Recherche fondamentale
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Différences sexuelles dans l’inflammation cutanée de la face induite par le CFA chez le rat mâle et femelle
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Injection sous la peau de la face d'un adjuvant qui déclenche une inflammation douloureuse, puis quatre jours de contentions au chiffon, jusqu'à trois par jour, le temps de photographier les grimaces : 12 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur retient six mâles et six femelles et se sert du côté non enflammé de leur face comme témoin, pour comparer expressions faciales et lésions selon le sexe. Il écrit ne pratiquer aucun test comportemental afin de limiter le stress lié à l'injection, et affirme que les résultats obtenus jusqu'ici ne montrent pas d'effets indésirables. Au quatrième jour, les rats sont profondément anesthésiés et mis à mort pour prélever les tissus.
Objectifs
Ce projet comporte deux objectifs : 1) Évaluer les différences sexuelles dans les expressions faciales et dans la lésion inflammatoire de la peau, avant et après l'induction de l'inflammation ; et 2) Évaluer les différences histologiques suite à l'induction d'un modèle de douleur inflammatoire au niveau de la peau de la face chez le mâle et la femelle.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de mieux comprendre le dimorphisme sexuel dans l'inflammation et d'améliorer sa mesure au laboratoire. Au travers des résultats attendus, ce travail pourrait avoir des répercussions positives sur la recherche préclinique s'intéressant aux douleurs chroniques.
Procédures
Les animaux recevront une injection sous-cutanée sous anesthésie générale (durée < 5 minutes). De brèves contentions à l'aide d'un chiffon seront réalisées (quelques secondes) pendant 4 jours, avec un maximum de 3 contentions par jour. Nous ne ferons pas des manipulations autres que celles necessaires pour prendre la face en photo (pas de test de comportement). Le jour 4, ils recevront une injection intrapéritonéale d'un mélange anesthésique (durée de l'intervention < 1 minute ; durée de l’anesthésie = terminale). Les injections sont effectuées par du personnel compétent, conformément aux bonnes pratiques de l'expérimentation animale.
Impact sur les animaux
Utilisant un modèle de douleur infammatoire, nous nous attendons au développement d’une hypersensibilité douloureuse de la region injectée. Afin de diminuer le stress lié à cette injection, nous ne ferons pas des manipulations autres que celles necessaires pour prendre la face en photo (pas de test de comportement). Les résultats obtenus jusqu'à present ne montrent pas d'effets indésirables sur les animaux.
Devenir
A la fin de la procedure, les animaux seront profondément anesthésiés et seront mis à mort pour prélever les tissus afin de réaliser une analyse histologique.
Remplacement
L’intégration de la douleur suite à l'induction de l'inflammation implique de nombreuses régions du système nerveux central et périphérique. D’après nos connaissances il n’existe à ce jour aucune méthode de remplacement capable d’intégrer tous ces éléments. C’est pourquoi, il est nécessaire de réaliser notre étude sur animal entier.
Réduction
Le nombre de 6 rats /sexe est d’après nos données antérieures au sein du laboratoire le minimum requis pour discriminer un effet statistique significatif en sachant que nous utilison le cote de la face sans inflammation comme temoin. Egalment, afin de limiter le nombre d'animaux, l'etude observationel (photographique) et histologique est realisé sur les memes animaux.
Raffinement
Les animaux seront stabulés dans des pièces ventilées, thermorégulées avec hygrométrie contrôlée. Le cycle de lumière est inversé. L’accès à la nourriture et à l’eau se fait ad libitum et le changement de la litière se fait 1 fois par semaine. Les rats sont placés 3 par cage (enrichissement social). Les animaux seront utilisés avant d'atteindre un poids supérieurs à 300g. Des rouleaux de cartons sont ajoutés pour pouvoir se cacher et grignoter. La surveillance des animaux se fera quotidiennement par les personnes compétentes du laboratoire conformément à la législation en vigueur. L’expérimentation sera réalisée après une période d’adaptation. Plusieurs critères seront surveillés quotidiennement durant tout le temps des procédures, et des points limites ont été établis par une grille de scores. S’il apparait un comportement correspondant aux points limites définis par la grille de scores, alors les animaux seront exclus de l'expérimentation et seront mis à mort.
Choix des espèces
Le rat adulte est un des modèles les plus couramment utilisés pour les études comportementales dans le domaine de la douleur. Les différents types de douleur inflammatoire sont majoritaires chez les adultes.
Etude des fluctuations de la fréquence cardiaque dans le contrôle des émotions
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système nerveux
2 660 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec pour certaines une chirurgie de deux heures pour implanter un émetteur de télémétrie et une autre d'une heure quarante-cinq pour poser une fibre optique dans le cerveau. Ces implants peuvent provoquer des douleurs pendant et après l'opération, et les souris opérées sont ensuite isolées. Viennent les tests comportementaux, dont un test aversif par groupe, sur quatre jours et jusqu'à une heure par séance, pour mesurer comment la fréquence cardiaque module la réponse à un signal de danger. L'effectif est justifié par "un logiciel statistique" et par l'expertise des deux équipes, sans qu'aucun chiffre de calcul ne soit donné pour ces 2 660 animaux.
Objectifs
Les parties centrales et périphériques du système nerveux autonome jouent un rôle clé dans la modulation de la fréquence cardiaque, cette dernière fluctuant en fonction de l’état émotionnel. Ainsi, des études cliniques suggèrent qu’une fréquence cardiaque augmentée (tachycardie) est fréquemment associée à des niveaux d’anxiété élevés. Cependant, nous ne disposons que de très peu d’information sur les mécanismes neuronaux sous-tendant la communication cœur-cerveau et la manière dont celle-ci influence les réponses comportementales associées à des signaux prédictifs de situations dangereuses ou « menaçantes ». Cette étude nous permettra de mieux comprendre les mécanismes sous-tendant la communication cœur-cerveau, ce qui constitue une première étape importante pour le développement d’approches alternatives pour le traitement de troubles anxieux généralisés. La réalisation de ce projet nécessite l'utilisation de souris mâles et femelles non génétiquement modifiées ainsi que de différentes lignées de souris transgéniques ayant une fréquence cardiaque augmentée (tachycardie) ou diminuée (bradycardie) afin de déterminer l’impact de la modulation de la fréquence cardiaque dans le contrôle des émotions.
Bénéfices attendus
A ce jour, les études visant à étudier l’impact de l’altération transitoire ou persistante de la fréquence cardiaque sur le traitement de stimuli prédictifs de menaces restent très parcellaires. De plus, la plupart des études ont été réalisées sur les mâles, alors que le dimorphisme sexuel cardiaque n’est plus à démontrer. Il est donc nécessaire de prendre en compte l’existence de ce dimorphisme sexuel cardiaque dans l’étude de l’impact de la fréquence cardiaque sur l’influence des réponses comportementales associées à des signaux prédictifs de situations « dangereuses ». Cette étude va nous permettre à la fois de mieux comprendre certains des mécanismes qui sous-tendent l’apparition de troubles anxieux, mais aussi de proposer de nouvelles approches thérapeutiques se basant sur une régulation de la fréquence cardiaque pour contrôler des réponses émotionnelles associées à des stimuli aversifs.
Procédures
La procédure prévoit : - Des injections intrapéritonéales (une injection par jour de comportement, 30secondes) - Des tests comportementaux dont certains sont aversifs : durée 45min à 1h sur 4jours (1 seul test aversif par groupe de souris) - Des actes chirurgicaux : implantation de transmetteurs pour la télémétrie (2h) ainsi que la mise en place de fibre optique dans des régions précises du cerveau (1h45)
Impact sur les animaux
La procédure prévoit actes chirurgicaux avec pose d’implants pouvant entrainer des douleurs per et post-opératoires (interventions modérées). Il sera aussi effectué des tests comportementaux pouvant entrainer un stress léger chez l’animal (interventions légères) Enfin la manipulation des animaux peut entrainer une gêne chez ces derniers (interventions légères).
Devenir
A la fin de cette procédure tous les animaux seront mis à mort afin de prélever les tissus pour analyses cellulaires et moléculaires de nos différentes lignées
Remplacement
Notre projet repose sur la caractérisation des mécanismes neuronaux et moléculaires associés à la fois aux modifications de la fréquence cardiaque et aux comportements adoptés face à des situations de danger/menace. Nous ne pouvons donc pas valider notre étude sur des modèles in vitro, l'utilisation d'animaux demeure la seule option à ce jour. La souris est l'organisme modèle le plus pertinent pour cela. En effet la bibliographie disponible montre que les souris fournissent un excellent modèle pour étudier à la fois la fréquence cardiaque et les réseaux neuronaux.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaire a été déterminé grâce à la fois à un logiciel statistique et à l’expertise acquise par les deux équipes. Cela permet d’allier réduction du nombre d’animaux et validité statistique des expériences. Les souris vont suivre consécutivement différents tests afin de diminuer à la fois le nombre d’animaux utilisé et d’obtenir un suivi longitudinal de l’étude
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe dans des environnements enrichis (paille en carton, igloo ou maison en carton). Les souris seront isolées suites aux différents actes chirurgicaux. Afin de diminuer le stress, les souris seront manipulées quotidiennement par les expérimentateurs avant chaque procédure expérimentale. Un suivi régulier sera appliqué dès le début de nos expériences. Une grille de score avec des points limites sera mise en place dès l’apparition de signes cliniques : dos vouté, poils ébouriffés, comportement anormal, stéréotypies. Si l’animal atteint un des points limites il sera euthanasié. Cependant si l’animal montre des signes de « faiblesse » : la fréquence d’observation des animaux sera augmentée et un traitement adapté à la situation sera administré (désinfectant ou analgésique). Si aucune amélioration du bien être de l’animal n’est observé il sera alors ensuite euthanasié
Choix des espèces
Les souris fournissent des excellents modèles pour l'étude des réseaux neuronaux et des changements de fréquence cardiaque à la fois chez les mâles et les femelles. Nous disposons aujourd'hui de nombreux modèles murins transgéniques qui nous permettront d'atteindre les objectifs de notre projet. De plus sa physiologie générale nous permet de nous rapprocher suffisamment de l'homme pour obtenir des données pertinentes d’un point de vue médical. Nos études seront réalisées avec des souris adultes (entre 8 semaines et 24 semaines), ce qui permettra de travailler sur une système cérébral stable, mature, qui n'évoluera pas au cours des procédures expérimentales qui prendront plusieurs semaines
Mode d’action du DPP3 sur la dysfonction cardiaque
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Deux injections dans le sinus rétro-orbital et quatre échocardiographies en une heure : 77 souris vont être utilisées, anesthésiées puis tuées sans reprise de conscience. L'objet déclaré est de savoir si une enzyme circulante, connue pour provoquer une défaillance cardiaque aiguë quand on l'injecte à des souris, entre en compétition avec les molécules du stress sur les récepteurs adrénergiques du cœur. Le porteur qualifie ces interventions d'indolores tout en reconnaissant qu'elles peuvent créer un stress par leur répétition sur un temps court. Les cœurs et les reins sont prélevés après la mise à mort, les reins partant vers une autre équipe, et la souris est retenue pour son "homologie" génétique et physiologique avec l'humain, à un âge de douze à seize semaines.
Objectifs
Les maladies cardiaques sont l'une des principales causes de mortalité dans les pays développés. L'objectif de notre laboratoire est de développer de nouvelles techniques de détection de l'inusffisance cardiaque. Certaines enzymes qui circulent dans le sang peuvent être utilisées pour détecter des défaillances cardiaques aujourd'hui. Cette expérimentation s'intéresse principalement une enzyme intracellulaire et circulante dans le sang, connue pour dégrader des petites protéines dans le corps humain. De plus, il a été montré que l’injection de cette enzyme dans des souris induit une dysfonction cardiaque aigüe, suggérant ainsi un rôle direct de cette enzyme sur la fonction contractile du cœur, rendant intéressant la modulation pharmacologique de cette enzyme circulante. Cette dysfonction cardiaque s’installe en parallèle d’un relargage important de molécules de stress (appellées catécholamines), suggérant une interférence de l'enzyme d'intérêt sur ce système. Notre objectif précis ici d’identifier si cette enzyme entre en compétition avec ces molécules sur les récepteurs alpha- et bêta-adrénergiques des cellules cardiaques. Nous pourrions ainsi comprendre le mode d’action de cette enzyme responsable de dysfonction cardiaque, et potentiellement développer une thérapeutique basée sur ce mode d’action.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de mettre en lumière le potentiel mode d’action cardiaque decette enzyme via le système catécholaminergique lors des dysfonctions cardio-circulatoires. Si nous arrivons à prouver que la dysfonction cardiaque induite par l'enzyme d'intérêt est dépendante des récepteurs cardiaques alpha, bêta 1, 2 ou 3, cela ouvre la possibilité de développer une thérapeutique très ciblée contre ces pathologies, et permettrait un criblage et une sélection bien plus précis des patients lors des essais cliniques à venir.
Procédures
Chaque groupe de souris sera soumis à une ou deux injections intra-péritonéales pour l'anesthésie chimique (une injection dure environ 10 sec), deux injections rétro-orbitaires pour deux molécules (chaque injection dure environ 10 sec) et quatre échocardiographies (chaque échographie dure 5min). A l'exception de la première injection d'anesthésiant, toutes les autres se font sous anesthésie générale, ce qui ne devrait pas induire de stress particulier chez l'animal.
Impact sur les animaux
Les souris seront soumises à plusieurs injections intra-péritonéales, rétro-orbitaires et quatre échocardiographies en l’espace d’une heure ; bien que ces interventions soient indolores, elles pourront générer un stress au animaux de fait de leur répétition sur un temps court. Néanmoins, à part la première injection d'anesthésiant, le reste des injections/manipulations se font sous anesthésie générale, ce qui ne devrait pas induire de stress chez l'animal.
Devenir
La mise à mort de tous les animaux à la fin de la procédure permettra une analyse histologique des organes d'intérêt, particulièrement le coeur et le rein (organe mis à disposition d'une autre équipe pour un projet collaboratif) ainsi qu'une analyse protéique et génétique de divers tissus selon les groupes d'appartenance des animaux.
Remplacement
Des études préliminaires sur des cellules cardiaques en culture ont été réalisées et semblent prometteuses, et ont permis de caractériser plus précisément le protocole pratiqué chez l’animal ; cependant la dysfonction cardio-circulatoire ne peut s’observer que dans un organisme vivant, nous avons donc besoin de confirmer notre hypothèse chez l’animal.
Réduction
Nous avons effectué un calcul nous permettant d’avoir le nombre précis de souris nécessaire à l’étude, et nous avons également réutilisé les résultats d’une précédente étude de notre laboratoire pour affiner nos résultats. Toutes ces données nous ont fourni le résultat suivant : 6 souris par groupe en fin de protocole au moment de la mise à mort. En prenant compte d'une perte de 15-20% durant l'expérimentation, 7 souris par groupe seront incluses en début de protocole.
Raffinement
Les souris disposeront d’une période d’acclimatation de 5 jours à leur arrivée à l’animalerie et seront observés quotidiennement par le ersonnel de l'animalerie et les expérimentateurs. La totalité du protocole se déroulera sous anesthésie chimique, en cas de besoin une deuxième injection pour maintenir l’anesthésie pourra être administrée avant la dernière échographie à 45min. Aussi, un anesthésique local sera utilisé pour réduire la potentielle douleur de l’injection rétro-orbitaire.
Choix des espèces
Les souris partagent une grande homologie génétique et physiologique avec les humains, ce qui permet de mieux comprendre les processus biologiques et les maladies chez l’humain. Ensuite, les souris se reproduisent rapidement, ce qui permet d'obtenir rapidement des cohortes expérimentales. Pour cette étude, les animaux auront entre 12 et 16 semaines d’âge pour avoir des animaux adultes car nous étudions les dysfonctions cardio-circulatoires qui interviennent principalement chez l’Homme adulte.
Détermination de la fenêtre temporelle optimale pour l’observation du manganèse dans le cerveau d’ovin
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
20 brebis vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune anesthésiée trois fois en quatre ou cinq jours pour des séances d'IRM de deux heures à deux heures trente. Elles reçoivent aussi, sous anesthésie générale, une injection de manganèse dans la cavité abdominale, un métal neurotoxique à forte dose selon le porteur, et trois injections dans la veine jugulaire pour déclencher les anesthésies. Le porteur prévoit jusqu'à 20 brebis plutôt que 12 "pour pallier les pertes éventuelles liées aux longues anesthésies successives". Toutes sont tuées sous anesthésie après les acquisitions, le porteur expliquant qu'elles ne peuvent être réutilisées faute de savoir combien de temps le manganèse reste dans leur corps. Le projet se limite à caler la fenêtre d'imagerie avant de futures études sur les circuits cérébraux des interactions sociales et sexuelles chez les moutons, et ses mises au point "bénéficieront à des appels à projet ultérieurs", écrit-il.
Objectifs
L’objectif est de mettre en place la technique d’Imagerie par Résonnane Magnétique du manganèse in vivo à l'échelle du cerveau entier chez l’ovin. Les propriétés paramagnétiques du manganèse (Mn2+) permettent son utilisation comme agent de contraste pour l'IRM (MEMRI : IRM du ManganEse). C’est un composé qui pénètre et s'accumule dans les neurones actifs, donc sa concentration intracellulaire est le reflet direct de l'activité neuronale. Cette technique permet de visualiser les changements du cerveau en réponse à des stimulis. La dynamique du Mn2+ (biodisponibilité, pharmacocinétique) dépend de l'espèce, il est donc nécessaire de réaliser des mises au point sur le cerveau d’ovin. Une première expérience pilote a été réalisée sur 5 animaux ; cette expérience nous a permis de déterminer la dose minimale de Mn2+ à utiliser. Nous avons également observé les zones de diffusion du Mn2+ 24h post administration. Il est nécessaire de compléter et d’affiner ces résultats, notamment en analysant des points de cinétique qui manquent à notre analyse : les temps 48, 72 et 96 heures post-administration de manganèse.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’établir la fenêtre temporelle optimale pour l’acquisition du meilleur contraste en IRM MEMRI. Après injection, la concentration du manganèse augmente graduellement dans les tissus du cerveau, puis sa détection atteint un plateau, persiste pendant plusieurs heures et ensuite décroit. C’est la fenêtre correspondant au plateau qu’il s’agit de déterminer chez l’ovin. Une fois cette fenêtre temporelle définie, nous pourrons réaliser les expériences d’IRM fonctionnelle. Les mises au point des conditions de dose et temps dans cette expérimentation préliminaire bénéficieront à des appels à projet ultérieurs. Ce projet est une étape clé dans la mise en œuvre des études d’IRM fonctionnelle chez les ovins en utilisant une approche MEMRI par réhaussement de manganèse.
Procédures
Entre 12 animaux et 20 animaux subiront les gestes techniques, 20 est un nombre maximal prévu pour pallier les pertes éventuelles liées aux longues anesthésies successives. Les animaux subiront 3 anesthésies sur une durée de 4 jours pour 6 à 10 animaux maximum, et 5 jours pour 6 à 10 animaux maximum, pour passage à l'IRM. La 1ère anesthésie durera 2h30, les 2 autres 2h. Ils recevront également une injection intra-péritonéale sous anesthésie générale. Ils subiront 3 injections par voie intraveineuse à la jugulaire pour induire les anesthésies (durée totale contention comprise d'une minute).
Impact sur les animaux
Bien qu’il soit un élément nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme, le manganèse est cependant neurotoxique à forte dose. Chez l’homme, il provoque maux de tête, insomnies, pertes de mémoire, instabilité émotionnelle, dystonie, tremblements, troubles du langage et des troubles de la marche. Pour chaque anesthésie les animaux pourront subir un stress lors de la manipulation. Un hématome peut apparaître lors de l’induction de l’anesthésie par voie intraveineuse.
Devenir
A la suite des acquisitions, tous les animaux seront mis à mort toujours sous anesthésie générale. En effet, ils ne pourront pas être réutilisés car nous ne savons pas combien de temps le manganèse reste dans l'organisme des animaux.
Remplacement
Cette étude d‘imagerie cérébrale permettant de déterminer la fenêtre d’acquisition optimum pour obtenir le meilleur contraste IRM ne peut être réalisée qu’in vivo. Il est en effet impossible d’étudier ou de reproduire ces expériences in vitro et encore moins in silico. Ce projet est un prérequis pour développer l’approche d’imagerie MEMRI qui permettra, ultérieurement, de mettre en place des projets longitudinaux, avec des nombres restreints d’animaux expérimentaux.
Réduction
Ce projet, qui concerne 12 animaux expérimentaux (20 animaux maximum) est nécessaire car il complétera et affinera les résultats obtenus lors d’une précédente expérience. L’évolution temporelle de la concentration de Mn2+ dans le cerveau d’ovins a été déterminée 24h, 72h et 120h après son administration. Les points 48h et 96h n’ont pas été étudiés et sont indispensables pour déterminer la fenêtre d’acquisition optimum pour obtenir le meilleur contraste. Nous avons planifié l’expérience de manière à acquérir des images IRM à deux temps post-administration de Mn2+ pour chaque animal, ce qui réduit considérablement le nombre d’animaux. Nous pensons qu’avec 4 temps d’analyse post-administration de Mn2+ et 6 animaux (10 animaux maximum) par temps (6 animaux imagés aux temps 24h et 72h et 6 animaux imagés aux temps 48h et 96h post-administration de Mn2+), la disponibilité du manganèse dans le cerveau des ovins au cours du temps pourra être modélisée par un ingénieur expert en pharmacologie. La taille de nos effectifs (6 individus par traitement expérimental) nous permettra de réaliser des analyses statistiques. Le choix des tests dépendra de la distribution des données et de l’homogénéité des variances (tests paramétriques ou non paramétriques).
Raffinement
Pour limiter les stress liés à la manipulation des brebis, les 12 brebis (20 maximum) seront regroupées pour rester ensemble toute la durée de l’expérience et former ainsi un groupe social stable. Deux semaines avant les expériences, les manipulateurs iront quotidiennement approcher les brebis, les toucher et évoluer parmi elles pour établir un contact et lors de chaque visite, nous leur donnerons à chacune une poignée de granulés comme renforcement positif, ce qui participera à leur habituation. Nous n’avons pas observé d’effet néfaste de l’administration intra péritonéale de manganèse à la dose utilisée lors de l’expérience pilote, néanmoins, les brebis feront cette fois aussi, l’objet d’une surveillance accrue dans la période qui suivra l’administration de Mn2+, et ce jusqu’à l’anesthésie pour l’imagerie suivante. Au cours de cette période, l’apparition de tremblements, les difficultés de déplacement, la prise alimentaire seront particulièrement surveillés. Nous serons attentifs à la survenue de signes de mal être (position des oreilles, port de la tête, prostration). Dans le cas où de tels signes apparaitraient, un traitement analgésique sera administré. Nous avons opté pour une administration sous endoscopie du manganèse qui permet de nous assurer de la qualité de l’injection en intrapéritonéale ainsi que de la progressivité de l’injection : sous anesthésie générale, nous pouvons adopter une vitesse d’injection réduite susceptible de limiter l’apparition d’effets indésirables. Les animaux expérimentaux seront maintenus dans des conditions adaptées aux herbivores, litière de paille et foin ad libitum. Ils seront manipulés dans le calme par des agents expérimentés. Les animaux arriveront sur la plateforme 3 jours avant le début de l’expérimentation, pour s’habituer à l’environnement. Avant l’anesthésie, et pour réduire la météorisation et assurer quand même leur confort, ils auront accès à du foin de bonne qualité en quantité limité avec abreuvement adlibitum. Les brebis seront maintenues sous O2 à la fin de chaque anesthésie pour améliorer la qualité et la rapidité du réveil. Dès que l’animal présentera les premiers signes de déglutition ou de clignement des paupières, il sera extubé.
Choix des espèces
L’espèce ovine sera utilisée dans ce protocole car cette approche d’imagerie MEMRI sera utilisée pour étudier les circuits cérébraux impliqués dans les interactions sociales et sexuelles dans cette espèce. Un lot homogène de brebis de 18 mois sera utilisé, car nous souhaitons que cette approche soit validée dans les conditions où les animaux ont terminé leur développement. Dans un premier temps, cette approche sera développée chez les brebis car ce sont elles qui sont présentes majoritairement en élevage. Elle sera ensuite transférable (dose de MnCl2+ et temps de diffusion de manganèse jusqu’à la phase plateau) chez les béliers. Un essai avec quelques individus sera réalisé plus tard pour la validation chez les mâles. Aucune différence dans la distribution cérébrale du manganèse dans le cerveau entre les mâles et les femelles n’est cependant attendue.
Etude du rôle de la SUMOylation dans la régénération intestinale.
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
Une substance ajoutée à l'eau de boisson provoque chez elles une inflammation de l'intestin : 480 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Le porteur table sur une régénération complète de l'épithélium intestinal en trois jours et sur une expérience arrêtée une semaine après l'administration, et n'attend donc ni perte de poids ni effet prolongé. Le poids, la consistance des selles, la diarrhée et la présence de sang sont pourtant surveillés deux fois par jour au titre des points limites. La mise à mort sert à prélever organes et sang, avec l'annonce qu'un maximum d'analyses sera tiré des échantillons récoltés.
Objectifs
Cette étude est la continuité d’un autre projet : Il vise à déterminer l'importance d’un processus appelé "SUMO" pour "Small Ubiquitin-like Modifier" dans la régénération de l'épithélium intestinal après lésions. Dans un contexte pathologique où des lésions mal réparées de l’épithélium conduisent à des maladies intestinales chroniques, telles que la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique, ce projet participera également dans le futur à contribuer à l’avancée des recherches pour l’élaboration de nouveaux traitements.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de mieux déterminer le rôle de la molécule appelée SUMO dans la régénération intestinale. En effet, on sait que les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) sont dues à des lésions de la paroi intestinale qui ne sont pas réparées efficacement et qui conduisent ainsi à une inflammation chronique de l’intestin. Mais les mécanismes exacts à l’origine de ces maladies sont encore mal compris et les traitements actuels, qui soignent uniquement les symptômes, ne permettent pas de guérir réellement les patients. Comme il a déjà été montré que SUMO agit sur le maintien de l’identité cellulaire et que sa diminution favorise la plasticité des cellules, notre étude nous permettra de valider également du processus appelé « SUMOylation » comme un mécanisme important impliqué dans la régénération intestinale. Cette étape permettra in fine l’élaboration de nouvelles thérapies ciblant des patients atteints de MICI.
Procédures
Les animaux seront soumis à un traitement par le DSS dans l’eau de boisson .
Impact sur les animaux
Pour l’étude de la régénération intestinales, nous induisons des lésions intestinales en administrant un produit dans l’eau de boisson des souris. Le mode d’administration par l’eau de boisson n’induit pas de douleurs au moment de l’ingestion. Le produit entrainera ensuite une inflammation de l’intestin qui peut occasionner des effets indésirables de nature modérée. Il est possible que les animaux puissent souffrir d'une légère colite, dérivée de la perte transitoire de la capacité d'absorption de l’intestin. Cependant, l'épithélium intestinal a la capacité de se régénérer complètement en seulement 3 jours à la suite d’une blessure, de telle sorte que les animaux ne subiront pas d'effets indésirables sur une durée prolongée. De plus, les animaux étant maintenus en expérience seulement une semaine au maximum après l’administration du produit, nous n’attendons donc pas de perte de poids des animaux ni d’effets secondaires additionnels durant cette courte période.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour pouvoir prélever les organes et sang nécessaires à nos analyses et évaluation de l’inflammation. Un maximum d’analyses sera effectué à partir des échantillons récoltés.
Remplacement
Il n'existe pas et il ne peut y avoir d'alternatives non animales dans l'étude du processus de régénération de l'épithélium intestinal, car il s'agit d'un processus auquel participent une multitude d'organes et de types de cellules, ainsi que le microbiote lui-même, présent à l'intérieur de la lumière de l'intestin, qui joue un rôle clé. Pour cette étude, des animaux vivants sont nécessaires car le maintien de l'ensemble du microenvironnement intestinal est essentiel, afin d'établir le rôle de chaque élément dans le dit processus.
Réduction
Les animaux auront le même fond génétique pour limiter les variations entre les lignées. - Le plus grand nombre d'analyses possible sera effectué sur chaque animal, afin d'éviter d'en utiliser inutilement. - Chaque expérience sera réalisée 3 fois de manière indépendante les unes des autres pour assurer la reproductibilité des expériences. Cependant, si les deux premières expériences génèrent des résultats identiques, la troisième ne sera pas effectuée. -La deuxième procédure ne sera faite que si la première confirme un rôle du processus appelé « SUMOylation » dans la régénération intestinale. - Les analyses statistiques seront effectuées en prenant en compte la structure des données (cages et répétitions principalement) en utilisant des modèles statistiques à effets mixtes. Les animaux contrôles seront comparés aux animaux traités par groupes de 10 (5 mâles + 5 femelles), ce qui permettra de mettre en évidence les effets attendus (d~1, effets importants) avec suffisamment de puissance (80%). - La deuxième répétition d'une expérience ne sera réalisée que si les effets néfastes sur l'animal sont minimes. En cas de découverte d'effets secondaires sévères au cours d’une expérience, le traitement sera interrompu. Les animaux ne peuvent pas être réutilisés car ils seront mis à mort au cours du processus.
Raffinement
Les symptômes attendus sont ceux de la colite. Tout au long de l’étude, les animaux seront donc surveillés tous les jours deux fois par jour pour les points limites spécifiques dans le cas de la colite (poids corporel, consistance des selles, présence de sang dans les selles et diarrhée). Afin de minimiser la douleur liée à la colite, -Du gel hydrique sera mis à disposition dans la cage pour éviter la déshydratation et faciliter le rétablissement des animaux.
Choix des espèces
La souris de laboratoire est l’espèce indispensable dans la réalisation de ce projet. Il s'agit tout d’abord d'un mammifère, dont le système digestif est essentiellement composé des mêmes structures et des mêmes types de cellules que ceux de l’Homme. L’étude de la régénération intestinale dans cette espèce est donc tout appropriée. De plus, la création de lignées génétiquement modifiées est un processus établi et relativement facile à mettre en place. Elle génère ainsi des modèles spécifiques pour étudier par exemple des types cellulaires donnés, ici cellules épithéliales intestinales et cellules souches, nous permettant ainsi de répondre à plusieurs questions. Les souris sont également faciles à entretenir et à manipuler et se reproduisent relativement rapidement. Toutes ces caractéristiques font de la souris de laboratoire un modèle idéal pour nos besoins. De jeunes souris adultes (entre 8 et 12 semaines) seront utilisées car il est nécessaire que le développement et la maturation de l'animal soient terminés, afin qu'ils n'interfèrent en aucune façon dans l'obtention de résultats, et avec un âge inférieur ou égal à 12 semaines de sorte que, de la même manière, le processus de vieillissement n’interfère pas.
Récupération de cellules circulantes
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
432 souris vont être utilisées, opérées de l'abdomen sous anesthésie générale profonde et tuées avant tout réveil. Dix lignées ont été modifiées pour ne plus exprimer telle cytokine ou tel récepteur, afin de suivre la circulation de cellules immunitaires entre les organes. Le prélèvement rend l'animal non viable, ce que le porteur donne comme raison de la mise à mort, et il situe le stress dans la contention et l'injection qui précèdent l'anesthésie. Les retombées thérapeutiques sont renvoyées au long terme, tandis que le sang et la lymphe sont déclarés impossibles à reproduire in vitro, ce qui suffit à conclure que les expériences in vivo sont "absolument essentielles".
Objectifs
Les cellules lymphoïdes innées se développent dans la moelle osseuse puis migrent vers les organes périphériques pour y devenir résidentes. Leur recirculation entre organes est peu décrite et la littérature semble parfois en contradiction. La circulation des lymphocytes dépend de nombreux facteurs, dont l’expression de récepteurs à certaines molécules appelées « cytokines ». Le mode de circulation (sanguine et/ou lymphatique) des cellules lymphoïdes innées et les mécanismes moléculaires sous-jacents à leur migration ne sont pas connu. Le but de cette procédure expérimentale est de comprendre les mécanismes déterminant de cette circulation et d’identifier les cytokines impliquées. L’étude de la circulation des lymphocytes ne peut pas se faire sur des modèles in vitro et nécessite pour sa compréhension l’utilisation de souris transgéniques. Ce projet se focalise sur l’identification des populations immunitaires qui peuvent migrer au sein d’autres organes et nous nous concentrons sur les cellules lymphoïdes innées, généralement catégorisées comme résidentes des tissus et principalement localisées aux interfaces épithéliales. Nous utiliserons un total de 432 souris mâles et femelles, âgés de 8 à 10 semaines et comprenant 10 lignées modifiées pour la non-expression de cytokines/récepteurs à cytokines et voie de signalisation. Pour comprendre la régulation de la réponse immunitaire médiée par ces cellules, nous identifierons les sous-populations qui peuvent migrer entre les différents organes, ainsi que le mode de migration et les mécanismes moléculaires associés. Les cellules lymphoïdes innées bien que résidentes sont capables de circuler et sont de mauvais pronostic dans des maladies inflammatoires comme les maladies auto-immunes ou l’asthme.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires permettant la circulation via la lymphe et la circulation sanguine des sous populations immunitaires. À court terme, ce projet permettra d’établir les différences de comportement des cellules immunitaires selon la perte de récepteur à chimiokine ou la perte de voie signalisation suspectée comme impliquée dans la mise en circulation des populations résidentes des tissus. À long terme, ces résultats pourraient participer à de futures recherches sur des stratégies thérapeutiques ciblées empêchant la mise en circulation de populations de cellules résidentes.
Procédures
La chirurgie abdominale sans réveil sera réalisée sous anesthésie générale profonde (gazeuse) précédée d’une injection en sous cutanée d’analgésique.
Impact sur les animaux
Pour une classe sans réveil, les douleurs sont largement minorées par l’antalgie et l’anesthésie, contention et injection sont les deux sources de stress avec une douleur légère de courte durée.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car le prélèvement effectué implique leur mise à mort en fin de procédure (leur état ne serait pas viable).
Remplacement
La réponse des populations immunes par leur circulation via la lymphe et/ou la circulation sanguine est très contrôlée. Le sang et la lymphe sont des environnements complexes et impossible à mimer sur des tests in vitro. Afin de pouvoir conclure sur des fonctions différentielles des cellules lymphoïdes innées et de comprendre les mécanismes moléculaires en jeu, les expériences in vivo sont absolument essentielles et aucun système in vitro assez complexe n’existe pour obtenir ces résultats.
Réduction
Afin de réduire le nombre de souris nécessaires, notre projet utilisera des mâles et des femelles car aucun biais n’a pu être démontré dans la littérature sur une capacité différentielle de migration des cellules immunitaires. Le nombre de souris à utiliser a été calculé pour obéir aux minima nécessaires à des analyses statistiques valides, condition nécessaire pour une interprétation biologique des résultats. Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures, classe sans réveil. Les animaux sont tous mis à mort car le prélèvement effectué est fatal.
Raffinement
Les 2 procédures sont uniquement pour des animaux en classe sans réveil, et l'animal sera réchauffé avant et pendant la chirurgie. Des analgésiques sont administrés avant la chirurgie, qui est réalisée sous anesthésie générale. Pendant le protocole, les animaux sont réhydratés par voie sous-cutanée toutes les heures, et les yeux sont protégés/réhydratés avec du gel. L'anesthésie est surveillée (respiration, température, profondeur par pincement de la patte, etc.), si l'animal présente une détresse respiratoire, il est mis à mort.
Choix des espèces
La souris de laboratoire, mammifère modèle, comporte tous les composants moléculaires et cellulaires clés du système immunitaire : l’analyse des nombreux lignages qui contribuent à la structure et aux fonctions complexes du système immunitaire des souris est précieuse pour appréhender la structure et les fonctions du système immunitaire humain. En outre, il existe un grand nombre de lignées de souris génétiquement modifiées et leurs utilisations permettront la réalisation d’études sur les dynamiques et mécanistiques des cellules immunitaires impliquées dans la migration/circulation. Toutes les souris seront analysées à l’âge adulte. Ceci est le stade auquel nous pensons récupérer un nombre de cellules en circulation analysable. Nous mesurerons l’effet de modifications génétiques sur la capacité des cellules immunitaires à circuler en dénombrant leurs fréquences relatives.
Suivi à long terme de lignées de souris génétiquement modifiées pouvant développer des tumeurs cérébrales
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Ataxie, aphasie, troubles respiratoires, dos voûté, poils hérissés : ces signes, notés trois fois par semaine sur une grille, déclenchent la mise à mort des souris chez qui la tumeur cérébrale se développe trop. 300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour des prélèvements terminaux, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles portent des formes modifiées d'un gène qui provoquent chez elles des tumeurs du système nerveux central entre neuf et quatorze mois, et 96 d'entre elles subissent une chirurgie de vingt minutes, 102 un prélèvement de sang. Le porteur annonce des connaissances qui "devraient" améliorer la prévention et le traitement des cancers du système nerveux, quand le suivi des animaux, lui, va jusqu'à dix-huit mois de vie avec une tumeur en croissance.
Objectifs
Notre équipe étudie le rôle d’un gène impliqué dans différents types de cancer. Dans ce projet, nous nous intéressons plus particulièrement à 2 formes modifiées de ce gène qui sont observées dans le développement de tumeurs cérébrales chez les patients Li-Fraumeni, un syndrome de prédisposition tumoral. L’objectif du projet est de réaliser un suivi à long terme et un échantillonnage de 3 lignées de souris génétiquement modifiées pour ce gène. Ces lignées nous permettront d’étudier l’initiation et la progression tumorale dans le système nerveux central (SNC) comme chez les patients Li-Fraumeni. Le développement tumoral sera suivi en utilisant différentes modalités et différents organes seront également analysés en détails au niveau histologique, métabolique et moléculaire.
Bénéfices attendus
D’une manière générale, le projet devrait générer de nouvelles connaissances permettant d’améliorer la prévention et le traitement des cancers du système nerveux central. De façon plus spécifique, il aboutira à la génération de modèles d'études inédits du syndrome Li-Fraumeni permettant de comprendre les mécanismes à l’origine du développement de tumeurs cérébrales chez ces patients. Ces modèles animaux seront utilisés pour des études mécanistiques et pour la découverte de nouveaux biomarqueurs circulants améliorant le suivi des patients.
Procédures
Procédure chirurgicale : 96 souris (20 minutes par souris). Sur animaux vigiles : prélèvement sanguin 102 souris (3minutes par souris). Les nuisances associées à ce modèle murin peuvent être : le développement d’une masse tumorale pouvant entrainer des troubles neurologiques (ataxie, aphasie notamment), des signes d'anémie, ou troubles du comportement.
Impact sur les animaux
Les caractères observables pour les animaux exprimant les formes mutées dans le SNC est le développement de tumeurs cérébrales entre 9 et 14 mois de vie. Les nuisances associées à ce développement de tumeurs peuvent être les suivantes: développement d’une masse tumorale pouvant entrainer des troubles neurologiques (ataxie, aphasie notamment), des signes d'anémie, ou troubles du comportement. Les nuisances liées à l'expérimentation seront liées aux prélèvements sanguins ou lors de la perfusion intra-cardiaque.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des prélèvements terminaux
Remplacement
Les questions posées dans le cadre de ce projet impliquent l’utilisation de modèles murins reflétant au mieux la physiologie d’un point de vue intégrée, en particulier par rapport aux mécanismes liés à la reprogrammation métabolique des cellules cancéreuses. Il n’existe à ce jour aucun modèle de substitution, et l’utilisation de souris reste la seule alternative pour l’analyse des mécanismes précoces impliqués dans l’initiation tumorale.
Réduction
Dans le cadre de ce projet, nous utiliserons 100 animaux par lignée soit 300 animaux pour les 3 lignées. Ce nombre a été déterminé à partir d'expériences comparables réalisées dans le passé et par analyse statistique, nous permettant ainsi d'estimer la variabilité expérimentale que l'on observerait pour les analyses souhaitées.
Raffinement
Un examen des animaux sera effectué 3 fois par semaine et les fiches de suivi individuel seront complétées afin de détecter les premiers signes neurologiques et comportementaux associés à l’émergence de tumeurs cérébrales (ataxie, troubles de la respiration, isolement, absence de mobilité ou agitation anormale, modification de l’embonpoint, hérissement des poils, dos voûté). La sévérité de ces signes sera déterminée selon une grille d’évaluation qui permettra la mise en place de soins éventuels ou conduira à l’euthanasie des animaux. Certains animaux ne présentant pas le génotype d’intérêt seront utilisés comme animaux compagnons pour ne pas garder d’animaux isolés. Les souris seront hébergées en portoirs ventilés à raison de 5 animaux maximum par cage. Dans chaque cage nous ajouterons de l'enrichissement (bâtonnets en coton (safe roll), frisottis, cabane en carton). Afin de réaliser les procédures de chirurgie dans les meilleures condition, nous utiliserons une combinaison d'anesthésique et d'antidouleur.
Choix des espèces
L’espèce choisie pour cette étude est la souris car elle est l’espèce qui est le mieux défini génétiquement et pour laquelle les données scientifiques de référence sont nombreuses. Les animaux seront suivis en longitudinal de l’âge de 4-6 semaines et jusqu’à l’âge de 18 mois maximum.
Caractérisation du canal sodique Nav1.1 dans un modèle murin de la maladie d’Alzheimer
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
L'unique acte prévu sur les animaux est leur mise à mort sous anesthésie générale, suivie d'une chirurgie de quinze minutes pour fixer les tissus. 144 souris sont concernées, 120 tuées sans réveil et 24 gardées vivantes comme reproducteurs pour maintenir la lignée. Elles proviennent du croisement d'une lignée modèle de la maladie d'Alzheimer, qui peut développer déficits de mémoire et activités épileptiques, avec une lignée porteuse d'un canal sodique fluorescent, croisement dont le porteur admet qu'il pourrait transmettre le même phénotype dommageable. L'effectif se déduit de la taille des portées et des analyses prévues, sans aucun calcul statistique, l'étude étant présentée comme prospective.
Objectifs
La maladie d’Alzheimer demeure à ce jour incurable. . L’un des symptômes précoces est l’apparition d’une hyperexcitabilité cérébrale, qui seraît dûe à une diminution de l’expression d'une protéine, un canal sodique . Notre étude a pour objectif de caractériser l’expression de ce canal dans un modèle murin de la maladie. Pour se faire, nous croiserons des souris modèle de la maladie d'Alzheimer avec des animaux exprimant le canal sodique fusionné à une protéine fluorescente.
Bénéfices attendus
Nous pourrons apporter à la communauté scientifique une meilleure caractérisation de l’expression du canal sodique dans le contexte de la maladie d’Alzheimer, et apprendre davantage sur les mécanismes sous-jacents à l’hyperexcitabilité cérébrale. Cela comprend une caractérisation temporelle, à savoir à quels stades de la pathologie l’expression du canal diminue, et une caractérisation spatiale, à savoir dans quelles régions cérébrales a lieu cette diminution.
Procédures
Les souris seront euthanasiées après anesthésie générale par injection d'anesthésiques , et d'analgésique en local (durée 3 minutes) avant chirurgie (15 minutes) pour fixation de tissus
Impact sur les animaux
Les animaux alzheimer peuvent au cours de leur vie développer des déficits de mémoire et parfois des activités épileptiques légères, de courte durée non convulsives. L'autre lignée ne présente pas de phénotype dommageable mais le croisement des 2 lignées de souris pourrait entrainer le même phénotype éventuellement dommageable que la lignée Alzheimer. Les animaux subiront un léger stress lors de l'injection pour l'anesthésie générale.
Devenir
L’unique procédure de l’étude correspond à l'euthanasie des animaux sous anesthésie générale pour prélèvement de tissus. Les autres animaux sont des reproducteurs (lot1 et2: 24 animaux) qui sont utilisés pour le maintien de la lignée.
Remplacement
Notre étude portant sur l’analyse de l’expression d'un canal sodique dans le contexte de la maladie d’Alzheimer, il nous est indispensable de travailler sur des modèles murins transgéniques. En effet, les outils existants ne permettant pas de détecter le canal sodique d'intérêt, des lignées cellulaires ou des échantillons de cerveaux de patients post-mortem ne nous permettraient pas d’étudier son expression.
Réduction
Le nombre d’animaux mâles et femelles a été évalué par rapport à la taille des portées des 2 lignées. Il n’y aura pas de tests statistiques puisque c’est une étude prospective pour connaitre l’expression du canal sodique au cours du temps. Le nombre d'animaux est calculé en fonction des analyses que nous devrons réaliser pour mettre en évidence le canal sodique.
Raffinement
Nous avons planifié rigoureusement et optimisé les procédures expérimentales afin de minimiser les contraintes pour les animaux. Nous raffinerons les conditions d'hébergement en rajoutant des copeaux, des bouts de bois, des feuilles de papier absorbant pour que les souris se fassent un nid, des maisonnettes car dans cette étude nous ne mesurons pas les déficits cognitifs. Par contre de nombreux points limites ont été mis en place afin de détecter/évaluer toute forme de détresse des animaux ou phénotype dommageable notamment pour la nouvelle lignée.
Choix des espèces
Notre étude portant sur la caractérisation d'un canal sodique au niveau temporel et spatial dans le contexte de la maladie d’Alzheimer, il est crucial de travailler sur des modèles vivants. Nous choisissons de travailler avec la souris en raison des nombreuses simililtudes physiologiques avec l’Homme. Nous avons ainsi choisi pour notre étude de travailler avec un modèle de souris qui présentent certains des changements pathologiques et cognitifs associés à la maladie d'Alzheimer. Notre étude comprend également l’utilisation du modèle murin qui exprime le canal sodique endogène fusionné avec une protéine fluorescente. Etant donné qu’aucun outil efficace n'existe afin de détecter le canal sodique, ce modèle permet d’analyser son expression via la protéine fluorescente. Les animaux (mâles et femelles) utilisés sont âgés de 3 – 5 – 7 – 9 et 12 mois d’âge - 3 mois d’âge : la pathologie Alzheimer n’est pas encore déclarée - 5 mois d’âge : la pathologie commence à se déclarer au niveau cérébral par la production de peptides amyloïdes, et se reflète par l’apparition de déficits cognitifs - 7 mois d’âge : la pathologie est à un stade avancé - 9 et 12 mois d’âge : la pathologie est nettement marquée au niveau cérébral (présence de plaques amyloïdes)
Rôle d’une molécule dans la progression tumorale et étude d’une thérapie ciblant cette molécule dans des modèles murins
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1 020 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 180 d'entre elles et sévère pour 840. Une partie reçoit une greffe de cellules de tumeur cérébrale par injection directe dans le crâne sous anesthésie, puis un suivi par imagerie une à deux fois par semaine pendant trente-deux semaines au maximum, avec les symptômes neurologiques, les céphalées et la perte de poids que le porteur associe à ce cancer. D'autres portent une tumeur greffée sous la peau du flanc, mesurée au pied à coulisse deux à trois fois par semaine. Le porteur décrit des cultures de cellules en trois dimensions "largement utilisées en parallèle", seules les thérapies efficaces sur ces organoïdes passant chez la souris, et conclut néanmoins que les tests précliniques sur animaux sont "indispensables".
Objectifs
Une protéine a été identifiée dans la survenue, la survie et la résistance des tumeurs du cerveau, cancers très agressifs et invasifs. Il sera vérifié ici les rôles de cette protéine en la supprimant ou en l’ajoutant au cours du développement des tumeurs. De plus, dans le but de développer un anticorps thérapeutique ciblant cette protéine, des nouveaux anticorps seront marqué par fluoresence afin de suivre leur capacité à ne cibler que les tumeurs exprimant la protéine.
Bénéfices attendus
Le cancer du cerveau étudié dans cette étude est l’une des plus fréquentes tumeurs originaires du cerveau, et en dépit des efforts de la recherche, cette pathologie reste incurable. Les traitements actuels sont très délétères et la survie des patients après diagnostic est de 12-18 mois. Cette étude déterminerait l’intérêt d’une nouvelle cible thérapeutique et participerait au développement d’un traitement supplémentaire pour la prise en charge de ces patients.
Procédures
Les souris recevant une greffe de cellules tumorales dans le cerveau subiront une seule injection intra-crânienne, sous anesthésie gazeuse et injection d’anti-douleurs en sous-cutanée (1 fois 30 minutes) en début de protocole afin d’induire le développement des tumeurs chez les souris. Ensuite elles subiront des manipulations pour les prises de poids (manipulation totale/souris = 1 minute, 2 à 5 fois par semaine) ou pour les suivis de croissance tumorale par imagerie sous anesthésie gazeuse et avec 1 injection d’une molécule permettant la visualisation (manipulation totale/souris = 10 minutes environ 1 à 2 fois par semaine) pendant toute la durée du protocole (maximum 32 semaines). Les souris recevant une greffe de cellules tumorales en sous-cutané sur le flanc subiront une injection (1 fois 40 secondes). A la suite de cette injection la souris développera une tumeur sous-cutanée. Ensuite elles subiront des manipulations pour les prises de poids (manipulation totale/souris = 1 minute, 2 à 3 fois par semaine) ou pour les suivis de croissance tumorale par des mesures au pied à coulisse (2 à 3 fois par semaine, 2 minutes de manipulation maximum donc 30 secondes d’immobilisation). L’anticorps sera administré par injection intraveineuse dans la veine de la queue (1 seule fois, 2 minutes de manipulation dont 3 secondes d’injection). Des prélèvements sanguins sont réalisés (5 fois, 2 minutes dont 2 secondes d’insertion de l’aiguille de la seringue dans la queue).
Impact sur les animaux
Toutes les souris prévues dans le protocole subiront différentes manipulations chaque semaine pouvant engendrer un stress pour des prises de poids et le suivi de la croissance tumorale. Les souris subiront également une injection intra-crânienne unique à 8 semaines, pour induire les tumeurs. Ces nuisances sont diminuées par la mise en place de précautions spécifiques à chaque geste. En particulier, l’injection intra-crânienne sera faite sous anesthésie et avec des antidouleurs adaptés. Ces animaux développeront des tumeurs avec les nuisances liées aux cellules tumorales de cancer du cerveau (symptômes neurologiques, des céphalées et une perte de poids). Certaines souris subiront des injections intraveineuses dans les veines de la queue qui pourraient entrainer un inconfort ou des inflammations au site d’injection.
Devenir
Tous les animaux porteurs de tumeurs seront mis à mort en fin de procédure expérimentale selon les critères décrits dans le projet afin de pouvoir récolter les cerveaux ou les tumeurs pour des analyses biologiques. Les animaux non porteurs ne pourront pas être réutilisés et devront également être mis à mort afin d'éviter un développement de tumeurs de manière tardive.
Remplacement
Des travaux sur des cultures de cellules cancéreuses pour lesquelles notre protéine d’intérêt a été préalablement bloquée entrainent la mort de ces cellules. Les cancers du cerveau nous intéressent pour la diversité des cellules qui les composent ainsi que toutes les interactions entre elles = microenvironnement tumoral. Ces éléments sont nécessaires à la compréhension de l’impact de notre protéine d’intérêt. D’après les publications scientifiques, cette diversité n’est pas retrouvée dans les cultures cellulaires (qui contiennent en général un nombre très limité de types cellulaire différents) mais uniquement dans les tumeurs chez la souris où l’on retrouve un microenvironnement tumoral complet avec tous les types cellulaires comme les cellules cancéreuses, les cellules immunitaires, les cellules des tissus touchés par ce type de cancer. Les test-précliniques sont aussi indispensables pour valider la capacité d’un nouvel outil thérapeuthique à atteindre la tumeur et pas d’autres sites dans le corps. Mais ce protocole reste complémentaire à des tests sur des cellules en culture en 3 dimensions appelés organoïdes largement utilisées en parallèle puisque seuls les thérapies ayant montré un effet significatif sur ces cellules tumorales en culture seront testées chez la souris.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux, dans les expériences de suivi de la croissance tumorale les lignées seront testées selon des go/no go. En effet, les lignées seront testées une par une et dès que 3 lignées parmi les 9 auront répondu à l’inhibition de la protéine, les lignées restantes ne seront pas testées. Dans l'expérience d'imagerie des anticorps par fluorescence, les souris seront utilisées pour différents temps d’imagerie (15 min, 1h45, 6h et 24h).
Raffinement
Les souris ont une période d’habituation aux expérimentateurs qui vont suivre le protocole. Les souris seront élevées et hébergées par groupes, avec un milieu enrichi pour améliorer leur bien-être (maison en carton, coton). Tout au long de notre expérience, le suivi rigoureux des animaux (pesées, suivi de la croissance tumorale etc.) plusieurs fois par semaine permettra la recherche de tout signe de souffrance. Des points limites adaptés sont mis en place au-delà desquels, si aucun moyen de correction de la douleur n’a été efficace, les souris sont mises à mort. L’implantation intra-crânienne, les injections et le suivi de croissance tumorale sont réalisés par du personnel qualifié afin de réduire au maximum le temps de manipulation et le stress des animaux avec au besoin anesthésie et anti- douleurs adaptées.
Choix des espèces
La souris sera le modèle dans ce protocole, nous utiliserons des femelles à 8 semaines pour induire la formation de tumeurs d’une manière proche à ce type de tumeurs chez l’Homme, puis nous suivrons cet avancement chez les mêmes individus. La souris est utilisée car elle permet de maintenir la diversité cellulaire dans les tumeurs qui est nécessaire à l’étude de notre protéine d’intérêt. De plus cette protéine n'est pas exprimée dans toutes les espèces mais on retrouve une forte ressemblance entre la forme humaine et murine, justifiant encore l'usage des souris. En dernier lieu, le modèle murin est compatible avec une étude en laboratoire en raison de sa petite taille, de sa manipulation aisée et des nombreux outils destinés à l'analyse des tumeurs qui n'existent pas tous pour d'autres espèces que l'homme et la souris.
Prélèvement de tissus pour sélection génétique et identification de lignées Poisson-zèbre
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
Pêchés à l'épuisette, anesthésiés par balnéation, amputés d'un morceau de nageoire caudale en cinq minutes, 3 750 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le prélèvement sert à génotyper des lignées génétiquement modifiées et à repérer celles qui portent la combinaison de gènes attendue. Le porteur affirme que la nageoire se régénère complètement en vingt jours et que la douleur au réveil reste légère, et il pratique aussi ce prélèvement sur des larves de trois jours. 2 812 poissons au bon génotype sont gardés comme géniteurs, les 938 autres sont mis à mort.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de garantir la sélection et l’identification par génotypage de lignées de "poisson-zébre" génétiquement modifiées, à phénotype non dommageable.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est l’optimisation des effectifs des animaux et la gestion des élevages d’animaux génétiquement modifiés nécessaires aux expérimentations des chercheurs. L'élevage de ces modèles permettra de valider de nouveaux traitements contre des maladies neurologiques.
Procédures
Après anesthésie par balnéation, un prélèvement de la nageoire caudale sera réalisé, ce prélèvement est limité au minimum de tissus nécessaire, la nageoire caudale est capable de régénération complète en 20 jours. Temps de la biopsie (anesthésie incluse): 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables suite au prélèvement de tissus de la nageoire caudale sont un stress léger au moment de la pêche par épuisette, de l’anesthésie et une douleur légère suite au réveil associée à la coupure. Ce projet a pour but de minimiser au maximum tout signe de nuisances.
Devenir
Les poissons présentant le génotype d'intérêt sont gardés et utilisés comme géniteurs, les animaux ne présentant pas la bonne combinaison de gènes seront mis à mort.
Remplacement
Le développement du modèle animal poisson-zèbre est pour nous un choix incontournable car l'étude des maladies humaines comme les maladies neurodégénératives nécessite de considérer l'organisme entier. Il n'existe pas de méthode de remplacement pour le génotypage des animaux.
Réduction
Les animaux produits, issus de ce projet, et utilisés en expérimentation font tous l’objet d’une analyse statistique pour permettre la détermination des lots expérimentaux et l’analyse des résultats. Chaque chercheur a défini ses outils et échantillons pour ses expérimentations qui sont évalués indépendamment. L’enjeu et l’objectif majeur d’une réduction consistent à optimiser les élevages et à limiter la surproduction d’animaux non utilisés dans les projets scientifiques. Pour cela, les chercheurs définissent et mettent en place les accouplements avec les zootechniciens pour des objectifs de production adaptés aux projets scientifiques. La production est suivie avec des rapports trimestriels avec des indicateurs de productivité adaptés. Chaque trimestre, la production peut donc être revue et réajustée. Elle sera réduite au strict besoin, limitant le nombre de prélèvements de tissus pour génotypage. Les effectifs pour chaque lignée sont discutés avec les utilisateurs, qui ont estimé leurs besoins par des méthodes statistiques. Nous nous appuyons également sur l’expérience zootechnique d’élevage, c’est-à-dire la variabilité individuelle des performances de reproduction. Afin d’améliorer nos pratiques, nous avons également mis au point un protocole de génotypage pour les larves de 3 jours, ce qui permet de sélectionner les animaux portant le génotype correct avant le stade de larve autonom. La croissance de la larve n’est pas altérée du fait des capacités de régénération de la queue en quelques jours. Le nombre d’animaux en élevage est donc réduit. Ce protocole à un stade précoce est limité au génotypage simple, sans séquençage des mutations, soit 1/4 des lignées.
Raffinement
Chez le poisson-zèbre, bien que la cicatrisation et la régénération des tissus de la queue soient rapides, les conditions d’isolement seront maintenues au strict minimum et les capacités de nage et de prise alimentaire seront contrôlées dès les premières heures après la biopsie. Une surveillance accrue au cours des 24h suivantes se fera en surveillant les points limites définis et validés avec la Structure du Bien Etre Animal: la prise alimentaire , le comportement de nage et l'activité globale .
Choix des espèces
Le poisson-zèbre est un modèle incontournable pour la création de modèle de pathologie humaine. Son développement embryonnaire rapide et externe, permet de modifier facilement son génome qui présente plus de 70% d’homologie avec celui de l’homme. La possibilité d’étudier les mécanismes biologiques dès les stades larvaires permet de suivre en microscopie à fluorescence et en comportement sensori-moteur, le développement des maladies modèlisées. Ce modèle permet de tester et valider de nouvelles stratégies thérapeutiques, qui pourront être appliquées chez l’Homme. La procédure s'applique aux animaux adultes.
Effet des opiacés sur les neurones à orexine
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Les souris utilisées ont été construites pour perdre leurs neurones à orexine, ce qui reproduit chez elles les symptômes de la narcolepsie humaine, cataplexie comprise. 36 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour la moitié et modéré pour l'autre. Elles reçoivent une injection de morphine par jour pendant quatorze jours, dont le porteur indique qu'elle provoquera une tolérance ou une hyperalgésie, et il précise que la nature même de l'étude interdit de leur administrer un antalgique. Il affirme par ailleurs qu'aucune méthode alternative ne peut remplacer ce protocole, sans dire laquelle il a examinée.
Objectifs
La narcolepsie de type 1 (avec cataplexie) est une maladie neurologique rare qui se caractérise par une hypersomnolence pendant la journée, une intrusion de composantes du sommeil paradoxal (SP) pendant l’éveil et des attaques de cataplexie. Les épisodes de cataplexie sont des pertes de tonus musculaire induites pendant l’éveil, lors d’un contexte émotionnel positif fort, provoquant souvent la chute de la personne. Les chutes peuvent être brutales et conduire à des blessures. Nous avons montré que cette pathologie est la conséquence de la dégénérescence des neurones à hypocrétine aussi connus sous le nom d’orexine. Les souris déficientes en orexine montrent l’ensemble des symptomes observés chez les patients. L’hypothèse actuelle est que la mort des neurones à orexine serait due à une attaque autoimmune ciblée. Les données en post-mortem montrent que 5-10% des neurones à orexine persistent chez les patients narcoleptiques, et que le nombre de neurones à orexine persistant semble être plus important sous l’effet de traitements de type morphinique. Du fait de l’implication de l’orexine dans différentes fonctions et de la diversité des symptômes et co-morbidités observés, nous avons récemment étudié l’hétérogénéité moléculaire des neurones à orexine. Notre objectif est aussi de comprendre pourquoi certains neurones à orexine sont épargnés et survivent à la condition autoimmune. Dans cette étude, nous avons mis en évidence 3 sous-populations de neurones sur la base de leur expression génique. L’objectif de ce projet est de déterminer quelle(s) sous-population(s) de neurones à orexine est(sont) sensible(s) à la morphine et si elle est susceptible d’être épargnée par une attaque autoimmune ou en condition de neuro-inflammation
Bénéfices attendus
La perte des neurones à orexine est la cause de la narcolepsie. Une meilleure connaissance de ces neurones et de leur diversité permettra de mieux appréhender la pathologie et ses comorbidités.
Procédures
Les souris vont soit recevoir 1 injection i.p./jour pendant 14 jours de morphine (ou de liquide physiologique). Les injections se feront sur animal vigil sous contention légère (environ 2 seconde).
Impact sur les animaux
Les souris vont soit recevoir 1 injection/jour pendant 14 jours de morphine (ou de liquide physiologique), qui va provoquer une tolérance ou une hyperalgésie à la morphine qui n’empêche pas les mouvements de l’animal.
Devenir
A la fin de la procédure ou en cas d’atteinte du point limite, les souris seront mises à mort. Le cerveau de toutes les souris sera prélevé pour des études histologiques.
Remplacement
Il n’y a pas de méthode alternative permettant de remplacer ce protocole
Réduction
Le nombre de groupes de souris et le nombre de souris par groupe sera réduit au maximum tout en préservant une puissance statistique significative. Le nombre de souris par groupe a été déterminé sur la base des études précédentes en tenant compte que des souris mâles et femelles seront incluses et que le taux de perte neuronale chez les souris orex-HA est variable d’une souris à l’autre. Ainsi le calcul de puissance à 80% indique un nombre de 8 à 10 souris par groupe (contrôle/traités, sauvage et orex-HA respectivement) pour observer une différence de 50% entre les animaux contrôles et les animaux traités.
Raffinement
Par le fait même de sa nature, l’étude ne permet pas d’administrer d'antalgiques. Les animaux sont hébergés dans des cages standards, bénéficiant d’un enrichissement social et environnemental adapté avec visites quotidiennes. Toute observation (visites au moins 1 fois par jour) de signes (points limites) tels que manque de toilettage, piloerection, altération de la posture normale (difficulté à se déplacer, se relever ou se nourrir), déshydratation, température corporelle anormale, agressivité (impossibilité pour la manipulation), vocalisations spontanées, maigreur (perte de plus de 15% du poids) ou obésité, et présence de tumeurs et/ou de lésions sur la peau (sur la face, les yeux et/ou la queue)…mettrait fin à l’expérimentation pour ces animaux par une mise à mort. Pour limiter l’angoisse due aux tests pratiqués, une habituation de minimum une semaine est réalisée au cours de laquelle les animaux sont placés dans la pièce expérimentale pendant minimum 1h puis ensuite sont exposés aux différents tests sans appliquer le stimulus. Cela permet aux animaux de s’habituer à l’environnement et à l'expérimentateur limitant ainsi l’impact du stress lié à la procédure expérimentale.
Choix des espèces
La souris orexin-HA est le seul modèle animal de narcolepsie autoimmune existant. Elle exprime l’ensemble des symptômes observés chez l’homme et montre une perte très signficative mais pas totale des neurones à orexine. Il s’agira de souris adultes (10-12 semaines au début de la procédure) ayant atteint leur maturité cérébrale, possédant déjà un système locomoteur mature, un cycle circadien et ultradien veille-sommeil stabilisé et consolidé, en cohérence avec les données rapportées dans nos précédentes publications et d’une manière générale dans la littérature chez la souris dans ce domaine des neurosciences.
Programme d’immunisation de poules pour la génération d’anticorps polyclonaux
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Troubles cardiaques
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système immunitaire
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Produire des anticorps polyclonaux à la commande, pour le compte d'équipes publiques ou privées : telle est la finalité de ce protocole, où 150 poules vont être utilisées, deux par commande, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque poule reçoit cinq injections intramusculaires d'un antigène mélangé à l'adjuvant complet de Freund, qui peut provoquer des ulcérations au point d'injection, de la fièvre et une baisse de mobilité. Le porteur présente la récupération des anticorps dans le jaune d'œuf comme un raffinement, puisqu'elle évite les prélèvements de sang, et invoque la recommandation du Centre européen pour la validation des méthodes alternatives. Les poules sont malgré tout toutes tuées au 63e jour, un animal immunisé contre un antigène ne pouvant pas, selon lui, servir à une autre commande.
Objectifs
Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces anticorps constituent des ressources largement utilisées dans des applications diagnostiques et thérapeutiques. Les anticorps polyclonaux sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ces anticorps polyclonaux trouvent des applications en biologie et en biochimie, tels que des tests de grossesses ou plus récemment pour détecter la présence du virus SARS-CoV-2. Notre société assure la production d’anticorps polyclonaux pour le compte de différentes équipes de recherches publiques ou privées. L'objectif de la présente demande est d'obtenir des anticorps polyclonaux de poule. La poule est une hôte d’intérêt, pour le développement d’anticorps dirigés contre des protéines hautement conservées chez les mammifères. Les anticorps seront produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Le protocole durera 63 jours.
Bénéfices attendus
Les anticorps polyclonaux sont des auxiliaires et des réactifs employés dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie. Ils permettront notamment d’approfondir les connaissances nécessaires pour l’avancement de la recherche et le développement de test de diagnostic voir de nouvelles pistes d’applications thérapeutiques.
Procédures
5 injections en intramusculaire de l’antigène associé à un adjuvant (10 minutes)
Impact sur les animaux
Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. L'injection en intramusculaire couplée à l’adjuvant complet de Freund peut provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-adjuvant). Les animaux sont surveillés après injection afin de vérifier qu’aucune douleur n’est apparue.
Devenir
Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole à J63.
Remplacement
La méthode usuelle pour produire des anticorps polyclonaux (AcP) reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent généralement pas une obtention aisée (en termes de temps, budgets et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.
Réduction
Le nombre d’animaux (2 poules par protocole) pour l’obtention de réactifs intervenant dans la caractérisation d’une molécule thérapeutique, a été adapté au plus juste par rapport au besoin pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole
Raffinement
Les animaux sont injectés et euthanasiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout risque d'atteinte d'un point limite et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Dans le but de repérer rapidement toute anomalie, les animaux seront suivis quotidiennement. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui jugera s’il est nécessaire de réaliser un examen clinique approfondi et interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d’un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l’animal. La recherche sur la douleur aviaire est limitée, mais une grande partie des connaissances provient de la science du bien-être avec un intérêt pour les pratiques agricoles de routine. Dans ce cadre, une attention particulière sera portée à 3 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), signes cliniques (apparence générale, aspect du plumage, ouverture des paupières, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). La récupération des anticorps à partir des œufs de poule constitue un raffinement, car les prélèvements sanguins ne sont pas nécessaires. Lors de leur hébergement, les animaux auront des conditions d’hébergement adaptées et optimales (logement, environnement, alimentation, apport en eau, soins). Les paramètres d’ambiance, l’aliment, l’abreuvement seront vérifiés quotidiennement. De plus, les poules disposeront d’un environnement enrichi (miroir, perchoir, bloc à picorer, thon, courgette, vers de farine,…)
Choix des espèces
La poule est utile pour la production d’anticorps contre des protéines de mammifères, car elle est éloignée phylogénétiquement de la classe des Mammalia. L’utilisation de poules pondeuses est en totale conformité avec le principe des 3R et cette méthode est fortement recommandée depuis un certain temps par le Centre Européen pour la Validation des Méthodes Alternatives. Il s'agit d'un raffinement du protocole de production d'anticorps, car ces derniers peuvent être extraits du jaune d’œuf sans avoir à prélever du sang sur l’animal. Un autre avantage est que les poules pondeuses sont capables de produire des anticorps en plus grande quantité, ce qui réduit le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir les anticorps. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les poules entreront en protocole dès l’âge de 5 mois. Auparavant elles auront subi une période de quarantaine de 14 jours, et si les animaux ne présentent aucun signe clinique, elles seront aptes à rentrer en protocole.