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Souris : 6504
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Séparés de leur mère une heure pour la mesure cardio-respiratoire, biopsiés de la queue vers quatre jours de vie, gavés ou injectés, les souriceaux de ce projet subissent des procédures dont 2 544 sont classées sévères. 6 504 souris vont être utilisées au total, 132 en souffrance légère et 3 828 en souffrance modérée, toutes tuées en fin de procédure pour des prélèvements post-mortem. Les animaux portent une mutation reproduisant le syndrome d'Ondine, maladie rare qui interrompt la respiration pendant le sommeil, et servent d'appui aux tests de molécules agissant sur le repliement des protéines. Le porteur qualifie ses méthodes de mesure de non invasives, tout en indiquant qu'une mortalité est observable dans les études de toxicité et une détresse respiratoire caractéristique de ces modèles murins.

Objectifs

Le syndrome d'Ondine est une maladie génétique rare diagnostiquée à la naissance : le nouveau-né diminue sa respiration jusqu’à l'arrêter pendant le sommeil. Une caractéristique majeure est l'absence d’un réflexe respiratoire qu'est l’augmentation de la respiration lorsque l’on inhale du CO2. La maladie est provoquée par une mutation d’un gène important dans le contrôle des grandes fonctions vitales comme la respiration. Actuellement, il n'existe aucun traitement pharmacologique et le recours à une ventilation mécanique à vie pendant le sommeil est nécessaire. Ce gène est à l'orgine d'une protéine qui elle-ême est une cible d’une protéine spécifique impliquée dans le contrôle qualité des protéines. Des études sur des cellules humaines montrent que la mutation provoque un mauvais repliement de la protéine pouvant former des agrégats protéiques et/ou une interaction avec la protéine non mutée et perturber ainsi son activité. Partant de l’hypothèse d’une action toxique de la protéine mutée, nous testerons chez l'animal sur les modèles murins les molécules agissant sur la réparation et/ou la dégradation des protéines malformées. Les modèles murins à disposition reproduisent à la naissance les caractéristiques du syndrome d’Ondine. Les résultats contribueraient à affiner les pistes thérapeutiques permettant d’offrir une alternative aux contraintes de la ventilation mécanique.

Bénéfices attendus

L’utilisation d’un traitement pharmacologique réduirait le recours à la ventilation mécanique, l’unique prise en charge actuelle pour cette pathologie, et ainsi réduirait les risques dus à un arrêt accidentel pendant le sommeil ou à une ventilation inadaptée. Par exemple, dans le cas d'apnées obstructives, l’utilisation d’un traitement pharmacologique spécifique permettrait dans de nombreux cas d’éviter une trachéotomie (technique chirurgicale qui consiste à effectuer une ouverture au niveau de la trachée et à placer une canule pour permettre l'entrée d'air dans les poumons sans pasage par le nez ou par la bouche) et de réduire les risques d'infections. La technique est utilisée chez les jeunes enfants pour lesquels la ventilation non invasive est impossible. Les retombées de ce projet sont ainsi directement utiles en termes de prévention et d’implications thérapeutiques chez le patient. Enfin, pour des médicaments à visée pédiatrique, l’agence européenne du médicament recommande des tests sur des rongeurs juvéniles pour garantir l’innocuité et l’efficacité du produit sur la population cible.

Procédures

1/ Séparation maternelle d'une heure pour la mesure cadio-respiratoire 2/ La biopsie de queue d'une durée de 3 secondes pour l'identification du statut génétique est réalisée vers quatre jours de vie (souriceau sans poils) engendre une douleur légère de courte durée. 3/ Gavage (moins de 2 minutes) et/ou injection (moins d'une minute) de produit en administration unique pouvant générer une gêne et/ou une douleur brève sur le point d'injection. Les sourieaux retrouvent une vitalité (coloration rose et mobilité) dans les 1-2 minutes de l'intervention (biopsie de queue, administration de produit), signe de récupération.

Impact sur les animaux

1/ Séparation maternelle (une heure) pour la mesure cardio-respiratoire susceptible de générer du stress 2/ une mortalité est observable dans les études de toxicité 3/ La biopsie de queue (3 secondes) pour l'identification du statut génétique est réalisée vers quatre jours de vie (souriceau sans poils) engendrant une douleur légère de courte durée.4/détresse respiratoire caractéristique des modèles murins 6/ Le gavage et/ou l'injection de produit peuvent engendrer une possible gêne et une brève douleur sur le site d'injection de l'ordre de 1-2 minutes à la réaction du souriceau.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés en fin de procédure. Les observations moléculaires ou histologiques se feront sur des prélèvements postmortem en fin de protocole.

Remplacement

Les avancées obtenues par les recherches sur les cultures cellulaires permettent d'éclaircir les mécanimes et les conséquences de la mutation à l'échelle moléculaire, cellulaire. Toutefois, une validation sur des animaux en développment est nécessaire pour comprendre la maladie et les conséquences fonctionnelles sur un organisme entier. De plus, une étude préclinique sur des animaux en développement est un préalable recommandé par l’Agence européenne du médicament pour les stratégies thérapeutiques pharmacologiques notamment pédiatrique, l’utilisation de l’animal ne peut être évitée. Dans le cas du syndrome d’Ondine, il n’y a actuellement pas de prise en charge pharmacologique.

Réduction

Nous utilisons l'effectif qui permet d'avoir une puissance statistique suffisante pour tester nos hypothèses. Compte tenu de la grande variabilité inter-individuelle et de la mortalité à la naissance, nous avons déterminé un lot expérimental de 30 animaux par groupe pour mettre en évidence une différence biologiquement significative. Les études publiées sur les variables respiratoires valident l’effectif de 30 animaux par groupe pour obtenir une puissance statistique satisfaisante. Cet effectif peut être réduit si au cours des analyses intermédiaires, un effectif plus faible permet de tester les hypothèses. Par ailleurs, nos méthodes de mesures étant non invasives, nous pouvons suivre les animaux dans le temps (étude longitudinale) ce qui réduit l’utilisation d’animaux.

Raffinement

Pendant les mesures, la surveillance est constante. Entre les mesures, la surveillance est biquotidienne pour le suivi de la croissance pondérale. De plus, l’équipe de l’animalerie effectue une surveillance réglementaire quotidienne des espaces d'hébergement et de toutes les cages. Des points limites adaptés à l’âge des souriceaux sont décrits et comportent le score d’adaptation à la vie extra-utérine pour le souriceau et le comportement de la mère envers sa portée. Pour les mesures, nous utilisons des techniques non invasives et contrôlées (sans contrainte physique, sans anesthésie, durée minimale de mesure, température constante dans les chambres de mesure) pour minimiser une possible angoisse des animaux. La durée maximale de séparation maternelle le temps d’une mesure est d’une heure. Les cages avec les portées sont enrichies en cellulose douce pour le nid.

Choix des espèces

La souris constitue un modèle pour l'étude du développement du cerveau humain. Plus largement, la souris transgénique contribue à la compréhension d'une maladie génétique. Dans le cas du syndrome d'Ondine, les modèles animaux existants sont murins. C’est une maladie qui se manifeste dès la naissance. Nous avons des outils adaptés pouvant prendre en charge les modèles murins dès la naissance permettant ainsi de tester et d’évaluer des stratégies thérapeutiques. De plus, le recours aux modèles animaux en développement constitue une des recommandations de l'Agence Européenne du médicament pour évaluer les médicaments à visée pédiatrique. Souriceaux étudiés de la naissance à 4 jours de vie.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 48
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48 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent sous anesthésie gazeuse une injection sous-cutanée de cellules de corticosurrénalome de souris, puis leur tumeur est mesurée au pied à coulisse à sept reprises, la croissance tumorale pouvant provoquer une douleur modérée. Le projet cherche à savoir si une protéine surexprimée chez les patients participe au développement de ce cancer, les retombées thérapeutiques restant au conditionnel et à terme. Le porteur décrit les tests in vitro menés en parallèle sur deux lignées cellulaires, puis conclut à la "nécessité" du recours aux animaux parce que le développement tumoral dépend de son environnement.

Objectifs

Le corticosurrénalome, est un cancer agressif avec environ 35 % des patients présentant des métastases au diagnostic. Le mauvais pronostic de ce cancer peut être attribué au manque de thérapies efficaces. En effet, un traitement curatif n'existe que pour les patients de corticosurrénalome de faible agressivité qui subissent une résection chirurgicale complète. Malgré des traitements lourds, les patients présentant une récidive ou une maladie métastatique, pour lesquels la chirurgie n’est pas une option, ont de faibles chances de survie à long terme. Les mécanismes à l’origine du développement de ce cancer et de la dissémination métastatique sont encore mal caractérisés. Ceci limite les possibilités thérapeutiques et en particulier le développement d’approches ciblées. Des analyses préliminaires ont permis de mettre en évidence qu’une protéine est surexprimée dans les corticosurrénalome de patients et que cette surexpression est associée à une diminution de la survie globale. Ainsi, l’objectif de ce projet est d’analyser l’implication de cette protéine dans la survenue et la progression des corticosurrénalomes. Pour répondre à cette question nous injecterons chez la souris des cellules de corticosurrénalome murin invalidées ou non pour la protéine et évaluerons l’impact sur le développement de tumeurs. L’objectif final de ces expériences est de comprendre les mécanismes à l’origine du développement et de l’aggressivité du corticosurrénalome afin de pouvoir à terme dévelloper des approches thérapeutiques ciblées et améliorer le traitement et la survie des patients.

Bénéfices attendus

La réalisation de ce projet nous permettra d’évaluer l’implication d’une protéine d’intérêt dans la survenue et la progression des corticosurrénalomes. Ainsi les résultats pourraient permettre de développer à terme des approches thérapeutiques ciblées et améliorer le traitement et la survie des patients.

Procédures

Sur les 48 souris : - Rasage sous anesthésie gazeuse. Durée 5 min, 1 fois. - Injection sous-cutanée des cellules tumorales sous anesthésie gazeuse. Durée 5 min, 1 fois. - Mesure des tumeurs au pieds à coulisse. Durée 1 min, 7 fois.

Impact sur les animaux

L’injection sous-cutanée des cellules dérivées de corticosurrénalome murin, réalisée sous anesthésie gazeuse, peut engendrer une douleur légère et de courte durée au site d’implantation. La mesure des tumeurs au pied à coulisse n’est pas douloureuse mais peut induire un stress léger dû à la contention de l’animal. Enfin la croissance tumorale peut engendrer une douleur/gène modérée.

Devenir

Tous les animaux ayant subi la procédure seront mis à mort à la fin de l’expérience. Différentes analyses seront réalisées à la fin de l’expérimentation (immunologiques, histologiques et moléculaires) pour permettre d’évaluer le rôle de la protéine d’intérêt dans le dévelopement du corticosurrénalome et ainsi pouvoir potentiellement identifier une nouvelle cible thérapeutique.

Remplacement

Afin d’éviter la douleur et l’inconfort à l’animal, nous souhaitons remplacer autant que possible les manipulations in vivo par des expériences de culture in vitro. Ainsi, le rôle de la protéine d’intérêt dans la prolifération et la survie des cellules tumorales sera évalué in vitro sur les 2 lignées cellulaire de corticosurrénalome invalidées ou non pour cette protéine par une technique de Biologie Moléculaire. Cependant, le développement et la progression du cancer vers des stades avancés sont fortement dépendants de l’environnement cellulaire (vascularisation, facteurs de croissance, système immunitaire périphérique…), et ne peuvent pas être reproduits in vitro. Ainsi, la nécessité d’avoir recours à des animaux se justifie in fine par le fait que le développement tumoral est un processus complexe impliquant de nombreux types cellulaires dont les interactions sont cruciales pour favoriser la progression de la tumeur. Pour ces raisons, des méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants n’apportent pas le même niveau d’information.

Réduction

Dans l’optique de réduire le nombre d’individus par expérience, nous planifions systématiquement plusieurs analyses simultanées sur une même tumeur : par exemple une portion pour des expériences de cytométrie en flux et l’autre portion pour des analyses d’immunohistochimie. Le nombre d’animaux par groupe correspond au minimum nécessaire pour une démonstration convaincante des principes scientifiques étudiés, sur la base d’arguments statistiques valides. En prenant en compte les variabilités biologiques des individus (par exemple différences de poids, de réponse immunitaire, de microbiote ou de synthèse hormonale), nous constituerons des groupes expérimentaux de 12 souris.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un environnement contrôlé et enrichi. Durant la procédure, nous veillerons au bien-être des animaux par l’ajout de plaques de papier à ronger et de maisons en carton ou polycarbonate, de tunnels en plastique ou de billes en inox. Le choix de l’enrichissement sera réalisé en fonction de l’état général de l’animal, par exemple en cas de développement d’une tumeur importante l’ajout de plaques de papier à ronger ou de batons en bois sera choisi à la place de tunnels qui pourraient blesser l’animal. De plus, du coton sera ajouté dans les cages pour faciliter le maintien de la température corporelle. Les animaux seront hébergés par groupes de 4 individus pour permettre le maintien d’un bien-être social. Les animaux seront surveillés quotidiennement par du personnel qualifié, des points limites précis seront établis et les expériences seront arrêtées en conséquence.

Choix des espèces

Les rongeurs sont les animaux couramment utilisés comme modèles de pathologies humaines, y compris dans le domaine de l’oncologie. La connaissance approfondie chez la souris du génome, de l’expression des gènes, du système immunitaire en fait un modèle de choix. Nous injecterons les cellules dans les souris à l’âge de 6 semaines, âge où le système immunitaire est mature. La croissance tumorale sera suivie pendant 21 jours supplémentaires soit un âge final de 9 semaines au moment de la fin de l'expérimentation.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 46920
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Génétiquement modifiées pour l'étude du développement du cortex cérébral, 46 920 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les nouveau-nés sont contenus une minute pour une biopsie de queue prélevée entre le septième et le dixième jour de vie, geste dont le porteur indique qu'il provoque un stress et une légère souffrance. L'effectif tient à l'objet même du projet, qui consiste à génotyper des portées entières pour trier les animaux selon leur mutation. Les souriceaux dont le génotype ne correspond pas à celui attendu sont tués dès la lecture du résultat, les autres partent vers d'autres projets scientifiques ou vers la reproduction.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de mieux comprendre les mécanismes qui permettent la formation du cerveau dans le contexte physiologique mais aussi pathologique. L’utilisation de souris génétiquement modifiéess nous aident à mieux caractériser notamment les mécanismes de la génération, la migration et de la mise en place de l’identité cellulaire des différents types neuronaux.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu du projet est d’augmenter la connaissance scientifique sur la formation du cerveau en condition physiologique ou pathologique.

Procédures

Les nouveau-nés subiront une contention d'une minute pendant laquelle une biopsie de queue sera prélevée.

Impact sur les animaux

La contention et la biopsie peuvent provoquer un stress et une légère souffrance chez l’animal.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure si leur génotype n'est pas celui attendu ou après accouplement, les autres seront utilisés dans des projets scientifiques.

Remplacement

Les questions scientifiques que nous nous posons ne peuvent être étudiées que sur des cerveaux prélevés sur des embryons ou des animaux adultes. Il s’agit ici d’études sur le développement du cortex cérébral, qui ne peuvent être reproduites dans des systèmes autres que celui du mammifère en développement. Aucun modèle in vitro ne peut mimer à ce jour toutes les étapes de son développement dans leur complexité et la richesse des interactions des nombreux types cellulaires qui y prennent part.

Réduction

Les stratégies d’accouplements sont basées sur des expériences antérieures pour générer un nombre suffisant d’animaux afin de réaliser au mieux les expériences et maintenir les lignées.

Raffinement

Les animaux sont maintenus dans un environnement enrichi (coton, bâton) avec eau et nourriture ad libitum et en groupe social avant et après la procédure1. Les nouveau-nés sont séparés de leur mère pendant 5 minutes maximum pour leur tatouage et sont surveillés après l’intervention pour vérifier qu’ils sont bien acceptés par leur mère.

Choix des espèces

La souris représente un organisme modèle de choix pour mener ces études sur le developpement du système nerveux, principalement en raison de la similarité des mécanismes fondamentaux du développement du cortex cérébral entre les rongeurs et l’Homme. La biopsie caudale à lieu entre les jours 7 et 10 des nouveaux-nés quand les animaux sont suffisamment grand pour subir le geste technique et suffisamment tot pour avoir le temps de déterminer leur génotypes et pouvoir les regrouper selon le résultat au moment du sevrage.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres mammifères : 5
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Capturés au piège à patte ou par fléchette anesthésiante tirée au fusil à CO2, cinq loups gris au maximum sont manipulés sous anesthésie générale pendant quarante-cinq minutes environ, équipés d'un collier GPS, mesurés, pesés, marqués par perforation des deux oreilles, puis relâchés. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré et les cinq animaux repartent dans le milieu naturel. Le porteur énumère ce que la capture peut occasionner, plaie au membre entravé, tendinopathie, hématomes, lésions de la cavité buccale, automutilation, plus rarement luxation ou fracture des os longs, sans exclure la myopathie de capture ni les accidents d'anesthésie. Suivis vingt-quatre mois, ces loups pourront recevoir jusqu'à six tirs d'effarouchement traumatiques, c'est-à-dire douloureux, lors de trois tentatives de prédation sur des troupeaux d'élevage, le projet visant à mesurer si la douleur s'apprend et se transmet à la meute.

Objectifs

La gestion du conflit entre les activités d’élevage et le loup gris en France s’appuie très largement sur les tirs létaux. Cependant, de nombreux travaux de recherche menés sur la question pointent l’intérêt des interventions non-létales (conditionnements aversifs, effarouchement, animaux de protection) comme alternatives, dont les effets positifs pour la protection des troupeaux seraient plus durables. Dans ce contexte, ce projet vise à évaluer une méthode d’effarouchement non létale mais douloureuse, le tir d'effarouchement traumatique (TEFT), afin de pouvoir proposer une alternative à la destruction de loups, a fortiori dans les espaces protégés. Ce projet repose sur l’étude comportementale du loup en action de déprédation et sa réponse dans le temps à un stimulus traumatisant. Jusqu’à cinq animaux seront utilisés. L’objectif sera d’évaluer : • La capacité d’apprentissage par association des loups exposés à ce type de traumatisme en documentant notamment l'effet des TEFT sur les comportements immédiats et post traumatiques des loups (présence/absence de déprédation, utilisation de l’espace), la durée de l’apprentissage (combien d’expositions au traumatisme pour enregistrer une sensibilisation) et sa persistance dans le temps. • La part de l’apprentissage social dans la diminution du risque de prédation attendue : est-ce qu’un loup qui a été exposé au traumatisme transmet sa peur aux autres membres de la meute et aux générations suivantes ?

Bénéfices attendus

Ce projet a vocation à faire avancer les connaissances sur la protection des troupeaux d’animaux d’élevage vis-à-vis des grands prédateurs en apportant des données précises sur l’effet d’une mesure d’effarouchement prometteuse mais encore peu documentée : le tir d’effarouchement traumatique.

Procédures

Jusqu’à cinq loups seront capturés avec des pièges à patte ou par téléanesthésie (flèche projetée par un fusil alimenté au CO2). Ils seront manipulés sous anesthésie générale. Sur une bâche de manipulation, ils seront équipés d’un collier GPS puis un ensemble de mesures biométriques (poids, mensuration) et un frottis buccal (génétique) seront effectués avant d’être relâché. Un marquage auriculaire sera réalisé par perforation sur chaque oreille à l’aide d’une pince et d’une étiquette en plastique. L’ensemble des manipulations est réalisé en 45 minutes environ (de l’anesthésie générale au relâché). Après leur relâcher, les déplacements des animaux seront suivis pendant 24 mois. Ils pourront être soumis à des tirs d’effarouchement lors de trois tentatives de déprédation sur des animaux d’élevage, chacune étant espacée d’une semaine. Chaque tentative de déprédation pourra donner lieu à un voire deux tirs d’effarouchement consécutifs, soit un total maximal de six tirs par individu.

Impact sur les animaux

La capture peut occasionner : - Stress : altération de la mobilité de l’animal pendant la phase de réveil, et du comportement spatial jusqu’à deux semaines suivant la capture. - Changements hiérarchiques au sein de la meute. - Troubles locomoteurs légers en réponse à un stress musculaire. - Blessures superficielles : en cas de traction sur le piège / morsure du câble ; plaie au niveau du membre entravé, tendinopathie, hématomes, lésions de la cavité buccale, limage des griffes, voire automutilation. - Blessures sévères : dans de rares cas ; boiterie du membre entravé, luxation des articulations, fractures des os longs. - Myopathie de capture : ce risque ne peut être exclu dès qu’une contention / anesthésie a lieu. - Risque de mortalité : très faible ; sur les 29 loups capturés par l’équipe de recherche de l’université de Sassari (partenaire) avec le même protocole, aucun cas de mortalité n’a été rapporté. Il existe des effets indésirables potentiels de l'anesthésie chez un loup sauvage : hypoventilation, hypotension, anomalies du rythme cardiaque, perturbations de la température corporelle, troubles ioniques, nausées, vomissements, hypovolémie, ulcères cornéens ; arrêt cardio-respiratoire dans de très rares cas. Le tir d’effarouchement peut occasionner une altération temporaire du comportement, des douleurs locales, une altération temporaire de la mobilité, des, blessures superficielles). Il existe aussi un risque très faible, suite à un tir mal dirigé, de traumatismes plus sérieux (fracture ou une blessure interne).

Devenir

Tous les animaux sont relâchés dans le milieu naturel immédiatement après leur manipulation.

Remplacement

Il n’y a pas d’alternative satisfaisante aujourd’hui au suivi in-situ des grands prédateurs. Les études écologiques et comportementales impliquant le suivi de ces espèces sont essentielles pour comprendre leurs interactions avec les activités pastorales et tenter de réduire les dommages causés par la prédation, le principal enjeu pour la conservation des grands carnivores en Europe. Ces données sont nécessaires pour appréhender la réaction des loups aux moyens de protection et aux mesures d’effarouchement et comprendre les mécanismes comportementaux sous-jacents. Cependant, les données apportées par ce type de suivi pourront permettre d’ouvrir la voie à la modélisation informatique de l’utilisation de l’espace par les loups et de leurs choix de prédation, ce qui pourrait autoriser à l’avenir un remplacement des suivis en nature pour répondre à certaines questions (caractérisation des facteurs orientant la prédation sur animaux domestiques).

Réduction

Ce suivi de plusieurs loups par bio-logging en milieu de montagne bénéficie à de nombreux partenaires scientifiques en France et en Europe. En effet, les données sur l’écologie spatiale du loup seront mises à disposition dans le cadre de réseaux internationaux de partage de données. L’effort particulier consenti par l’équipe du projet à la réutilisation des données est de nature à réduire la nécessité de multiplier ce genre de suivi à long terme et donc de réduire in-fine le nombre d’animaux utilisés par la communauté scientifique dans sa globalité. Les données collectées lors de notre projet, uniques en France, seront combinées à celles d'autres projets européens (dans des contextes d’élevage différents) impliquant des captures de loups et s'intéressant aux mêmes questions. Une collaboration internationale est déjà établie dans ce sens. De plus, ce projet permettra de tirer des préconisations de protocole de tirs à effet traumatisant (TEFT) et des prédictions sur le comportement des loups face aux TEFT, puis d'envisager des méthodes indirectes pour tester ces prédictions par la suite dans différents contextes, afin d'évaluer la généralisation potentielle des résultats.

Raffinement

1/ La capture : - Choix minutieux des sites de captures en priorisant la sécurité de l’animal - Ajout de ressorts et d'articulations (pivots) à la longe qui retiendra l'animal afin de garantir un bon niveau d'absorption des forces de traction et de torsion limitant ainsi efficacement les risques de blessures. - Ajout de bourrelets en tissus sur le lacet coulant pour permettre la circulation sanguine dans la patte malgré le serrage (pour les pièges à lacet). - Système d’alertes de déclenchement sur les pièges permettant une intervention rapide (< 30 minutes en véhicule) en cas de capture. 2/ La manipulation : - Prévention des myopathies par injection de sélénium. - Anesthésie générale pour minimiser le stress et le risque de blessure - Manipulation rapide (chronométrée), dans le calme et sans bavardage - Réalisation d'un frottis plutôt que d'une prise de sang pour le génotypage. - Suivi des constantes physiologiques durant l’anesthésie (rythme cardiaque, fréquence respiratoire, température corporelle, dilatation des pupilles) par un responsable désigné de la surveillance de l’état de l’animal. - Monitoring instrumental : mesure de la saturation périphérique en oxygène à l’aide d’un oxymètre de pouls, validation de la fréquence cardiaque par analyse du pouls. - Suivi du comportement et des points limites pendant toute la procédure par le responsable désigné - Écourtement ou arrêt de la manipulation lors de l’atteinte d’un point limite - Transport immédiat vers un centre de soin si blessure grave (fracture, luxation) lors de la capture - A chaque étape, un vétérinaire présent au titre du soin accompagne l’équipe de capture. Si une douleur est identifiée, il pourra mettre en place une analgésie : Meloxicam (0,1mg/kg IM) si douleur modérée (plaie peu profonde, contusion) / butorphanol (0,2 à 0,4 mg/kg IV ou IM) ou morphine (0,05 à 0,3 mg/kg IV ou IM) +ou- kétamine (1mg/kg IV ou IM) si douleur marquée (fracture, luxation, plaie profonde). 3/ Suites de la capture : - Pendant les semaines suivantes, l’animal est localisé, voire observé, afin de recueillir des informations sur l’effet de la capture. - Dans un souci continu d’amélioration de nos pratiques, nous réaliserons des bilans post-capture (2 par an) qui produisent des recommandations pour les captures futures. Ces bilans seront discutés avec d’autres équipes pratiquant des captures de loups et au sein de la structure bien-être animal de l’EU. Des bilans post-effarouchement seront aussi réalisés.

Choix des espèces

Le loup gris est le principal prédateur responsable des dommages aux troupeaux d’élevage en Europe et est l’espèce cible de ce projet. De fortes tensions se cristallisent autour de la problématique de cohabitation du loup et de l'élevage. S’agissant d’une espèce protégée par la convention de Berne et d’une clé de voûte pour le fonctionnement des écosystèmes, sa destruction ne représente pas une solution satisfaisante. La nécessité de trouver des solutions implique de comprendre au mieux le fonctionnement écologique du loup au sein du système pastoral et les équipements technologiques embarqués permettent d’aller plus loin dans cet objectif de compréhension. Cette espèce présente également les populations qui se portent le mieux parmi les grands prédateurs européens. Sa capture est considérée comme moins préjudiciable pour son état de conservation. Ainsi, le loup représente le modèle le plus logique pour étudier les moyens de protection des animaux d’élevage face aux grands prédateurs. D’après les retours d’expérience des projets européens portant sur le loup, les individus subadultes et adultes d’au moins 23 kilogrammes sont jugés comme suffisamment développés pour pouvoir supporter l’équipement d’un collier GPS. L’étude se base donc sur le critère de masse supérieur ou égal à 23 kg.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 96
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Tuées pour qu'on prélève leurs tumeurs et le maximum de sang possible, afin de constituer une banque de sérum censée éviter des expériences ultérieures, 96 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules de mélanome humain leur sont greffées sur animal vigile, la contention durant de trente secondes à une minute, puis les tumeurs sont mesurées régulièrement au pied à coulisse et les animaux pesés chaque semaine. L'objet est de vérifier si la perte d'expression d'un gène surexprimé dans le mélanome ralentit ou arrête la croissance tumorale. Le porteur précise avoir choisi des souris au système immunitaire en partie défaillant, greffées à sept semaines parce qu'à cet âge la prise tumorale est optimale.

Objectifs

Le but de ce projet est d'étudier l'imapct de la perte d'expression d'un gène, dont l'expression est élevée dans un cancer de la peau, le mélanome, sur la croissance tumorale. Dans un modèle de xénogreffe de cellules cancéreuses (mélanome) humaines l'expression de ce gène sera très fortement diminuée et le suivi de la croissance tumorale permettra de mettre en évidence si la perte d'expression de ce gène induit une diminution, voire un arrêt de la croissance tumorale.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à montrer l’impact de la perte d’expression d'un gène sur la croissance tumorale (mélanome). Cela permettra de valider alors le potentiel comme cible thérapeutique de ce gènes, le but étant de proposer ensuite de nouvelles thérapies curatives contre les mélanomes.

Procédures

Greffes de cellules tumorales d'origine humaine en début de procédure, sur souris vigile. La contention pourra durer de 30 secondes à une minute et pourra générer un peu de stress chez l'animal. Les souris seront pesées régulièrement, nécessitant le transfert de la souris sur la balance et le retour dans la cage (15 secondes par souris). Les tumeurs seront mesurées régulièrement à l'aide d'un pied à coulisse électronique. Cela va nécessiter le maintien de la souris afin d'effectuer les mesures (environ 30 secondes par souris).

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir un stress modéré lors de la manipulation (greffe de cellules tumorales, pesée hebdomadaire, observation). Les animaux pourront ressentir de la douleur lors de la greffe de cellules tumorales humaines. Risque de plaie ou d’infection au point d’injection.

Devenir

A l'issu de la procédure tous les animaux seront mis à mort car il faut (1) prélever les tumeurs et (2) prélever un maximum de sang afin de pouvoir obtenir un maximum de sérum (pour pouvoir réaliser des dosages si besoin sur de nombreux marqueurs sériques) et créer ainsi une banque de sérum qui nous évitera de devoir procéder à de nombreuses expériences sur l'animal. Tout cela n'est donc pas compatible avec le maintien en vie de l'animal.

Remplacement

Nos études visent à mettre en évidence des cibles potentielles pour lutter contre le Cancer. Malgré une forte expertise dans les méthodes de criblages cellulaires, d’analyse des bases de données afin d’identifier les gènes impliqués, et une forte connaissance des outils de modification cellulaire et de validation in vitro, la validation de potentielles cibles thérapeutiques chez l'Homme nécessite le passage par des modèles plus complexes comme les modèles murins. Toutefois tout est mis en place pour limiter au maximum le nombre d'animaux nécessaire pour nos études.

Réduction

Pour ce protocole un nombre minimal d’animaux sera utilisé. Après une procédure nécessaire de mise au point des conditions expérimentales (qui servira ultérieurement pour d'autres études) la seconde procédure visera à étudier l'impact de la perte d'expression du gène d'intérêt sur la croissance tumorale de cellules de mélanome. Un logiciel statistique permet de calculer le nombre exact d'animaux nécessaire pour que des statistiques puissent être validés et permettre ainsi de ne pas devoir répéter les expériences inutilement.

Raffinement

Dès leur arrivée dans l’animalerie, à l’âge de 6 semaines, les animaux bénéficieront d’une période d’acclimatation et d’habituation aux expérimentateurs de 7 jours. Les animaux seront pesés une fois par semaine, et observés à la fois par le personnel animalier (une fois par semaine lors du change) et les expérimentateurs (une à deux fois par semaine, hors geste expérimental) dans le cadre du suivi de l’état général des souris. Une liste précise permettant de scorer les signes éventuels de souffrance sera alors utilisée afin d’évaluer si les animaux présentent des signes de souffrance ou d’atteinte d’un point limite qui entrainerait leur mise à mort. Les animaux seront hébergés en groupe de 3 à 5 souris.

Choix des espèces

Nous utiliserons le modèle murin car c'est un modèle classiquement utilisé dans les études de cancérologie, de par son homologie avec le génôme humain. De façon plus spécifique ici les souris possèdent un système immunitaire en partie défaillant. Cela facilite alors la prise de greffes de cellules tumorales d'origine humaine. Les animaux seront utilisés à un stade jeune adulte avec une arrivée à l'animalerie à 6 semaines et une greffe de cellules à 7 semaines. A ce stade de développment la prise tumorale est optimale. Avec des souris plus âgées le pourcentage de prise tumorale serait moindre.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 144
Souffrances
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Devenir
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 144

Pour renforcer des lymphocytes T et NK contre la leucémie aiguë myéloblastique, 144 souris NSG immunodéficientes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées en fin de procédure pour l'étude du sang, de la rate et de la moelle osseuse. Chacune subit une irradiation corporelle totale sous anesthésie générale, deux à cinq injections intraveineuses de cellules leucémiques ou effectrices, sept injections de luciférine, sept séances de bioluminescence et sept prises de sang par voie rétro-orbitale. La xénogreffe de cellules souches humaines peut déclencher une maladie du greffon contre l'hôte atteignant la peau, le foie et l'intestin, et une leucémie très avancée peut provoquer des douleurs osseuses. Le porteur indique qu'aucun anti-inflammatoire ne peut être administré, puisqu'il interférerait avec le système immunitaire étudié, et que si des morphiniques devenaient discutables, l'animal serait tué plutôt que soulagé.

Objectifs

Ce projet vise à développer de nouvelles approches pour renforcer l’efficacité des cellules immunitaires contre les cancers du sang, en particulier la leucémie aiguë myéloblastique. Cette maladie est agressive et présente un fort risque de rechute après une greffe de moelle osseuse. Nous explorons deux stratégies complémentaires : (1) Une modification génétique : Nous modifions les cellules immunitaires pour leur faire exprimer des récepteurs spécifiques leur permettant de reconnaître et d’attaquer plus efficacement les cellules cancéreuses. (2) Une approche biochimique innovante permettant fixer chimiquement des molécules à la surface de cellules immunitaires, afin d’améliorer leur capacité à repérer et détruire les tumeurs. Avant d’envisager une application clinique, il est indispensable de valider ces stratégies dans un modèle préclinique. In vitro, ces deux stratégies se sont déjà révélées hautement efficaces. L’expérimentation animale, en particulier sur des souris immunodéficientes, est essentielle pour évaluer leur efficacité et leur sécurité dans un organisme vivant. Cette étape permettra de mieux comprendre comment ces cellules modifiées interagissent avec leur environnement et d’identifier d’éventuels verrous empêchant nos stratégies de fonctionner in vivo.

Bénéfices attendus

Les approches développées dans ce projet pourraient améliorer les traitements des cancers du sang en rendant les cellules immunitaires plus efficaces et mieux ciblées. Les bénéfices attendus incluent : (1) Une meilleure efficacité des thérapies cellulaires : Grâce aux modifications génétiques et biochimiques, les cellules immunes seront capables de reconnaître et d’éliminer plus efficacement les cellules cancéreuses, réduisant ainsi le risque de rechute. (2) Des alternatives aux traitements actuels (3) Un impact potentiel au-delà des cancers du sang : Ces innovations pourraient être adaptées à d’autres types de cancers, comme les lymphomes B ou les tumeurs solides, en ciblant des récepteurs spécifiques. (4) Des avancées pour les greffes de moelle osseuse : En exploitant les différences génétiques entre donneur et receveur, il serait possible d’optimiser l’effet anti-leucémique. Si ces stratégies se révèlent efficaces et sûres, elles pourraient être testées dans des essais cliniques chez l’homme, avec pour objectif final d’offrir de nouvelles options thérapeutiques aux patients atteints de cancers hématologiques agressifs.

Procédures

Irradiation corporelle totale sous anesthésie générale : 1 fois ; Injection intraveineuse de cellules génétiquement modifiées, sous anesthésie générale (lignées leucémiques, effecteurs) : 2 à 5 injections selon les procédures ; Injection intrapéritonéale de luciférine : hebdomadaire, 7 fois ; Bioluminescence : hebdomadaire, non invasif, sous anesthésie générale, 7 fois ; prise de sang sous anesthésie générale + locale: hebdomadaire, 7 fois

Impact sur les animaux

La gravité attendue des diverses procédures est faible à modérée (irradiation, injection intraveineuse (IV) de cellules leucémiques / lymphomateuses / ou de cellules souches hématopoïétiques, injection IV des cellules effectrices, bioluminescence et prise de sang hebdomadaire sous anesthésie par voie retro-orbitale). Nuisances prévues : - le transport et l’irradiation sur site peuvent provoquer un stress modéré et transitoire - l’anesthésie gazeuse peut provoquer une baisse de la température corporelle et un assèchement des yeux - les injections intraveineuses (cellules) et intrapéritonéales (luciférine) peuvent provoquer un stress transitoire - l’enregistrement de la bioluminescence peut provoquer un stress - les prélèvements sanguins peuvent provoquer un stress et une douleur - le développement de cancer du sang (leucémie et lymphome) chez la souris peut entrainer, dans de rares cas de maladie très avancée, des douleurs osseuses - la xénogreffe de cellules souches hématopoïétiques humaines peut entrainer une réaction de type maladie du greffon contre l’hôte avec atteinte cutanée, hépatique et intestinale

Devenir

La totalité des animaux ayant reçu l’injection d’une lignée leucémique ou une xénogreffe de CSH seront euthanasiés en fin de procédure, pour étude tissulaire (sang total / rate / moelle osseuse).

Remplacement

Nos travaux de recherche s’inscrivent dans une dynamique de transfert des connaissances vers la clinique avec le développement de nouvelles immunothérapies basées sur les lymphocytes pour soigner des hémopathies. La validation de nos modèles nécessite d’être éprouvée dans un modèle animal. La souris NSG immuno-déprimée est un modèle adapté qui permettra de répondre sur le gain en efficacité anti-tumorale de ces immunothérapies. Nous avons déjà validé l’efficacité de ces immunothérapies contre de nombreuses lignées leucémiques et des bastes primaires in vitro. Cependant, ces expériences ne permettent pas de présumer de leur efficacité une fois injectées dans un organisme.

Réduction

Dans le cadre de notre engagement éthique à réduire le nombre d'animaux utilisés à des fins expérimentales, la détermination a priori de l'effectif des lots n'est pas réalisable compte tenu du caractère novateur et exploratoire de notre étude pilote. L'effectif des groupes sera déterminé de manière à maintenir une puissance statistique suffisante tout en minimisant strictement le nombre d'animaux utilisés. Des analyses statistiques seront effectuées a posteriori, en privilégiant des méthodes adaptées aux très petits échantillons.

Raffinement

Les souris seront hébergées dans des cages ventilées (5 souris maximum par cage) en milieu enrichi (copeaux de litière, lambeaux de papier) dans des salles à température et hygrométrie contrôlées. Les litières sont changées chaque semaine par le personnel qualifié de l’animalerie. Par ailleurs, chez l’humain, le développement d’une leucémie aiguë n’est généralement pas source de douleur, sauf en cas de maladie très avancée où des douleurs osseuses peuvent apparaitre. La xénogreffe de cellules souches hématopoïétiques humaines peut se compliquer de maladie du greffon contre l’hôte, avec une atteinte possible cutanée, digestive ou hépatique. Enfin, la transplantation de cellules NK humaines ne se complique pas de maladie du greffon contre l’hôte. Une observation quotidienne des animaux sera réalisée par le personnel zootechnique et les expérimentateurs. L’échelle de points limite utilisée sera une échelle habituellement utilisée dans les modèles de xénogreffes. En cas d’atteinte d’un signe clinique sévère, ou de deux signes cliniques notables, l’animal sera euthanasié. L’administration d’anti-inflammatoires n’est pas possible dans ce protocole car ce traitement interagirait avec le système immunitaire des souris, qui est l’objet de la présente étude. Si l’administration d’antalgiques morphiniques était amenée à être discutée (douleur forte sur leucémie aiguë avancée sans possibilité d’amélioration, signifiant l’échec du traitement), l’animal serait euthanasié.

Choix des espèces

L’objectif étant de cibler un antigène humain, l’utilisation de souris immuno-déficientes permettant l’implantation de cellules tumorales humaines est essentielle. Nous avons donc choisi de travailler sur des souris NSG. Nous utiliserons des animaux âgés de 8 à 10 semaines. Le stade de développement est justifié par la nécessité d'avoir des animaux adultes afin de se placer au plus près des conditions du développement tumoral chez l’humain.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 192
Souffrances
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Devenir
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 192

La mise à mort est fixée à huit semaines après l'opération, soit quatre semaines avant l'apparition des douleurs spontanées et handicapantes que le porteur attribue à ses modèles d'arthrose. 192 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélèvement d'organes. 96 subissent l'ablation d'un ménisque sous anesthésie par injection, 96 reçoivent dans l'articulation une molécule qui déclenche une arthrose inflammatoire, 96 une injection intrapéritonéale supprimant un gène, et les 192 passent un test de sensibilité à la douleur une fois par semaine pendant huit semaines. L'objet est de savoir si la protéine COMT pourrait un jour devenir une cible médicamenteuse contre l'arthrose, dont les mécanismes de la douleur restent, de l'aveu du porteur, largement inconnus.

Objectifs

L’étude proposée vise à examiner le rôle de la catéchol-O-méthyltransférase (COMT), une protéine associée à la régulation des molécules de communication entre les nerfs, dans l’arthrose (OA) et la douleur associée. Nous cherchons à clarifier la relation entre les différentes formes génétiques de COMT existant dans la population (appelées aussi variants) et la physiopathologie de l’arthrose, une maladie chronique et multifactorielle liée au vieillissement, caractérisée par l’altération des tissus articulaires et la douleur. Il est bien établi que les variants de COMT sont associés à la douleur liée à l’arthrose. Cependant, le rôle de COMT dans l’arthrose et les mécanismes responsables de la douleur associée à cette maladie restent encore largement inconnus. Dans ce contexte, l’objectif de l’expérimentation animale dans ce projet est d’élucider le rôle de COMT dans les tissus articulaires au cours de l’arthrose. Les résultats obtenus permettront, à terme, d’évaluer si le ciblage de COMT par des molécules thérapeutiques peut réduire la progression de l’arthrose et la douleur associée. Scientifiquement, nous espérons mieux comprendre la physiologie et la physiopathologie des articulations et de l’arthrose, et plus particulièrement le rôle de COMT (via l’utilisation de souris dépourvues du gène COMT spécifiquement dans le cartilage) ainsi que celui de ses variants génétiques dans les tissus articulaires (grâce à l’utilisation de lignées murines dans lesquelles le gène COMT de la souris a été remplacé soit par le variant méthionine, soit par le variant valine humain).

Bénéfices attendus

Les résultats obtenus au cours du projet auront sans aucun doute de larges implications pour notre compréhension de la biologie ostéoarticulaire et du processus de la douleur, ainsi que pour le traitement de l'arthrose. Le projet proposé est donc à la fois fondamental et translationnel : il devrait permettre la découverte de nouveaux mécanismes pathologiques, de biomarqueurs utiles en clinique, et de cibles thérapeutiques dans le cadre de l'arthrose. Ces recherches auront des applications en génétique et en pharmacologie.

Procédures

Les 192 souris seront utilisées. Parmi elles, 96 souris génétiquement modifiées recevront une injection intrapéritonéale sous sédation gazeuese (20 secondes) avec une molécule permettant la perte du gène COMT Par ailleurs, 96 souris subiront une ablation du ménisque afin de mimer l’arthrose mécanique ; pour cela, elles seront anesthésiées pendant 15 minutes par injection. En outre, 96 souris recevront une injection intra-articulaire d’une molécule pouvant induire l’arthrose inflammatoire ; ces dernières seront anesthésiées pendant 5 minutes par inhalation gazeuse. L’ensemble des 192 animaux sera soumis à un test de sensibilité à la douleur une fois par semaine pendant 8 semaines. Ce test sollicitera l’animal durant une période de 5 minutes.

Impact sur les animaux

Le marquage des souris provoque une douleur momentanée qui ne nécessite pas de prise en charge antalgique. L’injection intrapéritonéale de la molécule permettant la perte du gène COMT peut également entraîner une douleur localisée et passagère au niveau du site d’injection, ne nécessitant pas non plus de prise en charge antalgique. L’anesthésie par injection peut entraîner une baisse temporaire de la température corporelle durant la période de réveil. L’induction de l’arthrose dans nos différents modèles provoque l’apparition de douleurs spontanées et handicapantes à partir de la douzième semaine suivant les interventions. Une légère perte de poids a été observée 24 heures après l’opération, avec un retour au poids initial attendu dans les 48 heures. Dans nos deux modèles d’arthrose, les souris seront euthanasiées à 8 semaines, soit avant l’apparition des douleurs spontanées. Le test de sensibilité à la douleur provoque un réflexe de retrait de la patte, sans induire de douleur prolongée ou significative.

Devenir

. Mis à mort pour prélèvement d’organes

Remplacement

L'étude des chondrocytes in vitro est un modèle qui revêt un intérêt majeur pour la compréhension des mécanismes cellulaires et moléculaires associés à l'arthrose. Il est également possible de réaliser des cultures ex vivo d'explants de cartilage humain, présentant l'avantage de préserver la complexité des différentes couches du cartilage. Cependant, l'arthrose, notre sujet d'étude, est une maladie affectant l'ensemble de l'articulation, englobant ainsi le cartilage, le ménisque, le muscle, la synoviale, le ligament et l'os. Les publications scientifiques bont démontré l'importance de chacun de ces éléments dans la physiopathologie de l'arthrose. Actuellement, que ce soit dans le développement d'organoïdes ou de puces biologiques, ces approches reproduisent de manière très lacunaire la complexité de ces interactions tissulaires, rendant ainsi leur utilisation peu pertinente. De plus, le développement de l'arthrose implique des mécanismes complexes tels que l'inflammation et les forces biomécaniques (pression, tension et cisaillement), difficiles à modéliser. C'est pour l'ensemble de ces raisons qu'à l'heure actuelle, l'utilisation du modèle animal, notamment le modèle murin, malgré ses imperfections, demeure la plus complète.

Réduction

Le nombre d'animaux a été calculé afin d'assurer une puissance suffisante dans la détection de différences attendue de l’ordre de 20% (seuil de pertinence clinique). Dans cette perspective, il a été décidé de garantir une puissance d'au moins 80% pour détecter des différences lorsqu'elles sont attendues, correspondant à une taille d'effet estimée pour chaque expérience grâce aux études préliminaires réalisées. Les résultats seront analysés par des tests statistiques. Ce calcul de puissance permet d'obtenir le nombre minimal d'animaux nécessaire pour que nos tests statistiques soient exploitables et que nos expérimentations soient concluantes.

Raffinement

Les animaux seront maintenus dans des cages transparentes, nourris ad libitum, dans un environnement enrichi. Les souris seront systématiquement acclimatées à la chambre d’expérimentation 60 minutes avant chaque expérience. Concernant les procédures chirurgicales : dans un premier temps un antalgique sera administré par injection sous cutanée une heure avant l’anesthésie générale. Celle-ci sera administré par injection intrapéritonéale. Ce type d'anesthésie permet une ventilation spontanée de l’animal. Un test du réflexe de retrait de la patte sera effectué pour s’assurer de l’endormissement des animaux. Nous supposons que la douleur postopératoire peut persister jusqu'à 24 heures, avec un pic entre 6 et 8 heures après l'intervention, ce qui justifie une deuxième injection d’antalgique 6 heures après l’intervention. Seuls les animaux présentant des signes de douleur le lendemain recevront une dose supplémentaire d’antalgique. Les souris seront placées dans une couveuse et observées jusqu’à leur réveil complet. Notre expérience, ainsi que les données de la littérature, montrent que la douleur directement associée à l'arthrose apparaît, quel que soit le modèle, 12 semaines après les procédures. Notre protocole prévoit une mise à mort 8 semaines après l'intervention, évitant ainsi l'apparition de cette douleur.

Choix des espèces

Les expériences in vitro de cultures cellulaires ne permettent pas de mimer la pathologie en raison de multiples interactions cellulaires et tissulaires au sein de l’articulation. De plus, l’influence de la composante mécanique est fondamentale dans cette pathologie. Le modèle murin combine les avantages d’intégrer les différents tissus de l’articulation avec les possibilités de modification génétique, est accéder à une évaluation de la douleur. Les données in vivo sont donc indispensables à la compréhension des mécanismes physiopathologiques. L’ensemble des souris seront méniscectomisées ou injectées MIA à l’âge de 10 semaines, âge à partir duquel la maturité osseuse est atteinte

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 120
Souffrances
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Devenir
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 120

Trois injections d'un agent anticancéreux en six jours suffisent à provoquer chez la souris une sénescence et un vieillissement prématuré, avec cardiotoxicité, hématotoxicité et hépatotoxicité attendues. 120 souris âgées de huit à douze semaines vont être utilisées dans cette étude pilote, 60 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 60 un niveau sévère. Toutes sont tuées à des moments définis pour prélever foie, cœur, poumon, muscle, cerveau et rein. Le porteur présente ce vieillissement induit chimiquement comme "privilégié par les chercheurs en raison de sa source pratique, du temps de modélisation court et de l'effet de vieillissement relativement contrôlable", la recherche sur le vieillissement naturel étant selon lui "longue, laborieuse et coûteuse".

Objectifs

Avec l'augmentation globale de la population âgée, l'amélioration du traitement des maladies liées au vieillissement et l'allongement de la durée de vie en bonne santé sont devenus quelques-unes des questions médicales actuelles les plus importantes. Le vieillissement est le principal facteur de risque de cancer, de maladies cardiovasculaires, de diabète et de troubles neurodégénératifs. La sénescence, qui est un phénomène cellulaire que nous étudions au laboratoire, est également une cause majeure du vieillissement et des maladies liées à l'âge. Pour comprendre les mécanismes de la sénescence, du vieillissement et des troubles liés à l’âge, les modèles animaux sont essentiels. L’objectif de cette étude est de mettre en place un modèle d’induction de la sénescence et du vieillissement prématuré par injection d’un agent anti-cancéreux.

Bénéfices attendus

L’induction de la sénescence par chimiothérapie permet d’accélérer le processus naturel de vieillissement et les bénéfices sont multiples. En effet, la recherche sur le modèle de vieillissement naturel est longue, laborieuse et coûteuse, avec de grandes variations individuelles. Ainsi, le modèle de vieillissement accéléré, induit chimiquement, est privilégié par les chercheurs en raison de sa source pratique, du temps de modélisation court et de l'effet de vieillissement relativement contrôlable. Ce modèle nous permettra de mieux étudier le rôle de la sénescence dans le développement normal, le vieillissement et les maladies liées à l’âge ou encore la croissance tumorale. Il pourra aussi être utilisé dans des études de composés anti-âge visants à éliminer les cellules sénescentes. Enfin il permettra d’étudier et de mieux comprendre les effets secondaires des chimiothérapies qui peuvent subsister encore longtemps après l’arrêt du traitement et la rémission du cancer.

Procédures

Chaque animal (120 au maximum pour cette étude pilote) subira trois injections administrées à trois jours d’intervalles chacune, soit une au jour zéro, une au jour 3 et une au jour 6. Les injections se feront sur animaux vigiles en contention rapide et seront réalisées par du personnel qualifié et ne prendra que quelques secondes par souris.

Impact sur les animaux

L'injection d’un agent anti-cancéreux chez des souris pour induire la sénescence cellulaire est une approche couramment utilisée dans les recherches sur le vieillissement et le cancer. Cette induction du vieillissement prématuré n’est pas sans conséquences pour la souris. Elle présente plusieurs effets indésirables, tant à court qu'à long terme, qui doivent être pris en compte lors de l'expérimentation. Les principaux effets néfastes attendus chez les souris sont la cardiotoxicité, l’hématotoxicité et l’hépatotoxicité. L’utilisation d’injections fractionnées (petites doses sur plusieurs jours) par rapport à une dose unique devrait permettre aux souris de mieux tolérer le traitement et favoriser une sénescence progressive et soutenue, plus proche des conditions chroniques. Les effets indésirables apparaissent généralement dans des délais relativement courts après l'administration. Un suivi rigoureux des signes cliniques et physiologiques, avec l’utilisation d’une grille de score, sera essentiel pour détecter une toxicité éventuelle et garantir le bien-être des animaux.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à différents moments bien précis , afin de prélever les organes d'intérêts (foie, coeur, poumon, muscle, cerveau, rein) pour des analyses supplémentaires. Au total 120 souris.

Remplacement

La souris est un bon modèle pour étudier la sénescence car elle partage des similitudes biologiques et génétiques importantes avec l'humain. Elle permet d'étudier la sénescence dans un contexte systémique, incluant les interactions entre les cellules, les tissus et le système immunitaire. Enfin, son usage est soutenu par une large disponibilité d'outils génétiques et de modèles transgéniques, facilitant l'étude des mécanismes moléculaires de la sénescence. Le modèle murin reste irremplaçable pour étudier la sénescence car il permet une compréhension globale et dynamique des mécanismes cellulaires, tissulaires et systémiques. Bien que des modèles alternatifs puissent compléter ces recherches pour explorer des mécanismes spécifiques, ils ne peuvent pas reproduire la complexité physiologique et les interactions multi-systémiques nécessaires pour des applications translationnelles.

Réduction

Nous nous attendons à ce que les effets de la chimiothérapie soient grands. Nous allons donc constituer des groupes de 10 animaux (5 mâles et 5 femelles) par condition. Ce nombre est calculé de telle sorte à réduire au maximum le nombre de souris utilisées tout en obtenant des résultats statistiquement fiables. Il a été démontré que la chimiothérapie est capable d’induire la sénescence aussi bien chez les femelles que chez les mâles, ainsi nous utiliserons les animaux des deux sexes. Les croisements seront réalisés de telle sorte à ce que 100% des animaux produits pourront être utilisés pour cette étude.

Raffinement

L’induction du vieillissement prématuré par injection d’un agent anti-cancéreux n’est pas sans conséquences pour la souris. Elle présente plusieurs effets indésirables, tant à court qu'à long terme. Il faut donc adopter des stratégies pour réduire la douleur et le stress, gérer les effets secondaires de la chimiothérapie, connue pour ses effets toxiques potentiels et enrichir l’environnement des animaux. Les souris seront regroupées à plusieurs dans des cages ventilées afin de préserver les interactions sociales, avec un nid comme enrichissement de milieu et elles pourront s’alimenter et s’abreuver ad libitum. En cas de besoin, de la nourriture en gel et des croquettes enrichies seront placées dans la cage directement afin de faciliter la nutrition de l’animal. Très rapidement les premiers signes du vieillissement seront visibles et ils seront probablement accompagnés de signes de toxicités spécifiques de la chimiothérapie tel que la cardiotoxicité. Dans le cadre de cette étude pilote, l’utilisation d’une grille de score du bien-être animal est essentielle pour surveiller et évaluer quotidiennement l’état des souris.

Choix des espèces

La souris est un bon modèle pour étudier la sénescence car elle partage des similitudes biologiques et génétiques importantes avec l'humain. De plus, son usage est soutenu par une large disponibilité d'outils génétiques et de modèles transgéniques, facilitant l'étude des mécanismes moléculaires de la sénescence qui présentent, eux aussi, de fortes similitudes entre l’humain et la souris. Nous utiliserons des souris jeunes adultes, mâles et femelles, âgées de 8 à 12 semaines. À cet âge, les souris ont atteint leur maturité physiologique, mais elles n'ont pas encore accumulé de dommages liés au vieillissement. Cela permet de distinguer clairement les effets de la chimiothérapie sur l'induction de la sénescence cellulaire, sans que les effets ne soient perturbés par les processus naturels de vieillissement. De plus, les souris plus jeunes peuvent mieux tolérer le traitement que des souris âgées, qui pourraient être plus vulnérables aux effets secondaires.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 160
Souffrances
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Devenir
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 160

160 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées sous anesthésie à l'issue pour analyse des tissus. Des cellules cancéreuses murines leur sont injectées dans la glande mammaire pour les femelles, ou par voie intraveineuse dans la queue pour former des métastases pulmonaires, puis elles reçoivent trois injections d'immunoliposomes et trois injections d'un anticorps d'immunothérapie. Le porteur reconnaît que le développement tumoral peut gêner le déplacement des souris porteuses de tumeurs mammaires et provoquer une gêne respiratoire chez celles dont les poumons sont atteints. Il indique avoir déjà validé ces immunoliposomes in vitro, et juge le passage in vivo essentiel parce que leur efficacité repose sur le système immunitaire d'un "organisme entier".

Objectifs

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent dans le monde, avec environ 1,8 million de nouveaux cas par an en 2016, dont 50 000 en France. Une femme sur huit recevra un diagnostic au cours de sa vie. Bien que les avancées thérapeutiques aient amélioré la prise en charge, les rechutes restent fréquentes. Le cancer du poumon, avec 1,3 million de décès annuels, représente également un défi majeur. Les traitements actuels, bien que plus efficaces, montrent encore des limites, en particulier chez les patients en rechute. Afin de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques, nous avons développé et validé un traitement efficace dans un modèle de lymphome murin appelé immunoliposomes. L’objectif de ce projet est d’évaluer leur efficacité dans des modèles précliniques de cancer du sein et du poumon. Nous utiliserons des souris de deux souches différentes, dans lesquelles nous implanterons des cellules cancéreuses issues également de souris. Elles recevront ensuite un traitement combinant des immunoliposomes et des anticorps destinés à stimuler le système immunitaire contre la tumeur. Cette étude s’appuie sur nos recherches précédentes et a pour but d’améliorer les traitements des cancers qui ne répondent pas aux thérapies classiques.

Bénéfices attendus

Nos premiers essais sur les modèles murins de cancer du sein et du poumon ont montré que l’administration d’immunoliposomes permettait une diminution significative de la croissance tumorale, voire une régression complète des tumeurs dans certains cas. Ces résultats prometteurs suggèrent un fort potentiel thérapeutique de notre approche. Dans cette nouvelle étude, nous souhaitons approfondir nos investigations afin d’évaluer l’impact des immunoliposomes sur la formation et la progression des métastases. L’objectif est de déterminer si notre traitement peut limiter efficacement la dissémination tumorale, un enjeu majeur dans la prise en charge des cancers avancés. Par ailleurs, nous comparerons l’efficacité des immunoliposomes avec celle d’une immunothérapie, actuellement utilisée en clinique. Si nos immunoliposomes s’avèrent plus efficaces ou permettent une meilleure activation du système immunitaire, ils pourraient représenter une alternative innovante aux traitements existants, réduisant potentiellement les effets secondaires liés aux immunothérapies classiques. A terme, ces résultats pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques pour améliorer la prise en charge des patients atteints de cancers du sein et du poumon, en particulier ceux en rechutes ou résistants aux traitements actuels.

Procédures

L’injection des cellules cancéreuses se fera sur animaux vigiles au début des expérimentations, la durée sera de moins de 5 minutes. Une seconde injection sera effectuée au jour 40 uniquement chez les souris présentant une régression tumorale. Les injections des immunoliposomes se feront sur animaux vigiles trois fois, la durée des injections sera de moins de 5 minutes. L’injection d’un anticorps d’immunothérapie se fera trois fois sur animaux vigiles, la durée sera de moins de 5 minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances indésirables attendues sont d’abord au moment de l’injection des cellules cancéreuses, dans la glande mammaire des souris femelles pour le modèle du cancer du sein, et par l’injection par voie intraveineuse au niveau de la queue pour le modèle du cancer du poumon, à l’aide d’un tube de contention. Parmi les autres nuisances attendues, les animaux vont développer des cancers, avec une multiplication proliférative des cellules cancéreuses au niveau de la zone d’injection mammaire, pour le modèle du cancer du sein, ce qui peut occasionner une gêne au déplacement. Pour le modèle du cancer du poumon, le développement du cancer se fait dans les poumons, avec l’apparition de métastase. Ce développement tumoral peut engendrer une détresse chez certains animaux, comme une gêne à la respiration.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés sous anesthésie à l’issue des expériences afin de permettre l’analyse des effets du traitement sur les tissus et cellules d’intérêt.

Remplacement

Pour remplacer des modèles animaux, il est parfois possible de travailler in vitro, sur des cellules ou des tissus. Les immunoliposomes que nous allons tester dans ce projet préclinique ont d’ores et déjà été testés in vitro par des méthodes alternatives. Ceci nous permet d’être sûrs que les composés qui vont être étudiés in vivo ciblent bien les cellules du système immunitaire et qu’il y aura donc une efficacité thérapeutique. Il nous faut maintenant valider sur des études précliniques in vivo l’efficacité de ces molécules et le remplacement par des méthodes alternatives n’est plus possible à ce stade du projet de recherche. L'efficacité thérapeutique des immunoliposomes repose sur l'implication du système immunitaire. Il est donc essentiel, à ce stade de nos recherches scientifiques, d'évaluer leur efficacité in vivo sur un organisme entier, en utilisant des modèles murins porteurs de cancers.

Réduction

Dans ce projet, nous allons diminuer le nombre d’animaux utilisés à des fins de recherche. S’il est essentiel d’utiliser le plus petit nombre d’animaux possibles, il faut néanmoins éviter que cet effort de réduction nuise à la fiabilité des résultats. Une réflexion biostatistique a alors été intégrée à la construction de ce projet. Pour chaque modèle de cancers (sein et poumon), nous testerons lors d’une première expérimentation, la capacité des immunoliposomes à diminuer le nombre de cellules immunitaires favorisant le développement des tumeurs. Si nous obtenons une bonne efficacité, l’effet des immunoliposomes sur le ralentissement de la croissance tumorale sera alors réalisé, dans une seconde expérimentation.

Raffinement

Pour minimiser la douleur et le stress des animaux, les protocoles expérimentaux sont soigneusement planifiés, avec des critères d’arrêt anticipé définis afin d’éviter toute souffrance excessive. Les souris sont hébergées en groupes de 5 à 10 dans des cages enrichies de structures en carton ou en plastique, leur permettant de se cacher et de se regrouper, favorisant ainsi leur bien-être. Les manipulations, y compris les injections et les mesures de la tumeur, sont réalisées par du personnel formé afin de réduire au maximum la contrainte et le stress. Pour les injections intraveineuses, les animaux sont placés sous une lampe chauffante pour faciliter la dilatation des vaisseaux, ce qui permet une manipulation plus rapide et moins invasive. La contention est limitée au strict nécessaire et ne dépasse pas deux minutes. Les souris sont surveillées régulièrement pour détecter tout signe de détresse, de douleur ou de souffrance excessive. Des critères stricts sont mis en place, notamment une perte de poids excessive, une altération du comportement, une détresse respiratoire ou une difficulté à se déplacer, déclenchant l'arrêt anticipé de l’expérimentation pour l’animal concerné. Afin d’assurer un suivi optimal, le personnel de l’animalerie est informé des critères d’arrêt et des signes de détresse à surveiller. Toute anomalie détectée entraîne une prise en charge immédiate, qui peut inclure un soulagement de la douleur ou l’arrêt de l’expérimentation pour l’animal. En dernier recours, une mise à mort de l’animal est réalisée.

Choix des espèces

Les animaux âgés entre 2 et 5 mois seront utilisés, ceci correspond à un âge optimal pour la greffe des cellules cancéreuses et l’obtention d’un système immunitaire fonctionnel. Nous utilisons des lignées cellulaires murines établies et reconnues, injectées dans des souris immunocompétentes pour garantir une réponse immunitaire fonctionnelle. Le modèle murin femelle est indispensable pour le cancer du sein, car la tumeur se développe au site d’injection dans la glande mammaire, reproduisant ainsi la progression tumorale observée chez l’humain. Pour le cancer du poumon, les cellules cancéreuses murines sont injectées par voie intraveineuse, permettant leur implantation dans les poumons, conformément aux protocoles validés dans la littérature. Ce modèle reproduit la dissémination métastatique et l’évolution tumorale observées chez les patients. Le système immunitaire des souris est similaire à celui de l’homme en termes de réponse antitumorale, rendant ces modèles pertinents pour évaluer l’efficacité des immunoliposomes et leur potentiel en thérapie anticancéreuse. Ils sont couramment utilisés en recherche préclinique pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Poules : 160
Souffrances
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▲ 160
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Devenir
 160
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Capturés dans leur box en moins de deux minutes, isolés de leur groupe pour quatre tests éthologiques de moins de vingt minutes chacun, 160 poulets de chair et poules pondeuses subissent en fin d'expérimentation une prise de sang, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes leurs vocalisations sont enregistrées, de l'éclosion à trente-cinq jours pour les poulets de chair, du début au pic de ponte pour les pondeuses, les uns en milieu enrichi, les autres en conditions standard d'élevage. L'objet est de constituer un stock de cris pour entraîner une intelligence artificielle capable de repérer automatiquement, dans les élevages, les signes de bien-être et de mal-être des oiseaux. Les 160 poules seront ensuite placées chez des particuliers, recrutés par campagne de volontaires, avec l'appui éventuel d'une association locale.

Objectifs

Le contrôle du bien-être animal dans les élevages commerciaux de volailles fait aujourd’hui partie des priorités sociétales. Avec le développement récent de l’intelligence artificielle, la bioacoustique peut nous permettre maintenant la mise en place d’outil automatisé pour quantifier les vocalisations liées au bien-être des animaux. Afin de développer un tel outil utilisable en élevage, ce projet vise à enregistrer toutes les vocalisations émises par des poussins de chair au cours de leur croissance et par des poules pondeuses lors de la phase adulte. Afin de déterminer les vocalisations propres à un état de bien être, nous comparons des oiseaux élevés en milieu standard d’élevage, à des oiseaux élevés en milieu enrichi. Ces conditions permettront aussi d’évaluer les conséquences de l’enrichissement du milieu sur le développement du comportement de jeu, social et émotif des oiseaux ainsi que des capacités cognitives d’exploration spatiale du milieu, qui pourront être mis en lien avec les vocalisations émises en situation positive.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de deux ordres : 1/ enregistrer un stock de cris des poussins au cours de leur croissance et de poules pondeuses, essentiels pour entrainer une intelligence artificielle qui aura pour but à terme de détecter automatiquement dans les élevages des cris indicateurs de l'état positif des animaux, mais aussi prévenir les états de mal-être, et 2/ tester l'effet de l'enrichissement physique du milieu pour améliorer les conditions de vie des animaux d'élevage.

Procédures

Les animaux seront soumis à des tests éthologiques de caractérisation du comportement et des vocalisations. Les tests individuels seront au nombre de 4 et restent d'une durée inférieure à 20 minutes chacun. Un seul prélèvement sanguin sera effectué en fin d’expérimentation pour évaluer l’état de santé sur la base d’indicateurs physiologiques par une personne expérimentée. Le prélèvement sera réalisé en moins de 2 min après la capture de l'oiseau dans son box.

Impact sur les animaux

Les oiseaux peuvent subir des nuisances lors de la capture puisqu’ils peuvent émettre des réponses de peur à l’approche de l’expérimentateur (fuite et envol). Cependant, le temps de capture est inférieur à 2 minutes, ceci permettant de limiter les risques de blessure de l’animal lors de ces comportements de fuite. La prise de sang pourra induire une douleur de courte durée et modérée liée à l'aiguille. Enfin, la séparation sociale lors des tests peut également être une source de stress pour ces oiseaux sociaux. Cependant, cette séparation sera d’une courte durée (moins de 20 minutes par journée de test, 4 tests individuels sur l’ensemble de l’expérience).

Devenir

Tous les poulets et poules pondeuses seront réhabilités et placés chez des particuliers après une campagne de recrutement de volontaires avec l’appui éventuel d’association locale.

Remplacement

Nous cherchons à enregistrer un stock de vocalisations typiques de l’état de bien-être chez les poussins et les poules, et de les mettre en lien avec leur comportement. Nous donc devons expérimenter directement sur l’animal vivant, ce qui exclut tout type de remplacement.

Réduction

Le nombre d’animaux choisi par lot (20 mâles et 20 femelles) pour les poussins, et 20 femelles par lot pour les poules pondeuses permet d’avoir un effectif suffisant pour tester les différences comportementales compte tenu de l’existence de la variabilité individuelle en éthologie tout en tenant compte d’un possible effet sexe. De plus, la composition de 8 individus par groupe permet de favoriser les échanges sociaux en référence aux conditions naturelles de l’espèce.

Raffinement

Les animaux seront maintenus en groupes sociaux de 8 individus, ce qui permet de favoriser les échanges sociaux en référence aux conditions naturelles de l’espèce. Chaque groupe sera hébergé dans un box mesurant 2m x 2,3 m x 2m. Le plafond de ces box sera recouvert d’un revêtement isolant phoniquement afin de diminuer la résonnance des pièces pour un meilleur confort phonique des oiseaux. Chaque box sera équipé d’une mangeoire et d’un abreuvoir (nourriture et eau à volonté), d’une chaufferette pour les poussins, de litière au sol (copeaux de bois) leur permettant de faire des bains de poussière. L’allumage et l’extinction de la lumière se fera progressivement avec une phase de lumière tamisée de 30 minutes afin de ne pas opérer de changement brutal de luminosité ce qui peut être perturbateur du comportement des animaux. Lors des phases de tests, les oiseaux seront déplacés et manipulés par du personnel compétent et expérimenté. Les phases de tests seront limitées à 20 minutes par jour pour limiter les contraintes pour l’animal. A chaque étape, les points limites seront pris en compte pour la continuité de l’expérimentation dans de bonnes conditions. Ces évaluations seront réalisées par des personnes expérimentées. Les oiseaux seront soignés et observés tous les jours par un personnel expérimenté. La détection de tout changement de comportement ou de blessure induira un isolement de l'individu pour l’administration de traitement adapté.

Choix des espèces

La poule domestique est une espèce modèle de gallinacé nidifuge, à développement rapide, et ayant une vie terrestre et riche socialement, et dont la domestication est la plus ancienne, ce qui en fait une espèce peu sensible à la présence humaine. De plus, l’interêt de cette espèce pour l’élevage est crucial. En effet, au niveau de la consommation de viande, le poulet de chair est la viande la plus produite dans le monde (132M de tonnes en 2021). De plus, au niveau de la production des œufs, la France est le premier producteur européen d’œufs (1M de tonnes en 2023). C’est pour cela que nous allons utiliser une lignée de poulets de chair, et une lignée de poules pondeuses. Nous allons tester des poussins en croissance pour identifier les effets de l’âge sur l’expression vocale (la fréquence des cris évolue avec la croissance) et la mise en place des comportements. Nous suivrons le calendrier en élevage observant les poulets de l’éclosion à l’âge de 35 j. Nous allons aussi observer des femelles adultes pondeuses, du début de ponte jusqu’au pic de ponte. Les variations hormonales sexuelles sont connues pour influencer l’expression comportementale et vocale, il est donc nécessaire d’observer au moins ces deux stades de reproduction.

Infection des moustiques Aedes avec des virus

(NTS-FR-592325v1 – 03/04/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1800
Souffrances
▲ -
▲ 1560
▲ 240
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Devenir
 -
 -
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 1800

Anesthésiées, des souris préalablement infectées par la dengue, le chikungunya ou Zika sont offertes à deux cents moustiques femelles qui se gorgent de leur sang. 1 800 souris immunodéficientes vont ainsi être utilisées, 1 560 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 240 un niveau modéré, avec une incision d'un millimètre pratiquée au même endroit de la queue chaque jour pendant sept jours pour suivre la charge virale. Le porteur reconnaît qu'un repas sanguin artificiel sur membrane existe, et l'écarte parce que 40 % des moustiques s'y nourrissent contre 80 à 100 % sur un animal vivant. Toutes les souris sont tuées, tantôt encore sous anesthésie à la fin du repas sanguin, tantôt une fois les prélèvements faits, ce que le porteur présente comme un moyen de limiter la durée de l'infection.

Objectifs

Les virus transmis par les insectes (arthropod-borne viruses, arbovirus) et en particulier ceux transmis par les moustiques, tels que le virus de la Dengue, Chikungunya et Zika, représentent un problème majeur de santé publique. En effet on estime à plus de 390 millions le nombre de nouvelles infections par le virus de la Dengue chaque année et près de 40 % de la population mondiale est considérée « à risque ». A ce jour, les principales mesures de santé publiques mises en place reposent sur le contrôle de la population des insectes vecteurs, cependant l’impact réel de ces procédures sur la transmission des virus n’a pas encore été déterminée. Lors du cycle de réplication et de transmission de ces virus, le moustique n’est pas un intermédiaire passif. Pour être transmis avec succès à un hôte vertébré non infecté, les arbovirus doivent franchir plusieurs étapes clés et traverser des barrières anatomiques chez les moustiques, notamment l'épithélium de l’intestin, la dissémination vers des tissus secondaires et l'infection des glandes salivaires. Au cours de ce processus complexe, qui s’étend sur plusieurs jours, le virus dépend de facteurs cellulaires du vecteur moustique et est exposé à son système immunitaire. De nouveaux virus transmissibles par les moustiques émergeant chaque année, il devient urgent d’étudier et de comprendre les bases moléculaires de la transmission de ces virus afin de pouvoir la contrôler. Dans cette optique nous cherchons à comprendre les mécanismes mis en place chez ces insectes lors de l’infection virale, qui permettent leur résistance. Une meilleure connaissance du fonctionnement de l’immunité des moustiques permettrait d’envisager l’utilisation de méthodes basées sur le renforcement de la résistance des populations naturelles de ces derniers, afin de réduire la propagation de ce type de maladies. Le cycle de transmission de ces arbovirus débute par l’infection du moustique au cours d’un repas sanguin sur un hôte infecté. Afin de mieux comprendre les interactions vecteur- virus au cours de la transmission de ce dernier, il est important de s’approcher au plus des conditions naturelles d’infection. Ainsi, l’infection du moustique se passe par voie orale, lors d’un repas sanguin sur une souris.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus dans ce projet sont de mieux comprendre les interactions hôte vecteur afin de mettre en place des stratégies permettant de lutter efficacement contre ces maladies

Procédures

Repas sanguin infectieux – Acquisition du virus. Les souris sont infectées par du virus. Les animaux sont ensuite anesthésiés puis utilisés pour infecter des moustiques. Après le repas sanguin des moustiques sur la souris, les souris sont mises à mort. Repas sanguin infectieux – Transmission du virus. Les animaux sont anesthésiés puis utilisés pour nourrir des moustiques infectés. Du sang est ensuite prélevé sur les animaux sous anesthésie générale gazeuse en réalisant une incision (1mm) au niveau de la queue. L’opération est répétée pendant une durée totale maximum de 7 jours au même emplacement afin de mesurer l’évolution de la virémie. Les animaux sont ensuite mis à mort selon les méthodes réglementaires.

Impact sur les animaux

La prise en charge des souris s’appuie sur l’évaluation du comportement, de l’état corporel, de l’apparence physique, de la nutrition et de l’expression des souris. Après infection par les virus les souris développent la maladie, elles sont surveillées quotidiennement. Si une souris présente des symptômes de souffrance, par exemple perte de poids, prostration, poil hérissé, isolation, alors elle est mise à mort avant que les symptômes de la maladie soient trop dommageables pour l’animal et entraînent une souffrance.

Devenir

A l'issu du repas sanguin infectieux ou après avoir collecté les échantillons nécessaires à la mesure de la virémie, les souris sont mises à mort selon les méthodes réglementaires afin de limiter au maximum la durée d'infection et les chances de développer des symptômes délétères.

Remplacement

L’infection de moustiques par un arbovirus peut se faire de plusieurs manières ; (1) par ingestion d’un repas sanguin contenant le virus ou (2) par micro-injection directe du virus dans le thorax du moustique. Afin de mieux comprendre les interactions vecteur-virus au cours de la transmission de ce dernier, il est important de se rapprocher au plus des conditions naturelles d’infection. Dans ce contexte-là, l’infection des moustiques par micro-injection est donc à exclure et un mode d’infection plus « naturel » est nécessaire. Il existe à ce jour deux méthodes pour infecter des moustiques par voie orale, voie naturellement empruntée par le virus dans la nature. Le repas sanguin artificiel, consistant en une capsule chauffée contenant le mélange sang et virus recouverte d’une membrane, et le repas sanguin sur un hôte vertébré. A ce jour, les repas artificiels ne sont pas totalement au point et sont globalement moins efficaces que les repas sur animaux. En présence d’un repas artificiel sur membrane, environ 40 % des femelles moustiques se nourriront contre 80 à 100 % lorsqu’elles sont présentées à un animal vivant. De plus, les repas artificiels ne reproduisent pas l’ensemble des facteurs de l’hôte présents lors d’une infection naturelle qui peuvent influencer l’efficacité de l’infection chez le moustique (microbiote, signaux d’attractivité de l’hôte, réponse de l’hôte etc…) . Dans le cadre de nos projets de recherche, l’utilisation d’un hôte vertébré est donc nécessaire. Les primates et les rongeurs sont les seuls vertébrés disponibles pour l’étude de l’infection par les arbovirus. Les primates devant toujours être évités lorsqu’une alternative existe, nous travaillerons donc avec des rongeurs. Parmi les espèces de rongeurs possibles, la souris s’avère le choix le plus pertinent pour nos expériences pour les raisons suivantes : - des lignées mutantes de cette espèce supportent le développement des virus que nous étudions - les souris étant utilisées pour ce type d’expériences depuis plusieurs décennies par différents laboratoires dans le monde, les protocoles d’infection sont bien établis - les moustiques du genre Aedes, bien que naturellement anthropophiles, sont tout de même capables de se nourrir sur cette espèce.

Réduction

Les expériences que nous menons visent à mettre en évidence des différences dans la prévalence des moustiques infectés (nombre de moustiques infectés / nombre de moustiques s’étant nourris sur une souris infectée) et/ou dans leur charge virale (quantité de virus par moustique infecté) entre différentes populations de moustiques. Afin d’observer des différences statistiquement significatives, il est nécessaire d’analyser un nombre minimum de moustiques. Étant donné que le nombre de moustiques pouvant se nourrir sur une même souris est limité, nous avons conçu nos expériences de manière à minimiser autant que possible le nombre de souris utilisées, tout en garantissant une puissance statistique suffisante pour l’analyse de nos résultats.

Raffinement

Les souris utilisées étant immuno-déficientes, elles sont élevées et maintenues en groupes sociaux sur portoirs ventilés dans une animalerie SOPF (Specific and opportunistic pathogen free) et bénéficient de frisure de carton ainsi que de tunnels. Lors d’une expérience d’infection, le nombre exact de souris nécessaires à l’expérience est déplacé dans le laboratoire environ 24 heures avant l’infection afin de leur permettre de s’acclimater et de diminuer le stress du reste de la procédure. Elles sont transférées en groupe sociaux à l’intérieur de cages ventilées disposant de frisure de carton ainsi que de tunnels. Elles sont ensuite placées sur portoirs ventilés à l’intérieur du laboratoire pour la durée de l’expérience. Afin de permettre aux moustiques de se nourrir et de limiter le stress des souris, les souris utilisées pour le repas sanguin infectieux sont anesthésiées au préalable. Le nombre de moustiques qui vont se gorger sur l’animal sera strictement contrôlé (200 femelles maximum). A la fin du repas sanguin, les souris encore sous anesthésie sont mise à mort. Durant leur séjour dans le laboratoire, la prise en charge des souris s’appuie sur l’évaluation du comportement, de l’état corporel, de l’apparence physique, de la nutrition et de l’expression des souris. Si une souris présente des symptômes de souffrance, par exemple perte de poids, prostration, poil hérissé, isolation, alors elle est mise à mort.

Choix des espèces

Le virus de la Dengue ne se réplique pas dans les souris de souches les plus communes et la plupart des arbovirus s’y réplique difficilement, il est donc nécessaire d’infecter des souris immuno-déficientes afin de détecter une virémie suffisamment élevée pour infecter des moustiques. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 3 à 4 semaines pour les infections avec le virus de la Dengue qui nécessite que les animaux aient un système immunitaire peu développé et des souris adultes âgées de 5 à 15 semaines pour les infections avec les virus Chikungunya et Zika qui peuvent infecter des individus possédant un système immunitaire plus mature.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 31960
Souffrances
▲ -
▲ 31960
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Devenir
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 31960

Cinq secondes de prélèvement au bout de la queue et un tatouage des coussinets entre sept et dix jours de vie : le projet ne consiste qu'en cela, répété sur 31 960 souris. Elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tuées après reproduction ou quand leur génotype ne correspond pas à celui attendu, les autres alimentant les projets de recherche sur les maladies rénales chroniques. Le porteur écrit qu'il n'existe "pas de remplacement possible fiable à l'heure actuelle pour le prélèvement caudal". Il justifie le recours à la souris par la disponibilité d'outils d'analyse bien caractérisés dans cette espèce et par la facilité d'y produire des modifications génétiques, sans détailler comment ses stratégies d'accouplement aboutissent à un tel effectif.

Objectifs

Les maladies rénales chroniques sont des maladies génétiques ou acquises caractérisées par une détérioration de la fonction et de la structure du rein. Pour la majorité́ de ces maladies, aucun traitement ne permet d’éviter l’évolution vers la perte complète de fonction des reins qui nécessite des traitements lourds comme la dialyse ou la transplantation. Ce projet a pour objectif la création et le maintien de lignées de souris génétiquement modifiés permettant l’étude des mécanismes aboutissant à la destruction des reins. Les modifications génétiques concernées n’entrainent pas de conséquences dommageables pour les souris. Cette demande de projet concerne strictement l’élevage, le marquage et le génotypage de ces animaux.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de générer et de maintenir des modèles de souris permettant l’étude des mécanismes de maladies rénales chroniques pour lesquelles aucun traitement n’est actuellement disponible. Une meilleure compréhension de mécanismes responsables de la destruction du rein permettra d’améliorer les traitements à destination des patients atteints par ces maladies.

Procédures

- Prélèvement de tissu caudal sur animal vigile (1 fois, 5sec)

Impact sur les animaux

Le prélèvement peut provoquer un stress et une souffrance légère et transitoire

Devenir

Les animaux sont mis à mort après accouplement ou si leur génotype n’est pas celui attendu.

Remplacement

Il n’y a pas de remplacement possible fiable à l’heure actuelle pour le prélèvement caudal.

Réduction

Les stratégies d’accouplements ont été calculées selon les expériences antérieures pour générer un nombre suffisant d’animaux pour mener à bien les projets de recherche.

Raffinement

Les souris seront surveillées par les membres qualifiés de l'animalerie et par les responsables du projet afin de détecter tout signe de douleur ou de maladie. Tout comportement anormal sera directement communiqué à la personne en charge du projet. Des points limites spécifiques ont été établis. Tout animal en souffrance recevra un soin adapté (anti-septique, compression). Si les points limites établis sont atteints sans possibilité de soulager l’animal, celui-ci sera mis à mort.

Choix des espèces

La souris permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. De plus, de nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. Afin de permettre l’identification des souris et l’analyse de leurs gènes avant leur sevrage, le tatouage des coussinets et le prélèvement de queue sont effectués entre 7 et 10 jours de vie.