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    • Système immunitaire
Souris : 480
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480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des injections de formulations d'ARN messager, un rappel à trois semaines et des prélèvements sanguins submandibulaires répétés, avant d'être tuées deux mois après la première injection. Le porteur compare douze structures d'ARN messager pour améliorer les vaccins et affirme que l'usage de l'animal est "indispensable", faute de système reproduisant l'interaction avec l'organisme. Il présente comme seul impact la douleur de la piqûre.

Objectifs

Le projet consiste en l'augmentation de l'efficacité de la vaccination parARN. Nous voulons comparer différentes structures d’ARNm. Les fins thérapeutiques sont la vaccination ARNm. Il n'existe pas de système permettant de modéliser l'interaction croisée des ARNm de différentes structures avec l’organisme. De tels résultats ne peuvent pas être obtenus par des expériences in cellulo. C’est pour cette raison que l’utilisation de modèle animaux est indispensable pour évaluer l’impact des différentes structures d’ARNm sur la traduction des ARNm in vivo et la génération d'anticorps dirigés contre l'antigène codé par l'ARNm. Dans ce projet, nous allons tester 12 différentes structures d’ARNm pour maximiser l’expression de l’ARNm in vivo. L'optimisation des séquences d'ARNm permettra de diminuer les quantités d'ARNm injectées et de réduire les coûts des vaccins.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mettre au point des vaccins ARNm plus efficaces après injection intramusculaire ou intraveineuse.

Procédures

Les souris seront anesthésiées sous anesthésie gazeuse durant les injections intramusculaire (50µL) ou intraveineuse (200µL) des formulations ARNm. Les souris seront injectées à jour 1 avec un rappel à 3 semaines. Nous prélèverons le sang à J0, J7, J14, J21 et J28 au niveau submandibulaire (20µL avec alternance droite-gauche) pour quantifier les anticorps induits par test ELISA.

Impact sur les animaux

Nous ne nous attendons pas à une douleur suite à l’injection des formulations mis à part la douleur induite lors de l'injection liée à l'aiguille.

Devenir

tous les animaux seront mis à mort 2 mois après la première injection, délai suffisant pour évaluer la production d'anticorps.

Remplacement

L’utilisation des modèles cellulaires a déjà démontré que certaines structures augmentent la traduction des ARNm. Cependant, des études sur l'animal entier sont nécessaires pour tenir compte des interactions de l'organisme avec les formulations et les ARNm de différentes structures. Etant donné la complexité des processus mis en jeu, aucune méthode de remplacement fiable n’est disponible.

Réduction

l’effectif des souris mis en oeuvre est limité au strict minimum permettant d’obtenir des résultats exploitables statistiquement. Les différentes structures d'ARNm seront évaluées par prélèvements de sérum sur les mêmes animaux au cours du temps ce qui permettra de diminuer le nombre d'animaux. Nous réaliserons des tests statistiques.

Raffinement

les méthodes utilisées seront mises en oeuvre par du personnel formé (niveau chirurgie) et les points limites prédictifs. Les animaux seront suivis quotidiennement dès leur arrivé. Ils seront hébergés dans une animalerie confinée dans des cages de type 2 à cinq souris par cage. Les cages contiendront un enrichissement qui sera soit un tube en carton, soit un cylindre opaque soit une petite maison transparente pour souris.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris Balb/c car c'est ce modèle qui a été utilisé dans nos expériences précédentes de vaccination ARNm Le modèle souris permet d'évaluer les capacités des formulations ARNm dans une espèce à cycle de vie court où les mécanismes immunitaires sont les mêmes que chez l'Homme mais à des échelles de temps compatibles avec un criblage des nstructures ARNm. Des souris adultes (à partir de 8 semaines) ayant un système immunitaire mature seront utilisées.

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    • Système urogénital
Souris : 58
Souffrances
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58 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection quotidienne sous anesthésie locale cinq jours sur sept pendant un mois, avant que leurs ovaires soient prélevés. Le porteur étudie une protéine qui modifie l'ADN et son rôle dans l'expression d'un récepteur qu'il qualifie d'"indispensable" à la fertilité, les applications thérapeutiques restant renvoyées au long terme. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ne reproduit la complexité de l'ovaire au cours du cycle.

Objectifs

La fertilité de la femme est régulée par des hormones qui vont agir au niveau de différentes cellules de l’ovaire en se fixant sur des molécules spécifiques qu’on appelle des récepteurs. La régulation de l’expression de ces récepteurs au cours du cycle est cruciale pour assurer la fertilité de la femme. Des modifications de l’ADN au niveau des gènes de ces récepteurs permettent de réguler leur expression mais les protéines impliquées dans ces modifications ne sont pas connues. Au laboratoire nous avons observé une expression aberrante d’un récepteur normalement exprimé dans l’ovaire, dans des tumeurs de la glande surrénale. Nous avons montré que cette expression anormale est liée à l’absence d’une protéine spécifique qui est capable de modifier l’ADN. Cette protéine est aussi présente dans les cellules de l’ovaire qui expriment un récepteur nécessaire à la fertilité mais son rôle n’est pas connu. L’objectif de ce projet est de déterminer si dans l’ovaire, cette protéine qui modifie l’ADN permet la régulation de l’expression d’un récepteur nécessaire à la fertilité.

Bénéfices attendus

L’inhibition pharmacologique de l’activité de la protéine qui modifie l’ADN va permettre le tester l’hypothèse de son implication dans l’ovaire dans la régulation de l’expression du gène d’un récepteur indispensable à la fertilité chez la femme. A ce jour les molécules impliquées dans ce processus ne sont pas connues. A plus long terme, cela pourra ouvrir sur des stratégies thérapeutiques dans des pathologies où l’expression de ce récepteur est altérée comme dans certaines formes de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).

Procédures

Les animaux recevront une injection sous anesthésie locale d’une durée de 2 min 5 jours/7 pendant 30 jours.

Impact sur les animaux

La manipulation quotidienne des animaux pour les injections (5 jours/semaine) pourra générer un stress. Pour le limiter, l’injection sera réalisée par un personnel expérimenté avec du matériel stérile afin d’éviter les complications associées à ce geste, et sous anesthésie locale par crème lidocaïne. Une prise de poids en fonction de l'âge moins importante pourra être observée dans le groupe de souris recevant le traitement (nous estimons cette différence entre 10 et 20 % par rapport à un animal recevant un placebo).

Devenir

A l’issu de la procédure, tous les animaux seront euthanasiés et les ovaires seront prélevés pour les différentes expérimentations.

Remplacement

L’ovaire est un système complexe composé de cellules de la reproduction et d’autres cellules qui communiquent entre elles. Il n’existe pas de modèle cellulaire qui permette de reproduire ce qui se passe dans l’ovaire. Le récepteur nécessaire à la fertilité que nous étudions est exprimé dans différentes cellules de l’ovaire en fonction du cycle. Notre étude nécessite d’étudier la temporalité de l’expression de ce récepteur et de la protéine qui modifie l’ADN en fonction du cycle. Il n’est donc pas possible d’utiliser une lignée de cellulaire.

Réduction

Il est essentiel d'utiliser le plus petit nombre d'animaux possible sans nuire à la fiabilité des résultats. Une réflexion biostatistique a donc été intégrée à la construction du projet. En utilisant un calcul de puissance, nous avons déterminé le nombre minimum d’animaux nécessaires par groupe pour avoir des résultats exploitables statistiquement. Ce nombre minimal est de 12 animaux/groupe pour la procédure. Nous limitons ainsi le nombre d’expériences et de souris.

Raffinement

- Les conditions d’élevage et d’hébergement seront appropriées pour réduire la douleur, la souffrance, l’angoisse ou les dommages durables que pourraient ressentir les animaux : cages adaptées à l’animal et à sa taille en maintenant les animaux par deux minimums dans chaque cage, et par enrichissement du milieu par copeaux de bois/tunnel en carton et cabanes. * Souris : 5 animaux par cage au maximum - Les animaux seront observés quotidiennement par les membres qualifiés de l’animalerie et les responsables du projet afin de ne pas méconnaître les points limites précoces qui ont été définis. - Les animaux seront pesés de façon hebdomadaire pour vérifier l’innocuité du traitement - Une anesthésie locale par crème lidocaïne sera utilisée pour les injections IP.

Choix des espèces

La souris est un animal dont les étapes de la physiologie ovarienne sont bien établies. Les souris femelles seront utilisées à 8 semaines, un stade où elles sont pubères et où tous les stades de développement folliculaire seront présents dans l’ovaire.

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    • Système urogénital
Souris : 94
Souffrances
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 94

94 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les souriceaux subissent l'amputation d'une phalange pour identification, puis les mâles une hémicastration sous anesthésie avant une mise à mort par perfusion d'un fixateur sous anesthésie profonde. Le porteur étudie le rôle d'un gène dans la spermatogenèse et attend une stérilité des mâles mutants, qu'il présente comme non douloureuse. Il affirme que ce système physiologique complexe rend le remplacement par un modèle in vitro "impossible".

Objectifs

Le système rénine-angiotensine (SRA) est un système hormonal connu principalement pour son rôle dans le maintien de la pression artérielle. Des travaux ont néanmoins démontré l’implication du SRA dans d’autres processus biologiques, comme par exemple la spermatogenèse. Le SRA met en jeu ATP6AP2, qui est une protéine trans-membranaire essentielle au développement embryonnaire et au fonctionnement de nombreux organes. Chez l’Homme, le gène Atp6ap2 est exprimé dans le testicule ; il l’est également chez la souris dans les cellules de Sertoli (les cellules somatiques du testicule). Nous avons observé que l'expression de Atp6ap2 est diminuée suite à l'altération de la voie de signalisation de l'acide rétinoïque. Le gène Atp6ap2 pourrait donc être contrôlé par l’acide rétinoïque et jouer un rôle primordial dans la spermatogénèse. Nous proposons d’utiliser une approche génétique pour comprendre le rôle du gène Atp6ap2 dans la spermatogenèse. Nous créerons pour cela une lignée de souris mutantes dans laquelle nous inactiverons ATP6AP2 dans les cellules de Sertoli. Les souris mutantes seront porteuses d’une mutation spécifique des cellules de Sertoli affectant uniquement le fonctionnement testiculaire et leurs contrôles seront des souris dans lesquelles le gène codant ATP6AP2 est normal. Les protocoles mis en œuvre permettront une analyse phénotypique morphologique et moléculaire. Les observations ainsi obtenues permettront d’identifier le rôle d’Atp6ap2 dans l’altération de la voie de signalisation de l’acide rétinoïque.

Bénéfices attendus

Ce projet augmentera nos connaissances quant au rôle de l’acide rétinoïque et à celui du système SRA dans la physiologie du testicule et la différenciation des spermatozoïdes. Chez l’Homme, des altérations du système rénine-angiotensine sont associées à un risque accru de maladies cardiovasculaires, de retard mental, ou d’épilepsie. L’identification et la caractérisation d’un phénotype testiculaire supplémentaire ainsi qu’un lien avec la voie de signalisation de l’acide rétinoïque, pourrait mieux faire comprendre l'étiologie des maladies liées au SRA ce qui pourrait potentiellement améliorer le diagnostic, le traitement ou le développement de thérapies.

Procédures

Toutes les interventions décrites ci-dessous nécessitent d’immobiliser les souris avec la main (contention non traumatisante de 20 à 30 secondes). - Phalangectomie (avant l’âge de 10 jours) sur animaux vigiles pour identifier les animaux et prélever la biopsie. Réalisée 1 fois dans leur vie. - Administration d’une molécule (à 8-10 semaines) pour suivre l’évolution d’une cellule (traceur). Réalisée 1 fois dans leur vie. - Administration d’analgésique (15 minutes avant l’hémicastration). Réalisée 1 fois dans leur vie. - Hémicastration (2 heures après l’administration de traceur). Anesthésie gazeuse de l’animal dans une boîte à induction en plexiglas puis sous un masque (narcose en 2 à 3 minutes). La chirurgie (incision/prélèvement/suture) prend 10 minutes. Reprise de l’activité normale généralement observée en 15 minutes. - Administration de sérum physiologique (post-chirurgie). Réalisée 1 fois en fin de chirurgie. - Administration d’analgésique (post-chirurgie). Réalisée 1 fois par jour pendant 3 jours maximum. - Administration d’anesthésique/analgésique (à partir de l’âge de 8 jours) en dose létale pour perfuser un fixateur histologique. Etape finale réalisée 9 ou 18 jours après l’hémicastration. Les souris sous anesthésie générale profonde en moins de 5 minutes. La perfusion (10 minutes) résulte en la mort de l’animal.

Impact sur les animaux

Nous allons générer des souris porteuses d’une mutation restreinte à un type cellulaire du testicule et aucun phénotype dommageable n’est attendu ; le phénotype attendu se limitant à une stérilité non obstructive chez les mâles (Atp6ap2Ser-/Y). La phalangectomie qui sera réalisée pour identifier et génotyper les animaux sera réalisée avant l’âge de 10 jours (âge en dessous duquel les fibres nerveuses sont non myélinisées). Au cours du projet, nous privilégierons, dès qu’elles seront disponible, des techniques d’identification moins invasives et adaptées à une identification précoce de nos modèles d’étude. L’administration de substances (traceur cellulaire, anesthésique, sérum physiologique ou analgésique) entraine une douleur équivalente à celle de l’introduction d’une aiguille sous la peau. En ce qui concerne l’hémicastration, elle entraîne une douleur équivalente à une chirurgie avec laparectomie et sera donc réalisée sous anesthésie et analgésie. Elle peut également entrainer une douleur les jours qui suivent mais aussi une perte hydrique, une sécheresse oculaire, une perte de poids et une hypothermie.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés en fin de procédure pour prélever les testicules.

Remplacement

Notre étude vise à élucider la fonction testiculaire d’un gène impliqué dans le système hormonal rénine-angiotensine, dans le système physiologique complexe qu’est la spermatogénèse. Celle-ci faisant intervenir plusieurs types cellulaires, seule une approche expérimentale utilisant le modèle animal permettra de répondre à nos questions. Le remplacement par un système in vitro (1er R de la règle des 3R) est impossible.

Réduction

Le nombre d’animaux requis est calculé au plus juste pour satisfaire aux exigences de réduction du nombre d’animaux utilisés tout en assurant la qualité des résultats obtenus et la robustesse de leur validité statistique. A chaque stade de la spermatogénèse, nous comparerons et analyserons 3 mâles contrôles et 3 mâles mutants pour les analyses morphologiques ainsi que 10 mâles contrôles et 10 mâles mutants pour les analyses moléculaires. La stratégie des accouplements permet d’obtenir la moitié des animaux contrôles et l’autre moitié des animaux mutants. Etant donné que notre travail porte sur l’étude de la spermatogenèse, seuls les mâles serviront pour l’expérimentation. Les deux testicules seront le plus souvent fixés différemment et utilisés pour deux voire trois types d’analyses, ce qui répond parfaitement à une réduction du nombre d’animaux en accord avec le 2e R de la règle des 3R.

Raffinement

Dans le souci du bien-être des animaux, une surveillance de leur état de santé et des soins appropriés (analgésie) seront réalisés si nécessaires. Dans le cadre de souffrance ou d’altération du comportement des animaux des mesures correctives nécessaires seront prises rapidement en concertation avec les responsables de la structure du bien-être animal (SBEA) et le vétérinaire. Les animaux générés sont mutés dans les cellules de Sertoli du testicule ce qui n’induit aucune souffrance car le phénotype attendu se limite en une stérilité des mâles. La douleur due à la biopsie de phalange pour identification des animaux est minimisée car elle sera réalisée avant l’âge de 10 jours après la naissance, âge auquel les fibres nerveuses sont non myélinisées et les doigts des souriceaux sont séparés. Nous prendrons aussi soin de n’amputer que la phalange distale d'au maximum un doigt par patte hormis le pouce. Lors du recours à l’hémicastration, la douleur générée sera minimisée par l’administration d’un analgésique en amont de l’acte chirurgical. L’animal sera surveillé durant sa phase de réveil et placé dans une litière propre additionnée d’un nid en fibres végétales sur une plaque chauffante afin de faciliter sa thermorégulation et dans le but de diminuer son stress. Pour faciliter sa réhydratation une injection de sérum physiologique sera réalisée à la fin de la chirurgie et de la nourriture sous forme de gel sera mise à disposition au fond de la cage si nécessaire. Le raffinement (3e R de la règle des 3R) est donc appliqué dans notre projet.

Choix des espèces

La petite taille de la souris, ses nombreuses ressemblances génétiques avec l'Homme, et les facilités de modification de son génome, fait d’elle un excellent modèle pour appréhender la physiopathologie des maladies humaines. Nous avons choisi une approche de génomique fonctionnelle pour laquelle la souris est particulièrement bien adaptée (possibilité de réaliser des mutations dans le génome : temps de génération court ; génome connu, outils moléculaires). D’autre part la souris possède 99% d’identité de gènes avec l’Homme, et les mécanismes cellulaires à l’œuvre et impliquant le système rénine-angiotensine sont conservés chez l’Homme. La spermatogenèse est un processus de différenciation et de maturation qui se met en place depuis la naissance jusqu’à l’âge adulte et qui continue d’évoluer quand la souris vieillit. Il est donc nécessaire d’étudier si toutes les étapes se déroulent correctement et à un rythme normal. Nous analyserons pour cela des animaux à différent stades (10, 15, 20, 25, 35 jours 8-10 semaines et 1 an).

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    • Système nerveux
Souris : 880
Souffrances
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880 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles sont isolées socialement pendant 24 heures ou six semaines, reçoivent des injections de cocaïne et subissent des chirurgies, des tests comportementaux et des prélèvements sanguins submandibulaires que le porteur reconnaît pouvoir provoquer des hémorragies et des lésions de l'os maxillaire. L'objectif est d'étudier l'effet de l'isolement sur la rechute à la cocaïne, les retombées thérapeutiques et sociales restant énoncées comme des perspectives. Le porteur qualifie le modèle murin d'"incontournable" en neurosciences et juge "indispensable" de travailler sur un animal "entier".

Objectifs

En Europe, les troubles d’usage de substances psychoactives représentent un problème majeur de santé publique, avec environ 83,4 millions d’adultes, soit 29% de la population européenne, ayant consommé une ou des substances psychoactives au cours de l’année écoulée. Parmi ces substances, l’usage de cocaïne est en constante augmentation, notamment en raison d’une importante production massivement importée (64.000 saisies représentant 213 tonnes pour l’année 2019), qui conduit à la banalisation de son usage et le développement de comportement d’addiction. Un aspect important de cette pathologie est le risque élevé de rechute lorsque les usagers essayent d’arrêter ou simplement de contrôler leur consommation. En effet, parmi les patients pris en charge pour troubles d’usage de cocaïne, 50% ont déjà été pris en charge antérieurement pour le même trouble. Bien que les travaux de recherche fondamentale et clinique aient apporté de solides connaissances sur les mécanismes mis en jeu lors de la transition entre un usage récréatif et les troubles de l’usage, la compréhension des phénomènes de rechute reste limitée. Entre autre, l’environnement social des consommateurs semble pouvoir à lui seul participer au phénomène de rechute. Notamment, une majorité de consommateur indique souffrir d’un isolement social et d’un sentiment de solitude qui pourraient être, en partie, à l’origine des comportements de rechute. Dans ce contexte, ce projet vise à évaluer, dans un modèle murin, l’impact de l’isolement social aigu (24 heures) et chronique (6 semaines) sur les comportements liés à la cocaïne et en particulier le comportement de rechute.

Bénéfices attendus

Ce projet a le potentiel d'apporter de nouvelles connaissances fondamentales sur la manière dont notre système nerveux fait face et s'adapte à l'isolement social et sur la manière dont les conditions sociales peuvent participer aux troubles liés à l'utilisation de substances psychoactives, notamment la cocaïne. Cet aspect fondamental aidera à développer de nouvelles approches thérapeutiques. Par exemple, au niveau préclinique, notre étude apportera de nouvelles cibles neuroanatomiques pour les protocoles de stimulation magnétique transcrânienne afin de traiter certaines des conséquences de l'isolement social. En ce qui concerne les applications sociales, ces travaux aideront également les acteurs sociaux à mieux communiquer avec les personnes souffrant de troubles liés à l'usage de substances et leur famille en expliquant comment les conditions sociales peuvent aider ou aggraver leur(s) trouble(s). Ainsi, à terme, ces travaux pourraient avoir un impact positif direct sur la vie quotidienne des personnes souffrant d’isolement social et/ou de troubles de l’usage de substances et un impact économique indirect en réduisant les troubles associés à l’isolement social et en améliorant la qualité de vie de patients atteints de troubles de l’usage de substances.

Procédures

Le but de ce projet est d’étudier l’effet de l’isolement social sur les comportements d’addiction. Ainsi trois groupes de de souris seront utilisés : le premier restera groupé, le second sera isolé pendant 24h et le troisième sera isolé pendant 6 semaines. De plus, des injections aigues (1 injection unique; 30 secondes) ou chroniques [5 injections au total (1/jour) ; 30 secondes par injection] ainsi que des tests comportementaux (durée maximum 10 min) seront réalisés sur animaux vigiles. Les différentes procédures expérimentales mettront en jeu des prélèvements sanguins (maximum de 6 prélèvements par souris ; 2 prélèvements/jour au maximum avec au moins 1h entre chaque prélèvement; chaque prélèvement durera au maximum 30 sec) ainsi que des chirurgies (durée maximum 1h). L'ensemble de ces nuisances possibles sera évalué et traité afin de réduire la souffrance animale.

Impact sur les animaux

L’ensemble des procédures nécessitent un isolement social (objet de ce projet) d’une partie des animaux. Cet isolement sera soit aigu (24h) soit chronique (6 semaines) et peut créer un stress important aux animaux. Certaines des procédures de ce projet nécessitent des chirurgies pouvant induire une douleur modérée, une inflammation transitoire et/ou un inconfort pour les animaux. Les injections aigues ou répétées de cocaine peuvent induire un état de dépendance physique. De plus, la répétition des injections peut provoquer une douleur aigue transitoire, une inflammation locale au niveau du site d’injection, voire une induration. Les stimulations aversives induisent un stress transitoire aux animaux. Les prélèvements sanguins par voie submandibulaire peuvent induire une hémorragie ou encore des dommages à l’os maxillaire.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à l’issue de chaque procédure pour analyse post-mortem.

Remplacement

Au vu de notre objectif d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in silico. En effet, l’évaluation de comportement de type addictifs nécessite une observation comportementale, uniquement possible chez l’animal vigile.

Réduction

Au regard des données de la littérature, de notre expérience et de la variabilité phénotypique individuelle, nous avons réalisé une analyse statistique de puissance qui a déterminé que les données sont statistiquement exploitables et publiables avec des cohortes de 20 animaux/groupe pour le comportement, 10 pour les analyses immunohistologiques et d’analyse d’activité calcique. Bien que de nombreux groupes contrôles soient nécessaires pour ce projet (animaux groupés vs isolés, saline vs cocaïne, contrôle des virus utilisés) et que les deux sexes seront utilisés les expériences seront toujours réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, nous composerons donc toujours nos groupes dans l’optique d’obtenir le maximum d’information scientifique par test. Notamment, l’utilisation d’enregistrement longitudinaux permettra de réduire grandement le nombre d’animaux nécessaire pour cette partie du projet. De même, la combinaison de procédures comportementales avec des procédures de prélèvement sanguins permettra de ne générer qu’une cohorte de souris pour répondre à deux questions scientifiques.

Raffinement

Avant isolement et tout au long des expériences pour les animaux témoins, les souris sont hébergées en cage collective, dans un milieu enrichi (matériel de nidification et bâton)), et observés quotidiennement par l’expérimentateur, ou une personne compétente de façon à maximiser leur confort et limiter une quelconque souffrance. Les souris sont habituées à l’expérimentateur et à l’expérimentation afin de limiter leur angoisse et le stress. A l'exception du milieu enrichi (matériel de nidification et bâton), aucune condition spécifique ne sera mise en place pour les animaux isolés. L'objectif de cette étude étant d'évaluer l'effet de l'isolement social sur les comportements d'addiction, nous ne souhaitons pas ajouter d'éléments d'enrichissement qui pourraient être des éléments confondants, perturbant les interprétations des résultats. Ainsi, les animaux isolés seront hébergés dans des conditions identiques à celles des animaux groupés à l'exception de la présence de congénère. Pour chacune des procédures, des points limites adaptés ont été définis. Le bien-être animal sera évalué tout au long de l’isolement en prenant notamment en compte l’état général de l’animal, son poids et sa réactivité à la manipulation, permettant d’objectiver des points limites définis selon les directives éthiques indiquées par l’association internationale pour l’étude de la douleur et la vétérinaire désignée pourra être sollicitée pour émettre un diagnostic et mettre en place les mesures correctives adaptées si nécessaire de façon à limiter la souffrance animale. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale et analgésie per et post opératoire. De plus, après chaque chirurgie, l’état de santé des animaux sera évalué plus spécifiquement afin de rapidement pouvoir émettre un diagnostic et mettre en place les mesures correctives adaptées si nécessaire de façon à limiter la souffrance animale Enfin, le bien être animal sera également évalué lors des protocoles expérimentaux, nécessitant des injections intrapéritonéale répétée, afin d’objectiver des points limites définis selon les directives éthiques indiquées par l’association internationale pour l’étude de la douleur et la vétérinaire désignée pourra être sollicitée pour émettre un diagnostic et mettre en place les mesures correctives adaptées si nécessaire de façon à limiter la souffrance animale.

Choix des espèces

Il nous est indispensable de travailler sur un modèle animal, social, entier et complexe afin d’être dans les conditions les plus proches de la complexité humaine. Le modèle murin présente une forte homologie structurale du cerveau avec l’Homme le rendant incontournable dans la recherche en neurosciences. La souris est également une espèce sociale, permettant ainsi l’étude des effets de l’isolement social sur les comportements. Enfin, les outils viraux nécessaires à ce projet ont été développés et validés chez la souris, qui apparait encore donc comme le modèle le plus adapté à ce projet. Des animaux adultes seront utilisés (début des procédures à 8 semaines, poids supérieur à 20g) car l’étude des comportements dans nos différents modèles nécessite des systèmes neurobiologiques totalement matures.

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Souris : 300
Souffrances
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Devenir
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300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit l'ablation d'un rein et le clampage des vaisseaux de l'autre pour provoquer une insuffisance rénale aiguë, puis des mesures de fonction rénale et d'imagerie sous anesthésies répétées. Le porteur reconnaît une douleur, une hypothermie, un risque d'arrêt cardiorespiratoire et une altération de l'état général, avant un prélèvement terminal du sang, des reins et du cerveau. Il affirme que la circulation entre le rein et le cerveau ne peut être reproduite par des organoïdes et justifie ainsi le recours à la souris.

Objectifs

L'insuffisance rénale aiguë correspond à une chute brutale mais réversible de la fonction du rein. Plus de la moitié des patients en réanimation font un ou plusieurs épisodes d'insuffisance rénale aigue. Les patients atteints d'insuffisance rénale aiguë sévère présentent fréquemment des atteintes neurologiques, à type de confusion au premier plan. Cependant, les raisons de ces atteintes cérébrales ne sont pas connues. L’hypothèse la plus répandue est celle d'une altération de la barrière existant entre le sang et le cerveau (barrière hémato-encéphalique), suivie d’une augmentation de l'inflammation cérébrale. L'objectif du projet est de comprendre pourquoi et comment une insuffisance rénale aiguë induit ces troubles neurologiques, en utilisant la souris comme modèle.

Bénéfices attendus

La meilleure compréhension des atteintes cérébrales au cours de l'insuffisance rénale aiguë permettra de développer des stratégies de prévention de ces atteintes cérébrales chez les patients.

Procédures

(1) Tous les animaux du projet seront soumis à une intervention chirurgicale qui consiste à ôter le rein droit et à poser un clamp autour des vaisseaux du rein gauche sous anesthésie générale et une prise en charge analgésiques pré et post-opératoire. Cette chirurgie dure entre 20 et 30 minutes. (2) Tous les animaux seront sourmis à la mesure de la fonction rénale qui nécessite une anesthésie gazeuse pour injecter par voie intraveineuse le traceur fluorescent et installer sur le dos de l'animal un capteur de fluorescence miniaturisé. Cette partie dure 5 minutes. Une deuxième anesthésie est nécessaire 2h plus tard pour retirer le capteur. Cette partie ne dure que 2 minutes. (3) Les animaux seront impliqués soit dans i) une injection intraveineuse unique d'une solution (une minute sous anesthésie gazeuse), ou ii) 3 administrations par jour par voie orale d’un médicament (quelques secondes sur animal vigile), ou iii) 1 injection intra-veineuse d’un marqueur isotopique suivie d’une imagerie (2 sessions à 24h d'intervalle, 30-60 minutes sous anesthésie gazeuse). (4) Enfin, tous les animaux seront soumis à un prélèvement sanguin terminale sous anesthésie et analgésie suivi d’une euthanasie par une méthode réglementaire en vue des différents prélèvement et analyses.

Impact sur les animaux

La chirurgie et l'induction d'une insuffisance rénale aigue provoquent indubitablement une douleur, une altération de l'état général et un stress de l'animal : - hypothermie et douleur provoquées par la procédure chirurgicale nécessaire pour la néphrectomie et la pose du clamp vasculaire (ouverture des plans cutanés et musculaires, sutures); - risque de détresse respiratoire et d'arrêt cardio-respiratoire lors de la chirurgie; - altération de l'état général : perte de poids, déshydratation; - stress induit par des manipulations quotidiennes. Les tests neurocomportementaux et l'administration du médicament par avoie orale induisent également un stress dû à la manipulation par l'expérimentateur et aux tests eux-mêmes.

Devenir

Les 300 animaux du projet seront euthanasiés afin de prélever le sang, les reins et le cerveau pour analyse.

Remplacement

Notre projet porte sur la caractérisation des conséquences d'une maladie du rein sur le cerveau. Notre hypothèse est que l'altération des fonctions cognitives observées chez les patients souffrant d'une insuffisance rénale aigue est due à la libération par le rein de molécules toxiques. Ces dernières vont abîmer la barrière hémato-encéphalique, ce qui va permettre leur passage dans le cerveau et provoquer ainsi des dommages. Notre projet nécessite donc l'existence d'une circulation sanguine entre le rein et le cerveau, qu'il est actuellement impossible de reproduire en utilisant des organoïdes ou autres modèles en 3D. De plus, pour caractériser les atteintes neurologiques fonctionnelles, nous devons réaliser des évaluations neuro-comportementales des animaux, qui ne sont pas non plus modélisable in vitro.

Réduction

Le nombre d'animaux pour ce projet est de 300. Nos expériences préliminaires ont permis d’évaluer l’hétérogénéité des atteintes rénales dans notre modèle. Dans le cas de l'ischémie-reperfusion, des lots de 10 animaux sont nécessaires pour mettre en évidence les différences observables entre les groupes d’animaux, et s’assurer de la reproductibilité de ces résultats d’une série à l’autre. Chaque procédure sera effectuée deux fois sur des lots indépendants. L'imagerie nucléaire cérébrale nous permettra d'évaluer la cinétique de l'atteinte de la barrière hémato-encéphalique après insuffisance rénale aiguë de façon répétée dans le temps chez les mêmes animaux, et ainsi de réduire le nombre d'animaux utilisés. Les tests statistiques adaptés seront utilisés pour comparer les groupes d'animaux.

Raffinement

Les nuisances seront réduites au maximum grâce à l'utilisation de mesures de raffinement appropriées. Le bien-être des animaux est assuré par un enrichissement de leur environnement grâce à l'utilisation d'une litière à base de cellulose composée de plusieurs éléments, de tailles différentes (matière compacte initialement, décompactée par les animaux) et de morceaux de bois à ronger, dans toutes les cages. Des points limites ont été définis. Les animaux sont observés quotidiennement et pésés régulièrement. Si une agressivité est observée, des abris seront placés dans la cage. Pour assurer le bien-être des animaux pendant et après la chirurgie, les actes chirurgicaux s'accompagneront d'une prise en charge péri-opératoire de la douleur. Le bien-être des animaux sera également assuré par une surveillance quotidienne de l’aspect et de la motricité ainsi que d'une pesée quotidienne pendant toute la durée du protocole.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris car nous maitrisons le modèle d'ischémie et les méthodes d'anlyse dans cette espèce, avec lequel nous travaillons depuis des années. De plus, nous avons reproduit chez la souris de nombreux aspects de la maladie rénale observés chez l'être humain, ce qui confirme sa pertinence. Tous les animaux sont des mâles C57Bl/6JRj fournis par un éleveur agréé. Ils sont livrés à l'âge de 7 semaines. Une période d'acclimatation de 2-3 semaines est respectée avant le début des procédures. Les animaux sont donc soumis aux procédures à l'âge de 9-10 semaines. Des animaux jeunes sont utilisés pour éviter l'accumulation de tissu graisseux qui peut gêner l'interruption de la circulation au niveau des vaisseaux rénaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 826
Souffrances
▲ 144
▲ -
▲ 682
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 826

826 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures dont la souffrance déclarée va du sans réveil au modéré. Modèles génétiques de l'hémochromatose, elles reçoivent des injections et des prélèvements sanguins répétés, certaines subissant une chirurgie abdominale sous anesthésie. Le porteur cherche à comprendre le rôle d'une hormone intestinale dans l'absorption du fer et à tester des composés mimant cette hormone, en renvoyant les retombées thérapeutiques au long terme. Il justifie l'usage de la souris par le fait qu'elle constitue le "modèle pathologique" de la maladie.

Objectifs

L’hémochromatose est une maladie de surcharge en fer fréquente. La surcharge induit une défaillance des organes vitaux au cours du vieillissement. Cette surcharge en fer est notamment due à une hyper absorption du fer par le duodénum (partie supérieure de l’intestin). Cependant il existe très peu de traitement, la diminution du fer par des médicaments et/ou les saignées sont les principales lignes de traitement. Ces traitements ne visent pas à réduire l’absorption du fer (intestin) mais seulement à diminuer le contenu en fer de l’organisme. L’hormone du fer est produite majoritairement par le foie et est le stabilisateur du taux de fer dans l’organisme. Une production de l’hormone du fer a été décrite également au niveau intestinal. Le premier objectif de ce projet est de déterminer le rôle de cette hormone produite par l’intestin dans la régulation de l’absorption du fer. En parallèle, de nouveaux outils thérapeutiques mimant l’hormone du fer ont été développés. Ces outils thérapeutiques pourraient diminuer l’absorption du fer. Le deuxième objectif de ce projet est donc de montrer l’efficacité de ces nouveaux outils thérapeutiques dans des modèles murins de surcharge en fer (hémochromatose).

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont, à court terme, la découverte du nouveau rôle de l'hormone intestinale dans l'absorption du fer et à plus long terme au développement de nouveaux outils thérapeutiques pour diminuer l'absorption du fer dans l'hémochromatose.

Procédures

Sur animaux vigiles : -Contention pour injection en intrapéritonéal (15 secondes par souris (contention + injection)) -Contention pour injection en sous cutanée (15 secondes par souris (contention + injection)) - Prélèvement sanguin (30secondes). Sur animaux anesthésiés -Chirurgie abdominale ( 5 minutes par souris) -Tonte de l’abdomen (30 secondes par souris). -Prélèvement sanguin (30 secondes par souris)

Impact sur les animaux

Les souris subiront un stress lors de l’anesthésie, de la contention, des injections et du gavage.

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux seront mis à mort afin de prélever les organes pour des analyses.

Remplacement

Nous utilisons un modèle murin car c'est le modèle murin pathologique de l'hémochromatose. Nous avons besoin de l'utilisation de l'animal pour que l'effet thérapeutique des lactocoques soit relevant.

Réduction

Un nombre minimum d'animaux sera inclus dans chaque groupe mais toutefois suffisant pour assurer la robustesse de l’expérience et appliquer des tests statistiques entre les différentes conditions. L'étude statistique permet de calculer au plus juste le nombre d'animaux à utiliser.

Raffinement

Les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum et vivent en groupes sociaux. Le milieu est enrichi. Les animaux seront quotidiennement surveillés. De plus, toutes les procédures se font avec des anesthésiques et des analgésiques si nécessaire. Dans chaque procédure, des grilles de points limites ont été établie et que des mesures seront prises en fonction de ces évaluations.

Choix des espèces

Nous utilisons le modèle murin car nous utilisons des souris transgéniques, modèles de la pathologie étudiée. Les souris seront âgées de 3-4 semaines juqu'à 7-8semaines car ce modèle de souris présente une surcharge en fer dès 2 mois. Un autre lot de souris sera utilisé à l'âge de 8-10 semaines. AMENDEMENT : La lignée murine Hbb th1/th1 représente un autre modèle de surcharge en fer qui est secondaire. L'utilisation de ce modèle murin permet d'élargir les domaines d'application de ces probiotiques.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 480
Souffrances
▲ -
▲ 320
▲ 160
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 480

480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie subit une chirurgie cérébrale d'injection virale d'une heure, puis toutes passent des tests de mémoire, dont un test d'orientation spatiale en milieu aquatique que le porteur reconnaît stressant pour la souris. L'objectif est d'étudier le rôle du répresseur REST dans un modèle génétique de la maladie d'Alzheimer, les bénéfices pour les patients restant renvoyés à de futures cibles pharmacologiques. Sur le remplacement, il affirme que l'évaluation de la mémoire par des tests comportementaux ne peut se faire sans animal vivant.

Objectifs

La maladie d'Alzheimer est une neuropathologie qui implique l'altération de nombreux mécanismes moléculaires. Malgré les progrès récents, la caractérisation physiopathologique de cette maladie reste incomplète, ce qui entrave le développement de traitements efficaces. Comprendre comment l’expression des gènes qui jouent un rôle dans la formation et la rétention des souvenirs est dérégulée dans le contexte de la maladie d’Alzheimer constitue une approche prometteuse et peut contribuer à l'identification de cibles pharmacologiques potentielles.

Bénéfices attendus

Ce projet examinera et comparera systématiquement les mécanismes comportementaux, cellulaires et moléculaires des troubles cognitifs associés à la pathologie Alzheimer. De plus, ce projet complètera les connaissances actuelles sur les troubles cognitifs dans le cerveau pathologique. Outre sa contribution à la résolution des problèmes économiques et sociaux associés aux troubles cognitifs survenant au cours du vieillissement, ce projet fournira des informations importantes sur le rôle des régulateurs de l'expression de gènes dans les fonctions cognitives. Ce point est très important au vu du nombre croissant de publications sur le dysfonctionnement de la mémoire dans le vieillissement normal et pathologique. Nous sommes convaincus que les résultats de ce projet seront exploités par une large communauté de neuroscientifiques, de pharmacologues et d'industries pharmaceutiques intéressés par les aspects développementaux du cerveau et de ses troubles. En outre, l'identification des mécanismes cellulaires et moléculaires qui sous-tendent le déficit de mémoire lié à l'âge, fournira de nouvelles perspectives dans la compréhension du déficit cognitif lié à la maladie d'Alzheimer.

Procédures

Les animaux auront une chirurgie de 60 minutes maximum au cours de laquelle ils recevront une injection d’un petit virus non toxique et non pathogène permettant de transférer du matériel génétique dans le génome de l’hôte. On évaluera ensuite leur mémoire par un test d’exploration d’objets (Familiarisation : 10 minutes ; Apprentissage : 10 minutes ; Test : 10 minutes) ainsi que lors d’un test d'orientation spatiale (Familiarisation : 5 minutes ; Apprentissage : 20 minutes ; Test : 1 minute). Les animaux qui n’auront pas de chirurgie seront exposés à un environnement enrichi sur une durée de 10 jours avant d’évaluer leur mémoire. L’environnement enrichi consiste à placer les animaux dans une grande cage contenant des roues d'activités, des labyrinthes, un abri dans lequel les souris peuvent se cacher et de l’eau et de la nourriture à volonté.

Impact sur les animaux

Une opération chirurgicale, ne durant pas plus de 30 minutes au maximum, sera effectuée sur certaines souris, ce qui pourrait vraisemblablement entraîner une sensation de douleur. Une sensation douloureuse pourrait également apparaitre au moment du réveil de l’animal et pour une durée de plusieurs heures. Un état de stress peut survenir chez les animaux suite au test d'orientation spatiale (Familiarisation : 5 minutes ; Apprentissage : 20 minutes ; Test : 1 minute ; total : 26 minutes). En effet, le milieu aquatique peut être perçu comme stressant pour la souris.

Devenir

A l'issue de chaque procédure expérimentale, l'ensemble des animaux (soit 480 au total) sera mis à mort pour poursuivre les investigations cellulaires et moléculaires.

Remplacement

Dans ce projet nous proposons d'évaluer la mémoire des souris au travers de tests comportementaux. Ainsi, l'utilisation d'un modèle vivant (in vivo) ne peut être remplacé par des modèles in vitro ou in sillico.

Réduction

Pour réduire le nombre d'utilisation d'animaux, la mémoire de chaque souris sera évaluée dans les deux tests comportementaux proposés dans ce projet. De plus, un même prélèvement de tissus cérébral permettra de réaliser plusieurs analyses biochimiques et moléculaires. Enfin, des tests statistiques permettront de déterminer le nombre approprié d’animaux dans les protocoles proposés.

Raffinement

Tous les animaux seront hébergés dans des cages présentant un enrichissement (papier, maisonnette). Les signes de douleur ou de stress (prostration, mobilité altérée, poil terne, blessures apparentes, perte de poids > 20% par rapport au poids initial ) qui peuvent survenir à la suite des chirurgies seront évalués lors des inspections journalières des animaux et conduiront le cas échéant à la mise à mort immédiate des animaux en souffrance. L'inspection quotidienne des animaux se fera au travers d'une grille d'évaluation du bien-être basée sur les signes de l'animal évoqués plus haut. Le score final obtenu montrera le degré de souffrance de l'animal. En expérimentation, les animaux seront manipulés quotidiennement pendant les 3 jours qui précédent toute procédure, et ceci dans la pièce où se déroulera les tests comportementaux. Cette démarche permet de réduire le stress lié à la manipulation et d’habituer l’animal à l’expérimentateur et aux pièces expérimentales. Des anesthésiques et analgésiques seront utilisés lors de la chirurgie.

Choix des espèces

Le modèle de souris utilisé dans cette étude est un modèle génétiquement modifié permettant de reproduire les symptômes de la maladie d'Alzheimer. Ces souris développent des dépôts de plaques amyloïdes similaires à ceux observés chez les patients Alzheimer. De plus, ces souris développent des déficits de la mémoire et d'autres déficits cognitifs progressifs, similaires à ceux observés chez les patients Alzheimer. Dans ce projet, nous utiliserons cette lignée génétiquement modifiée et leur contrôle. Nous utiliserons à la fois des mâles et des femelles âgées de 3 mois (avant l'apparition des symptômes de la maladie) et de 10 mois (présence des symptômes de la maladie et des troubles cognitifs).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 660
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 660
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 660

660 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester des composés de l'industrie pharmaceutique censés réduire les rechutes à l'héroïne. Les animaux subissent des chirurgies de pose de cathéter intraveineux, de minipompe sous-cutanée ou d'électrodes intracrâniennes, suivies de tests comportementaux et de prélèvements sanguins répétés. Le porteur indique qu'une partie des rats est tuée pour prélever des échantillons, les autres étant maintenus vivants entre deux procédures enchaînées. Il affirme que seul l'animal permet d'étudier ces mécanismes et justifie le recours au rat par un "continuum" des processus de récompense avec l'humain.

Objectifs

La dépendance aux opiacés est un problème majeur de santé publique. Des recherches sont entreprises pour identifier des traitements capables d’aider à l’arrêt durable de la consommation, notamment en réduisant les effets du sevrage et les risques de rechute. L’objectif de ce projet est d’évaluer de nouveaux composés issus de l’industrie pharmaceutique pour leurs capacités thérapeutiques dans ces deux domaines. L’étude se fait au moyen de modèles validés chez le rat. L’avantage en est le contrôle strict de la consommation préalable de drogue et des conditions d’application du composé.

Bénéfices attendus

La dépendance aux opiacés est un enjeu de santé publique mondial. Ces expériences permettent d'étudier les bénéfices de nouveaux traitements dans la dépendance physique et psychologique aux opiacés.

Procédures

Des animaux (n = 36 à 180) seront soumis à une chirurgie intaveineuse pour l'implantation d'un cathéter intraveineux. Ce type de chirurgie est effectué sous anesthésie, en conditions aseptiques, sur couverture chauffante et dure en moyenne 30 min. Des animaux (n= 48 à 240) seront soumis à l'implantation sous-cutanée d'une minipompe. Ce type de chirurgie est effectué sous anesthésie, en conditions aseptiques, sur couverture chauffante et dure en moyenne 5 min. Des animaux (n = 48 à 240) seront soumis à une chirurgie stéréotaxique pour l'implantation d'électrodes, pour enregistrements électroencéphalographiques (durée 45 min à 1h30), puis 7 jours plus tard à l'implantation d'une minipompe sous-cutanée (durée: 5min). Ces chirurgies sont effectuées sous anesthésie, en conditions aseptiques, sur couverture chauffante.

Impact sur les animaux

Les animaux sont soumis à des chirurgies et tests comportementaux successifs dont le degré de gravité va de léger à modéré pour des procédures qui sont globalement de gravité modérée. Les nuisances attendues sont celles associées à une chirurgie vasculaire, d'implantation et retrait d'une minipompe sous-cutanée, ou stéréotaxique, dans des conditions où toutes les mesures sont prises pour réduire douleur et risque d’infections (aseptie, anesthésie, analgésie anti-inflammatoire, suivi post-opératoire).

Devenir

Mise à mort des animaux dans le cas de trois des procédures pour prélever des échantillons. Les animaux des autres procédures sont gardés vivants car elles sont suivies d’une autre procédure.

Remplacement

Seul le modèle animal permet d’interroger les mécanismes neurobiologiques difficilement accessibles chez l’homme. De plus, l’étude du comportement addictif ne peut se réduire à la simple étude de l’effet de la drogue. Ce comportement met en jeu des mécanismes psychopharmacologiques complexes qui ne peuvent pas être appréhendés par des modèles ex vivo.

Réduction

Nous procédons à des analyses statistiques afin de déterminer le nombre minimum de sujets nécessaire pour obtenir un résultat fiable.

Raffinement

Le confort de l’animal est pris en compte tout au long de sa vie au moyen d’une grille d’évaluation et la définition de points limites et critères d’arrêt. Un soin particulier est porté à la formation des expérimentateurs pour qu'ils sachent détecter tout signe de mal-être et ne soient pas eux-mêmes source de mal- être par une manipulation inadaptée. Les soignants qui s’occupent de nos animaux sont encadrés par, ou sont eux-mêmes, des personnels diplômés soigneurs animaliers. Les expériences se déroulent quand les animaux sont actifs (phase nocturnes) et leur sommeil est ainsi respecté. Les animaux sont manipulés quotidiennement par l’expérimentateur (sauf week-ends où ils sont observés). L’anesthésie et la douleur post-opératoire sont gérées avec des molécules adaptées. Les chirurgies sont pratiquées sur couverture chauffante puis la récupération post-opératoire se fait en chambre post-opératoire chauffée. Pour enrichir l’environnement, des nids végétaux sont placés dans chaque cage et renouvelés systématiquement lors du change.

Choix des espèces

Compte tenu des questions que nous posons, il est nécessaire d’utiliser une espèce mammifère dont le développement des réseaux neuronaux permet l’expression d’un comportement aussi complexe que la prise de drogue. Or il a été montré un continuum entre les mécanismes psychologiques et biologiques des processus de récompense entre le rat et l’homme, et ces processus sont à la base de la dépendance, étudiée dans ce projet. Nous utilisons des rats adultes âgés de 8 semaines à leur arrivée au laboratoire (250-275g). Dans la mesure où nous procédons à une période d'habituation de 18 jours, les animaux doivent être suffisamment jeunes à leur arrivée au laboratoire, ce qui justifie notre choix.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 49
Souffrances
▲ 49
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 49

49 cochons vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil au bout de huit heures de suivi. Chez une partie d'entre eux un arrêt cardiaque est provoqué puis réanimé, et tous reçoivent l'implantation chirurgicale de canules d'assistance cardiorespiratoire (ECMO) avant des prélèvements sanguins répétés. Le porteur mesure ainsi comment l'ECMO modifie le devenir de deux anti-infectieux, et reconnaît des échecs possibles de réanimation ou de pose du dispositif entraînant une mise à mort anticipée. Il justifie le recours au cochon par ses "similitudes" cardiovasculaires avec l'humain et conclut qu'un remplacement total n'est "pas possible".

Objectifs

Les techniques d’assistance cardiorespiratoire temporaire par circulation extracorporelle ou ECMO (Extracorporeal Membrane Oxygenation) sont de plus en plus utilisées soit en ECMO veino-veineuse (ECMO-VV) pour les applications respiratoires ou ECMO veino-artérielle (ECMO-VA) pour les applications cardiovasculaires. Il a été démontré que l’utilisation de l’ECMO entraînait des modifications de la pharmacocinétique des médicaments administrés chez les patients critiques notamment les molécules sédatives et antalgiques et les anti-infectieux. Néanmoins l’influence exacte de chacun des types d’ECMO n’a pas été spécifiquement étudiée. Notre projet a pour objectif de documenter l’influence du type d’ECMO sur la pharmacocinétique de l'association d'un antibiotique (pipéracilline) et d'un antifongique (caspofongine) utilisés couramment en association chez les patients critiques. Cette étude sera réalisée en comparant les deux modalités d’ECMO dans un modèle porcin anesthésié, placé sous ventilation mécanique et sans réveil. Au cours de ce protocole nous réaliserons un certain nombre de prélèvements sanguins qui nous permettrons de réaliser un modèle pharmacocinétique et de quantifier, pour chacune des deux molécules, l’aire sous la courbe (ASC) de la concentration plasmatique en fonction du temps, le volume de distribution et la clairance. Nous pourrons ainsi comparer les altérations pharmacocinétiques entre les deux modalités d’ECMO et par rapport à deux groupes contrôle, sans ECMO, l’un uniquement anesthésié et l’autre soumis à un arrêt cardiaque réanimé. Cela nous permettra, à terme, de documenter précisément les altérations pharmacocinétiques causées par l’ECMO et de proposer des adaptations posologiques adaptés à la situation et permettant de maximiser l’effet thérapeutique de ces molécules.

Bénéfices attendus

L'association d'un antibiotique (pipéracilline) et d'un antifongique (caspofungine) est pertinente cliniquement puisqu'elle est fréquemment utilisée en réanimation dans plusieurs situations cliniques : neutropénie fébrile, choc septique comme par exemple les patients graves souffrant d'une infection intraabdominale communautaire ou associée aux soins et pris en charge par l’ECMO. Les données concernant la séquestration de ces deux molécules dans le circuit d'ECMO sont contradictoires. Cette étude in-vivo permettrait d'appréhender les déterminants pharmacocinétiques pour une meilleure personnalisation des traitements anti-infectieux sous ECMO VA ou VV et éviter les risques d'inefficacité ou de toxicité.

Procédures

- Induction anesthésique des animaux - Mise en condition et instrumentation sous anesthésie générale - Induction de l'arrêt cardiaque sous anesthésie générale - Implantation des canules d'ECMO sous anesthésie générale - Les prélèvements sanguins pour l'étude pharmacocinétique des anti-infectieux administrés sous anesthésie générale - Tous les animaux seront mis à mort au termes des 8 heures de suivi

Impact sur les animaux

Dans ce projet: - Les échecs de réanimation sont possibles chez les animaux, compte tenu de la difficulté du modèle. En cas d’absence de reprise de la circulation spontanée au bout de 30 min, la réanimation cardiopulmonaire sera interrompue. La mise à mort sera réalisée dans ce contexte précis. - Les échecs liés à la mise en place chirurgicale de l’ECMO sont possibles chez les animaux, compte tenu de la difficulté du modèle. La mise à mort sera réalisée dans ce contexte précis.

Devenir

L’implantation d’un circuit de membrane extraporelle par voie chirurgicale est une technique invasive difficilement compatible avec un sevrage en moins de 48h de la procédure. En conséquence, tous les animaux sont mis à mort en fin de protocole.

Remplacement

La pharmacocinétique est une discipline complexe et intégrative visant à décrire la distribution, le métabolisme et l’élimination des molécules dans l’organisme. Le caractère intégré et l’influence des nombreux paramètres physiologiques ne permettent pas de reproduire in vitro, le comportement des molécules dans l’animal. Un remplacement total n’est donc pas possible. Néanmoins, dans une démarche de remplacement, un certain nombre de mesure de séquestration des molécules par les tubulures et les membranes d’ECMO ont déjà été conduites in vitro, préalablement à ce projet.

Réduction

Différents tests statistiques ont été réalisés afin de démontrer que 10 animaux seront nécessaires dans chaque groupe pour observer un effet sur les paramètres pharmacocinétiques. Ce nombre est le plus faible possible pour conduire le projet présenté.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des boxes avec des copeaux de bois au sol et enrichissement avec des jouets en plastique. Les animaux seront maintenus sous anesthésie générale, avec administration d’antalgiques puissants (méthadone 1mg/kg/IM). En cas de signes de douleur pendant la procédure chirurgicale (tachycardie, élévation de la pression artérielle, etc.) une nouvelle administration de méthadone sera administrée. En cas de signe de réponse autonome à la douleur, réfractaire à l’administration d’antalgiques, un arrêt prématuré de la procédure sera envisagé.

Choix des espèces

Le modèle porcin présente de grandes similitudes avec l’homme au niveau anatomique, physiologique et biochimique concernant le système cardiovasculaire, le tractus gastro-intestinal, le foie, les surrénales, la peau et le rein. Le volume vasculaire moyen, le débit cardiaque ainsi que les troncs artériels et veineux sont compatibles avec les circuits d’ECMO et les canules de diamètre important. Cela en fait un modèle fréquemment retrouvé dans la littérature. De plus, ces similarités en font également un modèle fréquemment utilisé pour les études de pharmacocinétique et de toxicologie en vue d’une extrapolation des données animales à l’homme. C’est pour l’ensemble de ces raisons que nous avons utilisé le modèle porcin pour réaliser notre étude. Porcs à maturité sexuelle de 30 à 35 kg car ce poids est utilisé pour les modèles d'arrêt cardiaque chez le porc.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 592
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 192
▲ 400
Devenir
 -
 -
 -
 592

592 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles sont infectées par gavage avec des selles humaines porteuses de la microsporidie E. bieneusi, une partie recevant en plus un immunosuppresseur par injections répétées et des ponctions sanguines rétro-orbitales jusqu'à six fois en six semaines. Le porteur décrit des diarrhées, des douleurs abdominales et une perte de poids pouvant atteindre le point limite de 20 %, au-delà duquel les souris sont mises à mort. Il affirme que le parasite n'est pas cultivable in vitro et juge l'animal vivant "indispensable", tout en reconnaissant que plusieurs bénéfices cliniques avancés restent à démontrer.

Objectifs

Les microsporidies constituent un vaste ensemble d’eucaryotes intracellulaires pouvant infecter de nombreux hôtes. Chez l’Homme, les espèces les plus fréquemment isolées sont responsables de diarrhées profuses, particulièrement graves chez les immunodéprimés car sans traitement elles évoluent vers la chronicité et peuvent aboutir au décès du patient. Enterocytozoon bieneusi est l’espèce isolée dans plus de 90% des cas. De nombreuses interrogations concernant cette espèce sont encore sans réponse, notamment au sujet (i) de la physiopathologie concernant par ex. la dose infectieuse, les sites de persistance chez l’hôte, les cellules recrutées au site d’infection, la réponse immunitaire, (ii) de la thérapeutique concernant les molécules efficaces (le seul traitement dont l’efficacité a été démontrée, la fumagilline, n’est plus commercialisé depuis 2019), la durée de traitement, ... Les travaux expérimentaux sur cette espèce sont difficiles car elle n’est pas cultivable in vitro et les modèles animaux sont réduits. En effet, seuls les essais sur singes immunodéprimés ou sur cochons gnotobiotiques ont permis l’établissement d’une infection, tandis que des infections uniquement transitoires ont pu être obtenues chez des souris immunodéprimées et des rats athymiques ou chimiquement immunodéprimés. Au sein de l’espèce E. bieneusi, de nombreux génotypes existent, dont la plupart possède des spécificités d’hôtes. Les rongeurs étant naturellement infectés par certains de ces génotypes, nous émettons l’hypothèse que les échecs précédemment décrits dans la littérature concernant l’établissement d’un modèle souris sont liés à l’utilisation de génotypes non adaptés à cet animal. Du fait de nos travaux, nous possédons une très large collection de selles positives pour E. bieneusi de différents génotypes. Les objectifs du projet sont de mettre au point et de caractériser un modèle de souris infectées par E. bieneusi afin de répondre aux interrogations énoncées plus haut. Pour cela, des souris seront infectées par voie orale avec des selles humaines positives pour E. bieneusi. Nous disposons de données préliminaires démontrant le succès de notre protocole d’infection.

Bénéfices attendus

Comme développé dans le paragraphe 5.5.1, bien que responsable de plus de 90% des cas de microsporidiose intestinale, de nombreuses interrogations concernant E. bieneusi sont sans réponse, en grande partie du fait de la difficulté à travailler sur ce pathogène non cultivable et sans modèle animal. Les résultats issus de ce projet permettront de répondre à certaines de ces interrogations. En effet, ce projet devrait permettre de faire progresser les connaissances scientifiques fondamentales sur cette espèce en apportant des données sur les points suivants: dose infectieuse, barrière d’espèce, site de multiplication et de dormance chez l’hôte infecté, réponse immunitaire et identification de protéines immunogènes. Ce projet devrait également permettre de faire progresser la prise en charge des microsporidioses humaines en démontrant l’efficacité ou l’inefficacité des molécules actuellement utilisées, notamment le nitazoxanide dont l’indication a été donnée du fait de son efficacité sur d’autres parasitoses, sans preuve scientifique. Si seule la fumagilline démontre son efficacité, cela permettra d’obtenir des arguments forts pour la reprise de production du médicament par l’industrie pharmaceutique. La fumagilline étant responsable d’une thrombopénie, le patient doit être hospitalisé pendant toute la durée du traitement, soit 15 jours. Cette durée a été validée historiquement chez le patient infecté par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Il est suspecté qu’une telle durée de traitement pourrait être réduite avec une efficacité équivalente, réduisant ainsi les durées d’hospitalisation et donc les frais de santé. Ce projet pourrait permettre de valider ou non la réduction de la durée de traitement. L’intérêt du screening dans les selles d’un patient pour valider l’efficacité d’un tel traitement n’est pas non plus démontré mais pourra être évalué dans ce projet chez la souris (par exemple si recherche sur selles négative au bout de 7 jours, alors le traitement pourrait être arrêté, si résultat positif on pourrait conseiller de poursuivre le traitement jusqu’à 15 jours), et ainsi apporter des arguments pour proposer une étude chez l’Homme (type protocole de recherche clinique).

Procédures

-gavage avec le pathogène (ou un liquide neutre pour les groupes contrôle) sur animal vigile, 1 seule fois pour tous les animaux: 592 souris, soit quelques secondes par souris -ponction sanguine au niveau du sinus rétro-orbital sous anesthésie générale, les ponctions seront répétées 6 fois en 6 semaines : 12 animaux, ponction d'une durée inférieure à 10 secondes -injection molécule immunosuppressive (dexaméthasone) sur animal vigile, en intra-péritonéal, à raison de 6 injections en 6 jours: 288 animaux, soit quelques secondes par souris -gavage par des molécules à visée thérapeutique (ou un liquide neutre pour les groupes contrôle), une fois par jour pendant 14 jours : 192 souris, soit quelques secondes par souris

Impact sur les animaux

Les effets attendus sur les souris sont ceux associés à une infection intestinale (extrapolation sur la base des symptômes observés chez les humains) : douleurs abdominales, ballonnements, diarrhées aqueuses, perte de poids. Ces douleurs pourraient se traduire chez l’animal par la prostration, le hérissement du poil, des expressions faciales (gonflement du museau et des joues, oreilles et vibrisses vers l'arrière, plis visibles autour des yeux). Chez l’Homme immunocompétent, ces symptômes durent entre 3 et 4 semaines ; chez l’immunodéprimé, ils persisteront jusqu’à rétablissement de l’immunité ou prise d’un traitement spécifique anti-microsporidien. Concernant les effets indésirables associés au traitement spécifique : - une diminution du nombre de plaquettes est décrite chez l’Homme lors de la prise de fumagilline. D’après le résumé des caractéristiques du produit, la dose que nous utiliserons sur la durée prévue n’est pas associée à la survenue d’effets indésirables graves. Ainsi des saignements pourraient avoir lieu (par exemple en cas de blessures). - le nitazoxanide est associé à une toxicité hépatique. Cela pourrait se traduire par un ictère (coloration jaune des muqueuses), visible au niveau oculaire. - concernant la molécule test, il n’y a pas de données chez l’animal.

Devenir

Les souris seront toutes sacrifiées à la fin du projet pour récupérer les tissus et le sang, en vue d’analyses complémentaires.

Remplacement

Il n’existe pas à l’heure actuelle de modèle in vitro permettant le développement d’E. bieneusi. Il y a peu de publications à ce sujet probablement car beaucoup de tentatives se sont soldées par des échecs. Il semble que le cycle de multiplication ait déjà pu être initié in vitro mais que rapidement celui-ci avorte. L’utilisation d’animaux vivants apparait indispensable pour étudier à l’échelle globale d’un individu l’impact d’une infection par E. bieneusi et permettre d’identifier des sites de multiplication et de dormance dans un organisme infecté, ainsi que de caractériser sa réponse immunitaire. L’efficacité du traitement et la durée d’excrétion des parasites sous traitement ne peuvent également être validés qu’à l’échelle d’un individu.

Réduction

Nous utiliserons les souris sur-numéraires issues de reproductions de souris (reproductions visant à l’obtention de génotypes spécifiques au sein du laboratoire). Cela permettra donc de ne pas sacrifier ces animaux par ailleurs en bonne santé alors qu’ils pourraient être utiles pour d’autres recherches. Le nombre d'animaux utilisés pour cette manipulation a été réduit au minimum dans la mesure où cela ne compromet pas les objectifs du projet. Les expérimentations sont organisées de façon à obtenir des résultats statistiquement exploitables avec le plus petit nombre d’animaux possible. Les expérimentations seront couplées afin de permettre de limiter le nombre d’animaux nécessaires. Par exemple, les souris infectées pour tester la charge infectieuse limite seront aussi utilisées pour évaluer l’item sur l’efficacité de la thérapeutique. Les révisions d’articles (reviewing) se durcissant, il est maintenant nécessaire de réaliser les expérimentations sur mâles et femelles, raison qui nous contraint à augmenter le nombre d’animaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés selon les standards prévus par la règlementation, en groupes sociaux (compte tenu du fait que les souris sont des animaux grégaires), dans un environnement adapté et enrichi. Les animaux auront libre accès à l'eau et à la nourriture. Afin d'éviter les comportements agressifs, les animaux d'une même cage seront tous du même sexe, ne seront jamais plus de 6 et un enrichissement sera proposé avec des maisons en plastique. Les animaux étant nés dans notre animalerie, les groupes par cage seront les mêmes que ceux constitués lors du sevrage. Une période d’acclimatation sera réalisée avant le début de la procédure (une semaine). Les animaux d’une même cage auront subi la même infection. Nous utiliserons un système de score de manière à limiter au maximum la souffrance et à définir des points limites. Les animaux seront surveillés quotidiennement pour évaluer tout changement de comportement et/ou de motricité et perte de poids. Si des signes de douleur sont observés, une injection sous-cutanée d'analgésique sera réalisée. Si un animal remplit des critères préalablement définis associés à une souffrance, ainsi qu’une perte de poids supérieure à 20% (points limites), le responsable du projet décidera de la mise à mort.

Choix des espèces

Le fond génétique des souris a été choisi car le laboratoire pratique, dans le cadre d’autres expérimentations, des reproductions sur le même fond génétique pour l’obtention de génotypes spécifiques, et certaines souris issues de ces reproductions ne sont pas conservées. Différents âges d’infection seront utilisés, entre 7 et 18 semaines, afin de mimer la situation en vie réelle (jeunes enfants rarement atteints, population adulte) et s’affranchir de l’effet « âge ».

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 15600
Souffrances
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Devenir
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 15600

15 600 souris génétiquement modifiées vont être élevées, immunodéprimées ou frappées d'une cécité précoce, dans des procédures classées en souffrance légère. Le porteur décrit lui-même des lignées au phénotype "dommageable", avec dégénérescence rétinienne sévère et susceptibilité accrue aux infections, destinées à des protocoles sur la cryptosporidiose et la tuberculose. Une partie des souris part vers d'autres protocoles ou renouvelle les reproducteurs, le reste étant tué en surnombre ou en fin de "carrière" de reproduction. Sur le remplacement, il affirme qu'aucun système in vitro ne reproduit un "organisme entier" et conclut à la nécessité de la souris.

Objectifs

Ce projet consiste à élever différentes lignées de souris, génétiquement modifiées/altérées (= AGA : animaux génétiquement altérés), dont le phénotype est dommageable pour l’animal élevé au sein de la a plateforme expérimentale et qui serviront pour des protocoles réalisés également au sein de la plateforme expérimentale. Les souris sont élevées pour répondre aux besoins scientifiques des chercheurs de l'unité de recherche qui étudient (i) à mieux comprendre les mécanismes protecteurs ou pathologiques mis en jeu lors de la cryptosporidiose et la tuberculose et à (ii) plus particulièrement dans le cadre de la cryptosporidiose, à évaluer l’effet d’immunostimulants et de molécules anti-parasitaires dans des modèles murins expérimentaux sensibles à ces agents pathogènes telles que les souris immunodéprimées par délétions génétiques de gènes de l’immunité.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont l'obtention de souris génétiquement altérée pour l'expérimentation correspondant aux besoins des projets correspondants. Comme précisé plus haut cryptosporidiose est une maladie zoonotique qui a une forte incidence dans les élevages de ruminants et qui est encore mal contrôlée par la chimiothérapie ou un vaccin. La compréhension des mécanismes immunitaires impliqués dans la protection est donc déterminante pour pouvoir indentifier des stratégies d’immunostimulation du système immunitaire notamment des jeunes individus afin de les rendre plus résistants ou plus résilients à l’infection. La compréhension des mécansimes immunitaires est donc essentielle pour la mise en place de stratégies efficaces. La recherche de nouveaux antiparasitaires plus efficaces que le produit possédant une autorisation de mise sur le marché (antiparasitaires) est une priorité de recherche et il convient d’évaluer les antiparasitaires sur les modèles sensibles à l’infection (souriceaux, veaux, agneaux, chevreaux, souris immunodéficiente : individus immunodéprimés). Les bénéfices attendus sont donc à la fois forts pour l’élevage de ruminants et l’humain qui sont tous deux infectés par le même parasite sur lequel nous travaillons. La contamination se fait par contact direct (animal-animal ; animal-humain ; humain-humain) ou indirect via l’environnement (eau de boisson insuffisamment traitée ou de piscine, aliment souillés…). Le contrôle de la maladie chez les animaux d’élevage bénéficie donc directement à l’environnement et à l’humain. Une meilleure compréhension des interactions hôte-pathogènes lors des infections mycobactériennes est essentielle pour développer de nouvelles approches visant à éradiquer la tuberculose bovine. Dans le cadre de la tuberculose, nous pourront ainsi définir les signes précoces de la maladie en analyse leur comportement grâce à la vidéosurveillance d’animaux infectés en isolateur. Cette lignée permettra aussi de caractériser le rôle des gènes de virulence pour la physiopathologie et la dissémination. Enfin, nous nous attacherons à une description exhaustive des réponses immunitaires chez les animaux infectés.

Procédures

Les souris seront élevées de façon conventionnelle (identification, surveillance quotidienne, mise en reproduction, change des cages) dans l’attente d’être intégrées dans nos protocoles de recherche

Impact sur les animaux

Certaines lignées présentent certains degrés d’immunosupression par altération d’une cytokine, de son récepteur ou de cellules immunitaires. On peut donc s’attendre à une susceptibilité accrue aux infections (agents pathogènes intracellulaires par exemple). Pour les souris C3H, Elles sont homozygotes pour l'allèle donné et présentent une dégénérescence rétinienne sévère précoce.

Devenir

Tous les animaux produits sont en majorité utilisés pour des protocoles expérimentaux ou pour renouveller les animaux reproducteurs. Les animaux non utilisés dans des protocoles expérimentaux (sous autorisation éthique validée) seront mis à mort à l’issue d'une "carrière" de reproducteur ou s'ils sont surnumérraires (nombre très réduits d'animaux).

Remplacement

Pour étudier les réponses immunitaires de l’hôte ou des stratégies d’immunostimulation qui ciblent le système immunitaire, il n’est pas possible d’utiliser de système in vitro ou des méthodes alternatives suffisament élaborées pour reproduire un environnement tissulaire complexe tel que l’intestin (pour étudier la cryptosporidiose) ou le poumon (pour étudier la tuberculose). Cas de la cryptosporidiose : Pour étudier, l’effet de molécules anti-parasitaires (anti Cryptosporidium), il est possible dans un premier temps de faire un criblage de molécules in vitro sur des lignées de cellules épithéliales intestinales. La phase in vivo intervient pour avoir un environnement cellulaire plus complexe impossible à reproduire in vitro ou lorque l’on doit évaluer l’efficacité de métabolisation d’une molécule ou sa biodisponibilité dans l’organisme. La culture partielle des parasites est possible sur des lignées de cellules épithéliales intestinales et toutes les interactions que nous pouvons étudier dans cet environnement sont toujours réalisées en amont des expérimentations in vivo. Par exemple, si on veut étudier l’effet d’une cytokine sur les cellules épithéliales, on peut commencer à l’évaluer in vitro comme tous les essais d’antiparasitaires qui sont sélectionnés in vitro. La phase in vivo intervient pour avoir un environnement cellulaire plus complexe impossible à reproduire in vitro ou lorque l’on doit évaluer l’efficacité de métabolisation d’une molécule ou sa biodisponibilité dans l’organisme. Cas de la tuberculose : A ce jour, aucun système in vitro ne permet de reproduire la complexité du tissu pulmonaire et les processus complexes de recrutement des cellules immunitaires. Le modèle murin constitue un modèle expérimental pertinent.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au minimum, mais en nombre suffisant afin d’éviter toute risque de perte d’une lignée. Le nombre est défini en fonction de la prolificité de la lignée et de l’expérience acquise dans l'élevage de ses lignées. Le maintien de ces derniers en statut SOPF (Specific and Opportunistic Pathogen Free) permet également de diminuer le nombre de reproducteurs nécessaires. Comme indiqué précédemment, la reproduction en plus grand nombre des animaux est fonction de la demande des chercheurs et des projets pour lesquels les protocoles et le nombre d’animaux ont été validés par le comité d’éthique local et le ministère. Pour le maintien des lignées (conservation d'un "noyau") : A raison de 10 animaux par lignée (mâles et femelles confondus) et par génération, avec un renouvellement trimestriel, nous estimons le nombre à (10x4) x 5ans, soit 200 animaux par lignée gardé en vie. Donc 1600 animaux pour les 8 lignées sur les 5 ans. En se basant sur la formule de calcul de probabilité : F= (P/PP)/R, nous comptons 5,55 femelles qui’il faut mettre en reproduction pour obtenir 10 petits par génération (5 mâles et 5 femelles), 10 = (10/6)/30%. F = nb de femelles à mettre en accouplement P = nb d'animaux demandé PP = nb de petits par portée R = nb de femelles gestantes sur 1 accouplement (lié au cycle oestrien) = 30% Toutefois, la portée moyenne est de 6 petits par femelle, ce qui ferait si toutes les femelles mettaient bas, 30 petits par génération et par lignée. Mais afin d’éviter les surprises, nous allons compter la totalité des animaux si toutes les femelles mettaient bas. Ce qui nous ferait au final, un nombre théorique de 30 petits par générations x 4 renouvellements annuel x 8 lignées = 960 animaux par an, soit 960 X 5 ans= 4800 animaux juste pour le maintien du "noyau". Ce qui nous fait : 45 (reproducteurs) x 3 (reproductions par an) x 5 ans x 8 lignées = 5400 animaux servant la multiplication des lignées. Puis en suivant le même raisonnement que le maintien de lignée si toutes les femelles mettaient bas, 30 (femelles mis en repro) x 6 (petits par portée) x 3 (fois par) x 5 ans x 8 lignées = 21600 animaux. Autre paramètre, toutes les lignées ne sont pas utilisées en même temps, ainsi pour se projeter par rapport à notre expérience des années précédentes, nous estimons une multiplication de la moitié des lignées annuellement, ce qui ferait 21600/2 = 10800 animaux.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en conditions particulière de type exempt de pathogènes spécifiques et opportunistes. Le change est effectué dans des conditions d'hygiènes strictes. Un suivi sanitaire trimestriel est mis en place afin de surveiller leur statut sanitaire et des modes opératoires sont rédigés, validés, respectés et révisés régulièrement pour permettre de maintenir ce statut. Leur milieu de vie est enrichi et diversifié afin que les animaux puissent exprimer un comportement normal, propre à l’espèce. Parmi les différents types d’enrichissement utilisés, citons : la maison igloo. Ces enrichissements sont adaptés en fonction des lignées, de l'âge des animaux… en fonction de l'évaluation faite par les zootechniciens. Les cages sont pourvues au minimum de 2 enrichissements différents. D’autres enrichissements pourront être testés / utilisés au fil du temps, pour améliorer / diversifier l’environnement des animaux et leurs possibilités d'activité..., en fonction des propositions des fournisseurs en particulier. Les lignées sont identifiées par poinçon à l’oreille ; l’échantillon prélevé à cette occasion sert pour le génotypage des animaux d’intérêt, à garder pour le maintien et le suivi de la lignée. Concernant plus particulièrement les souris, modèle de la tuberculose, nous gardons un environnement enrichi unique sans diversification pour ne pas perturber les animaux à l’apparition du phénotype dommageable = leur cécité.

Choix des espèces

Le modèle murin est très largement utilisé par toute la communauté internationale travaillant sur la cryptosporidiose. L’infection mime bien celle que nous observons chez l’humain et les ruminants (même site d’infection : ileum), même suceptibilité liée au statut immunitaire, même souche parasitaire capable d’infecter l’humain, la souris et les ruminants). Le modèle murin permet l’utilisation de nombreux animaux trangéniques, leur génétique bien définie permet d’avoir des réponses homogènes. Leur reproduction rapide permet l’obtention régulière d’animaux, leur cycle court de reproduction permet des mises-bas synchronisées très utiles pour les expériences sur les nouveau-nés. Les modèles in vitro ne permettent pas de modéliser la complexité de la réponse immunitaire d'un organisme entier. De plus, les modèles murins d'infections mycobactériennes sont très bien établis et permettent de mimer la physiopathologie observée chez l'homme et le bovin. Le modèle murin permet une manipulation en animalerie de confinement de niveau 3 et nous avons à notre disposition de nombreux outils pour cette espèce : kits, anticorps. Les animaux seront utilisés pour la reproduction : il y aura donc les deux sexes à l’âge adulte, des femelles gestantes et allaitantes, ainsi que leurs nouveau-nés qui suivront leur croissance jusqu’au sevrage puis jusqu’à leur maturité pour ensuite être mis en accouplement. à leur tour. Pour les projets en lien avec la cryptosporidiose, les animaux âgés entre 3 et 7 jours en début d’expérimentation seront fournis (encore accompagnés de leur mère) ainsi que des souris adultes de sexe indéterminé généralement âgés de 8 à 20 semaines. Pour les projets en lien avec la tuberculose, les souris adultes seront âgées de 6 semaines. Il nous faut des animaux ayant un système mature compétent pour cela il nous faut des animaux adultes mais pas trop âgées. De plus, nous utilisons un modèle validé par la communauté scientifique.les souris adultes seront âgées de 6 semaines. Il nous faut des animaux ayant un système mature compétent pour cela il nous faut des animaux adultes mais pas trop âgées. De plus, nous utilisons un modèle validé par la communauté scientifique.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 904
Souffrances
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▲ 904
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Devenir
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 904

904 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur greffe des tumeurs pulmonaires sous la peau ou en suspension, puis on leur administre de une à quatre injections d'un vaccin et des prélèvements sanguins, pour tester une immunothérapie combinée contre le cancer du poumon. Le porteur décrit une douleur légère, une perte de poids modérée et une gêne à la mobilité liée aux tumeurs sur le flanc. Il affirme que l'effet d'un vaccin combiné à des anticorps ne peut être vérifié que sur un "organisme vivant entier".

Objectifs

L'objectif du projet est de développer et d'optimiser un vaccin thérapeutique contre le cancer du poumon puis de le combiner avec les immunothérapies anti-PD-1 existantes dans les cancers pulmonaires.

Bénéfices attendus

Le vaccin thérapeutique seul a demontré un effet bénefique, in vitro et in vivo, sur certains lymphocytes en les activant. La combinaison que nous proposons est d'ajouter des anticorps de type anti points de blcage immunitaire qui viseront à maintenir l'état d'activation des de ces lymphocytes, specifiquement induits par le vaccin, plus longtemps. Cette combinaison thérapeutique dévrait demontrer un bénéfice anti-tumoral et à terme pourrait améliorer la prise en charge thérapeutique des patients.

Procédures

En fonction de la procédure expérimentale appliquée, les souris seront soumises à des greffes de lignées cellulaires en suspension: durée 5 minutes, sous anesthésie locale ou des greffes sous-cutanées de tumeurs solides: durée 10 minutes sous anesthésie locale et générale - Chaque souris sera greffée qu'une seule fois durant toute la procédure expérimentale - Selon les porcédures, les animaux auront entre 1 et 4 injections de vaccin, sous aensthésie locale, durée 3 minutes. Certains animaux pourront avoir 1 prélèvement sanguin par semaine durant 3 semaines: durée 3 minutes, sous anesthésie locale.

Impact sur les animaux

Les animaux qui seront utilisés subiront des injections (dont des greffes de tumeurs sous la peau), ainsi que des prélèvements de sang. Parmi les nuisances possibles : stress léger et douleur légère et transitoire lors des administrations et des prélèvements, perte de poids modérée posible, gêne légère à la mobilité des souris à cause des tumeurs pouvant pousser sur le flanc.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures afin de conduire des analyses post-mortem sur les tumeurs et les rates.

Remplacement

L’étude de l’effet thérapeutique d’un vaccin peptidique en combinaison avec les inhibiteurs de checkpoints immunitaires relève d’une grande complexité où les modéles in vitro seuls n’apporteraient que des réponses partielles et ne permettraient pas de vérifier nos hypothèses. Un des effets majeurs attendus est le recrutement et l’activation prolongée des cellules immunitaires au sein des tumeurs pulmonaires. L'utilisation d'un organisme vivant entier est donc incontournable.

Réduction

Afin de calculer le nombre d’animaux minimum pour répondre à nos hypothèses,, un logiciel de statistique a été utilisé. Les calculs de puissance ont pris en compte la réalisation d'expériences uniques, l'effet attendu, et le taux de prise de greffe. Les résultats seront étudiés par analyse de variance à une voie. Afin de limiter le nombre d'animaux utilisé, les doses de vaccins seront calibrées en fonction des données de la littérature et des résultats obtenus in vitro. Des procédures pourront être annulées en cas d'hypothèse non vérifiée.

Raffinement

Les souris seront hébergées en groupes sociaux. Chaque cage contiendra en plus de l’eau et de la nourriture, des éléments d’enrichissements : Une maison par cage ou 2 tunnels en cartons, avec du sizzlenest pour leur nid. Le comportement social des souris sera suivi, en observant des comportements tels que le grooming, leurs mouvements dans la cage ou encore le temps de toilettage des souris. Des examens cliniques seront faits quotidiennement par l'équipe de recherche. En cas de perte de poids, un aliment plus riche, plus appétent et plus facile à consommer sera donné. Toutes les interventions lors des procédures seront faites avec anesthésie locale ou générale (ou en combinaison). Des antalgiques seront utilisés.Des point limites adaptés et des critères d'arrêt précoces de souffrance ont été définis et seront strictement appliqués

Choix des espèces

La souris est le meilleur modèle pour tester des vaccins sur animaux à système immunitaire normal (greffes de tumeurs murines) ou déficient (greffes de tumeurs humaines). Les souris seront greffées jeune adultes (6 semaines) et seront traitées à 8-9 semaines. Ce choix d’âge est justifié par une réponse immunitaire robuste et une prise de greffe plus efficace.