondes/souris) sous anesthésie gazeuse en plus de subir une irradiation de 9 Gy pendant 13 minutes. Une autre partie des souris va subir des prélèvements de sang (4 prélèvements, 30 secondes/prélèvement/souris), sur souris vigile. Toutes les souris vont subir d’autres prélèvements de sang sous anesthésie gazeuse et anesthésie locale (30 secondes/prélèvement/souris). Certaines vont subir 1 injection intrapéritonéale quotidienne pendant 5 jours (30 secondes/injection), d'autres vont subir des injections intrapéritonéales 3 fois par semaine pendant 4 semaines (30 secondes/injection), sur souris vigile. Certaines souris vont subir un gavage de différents traitements 5 jours sur 7 (durée du gavage 30 secondes/gavage) pendant une durée maximale de 3 mois sous anesthésie gazeuse.

Impact sur les animaux

Un stress et douleur légers peuvent être occasionnés lors des injections intraveineuses. Les gavages occasionnent un stress et douleurs sévères en raison de leur caractère répétitif. Le stress et les douleurs occasionnés par les prélèvements sanguins et les injections intra-péritonéales sont légers. Le stress induit par l'irradiation est léger. Le régime pro-athérogène n'induit pas de stress, de douleur ou de prise de poids excessive.

Devenir

Les animaux d'élevage vont servir soit pour le maintien de l’élevage des lignées de souris d’intérêts, soit pour constituer les groupes expérimentaux. Toutes les souris d'expérimentation seront mises à mort pour prélèvement et analyse des tissus.

Remplacement

Ces modèles animaux sont une étape indispensable dans la compréhension des mécanismes survenant au cours du développement de l’athérosclérose. En effet, ces événements sont des phénomènes complexes, que des modèles in vitro ne pourraient pas permettre de recréer. L'objectif est de comprendre in vivo les différentes interactions cellulaires, mais également tissulaires qui sont mises en jeu lors d'une inflammation endothéliale dans l'athérosclérose. Tout ce travail sera fait dans le cadre de l’exigence des 3R. Un modèle de pré-exposition et ré-exposition au cholestérol sur des cellules endothéliales en culture sera effectué pour comprendre les interactions cellulaires et voies de signalisation.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet a été déterminé pour permettre l'analyse des résultats selon des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Lors des procédures expérimentales, la souffrance animale sera réduite au maximum par l'utilisation de protocoles d’anesthésie et d’analgésie adaptées et l’établissement de points limites stricts et adaptés aux procédures.

Choix des espèces

La souris Mus Musculus a été choisie car c’est un excellent modèle pour étudier les lésions d’athérosclérose. En effet de nombreuses voies de régulations sont conservées entre souris et homme. Ainsi, placées sous un régime riche en matière grasse les souris peuvent développer et récapituler toutes les étapes de la maladie, que l’on observe similairement chez l’homme. Les souris seront âgées de 6-7 semaines, car il est nécessaire que les systèmes cardio-vasculaire et immunitaire soient matures pour étudier le développement de l’athérosclérose.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 94
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Pour tester une irradiation par rayons X fins comme alternative à la chirurgie de l'épilepsie, 94 souris sont rendues épileptiques par injection d'une molécule dans le cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie de quinze minutes, des IRM et une irradiation pouvant durer une heure, une seconde chirurgie de trente minutes pour implanter des électrodes, puis des enregistrements de trois heures toutes les deux semaines pendant huit mois. Le cycle reproducteur des femelles est évalué seize jours de suite, ce que le porteur reconnaît comme une source de stress répété. Toutes sont tuées pour prélever les cerveaux, une perte de poids supérieure à 20 % déclenchant l'apport d'un gel hypercalorique.

Objectifs

Une grande partie des patients épileptiques souffrent d’un type de la maladie qui est résistante aux médicaments. Cette forme d’épilepsie est caractérisée par des crises et est souvent associée à plusieurs troubles de la mémoire et de l’apprentissage. La chirurgie permet d'enlever la partie du cerveau malade qui génère les crises, mais c’est une opération qui présente certains risques et peut générer des effets secondaires. Nous étudions différentes formes de rayons X afin de développer une thérapie alternative sans avoir besoin d’ouvrir la boîte crânienne. Nous proposons d’utiliser un appareil qui permet d’appliquer des rayons X semblables à ceux actuellement utilisés en clinique humaine, mais aussi avec des faisceaux plus fins et moins nocifs, afin d'évaluer l’effet des différentes formes de rayons X. Ces expériences sont cruciales pour transférer la technologie des rayons X en faisceaux plus fins dans la pratique clinique. En démontrant sa faisabilité et son efficacité en tant que traitement non invasif de l'épilepsie pharmacorésistante, nous avons pour ambition de fournir une preuve de concept préclinique pour une application thérapeutique à l’horizon de 2030.

Bénéfices attendus

Aujourd’hui, les patients souffrant de certains types d’épilepsie répondent mal aux traitements pharmacologiques classiquement prescrits. Le meilleur traitement reste la chirurgie de retrait de la zone du cerveau malade après ouverture de la boîte crânienne. Malgré un taux d'efficacité de 60%, cette technique présente de nombreux risques, tels que des infections et des troubles de la mémoire et de l’apprentissage. De plus en plus de patients sont réticents à cette méthode. Il est donc nécessaire de trouver des traitements alternatifs efficaces et non invasifs. Notre étude par irradiation avec des rayons X plus fins que ceux utilisés actuellement permettrait de développer une nouvelle méthode de traitement, plus efficace que la chirurgie, non invasive, avec moins d’effets secondaires et une durée d’hospitalisation moindre.

Procédures

Les souris subiront dans un premier temps une chirurgie d’environ 15 min visant à les rendre épileptiques, par injection d’une molécule dans une région précise du cerveau. Des IRM seront effectuées pendant une durée n’excédant pas 60 minutes. L’irradiation dure moins de 60 minutes. Afin de mesurer les effets de l’irradiation sur les crises, des électrodes intra-cérébrales seront positionnées (chirurgie d’environ 30 min). Les souris seront ensuite soumises à un enregistrement de leurs crises pendant 3 heures toutes les deux semaines pendant 8 mois après irradiation afin de vérifier l’efficacité et la stabilité du traitement. De plus, des tests évaluant le comportement des animaux seront effectués 4 et 8 mois après l’irradiation. Le cycle menstruel des souris femelles sera également évalué de manière répétée pendant 16 jours consécutifs.

Impact sur les animaux

Cette étude se déroule sur plusieurs mois et peut comporter certains effets indésirables pour les animaux. La première étant l’épilepsie. Les animaux font essentiellement des crises partielles qui ne présentent pas de signes de douleurs apparentes lors de leur déclenchement, et qui sont indolores chez l’homme. Certaines souris peuvent présenter des crises convulsives occasionnellement, qui peuvent entraîner un stress et des douleurs musculaires. Après les chirurgies, les souris peuvent ressentir des douleurs et potentiellement des problèmes pour se nourrir et s’hydrater pendant les premières 24 heures. Les souris épileptiques sont plus réactives et doivent être hébergées séparément pour éviter tout conflit entre individus et/ou une altération possible de l’électrode. Il est possible que les souris subissent un léger stress lors des déplacements vers les salles expérimentales. Après irradiation, il est possible que les souris présentent des effets indésirables comme une perte de poids et une perte de poil au niveau de la zone irradiée. Le cycle menstruel des souris femelles sera également évalué de manière répétée pendant 16 jours consécutifs, ce qui peut induire un stress répété.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort afin de prélever les cerveaux et d’observer au niveau structural et cellulaire les effets de la radiothérapie.

Remplacement

Actuellement, aucun modèle alternatif ne permet de remplacer l'utilisation d'animaux pour étudier ce type d’épilepsie. Il n’existe aucun modèle in vitro ou sur ordinateur qui permette de mettre en évidence ce type d’épilepsie dans le cerveau, ni de le traiter par irradiation. Le modèle de souris choisi pour cette étude est reconnu dans la littérature pour reproduire la pathologie chez l’homme : crises spontanées, perte des neurones, inflammation du tissu nerveux, modification de l'architecture neuronale du cerveau, résistance aux traitements antiépileptiques, autres symptômes de la maladie.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire est calculé en fonction de notre connaissance de ces procédures et des analyses statistiques des résultats qui seront utilisées. Grâce à une approche statistique, le nombre d'animaux sera limité au nombre minimum nécessaire par groupe sans compromettre les objectifs du projet.

Raffinement

Toutes les procédures (chirurgie pour l’épilepsie, IRM, chirurgie d’implantation de l’électrode, irradiation) sont réalisées sous anesthésie générale et analgésie pour minimiser la douleur et le stress de l’animal. Pendant les premières 48h post-chirurgies et irradiation, des croquettes seront placées directement dans la cage, et un suivi journalier du poids et de l’état général de l’animal sera effectué. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long du projet, pendant et entre les procédures, et une échelle de douleur nous permettra d’intervenir rapidement par l’administration d’analgésique ou la mise à mort de l’animal. Du gel hypercalorique et appétent sera donné en cas de perte de poids constatée (plus de 20%). De plus, la manipulation des animaux sera faite de manière douce pour éviter un stress supplémentaire. Des sessions d’habituation (aux expérimentateurs, salles de comportement) seront également effectuées.

Choix des espèces

Le modèle d’épilepsie chez la souris que nous utilisons est actuellement un modèle de référence, parmi les plus proches des conditions observées chez l’homme. Des animaux adultes âgés de 8 semaines seront utilisés dans ce projet. Le modèle a été développé chez des animaux de cet âge afin de travailler sur un cerveau mature qui restera stable tout au long des procédures.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 3684
Souffrances
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Anesthésiées pour une échocardiographie de vingt minutes puis pour une imagerie des vaisseaux lymphatiques d'une heure trente, 3 684 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. S'y ajoutent une biopsie d'oreille au sevrage, cinq administrations orales, une injection et des prélèvements de sang, avant la mise à mort de tous les animaux pour analyse des tissus. Le projet cherche à préciser le rôle des vaisseaux lymphatiques dans l'athérosclérose, les nouvelles stratégies thérapeutiques annoncées étant renvoyées au long terme. Les effets déclarés se limitent à des douleurs légères et à un stress de courte durée, sans un mot sur ce que représente pour ces souris le développement de l'athérosclérose elle-même.

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires sont une cause de morbidité et de mortalité importante dans le monde. En particulier, l’athérosclérose est connue pour ses conséquences : principalement l'infarctus du myocarde, mais aussi les accidents vasculaires cérébraux et l’anévrisme aortique. Certains lipides jouent un rôle bénéfique dans l’athérosclérose, tandis que les vaisseaux lymphatiques aident à limiter la progression de la maladie en facilitant le transport du cholestérol vers le foie. L’objectif de ce projet est de mieux caractériser le rôle des vaisseaux lymphatiques dans des modèles expérimentaux d’athérosclérose chez la souris. Cette étude permettra de développer, à terme, de nouvelles stratégies thérapeutiques permettant de prévenir la progression de l’athérosclérose chez l’humain.

Bénéfices attendus

Les résultats attendus permettront de mieux comprendre l’impact potentiel de certains lipide sur les vaisseaux lymphatiques dans la physiopathologie de l’athérosclérose. Cette étude estimera le potentiel bénéfice thérapeutique d’un médicament ciblant les vaisseaux lymphatiques afin de prévenir la progression de l’athérosclérose.

Procédures

Le prélèvement pour identification de la modification génétique sera fait au moment du sevrage de l’animal, elle pourra occasionner une douleur légère et ne prendra que quelques secondes. Le prélèvement de sang (1 à 2 prélèvements/souris) sera fait sur animal anesthésié. Le prélèvement prend moins de 30 secondes par animal. Les administrations par voie orale (5/souris) seront faites sur animaux vigiles et prennent moins de 15 secondes par animal. Les injections seront faites sur animaux vigiles (1 injection/souris). Une injection prend moins de 10 secondes. L’échocardiographie (2/souris) sera faite sur animal anesthésié et prendra environ de 20 minutes par animal. L'imagerie des vaisseaux et des ganglions lymphatiques (1/souris) sera faite sur animal anesthésié et prendra 1 heure et 30 minutes par animal.

Impact sur les animaux

Le prélèvement pour identification peut occasionner une douleur légère et un stress de courte durée. Les injections peuvent causer un stress et une douleur légère de courte durée. Les administrations orales peuvent causer une douleur légère et un stress de courte durée.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour analyses des tissus.

Remplacement

Les modèles de souris sont une étape indispensable dans la compréhension des mécanismes impliqués dans l'athérosclérose. En effet, actuellement il n'y a pas de systèmes en culture cellulaire qui reproduisent, imitent ou permettent la modélisation des interactions cellulaires et moléculaires qui conduisent au développement de l’athérosclérose. L’expérimentation in vivo est également le seul modèle permettant d’appréhender l’intégration et la participation d’acteurs de différents tissus dans une même pathologie.

Réduction

Les effectifs sont déterminés à partir des données de la littérature et avec des tests statistiques adaptés. Pour chaque expérience, le maximum de tissus est prélevé afin de maximiser les analyses biologiques possibles.

Raffinement

Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. La souffrance animale sera réduite au maximum par le raffinement des méthodes expérimentales notamment par l'utilisation d'analgésique lors de certaines étapes ainsi que l'utilisation d’anesthésie adaptée durant les procédures. Les animaux sont surveillés tout au long du projet. Une grille de score et de points limites spécifiques au projet ont été établis, permettant d'intervenir pour soulager les animaux en cas de souffrance. L'atteinte d'un point limite qui ne pourra pas être soulagé entrainera une mise à mort anticipée de l'animal avant la fin du protocole.

Choix des espèces

L’utilisation des animaux est nécessaire car il n’existe pas, à ce jour, de modèles d’athérosclérose en culture cellulaire permettant de reproduire la physiopathologie de la maladie. De nombreuses voies de régulation sont conservées entre la souris et l’humain, permettant une extrapolation des résultats obtenus. Enfin, la disponibilité de données bibliographiques importantes sur la physiopathologie de la souris est un atout important dans l'analyse et l'interprétation des résultats. Ces animaux permettront d’analyser finement le rôle spécifique de certains lipides. Seules des souris adultes de plus de 8 semaines seront utilisées pour ces études pour rester cohérents avec les conditions cliniques, l’athérosclérose étant une maladie touchant les adultes chez l’humain.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Rats : 408
Souffrances
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 408

408 rats vont être utilisés, chacun soumis à des sessions de tâche comportementale de vingt minutes à une heure quinze par jour pendant quatre mois, sous un rationnement alimentaire qui maintient leur poids à 90 ou 95 % du poids initial pendant trois mois. Une partie d'entre eux subit une chirurgie cérébrale d'une heure et demie, avec injection de composés et implantation à demeure d'une fibre de verre. Tous seront tués pour vérification histologique, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le porteur décrit la faim ainsi entretenue comme une "légère sensation" garantissant la motivation, et renvoie les retombées pour les pathologies mentales à une "perspective translationnelle".

Objectifs

La prise de décision est un processus essentiel du comportement humain. Ce processus complexe nécessite d’apprendre de son environnement afin d’emmagasiner des connaissances mais également de s’adapter aux changements. Une prise de décision adaptée nécessite ainsi un équilibre entre les comportements d’exploitation (utilisation des connaissances acquises) et d’exploration (recherche d’options plus favorables) qui peuvent être fidèlement modélisés chez le rat afin d’en établir les bases neurales. Le projet vise à étudier les circuits cérébraux qui permettent une prise de décision adaptée dans un environnement changeant chez le rat. Nous souhaitons dans ce projet étudier la connectivité de voies connues pour être impliquées dans la prise de décision mais dont le rôle précis n’est pas encore décrit. Dans un premier temps nous réaliserons une étude descriptive de la connectivité entre les différentes régions, puis nous testerons leur implication fonctionnelle en procédant à des déconnexions réversibles, afin de déterminer leur rôle précis.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de préciser la connectivité des voies impliquées dans la prise de décision ainsi que de préciser le rôle d’une population neurone de cette voie. Une hypothèse majeure actuelle est que la prise de décision mal adaptive qui caractérise un grand nombre de pathologies mentales (par exemple la schizophrénie) est associée à un syndrome de dysconnectivité de ces régions, ce projet fondamental a donc une claire perspective translationnelle.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une tâche comportementale dont les sessions durent entre 20mn et 1h15 par jour pour une durée maximale de 4 mois. Ils seront soumis également à un rationnement alimentaire léger (permettant de conserver 90-95% de leur poids initial) qui durera maximum 3 mois. Les animaux de la procédure 2 subiront une chirurgie d’injection intra cérébrale de composés et d’implantation à demeure d'une fibre de verre très fine d’une durée maximale d’une heure et demie.

Impact sur les animaux

Les chirurgies du cerveau présentent un risque de diminution du bien-être animal dans les moments/jours qui suivent la chirurgie (inconfort, fatigue et parfois douleur). Afin de garantir la motivation des animaux pour la tâche comportementale ils seront mis en régime alimentaire spécifique (90 à 95% de maintien du poids), ce qui impacte très peu leur bien-être (légère sensation de faim garantissant la motivation des animaux à obtenir une récompense alimentaire). Certains animaux recevront des injections d’un produit ne provoquant pas de douleur. L’animal subit ainsi une restriction de mouvements ainsi que l’introduction d’une aiguille, l'ensemble peut provoquer un léger stress ainsi qu'une légère douleur.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de procéder aux vérifications histologiques et à l'étude de marqueurs neuronaux

Remplacement

Etudier le fonctionnement du cerveau, et dans notre cas la prise de décision ne peut, par définition, s’étudier que chez des organismes entiers. L’approche expérimentale chez l’homme n’autorise pas la manipulation fine des circuits neuronaux qui est nécessaire à la compréhension de leur fonctionnement. De même, les approches alternatives faisant appel à la modélisation sont utiles mais restent complémentaires des approches expérimentales sur les animaux qui permettent de valider ces modèles.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été calculé comme étant le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistique significative sur les paramètres étudiés grâce à l’utilisation de tests robustes. Ainsi, 12 animaux par groupe seront nécessaires. Cependant le nombre de groupes pourra être réduit en cours de projet : si une des voies étudiées ne montre pas de résultats significatifs sur les premiers lots elle ne sera pas étudiée sur les lots suivants.

Raffinement

Le bien-être animal étant essentiel pour garantir des données comportementales exploitables, toute souffrance sera évitée. Les animaux bénéficieront d’un enrichissement adapté (matériel de nidification, tunnel et barre à ronger) et seront hébergés en cage collective, même après les chirurgies. Les protocoles de chirurgie ont été optimisés afin de garantir des conditions optimales (analgésie centrale, locale, gel oculaire, tapis chauffant, scoring post-opératoire). Des points limites généraux et spécifiques ont été identifiés et des mesures conservatoires mises en place afin de permettre une prise en charge optimale de la douleur et de l’inconfort.

Choix des espèces

D’une façon générale les rongeurs sont un bon modèle d’étude du système nerveux. Les principes fonctionnels à l’œuvre dans ces circuits sont transposables à l'homme. De plus, de nombreuses épreuves comportementales spécifiques permettent de modéliser chez le rat des aptitudes cognitives complexes. Les animaux utilisés pour ce projet seront des jeunes adultes âgés d’environ 3 mois au début des expériences afin de limiter la variabilité de taille entre individus.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système nerveux
Rats : 65
Souffrances
▲ -
▲ 15
▲ 50
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 65

Carencées en vitamines B9 et B12 un mois avant l'accouplement et jusqu'au sevrage, quinze rates reproductrices donnent naissance à 50 femelles qui reçoivent des injections tous les deux jours, de 21 à 60 jours d'âge. Les 65 rats seront tous tués pour prélèvements de tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. L'objectif déclaré est de vérifier si une supplémentation vitaminique corrige les comportements de type dépressif observés chez la descendance lors d'une thèse antérieure, avec l'imipramine comme comparateur. Le porteur annonce neuf tests comportementaux répartis sur six semaines et ne nomme que le test de la nage, dont il indique avoir ramené la durée de dix à cinq minutes.

Objectifs

Ce projet fait suite aux résultats obtenus lors des travaux d’une thèse récente où nous avons montré que la descendance de mères carencées en vitamines B9 et B12 pendant la gestation et la lactation, présentait des comportements de type dépressif, une augmentation de l’anxiété ainsi qu’une diminution des interactions sociales. Par ailleurs, les femelles semblent plus sensibles et nous avons montré une corrélation des mécanismes biologiques interstinaux et du cerveau. Les mâles eux, ne présentaient que très peu des paramètres biologiques modifiés. Fort de ces résultats, ce projet vise donc à évaluer l’intérêt d’une compensation vitaminique B9/B12. L’hypothèse est d’observer une compensation, puis un rééquilibrage des mécanismes intestinaux et cérébraux, en parallèle d'une diminution des symptômes liés aux troubles psychiques, et de proposer une alternative aux traitements pharmacologiques. Cette évaluation sera comparée notamment avec un traitement de référence « anti-dépresseur » pharmacologique (l’imipramine). Nous proposons de nous concentrer dans un premier temps sur les femelles, en raison de la présence chez elles (au contraire des mâles) de l’ensemble des marqueurs qui suggèrent ces mécanismes. Ce projet de courte durée est tout à fait pertinent pour une étude de niveau Master; mais nous prévoyons déjà d’investiguer les mâles dans un projet plus conséquent (Doctorat de trois ans) en parallèle de l’investigation d’autres mécanismes suggérés par nos travaux récents.

Bénéfices attendus

Du fait qu'il est établi un lien fort entre des troubles de l’humeur (stress, anxiété…) ou encore des maladies psychiques (dépression, autisme…) et la prévalence concomitante de troubles intestinaux chroniques inflammatoires, les bénéfices attendus sont (1) l’éventualité de traiter certains patients par une voie non-pharmacologique et (2) de proposer un nouvel axe mécanistique pour les patients non-répondeurs aux traitements classiques qui ne prennent pas en compte les aspects intestinaux dans les troubles psychiques.

Procédures

Des femelles adultes reproductrices seront soumis à une carence alimentaire en vitamines B9 et B12 un mois avant l'accouplement et jusqu'à la fin de l'allaitement, mais celle-ci n’engendre pas de nuisance physique notable d’après nos précédentes études de mêmes type au laboratoire. Les rats descendants des mères reproductrices seront soumis à des injections répétées tous les deux jours de 21 jours à 60 jours d'âge, mais de très courtes durée (quelques secondes). Ces descendants subiront aussi deux prélèvements sanguins à 21 jours et 60 jours d'âge, sous anesthésie pour un recueil d’un petit volume (quelques gouttes ce prélèvement dure moins d'une minute). Les descendants passeront neuf tests comportementaux observationnels dans des dispositifs simples standardisés et déjà connus et maîtrisés. Chaque test est court de 2 à 5 minutes maximum et ils sont répartis de 19 jours à 60 jours d'âge. Ces tests comportementaux ont pour objectif l'évaluation des capacités locomotrices, cognitives et psychiques (stress, anxiété et marqueurs de dépression).

Impact sur les animaux

Les injections sur les individus peuvent être considérées comme inconfortables, cependant elles sont de très courtes durée (quelques secondes). Les prélèvements sanguins peuvent être considérés comme inconfortables mais ces prélèvements seront effectués sous anesthésie et le recueil ne sera que d’un petit volume (quelques gouttes). Les animaux passeront des tests comportementaux standardisés en neurobiologie. Ils sont observationnels plutôt que interventionnistes sur l’animal et ne génèrent pas ou très peu de stress ou inconfort. Seul le test de la nage peut générer un stress ponctuel, mais il a été aménagé par rapport à la description originelle de ce test (réduction du temps total de 10 minutes vers 5 minutes et empêchement total de tout effet physique ou psychique négatif majeur).

Devenir

Les 15 mères reproductrices seront euthanasiées pour prélèvements tissulaires au sevrage de leurs descendants. Les 50 descendants femelles objet de l'étude seront euthanasiées pour prélèvements tissulaires à 61 jours d'âge.

Remplacement

Ce projet est centré sur les mécanismes biologiques de communication entre cerveau et intestin, aussi il n’est pas possible d’investiguer par un autre moyen que des animaux vivants. Une approche globale sur "animal entier" est nécessaire pour étudier la dynamique et l’intégralité du dialogue intestin-cerveau

Réduction

De précédents travaux sur le même sujet indiquent que les femelles sont particulièrement affectées par les mécanismes intestinaux perturbant le fonctionnement cérébral en lien avec l’anxiété et la dépression. Aussi, nous proposons de ne travailler dans un premier temps que sur des femelles (réduction du nombre de lots et donc d’individus). Les mâles présentent également quels marqueurs biologiques dérégulés, mais pas dans les mêmes proportions que les femelles. Les résultats issus du présent projet pourront orienter nos hypothèses pour les mâles et nous proposerons l’étude sur les mâles à l’issu du présent projet. Afin d’évaluer le nombre de rats nécessaires pour ce projet nous utilisons un logiciel spécifique, qui permet un calcul prédictif au plus juste scientifiquement. 5 groupes expérimentaux seront comparés entre eux, et nous obtenons par calcul un effectif total de 50 animaux; d’où 10 rats femelles par groupe. A ceci s'ajoutent 15 femelles adultes reproductrices qui génèreront les 50 animaux de l'étude.

Raffinement

Dès leur réception, les animaux auront une période d’acclimatation de deux semaines pour s’adapter à leur nouvel environnement. Ils seront hébergés dans une animalerie dotée de la régulation de tous les paramètres nécessaires (température, hygrométrie, filtration de l’air, …) à leur bien-être. Un enrichissement des conditions d'hébergement est prévu avec buchettes de bois et du papier absorbant pour faire un nid. Un suivi quotidien sera effectué pendant toute la procédure et jusqu’à la mise à mort. Les points limites considérés seront : Les points limites sont fixés selon une grille d'évaluation des signes de mal-être établie dans notre EU et validée par notre vétérinaire référent (isolement, yeux fermés, dos voûté, poils hérissés, immobilité, perte de poids de plus de 20% du poids corporel total ou de 15% entre deux pesée consécutives, déshydratation, yeux et abdomen creux). Les animaux seront anesthésiés sous isofluorane (3,5% induction, 5% maintien) préalablement à l’euthanasie.

Choix des espèces

Le projet de recherche nécessite le recours à des analyses physiologiques, cellulaires, biochimiques et moléculaires en lien avec des régimes nutritionnels spécifiques. Les rats sont classiquement utilisés pour la recherche sur la physiologie et le métabolisme. De plus, il a été montré dans la littérature que les rats constituent un bon modèle d’étude de l’axe intestin-cerveau notamment pour l’étude des troubles psychiques (stress, dépression et anxiété) et de l’hypersensibilité intestinale. Les femelles adultes génitrices seront reçues du fournisseur entre 6 et 8 semaines d'âge et gardées jusqu'au sevrage de leurs descendants, puis mises à mort pour prélèvements tissulaires. Les descendants objet principaux de l'étude seront suivis de leur naissance jusqu'à 61 jours d'âge, puis mis à mort pour prélèvements tissulaires.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 900
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 900
▲ -
Devenir
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 -
 -
 900

900 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune recevant une injection de cellules tumorales dans le pancréas sous anesthésie, cinq prises de sang hebdomadaires, cinq à sept injections, deux gavages et une biopsie de l'extrémité de la queue. Un régime riche en graisses leur fait atteindre 45 à 50 grammes, ce que le porteur décrit comme un surpoids sans autre trouble métabolique, et une mise à jeun de six heures leur impose une faim qualifiée de gêne modérée. Toutes sont tuées pour l'analyse des tumeurs et des organes, le porteur soulignant que chaque souris fournira de nombreuses données. L'objectif reste descriptif, cartographier les sous-populations de macrophages associés aux tumeurs du pancréas chez des souris obèses ou non, l'identification de cibles thérapeutiques étant renvoyée à un "but ultime".

Objectifs

Ce projet a pour but d’étudier l’impact de l’obésité sur l'hétérogénéité des macrophages associés aux tumeurs, leurs fonctions pro et anti-tumorales ansi que l’efficacité d’immunothérapies déjà existantes. Le but ultime est l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et le développement de nouveaux traitements plus spécifiques et efficaces que ceux existants. Il a été établi depuis des décennies que l’abondance des macrophages dans les tumeurs était un marqueur de pronostic pour les patients atteints de cancer et ce quel que soit le cancer considéré. En clair, plus la tumeur contient de macrophages, plus le pronostic est mauvais. De plus, il est cliniquement établi que l'obésité est un facteur de risque de cancer. Mais ces observations cliniques restent en grande partie inexpliquées en raison de notre méconnaissance des fonctions des macrophages associés aux tumeurs. Récemment, les approches analytiques sur cellules uniques ont révélé une très grande plasticité des macrophages dans les tissus sains mais également dans les tumeurs avec la coexistence de diverses sous-populations macrophages. L’objectif principal de ce projet est la caractérisation des phénotypes et fonctions de ces cellules dans différents modèles murins de cancer, obèses ou non. La cartographie des macrophages associés aux tumeurs murins sera ensuite utilisée pour analyser les données humaines existantes afin d’identifier ces différentes sous-populations et mettre en évidence de potentielles cibles thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but d’étudier l’impact de l'obésité sur l’identité et les fonctions des macrophages associés aux tumeurs. Le but ultime est l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et le développement de nouveaux traitements plus spécifiques et efficaces pour le cacner du pancréas que ceux existants.

Procédures

Injection de cellules dans le pancréas sous anesthésie générale et analgésie (n=1, durée 10 minutes). Les animaux auront une prise de sang par semaine (n=5, durée 1 minute) sous anesthésie locale. Certains pourront avoir des prélèvements de sang pour mesure de la glycémie (n=5) après biopsie d'un fragment terminal de la queue, sous anesthésie locale. Les animaux auront entre 5 et 7 injections sous anesthésie locale (durée 10 secondes). Il seront mis à jeun 6 heures, et subiront 2 gavages vigiles (durée 10 secondes). Les animaux recevront des régimes riches en graisses, ce qui va occasionner un surpoids sans effet sur la tension pendant la durée de la procédure.

Impact sur les animaux

Les modèles génétiques ont déjà tous été étudiés et ne présentent pas de phénotype dommageable pour les animaux. Injection de tumeurs: les modèles de tumeurs que nous utiliserons dans ce projet peuvent occasionner de la douleur et une perte d'appétit. Régime riche en graisse : les souris vont prendre du poids au fur et à mesure des semaines (pour arriver jusqu’à 45-50 grammes) et devenir un peu moins actives. Ces régimes n'induisent pas d'autres maladies métaboliques comme le diabète ou l'hypertension pendant la durée de régime. Nuisances dues aux tests d’homéostasie glucidique: - Injection sous anesthésie locale: impact léger dû à la contention - Mise à jeun de 6 heures: Les animaux n’auront plus accès à la nourriture, ils pourront subir une gêne modérée due à la sensation de faim. - Gavage : stress léger et de courte durée dû à la contention et à la sonde de gavage. Nuisances dues aux prélèvements de sang : douleur locale et temporaire.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés pour analyse des tumeurs et organes post-mortem.

Remplacement

Les modèles cellulaires alternatifs in vitro, in silico ou ex vivo ne permettent pas d’appréhender le comportement cellulaire dans les tumeurs dans toute sa complexité, en particulier les interactions avec le microenvironnement ou encore la réponse aux régimes et traitements impliquant souvent différents systèmes au sein de l’organisme (système vasculaire, endocrine…). Pour étudier le développement tumoralréaliser les tests métaboliques et analyser la signalisation inter-organe, les modèles in vivo sont indispensables. Seul un animal vivant peut permettre d’étudier dans sa globalité le comportement des macrophages du foie soumis à différentes régimes. Notre projet offre des perspectives thérapeutiques qui justifient la nécessité du modèle animal pour valider les expériences in vivo avant leur application chez l'homme.

Réduction

Le nombre d'animaux analysés dans les groupes expériementaux est réduit à son minimum pour pouvoir tirer des conclusions solides des expériences proposées. Un calcul de puissance a permis de déterminer le nombre d'animaux par condition. De nombreux tissus et cellules, dont certaines rares comme les macrophages par exemple, seront collectés après euthanasie, afin d'approfondir les études moléculaires, cellulaires et transcriptomiques. Chaque souris génèrera donc de nombreuses informations.

Raffinement

Des examens cliniques seront effectués quotidiennement. . En ce qui concerne la manipulation des souris, celles-ci disposeront de suffisamment de temps pour s'acclimater à leur nouvel environnement. Nous appliquerons des méthodes visant à réduire le stress induit par la manipulation des souris, par exemple en évitant de les manipuler par la queue. Les procédures seront effectuées dans un environnement stérile et des mesures appropriées seront prises pour éviter les infections post-procédure. L'anesthésie et l'analgésie seront pratiquées pour chaque intervention pour réduire le stress et la douleur. Dès que les souris montrent de l'inconfort, la fréquence de surveillance sera augmentée et des mesures seront prises pour soulager le stress/la douleur. Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués.

Choix des espèces

- Génétique proche de celle de l’Homme - Modèles de « fate-mapping » performants et originaux - Les modèles de tumeur existants sont issus de lignées cellulaires murines et leur implantation dans la souris est adaptée pour étudier l’immunité et l’effet des traitements sur la réponse anti-tumorale dans leur globalité. Animaux à maturité sexuelle, entre 6 et 12 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 1080
Souffrances
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▲ 360
▲ 360
▲ 360
Devenir
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 -
 1080

Les souris utilisées sont génétiquement modifiées, génotypées par un prélèvement à l'oreille entre sept et dix jours de vie, et sevrées avec séparation maternelle. 1 080 souris vont être utilisées, dont 360 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un choc septique leur est provoqué par une chirurgie de quinze minutes sous anesthésie générale, suivie vingt heures plus tard d'une seconde chirurgie de quatre heures pour installer des éléments de réanimation, avec fièvre, chute de la tension artérielle, palpitations et quasi-arrêt de la production d'urine. Toutes sont tuées en fin de protocole, le porteur précisant chercher à obtenir d'une même souris le maximum de prélèvements, foie, cœur, reins, poumons, vaisseaux et sang.

Objectifs

Le choc septique est l’une des formes les plus graves d’une inflammation, il s’agit d’un motif fréquent d’admission à l’hôpital avec un taux élevé de mortalité (30 à 40%), sans traitement spécifique. Lorsque le choc septique se complique de CIVD (coagulation intravasculaire disséminée), la mortalité est de 70% malgré une prise en charge optimale. A l’heure actuelle, il n’existe en effet aucun traitement spécifique de la CIVD. Notre projet vise à valider un nouveau modèle murin de choc septique avec CIVD permettant de se rapprocher au mieux de la pathologie chez l’Homme. Une fois validé, ce modèle nous permettra d’évaluer de nouvelles cibles thérapeutiques de la CIVD du choc septique afin d’améliorer le pronostic des patients.

Bénéfices attendus

Notre projet de recherche consiste d’abord à valider un modèle murin de CIVD au cours du choc septique afin de pouvoir réaliser des études pré-cliniques. L’utilisation de ce modèle nous permettra d’étudier précisément cette maladie afin de mieux la comprendre, et d’évaluer des options thérapeutiques afin de mieux la traiter et d’améliorer le pronostic des patients.

Procédures

Les animaux seront soumis à un prélèvement à l’oreille pour génotypage entre 7 et 10 jours de vie sur animal vigile et sous anesthésie jusqu’à 4 semaines, durée du geste 1 minute. Ils subiront également une chirurgie, sous anesthésie générale, de 15 minutes, pour l’induction d’un choc septique ou une perfusion de plasma sous anesthésie générale d’une durée de 15minutes, suivie 20 heures après, par une seconde chirurgie, sous anesthésie générale, pendant 4 heures pour la mise en place des éléments de réanimation et le suivi des paramètres physiologique de l’animal comme chez l’homme. Pour certains groupes d’animaux, la première chirurgie sera remplacée par une perfusion de plasma sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Les animaux seront exposés à une douleur transitoire, liée au prélèvement à l’oreille réalisé entre 7 à 10 jours, pour le génotypage. Ils subiront également un stress lié au sevrage avec séparation maternelle. Les animaux subiront une douleur modérée liée à la chirurgie et les symptômes du choc septique, à savoir fièvre, stress, tension arétrielle basse, palpitations et oligoanurie.

Devenir

A la fin du projet, les souris seront mises à mort afin de réaliser divers prélèvements complémentaires.

Remplacement

Le remplacement du modèle animal par un autre modèle n’est pas possible car le choc septique est une maladie systémique. Aucun autre modèle ne peut approcher la complexité de cette pathologie. Cependant, l’identification préalable des mécanismes moléculaires probablement impliqués ont été faits à l’aide de méthodes alternatives (modèle de cultures cellulaires stimulées par une endotoxine).

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé est réduit au minimum afin d’obtenir des données statistiquement significatives, avec des tests statistiques adaptés selon les questions posées. De plus, de manière à réduire au minimum les expériences, le maximum de prélèvements sera réalisé sur une même souris (organes : foie, cœur, reins, poumons, vaisseaux, liquides broncho-alvéolaires et sang).

Raffinement

Afin de limiter l’angoisse, l’inconfort, le stress et la douleur associés, les expériences sont raffinées : - les phases douloureuses seront réalisées sur des animaux anesthésiés - les animaux sont alors replacés dans leur cage d’origine avec des congénères qui ont subi la même opération. La nourriture standard sera déposée au fond pour faciliter la prise de nutriments et l’hydratation, ainsi que du coton pour permettre aux animaux de se maintenir au chaud. - des traitements contre la douleur seront administrés - les expériences auront une durée limitée dans le temps et réduite au minimum nécessaire. Des points limites ont été établis permettant de limiter la souffrance et la douleur de l’animal. Une période d’habituation d’au moins 2 semaines sera respectée avant la chirurgie.

Choix des espèces

Le modèle de choc septique chez la souris est beaucoup utilisé dans la recherche sur le choc septique. Ils permettent de reproduire la plupart des observations faites chez les individus en choc septique. Ce modèle génétiquement modifié est le plus adapté afin d’étudier la CIVD (troubles de la coagulation) induite par le choc septique. Les animaux seront utilisés au stade jeune adulte (entre 8 et 12 semaines) car les systèmes vasculaires et immunitaires sont matures.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 480
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 480
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Devenir
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 480
 -
 -

Pour vérifier si une barrière lumineuse détourne les anguilles des turbines d'une usine hydroélectrique de la Garonne, 480 anguilles argentées de plus de 50 cm vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Capturées à l'épuisette par des pêcheurs professionnels, elles reçoivent sous anesthésie un émetteur radio glissé dans la cavité abdominale par une incision ventrale de 1,5 à 2 cm, restent hors de l'eau une trentaine de secondes à trois minutes le temps du marquage et de la biométrie, puis sont toutes relâchées vivantes dans le milieu naturel après réveil. La stabulation avant marquage reste sous les dix heures, le porteur indiquant qu'un séjour plus long favorise le stress et l'apparition de pathologies externes. L'espèce est classée en danger critique d'extinction, et le porteur indique que l'effectif de 160 individus par an sur trois ans repose sur le retour d'expérience d'autres études, "non nécessairement lié à un modèle statistique précis".

Objectifs

L’anguille européenne (Anguilla anguilla) est un poisson migrateur amphihalin (passage eau salé eau douce) classé en danger critique d’extinction. Pour sa sauvegarde, un plan de gestion national a été validé en 2010 à la suite de la mise en place d'un règlement européen du conseil du 18 septembre 2007 instituant des mesures de reconstitution du stock d'anguilles européennes. L’objectif du Plan de gestion est de répondre au règlement européen en mettant en œuvre des mesures de gestion augmentant l’échappement en anguilles argentées des bassins versants. Sur celui de la Garonne, de nombreuses actions sont menées pour la protection de cette espèce. En effet, ce fleuve et ses affluents constituent un axe privilégié pour la colonisation de l'anguille qui est une espèce catadrome, c’est-à-dire une espèce qui vit et grandit en eau douce et se reproduit en mer. Elle effectue donc sa migration de dévalaison au stade adulte. Dans un premier temps l’impact des ouvrages hydroélectriques sur la mortalité des anguilles lors de la dévalaison a été évalué, afin de proposer des mesures de gestion adaptées. En effet, ces ouvrages ont un impact majeur sur la mortalité des populations d’anguilles lié au passage d’individus dans les turbines. Le projet vise à étudier le comportement de cette espèce lors de sa migration au droit d’un barrage hydroélectrique équipée d’une barrière lumineuse et de tester son efficacité pour dévier les individus se dirigeant vers les turbines vers le déversoir du barrage. Pour ce faire, nous suivrons le comportement des anguilles dans leur phase argentée, c’est-à-dire lorsqu’elles sont prêtes à retourner dans l’océan pour effectuer leur migration de reproduction.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’apporter des connaissances sur le comportement des anguilles au droit de cette usine hydroélectrique lors de sa phase de dévalaison et tester l’efficacité d’une barrière lumineuse pour augmenter le taux d’échappement des individus aux turbines qui équipent le site. Ce système peut potentiellement s’avérer efficace sur cet ouvrage et, le cas échéant, permettre d’éviter d’autres solutions techniques (grilles fines) qui, tout en étant possible, seraient beaucoup plus difficile à mettre en place.

Procédures

480 anguilles seront capturées par des pêcheurs professionnels. Elles seront pêchées par épuisette dans les bassins d’hébergement (la capture dure moins de 30 secondes) puis marquées avec un émetteur radio (maximum 3 minutes) adapté à la taille des individus, sous anesthésie et analgésie. Les anguilles seront ensuite placées dans des bassins de réveil (le réveil se fera en quelques minutes) puis relâchées dans le milieu naturel à l’issue d’une dernière pêche par épuisette (la pêche va durer moins de 30 secondes).

Impact sur les animaux

L’insertion des émetteurs radio et la réalisation des biométries induira une douleur modérée par l’acte chirurgical. Les poissons subiront également un stress engendré par la pêche dans les bassins de stabulation, l’anesthésie et un temps d'émersion d’environ 3 minutes pendant l’ensemble de ces opérations : marquage et biométrie. La somme des nuisances attendues lors de cette procédure est classée modérée.

Devenir

Tous les poissons marqués seront conservés vivants et relâchés dans le milieu naturel.

Remplacement

L’objectif étant de tester le comportement des anguilles dévalantes au droit de l’usine hydroélectrique et l’efficacité de la barrière lumineuse vis-à-vis de cette espèce, il n’est pas possible d’appliquer la règle du remplacement. Il est donc indispensable de recourir à des individus des espèces et du stade visé (anguilles jaunes de plus de 50 cm et argentées) afin d’obtenir des données pertinentes.

Réduction

L'objectif du projet est d’enrichir les connaissances scientifiques sur le comportement de la migration de dévalaison des anguilles argentées. L’objectif de marquer 160 anguilles par an (480 au total sur les 3 années) pour rendre compte des variabilités intraspécifique et les paramètres environnementaux impliqués dans la phase de migration (saisonnalité, débit, température, blocages…). Ce nombre a été défini en fonction du retour d’expérience sur d’autres expérimentations, et non nécessairement lié à un modèle statistique précis.

Raffinement

Les anguilles sont transportées sur le site d’expérimentation par des pêcheurs professionnels après capture. Les camions, équipés de cuves remplies d’eau de rivière et alimentées en oxygène sont adaptés au transport d’animaux vivants, et le personnel formé au transport. Le contrôle de l’état des poissons et du taux d’oxygène se faire tout au long du transport. Un couvercle sera disposé sur les bacs pour limiter le stress des anguilles. L’anguille, étant une espèce qui se déplace surtout la nuit, est facilement stressée par la lumière du jour. L’observation des anguilles pendant la phase de réveil ou de stabulation se fait en soulevant le couvercle des bacs. La stabulation des individus a lieu pendant un temps réduit (moins de 10h) afin de réduire le stress et le développement de pathologie externe, qui peuvent intervenir dans des conditions de stress trop importantes. Des lots de 10 anguilles maximum sont ensuite prélevées à l’aide d’épuisette nylon de maille 1,5 mm pour ne pas abimer les anguilles, pour être placées dans un bac noir avec couvercle contenant l'anesthésiant. L’eau est claire et une vérification des différentes phases de l’anesthésie des individus est effectuée. Le stade d’anesthésie recherché est l’immobilisation. Une fois anesthésiée, les marques seront introduites dans la cavité abdominale par une incision, de 1.5 à 2 cm, réalisée sur la face ventrale de l’anguille, au niveau de la partie postérieure de l'intestin. L'antenne est ressortie à l'aide d'un trocart de petite taille (aiguille à insuline), introduite dans l'animal à quelques mm de l'incision. La plaie sera suturée par 2-3 points simples. Une injection d'un analgésique sera effectuée pour réduire la douleur post opératoire au droit de l'incision. Ensuite les individus seront placés dans une cage de réveil placée dans l'eau, ils seront observés par observation visuelle directement depuis la surface. Les anguilles sont surveillées en vérifiant la ventilation et le retour rapide à un comportement normal et une reprise d’équilibre. La grille de suivi des signes cliniques est utilisée afin de noter toute observation sur les individus. Le marquage prend au maximum 3 mn par individu. Une vigilance des opérateurs sera apportée au raffinement dans toutes les étapes de la procédure : du marquage au réveil et lâcher aprés acclimatation.

Choix des espèces

L’objectif étant l’apport de connaissances sur les comportements migratoires et la cinétique de dévalaison des anguilles au droit d’un obstacle, il est indispensable de recourir à des individus des espèces et du stade visé (anguilles argentées). Nous utiliserons les anguilles argentées de plus de 50 cm afin d’analyser les cinétiques de migration de dévalaison et le comportement au droit d’un obstacle hydrauélectrique équipé d’une barrière lumineuse dont le but est d’éviter le passage dans les turbines des individus lors de la dévalaison.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Souris : 1359
Souffrances
▲ -
▲ 1313
▲ 46
▲ -
Devenir
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 -
 -
 1359

Amputées de l'extrémité de la queue dans leur première semaine de vie et sans analgésie, génotypées, puis suivies par électrorétinogramme, fond d'œil et tomographie sous anesthésie, les souris de la lignée Loa sont transportées jusqu'à neuf fois entre deux établissements. D'autres subissent une laparotomie sur femelle gestante pour injecter l'œil des embryons dans l'utérus, avec un risque d'avortement, de saignements et d'infection de la plaie, ou une injection sous la rétine au stade nouveau-né. 1 359 souris vont être utilisées, dont 46 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et les autres en souffrance légère. Les souris Loa portent une mutation qui provoque une ataxie des pattes arrière et un poids inférieur de 10 à 20 % à celui des témoins, et toutes sont tuées en fin de projet pour prélever les tissus de la rétine, jamais étudiée jusqu'ici chez cette lignée.

Objectifs

La mutation d’un gène de protéine de transport dans l’œil de souris et du poisson-zèbre perturbe le fonctionnement de la rétine, notamment en entraînant la perte de cellules photosensibles appelées les photorécepteurs. Ces données suggèrent l’importance de ce gène dans l’intégrité de la rétine. Chez l'homme, des mutations de ce gène sont responsables d’une maladie appelée dynéinopathie qui se caractérise par un déficit dans le développement du système nerveux, soit au niveau des membres inférieurs (déficits locomoteurs), soit du cerveau. Environ 30% des patients présentent également des déficits visuels dont certains sont liés à des anomalies de la rétine. Une mutation spontanée de ce gène a été décrite chez la souris (nommée Loa). Cette mutation est similaire à celle retrouvée chez l'homme. Les souris Loa manifestent des déficits au niveau des membres (sans impacter sa capacité à se reproduire, s’alimenter…), qui sont similaires à ceux observés chez les patients. Chez ces souris, d'autres anomalies ont été également rapportées dans le cerveau. Cependant, l'œil, notamment la rétine, de ces souris n'a jamais été étudié. L'objectif du projet, qui se déroulera dans 2 établissements distincts, est divisé en 3 parties : 1/ amplifier et maintenir une lignée de souris Loa, 2/ étudier aux niveaux cellulaire et fonctionnel les rétines de souris Loa, et 3/étudier le rôle de ce gène à différents stades de développement de la rétine de souris sauvage à l’aide d’un traitement pharmacologique contre la protéine de transport. La comparaison des résultats entre les différentes souris fournira les premières données sur l’intégrité de la rétine des souris Loa et une meilleure compréhension du rôle de ce gène dans la régulation des fonctions rétiniennes.

Bénéfices attendus

L’implantation, sur site (EU1), d’une lignée de souris atteinte de déficits dans le développement du système nerveux, telle que la lignée Loa, permettra aux équipes de chercheurs de caractériser pour la première fois, les effets, spécifiquement in vivo, d’une mutation du gène de cette protéine de transport dans les processus du développement de la rétine. De la même manière, l’administration d’un traitement pharmacologique contre cette protéine directement dans la rétine de souris permettra d'étudier pour la première fois les effets, spécifiquement in vivo, de l'inhibition de cette protéine à différents stades de développement de la rétine. La comparaison des résultats entre les différentes souris et conditions de traitement devrait donc contribuer à une meilleure compréhension du rôle de cette protéine dans la régulation des fonctions rétiniennes, et à plus long terme au développement de nouvelles thérapies pour les patients souffrant d’anomalies de l'œil, notamment de la rétine.

Procédures

Pour les souris de la lignée Loa, la mutation du gène sera vérifiée en analysant l’ADN à partir d’un prélèvement de tissu effectué sur chaque animal vigil dans sa première semaine de vie. Un suivi ophtalmologique des souris Loa sera réalisé sur animaux anesthésiés à l'aide de trois méthodes non invasives: l'électrorétinogramme (ERG), l'observation du fond d'œil (FO ) et la tomographie par cohérence optique (OCT, durée ), les deux dernières étant réalisées dans l'EU2. Ces techniques sont identiques à celles utilisées chez l’homme lors d’une évaluation ophtalmologique. Elles n'impliquent aucune intervention chirurgicale et durent entre 15 et 60 minutes. Pour réaliser les injections dans l'œil des embryons en place dans l’utérus (technique appelée injection in utero), des femelles gestantes de souris sauvages sont placées sous anesthésie générale et locale (durée

Impact sur les animaux

Le prélèvement tissulaire nécessaire pour caractériser génétiqueme,nt les nouveaux-nés entraîne un inconfort/une douleur aigue légère. La laparotomie sur femelle gestante peut induire des douleurs abdominales et des complications post-opératoires (avortement, saignements vaginaux ou de la plaie, inflammation de la suture, infection de la plaie, plaie ouverte). L’injection in utero dans l’œil d’embryons n’engendre, en général, aucune lésion ni altération rétinienne. L’injection sous-rétinienne chez les souriceaux n’engendre aucune lésion ni altération de la rétine . Lors du transport vers l'EU2 (

Devenir

A la fin du projet tous les animaux auront été mis à mort afin de prélever les tissus qui seront utilisés pour réaliser les analyses cellulaires et moléculaires.

Remplacement

Pour cette étude, l’animal ne peut être substitué par aucun modèle in vitro existant à ce jour. En effet, les modèles actuels ne permettent pas de recréer la complexité du système visuel dans son intégralité, c’est-à-dire depuis la détection de la lumière jusqu’aux réponses fonctionnelles. Néanmoins, l'effet d’une inhibition pharmacologique de Dync1h1 (et de son solvant) a été étudié in vitro sur des cultures de cellules rétiniennes murines. Nos résultats montrent une altération du transport des lysosomes après 24h de traitement avec l'inhibiteur.

Réduction

Pour cette étude exploratoire, nous utiliserons au maximum 1359 animaux. Cet effectif a été estimé à l'aide d'analyses statistiques. Ce nombre pourra être réduit de deux manières : d’une part via une approche d’inclusion progressive dans le suivi ophtalmologique, et d’autre part via des études pilotes visant à mettre en évidence des déficits potentiels de la rétine. Par ailleurs, la période de gestation chez la souris est courte et le nombre d’embryons important, ce qui permet de générer un nombre d’animaux suffisant pour plusieurs expériences à partir de peu de fondateurs. De plus, nous pouvons comparer les animaux mutants avec leurs conspécifiques (+/+) issus des mêmes portées. L'avantage de la technique d'injection dans un organe pair tel que l'œil permet de réduire de moitié le nombre d'animaux. De plus, le nombre d'animaux est considérablement réduit grâce à la réalisation d'examens ophtalmologiques non invasifs permettant un suivi longitudinal sur le même animal. Enfin, le nombre d'animaux pourra être réduit si les résultats des études pilotes ne montrent pas de déficits rétiniens.

Raffinement

Les animaux en accouplement sont en trio continu ou une nuit, puis séparés si un accouplement est avéré. Les femelles gestantes et leurs portées ont une alimentation enrichie de la lactation au sevrage. La caudectomie réalisée dans la 1ère semaine de vie ne nécessite pas d'analgésie. Le stress et l'hypothermie sont diminué par un retour rapide à la mère et une lampe chauffante, respectivement. Zootechniciens et expérimentateurs font un suivi hebdomadaire pour alerter des premiers signes de dégradation du bien-être en portant attention à l'état général et comportemental. En cas de changements, des aliments humides sont mis dans la cage. En cas de douleur manifeste, l’animal est mis à mort. L'intervention sur femelles gestantes se fait sur tapis chauffant pour limiter l'hypothermie et sous anesthésie gazeuse et locale associée à une analgésie per- et post-opératoire. L’injection sous-rétinienne se fait sur animal placé sous anesthésie gazeuse et locale et sur tapis chauffant pour éviter l’hypothermie. Pour le transport entre les 2 EU (

Choix des espèces

Les souris Loa sont atteintes d'une mutation identique à une mutation décrite chez l'homme et qui mime parfaitement le déficit locomoteur, symptôme caractéristique. Ce modèle animal est reconnu comme modèle idéal permettant d'étudier les effets de la mutation humaine. De plus, chez la souris, la période de gestation est courte et le nombre d’embryons important, ce qui permet de générer un nombre d’animaux suffisant pour plusieurs expériences à partir de relativement peu de fondateurs. Etant donné que la rétine n'a jamais été étudiée chez les souris Loa, nous analyserons plusieurs stades: embryonnaire (photorécepteurs immatures), postnatal (quand les photorécepteurs sont matures et fonctionnels), 1 mois (jeune), 2 mois (maturité sexuelle), 4 mois (jeune adulte), 6 mois (adulte) et 12 mois (âgé).

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 768
Souffrances
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▲ 768
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Devenir
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 768

768 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit deux injections directement dans le cerveau au cours d'une intervention d'environ une heure sous anesthésie, puis trois prélèvements sanguins, avant une chirurgie terminale deux, six ou douze mois plus tard pour prélever le cerveau. Le porteur signale une douleur possible à la tête ou à la mâchoire pendant une douzaine d'heures après l'opération, un risque d'infection de la plaie et un risque faible que l'injection perturbe des connexions cérébrales. Le même RNT annonce une approche capable de "révolutionner" la prise en charge de l'autisme et des épilepsies, et affirme que la mise à mort en fin de protocole "garantit" que les animaux ne subissent aucune souffrance prolongée.

Objectifs

Ce projet a pour but de développer un nouveau type de traitement, capable de transporter des gènes réparateurs directement là où le corps en a besoin, notamment dans le cerveau. Ces traitements pourraient aider à soigner des maladies graves, actuellement sans solution efficace. Nous travaillerons en collaboration avec des experts de l’industrie pour garantir que ces traitements soient à la fois sûrs, efficaces et adaptés à une utilisation chez l’humain. Objectifs du projet : • Créer des traitements intelligents : concevoir un système capable de délivrer les gènes de manière précise. • Cibler des maladies du cerveau : utiliser ce système pour traiter certaines maladies neurologiques. • Améliorer la sécurité : éviter les effets secondaires, comme les réactions immunitaires. • Respecter les normes : s’assurer que tout respecte les règles de sécurité pour une future application chez l’homme. • Mieux comprendre leur action : étudier comment ces traitements fonctionnent dans le corps pour les améliorer. Ce projet allie science et technologie pour ouvrir la voie à de nouveaux traitements contre des maladies complexes, en toute sécurité.

Bénéfices attendus

1. De nouveaux outils pour traiter les troubles neurologiques et du développement. Ce projet vise à développer des traitements ciblant spécifiquement le cerveau pour corriger les altérations causées par le mauvais fonctionnement de certains gènes dans les troubles neurologiques, neurodégénératifs et neurodéveloppementaux. Son objectif principal est de rétablir le fonctionnement normal des neurones en s'attaquant directement à la cause génétique profonde de ces pathologies. 2. Un pas vers la thérapie. Les résultats prometteurs de ces recherches pourraient ouvrir la voie à des essais cliniques et, à l'avenir, au développement de thérapies géniques personnalisées adaptées aux besoins spécifiques de chaque patient. 3. Transformer le traitement des maladies neurologiques. Cette approche innovante pourrait révolutionner la prise en charge de pathologies telles que les troubles du spectre autistique, les épilepsies, les maladies neurodégénératives et d'autres troubles du développement liés à un dysfonctionnement génétique. Ce faisant, elle permettrait non seulement d'améliorer considérablement la qualité de vie des patients, mais aussi d'offrir un nouvel espoir à ceux qui sont confrontés à ces maladies actuellement incurables.

Procédures

Toutes les souris recevront deux injections intracérébrales (1 fois) sous anesthésie, une procédure d’environ une heure. À 2, 6 ou 12 mois après les injections, une chirurgie terminale sous anesthésie sera réalisée pour le prélèvement du cerveau, une procédure d’environ dix minutes. De plus, chaque souris fera l’objet de trois prélèvements sanguins répartis sur la durée du projet, une procédure d’environ 3 minutes.

Impact sur les animaux

Douleur et inconfort après l'opération. Les animaux peuvent ressentir une légère douleur au niveau de la tête ou de la mâchoire pendant environ 12 heures après l'opération. Stress associé à la manipulation, risque d'infection. Bien que tout soit fait dans des conditions stériles, il existe un petit risque d'infection au point d'injection. Réactions locales à la plaie. La petite plaie à la tête pourrait s'infecter ou s'enflammer. Risque pour les connexions neuronales. Il existe un très faible risque que l'injection perturbe d'importantes connexions cérébrales, ce qui pourrait affecter certains mouvements.

Devenir

Dans cette étude, tous les animaux seront euthanasiés avec un chirugie terminale sous anesthésie à la fin de la procédure. Cette étape est nécessaire pour permettre l’analyse approfondie de leurs organes, notamment du cerveau, afin de mieux comprendre les mécanismes biologiques étudiés. Ces analyses, réalisées selon des techniques histologiques précises, sont indispensables pour obtenir des résultats fiables et avancés, contribuant ainsi à la recherche scientifique et médicale. Cette approche garantit également que les animaux ne subissent aucune souffrance prolongée, en accord avec les principes de bien-être animal et les réglementations en place.

Remplacement

Malgré les efforts continus pour développer des modèles alternatifs, l'utilisation de souris reste indispensable dans les études sur les maladies neurologiques, en raison de la complexité des processus biologiques impliqués et de la nécessité d'examiner ces mécanismes au sein d'un organisme vivant. Bien que les cultures de cellules souches neurales et les organoïdes cérébraux fournissent des informations précieuses sur les réseaux neuronaux, ils ne reproduisent pas entièrement le microenvironnement cérébral complexe, en particulier les interactions cruciales entre les différents types de cellules. Ces interactions sont essentielles pour comprendre les altérations des réseaux neuronaux dans des conditions telles que l'épilepsie ou certains comportements associés aux troubles du spectre autistique. Les progrès de la modélisation informatique permettent des simulations utiles de certains aspects des réseaux neuronaux, mais ces modèles sont limités par des données restreintes et la complexité des mécanismes neuronaux. Les souris, bien qu'elles ne reproduisent que partiellement les comportements et les altérations des réseaux humains, sont particulièrement utiles dans leurs versions génétiquement modifiées pour des gènes spécifiques. Ces modèles constituent une base précieuse pour l'étude du rôle de certaines protéines, permettant aux chercheurs de tester comment moduler ou restaurer l'expression des gènes dans le cadre de pathologies telles que l'épilepsie ou l'autisme, et ainsi de mieux comprendre des mécanismes similaires chez l'homme et de développer des traitements potentiellement plus efficaces. Dans le cadre de ce projet, nous évaluerons d'abord chaque vecteur viral en culture cellulaire pour nous assurer qu'il exprime correctement les protéines. Seuls les vecteurs qui passent ce contrôle de qualité en culture seront ensuite utilisés sur des animaux vivants, ce qui réduira la nécessité d'utiliser des modèles animaux uniquement lors des étapes cruciales de validation.

Réduction

Nous avons utilisé des tests statistiques qui te permettent de réduire le nombre d'animaux à 8 par groupe pour garantir des résultats fiables et statistiquement valables. Étant donné que nous incluons des animaux mâles et femelles et que nous comparons des conditions différentes. Cette approche nous permet d'utiliser le moins d'animaux possible tout en maintenant la validité scientifique de nos résultats.

Raffinement

Tout au long du projet, toutes les mesures nécessaires seront mises en œuvre pour éviter tout impact négatif sur le bien-être des animaux. L'expérience respectera les impératifs éthiques, en intégrant des méthodes d'hébergement appropriées, l'enrichissement de l'environnement et la prévention de toute douleur, inconfort, stress ou détresse des animaux. Ils sont placés dans la cage avec une maison en carton, de la laine de coton et une roue d'exercice, afin de répondre à leurs besoins physiologiques et comportementaux. Les animaux seront surveillés quotidiennement et leur poids sera vérifié une fois par semaine. Des anesthésiques et des analgésiques seront utilisés pendant les procédures pour réduire la douleur. Après les procédures, de la nourriture gélifiée et de l'eau seront placées sur le sol pour faciliter l'alimentation. Enfin, des points limites précis ont été établis pour suivre de près les effets des interventions. Les animaux présentant l'un des points limites ou un score supérieur à 15 dans ce tableau seront systématiquement euthanasiés.

Choix des espèces

L’objectif principal de ce projet est de développer un nouveau traitement. Avant d’y parvenir, nous devons d’abord tester la sécurité et l’efficacité de notre vecteur viral chez des souris. Nous utilisons de jeunes souris adultes âgées de 2 à 3 mois, car elles offrent plusieurs avantages. À cet âge, leur cerveau est complètement formé et elles sont en bonne santé, ce qui garantit des résultats fiables. Leur crâne est également suffisamment stable pour permettre des injections précises dans les régions spécifiques du cerveau. Cela nous aide à analyser où le vecteur se distribue et quels neurones il cible, ce qui est crucial pour améliorer la précision et la validité des résultats. Ce travail est une étape essentielle pour développer des solutions thérapeutiques innovantes pour des maladies complexes.