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Souris : 256
Souffrances
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Devenir
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 256

Opérées sous anesthésie gazeuse pour provoquer un lymphœdème du membre par la technique employée en chirurgie du cancer du sein, 256 souris femelles reçoivent ensuite une injection quotidienne cinq jours par semaine, pendant deux, quatre, six ou huit semaines. Ces procédures impliquent un niveau de souffrance modéré. Un transfert entre deux établissements précède la lymphographie finale, injection intradermique dans la patte saine et dans la patte gonflée sous anesthésie générale, à l'issue de laquelle les souris sont tuées sans réveil pour récolter les tissus. Le porteur annonce que le seul effet indésirable attendu est un gonflement de 10 à 15 % de la patte opérée, présent dès la première semaine et jusqu'à la mort de l'animal.

Objectifs

Le lymphoedème secondaire touche environ 15% des femmes ayant eu un cancer du sein, soit près de 1600 nouveaux patients chaque année en France. Malgré la grande prédominance de cette pathologie, aucun traitement n’est actuellement disponible hormis des massages et bandages de contention. Ce manque est en partie dû à l’absence de modèles expérimentaux permettant d’étudier cette pathologie. La mise au point d’un modèle de lymphoedème secondaire par l’utilisation des techniques de chirurgie du cancer du sein revêt donc un enjeu majeur pour déterminer des cibles afin de lutter contre cette pathologie. Les vaisseaux lymphatiques dépendent de leur environnement, notamment de la matrice qui les entoure. Si cette matrice se modifie, cela peut bloquer leur fonctionnement. Nous étudions comment la fibrose (une accumulation anormale de cette matrice) se développe, quels mécanismes la contrôlent et comment ces changements influencent la santé des vaisseaux lymphatiques. L'objectif est de trouver des solutions pour réparer cette matrice et traiter le lymphœdème. Le projet se déroule dans deux Établissements Utilisateurs.

Bénéfices attendus

Ce protocole a pour but 1/ de reproduire la pathologie humaines ou lymphoedème qui fait intervenir le microenvironement fibreux et adipeux et nécessite donc un modèle intégré, 2/d'identifier les acteurs cellulaires et moléculaires de la fibrose associée au lymphoedème afin de 3/ proposer de nouvelles cibles thérapeutiques pour cette pathologie. Ce projet permettra d’identifier des cibles thérapeutiques permettant de restaurer la fonction lymphatique défaillante en normalisant le microenvironnement.

Procédures

Les animaux seront soumis à 3 interventions au total. Une procédure chirurgicale ayant pour but d'induire le lymphoedème secondaire (réalisée sous anesthésie gazeuse) durée : 20-30 minutes/animal, réalisée dans le premier établissements utilisateur. Une administration de substance sur animal vigil : injection quotidienne 5 jours par semaine pour 4 temps d'étude différents: 2,4,6 et 8 semaines post-opératoire, durée : 1min/animal, réalisé dans le premier établissements utilisateur. Enfin les animaux seront soumis à une procédure de lymphographie : réalisée sous anesthésie générale, une injection sera pratiquée en intradermal dans la patte non opérée et dans la patte lymphoedemateuse, la visualisation des vaisseaux sera ensuite effectuée à l'aide d'un stereomicroscope à fluoresence, durée : 15 minutes/animal. Cette procédure intervenant en fin de protocole les animaux seront mis à mort sans réveil à l'issue de cette procédure réalisée dans le second établissements utilisateur.

Impact sur les animaux

Le seul effet indésirable attendu est un gonflement (10 à 15% d'augmentation par rapport au diamètre moyen de la patte non opérée) de la patte opérée, à partir d'une semaine post-chirurgie et ce jusqu'à la mise à mort des animaux en fin de procédure.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure afin de récolter les tissus nécessaires aux expériences du projet

Remplacement

Le lymphoedème est une pathologie où le tissu touché est drastiquement modifié et où de nombreux types cellulaires différents interagissent entre eux (cellules endothéliales, fibroblastes, adipocytes...), seul l'utilisation d'un modèle murin peut apporter une relevance physiologique à nos résultats. Néanmoins une fois les acteurs de la fibrose associée au lymphoedème identifiés dans ce modèle, leurs régulations seront etudiées dans différents modèles in vitro disponibles au laboratoire afin de limiter l'usage des animaux.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe sera determiné à l'aide de logiciel dédié afin de déterminer le nombre minimal d'animaux à inclure par groupe pour avoir un effet statistiquement significatif et donc de ne pas utiliser plus d'animaux que necessaire.

Raffinement

Durant l'ensemble du projet les animaux sont hebergés selon la reglémentation européenne et les recommandations du Service Bien-Etre Animal (SBEA) de la zootechnie.5 souris maximum sont hebergées par cage, dans des cages enrichies et aucun animal n'est isolé dans aucune des procédures afin de ne pas induire de stress. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale gazeuse et des analgésiques sont administrés avant et après les opérations. Dès le lendemain de la chirurgie, un suivit post-opératoire est mis en place afin de détecter la douleur mais également une éventuelle absence de : 1/reprise de poids, 2/nidification, 3/toilettage. L'évolution de la plaie et de sa cicatrisation sera également surveillée afin de détecter rapidement une éventuelle infection. Ce suivi sera effectué en conformité avec les grilles de scoring établies par le service Service Bien-Etre Animal (SBEA). En résumé, ce suivi aura pour but de détecter si l'animal est capable de répondre à ses besoins physiologiques de base, dans le cas contraire tout animal en souffrance sera euthanasié en conformité avec les procédures établies par le service Service Bien-Etre Animal (SBEA). Les animaux seront transportés entre les deux établissements suivant une procédure de transport déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport).

Choix des espèces

L’expérimentation sera effectuée sur des souris femelles. Le modèle murin est le modèle experimental d'induction de lymphoedème le plus étudié et le mieux caractérisé dans la littérature et il a été prouvé que les modèles murins sont relevants par rapport à la pathologie humaine. Cette étude porte sur la mise au point d’un modèle de lymphoedème et l’impact de la fibrose sur la fonction endothéliale lymphatique. Pour ces raisons, nous utiliserons des souris adultes âgées de 6 à 8 semaines. Cet âge est classiquement utilisé pour générer des modèles de lymphoedème dans la littérature. Nous nous interessons plus particulièrement au lymphoedème secondaire après cancer du sein, c'est pourquoi nous utiliserons des souris femelles.

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Moutons : 48
Souffrances
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 48

Porteurs d'un infarctus chronique du myocarde, 48 moutons subissent angiographie, cartographie électrique par cathéter et stimulation intraventriculaire, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Leur fréquence respiratoire et leur volume courant sont modifiés par paliers sous ventilation mécanique, pour observer ce que la respiration fait à l'activité électrique du cœur. Le porteur mentionne des saignements possibles aux points d'introduction des cathéters et des effets indésirables cardiaques lors de la cartographie ou de la stimulation, un défibrillateur restant disponible. Tous sont tués pour prélever le cœur, et le porteur avance que les données recueillies pourraient "réduire considérablement" le nombre d'animaux utilisés à l'avenir.

Objectifs

Les maladies cardiaques sont une cause majeure de décès dans le monde. Les troubles du sommeil comme l'apnée, associés à des problèmes respiratoires pendant le sommeil, augmentent encore le risque de maladie cardiaque. Notre objectif est de mieux comprendre comment les troubles respiratoires affectent le cœur et de développer de nouvelles méthodes de traitement des rythmes cardiaques anormaux. Nous créerons de nouvelles techniques pour étudier l’activité électrique du cœur et testerons des solutions pour améliorer le fonctionnement du système cardio-respiratoire. Nous analyserons les changements dans le comportement cardiaque lors d'une respiration normale et anormale et développerons de nouvelles stratégies pour prévenir les rythmes cardiaques anormaux..

Bénéfices attendus

Dans cette étude, nous caractériserons les mécanismes à l'origine de l'infarctus du myocarde (mort du tissu cardiaque) et son interaction avec la respiration. L’infarctus du myocarde est l’une des pathologies les plus courantes dans le monde et la première cause de mort subite. L’étude de la relation entre les schémas respiratoires et l’activité électrique cardiaque au sein des tissus sains et l’infarctus est essentielle pour comprendre les mécanismes pouvant conduire à la mort des patients. Grâce à ce projet, de nouvelles techniques et technologies peuvent être développées et optimisées dans différents domaines de recherche : imagerie, physiologie, modélisation, traitement du signal et traitement clinique..

Procédures

Les animaux utilisés pourront subir des examens d’imagerie, d'angiographie, de cartographie de contact et de stimulation intraventriculaire. Toutes ces analyses seront effectuées sous anesthésie générale et avec l’administration d’une thérapie antidouleur appropriée. Les techniques d’imagerie utilisées sont de types non invasives (IRM, scanner et/ou échocardiographie, 180 min au total). Le protocole d’angiographie est prévu afin de déterminer la présence ou pas d’irrigation sanguine dans l’infarctus (environ 90 min). Des systèmes de traitement d’image et de cartographie de contact nous permettent de cibler les zones potentiellement favorisantes des rythmes cardiaques anormaux. La cartographie électrique du cœur pourra être effectuée pour évaluer les effets de l’infarctus in vivo (environ 90 min). Une stimulation intraventriculaire pourra être effectuée pour déterminer la fonctionnalité ventriculaire à différentes fréquences de stimulation. Pour tester l'effet de la modification des paramètres pulmonaires sur l'électrophysiologie cardiaque, la fréquence respiratoire et le volume courant varieront par étapes incrémentielles.

Impact sur les animaux

La pose et le retrait des cathéters pour la cartographie peuvent conduire à des saignements aux sites d’introduction. Les anesthésies générales peuvent impacter légèrement le bien-être animal en induisant une légère désorientation ou une apathie transitoire lors du réveil. Lors des procédures d’imagerie non-invasif (IRM) ou mini-invasif (avec des cathéters), le bien-être animal peut être également impacté par la pose de cathéters : au niveau de la patte avant (pour la perfusion de médicaments et d’agents de contraste) et au niveau de la veine fémorale (guide pour la cartographie de contact). Les procédures de cartographie de contact ou de stimulation intraventriculaire peuvent comporter des effets indésirables cardiaques.

Devenir

Afin de prélever le cœur et d’effectuer des études sur sa fonction et sa structure qui nous permettront de mieux comprendre les caractéristiques électrophysiologies de l’infarctus, l'ensemble des animaux seront mis à mort.

Remplacement

Dans le contexte actuel, il n'est pas possible de remplacer l'utilisation des animaux pour ce projet. Les techniques que nous développons nécessitent des études sur des animaux pour comprendre en détail comment les crises cardiaques affectent le cœur et provoquent des arythmies. Les données que nous recueillons grâce à des techniques d’imagerie et de mesures électriques nous aideront à améliorer notre base de données sur le cœur. Cela pourrait, à l'avenir, réduire considérablement le nombre d'animaux utilisés et la nécessité de telles expérimentations.

Réduction

48 animaux sont utilisés dans ce projet. Nous avons calculé statiquement que ce nombre est nécessaires pour obtenir des résultats fiables. Nous avons également rassemblé dans le même projet plusieurs équipes de recherche : imagerie, physiopathologie, traitement des signaux, et modélisation cardiaque. Cette collaboration interdisciplinaire permet de développer et d’utiliser un maximum de techniques compatibles tout en minimisant le nombre d’animaux nécessaires, ce qui optimise notre approche. En plus, l'enregistrement d'une base de données à partir de ces sessions expérimentales permet de créer des modèles informatiques et donc de réduire l'utilisation d'animaux dans des projets connexes futurs.

Raffinement

Pendant les procédures, les animaux reçoivent un protocole antidouleur approprié et sont maintenus sous anesthésie générale avec une ventilation mécanique et surveillés par un ECG et un capteur de pression sanguine, niveau d’oxygène et température corporelle. Cela nous permet d’apporter la nécessaire hydratation ou de fournir des médicaments pour prévenir les rythmes cardiaques anomales. Un défibrillateur est toujours disponible pour éviter tout problème grave pendant les tests. Lorsque les animaux sont hébergés, ils sont placés dans des conditions adaptées à leur espèce, avec des soins appropriés et un environnement social adéquat. Le personnel surveille leur état de santé quotidiennement et peut intervenir rapidement si nécessaire. Si à tout moment leur état de santé se détériore et qu'il n'est pas possible de revenir à la normale, le protocole sera interrompu et l’animal sera euthanasié selon les procédures établies en tenant compte des points limites stricts et spécifiques du projet.

Choix des espèces

Parmi les modèles animaux ayant des caractéristiques anatomiques et fonctionnelles proche de l’homme, les ovins ont été retenus car : •Ces modèles sont une référence pour la communauté scientifique dans l’étude des pathologiques cardiaques •Le personnel impliqué dans ce projet possède une expertise établie de la gestion de ces modèles. Chez l’Homme, la plupart des infarctus se produisent à l’âge adulte. Pour cette raison, des ovins adultes (>12 mois) ont été choisis pour ce projet.

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    • Système nerveux
Souris : 9860
Souffrances
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▲ 6230
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Jusqu'à deux chirurgies cérébrales de une à six heures par animal, six injections espacées de 48 heures, une heure de tête maintenue fixe pour présenter des odeurs juste devant le nez : 3 630 souris adultes subissent ces procédures, dans un projet qui mobilise 9 860 souris au total, 6 230 à un niveau de souffrance léger et 3 630 à un niveau modéré. Le protocole consiste à séparer brièvement des souriceaux de leur mère, parfois sous sédation, et à observer ce que la mère fait d'eux ou de leur odeur, pour situer le rôle de l'ocytocine dans le cortex olfactif. Les 3 630 femelles adultes sont tuées pour prélever leur cerveau, et 1 700 souriceaux le sont aussi faute de pouvoir survivre sans leur mère. Les 4 530 souriceaux restants sont gardés vivants et "proposés à la communauté des utilisateurs" de l'établissement pour un usage futur.

Objectifs

L’ocytocine est une molécule libérée par les neurones du cerveau, connue pour son rôle dans la lactation et lors de l’accouchement. Cependant, des études récentes montrent que l’ocytocine a aussi une action sur le cerveau lui-même, et que cette action favoriserait les comportements sociaux et maternels. Ainsi, l’ocytocine est considérée comme une hormone ayant un effet « pro-social » mais ses mécanismes d’action sont encore méconnus. L’objectif de cette étude est de comprendre comment l’ocytocine agit sur les neurones du cerveau lors des comportements maternels. Chez la plupart des mammifères, l’olfaction joue un rôle central pour les interactions entre individus et en particulier entre adultes et leurs progénitures. Chez la souris, le cortex olfactif présente une densité exceptionnelle de récepteurs à l’ocytocine par rapport à d’autres régions cérébrales, notamment chez les femelles, avec une densité accrue chez les mères par rapport à des femelles vierges. Aux vues de cette forte expression chez les mères, nous faisons l’hypothèse que l’ocytocine dans le cortex olfactif est impliquée dans les comportements maternels chez les souris femelles. Pour tester cette hypothèse, nous réaliserons des expériences de comportement en présence de souriceaux âgés de 1 à 10 jours ou de leurs odeurs, et nous manipulerons la transmission ocytocinergique dans le cortex olfactif pour tester le rôle de l’ocytocine dans ces comportements. Nous enregistrerons également l’activité des neurones du cortex olfactif en parallèle de la respiration lors de ces expériences. Nous utiliserons des électrodes très fines placées au préalable dans les régions cérébrales impliquées. Le grand nombre de neurones enregistrés via cette méthode nous permettra de réduire considérablement le nombre d’animaux utilisés. Nous utiliserons des tests statistiques et des études pilotes pour déterminer le nombre d’animaux nécessaires à nos expériences. Pour tester le rôle de l’ocytocine, nous ciblerons les neurones qui libèrent de l’ocytocine ou bien ceux qui répondent à l’ocytocine. Pour cela, des injections d’agents pharmacologiques seront nécessaires et nous devrons faire exprimer des molécules spécifiques dans le cerveau grâce à des adénovirus injectés au préalable. Nous quantifierons l’expression des comportements maternels et l’activité des neurones tout en veillant au bien-être des souris et souriceaux.

Bénéfices attendus

Chez les Mammifères, la mise en place des comportements maternels est essentielle pour la survie des petits et de l’espèce en général. Chez l’Homme, il est notamment connu que le lien entre mère et enfant est facilité par la neurohormone nommée oxytocine, libérée dans la circulation sanguine de la mère lors de l’accouchement. Nous savons également que les odeurs jouent un rôle important et bénéfique dans le lien entre mère et enfant, un lien qui peut être affecté dans certaines situations, notamment lors de certains accouchements par césarienne (les taux d’oxytocine libérés sont alors plus limités). Ce projet permettra de mieux comprendre comment le cerveau s’adapte lorsqu’il s’agit de mettre en place des comportements maternels et le rôle des odeurs dans ce processus. A terme, il pourrait permettre de mettre en place des stratégies pour faciliter l’établissement de ces comportements chez l’Homme dans des situations problématiques liées à la maternité. Cette perspective est d’autant plus réaliste que l’administration d’ocytocine par voie intranasale est déjà réalisée chez des enfants autistes pour améliorer leurs relations sociales.

Procédures

Les souris seront utilisées lors de tâches comportementales en présence de souriceaux ou de leurs odeurs. Ces tâches de courte durée (1h environ) auront lieu quotidiennement pendant les phases d’expérimentation (durée maximum de 2 mois). Notre étude nécessitera de réaliser des injections (moins de 3min par injection/jour, environ 6 injections par souris espacées d’un minimum de 48h) chez les souris adultes. Avant les tâches, les souris seront progressivement habituées aux injections et à la contention associée. Dans une série d’expérience, afin de pouvoir présenter les odeurs aux souris de manière précise et juste devant leur nez, nous devrons maintenir leur tête en position fixe au sein du dispositif comportemental qui permet de délivrer les odeurs. La durée de contention par maintien de la tête n'excédera pas 1h et sera réalisée après une habituation progressive. Afin de comprendre le fonctionnement du cerveau lors des tâches réalisées, certaines souris seront équipées d’implants cérébraux qui permettent d’enregistrer l’activité de dizaines de neurones en cours de comportement. L’implantation de ces équipements et la réalisation de ces expériences nécessitent la réalisation de chirurgies en amont des tâches (maximum 2 chirurgies par animal, durée 1-6h). A la fin de l'expérimentation, les souris seront soumises à une perfusion afin de préserver les tissus cérébraux et d'effectuer des contrôles histologiques (durée de la procédure inférieure à 20min, réalisée sous traitement anesthésique et analgésique).

Impact sur les animaux

Les souris utilisées dans ce projet seront mises en présence de souriceaux (ou d’odeurs de souriceaux) et nous observerons leur comportement pour quantifier leur capacité à en prendre soin. Les souriceaux pourront être brièvement séparés de leur mère le temps de réaliser ces tests, ce qui correspond à un stress modéré car réduit dans la durée. Pour limiter ce stress, il sera parfois possible de sédater ou anesthésier les souriceaux, ce qui nécessite d’injecter des substances médicamenteuses via des injections sous-cutanées réalisées à l’aide d’aiguilles très fines. Afin de pouvoir tester le rôle de l’ocytocine dans ces comportements, nous utiliserons des méthodes qui permettent de cibler les neurones capables de libérer de l’ocytocine ou bien les neurones qui répondent à l’ocytocine lorsqu’elle a été libérée. Pour cela, nous devrons faire exprimer des molécules spécifiques dans le cerveau des souris adultes grâce à l’expression d’adénovirus injectés au préalable et des injections d’agents pharmacologiques seront nécessaires. Ces injections représentent potentiellement une légère nuisance pour les animaux car elles nécessitent de les maintenir immobiles pendant la durée de l’injection (contention). Pour pouvoir enregistrer l’activité des neurones dans les souris, nous utiliserons des électrodes très fines placées au préalable dans les régions cérébrales impliquées. Un hébergement en cage individuelle enrichie sera parfois nécessaire pour éviter que ces électrodes ne soient pas détruites par les congénères. Les souris pourront être connectées via un câble fin au système d’enregistrement ce qui peut générer une légère gêne. De plus, les odeurs étant très volatiles, il nous faudra maintenir la tête des souris proches de la source d’odeurs dans certaines expériences, en réalisant une fixation de leur tête limitée dans la durée.

Devenir

L’euthanasie des 3630 souris adultes en fin d’expérimentation sera nécessaire pour prélever leur cerveau et faire l’analyse post-mortem des tissus cérébraux. Cette procédure sera réalisée par des expérimentateurs compétents et soucieux du bien-être animal, sous anesthésie profonde avec le degré d’analgésie recommandé par les services vétérinaires. La mise à mort sera ainsi indolore pour les animaux, avec une perte de conscience rapide. Les souriceaux seront aussi mis à mort à la fin des procédures si les mères ne peuvent pas être gardées en vie jusqu'au sevrage car ils ne peuvent être gardés en absence de leur mère (1700 souriceaux concernés). Il est possible de retarder l’euthanasie de la mère pour attendre le sevrage et ensuite les replacer au sein de la communauté des utilisateurs. Si la mère n’est pas utilisée pour des contrôles histologiques, les souriceaux seront gardés en sa présence et proposés à la communauté des utilisateurs pour une utilisation future potentielle, limitant ainsi le nombre d’animaux utilisés dans l’établissement (4530 souriceaux concernés).

Remplacement

La souris fait partie de la famille des Vertébrés, comme l’Homme, et elle est capable de fonctions cognitives relativement complexes : elle représente donc un modèle d’étude particulièrement intéressant pour comprendre le fonctionnement du cerveau humain. Nous étudierons les circuits neuronaux des souris alors que ces dernières effectueront des comportements maternels : il nous faudra donc travailler avec des animaux vigiles. Par conséquent, il nous sera impossible de conduire cette étude in vitro. Enfin, dans l’état des connaissances actuelles, les questions que nous adressons ne peuvent malheureusement pas être réalisées in silico.

Réduction

Le nombre total d’animaux requis pour ce projet est de 9860 (3630 souris adultes et 6230 souriceaux) sur 5 ans. Nous prévoyons de minimiser ce nombre en utilisant les mêmes souris dans des tests comportementaux différents, avec ou sans intervention sur le système ocytocinergique. Pour chaque condition testée, nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire pour pouvoir tirer des conclusions valables sur le plan statistique et tenant compte des aléas liés à ces approches expérimentales complexes. Ce nombre sera réduit davantage grâce à nos études pilotes qui permettront une optimisation des paramètres de nos expériences et raffiner notre approche statistique.

Raffinement

Nos souris seront hébergées en portoir ventilé, dans des conditions qui favorisent l’expression de leurs comportements naturels : petits groupes sociaux (maximum 5 souris par cage) au moins jusqu’au début des tests comportementaux, cages enrichies d’éléments permettant de construire un nid (carré de coton, petites maisons en carton, frisures de papier kraft) ou de favoriser l’exploration (jouets). Les animaux seront acclimatés à leurs lieux d’hébergement/expérimentation et habitués de manière progressive aux procédures qu’ils vont rencontrer (notamment aux contentions et injections). Le bien-être de chaque animal sera évalué quotidiennement et une fiche de suivi individuel sera créée pour chaque procédure expérimentale. A partir des critères définis dans ces fiches, les expérimentateurs et techniciens animaliers seront informés des procédures à suivre pour limiter toute souffrance chez nos souris. L’utilisation de substances anesthésie et analgésique permettront de supprimer la souffrance des animaux lors des procédures qui le nécessitent. Les femelles accouplées seront séparées des mâles et mises en compagnie des « accompagnantes » dès l’arrêt de l’accouplement. Si une accompagnante est agressive, elle sera immédiatement remplacée. Lors des tâches comportementales : si des comportements agressifs envers les petits sont détectés, l’expérience sera immédiatement interrompue. Les souriceaux seront maintenus sur tapis chauffant pour les courtes périodes inter-essais, dans les rares cas où ils ne pourraient pas être retournés à leur mère. Ils seront frottés avec le matériau de leur nid d’origine avant d’être rendus à leur mère afin de favoriser leur ré-intégration (suivi de leur bien-être et points limites définis au préalable).

Choix des espèces

Notre but est de comprendre les mécanismes impliqués dans une fonction cognitive complexe, à l’échelle de large ensemble neuronaux. Nous avons choisi le modèle souris car le cerveau murin présente de grandes similarités avec d’autres cerveaux de Mammifères, y compris l’Homme, et permet d’étudier les fonctions cognitives qui nous intéressent. L’effet positif de l’ocytocine sur les comportements sociaux a notamment été montré aussi bien chez la souris que chez l’Homme. Les odeurs jouent un rôle important dans le lien mère-progéniture, aussi bien chez l'Homme que chez la Souris. Le projet sera réalisé sur des animaux de 2-6 mois ce qui correspond chez cette espèce à l’âge adulte où l’animal est en pleine capacité d’apprentissage. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d'injection et/ou d’implantation. Des souriceaux seront utilisés comme stimuli au cours des expérimentations car elles visent à comprendre les bases neurobiologiques des comportements maternels.

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    • Système nerveux
Souris : 216
Souffrances
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216 souris reçoivent une ou deux injections intrapéritonéales de psychédéliques agissant sur le récepteur 5-HT2A, puis sont tuées une heure plus tard. Ces procédures impliquent un niveau de souffrance modéré, et l'ensemble des animaux est mis à mort pour analyser la neurochimie de trente régions cérébrales. Le porteur écrit qu'aucun effet indésirable n'est attendu et qu'aucun point limite n'est rapporté pour ces composés, tout en prévoyant le cas d'une respiration altérée, d'une prostration, d'une immobilité en posture anormale ou de convulsions. Il précise alors que l'animal sera retiré du dispositif puis tué dans une chambre à dioxyde de carbone, rapidement s'il ne récupère pas, ou en fin de journée si les signes persistent.

Objectifs

L'objectif de ce projet est d'évaluer l’effet d’agents pharmacologiques psychédéliques agissant sur le récepteur à la sérotonine 5-HT2A (psychédéliques classiques). Les agonistes de ce récepteur sont considérés comme des antidépresseurs et anxiolytiques potentiels, mais ils sont aussi des composés hallucinogènes. Compte tenu de l’expression diffuse de l’expression du récepteur 5-HT2A dans le cerveau, nous postulons que les effets de ces composés altèrent l’activité de nombreux systèmes de neurotransmissions et de réseaux neurobiologiques. Cette information n’existe pas. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé ce projet de recherche en neuropharmacologie et qui s’insère dans le champ de la neurobiologie intégrative. Par ailleurs, ce projet vise aussi à inclure dans la question posée le rôle de l’environnement dans le mécanisme d’action de ces composés. Une analyse de la littérature montre en effet que ces composés ne sont pas évalués dans des protocoles d’exploration forcée, en d’autres termes, des protocoles qui mettent en jeu le comportement exploratoire de l’animal.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes d'action des agents pharmacologiques psychédéliques sur l’activité des systèmes de neurotransmissions classiques dans le cerveau. Ces systèmes de neurotransmission jouent un rôle essentiel dans le traitement de l’information et les comportements. La réalisation de banque de données neurochimiques sur 30 régions cérébrales permettra de concevoir pour une première fois l’organisation fonctionnelle des systèmes de neurotransmission seuls ou en interaction sur plusieurs réseaux neurobiologiques dans le cadre du mécanisme d’action de ces composés. Cette permettra aussi de définir le rôle du récepteur cible des psychédéliques dans les effets neurochimiques de ces composés hallucinogènes, associés à des effets comportementaux (principalement le comportement exploratoire).

Procédures

Il y aura une voire 2 injections intrapéritonéales chez les souris qui seront réalisées par des expérimentateurs aguerris. La durée totale nécessaire à la préhension de la souris et à l'injection est estimée à moins d'une minute.

Impact sur les animaux

Il n'y a à priori aucun effet indésirable attendu en dehors des effets de la préhension de l'animal et de l'injection sur les animaux qui sont euthanasiés 1 h après l'unique injection intrapéritonéale. Néanmoins, les effets des substances sont ambivalents nécessitant des études en dose réponse. Ils induisent des effets non toxiques sur la physiologie générale et ont des propriétés plutôt analgésiques. Il n’y a pas de points limites reportés pour ces composés dans la gamme des doses que nous avons déterminée. L’antagoniste MDL100907 a été caractérisé comme un antipsychotique de seconde génération, et est parfois administré chez l’homme. Il n’a pas d’effets secondaires connus. Les solvants contiennent parfois des composés potentiellement agressifs (Tween, DMSO), mais pas aux concentrations utilisées. L’utilisation de ces composés (Tween, DMSO) est nécessaire pour dissoudre les composés. Il n’y a pas de points limites mais il faut être vigilant. Dans le cas où une injection serait associée à des effets néfastes inattendus (respiration altérée, prostration, immobilité associée à une posture anormale, convulsions), l’animal sera retiré de la cage en plexiglas, et placé dans une cage d’hébergement classique contenant de la litière. L’animal sera euthanasié dans une chambre à dioxyde de carbone ultérieurement, c’est-à-dire rapidement si l’animal ne recouvre pas de la souffrance apparente, ou en fin de journée si les points limites ne disparaissent pas rapidement.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure en vue d'une analyse neurochimique de différentes structures cérébrales.

Remplacement

Ce projet ne peut être réalisé que chez l'animal, le modèle murin étant un des plus classiquement utilisé pour ce type d'étude. En effet il s'agit d'évaluer des effets pharmacologiques sur des paramètres comportementaux et neurochimiques dans plusieurs régions cérébrales.

Réduction

Les groupes expérimentaux sont conçus avec le minimum d’individu pour pouvoir réaliser des études statistiques valables. Ces analyses tiennent compte de comparaison de moyennes ou d’analyses plus complexes (analyses en corrélations, analyse multivariées).

Raffinement

Pour limiter au maximum le stress des animaux, ceux-ci sont habitués à l'expérimentateur (le même pendant toute la durée de l'expérience) dès leur arrivée dans l’animalerie agrée du laboratoire. Le temps d’acclimatation des animaux aux lieux sera d’au moins 10 jours. Les animaux seront hébergés dans des cages par 4 en présence de litière favorisant l’absorption des liquides vers le bas. Ces cages sont transparentes afin de favoriser le contact visuel. Ils auront également à leur disposition des formes d’enrichissement afin de réduire l’ennui et le stress comme des carrés de coton, un cylindre rigide en carton, jusqu’au jour de l’expérience. Les animaux sont observés quotidiennement afin de déceler d'éventuelles souffrances entrainant des comportements particuliers: respiration anormale, agressivité vis à vis des congénères, auto-mutilation, diminution d'activité ainsi qu'un suivi de poids, une perte de poids anormale étant un indice de souffrance. Si un animal présentait des signes de souffrance, il sera isolé de ses congénères, la procédure sera arrêtée et il sera surveillé sur tous les paramètres précédemment cités. S’il ne récupère pas des paramètres normaux, le vétérinaire sera contacté pour évaluation de son état. En cas de lésions, un traitement analgésique local à la lidocaine pourra être envisagé.

Choix des espèces

La majorité des études sur le sujet sont réalisées sur des rongeurs de laboratoire, particulièrement chez la souris. L'utilisation de souris C57/ Bl6 permettra d'analyser nos résultats en se basant sur les données de la littérature de façon plus pertinente. Souris adultes de 3 à 6 mois

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    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Souris : 756
Souffrances
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Devenir
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 756

756 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune passant entre 5 et 74 séances d'imagerie sous anesthésie, d'une durée pouvant atteindre 1 h 30, sur une période allant jusqu'à 18 mois. Un nerf ciliaire leur est coupé pour léser l'innervation de la cornée, opération de 10 à 15 minutes, et un filament de nylon est posé sur leur œil une fois par mois pour déclencher le réflexe de clignement. Toutes sont tuées à la fin de la période de maintien, les yeux prélevés et les cornées disséquées, pour une étude qui cherche à comprendre comment les nerfs de la cornée se régénèrent, sans traitement candidat à ce stade. Le porteur justifie le choix de la souris en affirmant que "plus de 98 pourcent de son génome est identique à celui de l'Homme".

Objectifs

Les maladies de la cornée sont la deuxième cause de cécité dans le monde après la cataracte. Leur origine peut être génétique, dégénérative (vieillissement, diabète) et/ou environnementale. Il est donc essentiel de mieux comprendre la physiologie de la cornée pour proposer de nouvelles options thérapeutiques aux patients souffrant de défauts de la cornée. L'atteinte de l'innervation cornéenne se traduit par des symptômes allant d'une diminution de la sensibilité oculaire sans lésion cornéenne au syndrome de l'oeil sec. Actuellement, il n'existe aucun traitement disponible en routine pour la gestion de l'innervation cornéenne. Dans ce projet, nous souhaitons étudier la régénération de l’innervation cornéenne en temps réel dans des modèles murin de lésion de l'innervation de la cornée. Nous avons ainsi pour objectifs d’étudier différents mécanismes lors de la régénération axonale (interactions entre les nerfs et les cellules immunitaires ; interactions entre les nerfs et les cellules gliales ; mécanismes de dégénérescence nerveuse ; implication des molécules de guidage axonale). Afin de comprendre l’ensemble de ces mécanismes ainsi que leur modulation en fonction de l’âge des animaux, nous souhaitons réaliser cette étude sur populations d’âges différents (comparaison groupe jeune et groupe agé. ).

Bénéfices attendus

Aucun traitement n’est actuellement disponible en routine malgré le nombre important de patients atteints (estimé à 1 personne sur 2000). Les causes du développement de la maladie sont diverses : d'origine virale ou bactérienne, mais également des affections secondaires dues à d'autres pathologies telles que le diabète ou encore à des atteintes traumatiques ou chirurgicales. Cette étude permettra de mieux comprendre l'innervation de la cornée et les mécanismes sous-jacents impliqués dans sa plasticité, son remodelage et sa régénération à la suite de lésions; et ainsi d’identifier de nouvelles voies thérapeutiques pour le traitement de la kératite neurotrophique.

Procédures

Un partie des animaux recevra un traitement par gavage (réalisé une seule fois, sur animal vigile, l'acte dure moins de 1 min par animal). Les animaux subiront une chirurgie (lésion d'un nerf ciliaire) ; cet acte dure environ 10-15 min par animal et il est réalisé sur animal anesthésié et analgésié. Une fois par mois (soit 18 fois maximum selon les groupes), nous réaliserons un test de sensibilité de la cornée (réalisé sur animal vigile, l'acte dure environ 3 min par animal). Ce test est rapide et consiste à poser un filament de nylon sur l'oeil pour provoquer un reflexe de clignement de la paupière. Chaque animal sera imagé 1x par semaine pour une durée allant de 1 mois jusqu'à 18 mois selon les objectifs du projet (soit entre 5 et 74 sessions d'imagerie, selon la procédure, réalisées sous anesthésie d'une durée maximale de 1h30 chacune).

Impact sur les animaux

Une partie des animaux recevront un traitement par gavage (une seule fois). La contention au moment de sa réalisation peut être source de stress chez les animaux. L'introduction de la canule peut quelques fois provoquer des microlésions. Les animaux recevront deux injections par voie sous-cutané. Au moment de la réaliser, la contention et l'introduction de l'aiguille peut être source de stress pour les animaux. Une légère douleur au moment de l’insertion de l’aiguille peut aussi être ressentie. Pour réaliser ce projet, nous allons induire une lésion de l’innervation cornéenne par ablation d’un nerf ciliaire. La contention de l'animal pour la réalisation du test de sensibilité de la cornée peut également être source de stress. Ce test est rapide et consiste à poser un filament de nylon sur l'oeil pour provoquer un reflexe de clignement de la paupière. La répétition des sessions d'imagerie peut également être source de stress pour les animaux. L'anesthésie peut dans de rare cas amener un stress thermique ou une potentielle détresse respiratoire chez les animaux.

Devenir

A la fin de la période de maintien prévue, les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des analyses histologiques complémentaires (les yeux seront prélevés et l'ensemble des cornées des animaux sera disséqué).

Remplacement

Du fait de la complexité de l'oeil, de l’innervation cornéenne et des interactions entre les nerfs et les cellules, il n'est pas possible de modéliser les mécanismes de la pathologie que nous étudions par des modèles in vitro. L'utilisation de l'animal nous est donc indispensable pour étudier de façon complète les mécanismes du développement de la pathologie que nous étudions ainsi que les processus de régénération de l'innervation de la cornée.

Réduction

Ce projet impliquera au maximum 756 souris. Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est le minimum requis pour obtenir des résultats statistiquement interprétables (nous utiliserons dans notre étude un test statistique adapté pour l'analyse de nos études) et atteindre les objectifs scientifiques de ce projet. Le nombre d'animaux requis pour ce projet a été déterminé à l'aide d'un logiciel.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des cages de stabulation standard avec enrichissement (bâtons en bois, coton), avec un cycle jour-nuit de 12h. La température et l’hygrométrie sont régulés. Les animaux sont examinés quotidiennement par le personnel qualifié de l’animalerie et/ou les expérimentateurs. Des points limites ont été définis (tels que la surveillance du poids des animaux, l'absence de locomotion, l'état du pelage, la prostration). Pour les étapes chirurgicales et les analyses par imagerie, les rongeurs bénéficieront d'une analgésie ainsi que d'anesthésie générale complémenté par une anesthésie locale de la cornée.

Choix des espèces

La souris présente l’avantage d’être très similaire à l’homme que ce soit anatomiquement, physiologiquement et génétiquement. En effet plus de 98 pourcent de son génome est identique à celui de l’Homme. Par ailleurs, ce modèle permet la transgénèse et donc de pouvoir étudier in vivo les conséquences de la délétion d’un gène. La souris est un modèle utilisé depuis de très nombreuses années pour l’étude du système nerveux et de l’innervation cornéenne. De ce fait de nombreuses données sont déjà disponibles sur lesquelles notre étude peut se reposer. Nous réaliserons les expérimentations sur 2 groupes d’âges différents. Un premier groupe nommé jeune (animaux âgés d’environ 3 mois) et un groupe agé (animaux âgés d’environ 15 mois). Cela nous permettra de comparer les processus et capacités de régénération en fonction de l’âge.

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Rats : 90
Souffrances
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▲ 90
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Devenir
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 90

Exposer des rats mâles aux radiofréquences de la 5G dès le sevrage pour chercher un effet sur leur fertilité : 90 rats juvéniles sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués à l'issue pour prélever sang et testicules. Chacun passe deux heures par jour, cinq jours par semaine pendant trois mois, seul dans une cage placée dans une chambre réverbérante à 900 MHz ou 27,5 GHz. Le porteur affirme qu'aucune nuisance importante n'est attendue et qu'aucune manipulation stressante ou douloureuse n'est prévue, l'exploration de la fonction reproductive se faisant après la mort. L'effectif tient à une étude pilote sur six rats issus d'un projet antérieur, dont un présentait des particularités histologiques inattendues, et à des variations liées à l'âge dont le porteur écrit ne pas savoir comment elles évolueront.

Objectifs

Au cours des dernières décennies, l'utilisation des communications mobiles cellulaires a augmenté, entraînant une exposition croissante de la population mondiale aux champs électromagnétiques artificiels. Cette exposition soulève des questions sur les éventuelles conséquences biologiques et sanitaires. Bien que la littérature humaine et animale se soit accumulée au cours des 30 dernières années, des incertitudes persistent concernant les effets biologiques et comportementaux des champs électromagnétiques artificiels, en particulier dans la gamme des radiofréquences utilisée pour la téléphonie mobile notamment. De plus, une diminution continue et mondiale de la fertilité masculine est observée depuis environ 50 ans. Une explication possible serait la sensibilité particulière du système reproducteur masculin à certains facteurs environnementaux. Dans ce contexte, l'accélération du développement des technologies de télécommunications au cours des 15-20 dernières années soulève le problème de l'impact de l'exposition des testicules aux radiofréquences. Ce projet a pour objectif d'étudier l'impact des radiofréquences de la 5G sur la fonction reproductive masculine chez les rats juvéniles. Dans cette étude expérimentale, l'impact d’une exposition chronique aux radiofréquences de la téléphonie mobile 5G à deux fréquences (900 MHz et 27,5 GHz) sur divers marqueurs de la fertilité masculine sera exploré (hormones sexuelles dans le sang, intégrité des spermatozoides et testicules). Pour cela, des rats pré-pubères sont exposés aux radiofréquences de la 5G jusqu'à l'âge adulte, afin d’évaluer plus spécifiquement l'impact de cette exposition pendant cette période de fragilité maximale du système reproducteur. De plus, chez l'homme, cette période est aussi celle de l’entrée dans l’utilisation, parfois intensive, des outils numériques utilisant ces signaux de radiofréquences.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu est l’apport de connaissances complètement nouvelles considérant que i) ce projet représente la 1ère étude comparative des effets de 2 signaux radiofréquences de la technologie 5G. À notre connaissance, aucune étude n'a investigué la toxicité sur le système reproducteur de ces signaux radiofréquences de la 5G, en particulier dans la gamme des ondes millimétriques (24-28 GHz). L'exposition aux radiofréquences est représentative d'une exposition environnementale (sans élévation de la température corporelle, ex : antenne relai) grâce à l'utilisation d'une chambre de réverbération. ii) Peu de travaux ont été réalisés sur une durée d'exposition couvrant deux cycles de la formation des spermatozoides, c'est-à-dire une durée suffisamment longue pour observer d'éventuels effets sur la fertilité masculine. iii) le projet cible l’impact des signaux radiofréquences de la téléphonie mobile commençant à l’adolescence, soit chez des sujets n'ayant pas atteint la maturité sexuelle au début de l'exposition et qui, comme chez l'humain, vont grandir dans un environnement avec les radiofréquences de la téléphonie mobile notamment. L'adolescence est une période de fragilité/vulnérabilité rarement abordée dans les études expérimentales. Chez l'humain, c'est la période où l'utilisation des téléphones mobiles/écrans augmente de manière exponentielle.

Procédures

Ce projet qui contient une seule procédure, consiste, chez des rats habitués à leur environnement au laboratoire et à l'expérimentateur, en une exposition quotidienne de 2h, les jours de semaine, dans une chambre réverbérante dédiée à l'exposition aux radiofréquences et ceci pendant 3 mois environ. Cette chambre éclairée et ventilée peut contenir jusqu'à 24 rats en cage individuelle. Ainsi les rats, sont placés tous les jours sauf le week-end dans leur cage individuelle d'exposition et placés sur un rack puis introduit soit dans la chambre (groupes radiofréquences et groupe contrôle chambre) ou placés sur un rack à l'extérieur de la chambre (groupe contrôle cage).

Impact sur les animaux

Aucune nuisance importante n'est attendue. Les rats sont habitués à l’expérimentateur et à leur environnement à partir du 5e jour après leur arrivée au laboratoire, et à la chambre d'exposition à partir du 8e jour, soit avant le début des expositions aux RF. Aucune manipulation ou expérience pouvant être considérée comme stressante ou douloureuse n’est attendue dans le cadre du projet. En effet, l’exploration de la fonction reproductive se fera post-mortem sur le sang et les tissus récupérés. De plus, nous avons une grande expérience de ce type d’études expérimentales consistant à exposer des rats jeunes ou adulte aux radiofréquences de la téléphonie mobile dans une chambre réverbérante.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure pour prélèvements sanguins et des tissus postmortem ( testicules).

Remplacement

Ce projet aujourd’hui ne peut, ni être réalisé à l’aide de modèles cellulaires, organoïdes ou autre, ni être modélisé par l’informatique ou encore l'intelligence artificielle. En effet, dans notre projet, il n’est pas possible de travailler in vitro sur des spermatozoides ou des cellules qui vont permettre leur formation car nous devons tenir compte pour étudier la fonction de reproduction, de l'ensemble du testicule. Celui-ci comprend des vaisseaux sanguins, des cellules produisant des hormones mâles, des tubes séminifères où se forment les spermatozoides et un tissu conjonctif qui joue notamment le rôle de lien, de soutien des differents composants du testicule. Ainsi, le testicule est un organe très complexe et la formation des spermatozoides est finement régulée. C’est pour cela que nous analysons les profils hormonaux sanguins pour déceler d’éventuelles modifications post-exposition aux radiofréquences. Nous voulons étudier l’intégralité de la fonction testiculaire, soit sa fonction de production de spermatozoides et sa fonction de synthèse des hormones sexuelles mâles. Ainsi, nous avons besoin de travailler sur l’animal pour étendre nos connaissances sur ces processus physiologiques en lien avec la fonction de reproduction masculine, notamment dans le contexte des expositions environnementales aux radiofréquences qui de plus, pourront enrichir les données exploitables en modélisation dans le futur. Notons que les modèles murins possèdent des fonctions de reproduction proches de l’homme, et que les troubles de la fertilité masculine sont particulièrement étudiés chez ces animaux. Les études chez le rat représentent ainsi des opportunités uniques pour l'étude de fonctions reproductives et pour l’ouverture vers de nouvelles approches thérapeutiques et la réalisation de tests précliniques.

Réduction

A propos du nombre d’animaux utilisé, les résultats attendus pour être valides doivent être statistiquement justifiés, c’est pourquoi nous avons adapté le nombre d’animaux utilisés au plus juste, pour atteindre la validité statistique en fonction des objectifs que nous nous sommes fixés, soit une évaluation complète des marqueurs sanguins et tissulaires de la fertilité masculine. Nous avons réalisé une étude pilote avec 6 rats adultes issus d’un projet précédent et nous avons observé 1 rat présentant des particularités histologiques inattendues et non observable chez ses congénères. De plus, notre projet concerne des rats juvéniles qui présentent des variations attendues dans la progression de la spermatogenèse et les taux circulants d’hormones sexuelles et dont nous ne savons pas comment ces variations liées à l’âge évolueront au cours de l’expérience une fois qu’ils auront atteint l’âge adulte.

Raffinement

Les animaux bénéficient de soins appropriés pour optimiser leur bien-être au quotidien, réduire la souffrance et l’angoisse tout au long des expériences. Ceci est aussi essentiel car la validité/reproductibilité de nos données en dépend : comme de nombreuses autres fonctions physiologiques, la fonction de reproduction masculine est très sensible aux effets du stress et de l’inconfort. De plus, les rats sont hébergés en groupes sociaux pour respecter le caractère grégaire de ces animaux et des éléments d’enrichissement (barreau à ronger) sont intégrés dans leur environnement. Les rats sont manipulés quotidiennement par le/les expérimentateurs à partir du 5e jour après leur arrivée au laboratoire pour habituation et familiarisé avec la chambre d’exposition à partir du 8e jour de leur arrivée au laboratoire. Des points limites ont été établis en accord avec la cellule BEA de notre laboratoire et la vétérinaire référente, permettant d’interrompre les procédures et de soulager la souffrance animale lorsqu'elle est présente.

Choix des espèces

Nous avons choisi le modèle Rat pour nous appuyer directement sur les nombreuses données de la littérature anatomique et fonctionnelles depuis plus de 20 ans et qui en font un modèle de choix pour ce type d’étude. Les animaux sont utilisés dès l'âge juvénile, soit 30 jours au début des expositions aux RF : ils arriveront au laboratoire à l’âge de 22 jours environ, juste après le sevrage. L’objectif du projet est d’explorer l’impact d’une exposition chronique aux RF de la 5G sur le développement de la fonction de reproduction. C’est aussi l’objectif du projet de se placer à la période où chez l’humain, les adolescents/jeunes adultes deviennent aussi des grands utilisateurs des outils numériques et notamment du téléphone mobile, utilisant ces signaux de la 5G.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 480
Souffrances
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▲ 480
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Devenir
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 480

La récompense qui fait tenir la tâche repose sur une restriction d'eau de moitié, laquelle fait perdre aux souris jusqu'à 10 % de leur poids, et leur tête reste immobilisée jusqu'à 45 minutes par séance. 480 souris sont utilisées dans ce premier volet, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, après 49 jours d'introduction de congénères inconnus dans leur cage pour installer un état anxieux. Le porteur qualifie pourtant la tâche de "non aversive et non douloureuse" et classe la restriction hydrique parmi les effets indésirables "mineurs". Toutes sont tuées à l'issue, leur cerveau prélevé pour des analyses post-hoc.

Objectifs

La phobie sociale, ou trouble de l'anxiété sociale (TAS), est une forme de trouble anxieux définie récemment, actuellement classée parmi les troubles psychiatriques les plus fréquents. Ce trouble se caractérise par une peur intense et persistante d'une évaluation négative potentielle par les autres lors d'interactions sociales, ce qui conduit souvent à l'évitement social et au repli sur soi. L'une des principales altérations du TAS, souvent considérée comme une cause sous-jacente, est une perturbation du traitement de l'information sociale. En effet, les individus socialement anxieux présentent des réponses exagérées et ont du mal à contrôler leur attention face aux stimuli socialement menaçants. Le toucher est une forme essentielle d'interaction sociale, et il a été observé que la perception tactile est altérée chez les personnes socialement anxieuses, qui semblent ne pas tirer profit de ses bienfaits et manifestent une aversion pour le toucher social. Cependant, les réponses neuronales et les processus attentionnels nécessaires pour filtrer les informations tactiles, lorsqu'elles deviennent non pertinentes, n'ont pas encore été étudiés. Dans cette étude, nous visons à caractériser la perception des stimuli tactiles, qu'ils soient sociaux ou non-sociaux, ainsi que le contrôle attentionnel dans le contexte du TAS. Nous proposons de développer et d'utiliser une nouvelle tâche de prise de décision perceptive, combinée à des mesures physiologiques de l'activité neuronale dans un modèle murin du TAS. Le projet est un multisite, et se déroulera dans deux EU differents. Nos résultats permettront d'approfondir la compréhension de la perception tactile et du contrôle de l’attention face aux stimuli tactiles dans le TAS, tout en révélant les mécanismes neuronaux sous-jacents. En utilisant une tâche adaptable pour des études humaines mesurant les réponses tactiles chez les individus socialement anxieux, nous espérons obtenir des résultats susceptibles d'améliorer la qualité de vie des personnes souffrant de TAS.

Bénéfices attendus

Le trouble d'anxiété sociale (TAS) est un trouble psychiatrique chronique qui peut constituer un véritable handicap au quotidien. La prévalence estimée du TAS au cours de la vie est d'environ 4 %. Dans le trouble d'anxiété sociale (TAS), les personnes réagissent souvent de manière exagérée aux situations sociales perçues comme négatives et éprouvent des difficultés à contrôler leur attention face aux stimuli sociaux. Ces caractéristiques sont bien connues et pourraient être une des causes de ce trouble. Egalement, les individus socialement anxieux semblent ne pas tirer profit des bienfaits de l’interaction sociale. Comprendre les altérations neuronales à l'origine de ces difficultés sociales pourrait fournir des informations cruciales sur les modifications du fonctionnement cérébral dans le TAS. Ces recherches pourraient révéler de nouvelles cibles pour le développement de traitements pharmacologiques visant à améliorer les symptômes du TAS, ou encore identifier des biomarqueurs permettant d'évaluer l'efficacité de traitements expérimentaux dans un cadre préclinique. Ces types d'études nécessitent cependant des approches invasives et des manipulations qui ne peuvent être réalisées dans un cadre clinique. Nous pensons que notre étude contribuera à une meilleure compréhension des types de cellules et des circuits impliqués dans l'altération de la perception sociale dans le TAS. Il s'agit de la première étude à caractériser ces altérations neuronales en utilisant une tâche adaptable aux études humaines, et elle a le potentiel de fournir des informations qui, à terme, amélioreront la qualité de vie des personnes diagnostiquées avec un trouble d'anxiété sociale.

Procédures

Pour étudier le trouble de l’anxiété sociale, les animaux soumis à un protocole d'instabilité sociale pendant 49 jours au cours de l'adolescence et de l'âge adulte, similaire à celle des personnes qui se déplacent fréquemment (EU 1). Leur anxiété, réponses sensorielles et interactions sociales seront évaluées par les taches comportementales (EU 1). Tous les animaux seront soumis à deux interventions chirurgicales sous anesthésie et analgésie : la première durera environ 45 à 90 minutes, et la deuxième durera de 90 à 120 minutes (EU 1). Pour comprendre les mécanismes neurobiologiques du control de l’attention, les animaux apprendront à effectuer une tâche comportementale non aversive et non douloureuse, basé sur les récompenses, pendant 45 minutes par jour (EU 2). En même temps, nous effectuons des mesures physiologiques afin d'enregistrer l'activité des neurones du cerveau (EU 2). Afin de permettre cet enregistrement, les animaux sont entraînés à accepter une contention partielle (immobilisation de la tête) (EU 2). Pour s'assurer que les animaux ne ressentent ni stress ni anxiété, ils seront progressivement habitués à l'installation et à l’immobilisation de la tête d’une minute à 45 minutes, pendant 5 jours. Cela permet aux animaux apprendre que cette immobilisation est réversible et pas douloureuse. Lorsqu'ils seront à l'aise dans le dispositif (pas de signes de détresse, capables de manger et boire), l'entraînement à la tâche comportementale commencera (EU 2).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables mineurs pouvant être rencontrés dans cette étude seront liés à : 1. Induction du trouble d'anxiété sociale : Le paradigme du stress d'instabilité sociale (SIS49D) qui consiste à introduire des partenaires inconnus du même sexe dans la cage d'accueil (deux fois par semaine) sera mis en œuvre et provoquera du stress. 2. Immobilisation partielle : Une fixation au niveau de la tête pendant la tâche de prise de décision n'est pas douloureuse mais va entrainer du stress aux animaux pendant les premières séances. 3. Restriction hydrique : La mise en place d’une récompense hydrique implique une restriction d'eau (50 % de la consommation ad libitum) qui va entrainer une perte de poids maximale de 10 %.

Devenir

Toutes les souris seront euthanisiées et leurs cerveaux seront prélevés pour des analyses post-hoc.

Remplacement

Les expériences proposées dans cette étude nécessitent des circuits intacts et des mesures à la fois physiologiques et comportementaux. Un modèle animal est absolument nécessaire pour reproduire la complexité de ces interactions neuronales et ne peut pas être remplacé par les études in vitro ou in silico. Les études cliniques ne sont pas adaptées à notre objectif expérimental car il s’agit d’une population clinique fragile et car les approches invasives sont nécessaires pour répondre à notre question scientifique. Les circuits neuronaux sont bien conservés chez les différentes espèces mammifères et sont donc susceptibles d'être fonctionnellement similaires chez les rongeurs et les humains. Utiliser des modèles plus simples, comme la mouche du vinaigre, n’est pas adaptée à notre projet, car cet organisme n’a ni les structures du cerveau ni les comportements nécessaires pour étudier le contrôle de l’attention.

Réduction

Une conception expérimentale soignée garantira la reproductibilité des résultats et, avec des techniques d'analyse statistique appropriées, l'utilisation d'animaux sera réduite au minimum. Partie des protocoles comportementaux, physiologiques, et pharmacologiques ont déjà mis en place pour une étude précédente sur la perception tactile. Cette première étude nous a permis de déterminer le nombre d'animaux nécessaires pour réaliser ces expériences et avoir des résultats statistiquement valides. Cela nous a permis d'assurer la crédibilité de nos résultats avant de procéder à l'étude principale. Les données comportementales, physiologiques, et pharmacologiques seront recueillies auprès des mêmes animaux. Les neurones pyramidaux et inhibiteurs seront suivis simultanément et distingués par l'expression de rapporteurs spécifiques. Les injections du traitement seront suivies des injections contrôles dans les mêmes animaux. Ces mesures nous permettront de réduire le nombre d'animaux utilisés dans l'étude et de mesurer simultanément plusieurs paramètres.

Raffinement

Tous les résultats scientifiques concernant les facteurs influençant le bien-être des animaux, ainsi que leur capacité à ressentir et à exprimer la douleur, la souffrance, l'angoisse et les dommages durables, seront pris en compte. Les expériences seront conçues et réalisées de la manière la plus éthique possible. Le matériel adéquat sera mis à disposition des personnes autorisées, compétentes et dûment qualifiées, qui respecteront rigoureusement les procédures mises en place. Tous les animaux seront manipulés en utilisant les techniques les moins stressantes possibles, conformément à la littérature : l'utilisation d'un tunnel ou des mains en forme de coupe. L’hébergement en cages collectives garantira des interactions sociales pendant et après l’induction du TAS. Le paradigme pour l’induction du TAS débutera pendant l’adolescence, car il est souvent associé à une plus grande agressivité lorsqu'il est appliqué à des souris adultes. Deux tubes en carton et du matériel de nidification seront placés dans chaque cage afin de garantir la poursuite de tous les comportements normaux des animaux et de réduire les incidents d'agression. La nourriture sera également disposée dans la cage pour diminuer les conflits pendant l’induction du TAS, et les animaux seront surveillés quotidiennement. Les animaux seront transférés entre les deux sites dans leurs cages d'origine, pendant leur phase active, et placés dans l'obscurité à l'intérieur d'un chariot. Ils disposeront d’une semaine pour s'habituer à leur nouvel environnement. Pendant la restriction en eau, les animaux seront pesés chaque jour, et leur alimentation en eau sera ajustée afin de s'assurer qu'ils ne dépassent jamais une perte de poids de 10 %. L'hydrogel, fourni comme source d'eau, est considéré comme un enrichissement, car les animaux peuvent le manipuler avec leurs pattes avant. Avant les tâches comportementales, les animaux seront habitués à la pièce d’expérimentation. Pour la tâche de prise de décision, ils seront progressivement familiarisés avec la fixation de la tête pour garantir un stress minimal. Des stimulations tactiles non douloureuses seront utilisées pendant la tâche perceptuelle. L'anxiolytique sera administré par voie orale, dissous dans la boisson des animaux. Pour euthanasier les animaux, les souris seront d’abord anesthésiées. Des points limites spécifiques et des mesures conservatoires seront définis pour chaque phase de la procédure.

Choix des espèces

La souris a été choisie afin de rester cohérente avec les études antérieures sur le stress chronique induit par les interactions sociales. Les souris soumises au modèle de stress chronique d'instabilité sociale, qui sera utilisé dans cette étude, présentent une augmentation de l'anxiété et des perturbations dans les interactions sociales. Les rongeurs possèdent un système sensoriel très développé et sont considérés comme une espèce modèle pour l'étude du traitement de certains types d'informations sensorielles. De plus, les souris sont capables d'apprendre et d'exécuter des tâches de prise de décision perceptive, indispensables pour mieux comprendre les réponses tactiles. Conformément aux études précédentes, le protocole d’induction du TAS débutera à l’adolescence et se terminera à l’âge adulte. Toutes les autres étapes de l’expérience seront menées chez les souris adultes.

Néphropathie à IgA : aspects pharmacologiques

(NTS-FR-942821v1 – 16/01/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système urogénital
Souris : 136
Souffrances
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▲ 136
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Devenir
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 136

Une partie des souris utilisées est immunodéprimée ou immunodéficiente par construction, donc sans défense face au moindre pathogène. 136 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, réparties en trois protocoles de 24, 32 et 80 animaux. Elles reçoivent des injections d'immunoglobulines A pour reproduire une néphropathie rénale, des prélèvements sanguins sous anesthésie, puis un traitement dilué dans l'eau de boisson pendant 8 à 22 semaines selon les groupes. Toutes sont tuées à la fin pour prélever les organes, alors que le porteur affirme qu'aucun effet indésirable n'est attendu, ni perte de poids ni douleur ni comportement anormal, y compris chez les souris immunodéficientes.

Objectifs

L’immunoglobuline A (IgA) est une molécule du système immunitaire qui peut à la fois protéger contre les infections et, dans certains cas, provoquer des maladies. Dans la néphropathie à dépôts mésangiaux d’IgA (NIgA), ces molécules s’accumulent dans les reins, causant des dommages progressifs pouvant mener à une insuffisance rénale grave. Même si des recherches ont été menées, les mécanismes exacts de cette maladie restent mal compris et il n’existe pas encore de modèle complet pour l’étudier. Ce projet a pour objectif de mieux comprendre cette maladie en travaillant sur deux axes principaux : l’étude des caractéristiques des IgA responsables de ces dommages et l’identification des processus qui conduisent à leur production. Le premier objectif est d'explorer les propriétés des IgA qui favorisent leur dépôt dans les reins. Il est établi que les IgA impliquées sont modifiées par des sucres (glycosylées), mais cette seule caractéristique ne suffit pas à tout expliquer. La tendance des IgA à former des amas (polymérisation) est également considérée comme un facteur clé contribuant à leur dépôt. Pour valider cette hypothèse, des modèles murins passifs ou reproduisant la NIgA seront utilisés afin de déterminer si le blocage de cette polymérisation réduit les dépôts d'IgA dans les reins. Le second volet du projet vise à empêcher la production des IgA dysfonctionnelles. Des recherches récentes ont montré que certains globules blancs (les lymphocytes B) jouent un rôle important dans cette maladie. Nous proposons donc d’utiliser une molécule agissant contre ces cellules et ayant montré des effets positifs chez des patients atteints de NIgA. Nous testerons également une antibiothérapie pour réduire la stimulation de ces lymphocytes. Les deux traitements seront testés séparément et ensemble afin de déterminer leurs effets synergiques. En fin de compte, nous espérons que cette approche intégrée permettra de mieux comprendre les mécanismes de production des IgA impliquées dans la maladie et de développer des stratégies thérapeutiques ciblées et efficaces pour prévenir leur dépôt dans les reins.

Bénéfices attendus

La NIgA est une des maladies rénales les plus fréquentes chez l'adulte, et l'une des principales causes d'insuffisance rénale terminale. Cependant, les mécanismes de cette maladie restent mal compris, rendant les traitements actuels peu spécifiques. Bien que certaines études aient mis en lumière des mécanismes impliqués, elles n'ont pas encore permis de proposer des solutions thérapeutiques adéquates. Ce projet a pour objectif premier d'identifier les caractéristiques des IgA responsables de la maladie. Ces découvertes pourraient améliorer la compréhension de celle-ci et ouvrir la voie à de nouveaux traitements, comme le développement d'anticorps qui ciblent spécifiquement les IgA anormales, ou des thérapies ciblées (géniques) visant à corriger la production de ces molécules. En cohérence avec cet objectif, dans la deuxième partie du projet nous souhaitons réussir à cibler une population cellulaire à l’origine de la production de ces IgA. Par ces traitements, nous espérons mieux caractériser ces cellules mais aussi limiter la dégradation de la fonction rénale. En somme, ce projet pourrait, à terme, conduire à des avancées significatives à la fois dans la compréhension des mécanismes sous-jacents à la NIgA et dans le développement de traitements plus spécifiques et efficaces.

Procédures

Dans ce projet, trois procédures différentes ont été définies. Dans la première, les souris recevront 2 injections, une première de la molécule capable d'empêcher la polymérisation des IgA, puis une deuxième d'IgA afin de reproduire passivement la maladie. En parallèle, un prélèvement de sang sera réalisé avant toutes injections. La seconde procédure sera réalisable uniquement si la première donne des résultats convaincants. Concernant celle-ci, un groupe recevra la molécule dans l'eau de boisson pendant 8 semaines et l'autre de l'eau de boisson classique. Pendant ces 8 semaines, 4 prélèvements sanguins seront réalisés, c’est-à-dire une fois au début du traitement puis toutes les 2 semaines. Ils nous permettront de suivre l'évolution du taux d'IgA dans le sang des souris traitées par rapport aux contrôles. Enfin pour la troisième et dernière procédure, nous souhaitons tester des traitements sur différents groupes de souris. 4 groupe seront formés, pour que le premier reçoive de la molécule d’intérêt diluée dans l'eau de boisson pendant 22 semaines. Un autre, recevra une antibiothérapie aussi diluée dans l'eau de boisson pour une durée de 8 semaines. Le troisième recevra une combinaison des 2 traitements précédents. Le traitement par la molécule d’intérêt ainsi que l'antibiothérapie seront démarrés en simultané. Cependant l'antibiothérapie ne durera que 8 semaines alors que le traitement par la molécule sera prolongé jusqu'à 22 semaines. Le dernier groupe recevra de l'eau de boisson classique afin de servir de groupe témoin.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, tous les traitements testés ont déjà fait l’objet de publications scientifiques. Pour chacun d’eux, aucun effet indésirable comme la perte de poids, la douleur, le stress ou des comportements anormaux n’ont été notifiés. Malgré le fait que les modèles utilisés dans ce projet soient immunodéprimés ou immunodéficients, aucun autre effet indésirable ou secondaire ne devrait être observé. En effet, ces modèles sont élevés dans des conditions particulières ne laissant pas leur phénotype dommageable s’exprimer en l’absence de contact avec des pathogènes. Concernant l’étape du projet utilisant le modèle murin passif de NIgA, ces souris seront manipulées plusieurs fois en peu de temps. Cela pourrait provoquer une léger stress. Néanmoins, l’expérimentation étant de courte durée, celui-ci ne se manifestera pas ou sera de courte durée. Enfin, dans ce projet, des prélèvements sanguins vont être réalisés. Ces prélèvements seront réalisés sur animaux anesthésiés, et la douleur au réveil de ceux-ci ne sera que de courte durée.

Devenir

Tous les animaux de chacune des procédures (24 + 32 + 80 = 136) seront euthanasiés à la fin de celles-ci. Le but étant d'étudier les effets des différents traitements qui leur auront été administrés de manière approfondies.

Remplacement

La néphropathie à IgA est une maladie complexe qui résulte de l'interaction de plusieurs facteurs. Les études réalisées en laboratoire sur des cellules isolées (modèles in vitro) sont utiles pour examiner certains aspects de la maladie, mais ne peuvent pas reproduire la complexité des interactions du corps humain. Par exemple, elles ne permettent pas d'observer comment les tissus et les cellules interagissent, comment le système immunitaire réagit, ou comment la maladie progresse au fil du temps. De plus, ces modèles en laboratoire ne permettent pas d'évaluer les effets des traitements de manière globale, ce qui est essentiel pour des maladies comme la NIgA. C'est pourquoi l'utilisation de modèles animaux reste essentielle pour mieux comprendre les mécanismes de la maladie et développer des traitements efficaces.

Réduction

Les manipulations seront réalisées de façon indifférente sur des mâles et des femelles, permettant ainsi une réduction du nombre d'animaux générés dans l'élevage. À la fin de l'expérimentation, les souris sont euthanasiées et tous les organes d'intérêt seront prélevés, maximisant ainsi les données obtenues par animal. Pour déterminer le nombre d'animaux nécessaires par groupe, nous nous basons sur des études précédentes publiées dans la littérature scientifique sur la NIgA. Ces études indiquent qu'un échantillon de 8 animaux par groupe est généralement suffisant pour détecter des différences statistiquement significatives avec une puissance adéquate. Pour l’analyse des expériences, nous utiliserons des tests statistiques adaptés. Cette approche rigoureuse garantit que le nombre d'animaux utilisés est le minimum nécessaire pour obtenir des résultats fiables et reproductibles.

Raffinement

Le nombre d’animaux par cage sera contrôlé pour nos expérimentations afin d’éviter le surpeuplement. De plus, une surveillance quotidienne de l’état général des animaux sera effectuée par du personnel qualifié. Des points limites seront établis et adaptés aux procédures mises en place, incluant des critères d'évaluation spécifiques pour identifier rapidement tout signe de détresse ou de souffrance. Toutes les précautions d’usage seront mises en œuvre en termes d’anesthésie et d'analgésie afin de limiter la douleur des animaux.

Choix des espèces

La souris est le modèle animal le plus adapté pour ce projet pour plusieurs raisons. Tout d'abord, le fonctionnement des reins chez la souris est similaire à celui de l'homme. Elles possèdent des structures rénales et des mécanismes de filtration proches de ceux des humains, ce qui est essentiel pour étudier des maladies rénales comme la NIgA. De plus, la majorité des modèles expérimentaux de NIgA actuellement disponibles sont murins. Ces modèles ont été bien caractérisés et validés, ce qui nous permet de bénéficier d'une base de données robuste et d'une littérature scientifique étendue. Les souris génétiquement modifiées, offrent des outils puissants pour disséquer les mécanismes sous-jacents de la maladie. Enfin, les souris présentent également l'avantage qu'elles ont un temps de génération court, sont faciles à manipuler et à maintenir. Tous les animaux seront utilisés à des âges soigneusement sélectionnés pour garantir la réalisation optimale des analyses nécessaires au bon déroulement du projet. Pour les souris immunodéficientes, nous opterons pour un spectre assez large d'âge compris entre 2 et 6 mois, car celui-ci n’aura pas d’incidence majeure sur la procédure ou les résultats obtenus. Leur âge ne constituera pas un facteur critique. En revanche, pour les souris des deux modèles reproduisant la NIgA, nous commencerons leur utilisation 4 semaines après leur naissance, au moment du sevrage. Ainsi, elles auront atteint une maturité physiologique adéquate pour des expérimentations fiables. Ce choix est essentiel, car il nous permettra d'analyser l'effet des traitements à mesure que la maladie évolue naturellement chez les souris. En synchronisant l’administration des thérapies avec l'évolution de la maladie, nous espérons mieux comprendre l'impact des interventions à différents stades de développement, et en particulier si les traitements peuvent ralentir, stabiliser ou inverser les dépôts d'IgA et les lésions rénales. Cela garantira également que les comparaisons entre les groupes traités et non traités soient réalisées dans des conditions de progression de la maladie aussi homogènes que possible. Ainsi, la planification de l'âge des souris à utiliser dans chaque phase expérimentale a été pensée pour maximiser la pertinence des observations tout en tenant compte des spécificités de chaque modèle.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Maladies des plantes
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
Lapins : 200
Souffrances
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▲ 200
▲ -
Devenir
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 200

Fournir des anticorps à des équipes de recherche publiques ou privées, à raison d'environ 2 milligrammes par animal : 200 lapins New Zealand White sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit quatre injections d'une information génétique codant l'antigène visé, par voie intradermique, intramusculaire ou sous-cutanée, puis subit trois prélèvements sanguins de 25 à 40 minutes après administration orale d'un tranquillisant. Le porteur signale de la fièvre, un inconfort modéré et l'apparition de petites boules au point d'injection, et compte deux lapins par protocole. Tous sont tués en fin de protocole parce que chaque immunisation est spécifique d'un antigène, ce qui interdit de les réutiliser ailleurs.

Objectifs

L’objectif du projet est de générer par une approche d’immunisation génique des anticorps de lapin contre des antigènes d’intérêt pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. L’immunisation correspond à un processus d’éducation et d’activation du système immunitaire contre un antigène spécifique. Parmi les différentes approches d’immunisation existantes, l’immunisation génique sera utilisée. Cette approche émergente vise à faire produire transitoirement un antigène en administrant une information génétique codant in situ pour un antigène spécifique, initiant ainsi une réponse immunitaire. Les anticorps obtenus seront utilisés dans des approches allant de la recherche au diagnostic. Le nombre de lapins prévus par protocole permettra d’obtenir une quantité suffisante d’anticorps (environ 2 milligrammes par lapin) pour une utilisation sur plusieurs années.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voire thérapeutiques. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules, d’un tissu ou d’un organe.

Procédures

4 injections en intradermique, en intramusculaire ou en sous-cutanée de l’information génétique codant pour l’antigène d’intérêt (8 minutes) 3 prélèvements (durée 25 à 40 minutes par prélèvement).

Impact sur les animaux

Les prélèvements de sang n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur), le volume de sang étant adapté au poids de l’animal en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor. Les prélèvements seront réalisés après administration par voie orale d’un tranquillisant à effet vasodilatateur, permettant de prélever le lapin dans de bonnes conditions pour le lapin et l'expérimentateur. L'injection couplée à un agent de transfection peut provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-agent de transfection). Les manipulations des lapins étant source de stress, une habituation sera mise en œuvre, afin de mettre en place une relation de confiance entre le lapin et les expérimentateurs.

Devenir

Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.

Remplacement

La méthode usuelle pour produire des Anticorps Polyclonaux (AcP) reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent généralement pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.

Réduction

Le nombre d’animaux (2 lapins par protocole) pour l’obtention de réactifs intervenant notamment dans la caractérisation de molécules thérapeutiques, a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole. La quantité d’anticorps générés sera suffisante pour des investigations poussées sans avoir à réimmuniser des animaux.

Raffinement

Les animaux sont prélevés et euthanasiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout risque d'atteinte d'un point limite et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire. L’établissement des points limites mis en œuvre se base sur 3 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec différents niveaux : normal, observer attentivement avec mise en œuvre potentielle d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement), constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Les points limites mis en place au sein de notre structure pour ce protocole permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance. Les prélèvements seront réalisés après injection d’une molécule, qui possède un effet tranquillisant, permettant une réalisation du prélèvement moins stressante pour l'animal.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est choisie avec soin. Nous prenons en compte les facteurs suivants : 1) la quantité nécessaire d'anticorps ou d'antisérum (choix d’animaux de plus grandes tailles lorsqu'on a besoin de grandes quantités d'anticorps); 2) la relation phylogénétique entre l'espèce d'où provient l'antigène protéique et l'espèce utilisée pour produire l'anticorps; 3) la fonction effectrice des AcP provenant de l'espèce productrice d'anticorps; 4) l'utilisation prévue des anticorps. Dans le cadre de cette procédure expérimentale, les lapins New Zealand White ont été retenus, car ils permettront de fournir une quantité suffisante d'anticorps, via la mise en protocole d'un nombre restreint d'individus, avec un risque d'échec du projet très faible. De plus, ces lapins sont communément utilisés pour la production d'AcP, ils sont faciles à manipuler et produisent des antisérums à titre élevé et à forte affinité. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les lapins entreront en protocole dès l’âge de 3 mois. Auparavant ils auront subi une période de quarantaine de 21 jours, en absence d’incident durant ce temps, ils seront alors aptes à rentrer en protocole.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 240
Souffrances
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▲ 60
▲ 180
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Devenir
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 240

Greffer à des souris le microbiote fécal de patients déprimés pour voir si la dépression se transmet par l'intestin : 240 souris mâles sont utilisées, 60 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 180 dans des procédures modérées, toutes tuées à l'issue pour prélever leur cerveau et séquencer leur microbiote. Elles reçoivent des gavages, des recueils de crottes en cage de collection, puis une série de tests censés mesurer un comportement de type anxieux et dépressif. Le second volet compare deux antibiotiques, la minocycline qui franchit la barrière hémato-encéphalique et la sarécycline qui ne la franchit pas. Le porteur qualifie les nuisances de modérées et le stress des tests de léger, annonce des points limites "précoces" appliqués strictement, et laisse les tests eux-mêmes sans nom, leur durée allant de cinq minutes à trois jours.

Objectifs

Dans le contexte de l'axe intestin-cerveau (soit le lien bidirectionnel entre notre intestin et notre cerveau), notre hypothèse est que le microbiote intestinal pourrait jouer un rôle central dans le développement de la dépression et l’anxiété. Pour tester cette hypothèse, nous utiliserons d’abord un modèle de souris « humanisé », les souris recevront alors du matériel fécal provenant soit de sujets sains soit de patients déprimés. . Suite à la greffe fécale, le comportement des souris sera évalué dans une série de tests visant à mesurer les comportements de type anxieux et dépressif. Ceci nous permettra d’évaluer le rôle causal du microbiote dans la symptomatologie dépressive et anxieuse. Ensuite, nous nous concentrerons sur les potentielles propriétés antidépressives de certains antibiotiques. Plus précisément, la minocycline est un antibiotique qui traverse facilement la barrière hémato-encéphalique (BHE, la barrière qui protège le cerveau) et dont l'effet antidépresseur serait lié à ses propriétés anti-inflammatoires au niveau du cerveau. À ce jour, il reste à déterminer si les effets antidépresseurs de la minocycline passent en partie par le microbiote intestinal. Pour tester cette hypothèse, nous utiliserons un modèle de souris anxio-dépressif (modèle de souris CORT) qui repose sur l’administration de la corticostérone, tout en comparant les effets de la minocycline et de la sarecycline (un antibiotique de la même classe qui ne traverse pas la BHE). D’un point de vue général, ce projet pourrait déboucher sur de nouvelles stratégies ciblant le microbiote pour le traitement de la dépression.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de déterminer l'impact du microbiote intestinal sur la réponse au traitement et d'identifier des bactéries candidates qui pourraient être utilisées comme adjuvants pour la réponse au traitement. Ce travail offre une occasion unique d'élargir nos connaissances dans le domaine hautement compétitif de l'axe intestin-cerveau. Les connaissances générées par ce projet seront, à long terme, bénéfiques pour la communauté scientifique, les industries alimentaires et pharmaceutiques et le grand public, en réduisant le fardeau économique considérable lié à la gestion de la santé mentale.

Procédures

Une partie des souris recevront des gavages. Un gavage dure approx 10 secondes. Nous effectuerons des recueils fécaux (3 crottes) sur animal vigil, dans des petites cages de collection (5 min max). Des tests comportementaux seront effectués sur les animaux afin d’évaluer le comportement de type anxio-dépréssif. Chaque souris fera chaque test une fois pendant la durée du protocole. La durée des tests comportementaux varie entre 5 minutes et 3 jours.

Impact sur les animaux

Les nuisances pour ces animaux sont modérées. Les tests comportementaux n’induisent pas de douleur mais un stress léger. Le gavage pour les transplantations fécales sera fait par des chercheurs expérimentés, réduisant donc le risque d’une fausse route ou de lésion mécanique. Néanmoins, bien que le geste technique soit maitrisé par les expérimentateurs, il peut y avoir exceptionnellement des lésions mécaniques.

Devenir

Suite au dernier test comportemental, les souris seront euthanasiés pour analyse post mortem des cerveaux et le séquençage du microbiote.

Remplacement

Dans l’état actuel des connaissances modéliser in vitro ou in silico les mécanismes biologiques des troubles anxio-dépressifs n’est pas possible. En effet, il s’agit de relier le microbiote aux désordres centraux qui peuvent associés. Par ailleurs, dans le cadre de ce présent projet, il s’agit d’évaluer également la participation des bactéries intestinales et de la barrière digestive dont le système nerveux entérique. Le recours à l’expérimentation animale est donc nécessaire pour étudier les interactions entre ces différents organes, le microbiote intestinal et le comportement anxio-dépressif.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe a été déterminé comme minimal grâce à une approche statistique, en se basant sur la littérature précédente dans le même domaine.

Raffinement

Au cours des semaines une surveillance quotidienne sera entreprise pour veiller au bien-être des animaux (quantité de boisson et de nourriture adéquats). Un suivi du poids des animaux, de la qualité de la fourrure des animaux et de la quantité de boisson ingérée sera pratiqué de façon hebdomadaire (poids, fourrure) ou tous les trois jours (prise de boisson). Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués tout au long du projet.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris car les mécanismes cellulaires développés dans la pathologie dépressive sont proches de ceux observés chez l’homme. Cette espèce est largement utilisée dans la littérature comme modèle. Le modèle de rongeur rendu dépressif par l’administration chronique de corticostérone dans l’eau de boisson a été développé et validé au sein du laboratoire chez la souris. Nous n’utilisons que des souris mâles afin de pallier les éventuelles perturbations induites par le cycle oestrien. Les animaux seront des adultes âgés de 6-8 semaines au moment de la réception, comme nous sommes intéressés par les effets comportementaux à l’âge adulte.

FECONDATION IN VITRO CHEZ LES EQUINS

(NTS-FR-378992v1 – 16/01/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Équidés : 80
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 80
 -
 -

Concilier carrière sportive et carrière reproductive des juments de valeur, et ramener en France une technique de fécondation in vitro que les éleveurs vont chercher à l'étranger : 80 équidés sont utilisés, 20 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 60 dans des procédures modérées. Les donneuses subissent une à deux ponctions folliculaires par voie vaginale sous sédation, environ 40 minutes chacune, les receveuses une injection de synchronisation, toutes six échographies. Le porteur décrit une douleur ponctuelle malgré l'anesthésie, une inflammation ou une douleur pelvienne possible ensuite, et des risques d'infection locale ou de saignement interne. Aucune jument n'est tuée, toutes sont gardées vivantes et réutilisées pour d'autres protocoles, dans un projet que le porteur rattache aux "coûts de production" de la filière équine, la sauvegarde de races locales menacées venant ensuite.

Objectifs

Depuis 60 ans la filiere équine cherche à optimiser la reproduction des equidés afin de concilier carriere sportive et reproductive. La superovulation n'étant pas fiable dans l'espèce équine, le taux de récupération des embryons est d'environ 75 % et le taux de gestation attendu après transfert est d'environ 50 à 75 %. Une seconde option consiste à produire des embryons in vitro. Cette étude concerne le développement de 2 techniques de production in vitro d’embryons : 1) intra Cytoplasmic Sperm Injection (ICSI) par injection d’un spermatozoïde dans le cytoplasme de l’ovocyte. Dans l'espèce équine cette procédure, qui nécessite un équipement de micromanipulation coûteux et un personnel expérimenté, est la seule technique qui permet actuellement une production in vitro efficace d'embryons équins dans un cadre clinique mais elle n'est pas disponible en France. Les éleveurs français qui ont recours à cette technique doivent donc envoyer les ovules collectés dans différentes cliniques étrangères. 2)FIV (Fécondation in Vitro) : récemment une méthode a été mise au point, permettant le développement d'embryons. Des taux élevés de blastocystes ont été obtenus et la naissance de trois poulains en bonne santé a été rapportée par une équipe américaine. Tout en offrant une excellente occasion d'étudier les aspects fondamentaux de la fécondation, l'application pratique de la FIV dans un cadre clinique pose encore des défis supplémentaires : 1) jusqu'à présent, la FIV n'est possible qu'avec du sperme fraîchement éjaculé, alors que la flexibilité et le potentiel d'application du sperme refroidi ou congelé-décongelé sont bien plus importants ; 2) seule une longue période de pré-incubation des spermatozoïdes de 22 heures a permis de réussir la FIV 3) avec seulement trois poulains nés, on sait peu de choses sur les effets à long terme de la FIV utilisant ce protocole de traitement du sperme sur la santé du poulain, ou sur la différence entre la FIV et l'ICSI en termes d'épigénétique L'objectif de ce projet est donc d'établir et de valider la faisabilité et l'innocuité de la technique de FIV et ICSI, avec du sperme frais et congelé.

Bénéfices attendus

L'objectif de ce projet a deux attentes: 1) optimiser la reproduction des équidés. Les coûts de production dans un élevage imposent d'optimiser la gestion des reproducteurs. Lorsque les reproducteurs ont une grande valeur génétique mais sont peu ou pas fertiles, la production d’un embryon nécessite des techniques de procréation assistée. C’est le cas pour des juments ayant des problèmes d’ovulation (le follicule se lutéinise sans libérer l’ovocyte) ou de tractus génital (oviducte ou utérus) empêchant la remontée des spermatozoïdes vers l’ovocyte, le transport de l’embryon vers l’utérus ou son implantation. C’est aussi le cas pour des étalons ayant une semence de mauvaise qualité ou des étalons morts pour lesquels le stock de paillettes congelées ne permet pas d'inséminer un grand nombre de juments 2) participer à la sauvegarde des espèces menacées dont les effectifs sont en constante diminution, au point de mettre en péril certaines races locales (anes:Grand Noir du Berry, chevaux de trait: Boulonnais ...)

Procédures

Des échographies seront réalisées sur tous les animaux (6 répétitions de ce geste par animal); l'acte dure 2 à 3 minutes. Une seule injection sous-cutanée (durée : 10 secondes) sera réalisée chez les juments receveuses pour les synchroniser et permettre le transfert embryonnaire. 1 à 2 ponctions folliculaires pour les donneuses d'ovocytes la durée de l'acte est d'environ 40mm avec la sedations et la préparation au niveau périnéale (la vulve est soigneusement désinfectée, rincée et séchée, la queue est bandée, pose de la sonde urinaire).

Impact sur les animaux

Lors de la ponction folliculaire, les juments peuvent être soumises à plusieurs nuisances. Tout d'abord, la manipulation et la contention nécessaires pour immobiliser l'animal engendrent un stress. Cette ponction, réalisée à l'aide d'une aiguille introduite à travers la paroi vaginale sous guidage échographique, peut occasionner une douleur ponctuelle malgré l’anesthésie. Une sensation de pression peut également être ressentie. Cette pratique peut provoquer des effets secondaires, tels que de la somnolence, une désorientation passagère ou un inconfort transitoire lié à l’anesthésie. Après l’intervention, une légère inflammation ou une douleur pelvienne passagère peut survenir. Les risques de complications incluent des infections locales, des saignements internes rares ou des irritations dues à la manipulation des organes reproducteurs. L’induction de l’ovulation se fait par voie sous-cutanée, ce qui peut générer du stress lors de la contention ainsi qu’une légère douleur au niveau du site d’injection. Lors de la fécondation, la préparation de l’appareil reproducteur et l’introduction d’un cathéter ou d’un endoscope peuvent entraîner un inconfort local. Ces manipulations, parfois répétées, peuvent aussi générer une gêne ou un stress supplémentaire. Bien que rares, des complications comme des infections ou des inflammations utérines peuvent survenir.

Devenir

Tout les animaux sont gardés en vie et réutilisé pour d'autres protocoles après examens vétérinaires

Remplacement

L'objectif est de développer et améliorer une technique de production in vitro d'embryons équins par FIV et ICSI. Le développement de ces techniques peut se faire en partie avec des ovocytes collectés sur des juments abattues dans des abattoirs commerciaux. Toutefois, les résultats obtenus avec des ovocytes collectés dans les abattoirs ou in vivo par ponction folliculaire sont parfois différents. Notre objectif étant de produire des embryons à partir de femelles en carrière sportive ou de femelles subfertiles, nous devons mettre au point et améliorer nos techniques sur des ovocytes collectés in vivo par ponction, sans abattage des animaux. Les embryons équins seront transférés dans des juments receveuses car il n’existe pas actuellement de système in vitro permettant le développement embryonnaire au-delà de 8 jours.

Réduction

Les lot sont établis en fonction du nombre minimal d'animaux requis pour obtenir des embryons FIV et ICSI. Un à trois embryons transférables peuvent être obtenus à la fin de la période de développement in vitro, pour chaque séance de ponction folliculaire d'une jument au début du projet. Grâce à l'expérience, ce chiffre devrait croître.

Raffinement

Notre procédure sera raffinée, minimisant les interventions. Les juments seront logées en bâtiment conventionnel sur aire paillée avec accès au pâturage, en visibilité et contact des congénères pour rendre le plus agréable possible leur environnement expérimental pendant toute la durée du projet. Les ponettes voient plusieurs fois par jours les animaliers et les expérimentateurs qui surveillent attentivement leur comportement. L’enrichissement du milieu est assuré par des brosses, des jeux, des bouts de bois à ronger. Les animaliers ont suivi une formation à la manipulation éthologique des animaux : les animaux sont habitués aux différentes procédures et les vivent sans stress. Les femelles soumises aux ponctions recevront un traitement à base de sédatifs, d'analgésiques, d'anti-inflammatoires et d'antibiotiques. Ce traitement sera précisé dans la description des procédures. Les animaux seront surveillés tout au long des procédures et après les procédures afin d'écarter tout probléme avant leur remise en troupeau.

Choix des espèces

Notre objectif étant d'améliorer les rendements de production et développement in vitro d'embryons équins grâce à la FIV et l'ICSI afin de répondre aux attentes de la filière équine française , nous sommes obligés d'utiliser cette espèce pour notre projet. Nous utiliserons des femelles adultes, pubères et cycliques pour collecter les ovocytes de bonne qualité, aptes à être fécondés (donneuses). Nous utiliserons des femelles jeunes (moins de 10 ans), cycliques pour assumer le développement embryonnaire et la gestation jusqu'au stade 25 jours (receveuses). A 25 jours l'activité cardiaque peut être visualisée lors d'un examen gynécologique. Cette activité est gage de bon développement embryonnaire et viabilité de l'embryon au départ. Toutes les juments gestantes après le transfert embryonnaire seront gardés pour le poulinage.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 5800
Souffrances
▲ -
▲ 4192
▲ 1608
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5800

5 800 souris vont être utilisées pour caractériser une lignée présentée comme modèle de la maladie d'Alzheimer, 4 192 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 1 608 dans des procédures modérées, toutes tuées pour prélever leur cerveau. Chaque animal testé reçoit dix-huit injections intra-abdominales quotidiennes, répétées à 6 et 12 mois pour une partie des groupes, passe 48 heures seul en cage métabolique à 3, 6, 12 et 16 mois, et doit nager dans un liquide opaque quatre fois par jour pendant cinq jours pour retrouver une plateforme. Les femelles reproductrices reçoivent deux injections d'hormones de superovulation, leurs embryons et leurs nouveau-nés étant prélevés pour des cultures de cellules. Le porteur écrit vouloir mettre en place des cellules issues de patients "dès que cela sera possible" pour remplacer le modèle murin, tout en programmant 5 800 souris sur cinq ans.

Objectifs

La maladie d'Alzheimer entraîne une disparition progressive des neurones dans les régions du cerveau qui gèrent certaines capacités, comme la mémoire, le langage, le raisonnement ou encore l’attention. Les cellules perdent leurs fonctions, puis meurent. En disparaissant, les neurones ne peuvent plus programmer efficacement un certain nombre d’actions, les pertes de mémoire, troubles du comportement et autres symptômes apparaissent alors. Ainsi, certaines facultés sont altérées et réduisent peu à peu l’autonomie de la personne. Mais si la maladie d’Alzheimer apparaît plus souvent chez les personnes âgées, elle n’est pas pour autant une conséquence normale du vieillissement. Notre projet d'étude consiste à caractériser un nouveau modèle de souris de maladie d'Alzheimer pour mimer au mieux la maladie et donc essayer de comprendre plus précisement tous les acteurs qui sont en jeu. Ce projet de caractérisation comprendra l’élevage du modèle de souris qui nous permettra de définir s'il est affecté ou non par la mort neuronale décrite chez les patients, l'étude de la maladie à l'aide de cultures de neurones et de microglie (les cellules protectrices des neurones) issues des embryons ou nouveau-nés de ces souris et sa caractérisation comportementale, c'est-à-dire le manque de motivation ou de mémorisation des animaux, retrouvées chez les patients, et biochimique (l'étude de tous les acteurs impliqués dans la maladie d'Alzheimer).

Bénéfices attendus

Ce projet devrait apporter des informations importantes sur tous les acteurs impliqués dans la maladie d'Alzheimer dans un modèle de souris mimant au mieux la maladie. Son but est de caractériser une nouvelle lignée, d’un point de vue comportemental (manque de motivation et de mémorisation) mais aussi en étudiant d’importantes étapes de la maladie d'Alzheimer dans le cerveau comme la mort neuronale. A partir de neurones et de microglie (les cellules protectrices des neurones) provenant des embryons ou des nouveau-nés du modèle de souris, nous étudierons également ces mécanismes de dégénérescence. Ce nouveau modèle, encore peu décrit, nous permettra sur le long terme d’étudier plus en profondeur les dysfonctions impliquées dans la maladie d'Alzheimer pour au final une meilleure compréhension de son développement.

Procédures

Les femelles utilisées pour le recueil d'embryons ou de nouveau-nés subiront un traitement par injection intra-abdominale (2 injections de 10 secondes à 48 heures d’intervalle) d'hormones de superovulation pour optiminer la fécondation, soit 2 injections x 1 dans sa vie. Les animaux impliqués dans la caractérisation comportementale (manque de motivation ou de mémorisation) subiront un traitement par injection intra-abdominale (10 secondes) 1x/jour pendant 18 jours (à 6 et 12 mois), soit 18 injections x 2 dans sa vie. Un autre groupe sera traité à 16 mois, soit 18 injections x 1 dans sa vie. Ces animaux subiront également des mesures d’activité et de distance parcourue dans la roue à l'aide de cages métaboliques (à 3, 6, 12 et 16 mois, 2 jours/2 nuits, 48 heures) pour mesurer le manque de motivation. Ils subiront aussi un test de mémoire qui consiste en 5 jours d’apprentissage (4 essais/jour de 60 secondes maximum) où l'animal devra mémoriser où se situe une plateforme dans un récipient avec un liquide opaque, puis un test où la plateforme est retirée, comportant 3 essais d’une minute le même jour. Enfin, 7 animaux de chaque âge et de chaque groupe subiront une anesthésie/analgésie par injection intra-abdominale qui permet d'obtenir rapidement une anesthésie très profonde qui dure entre 30 et 40 minutes pour des perfusions intracardiaques de produits fixants les tissus de l'animal permettant de récupérer leurs cerveaux et d'observer différents acteurs impliqués dans la maladie d'Alzheimer.

Impact sur les animaux

Notre nouveau modèle de souris de maladie d'Alzheimer devrait présenter des défauts cognitifs à un âge tardif. Nous ne savons pas encore si ce modèle est suceptible d’engendrer des effets indésirables au cours du vieillissement. Nous évaluerons donc la mort neuronale chez ces animaux jusqu’à l’âge de 16 mois. Les femelles utilisées pour le recueil d'embryons ou de nouveau-nés subiront un traitement par injection intra-abdominale (2 injections de 10 secondes à 48 heures d’intervalle) d'hormones de superovulation. Ces gestes entraineront de la contention (maintien de l'animal immobile pour l'injection) et peuvent entrainer de la douleur. Les mesures d'activité à l'aide de cages métaboliques, pour évaluer le manque de motivation, consistent à isoler les souris dans des cages individuelles 2 jours et 2 nuits consécutifs (48 heures) pour comptabiliser leurs mouvements. Ce test peut générer un état d’anxiété lié à l’isolement social. Au cours du test de mémorisation, les souris sont contraintes à nager dans l’eau, pour trouver une plateforme, qui est un environnement stressant pour les souris. La durée de chaque mesure est d'une minute, 4 fois par jour pendant 5 jours durant la phase d'apprentissage où la plateforme est présente. Et une minute, 3 fois par jour pendant 1 jour pendant la phase de test où la plateforme est retirée. Les animaux subiront un traitement par injection intra-abdominale (1x par jour pendant 18 jours à 6 et 12 mois ; 1x par jour pendant 18 jours à 16 mois pour un autre groupe d'animaux). Ce geste entrainera également de la contention et peut entrainer de la douleur. Enfin pour les perfusions intracardiaques de fixateurs permettant de récupérer leurs cerveaux et d'observer différents acteurs impliqués dans la maladie d'Alzheimer, les animaux seront profondément anesthésiés et l’exsanguination (perte d'une grande quantité de sang) entrainera la mort.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort afin de récupérer leur cerveau et effectuer les analyses biochimiques et histologiques nécéssaires au projet scientifique.

Remplacement

Pour caractériser notre nouvelle lignée de souris, nous ne pouvons pas remplacer les animaux. De plus notre projet de recherche comportent des études comportementales (manque de motivation et de mémorisation), que nous devons effectuer sur les animaux. Cependant, dès que cela sera possible, notre laboratoire souhaite mettre en place l’utilisation de fibroblastes (cellules de la peau) ou de cellules souches (capables de se transformer en n'importe quelles cellules) de patients atteints de la maladie d'Alzheimer pour compléter puis remplacer notre modèle de souris.

Réduction

L’ensemble des animaux produits pendant ces 5 années servira pour les cultures de neurones et de microglie (les cellules protectrices des neurones) et pour la caractérisation comportementale (manque de motivation et de mémorisation) et biochimique (étude de tous les acteurs impliqués dans la maladie d'Alzheimer). Nous utiliserons des tailles d’échantillons garantissant une puissance statistique suffisante tout en minimisant le nombre d'animaux utilisés dans le respect éthique de la règle des 3R (remplacement, réduction et raffinement). Le nombre de souris pour chaque procédure est déterminé avec un logiciel. Notre étude comportementale requiert des groupes de 15 à 18 animaux minimum. Cependant, pour réduire le nombre d’animaux, quand cela est possible, les mêmes groupes de souris seront utilisés pour plusieurs tests comportementaux et pour les analyses biochimiques. De plus, nous utiliserons les mêmes mâles et femelles en accouplement jusqu’à ce que les naissances diminuent. Pour les cultures de neurones et de microglie, nous accouplerons 2 femelles pour 1 mâle. Les femelles non prises seront réutilisées pour l’accouplement suivant, tout comme les mâles seront réutilisés jusqu’à une baisse de fertilité généralement attendue à 12 mois.

Raffinement

Les souris sont hébergées collectivement (jusqu'à 5) dans la zone de production de l’animalerie dans des cages comportant une maisonnette ainsi que de la ouate favorisant la nidification avec un cycle d’éclairage normal. Elles sont nourries et abreuvées à volonté. Les animaux sont régulièrement manipulés et observés par les animaliers lors du change ou par les expérimentateurs lors des pesées. La mise en place d'une grille de score et des points limites adaptés à l’hébergement et aux procédures seront appliqués. Les animaux qui auront atteint le point limite seront retirés de l'élevage ou de la procédure, traités à l'aide d'antalgique ou sérum physiologique en cas de déshydratation. Si les symptômes persistent plus d'une journée, ils seront mis à mort. Les femelles utilisées pour le recueil d'embryons ou de nouveau-nés seront habitués à l'expérimentateur 1 fois par jour pendant une semaine avant les injections. Pour tester les souris isolées dans les cages métaboliques, nous utiliserons un dispositif où les souris peuvent s'apercevoir d'une cage à l'autre. De plus chaque cage possède une roue ce qui est un enrichissement de l'environnement. Enfin, pour les souris contraintes à nager dans l'eau, une phase d’habituation sera réalisée avant le début du test. La température de l'eau sera fixée à 22°C et dès la sortie de l'eau, les souris seront séchées sur un papier absorbant.

Choix des espèces

La maladie d'Alzheimer est une maladie complexe caractérisée notamment par des altérations comportementales et cognitives. Plusieurs modèles chez la souris existent et sont largement utilisés. Ils reproduisent très bien les symptômes observés chez les patients humains. Utiliser ces modèles mimant au mieux la maladie d'Alzheimer reste pertinent et indispensable pour une meilleure compréhention de la pathologie. Ce projet ayant pour but la caractérisation d’une nouvelle lignée de souris (très peu de publications existent actuellement), nous utiliserons des embryons pour les cultures de neurones, des souriceaux pour les cultures de microglie (les cellules protectrices des neurones) et des souris adultes de 3, 6, 12 et 16 mois pour la caractérisation comportementale (manque de motivation et de mémorisation) et biochimique (étude de tous les acteurs impliqués dans la maladie d'Alzheimer). Ce projet nous permettra par la suite de cibler une fourchette d’âges plus précise pour les projets à venir.